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DIVERS
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le mouvement cit
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L'alternoce
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Corruption :
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désinfecter
Les 3
La grève
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PROVOCATION
PRESSE
D E S T I N
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Une mallette
ne gouverne pas
L’humilité
l’argent
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le crépuscule
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Délestages !
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Le mérite ne se
Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
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Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
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Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
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Electricité
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qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
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l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
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quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
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la méritocratie
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ELUS
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
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Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
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vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
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La ruse
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mendicité
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encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
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IGNORANCE
Etonnant Wade
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Crise de l’Energ
Machiavel
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hors course
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Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
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Le temps révèle
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AU MOT
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T I C K E T
Wade GO
L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
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De l’Indignation
LEçONS
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SUNUGAL
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CONFLAGRATION
TRAGEDIE
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TRIBUNAL
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L’élection prési
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Le vieillard et
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DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
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Emploi au Sénéga
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la ‘cécité de Be
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Quand Wade défie l’histoire

Quand Wade défie l’histoire 
 
Le Soleil : Samedi 11 Avr 2009 
[ Mediation ] YOUSSOU NDOUR : « Je n’ai fait que mon devoir de citoyen » 
Le Lead vocal du « Super Etoile » joint au téléphone n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction à l’issue de cette rencontre. « Je suis très satisfait. En tant que citoyen, c’était mon devoir, mon rôle de créer ce cadre de dialogue. S’il y a un problème, tout le monde doit se mobiliser pour aider le gouvernement à le solutionner. J’ai pensé qu’il ne fallait pas laisser le gouvernement seul avec les syndicats. Les acteurs se sont rencontré, ils ont échangé et dégagé des pistes qui, à terme, permettront de sortir l’école sénégalaise de sa situation actuelle », a dit Youssou Ndour. 
Il a aussi remercié le président de la République qui a bien voulu écouter les syndicalistes. « J’espère même que les sanctions brandies contre certains enseignants seront levées », a-t-il ajouté. 
 
 
Auteur: A. DIALLO  
Nettali : Vendredi 10 Avr 2009 
COMMUNE D’ARRONDISSEMENT DE MERMOZ – SACRE-COEUR – BAOBABS – AMITIE 3 – KARACK : Barthélémy Dias obtient de justesse le fauteuil de maire. 
NETTALI.NET - Le secrétaire général du Mouvement national des jeunesses socialistes, Barthélémy Dias est le nouveau maire de la commune d’arrondissement de Mermoz – Sacré-Coeur – Baobabs – Amitié 3 – Karack. C’est de justesse cependant que le fils de Jean Paul Dias a obtenu le fauteuil de maire de cette commune d’arrondissement, lors de l’installation du nouveau conseil municipal tenu ce vendredi 10 avril. Relégué à la seconde place à l’issue du premier tour du vote, au profit de Mme Souhan Wardini de l’Alliance des forces de progrès (Afp) qui était arrivée en tête, Barthélémy Dias l’a remporté à l’issue du second tour. 
 
Que de tractations lors de la suspension de séance demandée par des conseillers municipaux, après les résultats du vote du premier tour de l’élection du maire de la commune d’arrondissement de Mermoz – Sacré-Coeur – Baobabs – Amitié 3 – Karack qui s’est tenu ce vendredi 10 avril dans la matinée. En ce moment aucun des candidats (ils étaient 4) n’avait réussi à obtenir la majorité absolue. Mme Souhan Wardini de l’Afp passait en tête avec 21 voix, suivie par Barthélémy Dias du Ps avec 18 voix, Racky Wane de la Ld, 4 voix et une candidate du Pit, 2 voix. Donc 4 candidats, tous élus sur la liste de Bennoo Siggil Senegaal. 
Passé ce vote, le second tour s’imposait entre les deux candidats arrivés en tête. Barthélémy Dias profitera de la suspension de séance pour mener des négociations en coulisse. Des négociations qui vont être payantes. C’est ainsi qu’il réussira à devancer son adversaire Mme Wardini en obtenant 23 voix à sa faveur contre 19 pour cette dernière. 
En réalité, Barthélémy Dias a su négocier principalement avec la candidate de la Ld, Racky Wane tombée au premier tour. Les quatre voix qu’avait pu obtenir Mme Racky Wane et qui sont allées en faveur de Barthélémy Dias au second tour ont pesé lourd dans la balance, d’autant plus qu’au même moment, Mme Wardini perdait deux voix de moins engrangées au premier tour. D’ailleurs, c’est Mme Racky Wane qui a été élue au poste de premier adjoint au maire. Le poste de deuxième adjoint est allé à Alioune Tall, du Ps. 
Auteur: Mayaram  
APS : Vendredi 10 Avr 2009 
Cheikh Bamba Dièye nouveau maire de l’ancienne capitale. 
Saint-Louis, 10 avr (APS) – Le député Cheikh Bamba Dièye de la Coalition Bennoo Siggil Sénégal a été élu maire de la ville de Saint-Louis, vendredi à l’issue d’un vote durant lequel il a obtenu 58 voix des 69 conseillers municipaux présents, a constaté le correspondant permanent de l’Agence de presse sénégalaise dans l’ancienne capitale. 
Les adversaires de M. Dièye arrivent loin derrière à l’image de Ahmet Fall Braya crédité de six voix et de Mame Penda Diouf (Sopi 2009) qui n’a recueilli que deux voix. Il y a eu trois bulletins nuls et une absence parmi les votants. 
Cheikh Bamba Dièye, par ailleurs secrétaire général du Front pour le socialisme et la démocratie Benno/Jubel, est le 22-ème maire de la ville de Saint-Louis. 
Il remplace le ministre d’Etat, ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, Ousmane Masseck Ndiaye. 
 
WalFadjri : Vendredi 10 Avr 2009 
Lettre ouverte aux acteurs de la vie éducative : Les parents mettent gouvernement et enseignants face à leurs responsabilités  
Il faut que les parents refusent ‘de faire les frais et de payer les pots cassés dans ces luttes dont leurs enfants sont les seuls perdants’. C’est l’enseignement qu’on tire d’une lettre ouverte, adressée aux acteurs de la vie éducative sénégalaise.  
Face aux crises répétées qui secouent le système éducatif et mettent en péril l’avenir des enfants, l’Association des parents d’élèves des Collèges d’enseignement moyens et du lycée Lamine Guèye viennent d’adresser une lettre ouverte aux acteurs de la vie éducative. A travers cette correspondance, l’association demande à chaque acteur du système, en ce qui le concerne, d’assumer sa pleine et entière responsabilité pour assurer aux apprenants une éducation et une formation de qualité.  
Au gouvernement d’abord, l’Association des parents d’élèves reconnaît des ‘efforts déployés pour la construction d’infrastructures scolaires et universitaires, l’octroi de matériel didactique, l’augmentation des salaires et attributions de primes diverses notamment’. Mais aujourd’hui, ‘il s’agit de créer un climat propice à une paix durable entre les acteurs’, indique la même source. Cependant, fait remarquer l’Association des parents d’élèves, il ‘reste beaucoup à faire et ce dans le respect des engagements souscrits lors des négociations qui doivent être sérieuses et exemptes de calculs politiciens’.  
Aux enseignants, elle rappelle le sacerdoce que constituent cette profession et les sacrifices qu’elle exige. Toutefois, même s’ils trouvent ‘légitimes’ le droit de poser des revendications, les parents d’élèves pensent qu’il ‘y aurait à craindre que les relents politiciens se fassent sentir dans les actions qui ne devraient être que purement syndicales ou professionnelles’.  
Consciente de l’important capital que revêt l’éducation des enfants, cette association lance un appel aux parents d’élèves des écoles du pays, dans leur rôle naturel de facilitateur entre les deux parties, à s’impliquer activement dans la crise scolaire et refuser ainsi ‘de faire les frais et de payer les pots cassés dans ces luttes dont leurs enfants sont les seuls perdants’. Et c’est pourquoi, selon elle, il urge que toutes les parties se réunissent autour d’une table pour des négociations où ‘chacune d’elles acceptera de faire des concessions et aura à cœur d’assumer ses responsabilités historiques’.  
Auteur: Seyni DIOP  
CONTRIBUTION DE HAMIDOU DIA, ECRIVAIN, POETE ET CRITIQUE LITTERAIRE - SENEGAL : LA CROISEE DES CHEMINS 
Il n’y a pas de destin forclos ; il n’y a que des responsabilités désertées. 
De bonnes âmes m’ont fortement déconseillé d’écrire cet article de peur d’encourir les foudres du Prince. Il s’agit de ne pas hurler avec les loups sans cautionner les flagorneurs. Je n’ai donc pas de crainte et je vais aller droit au but. Sans broncher aux conséquences. 
 
Le Sénégal est à la croisée des chemins. Partout surgissent des foyers de tensions lourds de tous les dangers. Crise économique, impitoyable guerre de successions avec un parti au pouvoir cannibale qui donne l’impression d’être peu soucieux du destin du pays, révolte des marchands ambulants, répression des manifestations de Kédougou, radicalisation de l’opposition un peu hébétée, querelle avec la presse nationale, révolte des imams, banlieues-poudrière, demande sociale accrue, veille d’élections de tous les périls et le sentiment générale que le pays est à l’orée de grandes séditions dont nul ne peut prévoir de quoi elles sont porteuses, etc. Le tout sur fond de peur, de terreur molle, d’incertitudes et d’inquiétudes. Tel est le constat qu’aucune rhétorique ne pourra occulter. Si dire cela me ferait courir des dangers, alors j’en accepte le risque. Car ce n’est pas faire du catastrophisme ou de la vaine critique ni de la subversion que de dire qu’il y a trop de foyers de tension dans ce pays sur fond d’un affaissement éthique et d’un renoncement intellectuel sans précédent. 
Nous ne sommes pas au bord du gouffre, mais le Président de la République ne doit pas accepter que l’œuvre de toute une vie, avec des réalisations incontestables, soit dangereusement hypothéquée. Lui qui est entré dans l’Histoire par la grande porte doit en sortir par un vaste boulevard. Cela est encore possible. Il est possible de ne pas forclore la grande espérance de mars 2000. On a ri, pleuré, dansé, repris espoir ; portés par l‘immense espérance qu’une aurore boréale venait de se lever sur le Pays. 
Et voici qu’ « au bout du petit matin », la gueule de bois pour beaucoup. Et au sein du Pouvoir, une atmosphère étrange, surréelle de fin de règne, de méfiance, de peur larvée, de discours désarticulés, de culte de la médiocrité, de trafics d’influence, de luttes fratricides, de petites combines et de grandes magouilles. 
Faut –il ajouter à cet inventaire à la Prévert, la très prématurée guerre de succession ; « les visiteurs du soir » qui défont ce que certaines bonnes volontés essaient de construire en plein midi, prenant ainsi le risque d’opprobres futurs ? Point n’est besoin d’être prophète pour prédire que si le navire venait à prendre eau – ce que personne ne devrait souhaiter – les thuriféraires transis d’aujourd’hui seront les procureurs implacables de demain expliquant qu’ils ont toujours été contre certaines choses mais qu’ils ne pouvaient pas faire autrement ! Ah les grandes habilités ! Oui les premières félonies viendront de ceux qui feignent être des inconditionnels (il y en a qui le sont vraiment) du Président tout en travaillant à le miner : la ruse et la duplicité sont incontournables en politique, mais l’intelligence politique des circonstances historiques, que Machiavel appelle virtù, c’est encore mieux. 
Le Président, en homme intelligent, saura se garder de ses amis-là, car ce ne sont pas eux dont l’Histoire retiendra le nom, mais lui et lui seul. Et les historiens pourraient se demander, - terrible question - en parodiant Alain Badiou, de quoi Maître Abdoulaye Wade est –il le nom ? Pas d’attaques ad hominem : je m’intéresse à la dynamique d’ensemble, disant, en passant, que la fureur qui a saisi le PDS, soudainement pris dans un « cannibalisme tenace », et qui rejaillit forcément sur la marche du pays, m’exaspère prodigieusement. 
Je sais toute la difficulté de se livrer à l’exercice de la pensée libre – il n’est d’ailleurs de pensée que libre – dans ce Pays, sans que ne se lève le Soupçon fétide, à la mauvaise haleine. A cause des logiques partisanes : tout est mauvais ou tout est bon : ce qui est excessif, donc insignifiant. Penser, c’est penser dans le gris, comme les chats, la nuit ; accepter le labeur et la claudication qu’il présuppose ; travailler à rendre intelligibles nos réalités. L’intellectuel, à qui on ne cesse de demander d’élever la voix, est en mauvaise posture : quoi qu’il dise ou fasse, il serait toujours classé en pro ou en contre. Jamais en celui qui réfléchit à haute voix pour instaurer un débat fécond et heuristique ; pour tirer la sonnette d’alarme en cas de périls majeurs. Sans compter ceux qui vouent au fait même de penser une haine incandescente et vindicative ! 
Je me suis même demandé si, sous nos tropiques blafards, la parole de l’intellectuel est attendue et, si par aventure elle l’était, est-elle entendue ? Cependant, je suis résolu à penser en toute indépendance. Mon vœu secret est que ce propos que je n’assène pas, mais propose, soit le point de départ d’un débat loyal, sincère : sans injures, ni vociférations. Fraternellement. J’en rêve. De toute façon, les voix qui crient dans le désert finiront par être, un jour, reconnues, malgré tous les Hérode du monde ! « Le service de la vérité est le plus dur des services », a dit Nietzsche. Conseiller le Prince ce n’est pas lui dire qu’il est un nouveau Dieu – il ne vous croirait pas – mais lui dire ses convictions, ce qui paraît utile pour le pays ; lui dire ce qu’ont croit être juste, vrai, même si on se trompe : un Prince éclairé peut être « offusqué » par ce genre de Conseilleur, mais l’appréciera en son for intérieur, plus que les flagorneurs, plus que le Conseiller larbin, duplice et dissimulateur. 
Je l’ai dit : il peut y avoir écart, béance entre conviction et vérité : mais le Pays ne mérite pas d’être laissé en déréliction par la faillite de ses élites. De toutes ses élites : politiques, intellectuelles, religieuses, etc. Or et hélas, la pensée dans notre pays, souvent fourbe, est serve. Serve de l’argent, de l’ambition personnelle, duplice, versatile, velléitaire, incapable d’aller au bout de ce qu’elle pense. Grandiloquente aussi pour mieux occulter sa vacuité qu’une vaine rhétorique essaie de masquer : « je ne pense pas un traître mot de ce que je dis, l’essentiel est que le Prince se dise voilà quelqu’un qui me défend qui a compris ma vision (jamais précisée du reste) peut être serais-je récompensé et pourquoi pas par un poste ministériel ou par toute autre sinécure ? ». Ou « elle est bien tournée ma petite phrase assassine, violente ma diatribe ; peut –être que le Prince pour fermer ma grande gueule, essaierait – il de me faire taire par quelques espèces sonnantes et trébuchantes qui me permettront d’achever ma résidence secondaire de Saly, d’épouser la femme (ou l’homme) que je convoite et de m’acheter la voiture de mes rêves ? ». 
Quant au Souci du pays, il pourra attendre. Et que de discussions sans lendemain dans les salons feutrés, les alcôves bancals et les bars miteux ! Que d’aveux murmurés à voix basse, « des critiques » couchés et cachés qu’il ne faut surtout pas ébruiter quand ils viennent des supposés serviteurs du Pouvoir, de dénigrements et discours variables en fonction de l’auditoire, quand ce n’est pas le renfermement dans un silence prudent. Cela est rendu possible, je le réitère de nouveau, parce que notre société est malade de ne plus savoir d’où elle vient ni où elle va. Oublieuse de sa culture de paix et de dialogue. C’est cette maladie qu’il faudrait nommer si nous voulons avoir une chance de rémission ; d’autant que je pressens que ce que j’essaie d’articuler n’est que l’écume visible de cette maladie. Les assises nationales, pour ce que j’en comprends – ne sont ni pro ni anti Pouvoir, mais s’efforcent de poser le bon diagnostic. Elles n’en ont pas cependant le monopole. Y – a – t – il un choix possible entre soigner une maladie scrupuleusement diagnostiquée et « mourir guéris » ? 
Or rien n’est perdu si Le Président de la République, soucieux du Pays et de l’Histoire, je le sais, prend les mesures idoines. En jetant les bases d’un dialogue sérieux avec l’opposition ; en réduisant le train de vie de l’Etat, en normalisant ses relations avec la Presse mais surtout en faisant de la résorption de la demande sociale la surpriorité de son gouvernement, en endiguant les dérives, en « civilisant » davantage son parti, en mettant fin aux gabegies de toute sorte. En tournant le dos à ceux qui lui disent que tout va bien dans le meilleur des mondes avec une tranquille une mauvaise foi de même qu’à ceux qui prédisent l’imminence de l’Apocalypse, en luttant de toutes ses forces pour l’émergence de consensus forts. En restaurant le dialogue social ; en muselant tous les pêcheurs en eaux troubles de tous les bords qui rêvent de plaies et de bosses ; en faisant appel à toutes les compétences du pays avec comme unique principe, l’instauration de la paix : condition de l’émergence et d’une démocratie consolidée. Le faisant, il s’assure une place enviable dans la postérité en laissant une marque définitive que rien ne saurait ternir. Il partira sans crainte pour lui-même et sa famille pour incarner la figure tutélaire du Grand Mawdo, du Patriarche. 
Nul ne peut gouverner dans la tourmente. Si des situations inédites venaient à se produire lui seul en serait responsable devant l’Histoire. « Il ne suffit pas d’être un grand homme ; il faut l’être au bon moment ». Sachons raison garder pour que rien n’aveugle ou n’obère les nécessaires lucidités. Il y a dans notre pays une triple urgence : politique, économique et surtout éthique. Le Chef de l’Etat, dont l’ambition pour un grand Sénégal dans une Vaste Afrique libre et prospère ne fait pas de doute, est aujourd’hui face à son peuple et à l’histoire. Face à moment décisif son Destin. 
- Par Nettali -  
Un os à ronger  
Le poste de vice- président continue de défrayer la chronique. Cette nouvelle trouvaille de Wade n’est rien d’autre qu’un os livré au peuple pour oublier les véritables problèmes de l’heure. Qu’est-ce que poste peut apporter de positif au vécu quotidien des Sénégalais. Rien du tout. Il faut le reconnaître, Wade prend la Constitution pour une étoffe. Tantôt, il en fait un pantalon, tantôt une « ndokette », tantôt un pantalon bouffant…Ils ont raison, ceux qui disaient que la Constitution sénégalaise est un « cahier de brouillon » pour Wade. Inacceptable ! 
( Mor Todjangué )  
WALF FADJRI : 
Quand Wade défie l’histoire  
 
 
Les élections régionales, communales et rurales du 22 mars au Sénégal se sont bel et bien tenues malgré les coups fourrés que l’opposition soupçonnait de la part d’Abdoulaye Wade quant à un éventuel report de celles-ci. Qualifiées de référendaires par les uns et de premier tour de l’élection présidentielle de 2012 par les autres, elles consacrent une large victoire de la coalition Bennoo Siggil Senegaal. Qui peut s’interpréter suivant plusieurs grilles de lecture.  
La première et qui donne raison à l’opposition pour son option au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2000 est que seule l’unité d’action est payante. En effet, aucun des partis formant cette coalition n’aurait peut-être, seul, remporté un conseil régional, une municipalité, une commune d’arrondissement ou une communauté rurale. Ce choix qui semble s’être définitivement ancré dans nos mœurs politiques, fera indubitablement très mal dans les prochaines joutes électorales. Wade devra en tirer les conséquences en réajustant ses stratégies qui se sont révélées inopérantes.  
Une autre lecture qu’offre le large score obtenu par la coalition Bennoo Siggil Senegaal est la maturité du peuple sénégalais qui sait que son destin est entre ses mains et qu’il est son seul et unique libérateur. Face aux politiques anti-sociales et répressives, face à l’impunité et à l’arrogance, il s’est rebellé et a sanctionné à sa manière les auteurs de toutes ces forfaitures.  
L’irruption du président de la République dans la campagne électorale n’a pas été du goût des populations. Elles considèrent qu’une telle attitude est une violation des conventions républicaines les mieux établies et un manque de fair play dans un jeu où il devait marquer sa neutralité. Il aurait dû arrêter cette promenade à travers le pays dès les premières manifestations d’hostilité à sa personne en tant que chef de l’Exécutif et retourner à son palais. Au finish, il s’est investi en pure perte dans une campagne où il était l’indésirable guest star. En s’évertuant également à faire accepter son fils comme successeur, il a péché par inculture. Les Sénégalais n’ont pas apprécié le schéma de dévolution du pouvoir qu’il a voulu nous imposer qui, s’il était passé, aurait validé leur ‘ñakk fayda’ ou malléabilité. S’y ajoute aussi que les Sénégalais n’ont pas aimé la mise à l’écart, voire l’exclusion de certains de ses anciens camarades et non les moindres.  
Les enseignements à tirer de cette électorale du président et de ses alliés sont multiples. Le rejet de Karim Wade est une des leçons que les résultats des élections locales nous donnent à apprendre. Concomitamment à ce rejet, il est aujourd’hui visible que la Génération du concret n’avait aucune prise dans la vie active des Sénégalais et que ses semblants de militants n’étaient que des chasseurs de primes. Donc en toute logique, la page Karim doit être tournée. Le président doit aussi savoir que la défaite de la coalition Sopi 2009 provient des investitures comme l’ont reconnu tous les leaders battus dans leur circonscription. D’anciens socialistes reconvertis tardivement Pds et investis dans les listes Sopi 2009 ont été l’objet de votes sanctions. Le président a sa part de responsabilité personnelle dans la défaite de sa coalition. En effet, il n’a pas senti la distance se creuser entre lui et le peuple. Les libertés qu’il s’est permises vis-à-vis des institutions, de la constitution, les promesses non tenues et ses immixtions intempestives dans le fonctionnement de la justice avaient fini d’agacer les populations.  
Aujourd’hui Wade est un homme seul, son entourage n’étant composé que de politiciens en perte de vitesse, des géants aux pieds d’argile. Voilà pourquoi il cherche coûte que coûte le retour d’Idy, qui pourrait apporter du sang neuf au parti, mais gare au retour de flammes aussi bien pour l’un que pour l’autre. Un journaliste de la place a écrit ceci de Wade : ’Il est condamné à ne compter que sur lui-même et sur une popularité antique, pour faire face à l’histoire qu’il s’est entêté à défier’.  
La majorité présidentielle a beau crier victoire avec 48,55 % contre 36,48 % à la coalition Bennoo Siggil Senegaal, il n’en demeure pas moins que l’opposition a toutes les raisons de se pavaner avec la large victoire obtenue dans presque toutes les grandes villes du pays. C’est un réconfort moral et une grande espérance pour les joutes de 2012.  
Un grand réaménagement du paysage politique s’impose aujourd’hui après les élections locales. Certaines institutions comme le Sénat et l’Assemblée nationale ont perdu leur légitimité. Le gouvernement n’a plus la pertinence qu’il avait et a perdu toute sa justification. Les nouveaux élus locaux issus de l’opposition pèseront lourdement désormais sur le rapport de force Etat/gouvernance locale. Les Assises nationales du mois de juin dernier vont revêtir à nouveau un sens et donneront du poids aux arguments de leurs initiateurs.  
Amath DIALLO amathd@yahoo.fr  
Premier ministre ou vice-présidence : L’heure du choix 
 
 
Monsieur le président de la République, dans son message à la nation du 3 avril 2009, a fait part de sa décision de renforcer la place des femmes dans les institutions, avec le choix laissé à celles-ci entre le poste de Premier ministre et la vice-présidence de la République.  
Permettez-moi, en tant que femmes et citoyennes, de donner mon avis sur ce choix qui nous est offert, en optant dans l’immédiat pour le poste de Premier ministre. Ce choix se justifie par l’absence d’une différence positive entre un vice-président nommé et un Premier ministre et repose sur le dicton ‘un tiens vaut mieux que deux tu l’auras’, la création de la vice-présidence étant sujette à une procédure qui n’est pas encore entamée.  
A moyen terme, l’instauration de la parité au niveau de la présidence de la République pourrait être une option forte basée sur l’élection, lors des scrutins présidentiels à venir, d’un président et d’un vice-président dont l’un serait obligatoirement une femme. Le temps qui nous sépare de la prochaine élection présidentielle serait alors mis à profit pour institutionnaliser une telle option.  
Toutefois, une telle décision, salutaire à plus d’un titre, devrait constituer un premier jalon pour arriver à un équilibre à tous les niveaux de responsabilités. En effet, il serait dangereux que la nomination d’une femme à l’un des postes proposés, soit l’arbre qui cache le ‘désert’. Le renforcement de la place des femmes doit être une réalité à tous les niveaux : au niveau du gouvernement en veillant à l’équilibre dans l’ordre protocolaire, au niveau du Parlement en termes de nombre d’élus mais également par une bonne présence dans les bureaux et les commissions, au niveau des ambassades, au niveau des structures de gestion de l’Administration publique, autant pour les directions nationales que les directions des sociétés nationales et des établissements publics, etc.  
Ce pari que d’aucun juge impossible à tenir, est parfaitement à notre portée si la volonté politique est mise en œuvre de façon volontariste, car le Sénégal dispose aujourd’hui de femmes compétentes qui pourraient former à elles seules un gouvernement et occuper la quasi-totalité des postes de responsabilité du pays, la seule limite étant le ‘plafond de verre’ qu’il convient de briser. Inventée dans les années 1970 aux Etats-Unis, l’expression du plafond de verre désigne des ‘barrières invisibles (…) qui empêchent les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités’. Le plafond de verre associe des préjugés comportementaux (les femmes seraient moins ambitieuses et combatives, plus dédiées à leur famille que les hommes) à des processus organisationnels (l’attribution aux femmes des tâches moins prestigieuses ; la tendance des décideurs à promouvoir leurs semblables ; la faible insertion des femmes dans les réseaux ou les systèmes de parrainage qui facilitent l’accès aux postes de responsabilité, etc.).  
La tenue régulière et la publication périodique de statistiques sexuées à tous les niveaux des secteurs économiques, sociaux et politiques, seraient un instrument fort pour corriger les disparités. Vouloir c’est pouvoir ! Si la volonté d’arriver à la parité est bien réelle, une politique conséquente, avec des objectifs et des échéances précis, devrait être mise œuvre et suivie. Quand on a voulu sénégaliser les postes de cadres après les indépendances, on s’est donné les moyens d’y arriver ; quand on a voulu scolariser les filles, ce qui était impensable pour nos mères, on s’est donné les moyens d’y arriver ; les exemples pourraient être déroulés à l’infini.  
Maïmouna SECK mounasseck@gmail.com  
Face au ‘Mépris’ du gouvernement à leur égard : Les syndicats autonomes durcissent le ton  
 
 
Ils ne sont pas passés par mille chemins pour dénoncer ‘l’ostracisme’, dont font montre les autorités qui ne militent pas en faveur de la reprise des négociations avec les syndicalistes. Ainsi, les membres de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa), qui faisaient face à la presse ce vendredi, se disent prêts à renouer le dialogue, ‘à condition que l’Etat joue franc-jeu’.  
A l’issue de leurs rencontres des 02 et 09 avril derniers, le secrétariat du bureau confédéral avait dégagé les contextes sur lesquels pourrait s’expliquer la situation économique et sociale du pays. Cette analyse révèle que c’est le monde du travail qui subit de plein fouet la crise économique et financière mondiale ainsi que ces répercussions sur la sécurité de l’emploi.  
Selon la Csa, l’Etat développe une logique de pourrissement ou de confrontation fondée sur des procès d’intensions, des accusations gratuites et des menaces. Un comportement qui débouche, selon le secrétaire général, Mamadou Doumbouya, sur une instabilité chronique d’un système éducatif ‘désarticulé et moribond’, en plus d’une ‘politique de santé en agonie’, dont l’exemple patent se trouve à l’hôpital Abass Ndao.  
Par ailleurs, les syndicalistes se confortent dans l’idée que, ‘c’est cette logique d’ostracisme qui semble habiter le chef de l’Etat lorsqu’il refuse de recevoir la Csa en gelant toutes les initiatives de rencontres avec les centrales syndicales’. ‘Si c’est la punition de notre volonté d’indépendance et notre attachement à l’autonomie de pensée et d’action, c’est peine perdue. Nous assumons notre refus de toutes formes de compromission’, peste Mamadou Doumbouya.  
Ainsi, la Csa appelle à un vaste rassemblement des organisations pour que le 1er mai 2009 soit ‘une rupture avec la routine et la rampe de lancement d’une lutte d’envergure’, si le gouvernement se conforte dans son mépris.  
Awa SARR (Stagiaire)  
Déroulement des élections locales : Le ministre de l'Intérieur dresse la liste des manquements  
Les erreurs notées sur les bulletins, la réception tardive du matériel électoral dans certains centres de vote doivent être inscrites au registre des erreurs tolérables. C’est l’appréciation faite par le ministre de l’Intérieur qui se félicite ‘du bon déroulement des élections locales’. Il est, cependant, favorable à une révision du code électoral. 
 
Pour le ministre de l’Intérieur, le code électoral doit être revu notamment pour ce qui concerne la rationalisation des listes dans les compétitions électorales, les délais de dépôt de liste et l’adoption d’un bulletin unique ainsi que l’introduction de dispositions générales dans le code des marchés. Ceci devrait permettre de ne plus avoir à louer les services d’un seul imprimeur pour tirer d’énormes quantités de bulletins. Le ministre Cheikh Tidiane Sy s’exprimait ainsi au cours d’une conférence de presse-bilan des élections locales et du déroulement du scrutin. Il explique que six imprimeurs avaient été retenus pour imprimer les 60 millions de bulletins destinés aux 1 548 listes en lice (68 listes régionales, 39 listes de villes, 228 listes au niveau des communes d’arrondissement, 357 listes pour les communes et 850 listes pour les communautés rurales). Et jusqu’au jour du vote, le ministre informe que des imprimeries continuaient encore à confectionner les bulletins. Ce qui explique les livraisons tardives dans les zones reculées du pays. Après avoir listé les manquements dans le déroulement du déroulement du vote, Cheikh Tidiane Sy a déclaré que des marges d’erreurs sont admises dans toute organisation électorale. Il invite ainsi à ne pas inscrire ces dysfonctionnements sur le compte de ‘coups fourrés de l’Etat’.  
Le ministre s’est félicité, dans l’ensemble, de ces élections qui se sont passées sans heurts ni incidences majeurs. Sa satisfaction est d’autant plus fondée que le taux de participation s’est élevé à 55,69 % et les fonctionnaires internationaux établis au Sénégal ont tous salué la maturité des Sénégalais et le déroulement apaisé de ce rendez-vous électoral. L’issue des élections, c’est-à-dire sans contestation majeure fait dire à Cheikh Tidiane Sy que ‘si la classe politique s’accorde sur l’essentiel, nous allons poser des actes qui vont renforcer la démocratie’.  
En outre, le ministre de l’Intérieur estime que le débat sur la fiabilité du fichier électoral est à ranger aux oubliettes. Parce que si le fichier était aussi manipulable que l’opposition l’a laissé penser, les libéraux n’auraient pas perdu des villes comme Dakar. Aussi, dira-t-il que si la fraude était possible, la coalition Sopi ne serait pas battue à Saint- Louis et lui-même ne le serait pas dans son propre bureau de vote.  
Cheikh Tidiane Sy dit avoir été à équidistance de tous les partis, lors des élections locales. D’où son écœurement quand on lui reproche d’être ‘juge et partie’.  
Khady BAKHOUM & Maguette GUEYE (Stagiaire)  
Après la vente d'actions de Sonatel : Les actionnaires nationaux entrent en rébellion  
C’est un appel de détresse qu’ont lancé hier les travailleurs de la Sonatel en direction de toutes les forces vives et patriotiques pour qu’elles se joignent à eux pour sauvegarder la souveraineté économique du Sénégal mise en péril par la vente de 9,87 % d’actions de la société à France Télécom. Et ils peuvent, d’ores et déjà, compter sur la collaboration des actionnaires nationaux de la Sonatel qui ont adopté une motion de défiance.  
 
La nouvelle acquisition par France Télécom de 9,87 % du capital de la Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel), portant ainsi sa participation à 52,2 %, fait mal aussi bien aux cadres et à l’ensemble du personnel de l’entreprise, mais également aux actionnaires nationaux. Ce qui est blessant dans le protocole d’accord signé mercredi dernier entre l’Etat du Sénégal et France Télécom, c’est l’absence de l’implication des actionnaires nationaux et des travailleurs, qu’ils soient cadres ou pas, dans cette opération. C’est pour dénoncer un tel état de fait que ces derniers sont montés hier au créneau en organisant une conférence de presse. ‘Nous n’avons pas été informés de l’opération. Nous l’avons apprise en même temps que l’opinion publique’, s’est désolé le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonatel. ‘En effet, ni les dirigeants, ni le personnel, ni les autres actionnaires, ni la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm), encore moins les Sénégalais détenteurs de ce patrimoine national n’ont été associés à l’opération’, a ajouté M. Aïdara, très remonté contre cette attitude étatique.  
Cette transaction discrète ouvre la porte à toutes sortes d’interrogations. ‘Pourquoi on ne nous a pas associés à cette opération ? Pourquoi la plus grande partie du mécanisme de financement de cette opération provient des fonds propres de Sonatel et consiste à augmenter brutalement son niveau d’endettement ? A l’heure où tous les Etats re-nationalisent leurs champions de l’économie et reprennent en main la gouvernance de ces grandes entreprises, pourquoi l’Etat du Sénégal fait-il le contraire ?’, se sont interrogés les travailleurs.  
Ce qui est évident pour eux, c’est que cette transaction qu’ils qualifient ‘d’inopportune’, risque d’induire des conséquences durablement négatives et irréversibles pour l’avenir du Sénégal. Ils ont ainsi cité la perte de souveraineté économique du Sénégal et les risques sur la sûreté mondiale, les pertes de chiffres d’affaires et d’emplois pour les nombreuses petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries sénégalaises sous-traitantes de Sonatel, dont les contrats risquent d’être brutalement rompus et transférés à des entreprises françaises, sans compter la réduction drastique des investissements au détriment de la qualité des services et du barrage au secteur privé et aux nationaux pour intégrer le capital de la Sonatel.  
Les travailleurs ont estimé que la Sonatel est une chance unique et historique pour le Sénégal et qu’à ce titre, elle ne doit pas être compromise, mais bien renforcée. Ils ont aussi émis leur souhait de savoir combien a coûté pour les Sénégalais, l’étude du cabinet Rothshield sachant que les analystes financiers avisés affirment que le prix de vente a été sous-évalué. Ils se sont demandés quel a été le rôle du ministère de l’Economie et des Finances dans cette transaction et celui de la Cellule de gestion du portefeuille de l’Etat. Des raisons suffisantes pour demander à l’Etat de renoncer à cette opération et appeler toutes les forces vives et patriotiques du pays à se joindre à eux pour la sauvegarde de Sonatel.  
La défiance des actionnaires  
Les actionnaires de la Sonatel ne sont pas restés indifférents. Dans une motion de défiance votée à main levée par la majorité des actionnaires nationaux présents à l’Assemblée générale de mercredi dernier, ils ont marqué leur désapprobation des démarches et procédures mises en œuvre par l’Etat pour les mettre devant le fait accompli. Dans un document remis hier aux journalistes présents à la conférence de presse des travailleurs, ils ont dénoncé cette pratique qu’ils qualifient de ‘nébuleuse’ consistant à transférer les richesses nationales générées par la plus grande entreprise du pays vers l’étranger et ont demandé l’arrêt sans délai de cette opération au nom de l’intérêt général.  
Les actionnaires ont demandé aussi l’organisation d’une concertation nationale avec tous les acteurs économiques, les travailleurs de Sonatel, les actionnaires nationaux pour aller vers des solutions conformes aux intérêts de la nation et du peuple sénégalais qui met en avant l’actionnariat privé national en cas de vente d’une partie. Ils ont, en outre, revendiqué la présence des petits porteurs dans le Conseil d’administration pour plus de transparence et de démocratie, pour le respect d’une gouvernance moderne et démocratique.  
Ndakhté M. GAYE  
Crise dans le monde rural : Quand l’exploitation familiale n’arrive plus à faire vivre son homme  
Le monde rural sénégalais traverse une crise structurelle qui dure depuis plusieurs années. Conséquence, l’exploitation agricole familiale qui est la forme d’agriculture la plus répandue n’arrive plus à faire vivre son homme.  
 
D’après les résultats de la dernière enquête démographique, plus de 70 % de la population vit dans le monde rural. Ces Sénégalais vivent essentiellement d’élevage et d’agriculture. Or depuis la sécheresse des années 70, le monde rural traverse une crise structurelle dont la conséquence directe est l’appauvrissement des ruraux. Lesquels sont obligés de quitter les villages pour les villes à la suite des hivernages improductifs. En ville, ces ruraux qui ont fui les dures conditions de vie des campagnes, s’entassent aux abords des centres urbains, donnant ainsi naissance au phénomène des banlieues. C’est pourquoi, pour bon nombre de spécialistes de l’économie rurale, la pauvreté au Sénégal est essentiellement rurale. Pour cause, l’exploitation agricole familiale qui est la forme d’agriculture la plus répandue, n’arrive plus à faire vivre son homme.  
En fin connaisseur du monde rural, Ibrahima Paul Thiaw de la Fédération des organisations non gouvernementales (Fongs) que nous avons rencontré à la dixième édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) qui se tient à la place de l’Obélisque (du 9 au 19 avril), estime que les maux dont souffre l’agriculture sénégalaise sont nombreux et de plusieurs ordres. ‘En milieu rural, la difficulté la plus saillante est la dégradation des facteurs de production et l’appauvrissement des terres’, souligne-t-il d’emblée. Avant d’ajouter que ‘l’exploitation intensive et les variations climatiques ont fait que les sols sont lessivés, surtout dans les régions comme Diourbel et Louga’. A cette contrainte majeure s’ajoute une autre et pas des moindres : le manque de semences en qualité et en quantité. ‘On n’a pas plus de semences de qualité. Aujourd’hui, le paysan tire sa semence de sa production, alors que la qualité n’est même pas garantie’, observe Ibrahima Paul Thiaw.  
D’après lui, l’autre mal dont souffre l’agriculture sénégalaise, surtout celle familiale, est la rareté des terres cultivables. Les différentes zones agro-écologiques du pays sont aujourd’hui menacées par l’avancée de la langue salée et du désert d’un côté et, de l’autre, la pression démographique. ‘Toute la partie centrale du pays allant de Thiès à Kaolack est menacée par l’avancée de la langue salée. On ne peut plus y faire de la culture maraîchère et de l’arboriculture. Dans certaines zones du pays, la pression démographique a fait que toute la famille n’a plus une parcelle pour cultiver’, explique encore Ibrahima Paul Thiaw, responsable de programme à la Fongs à Diourbel.  
En outre, il y a la raréfaction des bras valides dans les campagnes. Car, de plus en plus, les jeunes quittent les campagnes pour la ville pour tenter d’y améliorer leur quotidien. ‘Le phénomène que l’on a remarqué dans le monde rural, c’est qu’il n’y a plus que les vieux de 77 ans et les enfants de 7 ans. Les bras valides sont partis en ville pour trouver des moyens de subsistance. Les jeunes des villages copient ceux de la ville parce qu’ils ont des besoins nouveaux qu’ils ne peuvent plus trouver dans le monde rural. C’est pourquoi, ils sont obligés de trouver des ressources pour compléter leurs revenus’, analyse M. Thiaw. A cela sont venues s’ajouter l’absence de politique agricole digne de ce nom et les campagnes de commercialisation agricoles erratiques de ces dernières années. Cet état de fait est à l’origine de l’exode rural et de l’émigration clandestine avec leurs lots de réussites et de drames.  
Pour apporter des solutions aux difficultés actuelles du monde rural, Ibrahima Paul Thiaw croit savoir qu’il faut des ‘actions ciblées en fonction des quarante-neuf zones agro-écologiques’. ‘Il n’est plus possible de faire la même chose partout. Il faut que les paysans prennent eux-mêmes en charge leur propre devenir en développant des stratégies d’auto-prise en charge’, avance notre interlocuteur. D’après lui, il y a une nécessité urgente de ‘professionnaliser les petites exploitations familiales en facilitant l’accès au crédit aux producteurs’. ‘Il faut faciliter l’accès au crédit à travers les systèmes de financement décentralisés pour permettre aux producteurs d’acquérir des intrats’, dit-il.  
Mamadou SARR  
AFFAIRE SONATEL : "c’est la commission qui intéresse le régime", selon Amath Dansokho. 
xamle.net. 
Le Secrétaire général du Parti de l’indépendance pour le travail (PIT) dénonce la décision de l’Etat de vendre une part de ses actions à France Télécom. Selon lui, l’Etat ne s’intéresse qu’à la commission. Amath Dansokho qui a rappelé beaucoup d’autres actes de l’état qu’il qualifie de «mafieux» apporte ainsi son soutien aux travailleurs de la SONATEL. Une journée morte et un sit in ont été organisés vendredi 10 avril par les travailleurs à l’agence SONATEL de Médina pour manifester leur opposition à cet accord signé mercredi 8 avril.  
 
 
Les travailleurs de la SONATEL commencent à avoir le soutien des hommes politiques dans leur lutte. Le Secrétaire général du Parti de l’indépendance pour le travail (PIT) s’est joint à eux lors de leur sit -n pour fustiger la décision de l’Etat. «La SONATEL, ce n’est pas une mince affaire. C’est une société stratégique. Il est temps de refuser debout. Nous soutenons totalement votre lutte», a martelé Amath Dansokho. Selon lui le régime en place est «un régime de prédateurs qui ne s’intéresse qu’à la commission».  
 
Pour étayer ses propos il a soutenu : «tous les terrains qu’il (Ndlr : le président de la République Abdoulaye Wade) a vendu, où sont les actes notariaux ? Il a détruit le tourisme, les Industries chimiques du Sénégal (ICS) parce qu’il s’est lié avec des mafias». Le chef de l’Etat veut, selon lui, "continuer à piller les biens de l’Etat, c’est pour cela il a mis en garde ses partisans pour que je ne prenne pas la mairie de Kédougou», a fait savoir le secrétaire général du PIT. Parlant de l’or de Sabodola, il a indiqué : «il y a une convention, elle doit être rendue publique. C’est une société mafieuse. Le jour viendra où je dirai combien. Abdoulaye Wade n’est ni un Dieu, ni un prophète».  
 
Selon les travailleurs de la SONATEL, le conseiller de Macky Sall, Secrétaire général de APR/Yaakaar, les a joint par téléphone pour leur témoigner sa solidarité.  
 
Awa DIEDHIOU pour Pressafrik  
 
SUD QUOTIDIEN: 
CRISE ECONOMIQUE MONDIALE : UN AUTRE DESTIN POUR L’AFRIQUE !!!  
samedi 11 avril 2009  
Nous assistons à un véritable tsunami économique qui a surpris même les observateurs les plus avertis, tant dans sa rapidité d’installation que dans son intensité. A l’évidence, la situation est extrêmement grave et il urge donc de réagir promptement et vigoureusement pour éviter le chaos – si ce n’est pas déjà arrivé !  
Ainsi, les ‘’grands de ce monde’’ (les pays riches et émergents) se sont retrouvés à Londres, au chevet d’un monde, économiquement, très malade. Mais encore une fois, l’Afrique a été marginalisée, car représentée à ce sommet ‘’historique’’ du G 20 que par l’Afrique du Sud et les représentants de l’Union Africaine, du Népad et de la Banque Africaine de Développement. Et pourtant, c’est notre continent, déjà durement frappé par une crise alimentaire et énergétique, qui risque de subir les conséquences les plus néfastes d’une crise financière dont il n’est nullement responsable ; en effet, il devra faire face à une baisse de l’aide publique au développement, des investissements, des exportations et des envois de fonds des expatriés - du fait de la récession dans les pays riches. 
Lors de ce sommet du G 20, il a surtout été question de moyens de relance de l’économie, de moralisation et de régulation du système financier mondial ; c’est ainsi que les ressources du Fond Monétaire International (FMI) ont été triplées ; 1100 milliards de dollars seront mobilisés pour relancer la croissance mondiale, les échanges et l’emploi. Et très certainement, pour se faire bonne conscience, les pays riches ont promis de doubler l’aide au développement des pays pauvres d’ici à 2010. Saupoudrage ou volonté réelle de solidarité ? Quoiqu’il en soit, il est grand temps que les pays du tiers-monde se persuadent que les pays riches, dits développés, ne les tireront jamais de leur pauvreté ; ils n’en ont pas, en vérité, la volonté politique ; en atteste la promptitude dont ils ont fait montre et l’importance des moyens mobilisés quand il s’est agi de sauver leurs économies en péril, alors qu’il ne suffisait que de 50 milliards de dollars pour ‘’ressusciter’’ l’Afrique. En vérité, l’aide insignifiante et conditionnée, en plus, qu’ils nous donnent n’est qu’une corruption déguisée cachant très mal leur hypocrisie et leur cynisme – On ne peut pas le dire autrement ! En effet, le système libéral, capitaliste qu’ils veulent imposer au monde entier ne fait aucune place à la solidarité, à la justice sociale, à l’humanisme d’une manière générale. Oui, point d’humanisme en dehors de Dieu !!! (*) 
Et pourtant, l’Afrique est potentiellement le continent le plus riche, si on considère ses ressources minières, humaines, démographiques et même spirituelles ; il est donc temps que les africains fassent preuve de plus d’imagination, de créativité et d’originalité pour sortir du sous-développement ; c’est dire l’impérieuse nécessité d’envisager la marche du monde autrement pour participer, à notre manière et à notre propre rythme, à l’avènement du ‘’nouveau monde’’ dont le contenu diffère suivant les réalités socioculturelles des uns et des autres – et donc essentiellement de la religion. 
En vérité, cette très grave tempête financière qui a entraîné une récession économique mondiale sans précédent, survient dans un contexte très particulier de crise tant morale que rationnelle ; une ère opaque et ténébreuse où la perplexité règne en maître absolu, en rapport avec la fin des temps – Une nouvelle réalité psychosociologique ! - Et là-dessus convergent tous les Textes Sacrés (Coran, Hadith, Evangile, Tora). C’est dire que l’éclairage des religieux est plus que nécessaire pour appréhender véritablement les enjeux économiques, géopolitiques et culturels de ce monde actuel. (*) 
Selon Ibn’ Abbas, le Prophète - sur lui la grâce et la paix – fit le pèlerinage de l’adieu, puis il empoigna l’anneau fixé à la porte de la Ka’ba et prononça ces mots : « … - Parmi les conditions de l’Heure (fin des temps) on verra [les gens] négliger la prière, s’abandonner à leurs passions et glorifier les riches … 
En ce temps – là, Salmân, le croyant sera plus méprisé qu’une servante, son cœur fondra comme le sel dans l’eau, à cause de tout ce qu’il verra d’illicite sans qu’il n’y puisse rien changer, les hommes se satisferont des hommes et les femmes des femmes et on fera des avances aux jeunes hommes comme on en fait aux jeunes filles vierges ! [Homosexualité, pédophilie !].  
En ce temps-là, ô Salmân, les gouvernants seront débauchés, les ministres crapuleux [ou libertins], les hommes de confiance sans foi ni loi ; ils négligeront la prière et s’abandonneront à leurs passions. S’il vous est donné de les rencontrer, priez votre prière en son temps. … 
A cette époque, ô Salmân, le mensonge se répandra, les étoiles filantes apparaîtront [déclin spectaculaire et paradoxal de toutes les vedettes de l’actualité], la femme épaulera son époux dans le commerce, et le marché connaîtra la récession … . ». 
A cette époque, ô Salman, Dieu enverra des serpents jaunes piquer les ‘’oulémas’’ pour avoir constaté l’illicite sans rien faire pour s’y opposer. » (Ibn Mardawayhi). 
« Viendra un temps où les hommes consacreront toute leur énergie à remplir leurs estomacs ; leurs biens constitueront la plus grave de leurs préoccupations ; ils prendront leurs femmes pour qibla et le dinar et le dirham pour religion. Ceux-là seront les pires des créatures de Dieu et ils n’auront aucune part auprès de Dieu. » (As-Sulamî) 
Anas rapporte ces propos du Prophète - sur lui la grâce et la paix - : « L’Heure (fin du monde) n’aura pas lieu tant que le temps ne se sera pas contracté, au point que l’année passera comme un mois, le mois comme une semaine, la semaine comme un jour, le jour comme une heure, et l’heure s’écoulera aussi vite qu’un tison enflammé. ». (Thirmizhi). 
Qui n’a pas encore constaté ce phénomène ? L’Histoire ne s’accélère-t-elle pas à une vitesse folle ? Ne nous voilons pas la face ! A propos de cette fin des temps (‘’jours derniers’’), l’Evangile est très explicite : 
(9) Quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous effrayez pas ; il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin du monde (chaos pré apocalyptique). 
(10) Puis Jésus ajouta : un peuple combattra contre un autre peuple, et un royaume attaquera un autre royaume, (11) il y’aura de terribles tremblements de terre et, dans différentes régions, des famines (crise alimentaire !!!) et des épidémies ; il y’aura aussi des phénomènes effrayants et de grands signes venant du ciel. ... (25) Il y’aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, rendues inquiètes par le bruit violent de la mer et des vagues (26) des hommes mourront de frayeur en pensant à ce qui devra survenir sur toute la terre, car les puissances des cieux trembleront. … (28) Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche. (Luc 21 : 9-11 ... 25-26 … 28) 
(54)Jésus disait aussi à la foule : … (56) Hypocrites ! Vous êtes capables de comprendre ce que signifient les aspects de la terre et du ciel ; alors, pourquoi ne comprenez- vous pas le sens du temps présent ? (Luc 12 : 54 - 56) 
En vérité, toutes les menaces observées présentement (écologique, sanitaire, économique …) entrent dans ce cadre des signes de la fin des temps et constituent un rappel divin et un appel à plus d’humilité et de clairvoyance. Ainsi, le repentir est, en vérité, la seule alternative pour restaurer l’espoir, comme le suggère le Coran : 
(1) Oui, Nous avons envoyé Noé à son peuple : « Avertis ton peuple avant qu’un douloureux châtiment l’atteigne ! » (...). (10) (Noé dit :) J’ai dit ; « Implorez le pardon de votre Seigneur ; Il est Celui qui ne cesse de pardonner ; (11) Il vous enverra, du ciel, une pluie abondante ; (12) Il accroîtra vos richesses et le nombre de vos enfants ; Il mettra à votre disposition des jardins et des ruisseaux. 
(71. Noé : 1 … 10-12 - Nûh) 
Voici une référence coranique d’une importance capitale et qui, à elle seule, résume la véritable stratégie de lutte contre la pauvreté : un peuple qui s’amende, se préserve de toute menace, s’enrichit, se renouvelle et atteint la sécurité alimentaire. Une loi divine ! 
Malheureusement les Occidentaux qui représentent l’essentiel des gens du Livre (Chrétiens, Juifs) ont tourné le dos à la religion et ont opté pour devise « la richesse à tout prix ! » ; oui, l’argent est devenu leur religion et ils veulent nous imposer l’économie de marché ; une économie prédatrice qui n’est pas, en vérité, au service de l’homme et qui repose essentiellement sur la spéculation financière, l’usure en d’autres termes. C’est une voie dangereuse car aléatoire du fait de la très forte emprise de la finance par apport à l’entreprise ; en témoignent les faillites retentissantes des « ténors de la bourses » et les graves crises financières qui affectent périodiquement l’économie de tous les pays riches. Oui, les gains illicites partent toujours en fumée ! Et là-dessus le Coran et la Bible sont très explicites : 
(130) Ô les croyants ! Ne pratiquez pas l’usure en multipliant démesurément votre capital. Et craignez Allah afin que vous réussissiez ! 
(3. La Famille d’Imran : 130 – Al-Imrân). 
(275) Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé (folie). Cela, parce qu’ils disent : « Le commerce est tout à fait comme l’intérêt ». Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt … . (276) Allah anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n’aime pas le mécréant pécheur. … . (278) Ô vous les croyants ! Craignez Allah, et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants. (279) Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de son Messager. 
(2. La Vache : 275-279 - Al - Baqarah). 
(29) Ô les croyants ! Que les uns d’entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu’il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-mêmes [il ne faut pas aussi que la hantise de l’usure ne pousse à sacrifier son commerce (autodestruction)]. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous. (30) Et quiconque commet cela, par excès et par iniquité, Nous le jetterons au Feu, voilà qui est facile pour Allah. 
(4. Les Femmes : 29 – An-Nisâ’). 
A propos de l’intérêt et de l’usure, la Bible ne dit pas autre chose : (35) Et si ton frère est devenu pauvre, et que sa main devienne tremblante à côté de toi, tu le soutiendras, étranger ou hôte, afin qu’il vive à côté de toi. (36) Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure ; et tu craindras ton Dieu, afin que ton frère vive à côté de toi. (37) Tu ne lui donneras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui donneras pas tes vivres à usure. (Lévitique 25 : 35-37). 
(12) … Tu as pris intérêt et usure, et tu as fait par l’extorsion un gain déshonnête aux dépens de ton prochain ; et tu m’as oublié, dit le Seigneur, l’Éternel. (13) Et voici, j’ai frappé des mains contre ton gain déshonnête que tu as fait, … . (Ezéchiel 22 : 12-13). 
Oui, les gains illicites partent toujours en fumée ! Là-dessus convergent tous les Textes Sacrés (Coran, Hadith, Evangile, Tora). N’est-ce pas là encore une preuve irréfutable que l’Islam est une religion de la tradition biblique – le parachèvement du judéo-christianisme ? 
Au vu de tout cela, il apparaît évident qu’il ne peut pas y avoir un sauvetage de l’économie mondiale en dehors d’un retour à Dieu et donc à la « finance islamique » qui, dans ses principes, ne diffère pas de la finance judéo-chrétienne. Le rappel est explicite : 
(59) Dis : « Ô gens du Livre ! Est-ce que vous nous reprochez autre chose que de croire en Allah, à ce qu’on a fait descendre vers nous et à ce qu’on a fait descendre auparavant ? … ». (…). 
(62) Et tu verras beaucoup d’entre eux se précipiter vers le péché et l’iniquité, et manger des gains illicites. Que leurs œuvres sont mauvaises ! (63) Pourquoi les rabbins et les prêtres ne les empêchent-ils pas de tenir des propos mensongers et de manger des gains illicites ? Que leurs actions sont donc mauvaises ! (…) 
(66) S’ils avaient appliqué la Thora et l’Evangile et ce qui est descendu sur eux de la part de leur Seigneur, ils auraient certainement joui de ce qui est au-dessus d’eux et de ce qui est sous leurs pieds. Il y a parmi eux un groupe qui agit avec droiture ; mais pour beaucoup d’entre eux, comme est mauvais ce qu’ils font ! 
(67) Ô Prophète, transmets ce qui a été descendu sur toi, de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Allah te protégera des gens. Certes, Allah ne guide pas les gens mécréants. 
(5. La Table Servie : 59-67 – Al-Mâ’idah). 
Voilà donc un message plus que d’actualité. Un rappel éternel ! En vérité, la « finance islamique », ce n’est pas seulement une affaire d’intérêt, c’est véritablement une civilisation fondée sur la justice sociale, l’équité, la solidarité – un véritable humanisme. Ainsi, en dehors de Dieu, toute stratégie de sauvetage durable de l’économie mondiale sera illusoire. Et la foi demeure donc le seul remède pour sauver ce monde en perdition, comme le suggère la référence coranique suivante : 
(98) Si seulement il y’avait, à part le peuple de Jonas (Yûnus), une cité qui ait cru et à qui sa croyance eut ensuite profité ! Lorsqu’ils eurent cru, Nous leur enlevâmes le châtiment d’ignominie dans la vie présente et leur donnâmes jouissance (abondance) pour un certain temps. (10. Jonas : 57-58 … 98 – Yûnus). 
Oui, la foi en Dieu et à ses Envoyés est une véritable panacée !!! Voilà donc, à l’évidence, une nouvelle vision alter mondialiste qui devrait réjouir tous les croyants. Et véritablement, une alternative crédible pour améliorer significativement le destin de l’Afrique. 
Ainsi, un dialogue intra et inter religieux s’impose, mais un dialogue où rien ne doit être éludé, conformément au souhait du Vatican qui prône un dialogue « authentique » et donc sans détours. Et doivent donc être abordés tant les sujets qui rapprochent que ceux qui fâchent. Il ne peut pas en être autrement, car en vérité, l’Islam qui prêche être le parachèvement du judéo-christianisme a donc vocation d’appeler les gens du Livre (Chrétiens et Juifs) à la conversion, par la persuasion, et donc sans contrainte. Et ce n’est qu’en cas de fin de non recevoir que la formule coranique « A chacun sa religion » peut trouver sa place dans le dialogue inter religieux - et alors on parle d’autres choses !!! 
• Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE  
• Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar  
• Pédiatre à Thiès  
• Recteur de l’Université Virtuelle « La Sagesse » de la Fondation Serigne Babacar SY Ihsaan - Bienfaisance (Thiès). 
 
L’urgence d’exploiter les ressources naturelles de l’Afrique pour lutter contre la pauvreté. 
Il y a moins d’un an, un sentiment d’optimisme régnait dans de nombreux pays africains. Les taux de croissance en Afrique sub-saharienne étaient comparables à ceux de l’Asie, et se situaient à environ 6 pour cent, découlant du niveau élevé des prix des denrées de première nécessité, d’un environnement mondial favorable - mais aussi de l’amélioration de la gestion économique, des investissements, du flux de capitaux privés et de la gouvernance. Mais une crise mondiale sans précédent menace maintenant ces acquis et la plupart des pays d’Afrique commencent à ressentir de plein fouet la récession. La croissance dans la région devrait baisser à 2,4 pour cent en 2009, entraînant une augmentation de la pauvreté, de la mortalité infantile et entrainant ainsi la détérioration rapide des budgets. 
C’est le cas pour des pays riches qui ont bénéficié de l’augmentation rapide des revenus au cours de l’année. Ces recettes avaient conduit à la croissance dans de nombreux pays africains. Mais à la suite de la crise financière, la baisse des prix du diamant au Botswana a poussé les grands opérateurs de mines de diamants à suspendre les opérations. En Zambie, où le prix du cuivre a presque doublé au cours des trois dernières années, pour atteindre 9000 $ en 2008, les prix ont chuté de moins de 4000 $ au cours des derniers mois. Les mines de cuivre en République démocratique du Congo ont été touchées de la même façon, de même que les prix du pétrole au Gabon. La crise actuelle se traduit par des restrictions budgétaires, un ralentissement de l’investissement étranger, une augmentation du chômage, et la détérioration des indicateurs de développement humain. 
En période de hausse des prix, la bonne gestion des revenus pétroliers et miniers a le potentiel pour être un tremplin pour le développement. Avec un environnement mondial moins propice, il devient encore plus urgent pour les gouvernements de faire une utilisation judicieuse des ressources disponibles, et de prendre des mesures structurelles et institutionnelles pour faire en sorte que les expansions à venir – ce qui ne manquera pas de se reproduire - soient exploitées pour lutter contre la pauvreté et améliorer la vie des citoyens. 
Comment les gouvernements peuvent faire de sorte que les revenus des ressources sont utilisés à bon escient ? 
Quelque 28 gouvernements africains ont adopté l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (EITI)*, dans le but d’améliorer la gouvernance par le biais de la vérification et la publication complète des paiements de la société et les recettes publiques provenant du pétrole, du gaz et des mines. En outre, 37 compagnies minières de pétrole, de gaz ont décidé de soutenir l’initiative, de même que les investisseurs institutionnels gérant des actifs s’élevant, avant la crise financière, à plus de $ 14 billions de dollars. 
L’adhésion à l’EITI est une première étape qui envoie un signal fort de l’engagement du gouvernement à la transparence. De plus, si les citoyens sont prêts à récolter les bénéfices de l’exploitation minière, la transparence est nécessaire dans l’ensemble des flux des ressources, depuis l’attribution au suivi des contrats, de la façon dont les taxes et les redevances sont perçues, de la manière dont les choix d’investissement sont exécutés. C’est ce qu’on appelle le « EITI + + », qui met l’accent sur l’amélioration de la gestion des ressources de l’ensemble de la chaîne allant des recettes aux résultats pour les citoyens. La communauté internationale, y compris la Banque Mondiale, peut aider les pays dans l’amélioration de la gestion des flux de ressources, cependant la société civile aura à jouer un rôle clé dans cette initiative. 
Plusieurs pays se concentrent à présent sur cette chaîne de ressources. Le Niger et le Libéria ont approché leurs partenaires techniques pour une assistance juridique sur l’attribution des marchés. Au Mozambique et en Tanzanie, les travaux d’analyse contribuent à favoriser un dialogue sur la gestion des dépenses publiques et responsabilité financière dans le contexte de la hausse des revenus provenant de l’extraction minière. Certains pays demandent un appui dans des domaines tels que la mise aux enchères de licences et de la négociation des contrats avec de grands investisseurs, la gestion des revenus liée, ou dans l’amélioration de la composition et la qualité des investissements publics. 
Comme l’illustre la crise, les pays riches doivent également se préparer à une époque où les ressources pétrolières et minières pourraient être épuisées, en diversifiant leurs sources de croissance. La diversification n’est pas une tâche simple, il nécessite d’importants changements de politique et d’importants investissements de ressources dans les institutions, les capacités humaines, la santé, l’éducation et les infrastructures. Par exemple, de nombreux pays riches en ressources minières n’ont pas exploité le potentiel de l’agriculture. Le secteur agricole a fait croître d’un tiers le PIB de l’Afrique au cours des 15 dernières années, avec le droit et les types de soutien, y compris l’amélioration de la qualité de l’eau, la gestion des terres, les routes rurales, une meilleure politique de l’environnement, la productivité (la valeur ajoutée pourrait augmenter de manière significative), rendant le secteur plus fort en contribuant à la croissance économique et la réduction de la pauvreté, et en atténuant les risques de sur-dépendance sur les ressources minérales. 
Une transformation des économies nationales peut découler de l’association des efforts de réforme et de diversification. On peut faire en sorte qu’un plus grand impact sur le développement soit obtenu en période de baisse des prix et a partir des ressources disponibles, et ainsi mettre sur pied les bases d’une croissance économique générale quand les prix reviennent à la hausse. En développant d’autres sources de croissance, les pays peuvent atténuer l’impact des chocs tels que la baisse spectaculaire des prix en 2008. 
Cette fois-ci, les pays africains riches en ressources peuvent tracer une voie différente des précédents cycles d’expansion et de rupture qui ont conduit au paradoxe de la pauvreté pernicieuse au milieu de l’abondance des ressources. Cette crise est une opportunité pour la transformation économique, et défie les dirigeants et citoyens à agir en urgence. C’est faisable ! 
• Obiageli Katryn Ezekwesili  
• Vice-Presidente de la Banque mondiale (Afrique) 
*Le Senegal ne fait pas parti des pays qui ont adopté cet instrument 
 
BAISSE DU PRIX DES DENRÉES DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ Decroix confirme l’impuissance du gouvernement  
par Bemba Ibn Younoussou SIBY | SUD QUOTIDIEN  
D’août 2008 à avril 2009 le prix des hydrocarbures des transports public, des matériaux de constructions, du riz brisé non parfumé, de l’huile, du lait en poudre, de l’oignon importé et local, de la pomme de terre importée, du pain ont connus une baisse significatif, à annoncé le ministre du commerce Mamadou Diop Decroix qui faisait face à la presse hier, 9 avril. “Le gouvernement n’administre pas les prix, ils dependent de facteurs qui ne sont pas sous le contrôle de l’Etat”, dit-il. 
Le prix des produits de base ont enrégistré d’août 2008 à avril 2009, une baisse allant de 50 à 200 F cfa. Les prix du riz brisé parfumé et non parfumé ont baissé de 100 F cfa. Le lait en poudre de 15 à 200 F cfa. L’oignon importé a baissé de 100 F cfa et l’oignon local de 25 F cfa. La pomme de terre importée a aussi baissé de 50 F cfa. L’huile a baissé de 50 F cfa. Du moins si l’on en croit le Ministre du commerce, Mamadou Diop Decroix en conference de presse hier. Il soutient que cette baisse n’est pas effective au niveau des ventes en détails. Un arrêté ministériel sera diffusé la semaine prochaîne pour contraindre les commerçants à baisser et harmoniser les prix, conformement aux dispositions prises. 
Le prix du pain, aliment prisé par la majorité des Sénégalais, a enrégistré une baisse, dans la même période, de 10 à 25 F cfa dans la plupart des villes du Sénégal, dit-il. 
Par ailleurs, le gaz-oil a, aussi, connue une baisse de 322 F cfa et selon le ministre du commerce cette baisse est le plus à considerer. En effet, Mamadou Diop Decroix a argué que la plupart des industries uitilisent ce carburant et une baisse de ce dernier a des repercussions sur le coût de production de ces industries, donc sur le prix de leurs productions. L’essence, le super, le pétrole (lampe) ont connu, aussi, une baisse allant de 239 F cfa à 312 F cfa. 
Les transports interurbains ne sont pas restés en marge de cette baisse, avec une réduction moyenne des prix de 11 %. Mamadou Diop Decroix n’a pas manqué de signaler qu’une baisse du prix des transports interurbains ne peut être que bénéfique au commerce interne. 
Le fer à beton et le bois d’oeuvre ont également baissé. Le fer à hauteur de 21 000 F cfa et le bois d’oeuvre entre 10 000 et 30 000 F cfa, soutient-il 
(Stagiaire) 
EXPLOITATION DES COQUILLAGES SUR LES PLAGES Quel danger pour l’environnement côtier ?  
par Cherif FAYE | SUD QUOTIDIEN 
La tendance à l’ordre du jour pour réduire le poids de la pauvreté à l’heure de la récession financière qui frappe nos économies est l’exploitation des coquillages rejetés par les vagues sur les plages de la presqu’île du Cap-Vert. Ce nouveau mode de survie n’est-il pas un danger pour les côtes de plus en plus emportées par la furie des vagues ? À Thiaroye sur mer, l’activité est bien de mise. 
« Nous recueillons ces coquillages rejetés par les vagues sur la côte. C’est une activité qui nous permet de régler nos dépenses et subvenir à nos besoins personnels et familiaux », a signalé Coumba Dione, un panier et un petit étui à la main. Cette quinquagénaire va tous les matins à l’assaut des vagues pour recueillir ces coquillages rejetés sur la terre ferme de la plage par les vagues. Sans se soucier du regard des sportifs qui courent dans tous les sens, elle s’adonne à son nouveau métier avec dignité. Bravant le froid du matin, elle scrute avec vigilance les parties de la plage où il y a plus de coquillages. À certains endroits, les algues sapent le recueillement de la nouvelle manne financière de ces braves « Goorgoorlou ». Une vague s’élève et se brise sous le regard de cette Sérère de Diakhao se battant honorablement pour survivre à Dakar. « C’est un travail très dur, mais il n’y a pas de sot métier. Le froid n’est pas aisé, mais nous sommes obligés de l’affronter », explique-t-elle. 
Pour ce qui concerne cette activité génératrice de revenus, Coumba hésite et finit par avouer : « Nous exploitons et gardons les coquillages là-bas sur la terre ferme où les entrepreneurs maçons viennent le chercher en l’achetant à la bassine à 1500 FCFA. Les charretiers le transportent aussi pour aller le vendre en ville », dit-elle. Près du mur de la Société Africaine de Raffinage à Mbao, des amas de coquillages sont exposés près des rails. Chaque tas attend d’être acheté par un éventuel entrepreneur. Sur la plage, un peu plus loin, vers l’Est, un homme âgé d’une trentaine d’années se bat tant bien mal lui aussi à retirer le maximum de coquillages des entrailles de la mer. Équipé d’une bassine en zinc, il transporte son butin loin sur la terre ferme. Ousmane Bitèye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’adonne à cette activité depuis presque plus d’un an. « C’est une activité lucrative même si elle est très dure. Nous y trouvons notre partie non moins sans difficultés. Il faut tamiser le sable, séparer les éléments intrus et indésirables des coquillages. Ce n’est pas facile », souligne-t-il en se frottant le nez d’où coule un liquide blanchâtre, signe de rhume. 
Les jeunes sportifs, footballeurs ou lutteurs font leur « jogging », les nouveaux exploitants des coquillages de la plage suivent le littoral. Au loin, en mer Gorée s’impose au regard, avec les bateaux rentrant et sortant du port de Dakar. Le long de la plage de Thiaroye sur mer en allant vers Mbatal et Rufisque, hommes et femmes rentrent et sortent de la mer, avec les pagnes ou les pantalons trempés par l’assaut des vagues qui échouent sur la plage. C’est le temps de ce nouveau mode d’exploitation. Mais avec les assauts répétés des fossoyeurs de la terre sur la plage, cette activité n’est-elle aussi dangereuse pour l’état de la plage ? 
XAMLE.NET : 
La CHRONIQUE DE DMF: Leçons d'une déroute. 
Depuis le 22 mars dernier, nous savons que notre Président bien aimé, son parti le PDS et son régime de majorité présidentielle se sont pris une sacrée raclée aux élections locales. Cela, nul ne peut le nier ni le tempérer comme certains apprentis-sorciers libéraux tentent de le faire depuis qu’ils sont sortis de leur K.O.généralisé.  
Dans le détail, dans les profondeurs, de quelque côté qu’on le prenne, la première leçon des ces locales est que les électeurs ont majoritairement exprimé leur désapprobation de la gouvernance libérale et des méthodes du PDS. Sans chercher la petite bête, cela est incontestable. Il serait plus fair-play pour nos gouvernants déchus de l’admettre humblement, à l’image de Me Wade himself, président de la République du Sénégal et de Pape Diop, Président du Sénat et adversaire vaincu de la coalition Benno Siggil Senegaal à la tête de la mairie de Ville de Dakar. Voilà des hommes politiques aguerris qui ont su reconnaître clairement leur défaite et ont courageusement regardé la vérité en face. Il faut dire qu’ils ne sont pas des politiciens à la petite semaine.Lorsque la tête jauge elle-même l’étendue des dégâts et décrypte les signaux envoyés par le peuple sénégalais, il ne sert à rien pour l’armée mexicaine libérale de se voiler la face avec des arguties. La défaite est là et bien là. 
Entrons maintenant dans les détails de cette élection qui a pris la forme d’un référendum contre les dérives du régime de Me Wade. Que l’opposition réunie au sein de Benno Siggil Senegaal ne prenne pas pour argent comptant le fait qu’elle a triomphé sur son adversaire parce qu’elle offrait un meilleur profil de gouvernance et de gestion. On ne doute pas de sa compétence dans cette matière, mais le referendum contre le régime de Me Wade n’est pas un en soi un plébiscite en faveur de l’opposition, loin de là. C’est aussi et surtout un vote de dépit et d’humeur comme il en avait été ainsi en 2000 contre Diouf et son régime. N’oublions pas que Me Wade mo fi seusson à l’époque, tout comme Benno Siggil Senegaal est aujourd’hui l’alternative obligée. Les électeurs sont très vite oublieux de leurs amours d’antan et leurs humeurs électorales sont changeantes. Il ne faudrait pas que les nouvelles équipes municipales, rurales et régionales l’oublient. Les électeurs n’ont pas voté pour leurs beaux yeux mais pour trouver rapidement des solutions à leurs multiples problèmes : assainissement, voiries, éclairage, sécurité, logement, scolarité, emplois et tous les domaines de la demande sociale. C’est une évidence, direz-vous, mais l’arrogance et la suffisance ont vite fait de vous rattraper un homme ou une femme politique bien installé dans son fauteuil. Souvenez-vous de 2000…. 
Pour preuve, à peine ont-ils été élus, que les anciens compagnons élus sous le sigle signification de Benno, qui veut dire unité et union, se bouffent déjà le nez pour savoir qui va occuper les postes de président de conseil municipal, rural et régional. Alors qu’il y a une semaine à peine, ils étaient d’accord sur tout et ne se disputaient sur rien. Ils offraient alors aux électeurs une alternative morale, éthique et sincère pour disaient-ils, bouter l’incompétence et l’arrogance hors du champ de la gouvernance locale. Chassez le naturel et il revient au galop. Il faut également admettre, à leur décharge, qu’ils ne pensaient pas être les arbitres de ces locales ni être aussi brillement élus. C’est ce qui explique, qu’avec cinq conseillers seulement, Moubarak Lô se paie le luxe de vouloir contester le choix porté avant la victoire sur Aminata Mbengue Ndiaye par la coalition Benno Siggil Senegaal, en vue de diriger la mairie de Louga. C’est ce qui explique aussi ces voies discordantes sur la démarche à mener dans les mairies. Pendant que Khalifa Sall, le tombeur de Pape Diop et Ousmane Tanor Dieng du Parti Socialiste disent qu’ils ne feront pas de bilan en expliquant le bien-fondé de leur position, Moustapha Niasse de l’AFP estime de son côté que les bilans doivent être faits. A la mairie de Medina, alors que Me Birame Sassoum Sy du Ps avait été désigné avant la victoire pour diriger la mairie, Hawa Dia Thiam de Yonu Askan Wi la lui dispute. Vraiment du grand n’importe quoi ! 
Par ailleurs, le régime de Me Wade n’est pas resté les mains vides après la défaite. Pendant que le chef reconnaissait la défaite et félicitait les vainqueurs, les vaincus s’affairent à présent à vider le vote des Sénégalais de son sens en tentant de détourner les voix des conseillers. Il leur serait offert, selon les porte-parole de l’opposition, de l’agent et des terrains pour voter en faveur des candidats vaincus de la coalition Sopi. Ces pratiques de corruption sont condamnables au plan moral. Ce serait violer l’expression de la démocratie et le sens de la démocratie tel qu’il s’est déroulé le 22 mars 2009. Mais on ne va pas jouer les vierges effarouchées : ces pratiques anti-démocratiques ont eu lieu, ont lieu et auront lieu encore tant qu’il se trouvera des personnes pour leur dire oui. Si les conseillers de l’opposition dûment investis et mandatés par Benno Siggil Senegaal reçoivent de telles propositions, ils n’ont qu’à les refuser et la pratique obscène ne prospérera pas. Ce n’est pas la peine de pousser des cris d’orfraie : il suffit de dire non. 
Les arguments du genre « Wade doit démissionner et rendre le tablier » servis par ces honorables leaders de Benno Siggil Senegaal, s’ils sont basés sur les résultats de ces locales, sont absolument fallacieux et faux. On dirait du Wade, période d’avant 2000, lorsqu’il était le chef charismatique de l’opposition d’avant et disait tout et son contraire pour déraciner le Ps et Diouf. Sauf que le Wade de la belle époque le faisait mieux et était, lui, écouté et entendu. De grâce, laissons-lui son style et n’essayons pas de le copier vainement. Ces locales ne sont pas une élection présidentielle ni législative. Le gouvernement local n’a rien à voir avec le gouvernement ni avec la présidence de la République, ces leaders sont bien placés pour le savoir. Alors, cessons la politique politicienne de papa et regardons le futur. Karim Wade a réussi deux choses : faire perdre le parti de son père et ringardiser la classe politique de papa. Il est clair qu’à Dakar, les électeurs ont voté contre le projet dynastique des Wade père et fils. Et Khalifa Sall n’a même pas eu besoin de faire campagne. Le nouveau maire élu de Dakar a juste eu à rappeler aux électeurs qu’en votant pour Pape Diop, c’est Karim Wade, en embuscade confortable, qu’ils allaient élire. Comme ils n’en voulaient pas, ils ont élu la tête de liste de Benno. 
Karim Wade peut lui aussi présenter ses excuses à Me Wade : grâce à lui et ses Tartarins de la Génération du Concret, Me Wade va gouverner dans une capitale qui est gérée par l’opposition. Au demeurant, il a bien fait de se faire oublier un peu en regagnant l’étranger. Qu’il y reprenne des forces avant de se mettre vraiment au travail avec des gens sérieux et compétents s’il veut toujours croiser le fer avec les hommes et femmes politiques. Surtout qu’avec la victoire de Baldé à Ziguinchor, tout n’est pas perdu pour lui. Il lui reste à apprendre sur le tas et à cesser de donner l’impression qu’il éprouve du mépris culturel pour le peuple dont il quête les suffrages. Si le français est la langue officielle du Sénégal, il n’est pas la langue d’expression politique des populations. Ici, on vit, on aime, on mange, on drague, on fait l’amour, on rit et on pleure en langue nationale. Karim Wade doit s’adresser aux populations dans la langue nationale parlée et comprise de tous. Sinon, son action et son discours politique continueront d’être rejetés par la majorité des électeurs. Quant aux conseillers du genre qui se trompent lourdement et gravement, comme celui qui a fait prendre des vessies pour des lanternes au clan Wade, il devrait s’en débarrasser vite fait ou les affecter à des postes où ils feront moins de dégâts. Pour la gouverne d’Hassane Bâ, en République, un conseiller qui se trompe autant ne demande pas pardon au chef de l’Etat : il démissionne proprement. 
Revenons à Me Wade. Les électeurs rejettent son mode de gouvernance et particulièrement celui de ses ministres, directeurs et hauts responsables. Ces derniers sont, pour la plupart, particulièrement arrogants, irresponsables et incompétents et parfois les trois à la fois. Ils ont des comportements qui frisent l’hérésie dans une démocratie et se jouent de la morale, de la bonne gouvernance et de l’équité. C’est le règne du je-m’en-foutisme érigé en mode de vie et de gouvernance aux yeux des sénégalais qui n’en peuvent plus. Les consultants qui sont en embuscade pour proposer leurs services aux nouveaux élus de l’opposition devraient plutôt offrir des kits de bonne éducation et de bonnes mœurs aux libéraux : les allées du Pouvoir, ce n’est pas la jungle urbaine. Les libéraux et les libérales de Me Wade ne rendent guère service à leur Pygmalion, celui qui les a faits et rendus présentables. Ils sont eux-aussi responsables de la défaite de leur camp. Ils n’offrent d’autre alternative que le partage des prébendes, les xiiro, les ngayo, les xassaté et les tessanté. Gnaka foula, gnaka fayda, gnaka jom : ils sont incapables de gagner avec tout l’argent que leur chef a dépensé. Ciim !Il y en a marre ! Ils devraient rendre grâce à Dieu de vivre dans un pays où le peuple souffre en silence leurs mauvais comportements. 
Son éloignement de la gestion du PDS a également porté préjudice à Me Wade. Dans le parti au pouvoir aussi, c’est le grand n’importe quoi : patrimonialisation, népotisme, mauvaise gestion, copinage, investissements à la hussarde comme au bon vieux temps de Macky Sall, détournements des fonds de campagne, blindage, votes-sanction, sabotages tous azimuts. Me Wade devra y mener une grande opération mains propres et un grand coup de balai pour ramener l’ordre dans sa maison-mère. Au plan gouvernemental, une rupture nette s’impose ainsi qu’un changement chirurgical après le message envoyé par les électeurs sénégalais. Les Sénégalais veulent un gouvernement ajusté à leurs moyens, une équipe réduite, la réduction drastique du train de l’Etat et le départ des ministres impopulaires ou défaits. Parmi les ministres d’Etat défaits le 22 mars, il en est un que Me Wade a intérêt à conserver et il saura le reconnaître. Il devra cependant récompenser ceux qui ont gagné sinon on n’y comprendrait plus rien. Franchement, comme Premier ministre, M.Soumaré est bien gentil mais il ne fait pas l’affaire : nous avons besoin d’un PM consensuel certes, mais qui a de la présence et de l’esprit. Nous avons besoin de femmes certes, mais pas de femmes- alibi mais à la compétence et à l’intégrité vraiment indiscutables. Nous avons besoin de jeunes certes, mais intègres et pas vraiment pourris avant l’âge. Que Dieu et Me Wade nous entendent ! 
Dié Maty FALL  
 
LE QUOTIDIEN : 
Forces et éternité de Mamadou Dia et de Sémou Pathé Guèye. 
11-04-2009  
25 janvier - 4mars : deux dates marquées du sceau du deuil pour le peuple sénégalais.Mamadou Dia, le grand «Maodo» et Sémou Pathé Guèye, le militant émérite sont partis sur la pointe des pieds comme savent le faire les illustres hommes.Quarante nuits les séparent, période symbolique dans le rituel de célébrations de nos morts. A l’un comme à l’autre, la classe politique et l’intelligentsia d’ici et d’ailleurs ont spontanément rendu de vibrants hommages dans un élan de générosité jamais égalée  
Savants, hommes d’action et de cœur, fidèles à leurs amitiés, dévoués à leur patrie et à leur peuple, désintéressés et modestes, ils ont incarné les vertus augustes de l’homo senegalensis. Comme Oumar Foutyou Tall que les grands du Fouta Toro ne suivirent pas dans sa djihad; comme Alboury Ndiaye et Lat Dior qui durent le premier s’exiler, le second consentir le sacrifice suprême, abandonnés qu’ils furent par beaucoup des leurs ! 
Mamadou Dia reste le héros de la lutte pour l’indépendance nationale dans le contexte de la guerre froide tandis que, Senghor symbolise l’approfondissement des luttes de classes et du combat anti-impérialiste dans le contexte de la division tragique du camp socialiste et de son effondrement surprenant. 
N’est-ce pas au lendemain de son périple dans les républiques soviétiques de l’ex-Urss qui marque son ancrage dans le socialisme démocratique que, les néo-colonialistes et leurs valets effarés se résolurent à lui barrer la route ? Reniements, trahisons, complots ignominieux et procès inique firent le reste. 
Comme l’écrit Elhadj Pape Diouf dont le père fut un proche compagnon du président Dia (Le Quotidien du 10 février 2009), le premier président du Conseil avait déjà «à son actif plusieurs réalisations dont la Bad, Air Afrique, la Grande Mosquée de Dakar, les Hlm, les Allées du Centenaire». Et il ajouta : «Visionnaire, il l’a été avec le transfert de la capitale de Saint-Louis à Dakar.» L’histoire retiendra que cela lui a coûté de profondes inimitiés et des haines tenaces. Sans oublier les réformes audacieuses de l’agriculture et du monde paysan. Senghor les videra de toute leur substance dès sa reprise en main du pays. Dès sa sortie de prison, refusant toutes les formes de compromission et d’opportunisme, il reprit le flambeau de la lutte. 
Dans son humilité légendaire, le grand «Maodo» avait rejeté toute organisation d’obsèques nationales, coupant ainsi l’herbe sous les pieds des flibustiers de la politique, prompts à la récupération. Pour autant, il méritait un hommage de la République, fût-il un communiqué officiel. Les sycophantes qui se sont évertués à l’enterrer de son vivant après avoir échoué dans leurs tentatives de politisation de son procès de réhabilitation et qui encore se dépêchent de le faire, par leur mutisme scandaleusement retentissant, en seront pour leurs frais. Quelle cruauté absurde ! 
Par son œuvre, par sa stature, par son âge canonique, le président Dia est entré dans l’histoire par la grande porte : c’est le père de l’indépendance. Le socialisme autogestionnaire du grand Maodo et le socialisme scientifique du militant révolutionnaire constituent deux étapes complémentaires d’une même pensée philosophique et économique.Un célèbre chroniqueur qui révèle avoir été l’étudiant de Sémou à l’Ucad, déclare : «Sa suite se résumait à ses livres, aux mémoires de ses étudiants et à une vielle machine café; comment pouvait-on être aussi grand et mener une vie aussi simple?» Il répond : «C’était sa cuirasse idéologique.» Admirable témoignage ! 
L’effondrement du système socialiste nous avait presque persuadés que l’histoire était terminée, le capitalisme à la satisfaction générale consacrait la forme définitive de l’organisation sociale : c’est la victoire idéologique de la Droite. Seuls, ironisait-on, quelques incurables songe-creux agitaient encore le hochet d’on ne sait quel futur du communisme. 
Et, Sémou était de ceux-là qu’on assimilait à une espèce en voie de disparition ! Alors, les marxistes honteux et les petits-bourgeois troquaient furieusement la lutte des places à la lutte des classes. 
Vint le fabuleux tsunami financier d’octobre 2008 qui souffla, comme un feu de paille, cette construction pseudo-optimiste fondée sur la volatilité des fonds spéculatifs, sur l’omnipotence du marché des capitaux et surtout sur l’enrichissement amoral des «traders». C’est l’effondrement des politiques ultra-libérales. L’Etat, naguère banni, est à présent réhabilité. L’Histoire rouvre ses portes.La revanche du philosophe marxiste est annoncée. Entrevoir dans le triomphalisme indécent de l’ultra-libéralisme les germes de sa propre destruction et son dépassement au 21e siècle, c’est cela aussi la force de Sémou, la force de l’Esprit. 
Dia et Sémou étaient unis dans «Ande Sopi», prestigieux hebdomadaire d’analyses politiques et idéologiques des années 70. Désormais le destin les réunit dans l’au-delà. 
Mais, Dia et les Sémou ne meurent jamais. Ils sont toujours en gestation et en action à travers ceux qui luttent. Aussi, la belle victoire de Bennoo Siggil Senegaal lors des élections du 22 mars est-elle aussi la leur. C’est la victoire de l’espoir sur la peur et la résignation; la victoire de l’humilité et du dévouement sur l’arrogance, la médiocrité et la servilité ; la victoire du Réel sur le Virtuel. C’est ce combat qu’ils ont mené jusqu’à leur dernier souffle. Ainsi, l’œil du Patriarche ne se fermera jamais, la barbe du révolutionnaire ne cessera jamais de s’allonger et de fleurir. Telles sont les forces et l’éternité du «Maodo» et de Sémou.  
Que la terre de Yoff leur soit légère ! 
 
El Hadj Alioune CISSE - Professeur - Rufisque 
L’Internet et les médias sénégalais : Une reconversion forcée des entreprises de presse. 
11-04-2009  
Depuis quelques semaines, s’affiche, sur les sites de certaines publications sénégalaises, l’injonction selon laquelle toute reproduction, sans consentement, d’articles pourrait être passible de poursuites judiciaires.  
Depuis quelques semaines, s’affiche, sur les sites de certaines publications sénégalaises, l’injonction selon laquelle toute reproduction, sans consentement, d’articles pourrait être passible de poursuites judiciaires. Une semonce qui semble s’adresser principalement aux portails généralistes et commerciaux qui foisonnent depuis quelques années au Sénégal et à l’extérieur. 
Cette interpellation pose aussi un triple enjeu de taille concernant la gratuité de l’information ainsi que la protection du travail journalistique comme œuvre intellectuelle. Elle interpelle également sur les mutations et recompositions futures qui n’épargneront pas les médias sénégalais au regard des bouleversements frappant les grands groupes de communication partout à travers le monde. 
En effet, dès les années 1990, se po-saient les premiers jalons de cette nouvelle configuration médiatique avec, la popularisation de l’Internet placé au cœur des technologies de l’information et de la communication. L’Internet qui a su capitaliser comme outil le potentiel des supports médiatiques déjà existant (son, image et texte) a déjà permis, dans la plupart des pays développés, une reconfiguration de l’économie tournant autour des médias.  
Progressivement, s’est développée une véritable économie numérique qui prend de plus en plus une place prépondérante dans la vie active de ces pays. Elle représente actuellement 17% de l’économie de la Corée du Sud, 13% des États-Unis et 6% de la France. Ces dernières années ont aussi dévoilé de nouveaux géants de la communication comme Google ou Yahoo qui, avec respectivement une capitalisation estimée à 108,5 milliards d’euros et 29,6 milliards d’euros, occupent les rangs de première et sixième entreprise de communication du monde. Le groupe Time Warner qui occupe la deuxième place mondiale arrive loin derrière Google, en termes financiers avec un capital de 60,3 milliards d’euros.  
Ces sites, devenus les fers de lance de la nouvelle économie, ont la particularité d’offrir des services et se présentent comme des «agrégateurs» n’ayant aucune ligne éditoriale et renvoyant directement à la page du site de l’article du journal sélectionné.  
La crise financière actuelle qui secoue l’économie mondiale n’épargne pas celle du numérique ou des médias virtuels. Sa croissance risque fort de chuter. L’Organisation de développement et de coopération économique (Ocde), dans sa dernière édition consacrée aux perspectives des Tic, estime que la croissance restera «plate ou négative» en 2009. Cette situation rejaillit fortement sur les médias un peu partout à travers le monde. Aux États-Unis, au Canada, en Europe, des restructurations sont annoncées parmi les géants comme le Washington Post, New-York Times, Cbc, etc. L’une des principales causes demeure l’incapacité des médias à trouver de nouvelles formules pour s’adapter à l’univers mouvant imposé par les Tic et surtout la place sans cesse grandissante des portails offrant, gratuitement, de l’information à un public qui n’a jamais été aussi submergé par le flot continu de nouvelles. 
L’Internet est parvenu à rompre le monopole de la collecte et de la distribution de l’information des mains des journalistes et autres professionnels de l’information. Média du 21e siècle, il reste un des éléments centraux de la nouvelle société de connaissance lancée officiellement lors du premier Sommet mondial sur la société de l’information en 2003. Les médias qui ont su s’adapter rapidement et offrir des produits dérivés parviennent en fonction des réalités à maintenir le cap et à s’arroger une part du marché publicitaire virtuel naissant. De nouveaux codes, de nouvelles façons de traiter l’information et surtout une accessibilité à temps réel pour la population connectée sont apparus. Le rapport au savoir et à l’information a changé. L’interactivité, la gratuité, la multiplication des sources (ce qui ne traduit pas la diversité de l’information), entre autres sont autant de nouveaux rapports qui se sont développés au fil des années. Une reconfiguration et une restructuration s’imposent et ce à un double niveau : réadaptation des médias classiques et une professionnalisation des espaces desservant de l’information généraliste. 
Il ne s’agit pas d’attendre ou encore de se faire tirer par la locomotive occidentale même si toutes les innovations technologiques sont développées dans les pays du Nord. Les acteurs de la presse et des médias en général, le plus souvent tournés sur des questions de revendications sociales et pécuniaires, devraient développer des axes de recherche autour de ces questions pour trouver avec les acteurs publics et privés des alternatives. En effet, le Sénégal qui dispose d’un des réseaux les plus performants d’Afrique, est doté d’une bande passante de 1,24 Gbps et possède d’énormes potentialités. Cette performance des autorités sénégalaises dans les télécommunications est le fruit des politiques initiées depuis les années 80 et reconnue au niveau international. Un des théoriciens des Tic les plus réputés, Manuel Castells, dégageait dans les années 90, le Sénégal de la zone désertique du cyberspace en écrivant : «L’Afrique constitue globalement la zone déconnectée par excellence. Cependant, 22 capitales étaient reliées à Internet en 1996, mais, sauf au Sénégal, l’accès à Internet était impossible en dehors de la capitale1.»  
Le parc Internet, encore très loin de la moyenne standard, a connu en 2006 une progression de 47%, selon le rapport 2007 de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Une des autres potentialités est que la quasi-totalité des grands titres (quotidiens, périodiques, radios, télévisions, agences de presse) possèdent leur site Web, mis à jour continuellement. Aussi, plusieurs mesures comme la mise en place d’équipes composées de journalistes exclusivement tournés vers le site web de la rédaction, l’institution d’un système d’abonnement pour les portails ainsi que de nouveaux partenariats entre les exploitants des sites s’imposent-elles. Peut également être envisagé un système d’appui des autorités publiques et privées parmi les dispositifs institutionnels déjà existant ou à créer. 
En effet, la pratique du «copier-coller» à laquelle s’adonne la quasi-totalité des sites ne peut continuer à prospérer. En dehors d’un nombre réduit de sites, comme Nettali et Ferloo qui proposent régulièrement leurs propres informations, la plupart des autres sites présentent, malgré leur diversité, un contenu identique car reproduisant intégralement dans leur grande majorité les articles des quotidiens, des agences de presse, des périodiques, de certains sites d’informations ainsi que certaines émissions radiophoniques et télévisuelles. Aucune forme de rétrocession des profits engrangés n’est faite par ces concepteurs de sites, dont la tâche principale tourne autour de la compilation des articles les plus significatifs et susceptibles d’animer leurs forums et, par ricochet, d’accroître ou de fidéliser leurs visiteurs.  
L’option de limiter l’accès de leurs sites et des contenus aux gérants des portails risque fort de se généraliser. Il n’est pas démontré que les sites payants au fil du temps soient moins visités que les sites d’accès libre. L’exemple des quotidiens Wall Street Journal (Etats-Unis) ou des Échos (France) prouve que la formule payante peut réussir dans un univers où la gratuité d’accès reste le schéma favori pour beaucoup d’autres titres. Le cas de Ouest-France, devenu l’un des quotidiens de la presse régionale française le plus visité avec sa formule payante, peut être relevé. Les médias sénégalais doivent donc s’adapter et éviter aussi de faire de leur site Web une copie de la version papier numérisée. Les entreprises de presse ne peuvent plus être des structures tournées vers la collecte et le traitement de l’information exclusivement. L’Internet offre de nouvelles perspectives et voies à explorer et les médias et agences sénégalais doivent innover en multipliant leurs offres de services et voir dans quelle mesure l’édition online peut compléter l’édition traditionnelle et parfois même la devancer dans la fourniture de certaines catégories d’informations. 
L’Internet offre de potentielles ressources qui peuvent être mises en exergue comme le renvoi sur des dossiers, des données de sites d’organismes officiels, publics ou privés, des compléments sur l’information du jour ou encore la création même d’évènements virtuels avec des invités ou des forums exclusivement menés par les équipes affectées à la gestion du site. 
Sur le plan institutionnel, des appuis pourront être trouvés avec les autorités publiques, les sociétés de télécommunications et les autres acteurs du service privé. Il s’agira de trouver et de définir des critères (équipe composée de professionnels, mise à jour constante du site, accessibilité, etc.) définissant l’éligibilité des titres devant bénéficier de ces appuis qui peuvent être multiformes (formation des journalistes, logistique, etc.). La presse ne peut plus continuer à exister sans jeter une passerelle vers l’Internet qui, loin d’être un concurrent, peut stimuler davantage la créativité dans l’espace médiatique, ouvrir de nouveaux débouchés et ressources et surtout permettre une meilleure visibilité de l’information du Sud faite par des acteurs du Sud eux-mêmes. 
Pape Macky SALL - Montréal, Canada 1Castells Manuel, Fin de millénaire - Paris, Fayard, 1998, p. 113 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 12.04.2009
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