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Les 3
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
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Monsieur le prés
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AU -D E L A
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patriotisme ?
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exceptionnel
mendicité
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TOURMENTE
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Machiavel
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«Si les > Sénéga
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LEçONS
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TRIBUNAL
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le 23 décembre 2
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Seneweb.com : Lundi 16 Fév 2009 
Comment Karim pourrait accéder au pouvoir ? Le scénario fou ! 
Le nouveau come-back de Idrissa Seck au sein de la famille libérale a beaucoup fait jaser et suscité de la part de la presse et des politologues une floraison de commentaires les uns aussi intéressants que les autres. Les commentaires faits dans la presse n’ont pas pour autant insinué le scénario fou que Abdoulaye Wade préparerait à l’opinion pour sa succession. Jusqu’ici, la peur de se voir reprocher du tripatouillage constitutionnel a forcé le président de la république à être moins absolu dans son idée de vouloir se faire remplacer par son fils.  
Les récentes vraies ou fausses retrouvailles avec son ancien premier ministre donnent l’impression naïve de chercher la reconstitution des fibres libérales assez profondément défaites avec la vague de démissions et de renvois orchestrés pour des raisons stratégiques et égoïstes. Dans ce nouveau rebondissement, disons ce nouvel imbroglio, il y a plus de clair-obscur que de lumière vive. Rien ne présage ou ne laisse apparaître les signes d’une réconciliation sincère. A preuve, à peine a-t-on fini de médiatiser le non-événement que des deux parties les chiens de garde s’agitent et se mettent à manifester leur désaccord, en rase campagne. Y a-t-il un profond désaccord ou simplement un désaccord de façade dans un objectif de bluff ? Mais qui bluffe qui vraiment ?  
Certains analystes présument que le président de « Rewmi » veut jouer toutes ses cartes de conquête du pouvoir, à l’intérieur du « Pds » et non hors de ce parti, et d’autres d’ajouter que le président Wade et Idrissa Seck sont compère et compagnon, donc inséparables. Et pourtant il existe un vrai danger pour Idrissa Seck d’asseoir sa démarche sur cette base ; car le vrai mobile du camp d’en face semble bien loin de cet alibi. Cette réconciliation de façade n’est que l’arbre qui cache la forêt des ambitions réelles du président Wade.  
Nous avons été servis de multiples supputations qui ont une hypothèse commune : le fils du président travaille à son accession à la magistrature suprême. Les récentes déclarations et manifestations de ses lieutenants confortent cette hypothèse. Seulement, toute l’opinion y compris son père de président sait que la tâche ne sera pas facile à entreprendre dans les circonstances de contestation et d’expression d’antipathie massive.  
Wade père a beau soutenir que cela n’a jamais été son ambition que de se faire succéder par son fils, pour autant il n’a jamais convaincu y compris dans son propre camp. Les derniers développements de l’actualité politique en disent plus clair. Les mouvements d’élagage qu’entreprend le président de la république au sein de « son parti » serviraient à quoi d’autre si ce n’est de baliser la voie pour son fils ! Il semble même s’asseoir sur notre bon sens en affirmant récemment depuis Addis Abeba sur RFI (sommet de l’Union africaine) ne pas promouvoir et n’avoir rien à dire sur les activités politiques de son fils. Toute la panoplie de projets repris à des ministères de tutelle et confiés au présumé « plus intelligent et plus diplômé des Sénégalais », s’inscrit dans une logique promotionnelle et propagandiste de ses qualités de pragmatique. « …Pas de fumée sans feu ». Le président veut absolument se faire remplacer par son fils ! Et la manière surprendra d’autant qu’elle sera incontestable ! Il y a des hypothèses et même des faits qui ne trompent pas dans cette mise en scène préparatoire. A quoi sert la récente visite à Touba, après l’investiture de Karim sur une liste proportionnelle pour convoiter la ville de Dakar à côté de Pape DIOP, l’actuel maire qui devrait s’effacer en sa faveur ?  
« Lorsque je quitterai le pouvoir, s’il m’appartient d’organiser la transmission du pouvoir, ce sera par des élections libres et démocratiques. Tout le monde pourra se présenter. J’espère que le prochain président qui me remplacera sera issu d’un vote populaire sans aucune contestation même avec les observateurs étrangers ». Ces récentes déclarations du chef de l’Etat sur RFI ne sont pas à ingurgiter même par le militant ou l’électeur de son propre camp. Combien de fois l’homme nous a-t-il tenu des propos pour finalement les traduire par tout leur contraire ? On n’en est pas à lui refuser la moindre touche de sincérité. Tant s’en faut ! C’est dire que même si à l’avenir Abdoulaye Wade changeait d’avis ou variait dans son raisonnement, on ne devrait lui en tenir rigueur ; d’autant que d’un point de vue communicationnel, ses déclarations seront toujours à considérer dans leur contexte de production ; car la parole politique par essence reste contextuelle. C’est plutôt les prochaines échéances locales qui vont considérablement influer sur la manière dont le président en fin de règne va organiser sa succession. Un scénario fou se prépare. Du moins il est très probable.  
Karim qui est bien placé sur une liste proportionnelle va certainement décrocher le poste de premier magistrat de la ville de Dakar, au détriment de Pape Diop qui a fini de s’accommoder du coup fourré. Ce nouveau galon politique du fils du président de la république sous la bannière de la « Génération du Concret » amènera les ouailles de Karim à s’autoproclamer nouvelle force politique, peut-être la deuxième après le PDS. C’est l’acte I.  
Sans doute, vont-elles en profiter pour alimenter un débat sur la nécessité d’une reconsidération du paysage politique, bien évidemment avec la complicité du président en fin de règne qui va saisir l’occasion pour provoquer des législatives anticipées. L’assemblée nationale passe à la trappe de la dissolution, à la faveur d’un putsch constitutionnel. S’il en faut ! Ou alors le président, pour une fois, joue la carte de la transparence et donc attend que les deux premières années de législature soient consommées, au plus tard en 2010, au motif d’une nouvelle configuration de la scène politique. C’est l’acte II.  
Comme dans l’acte premier, Karim dans une position très confortable s’aligne sur une liste de députation. On ne peut lui imaginer moins ! C’est dans la charnière du complot. Tel sur des patins à roulette, le futur successeur choisi de son père se fait élire député.  
C’est l’acte III.  
Quand on sait comment et qui décide du choix et de la nomination de l’occupant du perchoir, il n’est point besoin de se faire mille et une idées sur l’identité du prochain président de l’assemblée nationale. Les pratiques coutumières du propriétaire de la « Maison Sopi » ne varieront pas d’un iota. Ses injonctions seront strictement observées. Et l’on ne peut s’imaginer que son choix soit porté sur un personnage autre que Karim Wade. C’est l’acte IV.  
Evidemment dans ses disposition actuelles, la constitution ne permet pas au président de l’assemblée nationale de suppléer directement le président de la république en cas de démission ou d’empêchement définitif. L’article 39, accorde cette prérogative au président du sénat. Par conséquent, pour parfaire le complot, il faudra absolument que le président de la république soumette un projet de loi constitutionnelle au référendum. Seulement, la voie référendaire, pour deux raisons, n’aura jamais les faveurs de sa Majesté. D’abord, elle va nécessiter des dépenses lourdes dans un contexte de crise financière nationale très profonde. Ensuite, elle n’a aucune chance de connaître une adhésion populaire. Que faudra-t-il alors faire, si de plus, l’article 52 de la constitution dispose que le président de la république, même en vertu de ses pouvoirs exceptionnels, ne peut procéder à une révision constitutionnelle dans ces circonstances ? La seule alternative, du reste anticonstitutionnelle, demeure le coup de l’arbitraire auquel on a été habitué durant le premier mandat. Il pourrait ainsi supprimer le sénat. Il l’a déjà procédé à pareil acte avec le défunt Craes. D’aucuns parleront de tripatouillage, mais sans tort, puisque c’est le terme exact. Le seul but étant d’obtenir que désormais la suppléance soit assurée par le président de l’assemblée nationale, en l’occurrence le patron de la « Génération du Concret », Karim Wade. C’est l’acte V.  
L’épilogue du scénario s’apparente quelque peu à la succession Senghor – Diouf, en décembre 1980. Senghor avait démissionné à deux ans du terme de son mandat pour introniser son dauphin par des arrangements politico-constitutionnels. Certes, les contextes différent, mais les manœuvres restent les mêmes, et l’actuel président n’en pense peut-être pas moins. Karim Wade pourrait bien se substituer à son père par ce biais et sans contestation.  
Daniel DIOUF 
Consultant / Communication des organisations 
Grenoble (France) 
danieldiouf@hotmail.com  
 
Le Soleil : Mardi 17 Fév 2009 
LE JOURNALISTE DOIT-IL FRÉQUENTER LES HOMMES POLITIQUES : Les liaisons dangereuses ? 
Les côtoyer mais ne jamais les fréquenter. Cette devise critique du journalisme envers les hommes politiques et qui fonde le soubassement de l’éthique et de la déontologie journalistiques ne fait pas l’unanimité au Sénégal. Pourtant, journalistes comme hommes politiques reconnaissent la nécessité d’observer une distance critique entre l’amitié et le devoir professionnel. Et surtout, la nécessité pour le journaliste de garder sa liberté de conscience. 
« Si un homme politique m’invite à dîner, je refuse », déclarait un célèbre journaliste politologue de CNN. Méfiance excessive et démesurée ou garde-fou salutaire pour conserver une liberté précieuse ? Dans un pays (les Etats-Unis) où historiquement la presse garde sa distance voire une certaine méfiance vis-à-vis du milieu politique, rien de surprenant. Sans doute, une majorité des confrères de ce journaliste pensent de la même manière... 
Au Sénégal, pays héritier de la tradition journalistique française, où naturellement il y a une proximité entre journalistes et hommes politiques, souvent en collusion, cette position divise. 
Certes, comme le souligne El Hadji Kassé, ancien directeur du "Soleil", il faut replacer les relations journalistes-hommes politiques dans un contexte global entre journalistes et les autres segments de la société. N’empêche que les relations entre journalistes et hommes politiques sont particulières. Ce qui est, d’ailleurs, valable dans tous les pays, parce que la politique est un domaine sensible du fait qu’elle touche au pouvoir et aux intérêts. 
« Cette relation particulièrement visible peut donc se caractériser par la complicité, le conflit ou, au pire des cas, par la corruption », analyse M. Kassé. 
Si le journaliste, en tant que membre de la société ayant des intérêts et des sensibilités, n’a pas une claire conscience de sa mission sociale et de son devoir d’objectivité, il peut prendre parti, être « de connivence » et « aliéner l’exigence professionnelle ». Ce qui fait dire à El Hadji Kassé qu’ « un journaliste qui privilégie les affects sur son devoir moral d’objectivité, peut se transformer en un vulgaire propagandiste ». Selon lui, le journaliste devrait faire sienne cette devise de Platon : « Vous êtes mon ami, mais la vérité m’est plus ami ». Dans toute circonstance ? 
Proximité ou amitié ? 
Pour Issa Sall, rédacteur en chef de "Nouvel Horizon", être ami d’un homme politique, ne veut pas dire être son porte-parole. « Tout d’abord, il ne faut pas confondre proximité et amitié », dit-il. Très remarqué pour ses amitiés politiques notamment avec Ousmane Ngom, l’ancien ministre de l’Intérieur, ce qui d’après certaines langues, lui aurait valu son siège au Cena, M. Sall précise : « Dans l’ensemble, mes relations avec les politiques ne sont pas des relations de conflit encore moins de collaboration. Ce sont des relations d’interlocuteur. Mais, on ne peut pas demander à un journaliste de ne pas avoir d’amis politiques. Nous en avons forcément tous ...moi, j’ai beaucoup d’amis qui font de la politique - la nuance est importante -, mais on ne se fréquente pas dans le cadre privé. Par exemple Ousmane Ngom ne connaît pas ma famille ni moi la sienne. On s’est connu uniquement dans le cadre professionnel et nos rapports sont régis dans ce cadre... ». 
Cependant, la principale question ne se situe pas là. Il s’agit, ici, de savoir est-ce qu’on peut avoir des amis et écrire avec honnêteté sur eux ? C’est peut-être là que réside, dans certaines circonstances, le choix cornélien du journaliste. 
Selon Issa Sall, c’est très simple : « quand on a des amis, il faut éviter le maximum d’écrire sur eux en laissant les autres confrères s’en charger. Ou bien, si on est tenu d’écrire, s’en limiter aux faits et éviter les jugements et avoir assez de recul pour ne pas donner à la suspicion ». 
Deux mondes différents 
Mbaye Sidy Mbaye, un des doyens de la presse et très attaché à l’éthique -il enseigne d’ailleurs l’éthique et la déontologie dans les écoles de journalisme- crois, lui, qu’il est difficile de traiter avec honnêteté et impartialité une information concernant un ami. Ce qu’il ne faut pas oublier aussi, c’est que derrière l’image d’un homme de devoir et défenseur d’un idéal incarné par le journaliste, il y a une vie : celle d’un être humain qui a une famille, des amis... 
De ce fait, selon Mame Less Camara, « le journaliste doit toujours avoir en tête qu’il est à la fois un homme et un journaliste. Un homme au sens qu’il peut avoir un passé commun ou une passion commune avec des hommes politiques : alors on ne peut pas décréter qu’il ne doit pas y avoir d’amitié entre eux ; un journaliste au sens où il doit obéir à certaines règles déontologiques : alors, il doit identifier et neutraliser la tentation de céder aux « affects ». Il doit éviter une confusion des rôles... ». Il pense que le journalisme est un métier qui « oblige à se faire violence ». « Prenez l’exemple d’un policier qui fermerait les yeux sur une infraction d’un ami...c’est la même situation avec un journaliste qui, dans le cadre de son travail se tait pour protéger un ami politique ou autre... », juge-t-il. 
Il se pose, ici, pour le journaliste, un choix qui peut être douloureux, si l’on sait combien les relations sociales comptent dans notre société. Mamadou Koumé, directeur de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), même s’il ne rejette pas qu’un journaliste puisse avoir des amis politiques, reconnaît qu’il est difficile, dans ce cas d’échapper à l’influence. 
« S’il y a des relations, forcément il y a une influence parce qu’on est tous des humains et que les règles de bienséance nous obligent à avoir de bons rapports avec nos amis ». 
Quelle solution alors ? « Pour tirer son épingle du jeu, le journaliste doit donc avoir un cordon sanitaire, une sorte de garde-fou : ne pas écrire sur ses amis », déclare Mamadou Koumé. Cette solution est la mieux partagée par les journalistes. Mais, pour Ameth Ndiaye, spécialiste de Sciences politiques et professeur de Droit à l’Université Cheikh Anta Diop, le savant et même le journaliste doit « s’extraire des cercles de passions » comme le recommandait Marx Weber. 
Alors, faut-il être suffisamment mûr pour se libérer de toute influence vis-à-vis de tout ami ou rester « prisonnier » des relations sociales ? 
Ce qui importe le plus, selon Mame Less Camara, c’est de savoir faire la part des choses. Il estime que l’amitié -qui est un domaine privé- et le cadre professionnel sont « deux mondes différents ». Et que, dans chaque situation, chacun doit jouer son rôle pour respecter la scénographie : « quand on est dans le cadre privé, on est amis ; quand on est dans le cadre professionnel, le journaliste doit avoir l’attitude d’un journaliste et le politique jouer son rôle sans que l’amitié n’empiète sur cette relation ». 
Cette idée est aussi partagée par El Hadji Kassé. Il estime que l’amitié c’est la sincérité et le respect mutuel notamment en matière de conscience professionnelle. « J’avoue que j’avais beaucoup d’amis dans le régime de Diouf... Mais cela ne m’empêchais pas d’écrire sur eux en toute liberté de conscience, dit-il. 
Amath Dansokho c’est mon ami aussi, pourtant quand il a été mêlé dans une affaire de vente de terrains, j’avais écris beaucoup d’articles sur cette affaire... Aucun de mes amis n’a jamais osé essayer de m’influencer tant que c’était dans le cadre professionnel ». Aussi, s’empresse-t-il de préciser que la solution c’est de « rester professionnel jusqu’au bout en respectant les règles déontologiques et éthiques et en maintenant une distance critique nécessaire pour ne pas être pris au filet ». C’est là où réside la principale difficulté si l’on sait que l’homme est sujet aux « affects ». 
Cependant, c’est en image de marque qu’être estampillé « ami d’untel homme politique » coûte le plus au journaliste. « Si personne n’ose contester au journaliste, en tant que membre de la société, le droit d’avoir des amis qui font de la politique -et dans tous les domaines, d’ailleurs-, il y a quelque chose de gênant, cependant, quand il y a promiscuité entre un journaliste et un homme politique, explique Mbaye Sidy Mbaye. D’une part, si le journaliste est membre d’une rédaction, il ne peut plus être critique envers cet homme politique ou en tout cas personne ne croirait qu’il l’est. D’autre part, s’il écrit sur un adversaire de celui-ci, on peut logiquement le soupçonner de ne pas être équidistant ». En clair, ici, le journaliste perd son devoir d’indépendance, « réellement ou en apparence ». Il se serait mis dans une « situation de conflit d’intérêt réelle ou en apparence », estime M. Mbaye. Et, dans l’intérêt public, « il faut éviter que le journaliste soit victime du doute de l’opinion publique... », dit-il. 
Auteur: Seydou KA  
 
 
Pressafrik : Lundi 16 Fév 2009 
La Téranga sénégalaise menacée par la mondialisation  
Le mot “Téranga“ (hospitalité) sonne comme un refrain, un leitmotiv au Sénégal. Dès que vous foulez le sol sénégalais, on vous parle de ce mot wolof (la langue locale la plus parlée au Sénégal). Cette hospitalité légendaire sénégalaise qui se vit au quotidien ne peut laisser indifférent aucun étranger qui cherche à se cultiver et à s’intégrer. Cette conjonction de facteurs nous a conduit à une incursion dans l'univers de la Téranga sénégalaise si magnifiée. La Téranga ne rimant pas avec l’occidentalisation, certains pensent que l’heure de sa disparition va bientôt sonner.  
14h : 45mn. Nous sommes à Sacré Cœur 3, chez M’ma Katy, alias «maman Nafi » où elle nous accueille le sourire aux lèvres. Du coup, elle nous invite à manger et nous demande de nous mettre à l’aise comme des membres de la famille. Pour apparemment mieux nous faciliter l’intégration elle répond à nos salutations en wolof, la langue locale la plus parlée au Sénégal. «Bonjour Ibrahim, nagadef (comment vas tu?)» dit-elle allégrement. Elle demande à une jeune fille de la famille d’apporter un siège et de l’eau à boire. La Téranga ou hospitalité sénégalaise, c'est bien la première chose qui vous marque dès que vous débarquez au Sénégal. De l'amabilité en passant par les multiples salamalecs et autres œuvres de gentillesses, le sénégalais ne ménage rien pour accueillir ses hôtes. C’est presque le même rituel dans toutes les familles. Force est de reconnaître qu’ailleurs une personne étrangère qui arrive à l’heure du repas peut se voir «servir » du journal. Bruno Aké Ivoirien résident au Sénégal confie que «cette hospitalité sénégalaise est unique en Afrique. Moi je suis Ivoirien mais on se considère comme des «blancs». Parce que si tu viens à l’heure du repas on te “sert“ un journal car on considère que tu n’es pas prévu».  
D’où vient le mot Téranga ?  
La Téranga n’est pas un vain mot. L’ancien professeur d’Histoire Cheikh Ndiaye âgé de 69 ans, explique que : «la signification étymologique de Téranga est hospitalité, c’est une allusion à la chaleur de l’accueil. C’est un mot Wolof qui vient du mot Teral, celui-ci vient du mot terre qui signifie arrivée». Les Sénégalais entretiennent une très longue tradition de Téranga. La raison est que la culture de l’hospitalité est bâtie au Sénégal sur le socle d’un commun vouloir de vie commune de ce peuple hétérogène. Le directeur du musée du Sénégal à St-Louis, Abdoul Khadr Aidara va plus loin et évoque la rencontre de différentes communautés dans ce pays. «Nous sommes un peuple de savane où des vagues de populations venues de différentes contrées ont cohabitées. Il s’est établi une sorte de modus vivendi. En plus, il s’est établi un brassage entre ces populations mais aussi une civilité qui consiste à accueillir l’autre à s’ouvrir à lui, pour lui permettre d’être comme chez lui».  
Menace à la Téranga  
Toutefois, selon l’ancien professeur d’Histoire, Cheikh Diop, ce mot commence à perdre son vrai sens. Il soutient que : «la Téranga est un mot galvaudé à tort et à travers par bon nombre de gens. Ce qui lui fait perdre son sens étymologique, plénier, premier et total. C’est-à-dire honorer par des gestes simples, ou factieux mais aussi avec sincérité, franchise, jovialité et amour». Le comédien Golbert Diagne est aussi d’avis que cette hospitalité tend à perdre sa valeur. «Il y a trop de voleurs, de malfrats, de faux types. Aujourd’hui on trompe tout le monde à tel point que cela tend à entamer cette Téranga et la faire disparaître au fil du temps». A côté de cela, il y a aussi le modernisme. «La Téranga au sens sociologique va subir des désagréments parce qu’elle ne rime pas avec l’occidentalisation» martèle le sociologue Khaly Niang. Il poursuit : «la mondialisation refuse les diversités culturelles au profit de l’unité, de la vision unilinéaire de l’occident».  
L’on peut dire donc que la Téranga est bien réelle au Sénégal, mais si l’on n’y prend garde, elle risque de devenir petit à petit un mythe ce qui serait une perte immense.  
Auteur: Ibrahim Saandi Kemba  
 
 
APS : Lundi 16 Fév 2009 
SOS Consommateurs incite l’Etat à aller au bout des poursuites contre ’’ Zam-Zam ’’ 
 
Dakar, 16 fév (APS) – L’Association sénégalaise de défense des consommateurs (SOS Consommateurs) incite l’Etat à aller jusqu’au bout des poursuites contre la société Zam–Zam pour ses ‘’nombreux manquements et les préjudices de toutes sortes causés aux pèlerins cette année’’. 
 
L’association consumériste se ‘’réjouit d’appendre que l’Etat du Sénégal a décidé de poursuivre la société de voyages’’, souligne un communiqué transmis lundi à l’APS.  
De nombreux couacs ont été notés cette année dans le transport des pèlerins par la compagnie Zam-Zam. L’avion qu’elle avait été affrété (un DC 10) a enregistré des problèmes mécaniques qui l’ont obligé à s’arrêter plusieurs fois à Tripoli. 
Sos Consommateurs demande ainsi à l’Etat de ‘’situer clairement les responsabilités des différents acteurs, tout en lançant un appel à tous les pèlerins ayant subi des préjudices de se rapprocher de l’association afin ‘’de se joindre aux actions et procédures qui seront initiées’’. 
Cela, note le texte, pour ‘’déterminer les responsabilités, sanctionner les coupables et réparer les préjudices des victimes’’. 
 
African Global News: Mardi 17 Fév 2009 
" La politique est une histoire de grands hommes ", selon Barthélémy Dias  
Dans une interview - portrait exclusive accordée au nouveau journal bimestriel gratuit en créole "Lua Cheia", Barthélemy Dias, secrétaire général du mouvement national des jeunes socialistes définit les règles de la politique à l’opposé de ce qu’il constate aujourd’hui dans le champ politique sénégalais. 
La politique, ce n’est ni une affaire de diplôme, ni de costumes ou de grands boubous, de l’avis de Barthélemy Dias. Le jeune socialiste présente l’activité politique comme un art qui a ses propres stratégies. "La politique, c’est l’art de pouvoir convaincre sans contrainte. Cela demande énormément de tact, de style, de méthode et d’organisation", a-t-il dit. 
Comparant la politique au sport, il estime que c’est une activité passionnante. A cette définition, le jeune politicien, ajoute les valeurs, l’éthique, la déontologie et les principes et de se désoler de la façon dont certains de ses aînés et compatriotes mènent leur activité politique. 
Barthélemy Dias se définit comme celui qui vient moraliser la vie politique au Sénégal en ramenant les valeurs qui ont disparu. "Aujourd’hui, c’est dommage que les Sénégalais soient déçus suite à certains comportements. Certains dirigeants n’honorent pas le pays et nous nous battons pour ramener les valeurs très connues dans ce pays aussi bien sur le plan économique, politique, social que religieux". Un leader politique qui n’est pas porteur d’ "éthique, de valeurs ou de principes est un leader limité en politique", pour M. Dias. 
Cependant, le jeune leader ne cautionne pas l’attitude des populations qui consiste à insulter certains hommes politiques. Cette démarche, il la considère comme un "manque de culture politique". Sa méthode consiste plutôt à "Savoir s’arrêter, dire non, se battre, se sacrifier pour l’intérêt général ; tout cela fait partie de la politique. C’est un choix à faire et voilà pourquoi les populations qui insultent souvent les politiciens font fausse route", a-t-il indiqué. 
Pour autant, il ne s’en félicite pas moins que la plupart des hommes politiques aient "souvent des activités ou des formations leur permettant de pouvoir surpasser ces tracasseries, ces humiliations, ces sacrifices pour se consacrer à leur bien être et à leur famille". 
Barthélemy Dias estime que le PS est devenu un parti attractif avec notamment le mouvement des femmes dirigé par Aminata Mbengue Ndiaye, mais aussi avec le mouvement des jeunes qu’il dirige et des structures comme Convergence Socialiste, Vision Socialiste et le réseau des universitaires qui, à son avis, apportent de la plus-value au parti. "Le Parti socialiste est le parti des Sénégalais", déclare t-il. Pour lui, les Sénégalo-capverdiens ont leur rôle à jouer dans la vie politique au Sénégal. " Je pense que la communauté Sénégalo-capverdienne est une communauté qui est intellectuellement et moralement honnête. A ce titre, je sais qu’elle saura apprécier les 40 ans du pouvoir du régime socialiste", déclare M. Dias. A son avis, aucune communauté n’est à exclure dans sa quête du pouvoir y compris sa communauté d’origine. "La politique c’est l’art d’additionner. En politique, il faut éviter de soustraire, ou de diviser, il faut être aussi en mesure de ratisser large, éviter d’être dans les clivages d’ordre religieux, confrérique, ethnique et même sexuel. La communauté capverdienne ainsi que d’autres communautés : lébou, al pular, sérère etc ont leur rôle à jouer dans la concrétisation de la reconquête du pouvoir", soutient le jeune socialiste. 
Barthélemy Dias a apprécié "Lua Cheia" qui est un nouveau journal dans le paysage médiatique. "C’est une très belle initiative. Votre journal permet de se ressourcer, de pouvoir nous retrouver dans nos origines et de pouvoir continuer à vivre notre identité de Sénégalais d’origine capverdienne". 
Auteur: Frédéric ATAYODI  
 
 
Santé et éducation en zone de turbulence : L’avocat Wade, professeur ou médecin ? 
L’éducation et la santé traversent une zone de turbulence. Ces deux secteurs-clés pour le développement de la société à tous les niveaux connaissent des dysfonctionnements qui affectent dans sa globalité la santé des citoyens, mais également l’avenir d’une génération. À ce propos, l’avocat Wade et professeur de surcroît trouvera-t-il les bonnes méthodes de prévention pour sauver l’éducation et la santé qui, de l’avis du gouvernement engouffrent une grosse part du budget. Dans tous les cas, les populations attendent de voir Wade en véritable médecin. 
Ironie du sort, malgré une crise de plusieurs années, l’éducation à elle seule se paye la facture de 42 % du budget. Immense, selon l’entendement, mais dans tous les cas, ce secteur soufre jusqu’au plus creux des tables-bancs. En effet, ce sont littéralement l’ensemble des organisations syndicales qui, chaque jour, montent au créneau pour annoncer des journées d’action comprises entre débrayages, rétention de notes et grève générale. Rares étant les « défaillants ». Sur le même registre, le secteur de la santé traverse la même situation de crises. Comme remède pour les malades, des salles d’examen, des blocs opératoires presque dégarnis. Le corps de la santé réclamant des indemnités, le départ d’un directeur, le maintien d’un gynécologue, ou de meilleures conditions de travail, entre autres. Pourtant, ces mouvements d’humeur ne sont pas sans effets négatifs. Si les potaches voient leur niveau baissé, en plus de plusieurs semaines sans classe, les malades qui quittent des endroits divers restent sans soins ou ne reçoivent que le service minimum. Une situation qui, de l’avis des Sénégalais, ne doit plus perdurer du fait des conséquences désastreuses qu’elle peut engendrer. Et pour cause. Si les élèves dans l’ensemble des localités formulent le même souhait qui est "étudier et seulement étudier", les professeurs pour leur part ne sont pas encore prêts à regagner de manière définitive les salles de classe. Constat pareil pour les hôpitaux du Sénégal comme l’hôpital général de Grand-Yoff qui depuis plusieurs semaines traverse une réelle crise. À ces différentes constations, tous les regards sont tournés vers Me Wade qui assure que 40 % du budget sont injectés dans l’éducation. Mieux, les fameux dépassements budgétaires concernent également les établissements hospitaliers. Dans la même foulé que des voix se lèvent pour s’interroger sur une chose essentielle ; à savoir, si l’avocat Wade doublé du professeur qu’il est, peut-il aussi être bon médecin ? La réponse tardant à tomber, des vies sont menacées dans des hôpitaux sans gros moyens et des grèves répétitives. L’école pour sa part attend le « bon médecin » Wade pour une intervention chirurgicale qui la sauvera d’une éventuelle année sans niveau. Dans les universités d’une probable année invalide ou tout simplement blanche.  
Auteur: Abdoulaye Mbow  
 
 
L’OBSERVTEUR : 
ENQUETE SUR LE COMPORTEMENT ÉLECTORAL Les petits secrets du vote des jeunes à la présidentielle 2007 
 
Article Par ALASSANE SAMBA DIOP (RFM) AVEC NDIAGA NDIAYE ,  
Paru le Mardi 17 Fév 2009 
 
Le vote des jeunes a été déterminant lors de la présidentielle de février 2007. Mais, leur vote comporte nombre de paradoxes relevés par une étude menée par des experts.  
Les jeunes urbains ne sont pas intéressés par les critères de probité éthique et morale quand il s’agit de choisir un président de la République. C’est ce qui ressort du résultat d’enquête de terrain menée par une équipe sous l’égide du Mouvement citoyen, en rapport avec l’étude faite par la Fondation Konrad Adenauer. Cette étude a porté sur «le comportement électoral de la jeunesse urbaine sénégalaise lors des élections de février et de juin 2007». Le document révèle que «les votants qui ont mis en avant les vertus du candidat telles que la réputation, l’intégrité et l’honnêteté représentent une très faible proportion, soit respectivement 0,4 ;1,1 et 1,5%». A l’opposé, il est noté la dominance des jeunes enquêtés à accorder la primauté de leur choix à l’espoir et la confiance. Ils représentent environ 57% des votants, selon l’échantillon de l’enquête.  
Cette situation dénote les paradoxes relevés par l’enquête sur le comportement électoral des jeunes lors de la présidentielle de 2007 et des législatives de la même année. Lesquels paradoxes poussent à s’interroger sur les mobiles qui peuvent conduire les jeunes à choisir tel ou tel candidat.  
Les jeunes votent contre les jeunes  
D’après les estimations, les moins de 25 ans constituent 56% de la population et en partant de la dernière refonte du fichier électoral, la tranche d’âge allant de 18 à 35 ans pourrait constituer plus de 25% de l’électorat sénégalais. En effet, les résultats de la recherche trouvent paradoxal que «l’essentiel des suffrages des jeunes soient allés vers le doyen des candidats qui incarnerait ainsi l’aspiration d’une jeunesse sénégalaise en désarroi». Ce comportement des jeunes est d’autant plus étonnant qu’un calme a prévalu le lendemain du scrutin, loin de refléter le point de vue de ceux qui présageaient des manifestations de rue.  
Pourtant, les résultats de la recherche indiquent : «S’il est vrai que les jeunes constituent une importante masse électorale, leur importance en nombre ne s’est jamais traduite par un vote systématique et significatif en faveur des candidats de leur génération.» D’ailleurs, l’on souligne que les candidats jeunes de la dernière présidentielle comme Talla Sylla, Cheikh Bamba Dièye et Alioune Petit Mbaye ont développé des messages pertinents pour la prise en charge des problèmes de la jeunesse mais, leurs scores cumulés n’ont pas atteint 2% des suffrages exprimés. Seulement, ces résultats obtenus par les candidats jeunes ne confirment pas l’analyse des perceptions des jeunes qui se sont largement prononcés pour l’exercice de la présidence de la République pour les jeunes. Au terme de l’enquête, ils ont été 73% à être tout à fait d’accord avec la proposition d’un jeune à la tête de l’Etat, avec un pourcentage de 76% des personnes interrogées à Dakar et 70,5% des personnes vivant dans les régions.  
Le «ndiguel» en perte de vitesse  
L’étude coordonnée par Mamadou Bodian indique également que la participation électorale demeure élevée chez les jeunes analphabètes. En effet, le rapport fait remarquer que 28,1% des jeunes de l’échantillon sont des ouvriers, manœuvres et gens de service. La proportion des artisans, vendeurs et petits commerçants n’est pas non plus négligeable avec un pourcentage de 19,6%. Ainsi, l’on explique que les limites des pouvoirs à assurer l’accès des jeunes à l’emploi, synonyme de la précarité de l’emploi explique que 76,9% des jeunes enquêtés sont pris en charge contre 23,1 qui ne le sont pas. Le document fait aussi constater que plus de 73,8% des enquêtés se retrouvent avec un revenu mensuel inférieur à 50 mille francs Cfa.  
Autre constat fait la recherche sur le comportement électoral des jeunes lors des élections de 2007, c’est que l’influence des chefs religieux ou de l’appartenance ethnique était variable en fonction de l’appartenance confrérique. En effet, on indique que le «ndiguel» ou consigne de vote montre que globalement «les jeunes urbains ne sont pas influencés par l’injonction des religieux». Car, à Dakar et dans les autres capitales régionales, ceux qui ont suivi le «ndiguel» représentent respectivement 5 et 11,5% des votants. ECLAIRAGE AVEC… Souleymane Gomis, sociologue : «Les jeunes sont plus portés vers le concret, le palpable»  
Quelle explication donnez-vous au vote des jeunes en partant du rapport que vous avez publié ?  
Nous sommes partis d’une hypothèse de travail pour se demander pour quelles raisons les jeunes urbains votent ? On s’est rendu compte que cette jeunesse avait conscience du changement. Autrement dit, ils savent qu’avec le vote, on peut faire un changement de régime. Ils lient leur prise de conscience par le vote à leur situation socioéconomique. Ils savent qu’en changeant de régime, leurs conditions de vie peuvent changer.  
Beaucoup de politiciens pensent qu’il faut donner de l’argent aux jeunes pour qu’ils aillent voter. Est-ce que cette hypothèse prospère ?  
Cette hypothèse est fausse parce que nous l’avons testée. Cette jeunesse citadine adopte des stratégies parce qu’ils ne votent pas forcément pour le candidat qui leur donne de l’argent. Au contraire, ils adoptent des stratégies de ramassage d’argent auprès des politiques pour l’utiliser à d’autres fins parce qu’ils se disent que cet argent n’appartient pas aux politiques, c’est l’argent du contribuable. Vous avez constaté que lors de la présidentielle, les jeunes n’ont pas voté pour des candidats jeunes comme Alioune Petit Mbaye, Talla Sylla et Cheikh Bamba Dièye.  
Pourquoi ? Est-ce que ce n’est pas parce qu’ils sont convaincus que ces gens ne peuvent pas régler leurs problèmes ?  
Absolument. C’est parce qu’ils n’ont pas eu confiance en ces jeunes, ils pensent qu’ils ne pourront pas prendre en charge leurs doléances. Les jeunes veulent plutôt un discours plus concret, avec des réalisations et des choses palpables. On ne peut plus les bluffer avec des promesses. Ils sont plus portés vers les discours qui leur montrent ce qui est déjà fait. Ce qui est très difficile pour un homme politique débutant. Ils ne peuvent pas montrer des réalisations alors qu’ils n’ont pas encore le pouvoir.  
Dans ce cas, est-ce que le pouvoir n’a pas une avance sur l’opposition parce qu’il a les moyens de développer ces stratégies dans la banlieue ?  
Le pouvoir détient plus de moyens que l’opposition et cela est valable partout ailleurs. Mais, ce n’est pas suffisant parce que la confiance ne dépend pas forcément sur les moyens que détient le pouvoir. La confiance est beaucoup plus liée à la conscience des gens qui comprennent que leur vote poeut être utilisé pour les dominer encore pour un temps. Or, la jeunesse actuelle a bien pris conscience et elle se méfie. Donc, elle peut avoir plus confiance à un opposant qui a fait ses preuves ou qui est beaucoup plus réaliste dans son propos qu’un homme du pouvoir qui arrive avec beaucoup de moyens pour tenter de corrompre ou d’acheter des consciences.  
 
LE QUOTIDIEN : 
ATTEINTES AUX LIBERTES, INSTABILITES POLITIQUE ET ECONOMIQUE : LE SENEGAL DANS UN ETAT CRITIQUE. 
16-02-2009  
Les droits civils et les libertés politiques bafoués, la situation économique qui se dégrade et la difficulté pour le pays d’offrir à chacun de ses citoyens le minimum vital, ont fait que le Sénégal a chuté au classement de Freedom House sur les libertés dans le monde. Ce classement renforce la mauvaise place du Sénégal sur l’index des pays en situation de faiblesse, dressé par l’Institution américaine, Brookings, proche des Républicains américains. 
 
Les dirigeants sénégalais semblent accorder, dans leur comportement de tous les jours, plus d’importance à l’opinion qu’ont d’eux leurs partenaires extérieurs, qu’à celui de leur peuple. Or, tous les jours qui passent, rapport après document, essai après étude, ces partenaires, en particulier les occidentaux, montrent le peu de considération qu’ils portent au régime actuel du Sénégal. Le dernier en date est le Rapport sur la liberté dans le monde, publié par Freedom House, une organisation américaine. Publié le 12 janvier dernier, son Rapport indique un «glissement» de la liberté au Sénégal, qui fait tomber ce pays, du rang des Nations libres à celui de, selon les termes du classement, partiellement libres.  
 
Ce Rapport vient sinon renforcer, du moins confirmer négativement, celui publié l’année dernière par une autre institution américaine, la Brookings Institution de Washington DC, et qui plaçait le Sénégal parmi les pays «à faiblesse critique», dans le concert des pays en développement. Ce dernier rapport analyse les capacités du pays à fournir à sa population, la sécurité, le bien-être social, le confort économique et social, ainsi que la stabilité politique. 
 
Le Rapport de Freedom House, lui, se contente de juger les progrès en matière de droits politiques et de libertés civiles dans le monde. Et sur ce point, il note que, de manière générale, la liberté a fortement régressé dans le monde au cours de l’année qui vient de s’écouler. Dans son communiqué de presse, lu à l’occasion de la publication de son Rapport, l’organisation internationale des libertés indique : «Trois pays ont constaté des déclins qui ont résulté en un changement de position : l’Afghanistan, rétrogradé de Partiellement Libre à Pas Libre ; la Mauritanie, de Partiellement Libre à Pas Libre ; et le Sénégal, de Libre à Partiellement Libre.» Il faut se rappeler que le Rapport était prêt avant le coup d’Etat qui a porté le capitaine Moussa Dadis Camara au pouvoir à Conakry. Il n’empêche que même le précédent régime de Lansana Conté n’a pas été jugé libre pour autant. Le Sénégal se trouve donc bien entouré, par ses plus proches voisins, qui ignorent tous le sens du mot ‘liberté’. Des pays qui font partie de ceux qui bénéficient le plus du soutien du régime en place à Dakar. 
 
Quoi qu’il en soit, le gouvernement du Sénégal ne se sentira pas mal à l’aise pour autant, parce qu’il se trouve, dans le classement de Freedom House, logé à la même enseigne que douze autres pays. Le communiqué de presse indique : «En plus du Sénégal et de la Mauritanie, des déclins ont aussi été constatés au Burundi, au Cameroun, en République Démo-cratique du Congo, en Guinée-Equatoriale, au Gabon, en Gambie, en Namibie, au Nigeria, au Zimbabwe et en Somalie. La baisse régionale se manifeste après plusieurs années d’améliorations modestes. Au titre des changements positifs, on compte les progrès en Zambie, aux Comores, en Angola et en Côte d’Ivoire.» Parmi les causes du déclin du Sénégal, il y a les multiples harcèlements de journalistes et le peu de liberté de mouvement laissé aux opposants politiques, ainsi qu’aux organisations de défense de libertés et des droits de l’Homme. Pour illustration, la bastonnade que l’on a fait subir aux représentants des consuméristes, Momar Ndao et Jean-Pierre Dieng, a fortement contribué à dégrader l’image, déjà pas mal écornée, du pays à l’extérieur. 
 
Pays en etat de faiblesse 
 
Malheureusement, comme dit plus haut, ce Rapport renforce le mauvais classement du think tank américain, la Brookings Institution, que beaucoup de gens de par le monde jugent plus proche, sur l’échiquier américain, des thèses des amis de George W. Bush, que de la pensée de l’Administration Obama. On aurait imaginé qu’avec une telle carte de visite, cette institution aurait fait une fleur au régime de Abdoulaye Wade. Que nenni ! Ici, sur 141 pays en développement classés selon leur degré de faiblesse, le Sénégal se trouve à la 68e place. 
 
Il faut signaler que le classement de Brookings place les pays les moins faibles au plus bas de la liste, et ceux considérés comme faibles, en haut du classement. Sa liste ne comprend pas les pays d’Europe occidentale ni les Etats membres des groupes du G8 ou G20. Il ne s’agit ici que d’étudier la situation des pays pauvres, ou de ceux qui se battent pour sortir de la pauvreté. Dans son document, l’institution américaine indique les critères dont elle se sert pour définir les pays qu’elle qualifie de faibles.  
 
Ce sont, pour elle, «des pays qui n’ont pas la capacité essentielle et/ou la volonté de remplir quatre volets de responsabilités gouvernementales, à savoir fournir un environnement qui permet d’établir une croissance économique durable et équitable, établir et maintenir des institutions politiques légitimes, transparentes et qui rendent compte, épargner à leurs populations des conflits violents et contrôler leur territoire, ainsi que remplir les plus élémentaires besoins humains de leurs populations». De ce fait, selon leurs critères, n’est pas «pays fort», celui où le pouvoir politique impose sa volonté à sa population et où toute contestation est écartée. Les critères de force et de faiblesse sont complètement renversés ici. 
 
Parmi nos voisins les plus proches, l’Index place les Iles du Cap-Vert, le Bénin et le Ghana, à de meilleures places que le Sénégal. On pourra se consoler en disant que l’on est mieux placé que la Gambie, le Mali et la Guinée, entre autres voisins. 
 
Même si ce Rapport de Brookings Institution a pour but essentiel d’orienter les politiques américaines, il peut aussi servir d’indicateur sur le regard que les décideurs du monde jettent sur des pays comme le nôtre. Les auteurs du Rapport citent dans leur introduction l’ancien secrétaire général de l’Onu, M. Kofi Annan, qui affirmait que si un Etat est fragile, les peuples du monde ne peuvent pas être en sécurité, car ils ne peuvent pas bénéficier de la Justice, la sécurité et le développement auxquels ils ont droit. Le Sénégal, un Etat qui met en danger le monde ?  
 
mgueye@lequotidien.sn  
 
POSITION - Abdoul Aziz Diop à l’émission Remue-ménage de la Rfm : «Comment voulez-vous que Serigne Bara ?  
16-02-2009  
Le politologue Abdoul Aziz Diop pense que Karim Wade doit se prononcer sur les questions financières dans lesquelles on l’accuse d’être impliqué avant que son père ne le présente comme le meilleur des sénégalais. Il a fait part de son point de vue sur cette question au cours de l’émission Remue-ménage, hier sur la Rfm, durant laquelle il a débattu avec le professeur de Sociologie Ibou Sané de plusieurs questions liées à l’actualité.  
Notamment, le contentieux né de l’audit du fichier électoral et la visite du président chinois. «Serigne Bara est aussi bien informé de ce qui se passe au Sénégal que la presse. Il sait que Karim Wade est le conseiller financier de son père. Il sait qu’il est au centre de plusieurs décisions prises par le Président Wade. Il sait qu’il se mêle de plusieurs questions qui ne le regardent pas», a indiqué Abdoul Aziz Diop au cours de l’émission Remue-ménage, hier, sur la Rfm. «Comment voulez-vous que Serigne Bara réponde à quelqu’un qui lui dit que «mon aîné est meilleur que le tien», renseigne-t-il suite à une question relative au silence du Khalife général des Mourides après l’introduction de Karim Wade par le président. 
 
«La presse a une responsabilité éditoriale par rapport aux faits et gestes du président de la République et de sa famille. Il faut que la presse transcende les faits divers et pose les vrais problèmes. Le Président Wade n’a qu’un seul plan : celui de sa famille. Il ne fait pas diversion, comme le pense Ousmane Tanor Dieng. En politique, aucun acte n’est fortuit», relève-t-il, par ailleurs. 
 
Dans ce même registre, le professeur Ibou Sané pense que le ndiguel (ici, consigne de vote) ne peut plus prospérer au Sénégal. Même si les intellectuels ne font que 15% de la population, les 85% restants sont maintenant conscients des enjeux attachés au vote. «Nous faisons face à un très grand dilemme. Ce qui est important est de parvenir à des compromis. Pour l’intérêt de la démocratie, on doit corriger le fichier électoral», affirme-t-il, faisant allusion aux contentieux né de l’audit du fichier électoral. 
 
Sur cette question, Abdoul Aziz Diop a rappelé l’audit effectué par le Front d’action de la société civile et les observations qui en étaient sorties. «Le doute persiste quant à la fiabilité du fichier. L’opposition doit s’assurer qu’elle va à des élections sûres, sinon elle sera responsable de sa défaite devant le peuple. Toutefois, le report n’est pas une alternative», souligne-t-il. 
 
VISITE DU PRESIDENT CHINOIS 
La visite du président chinois a également été analysée par les deux hommes. Le professeur Sané indique que cette visite s’inscrit dans une logique de conquête : «Après avoir créé des Chinatown, ils (les Chinois) se déplacent maintenant pour mieux conquérir des marchés.» Pour Abdoul Aziz Diop, la Chine ne peut pas ignorer le rayonnement diplomatique du Sénégal. «La Chine ne peut pas s’intéresser à l’Afrique sans faire le déplacement au Séné-gal. La visite de Hu Jintao entre dans l’esprit du Livre blanc et dans le sillage du sommet de la Chinafrique», soutient-il. M. Sané craint que la présence chinoise ne fragilise l’économie et l’industrie sénégalaise. «Les Chinois ont des politiques d’adaptation et d’imitation très denses. Le vrai problème, c’est le contrôle pour éviter qu’il infiltre le Sénégal.»  
 
Et d’ajouter : «Le Président Wade devait évoquer la question des Sénégalais victimes de tracasseries en Chine. Il est anormal que les Chinois soient bien traités au Séné-gal, alors que les Sénégalais sont maltraités en Chine.» Abdoul Aziz Diop a, quant à lui, fait référence aux retombées financières de la visite du président chinois. «En quelques heures, des accords d’un montant de 52 milliards ont été signés. Le problème, ce n’est plus la Chine, mais ce que le Sénégal fera de cette manne financière qui n’est pas loin du prêt octroyé par la France», analyse-t-il. 
 
Source : Nettali.net 
 
SUD QUOTIDIEN : 
Mais, où sont passés les précieux enseignements légués par nos illustres guides spirituels ?  
par , mardi 17 février 2009  
En nous rappelant, les enseignements légués par ces illustres figures spirituelles, aujourd’hui disparues, on peut bien affirmer sans risque d’être démenti, que les temps ont beaucoup changé au Sénégal et certaines catégories de personnes, ont aussi dévié de leur mission spirituelle et historique. 
La perte des valeurs si décriée en ce moment dans notre pays, n’a pas épargné la classe maraboutique et malheureusement au plus haut niveau de celle-ci. Ce qui nous fait regretter, la disparition des illustres marabouts orthodoxes et sans conteste hommes de Dieu. Pour eux, après Dieu, leurs principales préoccupations étaient la paix des âmes dans le pays et la fraternité entre les Sénégalais. Ils ne faisaient pas de parti pris manifeste entre ceux qui concouraient pour le pouvoir temporel. Ils ne toléraient pas le mensonge et l’absence de vertu de qui que ce soit et d’où qu’ils provenaient. Ils disaient la vérité sans ambages à tous le moment venu, y compris leurs propres talibés et proches. Pour eux, le pays et la paix des âmes comptaient plus que tout. En outre, ils étaient attachés à la terre et tout naturellement, à ceux qui la travaillent c’est-à-dire, le monde paysan pour qui, ils constituaient un bouclier protecteur face au pouvoir en place. Ils étaient aussi, un allié sûr pour eux. 
Bien que conscients de la force de leur pouvoir spirituel, ils n’en user jamais pour s’attaquer à qui que ce soit, ils s’en servaient plutôt pour se défendre contre l’envahisseur ou contre toute agression à leur personne ou leur communauté. L’argent, le plaisir et le luxe de ce bas monde leur étaient insensibles et avec juste raison, ils s’en méfier comme la peste car, ce sont là, les courroies de transmission par lesquelles, Satan se fraie souvent le chemin, pour pénétrer tous ceux qui sont avides de ces délices ou ont un faible pour eux. 
Les enseignements précieux que nous avons hérités de Serigne Touba Khadimou Rassoul, Elhadji Malick Sy, Elhadji Ibrahima Niasse, Mouhamadou Moustapha Mbacké, Khalifa Ababacar Sy, Mame Limamou Laye, Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, Abdoul Aziz Sy Dabakh, Serigne Fallou Mbacké, Abdou Lahat Mbacké pour ne citer que ceux-là, reposaient essentiellement sur les principes cardinaux de l’islam – une religion de paix- rappelés plus haut. Ils avaient suffisamment à faire dans le cadre de leur champ d’activité qui était le pouvoir spirituel. Un pouvoir, don de Dieu, fait de force immatérielle, considéré comme un sacerdoce et une charge sacrée liée à leur existence, pour ne plus vouloir régenter le pouvoir temporel, qui lui, est un mandat lié à un temps éphémère fixé par les hommes avec des règles précises. 
La question fondamentale, ne veut point dire que le marabout citoyen, doit ou ne doit pas s’intéresser à la politique, non ce n’est pas cela ! Mais, il devrait tenir compte que les deux statuts, le spirituel et le temporel sont antinomiques, même s’ils peuvent bien cheminer parallèlement vers un objectif commun. En effet, chacun d’eux doit contribuer dans son domaine réservé à la satisfaction des besoins spécifiques du peuple sénégalais. Il est bien établi et suffisamment démontré, qu’à chaque fois que les deux pouvoirs ont été confondus, forcément l’un d’eux, sabordera l’autre. C’est ce que, nos illustres figures citées plus haut, ont toujours compris et évité, leur existence durant. 
L’Etat libéral, qui nous gouverne par l’informel, s’occupe de tout sauf, des affaires publiques dont il devrait impérativement prendre en charge et s’en acquitter au plus haut point. Par sa gouvernance hideuse, il a offert un environnement propice à tous les abus et aux atteintes des libertés des citoyens, que la Constitution leurs confère. Par voie de conséquence, au lieu d’un Etat de droit stable, il nous installe dans un Etat où règnent l’anarchie, l’injustice, la tricherie, la déprédation, la cupidité, une dictature monarchique, en somme, une porte ouverte à des vices de toutes sortes, vices qui ont fini au demeurant tentent de vider notre peuple de ses vertus d’antan. Alors, se fondant toujours sur son principe directeur de, diviser pour mieux régner, qui est plus que jamais actif, Me Wade PGCD (plus grand commun diviseur) de notre nation est favorable à un pays divisé en clans de toutes sortes, afin de mieux naviguer, comme il le fait si bien dans son propre parti. 
Dans ce pays souhaité uni et indivisible qui est la République du Sénégal, nous constatons depuis quelque temps, des faits insolites de nature très grave pour l’unité et la cohésion nationale d’une part et, pour la liberté, la citoyenneté et la démocratie d’autre part. Nous apprenons par moments, à travers les médias, qu’Untel marabout ou patelin, non content de l’Etat pour des raisons qui leurs sont propres, s’érige en une autorité rebelle pour interdire ou empêcher momentanément dans sa localité toute activité politique. Ce qui en soi, est une violation flagrante de la Constitution et de toutes les lois de la République notamment, le libre choix du citoyen, de s’installer où il veut, d’aller et de venir sur l’étendue du territoire national, d’y mener les activités politiques ou autres qu’il estime, selon les lois en vigueur dans la république sans aucune entrave de qui que ce soit. 
Cette attitude qui est discriminatoire, en ce sens qu’elle ne vise pas le Parti au pouvoir et son chef, est un parti pris manifeste, qui n’honore pas ses auteurs. Cet état de fait, n’est différent en rien du tout, d’un Etat dans un Etat, ce qui est inadmissible au regard de la république, si nous appelons les faits par leur nom. Devant de tels faits et dans de pareils cas, l’Etat se trouve dans l’obligation républicaine d’intervenir pour rétablir l’ordre et dire à qui de droit, où commence et s’arrête la liberté de chaque citoyen, fut-il un marabout ou un groupe de citoyens, ils ne devraient en aucune façon enfreindre la loi sans coup férir, parce qu’ils ne sont pas aux yeux de la loi, plus que des citoyens. A moins que nous ayons alors dans notre république, deux types de citoyen celui de première classe et seconde zone. C’est là, les effets néfastes de la connivence entre le pouvoir spirituel et temporel qui s’exerce en un système de vases communicants. Ou comme disait l’autre : si l’Etat te donne un franc aujourd’hui, il te privera de ta religion et de ta liberté autant demain. 
Dans notre pays, il a toujours existé, même du temps de la colonisation, la cohabitation entre le pouvoir spirituel ou traditionnel et celui temporel avec une délimitation précise des champs d’action de chacun d’eux. Jusqu’à l’alternance, toutes proportions gardées, ces champs d’activité ont été plus ou moins respectés, pour permettre à chacun de vaquer à ses occupations sans accroc. 
Mais à l’heure actuelle, tout ce passé semble révolu avec l’arrivée de Me Wade au pouvoir. Nous avons l’impression d’assister à un marché aux enchères des marabouts. Ils sont devenus des objets à la merci du plus offrant, ceci, quelle que soit la moralité de l’individu ou du passé maçonnique de l’organisateur de ce marché, pas du tout innocent. Qui aurait imaginé cela à l’époque de nos illustres disparus ? Me Wade, étant adepte de l’achat des consciences, est à l’aise pour se payer tous les marabouts qui désertent les lieux de culte pour se mettre à son service et qui ont tendance à considérer l’argent sonnant et le luxe, plus importants que les souffrances que Me Wade fait subir au peuple sénégalais. Dieu omnipotent et omniscient nous observe et saura rétribuer à chacun selon ses mérites le moment venu. 
On peut noter certes, qu’à l’époque, les devanciers de nos marabouts actuels faisaient toujours montre de tolérance et preuve d’équité à l’égard de leurs talibés qui pouvaient se retrouver dans des partis politiques soit au pouvoir ou à l’opposition, mais ils ne se départissaient jamais de leur intransigeance et de leur fermeté sur les principes orthodoxes de la religion. Même si parmi eux, certains ont eu une préférence pour tel ou tel acteur de la scène politique, jamais ils n’ont empêché le libre jeu dans leurs localités concernées. Et, ils ont toujours recommandé à tous, la mesure dans les actes à mener et le non recours à la violence physique ou même verbale ; ils insistaient particulièrement sur le respect des religions et de ceux qui les incarnaient, la sauvegarde des lieux de culte et des symboles religieux. 
Leurs interventions pour régler les conflits et autres différends entre communautés ou individus, étaient faites dans la discrétion et à l’insu du public. Leur maître mot était, la paix par la non violence. Ils se voulaient justes et, la justice commence d’abord par l’impartialité et l’équité envers tous les antagonistes, ce qui équivaut à se départir de tout parti pris, surtout manifeste. Ils intimaient la droiture à tous et mettaient également en garde, ceux qui usurpaient ou jouissaient des biens illicites ou des biens d’autrui. Le bien du peuple appartenant à tous, il n’est donné à personne n’en user comme lui semble. 
Pour tout dire, Me Wade et son régime, sont un mal profond qui gangrène notre pays tout entier. Soyez-en surs, son but ultime, est de transformer, à défaut, de considérer les Sénégalais, sa famille exceptée, comme des moins que rien et tous à la portée de sa bourse – plutôt l’argent du peuple - . Toutes ses tentatives les plus machiavéliques ayant toujours abouti à leur terme, il tente maintenant de donner le coup de grâce à notre peuple, en voulant installer son fils comme successeur par des combinaisons et subterfuges, sans passer par le peuple souverain, de peur d’un échec cuisant. Ne riez surtout pas, car l’homme ne reculera devant rien pour parvenir ses fins. Le fait d’arroser les marabouts et autres dignitaires qui ont perdu toute vertu, avec de l’argent du contribuable combiné avec des biens mobiliers et immobiliers, doublé sa la latitude de modifier la constitution à sa guise, constitue une des armes de son plan de succession par son fils. 
Faut-il le rappeler, notre peuple tient pour complices, tous ceux qui auront aidé Me Wade dans cette entreprise, consciemment ou inconsciemment, qu’ils répondront demain devant l’histoire surtout, si ces derniers l’ont fait en contre partie de privilèges juteux. 
A cet effet, nous devons garder à l’esprit, dans toutes nos actions, cette recommandation de notre créateur : Soyez juste en tout temps et en tout lieu entre vous. Et si toutefois, vous êtes appelé à trancher un différend, faites le en âme et conscience, en vous fondant strictement sur la droiture pour ne léser personne. Il rappelle aussi que, ceux qui jugent sur terre les hommes, ou conduisent les peuples seront eux aussi jugés demain au tribunal exceptionnel, présidé par notre créateur. 
• Mandiaye Gaye  
• Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
LA FRANC-MAÇONNERIE La valeur virtuelle ou la trahison de la Foi ?  
par , mardi 17 février 2009 
Selon le constat fort répandu, nous traversons actuellement une zone de turbulence due aux nombreuses crises de valeurs identitaires et de religieuses. Redoutant l’affaiblissement de ce qui confère un sens profond à nos actions, pensées, vie ainsi qu’à notre Foi, nombre d’Hommes pieux et sensés imputent cette cyclothymie à la malaise dont souffre la « Moralité ». Soucieux de progresser dans la vie économique, sociale et politique, avec des biens ostentatoires uniquement, la franc-maçonnerie, serait une matérialité sans âme, sans esprit ; de surcroît, incapable de guider les cœurs vers « la Vérité ». Cette absence est manifestée devant l’indifférence totale de cette association phénoménologique pesant de tout son poids sur les Religions monothéistes. 
Aujourd’hui, en évoquant son appartenance sectaire, Abdoulaye WADE a fait montre combien la « perte de la Foi », la « disparition de toute confiance » et le reniement de sa mouridité originelle, constituent une guerre contre la Religion et la Bonne Foi. Ce serait une grave erreur, en notre temps, de croire que cette phénoménologie est distante de nos actes et Foi, par analogie avec ce qu’elle tend à défendre : « une morale de l’Intérêt ». 
Nietzsche, déjà à la fin du XIXé siècle, identifiait l’histoire au processus du nihilisme, en affirmant « la dévalorisation des valeurs suprêmes » et la « mort de Dieu ». Par la suite, Heidegger, réinterprétait ce nihilisme en le transformant à un mouvement par lequel l’Etre est oublié par sa transformation en une « valeur marchande ». 
Sans chercher mille définitions, la « valeur » telle que décrite par cette association associative à but lucratif, ne peut être que la frénésie de l’évolution de la conscience ontologique de l’Individu. Une frénésie qui brise tous les liens menant au « silence éternel des espaces infinies », tel que l’avait défini le philosophe savant Al Ghazali dans on œuvre « Les vices de l’ésotérisme et Les vertus de l’exotérisme. » A côté de cette œuvre si riche, Al Ghazali, nous fait remarquer ailleurs que « l’individu vertueux et heureux est celui qui renonce à ce monde pour tendre vers l’au-delà, qui préfère la solitude à la fréquentation de ses semblables – donc semblables pécheurs et profiteurs- (…) et le dénuement à la richesse » [Al-Munquidh min al-Dalal (Erreur et délivrance)]. Et pourtant, cette idée ne fait que renchérir notre position quand on sait que, l’initiation et la maîtrise des signes par l’acceptation du rituel accompagnant la profanation des Livres Saints, définissent l’appartenance du maçon dans une loge. 
En cela, peut-être ont –il (les maçons) raison de définir cela comme étant une « technique d’engagement ». Sauf que ce phénomène initiatique, qui est égal à une discipline et une école, puisqu’il faut apprendre à travailler et à vivre avec des symboles, des idées et des rites ; en dit long sur ses intentions. 
« Demander peu pour obtenir, PROGRESSIVEMENT, beaucoup. 
Demander beaucoup pour en obtenir toujours d’avantage » Voilà ceux à quoi la « Fraternité maçonnique » fait appel. Le culte de la Fortune et l’exaltation vers une vie communautaire où les Loi divines seront étalées sur un « Autel » de sacrifice et égorgées par le « Grand Maître. » Si la Loi, permettant la « raison d’être de l’être » qu’Ibn Al Arabi prêchait, est sacrifiée, ni le Judaïsme, ni le Christianisme, encore moins l’Islam - du fait qu’il est le dernier des religions révélées- ne peuvent prétendre couvrir une telle immersion idéo-phénoménologique, basée sur des codes et symboles. 
En voici quelques principes de la Fraternité maçonnique : « Sans nul égard, du haut rang ni de la noblesse. Sans nul égard de la Science et de l’Art. Ce n’est qu’en Frères et par tendresse que l’un à l’autre on s’intéresse. Sans nul égard » 
« C’est ici que l’on voit les plus superbes Têtes déposer leurs grandes Noms au pied de mes Autels, et avec la fierté, qu’inspire la Fortune. Ces favoris rangés sous une loi commune, donner le nom de frère au moindre des Mortels. Voilà sur les Humains ma plus belle victoire » Ainsi apprendra-t-on, que la franc-maçonnerie regroupe les compagnons maçons autour d’une idéologie dont les signes secrets sont autant de moyens de se reconnaître entre eux. A la Reconnaissance, suit un ordre forcé de première mutation : « la construction d’abord, puis la réflexion. » qui fait perdre au disciple tout lien avec le monde des penseurs pour rejoindre celui des bâtisseurs. C’est pour quoi, la maçonnerie est un lieu de complot social et politique avec une forte dose satanique. 
C’est vrai que nous avons appris des penseurs occidentaux (Platon, Socrate, Descartes, Lewis Strauss, Kant, Hegel…), orientaux (Al Ghazali, Mao Tsé Toung, Zarathoustra, Ibn Rushd -Averroès-, Ibn Sînâ’ – Avicennes, …) et africains (Cheikh Anta, Bizango, Aimé Césaire, Richard Wright, Paul Hazoumé, Taha Hussein, Mandela …) que c’est « du connaître à l’être » que nous devons aller et guider nos Réflexions, et non le contraire. Maintenant reste à savoir si cette règle est applicable à tous, sans exception. 
C’est pour quoi, la personne qui se manifeste comme un témoignage vivant de sa conscience, ne peut que dans le norme d’une Paix solide, « chercher Dieu, afin de trouver l’Homme » Pape Jean-Paul II : (N’ayez pas peur). Hélas que la maçonnerie prêtant être un « moyen de réflexion et de travail sur soi » en partant de l’Homme pour chercher l’Homme-Dieu, et non Dieu. Ceci ne peut-être que de la pure « sectolâtrie » 
Cette sectolâtrie incarnée par une mouvance, se complait, hélas il faut le dire, dans beaucoup de monothéistes créant ainsi de nouveaux spécimens religieux. 
En se posant la question, si les loges maçonniques peuvent détruire l’Islam ? Je dirais que cette « Fraternité sectaire » a le pouvoir, non de destruction totale, mais d’accaparement. En effet si un individu y entre en tant que musulman, la loi maçonnique l’oblige à rompre avec les liens de sacralité qui l’unissaient à cette religion. Ainsi donc le devenant officiellement, il inclus dans sa religion de manière officieuse, des pratiques novices et blâmables, que tout un chacun n’est pas sensé en connaître la substance. C’est par l’expérience hasardeuse de la faute alimentée par une curiosité, que la personne se trouve subitement en affront avec une nouvelle Foi native. Mais aussi et surtout, en les réunissant tous au même pieds d’égalité, car tous aspirant aux mêmes souhaits mondains du culte de la fortune, les maçons établissent un pont où « tout le monde se sent responsable devant tous ». Cette esthétisation des responsabilités va jusqu’à raccorder toutes choses entre elles et aux croyants sectolâtres. « Toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes », la conception maçonnique essai de se complaire à « tout » afin d’y trouver « tout ». Ainsi, tant de pratiques et de rites (prier sur des peaux de canidés, sacrifier une partie de son organe, commettre un acte de sacrilège …) sont calculés par la Fraternité maçonnique, afin d’y construire une puissance cosmogonique, allant de la causalité à la finalité. 
En somme, si nous partons de ces conceptions embryonnaires, noyées dans les brouillards de l’ignorance d’une promesse évolutive de l’ « Homme savant, sage et croyant », nous remarquons que partout, les distances se creusent entre cette Fraternité visant à la dissolution des croyances célestes, par un désintéressement des bonnes valeurs et la Foi. 
Il ne faut pas craindre, donc de parler de l’esprit pur et même d’une vie de la vérité, quant le maçon fait avancer de ses principes « liberté, égalité, fraternité ». Se faisant, les maçons ayant parvenu à détourner beaucoup de Chrétiens dans leur foi, ils cherchent encore à atteindre une cible à abattre. Pour quoi l’Islam ? Parce que, tout simplement, l’Islam est la seule religion dont jusqu’ici les dogmes n’ont pas changé, à la différence des autres religions monothéistes qui avaient introduit de nouvelles « constituantes » dans la moralité de leur foi. Pour faciliter notre argumentaire, nous n’affirmons pas que le franc-maçon ne croit pas en Dieu (Créateur de tout), mais que cette croyance est –et a une–corrélation avec des polarités de pouvoirs et de puissances sous ses formes les plus diverses, tel que nous l’avons mentionné un peu en avant. Et comme la richesse appelle la richesse, la puissance appelle la puissance, la force à tendance à fructifier démesurément en crucifiant le prestige de l’ascendance de l’âme honnête. Tout comme le Mushrik (idolâtre polythéiste) de Quraysh, dans le temps du Prophète Mouhammad (PSL), croyait à un seul Dieu, Créateur de tout, le franc-maçon l’est aussi. Seulement, ils ont induit dans leur croyance une association, qui à la lumière de l’Islam, est destinée au Jéhen (Jahannama). Car l’Eternel Dieu affirme être « Pardonneur » de tout, sauf du shirk (l’association). 
Voici les arguments tirés dans les deux Sourates : Yunus et Muminun. du Coran : 
Sourate Yunus, V31 : Demande- leur : « Qui vous procure du ciel et de la terre votre nourriture ? Qui est le Maître de l’ouïe et de la vue ? Qui fait sortir le vivant du mort et le mort du vivant ? Qui règle la marche de l’Univers ? » Il répondront : « C’est Dieu ! » Dis-leur alors : « Qu’attendez-vous donc pour craindre ? » 
Sourate Al Muminun, V83-89 : C’est ce qui nous a été promis, auparavant, à nous et à nos ancêtres. Ce ne sont là que des fables anciennes ! », Demande-leur : « à qui appartiennent la Terre et ceux qui y vivent ? Dites-le, si vous le savez ! », « Ils appartiennent à Dieu », répondront-ils. Dis-leur alors : « Que ne pouvez-vous donc vous en souvenir ? », Demande-leur : « Qui est le Seigneur des sept Cieux, le Souverain du Trône sublime ? », « C’est Dieu », répondront-ils. Dis-leur alors : « Ne Le craignez-vous donc point ? », Demande-leur : « Qui détient le pouvoir suprême sur toute chose ? Qui est Celui qui protège, et qui n’a pas besoin d’être protégé ? Dites-le, si vous le savez ! », « C’est Dieu », répondront-ils. Dis : « Pourquoi donc vous laissez-vous ainsi ensorceler, au point de ne pas croire en Lui ? ». 
Dans ce descriptif, trop concis pour échapper à la caricature, nous remarquons que, de nos jours, la thèse du complot satanique de Léo Taxil contre l’Eglise, semble être dépassée et même oubliée par les détracteurs de cette phénoménologie au Sénégal. Il a suffit du scandale d’Abdoulaye Wade dont la presse a tant parlé, pour que de nouveau, réapparaissent la chasse aux Associateurs et les réactions de type pathologique à ce phénomène sociopolitique d’alors et religio-économique, aujourd’hui. 
• NDIATHIE Mamadou Moustapha  
• Dpt Arabe, Maître ès Lettres  
• FLSH/ UCAD  
• Email : ndiathiem@yahoo.fr 
 
 
WALF FADJRI : 
Train de mesures fiscales d’un Etat budgétivore 
 
 
Les prévisions budgétaires au titre de l’année 2009, au Sénégal, risquent d’accuser des écarts assez importants par rapport aux réalisations, au vu de la chute du cours du baril du pétrole pour une économie à déficit commercial accentué. En effet, dans ces pays où il y a une forte prédominance des importations sur les exportations, l’essentiel des ressources provient de la fiscalité de porte, notamment sur les hydrocarbures, or, la chute du cours du pétrole provoque une baisse concomitante de la valeur en douane des marchandises et, par conséquent, des recettes fiscales. Dans la période antérieure, le niveau élevé du cours de l’or noir mettait le Sénégal devant une situation de rente exceptionnelle, explicative principalement de l’accroissement du budget de l’Etat, ces dernières années, en dehors de l’élargissement de l’assiette de l’impôt corrélativement à l’augmentation de la taille de la population. Autant les pays producteurs de pétrole bénéficiaient d’une manne financière liée à la variation sensible à la hausse du prix de l’or noir, autant les pays non producteurs, appliquant à fortiori des droits de porte élevés, bénéficiaient également de cette manne financière.  
Si la propension à dépenser de l’argent de l’Etat du Sénégal dans des secteurs non productifs, en plus de son train de vie dispendieux restent inchangés, toutes choses restant égales par ailleurs, il est clair que les pertes assez importantes de recettes surviendront et vont placer notre pays devant une crise financière sans précédent susceptible de nous mener vers une situation complète de cessation de paiements : Il ne restera alors que l’instrumentation de l’arme fiscale, au grand dam des contribuables sénégalais, afin de combler, sinon d’amoindrir les importants écarts prévus de recettes par suite d’une mauvaise appréciation de l’évolution des conditions internationales d’un Etat budgétivore qui a eu le toupet, contre toute rationalité, d’accroître ses dépenses déjà exorbitantes pour 2009. Il ne s’agira plus, pour l’Etat du Sénégal, de tirer le diable par la queue pour payer la dette intérieure, en plus du service de la dette extérieure qui se reconstitue à grands pas, mais, pire encore, il s’agira de tirer le diable par la queue pour faire face aux dépenses de souveraineté dans un proche avenir.  
Il est tout à fait certain que l’économie mondiale connaîtra une récession d’une forte amplitude pour les années 2009 et 2010, tout au moins, au point d’enregistrer une décroissance de - 3 % pour 2009 en hypothèse basse. Ce net recul prévu de la croissance économique mondiale résulte de la grave crise financière qui a gangrené profondément l’économie réelle, aux Usa, en Europe, au Japon où les entreprises ferment boutique une à une, provoquant la montée d’un chômage planétaire inédit. La Chine voit son cycle de croissance à deux chiffres chuter et commence à connaître de réelles perturbations économiques relatives à une crise de saturation de la consommation par suite d’une croissance fortement accélérée.  
La majorité des nombreux travailleurs immigrés des pays pauvres insérés dans les structures productives des pays développés n’ont plus la capacité de procéder à des transferts de capitaux vers leurs pays d’origine, créant une situation d’accentuation de la pauvreté dans ces pays. Il en va ainsi des flux de capitaux étrangers pour le financement des investissements privés et de l’aide publique au développement qui vont subir d’appréciables contractions subséquemment à cette crise profonde de l’économie réelle mondiale. Les réflexes d’auto survie et de repli sur soi vont caractériser les attitudes des pays à revenus élevés, plus préoccupés d’apporter des réponses aux nouveaux défis économiques qui se posent à eux.  
Avec les tentatives de sortie de crise, aux Usa en particulier, à la faveur de l’avènement du président Obama qui s’efforce de faire retrouver à l’économie Us l’orthodoxie et la confiance, en ayant la ferme volonté de la tirer d’une économie moins virtuelle vers une économie plus saine au moyen de la réglementation, le billet vert commence à amorcer une appréciation, faisant retrouver au cours du pétrole son niveau normal relatif. La variation à la baisse du cours du baril de pétrole par rapport à son pic voisin de 150 dollars jusqu’à son niveau actuel de 35 dollars le baril, est d’autant plus facilitée par l’effet induit de la régression de la demande sur le pétrole consécutivement à la forte récession économique mondiale et aux mesures de substitution pour les sources d’énergie non fossiles. Il s’y ajoute le desserrement de l’étau militaire dans le monde, occasionnant le recul du déficit public du trésor Us. Si bien que le gonflement artificiel des prix internationaux du pétrole, ces dernières années, était davantage dû aux spéculations sur les taux de change du billet vert et des taux d’intérêt, entre autres instrumentations, dans le but de faire supporter le financement de ces importants déficits par le reste du monde. Les effets conjugués de l’appréciation du dollar et de la forte diminution de la demande mondiale de pétrole par suite de la grande récession économique en cours, expliquent les niveaux actuels des prix du pétrole défavorables aux Etats à déficit commercial accentué, ne pouvant compter en priorité que sur les ressources tirées des droits de porte pour alimenter les budgets nationaux.  
C’est dire aujourd’hui et demain que les difficultés financières de l’Etat du Sénégal budgétivore vont s’empirer. Aussi la recherche de moyens de compensation aux pertes de recettes par l’augmentation de la pression fiscale et le relèvement du niveau général des prix constitue-t-elle les nouveaux leviers d’intervention des pouvoirs publics libéraux, en faisant payer la note aux populations fortement pressurisées ces dernières années. Il s’agira, afin de couvrir les faramineuses dépenses budgétaires pour 2009, de procéder à un accroissement de la pression fiscales sur : - La téléphonie mobile et internet, si l’on sait aujourd’hui que l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication concernent plus de 6 millions de Sénégalais.  
- La restauration des taxes sur les denrées alimentaires de grande consommation et l’élimination des subventions.  
- L’augmentation des taxes sur le tabac, les alcools et autres produits de luxe.  
- L’augmentation des redevances informatiques du système Gaïndé de la douane.  
- L’augmentation des redevances portuaires et aéroportuaires  
- La cession des actifs de l’Etat, etc.  
Sénégalaises, Sénégalais, hôtes étrangers qui vivez parmi nous, silence, attachez vos ceintures et mettez vos gilets de sauvetage, nous allons maintenant entrer dans une zone de forte turbulence d’ajustement structurel.  
Kadialy GASSAMA Economiste Rue Faidherbe X Pierre Verger Rufisque  
 
 
Grève des travailleurs de la justice : Le système judiciaire sera paralysé les 3, 4, 17 et 18 mars  
Les 3 et 4 mars, puis les 17 et 18 mars, les travailleurs de la justice membres du Sytjust envisagent de paralyser le système judiciaire sur l’ensemble du territoire national, dans le cadre de leur second plan d’action qui culminera avec la marche pacifique prévue le 27 mars à Dakar. 
 
THIES - Les travailleurs de la justice, réunis autour du Sytjust, se disent prêts à faire triompher leur lutte et ce, quels que soient les moyens à mettre en œuvre. Et cela a été réaffirmé hier par Me Ousmane Diagne, le secrétaire général du syndicat. Pour ce dernier qui réagissait après leur réunion d'évaluation de leur premier plan d'action avec au sommet la grève de 48 heures qu'ils ont observée, le comportement de l'Etat face à leurs préoccupations frise l'irrespect. Et ceci malgré la pertinence des arguments du Sytjust qui n'ont, en aucun moment, pu être battus en brèche par le gouvernement et qui ont conduit la chancellerie à solliciter un arbitrage.  
‘Nous continuons de réclamer la hiérarchie A1’, a rappelé le secrétaire général du syndicat. Se faisant plus explicite, Me Ousmane Diagne dira que la position du Sytjust est que les greffiers en chef passent à la hiérarchie A1 et que, dans les dispositions transitoires du nouveau statut, il soit prévu une formation de neuf mois pour les greffiers en chef en deux cohortes de trente au Cfj. Cette position agrée d'ailleurs, selon Me Diagne, la chancellerie puisqu’elle propose une formation de deux ans, à l'opposé du ministère de la Fonction publique qui s'arc-boute sur le A2 avec une formation de neuf mois.  
En l'état actuel d'avancement de la situation, le Sytjust estime qu'un second plan d'action s'impose pour faire fléchir l'Etat. Un plan d'action plus coriace que le premier et qui sera de nature à prouver au gouvernement la force de frappe de leur mouvement. C'est ainsi que ces travailleurs s'engagent à entreprendre une grande campagne de sensibilisation pendant cinq jours, du 16 au 21 février. Laquelle campagne devra leur permettre d'aller à la rencontre des bailleurs de fonds comme le Pnud, l'Unicef, la Délégation de la commission européenne, la Coopération française, les ambassades de Belgique, d'Espagne, d'Inde, des Usa entre autres. Cette campagne devrait être suivie d'une grève totale sur toute l'étendue du territoire national, les 3 et 4 mars, puis les 17 et 18 mars. Ces journées de grève seront organisées en prélude d’une marche prévue le 27 mars dans les rues de la capitale pour montrer au gouvernement le mécontentement généralisé de tous les travailleurs de la justice afin qu’il satisfasse leurs revendications qu’ils estiment légitimes. Et à cette occasion, les marcheurs seront vêtus de leurs toges noires.  
Sidy DIENG  
 
La zone de turbulences dépassée : Plus de nuages dans les relations entre le Cncr et son ministère de tutelle  
 
 
(Correspondance) - ‘Après les grandes querelles, les grandes amours’, dit bien l'adage. Un adage qui s'est encore vérifié une fois de plus avec les retrouvailles entre le ministère de l'Agriculture et le cadre national de concertation des ruraux, Cncr. Lequel cadre, on se le rappelle, entretenait des relations très heurtées avec son ministère de tutelle au point d'engager le ministre Amath Sall à prendre des mesures draconiennes qui se sont traduites par une rupture nette. Lesdites mesures auraient été dictées, selon certaines indiscrétions, par la participation du Cncr aux assises nationales. Laquelle avait été comprise par la tutelle comme une volonté du Cadre à faire de la politique aux côtés de l'opposition.  
L’autre grief tenait aux critiques du Cncr contre les programmes agricoles comme la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) mais aussi et surtout par le fait que le Cadre avait ouvertement décrié les chiffres avancés par l'Etat quant à la production agricole de la précédente campagne. Des chiffres que le Cncr avait fortement revus à la baisse.  
Aussi, le communiqué conjoint ayant sanctionné la rencontre entre les deux parties, tenue le 9 février dernier et consacrant la levée de ladite mesure de suspension se veut-il le début d'un dégel dans leurs relations. Un dégel que conforte d'ailleurs la présence du ministre de l'agriculture Amath Sall à Thiès hier pour présider la réunion du conseil d'administration du Cncr. ‘Un certain nombre de désaccords nous opposant au Cncr ont été analysés et harmonisés et je puis vous dire que tout ceci est maintenant derrière nous. Le Cncr a réaffirmé son caractère apolitique et son implication dans le développement rural et le ministère a pris en charge toutes les préoccupations qui étaient celles du Cncr concernant le renforcement de la concertation, celles liées aux questions de financement, à la mécanisation’, fait savoir Amath Sall. Et poursuit-il, des propositions ont été faites pour rendre opérationnelles les discussions que son ministère a eues avec le Cncr. ‘Des engagements ont été pris de part et d'autre et il y a aucune raison de douter du respect de ces engagements’, dira Hamath Sall. Preuve de l’entente retrouvée, le Cncr sera fortement impliqué dans la seconde phase de la Goana sans compter que les textes instituant un conseil national supérieur d'orientation agro-silvo-pastoral sont fin prêts et qu'ensemble ils vont aller dans le sens d'une institutionnalisation de la concertation. Le ministère et le Cncr devront, au moins, se rencontrer une fois tous les mois. De même et indépendamment du fait que le Cncr sera fortement impliqué dans la seconde phase de la Goana, le ministre fera savoir que son département a décidé de la création d'une compagnie d'assurance agricole, lors des concertations quant à la mise en place d'un système national de protection des agriculteurs, est ainsi confiée au Cncr. Laquelle organisation paysanne a d'ailleurs envoyé des missions en France et en Tunisie pour avoir une idée de ce qui se fait de mieux dans ces pays.  
Quant au président du Cncr, Samba Guèye, il se réjouira de la décrispation dans les relations entre son organisation et sa tutelle. Ceci d'autant, dira-t-il, que leur seule raison d'exister est de participer activement, en amont comme en aval, au développement agricole de leur pays en mettant en place des chaînes de valeurs qui permettent aux producteurs de produire, transformer et commercialiser. Cette décrispation traduit-elle une volonté du Cncr de se détourner des Assises nationales et de leurs conclusions ? Samba Guèye se limitera à dire, de manière laconique, que le Cncr est une organisation privée et qu'il est partant pour tout acte de concertation allant dans le sens du développement du pays.  
Sidy DIENG  
 
Réhabilitation du stade Assane Diouf : Benno Siggil Senegaal en fait son combat 
 
 
Les riverains de l’ex-stade Assane Diouf qui jouissaient de ce temple du sport peuvent s’estimer heureux. Ils viennent de bénéficier d’un soutien de taille pour la réhabilitation de cette infrastructure sportive. En effet, la Coalition Benno Siggil Senegaal a décidé de porter ce combat et d’en faire sien. ‘Au-delà de la condamnation, notre Coalition prend entièrement en charge le combat des jeunes de Dakar pour la préservation de leur espace sportif. A ce titre, elle invite toutes les forces politiques et sociales de Dakar à manifester leur désapprobation et à se joindre aux jeunes pour organiser et engager la riposte contre la forfaiture du pouvoir libéral’, lit-on dans un communiqué émanant de ladite Coalition. Laquelle demande aux populations de profiter des prochaines locales pour prendre leur destin en main. Selon Benno Siggil, ‘les élections locales étant le moment le plus approprié pour les citoyens de reprendre leur destin en main et de réaliser le dessein qu'ils portent pour leur ville, il importe alors de saisir cette occasion pour sanctionner massivement l'équipe municipale sortante’. Aussi, lance-t-elle un appel aux populations de la ville de Dakar pour une forte mobilisation en vue non seulement de voter la liste de la Coalition ‘Bennoo Siggil Senegaal’ mais également de s'ériger en sentinelles pour sécuriser le vote et sauvegarder notre victoire au soir du 22 mars 2009.  
Aux yeux des responsables des partis de l’opposition, il n’y a plus de mystère sur le stade Assane Diouf. Celui-là a été bien vendu aux Chinois. Ainsi, ‘la seule infrastructure sportive du Plateau a été finalement octroyée à des Chinois sur décision des plus hautes autorités de l'Etat qui, du coup, privent les jeunes du Plateau, de Rebeuss, de Niayes Tioker et de la Médina d'un espace de jeux et de loisirs’. A en croire Amath Dansokho et compagnie ‘cette décision inique est la conséquence d'une boulimie foncière arrogante mise en exécution par le pouvoir libéralo-affairiste sous le couvert de l'Etat pour justifier des pratiques scandaleuses d'aliénation spéculative du patrimoine foncier et immobilier’. Mais, selon l’opposition dite significative, cela ne doit guère surprendre et ‘la cession du stade Assane Diouf dans des conditions non encore élucidées et sans considération des préoccupations des jeunes des quartiers environnants, est révélatrice du système de corruption et de concussion qui gangrène notre pays’. Benno Siggil Senegaal est d’avis que cela traduit ‘l'irresponsabilité du régime libéral qui procède au bradage des dernières assiettes foncières de la capitale, au mépris de l'usage présent ou futur que les plans d'urbanisme en ont prescrit, défigurant du coup la ville de Dakar maintenant transformée en un temple commerçant au profit d'intérêts privés obscurs associés aux lobbies affairistes du régime en place’.  
Cependant, d’après la plus grande coalition de l’opposition, la municipalité de Dakar n’est pas indemne de reproche. ‘Dans cette affaire, la responsabilité du conseil municipal de Dakar est entière, elle qui a renoncé à son droit de propriété sur le site du stade Assane Diouf malgré l'opposition citoyenne de ses administrés. En effet, le facteur déclencheur de ce scandale dont la cession n'a été que l'aboutissement a été la délibération du conseil municipal portant échange du site du stade avec un terrain de l'Etat. Cette délibération démontre à suffisance que le maire et les conseillers municipaux sortants sont, depuis leur élection, éloignés des préoccupations de la jeunesse de Dakar’, rélève le communiqué.  
Aguibou KANE  
 
Contribution - La crise financière mondiale : quelles conséquences pour l’Afrique ? 
Il ne fait aucun doute que la crise financière mondiale touche l’Afrique subsaharienne de plein fouet. Pour cette année, le FMI table sur un taux de croissance de 3,3 % seulement, soit environ la moitié de la moyenne de la dernière décennie. 
 
La croissance mondiale est pratiquement au point mort, entraînant une baisse de la demande pour les produits africains. Lorsque, par exemple, les consommateurs européens et américains limitent leurs dépenses, l’Afrique exporte moins. Qui plus est, le cours des matières premières telles que le pétrole ou le cuivre s’est effondré. 
De par le monde, les investisseurs revoient leurs plans à la baisse. Les marchés obligataires et boursiers africains ont déjà chuté. Vu la détérioration des perspectives de croissance et le resserrement sur les marchés du crédit, les investissements directs seront vraisemblablement en repli cette année, alors que jusqu’à présent leur vitalité était un heureux dividende du travail de réforme accompli. À cela s’ajoute l’assombrissement des perspectives d’emploi des ressortissants africains vivant à l’étranger, d’où le risque d’une réduction des transferts qu’ils envoient à leur famille. 
Tout cela pèse lourdement sur les revenus des ménages mais aussi sur les budgets des États. Qui dit chute des exportations, dit baisse du chiffre d’affaire des entreprises et, partant, des recettes fiscales. 
Conjointement avec les autorités tanzaniennes, nous organisons une conférence à Dar es Salam les 10 et 11 mars prochains. Elle sera l’occasion pour les pays africains de partager les enseignements de leurs réussites, d’échanger leurs points de vue sur les meilleurs moyens de surmonter les conséquences de la crise financière mondiale et de nous éclairer sur la forme que devrait prendre l’action du FMI en Afrique pour les aider à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés pour leur population. 
La bonne nouvelle est que l’économie de nombreux pays africains est beaucoup plus saine aujourd’hui qu’il y a dix ans. De nombreux pays disposent de réserves de change suffisantes pour faciliter leur ajustement au nouvel environnement économique. Dans certains pays, la faiblesse de l’endettement public et l’existence d’une épargne importante permettent d’envisager de maintenir, voire d’augmenter, le niveau des dépenses et d’élargir les déficits publics, sans pour autant menacer la stabilité économique. Dans d’autres, en revanche, les contraintes de financement limitent ces possibilités. 
Le FMI accompagne ses États membres en Afrique pour les aider à faire en sorte que la crise mondiale n’efface pas les gains durement acquis ces dernières années. Pour ce faire, nous avons accru notre concours financiers aux pays gravement affectés par la flambée des prix énergétiques et alimentaires de l’année dernière, et avons récemment mis en place un mécanisme de financement plus flexible pour les pays qui subissent des chocs exogènes. 
Le FMI est également actif sur le front de l’assistance technique, en dépêchant des experts auprès de nos États membres africains afin de les aider à renforcer leurs capacités en matière de gestion économique. Nous avons déjà établi trois centres régionaux d’assistance technique en Afrique et comptons en ouvrir deux autres. Enfin, forts de l’expérience acquise dans d’autres régions, nous offrons nos conseils de politique économique pour aider les pays africains à relever les défis liés au ralentissement de l’économie mondiale. Nous encourageons nos États membres à ne pas perdre de vue leurs objectifs de moyen terme, afin d’éviter qu’en répondant aux besoins du moment les gouvernements n’hypothèquent leur avenir. 
De manière plus générale, la communauté internationale a un rôle déterminant à jouer. En ces temps difficiles pour le continent, elle doit impérativement honorer ses engagements en matière d’aide au développement. De plus, il est vital pour la poursuite de son développement économique que l’Afrique puisse bénéficier d’un système commercial ouvert. 
L’Afrique ne sera pas épargnée par les problèmes qui affaiblissent l’économie mondiale, mais en agissant ensemble nous pouvons l’aider à préserver la dynamique de ses récents acquis pour lui permettre de bénéficier, le moment venu, de la reprise mondiale. 
Antoinette M. Sayeh, Directrice, Département Afrique, Fonds monétaire international 
 
MARDI 17 FEVRIER 2009 - CONTRIBUTION DE BOCAR NIANG - JOURNALISTE 
Mamadou Dia : Ombres et Lumières d’une vie exceptionnelle… 
Dans la vie, mieux avoir la tête dure et le cœur tendre, plutôt que le contraire… La maxime sied certainement à merveille au Président Mamadou Dia, tant sa réputation de « forte tête » est établie dans le conscient collectif. Et pourtant, derrière cette image de dureté, se cachait également une âme sensible, ouverte et généreuse. 
 
A la rencontre de cet homme, naguère craint et redouté, on arrivait toujours passagèrement nerveux, un peu sur ses gardes, mais avec une forte probabilité d’en repartir soulagé de quelques préjugés. 
Ce scénario est exactement celui qui s’est joué un jour d’octobre 2007, quand je suis allé rendre visite au Maodo dans sa villa située au quartier résidentiel de la Zone A, où il passait ses vieux jours. C’est là, dans un salon sobre, avec ses fauteuils défraîchis, un tapis et un mobilier rudimentaires, que je retrouve le Président Mamadou Dia, drapé dans une superbe tenue traditionnelle bazin de couleur marron, un foulard noué autour du cou, les yeux cachés par une belle paire de lunettes sombres, la tête recouverte d’un bonnet rouge « fassi », égrenant son chapelet. A ses côtés, son épouse Oulimata Bâ Dia, qui veille sur lui avec un soin qui lui a valu les hommages émouvants du patriarche dans un de ses ouvrages. 
A sa rencontre, je suis gagné par un sentiment de fascination, en constatant la force mentale de cet homme qui affichait alors 97 ans. 
Préparant un travail universitaire sur un sujet qui concerne partiellement la politique de son gouvernement, je n’étais cependant pas venu pour interroger le vieux patriarche, sachant bien que son âge ne permet plus avec aisance un tel exercice. J’étais juste venu l’en informer. Il aura ce commentaire : « C’est bien. Que Dieu vous permette de mener à bien votre entreprise. Qu’elle soit couronnée de succès ». 
Sur ce, l’ami qui a arrangé ce rendez-vous et moi tendons nos mains pour recueillir, pendant plus de trois minutes, ses bénédictions appuyées par des versets de coran qu’il s’est mis à réciter. 
Si j’ai tenu à raconter ces bribes d’anecdotes, c’est pour mieux restituer la personnalité de l’illustre Sénégalais qui vient de nous quitter, presqu’à la pointe des pieds ce 24 janvier 2009. 
Humble, pieux, demeuré jusqu’au bout accessible au commun des citoyens, cet homme d’Etat était d’un charme auquel il était difficile de résister. 
L’homme ayant assumé la réalité du pouvoir à la tête de notre pays entre le 18 mai 1957 et le 19 décembre 1962 est pourtant mal connu des Sénégalais qui n’ont pas vécu, il est vrai, pour la majorité, son magistère. Seuls les sexagénaires et plus sont en mesure de témoigner sur ce que furent les actions du premier Chef du gouvernement autonome du Sénégal sous la loi-cadre (1957-1959) et de celui qui fut vice-président de la Fédération du Mali (de janvier 1959 à août 1960), jouant plus le rôle de l’alter ego de Modibo Keïta, alors président de l’Etat fédéral, plutôt que celui du lieutenant, et poussant la rivalité jusqu’à la rupture et la proclamation de l’indépendance de l’entité sénégalaise de la Fédération. 
Qui se souvient qu’il fut à partir de cette séparation douloureuse avec le voisin soudanais en août 1960, l’homme fort du Sénégal, Président du Conseil des ministres, et plus tard, cumulativement à cette fonction, ministre de la Défense et ministre de l’Intérieur ? Qui sait qu’il est l’homme qui a signé à Paris les accords de transfert de compétence un certain 4 avril 1960, une date fêtée depuis comme étant celle de l’Indépendance nationale ? Ce qui fait de lui, aux côtés de Senghor, le père de l’indépendance. 
Pourquoi alors un tel déni ? Pourquoi ce trou de mémoire collectif ? 
Le mystère Dia… 
Il y a un mystère Dia. Car son histoire tumultueuse avec Senghor ne saurait à elle seule tout expliquer. Il est symptomatique à ce sujet de relever que pas une seule rue, pas un seul édifice, pas une seule place ne porte le nom de Mamadou Dia. Cet homme a donc quitté ce monde des vivants sans avoir connu la reconnaissance de son peuple et de ses gouvernants. Certes, sa piété toute « soufie » rendait Mamadou Dia insensible aux honneurs. Ses dernières volontés marquant un refus de toutes obsèques officielles et nationales, en sont une illustration et traduisent une humilité rarissime Elles interpellent en même temps notre mauvaise conscience d’avoir si longtemps et si injustement ignoré ce grand homme d’Etat. 
Il est pourtant impossible de relater ou d’analyser l’histoire contemporaine sénégalaise et même africaine, à partir des années 40, sans croiser le destin de cet homme. Sur ses relations avec Senghor, on aura presque tout dit. Qu’y a-t-il à ajouter alors ? Sans doute, souligner que l’histoire de la grande amitié entre les deux hommes, qui ne se serait fracassée que lors des douloureux évènements de 1962, est dans une certaine mesure surfaite. Entre Dia et Senghor, l’amitié a toujours prospéré sur un terreau de contradictions et de confrontations. 
Le couple politique Dia-Senghor a en effet traversé entre 1945 et 1962 bien des soubresauts et des scènes de ménages dont on parle peu et qui renseignent sur sa complexité. 
Tous les deux se référaient au socialisme démocratique et s’accordaient, pour l’essentiel, sur les orientations stratégiques aux plans politique, économique et économique à appliquer au Sénégal. Mais celles-ci ont souvent été le fruit de compromis plutôt que d’une osmose d’idées et d’idéaux. 
Même la décision de quitter la SFIO en 1947 et de fonder le BDS a fait l’objet de débats houleux entre les deux hommes, ce qui en disait long sur la suite du compagnonnage. Toute la suite allait révéler la persistance de réelles divergences entre les deux hommes, en particulier lors du référendum de septembre 1958 ; l’acceptation de Dia de voter oui ne fut obtenu qu’à l’issue d’un long et déchirant entretien avec Senghor à Gonneville-sur-Mer. 
Les accords de transfert de souveraineté le 4 avril 1960, paraphés par Mamadou Dia en l’absence notable de Senghor, sont certainement une étape majeure dans les relations complexes entre les deux hommes. Cet évènement faisait symboliquement de Dia le père de l’indépendance tandis que Senghor, absent de la photo historique, était relégué au second plan. Cet épisode a nourri diverses conjectures et des rancœurs. Il est plausible que Senghor n’ait jamais digéré une telle humiliation, comme pourrait le laissait entendre une déclaration qu’il a faite le 3 avril en arrivant à Dakar en provenance de Paris et rapportée par le quotidien Paris-Dakar dans son édition du 4 avril 1960. Le journal, prudent, ne commente pas et se contente de retranscrire ces propos de Senghor qui déclare : « certains se étonnés que je sois parti hier sans attendre la signature des accords. Je pense que l’important, ce sont les accords et non pas qui les signera ». Cette précision est un indicateur que la pilule était quelque part amère à avaler. 
Et la publication le lendemain 5 avril 1960 sur toute la Une de l’édition du jour de Paris-Dakar de la photo de l’évènement montrant Michel Debré, Modibo Keita et Mamadou Dia paraphant les accords, n’a pas été du goût des Senghoriens qui vivaient de plus en plus mal la marginalisation de leur tête d’affiche. 
Le tandem vivait des tensions réelles, nourries de fortes différences d’appréciation politiques, mais arrivait paradoxalement à survivre, au prix de concessions réciproques, tant qu’il évoluait dans le contexte de la lutte pour l’indépendance, sous le régime de l’autonomie ou dans le cadre de la Fédération du Mali. Les choses se compliquèrent à partir du 20 août 1960, lorsque le tandem se retrouva seul maître à bord à la tête du Sénégal, à la faveur de l’éclatement de la Fédération du Mali. Il vira alors de plus en plus au duel. 
Le dénouement de cette course vers l’abîme du couple Dia-Senghor intervient lors des événements de décembre 1962 sur lesquels les principaux protagonistes ont livré ces dernières années des lectures qui infirment la thèse du Coup d’Etat qu’aurait fomenté Mamadou Dia. Que ce soit le chef d’Etat major des armées de l’époque, Jean Alfred Diallo, Ousmane Camara le Procureur général qui officia à son procès, tous ont clamé haut et fort, au soir de leur vie que Mamadou Dia n’a jamais tenté un coup d’Etat. Avant sa mort, Dia affirmait d’ailleurs que même Magatte Lô qui fut le théoricien de cette thèse du complot diaïste et sans doute l’exécuteur le plus efficace de la stratégie qui a abouti à son renversement et son arrestation, aurait témoigné en sa faveur lors d’un éventuel nouveau procès. 
Il appartient donc aux historiens de poursuivre les investigations car des zones d’ombre demeurent sur les motivations réelles des deux têtes de l’exécutif sénégalais durant les heures sombres des 17, 18 et 19 décembre 1962 durant lesquelles le Sénégal a été à deux doigts d’une guerre civile et de l’affrontement entre diverses unités de son armée et des forces de sécurité. 
Tout semble avoir été dit sur ces évènements et pourtant tout n’a pas été dévoilé. Le rôle joué par les entourages de Dia et de Senghor demeure encore insuffisamment appréhendé, de même que certains actes posés par ce dernier la veille et au lendemain de sa victoire sur son vieil « ami ». 
Il est admis également que parmi les adversaires parlementaires de Dia qui ont été à la pointe du combat ayant abouti à sa destitution, on trouve des personnalités liées de manière trouble aux milieux économiques hostiles au Président du Conseil. Cet aspect de la crise de Décembre devrait être mieux exploré pour en connaître les ressorts. Un autre facteur est venu se greffer à la crise : la défiance de plus en plus ouverte des puissants marabouts contre le Chef du gouvernement. 
Les relations entre ce dernier et le puissant khalife général des mourides, Serigne Falilou Mbacké, étaient devenues exécrables. Bien que revendiquant fortement son origine Pulaar qu’il tenait de son père originaire de Sinthiou Bamambé dans le Damga, Dia entretenait également de mauvaises relations avec l’influent marabout Seydou Nourou Tall. Ce dernier comptera ainsi parmi ses plus virulents contempteurs durant la crise de décembre 1962. La même défiance existait également vis-à-vis du marabout tidiane Cheikh Tidiane Sy qui va appuyer la motion de censure, alors que Mamadou Dia est un tidiane. L’ancien Président du Conseil manque-t-il alors de sens politique ? La question se pose légitimement au vu de sa manie à s’attirer des haines misanthropiques et à coaliser contre sa personne des forces politico-sociales de gauche comme de droite. 
En outre, la politique économique du gouvernement de Mamadou Dia, faite de ruptures profondes, remettait en cause des intérêts très puissants. La stratégie d’animation rurale initiée par le gouvernement de Dia portait par exemple en elle-même les germes d’une redistribution radicale des cartes puisqu’elle visait à casser les ressorts de l’économie de traite pour faire émerger un paysannat moderne et responsable. De jeunes paysans, désignés par des assemblées de villages, étaient formés à une meilleure gestion de leur espace économique. Un processus de révolution par l’éducation s’engageait ainsi au niveau des paysans. Des cellules de développement, solidement encadrées par les Centres d’expansion rurale polyvalente (CERP, regroupant des techniciens) se mettaient en place et grignotaient petit à petit les pouvoirs des traitants européens et de leurs alliés locaux : marabouts, politiciens et forces féodales de toutes sortes. 
La revue française Esprit datée du mois de septembre 1963, analysant la situation, va camper un décor qui donne une idée sur l’étendue des puissants intérêts que dérangeait la politique économique du gouvernement Dia : « les traitants étaient peu à peu remplacés par l’OCA et les coopératives, les commerçants sénégalais voyaient compromises leurs chances de se moderniser et même d’étendre leurs affaires grâce aux consortium. Les marabouts qui règnent sur les confréries musulmanes et qui tirent des profits considérables de la monoculture de l’arachide, voyaient leur puissance ébranlée par l’animation rurale et les coopératives. Les compagnies commerciales étrangères voyaient leur avenir incertain, les cadres sénégalais qui, à l’intérieur de ce système commercial, s’apprêtaient à occuper les postes de direction, à sénégaliser les circuits, avaient particulièrement lieu d’être mécontents. On était arrivé à un point de crise, un point de rupture ». 
Tout ce monde va trouver des alliés sûrs au sein de l’appareil de l’UPS dont certains responsables avaient intérêts liés à ces commerçants, marabouts et traitants. 
Des atteintes aux libertés…. 
Comme toute œuvre humaine, le parcours de Mamadou Dia a sa part d’ombres nourrie par un caractère ombrageux… 
Ce n’est pas insulter sa mémoire que de rappeler que. Mamadou Dia a eu parfois la main lourde contre ses adversaires. Jeune chef du gouvernement autonome, il n’a pas hésité à réprimer durement la première grève générale de l’ère postcoloniale. La cohabitation entre le nouveau pouvoir sénégalais né de la Loi-cadre et les forces syndicales prend en effet un tour très conflictuel dès 1959 avec une grève générale déclenchée par les syndicats. Le gouvernement de Mamadou Dia répond alors par une mesure répressive destinée à frapper les esprits : un licenciement massif de grévistes. Ce dernier s’en explique ainsi dans ses Mémoires : « en confirmant notre capacité à faire échec à l’anarchie et à l’aventure », cette mesure « impressionna le monde entier qui s’attendait au pire et, sans aucun doute, elle contribua à faire disparaitre les préjugés du Général de Gaulle à notre égard ». 
Cet événement démontrait la détermination du gouvernement Dia à ne pas se laisser déborder sur sa gauche en même temps qu’il inaugurait un dessein de domestication du mouvement syndical par l’Ups. La naissance de l’Unts en avril 1962 et son rapprochement avec le parti au pouvoir marquent le couronnement de cette stratégie. Sa décision prise en juillet 1960 d’interdire le PAI est également une autre mesure tout aussi spectaculaire que controversée de sa gouvernance. Dans ses Mémoires, tout en assumant l’initiative, Mamaodu Dia révèle qu’il était personnellement opposé à cette décision mais qu’il a dû s’incliner devant la majorité de ses camarades du Bureau politique de l’UPS. Au lendemain de la promulgation de la Loi-cadre en 1957, la seule opposition parlementaire encore debout et assez représentative demeurait le PSAS de Lamine Gueye. Sa disparition de la scène politique ne laissa donc en face de la nouvelle Ups que des partis à l’assise électorale modeste, bien que dirigés par de fortes personnalités qui ont marqué le combat pour l’indépendance. 
Le PAI, fondé en 1957 et d’inspiration marxiste-léniniste, était une de ces formations politiques sociologiquement minoritaires mais au crédit politique important. Il semblait cependant hésiter entre son institutionnalisation comme parti politique classique cherchant à conquérir le pouvoir par la voie des urnes, et une voie insurrectionnelle. C’est pour casser dans l’œuf cette seconde option que le gouvernement Dia prononça la dissolution de ce parti suite à des attaques armées qui lui sont imputées à Saint-Louis lors du scrutin municipal de 1960. Plongé dans la clandestinité, le PAI, dont l’essentiel des dirigeants avaient pris le chemin de l’exil pour échapper à la répression, allait se lancer dans une violente campagne de dénonciation du régime à coup de tracts incendiaires. 
Il gardait également de solides appuis dans les cercles intellectuels, estudiantins et syndicaux qui à l’occasion lui servaient de relais. N’empêche, sa dissolution va mettre en hibernation un parti pourtant respecté pour avoir, avec le PRA, porté le flambeau du non lors du référendum de 1958, limitant l’efficacité de sa stratégie de harcèlement. La dissolution du PAI va s’avérer une tragique erreur politique puisqu’elle coupera durablement Mamadou Dia de la Gauche marxiste, et même de celle incarnée par le PRA et va ainsi renforcer sa solitude lorsqu’éclatera la tempête. 
Cet homme de gauche sincère, et c’est un autre mystère de Dia, va également braquer contre lui les régimes progressistes guinéen et soudanais avec lesquels il avait pourtant de nombreuses affinités idéologiques. Sékou Touré ne lui pardonnera jamais de n’avoir pas su prévenir des tentatives de déstabilisation contre son régime à partir du sol sénégalais en avril 1960. Dia s’en explique largement dans ses Mémoires et indique que le complot était l’œuvre d’opposants guinéens séjournant au Sénégal et bénéficiant de l’appui des services français. Malgré sa détermination à neutraliser ces comploteurs, ses relations avec le leader guinéen, naguère chaleureuses, vont se muer au mieux en paix froide. 
Avec Modibo Keïta, les rapports vont carrément tourner au vaudeville, sur fond d’une violente inimité personnelle alors que les deux hommes partageaient les mêmes références socialistes et panafricanistes. 
Un économiste de talent… 
L’aspect le plus mal connu du parcours de Mamadou Dia reste sans doute qu’il est un économiste d’envergure mondiale. Il a produit une véritable pensée économique puisant ses racines dans les réalités africaines. Son ouvrage, « Nations africaines et solidarité mondiale » publié en 1960, mais très mal diffusé, mériterait sans doute une nouvelle édition car il est un condensé assez complet des réflexions économiques de Mamadou Dia, même si ce dernier a publié plus tard, d’autres contributions de qualité exceptionnelle. 
Dans ce livre, Mamadou Dia théorise la notion d’une économie de relais, « qui ne peut être une économie libérale, mais une économie socialiste, transnationale, qui n’acceptera ni la guerre des blocs, ni le morcellement des nations ». Une façon de plaider avant l’heure pour une mondialisation économique, mais portant cependant des couleurs socialistes. Pour y arriver, Mamadou Dia prenait ses distances aussi bien vis-à-vis des schémas marxistes classiques que du modèle libéral. Il soutenait qu’à l’instar des civilisations marchandes de Carthage et de l’Empire romain qui ont connu leur heure de gloire avant de s’effondrer, le capitalisme moderne connaîtra le même sort, faute de placer l’homme au centre de ses motivations. En ces temps tourmentés de crise économique aiguë, difficile de ne pas prêter attention à de tels écrits… Mamadou Dia soutient en effet que « l’utilité d’un homme de la société africaine ou asiatique se détermine moins par des éléments rationnels et concrets que par une sorte d’appréhension intuitive où les intérêts de l’individu se diluent dans la somme des intérêts du groupe ». 
Pour lui, l’économie est essentiellement fondée sur des rapports humains et sociaux, par conséquent elle est d’essence socialiste, au sens large du mot. La règle de l’accumulation, à la base du projet capitaliste, ne saurait donc à ses yeux, servir de modèle. Malgré la sévérité d’une telle critique, Mamadou Dia a cependant toujours cultivé une grande méfiance vis â vis du modèle soviétique coupable à ses yeux de porter une vision étriquée de lutte des classes inadaptable aux réalités africaines. 
Pour lui, pas plus que le capitalisme, l’économie socialiste de type soviétique « ne règle automatiquement le problème des dépendances, celui des inégalités, des déséquilibres économiques et des tensions qui en résultent ». A quoi s’ajoutait un péché originel du marxisme-léninisme triomphant de l’époque, celui de s’être bâti une identité sur le dos des religions, ce qui lui était tout simplement insupportable. 
Il va donc plaider pour la formulation de règles et d’énoncés prenant en compte les spécificités africaines. 
Pour cela, Mamadou Dia puise abondamment à l’école de Rostov distinguant des étapes de développement fondées sur des facteurs sociaux, humains et politiques sans lesquels il est difficile de comprendre « l’élaboration des différents types d’économies et les désarticulations qu’exigent leurs transformations. » 
A l’épreuve du pouvoir, Mamadou Dia a tenté de mettre en œuvre ses idées économiques à travers le concept d’une « économie de participation collective » s’appuyant fortement sur l’idée de promouvoir un nouveau paysannat. Sa vision économique était celle d’un socialisme autogestionnaire ouvert, non doctrinaire, loin des rigidités idéologiques. 
A l’heure du bilan, les ombres ne sauraient masquer l’apport politique de cet homme d’Etat exceptionnel qui a mené le Sénégal à l’indépendance et qui est en même temps, sans doute, l’un des plus éminents économistes de notre temps. Un homme constant et sincère dans ses convictions, qui a payé après Décembre 1962 un prix humain très fort en passant, avec certains de ses compagnons, douze longues années en prison, livré à la cruauté de ses adversaires. 
L’œuvre politique et la pensée économique de Mamadou Dia appartiennent désormais à l’histoire et à l’humanité. Le meilleur des hommages à lui rendre est de revisiter son parcours, de relire ses ouvrages, de se réapproprier ses concepts pour en mesurer la portée et en tirer les leçons qui s’imposent pour les générations présentes et futures. Dans cette perspective, les historiens, ceux de l’Ecole de Dakar en particulier, ont leur part à accomplir. 
- Par Nettali -  
Karim Wade : leurres et lueurs. 
Si le dernier déplacement de Wade à Touba n’est pas une preuve d’une montée en puissance de Karim dans la succession à son père, ça y ressemble beaucoup. Et pourtant le président s’est toujours défendu de vouloir propulser son fils au cœur de la scène politique. Comment le croire ? 
« Je dirai à ta mère que tu as bien travaillé ». Cette phrase résume toute l’ambiguïté du discours de Wade, lorsqu’il évoque le cas Karim Wade. Accusant la presse de créer os et chair son fils. Mais, à y regarder de plus près, c’est lui-même qui pose les actes qui désorientent l’opinion. La preuve par Touba, où le président, prenant la main de son fils, a loué devant le Khalife général des mourides, les qualités de son fils. Il lui fait confiance. Karim est patriote. Le jeune financier a tout lâché à Londres pour travailler au service de son peuple. Quel sacerdoce ! 
Si on sait que Touba est une terre de légitimation des politiques, l’attitude de Wade et les mots choisis pour « confier » son fils à Serigne Bara Mbacké sont loin d’être forfuits. Le message qui a fait le tour de la presse, constitue à n’en pas douter, un jalon important dans cette entreprise familiale. Pourquoi alors confier son fils au Khalife si tant est qu’il n’aurait aucune ambition politique ? Est-ce pour le positionner réellement ou pour le faire bénéficier du « bouclier » de Touba, en prévision de poursuites contre son fils, au cas où le vent tournerait en défaveur de la famille Wade ? Qui sait ? 
En vérité, cette posture de Gorgui, consistant à passer la béquille à Karim, n’est pas si nouvelle. Chronique des faits…bien concrets. Les premières « manœuvres » se sont faites sentir lorsque publiquement, Me Wade a confié à Karim, les chantiers de l’ANOCI en 2004. Au moment du sommet de l’organisation de la conférence islamique, il lui tresse publiquement des lauriers. Ça choque mais ça passe. 
Après suivent des messages clairs-obscurs distillés par ci, par là. La récente sortie de Wade à Paris, organisée par Meïssa Touré, au plus fort de la crise avec Macky Sall, a davantage semé le doute dans l’esprit des sénégalais. Il aura démenti l’idée d’une éventuelle succession par Karim, avant d’éveiller à nouveau des soupçons : « Lorsque j’entends les gens dire que je veux me faire remplacer par Karim… Personne ne m’a jamais entendu dire cela de ma bouche. Je ne crois pas aussi que Karim le dise… ». Il avait même ajouté : « si mes deux collaborateurs que sont Idrissa Seck et Macky Sall s’étaient comportés comme il le faut, aujourd’hui, on ne parlerait pas de Karim Wade… La constitution est claire sur ce point. Quiconque veut être Président de la République, peut être présenté par un parti politique et avoir l’âge électoral ». Voilà, la réponse de Wade, une information qu’on savait depuis. Il suffisait juste de lire le code électoral ! 
Il y a ensuite eu ce retour d’Idrissa Seck à la maison familiale, annoncé dans les médias, à la sortie d’une audience avec Wade. On s’est dit : « tiens, peut-être que Wade a changé d’option, si Idy revient à la maison du « père », c’est bien parce que Wade a changé de fusil d’épaule ». Le comité directeur qui jusqu’ici, devait se réunir, pour avaliser ce retour dans la grande famille libérale, ne l’a toujours pas fait. Idy ira même jusqu’à égratigner un peu la « Génération du Concret » en lui demandant de rentrer dans les rangs et de faire comme tout le monde. 
Au fur et à mesure que les investitures relatives aux élections locales pointaient à l’horizon, l’idée de plus en plus répandue était d’investir Karim à Dakar, afin de mieux le mettre en orbite dans cette succession tant évoquée. Alioune Sow qui a un pied à la GC, en étant au PDS, a estimé que ce dernier a embelli Dakar avec ses échangeurs et ponts, ôtant du coup, tout mérite à Pape Diop, l’actuel maire de la ville. Normal, Pape Diop, a décidé de s’effacer et de baliser la voie à Karim, d’user de son influence et de son argent, ainsi qu’il l’avait déclaré dans les colonnes de Jeune Afrique. Et finalement, Karim finit, comme on semblait bien le prédire, par figurer en bonne place, sur les listes de Dakar. 
Mais il faut dire que la roue de la politique n’est pas si homogène. Ceux qui connaissent bien Gorgui disent de lui qu’il teste toujours le terrain avant de prendre une décision. C’est peut-être le cas avec son fils. Si donc les conditions de l’imposer sont possibles, il plongera sans état d’âme. Sinon, en fin manœuvrier, il pourrait toujours se rabattre sur qui vous savez. Devinez bien ! 
Le « descendant de roi remet Karim Wade à sa place 
S’il y en a beaucoup qui ont décidé de se ranger derrière Karim, au sein du PDS, cet homme là n’en fait sûrement pas partie, si on le juge en tout cas, selon ses propres termes. On rarement de lui, et le voilà qui apparaît subitement, pour asséner ses quatre vérités, non pas sur sa fonction ministérielle, mais sur le débat relatif à l’éventuelle succession du Président par son fils. Cet homme, c’est Souleymane Ndéné Ndiaye, ministre d’Etat, ministre de l’économie maritime et membre du comité directeur du PDS. 
On pensait en effet que jusqu’ici, en dehors de Macky Sall, Idrissa Seck et Moustapha Diakhaté, il n y avait plus homme à s’opposer à Karim Wade. Eh bien non, on s’est lourdement trompé. Si Pape Diop a choisi de continuer à vivre tranquillement, en balisant la voie à Karim, si d’autres membres du PDS, se font en silence, leur propre opinion sur le sujet, sans oser s’épancher dessus, Jules Ndéné lui, en bon « descendant de roi », a osé aborder si directement et crûment, le sujet, dans les colonnes de Week-end magazine du 02 au 08 février. Ces personnes qui assument leurs responsabilités, il en fait partie puisque après tout, il a du « sang royal » qui coule dans ses veines : « je suis un acteur politique qui assume ses responsabilités chaque fois que de besoin ». Maintenant peu m’importe les conséquences des actes politiques que je pose… ». 
Tendre, il ne l’a pas été en tout cas avec Karim, celui qu’il considère juste comme son petit frère et rien de plus : « je le vois comme mon petit frère. Karim Wade ne peut être que mon petit frère… ». M. Ndiaye ne pense d’ailleurs pas une seconde, se ranger derrière lui : « Nooonnnnnnn !!! Ce n’est pas possible ! C’est irréalisable. Ce n’est pas possible ça. ». Wadiste pur et dur, il s’en réclame pour avoir longtemps cheminé avec le président. C’est pourquoi estime t-il : « je ne vois pas pourquoi je me mettrai derrière une autre personne que le Président de la République ». Il ne se voit pas membre de la « Génération du Concret », ce mouvement créé par Karim Wade : « … D’ailleurs je ne crois pas que des gens qui ont mon passé, mon vécu, puissent appartenir à ce mouvement de la « Génération du Concret ». Je ne crois pas. Faites le tour, vous ne verrez jamais quelqu’un qui a le même parcours que moi dans ce mouvement là. Il y en aura pas… Pourquoi je me retrouverais derrière ces gosses là ? Je ne peux pas ! ». 
Il estime juste que pour qu’il puisse se retrouver derrière une personne, il faut que cette personne soit plus avisée, plus expérimentée que lui : « je ne peux pas me retrouver derrière une personne qui a une expérience moindre que la mienne. Franchement, je suis un militant du PDS, quoi. ». Comme quoi, la prospérité de la Génération du Concret risque de ne pas être aisée. Sa légitimité aussi. Mais Karim est certes jeune, mais il est aussi le fils du Président. Et dans nos démocraties à l’africaine, être fils de président, ça compte beaucoup. 
- Par Nettali -  
 
 
 
 

 

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