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L'amère PATRIE

 
«Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle». Chateaubriand 
LE QUOTIDIEN 11-07-2008 : 
Jacques Habib Sy, directeur de Aide Transparence : «Le Sénégal a atteint un point d’incandescence. 
Professeur en Sciences de la communication ayant enseigné dans plusieurs universités américaines, journaliste, Jacques Habib Sy, actuel directeur de l’Ong régionale africaine, Aide Transparence, passe en revue la situation actuelle du Sénégal, plongé dans une crise économique, financière et sociale et des dérives sans précédent, sous le règne du Président Wade. Agressions, tortures physiques et morales sur des journalistes, des opposants, des gens de la société civile; bref, tous ceux qui ne sont pas dans les grâces du régime. Comment vous analysez plus profondément ce phénomène aujourd’hui ? 
Il faut l’analyser sous le double aspect des luttes sociales qui sont en train de s’intensifier, mais aussi entre les puissances industrielles et les pays dominés. Depuis 2000, une rupture superficielle est intervenue dans la gestion de l’appareil d’Etat. Il a fallu d’ailleurs aller chercher Wade à l’extérieur du pays où il se morfondait pour lui faire prendre la direction de la coalition qui aspirait au pouvoir. En introduisant la plateforme politique du libéralisme tropicalisé dans le champ institutionnel, Wade accepte délibérément le même corset qui place tous les pays dominés par le capitalisme mondialisé, dans une situation de fragilisation extrême de leurs économies et d’une oppression sociale accélérée. Il convient de répudier la proposition selon laquelle il y aurait une «exception sénégalaise». Nous ne sommes à l’abri d’aucune dérive et des soubresauts de l’histoire qui caractérisent l’Afrique contemporaine. Les acteurs politiques, quelle que soit la forme d’expression organisationnelle qu’ils choisissent, sont pour ainsi dire interpellés par une seule question: les combinaisons politiques et les alliances circonstancielles auxquelles ils s’essaient, s’attaquent-elles aux véritables problèmes de la lutte contre le capitalisme mondialisé, l’exploitation et l’oppression sociales ou contribuent-elles davantage à masquer et, ce faisant, à retarder les impératifs pour l’avènement de sociétés débarrassées du pillage capitaliste et pour la prise du pouvoir par les classes sociales les plus opprimées et les plus exploitées ? Qu’il s’agisse du libéralisme vécu sous M. Wade ou du socialisme libéral auquel nous avions cru tourner le dos en 2000, ces deux idéologies très métissées n’apportent pas des réponses satisfaisantes ou même temporairement acceptables à la crise multidimensionnelle extrême que traverse aujourd’hui, le pays. Il faudra réinventer la politique, bousculer les dogmes idéologiques. Mais nous ne pouvons pas nous confiner dans cette sorte d’immobilisme dans lequel notre classe politique semble vouloir s’enfermer. Il y a trop de complaisance, voire de compromissions idéologiques mortelles. Les intellectuels doivent s’interroger, se remettre en cause, discuter sans préjugés pour faire faire un bond significatif aux luttes sociales. Il est d’ailleurs étonnant que les intellectuels, producteurs de sens et de contributions écrites de haute facture, ne se croient pas obligés de s’engager davantage dans ces luttes.  
N’est-ce pas une manière d’encourager la violence d’Etat ? 
L’autre versant de cette apathie intellectuelle et idéologico-politique, c’est le champ libre laissé à la violence institutionnelle, à l’arbitraire, aux agressions physiques, aux emprisonnements abusifs et récurrents de journalistes et, pour tout dire, à une forme de dictature à peine masquée qui se déroule sous nos yeux, sans que des réponses appropriées et massives à la mesure des enjeux ne viennent en contrecarrer significativement le déroulement. Cela dit, la mobilisation citoyenne et la prise de conscience qui l’accompagne parmi les journalistes et l’ensemble des couches populaires, au sein de la jeunesse surtout, autorisent l’optimisme, mais un optimisme vigilant.  
Les compromis «historiques» qui sont en train d’être noués par les classes dominantes, les élites politiques, les barons économiques et une frange maraboutique bien localisée qui s’est transmuée en une plateforme d’opérateurs économiques qui exploitent délibérément la grande masse de croyants dans l’attente d’un messie, d’un miracle peut-être ou simplement de nouvelles raisons d’espérer, doivent être examinés sérieusement. Qu’elles le veuillent ou non, les élites religieuses sont parties intégrantes du jeu politique. La société civile, les partis politiques en premier lieu, les commerçants et les hommes d’affaires ont légitimé, sans aucune clause de sûreté, l’hégémonisme des chefs religieux qui ont décidé de s’investir ouvertement ou souterrainement dans la politique. Le pouvoir confrérique est d’ailleurs interpellé au plus haut niveau par cette question quintessencielle.  
La structure mondiale aux plans financier et politique se traduit par des violences. Mais pourquoi ces violences s’expriment avec autant de brutalité et de férocité dans nos pays, et notamment au Sénégal ? 
Elles tendent à remettre en cause de façon plus vigoureuse l’équilibre fragile sur lequel repose la domination capitaliste. Or, le Sénégal est un pivot essentiel du dispositif géostratégique français, américain, chinois et japonais. S’il tombe, il y aura un effet domino qui n’épargnera aucun pays de l’ancien ensemble aoéfien et aéfien. En outre, la jeunesse au Sénégal qui chôme à hauteur de 60 %, plus peut-être, a des choix limités qui consistent à s’enfoncer avec une témérité stupéfiante dans les profondeurs océanes ou à s’inscrire dans la compétition pour accéder à la violence, qu’elle pourrait légitimer par les injustices criardes que tout le monde voit parfaitement. Les masses paysannes sont excédées par les politiques d’ajustement qui les étranglent et sont prêtes à en découdre avec tout pouvoir qui déciderait de porter atteinte à leur dignité de citoyens libres, en voulant accaparer leurs terres ou à leur imposer une politique de «vérité des prix» irréaliste et scandaleuse. Ce sont ces formes d’ajustement structurel, appliquées à l’aveuglette et étroitement surveillées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui sont rejetées par les peuples sénégalais et africains. Les Africains n’ont pas hésité à descendre dans les rues par centaines de milliers au Niger, au Kenya ou en Ethiopie pour s’opposer à des politiques qui les affament et les tuent à une échelle inégalée dans les temps modernes (...)  
Toutes ces populations surexploitées et opprimées pourraient à tout moment, décider qu’elles ne laisseraient plus le monopole de la violence aux classes dominantes. Et à ce moment-là, on assistera à des ruptures dramatiques qui retarderaient le progrès social. Le Sénégal n’est nullement à l’abri de telles turbulences. Et nous avons atteint un point d’incandescence maximale, avec l’inflation galopante à un point inégalé depuis l’indépendance, le chômage galopant, plus de 56 % de gens vivant au-dessous du seuil de la pauvreté, l’inertie humaine, la misère, la faim, la malnutrition, etc.  
Ces 56% font l’équivalent de ceux qui ont voté pour Abdoulaye Wade en 2007… 
Je ne suis pas sûr que tout ce monde ait voté en faveur de Wade. Toujours est-il que cela traduit une très grande déception par rapport à ce que pouvait représenter l’homme en 2000 surtout, et à ce que pouvait représenter ce tournant décisif. Il y a eu des utopies et beaucoup de naïveté de la part de tous ceux qui ont porté Abdoulaye Wade au pouvoir, et j’en fais partie. En assumant ma part d’erreur à cette époque-là, je ne tomberais pas cette fois-ci dans un nouveau piège consistant à donner un chèque en blanc aux combinaisons politiciennes et à une réflexion politique en perte de vitesse. Ce serait irresponsable de notre part. Il faut agir dans la vigilance et avec la plus grande circonspection. Les erreurs de la «gauche historique», des «socialistes» et des « marxistes» en général doivent être passées au crible d’une critique et d’une autocritique sans complaisance. Au lieu de cela, j’ai la nette impression qu’il y a une sorte de fuite en avant, une attitude du «ôte-toi de là que je prenne ta place». C’était le fameux slogan «na dem, na dema dem» (qu’il s’en aille, qu’il s’en aille) doublé par la clameur du «Sopi» (changement en wolof). Où cela nous a-t-il mené et pourquoi appelle-t-on le peuple sénégalais à rééditer la même erreur pratiquement dans les mêmes conditions ? Certains poussent le cynisme jusqu’à prétendre qu’il n’y aurait pas autre chose que le libéralisme mondialisé comme approche aux problématiques du développement et de la libération nationale ou même de la lutte pour la démocratie nationale. Amady Ali Dieng a parfaitement raison de dire que la lutte des places s’est substituée à la lutte des classes dans la tête de certains. Cette partie de la gauche s’est soumise avec armes et bagages aux forces du marché et pousse le cynisme jusqu’à revendiquer ouvertement et explicitement cette forfaiture. 
Il faut avoir le courage de reconnaître qu’il y a une déficience de la pensée politique, mais surtout de l’action. Ceci est dû au fait -et j’en parle avec humilité- que les conditions de la lutte sont extrêmement dures au Sénégal et dans les pays africains. Nous sommes frappés de plein fouet par la pauvreté ; les gens pensent davantage à survivre dans cet enfer. Les partis politiques de l’opposition n’ont pas accès à une manne financière importante. Seul le parti qui contrôle l’appareil d’Etat, accède de façon presque illimitée à la manne financière et budgétaire étatique. Il y a cette accélération outrancière de la financiarisation de l’activité politique, introduite par les socialistes, puis accélérée par les libéraux dans une mesure qui défie l’entendement. On n’a jamais vu autant de milliards se balader sur le front politique. En conséquence, il y a des circonstances aggravantes et défavorables de l’opposition politique organisée.  
Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras, au contraire. Il faut resserrer les rangs, il ne faut pas jeter l’idéologie par-dessus bord ; il faut voir de façon très lucide la meilleure façon dont ces alliances-là peuvent se nouer. On ne doit pas accepter qu’elles se nouent au détriment de l’objectif stratégique final. Et c’est cet objectif stratégique final sur lequel justement, la nouvelle structure qui a été créée, c’est-à-dire cette alliance entre la société civile et la société politique, à proprement parler, est en train de réfléchir. Mais il faut interpeller cette nouvelle alliance circonstancielle. Et il faut le faire dès maintenant, parce que la société civile comme la société politique est éclatée, marquée par des tendances centripètes alimentées très souvent par des inimitiés liées au contrôle du pouvoir politique et étatique. Il n’y a même pas un discours très cohérent du point de vue de l’analyse politique, économique et systémique. Cela est dû au fait que les intellectuels, les universitaires et autres jouent un rôle marginal au sein de cette société civile et politique. Des textes importants, des analyses socio-anthropologiques auraient dû précéder les Assises nationales et servir de terreau aux discussions. Le texte de départ qui a été proposé ne pose pas les vrais problèmes. Je n’approuve pas l’attitude consistant à dire qu’il ne faut pas individualiser les débats, ni attaquer les principes et les modes de gestion adoptés depuis un demi-siècle. Il faut discuter de tous les problèmes et permettre à toutes les sensibilités de s’exprimer à un niveau micro ou macro, et ensuite faire des synthèses acceptables. La question du financement des Assises aurait pu être réglée en amont et, ensuite, encourager une large participation des populations qui y auraient adhéré. Mais malgré ces couacs, nous soutenons les Assises nationales et allons y participer activement.  
La promiscuité qui semblait exister entre le Front Siggil Sénégal et les acteurs civils, les hommes d’affaires, les syndicalistes, etc. a été plus ou moins levée. Je m’étais ému en privé à l’époque de ce que le Bureau des Assises nationales était en majorité représenté par des individus dont les états de service doivent être jugés sans complaisance par les participants. Je ne suis pas sûr qu’en procédant à de telles critiques approfondies et très bien documentées, nous puissions parvenir à des consensus immédiatement opérationnels. Cela dit, je ne voudrais préjuger de rien et prendre le train en marche. On verra ce qu’il en sortira et si le train pourra arriver à bon port avec toutes les promesses de départ. Mais, il ne faut jamais perdre de vue l’interrogation fondamentale : qu’est-ce nous voulons changer dans la façon dont le système marche actuellement ? Est-ce que nous voulons laisser le système en place, c’est-à-dire le pacte néocolonial qui nous a guidé jusqu’ici, ou voulons-nous le remettre en cause, et dans quelle direction ? 
Réellement, les Assises nationales, dans leur configuration, leurs termes de référence, leurs perspectives, sont-elles capables de répondre à ces interrogations ? 
Je continue de me poser ces questions et je crois que c’est le cas dans tous les camps. Les défections enregistrées, surtout celle de l’ancien directeur de la Bad (Babacar Ndiaye : Ndlr), pose crûment la pertinence des choix arbitraires opérés pour piloter les Assises. Et puis, pourquoi mettre aux postes de commande un ancien fonctionnaire du Fmi qui a pratiqué l’ajustement structurel pur et dur et assumé des fonctions ministérielles tumultueuses à cause de ses choix politiques et macro-économiques ? Pourquoi choisir de nommer les deux membres d’un couple dans le même Bureau, comme s’il y avait une pénurie de cadres lucides et méritants dans ce pays ? C’est une question que l’on peut légitimement se poser. La coloration politique du Bureau des Assises est trop marquée avec la présence de socialistes connus pour la part qu’ils ont prise dans la gestion du pays. Il aurait fallu un dosage mieux équilibré. Il me semble donc qu’il y a évidemment beaucoup de lacunes. Mais, ce n’est rien que de normal. C’est un processus qui est en train de prendre forme. Lorsque les discussions véritables auront commencé, il est certain que toutes les problématiques que j’ai évoquées tout à l’heure, pourront ressurgir, puisqu’on voit de nouvelles composantes de la société se joindre à l’initiative de dialogue national ; ce qui va sans certainement achalander l’étalage idéologique et programmatique des Assises. Mais cela ne suffit pas. Il faut qu’il y ait de nouvelles conditions qui soient créées par ces acteurs-là et surtout, il faudra assurer une participation prédominante et effective des masses populaires sans les appareils inhibiteurs d’usage, pour qu’il y ait une mue de la lutte pour le changement social au Sénégal. Et cela passera certainement par la remise en cause des erreurs fondamentales qui ont conduit à la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Par exemple, très peu d’entre nous ont déjà discuté et écrit sur la question de savoir si nous voulons faire le développement avec la Banque mondiale et le Fmi ou les y associer de manière contrôlée et très mesurée ? Comment nous définirons le développement ? Comment et avec quels moyens construire un Etat capable de répondre aux aspirations démocratiques et de progrès social du pays ? Avec quelles forces sociales, voulons-nous développer de telles politiques économiques, notamment les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté, ces ajustements déguisés ? Les secteurs de l’Education et de la Recherche scientifique et technologique ont été gérés de façon assez minable jusqu’ici. Elles exigent une mue soutenue, une transformation radicale alimentée par une vision à la fois réaliste et ambitieuse. Ainsi en est-il de pratiquement tous les secteurs. Il y aura sûrement de très bonnes résolutions finales, il faut l’espérer, et une feuille de route acceptable pour l’ensemble des acteurs impliqués. Mais il serait politiquement naïf de penser qu’il faudra utiliser ces conclusions des Assises comme de simples reliques. Au contraire, il faudra rapidement les dépasser à nouveau, les passer au crible d’une nouvelle critique à travers un processus encore plus inclusif.  
Ma seule crainte, c’est que, compte tenu de l’opportunisme et de l’absence de principes dans l’engagement militant pris généralement, il n’y ait des difficultés pour respecter scrupuleusement le pacte éthique et la feuille de route qui se seront dégagés de ces Assises. Rien n’est donc définitif ; tout est transitoire. Les Assises nationales sont un fleuve en perpétuel mouvement et participent d’une modalité de la construction nationale. D’autres formes seront sûrement trouvées lorsqu’elles arriveront à maturité. 
Vous êtes un observateur de la société sénégalaise. Au plan économique, comment va le Sénégal ? 
Il va très mal. Tous les agrégats économiques se portent au plus mal. Toute la production agricole a chuté ; la croissance s’est affaissée parce qu’elle ne peut plus être portée par des secteurs comme les Ics, la Senelec, la pêche, le tourisme et toutes nos industries ont été privatisées, bradées dans le désordre institutionnel le plus ahurissant, sans parler de secteurs de souveraineté comme l’eau, les télécommunications, les transports maritimes, le port, etc. Les nouveaux pactes noués avec les financements arabes aggravent la situation, même s’il faut se féliciter de la diversification des sources de financement. Mais on va construire des hôtels, des industries de plaisance, des souks… On va transformer en une machine infernale à exploiter, à avilir et à broyer, une jeunesse très fragile. Gorée, ce site sacré pour la mémoire collective africaine, n’est même pas épargnée. On s’apprête à en faire un site de dévergondage et d’insulte à la dignité des Africains et de toute la diaspora négro-africaine. Il faudrait donc désigner du doigt ceux qui sont responsables de cette situation dans son ensemble et non pas seulement depuis huit ans. Il faut que ceux qui ont été responsables de la gestion, pendant 40 ans, 10 ans ou 5 ans, peu importe, fassent leur autocritique et que leur action soit jugée. Chacun devra prendre sa part de responsabilité dans l’analyse des contradictions qui les ont conduit à commettre des erreurs sur le plan politique et dans la prise de décision économique. La situation économique dans laquelle nous nous trouvons, est désastreuse. Quand vous avez un Etat qui est si peu crédible qu’il n’arrive même pas à remplir ses velléités d’emprunt obligataire, il y a là de quoi s’interroger. La communauté internationale, les principaux bailleurs de fonds, les institutions plurilatérales et bilatérales qui soutenaient jusqu’ici le Sénégal, se posent tous des questions et sont dans le doute. Elles n’ont d’ailleurs pas hésité à observer les Assises au départ et à répondre positivement à l’invitation des organisateurs. Le niveau de décrépitude sociale, de souffrance, de misère psychologique, sociale, a atteint un point d’incandescence au-delà duquel ou c’est la folie collective, ou c’est la révolte. Ce qu’il faut craindre, c’est que nous en arrivions à ce système de jacqueries qui généralement ne débouchent pas sur des transformations radicales. C’est pourquoi, il faut privilégier des cadres adéquats de formation des citoyens, à l’intérieur desquels les citoyens puissent véritablement prendre l’initiative sur le terrain des luttes concrètes, marquées par une sorte de dolichocéphalie de la politique et de l’idéologie dominantes.  
Est-ce que cette situation potentiellement explosive que vous décrivez ne nous fait pas entrer dans l’intelligence de cette sortie de leur réserve des bailleurs de fonds, qui se sont exprimés et qui ont exprimé leur angoisse devant la situation que vit le pays ? 
Oui, c’est extraordinaire de voir un représentant de la Banque mondiale ou du Fmi s’exprimer dans les termes dans lesquels ils se sont exprimés. Ce n’est pas recevable et c’est une atteinte à l’expression de notre souveraineté nationale par de petits fonctionnaires insignifiants et, peut-être tout, aussi corrompus que ceux qu’ils dénoncent hypocritement aujourd’hui. Mais, c’est la réalité des relations internationales qui fait que nos ministères des Finances, nos présidences de la République, sont des institutions offshore de la Banque mondiale et du Fmi.  
Je suis optimiste en ce que le niveau de conscience sociale, la grande soif de justice sociale et de démocratie du peuple sénégalais s’affirme et s’affine de jour en jour. Et ce peuple-là est prêt à tous les sacrifices pour que la situation puisse changer. Il n’y a qu’à voir l’attitude éminemment patriotique des émigrés sénégalais qui contribuent bien plus que l’ensemble des bailleurs de fonds réunis pour que nous ne sombrions pas dans la barbarie. Mais à côté de cela, il faut exprimer de grandes inquiétudes, parce que la situation est instable ; elle peut basculer dans un sens ou dans l’autre à tout moment, avec un président vieillissant qui est presque en fin de règne. Qu’il le veuille ou non, ce sont des conditions biologiques qui vont lui commander de quitter le pouvoir, et nous pourrions à ce moment-là, nous trouver devant une instabilité sociale aux conséquences imprévisibles. Vous avez une atomisation de l’expression politique intra et extra partisane qui fait que tous les paris sont ouverts, toutes les hypothèses permises. 
Le danger ne pourrait-il pas venir aussi de cette volonté supposée du président de la République de vouloir transmettre le pouvoir par des micmacs constitutionnels ? 
Il ne faut pas se faire d’illusion. Le jeu est très clair : le président de la République veut installer son fils. Sinon pourquoi ce dernier se mettrait-il à organiser des galas de lutte et des structures de soutien à son action qui passent leur temps à chanter ses louanges ? Pourquoi voyagerait-il tout le temps avec son père et serait-il présenté aux Présidents ou aux grands de ce monde partout où le président s’en va ? Et pourquoi l’installe-t-on dans une position privilégiée, celle de l’Anoci, qui d’ailleurs va continuer, puisqu’il y a 75 milliards qui ne sont pas encore déboursés, et à partir desquels, on prétend vouloir continuer l’action de construction d’infrastructures au détriment des véritables ministères ? Il faut d’ailleurs dénoncer avec la plus grande fermeté cette «agenciation» des structures de l’Etat, qui n’est rien d’autre qu’une forme prébendière de détournement de sommes colossales, qui se chiffrent par dizaines de milliards, des ressources budgétaires, puisque, actuellement, nous sommes à 32 agences qui ont été créées artificiellement par la présidence de la République. Les directeurs de ces agences touchent en moyenne 6 millions de francs Cfa et bénéficient de toutes sortes d’avances (10 millions au moins) avec essence et voiture. C’est dire qu’ils touchent davantage que la crème de l’élite américaine (...) 
C’est pourquoi l’Anoci doit être délibérément ciblée par l’Autorité de régulation des marchés publics et la Cour des comptes pour être auditée de manière contradictoire et indépendante.  
Le peuple n’en peut plus de payer des taxes et des services à des coûts aussi élevés. Ceux qui parlent d’élargissement de l’assiette fiscale sans la diriger en direction du secteur privé et des sociétés étrangères, doivent être considérés comme des ennemis du Sénégal. La ponction fiscale a été extrême et on le voit bien dans l’évolution exponentielle des recettes fiscales. Cette tendance est mortelle et il faut y mettre un terme immédiatement, de même que la spirale inflationniste et l’augmentation du coût de la vie sans commune mesure avec les salaires et les revenus des ménages. 
Vous avez abordé le problème de l’Anoci, dont les Sénégalais attendent toujours l’audit. Mais, elle semble vouloir s’extraire de cette nécessité de rendre compte, et a subi une mutation, pour continuer à s’occuper du domaine des infrastructures à côté de l’Apix… 
Il faut regretter simplement qu’au Sénégal -et c’est pour ça qu’il faut qu’on s’interroge sur le degré de combativité des forces sociales- pourquoi ne proteste-t-on jamais en masse? Les gens ont vu ce qu’a fait l’Anoci. Il faut le dire, les avis sont partagés et certains ont pu être impressionnés par le caractère baroque des infrastructures, cependant que d’autres ont déploré que sur une distance aussi insignifiante, on ait pu engloutir une manne financière de plus de 400 milliards, alors que les véritables axes de production et les routes empruntées par la majorité des populations pauvres et les classes travailleuses sont laissées à l’abandon. C’est là une grande interrogation : qu’est-ce qui fait que les gens sont si patients ? Malgré la grande mobilisation qui a entouré l’arrestation arbitraire de Madiambal Diagne et l’agression caractérisée et récurrente des journalistes, y compris par un guide religieux dont la colère exprimée à l’encontre d’un journaliste est absolument incompréhensible et certainement condamnable, on aurait pu s’attendre à une capacité d’indignation populaire beaucoup plus massive. Les gens auraient dû descendre dans la rue par centaines de milliers. Peut-être la conscience politique et citoyenne, voire civique tout simplement, est-elle encore vacillante dans notre pays. 
Donc, le scandale de l’Anoci n’a pas été à la mesure de ce que ça devait produire, comme sentiment de répulsion et de révolte au niveau des Sénégalais ? 
Le plus étonnant, c’est qu’on ait pu observer qu’avec de l’argent volé, les gens puissent s’en glorifier maintenant, sans être inquiétés, sans craindre d’être décapités quelque part dans la rue, ou d’avoir des gens avec des réactions extrêmement violentes à leur encontre. Les représentants de la société civile qui ont été phagocytés dans ces agences spécialisées conseils de surveillance, qui de l’Anoci, qui de la Cena, ou comme mon cas dans l’Autorité de régulation des marchés publics, doivent faire très attention à ne pas se faire piéger par le pouvoir, qui a parfaitement compris qu’en mettant les gens dans de telles structures, en leur donnant des jetons de présence, comme on le dit vulgairement, et donc en leur donnant une petite part du gâteau -s’il y a un gâteau- on pourra les maîtriser. Il faut davantage développer les capacités institutionnelles et analytiques de la société civile qui est mal préparée, généralement, aux tâches de contrôle auxquelles elle a été associée. Je ne toucherai pas un franc personnellement dans le cadre de cette activité au sein de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp). Il est illusoire de penser que l’Armp pourra changer radicalement la pratique du gré à gré qui prédomine dans la distribution d’un marché public de près de 700 milliards de francs Cfa. Déjà, il n’y avait pas de consensus au départ au sujet du Directeur général qui a été choisi et qui avait été partie prenante dans la catastrophe maritime du Joola. On a longtemps discuté du salaire qu’il fallait lui donner : 6 millions demandés finalement stabilisés à 4 millions avec en prime, 10 millions de prêt en frais d’installation sans compter l’inévitable 4x4. Je ne suis pas sûr que ce soit là des actes civilement responsables pour une institution chargée de la bonne gouvernance financière. De plus, on m’a alerté verbalement de ce que l’actuel Directeur général n’aurait pas coupé le lien ombilical avec l’Apix ; ce que je n’ai pu vérifier pour l’instant, en m’adressant directement à l’intéressé. Je suis, également, très sceptique en ce qui concerne la clause de calcul algorithmique introduite dans le projet de cahier de procédures de l’Autorité pour auditer les agences. Il faudra dans tous les cas que nous parvenions sans entraves à cibler délibérément telle agence ou telle autre, en raison de la manne d’argent qu’elle a brassée et aussi parce que c’est une demande du peuple sénégalais. Il y a donc des réglages institutionnels sérieux à faire. Je les ai publiquement exprimées ici parce que je considère que ces questions ne participent aucunement du secret des délibérations et que la population doit être tenue au courant des délibérés ; sinon, ce n’est pas la peine de siéger dans ces instances comme du bois mort.  
Justement, pour parler de l’Autorité de régulation des marchés publics qui contrôle les transactions financières relatives aux marchés publics, si vous deviez aujourd’hui faire l’état des lieux, est-ce que les règles de transparence du marché sont respectées ? 
J’ai été très gêné d’abord, et je l’ai exprimé, par le fait que la personne-ressource qui avait été pressentie en tant que Dg de cette autorité, avait joué un rôle dans le naufrage du Joola. Du point de vue de la conscience, il était difficile d’accepter qu’une personne qui avait été mêlée si intimement à l’une des plus grandes tragédies de notre histoire, puisse émerger ainsi. Par ailleurs, on m’a rapporté que cette même personne continuait, continue encore, d’émarger au niveau de l’Apix ; donc, c’est une question qui devrait être clarifiée. Deuxièmement, pendant quelques semaines, les débats se sont focalisés sur des problèmes de salaires. Nous avions des propositions de salaire de l’ordre de 6 millions de francs Cfa par mois, et au-delà de ces 6 millions de francs Cfa, presque 10 millions d’emprunt pour pouvoir s’installer, remboursables de façon très douce, plus un véhicule 4 fois 4, etc. A l’époque j’avais bondi et j’étais outré, en me demandant si nous étions bien dans l’un des 25 pays les plus pauvres du monde. Et pourtant, il y a eu des voix pour dire que les salaires de 6 millions de francs Cfa, c’est la norme dans ces 32 agences qui sont créées par l’Etat. Vous voyez ce que nous coûte l’entretien de cette classe parasitaire ? En dehors de ça, il y a eu des petits problèmes qui sont normaux dans des structures comme celle-ci, mais il faudra être extrêmement vigilants, surtout en ce qui concerne la méthode adoptée pour identifier les agences de l’Etat, ou les structures de l’Etat, qui devront être auditées, contrôlées, parce qu’on est en train d’essayer d’utiliser des algorithmes, (rires) donc des théories du chaos mathématique, pour pouvoir contrôler ce qu’il y a à contrôler. Je ne m’associerai pas à de telles vues. Lorsque, par exemple, l’Anoci, à cause de l’importance de la manne financière qui était brassée, est là, il faut la montrer du doigt et dire qu’il faut aller à l’Anoci, au lieu de jouer à un jeu de roulette russe pour savoir quelle est l’entreprise qui va passer sous les fourches caudines de cette structure. Et lorsque j’aurai atteint la conclusion que mon action serait inutile, ou bien que je serai complice de forfaiture, je prendrai à ce moment-là mes responsabilités et j’en informerai le peuple sénégalais, en l’informant de tout ce qui sera dit. Parce que là aussi il y a un autre piège, c’est qu’on veut souvent nous confiner dans ce secret d’Etat entre guillemets, dans lequel toutes ces personnes-là doivent s’engager. Je me refuse à entrer dans cette logique. J’estime que si je suis assis là-bas, c’est parce que je dois périodiquement rendre des comptes au peuple sénégalais, aux forces sociales, de l’évolution des choses à l’intérieur. L’autre chose : je refuse de toucher à quelque jeton de présence que ce soit ; je ne toucherai pas un kopeck, pas un franc Cfa, de cette structure-là. En y allant, je pensais que c’était bénévole ; je ne savais pas qu’il y avait des enjeux financiers derrière tout cela.  
Est-ce que ces enjeux financiers ne plombent pas l’ambition de ces agences et de ces structures à agir auprès des populations ? 
Tout à fait ! Ce sont des structures bidon qui doivent apprendre à travailler davantage pour les populations de base que pour des élites politiques, intellectuelles ou civiles. Vous avez parfaitement raison de vous inquiéter de cette tendance-là, et c’est pour ça que ces organisations de la société civile gagneraient à s’interroger ensemble sur ces questions et à adopter une position commune. Jusqu’ici, il n’y a pas d‘attitude commune de la participation de la société civile à l’intérieur de ces instances. Cette participation a été facilitée par les bailleurs de fonds nationaux du Sénégal ; elle a été facilitée également par l’Exécutif, qui a pensé que c’était un des moyens peut-être de neutraliser cette société civile en la mettant aux affaires, comme cela s’est fait dans d’autres pays. Il faudra donc être extrêmement vigilants ; cette vigilance devra être exercée au niveau le plus élevé. 
Pensez-vous que ces tendances liberticides sont liées à une situation de fin de règne, ou bien à la nature du régime d’Abdoulaye Wade ? 
Les deux. Nous avons affaire à un chef de l’Etat qui panique un peu en cette fin de règne, parce que nous sommes actuellement dans un monde où les affaires peuvent vous rattraper très vite. On a vu dans le cas de la Rdc avec cet homme qui pensait ne jamais pouvoir être inquiété, et qui a été pris dans les filets de la justice internationale. Et beaucoup d’autres petits potentats comme ça ne sont plus du tout tranquilles actuellement, qu’ils soient aux affaires ou pas. C’est une des données surdéterminantes de l’attitude de notre président de la République. Il y a aussi ne chose absolument incompréhensible, sur laquelle il convient de s’interroger, c’est le fait qu’en si peu de temps, il y ait eu tant d’évènements tragiques dans ce Sénégal. On a eu un président du Conseil constitutionnel qui a été assassiné, et des accusations sans aucune forme d’ambiguïté ont été formulées à son encontre, et nous n’avons eu droit qu’à des dénégations extrêmement molles. Et il y a cette loi qui nous interdit même d’en parler. Vous avez eu la tragédie du Joola. Pas une seule personne arrêtée. Au contraire, on a vu des gens responsables au plus haut niveau, être recyclés dans le système et être aux postes de commande. Des bandits à col blanc dont le pouvoir judiciaire a dit qu’ils doivent être rayés de l’administration, qui ne doivent plus jamais être aux affaires, ont été réintroduits comme ministres à un plus haut niveau et à des postes stratégiques. Nous avons vu des formes de banalisation extrême de la fonction ministérielle… Suivez mon regard ! Nous avons eu des choses extraordinaires qui se sont passées dans ce pays-là. On n’aurait jamais cru qu’elles puissent avoir lieu. Et ces faits doivent justement nous convaincre qu’il n’y a aucune exception sénégalaise. Il n’y a que des peuples qui sont en proie à des contradictions et il faut que les éléments les plus éclairés de ce peuple puissent saisir la mesure des choses et faire en sorte que nous ne basculions pas dans l’abîme. C’est pour ça aujourd’hui, que cette idée des Assises nationales est absolument géniale et indispensable, mais il faut qu’on soit très prudent à ne pas gaspiller cette opportunité historique.  
Croyez-vous que le Président soit en train de commettre une erreur historique en boycottant ces Assises ? 
Le Président aurait eu tout intérêt à se faire représenter à ces Assises nationales, à envoyer ses ministres dans les détachements sectoriels de cette instance de discussion, et faire en sorte qu’il y ait une participation beaucoup plus dynamique. Qu’il prenne acte, et après on verra bien. Mais qu’il se cantonne dans cette forme de refus plus ou moins primaire, qui ne correspond pas du tout à l’évolution des démocraties à travers le monde, ne milite pas en sa faveur. Le Président aussi est en train de se bercer d’illusions, car il y a beaucoup de gens qui lui font croire que c’est un grand penseur, mais il est venu au pouvoir d’une façon qui ne correspond plus à l’air du temps. Les hommes providentiels, fussent-ils les plus talentueux, sont morts.  
Crise de l’électricité, pénurie du riz, du gaz, etc. Cela vous étonne ou pas que le Sénégal soit dans cette situation-là ? 
Non ! La pénurie du gaz est liée à la partie de bras de fer engagée par l’Etat avec les sociétés pétrolières. On nous avait promis que nous allions être exportateurs de pétrole. Il y a vraiment des fantasmes qui sont indignes d’une démocratie, d’une instance exécutive, et qui font de cette instance exécutive qu’est la présidence de la République, une sorte de promontoire qu’on est en train de banaliser, et de couvrir de ridicule par rapport à l’échiquier international. Mais cela va aller de mal en pis ; je vois mal comment Samuel Sarr qui, paraîtrait-il, a toutes les difficultés pour se rendre en Gambie pour des raisons obscures, pourrait faire faire un bond significatif à la politique énergétique du Sénégal. Dans le secteur des transports en commun, tout est en train d’augmenter. La barre des 1 000 francs Cfa va être bientôt franchie en ce qui concerne le prix du carburant, et à ce moment-là, je ne sais pas comment va réagir -j’espère qu’elle va réagir- la grande masse des Sénégalais qui empruntent ce moyen de transport pour arrêter cette descente aux enfers. 
Demeurez-vous quand même optimiste pour le Sénégal ? 
Il ne faut pas se mouler dans le conformisme, ni trop penser que nous sommes des héros et que nous sommes de grands maîtres du changement social. Personne n’a le monopole de la vérité, et il faut que nous travaillions tous ensemble. Je suis très optimiste par rapport aux jeunes, surtout. Je travaille beaucoup avec les jeunesses actuellement. Elles évoluent à la vitesse du monde. Il y a un temps global et un temps local. Ils ont réussi à faire la synthèse de ces deux et ils vivent dans un temps «glocal» qui leur permet aujourd’hui, véritablement, de réinventer l’Afrique et l’action politique à travers les Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il y a la possibilité, comme jamais auparavant, d’élargir ces nouveaux espaces politiques de réflexion et d’action. 
AFFAIRES - Pour une amélioration de l’environnement : La Banque mondiale exhorte l’Etat à éponger. 
11-07-2008  
Un responsable du bureau de la Banque mondiale au Sénégal, a exhorté les pouvoirs publics à payer les créances dues au secteur privé national, expliquant qu’elles sont l’un des éléments qui plombe le plus la compétitivité des Pme sénégalaises. Un responsable de la Banque mondiale (Bm) au bureau régional de Dakar, Gilberto De Baros, spécialiste principal du secteur privé, s’est déclaré «préoccupé» par la situation des entreprises sénégalaises face au retard cumulé par l’Etat dans le paiement des dettes. La dette de l’Etat sénégalais envers les entreprises est estimée à plus de 150 milliards de Fcfa selon une récente note du Fonds monétaire international (Fmi). «Les entreprises privées créent 90% des emplois dans le monde», a d’emblée expliqué M. Gilberto De Baros, invitant le gouvernement à accorder une attention particulière au paiement de la dette. M. De Baros s’exprimait jeudi au cours d’un forum sur la finance et l’investissement, organisé par le secteur privé local.  
«Pour que les Pme jouent leur véritable rôle, il faut améliorer le climat des affaires», a-t-il conseillé, ajoutant qu’il «faut absolument que les contraintes auxquelles les entreprises sont confrontées soient réduites». Pour le responsable de la Banque mondiale, quand le climat des affaires s’améliore, les entreprises en profitent, de la même manière la société, car il y a «une corrélation entre l’amélioration du climat des affaires et la réduction de la pauvreté». Il a par ailleurs expliqué : «La croissance économique à long terme est le fruit de l’investissement et de la productivité», en soulignant qu’un mauvais climat des affaires réduit les investissements et la productivité. 
Interpellé sur la situation des Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises confrontées à d’énormes difficultés à cause du non-paiement de leur dette contractée par l’Etat, il a exhorté le gouvernement à résoudre rapidement ce problème. «Le premier grand problème des Pme au Sénégal est bien cette dette non encore payée» a reconnu M. De Baros devant plusieurs opérateurs économiques privés. «On peut faire toutes sortes de réformes, mais si on ne résout pas ce problème, ce qu’on fait n’est pas important», a soutenu M. De Baros, faisant référence aux réformes entreprises par le gouvernement sénégalais pour être dans le «Top 10» du Doing Business 2009, dont la publication est prévue pour septembre prochain. 
Le deuxième grand problème qui empêche les entreprises sénégalaises de jouer pleinement leur rôle est, selon toujours ce responsable de la Banque mondiale, la question de l’énergie. «C’est un gros handicap qui pénalise la productivité» car précise-t-il, «si on loupe un match de football à cause d’une coupure intempestive de courant, ça peut passer, mais si une coupure de courant interrompt la chaîne de fabrication de bouteilles, cela va avoir des répercussions sur la productivité».  
Evoquant le troisième problème des entreprises locales, il a affirmé qu’il est lié aux coûts de transport. «Je me demande pourquoi on continue d’escorter un conteneur entre Dakar et Bamako alors qu’il est scellé», se demande-t-il. «Cette escorte coûte trop cher», a jugé le responsable de la Banque mondiale, qui a invité les responsables politiques et les acteurs économiques sénégalais à revoir certains comportements susceptibles d’améliorer le climat des affaires. 
Pana  
SUD QUOTIDIEN : 
La lecture de l’entretien paru dans la livraison du SUD QUOTIDIEN en date du 11 juin 2008 « Abdoulaye DIOP répond à Mamadou Lamine LOUM » appelle d’évidence une indignation légitime de tous ceux qui suivent de près les questions économiques et sociales du Sénégal, tant le procédé de la grosse ficelle pour contrarier les faits a été abusivement emprunté aux seules fins de plaire au Prince et de remobiliser les troupes démoralisées du Sopi déclinant. 
D’emblée, tout lecteur attentif constate sans peine que l’interview du Premier Ministre Mamadou Lamine LOUM touchait à deux questions d’actualité qui n’épuisaient pas, loin sans faut, la question du bilan de l’alternance : la crise actuelle des finances publiques et la crise alimentaire avec le programme GOANA. Il ne s’agissait donc point de l’évaluation du résultat global de l’alternance, laquelle aurait été plus complète et forcément plus accablante. 
Répondre aux thèses argumentées de Mr LOUM exigeait de la défense de Mr DIOP une posture de respect strict des règles élémentaires du débat : au minimum, un traitement des problèmes principaux posés par ces questions d’actualité brûlante pour éclairer les citoyens et l’opinion publique, avant de faire diversion dans une défense et une illustration du soit disant bilan macro économique assorti d’un abus de digressions anecdotiques. Mais soit ! Puisque tel est le vœu de Mr DIOP, les socialistes que nous sommes n’aurons nulle peine ni physique ni mentale à le suivre dans les chemins de traverses comme dans les dédales et autres tunnels empruntés. 
D’abord en prenant à témoin l’opinion publique sur les questions essentielles sciemment éludées et qui appellent encore, il n’est pas tard, des réponses claires et responsables. 
Ensuite en le suivant dans son exercice laborieux de bilans comparés pour en dévoiler les entorses fondamentales aux protocoles scientifiques convenus pour des travaux de ce type, sans compter les inexactitudes, dissimulations et manipulations de données dispensées et dispersées à souhait. 
LE VRAI DEBAT OCCULTE 
Sans peine, on constate que toutes les questions de fond soulevées par la crise financière et la crise alimentaire aigues que traverse notre pays sont passées sous silence. 
En premier lieu, nous découvrons subitement par les dires d’un diplomate étranger que nous entretenons un stock démesuré de dettes impayées de l’Etat vis-à-vis du secteur privé, bien au-delà des retards de paiement généralement tolérés. Après des menaces d’expulsion dudit diplomate, des démentis suivis de confirmation, on nous fait entrer dans une valse des chiffres : 150, 200, 300 milliards etc. Comment en est-on arrivé là sans préavis, dans l’exécution d’un budget dont le niveau de recettes s’exécute convenablement nous dit-on, et pour un pays dont le poids de la dette extérieure a été considérablement délesté ? 
Mr LOUM affirmait que le ver est dans le fruit depuis les premiers moments de l’alternance avec des arriérés très précoces, permanents, croissants, et à ce jour indéterminés quant à leur volume. En face, motus et bouche cousue, alors que les problèmes de trésorerie sont courants et que les dépenses intempestives chassent les dépenses programmées et précarisent la situation des fournisseurs et prestataires de l’Etat. 
Dans la foulée, nous apprenons que les paiements jusqu’ici globaux et impersonnels sont devenus sélectifs et affectés d’acomptes presque systématiques, signes avant coureur d’une débâcle financière. Il faut croire que cette donnée cruciale de bonne gouvernance n’est pas importante aux yeux de notre argentier national puisque là aussi, nul début de réponse. 
Pour sa défense, le Ministre consent finalement à invoquer le laxisme autorisé par le FMI pour ne considérer comme arriérés que les dépenses ordonnancées dans un délai de 90 jours ! Nous faire croire qu’il suffit que la dépense ne soit pas ordonnancée pour que les droits ne soient pas constatés, ceci ne peut être une bonne approche surtout en fin d’année où c’est un méfait criminel que d’exposer les cocontractants de l’Etat à l’arbitraire de la puissance publique en renvoyant leurs créances aux services dépensiers. Ce système doit être revu, suivi et évalué, conjointement avec les opérateurs économiques à la fin de chaque année. 
Dans le même registre suivent des informations qui restent non démenties sur l’agriculture avec des incohérences et incongruités grossières, des erreurs et omissions coupables du soit disant programme GOANA destiné à nous sauver de la crise alimentaire : minoration de moitié des importations de riz qui ont dépassé le million de tonnes en 2007 ; majoration considérable des superficies arables à emblaver ; incohérence dans la détermination des coûts unitaires ; etc. 
Nous aurions aimé également que le Ministre se prononce sur l’absence de considération à l’égard de l’Administration pourtant réputée pour son savoir faire, et pour son indépendance qui ne signifie pas déloyauté. 
Les silences de Mr DIOP signifient-ils que le pouvoir de l’alternance n’a aucune réponse appropriée pour le Sénégal qui a découvert avec leur régime les rationnements de pétrole et de gaz, pour les ruptures dans l’approvisionnement du marché en riz, pour les perturbations permanentes dans la fourniture de l’électricité, pour la crise des ICS, pour le naufrage des secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et du tourisme, et pour le niveau insoutenable du déficit budgétaire ? 
Son silence vaut-il acceptation des constatations de Mr LOUM sur les coûts prohibitifs des infrastructures quand c’est l’Etat ou un bailleur de fond non conventionnel qui finance ? Mr DIOP confirme t-il ainsi les dires de Mr LOUM sur la SONAGRAINE, ou sur le projet malheureux de cession des actions de l’Etat dans la SONATEL ? 
BILANS COMPARES : 
Puisque la réponse obligée de Abdoulaye DIOP emprunte le format d’un bilan, il faut, pour comparer les périodes avant et après 2000, tenir compte d’un phénomène nouveau qui n’a existé pratiquement nulle part ailleurs qu’au Sénégal : un régime s’en va en laissant en plus des actifs financiers et d’une situation macro économique assainie dans tous les domaines, des programmes ficelés dans les secteurs les plus importants de la vie économique et sociale, des programmes s’appuyant sur un cadre décennal, parfois même allant jusqu’en 2012. 
Pour juger alors du legs qui a été transmis, il ne s’agit pas seulement de prendre la photographie de ce qui existe à un moment donné, mais le profil qui est laissé à la nouvelle équipe. Il ne s’agit pas de dire que nous en sommes à tel niveau, mais avant tout d’avouer que nous avions tous les instruments qui nous mènent à 2010 et même au-delà. 
Tous les secteurs d’activité ont été profilés, avec en sus les instruments financiers nécessaires et un profil de finances publiques recomposé. Il ne s’agit pas de répondre en ressassant l’argument de la réalisation d’une route, d’une école ou d’un dispensaire, mais à toutes les questions de transport, à toutes les questions d’hydraulique, de santé, d’éducation, d’agriculture, etc. Ce que le Premier Ministre LOUM a appelé « l’avenir balisé » dans son livre. Il est vrai cependant que la mauvaise gestion peut retarder les choses, les faire exécuter de manière inopportune voire antiéconomique, il n’en demeure pas moins que les sillons avaient déjà été tracés. 
Abdoulaye DIOP nous parle de taux de croissance dont la base a été changée en 2003, et dans le mémorandum du gouvernement d’octobre 2007, il était déjà question d’une moyenne de taux de croissance entre 2000 et 2005 qui se situe à 4,5% (en fonction des chiffres rétropolés), taux qui serait en réalité de 4,36% (cf. Sénégal selected issues du FMI septembre 2007 tableau 4), en notant que l’année 2000 est attribuée à dessein à la gestion socialiste. Pour des raisons sur lesquelles nous ne nous attarderons pas, le gouvernement qui a procédé à un changement de base ne devrait pas jouer sur cette rétropolation pour créer un cafouillage. Il est constant que c’est sur la base de chiffres validés et qui donnaient une croissance moyenne supérieure à 5,5%, que le gouvernement socialiste avait négocié les différents programmes avec les institutions financières internationales. 
Le Ministre Abdoulaye DIOP fait une césure volontaire sur 2005, en omettant les années cahoteuses de 2006 et 2007, pour prétendre avoir fait mieux que le précédent septennat qui « …aurait été sanctionné, …alors que Wade a été plébiscité en 2007 sur ses résultats économiques !! ». 
Pour comparer, il y a lieu de prendre la même série en cours depuis 2000, mais quelque soit le choix, nous constatons que la croissance a été moindre de 2000 à 2007 comparativement au septennat précédent (données vérifiables au niveau des sites Internet des institutions internationales). Le Ministre est conscient de cette situation, ce qui le pousse à faire une césure sur 2005, et à envelopper 2006-2007 dans un halo de mystères en invoquant des causes exogènes. 
On note là un exercice déloyal de dissimulation, et en dépit du caractère faux de la performance annoncée, cette dernière est encore plus décevante compte tenu de ce qui était légitimement attendu de la nouvelle équipe en fonction du legs reçu, à savoir une croissance de 8%, annoncée même dans leur DSRP. Leur performance annoncée est par conséquent décevante par rapport au factuel, mais elle l’est beaucoup plus par rapport aux objectifs normatifs que sont leurs propres engagements du DSRP. 
Nouvelle dissimulation quand le Ministre A. DIOP nous parle de l’inflation : non seulement pour comparer il ne tient pas compte dans le choix de la première série de dates d’avant alternance des effets mécaniques de la dévaluation, (de 32% d’inflation en 94 à 0,8% en 99), mais il fait une nouvelle césure sur 2005, en ignorant les deux dernières années du septennat où nous approchions les taux d’inflation d’après dévaluation (5,9% en 2007). 
Ce qui reste constant pour l’inflation, c’est que nous sommes le dernier de la classe dans la zone UEMOA, après avoir été le premier, et comme on a fêté les « victoires » de la période d’avant 2007, il faut célébrer l’amère défaite de 2007 où on était dernier de la classe avec un taux d’inflation qui était plus du double de la croissance moyenne de l’Union. Et si l’inflation reprend dans la zone UEMOA en 2008, nous demeurons au milieu du tableau en étant 4ème sur huit, ce qui aurait dû nous obliger à plus d’humilité face aux autres pays qui, le Ministre l’avoue, ont absorbé progressivement l’inflation dans le pouvoir d’achat de leurs ménages et de leurs entreprises. Nous aurions apprécié que le Ministre nous explique pourquoi le Sénégal se débrouille si mal face à l’inflation, comparativement aux pays enclavés de la sous région dont les marchandises transitent par notre pays. Pour ce deuxième critère aussi, les performances de l’alternance se comportent moins bien si on ne dissimule pas les deux dernières années. 
Si nous constatons avec le Ministre une évolution des recettes publiques supérieure à 9% pendant la période 1995-2000, après la neutralisation à dessein de 1994 qui enregistre plus de 30% d’augmentation de recettes (ce qui aurait dû être fait aussi par Mr DIOP en ce qui concerne l’inflation), c’est pour indiquer que la tendance est largement comparable pour les deux périodes. 
On omet cependant de nous parler des avantages constitués pour la période 2001-2007 par les recettes de la TVA résultant de l’harmonisation des taux dans l’UEMOA (des taux de 0 passant à 18%, des taux de 10 passant à 18%), par les recettes sur les hydrocarbures sur fond de sur taxation, et les augmentations des prix de l’ensemble des denrées de première nécessité, alors que la période 1994-2000 n’a enregistré aucune hausse de la fiscalité. 
A cela s’ajoute une sorte de cosmétique au niveau du budget avec l’apparition subite de 50 milliards de recettes en décembre 2007 intitulées « Droits SENELEC et remboursement moins values », sans que l’on comprenne par quels procédés des remboursements puissent être classés dans des catégories de recettes. 
Aussi notons-nous le caractère factice de certaines recettes qui ne constituent pas de la trésorerie, à l’exemple des suspensions de TVA et TOB (14,9 milliards) qui gonflent artificiellement les recettes de l’Etat, procédé qui est certainement de nature à expliquer les difficultés actuelles de trésorerie puisqu’ils se trompent eux-mêmes. 
Ainsi des lignes de recettes qui n’apparaissent qu’en décembre nous paraissent douteuses, pour ainsi dire suspectes, et nécessitent des explications, surtout lorsqu’on voit dans une ligne de recettes l’usage qu’on en fait (remboursement de moins values !). 
Le Sénégal avec le régime d’Abdoulaye WADE a fait des performances en recettes qui illustrent parfaitement les contradictions de notre économie. En effet, lesdites performances claironnées urbi et orbi résultent essentiellement de la détérioration de la balance des paiements, puisque dans la même période il y a eu plus d’importations (la fiscalité sur ces dernières constituant les principales recettes de l’Etat) que d’exportations qui supportent peu de fiscalité. Le Ministre se garde bien de nous rappeler que ces recettes de porte sur les importations correspondent également à de la détérioration de la richesse nationale. Et il notera que l’impact des hausses de fiscalité sur l’ensemble de la valeur ajoutée est beaucoup plus important que la baisse du BIC sociétés avancée. 
Ce qui est indéniable, c’est que le solde budgétaire de base, qui détermine la capacité financière de l’Etat à financer ses dépenses courantes et à dégager une marge pour l’investissement, présentait un excédent de 1,6% du PIB avant l’alternance, alors qu’il accuse un déficit de 2,6% en 2006. 
Nous noterons que les recettes pour les raisons déjà invoquées ont été multipliées par deux durant leur septennat, mais que les dépenses ont été multipliées par plus de deux, et que le déficit budgétaire s’est aggravé avec un écart défavorable de plus de 4% du PIB comparativement à la gestion socialiste, puisque le déficit budgétaire se situe aujourd’hui à 6%. Ainsi tous les efforts en termes de recettes sont complètement aspirés par l’explosion des dépenses constituées essentiellement par les dépenses de prestige et les dépenses non prioritaires, plus exactement par le train de vie onéreux de l’Etat. Il reste constant que ce déficit trop important qui découle d’une absence de maîtrise des dépenses devient insupportable, et confine à un amateurisme de nos gouvernants actuels. On est loin d’un déficit finançable. 
Pour le déficit extérieur, le Ministre reste fidèle à sa démarche de dissimulation, et s’arrête à 2005, en omettant de dire que ce dernier était à 8% en 2006. 
Abdoulaye DIOP nous dit que le financement de l’économie a progressé de 21% à 22%, nous faisant croire à une révolution suite à une augmentation de 1%, sans nous rappeler que dans ce pourcentage nous trouvons les crédits douteux injectés dans beaucoup d’entreprises sur l’intervention de l’Etat, notamment les ICS et la SENELEC. 
Il nous parle également de baisse de la dette publique en occultant les effets de l’annulation de la dette sans compter son mutisme sur le travail d’éligibilité préparé avant l’alternance et le lobbying déployé par le régime socialiste pour modifier les règles d’éligibilité au profit du Sénégal. 
Nous notons par contre qu’ils sont en train de compromettre largement cette aubaine avec la mauvaise gestion actuelle et le recours intempestif aux endettements à court et moyen termes, sans parler des endettements occultes. 
Il reste étonnant qu’avec des recettes qui ont, comme précédemment, doublé en 07 ans, avec un traitement de moitié de la dette extérieure, avec une croissance économique convoquée, la situation globale de l’économie du Sénégal ait pu se détériorer à ce point, avec comme seuls responsables invoqués les phénomènes exogènes. Cela ne trompe plus personne. 
Il faut noter également qu’en ce qui concerne la balance commerciale, la baisse drastique de la couverture de nos importations par nos exportations qui n’est en 2007 que de 33% renseigne sur l’avenir peu enviable de notre économie sous le régime de l’alternance, et sur sa dépendance croissante vis-à-vis de l’extérieur, le Sénégal perdant son autonomie. 
Il convient de retenir que le taux moyen de croissance des exportations a été de 1,19% entre 2000 et 2005, le plus bas de l’UEMOA pour cette période, contre 3% entre 1994 et 1999. Pour la contribution moyenne des exportations à la richesse nationale, notre pays, avec un faible taux de 0,27%, occupe l’avant dernière place de l’UEMOA, malgré le fait que nous réexportons le pétrole vers le Mali, ce qui renseigne sur l’érosion accélérée de notre compétitivité sous le régime de l’alternance. La performance d’exportation est fortement déclinante pour être aujourd’hui inférieure à celle d’avant la dévaluation. 
CAUSES EVOQUEES PAR MR DIOP : 
S’agissant également des causes évoquées, le Ministre verse dans le jeu de mots en parlant de « mise en place » pour ce qui concerne le NINEA, et de « mise en œuvre » en ce qui concerne le Centre des Grandes Entreprises, une façon de s’approprier des projets en évitant de faire droit à la vérité sur la conception et la définition des instruments cités qui, elles, remontent à plusieurs années avant leur magistère. Si la décision a été mise en œuvre en 2001, le Ministre ne peut contester qu’elle figure déjà sur l’agenda du programme économique et financier de l’Etat depuis 1998, avec des modalités arrêtées conformément aux engagements souscrits auprès des bailleurs de fonds. 
Parlant du taux de pression fiscale, et sous réserve de nos interrogations quant à la pertinence de cet indicateur pour nos économies (on s’intéresse en fait ici à l’efficience de la mobilisation des ressources fiscales), nous constatons la persistance de la méthode de la dissimulation dans les propos du Ministre, puisqu’il considère les données de 2007 (enfin !), pensant qu’elles lui seraient favorables. Mais avec des taux de pression fiscale différents, on a pu faire évoluer dans les deux cas les recettes de 10% par an, et à les faire doubler en sept ans. 
Le constat, c’est que malgré ces recettes revendiquées, le régime de l’alternance a réussi à creuser le déficit budgétaire. On oublie de nous rappeler que si le PIB avait été plus important sous l’alternance, notamment dans le secteur agricole, nous aurions eu un taux de pression fiscale moins favorable pour leur magistère, et que par rapport au profil économique hérité, ce taux aurait dû être en 2007 au-delà de 25%. 
Pour le taux de scolarisation, le Ministre fait mine de méconnaître que ce dernier qui était de 54% en 1993, a été porté à 68,3% en 2000, soit une évolution de 14 points sur cette période. S’il gagne entre 2000 et 2007 14 nouveaux points, il enregistre un taux de progression inférieur à celui du précédent septennat, sans oublier qu’en fonction du profil économique hérité et avec le PDEF considéré par leur propre Ministre de l’éducation comme étant le programme phare de l’éducation en Afrique, le Sénégal aurait dû atteindre la scolarisation universelle en 2008. 
Il n’est pas exact de dire que la priorité donnée à l’éducation et à la santé est une vision de Abdoulaye WADE, pour qui se souvient du discours du Président Abdou DIOUF aux Nations Unies de 1983 qui parlait de la dimension sociale de l’ajustement structurel, et lorsque nous savons que le primat donné à ces deux secteurs date du Président Léopold Sédar SENGHOR. 
Il est également inexact de continuer à entretenir la propagande sur la part plus que fictive affectée à l’éducation dans le budget national annoncé durant leur septennat, alors qu’en réalisations, les dépenses totales pour ce secteur ont toujours été de l’ordre de 35 à 38% (chiffres du ministère de l’éducation pour 2006) ? Et l’on sait que durant le dernier septennat socialiste, la part de l’éducation dans le budget est passée de 27% en 1993 à 36% en 1999. 
Il faudrait, à ce sujet, noter que pour mesurer les dépenses dans un secteur les ensembles pertinents à considérer sont les dépenses totales du secteur par rapport aux dépenses totales de l’Etat et par rapport à la richesse nationale, et non le sous-ensemble considéré par l’Etat et constitué des dépenses de fonctionnement diminuées des intérêts sur dettes et des dépenses communes. Si on peut au niveau interne considérer ces types de comparaisons (dépenses de fonctionnement), il ne faut pas commettre l’erreur comme le Président de la République l’a fait récemment au Japon de les comparer aux indicateurs qui établissent la comparabilité internationale. En effet, les experts du Ministère des Finances auraient dû lui dire que nos dépenses sur le PIB sont de 4,5%, à comparer aux 3,7% du Japon, afin de lui éviter ce type d’erreurs dans ses futurs discours. De plus, si nous considérons les dépenses de l’éducation par rapport aux dépenses totales, nous obtenons 25,2% en 2000 contre 26,3% en 2006, ce qui nous éloigne définitivement de la propagande officielle. 
Le Ministre parle du recrutement de 15.000 agents contre plafonnement des effectifs avant 2000 en omettant de dire que dans la période post dévaluation, la gestion concertée avec les syndicats devait aboutir au partage de tous les gains de productivité, et qu’il fallait consolider cette situation, pour qu’après 2000 et au travers d’une réforme concertée de la fonction publique, procéder à l’augmentation des salaires avant d’augmenter les effectifs. En ce qui concerne la masse salariale, le régime socialiste a réussi une progression ordonnée, intelligente, et sans dérapage de 1993 à 2000, ce qui a permis assurément à l’équipe suivante, grâce à la qualité du legs reçu, de procéder aux recrutements. 
Bien entendu, le Ministre n’évoque pas la déconstruction, ces dernières années, des règles d’alignement des salaires dans la fonction publique qui a abouti à une politique salariale : 
non transparente : sursalaires payés en toute opacité et en toute illégalité à certains agents de l’Etat et qu’on a vite fait d’intégrer dans la rémunération lorsque l’information a filtré ; 
incohérente : augmentations de salaires octroyées à certaines catégories de personnel sans s’assurer qu’elles peuvent être généralisées, dérèglements des niveaux relatifs de salaires entre agents de l’Etat ; 
faite de népotisme et de favoritisme (personnel dirigeant des entreprises publiques et des agences payé entre 5 et 15 millions de Francs CFA, sans compter les avantages exorbitants en nature, alors que des cadres fonctionnaires mieux formés et plus compétents ont des traitements de 300.000 Francs CFA en moyenne ; 
Qui n’offre plus une marge de progression : le ratio de la masse salariale sur les recettes plafonné à 33% est aujourd’hui à 32,9%. 
Passons sur les conséquences de cette politique salariale inique qui a eu un effet boule de gomme sur les revendications des autres corps de l’Etat et déteint sur le climat social. 
En dehors du caractère souvent très injuste de ces recrutements qui répondent plus à un clientélisme politique (de simples militants PDS passés sous préfets, etc.), il est à regretter la grande précarité qui touche aujourd’hui les salariés du fait de la généralisation de l’intérim et des contrats à durée déterminée, et ce dans presque toutes les grandes entreprises, sans la moindre protection d’un gouvernement qui ne se signale que par ses comportements antirépublicains. Un audit sera certainement utile pour voir le pourcentage de ces 15000 recrutements apte à occuper des emplois civils, militaires et para militaires. 
En parlant des lois de règlement, le Ministre enfonce une porte ouverte. Si l’on convient avec lui qu’en quittant le pouvoir, les socialistes avaient un retard d’un (01) an en ayant présenté celles des années 1997 à 1999, le pouvoir actuel accuse un retard de cinq (05) ans en ayant déposé que les lois de règlement de 2001 et 2002. C’est presque donner des verges pour se faire battre. 
Parlant de l’ISPE, le Ministre notera que les patriotes sénégalais se seraient bien passés de voir les représentants des Institutions financières internationales telles que le FMI et la Banque Mondiale être obligés pour la toute première fois d’indiquer à l’opinion qu’ils ne sont plus disposés, comme dans un passé récent, à jouer sur une coresponsabilité avec les autorités. 
Si le Ministre renonce à son entreprise de dissimulation et tient compte des différentes années sous leur responsabilité, il conviendra avec nous que quelque soit le fondamental considéré (inflation, PIB, déficit, finances publiques, etc.), le régime de l’alternance aura fait beaucoup moins que le précédent. 
Et si nous en venons maintenant aux « détails » qu’il évoque, il faudra lui poser la question sur l’origine et les causes de la crise des ICS. Cette crise, il en conviendra, résulte de l’intrusion d’éléments de connivence avec les affairistes du régime de l’alternance dans la gestion de cette société et dans ses contrats, éléments qui l’ont emmené à une situation de faillite au moment où les cours des phosphates étaient les plus élevés de ces vingt dernières années, et où la société aurait pu gagner 25 à 30 milliards par année. Que ne retrouvons nous pas les mêmes individus dans le traçage des sept milliards des fonds de Taiwan !!! 
Nous rappelons que le Secrétaire Général du Parti Socialiste avait posé à deux reprises au troisième Premier Ministre de Abdoulaye Wade la question sur les dispositions prises par le gouvernement du Sénégal pour faire face à la flambée prévisible des prix du pétrole : « toutes les dispositions ont été prises …grâce au génie du président Wade… » avait fini par répondre ce chef de gouvernement de l’alternance ! 
Nous ne faisons pas un procès au gouvernement sur la crise du pétrole qui est un phénomène mondial, mais nous voulons savoir pourquoi nous sommes ceux qui se débrouillent si mal pour un phénomène que les spécialistes prévoyaient, mais surtout quelles sont les dispositions prévues pour faire face à la flambée du cours du pétrole. Si le pétrole a une responsabilité, le Ministre constatera que ses propres experts convoquent plus des problèmes de compétitivité interne et de bonne gouvernance. Le Ministre pourrait rappeler aux sénégalais que l’amplitude des augmentations du prix du pétrole dans les années 70 est sans commune mesure avec ce que nous connaissons actuellement. Ces mêmes experts indiquent au Ministre que les infrastructures qu’il cite ne participent pas beaucoup à la formation brute de capital. La flambée des prix des matières premières avait également été prévue, et le régime socialiste s’y était préparé, en léguant à la nouvelle équipe tous les programmes sur l’agriculture et sur l’élevage qui auraient dû permettre de faire face si le régime de l’alternance n’avait pas fait le choix absurde de sacrifier ces filières. 
Il en va de même pour le déficit pluviométrique évoqué, lequel doit être relativisé si l’on sait que le Sénégal indépendant n’a jamais été aussi bien arrosé de pluies que sous l’alternance, que le régime actuel n’a pas hérité de la période la plus mauvaise (moyenne de 670 millimètres entre 2000 et 2005, contre une moyenne de 650 millimètres entre 1993 et 1999). Mais qu’il pleuve ou pas, que le Sénégal soit inondé ou pas, il s’est toujours débrouillé pour faire des campagnes agricoles désastreuses, et pire, pour nous créer des calamités de financement. 
En ce qui concerne le PAMU, si le Ministre ne refuse pas la paternité du Parti socialiste sur ce projet, nous avons le regret de constater que l’alternance a été une mauvaise agence d’exécution, avec le retard coûteux accusé pour l’ensemble des réalisations elles-mêmes finalement dénaturées (des toboggans à la place d’échangeurs). Le Ministre conviendra que les autorités de l’alternance n’auront été que les simples conducteurs de travaux peu qualifiés des projets conçus, ficelés, et financés par le régime socialiste. 
Si nous avons conçu la corniche de Dakar, en réduisant même par anticipation l’occupation du camp militaire français bien avant l’alternance, nous ne pouvons pas comme Abdoulaye DIOP être contents des coûts énormes de surfacturation (hors coûts des ouvrages) engloutis dans son aménagement. S’agissant de l’élargissement d’une voie pour une route urbaine qui en comportait déjà trois, nous pouvons, pour apprécier son surcoût d’impact géométrique, la comparer au besoin au tronçon de l’ancienne piste d’aviation, ou à la VCN de Thiès qui était une route nouvelle à créer à travers champs. Nous regrettons vraiment que pour 11 kms de corniche, l’Etat « dépense » 45 milliards hors éclairage, plus 5 milliards en éclairage, en oubliant toutes les notions de priorités nationales et d’esthétique, avec cette imposture qui consiste à nous servir l’argument des 108 milliards de coût de la mobilité urbaine diagnostiqués et évalués par les socialistes dans les études de préparation du PAMU d’avant alternance. Les taux d’investissement hors corrections territoriales qui étaient de 24,5% en 1999 vont baisser toutes les années suivantes pour n’être rattrapés qu’en 2006 où ils étaient de 25%. De quoi se gargarise alors le Ministre ? 
Dans une démarche similaire, le Ministre Habib SY semble ignorer que le Sénégal n’a pas une seule route nationale qui soit en monocouche, et que le PST2 avait posé avant l’alternance les principes de rehaussement des standards de construction, dont la première matérialisation a été la route Mbao-Diamniadio. Si le Ministre de l’équipement avait emprunté la route Tamba-Kidira-Bakel qui aura bientôt dix ans, laquelle avait été construite selon un procédé inexistant à l’époque au Sénégal, à savoir la technique du « sand asphalt », il conviendrait avec les techniciens que c’est toujours la meilleure route du Sénégal. Nous sommes certains que le Premier Ministre Lamine LOUM ne peut pas être content d’emprunter la route Fatick-Kaolack qu’il a fallu réfectionner deux mois après la fin des travaux, et qui aujourd’hui semble plus vieille et défoncée que toutes les routes identiques d’avant alternance. 
Au demeurant, nous prenons acte du fait que le Ministre Abdoulaye DIOP, ainsi que son collègue Habib SY renoncent par avance aux moyens de défense qu’ils auraient pu tirer du cas de force majeure, puisqu’ils endossent devant l’opinion publique la bonne qualité et le coût loyal et marchand des infrastructures de l’ANOCI qui échappent totalement à leurs contrôles de Ministre des finances et de Ministre de l’équipement. Nous aimerions être certains que c’est bien ce qu’il nous faut comprendre quand nous savons que leurs services ont été évincés de toutes les procédures d’appels d’offres, d’adjudications, d’attributions et autres, pour les différents chantiers de l’ANOCI. 
Le Ministre sait que les équipes dirigeantes avant l’alternance ont une familiarité absolue avec tous les programmes qu’il cite dans son interview, à l’exception de l’aéroport de DIASS qui est présenté par les institutions comme un risque fiscal énorme pour le Gouvernement, et de la case des touts petits qui ne sont pas les leurs, de même que la zone économique intégrée. Tous les autres programmes leur ont été transmis en héritage en 2000 : PST2, PAMU, PDEF, etc. 
En réalité, l’économie sénégalaise s’est effondrée pendant cette période de l’alternance et les perspectives sont très sombres pour l’avenir. L’économie connaît globalement une panne de compétitivité, et un niveau de corruption pandémique jamais atteint dans l’histoire du Sénégal et qui nous vaut aujourd’hui la réprobation internationale. Et au-delà de ces tentatives de dissimulation du Ministre de l’économie et des finances, il est navrant de constater que le gouvernement ne propose aucune solution en dehors de son « soul bukki, sulli bukki » habituel déjà dénoncé par le Parti socialiste. Nous attendons des thérapies durables au mal des finances publiques en lieu et place des traitements hâtifs et superficiels genre placébo de l’emprunt obligataire (qui change le nom des créanciers mais pas la dette), car en l’absence de réponse crédible des pouvoirs publics, le marché est suffisamment avisé pour sanctionner la piètre gestion libérale, à l’image des couacs du dernier emprunt qui a nécessité un interventionnisme du Ministre des finances à la limite de la légalité. 
Nous ne parlons pas comme Mr DIOP du Sénégal de 2005, mais de celui d’aujourd’hui (2008) et de ce qu’il risque de devenir demain si la crise multidimensionnelle (politique, économique, sociale, éthique, etc.) qui l’affecte n’est pas bien diagnostiquée et traitée. 
Nous demandons à nos gouvernants actuels de nous dire quels programmes sectoriels conçus, élaborés, négociés, et financés en dehors de ceux hérités ils comptent laisser à leurs successeurs, face à une économie devenue celle de la pénurie et du rationnement périodique, face à des populations qui ont faim, soif, qui s’éclairent à la bougie, qui veulent bénéficier d’une couverture sanitaire de qualité et d’une éducation performante, et dont les enfants s’expatrient au péril de leur vie, face à un pouvoir dévalué, affairiste et prédateur, vidé de ses finalités, irrespectueux des principes fondateurs de la République et des valeurs démocratiques, dans un pays où les droits humains se suffisent d’une proclamation non honorée dans les faits chaque jour, et où les contrepouvoirs (presse, société civile) sont combattus et violentés jusqu’à hier. 
Le gouvernement serait inspiré de venir présenter son mémoire sur la gestion économique aux Assises nationales auxquelles il est toujours invité, à défaut, nous proposons à nos partenaires de verser les différentes réponses des Ministres concernés aux dossiers desdites Assises pour valoir mémoires de défense. 
• Fait à Dakar, le 07 juillet 2008.  
• Vision Socialiste 
RETRAIT DE L’IPRES DU CAPITAL DE LA SONATEL 
Le Ps soupçonne la main de lobbies 
Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN | vendredi 11 juillet 2008  
 
Ce sont des lobbies organisés qui sont derrière la cession des actions Sonatel de l’Ipres. C’est ce qu’affirme le Parti socialiste (Ps) dans un communiqué en date du 10 juillet et qui « invite les dirigeants de l’IPRES à éclairer l’opinion sur la disponibilité à ce jour des 80 Milliards de Francs CFA de cette société ». Le Bureau politique du Ps qui tenait sa réunion hebdomadaire s’est prononcé sur les pénuries et les hausses exponentielles des prix des denrées de première nécessité, signe, dit-il, d’un mal vivre généralisé dans ce pays. 
Le Parti socialiste (Ps) d’Ousmane Tanor Dieng soupçonne, dans un communiqué en date du 10 juillet, la main de lobbies organisés dans la nouvelle affaire de cession des actions SONATEL de l’IPRES. Il s’agit ni plus ni moins, selon lui, d’une nébuleuse qui porte une interrogation sur la situation financière réelle de cette dernière société. La formation d’Ousmane Tanor Dieng dit avoir de « sérieuses raisons de s’en inquiéter eu égard au goût immodéré du régime libéral pour l’argent et pour les dépenses somptuaires ». C’est pourquoi il « invite les dirigeants de l’IPRES à éclairer l’opinion sur la disponibilité à ce jour des 80 Milliards de Francs CFA de cette société ainsi que sur les véritables motivations de la cession de ses actions dans le capital de la SONATEL ». Ainsi, les socialistes croient savoir que « la cession des actions de l’IPRES est à mettre en relation directe avec la cession envisagée des actions de l’Etat afin de baliser la voie aux prédateurs qui s’apprêtent, en toute opacité, à faire une OPA sur la SONATE ». Et d’ajouter : « D’ailleurs, il ne faudra pas s’étonner au terme de ces opérations suspectes que toutes ces actions, celles de l’Etat, de l’IPRES et de la Caisse de Sécurité Sociale en attendant d’autres, se retrouvent entre les mains du capital étranger, prête-noms des affairistes du régime libéral ». 
Le révélateur du mal vivre généralisé 
Par ailleurs, concernant les pénuries et les hausses des prix des denrées, le Ps soutient que le « régime d’Abdoulaye Wade a beau se réfugier derrière la fausse pertinence de ses mesures improductives, multiplier les annonces sans effet et prétexter la conjoncture internationale pour s’exonérer de toute responsabilité dans les fractures ouvertes qui accablent notre pays, le quotidien des populations reste toujours meublé par le renchérissement insoutenable du coût de la vie dans un contexte de généralisation des pénuries ». 
La persistance des ruptures, dit-il, dans l’approvisionnement en riz et en gaz ainsi que dans la fourniture de l’électricité et de l’eau est, à cet égard, « révélatrice d’un mal vivre généralisé qui, loin de s’améliorer, va s’aggraver avec la suppression programmée des subventions à laquelle le gouvernement prépare l’opinion, après avoir sciemment provoqué et laissé perdurer les pénuries, pour en faire ensuite la justification d’une nouvelle hausse des prix des denrées et produits de première nécessité ». 
Suffisant alors pour le Ps qui dénonce cette « fourberie du gouvernement, qui ne semble pas mesurer l’ampleur des drames familiaux face à la nécessité d’une vie décente et exige le maintien ainsi que le relèvement des subventions pour ramener les prix à la consommation à un niveau supportable pour les populations ». Dans cet ordre d’idées, il invite le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des importateurs en payant les sommes échues au titre de la subvention sur le riz tout en prenant les mesures appropriées pour rétablir l’ordre public alimentaire. 
Les entreprises privées dans la tourmente 
Dans cette crise sans fin, souligne le communiqué, les entreprises du secteur privé, déjà financièrement asphyxiées par le goulot des factures impayées de l’Etat, sont également exposées à l’arbitraire de la puissance publique. En effet, fait remarquer le Ps, en plus de connaître des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois, « les entreprises privées subissent une persécution dont la finalité est de les pousser à déposer le bilan pour faire place à des intérêts occultes associés aux affairistes du régime libéral ». 
C’est pourquoi Ousmane Tanor Dieng et ses camarades expriment leur solidarité à l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal dirigée par Bara TALL, et exigent le paiement de la dette intérieure ainsi que le respect des critères de transparence dans l’attribution des marchés publics. 
Heureusement qu’il y a une résistance… 
Mais heureusement que dans ce « contexte actuel de chienlit, synonyme de faillite généralisée d’un Etat qui ne s’illustre que dans la répression et dans l’intimidation, il y a une résistance citoyenne qui prend forme appuyée par des initiatives populaires qui démontrent que l’incapacité du régime d’Abdoulaye Wade ne sera pas toujours face à la résignation collective ». Dans cet ordre d’idées, le Parti socialiste qui se « félicite du succès des initiatives du « Front Siggil Senegaal », espère que la marche des femmes et celle de Tambacounda serviront de détonateurs au gouvernement pour mesurer l’ampleur de la grogne populaire et pour trouver les solutions urgentes aux conditions extrêmes que vivent les populations ». 
WALFADJRI : 
La marche du Front Siggil Sénégal : Quelles leçons pour l’histoire ? 
 
 
Le mercredi 9 juillet, le Front Siggil Sénégal a initié une marche contre la cherté de la vie. Ce qui a frappé les esprits, c’est le degré de mobilisation, la discipline et surtout une démarche professionnelle, mais pour un observateur des questions d’égalité, un détail majeur a attiré notre attention : ce sont les femmes qui étaient en avant et les hommes derrière ; et c’est là un signe de rupture important. Le symbole est trop significatif pour ne point le relever, mais ce détail n’est pas le produit du hasard ; depuis l’alternance, les manifestations les plus importantes organisées par l’opposition ont été le fait des femmes.  
C’est Aminata Mbengue Ndiaye qui, en décembre 2006, à Louga, a eu le courage d’affronter le chef de l’Etat et cette journée restera inscrite dans les annales de l’histoire politique du Sénégal. La manifestation contre le coût de la vie rapportée par le journal Le Point, avec Aminata Mbengue une calebasse sur la tête, a fait le tour du monde. La campagne de comparaison des prix d’avant et après alternance a été une initiative des femmes. Les femmes du Front Siggil Sénégal ont marché dans les capitales régionales : à Louga, Tambacounda, Ziguinchor, Rufisque, etc. La marche du 9 juillet est aussi l’œuvre des femmes, elles étaient là : Aïda Sow Diawara, Hélène Tine, Mata Sy Diallo, Aminata Mbengue, Khoudia Mbaye, Fatouma Ciré Sarr, Abibatou Mbaye et les autres.  
Pendant que les leaders se contentaient de rencontres dans les appartements de Dansoko, les femmes patiemment et avec foi occupaient le terrain et organisaient leurs militantes. Elles ont démontré leur capacité d’analyse, d’organisation et de mobilisation, elles ont affirmé leur leadership et un style de management politique. Elles doivent être membres de la conférence des leaders au risque de voir cette structure se marginaliser.  
Ce que les femmes du Front Siggil Sénégal ont fait pour s’imposer dans leurs partis, les autres aussi peuvent le faire dans les leurs. Les femmes ont été, à tout moment, au cœur des batailles politiques de ce pays. Nous ne reviendrons pas sur l’histoire de Ngoné Latyr Diop, des femmes de Nder, de Djeumbeut Mbbodj, ni sur celles de Ndatté Yalla ou d’Alioune Sitoé Diatta. Les femmes ont été de toutes les luttes sociales de ce pays, comme l’a si bien décrit Ousmane Sembène dans Les bouts de bois de Dieu en 1947 avec la grève des cheminots.  
Il est venu le temps de leur donner la place qu’elles méritent dans leurs partis respectifs pour qu’enfin, elles soient aux commandes du pays : mais pour cela, il faut qu’elles saisissent l’enjeu des mutations sociales et politiques en cours et qu’elles sachent que le devenir de ce pays dépend aussi de ce qu’elles voudront qu’il soit.  
Fatou SARR Sociologue  
Le Ps sur les ruptures et pénuries de certaines denrées : ‘L’Etat prépare l’opinion à la suppression programmée des subventions’ 
 
 
La situation actuelle, préviennent les socialistes, va empirer ‘avec la suppression programmée des subventions à laquelle le gouvernement prépare l’opinion, après avoir sciemment provoqué et laissé perdurer les pénuries, pour en faire ensuite la justification d’une nouvelle hausse des prix des denrées et produits de première nécessité’. Voilà pourquoi l’instance dirigeante du Ps dénonce ‘cette fourberie’ du gouvernement ‘qui ne semble pas mesurer l’ampleur des drames familiaux face à la nécessité d’une vie décente’. Les socialistes exigent donc le maintien ainsi que le relèvement des subventions pour ramener les prix à la consommation à un niveau supportable pour les populations. Dans cet ordre d’idées, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades invitent le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des importateurs en payant les sommes échues au titre de la subvention sur le riz tout en prenant les mesures appropriées pour rétablir l’ordre public alimentaire.  
Dans cette crise sans fin, poursuit le bureau politique du Ps, ‘les entreprises du secteur privé, déjà financièrement asphyxiées par le goulot des factures impayées de l’Etat, sont également exposées à l’arbitraire de la puissance publique’. En effet, explique-t-il, ‘en plus de connaître des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois, les entreprises privées subissent une persécution dont la finalité est de les pousser à déposer le bilan pour faire place à des intérêts occultes associés aux affairistes du régime libéral’. Le Parti socialiste qui exprime sa solidarité à l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal dirigée par Bara Tall, exige le paiement de la dette intérieure ainsi que le respect des critères de transparence dans l’attribution des marchés publics. Sous ce registre, le Parti socialiste ‘soupçonne la main de lobbies organisés dans la nouvelle affaire de cession des actions Sonatel de l’Ipres, une nébuleuse qui porte une interrogation sur la situation financière réelle de cette dernière société’. Le Parti socialiste précise avoir de ‘sérieuses’ raisons de s’en inquiéter ’eu égard au goût immodéré du régime libéral pour l’argent et pour les dépenses somptuaires’. Ainsi, les socialistes invitent les dirigeants de l’Ipres à éclairer l’opinion sur la disponibilité à ce jour des 80 milliards de francs de cette société ainsi que sur les véritables motivations de la cession de ses actions dans le capital de la Sonatel.  
Le Parti socialiste considère que la cession des actions de l’Ipres est à mettre en relation ‘directe’ avec la cession envisagée des actions de l’Etat ‘afin de baliser la voie aux prédateurs qui s’apprêtent, en toute opacité, à faire une Opa sur la Sonatel’. D’ailleurs, ajoute le bureau politique, ‘il ne faudra pas s’étonner au terme de ces opérations suspectes que toutes ces actions, celles de l’Etat, de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale, en attendant d’autres, se retrouvent entre les mains du capital étranger, prête-noms des affairistes du régime libéral’.  
G. Nesta DIOP  
Waxxi Kessé (des paroles en l’air) 
Depuis que le riz a disparu des étals, les forces de sécurité ne cessent d’opérer des saisies sur des stocks jalousement gardés par des commerçants véreux. Certes, ils ont fauté, mais cela démontre l’incurie de ceux qui nous dirigent, qui n’ont maintenant comme argument face à cette pénurie que d’user de la violence. Et cette option du gouvernement ne réglera rien du tout. Où sont passés les 600. 000 tonnes de riz que Wade devait recevoir du gouvernement indien chaque année ? Waxxi kessé. Les Sénégalais souffrent dans leur chair, et vivent pire que les détenus de Guantanamo. Pourtant, celui qui préside aux destinées de ce pays, nous a promis monts et merveilles durant une vingtaine d’années d’opposition au régime de Ndiol Diouf. Au finish, dara, touss, nada, nothing... Nous ne pouvons même pas manger à notre faim. Eh oui, les promesses n’engagent que ceux qui y croient ! 
( Mor Todjangué )  
LE MATIN : 
À un Etat-policier, il faut une baïonnette intelligente 
[ 10/07/2008 ]  
 
 
Le Sénégal est en passe de devenir un Etat-policier. Ce qui en effet distingue un Etat-policier d’un Etat de droit, c’est que le premier défend vaille que vaille la police dans tous ses actes même des plus ignobles parce que celle-ci obéît aveuglement au diktat d’un prince agissant en général contre la volonté populaire. L’Etat-policier que représente le ministre de l’Intérieur Cheikh Tidiane Sy dans l’affaire de l’agression de journalistes, « avalise » les abus de ses policiers ou calots bleus qui ont envahi la vraie police, celle-là naguère citée en exemple en Afrique pour sa nature républicaine.  
Mais, quand dans un pays le président de la République ne cache plus sa volonté de mettre son fils à sa place, quand, pris par le poids de l’âge et l’environnement international de crise, quand, au niveau de son propre parti la guerre de succession au niveau local se fait rage, il est normal que la presse, dernier rempart des libertés soit prise comme cible. Lorsqu’hier, nous avons lu le communiqué du ministre de l’Intérieur, nous étions horrifiés, mais pas surpris. Car, dans un Etat-policier, seule la force prime, et cette force-là, ce n’est pas M. Dieng de la Rfm qui l’a exercé contre les policiers comme veut nous le faire croire Cheikh Tidjane Sy. Mais, nous n’étions surtout pas surpris, car le tonitruant ministre Farba Senghor avait donné le ton pour faire le procès de la presse. Et il ne reste qu’au président de la République de compléter le tableau. Quelle honte pour le Sénégal ! Tout de même, ce ne sont pas les policiers qui sont à l’hôpital ; ce ne sont pas eux qui criaient dans les enregistrements. 
Mais, avec ce pouvoir libéral, l’évidence est souvent niée et les certitudes transformées en doute. Reste maintenant la justice qui a ouvert une enquête. Ira-t-elle jusqu’au bout ? On n’en doute. Car, si le ministre de la Justice qui détient l’opportunité des poursuites ne le souhaite pas, il sera difficile de faire bouger les choses, même si les procédures le permettent. Et il ne le souhaite pas. Bien entendu, les journalistes ne se laisseront pas faire car, il fait partie du système. Alors, en attendant, force est de demander à la police, celle-là véritablement républicaine, d’apprendre à appliquer, ce qui, en criminologie, on appelle, le système de la baïonnette intelligente.  
Un système qui permet à un élément des forces de l’ordre de ne pas exécuter un ordre manifestement illégal. Qu’on n’en doute pas une seconde, la presse, dans son ensemble, va tenter de relever le défi qu’on vient de lui lancer, en collaboration, bien sûr avec tous les démocrates de ce pays, y compris les policiers.  
 
Assane SAMB  
 
 
LAs : Vendredi 11 Jui 2008 
À l’origine de la brouille au sein du groupe parlementaire libéral : : Moussa Sy indexe la pétition contre Macky Sall et l’impunité érigée en règle d’or au Pds  
Fidèle à son franc-parler, Moussa Sy considère comme des querelles de gosses la guéguerre qui fait rage dans son groupe parlementaire. L’élu des Parcelles assainies n’a pas mis de gants pour déclarer à qui veut l’entendre que, même si l’origine de l’impasse à l’Hémicycle est à rechercher dans la pétition de novembre dernier pour le départ de Macky Sall, il n’en demeure pas moins que le Pds traîne une lourde responsabilité dans la cacophonie qui prévaut au sein dudit groupe. Car, pour lui, le parti a promu des gens comme Moustapha Cissé Lô, «qui, investi de je ne sais quel droit, s’est toujours permis d’injurier tous ses collègues, sans être puni». 
La crise qui sévit à l’Assemblée nationale ne concerne aucunement le président de la République qui a d’autres chats à fouetter. C’est Moussa Sy qui martèle ainsi sa conviction intime. Selon le député des Parcelles assainies, «au regard des difficultés que traverse le pays, le chef de l’Etat a d’autres préoccupations que de gérer les états d’âme de députés qui se crêpent le chignon au sein du groupe parlementaire libéral», tranche-t-il. Mais, après ce vaste chantier, le secrétaire général national du Pds devra remettre de l’ordre dans la pagaille, qui prévaut au sein de notre parti. «Il faut que Me Abdoulaye Wade sévisse, parce que le comportement de certains camarades est indigne d’un parti au pouvoir. Et cela passe par la nécessité de restaurer l’autorité de Doudou Wade, dont l’image est en train d’être affaissée par certains membres du groupe parlementaire libéral», déclare l’élu des Parcelles assainies.  
La pétition pour le départ de Macky Sall et la gourmandise de ses collègues, à l’origine de l’impasse 
De l’avis de Moussa Sy, l’origine de tous ces soubresauts qui plombent le groupe parlementaire libéral est à rechercher dans la fronde initiée en novembre dernier par ses collègues Khoureïchy Thiam, El Hadj Malick Guèye, entre autres. «Certains députés n’ont pas réussi à pardonner à l’actuel patron du groupe parlementaire libéral, Doudou Wade, sa pétition pour la destitution du président de l’Assemblée nationale. Même si, après l’audience accordée à Macky Sall par le chef de l’Etat, qui a décidé de passer l’éponge, les députés avaient émis leur volonté de panser la plaie, il n’en demeure pas moins qu’il n’y a jamais eu pardon», avance-t-il. Qui ajoute : «Certains députés voient toujours en Doudou Wade le principal responsable de tout le mal qui s’est abattu sur le président de l’Hémicycle». Autre problème, révèle-t-il: «leur gourmandise concernant les rentes et autres postes au sein de l’institution». Selon le président de la Commission Sport de l’Assemblée nationale, c’est cela qui est à l’origine des agissements de tous ses collègues». Pourtant, dit l’élu des Parcelles assainies, «ils savent tous que c’est le secrétaire général national du Pds qui fait, défait et distribue un poste à qui il veut. Ce fut le cas, quand il s’est agi de choisir les présidents de commissions, les membres des différents parlements de la Cedeao, du groupe d’amitié, ainsi que de la francophonie». 
Élevé dans les injures par le Pds, Moustapha Cissé Lô fait paniquer même les traducteurs de la Cedeao  
Moussa Sy jure que le Pds est le seul responsable de cette situation. «Le parti a toujours fait profil bas lorsque ce gars-là (Ndlr : Moustapha Cissé Lô), investi je ne sais de quelle mission, injuriait tous les membres du groupe parlementaire libéral». Et de rappeller : «la dernière fois qu’il avait déconnée, c’était lors de la dernière réunion dudit groupe. Ce jour-là, il avait insulté tout le monde et il a fallu que Ameth Fall Braya, Me Pape Bassel, Gallo Ndiaye, Ibra Diouf et moi-même, menacions de le corriger, pour qu’il cesse ses attitudes d’enfant gâté». Selon lui, même les traducteurs de la Cedeao sont au bord de la crise de nerfs quand ils voient Moustapha Cissé Lô. Car, piqué par on ne sait quelle mouche, il se mettait à les insulter, sans que ces derniers ne comprennent pourquoi». Pourtant, soutient Moussa Sy, « lorsqu’il était au Parti socialiste, le député était doux comme un agneau».  
Le Pds, seul responsable de l’imbroglio 
Moussa Sy est d’autant plus convaincu que le Pds est l’unique responsable de l’impasse à l’Assemblée nationale que Moustapha Cissé Lô, qui n’a rejoint ses rangs qu’après 2000, a toujours bénéficié de ses largesses au détriment des libéraux de la première heure, qui ont sacrifié leur vie durant les moments de braises». Alors que, affirme-t-il : «à l’image de Moustapha Cissé Lô, tous les députés, qui nous pompent l’air, ne sont pas plus méritants que les autres». Chose bizarre, déclare-t-il : «Aucun des 131 députés du Pds n’a été investi par sa base. C’est le parti qui s’est seulement retiré dans les locaux du Méridien pour les choisir».  
Auteur: Daouda THIAM  
LAs : Vendredi 11 Jui 2008 
Rencontre du conseil des ministres : : Wade ouvre le feu sur la Sde et la Sones, la Douane appelée à plus de vigilance  
«Ce que dit le petit maure, il l’a entendu sous la tente». Après Karim Wade, c’était au tour, hier, du président de la République, Me Abdoulaye Wade, de mettre les pieds dans les plats en critiquant vertement la Sones et la Sde. Revenant sur la pénurie d’eau qui avait secoué la banlieue, le chef de l’Etat a dénoncé, lors de la rencontre du Conseil des ministres, un problème de communication. Pour le chef de l’Exécutif, les deux sociétés susnommées n’ont pas bien communiqué. La Douane n’a pas été, non plus, en reste. Elle est, en fait, appelée à plus de vigilance d’autant que, révèle Me Wade, 650 tonnes de gaz, ont quitté le territoire national pour d’autres cieux.  
Rentré de voyage, hier aux environs de six heures du matin, le président de la République a présidé quelques heures plus tard la rencontre du Conseil des ministres. Une rencontre qui a vraiment tiré en longueur. Deux sociétés étaient dans le collimateur du chef de l’Etat : la Sones et la Sde, chargées de la gestion et de la distribution de l’eau. Revenant sur les pénuries d’eau enregistrées le week-end dernier et qui avaient créé des mouvements d’humeur dans la banlieue, Me Wade a assené ses quatre vérités à la Sde et à la Sones. Et c’est pour déplorer le manque de communication des deux sociétés. Selon le chef de l’Etat, ces deux boites ne devaient pas se contenter uniquement de communiqués à la pelle, mais elles devaient procéder à une communication active et massive en direction des populations. Surtout que les couacs sont intervenus à la suite des travaux de raccordement initiés par la Sones (à Technopole, Sebikotane et sur la route de Boune) afin d’améliorer la qualité de l’eau en banlieue. Me Wade pense savoir que si les deux sociétés avaient bien communiqué, ce qu’elles n’ont pas fait à ses yeux, il n’y aurait pas eu d’incompréhension.  
La leçon à tirer de cette position du président de la République est que, comme le dit le proverbe, ce dit le petit maure, il l’a entendu sous la tente. En effet, comme le révélait «L’As», le chef de l’Etat informé de la pénurie d’eau, alors qu’il se trouvait au Japon, avait chargé son fils, Karim Wade, d’une mission. C’est ainsi que ce dernier avait rencontré les responsables de la Sde et de la Sones pour leur dire que non seulement «son père» était très furieux mais il voulait qu’on règle le problème dans les plus brefs délais.  
Après la problématique de l’eau, Me Wade s’est beaucoup penché sur la situation du riz et du gaz. Et ce sera pour appeler la Douane à plus de vigilance, en ce qui concerne la surveillance des frontières. Surtout que selon le président de la République, 650 tonnes de gaz ont pu quitter le Sénégal pour des pays de la région. Ce qui représente presque trois jours de consommation au Sénégal. Cette même vigilance, Me Wade l’exigera aussi pour le riz que certains commerçants sortent illégalement du territoire national, or il bénéficie d’une subvention de l’Etat tout comme le gaz. 
Auteur: Cheikh Mbacké GUISSE  
Nettali : Vendredi 11 Jui 2008 
DETTE INTERIEURE : Les Socialistes dénoncent une " persécution " des entrepreneurs  
NETTALI - A l’occasion de son bureau politique tenu ce jeudi, le Parti socialiste « dénonce la fourberie du gouvernement, qui ne semble pas mesurer l’ampleur des drames familiaux face à la nécessité d’une vie décente » et « exige le maintien ainsi que le relèvement des subventions pour ramener les prix à la consommation à un niveau supportable pour les populations ». C’est ainsi qu’« il invite le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des importateurs en payant les sommes échues au titre de la subvention sur le riz tout en prenant les mesures appropriées pour rétablir l’ordre public alimentaire ». 
Selon les camarades d’Ousmane Tanor Dieng, la persistance des ruptures dans l’approvisionnement en riz et en gaz ainsi que dans la fourniture de l’électricité et de l’eau est révélatrice d’un mal vivre généralisé qui, loin de s’améliorer, va s’aggraver avec la suppression programmée des subventions à laquelle le gouvernement prépare l’opinion, après avoir sciemment provoqué et laissé perdurer les pénuries, pour en faire ensuite la justification d’une nouvelle hausse des prix des denrées et produits de première nécessité. « Le régime d’Abdoulaye Wade a beau se réfugier derrière la fausse pertinence de ses mesures improductives, multiplier les annonces sans effet et prétexter la conjoncture internationale pour s’exonérer de toute responsabilité dans les fractures ouvertes qui accablent notre pays, le quotidien des populations reste toujours meublé par le renchérissement insoutenable du coût de la vie dans un contexte de généralisation des pénuries », estime le bureau politique. Qui ajoute que ces manoeuvres "malsaines" ne passeront pas. 
Dans cette crise sans fin, poursuit le bureau politique, « les entreprises du secteur privé, déjà financièrement asphyxiées par le goulot des factures impayées de l’Etat, sont également exposées à l’arbitraire de la puissance publique ». En effet, en plus de connaître des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois, les entreprises privées subissent une persécution dont la finalité est de les pousser à déposer le bilan pour faire place à des intérêts occultes associés aux affairistes du régime libéral. Le Parti socialiste qui exprime sa solidarité à l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal dirigée par Bara TALL, exige le paiement de la dette intérieure ainsi que le respect des critères de transparence dans l’attribution des marchés publics. 
Le Parti socialiste qui se félicite du succès des initiatives du « Front Siggil Senegaal », espère que la marche des femmes et celle de Tambacounda serviront de détonateurs au gouvernement pour mesurer l’ampleur de la grogne populaire et pour trouver les solutions urgentes aux conditions extrêmes que vivent les populations. C’est uniquement dans cette mesure que notre pays pourra échapper à la déflagration de grande intensité que semblent annoncer les coups de semonces, du genre de la manifestation des populations des Parcelles assainies, poussées à bout par la mal gouvernance qui obère leurs conditions de vie. 
Auteur: Nettali  
La dette intérieure du Sénégal était nulle en 2000. En 2008, elle est d'au moins 300 milliards si on inclus les entreprises du BTP. 
On ne gère pas un pays comme cela. 
Tous les résultats obtenus au prix d'une décennie d'ajustements structurels et de politique d'austérité avant 2000, ont été perdus par ce régime en 3 ans seulement. 
La dette intérieure a commencé à se creuser avec les fameux chantiers de Thiès (en 2003). 
Ferloo.com : Vendredi 11 Jui 2008 
Mahmoud Saleh tire sur « les vermines, les parasites et les sangsues » qui tournent autour de Gorgui : " On ne construit pas un pays par des intrigues et des manœuvres »  
Connu pour ces idées avant-gardistes, le secrétaire général du nouveau parti, Mahmoud Saleh a peint un sombre tableau de la situation politico-sociale du Sénégal. Et c’était pour dire que « nous sommes dans une situation de crise révolutionnaire ». Toute chose qui doit ramener le régime de Me Abdoulaye Wade à revoir sa copie quant à la « conjoncture aigue et difficile que traverse notre pays ». 
« Je ne vous décrirais pas la situation du pays que vous connaissez tous comme explosive, difficile tendue et aigue », lâche d’emblée, le Secrétaire général du Nouveau parti, par ailleurs ministre conseiller du Président de la République. « Les populations n’en peuvent plus. La vie est devenue très chère et les Sénégalais sont très mécontents », ajoutera-t-il, non sans prévenir qu’il n’y a pas de raison que ce qui a été valable ailleurs ne le soit pas dans notre pays. Toujours plus amer, le ministre conseiller continuera de peindre sa toile sur la situation socio-économique sénégalaise en avertissant que « toutes les révolutions du monde à commencer comme ça (faisant allusion à la récente crise universitaire ». « Nous sommes dans une situation de crise révolutionnaire », constate-t-il. Tentant de justifier cet état de fait, il dira notera que « ceux d’en haut (le gouvernement) n’en peuvent plus et les gens de la rue n’en peuvent plus non plus ». C’est pourquoi, il demandera d’avoir une vision attentive quant à la marche des femmes du Front siggil sénégal de mercredi dernier. Car, au-delà des ces dernières, ce sont bien toutes les femmes sénégalaises qui sont fatiguées et qui ont manifestée. 
Pour sortir du Sénégal de la crise : Saleh propose la suppression du Sénat et de certaines missions diplomatiques  
« Pour une sortie de crise de notre pays, le Nouveau parti demande en priorité la dissolution du Sénat, avant d’en venir à la révision des charges de l’Etat », demande Mahmoud Saleh qui milite pour la réduction des missions diplomatiques à travers le monde. Car, explique-t-il, ces institutions nous coûtent très cher et n’ont pas une grande utilité. Outre cette demande pressante, l’ancien camarade de Djibo Leyti Kâ exigera aussi un audit financier et organisationnel de toutes les agences nationales afin de permettre d’en déterminer les plus utiles. La protection des unités industrielles au détriment des populations n’est pas également du goût du ministre conseiller du Président de la République qui ne demande ni plus ni moins que la suppression du protectionnisme de la Sonacos et de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). « Je préfère de loin sacrifier 5000 emplois au profit de 11 millions de Sénégalais », martèle M. Saleh qui interpelle le gouvernement sur le rapport entre le trésor public et l’agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci). Après avoir fait presque un roud up global de la situation du pays, Mamouth Saleh s’est interrogé, également, de la suite qui a été réservée aux 90 milliards de francs Cfa de la Sudatel pour l’achat de sa licence de téléphonie. « Nous avons besoins de savoir comment nos ressources ont été utilisées. Car jusqu’à présent, nous n’avons pas encore vue une loi de finance rectificative portant sur cette entrée d’argent », conclut le secrétaire général du nouveau parti, Mahmoud Saleh. 
Haro sur les « vermines et autres parasites autour du président » 
Qualifiant certains membres de l’entourage présidentiel de « vermines, de parasites…, Mahmoud Saleh demande à Me Wade de s’en débarrasser pour sauver le pays. S’il y a un leader de parti de la mouvance présidentielle qui est loin de se réjouir de la situation polico-social du pays, c’est le Secrétaire général du Nouveau parti (Np), Mahmoud Saleh. En effet, en conférence de presse, hier, ce dernier n’a épargné rien ni personne autour de l’entourage du président de la République. Autant dire que bille en tête, il n’aura pas hésité une seule fois à qualifier certains membres de l’entourage du président Wade, de « vermines, de parasites et de sangsues ». C’est avec verve que Saleh a tenu sa conférence de presse, en tirant sur tout ce qui bouge autour du Président de la République, Me Abdoulaye Wade et son gouvernement. Le ministre conseiller, déclarera d’emblée « qu’on ne construit pas un pays par des intrigues et des manœuvres », avant d’enfoncer le clou, en qualifiant l’entourage de Me Wade de « parasites et de vermines suçant le sang du peuple sénégalais ». Précisant au passage être avec le Président de la République et non derrière lui, M. Saleh s’est plu à répéter que « ceux qui sont autour de Me Wade passent tout leur temps à mentir et à comploter ». Suffisant pour qu’il demande au Président de la République de se débarrasser de « ces vermines et de ces parasites qui ne se plaisent que dans les manigances et les complots sur le dos des sénégalais ». 
Auteur: Hamidou Sokomo  
L’OBSERVATEUR : 
Bara le martyr 
 
Article Par Pape Amadou Sall, Opérateur économique à Thiès,  
Paru le Vendredi 11 Jui 2008 
 
Cher Bara, en lisant votre lettre ouverte « Pourquoi j’ai assigné l’Etat en justice et pourquoi mes entreprises quittent le Sénégal, mon pays », deux maîtres mot retiennent mon attention : « mes entreprises » et « mon pays ».  
- « Mes entreprises » : cette assertion renvoie certainement à votre statut «d’unique propriétaire » acquis de haute lutte si on s’en réfère à votre parcours atypique dans la boite Jean Lefebvre comme employé pour en sortir haut la main comme employeur. Mais retiens cher compatriote que JLS a cessé de vous appartenir depuis que vous en avez fait une société de droit sénégalais par et pour les Sénégalais. Ceux qui, par milliers et leurs familles, y travaillent depuis dans la dignité pour faire face à leurs besoins mais surtout à cette dure conjoncture dans laquelle nous ont plongé ces incapables du régime qui s’acharnent aujourd’hui sur vous. Cette entreprise citoyenne qui, n’en déplaise à ces contempteurs, appartient à tous ces démunis qui vous voient comme un messie car symbolisant l’espoir, la solidarité et l’entraide. Ces populations de la zone nord de Thiès, de la Casamance et du Sénégal en général peuvent témoigner de votre générosité légendaire puisque discrète. Loin des caméras de télévision, tu as toujours soulagé ces nécessiteux sans aucune propagande tout le contraire de ces thuriféraires de l’alternance qui, pour une caisse de don, n’hésitent pas à ameuter toute la presse de propagande d’Etat. Malgré les intempéries, JLS reste une entreprise citoyenne.  
- « mon pays » : les faits depuis votre incarcération m’amènent à poser la question de savoir : ne sommes-nous pas tous étrangers dans notre propre pays ?  
Sinon, comment comprendre qu’un bâtisseur d’une telle dimension qui s’est fait seul puisse subir avec autant d’acharnement la furie destructrice d’un régime . ? Comment comprendre le silence complice et coupable des hommes épris de justice qui font profil bas devant autant d’injustice contre l’un de ses plus vaillants et illustres fils ? Particulièrement les marabouts qui doivent être des régulateurs et qui j’en suis sûr ont parmi ces milliers d’employés du groupe des talibés et bienfaiteurs qui vont, sous peu, rejoindre la galerie des frustrés et déchus de l’alternonce.  
L’histoire et le devoir de solidarité nous interpellent tous. Chacun en ce qui nous concerne doit se constituer comme bouclier de Bara TALLY dont le nom est confondu à jamais à toutes les infrastructures majeures de ce pays. Cette homme dont l’unique souvenir que j’ai de lui remonte à mon plus tendre enfance alors que j’étais encore à l’école élémentaire. Habitant dans la même concession que lui chez sa grand mère qu’on appelait affectueusement « Mame Matar Diagne » et que je n’ai plus revu depuis mérite le soutien agissant de tout le peuple debout comme un seul homme pour dire que Bara ne partira point.  
En reconnaissance de ces innombrables services rendus à la patrie, ce jeune polytechnicien qui est parti de rien doit être préservé de cette furie destructrice dont la vocation est de broyer tous ceux qui refusent de se soumettre. Ceux qui doivent partir, c’est Abdoulaye Wade et ses sbires qui, comme des sangsues vivent du sang et des sacrifices d’honnêtes citoyens comme Bara Tall à coups de taxes et d’impôts.  
Au moment où Bara Tall, à ses risques et périls s’évertuait de façon patriotique à pré-financer la plupart des chantiers du pays, ou étaient ces va-nu-pieds de l’alternonce qui nous pompent l’air aujourd’hui avec leurs frasques dans un pays qui manque de tout ?  
Levons-nous et disons non car nous sommes tous des Bara Tall en sursis. Si nous laissons ses soldats du mal agir contre ce modèle qui fait la fierté de tout un continent, nous serons tous comptable devant l’histoire. Bara n’a pas besoin de se défendre, les faits parlent pour lui.  
Mahmoud Saleh qui était en conférence de presse hier à l’hôtel indépendance pour parler de son parti, le « Nouveau Parti ». Par sa voix et au nom de son ami Macky, le délégué national du nouveau parti dénommé le « Nouveau Parti » a démenti la déclaration que le maire de Thiès a faites dans la presse nationale lors de sa visite chez Kambel et Kara les journalistes agressés par la police. «Il me charge de vous dire qu’il dément catégoriquement les déclarations de Idrissa Seck le concernant. Il rappelle que durant toute la période qu’a duré l’affaire Idrissa Seck, lui Macky qui était alors Premier Ministre, n’a eu à se prononcer là-dessus qu’à deux reprises. C’était lors de la déclassification du rapport de l’Inspection générale d’Etat et lorsque Seck a voulu se faire reconnaître un parti politique sous l’appellation de Rewmi. Dans les deux cas, Macky Sall a estimé être interpellé dans ses responsabilités de chef de gouvernement et a réagi en conséquence, sans passion ni une quelconque considération d’ordre personnelle. Dans les deux cas, il assume pleinement les actes qu’il a posés et n’a rien à retirer là-dessus, et il défie Idrissa Seck de dire où et quand lui Macky Sall a eu à lui dire qu’il retirait quoi que ce soit dans ses paroles ou ses actes », a déclaré Mahmoud Saleh. Il ajoute que Macky «informe l’opinion qu’au contraire, c’est lui Idrissa Seck qui a eu à dire à Macky Sall, qu’il regrette certains propos méchants qu’il a eu à tenir contre certains de ses anciens amis à l’époque de la confrontation, arguant qu’il avait agi «sous l’emprise de la colère ». 
Attention à l’explosion et à la révolution  
 
Le délégué national du nouveau parti politique le « Nouveau Parti » et non moins le conseillé du président s’est constitué comme l’avocat du peuple lors de la cérémonie de lancement de son parti. De son avis, le gouvernement doit prêter attention à une éventuelle explosion de la situation qui pourrait mener à une révolution du peuple, il s’explique « la conjoncture actuelle est très difficile et la population n’en peut plus et tout peut arriver si on n’inverse pas les tendances ». Et comme solution le nouveau parti qui n’exclue pas la conquête du pouvoir propose de : la réduction des charges de l’Etat, la diminution de la taille du gouvernement de moitié, la dissolution du Sénat, la réduction des diplomates Sénégalais à l’extérieur, la révision de la fiscalité entre autres.  
ESCALADE VERBALE À L’ASSEMBLEE NATIONALE Me El Hadji Diouf traite Doudou Wade de «menteur et sectaire» 
 
Article Par MAMADOU SECK,  
Paru le Vendredi 11 Jui 2008 
 
La tension est toujours vive à l’Assemblée nationale. Cette fois, c’est le député Me El Hadji Diouf qui manifeste publiquement son désaccord avec Doudou Wade, président du groupe parlementaire «libéral et démocratique». Et là, force est de dire que le départ de Moustapha Cissé Lô lui a servi de prétexte pour revenir à la charge et tirer sur un «menteur et un sectaire». Vous aurez deviné Doudou Wade.  
«Je suis profondément déçu par le comportement de Doudou Wade. Qui se réjouit de la démission de l’honorable député Moustapha Cissé Lô du groupe parlementaire «Libéral et démocratique» dont il est le Président», déplore, d’emblée, le chef du Parti des travailleurs et du peuple (Ptp). En effet, pour Me El Hadji Diouf, «l’acte de Doudou Wade prouve qu’il n’est pas digne d’être à la tête d’un groupe parlementaire». Du simple fait «qu’il n’est pas un rassembleur encore moins un meneur d’hommes». Pire, constate l’avocat, «il ne dit pas la vérité en soutenant devant la presse que le groupe parlementaire a été soulagé par le départ de Moustapha Cissé Lô». Pour illustrer ses propos, il soutient que «le groupe parlementaire ne s’est pas réuni depuis l’élection du bureau à l’ouverture de la présente session». Par rapport à cette situation, Me Diouf fait savoir que «les déclarations de Doudou Wade n’engagent que lui». Et c’est la raison pour laquelle il invite le groupe, «qui n’a jamais pris de position depuis le départ de Moustapha Cissé Lô», de demander des explications à Doudou Wade. Qui l’engage dans des combats d’arrière-garde et des oppositions crypto personnels». Seulement, Me Diouf note que «Doudou Wade est en train de paniquer». Car, explique-t-il, «sur les 131 députés qu’il avait convoqués, seuls 27 ont répondu présents. Les autres ont préféré le boycotter pour lui afficher leur mépris total». Ce qui pousse l’ex-ministre du Réseau hydrographique national «d’espérer que Doudou Wade, compte tenu de la défaillance des députés, démissionne». «C’est lui qui doit quitter et non Moustapha Cissé Lô. Il est en train d’empoisonner et de polluer l’atmosphère du groupe parlementaire», tempête Me Diouf. Selon lui, «Doudou Wade est un sectaire, un grand comploteur devant l’Éternel. Il monte les uns contre les autres. Il dénigre et divise les gens. Il n’a pas les qualités d’un dirigeant. Surtout qu’il est très limité intellectuellement et n’a pas d’expérience politique». Sinon, s’interroge Me Diouf, «comment il peut dire que si Me El Hadji Diouf était fort, il n’allait pas venir s’allier avec nous. Il serait parti seul». Car, dit Me Diouf, «c’est Me Wade qui a appelé Kara, Béthio, Me El Hadji Diouf…pour affronter les élections présidentielles avec eux». C’est ce qui explique, dit-il, «sa révolte devant le comportement du Président de l’Assemblée nationale Macky Sall et de Doudou Wade». «Macky Sall et Doudou Wade sont venus nous imposer une liste avant d’interdire tout débat. Ce que j’ai décrié. Et, j’ai été contre l’idée émise par Doudou Wade en voulant nous faire croire que le groupe, «Libéral et démocratique» est le prolongement du Pds. Ce qui est faux. Tout ce que je demande à Doudou Wade, c’est de démissionner», conclut Me Diouf.  
CHERTÉ DE LA VIE, PÉNURIE, TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION… LES FEMMES DU FRONT SIGGIL SÉNÉGAL CRIENT LEUR RAS-LE-BOL 
 
Article Par ABDOUL MAGIB GAYE (STAGIAIRE),  
Paru le Jeudi 10 Jui 2008 
 
Elles étaient des milliers, hier, sur l’avenue du général De Gaulle avec des pancartes et banderoles. Vêtues de noir, elles étaient là pour montrer leur mécontentement et exprimer leur raz-le-bol face à la situation de crise sociale aiguë que traverse le Sénégal. Devant les leaders du Front Siggil Sénégal venus en nombre leur prêter main-forte, Elène Tine, Mata Sy Diallo, Aminata Mbengue Ndiaye et les autres ont exprimé leur satisfaction avant de promettre la tenue d’une autre manifestation si le gouvernement de Me Wade ne trouve pas rapidement des solutions de sortie de crise.  
 
La marche des femmes du front «Siggil Senegal » prévue pour 15h, n’a démarré que vers les coups de 17h à la place de l’Obélisque. Elles étaient des milliers à avoir bravé l’avenue du général De Gaulle jusqu’au carrefour du triangle Sud sous une chaleur d’étuve. C’est vers 17h 10mn que la procession de marcheuses s’ébranle sur le macadam. Avec à leur tête de fortes personnalités du Front « Siggil Sénégal » dont Elène Tine, Aminata Mbeugue Ndiaye, Mata Sy Diallo. Mais aussi de la société civile dont Penda Mbow entre autres. Certaines d’entre elles vêtues d’un complet noir, pour d’autres des foulards noirs chantonnant des refrains sur la cherté de la vie avec à leur main des baguettes de pain, condiments ou des bouteilles d’huile et de sacs de riz vides .... Le tout couronné par un camion de sonorisation diffusant les célèbres morceaux de Talla Sylla (« Ablaye abal ñù » ou « Wallù sa reew »). Banderoles et pancartes à leur portée, les manifestants constitués de toutes les catégories socio professionnelles confondues et de toutes les tranches d’âges signalent les difficultés sociales. Sur les banderoles, on peut lire «Sonn nañù, xiif nañu ! goorgi doyna Sëkk ! (on est fatigué, on a faim Goorgi ça suffit !). Sur les pancartes, la cherté des denrées de première nécessité ainsi que l’éventuelle modification de l’article 27 de la Constitution ont été dénoncées. «Non au terrorisme de l’État ! Non à la monarchisation ! ou halte au tripatouillage de l’État » . Sous cette forte canicule, les dames du Front « Siggil Senegal » sont plus que déterminées à poursuivre la marche scandant des propos sur les délestages, sur l’inflation, sur la pénurie de gaz, de riz.Mais aussi et surtout scandant le refrain «Laye waccal gissù ñu dara ! (Laye descend on n’a rien vu !) ». Arrivés à hauteur du carrefour du triangle Sud, Elène Tine porte parole des femmes du « Front Siggil » fait une sortie. Non sans exprimer la satisfaction des femmes quant à la manifestation. La protégée de Niass va droit à l’essentiel. Les maux qui gangrène la société sénégalaise à laquelle sont confrontées les femmes d’une manière générale. Selon ses dires, ces maux sont constitués par l’inflation, les délestages, les pénuries de Gaz d’eau et de riz. Pour une situation à la normale, Mme Tine propose une réduction du coût du budget de la Présidence s’élevant à 64 milliards. Mais aussi de la dissolution du Sénat, des agences de l’État. Et de terminer ses propos par un avertissement : « Si l’Etat ne trouve pas des solutions de sortie de crise, les femmes vont encore se soulever et le prochain sera pire ».  
IDY AU CHEVET DE KAMBEL DIENG «Cette dictature rampante doit cesser» 
 
Article Par HAROUNA FALL (AVEC LA RFM),  
Paru le Jeudi 10 Jui 2008 
 
Le président de Rewmi Idrissa Seck s’est rendu, hier, au chevet de Kambel Dieng. Il a saisi l’occasion pour condamner son agression et fustiger l’installation progressive d’une dictature au Sénégal. Idy s’est aussi prononcé, entre autres, sur ses relations avec Wade et la Goana. Il a déclaré qu’il n’est pas pressé. Et qu’un poste de vice-président ne l’intéresse pas.  
 
«Qu’Allah vous fasse guérir assez rapidement. Que vous retrouviez vos auditeurs. Et que vous reveniez comme acteur de la démocratie. Cela fait partie des épreuves. C’est totalement inacceptable dans une démocratie et une République qui se respecte. Ce traitement est ignoble. Nous sommes venus en tant que parti, de surcroît libéral, vous apporter notre soutien et notre solidarité. Nous vous souhaitons un très rapide rétablissement et un retour à l’activité. Le combat est long. C’est pas à pas que nous allons transformer notre pays en démocratie respectable où la liberté est défendue, y compris, et même en premier lieu, par les forces de l’ordre. Leur premier rôle, c’est de protéger la liberté. C’est de protéger les citoyens et leurs biens. Leur rôle n’est pas de s’attaquer aux citoyens. Surtout dans un monde moderne où, même si les animaux sont maltraités, les associations se mobilisent. La maltraitance contre les animaux est devenue une ignominie dans le monde à fortiori des êtres humains. J’ai passé en revue les manuels de formation de nos agents de sécurité, il n’y a nulle part trace d’un tel comportement. Au contraire, on les invite au respect. Quand vous vous promenez en France, aux Usa, ou dans n’importe quel pays de démocratie, vous rencontrez des policiers qui s’adressent à des clochards ivres dans la rue, vous êtes bouleversés par la façon dont ils traitent ces gens avec beaucoup de respect, beaucoup de considération. Ils essaient de les amener à la raison, de leur expliquer qu’est-ce que c’est que la loi. Je ne dis pas que dans ces pays, il n’y a pas de pratiques de torture. Parce qu’Amnisty International dénonce de temps en temps des pratiques exceptionnelles. Mais il est grand temps que chez nous cela cesse». 
 
«Bara Tall paie le prix de sa dignité» 
 
«Il n’y a pas d’affaire des chantiers de Thiès. La question a été très clairement tranchée par la justice à travers les différents arrêts qui ont été pris. Bara Tall paie le prix de sa dignité, de sa liberté, de son honnêteté. Parce que s’il avait accepté ce qui lui était proposé, c’est-à-dire de prendre de l’argent, de déposer une caution et d’accepter de me compromettre en disant des contrevérités, ce qui lui est arrivé, ne lui serait pas arrivé. Mais il y a des hommes comme ça qui n’ont pas oublié les leçons des anciens. Il y a eu un empereur Romain que les gens ont essayé de corrompre, il leur a répondu que les Romains préfèrent commander ceux qui possèdent de l’or plutôt que d’en posséder. Allez dire à vos corrupteurs cela. Il y a des gens qui sont dignes et qui doivent accepter les souffrances. C’est exactement dans ce même registre que j’ai accepté et que j’accepte encore d’endurer des épreuves. Puisque, de toutes les façons, aucune dictature, aucune domination ne peut perdurer. L’homme se souvient toujours, en dernier ressort, de la dignité fondatrice dont il est investi par son Créateur. Dans l’histoire, ni l’esclavage, ni la colonisation, ni les grandes dictatures, quelque ait été leur puissance (financière, militaire et physique) n’ont prospéré. L’homme finira toujours par se souvenir qu’il est seigneurial. Et par se rebiffer. Cela arrivera au Sénégal. Il ne faut pas en douter. Cette dictature rampante cessera de toute évidence. Mais en attendant, les «Kambel», les «Idrissa Seck», les «Bara Tall» doivent endurer cette activité pionnière et afficher aux autres l’inacceptable».  
 
«J’ai dit aux gardes pénitentiaires, aux préfets, aux sous-préfets… qu’ils sont régis par la loi» 
 
L’enregistreur que vous dites avoir été déclenché de façon divine remplit cette fonction. C’est d’attirer l’attention des gens sur l’inacceptabilité de ce qui s’est passé. Je viens en tant que libéral dire que ceci n’est pas acceptable. Le fondement premier du libéralisme, c’est le respect des valeurs de liberté et de droits humains. Et aussi, en tant que croyant, cette attitude d’irrespect d’un individu que le Seigneur a honoré est tout à fait inacceptable. À ce double titre, je suis venu avec une délégation incluant M. Youssou Diagne, ancien président de l’Assemblée nationale, le porte-parole du parti Oumar Sarr, le représentant des anciens Ngalandou Ndoye, la responsable des femmes Ndèye Maguette Dièye, les représentants des jeunes (Yankhoba Diattara et Thierno Bocoum), le responsable de ma communication Waly Fall, Ousmane Thiongane, chargé des relations avec la presse. J’en profite pour rappeler à l’administration que sa responsabilité est directement engagée dans les manquements au respect de la loi. Quels que soient les ordres qu’elle puisse recevoir. J’ai eu l’occasion de dire aux gardes pénitentiaires, aux préfets, aux sous-préfets, votre fonction est régie par la loi. Vous ne devez obéir qu’à la loi. Toute autre mission qui vous est confiée par une autorité tordue, si vous l’appliquez, vous engagez votre responsabilité personnelle. Vous n’êtes pas un représentant de partis politiques, si vous recevez un ordre d’un parti politique, il faut le refuser».  
 
«Entre 2000 et 2007, on a dévié du chemin» 
 
«Rewmi se situe du bord de la droiture et pas de la tortuosité. Rewmi est libéral. Nos convictions libérales ne dépendent de personne. Elles sont ancrées dans notre foi en l’individu. Chaque individu est investi d’une dignité fondamentale dont la défense et la protection mérite même qu’on sacrifie sa vie. Et d’un ensemble de droits à respecter. Notre posture est invariable. Nous approuvons tout ce qui est convenable. Nous condamnons tout ce qui est blâmable. Quand j’étais avec Wade, c’était mon comportement. Aujourd’hui que je ne suis plus avec lui, ça reste mon comportement. J’approuve ce qui est convenable. Je condamne ce qui est blâmable. Je condamne la loi Ezzan. Je condamne le défilé des journalistes et des hommes politiques à la Dic. Je condamne la dissolution des collectivités locales. Je condamne l’agression barbare contre les journalistes comme Kambel et Kara. Voilà mon comportement. Voilà mon attitude. Il n’y a aucune variation à ce niveau. Je considère que la responsabilité de ramener ma famille politique au Sopi de 2000, qui avait même séduit des membres actuels du Front Siggil Sénégal, dont Moustapha Niasse, pourtant socialiste Amath Dansokho, Landing Savané et Abdoulaye Bathily. Ce Sopi, qui a créé un enthousiasme considérable en 2000 - les danses, les klaxons, les jeunes à pied qui ont convergé au Point E - on ne l’a pas vu en 2007. Qu’est-ce qui s’est passé ? On a dévié du chemin. C’est tout. C’est ma responsabilité de veiller à l’unité, au renforcement, mais surtout au retour à ces valeurs fondamentales de ma famille politique. Cela est cohérent. Parce que ce qui est arrivé à la famille voisine, la famille socialiste, nous arrive. Si en 2000, Niasse, fort de ses 16,7% avait dit, malgré ce qui l’oppose aux socialistes, qu’il amène ces 16,7% au 42% de Diouf, nous serions dans la rue. Dans l’opposition. Je ne veux pas que cette cassure arrive à ma famille politique. Je suis attaché aux valeurs du «Sopi» originel».  
 
«Je ne suis pas ébloui par un poste de vice-président» 
 
«Mon slogan de campagne a été le président du vrai changement. C’est-à-dire, le respect des valeurs, de la dignité humaine et de l’éclosion des talents de chaque individu, pour que le pays se développe et change de niveau. Pas seulement par la parole. Mais concrètement. Que chaque Sénégalais sente qu’il est passé de 100 à 1000. De 1000 à 2000, voilà mon programme. Ma conduite politique ne dépend pas de Wade, mais de moi. De ma foi en Dieu. De ma foi à l’individu. De ma foi aux valeurs que je viens d’évoquer. A chaque fois que Wade m’invite à des discussions, j’accepte. Vous le constatez tous. Depuis quand Wade a déclaré publiquement, quand il avait reçu les Oumar Sarr au Palais, qu’il va convoquer le Comité directeur de son parti pour statuer sur mon cas. Cela fait des mois. Si cela ne s’est pas fait, quelle en est la raison. Idrissa Seck n’est pas pressé. Idrissa Seck n’est pas ébloui par des postes, y compris par la vice-présidence. Cela ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est le respect des valeurs du Sopi. C’est le retour à ces valeurs du Sopi. C’est le fait de s’attaquer aux difficultés des Sénégalais».  
 
«La Corniche de Dakar n’intéresse personne» 
 
«Quand il lance la Goana, je dis Bravo. Les investissements doivent aller aux paysans d’abord et à la Corniche de Dakar ensuite. La Corniche de Dakar n’intéresse personne. Sauf ceux qui sont privilégiés déjà qui partent du Palais à l’aéroport en passant par Fann Résidence, les Almadies, c’est-à-dire les privilégiés. Ça n'intéresse personne. Alors que quand je vais à Nawel, quand je vois chaque Daara de dix personnes qui s’occupent de 12 hectares d’arachides. De 10 hectares de maïs. De 5 hectares de mil que ces gens soient sans équipements, que ces gens soient sans semences, sans engrais. Cela est intolérable. C’est là que l’investissement doit aller. Je dis Bravo au concept de Goana, Bravo surtout si cela va à ceux qui en ont besoin. Et dont c’est leur métier. Mais pas à des jeunes qu’on a rassemblés au stade avec des T. Shirt et des panneaux publicitaires. Ces jeunes-là sont dans les matchs de Navétanes, ils ne sont pas dans les champs».  
 
’’Le haut niveau de prix persistera jusqu’en 2015’’, selon la Banque mondiale 
11 Juillet 2008 08:00 heure de Dakar 
 
(APS) – La Banque mondiale prévoit la persistance du ‘’haut niveau de prix’’ jusqu’en 2015, estimant que les pays d’Afrique de l’Ouest et de la corne de l’Afrique sont particulièrement vulnérables, de même que les États dits fragiles. 
‘’On s’attend à ce que le haut niveau de prix persiste jusqu’en 2015’’, indique la banque sur son site électronique. Les prix du blé ont augmenté de 120% et ceux du riz de 75% alors que les ménages pauvres consacrent jusqu’à 80% de leur budget à l’achat de nourriture. 
Le risque est grand pour la sous-région. ‘’Les pays d’Afrique de l’Ouest et de la corne de l’Afrique sont particulièrement vulnérables, de même que les États dits fragiles. Dans certains pays, l’impact de la crise est amplifié par les chocs d’ordre climatique et les troubles civils’’, ajoute la même source. 
Quelque 21 des 36 pays qui connaissent une crise de la sécurité alimentaire sont en Afrique subsaharienne, selon la banque qui cite le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette région importe 45% du blé et 84% du riz qu’elle consomme. 
À l’heure actuelle, 4,9% seulement des terres cultivées du continent africain sont irriguées, contre 40% en Asie du Sud. En 2006, seulement 11% des terres d’Afrique subsaharienne étaient plantées en variétés de semences améliorées, contre 55% en Asie et 48% au Moyen-Orient. 
‘’La flambée des prix a été mise au compte d’une baisse de la production agricole, de chocs climatiques, d’une plus grande consommation de viande et de la place accrue faite aux cultures entrant dans la fabrication de biocarburants’’, note l’institution financière internationale. 
Pour plus de 2 milliards d’êtres humains, signale-t-elle, ‘’la flambée des prix alimentaires se traduit par un combat au quotidien’’. ‘’La malnutrition risque de s’aggraver, alors qu’elle est déjà une cause de mortalité pour plus de 3,5 millions d’enfants chaque année.’’ 
Selon les estimations, le nombre de pauvres a augmenté de 100 millions ces deux dernières années. 
‘’Nous sommes unis dans notre détermination à apporter une réponse à cette crise, qui met aujourd’hui en péril des millions de personnes à travers le monde’’, a déclaré lundi à Hokkaido, au Japon, le président du Groupe de la Banque mondiale. 
Robert B. Zoellick a fait cette déclaration lors de la conférence de presse qu’il a tenue au côté du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, en marge du Sommet du Groupe des Huit les plus industrialisés. 
‘’C’est pour moi un plaisir d’être ici aujourd’hui au côté du Secrétaire général (de l’ONU). Je tiens à lui rendre hommage pour son leadership face à la crise alimentaire mondiale, et pour l’orientation qu’il a donnée à l’élaboration du cadre d’action mondial’’, a-t-il indiqué. 
‘’La réponse apportée à cette double menace constituée par la flambée des prix alimentaires et énergétiques a valeur de test pour notre système mondial et sa détermination à venir en aide aux plus vulnérables. C’est un test auquel nous ne pouvons nous permettre d’échouer.’’ 
 
FERLOO : 
Décidé de transférer ses activités en Gambie : La Ca 2007 se solidarise à Bara Tall et demande à l’Etat de lui payer son dû 
« Bara Tall doit être pris en exemple par les jeunes ». C’est l’avis de la Coalition Alternative 2007 qui s’inquiète de la décision de ce dernier de transférer ses activités en Gambie ou dans les pays de la sous-région. Tout en se solidarisant à Bara Tall, la Ca 2007 demande à l’Etat de lui payer son argent pour la relance de ses activités au Sénégal. Entre autres sujets à l’ordre du jour de la conférence des leaders figurent la situation scolaire et universitaire et les pénuries des produits de consommation… 
 
La décision de Bara Tall de transférer ses activités en Gambie ou dans la sous-région n’a pas laissé les leaders de la coalition Alternative (Ca 2007)indifférente. D’ailleurs, cette structure dirigée par Moustapha Niasse ne s’est pas empêchée d’avoir un sentiment « d’inquiétude » vis-à-vis de cette vilaine action. Car, explique Massène Niang, « on veut bloquer tous ceux qui essaient de barrer le projet des tenants du pouvoir de faire du Sénégal, un empire financier à eux seuls ». Pourtant, soutient-il, « on devrait prendre Bara Tall en exemple de réussite. Lui qui a su investir et employer 2000 personnes dont 600 cadres dans un pays sous-développé comme le Sénégal ». C’est dire, ajoute-t-il, que « Bara Tall a un poids économique important dans notre pays et qu’on ne doit pas freiner son élan. Au contraire ». C’est ainsi qu’elle (la Ca 2007) se solidarise à Bara Tall et demande à l’Etat "de payer ce qu’il lui doit afin de lui permettre de relancer ses activités pour ne pas envoyer plus de 2000 travailleurs au chômage". La Ca 2007 ne s’est pas empêchée aussi "de demander à l’Etat de rectifier sa démarche de bloquer les activités de Bara Tall". 
Sur un autre chapitre, la Ca 2007 estime que les résultats "catastrophiques du baccalauréat 2007-2008 sont la conséquence directe d’un système éducatif en crise". L’occasion pour les alliés de Moustapha Niasse de remettre en cause les 40% du budget national que le gouvernement se targue d’injecter à l’école sénégalaise chaque année. Massène Niang n’a pas manqué d’ailleurs de se demander « où sont passés les 40% du budget de l’Etat ». Et pour parer à toute crise à la prochaine rentrée, les leaders de la Ca 2007 invitent le gouvernement à anticiper, en budgétisant sur les besoins de l’école, mais aussi en mettant fin à la politisation et l’impunité à l’université. D’ores et déjà, elle rejette catégoriquement, la décision de l’Etat de réduire l’effectif de l’Ucad, puisque, selon Madior Diouf, « toute réduction de l’effectif serait en deça de la norme internationale de 2% de la population totale du pays ». Ceci, d’autant plus que, ajoute-t-il, « les universités régionales n’existent que de nom ». 
Se penchant sur les pénuries, les leaders de la Ca 2007 soutiennent que « c’est la conséquence de la mal gouvernance », car disent-ils, « le rôle du gouvernement est de contrôler le stock de sécurité alimentaire et non se créer des pénuries virtuelles afin de se débarrasser de la subvention des produits de consommation ». Ils se désolent, également, du fait que « l’Etat veut mettre en mal les populations et les commerçants, en accusant ces derniers de bloquer le riz », alors que, affirme-t-il, « c’est l’Etat qui n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis des commerçants relativement au paiement de la facture subventionnée ». 
Abdou Timéra  
Bureau politique : Le Ps crie à la « faillite généralisée d’un Etat qui ne s’illustre que dans la répression… »  
Les camarades d’Ousmane tanopr Dieng n’ont pas raté le régime libéral. A les en croire : « Le régime d’Abdoulaye Wade a beau se réfugier derrière la fausse pertinence de ses mesures improductives, multiplier les annonces sans effet et prétexter la conjoncture internationale pour s’exonérer de toute responsabilité dans les fractures ouvertes qui accablent notre pays, le quotidien des populations reste toujours meublé par le renchérissement insoutenable du coût de la vie dans un contexte de généralisation des pénuries ». 
 
Les socialistes ont aussi dénoncé la situation d’un pays au système policier très répressif sous lequel vivent les Sénégalais. « Dans le contexte actuel de chienlit, synonyme de faillite généralisée d’un Etat qui ne s’illustre que dans la répression et dans l’intimidation, il y a heureusement une résistance citoyenne qui prend forme appuyée par des initiatives populaires qui démontrent que l’incapacité du régime d’Abdoulaye Wade ne sera pas toujours face à la résignation collective ». 
Dans cet ordre d’idées, disent-ils, « le Parti socialiste qui se félicite du succès des initiatives du « Front Siggil Senegaal », espère que la marche des femmes et celle de Tambacounda serviront de détonateurs au gouvernement pour mesurer l’ampleur de la grogne populaire et pour trouver les solutions urgentes aux conditions extrêmes que vivent les populations. C’est uniquement dans cette mesure que notre pays pourra échapper à la déflagration de grande intensité que semblent annoncer les coups de semonces, du genre de la manifestation des populations des Parcelles assainies, poussées à bout par la mal gouvernance qui obère leurs conditions de vie ». 
Selon les socialistes : « La persistance des ruptures dans l’approvisionnement en riz et en gaz ainsi que dans la fourniture de l’électricité et de l’eau est, à cet égard, révélatrice d’un mal vivre généralisé qui, loin de s’améliorer, va s’aggraver avec la suppression programmée des subventions à laquelle le gouvernement prépare l’opinion, après avoir sciemment provoqué et laissé perdurer les pénuries, pour en faire ensuite la justification d’une nouvelle hausse des prix des denrées et produits de première nécessité ». 
Et de poursuivre : « Le Parti socialiste dénonce cette fourberie du gouvernement, qui ne semble pas mesurer l’ampleur des drames familiaux face à la nécessité d’une vie décente et exige le maintien ainsi que le relèvement des subventions pour ramener les prix à la consommation à un niveau supportable pour les populations. Dans cet ordre d’idées, il invite le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des importateurs en payant les sommes échues au titre de la subvention sur le riz tout en prenant les mesures appropriées pour rétablir l’ordre public alimentaire ». 
Toujours selon les camarades d’Otd : « Dans cette crise sans fin, les entreprises du secteur privé, déjà financièrement asphyxiées par le goulot des factures impayées de l’Etat, sont également exposées à l’arbitraire de la puissance publique. En effet, en plus de connaître des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois, les entreprises privées subissent une persécution dont la finalité est de les pousser à déposer le bilan pour faire place à des intérêts occultes associés aux affairistes du régime libéral. Le Parti socialiste qui exprime sa solidarité à l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal dirigée par Bara TALL, exige le paiement de la dette intérieure ainsi que le respect des critères de transparence dans l’attribution des marchés publics ». 
Sous ce même registre, « le Parti socialiste soupçonne la main de lobbies organisés dans la nouvelle affaire de cession des actions SONATEL de l’IPRES, une nébuleuse qui porte une interrogation sur la situation financière réelle de cette dernière société. Le Parti socialiste a de sérieuses raisons de s’en inquiéter eu égard au goût immodéré du régime libéral pour l’argent et pour les dépenses somptuaires. Il invite les dirigeants de l’IPRES à éclairer l’opinion sur la disponibilité à ce jour des 80 Milliards de Francs CFA de cette société ainsi que sur les véritables motivations de la cession de ses actions dans le capital de la SONATEL ». 
Dans le même temps, « le Parti socialiste considère que la cession des actions de l’IPRES est à mettre en relation directe avec la cession envisagée des actions de l’Etat afin de baliser la voie aux prédateurs qui s’apprêtent, en toute opacité, à faire une OPA sur la SONATEL. D’ailleurs, il ne faudra pas s’étonner au terme de ces opérations suspectes que toutes ces actions, celles de l’Etat, de l’IPRES et de la Caisse de Sécurité Sociale en attendant d’autres, se retrouvent entre les mains du capital étranger, prête-noms des affairistes du régime libéral ». 
Alassane DIALLO 
 

 

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