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PUISSANT avis de DETRESSE

 
Pourquoi Me Wade a peur de la Cour des Comptes 
 
La remise du rapport annuel de la Cour des Comptes de 2005 et 2006 au Président de la République a constitué une nouvelle phase dans la Grande Offensive Contre les Institutions de la République. En effet, le Président de la République est entré dans une colère noire qui cache très mal la peur bleue que les autorités de l’alternance ont de la Cour des Comptes. Il a même utilisé la tribune de l’installation du Premier Président de la Cour Suprême et du Procureur général près ladite Cour pour rediffuser ses diatribes sur la Cour des Comptes. En vérité, que reproche le Président de la République à la Cour des Comptes ?  
 
Il lui reproche d’avoir outrepassé ses prérogatives et de jouer à être une duplication de l’Inspection générale d’Etat. Par les déclarations d’une telle nature et d’une si basse facture, le Président de la République montre sa totale méconnaissance des attributions d’une cour des comptes. Ceci est confirmé, par ses propos, lorsqu’il déclare que la Cour est issue de la Commission de Vérification des Comptes et de Contrôle des Entreprises publiques (CVCCEP). 
 
Monsieur, le Président, vous faites fatalement erreur. La Cour des Comptes n’est pas issue de la Commission de Vérification. Elle est plutôt, l’émanation de la section des comptes du Conseil d’Etat qui, elle-même, a pris le relais de la 3ème section de la Cour suprême créée par l’ordonnance n° 60-17 du 03 septembre 1960. Alors que la CVCCEP mise en place par le décret n° 72-1015 du 26 juin 1972 et découle du régime juridique induit par la loi 72-48 du 12 juin 1972 relative aux établissements publics, aux sociétés d’économie mixte et aux personnes morales de droit privé bénéficiant du concours financier de la puissance publique. En 1999, lors de la création de la Cour des Comptes, la CVCCEP a été intégrée dans la Cour avec le statut de chambre.  
 
Suivant ses déclarations, le Président de la République veut confiner la Cour des Comptes dans le jugement des comptes des comptables publiques. En disant que la Cour dépasse ses attributions constitutionnelles, le Président de la République étale, sur cette question toute son ignorance et rame gravement à contre-courant de l’histoire et de l’évolution notée dans ce domaine grâce aux apports fécondants de la doctrine et de la jurisprudence. 
En effet, cette fonction décrite par le Président de la République constitue ce qu’on appelle le contrôle juridictionnel (le jugement des comptes) par opposition au contrôle non juridictionnel qui représente l’activité d’audit de la Cour. Aujourd’hui, partout dans le mondé, le contrôle juridictionnel exercé par les cours des comptes est progressivement délaissé au profit de l’audit. En effet, le jugement des comptes, malgré toutes ses nombreuses contraintes et rigidités, ne peut déboucher, en matière de sanction que sur la mise en débet du comptable public, laissant ainsi en rade aussi bien le système, les procédures que les personnels de la phase administrative, notamment les ordonnateurs et les administrateurs des crédits. La mise en débet du comptable public, quant à elle, consiste à faire payer le comptable, de ses deniers propres, lorsqu’il néglige de recouvrer une recette ou lorsqu’il paye une dépense irrégulière, ce qui est une forme de rétablissement du budget et non une sanction véritable. 
 
Aujourd’hui, la tendance universelle consacre un glissement tendant à supprimer le jugement des comptes et à spécialiser les cours des Comptes dans : 
l’audit des services de l’Etat ; 
l’audit des entreprises publiques ; 
l’évaluation des politiques publiques ; 
le contrôle de performance. 
 
Le Président de la République a déclaré, en outre, au cours de cette audience de remise du rapport public, que la Cour des Comptes marche sur les plates bandes de l’Inspection générale d’Etat (IGE). 
 
Ce que doit savoir Monsieur le Président de la République, c’est que la Cour des Comptes est l’Institution supérieure de Contrôle (ISC) au Sénégal. Elle n’est ni l’égale, ni la concurrente de l’IGE. La proximité géographique et institutionnelle de celle-ci avec le Président de la République peut lui donner des ailes mais elle ne saurait être à la hauteur de la Cour des Comptes. La Cour des Comptes, par son indépendance et son externalité par rapport à l’administration du pouvoir exécutif, dépasse l’IGE dans toutes les perspectives. Que l’on comprenne bien le statut de l’IGE. Elle regorge d’hommes et de femme talentueux et compétents pouvant effectuer un travail de qualité mais elle demeure une institution administrative de contrôle au service du Président de la République. Et, entre les mains du Président Wade, elle peut constituer son bras armé dans le cadre de ses batailles politiques. Alors qu’il ne saurait en être ainsi en ce qui concerne la Cour des Comptes. 
 
En effet la Cour des Comptes est un démembrement du pouvoir judiciaire. Et, en tant que tel, elle programme son activité et son contrôle en toute indépendance. En effet, concernant son programme et conformément aux dispositions de l’article 9 de la loi organique n° 99-70 du 17 février 1970 sur la Cour des Comptes, le Président de la Cour « arrête le programme annuel d’activité préalablement délibéré en comité des rapports et programmes. Il le transmet au Président de la République », ceci exclusivement en guise d’information. Le Président de la République n’a aucun avis, même consultatif à donner sur le programme de contrôle de la Cour des Comptes. 
 
Au lieu de raconter des inepties sur la Cour des Comptes et le dépassement de ses attributions, le Président de la République a tout intérêt statuer sur ses dépassements budgétaires et à relire les textes régissant cette juridiction à moins qu’il n’ait le dessein inavoué parce qu’inacceptable de procéder à leur toilettage en vue de la rendre inoffensive. Il devra revisiter notre droit positif pour se rendre compte que toute l’activité de la Cour est strictement conforme aux dispositions constitutionnelles et à celles de la loi organique n° 99-70 du 17 février 1970 sur la Cour des Comptes. 
 
En effet, suivant les dispositions pertinentes du 5ème alinéa de l’article 92 de la Constitution « la Cour des Comptes juge les comptes des comptables publics. Elle vérifie la régularité des recettes et des dépenses et s’assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les services de l’Etat ou par les autres personnes morales de droit public (souligné par nous)». Ce qui est confirmé, de part en part, par l’article 27 de la loi organique citée ci-dessus. On y trouve : 
1er alinéa : « La Cour des Comptes, par l’intermédiaire de la Commission de Vérification des Comptes et de Contrôle des Entreprises publiques, vérifie les comptes et contrôle la gestion des entreprises du secteur public (souligné par nous) » 
2ème alinéa : « De la même façon, elle peut vérifier les comptes et la gestion de tout organisme dans lequel l’Etat ou les organismes soumis au contrôle de la Cour, détiennent, directement ou indirectement, séparément ou ensemble, une participation au capital social permettant d’exercer un pouvoir prépondérant de décision ou de gestion » 
3ème alinéa : « La Cour contrôle les institutions de sécurité sociale, y compris les organismes de droit privé qui assurent en tout ou en partie la gestion d’un régime de prévoyance ou de retraite légalement obligatoire » 
5ème alinéa : « La Cour peut également exercer un contrôle du compte d’emploi des ressources collectées auprès du public (souligné par nous), dans le cadre de campagnes menées à l’échelon national par tout organisme public ou privé faisant appel à la générosité publique » 
6ème alinéa : « La Cour a la faculté d’exercer un contrôle de la gestion de tout organisme bénéficiant, sous quelque forme que ce soit, du concours financier ou de l’aide économique de l’Etat ou des organismes publics qui relèvent de la Cour (souligné par nous)». 
 
En dehors de ces pouvoirs, la Cour des Comptes a, même, des attributions spécifiques en matière de discipline financière. C’est ainsi que peuvent être déférés devant la chambre de discipline financière de la Cour des Comptes « tout fonctionnaire, tout militaire, tout magistrat, tout agent de l’Etat, tout membre du cabinet du Président de la République, du Président de l’Assemblée nationale, du Président du Sénat, du Premier Ministre ou d’un ministre (souligné par nous), tout agent d’une collectivité publique ou d’un établissement public, d’une société nationale, d’une société anonyme à participation publique et généralement, de tout organisme bénéficiant du concours financier de la puissance publique, toute personne investie d’un mandat public (souligné par nous) et toute personne ayant exercé de fait lesdites fonctions, à qui il est reproché » des fautes de gestion. 
 
En essayant de confiner l’activité de contrôle de la Cour au jugement des comptes, le Président de la République ignore ou feint d’ignorer que le contrôle non juridictionnel, titre du chapitre VII de la loi organique, englobe « tous les aspects de la gestion (souligné par nous) ». Et, sous cet angle, « la Cour apprécie la réalisation des objectifs assignés, l’adéquation des moyens utilisés, les coûts des biens et services produits, les prix pratiqués et les résultats financiers » (2ème alinéa de l’article 67). Et suivant les dispositions de l’article 71 de la même loi organique « la Cour peut entendre, sur ordonnance de son président, tout fonctionnaire, tout gestionnaire de fonds et de biens publics ainsi que tout membre d’un corps de contrôle ». 
 
Au vu de tout cela, on peut valablement comprendre que la Cour n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Elle est, plutôt, très loin d’assumer toutes ses responsabilités et d’exercer la plénitude de ses prérogatives. 
 
Et parmi celles-ci, deux mécanismes échappent au Président Wade et donnent la trouille aux pouvoirs publics : 
l’indépendance de la Cour dans le cadre de l’adoption de son programme annuel de contrôle ; 
l’existence du rapport public annuel qui est un élément majeur de sensibilisation de l’opinion et des bailleurs et un indicateur fiable de la qualité de la gestion publique. 
 
Tout laisse croire que le Président Wade a l’ambition diabolique de « retailler » les attributions de la Cour des Comptes et d’en faire un tribunal des seuls comptables publics, c'est-à-dire une Cour des comptables publics. Le peuple sénégalais et les bailleurs doivent comprendre que la Cour des Comptes est la soupape de sécurité, le verrou de sureté pour une réelle transparence dans la gestion des finances publiques. Dans ce domaine, c’est le dernier rempart. Ils devront, par conséquent, barrer la route aux tentatives maladroites et indécentes du Président Wade de l’arrêter en si bon chemin pour l’empêcher de "fouiner" au sommet et ceux qui sont en route vers le sommet. Il est clair que la Cour des Comptes ne joue pas pleinement son rôle aujourd’hui mais le seul fait que sa présence génère une peur bleue dans les rangs des pouvoirs publics montre qu’elle est sur la bonne voie. 
 
Mahmoud AMAR 
Juriste 
mamar11@hotmail.com 
 
 
 
 
 
 
Xalima: 
Nécessité urgente d’un large front unitaire des forces de progrès, pour une unité d’action homogène et cohérente, un objectif de l’heure. 
« Toutes les actions ou prétendues actions sont accomplies pour échapper à la souffrance et d’atteindre le bonheur » [Arnaud Desjardins] Extraits de Tu es cela A ces heures graves que vit notre nation, il me semble urgent, de recentrer les efforts de tous ceux qui sont vraiment préoccupés au plus haut point, par la situation inquiétante que traverse notre pays, vers un grand ensemble de nos forces vives. Mais entendons-nous bien, nous nous mettrons ensemble pour servir le pays et nos concitoyens (...)  
« Toutes les actions ou prétendues actions sont accomplies pour échapper à la souffrance et d’atteindre le bonheur » 
 
[Arnaud Desjardins] Extraits de Tu es cela  
A ces heures graves que vit notre nation, il me semble urgent, de recentrer les efforts de tous ceux qui sont vraiment préoccupés au plus haut point, par la situation inquiétante que traverse notre pays, vers un grand ensemble de nos forces vives. 
Mais entendons-nous bien, nous nous mettrons ensemble pour servir le pays et nos concitoyens mais, non point pour nous servir nous-mêmes, comme c’est le cas avec le régime actuel issu de l’alternance. 
Pour réaliser un tel objectif, un large rassemblement de toutes les forces de progrès économique, social et culturel est absolument nécessaire, surtout face à un pouvoir qui ne recule devant aucune bassesse pour se maintenir à la tête du pays. 
Beaucoup d’énergie de ces forces dispersées offre l’occasion rêvée au régime en place, de disposer de tout son temps, pour poursuivre sans crainte aucune sa politique malfaisante qui plonge notre pays au fond des abîmes, faute de forces conséquentes opposées. Cette dispersion inopportune à l’heure, permet aussi au régime et à son chef de file Me Wade de mater toute velléité de protestation ou de résistance populaire des organisations sociales, des citoyens libres, de la Société civile, des opérateurs économique et j’en passe pour empêcher de jouir pleinement de leurs droits et liberté. 
A l’heure actuelle, il n’existe que deux camps bien distincts dans notre pays, le camp du pouvoir, composé de tous ceux qui profitent honteusement des ressources nationales sans en avoir le droit et aussi sans état d’âme d’une part, et, d’autre part, celui des citoyens qui peinent à joindre les deux bouts chaque jour davantage. 
Face à ce tableau et pour l’histoire, tous les citoyens sénégalais, quels qu’ils soient, doivent se déterminer clairement par rapport à ces deux camps, parce que, nous sommes à l’heure d’un choix décisif pour sauver notre pays. 
Il n’y a aucun doute pour ceux qui vivent au Sénégal, je dirai même, qu’il est évident pour tous que les méfaits de ce régime, n’épargnent aucun secteur d’activité de la nation et frappent de plein fouet toutes les populations qui vivent honnêtement du fruit de leur labeur. 
Ceci étant, il est déplorable de constater avec beaucoup de regret, que le camp le plus important, le plus massif et qui subit tout le poids de la crise ne puisse avec détermination s’organiser et rassembler ses forces pour faire face à un régime de déprédation, qui ne se soucie nullement des préoccupations les plus élémentaires des populations, mais vit malgré tout, dans l’opulence et la gabegie. Quelle indécence ! 
C’est justement le bilan négatif de ce régime de 2000 à nos jours qui devait être l’élément déterminant et fédérateur de toutes les victimes innocentes, pour l’avènement d’un tel front venu à maturité. Notre vécu avec la gestion libérale à savoir : une république qui devient simplement nominative ; une violation intempestive et constante de la Constitution, qui se modifie selon la volonté et les besoins du moment du chef de l’Etat, avec la complicité d’une Assemblée nationale complètement à sa dévotion et simple caisse de résonance ; une crise économique et sociale sans précédent qui a fini par mettre à genou les entreprises nationales – par une dette intérieure d’environ 200 milliards- ; la dilapidation des ressources financières du pays à des fins personnelles, dans des dépenses somptueuses inopportunes, improductives et inutiles ; un monde du travail qui souffre de la modicité de ses salaires qui ne sont pas parfois payés à temps, s’ils ne restent pas impayés des mois durant ; une cherté de vie qui écrase certaines familles qui n’en peuvent plus, si ce n’est pas la flambée des prix de denrées et services de première nécessité, c’est la Sénélec qui vient ôter le peu d’espoir sur lequel se fondaient les ménages pour joindre les deux bouts ; une éducation au rabais qui, sur le papier occupe « 40% » du budget national mais qui dans la réalité bat de l’aile au niveau de tous les ordres d’enseignement, sans parler des enseignants victimes de promesses fallacieuses et imprécises, dont le caractère vague est la preuve de son manque de sérieux ou de crédit, il s’y ajoute, que les dates d’applications font l’objet de report à l’infini ; le système sanitaire ne se porte guère mieux, en effet, presque toutes les structures sanitaires sont démunies du minimum nécessaire pour fonctionner correctement et pourtant elles traînent selon le ministre de la santé, 14 milliards de dettes, les détournements et les scandales au plan médical font la Une de la presse ; dans le monde rural, c’est encore pire, là, on nous étale des plans et programmes allant du Rêva à la Goana, au moment où notre agriculture meurt à petit feu, on nous abreuve de promesses fumeuses qui ne verrons jamais le jour parce que chimériques et ne se fondant pas sur des bases concrètes ; un niveau de corruption insoupçonné qui gangrène notre société, à telle enseigne que la morale et l’éthique semblent devenir des « contre-valeurs » ; la jeunesse principale victime de l’arnaque de plein emploi de Me Wade, doit se remémorer ce douloureux souvenir pour ne plus tomber sous le charme de promesses démagogiques qui prennent l’allure d’un refrain. Voilà sommairement quels aspects parmi tant d’autres de l’œuvre funeste du régime libéral. A l’heure actuelle, c’est le délestage du patrimoine national par une liquidation aux allures de bradage de toutes nos sociétés qui étaient des fleurons de l’économie nationale (Méridien Président, actions de l’Etat à la Sonatel, Sénélec, etc.). 
Tout ceci a été supporté par le peuple sénégalais dans le calme et la dignité, devant le regard médusé de l’ensemble des forces sociales et acteurs politiques tétanisés. En tout cas, jusqu’ici, aucune réaction à la dimension de l’agression du pouvoir sur les populations, n’a encore vu le jour et, toutes les tentatives ou même gestations, ont été étouffées dans l’oeuf, faute parfois d’une unité d’action des forces en lutte autour de l’essentiel. 
Les choses allant ainsi en crescendo et de mal en pis, sans qu’aucune lueur d’espoir ne pointe à l’horizon. 
Logiquement, la plupart d’entre nous, sont arrivés à la conclusion qu’il n’est plus question pour aucun Sénégalais de bonne foi, d’accorder le moindre crédit à un tel régime qui gouverne notre pays virtuellement. 
C’est sans doute, les circonstances et les raisons qui ont insufflé un fort courant de sentiments patriotiques à des Sénégalais, qui se sont levés pour entreprendre une telle initiative de haute portée citoyenne et patriotique, qui est l’idée des Assises nationales sans exclusive. 
Et, pour mettre en forme cette idée bienvenue, des forces politiques diverses, la société civile, des personnalités indépendantes, des opérateurs économiques et de simples citoyens sur le sol national et la diaspora, tous dans un élan patriotique et citoyen ont jugé la situation du pays extrêmement grave pour ne pas dire catastrophique, pour demeurer encore indifférents et bras croisés, sans rien entreprendre. 
C’est ainsi que sont nées les présentes Assises nationales, pour réfléchir sérieusement sur les problèmes qui se posent au pays et leurs éventuelles solutions possibles. Initiative saluée par de larges franges de la nation sénégalaise tant au niveau national que dans la diaspora. 
Cette étape importante c’est-à-dire les travaux des Assises, une fois franchie, on aura besoin d’un cadre approprié, réceptacle de ses conclusions. Elles devront trouver un répondant, précisément un cadre constitué des forces vives de la nation disposées à mettre en œuvre les fruits de cette réflexion féconde issue de notre expertise nationale de haute facture. Ce cadre naturellement, ne peut être qu’un large front unitaire où aucune force de progrès économique, social et culturel n’est a priori exclue. 
En attendant les conclusions de ces Assises, toutes les forces sociales qui concourent au suffrage universel et naturellement les citoyens électeurs, devraient se préparer et se tenir prêts pour ne pas être surpris les évènements. 
Connaissant la nature du pouvoir libéral, il est capable d’organiser les élections locales à l’improviste, rien que pour barrer la route aux adversaires les plus sérieux, capables de le battre. Ainsi, au lieu de s’atteler à la préparation administrative, matérielle, psychologique etc…, pour parer à toutes les éventualités, nous assistons à une passe d’armes stérile et préjudiciable et même prématurée entre des partis politiques, partie prenante de la solution envisagée pour remettre le pays au travail. C’est dommage, pour ne pas dire irresponsable de leur part ! Ressaisissez-vous, si vous voulez bénéficier de la confiance de vos concitoyens les plus consciencieux. 
C’est incroyable et même révoltant de voir combien certains Sénégalais qui se disent démocrates et républicains sont attachés au mot chef, comme à l’époque de nos anciens chefs de canton. C’est un stigmate probablement hérité de la colonisation, comme nos grands parents croyaient, en dehors du chef, tout le reste est peu important, ce qui est faux. C’est comme si, un citoyen simple ne pouvait pas être plus respectable et utile à la république que le président de la république, qui assume une fonction. Par exemple si un citoyen, qui est bien une qualité, s’acquitte correctement de ses devoirs et droits, là où le président de la république gardien de la constitution, viole celle-ci, dilapide les deniers publics et s’arroge de force tous droits non prévus dans la constitution, et ne dit pas la vérité à son peuple, il est jugé comme un mauvais citoyen qui n’assume pas ses charges selon les attentes et doit être traduit pour délit de parjure à la Haute Cour de justice. Tout ceci, pour vous dire que la qualité de l’homme n’est pas attachée à sa fonction sociale, car elle la précède généralement. 
C’est pourquoi, nous devons savoir et pouvoir en tant que citoyens électeurs, distinguer ceux qui convoitent le pouvoir comme sacerdoce pour servir leur peuple, et ceux qui le cherchent, uniquement comme source d’enrichissement et de puissance, à l’image de ceux qui sont en place. Ainsi, nous devons être très vigilants et assez regardants sur les indices ou signes extérieurs qui ne trompent pas souvent. 
Un régime qui est incapable d’assurer l’autosuffisance alimentaire de son peuple, la couverture sanitaire correcte de son territoire etc.., et qui se met à claironner pompeusement la création d’usines de fabrication de voitures, de camions gros porteurs et même de petits avions selon le ministre des Mines, ne trompera personne, sauf ceux qui le voudraient. En tout cas, nous qui étions là depuis 8 ans et avons été bernés pendant tout ce temps, nous ne sommes pas si naïfs pour croire encore à ces balivernes. 
Il n’est plus possible dorénavant de camoufler les vices et les tares car, chacun de nous peut avec loisir prendre la mesure exacte de l’incapacité du gouvernement à régler les problèmes du pays depuis 8 ans. L’excuse de l’inexpérience, de la méconnaissance, du temps insuffisant et que sais-je ? Tout cela ne peut plus prospérer auprès des citoyens qui ont vécu l’enfer libéral. La preuve est irréfutable qu’ils sont handicapés par leur incompétence sur toute la ligne d’abord et ensuite par la malfaisance et une gestion scandaleuse des ressources nationales. Par conséquent, le doute n’est plus permis sur la nature du régime de Me Wade, pour tout patriote sénégalais conscient de ses responsabilités, que c’est un régime incapable. 
Dès lors, les consultations locales de Mars 2009 – au cas où elles auraient lieu bien entendu- constitueront un test de grandeur nature pour les forces sociales de progrès, mais surtout pour les citoyens électeurs qui devront sanctionner sans équivoque et négativement ce régime, et traduire en acte leur ferme volonté de renvoyer tous ces mange-mil dans leur nid, afin d’élire d’autres citoyens compétents au service des populations et qui sont à même de traduire dans les faits et selon les règles, la problématique de la décentralisation dans la transparence. Notre pays regorge des compétences avérées à suffisance pour s’auto administrer valablement. Mais pour y arriver, nous devons tous, avec détermination, exprimer cette volonté en acte concret dans les urnes, en faveur des candidats que nous aurons nous-mêmes investis en connaissance de cause. Plus de vote par procuration ou téléguidé, de diguël, d’achat ou de vente de carte d’électeur moyennant de l’argent. L’expérience nous prouve nettement aujourd’hui, que ceux qui distribuent de l’argent pour les suffrages, ne comptent nullement travailler pour la communauté mais, plutôt pour eux-mêmes. 
Les élections locales sont réellement celles de proximité, et là, nous nous connaissons tous assez. Si l’hypocrisie, les intérêts égoïstes et personnels sont mis à part, pour uniquement le seul intérêt général de la communauté, nous parviendrons à choisir de bons candidats pour nos collectivités locales. 
Le syndrome de la division est aussi un adversaire de taille pour un large front unitaire des forces sociales et de progrès, particulièrement au sein des formations politiques, il est temps d’y mettre fin une fois pour toutes. 
La condition sine qua non pour cela, c’est d’abord de considérer, que nous n’avons qu’un seul adversaire, et c’est le pouvoir de Me Wade. Ensuite, que nous devons choisir les meilleurs candidats parmi les meilleurs, en écartant toutefois le particularisme partisan, tels que les critères ethniques, régionalistes, linguistiques, confrériques, religieux pour mettre en avant, après le dénominateur commun d’être sénégalais, la compétence, la probité morale et l’éthique. 
Ensemble et unis, nous vaincrons le monstre mais séparés, j’ai de sérieux doutes sur la victoire. « L’intelligence doit vivifier l’action ; sans elle, l’action est vaine. Mais sans l’action, comme l’intelligence est stérile ! »  
[Roger Martin du Gard] Extrait de Jean Barois.  
Mandiaye Gaye 
Gaye_mandiaye@hotmail.com... 
 
SUD QUOTIDIEN: 
VIOL ET TRAHISON AU COEUR DE LA REPUBLIQUE : AU DELA DE MACKY, IDY ET TOUS LES AUTRES...LA HONTE  
par SUDONLINE.SN , dimanche 30 novembre 2008  
Ca y est ! Après moult rebondissements et autres revirements, Macky Sall est finalement parti de la tête de l’Assemblée nationale par la seule volonté du secrétaire général du PDS, Abdoulaye Wade. La guerre de Troie...oh, excusez ce lapsus de ma part, la guerre des chefs n’aura pas lieu. Malgré les multiples interventions et autres plaidoiries en faveur de l’ex Président de l’Assemblée nationale, la sentence du roi a été implacable. Le roi a gagné, vive le roi ! 
En suivant le déroulement de ce triste feuilleton qui aura tenu en haleine tout le peuple sénégalais et marqué tous les esprits jusqu’à son épilogue (est-ce vraiment fini ?), je ne peux m’empêcher de me poser cette lancinante question : pouvons-nous, à la lumière de ce qui vient de se passer, être fiers d’être sénégalais ? 
Jadis considéré comme la vitrine de la démocratie en Afrique, le Sénégal est devenu en huit années de règne libéral le pays de tous les extrêmes avec à la clef un recul sur le plan démocratique qui aura sans doute été ressenti comme une humiliation par un peuple violé et trahi au plus profond de ses convictions par des hommes auxquels il avait cru devoir faire confiance. Mais, le plus regrettable dans cette affaire, c’est la manière dont les principes ont été bafoués et sacrifiés sur l’autel des ambitions politiciennes et les conflits et autres contentieux élevés à un niveau d’affrontement qui frise la bassesse, avec toujours comme principal protagoniste Wade. « Ngoor si moy nitou fitna ». 
De Moustapha Niasse à Macky sall en passant par Idrissa Seck, Wade a toujours fait de la confrontation avec les autres son mode opératoire tout comme les Etats-Unis ont du reste fait de la guerre leur politique étrangère. Sinon, comment comprendre qu’il ait toujours trouvé les moyens d’entrer en conflit avec tous ceux qu’il a eu à nommer comme chefs de gouvernement et qu’il s’est même permis, par moments, de nominer...comme dans les oscars. Où sont passés les lauriers autrefois tissés à la gloire de Idy puis de Macky avant qu’il ne les voue aux gémonies en les vilipendant de la manière que l’on sait et en les traitant de tous les noms d’oiseaux ? S’agissait-il juste d’un plan machinalement élaboré pour snober et endormir l’ennemi afin de ne lui laisser aucune chance au moment de lui asséner le coup fatal ? En fait, personne ne vous a jamais rien fait. Vous cherchez juste à affaiblir tous ceux qui vous entourent et qui sont susceptibles d’entraver la voie que vous avez tracée pour votre fils. 
A Moustapha Niasse, il a été reproché d’avoir créé une instabilité au sommet de l’Etat... en lorgnant le fauteuil du Président de la République. A Idrissa Seck, il a été reproché d’avoir détourné des deniers publics avant que son principal accusateur, Wade lui-même qui l’avait publiquement accusé et envoyé en prison ne le blanchisse comme du kaolin en déclarant sans sourciller : « Ceux qui l’ont accusé n’ont pas apporté la preuve de leurs accusations. » Qui « ceux » ? A Macky Sall, il est reproché une insubordination au camarade secrétaire général national du PDS...Wade. Triste chef d’accusation que celui-ci ! Vraiment, le ridicule ne plus. 
Pour dire vrai, tout cela ressemble à un cirque doublé d’un bal masqué où les principaux acteurs avancent armés d’un mépris et d’une certaine condescendance à l’égard des sénégalais. J’ai à ce titre été profondément scandalisé par les propos tenus par Wade après que Macky a été défénestré du perchoir de l’Assemblée nationale même si par ailleurs ces propos ne doivent pas nous surprendre venant de quelqu’un comme Abdoulaye Wade : « Macky et Idy m’ont trahi, je leur ai donné le pouvoir et ils sont devenus complètement fous. », « J’avais décidé de donner le pouvoir à Macky mais... », « J’ai tout entre mes mains et j’en donnerai à qui je veux ». Dites-moi Monsieur le Président, est-ce à vous de donner le pouvoir ? 
L’utilisation de la première personne du singulier « je », à lui tout seul, témoigne de la conception que ce type a du pouvoir, une conception que je qualifierai bien d’extrêmement dangereux. S’il y a cependant un point sur lequel je suis tout à fait en phase avec Wade, c’est comme le rappelait si bien Nietzche : « Le pouvoir rend fou » et on a comme l’impression que le pouvoir a tellement rendu fou ce Monsieur Wade, cet opposant au pouvoir, qu’il en est arrivé à oublier que ce pouvoir qu’il incarne aujourd’hui n’est ni un legs encore moins un bien qu’il aurait hérité de son père, de sa mère ou de quelqu’un d’autre. Ce pouvoir, il l’exerce par la seule volonté du peuple qui le lui a confié un soir de mars 2000 et dont, malheureusement, il a fait un mauvais usage au détriment de ce même peuple. Sous cet angle-là, le pouvoir ne saurait alors faire l’objet d’une quelconque forme de dévolution successorale. 
Permettez-moi Monsieur le Président de vous dire ceci : vous n’avez rien entre vos mains. Vous n’avez jamais rien eu autre entre vos mains tachetées de sang qu’une bande de nervis (vos calots bleus) que vous avez toujours instrumentalisés, téléguidés et jetés, telle une meute de chiens à l’assaut des édifices publics et d’honnêtes citoyens à l’image de Me Babacar Sèye, ce digne fils du pays qui, de son vivant, aura passé un demi siècle de sa vie à servir son peuple et que vous avez lâchement fait assassiner par la bande à Clédor, la version sénégalaise de la bande à Baader. C’est d’ailleurs assez hallucinant de voir comment vous avez réussi la prouesse de caser, au cœur de l’appareil d’Etat, ces ex casseurs professionnels et autres criminels sans foi ni loi après les avoir graciés puis amnistiés grâce à cette fameuse loi dite Ezzian en utilisant encore...l’Assemblée nationale. Décidément, on ne pourra jamais compter le nombre de sales besognes que cette assemblée aura exécuté durant votre règne. 
Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous dire que vous avez toujours été un jamais gagnant jusqu’à ce que le peuple décide de vous confier son pouvoir, en toute liberté. Vous êtes au contraire redevable à ce peuple pour vous avoir fait confiance au moment où personne n’avez confiance en vous et/où vous-même avez perdu tout espoir d’arriver un jour au pouvoir et pourtant... 
Alors, si vous n’avez pas de respect pour vous-même, ayez au moins un peu de respect pour ce peuple à qui vous devez tout à qui vous avez perdre ce qui essentiel dans l’existence de tout peuple : l’espoir, cet espoir né au lendemain de l’alternance. A force de continuer à parler comme vous le faites en tout lieu et en toutes circonstances, vous risquez de reléguer dans l’ombre le mérite de tout un peuple qui avait décidé de prendre son destin en main un soir de mars 2000. Je sais que c’est ce que vous cherchez à faire mais soyez persuadé, Monsieur le Président, que vous ne réussirez jamais à orienter le sens de l’histoire. 
Descendez du mûr de votre piédestal et mettez-vous au niveau du peuple pour mieux comprendre ses souffrances et ses exigences. Faites preuve d’un peu d’humilité car un esprit supérieur ne se vante pas. Si vraiment vous êtes un fervent talibé mouride comme vous ne cessez, d’ailleurs, de le crier sur tous les toits du monde (ce dont personnellement je doute profondément), inspirez-vous alors des actes de celui dont vous vous êtes toujours réclamé, feu Serigne Saliou (que la terre lui soit légère), celui-là qui n’a jamais fait de tort à qui que ce soit et qui a toujours manifesté un total dévouement à l’égard de Dieu et à l’égard de tous ceux qui, un jour ou l’autre, ont croisé sa route et sont restés ou repartis. 
Le problème, Monsieur le Président, c’est que vous êtes incapable d’adopter un telle posture car ce qui vous nourrit, c’est en fait le culte de la personnalité mais c’est aussi cela qui risque de vous perdre car vous êtes un homme trahi par ses dérives. Le problème, c’est que vous ne croyez en personne d’autre qu’à votre famille que vous pensez supérieure aux autres. Mon fils a eu ceci, ma fille a fait cela, ma femme était ceci etc...etc...etc...Pour vous, les onze millions de sénégalais ne comptent que pour du beurre Jadida. Permettez-moi de vous dire que votre fils n’a pas eu ce que n’a pas déjà eu le fils d’un autre, votre fille n’a pas fait ce que n’a pas déjà fait la fille d’un autre, votre femme n’est pas ce que n’a pas déjà été la femme d’un autre. Vous essayez juste de leur trouver une respectabilité qu’ils n’auront de toutes façons jamais. 
Donnez-vous la peine de sortir un peu de votre univers de fantasme inconscient et vous vous rendrez compte que nos universités, nos centres de formation, nos marchés, nos maisons où vivent encore nos braves parents, regorgent d’hommes et de femmes de valeur capables d’avoir les ambitions les plus nobles pour leur pays mais aussi et surtout de les traduire en concret. La noblesse ! Voilà ce qui vous manque, Maître. 
Je ne parle même pas de ces milliers de sénégalais vivant à l’extérieur et qui se font distinguer dans tous les domaines d’activités. Vous comprendrez, alors, que vous et votre famille ne sauriez être les seules créatures sur terre qui mériteraient que l’on se focalise sur leur inconscient. Pour Freud, la psychologie sociale précède la psychologie individuelle, ce qu’il entend par la théorie des « foules ». 
Plutôt que de vous enorgueillir d’avoir des compatriotes de cette nature, vous vous plaisez à les dénigrer et à les attaquer par simple jalousie. L’exemple du secrétaire général de la FAO, Monsieur Jacques Diouf, en est une parfaite illustration. Partout où vous passez, vous aimez vous exhiber et vous donner en spectacle sans vous rendre compte qu’à travers vos comportements, vous vous ridiculisez en même temps que vous faites honte à tout le peuple sénégalais. Prenez le temps d’écouter les émissions interactives qui se passent dans la presse nationale et étrangère et vous verrez ce que l’opinion pense maintenant de notre pays jadis cité en exemple en matière de démocratie. Monsieur le Président, vous ne vous faites pas honneur, vous ne faites pas non plus honneur à votre pays. 
De grâce, ne voyez point en mes propos quelque attaque personnelle que ce soit et ne voyez pas non plus en moi un de vos ennemis inconnus car je sais que ceux qui vous entourent et que vous avez honteusement réussi à convertir en prébendiers, parce qu’ils vous caressent dans le sens du poil, sont passés maîtres en l’art de vous trouver des ennemis partout et nulle part. C’est juste que je ne pouvais passer sous silence vos déclarations parues dans la presse nationale et qui relèvent de dérives verbales graves, des déclarations que je trouve indignes d’un homme d’Etat qui, de surcroît, se trouve au crépuscule de sa vie. Incarner le pouvoir n’autorise pas tout...être d’un âge très avancé n’excuse pas tout non plus. La sagesse, elle se mérite. 
Sachez que nul ne détient le pouvoir et ce que vous croyez détenir et qui semble si lourd à porter pour vous au point de vous rendre à la fois fou et prétentieux, c’est d’ailleurs assez amusant de voir la manière dont vous vous en gaussiez, n’est en fait qu’un semblant de pouvoir. Le vrai pouvoir, Monsieur le Président, il n’est pas entre vos mains, il est entre les mains du Tout Puissant qui en confie la direction à ses minuscules créatures que nous sommes et qui peut nous le retirer à tout moment sans avoir à nous avertir, encore moins à nous prévenir. Je m’adresse à ceux qui croient en l’existence d’un dieu qui se situe au dessus de tout ce qu’un esprit non averti ne pourrait comprendre et à ceux qui sont capables de mettre la raison, cette faculté pensante, à a place de la spontanéité. 
Ces mises au point apportées, permettez-moi maintenant de revenir sur ce qu’on a qualifié « d’affaire Macky » et qui aura paralysé le fonctionnement de nos institutions depuis des mois, voire des années pour marquer ma profonde indignation car j’estime que le temple de la représentation nationale ne saurait être un lieu de règlement de compte. Ce doit être un lieu de refuge et de recours où la voix du peuple doit résonner et/où ses gémissements doivent se faire entendre. Un lieu de la prise en charge de ses préoccupations. Hélas, ce lieu a été le théâtre d’événements que l’entendement humain ne pouvait imaginer 
Vous avez dénaturé ce lieu Ô combien symbolique au point d’en faire aujourd’hui un espace où l’hypocrisie et l’imposture se mêlent aux « moulaye thieguine » et autres insultes d’individus abjects dont on peut se demander si réellement ils ont un tant soit peu de respect pour ceux qui les ont mis au monde. Le vote de la destitution de Macky a été l’occasion pour certains députés d’en venir presque aux mains et pour d’autres l’occasion de proférer les pires injures que l’on aurait jamais imaginé pouvoir sortir de la bouche de gens qui gardent encore un minimum de connaissance de l’importance de l’Homme aux yeux du créateur et de son semblable. « Bougnou Guèné Ma...Damay...Sa... » Astahfiroulah ! 
Voilà, Monsieur le Président, le triste spectacle que vous et vos députés nous avez livré et qui, je n’en doute pas instant, vous a profondément fait plaisir. Tout ce merdier n’est que l’œuvre de cagoulards et de taulards tapis dans l’ombre et agissant pour le compte du gourou et du bourreau que vous êtes. Vous n’avez jamais hésité à mettre en état d’alerte les forces répressives de de l’Etat (police, gendarmerie, armée, justice, services secrets) et ses forces idéologiques (les médias) à chaque fois qu’il s’est agi de combattre un adversaire politique gênant. Mais sachez que cela, le peuple, même s’il semble garder un silence inquiétant, ne vous le pardonnera jamais. Et si comme cela ne suffisait pas, les femmes du PDS de Diourbel se crêpent les chignons pour une affaire d’un billet que vous les aurez offert pour un pèlerinage. Et dire qu’elles se livrent à ce triste spectacle pour aller dans un lieu aussi saint que la Mecque avec toutes les conditions de pureté intérieure comme extérieure que cela requiert... Si ce sont des gens comme vous et votre bande qui incarnez aujourd’hui les valeurs de la République, alors il faut désespérer de la situation. Il arrivera cependant un jour où la coupe sera pleine. 
Au final, cette affaire aura eu, au moins, le mérite de montrer le degré de cynisme et de machiavélisme qui caractérise cet homme de quatre vingts cinq ans qui nous dirige aujourd’hui et qui aura montré tout au long de son règne que la postérité il n’en a rien cirer, seul compte pour lui le présent, seul compte pour lui le pouvoir. Machiavel disait : « La politique, c’est l’art de gérer des gens en dehors de toutes considérations morales (... ) gouverner, c’est mettre le sujet hors d’état de nuire ». 
L’ambition de Wade, c’est justement de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui seraient tentés de perturber le plan qu’il a sournoisement concocté depuis son accession au pouvoir et qui devrait se traduire par une forme de monarchisation au sommet de l’Etat. Ce n’est aujourd’hui un secret pour personne que l’ambition de celui qui a qui a publiquement déclaré dans un numéro de Jeune Afrique être un adepte du despotisme éclairé et du césarisme démocratique c’est précisément de transmettre le pouvoir à son fils seule manière, pense t-il, de protéger le môme et sa famille contre les dérives dont ils sont coupables depuis qu’il a accédé à la magistrature suprême. C’est là, et nulle part ailleurs, qu’il faut trouver les raisons de l’acharnement dont tous les chefs de gouvernement ont fait l’objet de la part de Wade. Ils ne peuvent pas tous être bons...mais ils ne peuvent pas non plus tous être mauvais. 
Que me l’on comprenne bien, je ne suis ni un pro-Macky ni un pro-Monsieur X ou Monsieur Y. Je considère d’ailleurs que ce Macky a une lourde part de responsabilité dans la situation chaotique qui vit actuellement le pays. A ce titre, il devra impérativement rendre des comptes sur pas mal de choses qui se sont passées durant tout le temps qu’il a été chef du gouvernement tout comme Idrissa Seck devra s’expliquer sur les « chantiers de Thies », Mame Madior Boye sur les griefs qui lui sont portés à propos du naufrage du « Diola » et Moustapha Niass sur tel ou telle chose dont il aurait fait l’objet d’accusation. Le peuple veut savoir, le peuple a le droit de savoir. 
Seulement, nous récriminons avec véhémence le procédé utilisé et qui a constitué à mettre à nu nos institutions en les utilisant comme arme de guerre pour combattre des adversaires politiques. Ne nous y trompons pas, le PDS est en guerre...contre lui-même. La constitution du pays ne saurait pour autant être un outil de règlement de comptes. Malheureusement, dans cette affaire Macky, Wade et sa bande sont allés trop loin. Ce qui devait être au dessus de toutes contingences politiques et politiciennes a été malmené jusque dans ses profondeurs par un homme sans scrupule et qui, depuis son accession au pouvoir n’aura de cesse de gouverner à coups de décrets, de lois et de réformes constitutionnelles avec une Assemblée nationale (qui n’en est pas une) entièrement acquise à sa cause. 
Le Moi est haissable comme disait Pascal mais ce qui est à la fois haïssable et inadmissible dans cette affaire, c’est qu’elle soit produite à un moment où les préoccupations devraient être ailleurs. En essayant d’analyser cette situation, nous ne nous situons point à un niveau personnel ou partisan mais nous nous situons au niveau des principes. Nous estimons qu’il aurait fallu dire à ce je m’en foutiste de Wade que la constitution d’un pays ne saurait être ni un jouet ni une sucette pour des gamins en mal d’amusement car ce qu’ils ont fait à l’Assemblée, ce sont vraiment des gamineries, ils se sont comportés comme des gamins de six ans. La constitution d’un pays est un outil qui peut se révéler être une bombe à retardement prête à exploser à tout moment. Le cas de la Côte d’Ivoire en est là pour nous édifier. 
Ce qui choque véritablement dans l’affaire Macky, c’est moins le fait qu’il ait été traqué et poussé vers la sortie comme un vulgaire malfrat, mais c’est plutôt la manière honteuse dont Wade a piloté ce dossier en faisant sauter un certain nombre de choix et de référentiels démocratiques qui avaient, jusque-là, fait l’objet de consensus. Le but de tout cela : faire partir un homme à qui il a reproché d’avoir commis une erreur politique en convoquant son fils. 
Depuis quand le fait de convoquer quelqu’un à qui on a confié des responsabilités à l’échelle nationale à venir s’expliquer devant les représentants du peuple doit être considéré comme une erreur politique ? Que celui-ci soit le fils du président qu’est Karim wade ou le fils d’un paysan n’est pas l’essentiel car toute personne qui accepte d’occuper des responsabilités doit accepter de rendre des comptes, même sous la contrainte en cas de nécessité. 
En réalité, ce que semble ignorer Wade (il ne l’ignore pas en fait), c’est que dans ce scandale de l’ANOCI, il s’agit de centaines de milliards du contribuable que l’on ne saurait passer par pertes et profits. Au delà des frustrations et des récriminations que cela a pu susciter, c’est le contrat social que Wade et ses pseudo députés ont rompu. Cela, ils en répondront tôt ou tard devant le tribunal de l’histoire. Qu’il s’agisse de politique, de religion, d’économie, de justice, de moeurs et de tout ce que vous pouvez imaginer, c’est à une entreprise de désacralisation à laquelle nous assistons depuis l’arrivée de cet homme au pouvoir. Au fond, y a t-il vraiment quelque chose de sacré chez Wade ? 
Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, ce n’est ni plus ni moins qu’une confiscation de tous les espaces de liberté et nul ne sait où tout cela risque de nous mener. Des gens que je qualifierais de « défenseurs mercenaires », et que je ne me donnerai même pas le temps de répondre, ont malgré tout trouvé, je ne sais d’ailleurs comment, des arguments débiles pour tenter de nous convaincre que Macky devait démissionner dés l’instant qu’il n’avait plus la confiance du camarade premier secrétaire. 
Les tenants de ces propos à l’esprit aussi tordu qu’un tourbillon devraient comprendre que le statut du Président de l’Assemblée nationale, tout comme du reste celui du Président de la République, sont tous les deux régis par la constitution et que le chef de l’exécutif ne saurait ni imposer encore moins enjoindre le Président du Parlement de démissionner. Sous ce registre-là, Macky a eu raison de dire non au nom d’un principe tout simple en démocratie : la séparation du pouvoir. C’est ce principe-là que nous défendons et pas autre chose. 
Finalement, sur la base de basses manœuvres politiciennes, Wade finira alors par trouver un autre subterfuge pour faire partir Macky grâce à la loi dite Sada Ndiaye (pas lui quand même pour ceux qui le connaissent). Là aussi, le plus désolant aura sans doute été la position des juges constitutionnels qui ont trouvé une parade pour valider constitutionnellement cette loi, au grand dam de Wade et de ses députés, en commettant ce qui n’est rien d’autre qu’une hérésie judiciairo-constitutonnelle. Ceci est vraiment regrettable. 
Parlant de la guerre en Irak, Chirac disait à Bush : « Maintenant, si vous restez c’est le chaos, si vous partez c’est le chaos ». La question que j’ai envie de me poser est de savoir comment tout cela va se terminer car le Sénégal risque de ne pas survivre à l’après-Wade. Nous avons tous envie de le voir partir car lorsque les fondements de la cohésion sociale sont menacés, voire ébranlés, c’est du devoir du peuple de se lever comme un seul homme pour dire non. Nul n’a le droit de rester insensible face à la forfaiture car la défense de l’éthique républicaine ne saurait être quelque chose de négociable. Mais, Wade a tellement posé de bombes à retardement que s’il reste ce sera le chaos, s’il part ce sera le chaos. Alors, que devons-nous alors faire ? Faites vos jeux, rien ne va plus... 
Amadou Mbaye  
75013 Paris  
hama.amadou@hotmail.fr 
MISE EN PLACE D’UNE POLITIQUE PUBLIQUE D’INTELLIGENCE ECONOMIQUE, « L’identification de secteurs prioritaires, un préalable » selon un expert  
par APS , samedi 29 novembre 2008  
(Aps) – Le Sénégal qui ambitionne de se doter d’une politique publique d’intelligence économique devrait au préalable procéder à l’identification de secteurs d’actions ‘’prioritaires’’, a suggéré jeudi à Dakar Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique de Paris. 
Il s’agit d’abord de ‘’trouver des secteurs prioritaires d’intervention pour développer des actions pilotes et exemplaires pour valoriser une démarche d’intelligence économique’’, a-t-il indiqué lors de son exposé présenté au cours d’une ‘’journée d’information et appropriation axée sur l’intelligence économique’’. 
Cela suppose ‘’faire de la stratégie, trouver des projets cohérents (…), le reste c’est de l’anecdote’’, puisque ‘’vous avez la possibilité de créer des instruments adaptés pour répondre à des objectifs précis’’, a ajouté le directeur de l’Ecole de guerre économique de Paris. 
Selon lui, l’intelligence économique se définit par ‘’la maîtrise et la protection de l’information économique’’ pour l’acticité économique et utiliser cette information ‘’pour bien faire, pour s’enrichir, pour ne pas s’appauvrir’’. 
L’intelligence économique se distingue de l’espionnage économique car elle se développe ouvertement et utilise principalement des moyens légaux, se conçoit dans un esprit d’éthique par rapport à des structures d’autorité, en premier lieu celles des Etats et celles des entreprises. 
‘’L’information économique nous dit que dans le monde actuel, il est impossible de penser une stratégie (économique) sans s’interroger sur l’usage de l’information’’, a-t-il déclaré, en ajoutant que ‘’dans les rapports de force économique, il n’y a jamais de guerre déclarée’’. 
‘’C’est très rare qu’une entreprise dise ouvertement : je veux la peau de telle autre entreprise’’, a-t-il indiqué. Selon lui il s’agit dans ce domaine il s’agit surtout d’actions ‘’diffuses, difficiles à identifier. Beaucoup ne figurent jamais dans un article de presse’’. 
‘’L’intelligence économique, c’est penser le développement, mais c’est aussi bien comprendre que l’économie, ce n’est pas seulement : j’innove, je fabrique, je vends’’, mais aussi et surtout les réseaux d’affaires, le lobbying notamment, a poursuivi Christian Harbulot. 
‘’L’intelligence économique, a insisté M. Harbulot, c’est à la fois une sagesse et un bon sens pour comprendre le développement (…) par l’information, par la capacité humaine, par la technologie sans jamais oublier que quand on vend quelque chose aujourd’hui, quelqu’un d’autre n’a pas venu et voudra un jour prendre sa revanche’’. 
Il a suggéré la création à propos de sites Internet, pour contourner le ‘’déficit fondamental de l’éducation’’, en procédant dans ce cadre à l’éducation des plus jeunes sur ce que représente ‘’le marché public d’information’’. 
‘’Un des clés d’une démarche d’intelligence économique, c’est de trouver des résultats’’ qui feront que ‘’tout le monde se dit : ça sert à quelque chose’’, a fait valoir le directeur de l’Ecole de guerre économique de Paris. 
Des ‘’enjeux simples, mais essentiels’’ consistent dans ce cadre à ‘’identifier des stratégies gagnantes, trouver de l’information utile, apprendre à diffuser à temps réel et de manière compréhensible. 
Organisé par le Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) et l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), ce séminaire est destiné aux hauts fonctionnaires de l’Administration publique sénégalaise, aux officiers généraux et supérieurs de l’armée, de la police, des sapeurs-pompiers, de la douane, des Eaux et Forêts, etc. 
Cette rencontre constitue ‘’un point de départ important’’ pour la mise en place d’une politique publique d’intelligence économique au Sénégal, a relevé Abdoulaye Baldé, secrétaire général de présidence de la République. 
La globalisation et la mondialisation ne signifient pas ‘’la fin des rapports de forces’’ dans le domaine militaire, économique et géostratégique, a ajouté M. Baldé qui a présidé la cérémonie d’ouverture du séminaire. 
Les résultats de ce séminaire viendront ‘’renforcer et surtout conforter’’ l’option consistant à mettre en place une politique d’intelligence économique destinée en particulier à se prémunir contre ‘’d’éventuelles menaces’’, a-t-il poursuivi. 
Un dispositif logé au ministère de l’Economie et des Finances existe pour cela, mais il n’est ‘’pas tout à fait complet’’, a rappelé le secrétaire général de la présidence de la République selon qui les résultats de cette rencontre permettront de le renforcer. 
 
Seneweb.com : Lundi 1 Déc 2008 
Nouveau parti : Macky Sall crée l’Alliance pour la République ( APR )  
L’ancien président de l’Assemblée nationale, Macky Sall, a déposé auprès du préfet de Dakar les statuts d’une nouvelle formation politique, l’Alliance pour la République (APR). Les statuts du nouveau parti, dont les contours seront définis par M. Sall, ont été déposés auprès de l’autorité préfectorale de Dakar, représentant le ministre de l’Intérieur. Les responsables du nouveau parti devraient se retrouver dans un hôtel dakarois ce lundi après-midi pour décliner leurs ambitions nationales.  
Selon toute vraisemblance et si l’on en croit son bras droit Me Alioune Badara Cissé, Macky Sall devrait déclarer sa candidature à la prochaine élection présidentielle prévue en février 2012. L’ancien Premier ministre devrait clairement déclarer son encrage dans l’opposition sénégalaise. Macky Sall a été ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et maire de Fatick, avant d’être contraint à la démission. 
WALFADJRI: 
La démocratie plébiscite Obama en Amérique, la monarchie débarque au Sénégal Macky Sall  
 
 
‘Je ne chante pas la politique, je ne chante que la vérité’ (Myriam Makéba)  
Mardi 4 novembre 2008, la démocratie a élu Barack Obama en Amérique. Quelle belle leçon de tolérance ! Notre peuple a applaudi. L’événement inédit et inouï le mérite pour trois raisons au moins : il consacre la suprématie du bon sens sur les autres considérations raciales, régionalistes et claniques, pousse les jeunes leaders politiques à avoir confiance en eux et crée l’espoir de voir, grâce à son aspect symbolique, des communautés humaines, oubliant leur différence, se rapprocher d’avantage dans la paix des cœurs et des esprits. Nous saluons le peuple américain qui a su s’élever au-dessus des clivages de tout ordre pour porter, pour la première fois, un Noir à la tête de leur pays ; Martin Luther King l’a rêvé, les fils d’Amérique l’ont réalisé démocratiquement. Le chemin fut long et pernicieux mais enfin… Il a réussi à rendre possible la fraternité. Nous le félicitons pour cette nouvelle leçon de démocratie.  
Pourtant, l’adversaire de Barack Obama est du même camp que le président sortant ; ce camp n’a pas manipulé le texte fondamental de ce pays pour se maintenir. Il a respecté avec dignité les règles du jeu électoral jusqu’au bout. Parce que, chez eux, la dévolution monarchique du pouvoir n’est pas d’actualité. Parce que les hommes politiques de ce pays ne sont ni des complexés, ni des ignares, ni des mange-mil prêts à picorer sur les prairies de la bassesse pour rassasier leur faim, étancher leur soif. Parce que c’est leur pays qui les intéresse. Ils ont choisi la jeunesse, ils ont choisi l’espoir… ils ont choisi Obama. Aujourd’hui, l’histoire est fière d’eux, l’humanité très émue devant cet universalisme.  
Dimanche 9 novembre 2008, la monarchie vient de débarquer notre président de l’Assemblée nationale malgré le désaccord et le dépit manifestés par tous les démocrates de ce pays soucieux du respect des principes fondateurs de notre République. Après avoir écouté pendant des heures les enfantillages des parlementaires du parti au pouvoir face aux arguments républicains de ceux qui refusaient la forfaiture orchestrée par le Pds au détriment de la bonne santé de notre constitution, le ministre Abdou Aziz Sow, représentant le gouvernement, dit ce lapsus très édifiant sur l’état d’esprit de ses pairs : ‘Je ne peux que constater les dégâts…’ Mon Dieu ! Que nous arrive-t-il ? Voilà un groupe de députés qui ne savent absolument rien de leur mission et se f… éperdument de la République et du peuple. Ils sont contents lorsqu’ils s’insultent copieusement les uns les autres au sein de l’hémicycle. Et pourtant, ils s’appellent, sans gêne, des frères de parti. Leurs querelles de chiffonniers n’arrêtent pas de perturber le bon fonctionnement de nos institutions. Lorsqu’une autorité n’a en soi ni l’’éthique de responsabilité’ ni l’’éthique de conviction consciente’, elle n’hésite pas, pour atteindre ses ambitions scabreuses, de verser dans l’insolence et les folles attitudes qui n’honorent ni sa dignité ni l’image de son pays. Une telle autorité est nuisible à la société parce qu’elle détient, le plus souvent, par devers elle, la puissance de faire mal, la force de durer dans la bêtise si rien n’est fait pour l’arrêter et aussi de l’influence sur les esprits les moins avertis grâce à ses médias et ses richesses illicites.  
Pendant que la machine à broyer du Macky Sall était mise en branle à la place Soweto, l’ambigu Djibo Kâ lançait en filigrane à Bopp devant ses inconditionnels, raillant de façon surprenante le parti de ses anciens camarades socialistes, que ce n’est pas à soixante ans qu’un homme ou un animal va pousser des dents de lait. Il sait pourtant qu’un parti n’est pas un animal ni un homme, mais un groupe d’hommes et de femmes de toutes les catégories d’âge. Loin de nous donc l’idée d’exclure les sexagénaires de la gestion de nos pays, de la diversité politique et du débat constructif.  
Toutefois, Djibo devait aller jusqu’au bout de sa logique et conter à qui de droit cette boutade chargée de philosophie, malgré son apparence ironique. A notre avis, c’est un excellent conseil à donner aux chefs d’Etat octogénaires qui cherchent à se scotcher vaille que vaille au pouvoir. Nonobstant sa raillerie pour plaire certainement à Me Wade, ce dernier semble admirer le Ps au point de confier la plupart des leviers de son propre parti et de l’Etat à des transhumants socialistes dont l’un, en l’occurrence Sada Ndiaye, vient de secouer négativement notre République par une loi impopulaire et antidémocratique.  
Ils ont, encore une fois, charcuté notre constitution pour arriver à leur fin. Quand j’entends des députés dire avec aisance et sans rechigner que Macky Sall, n’étant plus dans les bonnes grâces du président de la République, devait démissionner depuis longtemps de son poste à l’Assemblée, j’ai honte et je me demande où se situe notre chère République dans ce charabia tyrannique, surtout que le Conseil constitutionnel brille par ses déclarations d’incompétence devant sa mission d’arbitre sur beaucoup de recours déposés sur sa table. Que fait-on de la séparation des pouvoirs, gage d’une République réelle ?  
Le peuple les avait élus pour qu’ils lui garantissent la réalisation d’une existence paisible et prospère, des fins idéales… A la place, le conflit entre ce qui devrait être dans un Etat de droit et ce qui est réellement, rend lugubre le destin de la nation. L’Etat fait dans les contraintes intérieures constantes et l’intimidation pour nous installer dans la conciliation corruptrice, la subordination sournoise, l’antagonisme angoissant. Ces gens oublient que l’idéal d’un peuple, quel qu’il soit, n’est pas seulement dans le champ des théories politiques, des illusions offertes sous forme de promesses alléchantes et sans lendemain. L’idéal d’un peuple intègre les questions d’éthique, de valeurs qui doivent guider toute action visant son bien-être.  
En écoutant le discours de Macky Sall, en écoutant son coup de gueule, je me suis dit : enfin… il a parlé. ‘Il n’y a rien en l’homme qui ne soit couvert par la dignité’, nous lance-t-il. Il a quitté le navire Pds, d’autres vont suivre. Leur patron aime ça ; briser les figures influentes de son parti. Le fait-il par jalousie ou pour satisfaire des calculs politiques véreux ? Allez savoir ! Lorsque toutes les grosses pointures seront décapitées, la Génération du concret pourra facilement phagocyter ce parti et se mettre ‘en route vers le sommet’. Mais attention ! Qu’ils sachent qu’ils ne pourront pas continuer impunément à plonger notre démocratie dans le précipice sans recevoir le revers de la médaille un jour ou l’autre.  
‘Résistance républicaine’, nous dit Macky Sall ! Il a raison. Nous l’avions une fois souligné dans un article intitulé : ‘Ne soyons pas euphoriques avec ce limogeage de Farba Senghor’ : on n’arrête pas les sévices d’un bourreau avec ses larmes ; on organise sa résistance ou l’on périt. Il est temps pour notre peuple d’organiser sa résistance. Aux hommes du pouvoir, qu’ils tirent les leçons de la Côte d’Ivoire, du Congo, etc. Le Sénégal n’est pas sur la planète Mars. Il est sur cette terre, dans un continent qui s’appelle Afrique, rongé par des conflits interminables. Méfions-nous de l’argument selon lequel nous ne connaîtrons jamais de conflit à cause des saints qui peuplent notre sol. La terre irakienne est remplie de saints, néanmoins, les canons du gangster George Bush ont tonné dans ce pays.  
Ce qui peut nous prémunir des éboulements regrettables, dans ce contexte de crise alimentaire et financière mondiale, nous qui vivons ces crises depuis des années déjà à cause d’une mal gouvernance notoire, c’est de ne pas laisser faire aveuglément les appétits monarchiques. Nous osons espérer, après le discours très engagé de Macky, qu’il va rallier, rapidement, le groupe de compatriotes qui luttent pour sauver notre démocratie et notre République des humeurs et pratiques antidémocratiques du camp présidentiel, qu’il évitera de tomber dans le piège qui a fini d’engloutir les adeptes de la tortuosité politique. Il lui faut être serein et sincère envers notre peuple…, accepter les sacrifices inhérents à tout choix politique patriotique. Mais auparavant, qu’il demande pardon au peuple sénégalais pour avoir eu à diriger beaucoup de votes de lois exécrables grâce à la majorité mécanique de ce parti-Etat qu’il vient de quitter. ‘Défends la justice, défends la vérité et Dieu sera toujours à tes côtés !’ Au nom de la patrie, faisons nôtre ce conseil du pasteur Martin Luther King.  
ndickedieye@yahoo.fr  
Violences dirigées vers le Palais de la République et vers Me Wade 
 
 
Les violences dirigées vers le Palais de la République et son locataire sont l'œuvre d'une âme en deuil de son idéal. Exercées pour le moment par des individus à la veille de rupture psychologique ou franchement extasiés, elles pourraient libérer les pulsions de sains d'esprit contre le père et son fils.  
Au Nom du Père, du Fils et du Sain d'Esprit  
En l'espace d'une semaine, entre le 18 et le 25 novembre, des actes apparemment irréfléchis ont été posés en direction du président de la République, à Pikine, et de son fils et successeur présumé, Karim Wade. Ils s'ajoutent à des violences perpétrées dans la zone de détention et de dévolution du pouvoir, le Palais de la République, et au siège de la société du fils de son père, celui de l'Agence nationale pour l'organisation de la conférence islamique (Anoci), acronyme qu'on a voulu perpétuer sous d'autres déclinaisons. Dans les deux cas, on a prétendu avoir affaire à des déséquilibrés, terme commode lorsqu'une société ne veut regarder une autre forme de réalité décidée par la déviance sociale grandissante au Sénégal depuis l'alternance de mars 2000, le déséquilibre mental qui a ‘extasié’ nombre de compatriotes naguère très Bcbg.  
Ainsi, un individu s'est immolé par le feu devant la présidence de la République, rappelant un autre bonze bien sénégalais, même s'il a choisi l'Italie pour accomplir le même geste, plus, enfin et provisoirement, un certain Saliou Guèye qui aurait envoyé des missives à des responsables sénégalais pour expliquer qu'il s'aspergerait d'essence le 27 novembre 2008 devant les grilles du palais pour se faire griller ; l'endroit sera interdit aux piétons ce jour-là, de l'annexe aux environs de l'hôpital ‘Principal’, et ceci dans les deux sens et sur les deux trottoirs. Moustapha Niass de l'Alliance des forces de progrès (Afp) parviendra à le dérider en promettant de venir à son secours, pour une dette de près de deux millions que Guèye ne pouvait à honorer (‘L'As’ n° 968 du 28 novembre 2008). La conjonction de dysfonctionnements économiques (les tensions de trésorerie des économistes) à fortes conséquences sociales (les pénuries, délestages et autres vérités des prix et mal-gouvernance) a abouti à une violence observée exactement il y a un an avec les marchands ambulants, mais aussi avec la descente des populations dakaroises dans la rue, le 06 juin et le 11 octobre 2008.  
Ces attitudes extrêmes, dans un cas comme dans un autre, traduisent un mal-vivre qui a entraîné des bouleversements sociaux et des déséquilibres dans le comportement de l'individu social qui décide de transgresser à son tour des règles que l'autorité a établies sans les respecter elle-même : l’Etat a été incapable d’organiser des espaces d’évolution en faveur de sans-emploi qui essaient de s’en sortir tout seuls ; il n’a pas su assurer le bien-être des individus par une offre continue de service dans le secteur de l’électricité ; il n’a pas su susciter les conditions de participation honorable de l’équipe nationale du Sénégal, etc. La conséquence immédiate en a été une nouvelle forme de réappropriation du droit à des services que l’Etat est apparemment incapable d’assurer dans la continuité. Alors que, sur un autre plan visité par la durée, les difficultés de gestion du temps et de l’espace ont fini par déséquilibrer nombre de Sénégalais dans leur vie individuelle et collective.  
En processus de survie honorable dans un milieu hostile, le Sénégalais est devenu dans la réalité identique à l'aliéné mental qui nous parle de sa société à l'envers : ils font tous du sacré du profane et inversement. Si l’aliéné rejoint là des normes qu'il établit lui seul, face à une société qui n'a pas su le sauver de son âme en deuil d'un idéal de réussite autour des cinq fonctions animales fondamentales : se loger, se nourrir, s'habiller, procréer et, éventuellement, se divertir, le ‘normal’ se plaît à certains moments à rompre les amarres pour crier sa crainte d’être réduit au même état mental à force de privation et de tentative de castration.  
Le Sénégal d'aujourd'hui présente des difficultés particulières dans ces secteurs et des études ont prouvé que des pères de famille fuguent régulièrement en laissant près d'une dizaine d'enfants à la charge de leur mère parce que incapables de faire face à ce qui faisait leur autorité : la puissance de l'argent ; aussi la pauvreté se féminise-t-elle de plus en plus ; de même, les services psychiatriques reçoivent environ deux mille individus par an an qui se sentent mal dans leur peau après un départ ‘volontaire’ peu réussi, sans parler des consultations d'enfants rongés par l'anxiété d'un futur...sans lendemain. Ainsi, sur une population majoritairement féminine au niveau des ménages (4 millions 123 mille 759 contre 3 millions 760 mille 498 hommes), les 777 mille 931 chefs de ménage comprennent désormais 20% de femmes (Esam, 1991). Depuis, les choses n’ont pas évolué dans le bon sens, surtout après vingt années de sacrifices imposés aux Sénégalais par le régime socialiste. C'est sous cet angle qu'il faudrait essayer de comprendre le repli sur soi du Sénégalais moyen qui ressasse sans cesse sa rancœur, après un Eldorado rêvé en 2000.  
Le Professeur Henri Collomb qui fait notoriété dans le domaine explique que : ‘La folie interroge l'homme et la société lui répond de façon différente’, rapporte un éminent psychiatre sénégalais (Pr Omar Sylla, ‘Le Devoir’, Dakar, volume 3, n° 1, 29 novembre 1991, pages 4 et 5).Ce déchirement intérieur a créé un chaos dans l’esprit des Sénégalais moyens qui ne reculent plus dans leur volonté de remettre à l’endroit ce qu’ils pensent avoir été bousculé par les tenants du pouvoir actuel. En fonction de leur capacité plus ou moins grande de résistance, ils passent du souhait à l’acte ou pas : Kéba à Dakar, une dame en Italie, l’incident de Pikine avec la tentative d’assassinat présumée et les menaces de Saliou Guèye qui vont avoir de plus en plus d’influence sur quelques Sénégalais dans leur désir secret d’en découdre avec le pouvoir. Ils seront passés par plusieurs étapes dans leur longue marche vers la dissidence mentale et sociale, du ‘burn out’ au ‘worm lout’ des psychologues.  
Au lendemain du 30 mars 1981, les services de renseignements américains (Fbi) ont recensé et arrêté un certain nombre d’individus ayant avoué leur aversion pour le président de l’époque et leur volonté de mettre fin à son administration ; John Hinckley avait traduit en acte le vœu secret de nombre de ses compatriotes de se débarrasser de Ronald Reagan. Dans une société à la densité morale peu forte comme le Sénégal, l’extériorité à soi crée une sorte de halo de protection de l’individu : la famille et, surtout, la religion, retarde le saut dans l’inconnu en imposant le ‘nous’ au ‘je’. Théoriquement. Depuis environ une génération (1988), cette assertion ne tient plus.  
Si le monde est un chaos permanent, l’action de l’homme est de lui donner un sens, à ce monde bouleversé. Par un métabolisme qui permet de mieux gérer le temps social et l’espace. Aujourd'hui, les ruptures dans la satisfaction des besoins essentiels ont entraîné de plus en plus de césures avec l'entourage immédiat et la négation d'un ensemble de références collectivement partagé. Et ce sont les alliénés, dont la société et la morale, c'est-à-dire le droit sont complices qui indiquent la voie à suivre aux sains d'esprit dans leurs visions du père symbolique (PR : président de la République) et du fils.  
Par Pathé MBODJE Journaliste, sociologue  
Note :  
L'Observateur n° 1556 du 27 novembre a consacré un important dossier à ce sujet, en pages 6 et 7.  
Prolifération des partis politiques au Sénégal : Jean Paul Dias charge Cheikh Tidiane Sy et accuse le gouvernement de l’Alternance d’en être seul responsable 
 
 
Le secrétariat national du Bloc des centristes Gaïndé n’a pas aimé la sortie du ministre de l’Intérieur qui fustigeait la prolifération des partis politiques. Même si Jean Paul Dias et ses camarades admettent l’existence d’une pléthore de formations politiques dans le pays, ils estiment que le ministre de l’Intérieur ‘est mal venu’ à évoquer encore moins à insister sur ce problème ‘pour tenter de justifier ses manquements dans ses relations avec les partis politiques’. Le Secrétariat national du Bcg signale que cette prolifération (147 partis) est le fruit de la politique du gouvernement qui, depuis l’an 2000, a reconnu quelque 80 partis politiques environ. ‘C’est dans ce group, que l’on trouve les formations politiques sans adresse exacte, avec des adresses fictives, sans numéro de téléphone ou avec des numéros d’appel téléphoniques correspondant à des télécentres, des partis qui ne se sont jamais présentés à des élections, etc…’, indique l’instance du Bcg. Cela signifie, simplement, de l’avis des centristes Gaïndés, que les enquêtes administratives effectuées depuis l’an 2000 ‘ont été de complaisance, sans rigueur aucune, et empreintes de laxisme’. C’est ainsi que, ajoutent-ils, ‘beaucoup de partis politiques ont été reconnus en violation de certains principes directeurs de la Constitution’.  
A cela s’ajoutent ‘tous les groupes, groupements ou groupuscules qui s’activent ouvertement en politique, au su et au vu de tout le monde, alors qu’ils sont constitués en simples associations apolitiques sans compter que parfois certains d’entre eux ne bénéficient même pas d’une reconnaissance officielle. Pourtant, le ministre de l’Intérieur ne lève même pas le petit doigt pour rétablir le droit’.  
En outre, rappelle le secrétariat national du Bcg, de nombreux partis ont été créés dans la période ‘pour servir de réceptacle prévisionnel à des acteurs politiques qui avancent masqués, d’autres sont destinés à servir de succursales à des formations politiques déjà existantes’. L’objectif de ces succursales étant, selon toujours les centristes Gaïndés, de faire nombre dans une coalition, ’ce qui a pour vocation de justifier numériquement la fraude électorale’. Le Bcg fait, également, remarquer que dans le décompte du ministre de l’Intérieur, figurent encore des partis politiques qui ont pourtant fusionné avec d’autres. ‘Il appartient au ministère de l’Intérieur de procéder à la rationalisation qui s’impose en extirpant du listing ces formations politiques qui ont fusionné’.  
Au total, affirme le parti de Jean Paul Dias, si, au Sénégal il y a autant de partis politiques, c’est de la faute du gouvernement qui doit s’en prendre à lui-même plutôt que d’indexer le monde politique. ’Dans ce pays, la création d’un parti politique est devenue banale, plus facile que celle d’un Gie, d’une société, d’une entreprise, etc.’ Mais l’important, aujourd’hui, pour le ministre de l’Intérieur, relève le Bcg, c’est d’organiser, ‘à bonne date, sans prétexte aucun’, les prochaines élections locales.  
Au plan économique, Jean Paul Dias et ses camarades ont marqué leur désaccord et dénoncé la vente des ‘bijoux de famille’ comme le Meridien Président qui a été un don de l’étranger à la République et qui n’a jamais eu pour vocation de servir à boucher des trous de trésorerie.  
Georges Nesta DIOP  
L’Alliance Jëf/Jël au sujet des avoirs et du patrimoine de l'Etat : Les camarades de Talla Sylla réclament l’audit de l’Anoci et de la Senelec 
L’Alliance Jëf Jël a estimé, samedi dernier en bureau politique, ‘inacceptable la braderie des avoirs et du patrimoine de l’Etat ainsi que l’opacité qui entoure ces opérations qui ne font que renforcer les pratiques gabégiques d’un régime indifférent et incapable’. Les camarades de Talla Sylla ont, en effet, dénoncé ce qu’ils qualifient de ‘scandales et fautes de gestions érigés en style de gouvernance par le régime Wade’. 
 
Les camarades de Talla Sylla ont formulé samedi dernier lors de leur réunion hebdomadaire, une requête qui, il faut le dire, aura valu l’éviction de Macky Sall de son siège de la présidence de l’Assemblée nationale. Il s’agit de l’audit de l’Anoci. A les en croire, cette agence ‘aurait largement ponctionné l’argent des contribuables Sénégalais en proie à une crise sans précédent’. Le cas de cette boîte qui dépend directement de la présidence de la République n’est pas isolé. Le Jëf-Jël qui déclare, dans un communiqué adressé à la presse hier, ne pas cautionner la ‘braderie des avoirs et du patrimoine de l’Etat’ ainsi que ‘l’opacité’ qui entoure ces opérations qui ne font que renforcer les ‘pratiques gabégiques d’un régime indifférent et incapable’ réclame également l’audit de la Senelec. De même, il a été question pour le parti de Talla Sylla de dénoncer lors sa réunion du bureau politique la fixation ‘cavalière’ et au détriment des producteurs du prix de l’arachide à 165 F Cfa/Kg ainsi que la crise qui secoue le milieu scolaire et les structures sanitaires. Il en appelle ‘pour l’intérêt général’, à une meilleure prise en charge du traitement salarial des enseignants et à des conditions de travail acceptables pour le personnel soignant.  
Talla Sylla et compagnie ont, par ailleurs, dénoncé avec force ‘le noyautage des structures de l’Etat’ par les affidés d’une certaine organisation ‘anti-démocratique aux relents monarchistes’. Des manœuvres qui, à leurs yeux, ont pour finalité d’organiser une ‘transmission arrangée’ au sommet de l’Etat en violation de nos lois, institutions et acquis démocratiques. En tout état de cause, l’Alliance Jëf-Jël dit mettre en garde contre ces ‘agissements délictueux’ et appelle à ‘une mobilisation de toutes les forces de refus en vue de mettre fin au régime libéral et à ses activités inacceptables qui ont mis le Sénégal au bord du gouffre’. Et au cas où l’on ne le saurait pas, l’Alliance Jëf-Jël dit n’être nullement ébranlée par certaines ‘réactions épidermiques et malveillantes’ de personnes ou mouvements proches du pouvoir, selon lui, définitivement discrédités par le peuple sénégalais. En outre, les camarades de Talla Sylla se félicitent de la convergence qui se dégage au sein du Front Siggil Sénégal pour un cadre d’action unitaire devant intégrer la société civile et toutes les forces favorables au changement, en perspective des échéances électorales et autres combats en cours.  
Abdoulaye SIDY  
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 1.12.2008
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