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POLITIQUEà la mode WADE

Aliou NIANE (président de l'union des magistrats du Sénégal) : 'Idrissa Seck doit être jugé' 
Le commerce facile, le regard candide, le nouveau président de l'Union des magistrats du Sénégal (Ums) est un homme empreint d'urbanités. Pourtant, dans le milieu judiciaire, il est considéré comme une tête brûlée. Lui s'en défend et se dit tout simplement à cheval sur les principes. D'ailleurs, c'est au nom de l'application des principes pour laquelle il n'accorde aucune dérogation, qu'Aliou Niane déclare que le dossier d'Idrissa Seck doit aller à son terme. Parce que, selon lui, le politique, qui qu'il puisse être, ne doit pas intervenir dans le processus judiciaire. Aliou Niane pousse les frontières de la séparation des pouvoirs pour réclamer une justice débarrassée de la tutelle. Et, pour lui, l'indépendance de la justice n'en sera que plus renforcée lorsque le chef de l'Etat se sera retiré de la présidence du Conseil supérieur de la magistrature. Les conditions d'existence et de travail des magistrats, le président de l'Ums les a également inscrites dans sa feuille de route. Et il demande d'emblée que l'indemnité de judicature soit transformée en indemnité de représentation à l'instar de celle des ministres et des députés. 
 
Wal Fadjri : Vous venez d'être porté à la tête de l'Union des magistrats du Sénégal (Ums). Mais vous êtes présenté comme un dur à cuire. L'étiquette correspond-elle à la marchandise ?  
Aliou Niane : Il est vrai que cette étiquette m'a suivi durant tout mon cursus parce que je suis un homme de principe. En tout cas, j'essaie d'être un homme de principe. C'est pour cela que les gens pensent que je suis un dur à cuire, mais il faut avouer que cela ne correspond pas à ma personnalité. Au contraire, j'essaie d'être très courtois avec tout le monde, d'être très ouvert envers les gens. Mais, sur les principes, je suis assez ferme. Surtout quand ceux-ci sont menacés.  
Wal Fadjri : On rappelle souvent votre bras de fer épique avec le ministre de la Justice lors d'une rencontre entre l'Ums et Cheikh Tidiane Sy. Que s'est-il passé ce jour-là ?  
Aliou Niane : En fait, il y a eu tout simplement un malentendu parce que, pour moi, il s'agissait d'amener les pouvoirs publics à assumer des responsabilités qui découlent d'engagements. On était dans un contexte bien déterminé. Il y a eu la médiation du président du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales, Me Mbaye Jacques Diop, à la suite de laquelle l'Etat a pris un certain nombre d'engagements que nous, magistrats, avions considérés comme acquis. Mais, par la suite, les autorités n'ont pas pris en compte ces engagements. C'est dans ce cas de figure que j'ai considéré qu'il fallait être ferme pour amener le gouvernement à respecter ses engagements. C'est ça qui explique le clash avec le Garde des Sceaux, ministre d'Etat, ministre de la Justice. Mais, pour moi, cette affaire est complètement rangée dans les tiroirs. Au lieu de jeter le regard sur le rétroviseur, je préfère aller de l'avant. Nous avons des questions complexes et importantes au niveau de la justice, il s'agit de se battre autour de celles-ci, mais dans la sérénité, la courtoisie et le respect mutuel. Je respecte toutes les institutions et les autorités de ce pays. En revanche, je veux que la Magistrature soit respectée. Il y a des dynamiques qui peuvent se compléter et je crois que nous pourrons nous comprendre.  
Wal Fadjri : Nous pouvons alors dire que votre cohabitation, en tant que président de l'Ums, avec le ministre de la Justice ne sera pas aussi difficile qu'on l’appréhende.  
Aliou Niane : Effectivement ! Dans la mesure où nous sommes dans une optique d'apaisement, de concertation avec tous ceux qui sont impliqués. Le ministre de la Justice, on ne peut pas se passer de lui. C'est lui qui a, au niveau du gouvernement, le secteur de la justice. Il nous revient, pour notre part, de défendre les intérêts matériels et moraux des magistrats. Nous sommes alors faits pour nous entendre. (Il insiste) Sur les questions de principe, sur la nécessité de se concerter, d'aborder objectivement les questions de la justice et de leur apporter les solutions les plus adéquates. Donc, je ne vois pas où est-ce qu'il pourrait y avoir de problème à ce niveau. C'est vrai que le ministre de la Justice est dans un gouvernement et que c'est ce dernier qui maîtrise et alloue les ressources du pays. Il est aussi vrai que la politique se fait à partir des priorités du gouvernement. Naturellement, il peut y avoir un décalage entre nos aspirations et les priorités du gouvernement. Mais, il s'agira de résoudre cette question en toute bonne foi, dans l'apaisement et dans l'ouverture la plus large possible.  
Wal Fadjri : Il y a eu quand même des avancées considérables dans la satisfaction des revendications des magistrats, comme le relèvement de l'indemnité de judicature. Où en êtes-vous avec votre plate-forme revendicative ?  
Aliou Niane : Il faut d'abord reconnaître que le gouvernement a beaucoup fait pour la Magistrature. Le président de la République a beaucoup fait pour la Magistrature. Le relèvement de l'indemnité de judicature de 500 mille à 800 mille francs Cfa, c'est une action de grande envergure. L'affectation aux magistrats de parcelles à usage d'habitation au niveau du Cices, c'est aussi important. Tout comme ce que le gouvernement est en train de faire dans la dotation de ressources pour amener les différentes juridictions à avoir les moyens d'assumer la justice au Sénégal. Je peux donner l'exemple des véhicules affectés aux chefs de juridiction et la dotation budgétaire. Disons très clairement que le chef de l'Etat a pris aujourd'hui des initiatives et des actions qui sont de nature à mettre le magistrat dans des conditions de vie et de travail qui correspondent à la dignité qu'appelle son statut. Ça, c'est un fait. Il y a donc beaucoup de pas qui ont été franchis. Maintenant, il faudrait aborder la question de l'indemnité de judicature sous l'angle dialectique. Lorsque vous réglez une chose, à partir de ce règlement naissent d'autres choses.  
Wal Fadjri : Que voulez-vous dire concrètement ?  
Aliou Niane : L'indemnité de judicature, par exemple, a été portée à 800 mille francs Cfa, mais aujourd'hui nous constatons que toute l'indemnité est grignotée par l'impôt sur le revenu. Les magistrats payent 300 à 400 mille francs Cfa d'impôts sur le revenu. Ce qui veut dire que le gouvernement nous a donné quelque chose avec la main droite, mais il a retiré l'essentiel de cette chose avec la main gauche. Il faut équilibrer. Et, sur cette question, nous avons un point de vue qui s'appuie sur un principe constitutionnel d'équilibre des pouvoirs. Parce que la Constitution a proclamé la séparation des pouvoirs, mais aussi leur équilibre. Et il faut avoir une vue multidimensionnelle par rapport à l'équilibre. Quel que soit alors l'angle par lequel on aborde la question, on doit avoir un équilibre des pouvoirs. Nous ne parlons pas d'égalité, parce qu'il ne peut pas y avoir d'égalité, mais qu'il y ait un équilibre. De ce point de vue, nous rappelons que les ministres bénéficient d'une indemnité de représentation qui échappe à la pression fiscale. Les députés ont la même indemnité de représentation. En tant que pouvoir judiciaire, nous demandons à être logés à la même enseigne que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Ce que nous demandons à ce niveau, c'est que l'indemnité de judicature soit transformée en indemnité de représentation.  
‘L'indemnité de judicature est grignotée par l'impôt sur le revenu. (C’est pourquoi) nous demandons que cette indemnité soit transformée en indemnité de représentation’  
Wal Fadjri : Mais, d'abord, est-ce que l'indemnité de judicature se fait ressentir au niveau de la pension de retraite des magistrats ?  
Aliou Niane : Non. C'est pourquoi, nous demandons l'intégration de l'indemnité de judicature dans le calcul de la cotisation du Fonds national de retraite (Fnr) et dans le calcul de la pension de retraite. Parce que la pension de retraite, telle que nous la concevons, doit toujours être en adéquation avec le salaire. Si la pension n'est pas en adéquation avec le salaire, le jeu est faussé d'avance. Quelqu'un qui perçoit un salaire de 100 mille francs Cfa, sa pension doit correspondre à un salaire de 100 mille francs Cfa. Quelqu'un qui perçoit un salaire de 1 million de francs Cfa, idem. Cela veut dire qu'il y a nécessairement des réaménagements à faire au niveau du Fnr pour tenir compte du relèvement du salaire des magistrats. Si le magistrat se retrouve avec un salaire satisfaisant aujourd'hui, mais à la retraite qu'il soit avec un niveau de pension de l'ordre de 150 mille, voire 200 mille francs Cfa, cela ne le met pas à l'abri. Ce n'est pas seulement lorsqu'il est en activité qu'il faut protéger le magistrat, mais il faut, aussi, le mettre dans les mêmes conditions de dignité et d'indépendance lorsqu'il est à la retraite. Pour cela, nous demandons l'intégration de l'indemnité de judicature dans la détermination de la cotisation du Fnr, mais aussi dans le calcul de la pension de retraite. Nous demandons, aussi - et ça, c'est l'une de nos doléances fondamentales - que l'Etat respecte ses engagements par rapport aux terrains (150 parcelles au moins) qu'il nous avait promis au niveau de la ‘Bande verte’. Le chef de l'Etat nous avait promis des parcelles à usage d'habitation au niveau du Cices et au niveau de la ‘Bande verte’. Pour le Cices, c'est réglé, mais pour la ‘Bande verte’, nous attendons toujours. Nous demandons que les autorités comptétentes en la matière mettent en œuvre cette promesse du chef de l'Etat. Une promesse du président de la République, c'est un engagement. Il faudrait, maintenant, que les autorités administratives chargées de l'application des engagements du chef de l'Etat fassent leur travail. Parce que cet engagement du chef de l'Etat, les magistrats y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Aujourd'hui, c'est notre doléance fondamentale. Autre revendication très importante dans notre mobilisation, c'est la réforme des statuts des magistrats et celle du Conseil supérieur de la magistrature. Et la réforme, pour nous, ne doit pas naître ex-nihilo. C'est une dynamique qu'il faudra engager dans l'optique du renforcement des garanties d'indépendance de la Magistrature. Cela voudra dire qu’en plus des principes d'indépendance constitutionnelle que nous avons, il faudra renforcer nos différents statuts. Au niveau du Conseil supérieur de la magistrature, il faudra, également, réformer. Parce que la composition du Conseil supérieur de la magistrature pose problème. Les magistrats n'y sont représentés que par trois magistrats élus. Cela veut dire que les magistrats élus par leurs pairs constituent une nette minorité. Il faudrait inverser la tendance. En tout cas, pour que le Conseil supérieur de la magistrature puisse jouer son rôle, les magistrats élus doivent être majoritaires, dans la mesure où ce sont eux qui doivent défendre les intérêts des magistrats, ce sont eux qui reflètent la diversité au niveau de la Magistrature.  
Wal Fadjri : Etes-vous de ceux qui défendent l'idée selon laquelle le président de la République ne doit plus présider le Conseil supérieur de la magistrature ?  
Aliou Niane : Nous allons, au niveau de l'Ums, engager une réflexion de haut niveau dans ce sens. Mais, il faudra comprendre que tout ce que nous demanderons le sera sur la base du principe de la séparation et de l'équilibre des pouvoirs, mais aussi de l'indépendance de la Magistrature.  
Wal Fadjri : Pensez-vous que le fait que le Conseil supérieur de la magistrature soit présidé par le chef de l'Etat puisse entamer le principe de la séparation des pouvoirs ?  
Aliou Niane : Personnellement, je suis pour un Conseil supérieur de la magistrature qui ne soit pas présidé par le chef de l'Etat. Parce que, tout simplement, le président de la République ne peut pas être chef de l'exécutif et chef du judiciaire. Même s'il est vrai qu'au fond, il ne joue pas les grands rôles dans le Conseil supérieur de la magistrature. Mais, il ne faudrait pas que l'on s'appuie sur l'expérience française. En France, il y a un conseil présidé par le chef de l'Etat. Et, essentiellement, lorsqu'il s'agit de statuer sur des questions liées à l'indépendance de la Magistrature, le chef de l'Etat, en tant que garant de cette indépendance, préside le conseil. Mais, il faut noter que la France n'a pas de pouvoir judiciaire, elle a une autorité judiciaire. Au Sénégal, nous avons un pouvoir judiciaire - c'est une option du Constituant sénégalais - il faut qu'on l'assume. Assumer cette option revient à faire en sorte qu'il n'y ait pas de mécanisme de tutellle d'un pouvoir sur un autre. Les pouvoirs, dans le principe constitutionnel, sont indépendants et séparés.  
Wal Fadjri : En somme, vous voulez une suppression de la tutelle sur la justice.  
Aliou Niane : Il faut noter que l'Ums n'a pas encore terminé sa réflexion à ce niveau. Je vous ai donné mon point de vue personnel, mais il faudra attendre que l'Ums développe toute sa réflexion autour de cette question pour que l'on puisse en faire un cheval de bataille.  
Wal Fadjri : Par rapport à tout ce que vous venez de dire, pensez-vous réellement que la justice est libre au Sénégal ?  
Aliou Niane : Je le pense très sincèrement. Le juge qui tranche un litige, il a les moyens d'assumer son indépendance. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de problèmes. Losrqu'il y a des pressions sur le juge, il faudrait que l'Union des magistrats se batte pour l'enlever. Lorsque la carrière du juge peut dépendre d'un certain nombre de facteurs ou d'acteurs, cela pose problème. Il faudrait que le juge, en tranchant un litige, n'ait pas de pression sur sa carrière. Il ne doit pas être l'agneau du sacrifice. Ce que nous voulons, ce sont des mécanismes qui permettent au juge d'assumer son indépendance dans la plénitude de l'acception et qui protègent sa carrière. Qu'on ne puisse pas le sanctionner parce qu'il est indépendant.  
Wal Fadjri : Est-ce que le problème n'est pas, aussi, au niveau de notre architecture judicaire qui est composée d'une magistrature du siège et d'une magistrature debout qui dépend du ministère public ?  
Aliou Niane : Dans toutes les traditions judiciaires francophones, nous avons une magistrature du siège qui tranche les litiges et des magistrats debout qui, en réalité, sont les avocats de la société. Ces derniers interviennent au litige en tant que partie. Ils ont d'autres prérogatives tout aussi importantes. Par exemple, ils sont maîtres des poursuites. Ça ne dérange pas, parce que même le magistrat du parquet peut assumer son indépendance par rapport à beaucoup de choses. Les statuts de la magistrature disent clairement que la parole est libre à l'audience. Cela veut dire que le procureur peut recevoir des instructions écrites, et sur la base du principe qui dit que la parole est libre, il peut passer outre ces intructions, à l'audience, par rapport à son intime convition, à l'analyse qu'il fait du dossier, au choix qu'il pourrait faire et qui tient compte de l'Etat de droit et de l'intérêt de la société. Mais, il faut avouer qu'il est aussi fragilisé parce que la question de sa carrière et de ses liens avec la hiérarchie - le ministère de la Justice - se pose. Il faut réfléchir à ce niveau pour trouver des mécanismes de garantie d'indépendance aussi bien pour le magistrat du siège que pour celui du parquet. Qu'il n'y ait pas de pression sur sa carrière, qu'il ne soit pas fragilisé en tant qu'individu. Parce qu'il y a le principe, mais aussi il y a la pratique que les gens font de ce principe.  
‘Je suis pour un Conseil supérieur de la magistrature qui ne soit pas présidé par le chef de l'Etat parce que le président de la République ne peut pas être chef de l'exécutif et chef du judiciaire’  
Wal Fadjri : Mais, malgré le principe qui lui garantit une certaine indépendance, le magistrat du siège n'est pas, non plus, à l'abri.  
Aliou Niane : Pour le magistrat du siège, il y a ce que l'on appelle le principe de l'inamovibilité. C'est un principe constitutionnel. Cela veut dire que le magistrat du siège ne peut être affecté n'importe comment. Maintenant, il y a des atténuations parce que dans les statuts de la magistrature, il est possible de passer outre ce principe constitutionnel et d'affecter un magistrat du siège sur la base de la ‘nécessité de service’. Mais, si on fait une analyse globale, on se rend compte qu'il y a une précarité au niveau des magistrats découlant du fait que la majeure partie des magistrats est à des postes d'intérimaires. Ce qui fait qu'ils ne sont plus à l'abri par rapport au principe de l'inamovibilité. En effet, on constate, aujourd'hui, que l'exception ‘nécessité de service’, qui découle des statuts de la Magistrature, constitue une règle. On l'utilise n'importe comment et n'importe où. Il faut que cela cesse. Le principe constitutionnel est là, il faudra lui donner tout son contenu. Et, au niveau de l'Ums, nous serons très vigilants sur cette question. L'union sera derrière chaque magistrat. Nous n'accepterons pas qu'il y ait des violations statutaires contre quelque magistrat que ce soit.  
Wal Fadjri : Restons sur ce chapitre d'indépendance de la justice. Certains hommes politiques, après avoir été épinglés par la justice, ont vu leurs dossiers classés sans suite lorsqu'ils ont rejoint le camp présidentiel. Ne craignez-vous pas que le dossier d'Idrissa Seck connaisse le même sort ?  
Aliou Niane : En tant que magistrat, nous ne pouvons pas intervenir dans un domaine que nous ne maîtrisons pas. Un dossier qui n'est pas avec nous, nous ne pouvons pas en dire grand chose. Ce que je peux dire, c'est que les dossiers pendants devant les juridictions vont être poursuivis jusqu'à leur terme. Le principe, c'est que le politique ne peut pas intervenir dans le cadre d'un dossier quelle que soit sa nature.  
Wal Fadjri : Ne peut pas ou ne doit pas ?  
Aliou Niane : Ne doit pas. Parce que le principe est que le politique, qui qu'il puisse être, ne doit pas intervenir dans le processus judiciaire. Il ne doit pas donner des injonctions aux juges. Le juge a son intime conviction, il y a les lois et règlements du pays, et il tranche à partir de ces mécanismes bien déterminés. Sous ce rapport, le juge est complètement à l'abri de la pression politique. Il lui appartient, cependant, d'assumer cela. C'est une dimension individuelle. Chaque juge doit assumer son indépendance et aller le plus loin possible par rapport à ça. Quelqu'un qui ne veut pas être indépendant, on ne peut pas l'obliger à l'être. Nous avons des principes qui valent ce qu'ils valent, mais qui permettent au juge d'assumer une grande parcelle d'indépendance. Maintenant, il appartient à tout un chacun de labourer cette parcelle.  
Wal Fadjri : Donc, malgré les négociations en cours, le dossier d'Idrissa Seck peut aller à son terme.  
Aliou Niane : Le dossier doit aller à son terme. (Il répète) Le dossier doit aller à son terme, sur le plan du principe. Mais, qu'est-ce qui se fera ? De toute façon, nous sommes là et nous observons et tirons des leçons. Au niveau de l'Ums, lorsque nous avons des faits précis sur la base desquels nous pouvons faire une réflexion, nous le ferons. Si nous devons tirer la sonnette d'alarme, nous le ferons également.  
Wal Fadjri : Selon vous, Idrissa Seck doit être jugé nonobstant les négociations pour son retour au Pds.  
Aliou Niane : Que ce soit Idrissa Seck, que ce soit un autre, c'est exactement le même principe : il doit être jugé. La justice est là pour tout le monde. Toute personne, qui qu'elle soit, sur qui pèsent des accusations, doit être jugée. Et s'il est avéré que cette personne a commis des infractions, elle doit être punie par la loi. Il ne peut pas y avoir à ce niveau de justice à double vitesse. Les lois et règlements valent pour tous les citoyens de ce pays. Et on ne doit pas trangresser cela. Dans notre bataille, en tout cas, nous voulons amener toute la Magistrature à se mobiliser comme un seul homme pour faire en sorte qu'il n’y ait pas la possibilité de faire des pressions politiques ou d'une autre nature sur les magistrats. La pression n'est pas seulement politique. Elle peut être sociale ou financière.  
Wal Fadjri : Parlant de pression financière, il a été beaucoup question l'année dernière de corruption dans la Magistrature. Que comptez-vous faire pour éradiquer ce fléau ?  
Aliou Niane : C'est vrai que la corruption est présente dans presque tous les secteurs du pays. Cependant, à l'Ums, nous disons que nous n'acceptons pas qu'il y ait une seule parcelle de terrain de corruption au niveau de la Magistrature. Mais, lorsque l'on est indépendant, on est au-dessus de toutes ces contingences d'ordre matériel ou social. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de corruption dans la magistrature. C'est sûr qu'il en existe et le phénomène (corruption dans la Magistrature : Ndlr) que nous avons vécu l'année dernière, le prouve. Mais, ce dont nous sommes sûrs, c'est que l'Union des magistrats va mobiliser tous les magistrats de ce pays pour enlever cette gangrène du secteur de la justice, quoi que cela puisse nous coûter. Nous ne pouvons pas nous battre pour l'indépendance de la justice et accepter des fléaux de cette nature. C'est un fléau grave parce qu'au-delà des incidences sociales et autres, il peut avoir des conséquences fâcheuses sur l'économie. Les questions liées à l'investissement ne pourront jamais être réglées si nous n'avons pas une justice crédible et indépendante. S'il y a corruption dans la Magistrature, cela se reflète inévitablement sur le degré d'investissement dans le pays. Aucun investisseur n'acceptera de mettre ses billes dans notre pays s'il sait qu'au niveau de la magistrature, nous avons des problèmes de corruption. Lutter contre la corruption, c'est en réalité lutter pour l'intérêt national. C'est pourquoi, nous nous engageons à dénoncer les faits de corruption et à les combattre. Nous l'avions fait l'année dernière et nous allons continuer dans ce sens.  
Wal Fadjri : Parlons maintenant de la détention préventive qui pose énormément de problèmes du fait de sa longueur. Et, le plus souvent, au bout du compte, le juge constate que le prévenu est innocent, mais il n'y a pas de réparation. Qu'est-ce que l'Ums compte faire sur cette question ?  
Aliou Niane : Il ne faut pas que les gens pensent que s'il y a une longueur dans la procédure, c'est du fait du magistrat. En fait, le magistrat n'est qu'un maillon de l'appareil judiciaire. S'il y a des phénomènes de cette nature qui sont regrettables, il faut engager une réflexion approfondie sur tout l'appareil judiciaire. Il faut reconnaître qu'il y a un problème d'effectifs, de procédure et l'analyse doit s'orienter dans ce sens. De toutes les façons, l'Ums est prête à engager cette réflexion parce que les magistrats sont les premiers gênés lorsqu'ils sont en face d'un problème de cette nature. Pour tout dire, il faut une réforme approfondie de l'appareil judiciaire.  
Propos recueillis par Amadou DIOUF 
 
APPEL DE WADE A IDRISSA SECK 
Pour épargner Karim le sort du « Ndongo daara » 
Par DAME BABOU | SUD QUOTIDIEN | jeudi 16 août 2007  
Traditionnellement, quand un garçon qu’on destine au daara atteint l’âge de six ans, c’est son père qui l’y accompagne. Le daara est alors sa nouvelle vie, faite de rudesse, d’apprentissage, de frugalité mais aussi de rencontres, dans un environnement composé principalement d’ainés qui ne lui font pas de cadeau. Généralement, c’est que comprennent les mères qui sont souvent en pleurs quand elles voient leurs fils les quitter pour rejoindre les daara. 
Pour son premier jour au daara, le talibé –accompagné de son père- est l’objet de tous les égards. Après une première nuit, quand il se réveille, sa première réaction est de crier et de réclamer son père, qui généralement, s’est littéralement « arraché » au petit matin, pendant que son fils dormait encore : « Ana baay ? Ana baay ? Yaay, Yaay, Yaay). (Ou est mon père ? Ou est mon père ? Maman ! Maman !) 
La réponse à sa question vient du plus âgé des taalibés (disciples) sous forme de sentence :« Hé sa baay njibbi na. Joggal dem taxani ne sa moroom yi. Ubbal sa gimin. » (Ton père est parti ! lèves toi et vas ramasser des fagots de bois comme tous les autre enfants). 
Pendant longtemps, Abdoulaye Wade, et tous ceux qu’il a « fabriqués », ont porté sciemment des œillères, refusant de se rendre à l’évidence qu’il faut bien se préparer à la vie sans Wade comme le seul « maître du jeu et du je ». Pendant qu’il était encore dans l’opposition, l’actuel président de la République avait d’ailleurs déclaré un jour que « la mort ne surprendra pas ». Mais le chef de l’Etat qui refusait de faire face à la réalité de son calendrier politico-biologique s’est vu imposer celui politico-religieux d’Idrissa Seck. Bien avant la présidentielle de 2007, l’ancien Premier ministre disait partout, qu’il n’avait que deux fenêtres ouvertes (windows of opportunity) pour briguer le suffrage des Sénégalais : 2007 ou 2012. Au-delà de cette date, il ne ferait plus de politique. La raison ? Le prophète de l’Islam, Mohammad a été rappelé à Dieu à l’âge de 63 ans. Idrissa Seck s’est donné cet âge buttoir. 
De son côté, Abdoulaye Wade qui voulait garder Idrissa Seck comme sa police d’assurance, mais sans se soumettre pour autant au calendrier du maire de Thiès, a fini par se résoudre, à lâcher son poulain. 
En politique, une fois que l’on goûte aux délices du pouvoir, on n’accepte plus de s’en priver. Le combat frontal entre les deux ambitions était inévitable. Le président n’entend pas se faire appeler de son vivant « ancien chef d’Etat ». Idrissa Seck pour sa part déroule son plan qui consiste, à terme, à remplacer Wade. 
Abdoulaye Wade a tout mis dans la bataille : les Chantiers de Thiès, l’accusation d’atteinte à la Sûreté de l’Etat, le protocole de Rebeuss, les 40 milliards « planqués » à New York, la déclaration en prime time à la télévision nationale pour faire la promotion de Karim, « le meilleur fils du pays ». Tout cela participait de la volonté d’éliminer ce « fils » impatient. Pour couronner le tout, il déclare que Idrissa Seck ne fera pas partie de ses successeurs possibles. 
De manière détournée, sans vraiment s’y résoudre, Abdoulaye Wade a voulu tenter ainsi d’acheter une autre police d’assurance, en essayant de pousser son fils Karim Wade successeur éventuel. Il y a une conviction dans la famille politique de l’occupant du Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor. On a toujours pensé que la meilleure façon de mettre le pied de Karim Wade à l’étrier était de le doter de beaucoup de moyens financiers. Et les chantiers et les agences ont poussé comme des champignons après la pluie. Ils sont tous mis à la disposition du prince. Il reste que, malgré tous les moyens colossaux à la disposition du fils, Abdoulaye Wade animal politique redoutable commence à se rendre compte que son fils n’a pas une oreille politique assez fine pour être sa seule option. 
La faiblesse de l’option Karim Wade a été récemment mise à nue par l’erreur politique majeure que constitue la tentative du « leader » de la Génération du Concret de participer, de manière ostentatoire, aux journées Set-Sétal de Touba. Karim Wade n’a pas la finesse politique d’Abdoulaye. Malgré les efforts politiques immenses de ce dernier qui a démarré sa campagne électorale pour la présidentielle de 2007 dès le 21 mars 2000, en décidant de se rendre à Touba, le président n’a jamais voulu forcer la main à Serigne Saliou Mbacké de prendre partie publiquement et de façon directe pour lui. Tout au plus, il a obtenu du Khalife de Touba une déclaration disant que les travaux de la ville démarreraient après l’élection a présidentielle. Ce qui était plus que suffisant dans l’oreille des Mourides qui savaient décrypter les signaux. 
Certains ont pensé à un moment qu’une autre option aurait pu être envisagée en la personne de Macky Sall. Mais ce dernier n’a jamais disposé de forces qui lui soient propres pour pouvoir participer à la course pour la succession. C’est Abdoulaye Wade qui l’a placé dans la trajectoire pour y rêver. Macky Sall qui n’est pas arrivé à asseoir une stratégie qui peut faire de lui une option viable, est ramené à une position compatible avec sa dimension réelle. 
Mais comme disait feu Babacar Sané ancien secrétaire général de la Ld/Mpt, « quand deux joueurs d’une même équipe se télescopent, il y a toujours un troisième larron pour récupérer la balle ».Wade est donc obligé de se retourner à nouveau vers Idrissa Seck. 
Etant assuré de l’indulgence, encore une fois, des Sénégalais qui ne sont plus loin de faire du bërgël (ne sont plus surpris de quoi que ce soit de sa part), le patron du Pds décide de faire revenir Idrissa Seck qu’il a eu à accuser des pires crimes. 
La raison principale est que cela peut être le moyen d’éviter à Karim Wade le traitement réservé au nouveau « ndongo daara ». Le père ne voudrait certainement pas que brutalement, Karim Wade se réveille un petit matin pour demander « Ana Baay » et que ce soit Idrissa Seck qui soit le taalibé le plus âgé. Le Président se dit peut-être autant avoir un plan B. Si l’option Karim (qui n’est pas complètement abandonnée), ne marche pas, il aura affaire à quelqu’un de connu qui est Idrissa Seck. Au moins on peut négocier entre gens d’égales valeurs morales. 
Wade et Seck ont –ils négocié les termes de cette police d’assurance de A à Z ? Les formes définitives de leurs retrouvailles nous en diront en peu plus, à défaut d’avoir les termes réels. 
C’est bien le président de la République qui nous a dit à la télévision nationale (pour la énième fois) que ce qui l’oppose à Idrissa Seck n’est connu de personne. Mais on peut quand même s’aventurer à penser que même si l’argent est la cause du différend, il reste le fait de savoir qui va être le 4ème Pésident de la République du Sénégal et dans combien de temps. 
WADE/IDY - Le chemin des retrouvailles ; le dossier judiciaire… : Calculs de Maître 
L’éclairage de nos confrères du site Nettali.net sur les retrouvailles annoncées entre Wade et Idrissa Seck contient des éléments intéressants qui situent l’enjeu de ce feuilleton politique, le plus long et le plus rocambolesque sous l’alternance. Nous le reproduisons ci-dessous, car il permet d’entrer aussi dans l’intelligence des réactions de responsables du Pds et Rewmi que nous avons interrogés sur la question.  
Le spectacle qui se donne à lire depuis l’annonce de retrouvailles entre Me Abdoulaye Wade et Idrissa Seck est-il un épisode de plus de la grande farce politique à laquelle les deux hommes nous ont habitués depuis 2002 ? La question pourrait se justifier du fait des retournements de situation spectaculaires auxquels le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade est expert. Combien de fois n’a-t-il pas fait des sorties, souvent improvisées, rarement préparées pour charger son ex-numéro deux ? Des sorties qui ont puisé leurs arguments les plus puissants dans l’imaginaire des sénégalais. Et ce, pour «descendre» proprement Idrissa Seck. Les effets politiques de ces attaques ont d’ailleurs eu plus d’impact négatif sur l’homme politique Idrissa Seck que les six mois, vingt trois jours passés en prison où il était plutôt dans une posture de victime.  
Et même lorsque la pression a semblé de desserrer autour de sa personne, surtout après la série d’audiences de la veille de la dernière présidentielle, c’est un Me Wade très offensif qui est revenu à la charge avec l’affaire du Protocole de Rebeuss jusqu’aux développements qu’on connaît avec la notaire d’Idrissa Seck, Me Nafissatou Diop. Très en verve et sans doute dopé les résultats de la présidentielle de février 2007, le Président Wade convoque en effet la presse le jeudi 1er mars 2007 et instruit un procès sans appel contre l’opposition qu’il a accusée de traîner des casseroles. Idrissa Seck se taille la part du lion dans ses attaques. Me Abdoulaye Wade le disqualifie de la course à la succession : «En tout état de cause, ce n’est pas Idrissa Seck (...). Ce n’est pas lui, j’ai rompu définitivement avec lui et comme nous disons au Sénégal -nous sommes des musulmans-nous nous retrouverons devant Dieu», lançait-il sans prendre de gants. Un ton qui tranchait bien nettement avec celui qui a été le sien à la veille de l’élection présidentielle, qu’il a remporté dès le premier tour. A vrai dire, le caractère versatile de Me Wade et ses récurrentes métamorphoses déroutent le plus fin des analystes au point, d’ailleurs, que beaucoup hésitent à s’avancer sur le terrain des projections. Et pourtant, les éléments objectifs qui se donnent à lire depuis quelques jours vont dans le sens de ces retrouvailles objectivement justifiées.  
RETOUR SUR CHANTIERS…  
On voit mal, en l’absence d’éléments nouveaux sur le dossier judiciaire de Idrissa Seck, comment ce dernier pourrait être inquiété sur les dossiers des Chantiers de Thiès et des fonds politiques. Il ressort en effet de l’arrêt rendu le 7 février 2006, par la Commission d’instruction de la Haute cour de justice à laquelle ont siégé son président Cheikh Tidiane Diakhaté, Lamine Coulibaly, Doudou Ndiaye, Bara Niang et Henry Grégoire Diop que Idrissa Seck a bénéficié de la «mise en liberté d’office», mais que l’information suivait son cours en vue de rechercher des éléments nouveaux. En effet, l’arrêt «ordonne, au bénéfice des contestations sérieuses, la mise en liberté d’office de l’accusé Idrissa Seck, s’il n’est détenu pour autre cause». Il prononce «le non-lieu partiel sur les faits d’usurpation de titre et de détournements de deniers publics relatifs à la gestion des fonds politiques», ainsi que «la continuation de l’information sur les faits visés dans la résolution de mise en accusation». Pour en arriver à ces conclusions, la Commission d’instruction a admis qu’aussi bien sur les Chantiers de Thiès que sur les fonds politiques, aucune preuve de la culpabilité de Idrissa Seck ne peut être assise sur la base des pièces et auditions faites. Dans le corps du texte de l’arrêt, il est écrit, concernant les Chantiers de Thiès, qu’«en ce qui concerne les surfacturations visées dans l’acte d’accusation qui auraient permis à Idrissa Seck d’accomplir des actes de corruption et de concussion, il y a lieu d’observer que les premiers bénéficiaires de surfacturations ne peuvent être que les entrepreneurs». Et que même si leur responsabilité «était établie», il resterait «à prouver comment Idrissa Seck a pu bénéficier sciemment des produits des surfacturations». La Commission évoque aussi le fait que Bara Tall ne fait l’objet d’aucune inculpation dans le dossier d’instruction contre x. Les juges convoquent dans les justificatifs de l’arrêt, que «dans le rapport de l’Inspection générale d’Etat comme dans l’enquête de police, Bara Tall a soulevé des contestations» et donc «qu’en l’état, l’information contre Idrissa Seck ne peut pas évoluer en absence d’éléments compromettants de l’enquête en cours contre Bara Tall» (cette piste s’est révélée infructueuse). L’arrêt qui se fonde sur la loi 2002-10 du 22 février 2002 et les articles 128, 140, 171 et 176 du Code de procédure pénale, conclut sur les fonds politiques, qu’«aucune investigation ne saurait être envisagée sur le sort de ces crédits qui échappent aux règles de droit commun de la comptabilité publique au même titre que les dépenses effectuées en matières militaire, conformément à l’article 128 du décret N°454 du 10 février 2003...» Sur les comptes ouverts au nom du secrétariat général de la Présidence, la Commission d’instruction en est arrivée à la conclusion que «l’information a permis d’établir que Idrissa Seck, en sa qualité de ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, avait sous sa responsabilité le secrétariat général de la Présidence et qu’il avait qualité d’ouvrir des comptes au nom de cette administration dans le cadre de la gestion des fonds politiques affectés au président de la République». La Commission d’instruction, qui n’a pas identifié de problèmes au niveau des comptes de la Cbao et de la Sgbs dans les procédures de retrait, prend en acte les arguments de Idrissa Seck qui a soutenu «fermement» avoir géré «avec l’assentiment du président de la République les comptes hébergeant les fonds politiques». Elle estime dans le même sens «qu’aucune pièce de la procédure ne permet de le contredire».  
C’est dire que la Justice a abattu toutes ses cartes dans cette affaire. La seule brèche qui s’est réellement offerte à elle et qu’elle n’a pas eu le courage de prospecter, ce sont les déclarations du chef de l’Etat lui-même qui a brandi devant les sénégalais un document pour asseoir l’idée d’un deal entre lui et son ex-Premier ministre. Dans un pays où le pouvoir judiciaire se respecte, le chef de l’Etat se serait expliqué sur des affirmations aussi graves alors que l’instruction n’est pas éteinte. Et encore, même dans le cas où le Président Wade exprimerait la volonté de réactiver le dossier des Chantiers de Thiès, il lui faudrait non seulement un élément nouveau que les commissions rogatoires n’ont pas trouvé, mais aussi prendre en compte le fait que l’actuel Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré devrait alors comparaître. Ministre du Budget au moment des faits incriminés, son ministre des Finances de l’époque, Abdoulaye Diop s’était largement déchargé sur lui. Dans tous les cas de figure, ce serait en même temps le procès de l’Etat sénégalais, dans un contexte où déjà, le pouvoir a du mal à gérer les nombreux scandales qui l’éclaboussent. Et où le Parti démocratique sénégalais (Pds) n’est pas dans les dispositions de soutenir une ultime crise comme celle que le pays a traversée avec l’incarcération d’Idrissa Seck. Aucune garantie de succès n’est en effet offerte à Me Wade qui est plutôt préoccupé par sa succession et qui répète à souhait être un homme pressé…  
Par nettali.net 
 
 
POUVOIR ILLUSOIRE DES ROIS 
 
CRIMES EN SERIE CONTRE LA REPUBLIQUE 
 
 
RECOMPOSITION POLITIQUE 
Le bouillonnement actuel est-il purement factice ? 
lundi 13 août 2007, par Nettali /  
Par nettali. Sept ans après l’alternance, quel visage, quel schéma offre le champ politique sénégalais. Entre un parti au pouvoir qui n’a qu’une seule ambition, se maintenir au sommet, une opposition éclatée et minée par le problème de leadership, le champ politique est désormais marqué par une totale illisibilité, analyse Sud Fm. 
Le champ politique sénégalais présente une image complexe d’une fragmentation de ses forces. D’une part, un parti au pouvoir qui annonce sa refondation avec comme objectif inavoué de recoller les morceaux de la grande famille libérale. Cette refondation se déroule dans une atmosphère de bataille de succession autour de l’héritage de Me Wade, charriant des querelles de positionnement au sein même de la majorité au pouvoir. Pendant ce temps, que fait l’opposition ? Eh bien, elle peine à trouver son unité et sa cohésion. Entre 2002 et aujourd’hui, pas moins de trois cadres unitaires, Cpc, Cpa, Front Siggil Sénégal ont été mis sur pied pour faire face au pouvoir. Ces cadres ont montré leurs limites au point que l’idée d’une unité organique de l’opposition est aujourd’hui agitée. Entre alliance stratégique et unité organique, quelle option pour l’opposition ? Tel est le débat qui est ainsi ouvert. Sémou Pathé Guèye, philosophe et homme politique analyse la situation qui, selon lui, est un défi pour la pensée, mais aussi une interpellation à la classe politique. « Je pense qu’on n’a jamais vécu, en tout cas moi, depuis que je suis en politique et ça commence à faire un petit bout de temps, je n’ai jamais vécu une situation aussi stimulante sur le plan intellectuelle. Parce que justement quel que soit le bout par lequel on prend les choses, c’est un défi, un défi à la pensée. Et je pense que le rôle du philosophe est de s’épanouir lorsque la vie lui donne matière à penser. Le politique, ça lui pose moins de problèmes parce que le problème en politique est que nous avons l’évidence de nos certitudes. Malheureusement, le philosophe, il se pose toujours de questions. Au commencement était l’évènement, disait Aristote. En philosophie, on commence toujours par se poser des questions, on continue en se posant des questions et on finit par se poser des questions. Et je pense que c’est une situation, quand on arrive à la supporter intellectuellement, qui est assez stimulante. Je pense que vraiment il y a matière à réflexion dans la vie politique nationale et c’est bien pour le philosophe », philosophe l’homme politique Sémou Pathé Guèye, responsable du Parti de l’indépendance et du travail (Pit). Va-t-on vers une recomposition des forces politiques ? Chérif Elvalide Sèye répond par la négative. C’est la logique d’accaparement et les ambitions égoïstes qui sous-tendent toutes les manœuvres politiques. Pour le journaliste, il en a toujours été ainsi. « Rien n’a changé de ce point de vue. Rien n’a changé, il n’y a pas une recomposition puisque la logique est la même. Il y a ceux qui détiennent le pouvoir et qui font tout pour le garder. Il y a ceux qui veulent accéder au pouvoir et qui font tout pour faire sortir le gouvernement de la place. La faiblesse politique dans le pays est que le seul moyen quasi exclusif de distribution du pouvoir financier est le pouvoir politique. Et les gens en sont arrivés à ne pas croire à la possibilité d’une vie en dehors du pouvoir. Donc, il faut aller au pouvoir, il faut aller au pouvoir, il faut aller au pouvoir. Ou bien, une fois qu’on est au pouvoir, il faut tout faire pour le conserver. C’est une logique d’accaparement qui nous poursuit et qui risque malheureusement de nous poursuivre encore longtemps. Donc il n’y a pas de recomposition comme telle. Il y a simplement que celui qui détient le pouvoir fait son analyse de la situation et fait tout pour que le rapport de force demeure en sa faveur. Quand il sent que le rapport de force est en train de lui échapper, alors il va débaucher des pans de l’opposition. L’opposition également, quand elle sent que le rapport de force joue de moins en moins en sa faveur, elle essaie de débaucher des gens qui sont du pouvoir en jouant sur les limites de la politique clientéliste qui veulent qu’on ne peut pas satisfaire tout le monde, que nécessairement il arrive un moment où des gens ne sont pas servis et claquent la porte, l’opposition joue à récupérer ceux-là », analyse Chérif Elvalide Sèye. 
Le festin des libéraux continue 
 
Au lendemain du 17 juillet 2003, date de parution de Un opposant au pouvoir. L’alternance piégée ?, le ministre Habib Sy appelait publiquement à briser la plume de l’impertinent auteur. Apparemment, il a lamentablement échoué dans son funeste dessein. La plume d’Abdou Latif Coulibaly est plus alerte et plus vigoureuse que jamais. Le mardi 24 et le mercredi 25 juillet 2007, le journaliste d’investigation a respectivement publié à Dakar et à Paris, son cinquième livre : Loterie nationale sénégalaise : chronique d’un pillage organisé. Ce livre dénonce vigoureusement la gestion de cette société nationale, sous la houlette de son directeur général Baïla Alioune Wane. Un scandale de plus qui ne devrait cependant pas surprendre. Malgré la lourdeur des fautes que lui impute A. L. Coulibaly, sa responsabilité est secondaire par rapport à celle du Président de la République. Ce dernier a pris la décision gravissime de nommer sans état d’âme M. Wane à la tête de l’entreprise d’où il a été chassé il y a moins de trois ans, pour « en avoir maquillé les comptes ». Quoi de plus naturel donc que sa gestion soit celle que cloue aujourd’hui au pilori le courageux journaliste d’investigation. 
Le Pr Bathily fait remarquer à juste titre que, pour grave que soit le scandale de la Lonase, il n’est que la partie visible de l’iceberg de la gestion bleue. La mairie de Dakar et toutes les autres collectivités locales, le fameux Pcrpe, la Sicap, le Plan Jaxaay, le Plan Reva, etc, sont certainement gérés de la même manière. La Cour des Comptes éprouve d’ailleurs d’énormes difficultés à se faire délivrer les comptes de gestion des collectivités locales dont les budgets sont carrément dilapidés.  
Avec Me Wade à la tête du Sénégal, nos pauvres deniers seront toujours impunément malmenés. Avec cet homme, la corruption et les autres maux qui gangrènent sa gouvernance meurtrie ont de beaux jours devant eux. Ce qui fait le plus défaut chez Me Wade, c’est la volonté de lutter contre la corruption. A la limite, il l’encourage et l’entretient. C’est ce que je voulais illustrer à la page 206 du chapitre V de mon livre Qui est cet homme qui dirige le Sénégal ?, quand j’écrivais ceci : 
« Pour ce qui est de sa volonté de lutter contre la corruption, elle n’a jamais été concrétisée. De ce point de vue, Me Wade tergiverse, louvoie, fait un pas en avant, deux ou trois pas en arrière. Il est d’ailleurs allergique au mot corruption. Il ne supporte pas qu’on lui en parle et s’emporte chaque fois que cela arrive. »  
Nos amis du Forum civil qui en ont vécu plusieurs fois l’expérience, peuvent être mes témoins. Me Wade n’a jamais raté une occasion pour leur tirer copieusement dessus et les traiter de politiciens « cachés » ou « cagoulés ». Mais, comme il ne peut pas continuer de toujours nier l’évidence, les circonstances l’obligent parfois à admettre, la mort dans l’âme, l’existence de la corruption au Sénégal. Il joue alors sur les mots : « Il y a la corruption au Sénégal, mais le Sénégal n’est pas un pays corrompu. Et celui qui le dira, je l’attaquerai au tribunal. ». 
A ce cinéma, parce que c’en est vraiment un, si on considère la suite qui est réservée à ces fanfaronnades, je rétorquais ce qui suit, aux pages 211-212 du même chapitre de mon livre (op. cit.) : « Des deux choses l’une : ou Me Wade prend de l’âge, ou il nous prend pour des demeurés. Il ne fera rien de ce qu’il promet ici. Considérons seulement le cas de l’IGE : cette structure de contrôle est logée au cœur de la Présidence de la République et placée sous la tutelle du Secrétaire général de la Présidence de la République Abdoulaye Baldé. Aucun de ses membres ne peut aller en mission sans que l’ordre lui en soit donné par le Secrétaire général qui délivre à l’occasion un ordre de mission. Quand c’est le cas, l’Inspecteur général d’État dépose un rapport à la Présidence de la République à la fin de sa mission. C’est là que se terminent ses prérogatives. Comment alors les inspecteurs généraux d’État peuvent-ils s’auto-mobiliser et se redynamiser en dehors de la tutelle ? On pourrait à la rigueur leur reprocher une certaine léthargie s’ils bénéficiaient d’une autonomie d’action, s’ils avaient la possibilité de programmer eux-mêmes des missions d’inspection et de les exécuter en toute autonomie, sans l’intervention de la tutelle. Ils ont vraiment bons dos, ces pauvres inspecteurs généraux d’État. »  
Me Wade a donc fini de nous convaincre que, sous sa gouvernance, la corruption se portera toujours à merveille car il la considère comme quelque chose de normal. N’est-ce pas lui-même qui répondait, le plus naturellement du monde, à une question d’un journaliste sur les nombreux scandales qui n’épargnaient même plus la justice : « Ces scandales que l’ont dénonce sont une preuve de vitalité démocratique. Ils existent dans tous les pays. Ce sont des accidents de parcours qui finiront par être absorbés dans l’évolution du Sénégal. » Il faisait cette réponse devant des magistrats de haut rang, lors de la rentrée des Cours et Tribunaux de l’année 2006. 
On ne doit donc raisonnablement rien attendre de cet homme en matière de bonne gouvernance. Pour autant, devrons-nous nous taire et laisser faire impunément des gens comme Baïla Alioune Wane ? Je ne le crois pas du tout. Nous devons, comme Abdou Latif Coulibaly, dénoncer et encore dénoncer les forfaits de la gouvernance nébuleuse de Me Wade. Un jour, quand la triste parenthèse du nauséabond régime libéral sera définitivement fermée, les livres d’Abdou Latif Coulibaly et d’autres compatriotes de bonne volonté seront certainement là pour servir de témoins. Ils seront surtout utilisés comme phares pour les hommes et femmes dont la mission sera de faire la lumière sur les scandales gravissimes qui ont jalonné la déjà trop longue gouvernance de Wade. 
 
Mody niang, e-mail : modyniang@arc.sn 
 
 
RECOMPOSITION POLITIQUE 
Le bouillonnement actuel est-il purement factice ? 
lundi 13 août 2007, par Nettali /  
 
 
Par nettali. Sept ans après l’alternance, quel visage, quel schéma offre le champ politique sénégalais. Entre un parti au pouvoir qui n’a qu’une seule ambition, se maintenir au sommet, une opposition éclatée et minée par le problème de leadership, le champ politique est désormais marqué par une totale illisibilité, analyse Sud Fm. 
Le champ politique sénégalais présente une image complexe d’une fragmentation de ses forces. D’une part, un parti au pouvoir qui annonce sa refondation avec comme objectif inavoué de recoller les morceaux de la grande famille libérale. Cette refondation se déroule dans une atmosphère de bataille de succession autour de l’héritage de Me Wade, charriant des querelles de positionnement au sein même de la majorité au pouvoir. Pendant ce temps, que fait l’opposition ? Eh bien, elle peine à trouver son unité et sa cohésion. Entre 2002 et aujourd’hui, pas moins de trois cadres unitaires, Cpc, Cpa, Front Siggil Sénégal ont été mis sur pied pour faire face au pouvoir. Ces cadres ont montré leurs limites au point que l’idée d’une unité organique de l’opposition est aujourd’hui agitée. Entre alliance stratégique et unité organique, quelle option pour l’opposition ? Tel est le débat qui est ainsi ouvert. Sémou Pathé Guèye, philosophe et homme politique analyse la situation qui, selon lui, est un défi pour la pensée, mais aussi une interpellation à la classe politique. « Je pense qu’on n’a jamais vécu, en tout cas moi, depuis que je suis en politique et ça commence à faire un petit bout de temps, je n’ai jamais vécu une situation aussi stimulante sur le plan intellectuelle. Parce que justement quel que soit le bout par lequel on prend les choses, c’est un défi, un défi à la pensée. Et je pense que le rôle du philosophe est de s’épanouir lorsque la vie lui donne matière à penser. Le politique, ça lui pose moins de problèmes parce que le problème en politique est que nous avons l’évidence de nos certitudes. Malheureusement, le philosophe, il se pose toujours de questions. Au commencement était l’évènement, disait Aristote. En philosophie, on commence toujours par se poser des questions, on continue en se posant des questions et on finit par se poser des questions. Et je pense que c’est une situation, quand on arrive à la supporter intellectuellement, qui est assez stimulante. Je pense que vraiment il y a matière à réflexion dans la vie politique nationale et c’est bien pour le philosophe », philosophe l’homme politique Sémou Pathé Guèye, responsable du Parti de l’indépendance et du travail (Pit). Va-t-on vers une recomposition des forces politiques ? Chérif Elvalide Sèye répond par la négative. C’est la logique d’accaparement et les ambitions égoïstes qui sous-tendent toutes les manœuvres politiques. Pour le journaliste, il en a toujours été ainsi. « Rien n’a changé de ce point de vue. Rien n’a changé, il n’y a pas une recomposition puisque la logique est la même. Il y a ceux qui détiennent le pouvoir et qui font tout pour le garder. Il y a ceux qui veulent accéder au pouvoir et qui font tout pour faire sortir le gouvernement de la place. La faiblesse politique dans le pays est que le seul moyen quasi exclusif de distribution du pouvoir financier est le pouvoir politique. Et les gens en sont arrivés à ne pas croire à la possibilité d’une vie en dehors du pouvoir. Donc, il faut aller au pouvoir, il faut aller au pouvoir, il faut aller au pouvoir. Ou bien, une fois qu’on est au pouvoir, il faut tout faire pour le conserver. C’est une logique d’accaparement qui nous poursuit et qui risque malheureusement de nous poursuivre encore longtemps. Donc il n’y a pas de recomposition comme telle. Il y a simplement que celui qui détient le pouvoir fait son analyse de la situation et fait tout pour que le rapport de force demeure en sa faveur. Quand il sent que le rapport de force est en train de lui échapper, alors il va débaucher des pans de l’opposition. L’opposition également, quand elle sent que le rapport de force joue de moins en moins en sa faveur, elle essaie de débaucher des gens qui sont du pouvoir en jouant sur les limites de la politique clientéliste qui veulent qu’on ne peut pas satisfaire tout le monde, que nécessairement il arrive un moment où des gens ne sont pas servis et claquent la porte, l’opposition joue à récupérer ceux-là », analyse Chérif Elvalide Sèye. 

 

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