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Le profond MAL-VIVRE des populations !

CAMPAGNE POUR LE RETOUR A L 'ANCIENNE TARIFICATION DU COURANT 
Où va le Sénégal? 
Les Sénégalais, sous perfusion, n'en peuvent plus! 
La suppression de la subvention du gaz butane va nous achever inéluctablement! 
NON AU REVERSEMENT DE NOS MAIGRES SALAIRES ET NOS TRES MINCES PENSIONS DE RETRAITE A LA MORIBONDE SENELEC ! 
NE RENDANT AUCUN SERVICE AU PEUPLE, LE SENAT DOIT ETRE SUPPRIME ET SON BUDGET UTILISE POUR LE REGLEMENT DEFINITIF DU PROBLEME ! 
 
WebNews : Vendredi 26 Déc 2008  
Etude ] Sénégal: les ouvriers envahissent l’enseignement  
Des mécaniciens, des menuisiers, des coiffeuses, des vendeuses, etc se sont retrouvés dans le corps enseignant du Sénégal. C’est l’un des principaux facteurs de la mauvaise qualité de l’enseignement élémentaire. Une étude de l’ONG Action-Aid et du Comité des ONG et Syndicats pour la Défense de l’Education Publique (COSYDEP) a, ainsi, révélé en partie les véritables maux qui gangrènent l’enseignement. Elle a été présentée ce mercredi 26 décembre.  
Un coin du voile est levé sur la mauvaise qualité de l’enseignement primaire au Sénégal. Le corps enseignant surtout celui du volontariat est peuplé de coiffeuses, des mécaniciens, de menuisiers, de vendeuses, de mères de plusieurs enfants, bref de personnes déconnectées du milieu scolaire de plus de dix ans. Ces faits ont été révélés par une étude réalisée par l’ONG Action-Aid en partanariat avec le Comité des ONG et Syndicats pour la Défense de l’Education Publique (COSYDEP). Une frange de ces enseignants est, selon le rapport, issue du recrutement complémentaire ou quota sécuritaire instauré par le ministère de l’éducation en 1995.  
Cette étude a, également, révélé que «la grève des enseignants, la mauvaise formation des enseignants, la faible participation des parents dans l’étude de leurs enfants, et le quantum horaire qui est entre 600 et 700 heures tandis la norme est de 800 heures constituent les facteurs liés à la mauvaise qualité de l’enseignement primaire au Sénégal».  
Les cibles de l’étude  
Cette recherche a été effectuée sur les trois dernières années en deux phases. La première phase a concerné le niveau national et les IDEN dont celles Foundiougne et de Tambacounda. Alors que pour la deuxième phase, l’étude s’est intéressée aux écoles soit 30 écoles dont 15 ont obtenus un taux de 75% aux résultats du CFEE et les 15 autres ont obtenus un taux de 25% AU CFEE. Le sujet de ce rapport porte sur : «Améliorer la qualité des résultats d’apprentissage dans les écoles primaires au Sénégal».  
Selon le coordonnateur national du COSYDEP, «une théorie du changement» est mise en place par la structure qu’il dirige afin de réunir tous les acteurs de l’éducation. L’objectif est, selon Cheikh Mbow, de créer un forum de l’éducation dans chaque zone du Sénégal. Et après, il appartiendra aux acteurs de définir la meilleure qualité de l’enseignement. «Nous comptons aussi mener un plaidoyer au niveau du ministère de l’éducation sur le quota sécuritaire », a-t-il ajouté.  
Le coordonnateur de l’équipe de recherche et consultant de Action-Aid, par ailleurs chercheur à l’INEADE, M. Ngom a sollicité l’implication des parents dans l’éducation et surtout un effort accru de l’Etat. Pour lui, ce dernier doit «anticiper sur les revendications des enseignants, et éviter les retards sur les salaires qui sont des motifs de grèves».  
Indexés dans ce rapport par rapport aux nombreuses perturbations que subissent l’école Sénégalaise, le Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS) se défend. L’enseignant et représentant du SELS a soutenu que «les gens ont tendance à politiser les syndicats d’enseignants, ce qui explique en partie la fréquence des grèves». Il est d’avis que «l’Etat doit sécuriser les salaires des enseignants».  
Et en ce qui concerne le choix des enseignants, M Medang a souligné que «ces personnes sont recrutées sur la base du BFEM et du BAC. Leur niveau d’étude ne peut pas les empêcher de faire autre chose. Mais cela ne doit pas non plus constituer un obstacle pour leur retour dans le milieu éducatif. Ce facteur n’est en aucun cas une menace sur la qualité de l’éducation».  
pressafrik.com 
Auteur: Ndèye Maty Diagne (Stagiaire)  
Samba Alar  
Wade soutient les putschistes guinéens, qui ont pris le pouvoir au lendemain du décès du dictateur Lansana Conté. Un fait gravissime. Et pourtant, il avait fait de même avec les militaires mauritaniens, qui ont renversé le président démocratiquement élu. N’est- ce pas une manière d’encourager les militaires à quitter leurs casernes ? Et là, personne n’est épargné. Ce Wade, on nous l’a changé, ou bien il a totalement changé. Président, vous tentez de trouver une solution à la crise guinéenne, alors que dans votre propre pays, à Kédougou, c’est le chaos. C’est du Samba Alar, non ? 
( Mor Todjangué )  
 
Seneweb.com : Vendredi 26 Déc 2008 
Kédougou « Dérive Monarchique des Wades » Tout un Peuple en Otage  
Depuis huit années au pouvoir, le régime de Me Abdoulaye Wade s’est illustré par une longue série de crises : naufrage du bateau Le Joola, perte des ICS cédées aux Indiens, grèves généralisées des enseignants, élèves et étudiants, crash de la croissance économique jusqu’à 2 %, son taux le plus bas depuis l'indépendance, dépassements budgétaires, délestages électriques intempestifs, manipulations constitutionnelles pour régler des comptes politiques personnels, violences envers des personnes d’opinion... Le portrait du régime de Me Wade décrit un climat effroyable faisant courir un risque d’un relâchement d’autorité qui, si rien n’est fait, peut aboutir à une explosion sociale.  
En l'absence d’une opposition responsable, j’ai toujours dit que seuls les citoyennes et citoyens sénégalais peuvent se donner les moyens d’en finir avec le pouvoir de Me Wade constitué d’une bande d’abuseurs et d’incompétents. Les événements qui viennent de se dérouler à Kédougou ne sont que la résultante d’une prise de conscience citoyenne par les populations avec un refus de ne plus faire allégeance à ce pouvoir désastreux. Ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays est très pathétique, lamentable, inadmissible. Les populations croupissent dans la misère depuis que le parti libéral de Me Wade s’est approprié notre pays comme son patrimoine familial.  
 
Je ne cesse de le dire, le Président Abdoulaye Wade a brillamment échoué et dans tous les domaines. Il est un homme du passé et son pouvoir actuel n'a aucun fondement légal vue la série de défaites accumulées durant ses huit années au pouvoir. Il n’y a plus d'Etat au Sénégal depuis 2000, mais une monarchie au dessus d’une multitude de gouvernements successifs composés d’incompétents notoires.  
 
Aujourd’hui, toute l'opinion publique internationale condamne les pratiques prédatrices et népotiques de Me Wade par son manque de transparence aux affaires de l’Etat mais surtout par rapport à ses dépenses pharaoniques et somptuaires sur le compte des contribuables sénégalais.  
 
Depuis plus de huit années, il ne se passe pas des jours, sans que le nom de Me Wade ou quelqu’un de son entourage ne soit mentionné dans des affaires de recel ou d'abus de biens sociaux, de trafic de drogue, d’assassinats ou de détournements de fonds publics. Tous les sénégalais qui l'ont aidé hier à arriver au pouvoir s'émeuvent aujourd’hui de ses pratiques monstrueuses et ignobles et de sa façon cavalière aventurière et chaotique de gérer notre pays, l’un des plus petit de la planète.  
La dette publique avoisinant 400 milliards de FCFA, une dette extérieure galopante faisant de chaque sénégalais, per capita, la personne la plus endettée au monde. Mais où vont donc tous ces milliers de milliards de dettes et d’aides contractées par le Président de la République, dans la mesure où l'éducation, la santé et encore moins l'habitat ne constituent des priorités pour lui ?  
Depuis sa venue au pouvoir les investissements étrangers ont décliné dans le pays et d’aucuns se sont tournés vers nos pays voisins où les conditions s’avèrent adéquates et plus justes. Ses Grands Travaux annoncés pour développer des secteurs critiques et créer de nouveaux emplois face au chômage galopant, sont toujours en stand-by. 
Au regard de cette situation pathétique, il est du devoir de chaque sénégalaise et sénégalais, de quelque bord qu'il soit, de contester le pouvoir kleptocratique, clanique, ignoble et ordurier, de Me Wade.  
 
Cette nouvelle année 2009 doit être l'année du sursaut citoyen, à la fois populaire et républicain. Nous devons sauver notre Nation parce que le Sénégal est en péril. Nous devons braver ce pouvoir d'usurpateurs, ce régime d'incompétents et de corrupteurs. Ce n'est que de cette façon là que nous sauverons notre République. La responsabilité de mettre un terme à ces aventuriers opportunistes et verreux nous incombe à tous. Nous devons les combattre afin de faire primer les intérêts collectifs au détriment des égos, parce que le pays va de mal en pis. Nous devons tous ensemble mettre un terme à cette tyrannie partisane et sanguinaire. Le Sénégal est un héritage qui nous a été légué par nos ancêtres et non une propriété des Wades.  
 
Je lance un appel solennel à la jeunesse sénégalaise, aux intellectuels sénégalais, aux marchands, aux ménagères, aux chômeurs, à la société civile, aux forces républicaines que constituent l’armée et la gendarmerie, aux partis politiques, à toutes les composantes de la Nation sénégalaise, d'adhérer à la dynamique et de montrer leur ras-le-bol qui s'impose aujourd’hui.  
 
Nous n’attendrons pas la prochaine crise causée par ces gangsters sans rien faire. Nous ne supporterons plus les extravagantes inégalités que le régime de Me Wade fait prospérer et les dangers qu’il fait courir à tous les sénégalais. L’instabilité économique est intrinsèque à la déréglementation sociale. Les dénonciations dérisoires à la « transparence » et à la « moralisation » n’ont pas pu changer quoi que ce soit ou empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets. C’est pourquoi, il est temps d’y mettre un terme en intervenant au cœur du « jeu ». Il est temps de manifester par tous nos moyens et à tous les niveaux notre mécontentement.  
 
Nous avons aujourd’hui l'occasion de rentrer dans l'histoire de notre pays. Voilà notre chance historique de changer les choses, de nous rattraper par rapport à notre erreur de 2000 de l'avoir porté au pouvoir et de peur de laisser notre Patrie sombrer avec son clan de mafieux.  
 
Si par « liberté », il faut entendre celle du peuple dominant, aujourd’hui incarnée par le pouvoir de Me Wade, qui paralyse toutes nos institutions et asservi tout un peuple, disons immédiatement que nous n’en voulons plus. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude. 
Il est temps de passer à l’action jusqu’à notre dernier souffle pour un autre Sénégal et personne ne nous arrêtera.  
 
Pr Arona NDoffène Diouf, PhD 
Président de ACAD 
Alternative Citoyenne Sunureew  
www.acadsunureew.com  
Nettali : Vendredi 26 Déc 2008 
L’ETAT S’ENDETTE POUR PAYER LA DETTE INTERIEURE - Le Ps y voit du « soul bouki, souli bouki »  
 
NETTALI.NET - Le Parti socialiste (Ps) n’est pas insensible à la situation économique que traverse le Sénégal. Dans une déclaration qu’ils viennent de sortir, les socialistes se sont prononcés sur la stratégie d’endettement pour payer la dette intérieure adoptée par le gouvernement. 
Le Ps rappelle que dans une déclaration en date du 11 juin 2008, il soupçonnait la volonté du gouvernement de recourir à l’endettement pour payer la dette intérieure, et mettait en même temps, en garde contre cette pratique car « il ne s’agit ni plus ni moins, par l’artifice du ‘’soul bouki, souli bouki’’, de financer des dettes arrivées à échéance par de nouvelles dettes à brève échéance, gonflant ainsi un passif déjà lourd d’autres emprunts. » Et pour le démentir, c’est le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances qui avait sorti à l’époque, « un argumentaire indigent qui en disait long sur son incapacité à convaincre. » 
Voilà que le même ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, M. Abdoulaye Diop vient annoncer que des prêts sont accordés à notre pays par le Fmi et certains de nos partenaires bilatéraux pour faire face à la dette intérieure. Seulement, pour le Ps, ces prêts sont accordés pour les besoins d’une consommation immédiate en paiement d’arriérés, sans que l’on soit assuré du paiement intégral de la dette intérieure. 
En effet, notent Ousmane Tanor Dieng et ses camarades, « la totalité des montants collectés par le gouvernement ne correspond nullement au niveau actuel des arriérés de paiement qui sont estimés par le secteur privé et par les experts à près de 300 milliards ». Selon le Ps, « c’est un secret de polichinelle de confirmer ce que tous les spécialistes et acteurs économiques intéressés savent : que la dette intérieure massive divulguée par le Représentant du Fmi à Dakar en avril 2008 est largement dépassée aujourd’hui et le sera encore plus en janvier 2009, date présumée de paiement partiel. Entre-temps, la dette aura doublé face à l’approfondissement de la crise de gabegie par les effets de la crise internationale. » 
Voilà pourquoi, le Ps, « tout en réaffirmant sa position quand à la nécessité de procéder, dans les meilleurs délais, au paiement de la dette intérieure, marque son opposition à cette solution à courte vue qui entretient le cercle vicieux de l’endettement public pour la mauvaise cause. ». 
Ousmane Tanor Dieng et ses camarades soutiennent que « le paiement de la dette intérieure, et plus généralement l’assainissement de nos finances publiques pouvaient ne pas découler de la mobilisation d’emprunts mais d’une thérapie de choc, conforme au format d’une gestion vertueuse des ressources publiques, qui consiste à supprimer les innombrables dépenses non indispensables et à proscrire les surfacturations pour ensuite consacrer les surplus budgétaires à l’amélioration des conditions de vie des populations et à l’apurement des arriérés de paiement. » 
Le Ps interpelle les partenaires internationaux du Sénégal qui doivent éviter toute complaisance assimilable à la complicité. Il « les invite à hisser leurs exigences à la hauteur du désastre provoqué par une gestion à rebours des règles minimales de transparence, de légalité et d’efficience de la dépense publique. » 
Le Ps ne manque de s’interroger « sur le laxisme du Fmi qui accepte de soutenir le programme économique du gouvernement, en passant l’éponge sur les informations erronées, sans exiger des explications sur les causes réelles de la reconstitution et de l’accumulation de la dette intérieure et sur le scandale des dépenses hors budget, sans exiger non plus un plan de rationalisation des dépenses publiques et sans se soucier de la soutenabilité des engagements financiers intempestifs du régime d’Abdoulaye Wade, à l’origine de la banqueroute financière de l’Etat et de la dégradation continue des conditions de vie des populations ». 
Auteur: Nettali  
LeQuotidien : Samedi 27 Déc 2008 
Mamour Cissé, Sg du Psd/Jant-Bi : « L'extraction de l'or de Sabodala est comme une traite négriére . 
Mamour Cissé, le secrétaire général du Parti social-démocrate/ Jant bi (Psd/Jb), avait apporté son «soutien cartésien» au président Wade après la présidentielle de 2007, sur la base d’une analyse de quelques réalisations. Un an après, ce chef de parti, député à l’Assemblée nationale, est gagné par la déception, à cause du recul que le Sénégal a connu «en si peu de temps». Le leader du Psd/Jant bi ne voit pas la lumière du soleil dans les options économiques du régime, dans certaines décisions politiques et, enrage du maintien jusqu’à présent de l’Anoci, ce «machin» à propos duquel il s’écrie : «Ca suffit !» 
 
Quel bilan faites-vous de votre participation à la mouvance présidentielle ? 
A la mouvance présidentielle, nous avons soutenu sans remords Abdoulaye Wade. C’est un acte qu’on avait mûrement réfléchi par rapport à des faits très concrets : les infrastructures. Un pays ne peut pas se développer sans infrastructures. Là-dessus, des actes forts ont été posés. J’ai eu aussi à me préoccuper des problèmes de santé publique, notamment des femmes en milieu rural qui étaient en couche. J’ai eu des réponses positives à ces multiples interpellations. Aujourd’hui, des femmes en couche en milieu rural, pour ne pas dire dans les dix régions du Sénégal sont prises en charge. Depuis 1800 jusqu’à l’avènement de l’alternance, il n’y avait que 26 lycées au Sénégal. De 2004 à 2005, Abdoulaye Wade a inauguré plus d’une quarantaine de lycées. C’était des actes forts. Ensuite, il y a cette idée révolutionnaire ayant enfanté de «la case-des tout-petits», qui permet de donner une chance égale à tous les fils du pays. Notre honnêteté intellectuelle nous avait poussés à soutenir ces actes. Il y avait donc quelque chose qui nous permettait de dire : «Pourquoi pas Abdoulaye Wade ?» Nous l’avons soutenu. Qui plus est, on a fait partie des gens qui ont élaboré le programme, surtout économique du candidat Wade. C’est de ce point de vue que la Direction politique a voulu que j’aille défendre son programme économique au fameux forum de la Cnes (Conseil national des employeurs du Sénégal). Malheureusement, le président du Cnes n’avait pas donné suite, parce que ce sont les candidats qui étaient invités et non pas les mandants. Donc, nous nous sommes complètement impliqués dans la campagne, dans la théorie du programme économique du candidat. Il se trouve qu’une alliance est un compagnonnage qui suppose un cheminement. Vous quittez un point A pour aller à un point B. Mais entre le point A et le point B, il peut arriver qu’il y ait des divergences. A la croisée des chemins, quand on s’est retourné, on n’a plus vu des actes concrets. Donc, nous avons reconsidéré notre soutien et notre participation à cette mouvance présidentielle.  
 
Qu’est-ce qui vous a réellement poussé à quitter la mouvance présidentielle ? 
Nous avons constaté que les populations étaient fortement agressées, qu’il y a une détérioration qualitative de leur niveau de vie, l’absence d’emplois chez les jeunes, le pouvoir d’achat qui s’est érodé. 
 
Au delà de ça, y a-t-il des divergences d’ordre politique ? 
Oui, des divergences politiques, quant aux orientations. Lorsque le gouvernement libéral dit qu’il n’est pas possible aujourd’hui de subventionner le gaz butane, il y a un problème. Au contraire, dans un pays où 70% de la population vit avec moins 500 francs Cfa par jour, la solidarité active a toute sa raison d’être. Qui plus est, personne ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes. Il se trouve aujourd’hui que l’Etat du Sénégal a eu à poser des actes tellement impopulaires et tellement gabegiques, que nous en sommes arrivés à cette situation. Non de Dieu, pourquoi les populations devraient payer à la place de l’Etat ? Il ne subventionne plus les produits de base, et pendant ce temps, ils (les membres du gouvernement) sont en parfaite contradiction avec ce qu’ils prônent comme une Muraille verte qui irait de Dakar à Madagascar. Cette décision va poser le problème de la désertification. Nous risquons de perdre le minimum de nos forêts. Et tout le monde sait, dans ce milieu, qui gère des quotas de bois de chauffe. C’est extrêmement grave. Au lieu d’avancer, on recule par rapport à des acquis. Pendant qu’ils ont décidé de supprimer la subvention sur le gaz et les produits de grande consommation, ils ont permis au patronat de gagner huit points de fiscalité. Prenez le cas de la Sonatel : elle fait aujourd’hui un bénéfice de 100 milliards. Or, l’Etat lui avait épargné 8 milliards, parce qu’au lieu de payer 33% sur 100 milliards francs Cfa, elle paye 25%. Il (l’Etat) aurait pu conditionner l’octroi de ces facilités fiscales à la nécessité de prendre en charge le problème du chômage des jeunes. Cet affaissement de la fiscalité n’était pas accompagné de mesures incitatives. Je peux comprendre que l’Etat, comme en France, puisse dire qu’il est grand temps qu’on permette à l’entreprise d’être dans des conditions optimales, d’être compétitive. Encore faudrait-il que les entreprises soient citoyennes et patriotiques. En quoi faisant ? En recrutant des jeunes. Le problème des jeunes est fondamental. La solidarité devrait être une action prioritaire de l’Etat. 
A chaque fois qu’il y a un problème, on demande que des efforts soient consentis par les populations et jamais par l’Etat qui, aujourd’hui, ne réduit pas son train de vie. Voilà nos divergences idéologiques. On laisse le marché faire, alors que, aujourd’hui concrètement, à cause de la crise mondiale, des pays qui se réclament du capitalisme sont en train de se réapproprier les actifs publics, d’intervenir carrément dans l’économie en étant un agent économique actif. Pendant ce temps, au Sénégal, on parle de privatisation. Même le Méridien qu’on nous avait donné et dont la privatisation n’est pas pertinente, aujourd’hui, les gens veulent l’amener dans le giron, le portefeuille du privé. Ça me désole. On aurait pu, pour ce cas, faire une concession au repreneur sur 10 ans, 15 ans, parce que l’actif demeura toujours un patrimoine de l’Etat. Comme avec les actions de la Sonatel. Demandez au repreneur de vous donner votre quote-part, de vous donner votre loyer sur 5 ou 10 ans, si vous avez des problèmes d’argents. Mais vouloir annihiler les actifs publics me pose problème. 
 
Qu’est-ce qui se passe pour que gens veillent privatiser pour privatiser ? 
Il y a la dette intérieure qui s’élèverait à 170 milliards que l’Etat veut éponger… 
170 milliards ? Je ne suis pas d’accord. Il n’y a pas de débat contradictoire. On a entendu Mansour Kama (président du Cnes) dire que c’est plus que cela. Tout comme l’ancien président de l’Umeoa, Moussa Touré, dire que par rapport aux informations qu’il détient, la dette est estimée à plus de 300 milliards francs Cfa. Bizarrement, nous n’entendons le ministre de l’Economie et des Finances que quand ça l’arrange. Mais, lorsqu’il y a des grabuges, c’est toujours quelqu’un d’autre qui paye. Et pour le cas d’espèce, ce sont des lampistes comme Ibrahima Sarr (l’ancien ministre du Budget). Mais lui (Abdoulaye Diop, ministre des Finances), aujourd’hui comptable, l’ordonnateur du budget du Sénégal, j’ai comme l’impression qu’il fait comme Blaise Compaoré : il dort toujours, quand il y a des meurtres. Oui ! Quand il y a des problèmes, il n’est jamais responsable, mais quand il doit engranger des bénéfices, c’est lui qu’on voit. Comment un ministre de l’Economie des Finances peut-il ignorer aujourd’hui des dérapages budgétaires ? Pourquoi il ne pouvait pas le dire, avec ses services directs que sont le Trésor, la Direction de la comptabilité ? Ils ont le portefeuille et le poids de la dette intérieure. 
Pour vous, Abdoulaye Diop est plus responsable que Ibrahima Sarr dans cette situation ? 
Il est dix mille fois plus responsable, de même que l’ancien Premier ministre (Macky Sall), que Ibrahima Sarr qui n’était qu’un ministre délégué. Je suis député de l’Umeoa et dans les nouvelles dispositions de cette institution sous-régionale, le ministre de l’Economie et des Finances est un véritable patron des Finances, le concepteur et l’ordonnateur du Budget. Alors, il faut savoir prendre ses responsabilités. Je ne suis pas d’accord avec cette manière de gérer. Regardez le cas des emprunts obligataires qui ont été lancés récemment. 22 milliards, on dit que c’est un succès ! Moi, je les aurais placés pour six mois et gagner de l’argent. Il avait la possibilité de rendre ce crédit sur un an ou même sur deux ans. Pourquoi s’endetter pour six mois alors qu’on a la possibilité de le faire sur un an ou deux ans ? Le problème, c’est qu’on est en train de différer les problèmes. Le montage de ce dossier est de 28 milliards de francs Cfa. Le dividende que l’Etat devrait percevoir sur 2009, il pouvait demander à ce qu’on le lui paye aujourd’hui. Mais, il vend des actions pour 20 milliards, alors que ce n’était pas pertinent de le faire tout de suite. Certes, vous avez à gérer un problème. Ensuite, vous prenez sur le marché des emprunts obligataires à 20 milliards, ils (ceux qui prêtent : Ndlr) vous donnent 22 mil-liards et vous dites que c’est un succès, alors que c’est sur six mois. La dernière échéance, vous la payerez le 4 juin 2009. Pourquoi s’endetter et avoir une tension de trésorerie ? Aujourd’hui, le Sénégal va avoir de problèmes. 
 
Vous pensez que le pire est à venir ? 
Le pire est à venir par rapport au montage qui a été fait. Pourquoi s’endetter sur six mois, quand on a la possibilité de s’endetter sur un an ? Cela me pose un problème quand on me dit que ces gens sont des financiers. Si la signature du Sénégal est aussi bonne, l’Etat ne s’endettera sur six mois, alors qu’il a déjà mangé les dividendes de la Sonatel qu’il allait recevoir en 2009. Cela veut dire qu’il aura du mal à boucler son budget sur le deuxième de 2009. Ils (les gouvernants) ont pensé pouvoir régler les problèmes en schématisant et en optant pour du court terme et avoir de la liquidité. C’est un problème de Bana Bana et d’épicier. On ne gère pas ainsi une économie. Pendant ce temps, tout le monde constate une raréfaction de l’argent. Aujourd’hui, le crédit inter-bancaire se prête à des taux prohibitifs, plus de 6%. Déjà, le problème de confiance se pose au niveau du système bancaire. A plus forte raison entre les ménages et le système bancaire, entre les entreprises et les systèmes bancaires, mais aussi entre l’investissement direct étranger et le Sénégal. De qui se moque-t-on ? Là où il fallait faire des efforts internes en optant pour le keynésianisme, au niveau de l’activité économique à travers des grands travaux de l’Etat. L’expérience récente dissuade plus d’un d’accompagner cette démarche. 
Dès l’instant qu’ils (les membres du gouvernement) sont serrés financièrement, ils sont obligés de faire des contrats, des emprunts sur six mois, donner à nouveau la totalité de nos moyens économiques et politiques au Fonds monétaire et à la Banque mondiale. Comment aujourd’hui, l’Etat du Sénégal, par une volonté politique, pourrait impulser une politique économique des grands travaux, de haute intensité de main-d’œuvre pour que les entreprises puissent gagner de l’argent et reverser de la richesse ? Ça va être compliqué. Quand les entreprises n’ont pas d’argent, les employés n’en ont pas aussi. S’ils n’ont pas d’argent, les commerçants ne pourront pas vendre. Le peu d’argent que le Sénégal gagne à travers les importations de ces commerçants risque, à terme, de se raréfier, pour ne pas dire d’être bloqué. Les commerçants ont d’autres contraintes. Des contraintes avec Dp World qui ne leur accorde plus de facilités comme ils en avaient avant la concession de Dubaï Port World. 
 
Vous avez évoqué la question de la subvention. Mais vous n’êtes pas sans savoir que c’est une recommandation des bailleurs de fonds… 
Mais très grave ! Il faut qu’on se dise la vérité : les finances publiques étaient assainies dans ce pays, avant l’alternance. Quelle était la pertinence d’avoir des problèmes avec la Banque mondiale ? C’est là où on attendait Wade. Lui que les (bailleurs de fonds) traitaient de tous les noms d’oiseaux, disait qu’il ne voulait plus d’eux, parce que les finances publiques nous permettaient d’être à l’aise. Mais que s’est-il passé entre ce discours patriotique qui nous avait charmés et aujourd’hui ? Tout simplement que la mal gouvernance s’est installée au niveau des finances publiques surtout. Je n’ai pas de problème personnel avec Abdoulaye Diop, qui est un ami, mais honnêtement, la manière dont les finances sont gérées pose problème. 
 
Vous pensez qu’il doit démissionner ? 
En tout cas, aujourd’hui, c’est le gouvernement qui pose problème. A-t-il des moyens de sortir le Sénégal de ces enjeux ? L’argument pour se dédouaner est que ce sont les bailleurs de fonds qui l’ont imposé. Mais les îles du Cap Vert, à 45 minutes de Dakar, n’ont pas pris de programme du Fonds monétaire, de la Banque mondiale, parce que les finances publiques sont très bien gérées. Le Lesotho aussi. L’île Maurice n’en pas besoin. La raison : une bonne gouvernance dans ces trois pays. Pourquoi le Sénégal qui était la fierté de l’Afrique de l’Ouest peut se retrouver dans une telle situation qui permet aujourd’hui à quelqu’un comme le représentant du Fonds monétaire d’être le véritable patron du pays. C’est lui qui tresse des lauriers, sanctionne positivement ou négativement, selon ses amitiés ou non. C’est un scandale ! Alex Segura ne peut même pas être Fondé de pouvoir dans une banque prestigieuse en Espagne. Aujourd’hui, ce bonhomme est en train de s’ériger en véritable patron du Sénégal. Ils (les membres au gouvernement : Ndlr) ont joué avec les finances publiques. Je ne peux pas être d’accord avec l’Etat du Sénégal 
 
Cela veut dire que pour le Psd/Jant bi, un pouvoir ne doit pas signer des engagements avec les institutions de Bretton Woods… 
Jamais ! Tout le monde sait que je ne critique pas pour critiquer. Je vous ai parlé tantôt du cadeau fiscal de huit points offert par l’Etat du Sénégal et qui aurait dû être conditionné. J’ai eu à faire des propositions relatives à l’augmentation de la fiscalité sur l’alcool et la cigarette. Ils ont dit qu’ils vont l’augmenter. Mais, depuis lors, rien. Ce qu’on allait y gagner aurait pu nous permettre de continuer de soutenir les denrées de première nécessité. Cela n’a pas été fait parce que, au lieu d’utiliser cet argent et cet excédent que j’avais proposé pour subventionner les secteurs sociaux, ils vont accentuer le déficit qu’ils ont ou le train de vie dispendieux de l’Etat du Sénégal 
Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal doit décliner une politique de grands travaux pour donner de l’emploi, des marchés aux entreprises sénégalaises. 
 
Il y a l’autoroute à péage par exemple… 
C’est une bonne chose, mais il n’y a pas que ça ! Il fallait avoir une primarisation simultanée, c’est-à-dire mettre l’accent sur la demande sociale. A quoi servent des autoroutes, quand les gens ne peuvent pas les utiliser parce qu’ils ont faim ou n’ont pas de quoi acheter une voiture ? Je ne souhaite pas que le Sénégal soit comme la Corée du Nord où il y a énormément d’immeubles, de gratte-ciels, de ponts, alors que sa population a faim. Voilà ce qui a entraîné aujourd’hui ces mouvements d’humeur que l’on constate aujourd’hui.Que pensez-vous de la répression des forces de l’ordre contre les populations de Kédougou et qui a entraîné mort d’hommes ? 
Rien ne peut justifier une répression pareille, parce qu’il s’agissait de manifestation spontanée, surtout de jeunes. Cette répression était surdimensionnée par rapport à cette requête légitime qu’avaient les jeunes. Il s’agit aujourd’hui d’avoir une dignité pour ceux qui ont un emploi là-bas. Et quel emploi ? Il ne faut pas que l’extraction de l’or soit assimilée à de la traite négrière comme en Rhodésie en Afrique du Sud, etc. Ce que l’on constate, ce sont des blancs qui viennent là-bas qui se comportent comme des roitelets. C’est impensable et inadmissible. Il y a un racisme ouvert qui prévaut là-bas. 
Et par rapport à la sortie du ministre de l’Information qui disculpe l’armée ? 
C’est scandaleux ! Il doit en tirer toutes les conséquences. On nous fait croire au père Noël en disant que le gosse a été piétiné, alors qu’il est mort d’une balle. C’est très grave ! Ce n’est pas comme ça qu’on va aider Abdoulaye Wade. Qu’est-ce qui explique cette sortie irrévérencieuse, alors que les médias sont là ? Aziz Sow doit présenter ses excuses au peuple sénégalais. 
 
Quelle lecture faites-vous de la marche des Imams de Guédiawaye qui s’insurgent contre les factures de la Senelec jugées très élevées ? 
Les gens sont en train de personnaliser les choses. Avant d’être Imams, ce sont d’abord des citoyens avec un réflexe de survie. Les factures sont extrêmement chères. Ce mouvement des Imams est citoyen. Ces gens-là n’ont plus d’argent ; ils sont à la retraite ; leurs fils ne trouvent pas d’emplois et la banlieue connaît une misère exécrable. C’est réactif. Il faut que l’on sache raison garder. Que les autorités évitent deux choses : minimiser ce mouvement d’humeur et le réprimer ! Toutes les deux postures ne sont pas bonnes. Il faut savoir détecter une réaction humaine et y apporter des remèdes. Le remède consiste à les entendre et à communiquer. Tout va et remonte au président ; alors il faut qu’il parle aux Sénégalais. 
 
Vos collègues députés avaient mené une médiation. Malheureusement, elle s’est soldée par un flop. Pensez-vous que c’était une bonne démarche ? 
C’était une démarche partisane, donc calculée. Elle braque les interlocuteurs qui se disaient qu’il n’y avait pas Mamour Cissé, Ndèye Fatou Touré, Imam Mbaye Niang, Khassimou Dia, le président Aliou Dia dans ce groupe. S’ils sont députés du peuple, ils devaient se départir de leur manteau de partisans. Nous sommes à l’Assemblée nationale. Quand il y a urgence, il faut que les députés, toutes tendances et obédiences confondues, puissent faire une délégation, aller s’enquérir de ce qui se passe et dialoguer. La bonne démarche, c’est une réponse citoyenne. Un gouvernement responsable ne doit pas avoir d’ego ni d’état d’âme. Et on a l’habitude de dire : «La paix n’a pas de prix ; elle a un coût.» Aujourd’hui, le coût, c’est concrètement de revenir sur les factures. Il faut que le président de la République demande à ce qu’on supprime la deuxième facturation, parce qu’elle est inique, anti patriotique. La preuve : on nous a carrément dit que le président de la République ne comprend même pas ce calcul. Même Samuel Sarr ne le comprend pas. C’était une décision de la Direction de la Senelec. 
 
Mais Samuel Sarr fut directeur de la Senelec avant d’être éjecté. Aujourd’hui, on lui confie le ministère de l’Energie et la situation reste en l’état ; ce que les gens ne comprennent pas…  
(Il coupe). Contrairement à ce que les gens pensent, je suis de ceux qui ne pensent pas que Samuel Sarr doit partir. Il a fait des choses extraordinaires dans ce secteur. Je suis un Parlementaire, je sais qu’il maîtrise le dossier. Il nous a permis aujourd’hui, d’avoir du courant un temps soit peu. Or, l’état des finances de la Senelec devait nous amener à être comme la Guinée Conakry : ne même plus avoir de courant et, si on devait en avoir, ce serait pour une heure ou deux heures par jour. La Senelec n’a aujourd’hui que 750 000 abonnés, alors que la Tunisie en est à 7 millions. Or, nous avions le même Pnb jusqu’en 1978. Donc, la taille de la clientèle de la Senelec n’est pas extensible. Elle a un portefeuille client de 750 000. Et, parlons sincèrement sur ces 750 000, la plupart fraudent. Ça, c’est un problème structurel. A supposer qu’on donne à chacun une facturation mensuelle de 100 000 francs Cfa minimum, c’est un épiphénomène par rapport aux besoins de la Senelec. 
 
Mais il y a les d’entreprises qui payent cher… 
Le principal employeur aujourd’hui, c’est l’Etat qui n’a pas 240 000 fonctionnaires. Cela veut dire que le secteur privé, en matière d’emploi formel, ne dépasse pas 200 000. Donc, sur les 200 000, il n’y a pas une entreprise ayant une facture qui dépasse 500 000 francs Cfa. Ensuite, même si elles reçoivent du courant, il est de mauvaise qualité et coûte cher. Et leur compétitivité en pâtit. Entre l’avènement de Samuel Sarr, directeur général de la Senelec et aujourd’hui, ministre de l’Energie, le déficit a été comblé d’au moins 60%. A la première conférence de presse de Lat Soukabé, ce dernier a reconnu qu’il n’avait même pas de service de communication. Déjà, c’était un motif de licenciement. Deuxièmement, il dit aux jeunes de la banlieue que, pour ne plus être délestés, il faut qu’ils aient un hôpital. Ce qui veut dire que les jeunes de Guédiawaye, de Pikine Niéty Mbar doivent exiger de l’Etat un hôpital pour ne pas être délestés. Personne ne me l’a dit : j’ai entendu Lat Soukabé en parler et c’était des motifs valables pour qu’ils partent. Troisièmement, je suis de ceux qui pensent que la Senelec et même la Sonatel doivent revenir dans le giron du Sénégal. Wade est revenu sur la privatisation de la Senelec qui était soufflée et inspirée par quelqu’un qui crie aujourd’hui sur tous les toits qu’elle a des problèmes, alors qu’il fut ministre de l’Energie. 
 
Qui est cet homme ? 
Le secrétaire général de la Ld/Mpt (Abdoulaye Bathily : Ndlr). Ce sont eux qui ont incité à ce qu’on revienne sur la nationalisation. On l’a fait. Mais c’est normal qu’on ait des problèmes. Il incombe à l’Etat de trouver les ressources nécessaires à la Senelec qui doit passer par une bonne gouvernance de nos recettes. Nous avons aujourd’hui à la Direction générale des Impôts, la Direction générale des Douanes, la Direction générale du Trésor, des Sénégalais patriotes et extrêmement pointus qui savent faire des recettes. Il ne faut quand même pas oublier que les recettes au Sénégal n’ont jamais dépassé 60 milliards. Ce sont des cadres sénégalais qui les ont portées à 300 milliards. Cependant, l’Etat a une politique dispendieuse. On me dit, à chaque fois que le président de la République voyage, il loue un avion, alors qu’on lui a donné un avion de commandement qui nous coûte les yeux de la tête. Ce serait extrêmement grave. 
Aujourd’hui, la revalorisation du traitement des fonctionnaires est réelle, surtout dans le milieu éducatif. Il y a une augmentation de 40% du budget, et cela a un prix. Là, je peux comprendre parce que, quand on gagne de l’argent, on le redistribue. Il y a également les Agences. Quelle est la pertinence d’avoir autant d’Agences ? Qu’est-ce qu’on attend pour mettre fin à l’Anoci ? Elle sert à quoi ? Cer tainement, il y a des salaires jusqu’à présent, alors que sa mission est terminée. 
On a annoncé son audition prochainement par l’Assemblée nationale 
Grand bien nous fasse ! Il faut arrêter ce machin ! Le sommet (de l’Oci : Ndlr) est terminé. Ça suffit ! 
Quel bilan vous faites du travail de l’Anoci ? 
Les infrastructures sont là. Pour aller de mon bureau à chez moi, je fais sept minutes. C’est une très bonne chose. J’ai entendu dire que la Corniche est faite pour quelques privilégiés. Mais demain, par le hasard des choses, si vous avez un malade qui a un Avc et qu’on vous dise de l’amener directement à l’hôpital de Fann, vous le faites en moins de cinq minutes. Donc, vous ne pouvez qu’en être heureux. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il ne faut jamais cracher sur les infrastructures. Mais, la mission de l’Anoci en tant qu’organisation chargée de l’exécution des travaux est terminée. Il faut savoir dépasser les choses. S’il y a d’autres challenges qu’ils (les dirigeants de l’Anoci : Ndlr) les fassent. Je suis outré quand, entrant dans un tunnel, je vois toujours : Bienvenue au Sommet de l’Oci. Ça suffit quand même ! Ça ne fait plus sérieux. 
 
Lors de l’émission Grand jury de la Rfm, le député Abdou Fall s’est dit favorable à ce qu’on ramène le mandat du président de l’Assemblée nationale de 1 à 5 ans ? Quel est votre point de vue ? 
(Il se redresse et change de ton). Ils ne pourront jamais faire croire aux Sénégalais que derrière cette réduction du mandat du président de l’Assemblée nationale, il n’y avait pas un problème crypto-personnel. Je fais partie, heureusement ou malheureusement, des gens qui pensent que c’était pour régler un problème politique. Maintenant qu’ils veuillent revenir sur la durée, ce n’est pas ce qui m’importe, mais, aujourd’hui, que le président de cette institution se départe de son manteau de partisan. 
Mais la posture qu’il devra opter du président de l’Assemblée est liée à la stabilité de cette institution. 
Les gens ont bien planifié leur acte. N’oubliez pas qu’une majorité mécanique est à l’Assemblée et, tout lui est permis. Tout ce qui n’est pas anticonstitutionnel est constitutionnel pour eux. Donc, avec leur majorité, ils vont poser tous les actes que la loi leur permet. Ensuite, il y a un règlement intérieur. Même si le mandat est ramené à cinq ans, cela voudrait dire que 38 députés peuvent amener le bureau de l’Assemblée nationale à déposer une motion de défiance à son président. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Aujourd’hui, il y a des non-dits, des choses qui se passent, des tractations, etc. Dans ce cadre-là, ils ont besoin de vérifier la fiabilité du soutien de Jean ou Paul. C’est ce qui explique cette situation. Le président de l’Assemblée est une institution au même titre que le président de la République. Qu’on banalise cette institution me pose problème. Est-ce que le Sénat l’a fait ? Non ! Qu’on cesse de nous faire croire que ces deux pouvoirs sont distincts. Ca n’est pas vrai ! La majorité du président de la République est à l’Assemblée. L’Assemblée est le bras séculier de l’exécutif pour lui permettre d’atteindre ses objectifs. La décision de ramener le mandat du président de l’Assemblée à un an m’a choqué ; c’est pour cette raison que je ne l’ai pas voté. Aujourd’hui, ce qui se passe à l’Assemblée nationale ne grandit personne. Au début, tout le monde voyait qu’on avait de l’entrain et d’enthousiasme à y aller. Mais aujourd’hui, on est refroidi parce que nous ne sommes pas fiers aujourd’hui d’être parlementaires, députés du Sénégal par rapport aux actes que certains sont en train de poser. 
 
Regrettez-vous aujourd’hui d’avoir été à la mouvance présidentielle ? 
Oui, quelque part… (il ne termine pas sa phrase). En toute bonne foi, je ne pouvais pas imaginer qu’on pouvait connaître un tel recul en si peu de temps. Le deuxième mandat du président de la République était un espoir. Il a fait un an et je vois que, durant cette période, il n’y a rien qui soit posé en faveur des populations. Le président Sarkozy, en un an, a posé combien d’actes pour les Français ? Je ne suis pas libéral, mais par rapport à ses prises de position, cet homme m’enchante, m’émerveille. Il bouge. Il est réactif vis-à-vis des préoccupations de son peuple. Les décisions qu’il prend, quelles soient bonnes ou mauvaises, ont le mérite d’être posées. Alors que, chez nous, il n’y a pas de visibilité. Au lieu que le président de la République parle, c’est Alex Segura qui le fait. Il faut que le président discute avec la presse Sénégalaise. J’ai entendu Aziz Sow d’Abuja (le ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement : ndlr) dire: «Oui, j’ai un problème par rapport au partage de l’argent (il s’agit de 300 millions de subvention à la presse : ndlr).» Cela donne une idée de la manière dont est géré le pays. Il y a toujours des sous-entendus ou des calculs. Les difficultés que rencontre la presse notamment en papier devraient amener le ministre à savoir raison garder, à dépasser ses contingences. 
On a parlé de votre rencontre avec Macky Sall pour une probable coalisation en vue des prochaines échéances. Qu’en est-il précisément ? 
Macky Sall est un ami. Il est aujourd’hui à la tête d’une structure. Il devait d’ailleurs me voir pour me présenter ses condoléances, malheureusement, il était parti à Touba. On s’est parlé au téléphone. Il n’y a pas encore, au niveau de nos deux partis respectifs, cette démarche-là. Quand j’ai perdu cette sœur, Idrissa Seck aussi m’a appelé pour me présenter ses condoléances. J’étais très sensible à ce geste. Je compte très prochainement rencontrer le parti de Idrissa Seck (Rewmi) pour voir quelles sont les plages de convergences qu’on peut avoir et rien n’est exclu. 
 
Et avec Apr/Yaakaar ? 
On est toujours dans ces dispositions. J’attends… (il cherche ses mots). Il faut donner du temps au temps. Il n’est pas exclu que le Psd/Jant bi puisse aller aux élections avec Apr/Yaakaar, mais aussi avec le parti de Robert Sagna, avec Souty Touré, dans la région du Sud avec Amath Cissé. Avec Oumar Khassimou Dia, El Hadj Diouf, rien n’est exclu. Dans les jours à venir, nous allons commencer les contacts, certainement avec le parti de Idrissa Seck et autres. 
 
On sait que les membres de la Cap 21 reçoivent de l’argent de la part de Me Wade. Aj/Pads a reçu 10 millions. Combien Mamour Cissé a-t-il-reçu ? 
Je n’ai rien reçu. Vous m’avez trouvé dans mon bureau. Je fais des affaires. Cet investissement, (le Centre commercial El Malick : Ndlr) c’est un milliard. Ce sont les membres de la Cap 21 qui reçoivent quelque chose. Je n’en suis pas membre. Mon soutien à Wade est cartésien On ne doit pas souhaiter l’échec de Wade. Un an dans la vie de l’individu, c’est rien du tout. Mais, un an ou cinq ans de mal gouvernance dans un pays aura forcement des incidences sur une génération qui est de 25 ans 
 
Vous avez toujours théorisé l’alternance générationnelle. Où vous situez vous dans ce combat aujourd’hui ? 
Il est d’importance. La nécessité de renouveler la classe politique, Nos héros sont là. Ce sont les mêmes qui sont là. Ils ont montré leur limite. Regardez ce qui s’est passé aux Etats-Unis. Obama, par rapport à une vieille garde, John Mcain, en France également. La suppression du cumul des mandats contribuera au renouvellement de cette génération. Aujourd’hui, prenez l’exemple de Pape Diop : le matin, il est sous les ordres du préfet en tant maire de Dakar : l’après midi, au sénat, il est le deuxième personnage de l’Etat. Ça pose un problème moral. 
 
Auteur: El H. Daouda L. GBAYA  
 
L'OBSERVATEUR; 
DETTE INTERIEURE La Cnes conteste la somme avancée par l’Etat 
 
Article Par FATOU BINTOU K. NDIAYE , 
Paru le Jeudi 25 Déc 2008 
 
La sempiternelle question de la dette intérieure est loin de connaître son épilogue. Officiellement annoncé par l’Etat pour un montant de 174 milliards, la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) campe sur sa position et émet des réserves sur le montant avancé. Tout en dénonçant la discrimination de paiement de cette dette au sein des entreprises. 
 
La polémique revient encore autour du montant de la dette intérieure. Le montant officiellement annoncé par l’Etat, et qui se chiffre à 174 milliards, n’est pas en phase avec celui avancée par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes). Face à la presse, hier, son président Mansour Kama dit émettre de sérieuses réserves sur le montant avancé. Pour cette frange du patronat sénégalais, la dette intérieure dépasse 174 milliards. C’est pourquoi, ils plaident pour un audit complet de cette dette contractée par l’Etat du Sénégal. 
 
Cependant, tout en saluant le règlement de cette dette, M. Mansour Kama et Cie fustigent la manière de paiement. Ainsi, les employeurs s’offusquent de la discrimination de paiement de la dette intérieure. «Nous avons constaté que les premiers paiements ne concernaient pas les entreprises de la Cnes. Alors que d’autres entreprises le sont » fulmine M. Kama. Qui prévient l’Etat de la fragilisation du système bancaire et des institutions telles que la Sonatel et leur capacité à financer l’économie en lui retirant ses ressources longues. Car pour M. Kama, c’est la date fatidique imposée par le Fonds Monétaire International à savoir le 19 Décembre, qui amène l’Etat du Sénagal à racler les institutions sociales. Pour le patronat, le paiement de la dette doit se faire dans la stricte transparence. « A moins que l’on évoque que les 174 milliards ne concernent que quelques entreprises » dit-il. 
 
S’agissant de la crise énergétique, le patronat estime que cette situation menace aujourd’hui la paix sociale. Et qu’il urge de prendre des mesures d’ajustement rigoureuses. Mais aussi exhorte la Sénelec à jouer la carte de la transparence dans la facturation. 
 
Concernant la campagne arachidière, la Cnes juge qu’elle ne se déroule pas au mieux. Et risque d’hypothéquer lourdement celles des années à venir du fait d’une perte de confiance et d’une frustration des agriculteurs. Et face à toute cette situation économique délètère, les employeurs du Sénégal proposent la mise sur pied d’un cadre de concertation. Qui compte s’appuyer sur une évaluation de la situation économique. Toutefois, selon M.Kama, ce cadre revient au goût du jour, car ayant déjà existé au lendemain de la dévaluation du franc Cfa. Dénommé comité général de concertation pour le développement (CGCD),il va déboucher sur l’établissement d’un partenariat solide pour un pilotage concerté de l’économie. 
 
La BID refuse de financer le Sénégal 
 
Actuellement, la Banque islamique de développement refuse de faire des décaissements au profit du Sénégal. Les entreprises du Sénégal qui travaillent sur financement du BID n’ont rien reçu depuis 5 mois. Parce que l’Etat du Sénégal doit à la banque des arriérés. Cette dette souligne, le Président de la Chambre de commerce de Dakar M. Amadou Lamine Niang, est en train de tuer beaucoup d’entreprises. 
 
Quant au mouvement d’absorption dans le secteur bancaire, M. Niang soulève des inquiétudes. Pour lui, le paysage bancaire sénégalais doit être diversifié pour permettre la concurrence. Selon lui , il faut éviter les situations de monopole. Car cela va engendrer des difficultés pour les entreprises qui n’auront aucun choix bancaire. 
 
LEQUOTIDIEN: 
PROGRAMMES - Priorité à la lutte contre la pauvreté : Le Dsrp épargné par la crise budgétaire  
26-12-2008 Par M. GUEYE 
 
Malgré tout le tourbillon de mauvaises nouvelles que traversent les finances publiques, les programmes liés à la lutte contre la pauvreté n’ont pas été affectés. Le responsable de la Cellule de suivi du Dsrp au ministère de l’Economie et des finances, Thierno Seydou Niane se félicite de ce que la crise budgétaire n’ait pas eu d’impact sur le Dsrp. Il souligne que cela est dû au fait que le Programme d’actions prioritaires (Pap) inscrit dans le Document de stratégie de lutte contre la pauvreté, dont le budget avait été dégagé à 100% en début d’exercice. 
«C’est vrai que le ralentissement de l’activité économique a pu jouer sur la réalisation de certains programmes, mais dans l’ensemble, le marasme de l’économie n’a pas eu d’impact sur la programmation budgétaire», souligne le haut fonctionnaire.  
Pour montrer l’importance et la priorité que l’administration nationale accorde au programme de lutte contre la pauvreté, il faut noter que, pour 2008, le budget a été sensiblement augmenté. Les 227 milliards de francs Cfa prévus dans le budget ont été revus à la hausse, pour passer à 258 milliards, de par la seule volonté des pouvoirs publics. 
Néanmoins, cet effort ne cache pas le fait que des programmes auraient pu s’accomplir plus rapidement, si les autorités ne s’étaient embarquées dans une gestion pour le moins légère des finances publiques. 
Même si l’on s’arrêtait aux 174 milliards de francs dus aux entreprises, que le gouvernement est allé emprunter, les meilleures volontés du monde sont obligées de constater que l’on s’endette aujourd’hui pour payer des dettes. Alors que la majeure partie des actions du Dsrp se réalise grâce à des remises de dettes obtenues dans le cadre des programmes Ppte et Iadm, passés avec les bailleurs de fonds. Les finances de l’Etat ayant amplement prouvé leurs limites d’extension, il est évident qu’une fois de plus, des arbitrages devront être faits ; et il n’est pas certain que cela soit toujours à l’avantage des programmes de lutte contre la pauvreté. Car même le Fmi a déjà fait signifier à l’Etat qu’il ne privilégiait rien d’autre que le paiement des dettes des entreprises privées pour leur permettre de tourner. Avec cette logique imparable : Ce sont ces entreprises qui font tourner l’économie et font fonctionner le pays. On ne peut lutter contre la pauvreté en contraignant les privés à la faillite. 
La meilleure solution, pensent beaucoup de chefs d’entreprises, est que l’Etat réduise son train de vie. Ce qu’il n’a jamais, en huit ans, montré la volonté de faire. 
 
mgueye@lequotidien.sn 
SUD QUOTIDIEN: 
Quand l´absence de performances des classes politiques dirigeantes rend possible et nécessaire les conflits et tumultes populaires.  
par , samedi 27 décembre 2008  
Etant dans l´impossibilité de se construire un avenir qualitativement différent de leur vécu quotidien actuel et de celui de leurs parents et grands frères, un grand nombre de compatriotes ont désertés l´espace national miné par la précarité, pour d´autres régions du monde plus ouvertes á la réussite sociale. Quant il s´agit de fuir la misère et l´absence de perspectives, tous les moyens sont bons. 
Traverser les mers du monde á ses risques et périls, á bord d´embarcation de fortune devient une entreprise banale. Ceux qui, ne pouvant pas partir et obliger de rester, vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Dans le monde rural, des situations de disette, voire de famine apparaissent de temps á autre. Dans les zones urbaines et périurbaines une masse considérable de jeunes dont la majeur partie ne possède ni instruction, ni formation, vivent leur inquiétude á cause de lendemains incertains. Gagner sa vie honnêtement, accéder et faire accéder ses propres enfants á une sante de base, á une bonne éducation/ instruction, sont devenu des privilèges, dont seule une minorité de la population peut à présent jouir pleinement. 
Le contraste entre les richesses d´une infime minorité et l´immense pauvreté de l´écrasante majorité des sénégalais devient de plus en plus manifeste, de plus en plus révoltant. Les gains politiques, économiques et sociaux du changement de régime de l´an 2000 sont aujourd’hui nuls. L´effervescence collective qui avait accompagné l´avènement de l´alternance n´est aujourd’hui qu´un souvenir lointain. Le désespoir a pris la place de l´espoir. La sérénité et la confiance en l´avenir ont cédé la place á l´angoisse et aux peurs. Nos dirigeants ont oubliés les idées et bonnes intentions qui les avaient conduit au sommet de l Etat. Rien dans ce qu´ils ont pensé et entrepris, ne semble indiquer la possibilité d´une amélioration des conditions de vie pénibles des populations. 
Les marchandages et autres compromis paresseux négociés en coulisses entres intérêts privés ont pris la place des actions résolues et dirigées vers la solution des problèmes des populations. La classe dirigeante ressemble, dans sa configuration actuelle, á une société de cour (celle de Louis XIV !), avec un « roi absolutiste » entouré de domestiques et de courtisans ; lesquels sont obligés d´assister á son coucher et á son lever, sous peine de se voir marginaliser ou écarter des sphères du pouvoir. La médiocrité de ceux qui parlent et agissent au nom du régime est choquante. Leur faiblesse extrême est due entre autres, aux pratiques népotistes établies comme principe de recrutement et de promotion politique en lieu et place de la « meritocratie ». 
Statuts, fonctions et autres responsabilités au cœur des institutions de la république sont offerts á des « amis », parents et aux autres fidèles dont le dénominateur commun est l´ incompétence. Une fois leurs tentes dressées au cœur de l´Etat, ces aventuriers se distinguent par un désir insatiable et honteux d´acquérir et de posséder. Les maigres ressources du pays souffrent ainsi de la boulimie de ces personnages inénarrables. Le corollaire de cette situation est l´ancrage et l´amplification de la corruption dans les hautes sphères de l´Etat. Le coût moral et pénal pour ceux qui participent á des échanges occultes et corrompus étant très faible, beaucoup cèdent á la tentation de s´enrichir illicitement. Cette forme de déviance sociale a été á son point d´incandescence. 
Ces observations plus ou moins empiriques posent la nécessité d´une réflexion générale sur le pouvoir politique au Sénégal, et particulièrement sur la légitimité de ceux qui l´incarnent. Il est urgent de se demander au nom de quoi les populations dont la détresse est á son comble sont elles obligées á continuer d´ accepter, á obéir et á suivre un gouvernement dont les performances et les capacités de solutions de nos difficultés quotidiennes sont extrêmement faibles ? De quoi sommes-nous redevables d´un gouvernement incapable á nous faire accéder ou de nous mettre dans les dispositions á pouvoir nous construire un avenir ? Qu´est -ce qui fonde la prétention, la revendication de validité de nos élites politiques nationales corrompues et critiquables ? Dans nos sociétés modernes, il est coutume de considérer un régime sorti d´élections libres et transparentes comme légitime. 
L´élection est le rite qui, par excellence, institue, sanctionne, sanctifie un pouvoir ; se faisant, « il agit », pour citer Pierre Bourdieu, « sur le réel en agissant sur la représentation du réel ». On s´attend á ce que les gouvernés acceptent la prévention d´autorité des gouvernants. On s´attend á ce que les populations vers lesquelles ces revendication de pouvoir et d´autorité sont dirigées, montrent librement, pour reprendre la terminologie de Max Weber, des dispositions et volonté de soumission et d´obéissance. La situation de crise socio-économique grave que traverse le pays, la détresse de plus en plus grande des populations et le manque de performances des classes politiques dirigeantes créent, á mon avis, la nécessite de déplacer la réflexion de son cours habituel, la nécessité de « déconstruire » la définition des conditions de production et de maintien d´une légitimité politique. Nous ne pouvons plus nous permettre de définir la légitimité d´un gouvernement en évoquant les urnes comme rites de légitimation. Dans le contexte africain les élections ne sont ni libres ni transparentes. La transgression des règles de civilité électorale est une constance. 
La fraude et le recours aux milices, aux bandes armées, aux nervis dans le jeu politique, participent toujours á fausser la libre concurrence politique et la libre expression des préférences politiques. Certains acteurs et électeurs, intimident leurs concurrents et d´autres électeurs gênant ainsi leurs activités. Parler ici d´une légitimité électorale porte alors la marque d´une fiction et devient la traduction d´une dynamique optionnelle á caractère frauduleux, donc antidémocratique. La légitimité politique d´un régime se doit d´être définie par rapport á d´autres critères. L´excellence d´un gouvernement, le sort qu´il réserve á la satisfaction des demandes et besoins naturels des gouvernés doivent être les éléments décisifs dans la définition de la légitimité d´un pouvoir politique. 
Partant de cette définition, il devient simple de contester, voir même d´invalider les prétentions d´autorité de nos classes dirigeantes. Leur faible capacité d´action et leur médiocrité forment la source de légitimation de cette invalidation. Les populations doivent prendre leur destin en main. Résolu doivent être les temps où, nos désenchantements, angoisses, inquiétudes et interrogations sur l´avenir, débouchaient sur des conduites et pratiques plus ou moins liées á l´ apathie, á la résignation et á l´absence d´initiative politique. 
L´engagement (comme implication dans les processus de prises de décisions politiques) et la verbalisation de notre désir d´être bien gouverné, de notre désir de voir nos problèmes trouver des solutions justes et durables, l´action, au sens ou l´entend Hannah Arendt, c´est á dire la possibilité d´agir avec autrui afin de « commencer quelque chose de neuf », doivent être aujourd’hui une attitude quotidienne. Nous aussi voulons (c´est notre droit légitime !) et avons le droit de participer et de faire accéder les futures générations de sénégalais, aux privilèges de cette minorité de compatriotes ; privilèges dont l´appartenance á une classe théologico-politique constitue pour l´instant l´unique source de légitimation. 
Le moment est venu d´ouvrir un espace polémique, un espace de contestation de l´état actuel des choses. Le moment est venu, de poser le conflit et l´insurrection morale au centre de nos relations avec ceux qui nous gouvernent. Ensemble nous devons chercher le ton, les mots et les actions justes et légaux pour exprimer notre lassitude devant les abus de pouvoir, les luttes oligarchiques et autres pratiques d´épurations au sommet de L´Etat. La nécessité d´une expérience collective de résistance intraitable (pouvant résister aux tentatives de domestication et autres appels á la soumission) est devenue á présent un impératif catégorique. 
Dans son œuvre « Discours sur la première Décade de Tite –Live », Machiavel nous invite á ne surtout pas avoir peur des tumultes sociales et des conflits ; ceci pour la simple raison que le conflit est ce qui, le mieux permet une extension de la liberté ; liberté qui ici, est comprise comme la possibilité pour chaque sénégalais de veiller á ce que la poursuite de l´intérêt collectif et la satisfaction des besoins naturels des populations soit au cœur de l´action des classes politiques dirigeantes. « Dans toute république, il y a », selon le secrétaire florentin, « deux partis : celui des grands et celui du peuple ; et toutes les lois favorables á la liberté ne naissent que de leur opposition ». 
Serigne Babacar Diop  
Allemagne 
 
L’IMPERATIF MORAL DE CHANGER LE CHANGEMENT !  
« Presque toujours en politique, les résultats sont contraires à la prévision ». 
Châteaubriand. 
L’Alternance survenue dans notre pays en 2000, il est important de préciser, a été le fruit d’une œuvre collective. Un peu d’histoire. Au premier tour de la Présidentielle d’alors, la dame victoire tardait à choisir son camp. Les deux (2) partis les plus en vue du landernau politique Sénégalais, le Parti Socialiste avec à sa tête Abdou DIOUF et le Parti Démocratique Sénégalais du plus vieux opposant d’Afrique, Abdoulaye WADE étaient appelés à se lancer dans une autre foire d’empoigne. Une grande première ! Le Sénégal venait alors de connaître la culture du second tour. C’est ce que les constitutionnalistes appellent « ballotage ». 
Le peuple assoiffé du « neuf » avait pris la direction du vent. Tous hurlaient avec les loups. L’opposition la plus représentative se rangeait derrière le Pape du Sopi. Le PS et son leader en Chef étaient plus que vomis du grand public. Beaucoup de gens qui doutaient de la capacité d’Abdoulaye WADE lançaient : « il est mieux que rien ». 
Au soir du 19 Mars de la même année, le verdict tomba. Wade infligea une déculottée à son challenger, Abdou Diouf. Ce dernier l’appela pour des félicitations. L’espoir se lisait sur tous les visages. Le Sénégal était vite considéré comme parangon de démocratie. 
Une fois installé au pouvoir comme un ver au bon milieu d’un fruit blet, Wade commence à trahir les aspirations de tout un peuple. Le pays qui voyait en lui le Mage, le Sauveur est entrain de vivre des moments des plus bouleversants de son histoire. Les vives joies suscitées par l’Alternance se transforment en amertume…. Noire. 
Le tombeur d’Abdou Diouf adopte subitement des comportements paranoïaques, narcissiques. Seuls « existent » ceux qui nous gouvernent. Partout, c’est le mal vivre général. Les denrées de première nécessité ne cessent de prendre l’ascenseur, l’on note la grogne du front social, le système éducatif est en laisse, nos hôpitaux deviennent de simples mouroirs, les Universités deviennent des temples de Savoie, les lieux de culte de vrais défouloirs avec les manifestations des Imams de Guédiawaye fustigeant l’attitude irrévérencieuse de la Senelec. 
Aujourd’hui, nos Institutions sont désacralisées plus que jamais, la démocratie décharnée. A cela s’ajoutent les détentions arbitraires, les atteintes à la liberté d’expression, la domestication de la justice, l’impunité (l’ex – Ministre Farba Senghor reconnu comme instigateur des saccages contre les sièges de journaux continue d’humer l’air de la liberté ; les agresseurs des journalistes Boubacar Kambel Dieng de la RFM et Karamoko THIOUNE de WADR FM boivent toujours leur thé à Dakar, béret à la tête). 
Notre constitution peut être assimilée à une merde solennelle. A l’interrogation de nos confrères du Magazine « JEUNE AFRIQUE » : Sénégal – Y a – t- il un pilote dans l’avion ? Nous répondons par : Oui ! Il y a bien un pilote dans l’avion ; mais un pilote pas comme les autres. C’est un pilote atypique. C’est un pilote quand même. Un pilote aux mains inexpertes. Le crash est – il évitable ? 
Ibrahima NGOM,  
Journaliste – Ecrivain  
Email : yboupenda@yahoo.fr 
 
LA FAMINE DE L ALTERNANCE  
par SUDONLINE.SN , samedi 27 décembre 2008  
Le Sénégal durant son histoire a toujours le contrôle son autosuffisance alimentaire. Nos grands parents prenaient la nourriture au sérieux, comme principale de leur quotidien. L agriculture, l élevage, la pêche et la chasse était au dessus de toutes activités. L hivernage si fusait pour remplir le grenier sénégalais. L stockage des aliments du bétail en rague dans les NDingues (Entrepôt) durant toute l année. Une foret pleine de ressources naturelles et un océan qui nous relie avec le reste du monde. La solidarité familiale et le bon voisinage motivaient cette réussite alimentaire. Nos grands parents avaient introduit un bon régime alimentaire qui répond au goût des sénégalais. 
Une large variété de graines en place, leur permettaient d avoir un bon plat de Ceere le soir et du Laxxu Soow ou Bissab l après midi. Les familles servaient plus de quatre (4) repas la journée : N Dekki, Agne, NJoganale, Reere. Et entre 10h a 11.30 le matin (Yoor yoor) du lait caille aux petits enfants. Chaque province ou ethnie avait sa façon de cuisiner. Le retentissement des coups de pilons dans les Wolladoo ou les Daggas se faisait entendre des l approche d un village. De braves dames debout pour remplir les besoins alimentaires. Actuellement malgré les diplômes du roi Wade et les nouvelles technologies, le Gobbar Jaassi et le Tanga na mènent une popularité au Sénégal. 
Les météorologues avaient averti les dirigeants de l Afrique subsaharien pour prendre précaution a l abondance des pluies de 2008. Le quotidien soleil du 3 /7/ 2008 nous informe : Les météorologues prévoient une saison des pluies excédentaire avec de fortes probabilités au Sahel central incluant le Sénégal et pouvant occasionner des orages des inondations entre autres. Ainsi, ont-ils invités les secteurs concernés et les populations à prendre des mesures préventives. 
Maître Wade s est profite de l statistique pluviométrique reçu des experts pour jouer la ruse contre l intelligence des sénégalais. Il popularise idée GOINA et par malheur les inondations a l oublie. Les nouvelles technologies exposent toutes informations, mais malheureusement, 90 % des Sénégalais n ont jamais touche un ordinateur. 
Les Famines connues par le Sénégal : Le Sénégal a connu la famine a l époque coloniale, jamais dans son passe. Le colonisateur français voulait transformer les sénégalais comme de véritables consommateurs, pour le soutient de l industrie occidentale. Les cultures : arachide, gomme arabique et coton imposées aux paysans pour le bon fonctionnement de ces industries. Le Sénégal avait une place habituelle dans la liste des grands pays producteurs d arachides et de coton, mais au bénéfice de la France. 
L impérialiste français avait détourne l esprit des paysans vers l argent, pour que la nourriture soit importée par eux. Ce problème d importation est une catastrophe qui limite le savoir et les progrès du peuple sénégalais. 
1. La première famine connu au Sénégal était en 1913 / 1915. Le Professeur André Trioullier soutient une Mémoire de Maîtrise à l Université de Paris 1. La famine au Sénégal (1913-1914), en 1972 / 151 pages... La solidarité des villageois, menant un système de partage et d échange équilibré avait assoupli le malheur. L exploit des sénégalais durant la famine avait surpris la France. Des sociologues français étaient impressionnes par le combat collectif des sénégalais, n n’en croyaient pas la sortie de crise. 
2. La deuxième famine apparue juste, âpre la disparition de Serigne M Bamba, le fondateur du Mouridisme. Le décès de Serigne Touba avait laisse un choc psychologique aux populations, surtout les paysans. Une famine dure prolongée par les préoccupations de la deuxième guerre mondiale (1939 / 45). Le khalife de l époque Serigne Mustapha M Backe donna l ordre au célèbre poète Serigne Moussa Ka, de soulager les Talibés et le peuple sénégalais sur ce malheur. Dans son poème Xarnouby (Dunya), Cheikh Moussa ka dit (M Backe Guessul Xarnubi, Xana Yego ne Yaru nan). MBacke aide l humanité, vous savez, nous sommes tous polis. 
3. La famine en (72 / 78) était une crise subsaharienne, survenue par la sécheresse et l avancement du dessert. Une brousse morte, des rivières sèches et du bétail paralyse. Grâce aux émigres et la coopération internationale le danger était amorti. 
4. La famine que nous vivons maintenant celle DE L ATERNANCE, du a une mauvaise gestion financière du pays. Un président, entoure de médiocres et un gouvernement qui comprend les choses a l envers. Les voyages du président, la corruption, le vole de l’argent du contribuable, injustice sociale et constitutionnelle amplifient ce malheur Wade que vivent les sénégalais. 
Un extrait du rapport de la coordonnatrice de projet SOS SAHEL à Louga, nous confirme : La population sénégalaise de manière générale et celle de Louga en particulier, font face actuellement à un renchérissement notoire des produits de première nécessité. Ce qui occasionne quelques troubles sociaux. Les spécialistes prévoient la faim dans certaines zones du Sénégal en hivernage (période de soudure). 
En ce moment même, une bonne partie de la population ne se nourrit plus correctement ou réduit son nombre de repas par jour. Dans le département de Louga, le déficit en céréales est estimé à 26 891 tonnes, et cette situation concerne 4 arrondissements, 15 Communautés Rurales et 863 villages et une population totale touchée de 219 656 personnes. 
La communauté internationale est préoccupée par une crise financière qui remonte le monde. Ce gouvernement de l alternance ne porte aucune expérience pour nourrir les populations. Sans l aide internationale et les émigres, la famine de l alternance sera comparable a celle de l Ethiopie. La famine continue ses ravages au Sénégal, malgré les tricheries de Wade : la Goana et son REVA. 
Vive le Sénégal libre. 
Vive L Unité Fédérale et Révolutionnaire des Etats D Afrique. 
Ousmane Drame. NYC, USA  
ousmane201@yahoo.com 
SENEGAL : Le pays de la « déprise »*  
par SUDONLINE.SN , samedi 27 décembre 2008 
Au risque d’enfoncer des portes déjà ouvertes, j’affirme que le Sénégal va mal, très mal. Il suffit de se promener dans les artères de la ville pour s’en apercevoir. Nul besoin de maitriser les techniques et méthodes d’observation les plus élémentaires : famine, désolation, besoin, mal être et je ne sais quoi s’inviteront à nos pieds. 
Depuis quelques années, la situation du pays va de mal en pis. Même le messie du changement a échoué faisant partager aux sénégalais un sentiment de désenchantement à la hauteur de l’enchantement qu’a suscité son arrivé au pouvoir. Pourquoi échouons-nous pour la construction d’un Sénégal meilleur ? La réponse la plus objective et la plus honnête est de reconnaitre que nous sommes les propres causes des maux qui nous assiègent. 
Nous sommes en passe de perdre définitivement cette guerre d’un Sénégal meilleur à cause de certaines pratiques pas toujours catholiques qui se nomment corruption, arbitraire, mais surtout résignation… 
Nombreux sont ceux qui pensent que la gestion gabégique des deniers publics par un état budgétivore suffit à expliquer cette situation. Que nenni suivez mon regard, au risque de les décevoir, la réponse est plus compliquée, pour s’en convaincre, un regard tourné sur le rétroviseur suffit. Depuis bientôt 50 ans notre Sunugal reste amarré à quai alors que nous étions en pôle position (Afrique de l’ouest) pour le « Vendée globe » aux lendemains des indépendances. Cherchons ailleurs si vous le voulez bien. 
Les difficultés que nous connaissons sont le produit d’une mauvaise socialisation (au sens inculcation et assimilation des normes). Nous avons raté ce processus visant à inculquer ces manières d’être, de penser et d’agir sources de cohésion sociale et d’expression du vivre ensemble. L’école et la famille (j’en passe… les exemples sont nombreux) ont échoué dans leur rôle d’inculcation et e transmission de valeurs (manières d’être considérées comme estimables, désirables) saines. Avec comme conséquence une indiscipline qui n’est autre que le reflet d’une ignorance des règles du vivre ensemble. 
Il y a chez nous un certain culte de la « déprise » dont la forme la plus aboutie est « le yalla bakhna ». Nous croyons en l’existence d’une force surnaturelle qui serait prompte à régler tous nos problèmes sans sacrifices. Je n’irai pas jusqu’à l’assimiler au stoïcisme qui, selon Karl Marx serait « la transfiguration morale de l’esclavage » mais plutôt à un renoncement caractérisé par une individualisation et une résignation des plus extrêmes. « Gars yi Ndimbel na si fekk lokho borom. » Quand les prix des denrées de premières nécessité augmentent nous positivons en disant « yalla bakhna » n’est ce pas génial cela ? Les plus optimistes quant à eux diront : « il faut prier pour avoir les moyens de faire face à cette haute vertigineuse des prix ». Cette manière de penser et « d’absence de faire » est révélateur d’une socialisation de l’inaction, de l’attentisme et de « non conscience collective ». Avec comme conséquence une résignation, et une acceptation de notre condition sans réels essais de changement social. 
La norme (au sens acceptation de valeurs) au Sénégal c’est de sauver sa peau en étant indifférent, voire aveugle aux souffrances de nos frères, amis, collègues, voisins… A l’intérêt général, aux problèmes sociaux, nous tournons le dos pour prôner la loi du « chacun pour soi Dieu pour personne » 
Au wertrational (une action de premier type dont la valeur est considérée comme fondamentale), nous préférons le zweckrational (l’une des conséquences de la multiplication du zweckrational ou actions de second type est la disparition d’actions gratuites faites pour une valeur, une cause) avec comme conséquence une individualisation chronique. Nous restons insensibles à la situation du pays du moment où nous tirons notre épingle du jeu. 
Le passage du « Sénégalais en soi » au « Sénégalais pour soi » est indispensable. Un Sénégal meilleur passe par un sénégalais nouveau cultivant l’amour de la patrie, le sens de la solidarité et du sacrifice sans limites. Le retour aux valeurs fondamentales est une des conditions sine qua none de l’émergence de notre pays. Seule une éducation élevant l’enfant (citoyen de demain) ou même l’actuel citoyen de sa condition individuelle afin de lui faire incorporer les éléments constitutifs de l’intérêt général et de la cohésion sociale peuvent nous permettre de sortir de ce gouffre. 
N’oublions jamais que l’histoire des guerres perdues se résume qu’en deux mots : trop tard. Trop tard pour se préparer, trop tard pour unir toutes les forces de résistance possible, trop tard pour rallier ses amis. Sauf miracle, la guerre pour l’émergence d’un Sénégal nouveau sera perdue : les très optimistes me diront « yalla bakhna », « garawoul ». Pour limiter les dégâts collatéraux, il nous faut d’une part libérer nos mentalités en les imposant des schémas de rigueur nouvelles érigés en règle de sorte à faire passer la solidarité, la probité comme nécessaires au sens philosophique du terme. 
D’autre part, marquer d’une encre indélébile comme non grata toute norme de résignation avec comme message : modèle de l’anti modèle à ne pas suivre. 
Une chose est sûre, le pays est en état d’alerte maximum, le mécontentement palpable, l’étincèle qui risque de déclencher le feu se nomme arbitraire, mécontentement. Nous avons tous notre part de responsabilité aussi minime soit elle, dernièrement les imams sont montés au créneau, montrant l’exemple de ce qu’est la citoyenneté et du rôle des élites, sans doute se sont ils rendus compte que si notre Sunugal venait à couler, même Di Caprio ne sera épargné à plus forte raison qu’un tel ou un tel. 
*Déprise : désigne en sociologie cette forme de désengagement, avec l’abandon progressif de certaines activités en fonction de la survenue d’incapacités. 
Lamine KANE  
Sociologue  
kane.lamine@hotmail.fr 
DRAME A KEDOUGOU, MARCHE DES IMAMS A GUEDIAWAYE.. La fin pour le régime de Wade ?  
par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN  
Le parti de Moustapha Niasse, l’Alliance des forces de progrès (Afp) est catégorique : les événements malheureux de Kédougou signent la fin du régime de Me Abdoulaye Wade. Le communiqué qui donne l’information soutient que le pouvoir en place a « épuisé toutes les gammes imaginables de mal gouvernance, de gabegie, d’affairisme » 
Pour l’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse, le drame de Kédougou, les marches des Imams contre la vie chère, constituent des événements annonciateurs du chant du cygne d’un régime, renseigne un communiqué daté du 24 décembre. Les « Progressistes » soutiennent que le régime de Me Wade « est arrivé au bout du rouleau, après avoir épuisé toutes les gammes imaginables de mal gouvernance, de gabegie, d’affairisme qui ont asphyxié le pays et les populations, sans épargner le moindre espace ». Et que « le temps n’est plus loin où, face à la colère du peuple, Me Wade et son régime seront obligés de se démettre ou de rendre l’Etat à la République ». Prendre en charge les impératifs de l’heure 
Les camarades de Moustapha Niasse ont fait part de leur détermination à « prendre en charge les impératifs de l’heure, en accord avec tous les autres partis membres de l’opposition patriotique et avec tous les démocrates de notre pays, dans le cadre de la construction d’une alternative concertée et claire, dans l’unité, au service du Sénégal ». 
Le Bureau politique de l’Afp soutient que la situation nationale est marquée par une tension de plus en plus aiguë, du fait du désespoir et de la colère du peuple « qui a définitivement tiré les leçons d’une rupture avortée, que le 19 mars 2000 avait annoncée ». 
Le Manque de discernement… 
Parlant des évènements tragiques de Kédougou, les « Progressistes » soutiennent qu’ils ont été provoqués par un « manque de discernement des tenants du pouvoir qui, à quelque niveau qu’ils se situent, ont été incapables d’appréhender, dans toute sa mesure, la profondeur de la frustration des populations dont le terroir accueille des investissements importants sans pour autant pouvoir en profiter, notamment pour lutter contre le chômage et le sous-emploi ». Le Bureau politique de l’Afp « condamne l’attitude irresponsable du gouvernement de Me Wade qui est comptable, au premier chef, de cette escalade qui a provoqué un mort et a été à l’origine de plusieurs blessés graves ». C’est pourquoi il « invite fermement le Gouvernement à faire preuve de sérénité dans la gestion d’un dossier aussi sensible ». Avant de « s’incliner devant la mémoire du disparu et présente ses condoléances attristées à la famille éplorée ». 
Les tenants du pouvoir ont opté pour le même autoritarisme, il y a à peine quelques jours, face à la détermination des populations de Guédiawaye qui voulaient organiser une Assemblée générale pour dénoncer la hausse vertigineuse des denrées de première nécessité et des factures de la SENELEC, dont tous les déficits sont manifestement comblés par les populations qui n’en peuvent plus. Le Directeur général de la SENELEC qui vient d’être limogé a, en réalité, fait les frais de ses aveux circonstanciés qui ont mis en évidence les graves manquements du gouvernement. Le Bureau politique de l’AFP exprime son soutien aux populations et aux imams de Guédiawaye, ainsi qu’à ceux d’autres localités qui luttent pour la préservation de leur pouvoir d’achat qui ne cesse de dégringoler. 
En tout état de cause, l’option pour la violence d’Etat, au service d’un groupe privé est, assurément, suicidaire, de l’avis des « Progressistes » Elle est d’autant plus suicidaire, renseigne la même source, qu’elle repose sur les violations continues de la Constitution qui consacre le droit de marche. 
L’hyperparti et son avatar, la génération du concret.  
par SUD QUOTIDIEN , samedi 27 décembre 2008  
La collusion de la noblesse d’Etat avec la noblesse d’entreprise a donné un air nouveau et une cure de jouvence économique à certaines victimes de la bourgeoisie défaillante en manque de repères sur les nouveaux enjeux économiques. On assiste plus à une classe sociale surplombant l’univers des rapports de production mais à une hyperbourgeoisie qui est l’expression des nouveaux rapports de force et qui se décrit comme « une collection d’individus, a la rigueur de familles, de destinées hétéroclites et d’origines diverses, dont on peut douter qu’elles constituent a terme un groupe social pérenne capable d’assurer sa domination dans la durée ». C’est l’émergence d’après Gaulejac de la lutte des places qui surclasse dans le champ des terminologies la lutte des classes. 
Plus qu’un pied de nez adressé au marxisme et à ses avatars invétérés, c’est une analyse fine et pertinente de la nouvelle donne qui précède l’éclatement des classes et de la restructuration du champ économique longtemps dominé par la dualité bourgeoisie et proletariat. Si l’analyse de Gaulejac nous intéresse c’est moins par la remise en cause des schèmes explicatifs entérinés en dogme dans un certain type de sociologie que par l’analyse de l’hyperbourgeoisie et de la lutte des places. Par le jeu des analogies et des rapprochements, nous avons crée le concept d’hyperparti à partir de certaines caractéristiques de l’hyperbourgeoisie pour l’appliquer au Parti Démocratique Sénégalais en essayant de découvrir la lutte des places qui règne dans cette formation politique. 
Le parti politique est généralement défini comme « un groupe social, organisé de manière durable, articule jusqu’à l’échelon local, en sollicitant le soutien populaire en vue de l’exercice direct du pouvoir. » Les partis remplissent deux fonctions principales, celle de structuration et celle de recrutement. La prise du pouvoir par le PDS avec l’appui de certaines formations politiques lui a fait perdre la première fonction assignée à un parti, la structuration. On y assiste à une logique de positionnement et de repositionnement, de déstructuration et de restructuration récurrentes qui ne permettent pas de l’analyser à partir d’une définition classique qu’on attribue généralement aux formations politiques. Pour étudier le PDS il ne faut pas l’appréhender comme parti mais comme hyperparti. Plus que le parti, l’hyperparti éclaire la lutte des places dans cette structure politique et les tentatives d’émiettement par des éléments qui lui semblent etre extérieurs. 
Le monde de l’hyperparti (le Parti Démocratique Sénégalais) est instable et son pouvoir plus instable que durable. On y voit des enrichissements fulgurants comme des chutes spectaculaires, des étoiles montantes et des disparitions soudaines. De plus « il n’existe pas entre ses membres des liens de solidarité qui les conduiraient à conduire des stratégies concertées. Bien au contraire, il s’agit d’un milieu dans lequel les positions ne sont jamais acquises, fondé sur un individualisme exacerbe, une fascination de l’argent et une culture de la compétition sans limites ». 
L’hyperparti est un ensemble d’individus qui se bercent dans l’illusion d’une toute puissance imaginaire. Ce monde est d’une « instabilité chronique semble obéir à une logique d’obsolescence permanente avec un renouvellement en permanence, attentive à ceux qui montent, indifférente à ceux qui chutent, centrée sur l’ici et maintenant, elle n’a pas de mémoire, pas de fidélité, pas d’attaches ». On assiste dans cet hyperparti à une seule constance à une véritable lutte des places qui fait déployer toutes les énergies et les forces aux seules fins de la mise a mort de l’autre pour une place au paradis, c’est-à-dire au cote du chef. 
On y assiste à une mise en scène exacerbée du simulacre et de la caricature pour montrer son dévouement au chef, son engagement et sa loyaute pour avoir une visibilité sociale, donc pour parler comme Moscovici, « pour obtenir la pleine reconnaissance de la majorité et dans l’esprit de ceux qui la composent » l’investissement de l’espace public par Farba Senghor, ses prises de position récurrentes qui frisent même le ridicule nous montre dans sa dimension la plus claire la logique d’incurie du PDS. Il se veut le défenseur absolu du maitre devant les hommes comme devant l’eternel, il est le gardien du temple, la voix absolue du maitre qui parle par delà les codes et les conventions qui régissent la gestion primaire d’un parti ou, plus sensiblement, d’un Etat. Son excuse, qui nous semble complètement gauche et dépourvue de bon sens, est qu’il est derrière le maitre et qu’il combat tout ce qui peut lui porter préjudice. 
En fait les gens à la carrure de Farba sont des maillons importants de la chaine de l’hyperparti. Ils sont les kamikazes d’un modèle autoritaire en déroulant les plans du chef avec une dévotion explicitement orthodoxe. C’est justement le fou du roi que Balandier décrit dans le pouvoir sur scène et qui dit des choses que les normaux n’osent pas prononcer. Mais son règne est semblable à sa chute, spectaculaire et surprenante. Mais on peut citer d’autres victimes malheureuses des furies de l’hyperparti comme Idrissa Seck, Macky Sall pour ne citer que les plus illustres. A la différence de ces déchus du PDS, il existe des groupes adeptes de la diversion qui veulent se positionner dans le parti avec une autre stratégie. C’est le cas de la génération du concret. 
La génération du concret, qui fait l’objet de toutes les convoitises par des arrivistes qui manquent de visibilité politique, par des novices en mal de stratégies dans un milieu domine par la complexité et l’incertitude, est l’illustration la plus parfaite de l’incurie et de la labilité dans le champ de cet hyperparti. L’émergence de cette génération « qu’on crée » n’est pas sans rappeler l’opposition toujours actuelle et permanente entre l’ordre du discours et l’ordre de l’action et la volonté d’investissement du champ politique par des technocrates vantés par leur pragmatisme. A côté des politiciens qui ont longtemps servi des discours plats et utopiques, elle veut investir la politique par le concret. 
En fait la génération du concret n’est qu’une stratégie mal déguisée d’un groupe qui cherche à exploiter à leur compte les zones d’incertitudes d’un parti mal structuré. Elle n’est pas extérieure à l’hyperparti, elle en est même intimement liée. La seule différence est que par delà le charivari et les invectives distillées à tout de go, les esclandres et les rixes pour se positionner, elle se veut action efficace et pragmatique, action calme mais parlante, action et non réaction. On connaît d’emblée les limites de la technocratie en politique et les risques qu’elle peut générer dans sa tentative de prendre le pouvoir. 
La gestion d’un Etat, comme le remarque Régis Debray dans l’Etat séducteur, ne se limite pas au concret, à la simple prestation de service, aux normes du solvable et du visuel. « Cédant aux tyrannies conjointes de l’œil et de l’or, il succombe sous ces banales machines qui ne savent que représenter ce qui est, non le devoir etre » l’objectif de la politique n’implique pas seulement le concret, il implique la transcendance, le rêve. 
Pour cerner le PDS avec l’objectivité que requiert toute analyse rigoureuse, il faut l’observer sous l’angle de l’hyperparti. Pour avoir une place de choix dans cet hyperparti, toutes les stratégies sont bonnes, y compris la création d’une génération faussement dite du concret. Cette génération est fille du PDS. Elle est la manifestation tatillonne de toutes les tentatives de positionnement dans un parti qui est le degré zéro de la structuration politique. 
Cheikh A A Gueye, DEA Sociologie 
Le Mouvement des IMAMS de Guediawaye Faut-il brûler la Senelec ?  
par , samedi 27 décembre 2008  
Le mouvement de contestation dirigé par des imams de notre pays continue d’occuper l’actualité et chacun y va de son commentaire : politiciens, sociologues, syndicalistes, les censeurs à la plumes... On décrète des certitudes « faillite des politiques » « faillite des syndicaliste, de la société civile et autres inepties du genre « le personnel de la Senelec a trop d’avantage »etc.. 
Ce mouvement, bénéficiant d’une grande sympathie auprès de nos populations est, à notre avis, l’expression d’une accumulation de frustrations résultant du renchérissement du coût de la vie ces derniers mois. Autrement on ne comprendrait pas que des Imams de Guediawaye se cristallisent sur les coûts de l’électricité alors que le riz est passé en moins de deux mois de 13 500F à 22 000 FCFA. Il en est de même des autres denrées de première nécessité. On ne comprendrait pas qu’on se focalise sur les factures de la Senelec, alors que d’autres dérivées des produits pétroliers sont dans le même cas C’est là, aussi, les limites d’un un tel mouvement. 
C’est pourquoi si des journalistes font dans le spectacle pour vendre leurs journaux, jusqu’à raconter des inepties et des contre vérités comme on en rencontre souvent ces dernières années dans la presse dans la presse à sensation, nos intellectuels, les hommes de bonne foi, soucieux d’aider notre pays à dépasser cette situation dans l’intérêt de nos populations, doivent éviter les conclusions hâtives, prendre plus de recul, faire des enquêtes sur ce mouvement, les vrais problèmes de la Senelec pour approfondir leur analyse avant de faire des conclusions théoriques hasardeuses, IL faut prendre le temps de se poser les bonnes questions. Par exemple : s’interroger sur la nature du mouvement. S’agit-il d’un mouvement des Imams ou des imams à la tête d’un mouvement revendicatif ? Qui sont ces Imams ? Leur degré de représentativité par rapport au corps des Imams de notre pays ? Leur niveau de vie ? Les problèmes de la Senelec ? la question de l’énergie ? , les actions de l’état, les contributions des bailleurs ?etc…. 
Pour notre part, nous allons essayer, à travers quelques considérations, d’apporter notre modeste contribution pour aider à mieux cerner le problème 
De la situation de la Senelec 
La Situation de la Senelec est marquée par deux problèmes majeurs : le capacité de production et la tension de trésorerie Le problème de la capacité de production a été, depuis plusieurs années, la principale cause des délestages. Toutefois il faut noter qu’avec les investissements entamés depuis quelques années et la réalisation des projets en cours, ce problème est en voie de résolution. Si ce n’était pas, d’ailleurs, l’incident de la centrale privée des américains (GTI), son impact dans les délestages actuels serait moindre. Quant à la tension de trésorerie, elle résulte de l’augmentation exponentielle du prix du baril ces dernières années. Elle a eu comme conséquence l’incapacité de la Senlec à faire face à ses charges dont la principale est l’achat de combustible pour faire fonctionner ses centrales 
De l’augmentation des factures d’électricité 
Face à la montée vertigineuse du prix du baril, la Senelec, a procédé à des augmentations de 6% en novembre 2007 et 17% en août 2008. Ces augmentations sont décidées par la Commission de Régulation du Secteur de l’Energie et devaient être respectivement 15 % et plus de 30%. 
Du Rôle de la Commission de Régulation 
Cette commission est indépendante de la Senelec. Elle régule le secteur de l’électricité et veille aux intérêts des uns et des autres (clients, producteurs, acheteurs..) C’est elle qui décide du niveau des tarifs en fonction des cours mondiaux du pétrole. Ainsi c’est elle qui décide de l’augmentation ou de la baisse des factures et de combien. C’est elle aussi qui veille au respect des engagements des uns et des autres et applique des pénalités à la Senelec en cas de manquements envers la clientèle. Les pénalités peuvent se traduire par une baisse du prix de l’électricité ou du refus de l’augmenter même si c’est nécessaire. Par exemple si le seuil des délestages dépasse un certain niveau, une pénalité est appliquée contre Senelec. 
De la relation entre les factures et le prix baril 
Ces derniers temps, on exige une baisse des factures car le prix du baril a baissé. On oublie malheureusement que cette baisse a commencé à une date récente alors que la montée du prix du baril a connu une longue période de montée. Ce qui a eu pour effet l’accumulation d’un important déficit de trésorerie à la Senelec . On peut facilement s’en rendre compte en comparant la courbe de variation du prix du baril et celle des factures de la Senelec , ces trois dernières années. IL n’ y a pas d’automaticité entre variation du baril et celle des factures. Même s’il y’a des relations de cause à effet, un délai est toujours de rigueur 
De la grille tarifaire 
La Senelec a, après autorisation de la commission de régulation et des autorités de la République, mis en place une nouvelle grille tarifaire. Cette grille qui change le mode de tarification de dégressif en progressif, a pour objectif de minimiser la facture des petits consommateurs et d’amener les gros à mener une politique hardie d‘économie d’énergie. Ainsi la Senelec pourra faire face à la demande, tout en limitant la mise en service de ses machines les moins économiques 
De l’effet conjugué de l’augmentation de 17% et de la mise en place de la grille tarifaire L’application simultanée de l’augmentation des tarifs et de la mise en place de la nouvelle grille tarifaire n’a pas permis de mesurer l’avantage de cette dernière pour le petit et moyen consommateur. En effet, pratiquement tous les clients ont connu des hausses et personne ne se pose la question en se disant s’il n’y avait pas la grille voilà réellement comment me reviendrait la hausse de 17%. C’est en faisant ce calcul que le petit consommateur aurait perçu l’intérêt de la nouvelle grille 
Une application en deux temps 17 % d’abord puis une mise en place de la grille quelques mois après aurait permis de mieux apprécier et l’effet des 17% et celui de la nouvelle grille tarifaire 
Un moment mal choisi 
La mesure de l’augmentation est intervenue dans une période relativement difficile pour nos populations ave les délestages de la Senelec, l’augmentation du prix des denrées de première nécessité et les dépenses liées à la korité, la tabaski et l’ouverture des classes etc 
Du rôle des bailleurs 
Même si les bailleurs ont contribué pour aider à la privatisation, ils ont exercé de fortes pressions pour une application rapide de la vérité des prix. La situation aurait été pure si l’état et la Senelec avaient appliqué le taux réel. C’est pourquoi, d’ailleurs, les partisans de la privation doivent être vigilents pour que l’intérêt des populations soient réellement pris en compte 
Des subventions de l’état et/ou des bailleurs 
Parfois on déclare avec tambours et trompettes des montants faramineux en guise de subvention. Mais nos journalistes ou censeurs à la plume ne font jamais la différence entre le moment de la déclaration et l’application effective. On ne pose jamais la question sur comment cette subvention est libérée ou utilisée (en globalité ou par tranche). S’agit-il de paiement d’arriérés ou de compensation de dettes etc… 
Les effets d’une baisse des factures sur la Senelec 
Si la tendance actuelle du coût du baril continue, une baisse du prix de l’électricité pourrait intervenir dans les prochains mois. Pour l’heure elle est inopportune car elle va avoir des conséquences sur la trésorerie de le Senelec qui a accumulé beaucoup de déficits, du fait du non réajustement automatique des tarifs. La Senelec aura des difficultés d’approvisionnement en combustible et les délestages ne s’arrêteront pas. Ce sera un sérieux handicap pour le développement de notre économie nationale. En ce sens le non paiement des factures est un mot d’ordre dangereux pour le pays. 
De prétendus avantages des agents la Senelec 
On gausse souvent sur les véhicules des cadres et des avantages du personnel. C’est une courte vue. Les agents de la Senelec n’ont pas plus que ceux des autres grandes sociétés de la place. Les taux d’augmentations de salaire sont identiques à ceux que l’état et le secteur privé ont appliqué à l’ensemble des travailleurs de ce pays. A part les véhicules la plupart des avantages existent depuis des années. A l’image de beaucoup de sociétés, Senelec a aidé ses cadres à obtenir des moyens de transport. La Senelec en gagne en réduisant les coûts de maintenance et l’achat de véhicules d’exploitation car les véhicules sont, avant tout, des outils de travail qui motivent Ce qu’on ne dit pas aussi, c’est qu’il s’agit d’un portage par une banque et que les agents participent fortement au remboursement. A ce niveau, nos journalistes, surtout ceux de la presse à sensation ne vont jamais au fonds des choses. C’est pourquoi, ils voient des 4*4 là où il y’a des Bora, des 307et des C4.Un journaliste sérieux doit vérifier ses informations, C’est une question de crédibilité et de moralité. Mieux le mensonge est la chose la plus détestable. 
Un mauvais procès 
On dit souvent que la Senelec ne rembourse pas en cas de détérioration de matérielle. C’est un mauvais procès car la Senelec a souscrit une police d’assurance pour le dédommagement des clients. Il appartient donc à ces derniers de saisir l’assurance en cas de préjudices. Toutefois, comme avec les véhicules, une chose est certaine l’assurance ne rembourse que sur la base de critères précis. Par exemple, un matériel pour être remboursé doit être déclaré auparavant 
Du rôle de l’Imam 
L’Imam est un guide. C’est pourquoi, la raison et la clairvoyance doivent prendre le pas sur le subjectif. Au-delà de sa propre personne, il représente une communauté. Le refus de payer les factures est un radicalisme qui ne dit pas son nom et peut avoir des conséquences imprévisibles. L’imam ne doit pas chercher, pour satisfaire ses revendications, la faillite de la Senelec. En posant un problème, il doit aider à trouver la solution. Pour cela, il faut une bonne maîtrise de la question et des propositions de compromis dans l’intérêt des uns et des autres. La Senelec n’est pas leur adversaire. Dans leurs adeptes, il y’a certainement des agents de la Senelec. 
En ce sens la Senelec et l’état se doivent de rencontrer les Imams, de leur parler le langage de la vérité et de les associer, au besoin, à la recherche de solution de sortie de crise 
De la nécessité pour l’état de revoir sa politique de subvention L’électricité est très chère et nos populations, sous l’effet conjugué des différentes augmentations des denrées et intrants, étouffent. Toutefois une baisse des tarifs, à l’heure actuelle, mettrait à genoux la Senelec. La seule solution, serait, à notre avis, en attendant les meilleurs jours, c’est-à-dire une baisse des tarifs de l’électricité, de mener une forte politique de subvention qui entraînerait non seulement une baisse des factures mais, aussi, permettrait. A la Senelec de remplir ses tanks en combustible, assez de combustible pour ne plus acheter au jour le jour. Ce sera une rude bataille contre les bailleurs ….Pourquoi pas car, aujourd’hui, en Europe et aux Etats-Unis, on injecte de l’argent dans les banques 
Badara FALL route des Fronts de Terre 
 
WALF FADJRI: 
Et si l’on méditait sur la marche des Imams ? 
 
 
La situation socio-économique que traverse notre pays est très difficile. Cela peut parfaitement se comprendre du fait de la crise mondiale. Il y a certains pays riches comme les Etats-unis, qui ne sont pas à l’abri des conséquences néfastes de cette crise. Les banques commencent à baisser rideau en grand nombre. Des sociétés automobiles, comme General Motors, Chrysler et Ford, sont obligées aujourd’hui de se séparer de leurs milliers d’employés en les mettant au chômage technique.  
L’Europe non plus n’est pas épargnée par cet état de fait. Même la grande Allemagne industrielle connaît en ce moment une récession. Partant de ce constat, il serait inimaginable, illusoire et même à la limite utopique de penser que l’Afrique subsaharienne sortirait indemne de cette crise mondiale sans précédent. Ainsi, dans notre pays, depuis un certain temps, tout le monde a pu constater le renchérissement du coût de la vie surtout avec les denrées de première nécessité. Les populations, dans leur écrasante majorité, peinent toujours à voir le bout du tunnel. Les jeunes, qui constituent la majorité sociologique de notre pays, voient de moins en moins les portes d’ouverture au marché de l’emploi.  
C’est l’une des raisons pour lesquelles certains d’entre eux ont cru devoir braver les eaux troubles de l’Atlantique, dans l’espoir de trouver un espace beaucoup plus favorable à leur épanouissement socioprofessionnel. Cela a été malheureusement le corollaire d’une comptabilité juvénile macabre. Les Sénégalais sont devenus irascibles et sont prêts à en venir aux mains pour le moindre malentendu.  
Ce comportement s’est même étendu en pleine rue et surtout dans les cars de transport en commun. Malgré tout, les populations ont pu contenir avec foi et dignité ces nombreuses difficultés qui les assaillent et les tenaillent quotidiennement. De nombreuses familles ont vraiment du mal à joindre les deux bouts au point de n’être plus en mesure d’assurer à leurs progénitures les trois repas quotidiens. A cela s’ajoute l’arrivée de la Senelec, avec ses factures exorbitantes jetées en pleine figure aux populations, dans un contexte difficile à tout point de vue et ceci nonobstant les coupures intempestives d’électricité.  
Pire encore, la Senelec est incapable de se justifier par rapport à cette situation. Ceux qui ont tenté de le faire ont malheureusement excellé dans le flou et le louvoiement par des explications évasives et approximatives. Ainsi, ce vent de mise en scène communicationnelle explicative a emporté sur son passage le directeur général de la Senelec, après que les imams de la banlieue, plus précisément ceux de Guédiawaye, sont montés au créneau pour dénoncer leur ras-le-bol. La sortie musclée de ces docteurs de la foi sera inscrite en lettres d’or dans les annales de l’histoire socio-politique du Sénégal, puisque c’est un fait inédit.  
Ils ont été érigés en peu de jours en héros nationaux par une bonne frange de la population. C’est un mouvement de révolte qu’il ne faut pas essayer de minimiser, comme tentent de le faire certains. Ces imams ont toujours prêché la concorde nationale et l’unité des cœurs dans ce pays. ‘Chaque situation nouvelle, doit créer une conscience nouvelle’, disait Karl Marx.  
Ainsi, je pense que l’Etat du Sénégal doit faire sienne cette maxime pour mieux prendre en compte et surtout au sérieux ce mouvement d’humeur des imams, qui sont devenus par la force des événements, des interlocuteurs valables. Les factures d’électricité de la Senelec ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est pourquoi, j’estime que la destitution du directeur général est une solution parmi tant d’autres. Ainsi, la logique voudrait tout autant qu’on destituât sa tutelle, en l’occurrence le ministre de l’Energie, Samuel Sarr, qui a lui a aussi montré ses limites objectives quant à la résolution des problèmes d’approvisionnement en électricité. Le problème de l’énergie revêt un caractère on ne peut plus sérieux qu’il ne faille pas lui trouver des solutions de pis-aller. Le cas échéant, les populations, sous la houlette des imams, ne manqueront pas de déverser leur bile dans la rue et ce serait regrettable à tout point de vue.  
Une problématique aussi sérieuse que celle de l’énergie, et qui se pose avec autant d’acuité, doit pousser les autorités de ce pays à se pencher davantage sur cette question. Le président de la République doit rabattre le caquet à ceux-là qui pointent un doigt accusateur sur l’opposition comme étant celle qui aiguillonne les imams. Loin s’en faut, quand on sait que ces derniers maîtrisent parfaitement les enseignements coraniques et ceux du Prophète (Psl). La religion islamique, qu’ils incarnent, récuse la mauvaise foi et surtout abhorre le mensonge, la corruption et la concussion. Et ils en sont plus que conscients.  
Il est de coutume de voir dans notre pays, en de pareilles circonstances, des boutefeux se débattent comme de beaux diables pour mettre de l’huile sur le feu. Personne ne doit les suivre dans leur entreprise machiavélique d’embrasement. Nous sommes aujourd’hui tous interpellés dans la préservation des acquis démocratiques, gage de notre stabilité. C’est ce qui a toujours fait du Sénégal, que nous aimons tous, un pôle de référence en Afrique. Au-delà de tout ce qui précède. Il faut que l’Etat essaie de trouver des mécanismes d’allègement du prix de l’électricité à travers une politique énergétique fiable conduite par des hommes rompus à la tâche et dont la compétence et l’expertise ne souffrent d’aucune équivoque. Une chose est de prendre des mesures mais une autre est de les appliquer. La gravité de l’heure et l’urgence du moment exigent de nos gouvernants des actions beaucoup plus concrètes.  
Ce mouvement d’humeur des imams est un précédent dangereux pour notre stabilité sociale et personne n’est aujourd’hui capable de mesurer les conséquences qui pourraient en découler si l’on n’y prend pas garde. En retour, les imams n’ont pas non plus le droit d’inciter les populations à la désobéissance civique par un refus catégorique de payer leurs factures. Ils ne doivent pas se gausser des lois et règlements qui sous-tendent le fonctionnement normal de notre pays. La radicalisation des imams ne saurait se justifier dans un pays où le dialogue et la concertation ont été toujours de rigueur, en amont comme en aval, encore que les pouvoirs publics n’ont pas mis la clef du dialogue sous le paillasson.  
Il n’y a pas de problèmes qui ne puissent pas connaître de solutions. Il suffit que toutes les parties prenantes engagent un débat sérieux en mettant en avant les intérêts supérieurs de la Nation. Cette situation a fait le tour du monde, puisqu’elle a fait l’objet d’un sujet à débattre sur les ondes de Rfi dans le cadre de l’émission Appel sur l’actualité de Juan Gomez. Ainsi, il est temps de montrer à la face du monde que nous sommes et serons toujours une Grande Nation capable de relever les plus grands défis.  
Alpha FALL Liberté 5 Dakar alfafall@hotmail.fr  
On ne se glorifie pas d’ateliers de montage automobiles  
 
 
A vrai dire, la prolifération au Sénégal d’ateliers de montage automobiles sous l’égide des nouvelles puissances industrielles avec le concours des pouvoirs publics freine le développement industriel véritable du Sénégal. Le régime libéral, tel un champion auréolé de gloire, a inauguré récemment en grande pompe, à Thiès, des ateliers de montage automobiles (Sen Iran- Auto SA, Sen Bus) comme si une étape importante vient d’être franchie vers un développement industriel véritable du Sénégal. Même si, le fer était importé à l’état brut pour être usiné (ce qui n’est pas le cas) en l’absence de fonderie pouvant transformer la matière première issue des mines de la Falémé pour la fabrication de pièces détachées, il serait convenable dès lors de parler d’usines de fabrication et de pôle de construction automobiles au Sénégal. A partir du moment où un processus de transformation industriel du métal existe, il est logiquement admissible de dire qu’on est en présence d’usines véritables de fabrication automobiles consécutivement à l’élaboration de pièces détachées à l’instar du projet Gaïnde qui avait permis de doter notre pays, vers la fin des années 70, de voitures utilitaires made in Sénégal.  
Toutefois, dans le cas où toutes les pièces sont importées en procédant à leur assemblage dans des ateliers, aussi bien à Iran Sen-Auto SA qu’à Sen Bus, il serait inadéquat d’affirmer qu’on est en présence d’usines et de pôle de construction automobiles. Il conviendra alors d’indiquer qu’on est en présence d’ateliers de montage ou de conditionnement du produit fini importé. Si bien que l’évocation de pôle de construction automobile et de croissance constitue un écart de langage (propos tenus à Thiès lors de l’inauguration) dans la mesure où il n’existe pas de valeur ajoutée créée, mais, plutôt, de mise en place de services pour assemblage et organisation d’une force de vente.  
Dans le cadre de la concurrence mondiale pour la pénétration des marchés dominés par les grandes marques (Mercedes, Toyota, Peugeot, Renault, Ford, Crysler, Fiat), les nouveaux pays industriels ( Chine, Inde, Iran) développent des stratégies originales de conquête de parts de marché en s’appuyant sur des formes d’organisation de la force de vente par des transferts d’activités de montage de pièces et d’implication des pouvoirs publics dans l’acquisition de parts de marchés (véhicules des Députés et Sénateurs, Dem Dik, Sen Bus, etc.). La Chine et l’Inde étant cités dans le monde parmi les pays les plus généreux donateurs d’argent occulte pour l’acquisition de parts de marché dans les pays sous développés.  
En plus des formes d’utilisation et d’intéressement des pouvoirs publics pour l’obtention de parts de marché, les pseudo délocalisations entrent dans la stratégie de développement d’une force de vente aux fins de modifier le modèle sénégalais traditionnel de consommation de véhicules importés au profit des produits provenant des nouvelles puissances industrielles émergentes.  
L’astuce serait de faire croire que les véhicules provenant de Chine, d’Inde ou d’Iran sont fabriqués au Sénégal alors qu’il n’en est rien avec le concours des pouvoirs publics jouant le rôle d’agents facilitateurs pour appuyer la pénétration des marchés locaux. Il faut faire apercevoir qu’on est dans la situation d’une concurrence déloyale en lieu et place d’une saine concurrence et d’une partialité des pouvoirs publics (participation de l’Etat du Sénégal dans le capital social des sociétés créés).  
Le développement industriel véritable du Sénégal, devrait s’inscrire, dans l’optique d’une volonté politique de valorisation des ressources locales par l’exploitation des mines de fer au Nord du Sénégal et leur transformation dans des fonderies en des composantes métalliques pour la fabrication des pièces détachées en amont et, en aval, de construction d’automobiles Made in Sénégal… Thiès demeure la capitale du rail en dépit d’un déclin d’activités, cependant, ce n’est pas le Président Senghor qui a fait de cette cité la capitale du rail contrairement à l’allusion du Président Wade (les multiples ateliers d’entretien et de réparation ferroviaires étant transformés en ateliers de montage automobiles par Sen Bus et Iran Sen SA ).  
C’est bien la puissance coloniale française avec le Dakar Niger qui a fait de Thiès la capitale du rail. Thiès ne deviendra, non plus, un pôle de constructions automobiles sur les restes des ateliers d’entretien et de réparation ferroviaires sans la fabrication de pièces détachées sur place et la transformation du métal brut.  
Certes, il y a lieu de développer la coopération Sud Sud, non pas sur la base d’un échange nous confinant davantage dans des positions d’éternels consommateurs de produits finis importés provenant de nouveaux pays émergents, mais, sur la base d’une coopération horizontale mutuellement profitable à l’instar des Ics et pouvant développer nos capacités d’exportation. Pour mémoire, nous voudrions bien rappeler, qu’après les indépendances, il y avait déjà au Sénégal des ateliers de montage automobiles Berliet où beaucoup de Sénégalais, aujourd’hui retraités, ont travaillé, attestant de l’ancienneté de cette forme d’importation de véhicules en pièces détachées dans la stratégie des puissances industrielles étrangères de développer des forces de vente et de conquête des marchés.  
Un pôle de construction automobiles et de croissance au Sénégal entrant dans le processus d’un développement industriel véritable au Sénégal ne pourra être effectif qu’avec la création de fonderies, la valorisation de nos ressources nationales par l’exploitation des mines de fer de la Falémé et la transformation du métal dans des usines complètes de fabrication.  
Kadialy GASSAMA Economiste, Rue Faidherbe X Pierre Verger Rufisque  
 
 

 

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