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Les 3
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
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Monsieur le prés
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AU -D E L A
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Collectivités Lc
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que la LUMIERE
trop c’est trop
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le 23 décembre 2
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de la République vers la Monarchie

 
 
 
Faut-il encore un dessin à notre peuple, pour le convaincre que Wade et Idy n’ont aucun respect pour lui ? 
 
L’indignation a atteint son paroxysme à la vue de la nième réconciliation –comédie plutôt- entre Wade et Idy au Palais de la république, devenu le lieu idéal des intrigues depuis l’alternance. J’ose espérer que les Sénégalais tireront une fois pour toutes, les enseignements qui s’imposent, sur cette dernière pièce de théâtre de ces deux acteurs. 
 
En effet, comme le rappelle si bien, la Commission n° 5 des Assises nationales lors de la restitution au public de leur rapport final « notre pays a perdu aujourd’hui tous ses repères ». Et la scène qui vient de se dérouler sous nos yeux, entre Me Wade et Idrissa Seck, en est une parfaite illustration de cette perte de repères. Et, c’est d’autant plus grave que cela se passe au sommet de la pyramide de l’Etat. 
 
Nous avons tous été -l’ensemble du peuple sénégalais- témoins des échanges de propos peu élogieux où tous les adjectifs peu qualifiants pour un homme digne, ont été entendus, entre 2004 et 2009 à la veille de leur rencontre. Tout ce qui est vilain, qu’un homme qui se respecte n’aimerait jamais entendre dans sa vie, ils se le sont dits à travers les médiats. Fort heureusement, les bandes sonores et les écrits qui sont incontestables, sont encore là, pour ceux qui en doutent. Ainsi, il est loisible, je devrais même dire indispensable à tous les Sénégalais de réécouter ou de relire ces éléments d’archive pour se rafraîchir la mémoire et se rendre compte combien nous sommes victimes d’une erreur historique monumentale, en portant notre choix sur des hommes qui n’ont aucune valeur morale. 
 
D’une part, Idrissa Seck, allant de ses CD de révélation de n° 1 à x, agrémentés par des versets de coran et Hadiths pour tromper les fanatiques, avec les nombreuses victimes collatérales et d’autre part, Me Wade, qui présente son « fils spirituel » qu’il a crée, comme un traître, un voleur, un pressé etc…, qui a voulu lui chiper son parti et son pouvoir, au point de le mettre en prison pendant 8 mois pour ensuite le de le traduire à la haute cour de justice. En vérité, c’était simplement une tragi-comédie qui se jouait devant la face du monde. Comme par enchantement et tout de go, ils nous déclarent un matin que tout est fini! On efface tout et on recommence, comme si de rien n’était. Cette séquence honteuse, doit figurer absolument dans l’histoire du Sénégal, pour que les générations futures n’en ignorent pas. 
 
A présent, les jeux sont clairs et tous les masques sont tombés. Il n’y a plus l’ombre d’un doute pour aucun Sénégalais de bonne foi, que le différend qui les opposait est tout, sauf les intérêts bien compris du peuple sénégalais. Il est plutôt, à proprement parler, plus sied de dire combine en lieu et place de différend. Ce prétendu conflit, véritable deal, porte sur leurs intérêts strictement personnels et, est lié de surcroît, à l’argent du contribuable sénégalais, qu’ils ont décidé de commun accord de se le partager sur le dos du peuple. Ainsi, tout le tintamarre fait autours des chantiers de Thiès, des fonds politiques et d’autres affaires nébuleuses dont nous ignorons sans doute l’existence, prennent simplement le chemin du compte fourre tout « Pertes et Profits », un point c’est tout. 
 
A la réflexion, au cours de mes lectures, sur la biographie d’Adolf Hitler, je suis tombé sur un passage qui est d’une similitude frappante au plan comportemental de ces deux hommes, avec ce personnage tristement célèbre. D’abord, il est connu, de sa vie, Hitler n'accepta jamais un débat rationnel ni contradictoire et ne parla que devant des auditoires acquis. Ce texte de Henri Burgelin, décrit d’une façon remarquable A. Hitler dans sa biographie. Je le rapporte ici et le soumets à votre appréciation : «L'idée centrale de Hitler est simple : lorsqu'on s'adresse aux masses, point n'est besoin d’argumenter, il suffit de séduire et de frapper. Les discours passionnés, le refus de toute discussion, la répétition de quelques thèmes assénés à satiété constituent l'essentiel de son arsenal propagandiste, comme le recours aux effets théâtraux, aux affiches criantes, à un expressionnisme outrancier, aux gestes symboliques dont le premier est l'emploi de la force. Ainsi, quand les SA brutalisent leurs adversaires politiques, ce n'est pas sous l'effet de passions déchaînées, mais en application des directives permanentes qui leur sont données.» 
 
On entend qualifier souvent la politique, par certains de nos compatriotes, de sale et détestables les hommes politique, dans le langage populaire. En somme, c’est comme si on voulait affirmer catégoriquement, que c’est la politique qui se déteint sur la nature de l’individu pour le rendre roublard, mesquin, menteur, voleur, vaniteux et j’en passe. Je ne suis pas convaincu de cela. Fondamentalement, je pense que ce sont au contraire, les individus, avec leur véritable nature parfois tortueuse, qui est indissociable avec leur personne physique où qu’ils se trouvent, qui transparaît dans toutes leurs activités humaines, qu’ils auront à embrasser qui est en cause. Que ce soit en politique ou dans n’importe quel autre métier ou emploi, les individus ont dans leur subconscient, un but bien déterminé, mais dissimilé, qu’ils visent. Ainsi, s’ils étaient auparavant voleurs, menteurs, magouilleurs, tricheurs etc.., ces tares là demeureront et apparaîtront forcément dans leur manière et comportement de vivre en société, de même que dans leurs rapports avec les autres membres de la société. Ce qui m’amène à dire avec conviction, que la nature des individus précède ces derniers de leur entrée en politique et bien entendu, elle demeurera aussi en eux bien après leur retraite politique parce que c’est lié à leur existence. 
Je publiais depuis l’alternance, dans une série de contributions, parmi lesquelles, les titres ci-après, dans le but d’alerter et d’avertir mes concitoyens de la capacité de nuisance de ceux qui nous gouvernent et des suites fâcheuses qui pourraient en découler : « Le retard, le reniement, le parallélisme, l’informel et « l’oubli » caractéristiques fondamentales entre autres du régime libéral. », « Les vices à la place des vertus ou la perte des valeurs de dignité sous le régime de Me Wade. », « Le supposé messie arrivé en 2000, ne fut en vérité, que malheur pour le peuple sénégalais. », « Le problème du Sénégal, n’est pas celui d’un homme charismatique mais, plutôt d’institutions démocratiques, fiables et pérennes. », « Messieurs : plus de respect aux citoyens, à la République et moins de suffisance ! » Je pense que nous sommes aujourd’hui, suffisamment édifiés de la nature des tenants du pouvoir depuis l’alternance. Et qu’il n’y a plus de doute qu’ils incapables et incompétents à mener notre pays vers des lendemains meilleurs. 
J’ajouterais sur ce tableau déjà sombre, les similitudes entre les deux bonshommes : d’une part leur culte de personnalité spontanément apparu autour de leur supposée personnalité charismatique dans les rangs du PDS et des militants, leur fait vite se convaincre qu’ils sont eux-mêmes ces sauveurs providentiels de notre pays à la faveur de l’alternance survenue le 19 mars 2000 et d’autre part, leur narcissisme et leur mégalomanie ne font en conséquence que s’accentuer, comme leur prédominance absolue au sein du Parti Démocratique Sénégalais. Tout ceci explique que, leurs deux sorts sont si intimement liés, et qu’ils font souvent cause commune dans leur entreprise de nuisance, aux fins strictes de tromper leur monde qui, naïvement croit à leurs dires. 
Je n’en veux pour preuve, que depuis leur arrivée au pouvoir, toutes les promesses mirobolantes faites au peuple sont restées lettres. Il s’y ajoute, qu’ils ont détruit toute l’administration qui tendait vers un Etat de droit et sabordé les institutions de la république. 
 
 
C’est pourquoi, il ne nous reste, nous Sénégalais, qu’une chose à faire, c’est de renvoyer le plus tôt possible, tous les deux avec leurs acolytes, hors des sphères du pouvoir de notre pays, parce qu’ils n’ont que du mal. 
 
Mandiaye Gaye 
Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
 
 
24hchrono : Samedi 17 Jan 2009 
Karim en colère contre ses lieutenants : « N’écoutez personne…»  
 
Karim Wade est en colère contre ses camarades de la Génération du Concret. A l’origine de cette ire du fils du Président, la lenteur observée ces derniers jours dans l’occupation du terrain, suite à la rencontre Wade-Idrissa Seck.  
 
La rencontre Idrissa Seck et Me Abdoulaye Wade semble avoir bouleversé le travail entamé par les responsables de la Génération du concret (Gc). C’est le constat fait par Karim Wade qui aurait piqué une colère noire contre ses lieutenants sur le terrain. A un des responsables influent de la Gc, le fils du Président dit ceci «n’écoutez personne, continuez le travail. Il ne faut pas se faire distraire». Une sortie qui aurait fait trembler ses derniers qui se sont lancés sur le terrain pour poursuivre le travail entamé. Il a aussi donné d’autres recommandations «aux délégués aux investitures» qui a comme premier adversaire le Pds. En effet, Karim Wade et ses hommes ont un objectif bien précis : celui d’occuper les postes clés et ne pas les laisser aux responsables du Pds qui ne se sont pas déclarés membres de la Gc. Cette sortie serait d’ailleurs à l’origine de la sortie d’Assane Ba à travers un communiqué de presse dans lequel il appelle «l’ensemble de ses militants et sympathisants à se mobiliser sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger pour assurer une victoire éclatante au Parti démocratique sénégalais (Pds) lors des prochaines élections locales du 22 mars 2009». Karim s’adressant à certains des lieutenants à également ordonné que la Gc s’empare des grandes villes, en l’occurrence, Dakar, Ziguinchor, Kaolack et Saint-Louis. «Il faudra gagner dans les grandes villes». A Dakar, la Gc a fini de peaufiner sa stratégie et un piège est tendu à Pape Diop. La Gc qui aurait accepté que Pape Diop soit investi comme tête de liste, accentue son travail dans les communes d’arrondissements. Il s’agira pour les amis de Karim de s’emparer des communes et bénéficier de plusieurs conseillers et faire face à l’actuel Maire de Dakar à l’occasion du vote du conseil municipal. C’est Adama Ba le Maire de Fass Colobane Gueule Tapée qui serait chargé de piloter ce projet. Une mission difficile car de l’autre côté, il y’a Moussa Sy et une équipe mobile qui travaille pour contrer les «concrétiste». Il serait soutenu par d’autres jeunes en l’occurrence Samba Bathily Diallo le Maire de Ouakam. Assane Ba a clairement expliqué la volonté du Gc dans son communiqué. «La volonté de la Gc est d’inscrire le plus grand nombre de « concrétistes ». La Gc veut des maires de types nouveaux, des élus locaux ayant une preuve d’imagination pour faire face au manque de moyens dont sont confrontées les collectivités locales».  
Auteur: Sambou BIAGUI  
 
 
 
Ferloo.com : Samedi 17 Jan 2009 
Rencontre avec la diapora - Macky Sall « J’ai mesuré les risques et je suis prêt à mourir pour le Sénégal »,  
Ce samedi, Macky Sall était à Mantes-la-Jolie, dans le département des Yvelines en région lle-de-France pour rencontrer la diaspora. Des délégations venues des quatre coins de la France et d’Europe (Italie, Royaume Uni, Allemagne, Espagne) lui ont fait un accueil chaleureux qu’il a manifestement apprécié. Le chef de file de l’Alliance pour la République (APR) s’est dit prêt « à tracer une voie pour une conquête démocratique du pouvoir ». 
« J’ai mesuré les risques et je suis prêt à mourir pour le Sénégal », a lâché Macky Sall dans une salle trop petite pour contenir les personnes venues acclamer le numéro de l’APR. C’est que les représentants de la quinzième étoile, symbole de la diaspora, sur les couleurs du parti de l’ex-maire de Fatick, lui ont fait un accueil triomphal. Et les immigrés ont promis de se mobiliser ici et au Sénégal pour faire gagner l’APR. Le recul démocratique, la mal-gouvernance, l’impunité, ce n’est plus acceptable, a dénoncé Birame Camara, un responsable du Parti socialiste à Mantes-la-jolie. 
Faisant référence sans le nommer au come-back de Idrissa Seck au PDS, Macky Sall promet qu’un « retour dans la famille libérale est exclu ». Son objectif immédiat est de « tracer une voie pour une conquête démocratique du pouvoir ». En attendant, Macky Sall se dit prêt à croiser le fer avec le PDS. « Ces élections locales, sont aussi des élections entre le PDS et moi », explique-t-il. Il y a des endroits dans le Sénégal où l’APR et ses amis ne peuvent pas perdre : c’est dans le Fouta et dans la région de Fatick. « J’ai confiance au gens du Sine et le Fouta ne se laissera pas faire », harangue Macky Sall devant un public qui lui est complètement acquis. 
Polyglotte, Macky Sall s’est exprimé en français, wolof, pulaar et quelques bribes de sérères pour expliquer que son credo, c’est la République. « Il faut que l’enfant de Fongolimbi et celui de Dakar aient les mêmes chances d’accès à l’éducation, à la justice et à la santé ». Il promet de se battre pour un Sénégal meilleur et compte beaucoup sur « la quinzième région » que constitue la diaspora sénégalaise « indépendante et pourvoyeuse de fonds » de l’économie sénégalaise. Le boss de l’APR promet une lutte sans merci au PDS pour le déposséder du pouvoir. Et il l’a dit autrement : désormais, il est en pleine « woldé » (bataille âpre, en pulaar). 
Auteur: Abdoulaye NDIAYE (Paris) 
 
 
African Global News : Samedi 17 Jan 2009 
Demba Ndiaye, journaliste : " le pouvoir politique, premier censeur de la presse"  
 
La presse sénégalaise étouffe sous la pression conjuguée des pouvoirs politique, économique, religieux, judiciaire et du lectorat. Ces menaces ont fait naître un journalisme de connivence et de compromission, a notamment constaté le journliste Demba Ndiaye qui animait, vendredi, une conférence sur le thème "presse et pouvoirs" dans le cadre des "quinzaines" de la librairie Clairafrique. 
Jamais la liberté de la presse n’a été aussi menacée par des pouvoirs de toutes sortes qui exercent une pression manifeste ou insidieuse sur l’exercice du journalisme. Tel est en résumé l’exposé de Demba Ndiaye, journaliste et Directeur de publication de l’hebdomadaire La sentinelle. Au cours de la conférence organisée, vendredi, par la librairie Clairafrique, le journaliste a dépoussiéré les problèmes qui entravent la pratique de la profession de journalisme, dans nos pays à économie faible et démocratie balbutiante. 
A la lumière d’exemples concrets, le conférencier a démontré l’influence négative des pouvoirs politique, religieux, économique et judiciaire sur le journalisme. 
Le premier censeur de la presse, selon Demba Ndiaye, est le pouvoir politique. Notamment au niveau des médias d’Etat où le ministère de l’Iinformation joue un rôle "d’organe de contrôle des consciences". Malgré son caractère public, cette frange de la presse souffre d’une absence de liberté. Elle assure plus un rôle de propagande par les manipulations de l’information. "Toutes les informations sont contrôlées, aseptisées avant diffusion", dévoile Demba Ndiaye qui a été journaliste à la Rts (radio) de novembre 1983 à novembre 1987. 
Pour la presse privée, la pression du pouvoir politique s’exerce par le biais de la publicité dont l’Etat est le plus grand pourvoyeur. Mais également par le fisc. "Tous les organes récalcitrants sont sevrés de publicité avec des ruptures abusives de contrats. Les agents fiscaux de l’Etat sont également envoyés dans les rédactions rebelles". Dans un contexte de sous-développement où la presse est incapable de s’acquitter de toutes ces taxes fiscales et tire l’essentiel de ses revenus de la publicité, le chantage étatique dissuade beaucoup de médias à faire, de manière convenable, leur travail. 
Contrairement au sens commun, Demba Ndiaye démontre à juste titre l’influence insidieuse du pouvoir économique sur la liberté de la presse. Car, les entreprises également procèdent de la même manière que l’Etat pour contraindre les médias à ne pas dévoiler leurs pratiques condamnables. De manière tacite, l’attribution d’une publicité à un organe de presse est assortie d’un devoir de taire tout ce qui peut nuire à l’entreprise. De même, les pouvoirs politiques n’investissent dans la presse que pour sauvegarder des intérêts particuliers qui sont parfois à l’encontre de l’intérêt général et de la citoyenneté. 
Le pouvoir religieux est aussi considéré par le conférencier comme étant une influence dangereuse pour la liberté de la presse. Les menaces de mort, les agressions physiques et les pressions de la hiérarchie obligent de plus en plus certains journalistes à ne pas traiter des informations concernant des chefferies religieuses. 
En dépit des conséquences négatives de ces actes sur la démocratie, l’Etat, en tant que puissance publique, ne protége pas les journalistes. Cette forme d’influence entraîne souvent une autocensure du journaliste. 
Enfin, le pouvoir judiciaire, qui joue le jeu des autres pouvoirs, constitue de ce fait une menace pour la liberté de la presse. "Rares sont les procès où des journalistes ont eu gain de cause malgré des preuves irréfutables", se désole Demba Ndiaye. 
En somme, il estime que l’ensemble de ces pressions contraint les médias à faire des compromissions par instinct de survie. 
Dans son exposé, le Directeur de publication de La Sentinelle et du site d’informations, african global news, a aussi abordé la question du lectorat friand de faits divers et de people. Il estime, pour sa part, que le journaliste qui a un rôle d’éveil et de sentinelle doit "refuser de se plier sous la dictature du lectorat par éthique". 
Dans le franc parler qui le caractérise, le conférencier a tenu en haleine l’assistance. Les échanges qui ont suivi ont été riches et profonds. Certains intervenants ont tenu à apporter leurs témoignages sur les qualités professionnelles du conférencier. "Un homme constant et inflexible dans la droiture", ont-ils notamment déclaré. 
Auteur: Baye Makébé SARR  
 
 
L'Office : Samedi 17 Jan 2009 
" RETROUVAILLES " WADE- IDY : Les partisans de Baldé réaffirment la candidature de Karim à la Présidentielle de 2012  
Les "retrouvailles" Wade/Idrissa Seck continuent de soulever des vagues de protestations et de contestations au sein des libéraux de tous bords. Après leur patron, il y a quelques jours de cela, les partisans de Baldé, réunis au sein de la Génération du Concret de la région méridionale du pays, sont sortis de leur réserve, hier, pour, non seulement désapprouver le retour de l'enfant "prodigue" mais, pour réaffirmer la candidature de Karim Wade à la Présidentielle de 2012.  
Le retour "tumultueux" d'Idrissa Seck au Pds n'est rien d' autre qu'un moyen pour celui-ci d'assouvir les besoins et les objectifs qu'il s'est fixés. Son accession à la "station" présidentielle en 2012. C'est ce que croient les partisans du Secrétaire général de la Présidence de la République réunis au sein de la Génération du Concret à Ziguinchor. Face à la presse, hier, à Ziguinchor, Joseph Mendy, Coordonnateur de la dite structure, et Cie ont "désapprouvé" ce retour de l'enfant "banni", non sans réaffirmer "leur décision de maintenir la candidature de Monsieur Karim Wade aux élections présidentielles de 2012". "Nous restons convaincu que l'avenir du Sénégal est entre les mains des responsables de la Génération du Concret". Une génération faite d’hommes "patriotes", "honnêtes" et "soucieux du développement du Sénégal". Autant de valeurs qu'on ne retrouve par chez Idrissa Seck, lui qui a fait l’objet de poursuites judiciaires relatives aux "chantiers de Thiès". A soutenu Joseph Mendy, qui relève, par ailleurs, que le Sénégal de demain "appartient aux hommes intègres". S'exprimant à propos des Locales de Mars prochain, Monsieur Mendy de renseigner que "le parti d' Idrissa Seck à Ziguinchor a perdu beaucoup de ses militants qui se sont retrouvés, aujourd'hui, dans la Génération du Concret et les autres formations politiques". Et les "résultats des élections locales" poursuit-il, "vont le prouver bientôt. C' est pourquoi, il estime que Rewmi "aille seul" aux élections. Evoquant, toujours, Mars Prochain, et faisant allusion à la probable candidature de Madame Innoncence Ntap N'diaye au poste de Maire de Ziguinchor, le "concrétiste" de clamer, "nous avons un seul leader. C’est Abdoulaye Baldé"; "nous nous mobilisons et sommes déterminés à le porter à la tête de la mairie de Ziguinchor". Tout en veillant, conclut-il, "à ce que le duo Karim Wade-Abdoulaye Baldé se consolide davantage". 
Auteur: Bounétène MANGA  
 
 
Le Soleil : Samedi 17 Jan 2009 
MAMADOU DIOP DECROIX “ Au Sénégal, certains pensent que la libéralisation c’est l’anarchie ”  
 
La baisse des prix ne se fait pas de façon arbitraire. Ce rappel a été fait par l’invité de la rédaction du journal « le Soleil », le ministre du Commerce Mamadou Diop Decroix qui a fait savoir que la concertation et la communication sont inscrites dans leur démarche. Toutefois, il a réitéré la volonté du gouvernement de poursuivre la baisse des prix sur les autres denrées. Le consommateur tout comme le commerçant, insiste le ministre, doivent tirer profit de la baisse des denrées de base sur le marché mondial. C’est dans ce sens qu’il a annoncé le renforcement du service chargé du Contrôle économique, avec le programme spécial 2009 qui prévoit d’acquérir une vingtaine de véhicules, cinquante motos qui viendront s’ajouter au dispositif déjà mis en place. 
Comment expliquiez-vous toute cette agitation autour des baisses sur le prix du pain ? 
Il faut d’abord dire qu’il y a eu des baisses substantielles, sans précédant même, qui concernent plusieurs produits et services. Mais c’est uniquement sur le pain et dans quelques régions qu’il y a quelques problèmes. Et, on a oublié toutes les autres denrées concernées par la baisse. Les journalistes le disent souvent, ce ne sont pas les trains qui arrivent à l’heure qui intéressent les gens. Pourtant, je voudrais préciser que la communication et la concertation sont des données permanentes dans notre démarche. Il y a des mécanismes qui permettent ces concertations. Ce sont les conseils régionaux de la consommation qui se réunissent dans chaque région pour discuter du prix du pain. Les boulangers y sont forcément représentés. Nous ne faisons rien sans la présence, sans l’avis des boulangers. Ce n’est pas le ministre du Commerce qui s’enferme dans son bureau pour fixer le prix du pain dans les régions. 
Des boulangers ont dit que le prix de la farine n’a pas diminué. Ce qui n’est pas le cas. La farine a baissé depuis le mois d’août de 46.600 francs Cfa la tonne. Cette baisse n’a pas été répercutée. Cela devait se traduire par une baisse autour de 5 francs Cfa et 8 francs Cfa sur la baguette. Nous avons pensé que cela n’était pas significatif et que, donc, ce n’était pas nécessaire de répercuter immédiatement cette diminution. Nous avons voulu laisser les boulangers respirer un peu, puisqu’on avait traversé des moments difficiles. Maintenant, il y a de nouvelles donnes. Il y a eu une chute drastique du prix du carburant, le diesel en particulier. J’ai dis alors qu’il fallait agir. Les conseils régionaux se sont réunis et ont procédé à la révision. Le président de la République avait déjà donné des indications très claires, depuis que le prix du pétrole avait sensiblement baissé. De plus, le marché international des denrées de base s’est amélioré, sans oublier la baisse du prix de la farine. 
L’administration et les boulangers ont confronté leurs chiffres. Ils ont discuté en commission technique et hier (mercredi), ils m’ont apporté un tableau des prix. La baisse n’est plus de 25 FCfa mais de 15 francs Cfa. Je veux apporter une information supplémentaire : avec les baisses sur le blé, la farine va encore baisser dans quelques semaines. Enfin, nous devons également savoir que la baisse de l’électricité n’a pas été répercutée sur le prix du pain. Donc, je signale que nous ne sommes pas à la fin des baisses. Je crois que les investisseurs, les boulangers ont le droit de gagner de l’argent, mais les consommateurs ont aussi le droit de bénéficier des baisses. 
Il semble y avoir une réticence des importateurs qui disent qu’ils ont des stocks achetés avant la baisse des prix sur le marché international. Qu’est-ce le département envisage de faire après vérification ? 
Ce n’est pas un problème. Il y a un certain nombre d’importateurs qui avaient fait des commandes avant l’embellie sur le marché mondial. Avant la livraison, les cours ont baissé. A cela s’ajoute la révision des droits de douanes par le gouvernement. Vous savez que les taxes avaient été suspendues. On avait insufflé plusieurs milliards pour soutenir les prix. Donc, certains commerçants ont des problèmes sur ces stocks précis. Ils nous en ont fait part et nous les avons parfaitement compris. Parce que ce sont des importateurs qui nous ont accompagnés pendant les moments difficiles. Il faut donc qu’on accorde une attention à cela. Dans de pareils cas, nous demandons aux importateurs de produire des preuves irréfutables et nous essayons de les soutenir pour amortir les pertes éventuelles. Le Premier ministre a donné des directives. J’ai demandé au directeur du Commerce intérieur de voir avec les commerçants comment ils peuvent constituer des dossiers à déposer au ministère des Finances, pour qu’on essaie de voir comment régler le problème. 
Est-ce que le libéralisme est bien compris par les Sénégalais avec les problèmes de fixation des prix ? 
 
L’histoire de notre pays est assez singulière. Parce que pendant des décennies, il y avait le socialisme d’Etat à la Senghor. Celui-ci était très présent sur le marché et déterminait les prix qu’on disait administrés. Beaucoup de phénomènes ont fait que ce système a été abandonné. L’économie ne marchait pas, parce qu’elle était rigide et n’encourageait pas l’investissement. Ce système a aussi généré beaucoup de phénomènes contraires au développement. On a libéralisé. Mais la libéralisation est un système qu’on n’a pas bien compris au Sénégal. On pense que la libéralisation, c’est l’anarchie. Au contraire, c’est un système très bien réglementé. Vous allez aux Etats-Unis, ou ailleurs, c’est un système organisé. Dans « Un destin pour l’Afrique » qu’il a publié en 1989, le président Wade demande si l’Etat est absent, qui va se charger de construire les routes, les écoles, les hôpitaux, etc. C’est vrai qu’il est keynésien. Mais Keynes avait toujours souligné le rôle moteur de l’Etat dans toute économie. Aujourd’hui, les théoriciens de l’économie, qu’ils soient de l’école institutionnaliste, de l’école keynésienne et des autres écoles, tous s’affrontent sur la lecture à avoir de la crise du système financier mondial et sur les solutions à y apporter. Or, les plus grands défenseurs du néolibéralisme, qui prônent un marché absolument ouvert, ont été les premiers à nationaliser les banques et à investir des centaines de milliards de dollars ou d’euros dans le système financier pour le tenir debout. 
Au Sénégal, nous ne sommes pas assez interventionnistes. C’est ma conviction profonde. Il y a énormément de choses à réguler et à contrôler. Mais nous n’arrivons pas toujours à le faire. C’est vrai qu’il y a des problèmes de moyens humains, logistiques. Mais, je pense que la théorie de « moins d’Etat, mieux d’Etat » avait fini de s’ancrer dans notre perception des choses. L’Etat est bien là. Le ciment a baissé, nous avons parlé avec des cimentiers. Le fer a baissé, l’oignon et la pompe de terre, les hydrocarbures aussi. Tout cela baisse parce que nous parlons avec les acteurs. L’Etat veille à ce que les prix puissent profiter aux consommateurs, puisque le taux d’inflation devrait normalement suivre la baisse. 
Et la baisse du prix du ciment qui est jugée peu consistante... ? 
Il faut féliciter les cimentiers pour avoir répondu promptement à l’appel du chef de l’Etat. Mais évidemment, nous allons continuer. Et, ce n’est pas seulement sur ce produit. Nous allons tout regarder pour essayer d’avoir des baisses sur tout ce qui doit suivre la même courbe. Il ne faut pas que certains capturent les gains aux échelons intermédiaires au point que les consommateurs ne profitent pas de ces baisses. II faut qu’on trouve la formule pour que les consommateurs puissent bénéficier de toutes les baisses. 
Que dit la loi par rapport aux moyens coercitifs à l’encontre de ceux qui ne veulent pas respecter les prix ? 
La loi existe. Elle est assez claire sur les pratiques relatives aux mesures, au poids, aux prix, à la qualité, etc. Notamment, les ententes sur les prix ne sont pas acceptables. Il y a ainsi beaucoup de choses qui se font et qui ne sont pas souvent orthodoxes. Nous devons veiller à ce que les choses se passent de la façon la plus orthodoxe. 
Est-ce qu’il ne faudrait pas revenir à l’ancien système du Contrôle économique ? 
Oui ! Les agents de la direction du Commerce intérieur doivent continuer à contrôler et à vérifier. C’est vrai, parce qu’au début des années 90, il y a eu un dégraissage de l’Etat, des effectifs. Beaucoup d’agents sont partis. La direction du Commerce intérieur a traversé une phase assez difficile. Depuis lors, des efforts sont en train d’être faits pour renforcer le département en termes de ressources humaines. Nous avons recruté aujourd’hui beaucoup de commissaires aux enquêtes économiques qui sortent de l’Enea, ainsi que des contrôleurs qui viennent du cycle B. Il y a de plus en plus de jeunes qui viennent dans le département du Commerce. Sur le plan logistique, le président de la République a demandé au Premier ministre qu’on nous dote d’un programme spécial qui devrait nous permettre, au cours de l’année 2009, de recevoir une vingtaine de véhicules et cinquante motos, qui vont s’ajouter au parc. C’est un programme différent de ce qui est prévu dans le budget 2009 qui affecte une dizaine de véhicules qui va s’ajouter sur ce que nous avons déjà eu en 2008, soit une quarantaine de véhicules et 50 motos au total. Je pense que c’est assez consistant et cela va nous permettre de mieux faire le travail. 
Certains importateurs de riz disent avoir passé commande avant la baisse sur le marché mondial ; est-ce que votre département envisage de faire des vérifications sur ces stocks ? 
 
Ces stocks ne sont pas très importants. Ils ne gênent pas le marché du riz. Ça gêne seulement les commerçants qui ont importé. Et par rapport à la masse globale, ce n’est pas si important. Ils ont importé une partie de leur stock avec les anciens prix, mais ils ont d’autres stocks importés aux prix actuels. Ils sont en train d’évacuer les anciens stocks. Mais c’est vrai que s’ils vendent ces stocks aux prix actuels, il y a un manque à gagner. Là, nous sommes en train de voir comment les accompagner pour amoindrir les chocs que cela peut entraîner. Nous sommes même obligés d’arbitrer puisque les prévisions de production sont de 370.000 tonnes de riz. Il ne faut donc pas que ce riz local soit pas pénalisé par la baisse sur le marché mondial. 
Ne faudrait-il pas aussi protéger le riz local comme l’a souhaité l’importateur Bocar Samba Dièye, en adoptant des mesures similaires à celles qui sont en vigueur pour l’oignon local ? 
C’est une idée qui est agitée. Mais, le riz n’est pas l’oignon. Il faut dire que le riz est à un degré de nécessité sans pareil. Parce qu’une rupture de stock sur la tomate ou l’oignon, ça peut passer. Mais une rupture de stock de riz, c’est plus compliqué. Mon collègue de l’Agriculture et moi-même, nous pensons que les importateurs doivent aussi penser à la production locale et même investir pour faire du riz dans la Vallée, dans l’Anambée ou ailleurs. 
Est-ce que le département envisage d’évaluer l’impact de la baisse des prix sur l’économie et sur le consommateur ? 
L’idée est intéressante. J’ai demandé aux services d’évaluer les gains pour le consommateur, de toutes ces baisses. Parce que nous connaissons globalement la quantité qui est consommée pour chacun de ces produits. Donc, nous devons pouvoir faire des projections, pour dire voilà, si au cours de l’année 2009, s’il n’y avait pas eu ces baisses, l’équivalence serait telle, etc. 
Est-ce que le département fait un travail pour faire comprendre aux populations que les augmentations ou les baisses des prix sont des composantes du marché ? 
Vous l’avez constaté entre avril et mai, nous étions tout le temps au front pour expliquer aux populations. Le rapport de l’Etat au consommateur est un rapport de franchise et de transparence. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Lorsque c’est difficile, il faut expliquer pourquoi, c’est difficile. Nous avons aussi montré l’effort que l’Etat fait pour rendre les choses moins difficiles. L’Etat avait mis plusieurs milliards sous forme de subventions. Je pense que nous n’aurons pas de complexe : s’il y a une baisse, nous répercutons et, lorsqu’il y augmentation, nous aurons le courage de dire que le prix a augmenté et ce que nous pouvons supporter. Mais pour l’instant, nous sommes dans la baisse, il faut s’en féliciter, il faut rendre grâce à Dieu. Il faut aussi remercier les autorités qui veillent à ce que toutes les baisses puissent profiter aux consommateurs, souvent dans des conditions qui ne sont pas faciles. 
Est-ce que vous ne craignez pas que les populations des régions ne comprennent pas pourquoi les prix ne soient pas partout les mêmes ? 
Les services sont partout. Et les consommateurs comprennent qu’on doit répercuter les différents frais, comme le coût du transport. En général, il n’y a pas de problème particulier à ce niveau. Sans la solidarité et l’entraide, rien ne va. C’est pourquoi, le différentiel de transport ne pose pas problème 
 
Est-ce qu’on est toujours dans le processus de mise en place des magasins de référence ? 
Oui. Nous avons finalement pu déposer 2 milliards de francs Cfa au Fonds de promotion économique pour accompagner les promoteurs des magasins de référence. Je sais que le groupe Ccbm de Serigne Mboup travaille d’arrache-pied là-dessus. Nous allons avoir quelques dizaines dans les mois à venir. Et nous aurons installé quelque 600 magasins d’ici la fin de l’année. 
Les magasins de référence sont un concept révolutionnaire. Nous devons révolutionner la distribution dans notre pays. Ces magasins devront permettre de régler le problème du juste prix, de la qualité et de la modernisation de notre circuit de distribution. Cela va permettre aussi de créer de l’emploi. Si nous parvenions à mettre en place 10.000 magasins, nous aurons créé 40.000 emplois. Parce qu’il y aura des gardiens, des manutentionnaires, des vendeurs qui vont y travailler. C’est dire que j’y crois beaucoup à ces marchés de référence. 
Vous avez fait récemment un plaidoyer pour le rééquilibrage de la balance commerciale, notamment en faisant avancer le commerce intra sous-régional ? 
Je voudrais rectifier. Le commerce intra-africain avance. Peut-être pas au rythme souhaité, mais il avance. Pour ce qui concerne le Sénégal, notre principal client c’est la sous-région. Nous vendons beaucoup dans l’espace Cedeao et dans l’Uemoa. Cette dernière organisation est un ensemble qui fait beaucoup d’efforts. De façon globale, elle fait bien son travail. Quant à la Cedeao, nous considérons qu’elle a encore beaucoup de faiblesses. Mais, les autres régions de l’Afrique veulent s’inspirer de ce qui se fait au niveau de la Cedeao, de son expérience. 
Cela veut dire que, comparés aux autres régions, nous sommes un peu plus en avance dans l’intégration. Mais, ce n’est pas fameux, pour dire les choses telles qu’elles sont. L’Union européenne échange 60 e sa production à l’intérieur de ses frontières. L’Alena ça doit être à environ 55 ’échanges internes. Il en est de même pour l’Asean qui est peut-être à 25 pendant que l’Afrique est à environ 8 Or, le premier marché d’exportation, c’est le marché local. 
Si aujourd’hui nous importons du riz pour 150 milliards de francs Cfa, en produisant ce riz, nous améliorerons la balance commerciale. Donc, tout est lié. Le renforcement de la balance commerciale passe par le renforcement de notre capacité de production et d’offre. Je pense que la Goana lancée par le président de la République a montré la bonne voie. Nous avons parlé tout à l’heure d’une production de 370.000 tonnes de riz blanc. Cela fait près de 50 e nos importations. Si nous maintenons la cadence, peut-être serons-nous autosuffisants avant les délais indiqués et nous pourrons même exporter du riz. 
S’agissant des négociations sur les Ape, est-ce que les débats ont avancé pour la protection de certains produits dans l’espace ? 
Puisque c’est dans le cadre de la Cedeao que nous négocions, je sais que des pas importants sont faits. Nous avons pu établir une liste des produits sensibles. D’abord au niveau des différents Etats qui ont discuté sur l’identification d’un certain nombre de produits sensibles. Nous sommes arrivés à ce qu’on appelle une 5ème bande, pour voir les différents produits et services qu’il nous faut protéger. La 5ème bande porte sur les médicaments et autres produits sensibles et nous sommes en discussion avec le Nigeria sur cette question. Globalement, nous avons avancé. 
Le Sénégal est même très en avance dans le programme des Ape. D’ailleurs, le président de la République a félicité le comité national de négociations pour le sérieux qu’il a mis dans ce travail. Nous avons déjà ficelé et envoyé à Abuja notre Programme de développement de l’Ape (Paped). 
Maintenant, qu’est-ce qui va se passer d’ici juin. Je ne peux pas le dire. Mais les négociations ne sont pas encore finies. Le Sénégal continue d’être ferme sur ses positions. Tout accord de partenariat économique doit être un accord pour le développement. Le cycle de Doha a d’ailleurs exprimé la prééminence du développement dans les accords et non l’inverse. Ces questions sont encore sur la table. Nous discutons mais nous restons vigilants. 
M. le ministre, récemment, il y a eu des problèmes entre les camionneurs maliens et ceux du Sénégal ; est-ce que la circulation des biens et des personnes ne pose pas problème dans l’espace Cedeao ? 
Nous avons beaucoup de mécanismes qui devraient régler les problèmes d’échanges internationaux et en Afrique de façon générale. Nous avons le Transit inter-Etats, le Trie et d’autres dispositifs. Mais ce sont les tracasseries qui posent beaucoup de problèmes. Les textes sont là, mais c’est l’application des textes et celui de l’engagement des Etats à lever les obstacles qui posent problème. C’est seulement quand nous aurons réussi à lever les obstacles que les économies seront intégrées. 
D’ailleurs les peuples et les pays ne tirent aucun profit de ces obstacles. Ils gagneront seulement si on parvient à rendre les échanges très fluides, quand les Maliens pourront venir investir librement au Sénégal et inversement. Des progrès sont certes faits, mais ils sont très insuffisants. Il faut continuer à avancer. 
Auteur: Idrissa SANE avec la rédaction  
 
 
Les vers incassables  
Souleymane Jules Diop Vendredi 16 Jan 2009  
« Les crimes des sujets sont punis  
par des supplices et on les y condamne ;  
les Princes ne peuvent être punis que  
par les remords et on les en soulage » 
MONTESQUIEU 
 
 
 
 
Je n’ai le dessein, ni de répondre aux clameurs des méchants, ni aux outrages des ingrats. Je n’ai pas non plus l’intention de servir d’aliment à ceux qui réclament ma dépouille, comme si ma mise à mort avait déjà été prononcée. Avant-même que le juge canadien me trouve coupable, ils m’ont déjà partout coupé. Le ministère de la Communication et la télévision nationale ont déjà applaudi à l’annonce de mes funérailles. Ils sont contents d’informer leurs douillets citoyens que le dernier résistant, le ché-guévarré qui s’était replié dans le froid canadien pour appeler à la révolte populaire est mort avec ses blessures immondes et ses pieds nickelés.  
Je sais que quelque part, Karim Wade est déçu de n’avoir pu leur apporter, en plus de mon certificat de décès qu’ils lisent en boucle, un certificat de « propreté » décerné par le juge montréalais. Il fallait le voir avec sa bande d’étrangers - dont le plus exotique est sans doute le journaliste béninois Francis Kpatinde- prêts à déceler dans ses pupilles la moindre volonté pour se mettre au garde-à-vous. Il y avait même un studio de télévision payé pour immortaliser ce moment historique qui, d’un homme « Sali » et « déshonoré », voudrait en faire un homme honoré et un saint. Je trouve que c’est trop d’honneur qu’on me fait. Je n’espérais pas autant d’égard de la part de mes ennemis jurés. Surtout pas de partager le « gité » de 20 heures avec le très honoré Abdoulaye Wade.  
Pour moi, le procès en diffamation qui m’a opposé à Karim Meissa Wade aura au mieux, dans la petite histoire de ma République que je chéris tant, un caractère anecdotique. C’est pourquoi je n’ai pas l’intention de verser dans le verbiage inutile. Mes actions et mes démarches futures témoigneront de mon engagement et de ma détermination. Si je dois mourir, ma dépouille sera livrée au Tribunal de l’histoire. Ce sera à lui tout seul de juger de la pertinence de mon combat et de la justesse de mon action. J’ai engagé un combat pour la République et depuis plusieurs années maintenant, je fais seul face à toute une machine étatique et à ses démembrements. Je n’ai eu qu’un seul moyen, l’écrit, face à des gens qui disposent de tous les moyens pour me combattre. Y avait-il des raisons de le faire ? Oui, assurément. Y a-t-il encore des raisons de le faire ? Oui, et quel qu’en soit le prix.  
Un confrère averti a rappelé très brièvement les circonstances dans lesquelles des représailles ont été engagées contre ma personne. J’avais pris le parti de dire à Abdoulaye Wade, de vive voix, que la machine de l’alternance déraillait, que jamais nous n’accepterions sa décision de faire de son fils son successeur désigné. C’était il y a six ans. Karim Wade, avec son arrogance habituelle, a lui-même déclaré au tribunal qu’il représente son père auprès de nombreux chefs d’Etat ; que certains Etats mettent à sa disposition, à l’occasion, des jets privés ; que dans son propre pays, au Sénégal, quand le président de la République est trop chargé, il s’occupe de recevoir les responsables et les militants de son parti. C’est justement là une bonne raison de le combattre. Le fait qu’il profite des privilèges de rang et de l’argent du contribuable dans des proportions jamais connues jusqu’ici ne se prouve pas devant un tribunal. C’est une évidence, et une évidence ne se prouve pas. Elle se constate. La confrontation de lundi a malheureusement pris des allures cocasses, quand on m’a demandé si j’ai des actes notariés qui prouvent que le palais de la République a financé des journaux comme Il est Midi, Xibaar ou Sopi ; quand on m’a demandé d’apporter la preuve que Karim Meissa Wade a bien menacé et intimidé Jacqueline Fatima Bocoum au restaurant Ozio.  
 
J’ai eu des moments de grande frustration durant la préparation de ce procès. Je me suis entendu dire à plusieurs reprises qu’un article de presse, une photocopie n’étaient pas des preuves aux yeux du tribunal. Certaines pièces fournies par les avocats de Karim Wade m’ont été transmises par mon avocat le dimanche après-midi, veille du procès. Je pense que le minimum de bon sens commandait qu’elles soient exclues pour communication tardive. Je l’ai notifié au juge. Mais ce n’était pas au juge d’en décider, c’était à mon avocat de le faire. J’ai travaillé pendant plusieurs jours pour présenter à mon avocat une dizaine de pages de questions à poser à Karim Wade. Comme je lui ai présenté des pages de questions à me poser. Il a décidé de les écarter à la dernière minute sans m’en aviser. L’interrogatoire de Karim Wade n’a duré que quelques minutes durant lesquelles il a eu la partie trop facile. Il a déclaré, durant son interrogatoire, que ses deux filles avaient souffert de mes attaques à leur école. Or, ses deux filles avaient trois ans et un an ! La moindre des choses à faire était de lui demander comment cela se faisait. J’ai été en colère quand j’ai entendu mon avocat dire en conclusion de sa plaidoirie que j’ai déclaré devant la Cour que j’éprouve de l’admiration pour Karim Wade. M. Wade devait en être lui-même ébahi, puisque jamais, durant les deux jours de procès ou ailleurs, je n’ai dit une telle chose.  
Malgré tout, il serait injuste d’accabler ce jeune avocat. Il ne peut être en aucune façon responsable de l’issue de procès. Aucun autre avocat n’aurait survécu à cette confrontation inégale. 
J’avais le choix entre perdre un procès et perdre mon honneur. J’ai dès le début choisi mon honneur. Ils m’ont menacé de saisir un juge pour m’obliger à divulguer mes sources. Malgré les risques de sanctions pénales que j’encourais, j’ai refusé. Je n’ai accepté, en aucune façon, de rompre l’engagement moral qui me lie à des personnes qui prennent des risques inouïs pour m’informer au nom de la République. Pour ce qui concerne l’accusation de trafic de devises, tous les Sénégalais ont vu avec quel empressement Idrissa Seck s’est engouffré dans les grilles du palais de la République le jour même où je faisais face à Karim Wade. Contre la non-divulgation de mes sources d’information, le fils du président de la République a présenté un certificat délivré par la douane française. A partir de ce moment, n’importe quel témoignage devenait, de fait, diffamatoire. La Lettre du continent a expliqué dans quelles circonstances Abdoulaye Wade est intervenu auprès de l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin, le 24 septembre 2005, pour obtenir un certificat qui a été délivré à son fils trois jours après. Le journal n’a jamais été démenti.  
J’ai, par devoir moral, refusé toute forme d’excuse qui mettrait fin à cette procédure, alors que j’en connaissais l’issue certaine. Je l’ai accepté à la demande de Sindiely Wade, pour des raisons que j’ai déjà données. Les propos que j’ai tenus à son sujet ne concernaient que sa vie privée et n’avaient rien à voir avec notre indignation face aux agissements de son frère aîné. Je ne voulais en aucune façon engager un débat public sur sa façon de vivre sa vie en privé. Elle s’est engagée à renoncer à sa plainte. C’est pourquoi je trouve un peu injuste l’exploitation tendancieuse qui est faite du déroulement de ce procès. Quelques confrères ont pris le soin de m’aviser, après avoir été abreuvés de récits grotesques par la kariminelle. La tourbe qui va mendier au pied de Karim Wade s’est épargné cette douloureuse corvée.  
Mais il y a des raisons d’espérer pour l’avenir, chers lecteurs. La première, je l’ai soulignée devant le juge. Je suis très chanceux d’être jugé devant une juridiction canadienne. Si j’étais au Sénégal, on se serait sans doute passé de me juger. J’ai dit au juge que quoi qu’il advienne, le vrai procès se déroulera devant un peuple sénégalais libre et une justice libérée. La troisième raison est liée à la deuxième. C’est que nous savons tous quelle sera la ligne de défense de Karim Meissa Wade pour demain. A chaque question, la réponse était comme apprise par cœur : le Sénégal est un pays organisé comme le Canada. Il a un ministre des Finances, c’est lui le responsable.  
Mais le jugement de l’histoire est imprescriptible. Il se fera un jour. C’est ce qui me donne une maigre consolation après les galipettes compulsives de ce début de semaine. Je veux assurer tous ceux qui ont failli succomber aux salves de canon de la propagande présidentielle que je suis vivant et debout, déterminé à me remettre au combat. Le 20 janvier prochain, Karim Wade sera investi au Point-E pour devenir par la suite Maire de Dakar, première étape vers sa sacralisation. Il trouvera sur son chemin une résistance à la hauteur de ses ambitions démesurées. 
SJD  
Auteur: Souleymane Jules Diop  
 
 
L’HEURE EST GRAVE par Cheikh Bamba Dieye  
 
Il est des moments où le silence, plus qu’une forme de résignation, sonne comme une trahison. 
Des moments où prendre de la distance d’avec la chose politique est un chèque en blanc donné à des dirigeants déconnectés de la réalité sociale avec en prime avoir le droit pour eux d’user et d’abuser des ressources du Sénégal. 
Ou faudra t-il qu’ils en arrivent avec nous pour mériter de notre part, une riposte appropriée, une réaction de refus à la mesure du mépris dont nous sommes l’objet. 
Malgré une hausse du budget pour 2009 de 11,05’amenant à 1 835 milliards de francs CFA, le Sénégal traverse une crise multisectorielle. Jamais de mémoire de sénégalais, le pays n’a connu pareille situation. L’heure est grave parce que nous subissons : 
• Une crise financière profonde faite de déficit du trésor public, d’une dette intérieure estimée par le patronat (La CNES) à plus de 300 milliards, avec un dépassement budgétaire exponentielle de 150 milliards. Alors que cette année, le taux de croissance de notre économie ne dépassera pas 30D 
• Une crise énergétique faite de coupures intempestives, de surcout, entrainant le non respect des délais de production pour les PME-PMI et un de déficit de compétitivité pour le «made in Sénégal». Une situation qui ne risque pas de changer d’ici 2012 aux dires même du ministre de l’énergie. 
• Une crise alimentaire et une augmentation de la pauvreté dues essentiellement à la faillite programmée du monde rural, à une chute drastique du pouvoir d’achat du consommateur et à un surenchérissement non contrôlé des prix des denrées de premières nécessités. 
• Une crise institutionnelle faites de confusions et d’interférences dans l’exercice de leurs fonctions respectives entre un exécutif hypertrophié et un pouvoir législatif moribond aux ordres soumis à des règlements de conflits politiciens et à des tripatouillages constitutionnelles récurrents. 
• Une crise de l’éducation et une détérioration du climat social avec en perspective des jours sombres pour l’école sénégalaise et des conflits sociaux avec le monde du travail plus que prévisibles. 
• Une crise du sport (Football - Basket-ball etc.). Parce que nous voulons récolter les fruits d’un travail sur le long terme fait de formation et d’encadrement des petites catégories que nous n’avons jamais voulu faire. 
Ces tendances négatives, lourdes de conséquences, continuent de plomber toutes les tentatives de sortie de crise et installent le pays dans un climat d’incertitudes, de doutes qui font le lit à tous les dangers. 
L’espoir s’est tari et la place, Le gouvernement du Sénégal a installé le pays dans une instabilité sociale, politique et économique sans précédent. 
Jusqu’à présent, dans sa recherche du coupable, les sénégalais se sont offert la Sénélec et les Lions comme agneaux du sacrifice et exutoire à la violence jusque là contenue. Il leur faudra très peu de temps pour rechercher et trouver le vrai coupable avec les conséquences que l’on peut prévoir. 
Comme réponse à la complainte des sénégalais, le pouvoir a réussi en terme de performance, sans rien perdre de son train de vie prohibitif à privatiser les richesses du pays concentrées qu’elles sont désormais entre les mains d’une minorité de syndiqués politiques et à socialiser largement la pauvreté avec le basculement de ce qui nous restait comme classe moyenne dans la précarité ou patauge plus d’un sénégalais sur deux. 
Les Sénégalais doivent prendre la mesure de la gravité de la situation. Et ensemble chercher la solution pour contenir une explosion sociale presque inéluctable en recentrant le gouvernement sur les vraies priorités et les besoins ressenties et exprimés par le sénégalais lambda. 
Les urgences sont là et nombreuses, l’acuité de la crise aurait du inciter le gouvernement à : 
• Faire de la bonne gouvernance son unique instrument de gestion et à revenir à une orthodoxie financière qui appelle à une meilleure gestion des finances Publiques. 
• Une meilleure allocation des ressources vers des secteurs sociaux qui réduisent la pauvreté tels que la Santé, l’Emploi, l’Assainissement, l’Education etc.) 
• La réduction du train de vie de l’Etat (Cure d’amaigrissement pour la Présidence 64,5 milliards, suppression du Sénat 7,8 milliards, réduction du nombre de ministre et de ministre conseiller 49 en tout, réduction des Agences au nombre de 40 avec un budget fonctionnement et investissement cumulés de 122 milliards et la persistance des doublons à tous les niveaux). 
• Solder au plus vite la dette intérieure pour permettre aux entreprises, de souffler et de reprendre leurs activités normales. 
Il ya urgence à maintenir l’équilibre entre les pouvoirs seul gage d’un fonctionnement optimal entre l’action gouvernemental au service du citoyen et la nécessité d’un contrôle efficace exercé par le parlement sur l’utilisation des ressources publiques dans un environnement de crise mondiale. 
La république ne sera forte, unie et indivisible que lorsque l’homme d’Etat aura à cœur de soulager les plus défavorisées de la tyrannie de la pauvreté, lorsqu’il s’évertuera à faire profiter les couches les plus démunies des ressources de la nation et à installer une véritable démocratie et un Etat de droit au Sénégal. 
Dakar le 18 Octobre 2008 
Auteur: Cheikh Bamba DIEYE  
 
L'OBSERVATEUR: 
Pape Diop  
Quelqu’un qui est véritablement dépassé par les évènements, c’est bien Pape. La Génération du Concret lui met la pression pour qu’il se prononce clairement sur la situation politique actuelle. En effet, estampillé pro-Karim, Pape Diop est également soupçonné de faire partie du dispositif secret de Ngorsi Seck. Il n’est d’ailleurs pas le seul puisque beaucoup d’autres libéraux, pourtant si proches de Karim, sont surveillés comme du lait sur le feu. Mais comme Gorgui lui-même ne fait rien pour…  
 
 
Cdpj  
Le Comité pour la protection et la défense des journalistes (Cdpj) s’est réuni, hier, dans les locaux de «Futurs Médias». Constatant que les dossiers relatifs à l’agression contre Boubacar Kambel Dieng et Karamokho Thioune et au saccage de L’As et 24 heures Chrono dorment toujours dans les tiroirs du juge, le CDPJ exige que ces deux affaires qui durent déjà 7 mois soient jugées et que le commanditaire et les agresseurs soient punis conformément à la loi. A noter aussi que dans le cadre de son plan d’action, le Cdpj rédigera un Editorial pour dénoncer l’impunité qui dure depuis 7 mois et le fera publier dans les journaux et sites web le mercredi 21 janvier 2009. Le Cdpj et les avocats concernés tiendront une conférence de presse le même jour, à 11H, dans les locaux de Futurs Médias. Une rencontre à laquelle toute la presse, nationale et internationale, est invitée.  
 
 
«Barça/Barzakh»  
35 000 en 2006, 6 700 en 2007, 1500 en 2008. C’est le nombre de Sénégalais arrivés sur les côtes espagnoles de manière clandestine. Ces chiffres sont du ministère du Tourisme, des Sénégalais de l’extérieur et de l’Artisanat, qui était face à la presse hier, en prélude à la campagne de sensibilisation contre l’immigration clandestine qui va démarrer à Mbour et à Pikine et plus tard dans d’autres départements. L’objectif de cette campagne de sensibilisation des populations vise l’émergence d’une opinion favorable à l’élimination de ce phénomène d’émigration irrégulière qui ternit l’image du pays.  
 
 
 
Au-delà du règlement de la dette intérieure de 174 milliards Le patronat soucieux de la confiance entre Banques et acteurs économiques 
 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE ,  
Paru le Samedi 17 Jan 2009 
La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), par la voix de son directeur exécutif, Mor Talla Kane estime qu’une chose est d’éponger la dette intérieure, une autre est de restaurer la confiance entre les banques et les acteurs économiques. Une confiance entre les deux parties, qui devra permettre de réamorcer la pompe économique.  
Le président de la République, Me Wade, avait réitéré son engagement à éponger la dette intérieure avant le 31 janvier 2009. A ce jour, plusieurs entreprises sont en train de rentrer dans leurs fonds. Même si cela se fait timidement. «Au-delà du paiement de la dette intérieure, il faut penser à rétablir la confiance entre les banques et les acteurs économiques », a notamment dit le Directeur exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, Mor Talla Kane. Pour M. Kane, après le règlement de la dette intérieure, il faudra nécessairement que la confiance revienne entre les banques et les acteurs économiques pour libérer des crédits. Dans ce même chapitre, le directeur exécutif de la Cnes insiste : «Il faut des signaux forts de la part de l’Etat pour que les commandes puissent être exécutées sur la base de la confiance. En d’autres termes, les banques devront être suffisamment rassurées que l’Etat va honorer ses engagements auprès des entreprises pour assurer le crédit à l’économie». Le règlement de la dette intérieure, souligne M. Kane, va permettre d’injecter suffisamment d’argent dans le circuit économique et relancer la demande intérieure. «Les banques auront ainsi des ressources pour soutenir la commercialisation agricole», indique encore le Directeur exécutif de la Cnes. Seulement, certains acteurs économiques doutent de la capacité de l’Etat de payer cette dette à date échue. Selon eux, les chefs d’entreprise courent depuis plusieurs années derrière leur dû. Et, on ne sait pas par quelle baguette magique, l’Etat va pouvoir honorer ses engagements avant le 31 janvier 2009. Mieux, soutiennent-ils, «à ce jour, l’Etat n’a payé que 10e la dette, et une grande partie des 80 milliards octroyés par la France encore n’est pas encore au Trésor public». Sur ce point précis, le directeur exécutif de la Cnes, Mor Talla Kane répète ceci : «Nous avons reçu des assurances du président de la République par rapport à la date qu’il s’est fixée pour éponger la dette intérieure. Nous n’avons aucune raison de mettre en doute cet engagement. Nous attendons la date du 31 janvier».  
 
 
 
 
PROTOCOLE DU 12 JANVIER ENTRE WADE ET IDY Entre non-dits et diversion 
 
 
Article Par PAPA SOULEYMANE KANDJI ,  
Paru le Samedi 17 Jan 2009 
Les retrouvailles entre Me Wade et Idy sont annoncées pour échec. Mais, au-delà de la séparation de listes pour les Locales et de l’agitation de la Génération du Concret, le pacte signé entre les deux hommes n’est en rien altéré.  
N’est-on pas allé très vite en décrétant la mort politique d’Idrissa Seck après que la réunion entre la commission nationale d’investitures du Pds et une délégation de Rewmi eut constaté l’impossibilité pour les deux formations politiques d’aller ensemble aux Locales ? Tout porte à le croire. Et les informations, glanées auprès de personnes très au fait des pourparlers entre Me Wade et son ancien Premier ministre, confirment que nombre d’observateurs ont fait des conclusions hâtives en jurant qu’Idy est tombé dans le piège de Wade. Bien au contraire, des sources confient qu’il n’y a pas un seul acte posé depuis les retrouvailles entre les deux hommes qui soit en mesure de remettre en cause le «pacte de confiance» signé entre les deux leaders. «C’est du solide», jure-t-on, la main sur le cœur.  
Neutraliser les forces hostiles  
D’une part, l’échec des négociations sur la liste commune aux Locales ne saurait être un élément d’appréciation de la sincérité des retrouvailles. Car, selon nos interlocuteurs, le parti d’Idrissa Seck n’était pas obsédé par cette alliance avec le Pds. En effet, si c’était le cas, il n’y aurait pas de point d’achoppement en ce sens que les plénipotentiaires accepteraient toutes propositions faites par la commission nationale d’investitures. «Ce qui n’a pas été le cas». D’ailleurs, des proches d’Idrissa Seck renseignent que ce dernier a tenu plusieurs réunions avec son entourage. Et que celui-ci n’était pas enthousiaste à l’idée d’aller ensemble avec le Pds. Les raisons évoquées pour justifier cette position étaient relatives au «contexte économique et social qui ne plaide pas en faveur du régime actuel». Ce à quoi s’ajoute «la baisse très sensible de la cote de popularité de Me Wade» et le rejet dont son système fait l’objet chez les populations. Le leader du Parti démocratique sénégalais (Pds) a, lui aussi, fait face à l’adversité du camp de la Génération du concret. En effet, Me Abdoulaye Wade a préparé, malgré les apparences, certains de ses hommes à l’éventualité d’un retour d’Idrissa Seck aux affaires. Ainsi, d’un camp comme dans l’autre, on a essayé de neutraliser les «forces hostiles», pour «aller à l’essentiel».  
Réflexe de survie de la Gc  
Si l’on en croit les confidences de personnes informées de l’évolution du dossier entre Me Wade et Idrissa Seck, deux options s’offraient à Rewmi pour les Locales. Celle de l’Opposition pouvant être compromise par les querelles de préséance et de positionnement qui minent l’alliance et celle du Pouvoir. Idy a préféré explorer la liste de sa famille naturelle : le Pds. «Cette option tenait aussi du fait qu’Idy a voulu rester constant dans sa démarche de privilégier son retour au Pds plutôt que d’effriter son électorat. C’est en ce sens qu’il faut comprendre sa théorie selon laquelle il vaut mieux s’allier avec son père en temps de guerre que de se mettre du côté de l’ennemi pour commettre le parricide». D’autre part, les vociférations de la Génération du Concret pour s’offusquer du retour d’Idy sont considérées par les proches de l’ex-maire de Thies comme un «réflexe naturel» de la part des membres de cette structure. Car, l’enjeu de la succession est énorme. D’ailleurs, à ce sujet, des sources soufflent que le choix d’Idy est plus judicieux pour prendre le relais de Me Wade dans la mesure où «la piste de Génération du Concret ne ferait qu’accélérer le processus de déconfiture du Pds». Car, tous les caciques du parti sont contre l’éventualité de l’infiltration du parti par Karim Wade et ses partisans.  
Test des Locales  
C’est ce qui explique, en effet, le silence des ténors du Pds sur le retour annoncé d’Idy à la maison libérale. (Voir notre édition d’avant-hier), alors que des pressions seraient exercées sur certains d’entre eux, comme Pape Diop, pour qu’ils expriment leur fidélité à Karim Wade. C’est que malgré les sorties contestataires de l’aide libérale de la Gc, aucun grand responsable bleu n’a eu à émettre un jugement sur le retour d’Idy. «Et peut-être, s’il s’agissait de faire un choix, la succession serait assurée par Idrissa Seck plutôt que le fils de Me Wade. D’ailleurs, l’image du parti et de la démocratie au Sénégal en serait écornée». Les enjeux de cette succession sont à la base des calculs politiques effectués sur les retrouvailles déjà scellées de Me Wade et de son «fils». Cela, en dépit des manœuvres tendant à faire croire l’échec de la réconciliation qui est créditée d’une «sincérité totale». En tout état de cause, les prochains jours édifieront les Sénégalais sur les tenants et aboutissants de cette affaire. En même temps que les résultats des élections locales devront apparaître comme le premier test majeur entre le camp de la Génération du Concret et celui d’Idrissa Seck.  
 
 
LEQUOTIDIEN: 
Faut-il encore un dessin à notre peuple,pour le convaincre que Wade et Idy n’ont aucun respect pour nous... 
 
L’indignation a atteint son paroxysme à la vue de la énième réconciliation -comédie plutôt- entre Wade et Idy au Palais de la République, devenu le lieu idéal des intrigues depuis l’alternance. J’ose espérer que les Sénégalais tireront, une fois pour toutes, les enseignements qui s’imposent, suite à la dernière pièce de théâtre de ces deux acteurs. 
En effet, comme le rappelle si bien, la Commission N° 5 des Assises nationales, lors de la restitution au public de leur rapport final, «notre pays a perdu aujourd’hui, tous ses repères». La scène qui vient de se dérouler sous nos yeux, entre Me Wade et Idrissa Seck, est une parfaite illustration de cette perte de repères. Et, c’est d’autant plus grave que cela se passe au sommet de la pyramide de l’Etat. 
Nous avons tous été -l’ensemble du peuple sénégalais- témoins des échanges de propos peu élogieux où tous les adjectifs peu qualifiants, pour un homme digne, ont été entendus, entre 2004 et 2009 à la veille de leur rencontre. Ils se sont traités de tous les noms d’oiseaux par l’intermédiaire des médias. Fort heureusement, les bandes sonores et les écrits qui sont incontestables, sont encore là, pour ceux qui en doutent. Ainsi, il est loisible, je devrais même dire indispensable à tous les Sénégalais, de réécouter ou de relire ces éléments d’archives pour se rafraîchir la mémoire et, se rendre compte combien nous sommes victimes d’une erreur historique monumentale, en portant notre choix sur des hommes qui n’ont aucune valeur morale. 
D’une part, Idrissa Seck, allant de ses Cd de révélation de N° 1 à x, agrémentés par des versets du Coran et hadiths pour tromper les fanatiques, avec les nombreuses victimes collatérales et, d’autre part, Me Wade, qui présente son «fils spirituel» qu’il a créé, comme un traître, un voleur, un homme pressé etc. qui a voulu lui voler son parti et son pouvoir, au point de le mettre en prison pendant 8 mois pour, ensuite, le traduire devant la Haute Cour de Justice. En vérité, c’était simplement une tragi-comédie qui se jouait à la face du monde. Comme par enchantement et tout de go, ils nous déclarent un beau jour que tout est fini ! On efface tout et on recommence, comme si de rien n’était. Cette séquence honteuse doit absolument figurer dans l’histoire du Sénégal, pour les générations futures. 
A présent, les jeux sont clairs et tous les masques sont tombés. Il n’y a plus l’ombre d’un doute, pour aucun Sénégalais de bonne foi, que le différend, qui les opposait, est tout, sauf les intérêts bien compris du peuple sénégalais. Il sied mieux de dire combine en lieu et place de différend. Ce prétendu conflit, véritable deal, porte sur leurs intérêts strictement personnels et est lié, de surcroît, à l’argent du contribuable sénégalais, qu’ils ont décidé, d’un commun accord, de se le partager sur le dos du peuple. Ainsi, tout le tintamarre fait autour des chantiers de Thiès, des fonds politiques et d’autres affaires nébuleuses, dont nous ignorons sans doute l’existence, prennent simplement le chemin du compte fourre tout «Pertes et Profits», un point c’est tout. 
A la réflexion, au cours de mes lectures, sur la biographie de Adolf Hitler, je suis tombé sur un passage qui est d’une similitude frappante au plan comportemental de ces deux hommes, avec ce personnage tristement célèbre. D’abord, il est connu, que de son vivant, Hitler n’accepta jamais un débat rationnel ni contradictoire et ne parla que devant des auditoires acquis. Ce texte de Henri Burgelin décrit d’une façon remarquable A. Hitler dans sa biographie. Je le rapporte ici et le soumets à votre appréciation : «L’idée centrale de Hitler est simple : lorsqu’on s’adresse aux masses, point n’est besoin d’argumenter, il suffit de séduire et de frapper. Les discours passionnés, le refus de toute discussion, la répétition de quelques thèmes assénés à satiété constituent l’essentiel de son arsenal propagandiste, comme le recours aux effets théâtraux, aux affiches criantes, à un expressionnisme outrancier, aux gestes symboliques dont le premier est l’emploi de la force. Ainsi, quand les SA brutalisent leurs adversaires politiques, ce n’est pas sous l’effet de passions déchaînées, mais en application des directives permanentes qui leur sont données.1» 
Certains de nos compatriotes qualifient souvent la politique, de sale et détestable, dans le langage populaire. En somme, c’est comme si on voulait affirmer catégoriquement, que c’est la politique qui déteint sur la nature de l’individu pour le rendre roublard, mesquin, menteur, voleur, vaniteux et j’en passe. Je ne suis pas convaincu de cela. Fondamentalement, je pense que ce sont, au contraire, les individus, avec leur véritable nature parfois tortueuse, qui est indissociable avec leur personne physique où qu’ils se trouvent, qui transparaît dans toutes les activités humaines, qu’ils auront à embrasser. Que ce soit en politique ou dans n’importe quel autre métier ou emploi, les individus ont dans leur subconscient, un but bien déterminé, mais dissimilé, qu’ils visent. Ainsi, s’ils étaient auparavant voleurs, menteurs, magouilleurs, tricheurs etc., ces tares demeureront et apparaîtront forcément dans leur manière et comportement de vivre en société, de même que dans leurs rapports avec les autres membres de la société. Ce qui m’amène à dire, avec conviction, que la nature des individus précède ces derniers de leur entrée en politique et, bien entendu, elle demeurera aussi en eux bien après leur retraite politique, parce que c’est lié à leur existence. 
Je publiais depuis l’alternance, dans une série de contributions, parmi lesquelles, les titres ci-après, dans le but d’alerter et d’avertir mes concitoyens de la capacité de nuisance de ceux qui nous gouvernent et des suites fâcheuses qui pourraient en découler : «Le retard, le reniement, le parallélisme, l’informel et «l’oubli» caractéristiques, fondamentales, entre autres, du régime libéral2» ; «Les vices à la place des vertus ou la perte des valeurs de dignité sous le régime de Me Wade3» ; «Le supposé messie, arrivé en 2000, ne fut, en vérité, que malheur pour le peuple sénégalais4» ; «Le problème du Sénégal, n’est pas celui d’un homme charismatique mais, plutôt d’institutions démocratiques, fiables et pérennes5» ; «Messieurs : plus de respect pour les citoyens, à la République et moins de suffisance !» Je pense que nous sommes, aujourd’hui, suffisamment édifiés sur la nature des tenants du pouvoir, depuis l’alternance. Il n’y a plus de doute qu’ils sont incapables et incompétents à mener notre pays vers des lendemains meilleurs. 
J’ajouterais à ce tableau déjà sombre, les similitudes entre les deux bonshommes : d’une part leur culte de la personnalité spontanément apparu autour de leur supposée personnalité charismatique dans les rangs du Pds et des militants, les convainc qu’ils sont eux-mêmes ces sauveurs providentiels de notre pays à la faveur de l’alternance survenue le 19 mars 2000 et, d’autre part, leur narcissisme et leur mégalomanie ne font, en conséquence, que s’accentuer, comme leur prédominance absolue au sein du Parti démocratique sénégalais. Tout ceci explique que leurs deux sorts sont si intimement liés et qu’ils font souvent cause commune dans leur entreprise de nuisance, aux fins strictes de tromper leur monde qui, naïvement, croit à leurs dires. 
J’en veux pour preuve que, depuis leur arrivée au pouvoir, toutes les promesses mirobolantes faites au peuple sont restées lettres mortes. Il s’y ajoute qu’ils ont détruit toute l’administration qui tendait vers un Etat de droit et sabordé les institutions de la République. 
C’est pourquoi, il ne nous reste, nous Sénégalais, qu’une chose à faire, c’est de les renvoyer, le plus tôt possible, tous les deux avec leurs acolytes, hors des sphères du pouvoir de notre pays, parce qu’ils n’ont fait que du mal. 
 
Mandiaye GAYE / Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
1 Henri Burgelin, «Les succès de la propagande nazie», in L’Allemagne de Hitler, op. cit., p. 124. 
2 Taxi du 19 et 20 décembre 2002 
3 Le matin du 3 et 4 mars 2007 
4 Le Matin du 13 mai 2008 
5 Devoir Citoyen  
 
 
Leçon non sue  
17-01-2009 Suite à la condamnation de neuf personnes par la Justice sénégalaise pour «conduite indécente, acte de contre nature et association de malfaiteurs», les milieux officiels de la France estiment avoir droit au chapitre et manifestent leur sentiment d’«émotion, de préoccupation, d’indignation». Ces autorités disent dans le même sens ne pas vouloir «interférer» dans le fonctionnement de la Justice sénégalaise, ce qui est faux car comment comprendre leur volonté de voir les juges de la Cour d’Appel revenir sur la décision des premiers juges. Ce ton et ce style des autorités françaises nous sont familiers ; elles disent de façon détournée le fond de leur pensée. Ces réactions constituent déjà une certaine forme de pression morale et diplomatique sur la souveraineté de la Justice sénégalaise. 
Préalablement à tout développement, il convient de signaler un glissement volontaire imposé par les souteneurs des délinquants. En effet, les personnes condamnées par le Tribunal sont présentées comme des militants d’organisation luttant contre l’expansion du virus Vih/Sida. Mais force est de noter que leur condamnation n’est pas consécutive à leur militantisme mais plutôt à la commission de faits et actes prévus et réprimés par les textes de notre droit positif. Donc, l’engagement de ces gens pour une cause aussi noble soit-elle, ne doit pas être un permis de commettre des faits répréhensibles. Certes c’est à dessein qu’elles sont ainsi présentées ce qui peut prêter à les placer sous le régime affectif des innocents ou des victimes. Rien de tel, le débat est ailleurs. 
Il faut rappeler que cette France qui s’indigne de notre comportement judiciaire n’est ni logique avec elle encore moins consciente de notre héritage. Car lorsqu’elle votait sa loi interdisant le port du foulard islamique à l’école pour disait-elle, des raisons de laïcité, la conscience collective sénégalaise était troublée par une telle volonté française. Malgré cela les autorités sénégalaises se sont gardées d’«interférer» dans le fonctionnement institutionnel de la France. Cette dernière a édicté ses lois en fonction de ses aspirations et de sa volonté de faire le bien pour ses populations. Ce même principe de souveraineté et de sagesse qui jadis guidait l’esprit français sur ce chantier social aiguillonne aujourd’hui l’action de notre Justice. Le comportement d’une Nation dite civilisées par rapport aux questions sociales est inhérent à son héritage culturel, religieux et social. Si le juge sénégalais a réprimé des comportements contre nature, c’est parce que son code de raisonnement n’a pas su convertir des contre valeurs en valeur de conduite, le mal en bien.  
L’approche des questions sociales et leur traitement ne peuvent se faire au gré de peuple et de nation avec lesquels nous n’avons en commun ni la même histoire ni la même civilisation. Ce que notre culture et nos valeurs religieuses réprouvent ne peut jamais nous être imposé fut-il au nom de présupposées valeurs universelles d’autant plus que ce qu’on désigne sous ce vocable ne déborde jamais de la culture occidentale. Tout ce qui ne s’inscrit pas dans ce carcan occidental est dit barbare, sauvage et moyenâgeux. 
La réaction de certaines personnalités de prestigieuse renommée et de certaines organisations est très maladroite et la faiblesse de leur sacerdoce est d’apprécier des questions sociales sénégalaises avec des instruments empruntés à l’Occident. Nous partageons le même idéal de respect des droits de l’Homme et de ses libertés individuelles mais la poursuite de cet idéal ne saurait se faire au préjudice des valeurs minimales collectives nécessaires à l’équilibre de notre harmonie social. Libre à chaque Nation souveraine d’accepter n’importe quel comportement social blâmable sous d’autres terres, mais que la souveraineté de nos choix soit comprise par les autres. Même une convention internationale basée sur des valeurs contraires à notre héritage socio-culturelle ne saurait nous être imposée. 
 
Basssirou GAYE - Sicap Karack n° 465 dakar / Gaillembaba74@hotmail.com 
 
 
Le Sénégal, de la République à la Monarchie  
17-01-2009 Le Sénégal, indépendant depuis 1960 a été pendant 40 ans la première République démocratique d’Afrique. Mais, voici que depuis l’an 2000, notre pays s’est transformé en monarchie. Comment les Sénégalais qui ont envoyé un Cahier de doléances aux Etats généraux de 1789 ayant entraîné la Révolution française et la fin de la monarchie, comment ces «fiers guerriers dans les savanes ancestrales» ont-ils pu descendre aussi bas en se résignant à devenir les sujets d’un prince français ? Telle est la lancinante question qui interpelle aujourd’hui toute l’opinion nationale et internationale.  
Léopold Sédar Senghor qui a fondé l’Etat du Sénégal en créant de solides institutions républicaines doit se remuer dans sa tombe en constatant que son pays est désormais gouverné par une famille princière : un père qui emprisonne et élargit au gré de «protocoles de Reubeuss», une mère «d’ethnie toubab» qui contrôle tout et à qui on rend compte de la bonne exécution des chantiers de l’Etat, un neveu qui destitue et élit des députés, un fils, concrètement entouré d’une génération de minables, qui s’amuse avec les deniers du pays en attendant son intronisation ! 
Senghor n’a jamais voulu mêler sa famille à la politique. C’est pourquoi j’ai sursauté, hier, en suivant une émission où un éminent patron de presse déclarait que «Senghor se proposait d’installer son fils Philippe au pouvoir». Non ! Non ! Non ! Une telle affirmation est contraire à l’histoire et surtout aux convictions de celui qui a créé l’Etat de droit sénégalais. Heureusement que Madame Penda Mbow a alors immédiatement rétabli la vérité. 
D’abord, peu de Sénégalais ont vu ou entendu parler la mère de Philippe Senghor, si discrète, contrairement à celle que je ne veux pas nommer, celle qui se mêle de tout, celle qui se fait appeler par usurpation madame la présidente. Ensuite Philippe, né en 1958, n’avait que 22 ans au moment où son père quittait le pouvoir. Comment celui-ci aurait-il osé le placer à la tête de l’Etat à cet âge ? Enfin, si Senghor avait eu ce projet, pourquoi aurait-il nommé et conservé son dauphin qui a été secrétaire général de la Présidence, ministre du Plan et surtout Premier ministre pendant 10 ans ?  
Que Senghor, maintenant, ait été poussé à la démission par les spectacles terrifiants de la révolution islamique d’Iran et du coup d’Etat militaire du Libéria, il ne s’agit là que de calomnies qui ne résistent pas à l’analyse. En homme d’organisation et de méthode, il avait déjà planifié son départ. De multiples signaux démocratiques indiquaient dès 1968 que ce poète tombé accidentellement en politique pour soulager la misère du monde rural était impatient de retrouver sa liberté. Il suffit de relire les trois versets suivants extraits des Elégies majeures publiées en 1979 mais composées bien avant cette date :  
Maintenant que les greniers craquent et que les taureaux sont lustrés / Maintenant que les poissons abondent dans nos eaux, aux franges des courants marins / Il ferait si bon de dormir sous les Alizés… 
L’annonce de sa retraite prochaine à travers ce poème est on ne peut plus claire. C’est bien l’ancien député des 3 «P» (paysans, pasteurs, pêcheurs) qui s’apprête à quitter volontairement le pouvoir après avoir accompli sa mission auprès du monde rural. Ces versets qui datent de 1979 ne sont pas postérieurs à la révolution iranienne qui leur est contemporaine, encore moins au coup d’Etat libérien de 1980.  
L’homme de culture qui considérait la politique comme une occupation terre à terre et dangereuse n’aurait jamais introduit son fils dans cette jungle sauvage. Et puis, le fils de Senghor n’était pas de la même trempe que notre prince. C’était un jeune homme qui parlait parfaitement le wolof, qui n’était sorti du Sénégal que pour de courtes vacances, qui était un brillant étudiant de la faculté de droit de Dakar. Philippe aimait tellement le Sénégal et les Sénégalais que, chaque fois qu’il commettait la moindre faute, son père le menaçait de l’envoyer en…France.  
Mieux, entre l’ère senghorienne et l’alternance se sont écoulés plus de 20 ans de luttes démocratiques. Est-il alors décent de considérer comme modèles tous les mauvais comportements que le peuple sénégalais a précisément sanctionnés le 19 mars 2000 par l’avènement de l’alternance qui signifie étymologiquement «une autre forme de gouvernance» ? Quoi qu’il en soit, j’interpelle le président de la République pour attirer son attention sur la gravité de ce projet successoral que la rumeur lui prête à tort ou à raison. Si jamais l’on tente d’utiliser cette dévolution monarchique du pouvoir, même avec un vernis institutionnel, le pays risque de basculer dans un terrible bain de sang. Car, c’est une injure aux Sénégalais que 50 ans après le départ de la France, le Sénégal soit encore dirigé par le fils d’une Française. 
Oumar SANKHARE - Réseau des Universitaires du Parti socialiste  
 
 
WALF FADJRI: 
Bennoo Siggil Sénégal, les Assises nationales et la société civile secouent le schéma monarchique au sommet  
 
 
Nous souhaiterions demander, avec déférence, à tous ceux qui rêvent de s’asseoir sur le fauteuil présidentiel sans faire l’effort nécessaire de gagner par les urnes, grâce à leur programme, leur savoir-faire et leur probité morale, la confiance du peuple, le suffrage des cœurs des Sénégalais, de prendre leur stylo-bille et leur cahier d’écolier pour effectuer la dictée suivante extraite d’une œuvre d’Oriana Fallaci intitulée Un homme : ‘… Mais ce qu’il y avait de plus beau était autre, c’était, face à cette fenêtre, une gigantesque armoire à glace où un cyprès et un marronnier se reflétaient, si bien qu’au lieu d’être dans une chambre, on avait l’impression d’être dans une forêt. Quand la fenêtre était ouverte, les oiseaux, attirés par le mirage, se jetaient sur le miroir pour se poser sur une branche et lorsqu’ils se rendaient compte qu’elle n’existait pas, ils s’arrêtaient effrayés, battant des ailes contre l’invisible barrière, puis ils s’éloignaient à tire d’ailes… en fixant tantôt la réalité tantôt le mirage… Ceux qui meurent pour un mirage méritent un bel enterrement.’ En vérité, en politique, le culte de la facilité conduit à l’enfer de la banalité. A l’Oscar de l’idiotie, ses adeptes seront nos candidats.  
Dans ce pays de Mame Abdou Aziz Sy Dabah, puits intarissable de droiture et de sagesse, poussent comme des champignons les antivaleurs arrosées par le silence complice de certains ayants droit à la parole. Nous saluons la récente sortie de son petit-fils Serigne Mansour Sy Djamil remettant les pendules à l’heure. Malheureusement, nos décideurs n’ont d’oreilles que pour écouter leurs ambitions personnelles téléguidées par l’égoïsme. Notre pays est devenu une jungle où les plus forts mangent les plus faibles sans pitié. Et les basses besognes sont toujours justifiées par un leitmotiv : ’Le real politique oblige’. Les lois sont bafouées par la majorité de ceux-là qui sont nos législateurs. Leur comportement inadmissible et indigne de leur rang face à la loi décrédibilise notre hémicycle. Le pouvoir manipule tout, tout le temps, avec arrogance. Les querelles de parti sont réglées par un dérèglement continu de nos lois et règlements. C’est le règne de la tyrannie et de la stupidité. La dernière ignominie est l’exclusion annoncée de Moustapha Cissé Lô et de Mbaye Ndiaye. Comment un président de groupe parlementaire et ses collègues peuvent-ils décider de l’exclusion de députés élus par le peuple, qui n’ont démissionné ni de leur parti ni de l’Assemblée, de façon aussi abusive ?  
Les cafouillages se succèdent chez nos libéraux concrétistes wadistes depuis que l’opposition a fini la concrétisation de son unité en direction des élections locales. Bennoo Siggil Sénégal, les Assises nationales et la société civile secouent le schéma monarchique au sommet. Chez nos amis d’en face, c’est la désillusion, la peur et la désunion qui sont de mise. Chacun cache son petit ‘coutelas’ derrière son dos et appelle l’autre à venir s’asseoir à son bol de piège politicien : les libéraux ‘authentiques’ délaissés par leur seule ‘constance’ au profit des transhumants se cherchent dans ce méli-mélo ahurissant au même titre que les nouveaux dompteurs usurpateurs de cette fameuse ‘Génération du concret’. Qu’importe si la vie continue d’être insupportable pour le peuple, qu’importe s’il n’arrive plus à voir la queue du diable pour la tirer, eux, ils règlent allégrement leurs différends en usant de nos institutions, de nos lois et de nos deniers. Gare à celui qui ose revendiquer ses droits à un mieux-être, leur répression est là, toujours là pour sévir. Certains manifestants de Kédougou ne nous démentiront pas. Rien que de penser à leur procès, une vague de dégoût nous envahit. Et nous nous demandons dans quel pays sommes-nous ?  
Ils ne se sont pas sentis gênés en amnistiant des criminels de sang sans raison valable. Ils n’ont aucun problème de conscience en constatant que les bras armés dans l’affaire l’As et 24h Chrono croupissent en prison alors que le présumé commanditaire vaque à ses occupations sans faire l’objet d’un quelconque procès jusqu’ici. Des manifestants de Kébémer malmènent notre drapeau national pour réclamer un poste ministériel sans aucune sanction à notre connaissance. On emprisonne El Malick Seck pour un ‘délit’ de presse, et se bouche les oreilles quand Talla Sylla assène ses quatre vérités sur l’assassinat de Me Babacar Sèye et sur son agression sauvage aux abords du Régal. Sur l’affaire Kambel et Kara, c’est encore motus et bouche cousue. Saura-t-on un jour qui a tué par balle le jeune Syna Sidibé sous leur règne ? Nous en doutons. Les exemples qui peuvent pousser à croire au règne d’une justice à vitesse variable sont nombreux.  
Mais cela se comprend parfaitement quand nous voyons que le gardien de notre Constitution n’hésite pas lui-même à user de son décret quand bon lui semble pour dégommer un élu local ou un conseil municipal, régional ou rural. Le respect des procédures n’est pas leur tasse de thé. D’ailleurs, cela ne semble plus offusquer le citoyen lambda, d’où ma question ; si après les élections locales, ils décidaient de mettre des délégations spéciales à la tête des mairies remportées par le camp adverse, quelle sera l’attitude des populations lésées ?  
Le président dégomme des élus locaux et son neveu annonce l’exclusion de députés de l’hémicycle. Notre République semble marcher sur la tête. Ces élections locales doivent être une tribune pour éclairer les populations sur les dérives du pouvoir. Elles doivent constituer pour Bennoo Siggil Sénégal et les autres compétiteurs de la société civile une occasion pour mieux conscientiser les électeurs sur la nécessité, au-delà du 22 mars 2009, de poursuivre leur cohésion pour débarrasser notre peuple de cette ploutocratie qui n’a aucun respect vis-à-vis du peuple et des leviers de sa République. Les Sénégalais de la diaspora doivent jouer leur partition pour mieux éclairer le choix de leurs parents restés au pays. Les véritables syndicalistes, les artistes, surtout les rappeurs, les élèves et étudiants, les religieux et autres porteurs de voix doivent s’investir sans relâche dans ce combat pour la formation d’une bonne conscience citoyenne apte à éviter le piège des sacs de riz et des billets de banque à l’approche des élections.  
Pendant huit ans, ils ne font que dans la diversion pour détourner l’attention du peuple de ses réelles préoccupations que sont les pénuries à la pelle, le coût insoutenable de la vie, les fausses promesses, le chômage, l’insécurité, l’absence d’une bonne politique d’éducation et de formation, d’une bonne politique agricole, d’un bon système sanitaire, le train de vie irraisonnable de l’Etat, le bradage de ses terres, de ses sociétés nationales, le recul de notre diplomatie, le saccage de nos valeurs, etc. Après six ans de gestion calamiteuse, certains élus locaux osent mener campagne, sans vergogne, pour une poursuite, certainement, de la descente au moyen âge de leur collectivité locale. Voilà ce qu’ils ont fait de notre pays. Voilà ce qu’ils ont fait de l’écrasante majorité de ses gouvernants : des hommes et des femmes aveuglés par le pouvoir et la gloire au point de jeter dans les bas-fonds de la bassesse leur dignité et leur foi en Dieu. Notre collègue ivoirien Isaïe Biton Koulibaly disait dans La bête noire : ‘La politique c’est le domaine du mensonge mais quand la situation est très difficile et qu’aucune solution n’est en vue, pour une fois l’homme politique doit dire la vérité.’ IBK n’a pas toujours raison, ne doit pas toujours avoir raison ; la politique peut et doit être le fief de la vérité, de l’éthique, de la responsabilité et du sacerdoce pour le grand bien du peuple. C’est pourquoi, nous interpellons l’opposition à faire la politique autrement afin de sortir notre peuple de l’abîme dans lequel ce régime incompétent et sans pitié l’a plongé.  
Tafsir Ndické DIEYE  
ndickedieye@yahoo.fr  
 
Fichier électoral : II - La biométrie est bien opérationnelle dans le processus électoral 
 
 
En traitant la requête, alors formulée par les experts du Cpc, lors de l’audit du fichier, relativement au modus operandi de la biométrie de notre système électoral, l’objectif n’était pas tant, pour les autorités du ministère de l’Intérieur, de démontrer aux auditeurs du fichier comment marche ce système prodigieux et universel de gestion des empreintes digitales, que de prouver que ça fonctionne bel et bien, pour remédier aux inscriptions multiples, dont tout fichier électoral est potentiellement la cible. En l’occurrence, la lecture comparative des empreintes digitales est infaillible, pour le repérage de toute redondance, l’empreinte digitale étant réputée unique pour chaque être humain. Il est toutefois naturel, et fort louable du reste, de vouloir satisfaire une curiosité bien humaine, en cherchant vaille que vaille à comprendre “comment s’y prend la machine.” Pour autant, cela ne diminue en rien les mérites de ce système, adopté, depuis le précédent scrutin présidentiel, par notre pays - à l’Instar de l’Afrique du Sud, du Bénin, du Togo, du Gabon et du Cap Vert - en ce qu’il aura réussi à démontrer toute sa perspicacité, en ayant permis, lors de la traque de doublons, de “neutraliser” pas moins de 8 855 “cas”.  
‘Pourquoi, avaient alors rétorqué certains experts de l’opposition, cette ‘neutralisation’ ne s’est pas produite à temps réel, c’est-à-dire lors de l’inscription de l’électeur, dans les commissions ?’. Parce que cela tient à la particularité de l’architecture hardware de notre système d’inscription. Rappelons que celui-ci comportait 500 commissions fixes et 200 commissions itinérantes, affectées aux localités reculées, lesquelles sont souvent dépourvues d’infrastructures Ntic. Ces 700 terminaux étant autonomes, les renseignements portant sur les états civils, saisis au clavier, de même que les données biométriques, numérisées sur place, n’étaient dès lors transmissibles, via le Rtc (réseau téléphonique commuté), vers les serveurs de traitement de la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) qu’à la fin des opérations journalières d’inscription.  
Il est donc normal que la neutralisation des doublons n’ait pu se faire, grâce à la ‘magie’ de la lecture comparative des empreintes digitales, qu’à l’étape cruciale du traitement des données, au niveau des serveurs de la Daf, où sont centralisées toutes les inscriptions, y compris celles des fraudeurs potentiels - qui auraient parfaitement réussi à passer inaperçus, dans l’ancien processus, lequel était totalement dépourvu de module biométrique.  
L’électeur-tricheur parvenait alors aisément à “dribbler” le système, gambadant d’un centre d’inscription à un autre, en produisant de simples documents d’état civil de complaisance. Pourvus que ceux-ci fussent différents, quant à leurs contenus. Un album illustré, sorte de tableau de chasse de compilation de ces “métastases électroniques” - systématiquement élagué du fichier central, soulignons-le - et toujours consultables auprès de la Daf, du ministère de l’Intérieur, et même de certains experts-auditeurs, devraient convaincre les plus sceptiques quant à l’efficience de la biométrie de notre système électoral.  
Contrairement donc à ce qu’ont prétendu le leader du parti Surs, mon cousin Ablaye Diop Makhtar, et le patron du groupe de presse Avenir Communication, Madiambal Diagne, qui, pour étayer leurs ‘suspicions’ relativement au fichier électoral, m’avaient nommément pris à témoin - respectivement lors de l’émission ‘Remue-ménage’, du 10/01/2009, sur la Rfm, et à l’émission ‘Grand Jury’, du 04/10/2009, sur la même station -, la biométrie est bien opérationnelle dans le processus électoral sénégalais. Même si elle opère en différé.  
La biométrie, une valeur ajoutée  
Il n’empêche que certains experts du Cpc s’arc-boutaient toujours sur leur requête, exigeant que la Commission d’audit disposât des soutènements biométriques du système. Ils ‘oubliaient’ que l’Etat du Sénégal n’a pas conclu avec le prestataire, en l’occurrence la société américaine Eastshore Technology, un contrat de cession de droits d’auteur, mais plutôt un contrat-utilisateur. Eastshore détient toujours, en effet, le copyright de ce module biométrique dernier cri, qui aura servi (sans aucun tollé !) à la confection des cartes numérisées du Fbi et des passeports de services du personnel de l’Onu. L’objectif étant, pour l’Etat du Sénégal, de sécuriser au maximum son système électoral, afin d’empêcher l’indécrottable électeur-tricheur - disposerait-il de plusieurs cartes, frauduleusement dupliquées - de pouvoir exprimer plus d’une fois son vote citoyen.  
Au bout du compte, il apparaît techniquement impossible à un électeur de voter plus d’une fois, à travers le système électoral sénégalais actuel. Pas plus que ne saurait, à proprement parler, exister dans notre système électoral une quelconque “boîte noire”, qui aura durablement, et inutilement, hanté le sommeil de certains auditeurs de l’opposition. C’est à peine s’ils ne déniaient pas à l’Etat sa responsabilité régalienne de sauvegarde et de conservation des empreintes digitales des citoyens sénégalais, dans les serveurs informatiques, hautement sécurisés, du ministère de l’Intérieur.  
Ainsi, semble-t-on souvent oublier, sous nos tropiques, que la biométrie n’est qu’’une valeur électorale ajoutée’, en ce qu’elle constitue une protection supplémentaire dans tout système d’enregistrement d’électeurs. Depuis nos premières expériences électorales, ante et post indépendances, nos systèmes se limitaient simplement à recueillir les informations relatives à l’état-civil. D’où les multiples failles qui auront longtemps émaillé l’ancien système électoral sénégalais, où la fraude était un scandale ordinaire, même si elle était décriée au-delà de nos frontières. Les électeurs daignaient rarement se déplacer, pour sacrifier aux formalités administratives d’inscription, le responsable politique du coin s’en acquittant volontiers, à leur place. Celui-ci faisait du porte-à-porte le lundi, récupérant à la pelle des cartes d’identité par-ci, des extraits de naissance par-là, qu’il déposait lui-même auprès de la commission d’inscription la plus proche, pour ensuite repasser le mardi récupérer des cartes d’électeur, qu’il redistribuait ensuite tranquillement à ses ‘militants’ peinards.  
Les mairies se transformaient en usines de fabrique en série d’extraits de naissance ! Les inscriptions multiples qui en découlaient, ont longtemps entaché la sincérité des scrutins, en se révélant naturellement fort préjudiciables aux challengers du candidat sortant. Le comble du ridicule, c’est lorsqu’il arrivait à ce dernier de ‘gagner’ des localités où le nombre de ‘votants’ était supérieur au nombre d’’inscrits’ ! Maraudages auxquels venait souvent s’ajouter un autre subterfuge administratif, qui faussait davantage le jeu électoral, et dont usaient et abusaient nombre de candidats, à savoir les ‘ordonnances’ ; ces vraies-fausses franchises administratives qui avaient fait sortir de ses gonds le candidat de l’ex-Cdp/ Garab gi, le professeur Iba Der Thiam, lorsque qu’un de ses lieutenants eut le ‘toupet’ de lui suggérer de s’en servir ‘comme tout le monde’. Sa réplique fut mémorable : ‘Tout militant ou responsable de la Cdp qui contribuera à la collecte de mes suffrages par le biais de ces ordonnances, ‘baalu malako aduna ak allaakhira’.  
Frilosité technologique !  
Le régime de l’alternance aura donc eu - et l’histoire l’a déjà retenu - le mérite d’avoir osé innover, en introduisant cette technologie de pointe d’identification de l’électeur, qu’est la biométrie. En sus, naturellement, des données classiques de l’état civil. Mais c’est le propre de toute nouveauté technologique de susciter d’abord quelques réticences, avant que peu à peu ne s’estompent les barrières psychologiques.  
Une controverse de même nature avait surgi, en 2007, chez nos frères gabonais, lors de l’introduction de la biométrie dans leur processus électoral. Cette innovation avait beaucoup divisé la classe politique gabonaise, au point d’occulter des enjeux électoraux non moins importants, telle que la mise en place de leur organe de supervision des élections (la Cenap). Cette controverse, sur l’effectivité ou non de la biométrie, alimentée à souhait par l’opposition, avait même fini par exaspérer l’un de ses leaders, le président d'une des tendances du Parti gabonais du progrès (Pgp) et maire de Port-Gentil, Me Ndaot Rembogo : ‘Ce qui pose problème, ce n'est pas l'identification des électeurs, mais c'est davantage la manipulation de cette identification par les politiques de tout poil qui veulent souvent fausser le jeu démocratique’. Et de citer les exemples du Sénégal et de la Rdc ‘qui, bien qu’ayant introduit la biométrie, n'en ont pas moins vu leurs élections contestées’. Ainsi, va l’Afrique.  
Au demeurant, c’est un instinct conservateur, caractéristique de l’Afrique noire, parce que peut-être consubstantiel au sous-développement, que chaque fois qu’une nouveauté technologique vient à faire irruption dans nos usages, bousculant bien des habitudes et chamboulant bien des convictions, c’est d’abord avec une forte dose de scepticisme qu’on la considère, avant de nous en accommoder peu à peu. Même si nos réflexes grégaires face l’inconnu ont parfois la peau dure ; et qu’il existe encore dans nos campagnes - et même dans nos faubourgs ! - des mentalités toujours hermétiques à l’idée qu’une fusée, construite par des hommes, ait pu vaincre la pesanteur terrestre pour se poser sur une planète autre que la nôtre, et que des hommes en soient descendus pour fouler le sol lunaire ; il est bien heureux qu’en cette ère de globalisation, les esprits les plus réfractaires au progrès finissent toujours, avec le temps, quoi qu’en maugréant, par accepter et intégrer les ‘nouveaux venus’. Gageons qu’il en sera bientôt ainsi de la biométrie, au Sénégal. (Fin)  
Mame Mactar GUEYE Programmeur-analyste Membre de la Commission nationale d’audit du fichier électoral Porte-parole de la Cap21 ongjamra@hotmail.com  
 
 
 
 
Plan Sésame : Les fonctionnaires retraités du Fnr n'ont pas fraudé  
 
 
Dans une émission radiodiffusée, le ministre porte-parole de Monsieur le président de la République a déclaré que les fonctionnaires retraités du Fnr jouissant d'une couverture médicale gratuite à laquelle ils n'avaient pas droit, ont fraudé. Pour rappel, avant la mise en œuvre du Plan Sésame, l'Etat prenait en charge les 4/5 des prestations et le cinquième revenait au retraité dont la modique pension ne lui permettait pas toujours de s'en acquitter convenablement. Désormais, pour se soigner, le retraité du Fnr se présente avec sa carte d'identité numérisée et un dossier médical pour obtenir la gratuité prévue par le Plan Sésame au même titre que son collègue de l'Ipres. Aucune distinction spécifiant leur statut n'a été faite.  
Par conséquent, j'invite Monsieur le Ministre à se rapprocher des autorités du ministère de la Santé qui ont travaillé à la mise en œuvre de ce plan et à se reférer aux dispositions de la note circulaire n°06436.MSPM.CT.suivi du 01.09.2006 signée par le directeur de cabinet du ministre par délégation et qui stipule dans son préambule : ‘Dans le cadre de sa politique d'amélioration des conditions socioéconomiques des personnes vulnérables, le président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a décidé d'accorder, aux personnes âgées de 60 ans et plus, une couverture médicale gratuite dénommée : Plan Sésame’.  
Il ressort de cette note circulaire que les fonctionnaires retraités du Fnr doivent bénéficier du Plan Sésame, eux qui ont donné à l'Etat leur jeunesse et le meilleur d'eux-mêmes pour le développement de notre pays.  
Idrissa LY Retraité demeurant à la Scatt Urbam Dakar  
 
A Thiès : La ‘Génération du concret’ fait face aux querelles de leadership  
 
 
(Correspondance) - La ‘Génération du concret’ semble travailler en bonne intelligence avec le Parti démocratique sénégalais à Thiès. C’est du moins l’avis de Thierno Amadou Ndiaye, coordonnateur de la cellule de communication dudit mouvement dans la cité du rail. Laquelle cellule faisait face à la presse hier, pour définir les objectifs du mouvement dans le cadre des prochaines élections locales. A l’en croire, il s’agira, au-delà de son implication dans tout le processus, de veiller à ce que les candidats investis aient un profil idéal. C'est-à-dire, précise-t-il, une personnalité dont le charisme, le leadership, les qualités morales et intellectuelles, la crédibilité, les valeurs humaines et sociales ainsi que le sens de la responsabilité seront de nature à forcer le respect et la révérence. En somme, des candidats aptes à conduire un contrat politique et un programmatique défini d’un commun accord, comme indiqué par Hassane Bâ, un des concepteurs de la ‘Génération du concret’. Ainsi fera-t-il savoir que pour une bonne atteinte de cet objectif, son mouvement s’est littéralement investi dans le processus avec une forte présence de ses mandataires au niveau des commissions, mais aussi de ses candidats sur les listes de la coalition Sopi.  
Toutefois, il demeure que la ‘Génération du concret’dans la cité du rail est rattrapée par sa non structuration. En atteste l’audience que vient d’accorder Karim Wade à une responsable de ce mouvement, Sofi Ciss. Une responsable qui n’émargerait pas sur les listes des militants de la mouvance conduite par celui qui, jusqu’ici, se positionne comme le répondant de la ‘Génération du concret’ à Thiès, Bacar Diagne. Aussi, les déclarations de la responsable Sofi Ciss, qui soutient qu'au cours de cette audience, Karim Wade lui a confié la responsabilité d’assurer le leadership de son mouvement à Thiès, sonnent-elles comme de nature à installer la confusion dans les rangs des concrétistes thiessois. En effet, les libéraux devront, avec cette nouvelle donne, faire face un dilemme puisqu’il leur faudra savoir avec qui travailler si les deux camps ainsi dégagés ne parviennent pas à accorder leurs violons.  
Cependant, la récente arrivée de la directrice de l’Adpme, Marie Thèrèse Dhiédhiou, dans l’espace de la ‘Génération du concret’ à Thiès pourrait être une bouée de sauvetage pour les concrétistes du rail. Cette dernière qui dit avoir choisi comme marraine et sœur le ministre Awa Ndiaye, peut se positionner comme fédératrice et, par conséquent, faire converger les camps autour de sa personne.  
Sidy DIENG  
 
L'OFFICE: 
Mutisme  
La France plaide pour la libération des goorjigeen, condamnés par la Justice sénégalaise à de lourdes peines. Aucune Autorité sénégalaise n’a pipé mot de cette ingérence. Pourquoi ce mutisme ? Alors que ceux qui nous dirigent, sont si prompts à monter sur leurs grands chevaux pour clamer notre souveraineté nationale. Nous avons nos us et coutumes, base de nos textes juridiques. Ce n’est pas à la France de nous dire ce que nous devons faire. Nous osons espérer que nos autorités ne vont pas courber l’échine, face à cette pression du lobby homosexuel… 
( Mor Todjangué )  
 
 
 

 

(c) coalition contre la transmission patriarcale de la destinée nationale sénégalaise - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 19.01.2009
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