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Un gouvernement pour 2012

;  
 
 
L’OBSERVATEUR  
GUEST EDITO Il faut sauver… le soldat Wade !!! 
 
Article Par MAMOUDOU IBRA KANE, DIRECTEUR DE LA RADIO RFM,  
Paru le Vendredi 8 Mai 2009 
 
Omar Bongo Ondimba suspend ses activités. Quarante ans de présidence de la République, ça use et peut-être… ça tue. Coup de théâtre dans un ciel serein gabonais ! Le doyen des chefs d’Etat africains, 74 ans, au moins dix de moins que le président sénégalais, est… fatigué. Il veut « se reposer » et surtout « faire le deuil » de sa chère épouse qu’il a perdue il n’y a pas longtemps. Son nom, Edith Lucie Bongo Ondimba, la fille de cet autre président de la République, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville. Paix à son âme ! Les mauvaises langues disent que l’éternel numéro un du pays du fleuve Ogooué, Omar Bongo, est malade. Malade du pouvoir pardi ! Preuve qu’on a beau avoir les meilleurs médecins du monde, user et abuser, c’est une image, du très vitaminé Cac 1000, il n’y a rien à faire : il arrive un moment où le corps, qui n’est pas une machine, vous lâche. Arrêtons-nous là pour ce qui concerne Omar Bongo pour ne pas créer un incident diplomatique, ce qui a d’ailleurs failli arriver, souvenez-vous, quand un chef d’Etat africain a été accusé par le gouvernement sénégalais, via le ministre de l’Intérieur Cheikh Tidiane Sy, d’avoir « blanchi » un certain Macky Sall en espèces sonnantes et trébuchantes. L’affaire n’ira pas loin. Macky est blanchi après quelques heures d’interrogatoire à la police centrale et quelques jours de confiscation de son passeport devenu ordinaire. Blanchi ? Jusqu’à nouvel ordre en tout cas.  
En voyant Bongo du Gabon suspendre ses activités on ne peut s’empêcher de penser à son homologue du Sénégal. Le très vitaminé Me Abdoulaye Wade n’est-il pas lui aussi fatigué ? N’a-t-il pas également besoin de « faire le deuil », lui qui a perdu dernièrement sa belle fille, Aïda Marième Karine Wade et sa sœur, Fatou Wade ? Fatigué, avons-nous bien dit. Au meilleur des cas, les décisions, toutes aussi contradictoires les unes que les autres, prises ces derniers jours et relatives à la composition et à la recomposition du gouvernement, indiquent les symptômes d’un surmenage. Le surmenage, un signe de fatigue, non ? Et c’est humain en plus. Un ministre est nommé la veille, il est dégommé le lendemain. Un autre est remercié il y a 24 heures, il sort, après, du bureau de celui qui « nomme à tous les emplois civils et militaires », avec à la main, un décret le « bombardant » président d’une institution, un temps oubliée et dont on se souvient brusquement de « l’existence ». Encore un conseiller « qui ne sait pas » ou « qui ne sait plus » conseiller est prié de vider les lieux il y a une seconde, et hop ! A la seconde qui suit, il est rappelé, même hélé, avant d’être prié cette fois-ci de revenir sur les lieux d’où il était viré. Passons sur les incohérences dans l’appellation et la taille de certains ministères. C’est quoi ça ? s’est interrogé, dépité, un opposant à propos d’une autre affaire, celle d’Idrissa Seck qui vient d’être blanchi d’un non-lieu total par la commission d’instruction de la Haute cour de justice.  
Et malheureusement, ce n’est pas fini. On n’a pas fini de nous émouvoir de toutes ces touches et retouches dommageables pour l’image de notre pays que voilà, en procédure d’urgence, l’Assemblée nationale, est appelée à modifier pour la énième fois la Constitution aux fins de faire place dans notre ordonnancement institutionnel à un vice-président de la République, celui-là ou celle-là même qui fera du Premier ministre un chômeur de luxe. Ce sera le vendredi 15 mai 2009. Le 15 mai, à un jour près, au cas où vous l’auriez oublié, cela fera 16 ans jour pour jour que Me Babacar Sèye a été assassiné. C’était le samedi 15 mai 1993. Triste coïncidence. Un pur hasard ? Une certitude au moins : il y a une (disons une personne pour ne pas qu’on nous accuse de misogyne) qui s’est elle-même disqualifiée pour occuper le fauteuil « vice-présidentiel » (vice, à lire à la fois comme le défaut et l’adjoint au président). Eliminée d’office pour avoir été à l’origine, volontairement ou involontairement de ce concert de casseroles sous la fenêtre du chef de l’Etat pour réclamer son retour aux affaires.  
Le vice-président ou la vice-présidente de Wade, selon la nouvelle version du projet de loi, sera « nommé(e) », tenez-vous bien par le président de la République, et tenez-vous bien encore dans votre fauteuil -il y a de quoi tomber à la renverse-, pour une durée indéterminée. Il ou elle aura un mandat à durée indéterminée pour un vice- président ou une vice-présidente d’un président de la République qui, lui, a un mandat à durée déterminée ! Vous y comprenez quelque chose, vous ? De la matière pour les spécialistes de la science politique !  
Mais est-il vraiment besoin de se fatiguer à se triturer les méninges sur une matière « wadienne » impossible à saisir par le plus émérite des titulaires de chaire d’une faculté de sciences juridiques et politiques ? L’’enjeu de l’heure, c’est notre intime conviction, partagée ou non, est de sauver le président Abdoulaye Wade d’une sortie déshonorable. Il mérite bien, cet homme, arrivé au pouvoir, toute adversité politique aveugle mise de côté, avec un volontarisme et une volonté de changement (positif, nous l’espérions) rares et avec une vision, quoi que contestée et contestable par certains, il mérite donc, cet homme-là, qu’on lui fasse l’honneur de partir, de sortir, c’est le mot, par la grande porte. Il ne faut pas être nihiliste jusqu’à nier au vieux singe cette qualité qu’il a plus que tous les autres êtres, animaux et/ou humains, de faire la grimace. C’est perdre son temps que de vouloir le lui apprendre en tout cas. Wade a marqué sinon plusieurs au moins toute une génération d’hommes et de femmes, surtout ceux parmi qui l’entourent aujourd’hui -même si ceux qui ne sont plus dans son entourage sont plus nombreux- qui lui doivent cette dette : lui éviter de décider de tout jusqu’à détruire tout ce qu’il a construit. Parce qu’il ne faut jamais l’oublier, le syndrome d’autodestruction habite certains être humains. Dieu sait que le président Abdoulaye Wade, au pouvoir comme dans l’opposition, s’il a eu à détruire des symboles (concédons-le, car nul n’est parfait), il a eu également à en construire beaucoup d’autres (une autre concession à faire puisque nul n’est totalement imparfait non plus).  
Il faut sauver le soldat Wade en nous évitant d’arriver comme les carabiniers. C’est-à-dire, toujours trop tard, après que le mal est déjà fait. Post-scriptum : Madame Awa Ndiaye, ci-devant ministre de la Femme, est nommée ministre d’Etat auprès du président de la République. Elle venait de crier sous la fenêtre du chef de l’Etat, par le biais de ses partisans, pour réclamer son retour immédiat au gouvernement. Hélas, c’est chose faite ! Finalement, Me Wade déjoue encore tous les pronostics : la vice-présidente, ce n’est pas Mme Ndiaye.  
GUEST EDITO : FORME A TROIS ANS DE LA PRESIDENTIELLE DE 2012 Le gouvernement qui pourrait perdre Wade 
 
Article Par MAMOUDOU IBRA KANE, DIRECTEUR DE LA RADIO RFM,  
Paru le Samedi 2 Mai 2009 
 
Il est beau et il est bon. Voici comment certains de nos compatriotes ont l’habitude de réagir à la nomination d’un tel ou d’un tel autre. On va même chercher au nouvel élu des qualités qu’il n’a pas. Entendons-nous bien. Le nouveau Premier ministre mérite certainement sa promotion. Politiquement : il est un Pds «pur-sang» (ceux qui ont gagné dans une démocratie doivent naturellement gouverner). Technocratique (ment) : il est juriste de formation. Et… étatique (ment) : porte-parole de la Présidence de la République, directeur de Cabinet du président de la République, chef de plusieurs ministères techniques au cours de son expérience gouvernementale en cours, il aura, si on le «préparait» déjà (?) à la fonction de chef de gouvernement, franchi les différents obstacles. Il a donc, en principe, le profil de l’emploi. Accordons-lui, si vous le voulez, un préjugé favorable et souhaitons-lui même bonne chance si sa réussite doit être synonyme d’un bond en avant, aussi petit soit-il, pour le pays et gardons-nous, par conséquent, de dire égoïstement et jalousement : «Sa réussite est mon échec.» Là n’est pas le problème. Sur le terrain de la personnalisation des jugements, on ne nous trouvera pas.  
Seulement, Souleymane Ndéné Ndiaye, le chef de ce gouvernement-ci, traîne déjà plusieurs handicaps que même sa personnalité, qualifiée de forte par ceux qui le connaissent bien, lui permettra difficilement de vaincre.  
Le premier handicap qui risque de plomber et de tétaniser le nouveau chef du gouvernement réside dans la mission première du capitaine d’équipe qu’il est. Il est chargé, en effet, de «faire réélire le Président Abdoulaye Wade». Tiens tiens, il a apparemment, à moins d’une autre ruse, décidé de se représenter en 2012, le Président Wade ! Une telle mission, paralysante, nous rappelle exactement celle d’un certain Mamadou Lamine Loum en 1998. Successeur de Habib Thiam à la Primature à la surprise générale, Loum, dont la compétence n’était contestée par personne, et il continue d’ailleurs d’être bien apprécié par bon nombre de ses compatriotes, avait aussi pour mission de «faire gagner» à la présidentielle qui allait avoir lieu dans deux ans (2000) le Président Abdou Diouf «dès le premier tour» et «avec 60% des voix». Excusez du peu ! Mamadou Lamine Loum était-il vraiment formaté pour «faire gagner» ? N’était-il pas, au vu de son profil, plutôt façonné pour «faire avancer» le Sénégal ? Tout simplement. Toujours est-il que la suite de l’histoire est connue de tous. Diouf fut battu avec pourtant un bilan économique pas des plus mauvais. N’est-ce pas lui, Diouf qui conseillait récemment à tous ces présidents africains qui s’accrochent au pouvoir de savoir partir même s’ils pensent avoir un bilan positif ? Un conseil de sage. Mais également, une autocritique de la part du successeur de Senghor qui s’est rendu compte, tardivement, qu’il avait, en 2000, postulé pour un mandat de trop, en tout cas impossible. Beaucoup d’observateurs, à l’image de ce qui est arrivé à son prédécesseur Diouf, il y a près d’une décennie, sont convaincus que Wade court le risque d’une candidature de trop s’il persiste, comme il en donne de plus en plus l’impression, dans sa volonté de briguer un troisième mandat en 2012. Au demeurant, des juristes, et pas des moindres, estiment que l’actuel chef de l’Etat, en se représentant une nouvelle fois, violerait et l’esprit et la lettre de notre Loi fondamentale quant au nombre de mandats auxquels le président de la République a normalement droit. A moins qu’il n’en fasse qu’à son «Moi fondamental», pour reprendre un célèbre confrère et chroniqueur de la place.  
Revenant à l’actuel Premier ministre Souleymane Ndène Ndiaye, nous disions que la mission à lui confiée rappelle étrangement celle de Mamadou Lamine Loum, chargé d’assurer alors à Abdou Diouf un nouveau «contrat de confiance» qui allait se révéler être celui qu’il ne signera jamais avec le peuple. Peut-être que le successeur de Cheikh Hadjibou Soumaré réussira là où Loum avait échoué : faire réélire son patron, mais le nouveau locataire du neuvième étage du Building administratif ne doit pas oublier que le «faire gagner» se transforme souvent en «faire perdre».  
Le deuxième handicap primatoral «ndiayène» (de Souleymane Ndéné) nous amène encore à faire un autre parallèle avec Mamadou Lamine Loum qui, lorsqu’il fut nommé Premier ministre en juillet 1998, était apparu, aux yeux de beaucoup d’analystes, comme étant un Premier ministre par défaut. Il était, en tout cas, perçu comme un vrai faux Premier ministre, tant planait sur lui l’ombre d’Ousmane Tanor Dieng que tout le monde attendait à la Primature. Logique de victoire du Ps dont il était la tête de liste aux Législatives de la même année. Tanor, en toute illogique politique, avait préféré rester à la Présidence de la République avec des pouvoirs très élastiques au poste de ministre d’Etat chargé des Services et Affaires présidentiels. Et on ne peut pas dire que ces analystes avaient tort.  
Aujourd’hui, c’est le même sentiment qui nous habite avec l’entrée dans le gouvernement de Karim Wade. Le fils du chef de l’Etat, qui va quitter la Présidence du conseil de surveillance de l’Anoci (qui sera enfin ! dissoute), occupera un ministère tellement «super» et même «hyper» et son statut de fils du chef (même s’il récuse ce terme) sera tellement pesant dans la balance gouvernementale que le déséquilibre pourrait être en défaveur du Premier ministre. Qui, on s’en souvient, s’est illustré, il y a quelques semaines, par des propos peu amènes à l’endroit de celui qui est devenu depuis hier (son) ministre. «Je ne serai jamais derrière ce garçon (Karim Wade)», jurait Ndéné Ndiaye. Parfois, on est tenté de croire, sans verser dans la tyrannie du soupçon, que le Président Wade et son bras droit Karim -la dernière audience accordée aux patrons de presse prouve à suffisance son degré de proximité et d’influence auprès de son père de président- ont poussé le cynisme jusqu’à nommer à la tête du gouvernement «celui qui a osé !» ; question de voir ce qu’il peut faire face à la machine à broyer les «fils d’emprunt». Simple hypothèse ! Reste à Souleymane Ndéné Ndiaye de montrer qu’il ne sera pas le premier des ministres à subir l’humiliation d’être aux ordres d’un de ses ministres. L’avenir nous édifiera.  
Mais déjà, nous faisons partie de ceux qui sont convaincus que l’entrée au gouvernement du fils du président de la République n’est pas une bonne chose. Ce n’est certainement pas la meilleure des choses, pour ne pas dire, c’est la pire qui pouvait arriver. Les résultats des élections locales du 22 mars militaient plus pour Karim Wade à prendre du recul, à se retirer progressivement de la scène (et pourquoi pas ?) qu’à donner cette impression qu’il est plus que jamais déterminé à forcer les portes du destin. Plus généralement, à part quelques têtes coupées pour contre-performance électorale et quelques têtes nouvelles, promues pour leur performance (la logique est loin d’être respectée, car des perdants ont été récompensés), le Président Abdoulaye Wade a plutôt maintenu, pour certains, ou (r)amené, pour d’autres, dans le gouvernement, des gens pour lesquels le pouvoir a justement perdu au profit de l’opposition de nombreuses collectivités locales, dont de grandes villes du pays. Il faudrait repasser si vous vous attendiez à des changements véritables même si l’arrivée de Karim Wade est un tournant non négligeable. C’est clair maintenant : ça passera ou ça cassera. Logique suicidaire !  
Le troisième et dernier handicap, la liste n’est pas exhaustive, pour le Premier ministre Ndiaye, tient au fait que sa nomination a été précédée, dans la journée, par l’adoption, en Conseil des ministres, du projet de loi portant création du poste de vice-président de la République. Femme ou homme, peu importe celle ou celui (sait-on jamais) qui va occuper le fauteuil, la vice-Présidence de la République consacrera, à coup sûr, un monstre institutionnel. Tellement monstre d’ailleurs que le chef de l’Etat, en homme politique rusé, cherchera à vendre à l’opinion la décision accidentellement calculée de supprimer le poste de Premier ministre. Bonjour à un régime présidentiel pur et dur ! Bonjour aussi à un ticket Karim-(?) pour la prochaine élection présidentielle au cas où le père renoncerait à se représenter ou démissionnerait avant la fin de son mandat en cours ! On a tout compris. Le fil prévu pour cette haute couture constitutionnelle est trop gros pour ne pas sauter aux yeux des plus myopes. Regardez le monstre qui pointe le bout du nez dans notre République : président de la République, vice-président de la République, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, président du Sénat (jusqu’à quand ?), et demain président du Conseil économique et social. Une cohabitation qu’on sait déjà impossible, mais on va y aller quand même pour justifier, dans un futur proche, une fort possible suppression de la Primature de l’ordonnancement institutionnel.  
C’est pourquoi, Me Souleymane Ndéné Ndiaye risque bien d’être, pour la deuxième fois de l’histoire politique sénégalaise, le Premier ministre qui va défendre la loi qui supprimerait sa propre fonction. A l’image de Moustapha Niasse, son aîné du Saloum, au lendemain des élections présidentielle et législatives de 1983. Le secrétaire général de l’Afp avait été Premier ministre d’Abdou Diouf pendant… moins d’un mois. Qui mieux qu’un avocat de la trempe de Maître Ndiaye pour plaider la cause ? Un scénario des plus probables.  
A moins que les oies du Capitole (ici le Palais présidentiel) ne cacardent si fort pour sauver… Roume (l’avenue Roume devenue Léopold Sédar Senghor) comme elles, ces oies, avait réussi, par leur cacardement, à sauver Rome.  
VICE-PRESIDENCE Wade corrige son texte et piste Amsatou Sow Sidibé 
 
Article Par NDIAGA NDIAYE ,  
Paru le Samedi 9 Mai 2009 
 
Des incohérences sont relevées dans le texte de loi instituant la vice-présidence de la République. C’est pour les corriger que le chef de l’Etat, Me Wade, a décidé de corriger sa copie. D’où le report du passage du texte devant la Commission des Lois.  
Le passage du projet de loi constitutionnelle n° 14/2009, instituant une vice-présidente, va subir des retouches dans son libellé, si l’on en croit des sources bien informées. Il s’agit, pour Me Wade, de revoir sa copie après qu’il a été noté nombres d’incohérences qui motiveraient son rejet par les Parlementaires. Ou qui rendrait tout simplement le texte anticonstitutionnel. Même si nos sources ne savent pas encore les modifications qui y seront apportées, elles renseignent que ces dernières sont de nature à parfaire le texte aussi bien dans son libellé que dans son contenu. D’ailleurs, c’est ce qui explique, d’après nos interlocuteurs, le renvoi du passage du projet de loi devant la Commission technique des Lois. Prévu dans un premier temps, le mardi, il est reporté jusqu’au jeudi, le temps de permettre aux députés de s’imprégner du nouveau texte qui sera disponible, au plus tard, mardi prochain.  
Par ailleurs, depuis que le débat sur la vice-présidence est agité, l’on scrute sous les cieux politiques pour voir descendre le nom de la «préférée» que le chef de l’Etat a promis aux femmes. Mais, l’on risque de se tromper d’horizon. Malgré toutes les audiences que Me Wade a accordées à la gent féminine politique dans le cadre de ses consultations, c’est la société civile qui risque d’être servi pour ouvrir l’ère de la vice-présidence. C’est ce qui ressort de différentes confidences faites par de proches collaborateurs du Président. Ces derniers soufflent le nom de Amsatou Sow Sidibé qui serait sur les tablettes de Me Wade.  
Cette piste dégagée par le chef de l’Etat s’expliquerait par sa volonté de «donner moins de couleur politique à la vice-présidence». Ce qui permettrait «d’éviter des tensions entre les deux premières personnalités de l’Etat». Même si l’on prête à la finalité de ce projet des objectifs politiques, il reste que le chef de l’Etat serait dans les dispositions de minorer les critiques et de cacher les dessous de sa volonté. C’est dans ce cadre que s’inscrit la piste de Mme Sidibé, dont le choix serait bien apprécié par les différents segments de la société. En effet, nos sources argumentent en brandissant son profil. Lequel profil, juge-t-on, «suscite beaucoup de respect et de considération». Ce professeur, agrégé de Droit de l’Université Cheikh Anta Diop, est la présidente de «Sos droit à l’Education». Elle s’est toujours illustrée par ses contributions et ses actions entreprises pour un meilleur système scolaire. D’ailleurs, sa médiation avait sauvé l’école d’une année blanche. A ce moment, elle a réussi à organiser une audience entre les syndicats et le chef de l’Etat, dont le fil du dialogue avait été rompu.  
Son engagement lui a valu, le mardi dernier, une distinction de la France, en recevant les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de l’Ambassadeur de la France au Sénégal, Jean Christophe Ruffin. Amsatou Sow Sidibé est aussi la directrice de l’Institut des droits de l’Homme et de la Paix. En tout cas, la mise en œuvre de ce projet est pour bientôt, car il passe en commission des lois le jeudi prochain. Après quoi, il sera inscrit aux travaux de la plénière prévue pour le vendredi 15 mai.  
BENNO SIGGIL SENEGAAL CONTRE LA GESTION DU CHEF DE L’ÉTAT «Abdoulaye Wade prouve qu’il est là pour la prédation» 
 
Article Par IBRAHIM SAANDI KEMBA,  
Paru le Vendredi 8 Mai 2009 
 
Réunis, hier, à Dakar, les leaders de la Coalition Benno Siggil Senegaal ont vertement critiqué la gestion du Président Wade. Pour eux, ce dernier poursuit ses «manœuvres» qui n’ont d’autres finalités que de dilapider les deniers du pays.  
La gestion des institutions au Sénégal était au centre des discussions, hier, lors de la conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal. Au sortir de la rencontre tenue chez Amath Dansokho, le porte-parole du jour, Madior Diouf, a dénoncé les «manœuvres» du Président Abdoulaye Wade qui «continue à dilapider les deniers publics en passant par les institutions». Madior Diouf ajoute que Me Wade est «venu pour la prédation et il l’a prouvé». De l’avis des leaders de Benno Siggil, le chef de l’Etat ne se soucie pas des critiques qu’on lui a faites sur sa manière de dépenser l’argent du pays. «Il fait fi de la voix du peuple. Il aggrave considérablement le train de vie de l’Etat en créant des institutions. Il poursuit son rêve de choisir son successeur et de l’installer», a déploré Madio Diouf. Il s’est arrêté sur la création en cours de la vice-présidence pour noter que «c’est un peu bizarre» que le poste soit prévu pour une femme dont la position hiérarchique viendrait après le Premier ministre. Pour M. Diouf, Abdoulaye Wade s’amuse avec les institutions ainsi qu’il le fait avec les deniers de l’Etat.  
Les leaders de Benno Siggil tiennent à faire comprendre au président de la République que ce ne sont pas les tripatouillages de la Constitution qui vont aboutir à régler les problèmes du pays au moment où «Wade, lui-même, a des difficultés pour trouver 200 milliards pour régler le problème de la Sonatel». En outre, ils souhaitent que le bilan de la gestion d’Air Sénégal international (Asi) soit fait et que l’on réussisse à maintenir les emplois.  
 
 
 
CONTRIBUTION LEÇONS DE MARS 
 
Article Par Cheikh Oumar SY, cofsy@hotmail.com,  
Paru le Jeudi 23 Avr 2009 
 
Je me réjouis encore une fois, de la décision prise en 2007 par la direction du parti AFP, de se présenter « sans conditions » aux élections locales de mai 2008. Lesquelles élections ont été reportées au 22 mars dernier. Bien que rien n’ait changé depuis juin 2007, il était néanmoins nécessaire de « capitaliser la réponse positive des populations sénégalaises », suite à l’appel de l’opposition dite significative pour un boycott des élections législatives passées. Ce boycott fut une décision politique majeure et à la fois très risquée. Aujourd’hui, il faudra, de manière plus globale, combiner cette percée des coalitions opposées au pouvoir, avec la mise en œuvre des résultats des Assises Nationales.  
Le Sénégalais s’est suffisamment sacrifié. Ce sont les blessures créées par toutes ces années d’ajustement, de dévaluation, d’inflation, de récession qui ont rendu possible l’alternance en 2000. Et il fallait, accompagner une société en pleine mutation pour trouver des ressources internes qui lui permettent d’anticiper sur certains événements nationaux et internationaux et d’asseoir la bonne gouvernance. C’était la leçon principale du scrutin du 19 mars 2000. C’est également celle enseignée par les électeurs le 22 mars 2009. En réalité, le 19 mars 2000 fût pour beaucoup de nos compatriotes, un début de prise de conscience citoyenne jamais atteinte dans ce pays. Malheureusement, comme le rappelle souvent le très pertinent Coordinateur du Forum Civil, Monsieur Mouhamadou Mbodj : « au Sénégal, la démocratie a précédé la citoyenneté ». Un Sénégal qui vote depuis le 19ème siècle, dit-on ! C’est d’autant plus vrai que les modes de dévolution du pouvoir, connus à la suite des indépendances, n’ont jamais été discutés dans ce pays. Une bonne frange de la population, ne sait toujours pas à quoi sert une assemblée nationale, un gouvernement, une institution judiciaire, une équipe municipale. C'est-à-dire, les missions, les objectifs et le mode de fonctionnement de ces institutions républicaines ne sont pas perçus de la même manière par les différentes couches de la population Sénégalaise. Par exemple, la perception des « masses populaires », pour qualifier la bonne gouvernance inscrite dans la constitution, n’a pas la même valeur que celle généralement admise chez les « élites dites intellectuelles ». Ainsi, il était question, ce soir du 19 mars 2000, d’orienter le peuple vers plus de lisibilité sur la manière de gérer la chose publique. Une gestion, avec « au minimum…le contrôle démocratique de la production, des échanges et des autres dimensions de l’existence humaine. » Je sais, les « arrivants » n’avaient pas la possibilité de transformer le Sénégal « overnight », parce que le mal était trop profond. Mais l’alternance n’est pas née sur un terrain vierge.  
Déjà, le Premier Ministre Mamadou Lamine LOUM, déclarait dans son livre «Le Sénégal au 1er Avril 2000 », que le réceptacle qui a accueilli ce nouveau né, reposait sur cinq grands piliers « un Etat…un Etat de Droit…une Démocratie Majeure…Une Nation Consolidée…un Pays devenu membre éminent de la Communauté Internationale » ; au moment où au plan économique, « tous les clignotants sont au vert ». Et ce que j’aurais souhaité pour le nouveau régime, ce serait de définir assez clairement la direction que nous devrions prendre pour consolider tous ces acquis. Et ceci a terriblement fait défaut.  
D’où l’importance de réfléchir sur la gestion « de l’après 22 mars », qui présente, à mon avis, deux enjeux essentiels.  
D’abord, il faut, poser le débat sur une meilleure répartition des ressources. Alain Minc, philosophe français, parle de « rêve égalitaire ». Mais, imaginez-vous un pays où l’« on » soutient, dans certains milieux, que 60% au moins du budget de l’Etat est exécuté par attribution clientéliste, il n’est pas possible de parler de rêve égalitaire. Alors que dans le même temps, personne ne s’offusque qu’un cultivateur gagne moins de 150.000 FCFA par an. Alors, il faut remonter le temps, jusqu’au matin du 20 mars 2000, pour se procurer les outils nécessaires à la réduction des inégalités de revenus.  
Car au moment de l’alternance, le Sénégal s’est doté de programmes décennaux dans les secteurs essentiels de son économie, pour asseoir un standard de développement à travers tout le pays. Et aucun de ces actes posés par le précédent régime n’a été remis en cause depuis 2000. Ils sont certes « améliorés ». Et si la redéfinition d’un nouveau cycle d’investissement de dix ans n’est pas instruite avec pertinence, il sera difficile pour l’opposition de proposer une solution alternative susceptible de prendre en charge les préoccupations majeures des Sénégalais. Une vision commune à tous les membres de notre petite nation doit être partagée sans délai. Et c’est possible avec l’application de la conclusion des Assises Nationales.  
Ensuite, le deuxième enjeu de ces élections est de sensibiliser les populations sur l’utilisation abusive des fonds publics. Aujourd’hui, peu de Sénégalais sont réellement conscients du fait que près de 80 % du budget de l’Etat provient des ressources fiscales ? C’est pour cela que nos concitoyens (y compris la représentation parlementaire) ne sont pas du tout concernés par les choix d’investissements. Cependant « tout pouvoir qui prétend développer le Sénégal à partir de moyens propres, devra bien mener une juste politique de rigueur, qui tourne le dos au laxisme électoraliste des consommations et dépenses superflues » nous prévenait déjà en 1984, Pathé Diagne. Nous devons bien sûr beaucoup investir. Et ces investissements doivent nous coûter quelque chose dans notre chair et dans notre âme. Ce n’est pas gênant, même si cela doit aussi avoir une répercussion sur l’augmentation du coût de la vie. Mais la gestion de la chose publique a une valeur sacrée. On doit lui accorder la même valeur affective et émotionnelle que la Prière ou le Jeûne. C’est en tout cas, l'une des valeurs fondamentales de la culture islamique pratiquée par le Compagnon du Prophète Oumar Ibn Khattab lors de la création durant son khalifat, du Trésor Public (Bayti Maal). Lorsque les Sahabas ont envoyé sa fille Hafça, qu'ALLAH (SWT) l'agrée, pour lui proposer l’augmentation de son salaire, il lui répondit ceci : « le Messager d'Allah (Seydina Mouhamed PSL) a estimé les choses. Il a dépensé le surplus comme il convenait et s'est contenté du strict nécessaire. Moi aussi j'ai estimé les choses et, par ALLAH (SWT), je vais dépenser le surplus comme il convient et je vais me contenter du strict nécessaire. » C’est dommage, qu’aujourd’hui quand quelqu’un parle de « Allalou Bayti Maal » ou « Allalou Bour », c’est pour désigner un bien qui n’appartient à personne, que l’on peut même détruire, en toute impunité. Ainsi, au niveau de toutes les municipalités, les populations doivent au moins participer aux séances de délibération budgétaire, pour juger, en tant que citoyen, de l’utilisation des fonds de l’Etat, dans leur localité. C’est un premier pas vers une conscientisation plus globale sur les finances publiques et si nous voulons éviter qu’il y ait des discussions autour de marque de véhicule au sein de nos institutions républicaines. Le Président Abdou Diouf, avertissait, parait-il, les militants du Mouvement des Elèves et Etudiants Socialistes (MEES) : « Méfiez vous des adultes. Ils ont des contraintes et des besoins. » Et c’est là où gît le problème de tous les hommes politiques sénégalais. Nous n’avons jamais compris la facilité avec laquelle tout s’accepte dans ce pays. Et comme le décrivait un grand érudit bien connu de chez nous : « Khellou wolof souf sou nangou la loo thi dieumbeut mou naat » « le cerveau du wolof est un terrain fertile à toutes les formes de culture. » Cette assertion semblait se vérifier tous les jours, les citoyens s’accommodant d’une chanson qui voudrait qu’on ne doive jamais faire tanguer la « Pirogue Sénégal » (Bagna Wengal gal gui) et le peuple voguant sur un long fleuve tranquille. Avec l’issue de ces « locales » les douze millions de Sénégalais semblent se rappeler : 1) Que la république est sacrée. 2) Que les règles qui régissent son fonctionnement sont du domaine du dogme (Tawhid). 3) Que le comportement de ses membres doit être considéré comme une prière. La vieille garde remplacée, à la tête des collectivités locales l’apprend tardivement, à ses dépens. Et le renouvellement de la classe politique sénégalaise est amorcé de manière irréversible.  
Pour terminer, je rappelle que je n’avais pas voté en 2000 pour les mêmes raisons qui ont poussé l’opposition sénégalaise à boycotter les élections législatives de juin 2007. Je n’avais pas confiance au processus électoral. J’avais tort ! Par contre, je ressentais à l’époque, sans aucune certitude, que le « Siroul Khilafati » (le Feu Sacré qui entretient le souffle spirituel de tout pouvoir) avait déjà pris congé du régime de Diouf depuis 1993. 2012 est proche ! C’est vrai ! Il va falloir, d’emblée méditer sur cette belle réflexion émise par un de mes ainés « Cheikh-Antiste » : « le Sénégal a connu trois faux-départs dans son histoire récente : l’Indépendance en 1960, la Transition en 1980, l’Alternance en 2000. » Plut à ALLAH (SWT) que nous n’en connaissions pas un quatrième !!!  
SENEWEB.COM : 
Honneur aux voyous Souleymane Jules Diop Jeudi 7 Mai 2009 « On imagine mal la somme de catastrophes que chacun peut supporter dans l’indifférence, pour peu qu’elles s’abattent sur autrui »Georges ELGOZY Du président de la République, nous n’attendions plus qu’il fasse des miracles. Mais nous étions en droit d’espérer qu’il assure le minimum, la fonction présidentielle, qui exige un peu de tenue. Le limogeage-reconduction de certains ministres, le retour de certains ministres-conseillers sont malheureusement la preuve qu’Abdoulaye Wade n’est pas prêt à s’abandonner à sa fonction. Son Premier ministre forme son gouvernement, il s’emploie à le corriger publiquement. Les membres du gouvernement sont nommés, il les reçoit à la présidence de la République pour leur apprendre les rudiments d’un métier qu’il ne connait même pas. La principale caractéristique de cet esprit indigent, c’est qu’il n’est pas capable de s’élever au-dessus de l’anecdotique. Il est toujours le seul qui monte la charge, le seul qui la descend, assuré que tous ceux qui ne sont pas capables de comprendre son génie réformateur sont des minables. En dépit de tous les signaux de désapprobation, il pense toujours qu’il est le seul à avoir raison. Quand il se découvre en contradiction avec lui-même, il ne se dédit pas. Il change d’avis. Dieu se peut-il jamais dédire ?Mais l’exercice du pouvoir personnel, s’il s’est révélé catastrophique ces dernières années, n’est pas le plus grave problème que pose la présidence d’Abdoulaye Wade. Ailleurs, comme en Tunisie, des autocrates ont mis en place des politiques économiques cohérentes qui ont permis à leurs peuples de s’arracher de la misère. Ce que la réalité du pouvoir de Wade nous révèle ces dernières années est encore plus affreux. Le chef de l’Etat partage sa souveraineté -et donc le pouvoir qu’il a sur nous tous- avec les bandits qui l’entourent, chacun monnayant aux prix fort le bout de secret qu’il tient dans son armoirie. Il fait honneur aux voyous au mépris de son peuple. Ousmane Ngom profère des menaces, le voilà rétabli dans ses fonctions. L’épouse d’Abdoulaye Faye refuse dans les médias le « sacrifice » de son mari et voilà l’ancien ministre d’Etat reconduit dans sa digne fonction. Le plus désarmant c’est que l’ayant compris, Aminata Lô, cette gonzesse sortie des limbes du Sopi, fait des siennes depuis quelques jours, parce qu’elle saurait « des choses sensibles ». Même Bacar Dia, que l’on croyait parti pour toujours, exige son ministère des Sports. Jusque dans son premier cercle des thuriféraires, tout le monde se demande si l’octogénaire qui s’était battu le 27 février 2007 pour gouverner gouverne toujours. Ou alors, chose encore plus terrifiante, sa bande de mafieux a constaté d’elle-même la vacance du pouvoir et s’en est emparée. Il reste qu’à chaque fois qu’il lui a fallu choisir entre sa compassion pour les Sénégalais qui souffrent et sa compromission avec les tenants de ses intimes secrets, Abdoulaye Wade a préféré se rabibocher avec les délinquants. La satisfaction d’Abdoulaye Faye, Cheikh Tidiane Sy, Samuel Sarr et Ousmane Ngom passe avant les problèmes des sénégalais.Il était un homme de l’avenir, il a incarné le passé. Il est devenu un homme du passé et son avenir l’obsède. Voilà Abdoulaye Wade tout craché. Tout son art se résume à vouloir laisser la place à ceux qui, demain, pourront le mieux garder le secret sur ses crimes abominables. Il veut obtenir le silence pour son futur cadavre. Mais de là à faire la promotion de la lâcheté comme il vient de le faire avec la nomination de Sitor Ndour comme porte-parole, quel roulé monumental ! Le chef de l’Etat avait entrepris la même manœuvre quand il a voulu liquider Idrissa Seck, jusqu’à nommer un inconnu sans instruction au poste de président de Conseil d’administration. L’on connait le résultat tant attendu. Il fera la même chose puisqu’après Sitor Ndour, Me Alioune Badara Cissé est sa nouvelle cible. Il n’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas fait le vide total autour de Macky Sall, quel qu’en soit le prix… gouvernemental. S’il se livre à ce tâtonnement sans fin, c’est que pour une fois, Adjibou Soumaré a refusé de lui laisser l’initiative. L’ancien Premier ministre a refusé d’attendre jusqu’à la nomination d’un vice-président en s’entendant traiter tous les jours de « poisseux ». Il a forcé Abdoulaye Wade à le remercier, quitte à « remanier » tous les jours, jusqu’à la disparition finale de l’actuel Premier ministre. Quand on lui enlève les quelques signes de caprice liés à l’âge, ce gouvernement de carnaval se résume au sacre de Karim Wade. Ce n’est pas un ministère que son père vient de lui octroyer, c’est un magistère. La nomination se fête sur un ton jovial. Excusez-moi mais à voir Karim Wade savourer goulument son combat de lutte, j’ai du mal à croire que c’est l’homme qui a perdu son épouse il y a moins d’un mois et pour qui toute la République s’était mobilisée. Il porte bien son deuil, il faut dire ! A lui tout seul, le fils d’Abdoulaye Wade a désormais un contrôle sur le ciel et sur la terre, et sur tout ce qui y vit. On se demande comment, après avoir attribué autant de départements à son fils, il en reste encore à distribuer. Mais le pouvoir du Zeus de Kébémer est sans limite. Il s’étend aux bassins de rétention, aux lacs, aux océans et sans doute aux canaux à ciel ouvert.Il y a sans doute, à côté de ce lourd passif, quelques motifs de satisfaction. Le savant bâtisseur nous a gratifiés de quelques réalisations qui, selon ses dires, survivront à la postérité. Mais la réalisation d’une unité électrique de sept milliards ne nous fait pas oublier que depuis 2001, les Sénégalais ont payé plus de 600 milliards de francs Cfa d’impôts supplémentaires par an sans en connaître la destination. Tout un chacun s’en va, répétant que le président de la République a droit à l’erreur. Oui, mais on ne peut pas habiter dans l’erreur et mourir dans l’erreur. Les bailleurs de fonds ont demandé la dissolution des agences nationales, son esprit industrieux les transforme en ministères. L’Anoci devient ministère de la Coopération internationale, des infrastructures, des Transports aériens et de l’aménagement du territoire. Le Festival mondial des arts nègres se retrouve ainsi érigé au rang de département ministériel, comme l’ont déjà été la Case des touts petits, les Bassins de rétention et les Lacs. Ils lui disent que le Sénat n’a pas sa raison d’être et qu’il devrait disparaître, il le transforme en Conseil économique et social.Dans les prochains jours, les députés seront à nouveau convoqués en procédure d’urgence pour voter la loi instituant la vice-présidence. C’est pour faire passer cette loi nauséabonde qu’Abdoulaye Wade appelle tous les Sénégalais à « l’unité ». Après la gifle reçue le 22 mars dernier, même la dernière des crevures se serait abstenue d’une telle récidive. Mais c’est sans compter avec Abdoulaye Wade. Car ce qui frappe chez cet homme, ce n’est pas l’absence de tout sens de l’honneur. C’est l’absence de tout sens du ridicule. SJD  
Auteur: Souleymane Jules Diop  
En tout cas comme le dit l'adage wolof "liiy raam ci gnak ba la dieum"!Il faut que l'Etat Sénégalais se ressaisisse vite!! Car cette situation est symptomatique d'un Etat en déliquescence!! Nos Frontières ne sont plus sûres, les routes nationales sont le théâtre de drames dûs aux coupeurs de route ; dans les cités les crimes odieux et crapuleux (voire même mystiques) sont devenus courants!! 
 
Il ne se passe pas un jour qu'un crime n'ait été commis et que le grand banditisme ne soit à l'affiche! Maintenant nous assistons de plus en plus à des attaques en règles contre notre armée, qui avant était la terreur des bandes armées! Pourquoi, tout simplement parce que les soubresauts de notre République ont des répercussions jusqu'au niveau de la gestion de l'intégrité de notre territoire!! 
 
Notre armée, sous équipée, souvent démotivée par des histoires de prime, et de promotion, subies ces attaques en règles par des bandes de rebelles ( ???) ou plutôt de mercenaires, véritables gangrène qui font leur nid dans les pays instables et sans grande fermeté en matière de défense nationale ! 
 
Notre armée est professionnelle, guerrière, combative, expérimentée, mais sous équipée, par rapport au développement rapide des moyens de combats et des armes conventionnelles. Cette cure d’amaigrissement de ses moyens d’intervention est malheureusement au profit d’une gabegie sans précédent, et d’un train de vie hyper dispendieux de l’Etat pour des dépenses non prioritaires ou d’apparat ! Les priorités sont reléguées au second plan, loin derrière les guéguerres politico-mafieuses, d’une bande insouciante et vorace !! 
 
Notre diplomatie exécrable est entachée de bourdes monumentales indignes d’une République bananière, à l’image des erreurs d’appréciation en Guinée Conakry, d’interventions intempestives dans les sphères du pouvoir à Bissau, de heurts avec le chef de l’Etat Ivoirien, d’attitude condescendante avec le Mali, et d’ingérence dans les heurts internes en Mauritanie !! 
 
Maître avec la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, a même mis du sable dans la machine d’échange d’informations sensibles d’avec les services secrets Français à cause de sa politique diplomatique calamiteuse d’avec l’hexagone. Certes nous sommes indépendant, mais que nous le voulions ou non, nous avons besoin de l’expertise pointue en matière de contre espionnage, d’infiltration, et de Renseignements militaire domaine dans lequel la France a une grande avance sur nous. 
 
En tout cas la loi des séries (putch à Conakry, putch en Mauritanie, assassinat à Bissau) doit faire réfléchir nos dirigeants à plus de rigueur dans la gestion de ce conflit Casamançais, qui depuis longtemps a quitté le maquis pour devenir un fond de commerce de brigands politiques, véritables maîtres chanteurs, qui soufflent le chaud et le froid dans la zone Sud à chaque fois que leurs intérêts sont menacés et chaque fois que les valises convoyées secrètement tardent à venir… 
 
Cette chienlit est un terreau fertile à un développement du grand banditisme international, et à la venue massive de mercenaires de la sous région qui vendent leurs bras armés aux plus offrants. Ces mercenaires le plus souvent anglophones sans foi ni lois, rompus aux métiers de la guérilla en brousse, aux attaques furtives et lâches, même sur des cibles civiles sont aux portes du pays !!! Et si nous n’y prenons garde, ils pourraient prendre rapidement goût à ces petites razzia qui leur apporte vivre, argent, matériels dérobés et femmes à violer !!! 
 
Cette violence aveugle, sauvage, sans discernement est loin d’être le fait d’une rébellion depuis longtemps contenue et qui tend pour ses branches les plus représentatives à se politiser pour entrer dans le civil et se faire reconnaître en tant que mouvement politique. 
 
Ainsi la piste de la déstabilisation par des attaques de mercenaires, de brigands et autres coupeurs de route doit être suivie ! Le Sénégal ne s’est pas fait que des amis avec la politique désastreuse de notre gouvernement en matière de communication diplomatique ! Il est encore temps de prendre le taureau par les cornes et de donner beaucoup plus de moyens à ses vaillants soldats, qui au péril de leur vie, défendent notre pays dans tous les fronts auxquels ils se sont engagés !! 
 
« On nous tue, mais on ne nous déshonore pas !! »  
gorguirewmi@live.fr 
 
 
24hchrono : Mardi 12 Mai 2009 
En route vers le sommet de l’Etat : Les hommes de Karim Wade  
En coulisses Karim Meïssa Wade (KMW,* 38 ans), fils du Président Abdoulaye Wade,et depuis peu ministre d’Etat, n’est que la tête d’affiche d’un vaste mouvement à la manoeuvre depuis quelques temps : La Génération du concret (GC).On les retrouve au gouvernement, à des postes-clés au palais, ou bien, recasés à l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique (Anoci). Quant à la GC, elle sert d’embryon politique, de pépinière. 
Avant la défaite électorale du 22 mars, l’ascension politique de Karim Wade semblait réglée comme du papier à musique et était orchestrée par une équipe dont les principales figures sont connues de tous les Sénégalais. Toutefois, qu’ils soient ministres, dirigeant d’entreprises publiques ou personnalités de la société civile tentant d’intégrer cette caravane en route vers le sommet, très peu font partie du premier cercle, très restreint.Abdoulaye Baldé semble avoir pris une avance décisive sur ses concurrents. Commissaire de police de formation, docteur en finances publiques, diplômé de l’ENA de Paris, ce quadragénaire est, depuis mai 2001, secrétaire général à la présidence de la République. Baldé occupe une ; autre place stratégique : directeur exécutif de l’Anoci dotée d’un budget de 143 milliards de F.CFA, selon Baldé, mais de plusieurs centaines de milliards de F.CFA soutiennent les adversaires de la GC qui réclament un audit public. Face à la déroute des principaux leaders du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) au cours des municipales du 22 mars, le technocrate Baldé, qui a terrassé l’ancien socialiste Robert Sagna, maire de Ziguinchor depuis 26 ans, fait une entrée remarquée dans l’arène politique.L’autre homme de confiance du nouveau ministre et principal rival de Baldé était jusqu’au 22 mars, Hassane Bâ. Conseiller spécial du Président de la République, il disputait à Baldé la place de n°2 de la GC. Mais il a été battu dans sa tentative de conquête de la mairie de Boyinnadji. L’avenir s’annonce difficile pour lui. D’autant plus que dans ses nouvelles taches ministérielles, Karim Wade semble vouloir s’appuyer davantage sur la compétence que sur l’amitié.Abdoulaye Racine Kane, son nouveau directeur de cabinet a fait carrière dans les plus hautes sphères de l’Etat, notamment au ministère de l’économie où, pendant plus d’une décennie, il a été conseiller technique. Il fut aussi le coordonnateur du Fonds européen de développement (Fed) au Sénégal, de 1987 à 2000. Avec la création de l’Anoci, Karim en fait un de ses hommes de confiance avec comme titre, coordonnateur délégué.Boubacar Camara, choisi comme secrétaire général du super-ministre Karim Wade, est quant à lui inspecteur général d’Etat, docteur en droit, expert maritime et ancien directeur général des douanes. Il fut, en 2008, candidat mal-heureux au poste de directeur général de l’Organisation mondiale de la douane.Deux anciens journalistes font partie de ce cercle. Madior Sylla, ex- fondé de pouvoirs au service communication de la BCEAO, passé directeur de communication de l’Anoci. Il est respecté et en impose par sa sérénité et sa courtoisie à toutes épreuves. Cheikh Diallo, 36 ans, ancien journaliste politique au quotidien Le Soleil, directeur des relations-presse du candidat Abdoulaye Wade lors de la présidentielle de 2007, conseiller en communication de Karim Wade. Diplômé en sciences politiques, il manie bien le verbe. Homme de slogans et de formules, il répond coup pour coup à toutes les attaques dont Karim Wade fait l’objet dans les médias. On le présente comme le concepteur de la GC. Pendant 9 ans, Karim Wade s'est constitué un réseau d’expertise, d’amitié et d’influence. On lui prête de faire et de défaire des ministres. En tout cas, beaucoup, et non des moindres, se réclament de lui; qu’il s’agisse du gouvernement de l’avant ou après 22 mars. Awa Ndiaye, un temps pressentie à la vice présidence, Amadou Tidiane Wone, Innocence Ntap, etc.En outre, le carnet d’adresse international de Karim Wade est des plus fourni. Nombre de chefs d’Etat du continent ne peuvent prétendre à de telles entrées aussi bien dans les milieux d’affaires que dans les chancelleries. En Afrique, d’abord, Karim Wade est ami avec des fils de chefs d’Etats. Denis-Christel Sassou Nguesso, Pascaline Bongo Ondimba et son frère Ali, notamment. Des relations facilitées par l’entregent de Robert Bourgi « Bibo », de la dynastie éponyme, spécialisée dans les tractations inter-palais en Françafrique. C’est Robert, la star de la famille. Il est plutôt déployé du côté du doyen Bongo et fait la navette entre Libreville et l’Elysée. KMW y a aussi ses entrées et y a même déjà été reçu par le président Nicolas Sarkozy en personne, qui aurait dit de lui qu’il incarne à merveille des futurs leaders de l’Afrique. Et sa relation avec Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée ne cesse de s’étoffer. Ami aussi de Richard Attias. Proche de Mohamed VI et très introduit dans les monarchies du Golfe grâce aux activités de l’Anoci, Karim Wade a bien besoin d’un jet privé s’il veut garder tous ses amis disséminés aux quatre coins du monde. Les faits parlent d’eux-mêmes. En utilisant son pouvoir discrétionnaire de nomination pour faire de KMW le nouveau «ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures», le président sénégalais apparaît du même-coup comme le metteur en scène et le scénariste du feuilleton qui agite le Sénégal. Et si les Sénégalais n’en veulent pas comme président, ils peuvent en faire un super VRP. Tout ça valait bien un ministère du ciel et de la terre. 
Auteur: Source : Le Confidentiel africa  
Sen24heures.com : Mardi 12 Mai 2009 
Création d’un poste de vice-présidence : le libéral Me Doudou Ndoye opposé au projet de Wade  
Me Doudou Ndoye, membre du parti démocratique sénégalais est opposé au projet d’un vice-président nommé. Il propose qu’il soit élu sur un ticket en 2012. Et cela, c’est à l’Assemblée de le soumettre aux sénégalais. 
Les oppositions contre le projet de mise en place d’une vice-présidence se multiplient. C’est dans le camp présidentiel qu’elles se manifestent maintenant. Me Doudou Ndoye, avocat et ex-secrétaire général de l’Upr qui a fusionné avec le Pds clame son hostilité au projet tel que proposé par le Chef de l’Etat. "Je pense que ce projet de vice-présidence devait être proposé à l’Assemblée nationale pour que le vice-président soit élu sur un ticket en 2012 lors de la prochaine présidentielle. Je suis fondamentalement opposé par le projet de nomination d’un vice-président" déclare-t-il sur la RFM (radio privée). 
De plus en plus des voix s’élèvent contre la création d’un poste de vice-présidence. Surtout dans l’opposition qui soupçonnent le Président Abdoulaye Wade de vouloir se faire succéder par son fils Karim Wade. Pour eux, après la cuisante défaite de Karim Wade aux élections locales du 22 mars dernier, le Chef de l’Etat veut passer par la voie institutionnelle pour préparer son fils pour le sommet de l’Etat. En le nommant puissant ministre d’Etat, ministre de la coopération internationale, des Infrastructures, des transports aériens et de l’aménagement du territoire. 
La société civile dénonce le projet de loi et estime que c’est une instrumentalisation des femmes. "Ce n’est pas une question de femme, mais le pays n’a pas besoin d’une vice-présidence, les priorités sont ailleurs. Les femmes qui s’empressent pour prendre ce poste, ne gèrent que leurs propres intérêts." déclare-t-elle sur la RFM. 
Des sources du palais, et selon Sud quotidien, des gens travailleraient l’oreille du Président Abdoulaye Wade pour lui dire d’abandonner le projet de la vice-présidence. 
Selon nos informations, le Chef de l’Etat pourrait demander à certains députés de voter contre le projet qui doit être discuté en plénière vendredi prochain à l’hémicycle. Une manière de sorte la tête haute et de se justifier face aux femmes à qui il avait promis le poste de vice-présidence. 
www.sen24heures.com 
L'Office : Mardi 12 Mai 2009 
Projet de « Révolution Verte » : Quand les paysans recouvrent leur dignité…  
Remettre les paysans au cœur des décisions prises pour eux, c’est l’ambition déclarée du projet présidentiel de « Révolution Verte ». Rendue publique à l’issue du dernier conseil des ministres. Cette Initiative du président de la République vise à restaurer la dignité du monde agricole et rural à travers la suppression des subventions et des intermédiaires. En clair, Me Wade veut que nos braves producteurs prennent en main leurs destinées, en passant du statut d’éternels assistés à celui d’agriculteurs. Cette initiative a suscité une forte adhésion de la part des agriculteurs, notamment ceux de la vallée.Ils l’ont toujours réclamé. Voilà que maintenant le chef de l’Etat, certainement instruit par les succès mitigés des politiques de subventions tous azimuts, dont le coût se calcule par centaines de milliards depuis 2000, accède à leur vœu. En effet, les paysans tiennent là un outil d’autonomisation, si l’on en juge par les axes structurant le Projet. En lançant la « Révolution Verte » dont les contours recoupent à maints égards des préoccupations du monde rural souvent ressassées, et jusque dans les méandres de la loi agro-sylvopastorale (LOASP), le Président de la République, Me Abdoulaye Wade, entend redonner aux paysans la plénitude de leurs moyens et actions. «Une révolution » venue à son heure, et saluée par les producteurs de la vallée. Ndiawar Yade, la cinquantaine passée, n’a pas manqué de dégager un ouf de soulagement, « on vient d’être libérés avec cette pensée de Wade, et nous osons croire qu’avec cette nouvelle politique agricole, la relance est assurée ». En effet, cette partie Nord du Sénégal est considérée comme la future Californie du pays, et depuis l’avènement de l’alternance, l’Etat n’a cessé d’y injecter des fonds, mais aussi, du matériel agricole. C’est dans ce cadre que la ligne dite indienne a été initiée par les tenants du pouvoir par le biais du TSE (Tracto Service Equipement) qui a permis de renouveler le parc motorisé assez vétuste des paysans. Avec des tracteurs et autres moissonneuses batteuses, motopompes, le rendement agricole a été considérablement boosté.Ainsi donc, par le biais d’un bras économique en l’occurrence la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (Goana) et d’un autre, celui-là financier, qui sera la Banque Verte, les producteurs organisés seront maîtres de leurs destinées. Finie donc la période des « parasites » et autres Intermédiaires, en amont et aval des filières agricoles. Un beau monde qui s’est jusqu’ici « sucré » sur le dos des bénéficiaires, à la faveur du système de subvention. Celles-ci, qui se chiffrent par campagne moyenne autour de 70 milliards depuis accession de Me Wade au pouvoir, n’ont jamais eu l’impact ou l’effet escompté, du fait de pratiques peu orthodoxes, reléguant les ayant droits en arrière plan. Somme toute, il s’agit aujourd’hui pour le Gouvernement, de faire d’une pierre deux coups, en réglant le problème du financement des activités agricoles et rurales (mécanisme absent de la LOASP) et aider les paysans à faire le saut qualitatif vers le statut de professionnels de l’agriculture. Un challenge largement à la portée des acteurs à la base dont la maîtrise technique ne fait pas l’ombre d’un doute. Il revient dès lors au Gouvernement d’accompagner cette mutation et au mouvement associatif paysan de « muscler » ses membres pour traduire en actes concrets la vision du président de la République. 
Auteur: ALASSANE SYLLA  
Politique usuraire Amadou Gueye NGOM Lundi 11 Mai 2009La politique, c’est comme le feu ; ça mijote des soupes mais brûle les maladroits. Ces derniers, quelle que soit la sévérité des brûlures d’antan, y reviennent toujours, dissimulant leurs pansements ou cicatrices. A croire que c’est seulement auprès d’un foyer où leur insignifiance trouve pitance, raison d’être et honorabilité.De cette fournaise politique se dégage une fumée si épaisse qu’il est quasiment impossible de savoir qui est avec qui. Les alliances se font et se défont au gré des intérêts…Les ennemis d’hier se donnent l’accolade, poignard en poche. Le drame est qu’aucun de ces marmitons s’agitant autour du feu ne détient la moindre recette pour améliorer le quotidien des Sénégalais.La politique a cette particularité étrange d’élever les grands esprits et d’exalter les médiocres. A la question de savoir ce qu’il faut pour être un bon politicien, la réponse tombe toute simple : beaucoup de bagout et une bonne dose de cynisme. D’où l’expression « daf may politik » encore employée au sujet de quelqu’un dont on redoute les coups tordus.J.F. Kennedy était doué en ce qu’on appelait «la politique des deux fers au feu » qui lui permettait, par exemple, de faire des "avances diplomatiques" à Castro et planifier son renversement. C’est l’exercice quotidien de notre Gorgui national de toujours avoir deux situations ou individus antagonistes sur le gril. Il utilise alliés et opposants pour atteindre le même objectif : les séduire pour les détruire, à leur insu.La politique s’adonne également à l’usure lorsque l’Etat agit comme un marchand de vivres sans scrupules, en période de pénurie. L’affamé accepte la pratique imposée, le vertueux proteste, les rabatteurs se réjouissent. Comparaison pour comparaison, l’offre à n’importe quelle condition des céréales du boutiquier est la même que celle d’un ministère des égouts. C’est dire que dans cet univers sans grande foi, la pratique de l’usure n’ébrèche pas les consciences et son taux s’ajuste à la tête du client.Comme par hasard, usure signifie également ce qui s’use par le temps. L’usure est fatale en tout sauf en politique made in Senegal. Là, contrairement à l’ancienne Pub de Pile Wonder, « le politicien ne s’use que si l’on ne s’en sert pas » ; tant il est vrai que dans un atelier en voie de modernisation, seuls les vieux outils rassurent le vieux patron. Il sait toujours comment les utiliser. L’image même de ce train gouvernemental dont le vieux chef de gare a toujours recours aux vieux cheminots. Parce que chez ces gens làÇa n’ démissionne pas MonsieurNon, ça n ‘ s’en va pasÇa crève de ne pas s’en aller !  
Auteur: Amadou Gueye Ngom  
Revoir ces critères… Amadou Gueye NGOM Lundi 4 Mai 2009Mon intention est bien d’aller d’une idée à l’autre sans lien apparent. Inutile d’ergoter là-dessus. « Chaque vieux matou broie sa tête de souris, comme il lui plaît. » dit-on chez nous. L’important est d’attraper le rongeur : « jàppal ! » Le comble serait de se laisser prendre la queue dans le piège destiné à la proie…kaña gi rëccati nala... »Ce n’est point hasard si je me sens des affinités électives et instinctives avec Souleymane Faye. Nous sommes deux petits laids, de teint noir. On est rétif au harnais et méfiant de l’Autorité qui tape d’abord et réfléchit ensuite. Nous avons le même âge et la même répulsion viscérale pour les larbins.Apprends ! « Sëriñ bi baaxna xi kër gi- un précepteur maison, c’est utile. » Que les cancres se ressaisissent ! Ne serait-ce que pour savoir nommer, dans leurs langues nationales, les doigts de la main ou simplement les cinq sens. Je veux dire la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût. Oui, vous avez bien lu… Une nation paye cher l’obstination à ses erreurs de jugement et de décision, avertit encore le chanteur-philosophe : « Yenn dëggër bopp yi jaay sa askan la… »Au village on ne connaît que deux « doktoors » : l’un prend soin des humains, l’autre « wetarneer », des animaux. Ils exercent, chacun dans son domaine, sans porter ombrage aux « borom xam xam-détenteurs du savoir ancestral. C’est en ville que l’on trouve des docteurs en droit, linguistique, communication, etc. Les titulaires de ce titre prestigieux enseignent à l’université ou occupent le sommet de la hiérarchie professionnelle pour avoir étudié comme des forcenés pendant que d’autres buvaient du thé et se déboîtaient les hanches dans les Coladera et Foural-dansant. Ces « docteurs », éminences parfois prématurément grises sous le poids de leurs connaissances méritent leurs postes dans les cabinets ministériels. Mais, de grâce, n’en faisons pas des conseillers culturels. Ils ne parleront guère le même langage que les populations avec lesquelles ils sont censés conjuguer le Passé. D’où la nécessité de revoir la gestion des ressources humaines de notre pays. Que ce soit dans l’administration publique ou dans le secteur privé, nous avons adopté des systèmes de fonctionnement qui, parfois, n’ont rien à voir avec nos exigences de développement. La suggestion ne consisterait point à tordre les grilles de la fonction publique en abandonnant ces critères objectifs de recrutement que sont les diplômes. Disons qu’il ne serait pas saugrenu d’envisager une différente échelle de valeurs basée sur les connaissances orales. « -Xam sooga jëf mo gëna wóor-savoir avant d’entreprendre », redit Souleymane.L’indépendance culturelle actionne tous les leviers d’émancipation d’un pays. A partir de cette logique, il est concevable, que dans un ministère chargé de la culture et des langues nationales, des dépositaires de valeurs traditionnelles authentiques comme Fallou Cissé de Radio Dunya soient chargés de mission. Ben Bass, son directeur, considère que le savoir-faire est plus sûr que le diplôme-« mën mën mo gëna wóor lijasa ». Le postulat fait recette dans cette radio station qui devrait inspirer le cabinet du nouveau ministre de la culture où les farouches secrétaires du prédécesseurtraitaient les acteurs culturels traditionnels avec un injustifiable mépris. Revenons à Jules Faye…« Bo amee te xamuloKu joge ca all bi nëw jëriño (De ton héritage abandonnéSe nourrit l’étranger)Mais pourquoi donc me contraindrais-je à ces insipides traductions ? Et pour qui ? C’est comme si, inconsciemment, je me sentais redevable à ceux là dont j’emprunte la langue. N’est-ce point un signe d’inféodation intellectuelle ? Pourquoi les Occidentaux ne déploieraient-ils pas les mêmes efforts pour apprendre les langues de mon pays ? Des raisons commerciales, touristiques voire libidineuses devraient les y pousser.Jurons de ne plus traduire ! Enfin… Teey lu leen…Buguñu ngeen gaañu. » Pour l’instant, « La Grève des Báttus » serait suicidaire. Donnons leur un ultimatum…Jusqu’à la nouvelle génération qui ne voudra plus parler « xamnga-youno-cetadir », la langue desWolofranglais, quoi…Aux nouveaux Pages du Royaume, bienvenue à la Cour mais teey lu leen…Prudence…Gorguikumu dogal tubéy, ngémb laa nga lay xaar-A l’impossible traduction, nul n’est tenu. Retenez simplement que le cache-sexe de l’infortune remplace très vite le prêt-à-porter qu’offre Gorgui.Interprète qui peut !Ah ! J’oubliais…Selon des rumeurs généralement bien fondées, le Premier des Pages, en passation de service, aurait pris un vulgaire quidam pour Birago. Senghor ne lui aurait pas donné le temps d’étrenner son fauteuil « primatorial. » Bien loin le temps où l’on testait les gardiens du Temple sur leurs humanités.  
Auteur: Amadou Gueye Ngom  
LAs : Mardi 12 Mai 2009 
CONSTRUCTION DE STRUCTURES SANITAIRES : Le ministère de la Santé amputé . 
Le ministère de la Santé n’a plus en charge la construction des structures sanitaires. Cette mission est désormais transférée au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’une part et d’autre part pour des cas spécifiques à l’Agence des grands projets hospitaliers, sous la tutelle de la Présidence. C’est un important pan du ministère de la Santé qui est délesté en plus de diverses mesures prises par le gouvernement qui veut y voir plus clair dans les établissements sanitaires. Aussi toutes les délibérations d’ordre budgétaire au niveau des structures sanitaires doivent désormais recevoir outre l’aval du ministre de la Santé, celui du ministre d’Etat, ministre des Finances, Abdoulaye Diop. 
C’était passé inaperçu. Le ministère de la Santé a été sérieusement amputé en faveur de la Présidence de la République et du ministère de l’Urbanisme. Selon des sources très sûres, le ministère n’a plus autorité pour construire des infrastructures sanitaires, un délestage de plusieurs milliards de FCFA. Désormais, la construction des hôpitaux revient à la Direction des infrastructures médicales, placée sous la tutelle du ministre d’Etat Omar Sarr. A côté de cette direction, se trouve l’Agence des Grands projets hospitaliers qui dépend elle, de la Présidence de la République. Mais il ne risque pas d’y avoir télescopage entre les deux entités. Selon des sources très sûres, cette agence s’occupe de cas spécifiques comme l’hôpital de Pikine. Le moins que l’on puisse dire est qu’Omar Sarr est plus que renforcé puisque la Direction générale de la Construction, qui est sous sa tutelle, est aussi chargée des constructions scolaires. 
Abdoulaye Diop sert l’étau autour des sous 
Ce « délestage » qui frappe le ministère de la Santé s’explique selon nos sources par la volonté de contrôle des autorités. A côté de ce « transfert », le gouvernement a pris d’autres mesures à la suite d’un conseil interministériel sur la situation des établissements publics de Santé. Aussi, les autorités avaient mis en place un plan d’apurement des dettes des hôpitaux. C’est ainsi qu’une enveloppe de 7 milliards avait été dégagée pour l’apurement de la dette aux fournisseurs. N’empêche, cette dette fait l’objet d’un audit si on sait que les hôpitaux, avec 16 milliards de FCFA, se taillent une bonne place dans les dépenses hors budget révélées par l’Inspection générale des Finances. D’ailleurs, le versement de la première tranche de ces 7 milliards de FCFA était assujetti à la production par les hôpitaux d’un plan de maîtrise des dépenses et notamment des ressources humaines. D’autre part, le gouvernement avait pris la décision de renforcer la Direction des Etablissements de Santé dans ses missions d’appui, de suivi et d’évaluation des structures hospitalières. N’empêche, comme pour mieux serrer le vis, le gouvernement avait décidé à la suite de ce conseil que les délibérations des Conseils d’Administration à caractère budgétaire ou financier devront, avant d’être exécutoires, bénéficier de l’approbation du ministre de la Santé et de la Prévention et du ministre de l’Economie et des Finances. 
Cheikh Mbacké GUISSE 
LAs : Mardi 12 Mai 2009 
CHEIKH BAMBA DIEYE « Nous dénonçons l’instabilité du gouvernement »  
En marge d’une audience accordée à des étudiants de l’Ugb, Cheikh Bamba Dièye, le maire de la ville de Saint-Louis a déclaré que le Sénégal a besoin d’une stabilité et d’une équipe gouvernementale apte à répondre aux soucis des populations. 
« Nous n’avons pas peur du retour des ministres de Saint-Louis aux affaires. Nous les avons battus alors qu’ils occupaient des postes ministériels importants ». L’homme fort du Fsd/Bj qui tenait ces propos pense qu’il y a déficit quant au choix des personnes devant figurer dans l’attelage gouvernemental. « En termes de présence ou de capacité réelle, en termes de respectabilité, il y a énormément de déficit à ce niveau. Mais au-delà de cela, quelle est la leçon que nous venons de donner au Sénégal ? Si c’est l’image d’une équipe qui tâtonne, tout le message a été décrypté par les Sénégalais », a dit le maire de la ville de Saint-Louis. Cheikh Bamba Dièye estime qu’il y a trop de tergiversation et les Sénégalais constatent ces manquements. « Primo, nous avons constaté qu’il y a des problèmes de qualification des hommes avec lesquels on travaille depuis très longtemps. Secundo, on constate qu’il n’y a pas de programmes crédibles encore moins de vision. Partant de ça, nous pouvons dire qu’il n’y a aucune ambition pour régler les problèmes exprimés par les Sénégalais », a-t-il dit dénonçant l’instabilité du gouvernement qui secoue le pays. Selon lui, plusieurs programmes ne sont pas terminés à cause des mutations opérées dans les ministères. C’est pour cette raison que le député à l’Assemblée nationale rappelle que le mieux pour le pays c’est de mettre sur pied un gouvernement fort. « Ce que nous souhaitons, c’est d’avoir un gouvernement fort et crédible. Notre souhait, c’est de disposer d’une équipe qui va piloter le Sénégal avec un chef qui a le souci du quotidien de chaque Sénégalais. Il va devoir travailler pour nous aider à supporter notre quotidien qui devient intenable », a-t-il précisé. Non sans ajouter : « Nous avons besoin de sentir le gouvernement au chevet des populations. On ne peut que souhaiter tout le succès et la réussite pour le pays mais on se pose beaucoup de questions sur la fiabilité de l’action gouvernementale et sur la sincérité qui doit l’accompagner par rapport aux soucis des Sénégalais ». Toutefois, il annonce que son entrée dans un gouvernement n’est pas à l’ordre du jour arguant que son objectif premier est de réussir son mandat à la tête de la municipalité de Saint-Louis. S’agissant des étudiants, il promet que la municipalité va dégager une enveloppe pour les appuyer dans leurs études. 
Auteur: Gallaye SÈNE  
Nettali : Lundi 11 Mai 2009 
MACKY SALL, PRESIDENT DE L’ALLIANCE POUR LA REPUBLIQUE « Ce remaniement est incohérent et spectaculaire »  
NETTALI.NET- L’ancien président de l’Assemblée nationale, Macky Sall, président de l’Alliance pour la République (Apr) était, ce dimanche, à Louga pour une visite d’amitié auprès de l’ancien ministre socialiste Abdourahame Sow qui a transhumé au Parti démocratique sénégalais (Pds), mais aussi de la famille de feu Mansour Bouna Ndiaye, ancien maire de la capitale du Ndiambour. Et Macky Sall en a profité pour se prononcer sur l’actualité politique nationale, avec notamment le dernier remaniement ministériel et la création d’un poste de vice-présidence. 
En fait, Macky Sall qui a dirigé pendant au moins quatre années le gouvernement de Wade souligne que « ce remaniement est incohérent et spectaculaire. Selon lui, c’est ce qui explique la durée des retouches opérées presque quotidiennement par le chef de l’Etat. Ainsi, Macky Sall ne semble pas étonné outre mesure par la répartition des services et directions entre les différents ministères. Notamment sur les compétences dévolues au ministère de l’Economie et des Finances et qui vont certainement aller au département de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Un ministère dirigé par Karim Wade, le fils du président Abdoulaye Wade. Pour Macky Sall, il n’y a rien d’objectif dans la répartition des services. Et le risque, selon lui, c’est de créer des incohérences au sein de l’attelage gouvernemental. Et pour éviter ces incohérences, le président de l’Alliance pour la République en appelle au respect de « l’orthodoxie gouvernementale ». Ce, d’après lui, en laissant au ministère de l’Economie ses prérogatives de toujours.Se prononçant sur la création prochaine d’un poste de vice-président, Macky Sall pense qu’elle est « inopportune et illégitime ». Avant d’appeler le chef de l’Etat à abandonner cette volonté avant qu’il ne soit trop tard. 
Auteur: Nettali  
Sen24heures.com : Lundi 11 Mai 2009 
Cheikh Yérim Seck, journaliste : Karim Wade vampirise le débat politique au Sénégal et il faut une vigilance républicaine. 
Le Sénégal a entamé une phase de déconstruction. Et C’est un projet politique du Président Abdoulaye Wade. C’est la conviction du journaliste Cheikh Yérim Seck de l’hebomadaire "Jeune Afrique". Selon lui les actes que le Chef de l’Etat pose quotidiennement en voulant installant son fils au sommet de l’Etat, cela malgré l’alerte des locales du 22 mars, appellent à une vigilance républicaine. Pape Demba Sy, professeur de droit constitutionnel souligne que la vice-présidence qui va être créer pourrait cacher une sorte d’article 35 de l’ancienne loi fondamentale du Sénégal. Ils étaients les invités de l’émission de la RFM "remue-ménage" animée par Alassane Samba DIOP 
"Le Sénégal est dans une phase de déconstruction, les sénégalais ne s’en rendent pas compte" Cheikh Yérim Seck, journaliste à Jeune Afrique, dans l’émission dominicale "remue-ménage" sur la RFM, avertit ainsi sur les dérives du régime libéral. Avec Pape Demba Sy, professeur de droit constitutionnel à l’Ucad et secrétaire général de Udf/Mbollo mi :" ceux qui ont écrit le projet de loi sur la vice-présidence sont d’une nullité extrême. Je ne demande comment des gens sérieux ont pu écrire un tel texte" dit-il. Selon le professeur Sy, la question de fond est de savoir pourquoi, un poste de vice-présidence au Sénégal après les élections locales ? A son avis en créant ce poste pour le confier à une femme, est une volonté du gouvernement de reconquérir l’électorat féminin. "Ils savent que les femmes leur ont tourné le dos. Mais le régime se trompe, aussi bien pour les femmes intellectuelles que pour les rurales, leurs préoccupations, c’est l’avenir de leurs enfants, d’assurer les trois repas quotidiens" souligne-t-il. Il rappelle que l’idée d’une vice-présidence n’est pas nouvelle au Sénégal. En 1999 déjà du temps du régime socialiste, elle avait été émise."Elle avait été agitée, Abdou Diouf cherchait celui qui devait le remplacer mais c’était un débat interne. L’ex-président du Sénégal avait accédé au pouvoir à la faveur de l’article 35 de l’ancienne loi fondamentale, il ne pouvait pas reproduire cet article. J’avais dit à l’époque qu’il fallait poser clairement débat. On voulait régler le problème de la succession. On veut aujourd’hui parler des femmes. Ce n’est pas la seule motivation, il y a aussi la succession en filigrane."dit-il. Pour Cheikh Yérim Seck, le débat est ailleurs :" le Sénégal n’a pas un problème de vice-présidence, tout comme, il n’a pas besoin d’un sénat encore moins d’un conseil économique et social. D’ailleurs ce conseil n’existe pas encore et cela n’entrave en rien le fonctionnement du pays" confie-t-il. Il ajoute :" Ce qui m’intrigue, c’est le contraste entre le message clair des électeurs du 22 mars dernier, l’état d’indigence total des sénégalais et cette propension budgétivore à créer des postes superflus dans le cadre de tactiques politiciennes complètement surannées. Dans quel pays au monde dit-on que la vice-présidence est confiée à une femme ? Ce sera une loi anticonstitutionnelle !" Selon lui, la future vice-présidente va juste chauffer "le fauteuil" et le régime va faire revenir l’ancien article 35 de l’ancienne constitution en catimini. C’est pourquoi, Cheikh Yérim Seck appelle les sénégalais à une vigilance républicaine. "Plus que jamais dans ce pays, si l’on veut éradiquer le spectre togolais ou d’une rdïscisation(succession de Kabila fils en Rdc) de notre pays. Ce pays est très sérieux pour qu’on puisse régler son avenir à travers des combinaisons d’appareil." Sur ce point, Pape Demba Sy, relève le côté iconoclaste du Président Abdoulaye wade. "Il veut juste s’entendre dire que c’est le premier à créer un poste de vice-président et qu’il l’a confié à une femme. Il est content. Le Président Abdoulaye Wade a un rapport ludique avec les institutions" martèle-t-il. Sur le non-lieu total accordé à Idrissa Seck dans l’affaire des chantiers de Thiès par la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, le journaliste réaffirme que l’affaire des chantiers de Thiès n’a jamais existé." Idrissa Seck et Abdoulaye Wade ont un problème d’argent qui n’absolument rien à voir avec cette affaire dite des chantiers de Thiès. Devrait-on utiliser les institutions du Sénégal pour régler ce problème" D’ailleurs un jour ou l’autre, ils devront expliquer aux Sénégalais d’où proviennent les milliards" Cheikh Yérim Seck se désole de la gestion de ce dossier par la justice. "Elle a fonctionné exactement au rythme des négociations Wade/ Idy. Ne parlons même pas du rôle d’Assane Ndoye (Ndlr ancien directeur de la Dic au moment des faits) dans cette affaire, son attitude n’honore pas la police" souligne-t-il. "Ce scandale est une première au Sénégal, je ne pense pas que l’on puisse revivre une telle situation" Aujourd’hui confie Cheikh Yérim Seck après tous les échecs de liquidation de l’ancien premier ministre Idrissa Seck, ce dernier devient une équation pour Abdoulaye Wade. "C’est maintenant que Wade doit faire face à l’affaire Idrissa Seck. Il est incontournable et il n’est pas le fruit d’une fabrication politique comme la génération du Concret mais une réalité politique" Pape Demba Sy constate qu’au Sénégal, c’est une évidence la justice a des problèmes pour être indépendante vis à vis de l’exécutif. "Les magistrats du siège et du parquet sont dépendants du pouvoir exécutif. Ce qui fait que l’on confie certains dossiers à certains d’entre-deux, on leur demande de faire, ils le font. Nous ne sommes pas dans un pays démocratique. Nous sommes dans un pays où il y a plus rien" s’offusque-t-il. Sur la présence de Karim Wade au cœur du gouvernement, le journaliste souligne que c’est la logique de déconstruction que pose Abdoulaye Wade. "Nous sommes à une période de notre histoire. Le débat au Sénégal est pollué par la présence de Karim Wade, c’est la première fois que le Président de la République nomme au Sénégal son fils à ce niveau de responsabilité. Le débat politique au Sénégal est vampirisé par Karim Wade parce que tout simplement il est le fils du président, c’est grave. Tous ces problèmes, tous ces règlements de comptes tous ces micmacs institutionnels, bon dieu il n’y a pas Karim Wade dans ce pays. Je connais des fils de sénégalais qui sont bardés de diplômes et qui n’ont pas de travail. Chacun est fils de quelqu’un. Ces jeunes qui se jettent et meurent en mer pour aller chercher du travail sont des fils ou filles de quelqu’un. On ne peut pas prendre en otage l’évolution politique, sociale et économique d’un pays parce qu’il y a Karim Wade. La pudeur aurait commandé à Abdoulaye Wade de retirer son fils de la gestion du Sénégal. Il faut cesser d’hypothéquer le Sénégal, mais en côte d’ivoire, Michel Gbagbo (fils du Président) est très compétent mais personne ne l’entend". Cheikh Yérim Seck rappelle que le Sénégal démocratique est le fruit de sacrifices de plusieurs générations. Les Présidents Senghor et Abdou Diouf ont mis sur pied un état de droit. "Il faut que Abdoulaye Wade sache que le Sénégal n’est pas propriété ni son héritage" dit-il fortement. Pape Demba Sy déclare :"Nous sommes dans un régime schizophrénique"http://www.sen24heures.com/ 
LE QUOTIDIEN : 
ELIGIBILITE - Passation des marchés publics : Baïdy Agne demande la redéfinition de certains critère. 
12-05-2009 
Le président du Conseil national du patronat (Cnp) qui prenait part hier, au deuxième panel de la table ronde sur les marchés publics, demande aux autorités de redéfinir certains critères d’éligibilité dans les appels d’offres de marchés publics.Par Dialigué FAYE 
Baïdy Agne, président du Conseil national du patronat (Cnp) a souhaité que certains critères d’éligibilité aux appels d’offres des marchés publics soient redéfinis. Entre autres critères, le président du Cnp cite «l’organisation de la commande publique», ainsi que «l’intégrité dans la passation des marchés publics». Au cours de la table ronde sur les systèmes nationaux de passation des marchés, organisée hier par la Bad, M. Agne a expliqué que «l’entreprise n’aime pas l’incertitude ni d’ailleurs le manque de visibilité». Plaidant pour une meilleure organisation de la commande publique, Baïdy Agne soutient que «l’entreprise ne saurait être tenue responsable d’une mauvaise évaluation des besoins de l’autorité contractante, d’erreur dans les spécificités de fourniture des services et travaux… ».  
Au Sénégal, après une très longue concertation public privé, il a été introduit dans le Code des marchés publics, un régime préférentiel des entreprises de droits sénégalais ou communautaire, de l’Uemoa. Mais aux yeux du président du Cnp, cela n’est qu’un des «piliers fondamentaux d’un système de passation efficace permettant le dynamisme du secteur privé».  
Baïdy Agne demande aussi à «éviter de mettre en péril toute entreprise et d’accroître les risques de corruption». Pour lui, «une gouvernance publique de qualité dans les domaines de la transparence, la bonne gestion dans les préventions des infractions et de la responsabilité de contrôle, renforcent la compétitivité des entreprises et la qualité de prestation. Cette bonne gouvernance est plus que jamais, une exigence au regard de toute cette série de crises majeures et sans précédent qui affecte l’économie mondiale».  
Par ailleurs, souligne-t-il, la transparence et l’intégrité permettent un traitement plus équitable des fournisseurs potentiels à un libre accès à la commande publique. 
Pour renforcer l’efficacité du système de passation des marchés, le président du Cnp juge nécessaire la séparation des fonctions de contrôle à priori et de celle de régulation. Pour cela, il recommande la mise en place d’un organe de régulation indépendant aux côtés de l’administration centrale, chargé d’assurer les contrôles à priori des procédures des marchés publics. «Cet organe doit disposer des pouvoirs les plus étendus en matière de surveillance des passations des marchés publics», a conclu Baïdy Agne. 
dialigue@lequotidien.sn 
Une audience avec les patrons de presse finit en queue de poisson. 
Thierno Talla claque la porte de Wade 
La rencontre hier entre le chef de l’Etat et les patrons de presse s’est terminée en queue de poisson, lorsque le Président Wade a donné l’exemple de Thierno Talla comme faisant partie de la presse non crédible. Ce dernier, en colère, n’a pas partagé cette vision du chef de l’Etat et a décidé de claquer la porte. 
Par Gilles Arsène TCHEDJI 
Suite à la demande du chef de l’Etat qui a souhaité les rencontrer à l’issue de leurs assises de Saly, les patrons de presse ont été reçus en audience hier au Palais. Occasion, pour eux, de présenter à Me Wade leurs condoléances à la suite des décès de sa belle-fille et de sa grande sœur. Mais aussi, de lui faire l’économie des résolutions de leur récent séminaire. 
Madiambal Diagne, président du Cdeps, interpellé à la fin de cette rencontre, affirme que ce dernier a «manifesté son intérêt pour la presse, mais aussi sa volonté de dépasser les problèmes avec la presse et de travailler dans un climat plus serein». Mais aussi, Me Wade a promis aux patrons de presse, de «trouver les voix et moyens pour aider davantage la presse». Seulement, sur la façon de percevoir les médias et leur mission, les patrons de presse n’ont pas présenté les mêmes visions que le chef de l’Etat. Puisque cette audience qui, au départ, se déroulait normalement, a pris fin sur une mauvaise note. Et cela parce que Me Wade a affirmé qu’«il existe au Sénégal, certains organes de presse qui manquent de crédibilité». 
Une vision que Thierno Talla, le Directeur de publication du quotidien L’AS, réagissant au propos du chef de l’Etat, n’a pas partagée. Et Me Wade d’insister, pour l’indexer, en rappelant qu’il avait pendant qu’il était dirpub du Populaire, diffusé de fausses informations sur son état de santé, avant de revenir lui présenter ses excuses. Cet exemple a, selon le président du Cdeps, par ailleurs Administrateur du groupe Avenir Communication, «créer un clash». Puisque M. Talla, mécontent, a par la suite claqué la porte, quittant la salle d’audiences. Une attitude que regrettent les patrons de presse et au sujet de laquelle leur porte-parole indique, toutefois, qu’il s’agit juste d’un «incident malheureux et regrettable». Et M. Diagne d’insister : «Nous sommes dans un Etat démocratique. Le Président a apostrophé Thierno Talla et celui-ci a répondu à l’apostrophe. Donc, il n’y a pas de sapeur pompier à faire à la suite de cet incident.»  
Pourtant, Yakham Mbaye, le Directeur de publication du Populaire en a une autre lecture. «Le président de la République regarde toujours la presse avec un œil belliqueux», a-t-il déclaré sur le vif à sa sortie de l’audience, précisant : «Le Président ne devrait pas attaquer dans son propos Thierno Talla. Ni Bara Tall et Souleymane Jules Diop qui, à son avis, auraient monté une entreprise, afin de continuer à faire la guerre avec lui. Et que cette entreprise aurait des connexions avec des organes de presse ici au Sénégal.» Selon M. Mbaye, cette attitude et ces propos de Me Wade, «montrent une fois de plus qu’on n’est pas dans un climat de dialogue, mais dans un climat de guerre.» 
Nonobstant cet «incident malheureux», déploré en majorité par les patrons de presse qui ont fait le déplacement au le Palais, Madiambal Diagne dit croire que cela n’entachera en rien la volonté de l’Etat d’appuyer l’initiative de l’amélioration de l’environnement des entreprises de presse. «Nous avons trouvé une bonne ouverture auprès du président de la République et de ses collaborateurs. Il a pris l’engagement de travailler avec nous désormais, dans une parfaite harmonie. Nous le prenons au mot. Puisqu’il a dit qu’il discutera avec son gouvernement et prendra des mesures pour voir comment aider la presse», a en définitive relevé M. Diagne qui poursuit : «Nous osons espérer qu’il tiendra ses promesses et que tout ira mieux à l’avenir.»  
arsene@lequotidien.sn 
 
AVIS - Sidy Gaye, directeur de l’agence de presse Apa News. 
«Le journaliste n’est pas un instrument, mais un acteur» 
Par Mor Talla GAYE 
La salle de classe exigüe des étudiants de 1 ère année du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) a accueilli hier un cours spécial à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de presse. D’anciens étudiants de l’établissement devenus aujourd’hui des «doyens» se sont mués en professeurs, le temps d’une journée pour emprunter aux professeurs habituels leurs chaires et discourir avec leurs jeunes confrères et consœurs sur le thème du devoir de solidarité et de fraternité entre confrères et consœurs sous l’égide du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics). Sidy Gaye, directeur de Apa News et Mame Less Camara, les deux panélistes, se sont rappelés comme au bon vieux temps, leurs années d’étudiants dans cet institut où le terme de solidarité revêtait tout son sens.  
Autour d’une table, Youssoupha Wade, président du Comité national pour le dialogue social (Cnds), assis au milieu, veille sagement sur le «temps et le champ», Diatou Cissé Badiane, leader du Synpics, est flanquée de Mamadou Kassé l’homme aux quatre casquettes (journaliste, représentant du ministre de l’Information, formateur au Cesti et membre du Synpics). Absent, le président de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’ouest (Ujao), Ibrahima Famanka Coulibaly, envoie une adresse pour regretter que des «pays réputés avancés en matière de liberté comme le Sénégal ont enregistré une régression inattendue avec les arrestations, le passage à tabac de plusieurs journalistes et le saccage des rédactions», lit-on. La Gambie où le journaliste du Daily Observer Chief Ebrima Maneh n’a toujours pas donné signe de vie depuis son interpellation le 27 Juillet 2006 par les services de sécurité, inquiète aussi. Le Niger, la Guinée-Bissau, la Guinée Conakry, la Mauritanie ne sont pas mieux lotis. Seuls satisfécits, le Mali et le Cap-Vert qui ont connu une relative stabilité en matière de liberté de la presse, constate l’Ujao.  
Le ton est donné. La fraternité, mot à forte consonance, va être passée au crible par les panélistes : Sidy Gaye directeur de Apa News sonne la charge en premier. «Je ne suis confrère d’un journaliste que s’il respecte les trois critères qui sont : sortir d’une école de formation, tirer l’essentiel de ses revenus (du journalisme) et enfin qu’il exerce régulièrement le métier de journaliste», tonne l’ancien journaliste de Sud Communication. En écho, Mame Less Camara, formateur au Cesti, enfonce le clou. «Malgré le travail d’équipe qu’effectue le journaliste, il n’y a pas plus individualiste que le journaliste… Nous ne devons pas avoir l’oreille sélective et faire un travail de sape contre nous-mêmes», exhorte-t-il.  
Le directeur d’Apa News, très remonté contre les usurpateurs et les escrocs qui investissent la profession, de revenir à la charge pour tancer les journalistes qui sont sous la solde des politiques ou des financiers. «Le journaliste ne doit pas être un instrument mais un acteur… Le mal de la presse, ce n’est pas parce que nous avons de mauvais journalistes, ce sont les pratiques d’un autre âge qui ternissent la profession. La première confraternité, c’est celle qu’on a avec soi-même, c’est l’idée qu’on se fait de sa propre signature», suggère-t-il avec un caractère très direct comme une sorte «d’airain à cheval sur les principes».  
M. Camara de renchérir : «La solidarité, c’est parce qu’il y a des différences de positions des uns et des autres et qu’il n y a pas une relation claire entre employeurs et employés parce que ceux-là se font des affinités et autres «Sama boy la (c’est un gosse à moi)». Et d’avouer franchement que les anciens de la profession n’ont pas bien transmis le témoin aux jeunes générations.  
Lors des débats, des intervenants comme Abdoul Aziz Bathily ont regretté que, lors de leur rencontre à Saly, les patrons de presse n’aient pas abordé le problème de leurs employés. «Le mal de la profession, ce sont les patrons de presse qui se prévalent du titre alors qu’ils sont payés à la fin du mois», regrette Abdoulaye Thiam de la Convention des jeunes reporters. «Tous les journaux sont des journaux d’opinions, ils se cachent sous le masque d’idéaux politiques et financiers», charge, à son tour, le journaliste Moussa Paye. Et les anciens et les jeunes promettent de se revoir le plus souvent. Peut-être le gage d’une meilleure confraternité. 
 
Me Wade persiste dans l’erreur et signe encore, même après le 22 mars 2009. 
Il est clair aujourd’hui plus qu’hier, que Me Wade ne tient pas compte du tout, des résultats exprimés par le peuple sénégalais au cours des consultations du 22 mars 2009. 
 
«La hâte engendre en tout l’erreur, et de l’erreur sort bien souvent le désastre.» 
[Hérodote] Extrait de Histoires ] 
Il est clair aujourd’hui plus qu’hier, que Me Wade ne tient pas compte du tout, des résultats exprimés par le peuple sénégalais au cours des consultations du 22 mars 2009. On peut, dès lors, en déduire qu’il ne respecte pas la volonté populaire. Ce qui est une grave erreur de sa part, mais aussi son droit le plus absolu.  
Pour notre part et pour cette raison là, nous devons nous aussi, poursuivre avec détermination le combat et sans répit pour la restauration des prérogatives du peuple conférées par la Constitution et ne point croiser les bras et laisser faire Me Wade. 
Dans cette lutte contre une dictature rampante et l’instauration voilée d’une monarchie par Me Wade dans notre pays, nous considérerons tous ceux qui le soutiennent dans cette entreprise de destruction des fondements de la nation sénégalaise et quels qu’ils soient, comme des complices actifs au même titre que le pouvoir libéral. 
A ces moments difficiles de notre pays, nous remarquons avec beaucoup de regret malheureusement, que des familles religieuses musulmanes, gardent un silence coupable sur ce qui se passe, ce qui porte un lourd tort à certains de leurs fidèles. Et même au-delà, à la religion musulmane, qui voudrait que les guides soient toujours du coté des désoeuvrés, mais aussi et surtout, des modérateurs sociaux. Malheureusement, tel n’est pas le cas aujourd’hui, dans ce Sénégal sous Wade, à cause des rapports qu’il entretient avec ces familles, soutenues essentiellement par l’argent –ce bien commun à tout le peuple- qu’il leur distribue au nom de «sa générosité», au détriment des véritables ayants droit. C’est vraiment regrettable.  
Mais, Dieu l’omniprésent et l’omniscient est témoin, et nous répondrons tous, à coup sûr, de nos actes hypocrites, demain, devant Lui, naturellement pour ceux qui croient au jour du jugement dernier. 
Le combat que nous menons au nom de notre peuple, pour défendre de toutes nos forces les intérêts sans exclusive de tous les Sénégalais, est un acte qui entre dans le cadre des recommandations que nous dictent Allah et la religion musulmane. C’est d’ailleurs, ce que des Imams de Guèdiawaye ont bien compris et traduit, lors de leurs manifestations contre le coût exorbitant de l’électricité. 
Tout ceci, pour dire que Me Wade ne renonce pas à son projet de régler lui-même sa succession sur notre dos. Et, pour y arriver, il tente et tentera toujours comme à son habitude, de semer le doute et la zizanie au sein de toutes les forces opposées à son projet machiavélique. Le rêve de Me Wade est de parvenir à diviser l’opposition et casser totalement cette dynamique unitaire de Bennoo Siggil Senegaal qui est probablement le lit de sa défaite et de son départ de la tête du pays. 
A présent il est clair pour tous, que Me Wade fait de sa succession une question de vie ou de mort, dans la mesure où, il persiste dans son dessein de vouloir nous imposer son fils Karim comme son successeur à la tête de l’Etat, ceci au mépris des procédés démocratiques de dévolution du pouvoir, tels que prévus par la Constitution.  
Que les choses soient claires une bonne fois pour toutes. Le Sénégal n’est ni une monarchie ni une confrérie, pour que ceux qui sont appelés à le diriger soient issus d’une certaine élite exclusive et privilégiée, quelle qu’elle soit. Ainsi tout Sénégalais a le droit de prétendre diriger le pays si le Peuple lui accorde sa confiance. 
Le Sénégal doit être défendu par tous ses fils et par tous les patriotes soucieux de veiller au respect scrupuleux et à la sauvegarde sans faille du caractère sacré de la République, telle que nos pères l’ont construite dès les premiers lendemains de l’indépendance. Cet acquis, nous devons le préserver à tout prix, au point de nous ériger en sentinelles pour nous opposer de toutes nos forces contre toute remise en cause de la République. Plus qu’un devoir citoyen, ceci devrait être un sacerdoce.  
Les résultats du 22 mars derniers constituent une opportunité offerte à Bennoo Siggil Senegaal, de conforter et consolider cette victoire, en direction de 2012. C’est aussi un challenge très intéressant pour Bss, de prouver son savoir faire, par la qualité des ressources humaines qu’il renferme en son sein et dans ses différentes composantes à la tête des Collectivités locales qui sont sous son contrôle. 
Ces élections ont amorcé une dynamique unitaire qui a porté des fruits d’espoir et qui a été approuvée par le peuple sénégalais. Par conséquent, il ne devrait être question de s’arrêter en si bon chemin. 
Me Wade est tout à fait clair dans ce qu’il veut faire et n’a point l’intention de vouloir renoncer à nous imposer son fils par tous les moyens possibles et imaginables, avant de nous quitter. Dès lors, nous devons renforcer davantage notre détermination à en découdre avec lui, en consolidant l’unité de toutes les forces combatives et combattantes de l’opposition, afin de définitivement parvenir à bouter Me Wade et son équipe hors des sphères de l’Etat. 
Bennoo Siggil Senegaal qui est considéré comme l’embryon de l’unité des forces organisées de l’opposition patriotique et qui bénéficie présentement d’un fort courant de sympathie et de soutien, doit, à travers ses dirigeants, faire preuve de maturité, de lucidité, de responsabilité, de dépassement de soi pour d’abord réussir le premier test que le peuple et l’histoire lui ont offert, à savoir une bonne gestion des Collectivités locales qu’il a gagnées, pour les cinq ans à venir. Mais comment ? En gérant mieux et autrement, en évitant les querelles de clochers fomentées par ses adversaires parmi lesquels Me Wade, en considérant qu’ils sont tous des élus de Bennoo et non de leur parti d’origine. Mais aussi et surtout, en travaillant en équipe soudée, dans la concertation et le consensus les plus larges, en instaurant une gestion collégiale sans toutefois perdre de vue que ceci n’est que le premier maillon pour le grand rendez-vous de 2012. Les populations ont placé tant d’espoirs en vous, veuillez ne pas les décevoir. 
Dans le même ordre d’idées, il faudrait concevoir un code de conduite interne consensuel. Dans lequel seront examinés et vidés tous les différends entre membres, il sera applicable à tous avec rigueur et sans parti pris. Il faudra aussi mettre fin aux attaques sournoises et nocives de certains membres alliés, qui, frustrés, se livrent à des déballages à la presse pour régler leurs différends, au mépris du cadre interne de règlement des conflits. Ils doivent se mettre dans les rangs et travailler pour la réussite de Bennoo, en vue des prochaines échéances électorales. 
Que l’on se détrompe sur Me Wade. Et, soyons convaincus une fois pour toutes, que ce dernier est dans l’incapacité de se muer en démocrate. Même battu à plate couture, il ne s’avouera vaincu que du bout des lèvres. Le gouvernement qu’il vient de mettre en place en est une parfaite illustration, avec même une touche de provocation désobligeante à l’encontre du peuple. Le fait de placer son fils -un bleu- au poste de Premier ministre, pratiquement de fait, eu égard au super département ministériel qu’il lui a confié, qui est un véritable condensé ou résumé du gouvernement, en ce sens, qu’il interfère presque dans plusieurs départements ministériels clés. Le remaniement du gouvernement intervenu 48 heures seulement après sa formation, qui ramène Ousmane Ngom à son poste montre, encore une fois, que Me Wade ne respecte pas son peuple et ne prend pas les Sénégalais au sérieux. C’est pourquoi, il peut tout se permettre avec eux. 
Voilà pourquoi, il me semble, que nous sommes tous appelés à travailler dans une parfaite intelligence et en synergie, pour répondre à l’attente d’espoir que le peuple sénégalais, en ces heures graves, place en la Coalition Bennoo, à la société civile, aux Assises nationales et à toutes les forces de progrès patriotiques, présentes à travers les personnalités indépendantes de notre pays. Nous sommes tous concernés sans exception. 
Le sort du Sénégal est actuellement entre les mains de ses enfants, qui ont maintenant pris conscience de leurs responsabilités et de leur devoir citoyen. On ne peut plus croiser les bras et laisser faire ce régime. Les résultats du 22 mars 2009 en constituent une parfaite illustration. A l’image de Bennoo Siggil Senegaal, mettons-nous tous ensemble dans le seul but de sauver notre pays du danger imminent qui le guette, du fait d’un chef d’Etat qui est passé complètement à coté de sa mission. Celle de conduire son peuple vers des lendemains meilleurs, donc vers un mieux être. Son échec est patent à tout point de vue. Pour que le trou ne soit plus béant, il revient alors à chacun de nous, d’assumer ses responsabilités, j’allais dire : son devoir de citoyen. 
 
Mandiaye GAYE / Gaye_mandiaye@hotmail.com 
La chasse tirée. 
Quarante jours après les élections locales du 22 mars qui avaient eu l’heur de mettre en évidence la mare de pollution intoxicante, au cœur et au cerveau même de nos institutions, le chef de l’Etat a enfin réagi. La chasse est tirée.  
Trente quatre hauts dignitaires de l’Etat sont emportés par l’ouverture des vannes. A la bonne heure dirons-nous. Monsieur Soumaré, désormais ex-Premier ministre s’en est allé avec l’art et la manière, non par les effets de vannes, remplacé par le princier avocat Souleymane Ndéné Ndiaye à la tête d’un nouveau gouvernement de trente deux ministres. 
Reste à savoir si cette chasse n’est pas celle-là, qui fait plus de bruit que de besogne. Est-ce que ceux qui sont partis ont emporté la pollution? 
Est-ce que le remaniement a eu pour effet d’assainir l’espace gouvernemental ? 
La majorité des citoyens soucieux d’hygiène politique parient que Non. 
Pour comprendre les résultats de ce pari il faut analyser les changements attendus post élections locales. Il convient, pour cette analyse, de diviser en deux camps les aspirants au changement :  
Le camp traditionaliste d’une part, qui regroupe l’ensemble des conservateurs, les fanatiques de valeurs et références humaines jadis incarnées par les grands guides de notre société et lesquels, désabusés par le comportement et la pauvre qualité affichés par tant d’élus et nommés, espérent un changement qui résulterait d’un choix meilleur et plus rigoureux d’hommes dont l’intégrité, la moralité et la probité ne souffrent d’aucun doute. 
Le camp progressiste d’autre part, composé d’hommes et de femmes désabusés par l’érection de la médiocrité au sommet de toutes les instances administratives. Ceux-là s’emploient à resister et trouver les voies et moyens adéquats d’instaurer de manière bien opérationnelle, la compétence, la rigueur et le mérite comme seuls critères de sélection pour occuper de hautes fonctions. 
L’un et l’autre, pour sûr, ne sont pas satisfaits des changements effectués. La pollution est rebelle, elle est encore bien là. Comme il arrive parfois après qu’on ait tiré une chasse. Alors qu’est-ce qu’on fait ? on répéte simplement le geste, on retire la chasse.  
L’un et l’autre sont frustrés du fait que le remaniement a cela de particulier que plutôt d’être concocté dans le souci de s’adresser aux défis criards et agressifs qui se dressent devant notre société, il semble n’avoir été fait que pour faire la part belle au fils du Président (tout de go projeté ministre d’Etat, de la Coopération internationale, des infrastructures Aériennes etc...etc.). Jamais ministère n’a été aussi balèze. Il faut vraiment un hercule politicien pour en venir à bout. 
En aliénant ainsi au profit de son seul fils toute la confiance qu’un peuple lui a fait, pour le porter à la Magistrature suprême, est-ce que le Président n’ouvre pas là les portes ou ne légitime pas là, une phobie du peuple à l’endroit de son fils ?  
La persistence à vouloir nous l’imposer après la déroute des Locales est en elle-même une pollution pour notre chère démocratie. Et quand nous le disons, nous ne mettons pas en doute les qualités de ce garçon, mais il se trouve qu’au Sénégal, nous ne connaissions pas cela même du temps du parti unique. Les précédents présidents avaient pourtant bien des enfants aussi bien éduqués et pas des moins instruits.  
Il me vient à l’esprit que toutes ces années durant lesquelles nous avons soutenu ce Président, usé nos énergies, versé des larmes, nous ne savions même pas qu’il avait des enfants, alors que personne ne peut ignorer que nous, nous avions des parents, dignes également d’être Présidents. Je me rappelle de la première apparition de sa charmante épouse au stade Léopold Sédar Senghor pour mettre fin aux doutes sur son existence. Aujourd’hui, nous ne demandons qu’à comprendre ce que veut notre Président et où il veut nous mener pour le suivre et ce n’est pas là, faire abus de la démocratie. Chaque fois que l’on donne indûment trop à quelqu’un dans une collectivité, les autres prennent davantage conscience de leur part. 
Alors Président, la demande du peuple est simple à décrypter à la lumière des Locales. Le peuple sait que, ce que vous n’avez pas réussi à faire en neuf ans, vous ne le ferez pas en trente quatre mois, même en mettant toute votre famille et collatéraux dans le gouvernement. En revanche, vous pouvez en moins de temps que cela assainir et nous vous en saurions toujours gré, car nous aspirons à un Etat administré par des hommes au service du peuple et non au service de leurs progénitures, nous aspirons à un espace économique assaini, des finances assainies, un appareil judiciaire assaini, des mœurs assainies. 
Alors de grâce, tirez de nouveau et bien cette chasse, sinon il se pourrait qu’il faille fatalement changer tout le mécanisme. Parole de plombier. 
Ibe Ardo NIANG 
Dépolitisons le débat sur la Sonatel et réfléchissons ! 
Le Sénégal est un pays remarquable du point de vue de la qualité des ressources humaines qu’il regorge. 
Le Sénégal est un pays remarquable du point de vue de la qualité des ressources humaines qu’il regorge. La Sonatel est un exemple concret qui permet de détecter rapidement cette image notamment avec les hommes et femmes méritants qui y travaillent, ayant fait la preuve d’un talent extraordinaire, élément explicatif des bons résultats enregistrés par cette entreprise depuis sa création en 1985. Le dossier des actions de l’Etat à la Sonatel a, cependant, permis de réveiller à la fois toute la diversité politicienne, la confusion et le cafouillage qui règnent dans ce pays. Les erreurs reconnues par l’Etat dans sa politique économique depuis 2001 et le cafouillage gouvernemental observé depuis 2004 ont instauré une crise de confiance historique entre l’opinion publique et les dirigeants de ce pays. Sur le socle de la déception populaire suscitée par l’Alternance, les Sénégalais en sont arrivés à ne plus croire aussi bien à leurs dirigeants qu’à la classe politique en général. Il importe de souligner au passage que devant ce constat, l’opposition doit d’ailleurs se détromper sur les résultats des élections locales du 22 mars dernier. L’issue de ce scrutin n’est rien d’autre que le signe d’un désarroi populaire. Le peuple et, l’opinion avec lui, ne croient plus aux hommes politiques ainsi qu’à tous ceux qui s’aventurent à corroborer leurs choix. C’est pourquoi, dans le dossier Sonatel, toute déclaration arborant dans le sens de l’argumentaire de l’autorité publique est considérée comme nulle et non avenue et l’auteur de cette déclaration est classé parmi les soudoyés de l’Etat. C’est pour cette raison que des dignes sénégalais, ayant un point de vue crucial, se sont abstenus de parler de ce dossier au moment où l’avis de chaque sénégalais compte. Nul n’a le monopole de la vérité, il s’agit d’un débat d’idées, sur une question sensible, qui doit se dérouler dans le respect, la tolérance et la loyauté. Mais, un comportement gênant subsiste chez nos compatriotes : si un médecin leur administre une ordonnance, il l’achète docilement sans demander l’avis du cireur ou du mécanicien mais dès que ça concerne les affaires publiques, on se refuse catégoriquement de se plier aux propositions des experts. C’est compréhensible du fait de l’origine de la crise de confiance évoquée. Comme depuis 2000 des détournements d’objectifs ont porté sur des centaines de milliards de francs Cfa injectés là où il ne fallait pas, c’est normal que les Sénégalais requièrent que l’Etat leur dise à l’avance et clairement où est ce qu’il compte injecter les fonds issus de la vente de ses actions Sonatel. L’argumentaire des travailleurs est également compréhensible. La détention étrangère de plus de 50% de leur si grande et rentable entreprise, dépositaire de signes emblématiques et de souveraineté du Sénégal, les expose socialement devant une situation moins confortable. Mais selon cet angle de réflexion, leur situation est déjà inconfortable depuis 1997, quand en plus de ses 34 %, France Télécom a acquis encore 8% des actions qui ont porté sa part à 42%. Quelque soit la part de France Télécom, qui n’à aucun intérêt à couler ses avantages, la protection des salariés et la sauvegarde des intérêts nationaux incombent à l’encadrement institutionnel et réglementaire qui doit également contenir la fermeté dont parle «un économiste» de la place. Devant cette situation, la question de la souveraineté nationale et du patriotisme économique a aussi été évoquée. Mais il semble qu’il faut également évoquer l’honnêteté et la cohérence économiques en reconnaissant d’abord les importants capitaux injectés par France Télecom aussi bien en termes infrastructurels que d’acquisitions des meilleures technologies en pointe. Le Sénégal a, par ailleurs, choisi la voie du libéralisme et de l’attraction des investissements étrangers, donc le profit privé est inévitable si on veut prospérer dans cette voie. En plus de se refuser de poser la question dans le sens global pour voir les retombées économiques potentielles de l’utilisation des 200 milliards engrangés, les sénégalais semblent vouloir le beurre et l’argent du beurre. Cet «économiste» a aussi cité l’exemple de la Malaisie pour justifier sa position, mais dans tous les pays du monde, la création d’un cadre incitatif de rentabilité des capitaux est un élément incontournable pour encourager les investissements nationaux et étrangers. Cheikh Thiam du ministère des Finances a eu raison d’appeler à la prudence dans l’utilisation des termes «souveraineté et patriotisme économiques». Avec la crise économique actuelle et la raréfaction des ressources financières, l’aggravation du chômage ne pourra être jugulée sans une discipline économique qui fait la place aux investissements étrangers. Le secteur privé national est performant, il joue un rôle indispensable mais il n’a aucunement la capacité d’endiguer, à lui seul, le chômage de masse qui sévit dans le pays. Donc attention, au nom de la postérité. La Sonatel peut d’ailleurs être brandie par le Sénégal comme un exemple salutaire de partenariat public –privé, afin d’encourager les autres détenteurs de capitaux (étrangers ou nationaux) à effectuer des investissements dans notre pays. Ce qui est tout de même inacceptable, c’est l’exclusion du secteur privé national qui doit être, dorénavant, une cible prioritaire de l’Etat.  
D’un autre côté, on assiste à une politisation progressive de l’affaire avec des déclarations d’hommes politiques aux côtés des syndicalistes. Il ne faut pas perdre de vue que certaines des personnalités politiques qui crient actuellement à la spoliation sont celles-là qui ont piloté la privatisation de 1996. 34% de la Sonatel ont été cédées à 122 millions de dollars en 1996 soit à l’époque 70 milliards de francs Cfa. Quel que soit la formule d’actualisation et les acrobaties statistiques qu’on utilise, on verra qu’il y a un net avantage à vendre 9% d’actions à 200 milliards en 2009 que de vendre 34% d’actions à 70 milliards en 1996. Par ailleurs, toutes les recherches empiriques sur la libéralisation ont établi qu’un Etat doit éviter de privatiser une entreprise rentable puisque c’est un manque à gagner en termes de recettes budgétaires. Les économistes ajoutent que si la participation privée s’impose, il faut choisir la formule de la concession privée et non la privatisation définitive. La concession apparaît comme un instrument moins critiquable que la privatisation dans la mesure où elle permet d’envisager le retour à la propriété publique. Elle présente ainsi l’avantage de permettre une privatisation de l’exploitation, sans transfert complet et définitif des droits de propriété au partenaire privé. Le recours à des formules contractuelles aurait permis à l’Etat de sauvegarder la propriété publique dans un cadre de respect de leurs missions de service public et d’accaparement d’une part suffisante des rentes via une juste et équitable régulation tarifaire. Cela renvoie encore au rôle de l’encadrement institutionnel. Donc l’erreur monumentale a été commise depuis 1996 puisque tous les observateurs reconnaissent que la Sonatel était bien rentable au moment de sa privatisation. Et en lieu et place d’une concession privée de 20 ou 25 ans, c’est la privatisation définitive qui a été effectuée. La situation actuelle est donc, d’une certaine manière, le résultat d’un mauvais choix opéré avant l’Alternance. On voit bien que le pays est donc pris en otage par une politique à la sénégalaise qui est dépourvue de langage de vérité. On a le vœu des syndicalistes de la Sonatel, le vœu des syndicalistes d’Air Sénégal intéressés à ce que l’Etat utilise une partie des 200 milliards pour sauver leur entreprise, le vœu des fournisseurs de l’Etat victimes de l’insolvabilité de celui-ci, le vœu des politiciens visiblement intéressés par l’affaiblissement de l’appareil d’Etat. Entre tous ces vœux, il y’a une incohérence puisque la somme des rationalités individuelles est irrationnelle disait Condorcet. L’Etat est donc tenu de jouer à dépolitiser le débat et à renforcer son argumentaire par un amendement de sa communication.  
Dr El Hadji Mounirou NDIAYE - Professeur d’Economie à Iam - Dakar elhmounir@hotmail.com 
Lettre ouverte à M. Madieyna Diouf, nouveau maire de Kaolack. 
Monsieur le Maire, 
Depuis Paris, et par la magie d’Internet, j’ai pu suivre le jour même, les résultats des élections locales du 22 mars 2009.  
Ma joie a été d’autant plus grande que ces élections ont vaincu l’appréhension que j’avais de voir les Sénégalais démissionner de la chose politique en estimant que cela ne servait à rien de voter, vu la gestion calamiteuse dont est victime notre pays alors que le 19 mars 2000 était censé réconcilier à jamais le citoyen avec le suffrage universel. 
Dans le plein exercice de sa souveraineté, la population de Kaolack a décidé de porter à la tête de la Commune une nouvelle équipe que vous avez l’honneur de diriger. 
En de pareilles circonstances, il est de coutume qu’on commence d’abord par féliciter les récipiendaires en leur souhaitant plein succès. Aussi, je ne dérogerai pas à la règle. Laissez-moi vous adresser alors mes félicitations pour votre élection. 
Cela dit, l’histoire de la politique en général et celle menée à Kaolack depuis bien longtemps en particulier, nous donnent un devoir de vigilance vis-à-vis de nos élus. 
Alors, monsieur Le Maire, vous voudrez bien en être pleinement conscient, les Kaolackois ne vous ont pas donné carte blanche, ils vous ont à l’œil et surtout, souvenez-vous en, ce que le peuple a fait dans sa souveraineté, le peuple peut le défaire dans sa souveraineté. C’est juste une question de volonté. 
Vous savez sans doute mieux que moi pourquoi je me permets de vous adresser cette mise en garde. C’est parce que depuis plusieurs décennies, le jeu politicien qui a cours dans cette ville ne nous avait donné que des responsables irresponsables, des gens à la compétence non avérée qui se sont occupés de tout sauf de la ville, des gens qui, manifestement, n’avaient aucune ambition pour leur localité. 
Vos tâches sont immenses car à Kaolack, tout est prioritaire. L’assainissement, l’éclairage, les infrastructures, les routes, la santé, le travail, la cherté de la vie, tout ce qui touche le quotidien, etc. 
Certains domaines ne relèvent peut être pas directement de vos compétences mais vous devez être l’avocat de votre ville auprès du gouvernement. 
Mais surtout, il faut impliquer les citoyens dans la gestion de la ville. Tenez-leur un langage de vérité. Ce serait même tout indiqué que vous organisiez une sorte d’états généraux de la ville de Kaolack. Ecoutez toutes les couches de la population, toutes les catégories socioprofessionnelles, tous les chefs coutumiers et religieux et même les sénégalais de la diaspora. Mais n’acceptez d’être l’otage de personne.  
Il faut surtout refuser cette idée consistant à faire croire que la politique à Kaolack se résume à distribuer des sous à quelques uns ou à leur accorder des privilèges indus.  
Ne commencez pas votre mandat en pensant à votre réélection, ce serait le moyen le plus rapide d’échouer et ce serait inélégant et indécent. 
La bonne gestion est un gage essentiel de réussite.  
Il faut mettre de l’ordre dans la ville qui n’a plus de trottoirs. Chacun s’installe n’importe où, n’importe quand et n’importe comment. 
Kaolack ne mérite pas l’état d’abandon et d’oubli dans lequel l’ont plongé tous ceux qui se sont succédé à la tête de la municipalité depuis bien des années. 
Cette ville aux énormes potentialités devait être une référence au Sénégal et en Afrique grâce à sa position géographique. 
Ce que je dis de Kaolack, j’aurai pu le dire de toutes les autres villes du Sénégal et les autres maires du Sénégal devraient faire la même chose. 
Ne pensez surtout pas que j’ai un préjugé défavorable vous concernant, votre équipe et vous, alors que vous venez à peine de commencer votre mandat. Ce ne serait pas objectif de ma part parce que je n’ai pas de raison particulière de ne pas vous faire confiance, car je ne vous connais même pas. Mais je n’ai aucune raison de vous accorder une confiance absolue parce qu’à Kaolack, on nous a habitué au pire. Parce qu’aussi, la citoyenneté, c’est la vigilance, la prévoyance, la lucidité, l’alerte, le doute. Ce doute qui conduit au pessimisme de l’intelligence et à l’optimisme de la volonté. Car il y’a toujours une marge entre ce qu’on doit faire et ce qu’on peut faire, entre ce qu’on peut faire et ce qu’on veut faire. 
Monsieur le Maire, il suffit de vouloir ce que vous devez et vous le pourrez ! 
Vous savez, monsieur le Maire, les citoyens savent être reconnaissants si l’on se montre loyal avec eux.  
Et même si l’exercice n’est pas facile parce que la tâche n’est pas aisée, dévouez-vous et la postérité vous rendra justice.  
Les Kaolackois sont fatigués, de grâce, ne les décevez pas !  
Je vous souhaite bonne chance dans l’exercice de votre noble mission. 
 
Ibrahim GUEYE - Paris / gueyeibrahim@yahoo.fr 
Pouvoir, médias et démocratie. 
12-05-2009 
S’il est vrai, comme le disait Gramsci que le pouvoir dispose d’un quasi-monopole sur la construction des catégories de perception du monde social à cause du contrôle dont il exerce sur la vie des idées 
S’il est vrai, comme le disait Gramsci que le pouvoir dispose d’un quasi-monopole sur la construction des catégories de perception du monde social à cause du contrôle dont il exerce sur la vie des idées, les médias quant à eux, occupent la position privilégiée de passeur entre celui-ci et le reste des hommes. Et quand Montesquieu, un des grands penseurs du siècle des lumières disait que la démocratie ne sera pleinement efficace tant que le niveau d’instruction des citoyens n’a pas atteint un certain niveau qui leur permettrait de participer activement aux débats de sociétés, il avait de bonnes raisons de le croire. Car si le pouvoir se laisse entraîner vers certaines dérives, seule la classe intellectuelle (en particulier les intellectuels des médias) est à même de lui imposer les remises en ordre nécessaires. 
Ceci étant dit, les actions respectives des uns comme des autres ne s’inscrivent pas souvent dans le sens d’une démocratie responsable. Ainsi la constatation de tels manquements nous oblige à adopter cette pensée de Claude Julien : «Celui qui tente de penser et d’écrire n’a d’autre choix que de mettre le doigt sur les contradictions et les impostures.» 
Pour que la démocratie ne soit pas un vain mot, la critique doit figurer en bonne place. Donc l’espace public devrait être organisé de sorte à être favorable à l’affrontement des argumentations contraires. Cependant en étudiant la configuration actuelle de la vie politique au Sénégal, il n’est que trop évident de constater qu’avoir raison ne tient plus à la justesse des arguments avancés ni à la rigueur de démonstration, mais reste plutôt fonction de la position occupée dans les hautes sphères du pouvoir ainsi que les moyens de communication et de coercition nécessaires pour imposer son point de vue. Et pis, tout citoyen osant défendre publiquement un point de vue contraire à celui du pouvoir en place court le risque d’être accusé du crime de lèse-majesté ; et ce qui est réellement choquant dans tout cela c’est que la démocratie est toujours utilisée comme prétexte à de tels agissements. C’est exactement dans ce sens que George Orwell faisait observer à propos des intellectuels anglais que ce sont les libéraux qui craignent la liberté et les intellectuels qui sont prêts à toutes les vilénies contre la pensée. Au Sénégal, les hommes politiques sont trop occupés par leurs querelles idéologiques et partisanes au point qu’ils deviennent prisonniers de leurs conceptions trop étroites du monde social pour comprendre et apporter des solutions concrètes aux problèmes des hommes. En d’autres termes la crise démocratique que nous vivons tient à l’étroitesse voire l’inexistence des lieux d’expression pour la pensée non-conformiste.  
Au moment où les choses se passent ainsi, les médias ont la lourde responsabilité d’aider les esprits naïfs que nous sommes à comprendre et à déceler les mécanismes subtils de dominations auxquels nous sommes soumis par les pouvoirs politiques pour nous empêcher de voir les réalités sociales du monde qui nous entoure, au lieu d’attirer notre attention sur des sujets vides à longueur d’émission : sport, musique, sexe, cinéma et faits divers. Ainsi pourrait se décliner le tableau sombre du paysage médiatique sénégalais. Négligeant de s’interroger sur la priorité de certaines thématiques et sur l’importance des sujets qui doivent être débattus, à cause d’une exigence de rentabilité incontrôlée, les médias nous enferment dans des débats intellectuellement stériles. Ce qui représente une forme de censure aussi redoutable que la censure étatique dans la mesure où toute censure vise à éliminer du débat public un sujet qui «dérange» au détriment d’un autre jugé plus important. En toute sincérité ceux-ci ont intérêt à changer leur façon de faire s’ils veulent inscrire leurs actions dans le sens d’une bonne marche de la démocratie car la liberté de bavarder n’est pas à confondre avec liberté d’expression qui exige une remise en question dans leur plus grande radicalité de certaines rhétoriques officielles les mieux ancrées dans le discours politique, un choix rigoureux et serré des sujets à débattre par les journalistes afin que leur travail puisse s’inscrire dans la construction d’une solide culture démocratique. C’est pourquoi Bara Diouf, ancien directeur au Soleil et à l’Aps, au cours d’une émission sur Canal Info, ordonnait aux jeunes journalistes d’aller se former pour ne pas se laisser entraîner dans des considérations trop faciles ou par certaines idées reçues.  
Mais il me semble qu’au Sénégal depuis un certain temps, les querelles entre groupes de presse ont tendance à se constituer en genre journalistique à part entière. Chacun se glorifiant d’être la télévision la plus regardée ou le journal le plus lu sur le territoire national. Mais en fait doit-on leur rappeler que précisément c’est en voulant conquérir un public de plus en plus large qu’un groupe de presse devient de plus en plus médiocre ? En réalité ces querelles médiatiques recouvrent des luttes pour des positions de pouvoir d’une part ainsi qu’une course aux richesses d’autre part. 
Dans tout cela, la réalité sociale avec toutes ses injustices (précarité sociale, dérives démocratiques…) a tendance à être sacrifiée sur l’autel des intérêts égoïstes et c’est tout l’espoir d’un peuple de voir l’horizon des transformations sociales nécessaires à son épanouissement, du coup, qui vole en éclat. Au moment où, ailleurs la réflexion sur les rapports entre pouvoir, médias et démocratie a débouché sur des résultats très prometteurs, chez nous les «patrons-penseurs» continuent de dormir sur leurs lauriers, plus que jamais persuadés de leur toute-puissance, en censurant toutes les idées qui ne vont pas dans le sens de leurs convictions idéologiques. Dans un tel système, l’acteur n’a que deux possibilités qui s’offrent à lui : soit il choisit de rester un «chien de garde» comme disait Paul Nizan, en acceptant le monde tel qu’il se présente aujourd’hui et dans ce cas il reste un pion docile à tous les pouvoirs établis. Soit il reste convaincu de l’idée selon laquelle analyser et critiquer la réalité sociale peut contribuer à sa transformation, en fuyant tout affairisme et tout arrivisme ; et ceci au risque même de voir sa pensée marginalisée. Ce qui ne devrait pas être le cas dans une démocratie qui se respecte. 
 
Ousmane DIBA / Licence ès Lettres (Sociologie) 
SUD QUOTIDIEN : 
CHRONIQUE DE L’IMPROVISTEInquiétante légèreté. 
par Henriette Niang-Kandé | SUD QUOTIDIEN 
Dans la mythologie wadienne, Maître est présenté sous les traits d’un travailleur infatigable, qui sort très tard de son bureau et n’hésite pas à appeler ses collaborateurs à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Le 1er avril 2000 (n’était-ce d’ailleurs pas un poisson ?), lors de sa prestation de serment, il exhortait le peuple « à travailler, encore travailler, toujours travailler ». Lui-même ou ses soutiers ne manquent pas d’occasion pour nous servir cette fable destinée à faire briller la couronne de sa Majesté, s’ils n’ont pas, qualifié ses prédécesseurs de fainéants : « En quarante ans, ils n’ont rien fait ». 
Mais à y voir de plus près, Maître s’agite beaucoup, s’ébroue tout autant, cafouille souvent et maintient le cap…oral. Depuis son élection à la tête du Sénégal, l’homme n’arrête pas de promettre et de décider avec une telle légèreté, de brasser l’air, mais surtout du vent, à tel point que depuis, le Sénégal en connaît des perturbations météorologiques. Les habitants de la banlieue de me démentiront pas. Opportuniste jusqu’au bout des ongles, il tire avantage de toutes les situations qui l’intéressent. Les murs de la Présidence de la République n’étant pas étanches, on sait que ses collaborateurs n’ont aucun pouvoir. C’est sa Majesté qui régente tout. Rien, ni personne –à part sont fils- ne trouve grâce à ses yeux impériaux. Il pique des colères, violentes, dit-on. Son entourage reste inhibé. On ne contredit pas sa majesté et sa toute puissance, sous peine de remise au pas ou de perdre son poste et les avantages qui vont avec. Bref, la machine gouvernementale est réduite à Maître, qui dégringole dans le cœur des Sénégalais aussi bas que les espoirs qu’il avait placés en eux. Il n’y a pas d’équipe, pas de plans, pas de cohésion. 
La formation du dernier gouvernement dirigé par Souleymane Ndéné Ndiaye en est une parfaite illustration. Quatre jours après sa publication, il n’a pas fini d’être composé ! Il ressort de cette cacophonie, un sentiment préoccupant en cette période de crise qui ne l’est pas moins. Le nouveau premier ministre, nommé le 1er mai, déclarait dès le lendemain lors de la passation de service avec Aguibou Soumaré qu’il venait de remplacer : « il faut parler moins et travailler plus ». N’a-t-il pas assez travaillé sur ce dossier de nomination des membres de son gouvernement, lui qui le soir même est allé à deux galas et a récidivé le lendemain pour être spectateur (assis entre le fils de Maître et du ministre des Sports) du combat de lutte Moustapha Guèye-Balla Gaye ? Ainsi donc, le premier acte officiel qu’il a pris, c’est d’aller au bal, d’où il est reparti parmi les derniers. « Mo ko tëjj ! » disent même certains. 
Le gouvernement qui n’en finit pas d’être composé est, s’il en est, un exemple patent de la légèreté avec laquelle le pays est gouverné. Une gouvernance qui est truffée de malfaçons, hésite, bafouille, hoquette, manque de clarté et d’intelligibilité, qui conduit à la réduction de la République en instrument de politique de la famille et de clan. 
Légèreté avec les partenaires sociaux, légèreté avec les investisseurs, légèreté avec les lois, légèreté avec les finances publiques, légèreté avec la justice, légèreté avec les libertés, légèreté avec la constitution, qui verra sa 16ème modification en neuf ans, avec l’introduction d’un poste de vice-présidente. L’embrouille érigée en système de gouvernement, l’exacerbation des ambitions, jouer les uns contre les autres, pour faire sa pelote. 
Comment un président de la République, garant des institutions, peut-il continuer à jouer avec la Constitution sur une énième « habileté » de dernière minute, hors de tout cadre, de manière unilatérale, évoquant une « station » aussi imprécise que sans garantie, une dizaine de jours après le 22 mars ? Loin d’impressionner, cette grande légèreté et cette absence de tenue républicaine fait du Sénégal, un objet de risée. 
C’est ainsi que du premier septennat au quinquennat courant de Maître, le pays dérive, Maître case et recase ses gens dans des postes convoités et les Sénégalais s’écoeurent de plus en plus. Ce sont les mêmes têtes qui font des allers-retours, aux arguments éculés, aux programmes faméliques. Les caciques connaissent une nouvelle jeunesse après la défaite. On les voit se pousser du coude, briguer les portefeuilles ministériels ou les postes de prestige. Quand au gouvernement encore inachevé de Souleymane Ndéné Ndiaye, il a l’allure d’une véritable auberge espagnole. On y sort et entre comme dans un moulin. Après l’entrée très remarquée de Karim Meïssa, fils de Maître lui-même, le remembrement du ministère de l’Economie et des Finances, la « réhabilitation » de Ousmane Ngom, la renomination de Mame Birame Diouf, au poste de ministre d’Etat chargé du Fesman, fait encore plus désordre. Et n’était-ce pas Maître qui s’était engagé à revoir le processus de désignation aux postes importants pour la République ? Ministre d’Etat pour coordonner un évènement, coacher par les amis… français du Président ! Fallait le faire. Ce n’est pas sa compétence qui est en cause, mais le poste créé, dans la nomenclature gouvernementale. Sûr qu’on en a pas encore fini avec cette monarchie républicaine, et ses frasques. 
Les fonctions présidentielle et ministérielle, ou de grands commis de l’Etat, en effet, ont perdu de leur prestige et surtout de leur sens, de leur vraisemblance, et avec elles, la dignité et l’esprit républicain sont savamment éclipsés puisque l’Etat est devenue une « famille officielle » : « Je remercie mon frère de m’avoir consulté, Karim Wade est mon neveu, je suis l’aîné de la famille, Maître Wade est notre père » Voilà ce qu’est devenu le discours officiel. Le rayonnement du Sénégal a été fonction de sa capacité à prouver au monde entier que c’était une République, un Etat, capable de porter à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières une parole forte, et crédible. Ce sont nos idées, nos propositions et leurs mots, qui nous ont valu le respect. Aujourd’hui, cela a assurément une autre allure, avec ces anecdotes fielleuses dont les plus friands ne sont pas les derniers à pointer la vulgarité entre cacophonies, combinaisons d’une « famille » autocentrée et obnubilé par son agenda interne. Pas de saine et sage gouvernance, encore moins de progrès pour les citoyens. Ne parlons pas d’assainissement du budget. Comment peut-on comprendre ce énième vacarme théâtral qui a commencé vendredi, quand tant de dossiers souffrent d’être examinés ? 
La conduite désordonnée des affaires du pays devient insoutenable. Contrairement aux avions d’Air Sénégal International qui ont des pilotes, mais sont cloués au sol, le nôtre est piloté sans radar et au pif, avec le risque d’atterrir n’importe où et dans n’importe quelle condition. Le show ne fait plus recette, mais c’est tout ce qui lui reste, au président élu qui se comporte en monarque. De la légèreté on va nous en servir pour le reste du quinquennat. Dieu, que cela va être long, pénible, frustrant et douloureux ! Comme m’a dit un excellent esprit : « Maître est quand même fort. Il est arrivé à nous faire regretter Diouf ». Triste, mais incontestable exploit. 
CONTRIBUTIONUne vice-présidence à mi-parcours pourquoi et pour qui ? 
Le feuilleton « la succession » continuera certainement cette semaine avec l’épisode cruciale dont le titre pourrait s’intituler « la vice-présidence ». Une invention subite qui vient à mi-parcours d’un mandat et qui ne fera certainement pas que modifier seulement la constitution mais en révisera fondamentalement le substrat parce que touchant les institutions telles que définies par l’article 6 de la loi fondamentale. En son état actuel, la Constitution ne reconnaît que cinq institutions que sont le Président de la République, le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat), le Gouvernement, le Conseil Economique et Social et, l’institution judiciaire (conseil constitutionnel, cour suprême, cour des comptes et cours et tribunaux). 
Avec la vice-présidence, c’est une institution nouvelle qui inévitablement viendra s’incruster quelque part avec des incidences certaines. L’annonce de la mise en place d’une vice-présidence faite au lendemain du séisme politique du 22 mars, ne semble obéir qu’à un mobile politique calculé et calculateur dans une logique de contournement politique de la volonté populaire. C’est sans doute le fameux plan B sorti après l’échec du plan A que les électeurs avaient vite fait de déjouer le 22 mars. 
Le gouvernement mouvant, muant et, mutant actuel qui s’illustre par un rappel des troupes pourrait participer de cette volonté de contournement. Les ministres limogés puis repris vont faire preuve d’allégeance prononcée vis-à-vis du maître sauveur qui les a repêchés par sa seule et unique volonté. Ils auront à l’égard du Patron une dette à payer en constituant un bouclier de bronze pour la pérennité du système et en acceptant unilatéralement toutes les décisions à venir touchant l’organisation de la préséance au sein de l’Etat et du parti au pouvoir. 
Au moins, ces ministres repêchés in extremis n’auront plus de dents assez longues pour oser demain manger le fromage à l’horizon 2012. Ils vont non seulement entrés dans les rangs mais s’ériger en défenseur surtout contre les adversaires intra muros qui s’agitent déjà à affirmer leurs ambitions pour 2012. Le rappel des troupes préparerait en réalité le tapis d’épines pour l’ex camarade à accueillir par réalisme mais aussi à contenir par stratégie en vue de décisions à venir. Et Dieu sait que décisions importantes et historiques, il pourrait y en avoir dans les jours, semaines et mois prochains. 
Nous allons donc vers une semaine cruciale « spéciale vice-présidence », qui pourrait voir le projet prendre une vitesse TGV et être institué dans la précipitation. Le visage de celui ou celle qui va l’incarner devrait, sauf grain de sable, être connu avant que les sénégalais ne se réveille pour constater l’ampleur de la « révolution constitutionnelle ». Révolution dans le sens de la reculade. 
Mais pourquoi cette vice-présidence à mi-parcours ? 
Pour aider le patron, diraient en chœur les hauts parleurs. Et quid du premier ministre et de bientôt la quarantaine de ministres, n’aident-ils pas le patron diraient les « douteurs méthodiques » ? 
Que va renfermer cette vice-présidence au-delà du bonnet ou du foulard qui va en garnir la tête ? Va-t-elle (la personne vice-présidente) remplacer le Patron en cas de vacance du pouvoir ? Si oui, pour combien de temps ? En cas de remplacement éventuel du Patron, va-t-elle se conformer à la durée de remplacement prévue par l’actuelle constitution (entre 60 et 90 jours avant un nouveau scrutin) ou bien finira-t-elle au besoin l’intégralité du mandat en cours ? 
Ces quelques questions simples et naïves sont le noeud gordien du problème. Tout le reste n’est que du vernis politico juridique. Parlant de remplacement, notre naïveté n’ira pas jusqu’à vouloir dire que le Patron actuel ne finira pas le mandat. Il peut bien aller jusqu’au bout et même vouloir franchir lui-même la haie 2012. Le scénario peut cependant déboucher bel et bien sur une cession du pouvoir à mi-parcours en deux temps. D’abord à une vice-présidence qui accompagnera le Patron le temps de tester le peuple avant le sprint final qui ferait encore modifier la constitution en passant du simple remplacement à la continuation de mandat. Entre temps, un autre visage connu pourrait atterrir à la vice-présidence avec plus de latitude. 
Ce scénario n’est pas à exclure. Tout dépendra d’une conjonction d’éléments dont le plus déterminant pourrait être l’écoeurement manifeste du peuple. Plus la clameur va monter plus le projet sera paradoxalement accéléré. C’est une question vitale pour le régime à moins de trois ans du jury tant redouté des urnes qui, pourtant, sont à la modernité démocratique ce que l’oxygène est à l’atmosphère. Le Sénégal appartient d’abord aux électeurs qui, au-delà des questions matérielles semblent avoir compris que la démocratie vaut plus que de l’or et que le Sénégal ne mérite pas une succession suggérée. 
Les promoteurs du projet de vice-présidence seraient les mêmes que ceux de la succession et semblent avoir choisi la politique politicienne à la place de la sérénité démocratique qui élève les hommes politiques au-delà des calculs du moment. Ces questions sur la vice-présidence ne devraient pas seulement être de politique politicienne. Elles ne sont pas innocentes. Ce sont des questions vitales pour la démocratie sénégalaise. Ce sont des questions dont les réponses pourraient défigurer ce qui reste d’essentiel de la constitution de 2001 malmenée à l’applaudimètre par un parlement sans reflet démocratique. Nous sommes à des années lumières de la séparation des pouvoirs. Nous sommes loin de l’élégance républicaine à léguer aux générations futures qu’il aurait fallu préférer à toute autre génération. 
En vérité, l’individu vice-président sera hors du commun parce que parachuté au sommet sans égard pour la constitution actuelle qui dispose en son article premier « La République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances ». L’institution vice-présidence aussi sera hors du commun parce que non validée par referendum. Au nom de la conjoncture, on risque d’entrer dans une autre république sans l’avis du peuple souverain. Moins que le contenu, c’est la position du vice-président par rapport aux Présidents du sénat et de l’assemblée nationale qui fera un peu plus de lumière sur les mobiles de l’acte. 
En l’état actuel de la constitution sénégalaise notamment en l’article 39, « en cas de démission, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président du Sénat. Celui-ci organise les élections dans les délais prévus à l’article 31. Au cas où le Président du Sénat serait dans l’un des cas ci-dessus, la suppléance est assurée par le président de l’Assemblée nationale ». 
L’article 31 fixe le délai de remplacement pour vacance du pouvoir à au moins soixante jours et, au plus quatre vingt dix jours à l’issue desquels un scrutin doit être organisé. Si le projet de vice-présidence pousse l’audace jusqu’à modifier tout de suite ou, par stratégie, dans un futur proche les articles 39 et 31 de la constitution, ce sera un enterrement de première classe pour l’humus de notre ossature démocratique. 
Dans un premier temps, le bluff pourrait consister à seulement toucher à l’article 39 qui parle du remplaçant. Si la pilule passe sans heurts, on pourrait passer à l’article 31 qui parlera alors de continuation d’un mandat par le vice-président et non plus de remplacement. On aura alors sans tambours ni trompettes contourner momentanément (sur une durée plus longue que les trois mois maximum) le suffrage universel par la dévolution d’un pouvoir qui permettra demain à l’individu ultime vice président d’user de leviers de l’Etat pour se préparer calmement à une campagne électorale. 
La question morale est de savoir si un chef d’Etat en exercice élu par le suffrage universel peut choisir librement son remplaçant par un subterfuge politico juridique. On n’en est pas encore là mais, le scénario est encore possible dans la tourmente actuelle marquée par une volonté inadmissible de contournement. Nous ne sommes plus en 1981 pour permettre un legs du pouvoir avec une version maquillée de l’ex article 35 de la constitution. 
En définitive, nous assistons depuis quelques temps à une démarche accélérée de contournement du suffrage par des modifications de la constitution. Avec la vice-présidence, on risque de franchir l’ère de la modification pour entrer dans la nébuleuse des révisions inélégantes qui nous feront basculer par maquillage juridique occasionnel dans une république spéciale et inédite. L’article 103 de la constitution dispose que « la révision ne doit pas toucher à la forme républicaine de l’Etat ». 
Après le tsunami du projet de vice-présidence que l’on n’osera jamais présenté au référendum, la république sera plus que secouée. Elle aura littéralement reculée. En instituant la vice-présidence à mi-parcours du mandat, on n’est ni en modification encore moins en révision de la constitution. C’est plus que tout cela. C’est une « révolution constitutionnelle » pour simple convenance individuelle au grand dam de la république. 
Et pourtant en république, une constitution ne doit pas être un habit cousu à la taille d’un individu. C’est un patrimoine qui doit résister aux calculs du moment. L’ignorer, c’est naviguer à contre courant de l’histoire qui s’écrit en actualités tous les jours. En réalité, cette vice-présidence à mi-parcours ne semble intéresser que ces promoteurs qui, sans doute, ont des exigences très éloignées de la consolidation démocratique. Le peuple attend plus de décence dans l’expression des ambitions individuelles obsédées par le compte à rebours. 
Ce qui est troublant avec cette vice-présidence, c’est que ces promoteurs ont semblé n’en avoir fait la découverte subite qu’après le séisme des élections locales. Cela pose la question de la sincérité du projet. Les deux seules questions essentielles à poser sont les suivantes : Une vice-présidence à mi-parcours pourquoi ? Une vice-présidence pour qui ? 
La réponse à ces deux questions est la même et c’est « la mèche la plus vendue dans ce pays » qu’il n’est pas besoin de cacher avec tant de maladresse. La vérité est que même si la vice-présidence passe et repasse, le peuple électeur a déjà fait le choix du non choix de la succession suggérée. Du sommet, cette vérité crue ne peut être vue qu’avec plus de hauteur et de grandeur. 
· Mamadou NDIONE 
· Mandione15@gmail.com 
CONTRIBUTIONAbdoulaye Wade, la certitude d’une flèche qui voit son But et y va. 
Qui disait qu’il avait compris le message du 22 Mars ? On ne reviendra pas ici sur le rocambolesque remaniement ministériel complètement aux antipodes des attentes du Peuple. En fallait il autant pour exalter notre indignation ! 
Dans un article que nous avions commis au lendemain de son discours du 03 Avril, « Capucinade d’un paltoquet à Wade le Phénix Politique », nous disions clairement que le mûr de surdité qui entourait le Chef de l’état n’avait même pas été fissuré par le séisme du 22 Mars. 
Aujourd’hui toutes les forces politiques intelligentes de ce pays, pour la plus grande gloire de la morale publique, ont le devoir d’aider Abdoulaye Wade à quitter l’arène politique dans la dignité et la sérénité. 
Des forces occultes tapies à l’ombre semblent réussi à circonvenir le chef de l’état et l’encouragent à des options politiques qui pourraient être d’une dangereuse conséquence pour la Nation toute entière. Alors la postérité ne retiendra du parcours exaltant du plus célèbre opposant de l’Afrique, après Nelson Mandela, que les combinaisons politiciennes audacieuses, qu’il aura entreprises, tous azimut, pour empêcher son camp politique de perdre le pouvoir. 
Quoi de plus légitime pour un Président de la République de vouloir léguer le pouvoir à « une génération de constructeurs » issue de sa famille politique pour la poursuite de son action à la tête de l’état ? Encore faut il y arriver dans le respect scrupuleux de la souveraineté populaire et de l’élégance républicaine. Le parfait équilibre dans l’alchimie des intérêts partisans et des valeurs républicaines, c’est cela l’art politique ! 
Abdoulaye Wade semble porté par une mission qui s’apparente au divin avec toutes les certitudes qui vont avec. Dans un tel univers, la possibilité que l’on se soit trompé et donc que l’on doive faire acte de contrition et s’ajuster n’existe pas. Or la principale qualité d’un leader n’est pas d’être juste capable d’élaborer des stratégies intelligentes et de les mettre en application, mais aussi d’être capable de s’ajuster chemin faisant. 
Nous avons l’impression que notre président n’agit plus mais s’agite, il ne réforme pas il déforme, difforme ; il ne conduit pas le pays, il le détruit par la promotion des contre valeurs. Il n’a pas de la compassion pour le peuple qui souffre la misère dans le silence, mais la passion des cloportes pour leur servilité intellectuelle. Il n’a que condescendance pour qui n’est pas sa descendance. Il dédaigne ses adversaires et tente toujours de les humilier s’il ne peut pas les inféoder. 
Il préfère les Libéralités à la Liberté, l’Ego à l’Egalité et la Familiarité à la Fraternité. Tel « un car rapide sans frein », pour ainsi reprendre les propos de son vieil ami, roulant à vive allure en contresens sur l’autoroute il ne comprend pas pourquoi les autres ne vont pas dans la même direction que lui 
Il récompense ouvertement la perfidie et la traîtrise de ceux qui ont tourné casaque Il tente de nous imposer son « auguste » fils tous les jours, par des subterfuges cousus au fil blanc. Le changement de cap est donc impossible à notre Omni Président ! 
Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule urgence, la République en danger, la démocratie en péril. On doit se serrer autour de la démocratie. Il ne restera plus pierre sur pierre de notre chère et enviable démocratie, lorsque Wade aura fini de transformer ce pays, en une gigantesque foire d’empoigne Poursuivre Wade avec des philippiques et pamphlets écrits à sa gloire, à ses hauts faits d’armes, pour dénoncer ses innombrables et inconcevables dérives, comme une meute de Paparazzis, ne nous servira de rien véritablement. Abdoulaye Wade ne se croit devoir abandonner une idée que lorsqu’il est arrivé au bout. 
Ce que cette indomptable obstination du chef de l’état appelle de notre part, c’est une détermination farouche et inlassable à dénoncer ce cirque pathétique qui n’amuse plus personne dans ce pays. A-t-on vraiment idée de cautionner ou de justifier les récentes légèretés à la tête de l’état ? Peut on se faire le complice de ces horribles combinaisons machiavéliques en se fronçant les sourcils ? 
Ce que nous faisons ici s’appelle dénoncer le criminel, avant le crime. Tirer sur la sonnette d’alarme, plutôt que la capitulation rase campagne. Etre alarmiste et prévoyant, plutôt que d’être naïf. Je l’avais dit plutôt que je le savais. « L’oppression se nourrit du silence » disait le Président Mitterrand. Quand on regarde la situation, on est tenté d’exonérer le citoyen et d’incriminer le politicien. Personne ne doit sous estimer la modeste pierre qu’il peut apporter à l’édification d’un Sénégal plus juste, plus démocratique, plus équitable ! L’alternance générationnelle tant prônée, le rajeunissement de la classe politique, en même temps que son assainissement, sont à ce prix. 
· Malick NDOYE 
· malickndy@yahoo.com 
· malickndoye.blog4ever.com 
CONTRIBUTIONKarim Wade : « vice-président » chargé des marchés et contrats ? 
Ce qui était jusqu’ici informel a connu un début d’officialisation avec la formation du dernier gouvernement en date d’Abdoulaye Wade, le sixième en neuf ans de pouvoir. Notre chef d’Etat « particulier », comme l’avait raillé J. Wolfoensen de la Banque Mondiale, ne bat pas seulement les records d’heures de vol ou de tours du monde, soit dit en passant. 
Son fils, dont le nom revient dans tous les grands dossiers ces dernières années, surtout ceux où se brassent les énormes sommes d’argent, vient de se voir attribuer officiellement des pouvoirs qu’il exerçait déjà, à travers sa nomination à la fonction de ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Transports aériens. 
Karim Wade, pour bien le nommer, dispose ainsi, dans le gouvernement de Souleymane Ndéné Ndiaye, d’attributions qui en font le pivot central de la marche de l’attelage. Rien de ce qui touche à l’argent n’est étranger aux fonctions du fils Wade : il est une sorte de ministre des contrats, des marchés publics et des lignes de crédit étrangers. 
Il va, en effet, avoir en charge la construction de toutes les infrastructures, il aura son mot à dire sur la politique agricole, le réseau routier, les mines, les aéroports, les ports, l’aspect financier des rapports avec l’étranger…la liste n’est pas close. 
D’aucuns diraient, qu’avec lui, le chef de l’Etat tient déjà son vice-président. Les esprits tordus, eux, rétorqueront que, des deux Wade, le vice-président n’est pas celui qu’on croit, mais bien le père réduit à gérer seulement la diplomatie et la sécurité, à peine plus pourvu de pouvoirs que la reine d’Angleterre. Car le fils vient de franchir un nouveau pas dans sa prise du pouvoir de son père, lequel est utilisé contre lui-même, en le dressant contre tous ses collaborateurs. 
La théorie de la « dualité au sommet du pouvoir », arme de destruction des numéros deux du PDS a emporté bien du monde : Idrissa Seck, Macky Sall et dans une moindre mesure Pape Diop. Eh bien, on demande à voir ce que donnera la « trialité » voire la « quadrialité » au sommet confrontant un Président, un ministre-fils-du-président, un vice-président et un Premier ministre…. 
Nommer son fils ministre avec de telles attributions : oui, ça se fait bien ailleurs, au Gabon notamment. 
La nomination du nouveau gouvernement aura masqué, un peu, un fait notable : la tournure de la rencontre entre le chef de l’Etat et les patrons d’entreprises de presse. On en retient, entre autres faits, que le Président Wade avait son fils Karim à côté de lui pour faire face aux dirigeants de journaux. L’image fait mal à la République. S’y ajoute la scandaleuse attitude du fils Wade, tout en courage, qui fait dans la délation pour jeter les journalistes à la vindicte présidentielle. 
Comme un gamin caché dans les jupes de sa maman, il s’écrit : « Voici d’ailleurs l’auteur de l’article » ou encore « Ah oui, j’ai les preuves de la connexion entre tel et tel »… Voilà campée la personnalité de celui qui ambitionne de diriger le Sénégal. 
L’entrée au gouvernement de Karim Wade coïncide, point par hasard, avec la sortie du pouvoir des derniers Mohicans d’Abdoulaye Wade. La charrette qui a emporté les Abdoulaye Faye, Lamine Ba, Ousmane Ngom ou Ousmane Massaeck Ndiaye n’est pas composée uniquement d’éclopés de la bataille perdue des élections locales. Non, il ne s’agit pas d’un chargement de déchets politiques destinés au tout-à-l’égout : d’avoir perdu n’est pas la seule faute commune qui les a perdus. 
Ils sont les vestiges humains du pouvoir d’Abdoulaye Wade devant faire place aux hommes de Karim, après les épisodes d’Idrissa Seck et Macky Sall. Puisque la Génération du Concret est un mort-né politique, puisque Karim n’a pas su se trouver une structure fiable et viable, le président Wade a changé de fusil d’épaule : il vide le PDS et le lui donne sur un plateau d’argent. 
Pour cela, on invoque les défaites pour virer tous ceux qui ne s’aplatissent pas assez devant le prince héritier de la République, tous ceux qui ont une légitimité antérieure à l’année 2002, et l’on fait place nette à ses amis. Ceux-là, même s’ils ont été vitrifiés dans leurs localités, savent que le sésame pour rester dans le dispositif n’a rien à voir avec les résultats électoraux. Il tient plutôt à la confiance qu’on inspire à la mère et au fils. 
Car, autrement, si le sort de chacun devait dépendre de son score aux élections locales, surtout en rapport avec les moyens dont il a disposés, le premier à devoir passer à la trappe aurait été le fils du chef de l’Etat. Dans les annales de la science politique, son exemple de désastre électoral en rapport avec les moyens mobilisés doit être unique au monde. A défaut de se faire élire par les Sénégalais, il a réussi (oh, le gros mot !) à s’imposer à son père de président. 
Après cinq années d’intense travail souterrain, ce qui reste de responsables libéraux ou des amis d’Abdoulaye Wade autour de lui, à de rares exceptions, ce sont ceux qui ont été impliqués dans les dossiers brûlants des années de braise et de feu du PDS dans l’opposition. 
Dans son travail de sape et d’enfermement, Karim Wade, avec le soutien déterminant de sa mère convaincue qu’elle peut imposer son fils à la tête du pays, a mis tous les responsables libéraux hors du pouvoir. Avec sa bande de copains, il a fait un tir de barrage qui a empêché le retour d’Idrissa Seck, en persuadant son père qu’ils étaient capables de gagner sans lui. Après leur Bérézina, le voilà qui occupe tout l’espace gouvernemental avec ses amis et affidés. 
Avec l’essentiel des pouvoirs entre ses mains : ICS, Meridien, Sonatel, Sudatel, Port avec Dubai Authority, Suneor, ANOCI… dans tous ces dossiers, le nom de Karim Wade, Conseiller spécial a été cité. Aujourd’hui qu’il est ministre d’Etat chargé des Infrastructures, de l’Aménagement du territoire, des Transports Aériens jusqu’où ira la largeur de son spectre d’intervention ? 
· Abdoulaye FALL 
· Email : falndiaga@gmail.com 
· 25, rue Croix Nivert 
· 75015, Paris 
Amath Camara du Pit sur le remaniement ministériel : ‘Wade a perdu de son autorité et de sa maîtrise du pouvoir’ 
 
 
(Correspondance) - ‘Je pense que les tâtonnements, les errements ainsi que les revirements de situation observés dans le cadre de la mise sur pied de ce énième gouvernement de l’alternance montrent en réalité que le président de la République a perdu de son autorité et de sa maîtrise du pouvoir’. Amath Camara, président de la coordination régionale du Pit à Thiès et membre du comité central de cette même formation politique, réagissait ainsi, samedi dernier, dans l’émission Jataay de Walf Fm Thiès animée par Léopold Tamba. Le responsable du Pit au niveau local estime, en effet, qu’après avoir mis en place au moins six gouvernements aux cours des neuf années qu’il a passées à la tête de ce pays, Me Wade doit certainement avoir acquis assez d’expériences par rapport à cet exercice-là. Pour dire, selon lui, que s’il se retrouve aujourd’hui dans l’incapacité de former un gouvernement en un seul jour, c’est bien parce qu’il y a des forces qui exercent une certaine pression sur lui. ‘Il y a, à mon avis, beaucoup de centres de décision. Et quand dans le cadre d’une République, il y a plusieurs centres de décision, cela veut dire que cette République-là est menacée car le président de la République doit incarner l’autorité suprême et être par conséquent le maître du jeu’, dit-il. Or poursuit-il, dans le cadre de la mise en place de ce énième gouvernement, on a vu des ministres remerciés revenir en force, certainement appuyés en cela par des forces non encore identifiées et qui peuvent être des forces politiques, sociales, occultes ou religieuses. En tout état de cause, estime-t-il, ces ministres remerciés ont dû aiguillonner certains leviers pour revenir. 
Toujours dans sa lecture des faits, Amath Camara s’est aussi dit d’avis que ces tâtonnements notés dans la formation de ce gouvernement sont aussi la preuve que Me Wade s’est embrouillé dans son schéma qui consiste à mettre son fils dans les conditions de lui succéder à la présidence de la République. Un schéma qu’il ne peut pas dérouler en toute tranquillité. Car, dit-il, quoi qu’on en dise, ce régime de l’alternance a généré des forces comme il a renforcé d’autres qu’il a trouvées sur place. Aussi avec la succession qui est ouverte, toutes ces forces se positionnent à travers des personnalités pour occuper leur parcelle de ce pouvoir. ‘On est dans le cadre de la succession de Me Wade et toutes ces forces-là montrent qu’elles ne sont pas d’accord avec son schéma. Sinon elles auraient respecté ses choix premiers. Or elles l’amènent à changer, à se faire même tourner en dérision tant au niveau national qu’international parce qu’il ne donne plus, de par ses revirements, l’image d’un président qui maîtrise la situation dan son pays’. 
Pour le responsable du Pit à Thiès, le choix de doter son fils d’un super ministère est aussi à mettre dans la logique de Wade de mettre, dans le cadre de sa succession, son fils en pole position. En effet, selon Amath Camara, le président a mis l’essentiel des portefeuilles ministériels entre les mains de son fils. Pas parce qu’il est le plus compétent ou qu’il est le meilleur de tous mais parce qu’il veut l’amener à contrôler plusieurs secteurs à la fois, pouvoir se faire un tissu relationnel sur le plan international et par voie de conséquence contrôler l’essentiel des moyens de l’Etat. Idem pour le projet de création du poste de vice-président. A l’en croire, ce projet est la preuve que le président n’a pas fait une lecture responsable du contexte actuel. Car s’il voulait montrer aux Sénégalais qu’il a compris leur message, il allait prendre des dispositions expresses pour supprimer le Sénat, dissoudre l’Assemblée nationale et organiser des élections anticipées pour être en phase avec les nouvelles dispositions politiques en place depuis les dernières élections locales. Mais, regrette-t-il, le chemin que Wade emprunte aujourd’hui ne rencontrera certainement pas les préoccupations des Sénégalais. Ces derniers l’ont invité à réduire du train de vie de l’Etat. Mais le président est en train d’en rajouter. Non pas par fantaisie mais parce qu’il a un objectif politique. Et, ne pouvant pas atteindre cet objectif par la voie des élections, il tente de se rabattre sur celle des institutions. Il en crée et les taille sur mesure pour permettre à son fils de se hisser au sommet. 
Le patron du Pit à Thiès a aussi profité de sa sortie sur les ondes de Walf Fm Thiès pour se prononcer sur la main tendue de Wade à l’opposition. Pour lui, à force de tendre une main et de la retirer, Wade a fini par ne plus inspirer confiance à l’opposition. ‘S’il est vrai qu’il sent que le Sénégal est à un tournant où toutes les forces vives de la nation doivent se concerter sur les problèmes de ce pays, il doit prendre les dispositions idoines pour qu’il en soit ainsi. Il y a des façons d’appeler l’opposition à des négociations et il le sait pour avoir été appelé par son prédécesseur Abdou Diouf. Etant donné qu’il a eu l’expérience d’un appel auquel il avait répondu favorablement, il doit être assez outillé pour savoir comment, quand et qui appeler’, dit-il. Mais se désole-t-il, à chaque fois que le président appelle l’opposition, c’est pour se tirer d’affaire ou bien pour la provoquer. Et Amath Camara de poursuivre qu’il faut qu’il dise d’abord quelle est la situation et sur quoi les gens vont travailler pour sortir le pays de l’impasse. 
Sidy DIENG 
FERLOO.COM : 
Le ticket de la succession du président Wade : Karim Meïssa se positionne au cœur de l’Etat 
 
L’entrée de Karim Meïssa Wade dans le sixième gouvernement de l’alternance ne laisse aucun observateur du paysage politique sénégalais indifférent. Elle traduit un tournant éminemment politique dans les processus de la carrière de l’homme et de l’après-Wade. Ces deux questions étaient sans nul doute très liées depuis la crise ouverte entre le président de la République, Me Abdoulaye Wade, et l’ancien Premier Ministre, Idrissa Seck. Ce dernier est le premier à évoquer l’irruption d’une nouvelle donne dans le conflit des ambitions l’opposant au chef historique de la formation libérale. Paradoxalement, c’est au moment où le maître du jeu pose un jalon décisif dans le positionnement de son fils dans la perspective de sa succession qu’il amorce le dénouement de l’affaire des chantiers de Thiès. Idrissa Seck vient d’être blanchi par la justice. 
La volonté manifeste de faire du Président de l’Anoci un homme politique incontournable dans le jeu de l’après Wade, se conjugue ainsi à un rapprochement avec celui qui a cristallisé le premier obstacle aux destinées présidentielles du responsable de la Génération du Concret. On ne se sait pas encore la nature de l’entente politique entre le maître du jeu et son ancien homme de confiance. L’avenir nous édifiera sur la nature du partage des responsabilités entre Karim Wade et son ancien rival. Tout laisse croire que le président de la République est décidé à placer son fils dans le carré restreint des futurs acteurs devant se battre pour la succession. Le rang de ministre d’état qu’occupe désormais son fils n’est point innocent. Bien au contraire. Il est une caution politique dont l’objectif recherché est de briser tout complexe dans la hiérarchie des hommes de pouvoir de demain. C’est peut-être là, l’explication de l’envergure de son ministère dont on ne soulignera jamais assez l’importance dans la stratégie de négociations à l’intérieur du gouvernement et de l’Etat. 
Le ministère de la Coopération Internationale et ses autres démembrements, est plus politique qu’autre chose. Il s’agit à bien des égards de créer les conditions objectives devant permettre à son occupant de tisser des réseaux susceptibles de faciliter le contact direct avec les populations et les bailleurs de fonds. Peu importent alors les réalisations de ce ministère. Par contre, ce qui sera décisif dans cet apprentissage de la gestion de l’Etat, c’est l’usage du gain électoral que Karim Wade fera de son département ministériel. L’Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique constitue une expérience en matière de management des relations internationales pour se faire un nom, un carnet d’adresses et de pénétrer dans les milieux des décideurs. Karim wade sait aujourd’hui les faiblesses majeures qu’il devra relever pour positionner la Génération du Concret dans l’échiquier politique national et mondial. 
Dans son dispositif ministériel, il y aura naturellement des hommes et des femmes à mesure de mailler le Sénégal, de l’étudier et de pénétrer dans les profondeurs des collectivités locales. L’arrivée massive de ministres au gouvernement appartenant à la mouvance de la Génération du Concret facilitera le travail de titan qui attend le ministre d’Etat à la recherche de légitimité politique. 
Le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, devra comprendre a priori les limites objectives de son action face aux enjeux politiques de son gouvernement fortement placé sous le signe de la reconquête de l’opinion publique. Politiquement, le Premier ministre n’a aucun appui autre que celui du chef de l’Etat. Il n’a pas des moyens de faire pression sur les risques de conflits d’ambition découlant de la présence de ministres acquis à la cause du fils du président de la République. Il faudra se soumettre à la loi non écrite ou se démettre. Evidemment, la durée de vie du Premier ministre à la tête du sixième gouvernement de l’alternance, dépendra des capacités du chef du gouvernement d’accompagner le processus de l’affirmation du pouvoir de Karim Wade et de son intelligence à travailler en complicité avec le chef de l’Etat. 
Tout couac significatif avec les ambitions non déclarées de la Génération du Concret sera sanctionné. L’ancien Premier ministre a un rôle à jouer dans ce dispositif présidentiel. Au regard du vide créé dans les rangs du Parti démocratique sénégalais, il n’est plus exclu que le Secrétaire national du Parti démocratique sénégalais laisse la reconstruction de la formation libérale entre les mains de l’actuel maire de Thiès. Il est désormais le seul capable de faire revivre cette formation ne parvenant plus à renaître après la défaite majeure des Locales de mars 2009. Le Pds pourrait bien imploser de l’intérieur. Idrissa Seck a, là, un challenge à relever dans la revitalisation du libéralisme et de l’appareil du PDS. Ce challenge est essentiellement lié à la création d’un parti libéral fort et unifié autour de sa personne et de son projet de société pour le vrai changement. Ce scénario de reconstruction de la famille libérale est possible, mais à condition que Wade et Idy s’entendent sur un agenda politique et le partage des responsabilités. 
La manœuvre politique du président Wade bâtie sur un ticket pour ne pas dire une gestion partagée du pouvoir est loin d’être simple. Il s’agit de positionner son fils au cœur de l’Etat et de placer son ancien Premier ministre au centre de la bataille politique de plus en plus âpre face à la mouvance de l’opposition décidée à provoquer le départ précipité du président de la République. Entre les lignes de ce scénario se mettant progressivement en place, le président de la République n’exclut point des élections anticipées auxquelles son fils et son ancien Premier ministre se présenteraient séparément ou ensemble. Bien au contraire. La crise économique et sociale est bien là. Elle sera dure au cours des trois prochaines années. L’alternance n’a pas une réponse globale et consensuelle. Les querelles de positionnement à l’intérieur du Pds sont inévitables. Le président Wade est alors bien conscient que l’alternance a besoin dans ces conditions d’une nouvelle virginité politique pour renaître. Des élections maîtrisées pourraient bien faire l’affaire du Pds et de son chef historique en mal avec une opinion démocratique plus exigeante pour le changement dans la gouvernance de l’alternance. 
Mamadou SY ALBERT 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 13.05.2009
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