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POLITIQUEà la mode WADE

L’OBSERVATEUR : trinité politique 
LES WADE, LE PDS ET LA « GENERATION DU CONCRET » Désir de trinité politique ou simple diversion politique? 
 
Article Par Alassane K. Kitane Thiès : allou67@yahoo.fr,  
Paru le Mardi 17 Jui 2007 
 
Selon Georges Orwell: « la liberté n’a de sens que si on a le droit de dire aux gens ce qu’il n’ont pas envie d’entendre ». Aussi, seuls les hommes libres ont-ils le privilège de dire exactement ce qu’ils pensent ou même de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Le militantisme et ses exigences (discipline de parti, solidarité de parti, discrétion, etc.) et surtout l’opportunisme politique, sont devenus, pour ainsi dire, les charges pesantes qui plombent les ailes de l’esprit de discernement et qui brouillent la faculté critique.  
Les militants et sympathisants du PDS ne peuvent, sous peine de faire preuve d’hypocrisie manifeste, faire l’économie d’un débat et d’une réflexion sur la « génération du concret », sur ses véritables ambitions et ses bases financières. Il faut (et c’est le moment !) en parler puisque nous sommes en démocratie. Wade père a façonné le PDS (et même la conscience politique de beaucoup de Sénégalais) et voici venir Wade fils, mais par quelle structure politique réussira-t-il à s’imposer : le PDS ou « la génération du concret » ? Voilà la révoltante question qu’on est obligé cependant de se poser. Le PDS acceptera-t-il d’être une sorte de « saint esprit » pour Karim Wade ou, au contraire, ce dernier forgera-t-il sa « génération du concret » pour en faire une officine de façonnage de son image et un tremplin politique qui, a le privilège quand même d’échapper à la rigueur de la compétition politique du fait de son statut hybride ?  
Ceux qui savent observer attentivement les faits politiques doivent avoir fini de constater que l’image de Karim, le nouveau Messie politique des opportunistes, est, chaque jour qui passe, gravée dans les consciences et ce, de manière absolument habile et sophistiquée. Il faut dire que dans les modes actuels du marketing politique, l’image physique du héros est moins essentielle que ce qu’il représente dans le psychisme des citoyens. Aussi, l’image d’un Karim redoutable gestionnaire de dossiers financiers, habile négociateur économique, mais surtout l’unique dépositaire « légitime » du legs politique et économique de Me Wade, est de plus en plus ancrée dans les consciences concomitamment à un effort de présenter le PDS sans Me Wade comme une coquille vide vouée à l’anéantissement. Dans l’entreprise de polissage de l’image de Karim on fait circuler les rumeurs les plus fantaisistes, on fait semblant de l’attaquer pour lui tendre admirablement la perche, on lui reproche ce qu’il n’est pas pour mieux faire voir ce qu’il « est », etc. Le problème n’est pas de savoir si Wade père cautionne ou non les prétendues ambitions présidentielles de son fils (des ambitions ne sont pas à cautionner) : c’est un faux débat ! Le vrai problème est le « fait » Karim : c’est un fait et, comme tout autre fait, il est têtu, omniprésent dans la presse et dans les esprits. On sait depuis Plotin, qu’il est de la nature de tout être s’acheminant vers la perfection de désirer procréer : la nature et la société ne sont donc pas contre un tel principe. En revanche, ce que nature et société ne peuvent nullement garantir c’est la pérennité des honneurs et des titres : un Président n’engendre pa nécessairement un Président, pas plus qu’un prophète n’engendre un prophète.  
Certains responsables politiques du PDS font semblant d’ignorer le phénomène Karim alors qu’en réalité il s’agit pour la plupart d’entre eux d’une tactique d’opportuniste ; et ceux qui, pour l’instant, affichent leur soutient au fils du Président et évoquent un destin présidentiel inéluctable ne sont en réalité que des affairistes politique : il s’agit d’un véritable marchandage à propos d’objectifs politiques personnels. Si le PDS laisse faire la « génération du concret » ce sera à la fois un aveu d’impuissance de sa part et une certification des affabulations de Idrissa Seck ; et dans les deux cas ce serait trop grave. D’ailleurs s’employer à offrir le PDS à Karim Wade pour qu’il réalise ses prétendues ambitions présidentielles c’est assurément la meilleure façon de lui adresser le preuve éclatante qu’il n’a nullement la carrure de Me Wade, car ce dernier est parti de rien, il n’a rien hérité politiquement : il s’est battu seul comme l’ont fait tous les grands de ce monde. Pourquoi d’ailleurs les transhumants sont-ils les plus zélés à défendre la « cause » présidentielle de Karim ? Les militants authentiques du PDS doivent certainement être en train de croupir sous la pesanteur de la honte car ce triste débat autour de la succession de Me Wade par son fils ressemble plutôt à un discrédit total porté à leur capacité de diriger ce pays ou à être de dignes héritiers de Me Wade. Or peut-on refuser à quelqu’un la légitimité de succéder à Me Wade tout simplement parce qu’il n’est fils de ce dernier ? Il ne sert à rien de nous retourner la question au sujet de Karim ; personne n’est, en effet, contre ses prétendues ambitions politiques : le problème est que c’est politiquement médiocre de miser sur le charisme et la présidence de son père pour se tailler un « costume » présidentiel. C’est aussi moralement inacceptable que les véritables combattants soient délaissés au profit d’une personne dont le seul « mérite » est d’être le fils du Président. D’ailleurs cette tentative d’imposer Karim comme la seule alternative pour le PDS est trop suspecte, car les esprits pernicieux commencent à se demander si le Palais n’était pas obligé d’aller dans ce sens au regard de possibles scandales qu’on ne souhaiterait pas laisser sans garantie de camouflage?  
Il faut revenir à plus de sérénité car la carrure d’homme d’État ne se transmet pas par le sang : il faut accepter de laisser sa personnalité se mouler dans les écueils du temps qui sont les seuls gages de l’expérience et de l’expertise politiques. C’est simplement dommage et très affligeant de constater que le pouvoir de l’argent renferme cette nocivité sur les valeurs et repères des Sénégalais : sans son assise financière M. Karim Wade serait-il capable de convaincre un seul Sénégalais d’adhérer à ses supposées ambitions politiques ? Karim Pour quel projet politique ? Si c’est pour perpétuer celui de son père c’est assurément là une piste périlleuse, car les Sénégalais ne méritent quand même pas qu’on cherche à les persuader que demain on ira pas plus loin que Me Wade ; même s’il faut reconnaître que son génie est exceptionnel. Notre conviction est que Karim et ses « amis » ont mille fois mieux à faire : concentrer toutes leurs forces et leur ingéniosité à faire de ce quinquennat de Wade une réussite exceptionnelle tant du point de vue des résultats concrets que de celui des perspectives économiques et politiques. S’écarter de cette voie et prétendre que Karim est le mieux placé pour parachever l’œuvre de son père, ce n’est pas seulement avilir les militants et sympathisants du PDS, c’est surtout poser les jalons d’une probable tradition qui sera, sans nul doute, un danger pour la pérennité de notre État : se servir du pouvoir pour installer son fils aux commandes n’est aucunement un acte imputable à Me Wade que nous avons connu et adulé. Nous aimons Wade jusque dans les moindres fibres de notre être et, ne serait-ce que pour cette raison, nous estimons qu’il est de notre devoir de nous battre avec les moyens à notre disposition pour que son nom ne soit jamais terni par des manœuvres qui ne sont pas du tout conformes à sa nature, ni même à son histoire. Le véritable combat aujourd’hui c’est de s’activer pour que les Sénégalais regrettent Wade après sa retraite et ce, non pas parce que ce sera l’apocalypse, mais parce qu’ils auront la conviction que le Sénégal aurait été mieux s’il avait élu Me Wade plus tôt. Pour ce faire, le premier obstacle à éviter est le pouvoir et l’argent, car ces deux choses sont exactement comme « La Peau de Chagrin » que Honoré de Balzac avait formidablement imaginée au 19e siècle pour symboliser la tyrannie destructrice du pouvoir : le pouvoir politique c’est comme cette peau de chagrin magique qui, quand on la touche, peut exaucer tous les vœux, mais qui, malheureusement, se rétrécit après chaque usage. Le pouvoir est ainsi fait : plus on en use, davantage on en abuse et moins on en dispose, car pour reprendre la thèse de Mme S. Weil : les hommes ne sont pas des choses ; ils sont des êtres de volonté et par conséquent tout pouvoir sur eux est à la fois instable et fatalement limité dans le temps. Alors faut-il rappeler aux animateurs de la « génération du concret » la vieille sagesse que l’antiquaire livra à Raphaël de Valentin, héros du roman susmentionné de Balzac : « vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit…» alors tempérance et sérénité!  
Cependant la thèse de la diversion n’est pas à écarter et elle n’est guère absurde : l’activation de la piste Karim pourrait, en effet, être un formidable outil de sélection pour, à la fois, isoler les « mouches politiques » et tâter le moral des différents prétendants à la succession afin de s’apercevoir de leur dignité, de leur lucidité et de leur tempérance dans leur désir du pouvoir. Au regard de toutes ces considérations donc nous sommes amenés à penser que le meilleur service qu’on peut rendre aux Wade c’est de leur dire non pas ce qu’ils veulent entendre (ou du moins ce qu’on croit qu’ils veulent entendre) mais, justement ce qu’ils ne veulent pas entendre ; dès l’instant qu’on perd cette faculté, on est contraint de vivre l’aporie existentielle de l’esclave devant son maître : il lui doit service, mais en tant qu’esclave, il est, par nature, incapable de révéler à son maître sa véritable nature (il se contentera de lui envoyer des fleurs dans le souci tragique de ne pas l’indisposer). Il faut par conséquent s’affranchir de la peur d’être déshérité pour véritablement commencer à mériter un quelconque héritage. Le problème n’est donc plus d’être pour ou contre les éventuelles ambitions politiques de Karim, c’est au contraire de se battre pour que ni le pouvoir politique, ni le PDS (qui n’appartient quand même à personne puisque ce n’est pas une propriété privée) ne lui servent de tremplin, d’où est-il nécessaire de tracer une claire ligne de démarcation entre le PDS et la « génération du concret». Le PDS et les hommes qui y militent depuis belle lurette ont un honneur à préserver et une responsabilité historique face aux Sénégalais. Que Dieu fasse que les requins politiques ne dévorent les authentiques militants et ne s’abreuvent des larmes de détresse versées par ces derniers durant les années de calvaire politique !  
Le Sénégal de l’alternance : De l’amateurisme doublé d’une confusion des rôles. 
 
Article Par Moussa ndiaye : moussatanda@hotmail.com,  
Paru le Mardi 17 Jui 2007 
 
Depuis le 19 mars 2000, le Sénégal est dans une phase de son évolution politique appelée alternance. Un grand pas venait d’être franchi vu les conditions de déroulement du processus électoral. Avant même la proclamation officielle des résultats, Abdou Diouf, Président sortant et candidat à sa propre succession félicita Abdoulaye Wade de sa victoire. L’exception sénégalaise était à la une de la presse. Tout un peuple avait placé son espoir en un homme, vieux routier, opposant pendant 25 ans et fervent militant de la démocratie disait-on.  
Le peuple sénégalais qui s’estimait mature pour la leçon de démocratie administrée au monde entier, se crut revenir d’un rêve. La mal gouvernance fut annoncée par Amath Dansokho. Depuis lors, l’amateurisme est le caractère commun des actes posés par le gouvernement de l’alterna .Des idées, on parle de projets ou de plans : que d’éléphants blancs. Un projet est une idée mûrie dont la mise en forme répond à des normes préalablement définies comme : étude de faisabilité, périodisation, stratégie, moyens, partenaires, groupes ciblés, résultats attendus et budget. La projection et la planification sont malheureusement méconnues de nos autorités. Depuis quand parle-t-on des grands chantiers du chef de l’Etat ? Depuis sept ans, pas un seul de réalisé ; peut-être le pont de Médina Ndadbé mort-né, le plan REVA dont le seul mérite est d’avoir achevé la politique de démantèlement de la filière arachidière sans solution de rechange . On ignore que l’arachide n’est pas seulement commerciale ; elle est aussi fourragère et entre dans tous les repas au Saloum. C’est pourquoi la pauvreté s’est accentuée dans le milieu rural représentant 70% de la population au moment où on nous parle de situation économique reluisante. L’inflation a atteint des proportions jamais égalées avec plus de 100% pour certains produits.  
Les nominations aux postes de responsabilité ne répondent guère aux profils indiqués. Le commun des sénégalais est informé du fait que la fonction de Directeur de cabinet revient de droit aux fonctionnaires de la hiérarchie A1. Pour réparer, Monsieur Babacar Gaye a été rétrogradé pour remplacer Monsieur Abdoulaye Faye au poste de Directeur de cabinet politique : une aberration ; un cabinet demeure un cabinet. Cette histoire et celle de la nomination du gouvernement ont fini de jeter le discrédit sur le Sénégal. C’est dans ce pays où l’on assiste pour la première fois à une permutation entre ministres (les locataires des ministères de l’Economie maritime et de l’Environnement tout récemment). Les agences comme l’APIX et l’ ANOCI supplentent des ministères dans leurs domaines de compétence. Ces faits sont quelques exemples pour illustrer la légèreté et le caractère informel des décisions prises au sommet de l’Etat. Mai notre plus grand malheur est la confusion des rôles. Le palais présidentiel est sujet à un cumul de fonction : siège du PDS et de la CAP21. les responsabilités étatiques sont confiées aux inconditionnels du secrétaire général du PDS, seule constante dans sont parti, par conséquents un hommes aux idées indiscutables : que de béni-oui-oui. L’actualité tourne autour de la formation du parti-Etat. Ce projet de refondation du parti démocratique sénégalais ou formation d’un parti présidentiel risque de revigorer l’homme et de le conforter dans ses positions despotiques.  
En fait, ce n’est que la gestion familiale par translation. Voila pourquoi monsieur Karime Wade, en bon aîné de famille, s’est bien positionné dans la gestion de son père et cherche ses marques sur le terrain politique. Ainsi la dévolution du pouvoir sous forme dynastique entre les Wades se prépare. De l’Etat à la famille en passant par le parti, les rôles sont ainsi confondus. Tel est le Wadisme.  
CONTRIBUTION Le Sénégal face à la flambée des prix du pétrole ? 
 
Article Par Ibrahima NDIAYE, Etudiant en master d’économétrie à l’,  
Paru le Mercredi 18 Jui 2007 
 
Incontestablement, la flambée des prix du pétrole fait courir d’énormes risques économiques et sociaux au Sénégal en tant que pays pauvre et pauvre en pétrole et dont l’économie est fortement tributaire de cette matière première. Le secteur industriel, une partie du secteur agricole ainsi que le tissu social fonctionnent par l’électricité dont la production absorbe près de 40% du volume total des produits pétroliers importés. « L’augmentation de la demande est d’environ 10% l’an »précise Pr. Moustapha Kassé, économiste et enseignant à l’Université de Dakar. Le cours du brut ne cessant d’augmenter au point d’atteindre presque le seuil de 80 dollars le baril sur le marché international, deux questions se posent indubitablement: Quelles sont les conséquences de cette augmentation drastique ? Alors que faire ? Tous les analystes s’accordent sur les incidences catastrophiques de ces augmentations drastiques (augmentation de bouteille de gaz……) .Dans son allocution d’ouverture de la Conférence des Ministres des Panpp (pays non producteurs de pétrole), le ministre de l’énergie montre qu’à titre d’exemple, la facture pétrolière du Sénégal a plus que doublé entre 2002 et 2005 passant de 200 milliards de F CFA à 426 milliards de F CFA soit une surcharge cumulée de 320 milliards de FCFA…. Par ailleurs, les subventions pétrolières du Sénégal qui se chiffraient à 23 milliards de FCFA en 2002 pourraient s’établir à 17 milliards de F CFA en 2006. Cette situation fait peser, des menaces graves sur la stabilité économique, financière, sociale. En effet, si des mesures ne sont pas prises pour supprimer cette surcharge, les Panpp s’achemineront inéluctablement vers le désinvestissement et, de façon plus globale, la régression économique. La promotion de l’éducation et l’accès aux services de santé et à l’eau potable ne sera plus que des voeux pieux. Pire, si cette situation devait persister, les pays producteurs de pétrole risquent d’être exposés à des flux migratoires importants des populations des pays non producteurs (l’immigration clandestine constatée en est une pertinente illustration). On doute fort que l’on puisse s’opposer à ces courants irrésistibles. Face à cette situation pénalisante pour les activités économiques et sociales le professeur kassé rappelle « que les solutions doivent être confinées dans le court et le moyen terme » vue les moyens limités de l’Etat. Dans le court terme, les solutions ne peuvent être que de deux ordres : soit appliqué la vérité des prix ou alors mettre en place des subventions publiques.  
Dans le premier cas de figure, comme l’observe le Ministre de l’énergie, quand les prix des produits pétroliers baissent (au) plan des cours mondiaux, nos prix baissent. Quand les prix des produits augmentent, nos prix aussi augmentent; Evidemment cette évolution entraîne deux conséquences négativement corrélées: d’une part la montée d’une inflation généralisée et de l’autre l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs y compris l’énorme partie qui n’a même pas accès à l’électricité. Face à cette situation, il urge pour le gouvernement ne mettre un système fiable de subvention (un fond de stabilisation par exemple) qui permettra aux acteurs sociaux et aux citoyens les incidences négatives de la fluctuation des prix. Ce mécanisme ne doit pas poser problème comme le souligne toujours le professeur KASSE. Il consistera à appliquer un prix acceptable et quand les prix augmenteront procéder à des subventions afin d’éviter des phénomènes d’inflation dans les autres secteurs de l’économie. Ces politiques de court et moyen doivent être combinées avec le long terme. Pour ce faire la mise en place d’une politique fondée sur la maîtrise de la carte énergétique par valorisation prioritaire des énergies renouvelables s’impose. En conséquence, la maîtrise de l’énergie s’impose comme une priorité et passe impérativement par la définition d’un autre modèle de production et de consommation énergétique. Dans cette direction, l’élaboration d’une nouvelle politique énergétique basée sur les biocarburants est plus que nécessaire. Pour ce faire il urge pour nos gouvernants de mettre sur place un programme pour une mise en œuvre rapide d’une telle initiative qui dans une certaine mesure pourra constitué un remède face à ce mal qui agite aujourd’hui les milieux des décideurs politiques, les spécialistes du jeu pétrolier, les scientifiques, les chercheurs, les journalistes et les simples citoyens sur le pétrole. En conséquence, la politique de l’énergie doit être érigée en politique prioritaire. Il devient impérieux et urgent de s’orienter vers une triple voie de sortie par: L’élaboration d’une politique d’investissements massifs et de subventions dans la recherche et le développement de sources alternatives aux énergies fossiles, et la construction des infrastructures nécessaires pour ces modèles énergétiques.- L’instauration d’une politique d’économies d’énergie afin d’obtenir une meilleure efficacité énergétique des hydrocarbures. Le Sénégal à lui seul ne pourra le faire. Ainsi il urge pour les Pays Africains Non Producteurs de Pétrole (PANPP) qui payent plus durement le contrecoup du renchérissement du prix du brut d’élaborer des politiques publiques de maîtrise énergétique et mettre en place des institutions qui assurent un meilleur accès et un partage plus équitables des ressources et des résultats des innovations technologiques et des recherches en cours sur les énergies alternatives 
MESSAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AUX DÉPUTÉS «En cas d’absences répétées, le député doit être déclaré démissionnaire d’office» 
 
Article Par Ibrahim Saandi KEMBA (stagiaire),  
Paru le Mercredi 18 Jui 2007 
 
Le Premier ministre, M.Cheikh Hadjibou Soumaré a été, hier, l’hôte du président de l’Assemblée nationale. Et c’est pour délivrer un message que le Président de la République lui a transmis. Entre autres points ayant fait l’objet de cette rencontre, figure en bonne place l’absentéisme des députés. Ainsi que la modification de la Constitution pour l’instauration « d’une session unique d’octobre à fin juin sans interruptions». Pour Me Wade, en cas d’absences répétées, le député doit être déclaré démissionnaire d’office comme le stipule l’article 104 du règlement intérieur.  
Les députés vont forcément respecter leurs droits et devoirs qui leur reconnaît la troisième chambre de la République. Et pour cause, le Chef de l’Etat recommande au bureau et à la plénière l’application stricte du règlement intérieur qui, en son article 104, prévoit qu’en cas «d’absences répétées sans motifs, le député peut être déclaré démissionnaire d’office». À ces propos, le président dira par la voix du Premier Ministre que «le peuple sénégalais n’a pas apprécié l’absentéisme des députés pendant la législature écoulée». À l’en croire, des délibérations dans une salle quasiment vide signalent l’inactivité de la plupart des députés qui n’accomplissent pas ainsi leur devoir parlementaire. D’ailleurs, selon le message du président de la République qui a été lu par Hadjobou Soumaré hier à l’Assemblée nationale, le règlement intérieur pourrait être revu pour redéfinir la notion d’absence qui serait «non seulement valable à l’ouverture de la session mais aussi aux séances de commission et à la plénière». Pour le président, certains élus ne font plus une priorité de la fonction de représentation du député, mais s’adonnent à d’autres occupations. Selon lui, deux séances annuelles paraissent inutiles. De ce fait, il suggère que la Constitution soit modifiée pour l’instauration « d’une session unique d’octobre à fin juin sans interruptions». «Je vous commande d’user de la faculté d’instituer des commissions d’enquêtes dans tous les domaines d’activités de l’Exécutif», dixit Me Wade. De son avis, l’Assemblée nationale devra complètement être réhabilitée de l’intérieur pour être plus fonctionnelle.« J'ai fait mien le principe de la mobilité des députés qui doivent pouvoir se rendre à tout moment auprès de leurs électeurs», a soutenu Me Wade. C’est pourquoi il estime que chaque député devrait avoir à sa disposition un véhicule. Cette attribution devrait, selon lui, se faire en toute propriété pour réduire les dépenses de réparation et d’entretien qui aujourd’hui sont à la charge de l’Etat. Il faut rappeler qu’en vertu de la séparation de pouvoirs, notre Constitution, qui a instauré leur collaboration, permet au président de la République d’intervenir dans la vie parlementaire en tant que garant du fonctionnement régulier des institutions. C’est dans cet esprit que les dispositions de l’article 79 de la Constitution définissent les conditions dans lesquelles le président de la République communique avec l’Assemblée nationale 
 
 
MESSAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AUX DÉPUTÉS «En cas d’absences répétées, le député doit être déclaré démissionnaire d’office» 
 
Article Par Ibrahim Saandi KEMBA (stagiaire),  
Paru le Mercredi 18 Jui 2007 
 
Le Premier ministre, M.Cheikh Hadjibou Soumaré a été, hier, l’hôte du président de l’Assemblée nationale. Et c’est pour délivrer un message que le Président de la République lui a transmis. Entre autres points ayant fait l’objet de cette rencontre, figure en bonne place l’absentéisme des députés. Ainsi que la modification de la Constitution pour l’instauration « d’une session unique d’octobre à fin juin sans interruptions». Pour Me Wade, en cas d’absences répétées, le député doit être déclaré démissionnaire d’office comme le stipule l’article 104 du règlement intérieur.  
Les députés vont forcément respecter leurs droits et devoirs qui leur reconnaît la troisième chambre de la République. Et pour cause, le Chef de l’Etat recommande au bureau et à la plénière l’application stricte du règlement intérieur qui, en son article 104, prévoit qu’en cas «d’absences répétées sans motifs, le député peut être déclaré démissionnaire d’office». À ces propos, le président dira par la voix du Premier Ministre que «le peuple sénégalais n’a pas apprécié l’absentéisme des députés pendant la législature écoulée». À l’en croire, des délibérations dans une salle quasiment vide signalent l’inactivité de la plupart des députés qui n’accomplissent pas ainsi leur devoir parlementaire. D’ailleurs, selon le message du président de la République qui a été lu par Hadjobou Soumaré hier à l’Assemblée nationale, le règlement intérieur pourrait être revu pour redéfinir la notion d’absence qui serait «non seulement valable à l’ouverture de la session mais aussi aux séances de commission et à la plénière». Pour le président, certains élus ne font plus une priorité de la fonction de représentation du député, mais s’adonnent à d’autres occupations. Selon lui, deux séances annuelles paraissent inutiles. De ce fait, il suggère que la Constitution soit modifiée pour l’instauration « d’une session unique d’octobre à fin juin sans interruptions». «Je vous commande d’user de la faculté d’instituer des commissions d’enquêtes dans tous les domaines d’activités de l’Exécutif», dixit Me Wade. De son avis, l’Assemblée nationale devra complètement être réhabilitée de l’intérieur pour être plus fonctionnelle.« J'ai fait mien le principe de la mobilité des députés qui doivent pouvoir se rendre à tout moment auprès de leurs électeurs», a soutenu Me Wade. C’est pourquoi il estime que chaque député devrait avoir à sa disposition un véhicule. Cette attribution devrait, selon lui, se faire en toute propriété pour réduire les dépenses de réparation et d’entretien qui aujourd’hui sont à la charge de l’Etat. Il faut rappeler qu’en vertu de la séparation de pouvoirs, notre Constitution, qui a instauré leur collaboration, permet au président de la République d’intervenir dans la vie parlementaire en tant que garant du fonctionnement régulier des institutions. C’est dans cet esprit que les dispositions de l’article 79 de la Constitution définissent les conditions dans lesquelles le président de la République communique avec l’Assemblée nationale 
 
CONTRIBUTION Lettre ouverte à Monsieur le président de la République 
 
Article Par AZIZ BANE Géographie UCAD, Journaliste communication à,  
Paru le Mercredi 18 Jui 2007 
 
Monsieur le Président à travers cette lettre, je vous invite à voir les problèmes que rencontre notre communauté rurale. Située dans la région de Thiès plus précisément dans le département de Tivaouane, la communauté rurale de Pire Goureye va mal, très mal même. Pire regroupe à elle seule polarise 72 villages, aucune infrastructure n'y a vu le jour. L'agriculture et le commerce constituent les seuls secteurs qui génèrent du profit dans le terroir qui compte 18461 habitants pour une superficie de 5192 km2. Nous constatons que Pire est presque pour ne pas dire rayé de la carte du Sénégal. Lorsque le défunt Puritain Fall était à l'assemblée, il défendait bien les intérêts de Pire et ses populations. Mais depuis son décès,on n'entend parler de Pire que lors du gamou annuel organisé par Son Exellence Moustapha Cissé à qui nous devons l'éclairage de la localité. A chaque élection, on n’assiste qu'à des promesses qui ne servent à rien puisque non respectées. Ainsi une longue pratique nous a enseigné que la promesse est une couverture peu épaisse et qui s'en couvre grelottera aux grands froids. Malheureusement, nous l'avons appris à nos dépens. Monsieur le Président, je voudrais parler d'un problème qui nous tient à coeur. Il s'agit de l'éducation à Pire car le CEM Elhadji Amadou Cissé a été construit pour accueillir les élèves de Pire et des villages environnants. Par la suite l'effectif a en effet augmenté de manière considérable. Les problèmes vont s'accroître davantage lorsque le CEM a été érigé en lycée, il y a de cela deux ans qui n'existe que de nom. L'école compte 760 élèves répartis dans 17 classes pédagogiques de la 6e à la 1ère , pour 10 salles de classes. Je dis bien 10 salles de classes. L'enseignement est assuré par 29 professeurs. Dans ces conditions on ne peut pas parler d'excellence. Pour pallier ce manque de salles de classes, des journées continues ont été élaborées à l'école pour permettre à tout un chacun de suivre normalement les cours. Ce système ne parvient jusqu'à présent pas à résoudre le problème. L'année prochaine il devrait avoir à l'école des classes de terminale L1,L2,S1,S2 et si rien n'est fait, ce sera la même chose ou ce sera pire avec la venue des élèves admis à l'entrée en sixième. A pire l'internet n'y est pas encore installé. Pour se connecter, il faut se déplacer jusqu'à Tivaouane. Le sport occupe une place importante à Pire car il ne se passe un jour où les jeunes ne se ruent vers les terrains. Pendant les vacances, les navétanes sont les seules préoccupations de la jeunesse. Cependant, depuis trente ans les navétanes se jouent dans un terrain vague; exposant les joueurs à un danger permanent. C'est pourquoi on assiste à beaucoup de scènes de violences durant les navétanes. Un terrain devant abriter le stade nous a été offert par le défunt Puritain Fall à coté de chez lui mais depuis la pose de la première pierre, le projet est tombé à l'eau et on n'en parle même plus. Depuis peu la communauté rurale a vendu le terrain à un des opérateurs de téléphonie mobile qui y a installé une antenne. Maintenant on nous a encore promis un stade sur un autre site, mais cela nous laisse perplexe parce que bien des promesses ont été faites. Bien d'autres choses se passent dans notre localité sans que personne ne daigne lever le plus petit doigt pour les dénoncer. Monsieur le Président,nous vous lançons un appel pour venir en aide à notre chère communauté rurale car elle en a vraiment besoin. Avec nos sentiments les plus distingués. 
CREATION DE NOUVELLES REGIONS Politique de proximité ou découpage politique 
 
Article Par Ousseynou NDIAYE à Kaolack, Militant Rewmi, karbalae200,  
Paru le Mercredi 18 Jui 2007 
 
Où s’arrêtera Wade dans son exercice favori de création de nouvelles régions ? Nous profitons de cette occasion pour inviter les populations des villes secondaires qui manifestent pour que leurs localités soient érigées en département de cultiver le civisme. Montesquieu disait : «Je suis un bon citoyen parce que j’aime le gouvernement où je suis né, sans le craindre, et que je n’en attends d’autres faveurs que ce bien infini que je partage avec tous mes compatriotes».  
On savait que Matam était une ville délaissée depuis les indépendances. Quand Wade créa la 11eme région du Sénégal, nous avons applaudi des deux mains. Cependant, Wade grand parieur récoltera tous les bénéfices de son jeu lors des dernières échéances électorales dans une localité où le parti de Moustapha Niasse était fortement implanté et le parti socialiste traditionnellement bien représenté. La région de Matam reste jusqu’à présent sans infrastructures importantes. Durant la campagne des dernières législatives, Macky SALL, tête de liste de la coalition Sopi 2007 au pouvoir, a défié Abdoulaye Bathily, à dépanner le forage de son village natal, ce qui est grave en politique, il ne faut pas utiliser les moyens et la puissance de l’Etat contre des adversaires. Récemment, le pouvoir libéral a annoncé la création des nouvelles régions de Kaffrine, Kédougou et Sédhiou, une politique de proximité à rapprocher les populations des gouvernants ou découpage politique. Là aussi, nous disons bonne chance à Wade, pardon aux habitants de ces nouvelles régions parce que nous militons pour le développement des infrastructures dans tout le pays. De grâce, les pronostiqueurs autour de Wade de faire de ces nouvelles régions des pôles de développement et non un calcul politique. Nous sommes des démocrates, si cette expérience réussit, nous dirons bravo malgré nos divergences politiques. En tout cas, tout le monde sait que Mata Sy Diallo règne à Kaffrine depuis très longtemps et que Wade a toujours voulu récupérer sans succès. Amath Dansokho, le maire de Kédougou reste très populaire dans son fief, mais n’a pas les moyens de réaliser ses projets pour sa région. Pour Sédhiou, les populations ont toujours réclamé des infrastructures dans une ville où Balla Moussa Daffé responsable libéral semble indéboulonnable, il ne faut pas arrêter la pression en si bon chemin pourvu que leur localité soit devenue région. Nous ne voulons pas croire à un découpage politique ce qui est dangereux pour la cohésion nationale. Vivement que cette fois ci Wade déjoue les pronostics et accélère l’émergence de ces nouvelles régions. Nous détestons la politique politicienne car nous portons le développement du Sénégal dans notre cœur.  
 
CONTRIBUTION Karim Wademania, belle occasion d’épargner Wade père des 
critiques 
 
Article Par Ousseynou NDIAYE à Kaolack, 
Paru le Jeudi 12 Jui 2007 
 
Il ne se passe pas un jour où les photos de Karim Wade ne placardent la 
une des journaux. Les moindres mouvements du fils de Wade sont 
commentés 
par la presse qui en fait ses choux gras. Wade et Karim ne méritent pas 
cette publicité gratuite au moment où le peuple souffre. Pourtant ces 
pisse-copies savent que l’épée de Damoclès est suspendue au-dessus de 
leurs têtes. Karim n’hésite pas une seule seconde à saisir la justice 
de 
son père pour régler son compte avec les journalistes qui tentent 
d’informer le peuple sur certains scandales et ces derniers finissent 
par 
lui demander pardon. Abdoulaye Wade a passé plus d’un quart de siècle à 
critiquer, fustiger, harceler, dénoncer partout et tout le temps les 
régimes des Présidents Senghor et Diouf, les qualifiant d’incompétents 
qui 
ne sortiront jamais le Sénégal du sous développement. Wade la seule 
constante du pays pardon du Pds n’aime pas la contradiction encore 
moins 
les critiques, la preuve, débauchage des aboyeurs ou transhumants qui 
ne 
sont que des laudateurs attitrés du régime libéral. Le peuple 
Sénégalais 
meurt de faim, le régime de Wade nous propose Karim qui joue les 
mannequins à longueur de journée dans la presse. Les Sénégalais 
oublient à 
cause de ce Karim Wademania que les denrées de première nécessité ont 
atteint des prix jamais égalés, l’école Sénégalaise a atteint son 
niveau 
le plus bas, le monde rural ne sait plus à quel saint se vouer, les 
femmes 
sont considérées comme des kleenex, les jeunes se reposent au fond de 
l’océan Atlantique en tentant de regagner l’Espagne. Tel est le régime 
de 
Wade qui oppose à ce bilan macabre à la Karim Wademania. Nous assistons 
à 
notre propre suicide collectif, à la presse et au peuple Sénégalais de 
croire à une contre révolution du 19 Mars 2000. Le Président Mitterand 
disait lors du suicide de son ancien Premier Ministre Pierre Bérégovoy 
qui 
avait perdu des élections et sévèrement critiqué par la presse. Il cite 

« Toutes les explications du monde ne justifieront qu’on n’ait pu 
livrer 
aux chiens l’honneur d’un homme et finalement sa vie ». Nous avons 
boycotté les élections législatives et le peuple nous a donné raison 
avec 
un taux d’abstention historique, donc Wade ne doit pas avoir le droit 
de 
vie et de mort sur le peuple. 
VIVE LE SENEGAL ETERNEL ! 
? : 503 18 67 Militant REWMI 
LETTRE OUVERTE A M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LETTRE OUVERTE A M. 
LE 
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE 
 
Article Par Babacar SECK, 
Paru le Samedi 14 Jui 2007 
 
Monsieur le président cette lettre vous interpelle directement. Elle 
reprend en écho le malaise généralisé, la psychose collective qui 
meurtrissent le peuple sénégalais martyrisé par une situation 
socio-économique qui frise le chaos. 
A l’instar d’un vieillard maladif, le Sénégal va très mal, si mal qu’un 
médecin aurait du mal à choisir par où commencer pour le soigner. 
Monsieur 
le Président, avec tout le respect qu’un citoyen lambda doit à son 
président, la situation actuelle du pays oblige l’intellectuel que nous 
sommes ou que nous prétendons être à agir afin de diriger votre 
attention 
sur cette situation alarmante. Votre politique nous affame Monsieur le 
Président. Le Sénégal ne se limite et ne saurait se limiter aux sphères 
restreintes du Parti Démocratique Sénégalais (Pds). Il est temps de 
rompre 
avec votre ostracisme de mauvais aloi. Pourtant, le drame de 
l’émigration 
clandestine, phénomène catastrophique s’il en fut, devrait vous suffire 
à 
lui seul à vous convaincre une bonne fois pour toute que le Sénégal ne 
se 
porte pas très bien. Votre pays va très mal Monsieur le Président ! A y 
regarder de très prés nous avons comme l’impression, Monsieur le 
Président, que vous semblez ignorer que le Sénégal est un pays où la 
vitalité économique dépend en grande partie de la bonne santé du 
secteur 
agricole. L’agriculture, en effet, nourrit plus de la moitié des 
sénégalais .Malheureusement, elle se meurt depuis des décennies pour 
des 
raisons qui,dans une certaine mesure,engagent toute votre 
responsabilité. 
En effet, parallèlement aux incidences des aléas climatiques la 
politique 
agricole menée par le gouvernement constitue un facteur ralentisseur de 
ce 
secteur ; la filière arachidière agonise au profit d’autres cultures 
qui 
ne solutionnent à rien les problèmes immédiats du monde paysan 
.Celui-ci,déjà à genoux,ne recevant quasiment plus de subventions et 
d’aides en nature,subit actuellement les inflations des denrées de 
première nécessité. Les jeunes voient leurs rêves brisés et la question 
de 
l’emploi reste jusqu’à présent une équation malgré les efforts fournis 
dans ce sens. Et l’éducation vient tout juste de reprendre son cours 
normal après une longue passe de bouleversements. Monsieur le 
président, 
loin de faire votre bilan, nous tentons tout simplement de vous décrire 
la 
situation que le bas peuple vit au moment où votre entourage, même des 
sphères périphériques les plus éloignés, jouissent d’une vie tout en 
rose 
aux dépens du peuple souverain .Parfois on est tenté de se demander 
qu’est 
ce que le Sénégal a fait pour mériter un sort pareil ?.Nos hommes 
politiques d’aujourd’hui ne jouissent plus de leur prestige moral 
d’antan 
au regard du peuple ; au contraire, ce dernier nourrit un certain 
mépris 
justifié du fait du manque de considération et de l’oubli total que les 
politiciens manifestent à leur égard. Monsieur le président le peuple 
est 
déjà fatigués et subit lourdement les inflations des prix des denrées 
de 
première nécessité .La tension sociale monte dans les foyers, nos 
braves 
pères et nos vaillantes mères ont du mal à répondre aux exigences d’une 
progéniture exposée à la flambée des prix ou tout bonnement à la cherté 
de 
la vie. Monsieur le président votre peuple se sent trahi et politique 
de 
tous les jours le réconforte davantage dans ses positions. Face à cette 
situation, l’on ne peut vous soumettre aux feux du questionnaire 
suivant. 
Qu’est ce que l’avènement d’un Sénat peut apporter au Sénégal ? Quelle 
est 
l’opportunité d’un gouvernement pléthorique (une quarantaine de 
ministre) 
? N’y a-t-il pas un paradoxe entre la cherté du train de vie de l’état 
et 
la cherté de la vie ? Est-ce que le maintien du Conseil de la 
République 
des Affaires Economiques et Sociales (CRAES) se justifie au regard de 
son 
bilan mitigé ? Le peuple répondrait à ces questions par la négative et 
jugera sûrement que ces « institutions » ne font qu’empirer la 
situation 
déjà catastrophique .A quoi nous serviraient des échangeurs et des 
autoroutes au moment où la population a du mal à manger à sa faim ? En 
nous autoproclamant votre « conseiller spécial », nous vous proposons 
ici 
quelques solutions qui pourraient aider à remédier à cette crise. 
Aujourd’hui s’il est vrai que nous subissons de plein fouet les 
contrecoups de la hausse des prix de certains produits sur le marché 
mondial il n’en existe pas moins cependant des solutions pour atténuer 
les 
conséquences de cette crise sur notre économie nationale : la 
diminution 
du nombre des ministres, la suppression pure et simple du CRAES et 
l’abandon du projet de mise en place du Sénat. Ces « sacrifices » 
seraient 
pour le pays un moyen efficace pour faire face aux fluctuations du 
marché 
mondial et ainsi anticiper sur la probable crise sociale qui se profile 
à 
l’horizon .Monsieur le président,on peut tout gouverner sauf des hommes 
affamés pour qui ,la religion ou la confrérie se réduit à son cher vœu 
de 
satisfaire ses besoins les plus naturels et les plus instinctifs .Ce 
sera 
pour vous ,Monsieur le président ,un raccourci pour répondre aux 
attentes 
les plus immédiates de votre population et parallèlement une porte 
ouverte 
sur la grande histoire du Sénégal, un moyen d’accéder définitivement 
dans 
le cercle fermé des immortels :le moins que l’on puisse souhaiter à un 
homme de votre envergure. Avec nos sentiments fidèlement dévoués. 
Gouvernement de l’Union Après Accra : l’Afrique devra marcher ou périr 

 
Article Par Mamadou DIOP « Decroix » Ancien ministre du Commerce, 
Paru le Lundi 16 Jui 2007 
 
L’on a beaucoup épilogué, en Afrique et ailleurs, sur la question de 
savoir si « le Grand débat sur le Gouvernement de l’Union » tenu par 
les 
chefs d’Etats et de gouvernements africains du 1er au 3 juillet dernier 
à 
Accra, s’est soldé par un succès ou par un échec. C’est de bonne 
guerre, 
et les réponses sont aussi variées que les motivations qui les 
sous-tendent. 
Certains de ceux qui parlent d’échec par exemple, ne veulent pas de 
cette 
perspective d’une Afrique qui se pose comme pôle politique et 
économique 
autonome et puissant au cours des prochaines décennies. Une telle 
perspective serait, selon eux, de nature à accentuer les tendances 
multipolaires qui se dessinent dores et déjà dans le monde et offrent 
des 
perspectives sans précédent pour les peuples, notamment africains, qui 
veulent la liberté et l’émancipation économique. Pour ceux-là, il y a 
déjà 
fort à faire avec les puissances émergentes d’aujourd’hui que sont la 
Chine, l’Inde ou le Brésil pour ne pas que les Africains en rajoutent. 
Avant Accra, il s’est trouvé certains chefs d’Etats africains pour 
soulever la question de savoir quelle est la valeur ajoutée d’un 
gouvernement africain, d’un exécutif continental. Il a été heureux de 
constater qu’à Accra, aucun leader ne s’est levé pour remettre en cause 
la 
pertinence de cet objectif. 
Le problème du poids décroissant de l’Afrique dans le commerce mondial 
(moins de 2 %) en dépit de ses immenses potentialités, la faiblesse du 
commerce intra africain combinés au caractère marginal de l’influence 
du 
continent dans les négociations commerciales internationales sont un 
des 
facteurs qui, me semble-t-il, travaillent fortement les consciences de 
nombreux dirigeants africains et leur montrent l’inanité d’un certain 
immobilisme. L’Union Européenne échange en son sein 66 % de sa 
production 
; l’ALENA (Mexique, Etats-Unis, Canada) est à 55 % quand l’Afrique est 
à 
seulement 10-12 %. Les experts indiquent pourtant qu’un gain d’1% de 
parts 
de marché dans les échanges commerciaux internationaux, équivaudrait à 
sept (7) fois le volume de l’aide publique au développement que reçoit 
le 
continent. En tout cas à Accra, beaucoup de chefs d’états et de 
gouvernements ont insisté sur la problématique des capacités de 
production 
et d’offre de l’Afrique et sur la facilitation des échanges intra 
africains et ils n’ont pas eu tort. 
Voyons les accords de partenariat économiques (APE) qui doivent, sous 
peu, 
gouverner les échanges entre l’Europe et les ACP (Afrique Caraïbes 
Pacifique) : Aujourd’hui, ces accords comptent de nombreux adversaires 
aussi bien au niveau des ACP qu’en Europe même, qui considèrent que, 
sous 
leur forme actuelle, ils sont de type essentiellement mercantiles, loin 
de 
toute préoccupation de développement du continent. De telles thèses 
sont 
développées jusque dans le parlement européen. Toutefois, il me paraît 
peu 
probable, en dépit du dynamisme des activistes anti APE, que ce que 
d’aucuns appellent le forcing de la Commission européenne pour faire 
passer les accords tels qu’ils sont à l’heure actuelle, puisse être mis 
en 
échec. En effet, à Bruxelles, aux négociations UE / ACP, la Commission 
Européenne, qui représente les intérêts de 27 pays membres dont 
certains, 
pris individuellement, pèsent économiquement plus lourd que toutes les 
économies africaines réunies, se présente toujours avec un effectif 
réduit, autour du Commissaire au Commerce Peter Mandelson. En face une 
pléthore de délégations ACP qui ne peuvent même pas tenir dans une 
grande 
salle. Il est clair dans ces conditions, que lorsque des divergences 
apparaissent entre les deux parties, ceux qui sont déjà plus forts et, 
de 
surcroît plus unis, sont mieux outillés pour s’en sortir. 
De la nécessité des grands blocs 
Dans les conférences ministérielles de l’Organisation Mondiale du 
Commerce, les Africains, qui sont classés là-bas en PMA (Pays moins 
avancés) et en PED (Pays en Développement) s’émerveillent souvent de la 
taille des délégations américaines (plusieurs centaines de membres) qui 
permet aux américains d’être partout où l’on discute. Ils sont en effet 
dans tous les comités, tous les sous comités, tous les groupes, tous 
les 
sous groupes et même les cafés et les couloirs. Quant aux Africains, 
qui 
auraient pu, sous certaines conditions être aussi efficaces, ils 
pataugent 
au sens littéral du terme avec des délégations squelettiques qui ne 
savent 
pas à quelle salle se vouer devant la multiplicité et la diversité des 
réunions. J’ai rencontré à HongKong une délégation africaine de deux 
(2) 
personnes qui s’émerveillait elle, de la taille de la délégation 
sénégalaise de vingt personnes ! 
Le dernier sommet Chine Afrique a été une illustration parfaite et 
poignante du drame que vit une Afrique dispersée dans ce contexte de 
mondialisation. Il fallait voir dans cette très grande salle du palais 
du 
peuple de Beijin, le Président Chinois Hu Jin Tao parlant au nom d’un 
milliard trois cent millions d’êtres humains (1. 300. 000. 000), devant 
plusieurs dizaines de chefs d’états et de gouvernements Africains qui 
n’ont ni politique agricole commune, ni politique industrielle commune, 
ni 
politique d’investissements ou de concurrence commune ! Il aurait fallu 
plutôt parler de sommet Chine Afriques (pluriel). Il en est de même, au 
demeurant, dans une certaine mesure, du sommet France Afrique ou encore 
de 
l’ A.G.O.A. qui réunit annuellement les Etats-Unis d’Amérique et des 
pays 
africains. 
NON ! Quelque chose ne tourne pas rond chez nous autres Africains. Il y 

trop de faux débats là où il faut essentiellement du pragmatisme. Nous 
disons tous que nous voulons apprendre à nager mais depuis quarante 
quatre 
ans (44) ans, nous marchons le long de la plage ou autour de la 
piscine, 
c’est selon, dissertant sans cesse sur les différents types de nage 
(brasse, papillon et que sais-je encore) mais sans jamais toucher à 
l’eau. 
Le mouvement, on le prouve en marchant ! 
Il convient me semble-t-il, d’évacuer quelques faux débats et de se 
concentrer sur les questions posées et à résoudre. A ce sujet, 
j’entends 
des Africains dire doctement : « il faut consulter les peuples ». 
Ceux-là 
ignorent ou feignent d’ignorer que ce sont plutôt des secteurs de 
l’intelligentsia africaine et certains dirigeants politiques du 
continent 
qui ont pris leurs peuples en otages sur ce dossier à partir de 
problématiques qui n’ont jamais été celles des peuples africains. Feu 
le 
Professeur Ki Zerbo aimait à rappeler le fameux dicton Yoruba de 
l’époque 
coloniale : « la frontière entre le Bénin et le Nigeria selon ce vieux 
dicton, ne sépare pas les Yoruba mais sépare les Anglais et les 
Français 
». Voilà la vérité chez les Yorouba. Elle est la même partout ailleurs 
en 
Afrique. La bonne question que les peuples Africains se posent plutôt, 
est 
celle de savoir pourquoi devraient-ils présenter des papiers pour 
visiter 
un oncle ou un cousin de l’autre côté d’une ligne que l’on a tracée 
sans 
leur demander leur avis. Il y‘avait deux (2) murs de Berlin, on ne le 
dit 
pas assez : Le premier, plus connu, parce que séparant un même peuple 
au 
cœur de l’Europe, a été érigé au lendemain de la 2ème guerre mondiale 
par 
l’ex Union soviétique. Il a été abattu suite à l’effondrement de ce 
bloc. 
Le second mur, plus ancien quoique moins connu, est celui érigé en 1885 
à 
la conférence de Berlin par les puissances coloniales de l’époque qui, 
à 
l’aide d’une règle et d’un compas, ont délimité les frontières 
africaines 
en l’absence des Africains et surtout sans leur avis, frontières sur 
lesquelles nous nous agrippons aujourd’hui comme si elles avaient 
émergé 
en même temps que l’Afrique. Dakar le 13 juillet 2007 
Nous devons à notre tour, abattre notre mur de Berlin. Du temps de 
Nkrumah, les gradualistes disaient : « il faut d’abord construire les 
Etats nations et les consolider avant de parler des Etats-Unis 
d’Afrique 
». Aujourd’hui que les États nations sont là, on nous dit : «C’est trop 
compliqué avec ces Etats nations qui ne veulent rien céder de leur 
souveraineté ». J’ajouterai : Et d’ailleurs, quelle souveraineté, quant 
au 
fond ? Le succès du sommet d’Accra a été moins les résolutions très 
précises et très concrètes qui en sont issues (ce qui est déjà très 
important en soi) que le caractère profond, franc et direct des débats 
entre leaders africains. Traditionnellement, les sommets de l’Union 
Africaine se caractérisaient par ce que l’on pourrait appeler une 
présence 
symbolique chez beaucoup de dirigeants. L’on vient le matin et l’on 
repart 
l’après midi. A Accra par contre, pendant deux (02) jours d’affilée, 
les 
chefs d’états et de gouvernement, présents en grand nombre, démarraient 
leurs séances entre 10h et 11h le matin jusqu’à 22h et au-delà avec une 
pause de 14 h à16 h. Et les débats ont été, par moments, assez rudes et 
reflétaient bien la gravité du moment et la dimension des enjeux. Ces 
débats auraient dû être retransmis, en direct si possible, par toutes 
les 
radios et télévisions d’Afrique pour que les Africains sachent ce que 
chacun de leur leader pense réellement de la question. Pour dire vrai, 
il 
n’y aura jamais, à mon humble avis, une cinquantaine d’états africains 
sur 
la ligne de départ pour le gouvernement de l’Union, encore moins pour 
les 
Etats-Unis d’Afrique. Ndar Xëyul Sotti, Paris ne s’est pas faite en un 
jour. Les Etats-Unis d’Amérique étaient d’abord 04, puis treize et 
aujourd’hui 50. De son côté, le Président de la Commission européenne a 
rappelé fort utilement à Accra, devant les dirigeants Africains, que 
l’Europe a commencé à 6 et qu’elle est aujourd’hui à 27. 
Commençons avec ceux qui sont prêts 
Ceux qui sont prêts doivent, sans délais supplémentaires, mettre en 
place 
un gouvernement commun, si possible dès 2008, en n’ayant pas peur de 
commettre des erreurs. En 1986, à la phase finale de la coupe d’Afrique 
des Nations au Caire, Jules François Bocandé, notre idole de l’époque, 
manqua un penalty décisif (comme cela du reste arrive à presque toutes 
les 
stars du football dans le monde) et on le lui reprocha assez durement 
ici 
au Sénégal. Sa riposte, pénétrante de vérité, ramena les critiques à 
des 
proportion beaucoup plus modestes : « Le penalty, rétorqua-t-il, c’est 
moi 
qui l’ai raté parce que c’est moi qui l’ai tiré ». Eh Oui ! Ceux qui ne 
tirent jamais de penalty n’en rateront jamais de leur vie tout comme 
ils 
n’en marqueront jamais! Bien sûr, il faut mettre tous les atouts de son 
côté pour amoindrir les erreurs et en limiter la portée. Il y a, depuis 
la 
nuit des temps, deux postures possibles par rapport à une difficulté : 
Celle consistant à l’évoquer comme cause et justification de 
l’immobilisme 
et celle qui consiste à y trouver une source de motivation et un levain 
pour l’action. 
Si ceux qui se sentent prêts n’en administrent pas la preuve, jamais le 
train de l’unité ne sifflera. Et le temps nous est compté. L’on ne 
peut, 
avec moins de 2 % de parts du marché mondial considérer que nous avons 
encore le temps de disserter. Loin de moi toutefois l’idée de penser 
qu’il 
n’y a plus rien à discuter. En effet les bonnes questions doivent être 
posées et discutées pour leur trouver de bonnes réponses. A cet égard, 
le 
temps qui nous sépare du prochain sommet de l’Union Africaine devrait 
être 
pleinement mis à profit. Sous ce rapport, la classe politique 
sénégalaise 
et l’intelligentsia du pays sont interpellées dans ce contexte si 
décisif, 
si crucial. Il se trouve en effet que, pour des raisons que les 
historiens 
pourraient mieux expliciter, l’Intelligentsia en général et les leaders 
politiques Sénégalais toutes obédiences confondues en particulier, ont 
eu 
une culture politique fortement imbibée de panafricanisme, de Senghor à 
Wade en passant par Cheikh Anta Diop et bien d’autres, même si, ici 
aussi, 
l’on a connu la controverse sur les approches. J’ai entendu Ousmane 
Tanor 
Dieng, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, rappeler la fameuse 
théorie 
des cercles concentriques de Senghor avant de revendiquer son 
appartenance 
au camp des gradualistes. Je ne suis pas sûr pour ma part, que Senghor, 
qui s’est tant battu, au plan théorique et pratique contre la 
balkanisation de l’Afrique, serait, aujourd’hui encore, sur les mêmes 
positions qu’en 1963. Bref, il faut débattre et, à mon avis, les 
contradictions politiques locales, si importantes soient-elles, ne 
devraient pas nous empêcher de travailler ensemble à créer les 
conditions 
globales qui feront en sorte que demain, quelle que soit la famille 
politique qui présidera aux destinées de notre pays, les choses seront 
beaucoup moins difficiles qu’elles ne le sont aujourd’hui. C’est un 
appel 
patriotique que, modestement et humblement, je souhaiterais lancer à 
l’occasion de cette présente contribution. L’idée d’une conférence 
panafricaine des partis politiques (oppositions et majorités) lancée 
par 
And–Jëf/Parti Africain pour la Démocratie et le socialisme me semble 
assez 
intéressante à cet égard. Déjà en 1992, Me Abdoulaye Wade, alors 
Ministre 
d’État, avait réussi ce pari de réunir à Dakar plusieurs dizaines de 
partis politiques au pouvoir et dans l’opposition, venus de toutes les 
régions d’Afrique avec l’accord et l’appui du Président Abdou Diouf. Le 
Thème de ce colloque portait sur les transitions démocratiques en 
Afrique. 
Aujourd’hui, il s’agirait de se focaliser sur les conditions minimales 
à 
réunir pour l’avènement d’un exécutif continental. Le ministre d’Etat 
Gadio, avant Accra, avait entrepris un intéressant travail 
d’implication 
de ce qu’il est convenu d’appeler les forces vives de la Nation. C’est 
ainsi qu’à Accra, les dirigeants de grandes centrales syndicales 
étaient 
présents, ainsi que des leaders d’organisations de jeunesses, de 
femmes, 
sans compter les associations qui luttent pour un commerce équitable ou 
encore l’Université. Il devrait à mon avis poursuivre ce travail en 
l’élargissant. A ce propos, la réunion de restitution d’Accra qu’il a 
annoncé devrait être un moment fort de partage et surtout une occasion 
de 
passer à la vitesse supérieure pour l’émergence d’un vaste mouvement 
populaire, transcendant les barrières partisanes, les barrières 
syndicales, les barrières idéologiques, confessionnelles et autres. 
C’est 
le moins que la patrie de Chekh Anta Diop, de Senghor, de Wade et de 
tant 
d’autres disparus ou encore parmi nous, puisse apporter à la corbeille 
de 
cette union salvatrice. 
Personne ne devrait pouvoir dire : « j’ai été exclu » tout comme 
personne 
ne devrait s’auto exclure. L’Année 2008 doit assurément être l’Année de 
l’Afrique ! 
Les intertitres sont de la rédaction 
CONTRIBUTION Une presse prisonnière de son droit 
 
Article Par Pathé BA, Etudiant en 3e cycle fac de droit (UCAD), 
Paru le Jeudi 12 Jui 2007 
 
Avec une alternance démocratique réussie le 19 Mars 2000, notre pays 
avait 
réussi à se hisser dans le petit cercle africain de pays calmes et 
démocratiques même si aujourd’hui cette renommée lui est contestée avec 
l’élection présidentielle dont la fin du processus a été un véritable 
fiasco, ajouter à cela le boycott de l’ élection législative dont on ne 
peut se targuer. Cet acquis dont la nostalgie commence à s’installer, 
n’a 
été possible que grâce à la conscience démocratique de ses gouvernants 
mais aussi d’une population naturellement éprise de paix et de justice 
imprégnant ses valeurs à une presse multiple et vivace qui joue sans 
discontinuité son rôle de contrôle et de contre-pouvoir. 
Mais cette médaille n’est pas sans revers qui s’exprime sous la forme 
d’un 
bouillonnement médiatique faisant même parler d’une presse à scandale. 
C’est ainsi qu’au moment où certains organes naissent d’autres font 
leurs 
adieux par le moyen de sanctions d’infraction comme l’injure, la 
diffamation, diffusion de fausses nouvelles, violation de la vie privée 
etc.…. suscitant dès lors à toute personne soucieuse de la bonne marche 
de 
notre démocratie et de la protection des libertés publiques de 
s’interroger sur la pertinence de certaines dispositions du droit de la 
presse sénégalaise A ce propos le Sénégal, à l’instar de bon nombre de 
pays africains, s’est inspiré de la loi française du 29 juillet 1881 
sur 
la liberté de la presse et sur d’autres instruments internationaux 
comme 
la charte africaine des droits de l’Homme ou la déclaration de Munich 
de 
1971. Dans le soucis de consolider cette garantie constitutionnelle 
consacrée à l’ article 10 de notre charte fondamentale qu’était 
intervenue 
la loi 96-04 du 22 février 1996 relative aux organes de communication 
sociale et aux professions de journalistes et de techniciens de la 
communication. 
Au regard des dispositions de cette loi, on constate qu’un véritable 
problème d’effectivité dans l’application du droit des media se pose et 
il 
n’est point nécessaire d’être juriste ou acteur du monde de la 
communication pour se convaincre de ses nombreux déboires. En effet, du 
fait de ses références à une loi française vétuste et obsolète qui 
comporte beaucoup d’aspects répressifs conférant aux journalistes plus 
de 
devoirs que de droits, cette législation se révèle contraignante. 
C est peut-être la raison principale qui explique que les délits de 
presse 
soient sévèrement sanctionnés. Il s’agit principalement des délits de 
presse portant atteinte à la chose publique et ceux qui concernent les 
particuliers. Pour les premiers, il s’agit de l’offense au chef de 
l’Etat 
prévue par l’article 254 du code pénal qui n’en donne aucune définition 
précise et au moment où l’on parle les journalistes maliens sont en 
train 
d’en faire les frais avec l’affaire dite de «la maîtresse du président» 
qui confirme qu’en Afrique pour une affaire anodine un journaliste peut 
se 
retrouver devant le Temple de Thémis et finalement atterrir en prison. 
Le 
droit tend le même piège aux professionnels de la communication dans la 
diffusion de fausses nouvelles, prévue à l’article 155 du code pénal 
qui 
renferme les mêmes imprécisions pouvant constituer un sérieux recul 
pour 
le journalisme d’investigation. Pour les délits de presse portant 
atteinte 
aux particuliers, citons tout simplement la diffamation dont les 
condamnations sont plus spectaculaires avec le renversement de la 
charge 
de la preuve qui n’est guère libre au regard des dispositions de 
l’article 
414 du code de procédure pénale qui en pose le principe de la liberté. 
Cette remarque, du point de vue législatif, est doublée de nombreuses 
crises que connaît actuellement le Sénégal avec l’augmentation des prix 
des denrées de première nécessité, sans oublier les problèmes de 
mobilité, 
de sécurité et de salubrité urbaine à cela s’ajoute l’augmentation de 
la 
dette publique inexistante en 2000 et qui s’élève actuellement à 
plusieurs 
centaines de milliards. Etant républicain, on ne peut qu’être ébaubi 
face 
à la banalisation de nos institutions sans oublier les dérives 
monarchiques du chef de l’Etat. Sous ce rapport, il y’a de quoi 
s’alarmer 
à l’annonce d’un nouveau code de la presse visant à un musellement pur 
et 
simple de celle-ci. Ces media qui sont aujourd’hui l’unique voix d’un 
peuple en souffrance ceci dans un contexte marqué par un manque 
pertinent 
de confiance en une opposition vieille, en carence d’inspiration et de 
courage politique. Sans avoir la prétention d’être exhaustif, on 
pourrait 
se demander si l’arsenal législatif sénégalais dans le domaine de la 
presse ne constituerait pas une véritable menace pour la profession de 
journaliste. En effet, ce sont entre autres les sanctions pénales et la 
violation flagrante des principes fondamentaux de la procédure pénale 
qui 
ont poussé certains acteurs à souhaiter l’orientation vers la 
dépénalisation des délits de presse qui apparaît comme une nécessite à 
la 
survie des entreprises de presse à la seule et unique condition que 
cette 
dépénalisation ne rime avec l’impunité synonyme d injustice. 
AWA DIOP PRESIDENTE NATIONALE DES FEMMES DU PDS «La Génération du 
concret 
s’arrête aux chantiers de Karim Wade» 
 
Article Par HAROUNA FALL, 
Paru le Jeudi 5 Jui 2007 
 
Dans cet entretien, la présidente nationale des femmes du Pds, alias la 
Lionne de Rufisque donne sa lecture de la refondation du Pds. Elle se 
prononce sur l’actualité politique interne du Pds. De Me Abdoulaye Wade 
et 
de son fils Karim Wade qui est à la tête de la Génération du concret. 
Elle 
parle aussi d’Aïda Mbodj avec qui elle entretient depuis quelque temps 
des 
relations heurtées. 
Après les Pro-Idy, les Pro-Macky, maintenant on parle de Pro-Karim avec 
la 
Génération du concret, certains pensent que la refondation vise à 
mettre 
Karim Wade sur orbite ? 
Tout le monde a vu là où les Pro-Idy ont terminé. Ceux qui veulent 
créer 
des choses de ce genre, j’ai peur qu’ils ne finissent de la même 
manière. 
Je pense que les gens doivent faire attention. Wade a créé son parti 
depuis 1974. S’il y a des gens qui veulent créer des structures 
parallèles 
dans le parti, ils se casseront les dents. Il faut faire très attention 
avec Wade. Moi je suis un Pro-Wade. A par lui je ne suis pro personne. 
Je 
ne gère pas la Génération du concret. Je pense que ce sont les gens qui 
ont amené la Génération du concret sur un autre terrain. La Génération 
du 
concret, je pense que ça s’arrête aux chantiers de Karim Wade. Mais les 
Sénégalais aiment les mouvements de soutien. Ceux pour qui ils créent 
ces 
mouvements de soutien doivent savoir raison garder. Ce n’est pas joli 
de 
parler de succession d’un homme qui est encore là. Si les gens 
attendent 
la mort de Wade, ils ne perdent rien pour attendre. Wade est encore là 
et 
il sera là pour longtemps s’il plaît à Dieu. 
Et la Génération du concret ? 
Je ne peux pas dire beaucoup de choses là-dessus. Je gère un parti. Je 
gère des instances. Mais les Pro quelqu’un ou la Génération du concret, 
je 
ne gère pas ces choses là. Ca n’a pas d’importance pour moi. Il y a 
certaines choses, je ne veux même pas en entendre parler. Parce que 
cela 
me retarde. 
Donc la Génération du concret, ça vous retarde ? 
Non ce n’est pas parce que ça me retarde, mais j’ai mon parti. La 
Génération du concret, cela veut dire qu’ils font un travail concret 
dans 
le cadre de l’Oci. Ca s’arrête là. Je pense que c’est à ce niveau que 
Karim Wade limite la Génération du concret. Karim Wade, je l’ai connu 
quand il était encore jeune. Il est poli, discipliné et très 
respectueux, 
tout ce qui peut créer du désordre et de l’indiscipline, il ne le fera 
pas. 
Revenons au nouveau gouvernement, Abdoulaye Wade avait annoncé qu’il 
allait nommer une femme comme Premier ministre mais à l’arrivée, on a 
pu 
constater qu’après Macky Sall, il a nommé Hajibou Soumaré. Est-ce à 
dire 
qu’au niveau du Pds, il n’y a pas de femme capable de briguer ce poste 

Il y a beaucoup de femmes cadres au sein du Pds. Des femmes compétentes 
et 
disciplinées. Car Me Wade n’a au sein de son parti que des hommes et 
des 
femmes disciplinés. La discipline est de rigueur au Pds. Car même si 
vous 
prenez mon cas, je n’ai jamais aimé les médias et je ne m’exprime pas 
souvent dans les radios, ni avec la presse en général. Parce que Me 
Wade 
ne m’a pas éduquée comme cela. Il m’a éduquée dans la discipline à la 
suite de mes parents. Il me recommande souvent de faire attention. Ce 
terme englobe beaucoup de choses car l’être humain doit être discipliné 
et 
posé pour laisser à la postérité une bonne image. Je me méfie de 
beaucoup 
de choses. Un Premier ministre femme, c’était le souhait de Me Wade. 
Mais 
nous avons au sein de notre parti des femmes intellectuelles qui 
peuvent 
occuper n’importe quel poste. La responsabilité, c’est un don de Dieu. 
Comme on le dit souvent, l’homme propose mais Dieu dispose. La 
consécration d’un homme à un poste relève de la volonté divine. Un 
Premier 
ministre femme était le vœu de Me Wade, raison pour laquelle, il a 
nommé 
11 ministres femmes dans le nouveau gouvernement. Mais encore une fois, 
cela n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est de travailler pour le 
Sénégal. L’intérêt du pays doit prévaloir sur tout. 
Depuis quelque temps, on parle de refondation du Pds, qu’est-ce que 
vous 
pensez de cela ? 
A mon avis les gens n’ont pas la même compréhension que le président 
Wade 
sur la refondation. Parce qu’un parti, il faut le renouveler. Il faut 
de 
temps en temps changer les instances. Il y a des gens qui ont du mérite 
dans le parti, qui sont là depuis toujours. D’autres qui sont venus 
après, 
ont aussi fait des choses. Il faut qu’on renouvelle et qu’on choisisse 
ceux qui devaient diriger. Il ne faut pas que les gens comprennent la 
refondation autrement. 
Pour certains, la refondation passe par un changement total du Pds, 
d’autres pensent même à un Pds/Wade ? 
Ils sont libres de penser ce qu’ils veulent. Actuellement tout ce qu’on 
peut dire, il y aura toujours des gens qui vont en rajouter. Mais tel 
que 
je connais le président Wade, sa générosité, son esprit d’ouverture, il 
faut qu’il agrandisse le parti pour que les gens qui ont tout laissé 
tomber pour rejoindre le Pds ne se sentent pas délaissés. 
Autrement dit les transhumants ? 
Moi je n’aime pas le mot transhumant. Ce sont des gens qui croient en 
Dieu 
et qui sont venus appuyer le Président Wade. Le Sénégal appartient à 
tout 
le monde. S’il y a des gens qui peuvent l’aider à gérer le pays, il n’y 

pas de problème. 
Me Wade avait dit au Méridien Président lors de votre bureau politique 
élargi que si vous êtiez instruite, il ferait de vous son Premier 
ministre? 
C’était un vœu qui était cher au Président de la République. Il en 
avait 
parlé à mon père, ma mère et même mon mari de leur vivant. Mais les 
gens 
n’ont pas compris, il avait dit que si Awa Diop était sortie de 
l’université, j’aurais fait d’elle mon Premier ministre. Je tiens à 
signaler que je suis allée jusqu’en 3ème secondaire. J’ai même passé un 
examen d’animation rurale avec Aminata Mbengue Ndiaye en 1967/68. 
Vous ne regrettez pas le fait de n’avoir pas atteint un certain niveau 
d’études? 
Je ne regrette rein car j’arrive à m’en sortir. L’essentiel est de 
réussir 
à faire passer son message. Les paroles ne font pas vivre un homme. On 
doit se mettre au travail et arrêter les bavardages. Il faut 
privilégier 
le pragmatisme. Si les paroles nourrissaient les hommes, les Sénégalais 
auraient le ventre plein avec les poèmes de Senghor. Mais il ne sert à 
rien de faire des discours, il faut être pragmatique. La preuve, aux 
Etats 
Unis, on ne te demande pas ce que tu as appris mais ce que tu peux 
faire 
et on te met à l’épreuve. 
Quelles sont vos relations avec Aïda Mbodj? 
Aïda est ma petite sœur. C’est moi qui ai proposé au Président Wade de 
prendre Aïda Mbodj en remplacement à Awa Gueye Kébé. C’est moi qui l’ai 
convoquée, et qui lui ai annoncé qu’elle sera ministre. Elle devait 
aller 
suivre une formation au Maroc. À son retour, elle a intégré le 
gouvernement. Je la suis et l’encadre de mon mieux. Subitement, elle a 
commencé à changer, car le pouvoir change facilement un homme. Mais au 
sein du parti, il faut respecter les femmes qui y militent. Je n’ai de 
problème avec personne, mais qui touche aux femmes me touche 
directement 
car je suis un défenseur des femmes. 
On dit souvent que vous êtes une femme de poigne, une battante qui ne 
se 
laisse pas faire, une lionne. Comment justifiez vous cela? 
J’ai été éduquée comme cela. Il est vrai que je suis une lionne et je 
ne 
me laisse pas marcher sur la langue. 
Que comptez vous faire pour changer l’image que les Sénégalais se font 
des 
députés? 
On a discuté avec tout le monde pour que des changements soient opérés 
dans le comportement des députés. Car c’est honteux d’entendre chaque 
jour 
des critiques formulées à l’encontre des députés. On a 33 femmes dans 
le 
groupe parlementaire. Avec 3 pour l’opposition. On a un bureau et j’ai 
confié les postes stratégiques aux 7 femmes qui sont les «pionnières» à 
l’Assemblée nationale. Elles assurent la formation des autres femmes 
pour 
les imprégner des affaires de l’Assemblée nationale. Il est impératif 
de 
changer les comportements à l’Assemblée nationale. 
Par rapport à l’habillement, on vous a vu donner des conseils aux 
nouvelles ministres «bleues», ne peut-on dire que quelque part vous 
êtes 
la marraine des nouvelles ministres? 
Cela est une habitude chez moi de donner des conseils aux autres. 
Surtout 
aux femmes quand elles s’habillent mal. Je vais vous raconter une 
anecdote. Un jour, je me promenais avec ma famille sur les plages de 
Saly 
et là, j’ai vu une jeune fille mal habillée. Je l’ai interpellée et lui 
ai 
demandé d’aller porter une tenue décente car pour moi, nos femmes ne 
doivent pas prendre en exemple les femmes occidentales. Depuis lors, on 

noué des relations amicales. Elle et sa famille m’appellent souvent. 
Tout 
le monde doit être un éducateur chez lui. J’aime les personnes 
correctes 
qui s’habillent décemment. 
LA GENERATION DU CONCRET ETEND SES TENTACULES Karim et Baldé attendus 
le 
29 juillet à Saint-Louis 
 
Article Par El Hadji Tall, 
Paru le Lundi 16 Jui 2007 
 
Le président de la Génération du concret sera à Saint-Louis le 29 
juillet 
prochain. L'annonce a été faite par Habib Diop, le point focal du 
mouvement. Selon lui, plus de 15 quartiers de Saint-Louis ont fini de 
monter leur secteur et d'ici à la fin de la semaine, les autres 
quartiers 
de la vieille ville auront leurs secteurs. Selon Habib Diop, tout est 
fin 
prêt pour accueillir leur président qui va diriger une Assemblée 
générale 
à la maison de Lille le 29 juillet et au cours duquel une délégation du 
bureau national de la Gc va installer la cellule de Saint-Louis. 
Ça bouge du côté de Saint-Louis avec la Génération du concret. Et 
depuis 
quelques semaines, Habib Diop, le point focal de ce mouvement s'active 
sur 
le terrain avec ses proches collaborateurs. Ils montent des secteurs 
dans 
les quartiers de Saint-Louis. «Plus de 15 quartiers ont déjà leurs 
secteurs et nous comptons ratisser large» a révélé Habib Diop. A l'en 
croire, beaucoup de Saint-Louisiens apolitiques portent dans leur cœur 
le 
fils de Me Wade. S’y ajoutent, dira-t-il, les politiciens 
«professionnels». Mais, selon Habib Diop, le staff de la génération du 
concret lui a confié un boulot très clair. C'est-à-dire de porter son 
dévolu sur des gens qui ne militent dans aucun parti politique, mais 
qui 
sont convaincus de la vision des responsables de la Génération du 
concret. 
«Vous savez, nous avons des objectifs très clairs. Nous n’enrôlons que 
les 
gens apolitiques et qui sont convaincus à la cause de notre leader. 
C'est 
pourquoi nous avons accueilli des jeunes issus des mouvements 
associatifs, 
des groupements de femmes mais surtout nous comptons sur des 
enseignants». 
Pour Habib Diop, la date du 29 juillet prochain a été retenue pour 
l'organisation d'une Assemblée générale à la maison de Lille et au 
cours 
duquel le président de la Gc accompagné des commissaires et 
superviseurs 
viendra installer la cellule de Saint-Louis. "Une fois ce travail fini, 
les souteneurs de Karim Wade qui sont de notre ville, auront une 
structure 
pour pouvoir faire des actions concrètes». «Nous avons déjà élaboré un 
plan d'actions et nous allons nous investir auprès des populations. 
Nous 
avons un vaste programme de set settal. Et durant ces vacances, les 
enseignants qui sont parmi nous vont dispenser des cours de vacances 
gratuits aux élèves afin de leur permettre d'être fin prêts pour la 
prochaine rentrée des classes. Il s'y ajoute que nous serons à l'écoute 
des populations pour trouver solutions à leurs problèmes », a promis M 
Diop. 
CHRONIQUE DE BABACAR JUSTIN NDIAYE Refondation à perpétuité 
 
Article Par BABACAR JUSTIN NDIAYE, 
Paru le Vendredi 6 Jui 2007 
 
Le Parti démocratique sénégalais, de poids électoralement moyen 
jusqu’au 
19 mars 2000, est aujourd’hui, un vrai mammouth. Du coup, la phalange 
de 
combat des années de braise (1974 – 2000) est devenue un gigantesque 
réceptacle de tous les intérêts, opportunités et autres sinécures liés 
à 
l’exercice du pouvoir. Des pionniers sans expertise mais bardés de 
légitimité (le photographe Tidiane Sow) y côtoient des administrateurs 
civils (Sada Ndiaye ou Adama Sall) nantis de savoir-faire et parfois 
pourvus de base politique. 
Si l’on y ajoute les alliés avalés (Iba Der et Mbaye Jacques Diop) les 
fidèles rouspéteurs (Diagne Fada) les visiteurs de la nuit (Pape Diouf 
et 
Awa Guèye Kébé) une certaine génération d’embusqués et les déserteurs 
de 
l’armée (socialiste) vaincue, on obtient une cour libérale du roi 
Pétaud 
que seul Wade est apte à régenter. Voilà qui explique l’intérêt 
croissant 
que les observateurs et, bien sûr, les militants portent à la tâche de 
refondation confiée à Abdou Fall. Pourtant, cette mission difficile en 
apparence, sera très aisée en exécution, pour deux raisons évidentes. 
Premièrement, le Pds est la possession de Wade, comme le Congo fut 
celle 
du Roi Léopold II. En effet, de Mogadiscio à l’avenue Roume, en passant 
par les fameuses prières surérogatoires des années 80 et le sanglant 
épisode du 16 février 96, toute l’odyssée du Pds a été assumée par le 
fondateur, l’argentier et le stratège Abdoulaye Wade. En d’autres 
termes, 
le train libéral n’a jamais été conduit par un équipage ; il a toujours 
été sous le contrôle exclusif d’un pilote, parfois entouré souvent 
lâché, 
jusqu’à la gare du 19 mars. Le côté gaullien de la personnalité de Wade 
(le chef n’a pas d’adjoints mais des féaux) et la fragilité des élites 
capitulardes durant la longue traversée du désert, ont fait du Pds, un 
parti de godillots. Même l’espèce de vice régence d’Idrissa Seck n’y a 
pas 
changé grand-chose. Aujourd’hui plus qu’hier, Me Wade reste l’unique 
ordonnateur des carrières. Et son emprise est décuplée par le contrôle 
démocratique de l’appareil d’Etat qui fait de lui, la machine à 
distribuer 
les privilèges : ambassades, agences, ministères et conseils 
d’administration. Bref, au regard du bolchevisme organisationnel et de 
la 
doctrine libérale du Pds, Wade apparaît comme un curieux mélange de 
Franco 
et de Giscard. Au demeurant, Wade appartient à une génération 
d’Africains, 
tour à tour, anticolonialistes, nationalistes et …pères de la nation. 
D’où 
son style messianno-démocratique qui l’incline à préférer le despotisme 
supposé politiquement éclairé et économiquement efficace. Deuxièmement, 
refonder, c’est reconstruire sur de nouvelles bases et autour de 
nouvelles 
valeurs. Dans la pratique, Me Wade qui n’est pas prisonnier d’un 
quelconque lexique, va faire de la refondation ciblée, c’est-à-dire, un 
déplacement de l’épicentre de l’autorité et des prérogatives dans le 
Parti, au profit d’une partie du Parti qu’un congrès sans débat ni 
respiration, aura désignée et portée en triomphe avec sa bénédiction. 
Cette future instance dirigeante fera évidemment figure de clan des 
héritiers légitimés par un congrès de muets et de résignés. Et le 
pauvre 
Abdou Fall en charge des rôles ingrats, aura été tout au long de 
l’opération, davantage le ferrailleur que le maître d’œuvre d’une 
refondation qui rime avec reformatage. Toutefois, Abdou Fall a le 
profil 
de l’emploi. L’ancien ministre de la Santé appartient à la vague-tampon 
qui sert de passerelle entre les pionniers qui ont défriché en 1974 et 
les 
compagnons des heures de gloire. Venu du Plp via la Cds, Abdou Fall 
saura 
être, sans états d’âme, le procureur des uns et l’avocat des autres. Le 
tout, suivant les instructions « téléphonées » du Secrétaire général 
national. Il va sans dire qu’une refondation même pipée comme des dés, 
n’en sera pas moins une chirurgie. Et à ce titre, elle provoquera une 
saignée voire un hémorragie. Mais la grogne et les probables velléités 
de 
dissidences seront vite circonscrites, car l’histoire du Pds a 
amplement 
démontré qu’une révolte contre Wade est toujours vaine. Les départs les 
plus pénibles dans le passé (ceux de Sérigne Diop, Sophie Ndiaye 
Cissokho, 
Fara Ndiaye et Ousmane Ngom) n’ont ni altéré l’aplomb de Wade ni 
modifié 
le cours des évènements : l’inespérée alternance a eu lieu 26 ans après 
la 
naissance du Parti. Donc, avis aux futurs frondeurs : ce sont la 
ténacité 
et la froideur qui irriguent le tempérament du Secrétaire national du 
Pds 
et font de lui, le dernier monstre sacré de la scène politique 
sénégalaise. Deux caractéristiques qui lui ont sûrement permis de 
survivre 
aux coups fourrés de l’ogre Collin. Un tel dinosaure (Abdoulaye Wade) 
ne 
saurait perdre le contrôle du congrès de son Parti devant les lycaons 
créés et promus par lui-même. Alors, rien n’arrêtera la refondation, 
comme 
meilleur gage de la perpétuation de l’hégémonie libérale sur 
l’échiquier. 
A cet égard, Wade avait dit à M’Backé qu’il figera, durant cinquante 
ans, 
le Ps dans l’opposition. Et dans sa stratégie (revancharde) de 
destruction 
du Parti socialiste, force est de reconnaître – une fois n’est pas 
coutume 
chez Wade – qu’il y a une harmonie entre le dire et le faire. Tenez : 
après les courants qui ont électrocuté le Ps, c’est maintenant le 
moment 
de la décapitation avec les départs de Souty Touré, Robert Sagna et 
Mamadou Diop. Wade n’aurait-il payé les 15 millions de caution d’un 
candidat aux récentes élections législatives ? En un mot comme en 
mille, 
refonder au Pds signifie reformater puis refiler – à perpétuité – le 
Parti 
à une fraction, au détriment des autres, dans un contexte successoral 
très 
effervescent ; où les agendas, les calendriers, les échéances et les 
urgences se chevauchent. 
CONTRIBUTION Le cas Rimka 
 
Article Par AmadouTHIMBO, thimbeau@yahoo.fr, 
Paru le Samedi 7 Jui 2007 
 
« Lorsque Dieu dans sa colère, veut châtier les peuples, Il permet que 
les 
flatteurs se saisissent de la confiance des chefs » Montesquieu" 
Depuis un certain moment, des voix et des plumes bien introduites dans 
les 
coulisses du Palais parlent d’une éventualité voire probable succession 
de 
Abdoulaye Wade par Karim Wade. Un peu à l’image de la « démocratie des 
ducs » d’antan ou de la « démocratie du Pacha » de nos jours, quelque 
part 
au Proche-Orient où le pouvoir se transmet de père en fils. Ainsi donc 
ce 
que l’on considérait jusque là comme étant une caricature de la part 
des 
wadophobes est en passe de devenir une dictature. Cette ruche à rumeurs 
savamment inspirée et orchestrée depuis les plages vierges du désert 
arabique trouve un écho plus que favorable dans cette structure dite 
«Génération du concret, celle-là même qui «se croit vouée à refaire le 
monde», dirait Albert Camus. Naïfs, nous continuerons toujours à ne pas 
croire à un tel sarcasme jusqu’à la preuve par l’épreuve du diadème 
(monarchique). En attendant… 
Tous ceux qui ont disserté sur le cas Karim Wade lui reconnaissent sa 
sénégalité, jouissant des droits civiques et par conséquent électeur et 
éligible. Soit ! Mais, pour ne pas biaiser la question, il faut plutôt 
la 
poser sous l’angle de l’élégance républicaine et de la morale, telle 
que 
la définit le philosophe français, François Jourde (« obligation 
librement 
voulue de conformer notre conduite à certaines valeurs (…) et de 
devoirs 
que nous nous imposons à nous-mêmes dans la liberté de notre for 
intérieur, cela même parfois contre notre égoïsme et nos inclinations 
premières »). 
Vu sous cet angle, les questions que l’on doit se poser naturellement 
sont 
donc les suivantes : Wade fils peut-il être candidat à des élections ? 
Oui. Peut-il succéder à son père ? Non. En d’autres termes, ce que le 
droit l’autorise, le bon sens ne lui permet pas. Car ce qu’il faut 
comprendre au fond, c’est que l’une des vertus sublimes de la 
démocratie 
est celle qui consiste à prendre en compte les réalités et les 
particularités d’une société donnée. La démocratie est avant tout 
sociologique. Cela veut dire que ce qui s'est passé aux Etats-Unis 
entre 
Bush père et Georges Walker et éventuellement entre Bill et Hillary 
Clinton ou bien encore ce qui se passe actuellement en Pologne où ce 
sont 
les frères jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczinski qui sont à la tête de 
l’Exécutif (l’un est président, l’autre est chef de gouvernement, s’il 
vous plaît!), ne peut forcément pas marcher chez nous. En France, 
grande 
démocratie, il n’arrivera jamais par exemple au président de la 
République 
de se faire imposer par l’Eglise un ministre dans un gouvernement alors 
que chez nous, Tivaouane ou Touba peut en faire une recommandation, si 
ce 
n’est souvent une obligation ; c’est que notre réalité sociologique le 
tolère, en dépit de notre longue tradition démocratique. 
Passé cet handicap de la morale, si c’en est un d’ailleurs, se pose le 
sérieux de l’ambition même prêtée à Karim. Une ambition présidentielle 
passe d’abord par un rêve fou d’enfant, s’entretient pendant la 
jeunesse 
et se matérialise à l’âge adulte. Ca ne passe pas par une prétention 
encore moins par une vanité personnelle éblouie par les griseries du … 
Sommet ou par l’ «aubaine» d’avoir un père président. 
Il se susurre que Karim Wade est en train de tisser son réseau comme 
une 
araignée sa toile et d’utiliser son béton comme argument. Mais sait-il 
seulement qu’on ne se porte pas au pouvoir par la simple bénédiction 
d’une 
association de «copains, de requins et de faquins» ? En effet, à y 
regarder de prêt, on sent que ce sont ces «nouveaux amis» qui veulent 
lui 
faire endosser cette sale et stupide responsabilité qu’ils n'osent pas 
assumer. De toute façon, ils ne sont jamais perdants. Le jeu est simple 

en attendant que Karim devienne leur président, ils cherchent surtout à 
attirer l’attention de Tata Vivi, se faire inviter à sa table le soir, 
en 
profiter pour lui pincer les cordes du hoddu (Xalam) du Fuuta ou du 
Riti 
du Fouladou sur l’air du «Tata, votre fils est présidentiable». Que 
voulez-vous ? Après avoir théorisé la transhumance – la honte de notre 
histoire politique récente -, la mode est à l’agenouillement et à 
l’allégeance. 
Sur un tout autre registre, l’ambition subite de Karim semble naître de 
l’organisation du Sommet de l’Oci à Dakar à lui confiée. Le Sénégalais 
étant par nature sensible à tout ce qui touche à sa religion qu’il 
croit à 
tort incarnée ici-bas par l’Arabe, «l’argument-béton» consistera à 
présenter Karim Wade comme étant celui qui a réussi la prouesse de 
réunir 
le monde arabo-musulman à Dakar. Raté ! Ce même Sénégalais sait 
désormais 
que le turban de l’Arabe n’est pas seulement souillé par le pétrole et 
que 
son Djellaba blanc à col relevé n’est pas sans rappeler ces… bandits à 
col 
blanc. Son communicant attitré peut aller trouver un autre plan de 
communication. 
Celui qui pense avoir une ambition nationale, être apte à porter 
l’espérance de tout un peuple ne saurait être président d’une 
génération, 
mais de toutes les générations, donc de tous les sénégalais, sans 
distinction. Il doit avoir une stature nationale et faire répandre son 
béton, ses tunnels et ses routes sur l’ensemble du territoire. 
Faire juste des réalisations pour Dakar alors qu’un village comme 
Nguidjilone, par exemple là-bas dans le département de Matam, reste 
enclavé ou que le casamançais des profondeurs ne dispose même pas d’un 
téléviseur pour savoir si « Macky est un homme ou une femme », 
reviendrait 
à dire qu’on serait président de Dakar. Alors , dans ce cas, autant 
réduire ses ambitions au niveau local et être maire de Dakar. 
Sans doute, Maître Wade n’est-il pas le président le plus démocrate au 
monde, mais il est de ceux qui ont rendu la démocratie possible au 
Sénégal. Lui qui connaît mieux que quiconque la sociologie des 
Sénégalais 
n’ignore sûrement pas que le charme de ce peuple-là est qu’il ne veut 
surtout pas qu’on lui impose quoi que ce soit. 
Si être président est une chose, devenir un grand président en est une 
autre. Maître aura t-il toujours le souci de voir son nom gravé sur le 
fronton des monuments plus tard ? 
CONTRIBUTION Nouveaux chantiers militants du Parti Démocratique 
Sénégalais 
 
Article Par MOHAMED AYIB DAFFE, Doctorant en droit public, Coordonn, 
Paru le Lundi 9 Jui 2007 
 
« La politique n’a pas l’art de l’esquive pour fin. Elle ne se réduit 
pas 
à un jeu d’équilibriste au profit de la conservation. Elle n’existe que 
dans le concret, dans l’énergie de l’action et la nécessité du résultat 
». 
(Dominique deVillepin). L’annonce par le Secrétaire Général National du 
Parti Démocratique Sénégalais de l’imminence d’un processus 
participatif 
de restructuration, de renouvellement et de modernisation des textes et 
instances a fait l’effet d’un coup de pied dans la fourmilière 
libérale. 
Cette décision opportune ambitionne de donner un nouvel élan à une 
formation plus que trentenaire qui, passée de l’opposition au pouvoir, 
s’est considérablement massifié sans pour autant que cet état de fait 
se 
reflète dans des structures léthargiques et prisonnières du 
factionnalisme 
et des logiques exclusivistes. Malheureusement ce toilettage suscite 
des 
inquiétudes légitimes de la part des libéraux « orthodoxes » mais aussi 
des interprétations malveillantes visant les nouveaux militants et 
surtout 
la Génération du Concret. Certes les réflexes nostalgiques rendent 
hésitants de vieux militants qui ont peur de ne plus se reconnaître 
dans 
un nouveau PDS, mais les défis de l’heure ne nous offrent d’autre choix 
que de vaincre la frilosité et d’avancer dans l’unité au risque de 
péricliter avant de périr. Abdou Fall et l’équipe qui auront la lourde 
charge de piloter ce processus aux cotés du frère Secrétaire Général 
National Maître Abdoulaye Wade, devront résoudre l’équation consistant 
à 
construire du neuf avec du vieux dans un esprit d’enracinement aux 
valeurs 
fondatrices du SOPI et d’ouverture aux nouvelles pratiques et idées 
imposées par la modernité. Un parti au pouvoir, association à but 
politique, doit savoir s’adapter à des demandes et attentes nouvelles 
de 
la part de ses militants, sans perdre la mystique qui animait ses 
fondateurs C’est pourquoi il est regrettable que ce chantier militant 
soit 
pollué par des débats frelatés sur des questions de succession et de 
positionnement alors que le mandat du Président de la République vient 
tout juste d’être renouvelé par le biais du suffrage universel direct. 
Et 
que le nouveau gouvernement s’attelle à mettre en œuvre la politique 
définie par le chef de l’Etat pour trouver des solutions rapides aux 
difficultés sociales et économiques accentuées par la flambée du prix 
des 
produits de consommation courante sur les marchés internationaux 
(produits 
pétroliers, lait, blé, riz etc.). 
Cette tension interne artificielle est alimentée au sein du PDS par une 
poignée d’intrigants et de courtisans qui ont fini de révéler leurs 
talents en matière d’hyper activisme immobile et de positionnement dans 
le 
vide. La question n’est pas d’être pour ou contre Macky Sall, Pape Diop 
ou 
Karim Wade, qui travaillent pour la même cause, mais d’aider le chef de 
l’Etat à gagner les défis de la modernisation du PDS et de l’émergence 
du 
Sénégal dans une Afrique unie. D’où son appel à cesser les bavardages 
et 
les murmures malsains pour se concentrer sur l’essentiel, profitant de 
l’occasion pour préciser qu’il n’avait pas de dauphin et que celui ou 
celle qui voudra lui succéder devra passer par le filtre démocratique 
de 
l’élection au suffrage universel direct. Comme on pouvait s’y attendre 
les 
squales de la politique politicienne obnubilés par leurs petites 
ambitions 
reprirent des plus belle leurs manœuvres souterraines dans leur but de 
discréditer les réformes annoncées. 
Principales cibles d’attaques régulières orchestrées et d’un lynchage 
médiatique incessant, Karim Wade et Abdoulaye Baldé continuent 
d’innover 
imperturbablement dans la discrétion et la modestie, en cela ils 
dérangent 
de puissants groupes d’intérêt occultes qui avaient fini de penser que 
le 
Sénégal était leur propriété privée. Il faut rappeler que ces hommes de 
confiance du Président de la République ont subi dans un passé récent 
de 
vaines tentatives de déstabilisation et d’intoxication auprès de 
l’opinion 
nationale et internationale dont ils sont sortis renforcés : la rumeur 
farfelue et désopilante d’une arrestation du Président de l’ANOCI par 
la 
douane française, l’affaire des prétendus pots de vin de la corniche 
soulevée par un mythomane précoce manipulé (plus pigeon que corbeau). 
Toutes ces affaires montées en épingle par une presse bien peu 
regardante 
sur la déontologie se sont dégonflées lorsque les mis en cause ont 
saisi 
la justice républicaine pour rétablir la vérité. Au moins auront-ils 
appris que toute grande ambition aussi noble soit elle doit toujours 
faire 
face à une grande hostilité, Confucius avait déjà mis en garde ses 
contemporains : « Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras 
contre 
toi ceux qui voulaient faire la même chose, ceux qui voulaient faire le 
contraire et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire ». 
En 
désespoir de cause ne pouvant plus remettre en cause, le sens du 
management, la compétence, l’intégrité et l’audace du duo de choc 
Karim/ 
Baldé, une meute d’éditorialistes, de manipulateurs d’opinion et de 
terroristes intellectuels ont cru bon d’inventer la discrimination 
biologique et le délit de filiation (quid des jumeaux Kascynsky, du 
couple 
Clinton, et de la famille Bush) pour dénoncer l’avènement imaginaire 
d’une 
dynastie rampante malgré le démenti cinglant servi par le porte parole 
du 
Président de la République. Leur argumentaire bancal ne résisterait pas 
à 
une analyse sérieuse et sereine, en outre il dégage des effluves 
nauséabonds d’intolérance, d’ignorance et de mépris des dispositions de 
notre loi fondamentale : la Constitution du 22 janvier 2001 adopté par 
référendum par une écrasante majorité du peuple sénégalais. 
Celle-ci dispose pourtant bien en son article 7 que «tous les êtres 
humains sont égaux devant la loi » et qu’il « n’y a au Sénégal ni 
sujet, 
ni privilège de lieu de naissance, de personne ou de famille ». 
L’article 
28 clôt ce débat stérile et prématuré en disposant clairement que « 
tout 
candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de 
nationalité sénégalaise, jouir de ces droits civils et politiques et 
être 
âgé de 35 ans au moins le jour du scrutin ». Karim Wade, c’est une 
évidence, est citoyen sénégalais au même titre que Massamba, Mademba, 
Mariama, ou Martin, sujet juridique titulaire de droits et soumis à des 
devoirs. Par conséquent on ne peut être plus républicain que le texte 
fondamental de la République. C’est pourquoi il est scandaleux indécent 
et 
inélégant de vouloir soumettre un compatriote (fusse t’il le fils du 
Président de la République) à un apartheid qui ne dit pas son nom, 
chaque 
citoyen sénégalais s’il remplit les conditions constitutionnelles et 
légales et se soumet aux exigences du suffrage universel est 
potentiellement un candidat à toutes les fonctions politiques 
électives. 
Le suffrage universel direct tire sa noblesse de l’abolition de la 
noblesse comme critère d’accès aux postes de direction et du postulat 
de 
base selon lequel tout électeur est éligible. Tout le reste n’est que 
ratiocinations et sophismes de gourous intellectuels qui veulent 
insulter 
l’intelligence et le libre arbitre des citoyens sénégalais, refusant de 
tirer les leçons du camouflet du 25 février 2007. Pour notre part nous 
sommes convaincus que l’après Wade, que certains tentent vainement de 
précipiter, sera indubitablement Wadiste dans la mesure où le 
libéralisme 
démocratique, social, humaniste et panafricain rayonnera sur le champ 
politique sénégalais. 
CONTRIBUTION La Génération du concret, une épreuve, un défi pour la 
jeunesse africaine 
 
Article Par Mahamat Saleh Abdallah KENDJIMI, 
Paru le Mardi 10 Jui 2007 
 
En Afrique, nous sommes en retard sur le plan de l’évolution réellement 
énoncée avec des résultats et des preuves palpables, en retard 
concernant 
la volonté d’engagement. Néanmoins, ce dernier temps nous sentons une 
certaine amélioration avec le déploiement de véritables expertises de 
la 
jeunesse de ce continent dans leurs pays respectifs. L’exemple le plus 
brillant est le nouveau concept de «la Génération du concret» 
qu’incarne 
le jeune Karim Wade, avec le soutien inconditionnel d’une équipe des 
jeunes technocrates entre autres : Abdoulaye Baldé, Cheikh Diallo, et 
j’en 
passe. Nous devons être très fiers de ces artisans férus de prouesses 
qui 
se débrouillent presque seuls pour inscrire en lettre d’or une page de 
l’histoire du développement du Sénégal dans les anales des nations. Des 
Karim Wade, il y en a potentiellement dans toutes les disciplines de la 
créativité artistique, littéraires, scientifiques, etc. Ce qui manque, 
c’est le soutien et l’émulation de nos créateurs par les dirigeants, et 
surtout la société civile. Cependant, ce concept très riche est porté 
ce 
dernier temps, au niveau politique pour essayer de faire comprendre 
ipso 
facto aux peuples que c’est un moyen qui permet au fils de succéder à 
son 
père de président. A mon avis, je traduis cela comme un débat dépourvu 
de 
sens, du moment où ce peuple est mature et portera son choix le moment 
venu sur qui construira le pays, sans ignorer Karim étant contribuable 
sa 
position et sa citoyenneté l’autorisent, même s’il na pas des ambitions 
politiques, et ceux qui n’aiment pas la personne de ce dernier doivent 
au 
moins reconnaître ses qualités et ses actes, en même temps se réjouir. 
Et 
même si c’était le cas, il me semble très salutaire, parce que les 
actes 
posés par cet expert en finance sont positifs et contribuent à 
l’émergence 
du Sénégal. En revenant sur le slogan «Génération du concret», qui est 
une 
vision nouvelle, tout ce qui touche aux faits, à la réalité par 
opposition 
à la théorie, ou de ce qui est réel par opposition à l’abstrait. Elle 
est 
aussi un cercle des jeunes qui veulent donner par le travail, le combat 
une nouvelle image à l’Afrique en disant toujours « pourquoi et comment 
» 
sortir de cette raque. Aujourd’hui les faits, les résultats sont bien 
précis : des nombreux chantiers entrepris à Dakar traduisent cette 
concrétisation, à première vue on n’y trouve des tunnels qui étaient 
des 
luxes ou plutôt des modernités occidentales(ou il faut faire la France 

les Etats-Unis, la Grande-Bretagne … pour les découvrir), devenant une 
réalité dans une capitale africaine… Mais, plusieurs confrères ignorent 
jusqu’aujourd’hui cette représentation, parce qu’ils sont ni consultés 
ni 
impliqués lors de la rédaction du projet. Et d’autres pensent que c’est 
une institution publique à caractère administrative, il ne faut pas 
qu’on 
oublie, qu’il doit gérer des intérêts privés qui se trouvent être les 
nôtres. Dans ce cas, qu’on le veuille ou non, nous les jeunes, nous 
avons 
le droit de regard sur ce qui nous concerne. Autrement dit, si ensemble 
nous voyons positivement «la Génération du concret», en adhérant et en 
soutenant les intelligences, notre avenir sera certain. 
LA PARITE AU SENEGAL Enjeux politiques, culturels et éducatifs 
 
Article Par Mademoiselle Bathè DIOP professeur de lettres au lycee, 
Paru le Mercredi 11 Jui 2007 
 
Au-delà de la question politique, la parité nous semble soulever des 
questions d’ordre culturel et religieux qui postulent de concevoir une 
voie sénégalaise et démocratique de l’émancipation de la femme. Ne 
faut-il 
pas se rappeler avec Montesquieu, que la loi, bien qu’universelle, est 
toujours déterminée par les réalités particulières de chaque pays ? Ce 
même auteur écrit : «La loi, en général, est la raison humaine, en tant 
qu’elle gouverne tous les peuples de la terre ; et les lois politiques 
et 
civiles de chaque nation ne doivent être que les cas particuliers où 
s’applique cette raison humaine. Elles doivent être tellement propres 
au 
peuple pour lequel elles sont faites, que c’est un très grand hasard si 
celles d’une nation peuvent convenir à une autre.» La question qui se 
pose, dès lors, est de savoir : quel type de parité pour le Sénégal ? 
S’agit-il tout simplement d’octroyer des postes aux femmes ? La parité, 
doit-elle être un mimétisme ? La parité, peut-elle se faire sans que 
les 
valeurs culturelles et religieuses ne soient bafouées ? Chaque peuple a 
son histoire, sa tradition, ses mœurs et ses références, en somme, une 
originalité qui lui est propre. Ainsi, ce qui particularise l’Occident 
ne 
particularise pas forcément l’Afrique et le reste du monde. Aussi, 
faut-il 
que les politiques d’émancipation de la femme s’enracinent dans les 
valeurs de civilisation du Sénégal. La lutte pour la parité est avant 
tout 
donc, une affaire de culture. La culture, étant définie par Bronislaw 
Malinowski comme «un système d’objets, d’activités et d’attitudes dont 
chaque élément constitue un moyen adapté à une fin», il est judicieux, 
de 
songer à adapter toute innovation, toute loi étrangère à l’esprit et 
aux 
principes de la société qui la reçoit. C’est cette prise de conscience, 
qui a été à l’origine du mouvement de la Négritude, dont l’un des 
animateurs, le père de la Nation sénégalaise, a toujours prôné le 
respect 
et la préservation de la diversité culturelle de l’humanité. Pour 
Senghor 
: «Il s’agit que tous ensemble -tous les continents, races et nations 
-, 
nous construisions la Civilisation de l’Universel, où chaque 
civilisation 
différente apportera ses valeurs les plus créatives parce que les plus 
complémentaires.» Dès lors, il nous faut inventer «une parité» conforme 
à 
notre identité culturelle négro-africaine car reconnaît encore le 
président- poète, «il s’agit d’assimiler et non pas d’être assimilé 
».Autrement dit rester soi pour vivre. En effet, mesdames, messieurs, 
tout 
doit partir de notre connaissance de nous-mêmes, de notre environnement 
social, pour éviter de nous perdre dans un contexte de mondialisation 
et 
d’uniformisation des valeurs qui menacent notre identité. Dès lors, 
quelles valeurs endogènes africaines pouvons-nous convoquer aujourd’hui 
pour promouvoir l’émancipation politique de la femme sénégalaise ? La 
réponse nous vient d’un autre grand penseur de notre renaissance 
culturelle, le Professeur Cheikh Anta Diop. En effet, au chapitre III 
de 
son monumental ouvrage, L’Unité culturelle de l’Afrique noire, il nous 
rappelle les structures profondes et originelles de notre culture. Il 
nous 
enseigne que contrairement au berceau nord, le berceau méridional 
qu’est 
l’Afrique, est marqué par le système matriarcal au sein duquel, la 
femme 
jouit d’un statut honorable qu’on ne trouve dans aucune société du 
berceau 
nord. Dans les sociétés traditionnelles négro-africaines, la femme 
jouit 
du droit de propriété et d’une citoyenneté totale qui lui permettent 
d’occuper les plus hautes fonctions. C’est ainsi que Cheikh Anta Diop 
nous 
rappelle qu’ : «il est notable, qu’au premier millénaire avant notre 
ère, 
c’est-à-dire à une époque qui se situe entre la guerre de Troie et 
Homère, 
les pays méridionaux pouvaient déjà être gouvernés par des femmes. » 
Toujours dans son œuvre, il précise : «A l’origine, dans chaque clan 
(en 
Egypte), c’est à l’élément féminin- et à lui seul- que revenait 
l’ensemble 
de l’ héritage.» Ce statut de la femme est loin du modèle occidental où 
la 
femme n’avait ni le droit à la propriété, ni le droit à l’héritage. 
Nous 
avons donc dans notre système culturel des principes, des modèles, des 
figures emblématiques pour donner naissance à une femme africaine ayant 
les mêmes prérogatives que les hommes et pouvant assurer les mêmes 
fonctions qu’eux. Il ne s’agit pas mesdames, messieurs, de rejeter la 
parité mais de puiser dans nos valeurs propres pour construire notre 
modernité, pour promouvoir un modèle sénégalais d’émancipation de la 
femme. De même que nous devons interroger notre négritude pour 
concevoir 
une forme africaine d’émancipation de la femme, de même, nous devons 
tenir 
compte de nos valeurs religieuses pour inventer une politique genre 
conforme à l’esprit et à la loi de notre religion. Là également, il ne 
s’agit pas de copier servilement, mais de semer et d’enraciner des 
graines 
modernes dans notre sol traditionnel. La question de la femme et de la 
famille est au cœur des systèmes religieux et culturels. Chaque société 

son modèle de femme et de famille qui lui permet de se reproduire et 
d’assurer sa survie. Aussi, l’Islam accorde-t-il un intérêt particulier 
au 
statut de la femme : son texte fondateur, le Coran, dédie à celle-ci 
une 
sourate entière : «Al Souratoul Nisaa»; sa loi, qui se veut immuable, 
s’est prononcée sur le statut de la femme, sa relation avec les hommes, 
ses fonctions familiales et sociales. Même si l’Islam reconnaît une 
égale 
dignité à l’homme et à la femme, il ne prône pas un égalitarisme 
réducteur 
qui assimilerait homme et femme. En effet, il faut le rappeler, le 
système 
social postulé par l’Islam reconnaît l’autorité parentale à l’homme en 
ce 
sens qu’il lui incombe le versement de la dot, l’entretien de la femme 
et 
des enfants ; par ailleurs conformément à son système patriarcal dont 
le 
but principal est la protection et la sécurité de la femme, l’Islam 
accorde à l’homme la part double de l’héritage. Cela ne signifie point 
un 
mépris ou une discrimination à l’égard de la femme, mais un devoir de 
responsabilité de l’homme envers sa mère, sa sœur, son double et sa 
moitié. Si nous rappelons donc ces principes, c’est pour induire que 
toute 
politique d’émancipation de la femme doit tenir compte de ces 
prescriptions religieuses qui concernent la majorité de la population 
sénégalaise. Il nous faut, une émancipation de la femme conforme à 
l’esprit et à la loi islamiques. Pour réussir une parité démocratique 
enracinée dans nos valeurs de civilisation, il ne s’agit pas d’octroyer 
aux femmes une parité mécanique et artificielle, mais de promouvoir un 
système éducatif, démocratique et populaire qui assure aux garçons et 
aux 
filles les mêmes chances et les mêmes compétences. En vérité, 
l’émancipation de la femme doit être un mérite. Pour ce, un préalable 
s’impose : c’est la formation. Est- ce la raison pour laquelle nous 
assistons à une politique de la scolarisation des filles ? Aussi 
faut-il 
promouvoir une politique éducative qui garantisse à toutes les filles 
la 
même instruction et la même formation que les garçons. Pour ce faire, 
il 
faut une campagne d’information et de sensibilisation pour que les 
pesanteurs sociales et les préjugés culturels cessent de constituer des 
obstacles à l’accès et au maintien des filles à tous les niveaux du 
cursus 
scolaire. C’est seulement dans ces conditions que l’école sénégalaise 
pourra produire des femmes capables de conquérir légitimement leur 
place 
dans la société. Il ne s’agit pas que les hommes octroient la parité 
aux 
femmes, mais bien que les femmes par le savoir, le mérite, la 
compétence 
réussissent à prendre d’assaut les forteresses réservées encore aux 
hommes 
: professions, postes électifs, responsabilités politiques… 
bathediop@hotmail.com 
CHRONIQUE DE BABACAR JUSTIN NDIAYE Conflit rampant 
 
Article Par BABACAR JUSTIN NDIAYE, 
Paru le Vendredi 13 Jui 2007 
 
Tensions et crispations itératives ont lourdement pavé le vieil axe 
Banjul 
– Dakar. Mais, en ce mois de juillet, la nervosité routinière chez Yaya 
Jammeh, cède la place à une escalade qui prend l’ascenseur depuis la 
capture des camions et des camionneurs gambiens en Casamance. A cet 
égard, 
les signes avant-coureurs d’un clash, inventoriés à Banjul, sont si 
alarmants que certains observateurs, croient dur comme fer, que l’un 
des 
Etats pourrait entraîner l’autre, sur la pente d’une guerre. Question 
impossible à réprimer : qu’est ce qui empoisonne ou pollue les 
relations 
entre Jammeh et Wade ? La réponse coule de source mais ne charrie pas 
d’emblée tous les éléments secrètement explicatifs d’une confiance 
introuvable entre les deux chefs d’Etat. Il va sans dire que le premier 
niveau de décryptage désigne les pesanteurs géographiques et les 
répercussions de la crise en Casamance. L’un des meilleurs spécialistes 
français de la géopolitique Yves Lacoste recommande : « Chaque matin, 
regardez la carte avant de débuter la journée de travail... ». En 
regardant attentivement la mappemonde, le Professeur burkinabé Joseph 
Ki 
Zerbo s’est s’exclamé : « La Gambie ressemble à une banane enfoncée 
dans 
la gueule du Sénégal ! ». D’où l’éternelle crainte des dirigeants 
gambiens 
(Daouda Diawara comme Yaya Jammeh) d’être broyés par les mâchoires 
sénégalaises. Du côté de Dakar, on se demande si la « banane » 
gambienne, 
telle une mangue verte, ne va pas via la Casamance, flanquer une 
colique 
mortelle au Sénégal. Voilà établis le décor et le contexte qui font 
croître inexorablement la tension ; puis favorisent par voie de 
conséquence, une quête frénétique du renseignement (militaire comme 
politique) qui est un produit vital – mais parfois explosif – pour tout 
Etat. Et puisqu’ « un pays fait son histoire mais subit sa géographie » 
(Bismarck dixit) le Président Wade et l’Etat major sénégalais 
s’informent, 
avec avidité, sur le sanctuaire naturel que constitue la Gambie, pour 
toute dissidence acculée et bousculée au Sénégal. Même attitude chez 
Jammeh et ses stratèges qui n’ont pas tort de croire que tout coup 
fourré 
contre leur pays, proviendra forcément de l’espace aérien, maritime ou 
territorial sénégalais. Visiblement, la fiabilité et l’exploitation du 
renseignement sont spécifiquement et dangereusement au cœur du déficit 
chronique de confiance entre les deux capitales. Dans son ouvrage 
intitulé 
Art de la guerre le Baron Antoine de Jomini pose la question : « 
Comment 
un homme peut-il dire ce qu’il devrait faire lui-même s’il ignore les 
intentions de son adversaire ? ». Voilà une interrogation qui a 
toujours 
mis à l’épreuve les chefs et les hommes d’Etat. Les Présidents Jammeh 
et 
Wade y échappent d’autant moins que le cancer politico-militaire qui 
sévit 
en Casamance, mine le Sénégal et enfièvre la Gambie. Or le moyen 
indépassable pour connaître les intentions d’un ennemi réel ou 
potentiel, 
reste le renseignement qui, entre autres vertus, permet au décideur de 
parvenir (avant décision) à une connaissance objective des faits à 
partir 
de sources soumises à une critique constante et systématique. Comble de 
rigueur et de sérieux : l’exploitation du renseignement exige le 
croisement de toutes les informations secrètes et « ouvertes » et 
provenant de tous les horizons. Last but no least, l’attitude 
psychologique du chef politique à l’égard du renseignement est 
capitale. 
En effet, l’ouverture d’esprit, la capacité du décideur politique à 
accepter des conseils y compris dans ses domaines réservés, sa 
persévérance dans les décisions stratégiques de longue durée, sont des 
facteurs qui conditionnent sa relation avec le renseignement. Les 
impératifs (ci-dessus condensés) dans le traitement du renseignement 
dans 
un pays bien gouverné, prévalent-ils de part et d’autre de la frontière 
sénégalo-gambienne ? Le doute est permis. A Banjul, c’est un officier 
subalterne qui est à la barre. Pire, la sénégalophobie est son pain 
quotidien. A Dakar, c’est l’amateurisme d’Etat d’une alternance plus 
politicienne que régalienne dans ses mœurs et réflexes ; malgré 
l’existence de services et d’hommes du renseignement rodés et 
performants. 
D’où l’aisance avec laquelle, les virtuoses de l’embrouillamini 
malaxent 
le vrai et le faux pour en faire du vraisemblable proposé aux 
dirigeants 
des deux pays. Et puisqu’ « on ne ment jamais autant que pendant la 
guerre 
et avant les élections » (d’après Clemenceau) l’interminable crise 
casamançaise et ses ondes de choc fournissent du grain à moudre aux 
nombreuses officines de renseignement qui, à leur tour, exagèrent pour 
être lourdement budgétisés. L’Amiral Canaris, patron des services 
secrets 
de Hitler (de 1935 à 1945) disait à ses subordonnés : « Le 
renseignement 
est un métier de seigneurs ». En Afrique, c’est fâcheusement l’affaire 
des 
flibustiers qui peuplent les polices parallèles dont les chefs d’Etat 
sont 
très friands. Ainsi, les informations de valeur A1 s’agrègent aux 
renseignements les plus fantaisistes. Toutefois, la conjoncture 
valorise 
tellement l’information que le tuyau crevé, par ricochet, se vend bien. 
En 
Gambie où dictature rime avec police secrète, la NIA est une véritable 
industrie du secret grandement dopée par la paranoïa de Jammeh. Son 
programme de recherche est actuellement centré sur l’espace sénégalais 
où 
évolueraient le Colonel fuyard Ndiour Thiam, les officiers Khalifa 
Badjinka et Ahmet Sall. Les services gambiens auraient localisé un 
opposant politique dans une chambre de l’hôtel Ngor Diarama. Bref, 
Banjul 
dit tout mais ne prouve rien. En revanche, Dakar s’est enfermé dans un 
mutisme que les accusations abracadabrantes de Yaya Jammeh dans « The 
Observer » n’ont pas rompu. Dans ce journal, le Président Jammeh 
indique 
que la Casamance abrite une base d’entraînement de traîtres gambiens 
chapeautés par le fameux Kamougué. Néanmoins, le gouvernement aux 
prises 
avec Bolloré déjà indexé comme pyromane en Côte d’Ivoire, doit 
redoubler 
de vigilance dans ce ventre mou qu’est la Casamance. Et être attentif 
aux 
faits et gestes de la très active ambassade, à Banjul, de l’Etat 
taiwanais 
toujours ulcéré par le lâchage de Wade au profit de Pékin. Pourvu que 
Wade 
et Jammeh parviennent à extraire le renseignement de qualité du fatras 
d’informations que de cupides pêcheurs en eau trouble amoncellent. 
L’élargissement de prison, hier, du Colonel Vincent Jatta est peut-être 
un 
signe annonciateur d’un regain de lucidité et d’une amorce de dégel. 

 

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Modifié en dernier lieu le 20.07.2007
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