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Fichier électora
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Les 3
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Le mérite ne se
Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
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Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
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Mademba Sock ?
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Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
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qui croire ?
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patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
ne contrôle plus
LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
CHAOS
L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
Tsunami
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danse du scalp
WADE MALADE
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le triste sort
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T R O P
des institutions
COTE D'IVOIRE
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immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
moribond
Le temps révèle
Coups d’état
statut victimair
HOMME D’ETAT ?
AU MOT
Le prix de la ra
ndoumbélane
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23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
Le paradoxe
JEUNESSE
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De l’Indignation
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REPONSES
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LA METHODE
Abdoulaye Wade :
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Présidentielles
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Candidature de
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le Sénégal tombe
facebook s'invit
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Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
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Violences scolai
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Emploi au Sénéga
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Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
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S T O P
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A U T O C R A TE
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Danses sénégalaises au tour de trous noirs au

Profil du futur président de la République du Sénégal à partir de 10 critères 
Pour déterminer, à partir 10 critères, le futur président de la République du Sénégal, je pars de présupposés quasiment arbitraires, mais qui me semblent assez « raisonnables », c’est-à-dire empreints de bon sens. Je préjuge, d’abord, pour une raison ou pour une autre, que Maître Abdoulaye Wade ne se présentera pas ; donc il ne fait pas partie des noms retenus ; et je pense, ensuite, que les présidentiables sérieux ne sortiront pas d’une liste très restreinte des sept candidats suivants :  
Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Idrissa Seck, Macky Sall, Ibrahima Fall, Cheikh Bamba Dièye et Cheikh Tidiane Gadio.  
Je souhaiterais, plus sérieusement que je ne l’avais fait dans un article plus mystique paru sous le titre : « Xoy du Laboratoire de l’imaginaire pour déterminer le futur parti ou président qui va diriger le Sénégal », donner ici des arguments, voire des repères beaucoup plus concrets pour retenir l’attention des lecteurs et pour ainsi susciter non seulement un débat fructueux sur les profils des candidats et sur la gestion future de notre pays par un homme qui en serait digne et apte, mais aussi pour permettre aux lecteurs, s’ils adhèrent à mes présupposés et critères, de procéder par eux-mêmes à un choix plus ou moins objectif et sérieux.  
Les critères retenus sont d’ordre éthique, intellectuel, technique, administratif, culturel…, donc des critères qui permettent un éventail assez large de choix pour pouvoir procéder par élimination.  
Pour être un chercheur de l’imaginaire, je n’en suis pas moins désireux d’initialiser ici une démarche holistique et de formater des mentalités dans des schèmes opérateurs concrets et rationnels. Ce test devrait contribuer à minimiser les risques de choix irrationnels.  
La méthode pour le choix du candidat idéal est fort simple. Il y a 10 critères retenus et il suffit à chaque fois qu’un des candidats et/ou plusieurs précédemment cités remplissent les conditions de mettre son nom et/ou leurs noms sous ce critère, ce qui équivaut à lui (et/ou à leur) donner un point. Le nombre maximum de points sera donc de 10. Il suffira d’additionner à la fin le nombre de points des candidats pour connaître le vainqueur qui sera celui qui aura le plus de points.  
Pour guider le choix des lecteurs, il sera procédé au besoin à quelques commentaires pour justifier ou pour expliciter le contenu ou le sens des critères qui me paraissent cependant suffisamment clairs pour ne justifier aucune interprétation tendancieuse.  
Cette méthode est donc assez simple. Il faut procéder comme un jeu que l’on peut faire tout seul pour choisir le candidat idéal ; mais il est possible aussi de le faire à plusieurs, en famille par exemples, après concertation entre les membres pour la garantie d’une plus grande objectivité.  
Il est vrai que les critères retenus sont autant fondés sur des appréciations objectives que sur des sentiments subjectifs. Je pense tout de même qu’ils sont assez probants pour refléter le profil du prochain locataire du palais présidentiel.  
Chaque lecteur pourrait, avec toute la rigueur souhaitée, en toute bonne foi et honnêteté et sans aucun parti pris, selon les informations et renseignements dont il dispose, en ne se laissant guider que par son sens civique, déterminer le profil du candidat idéal qui, au bout du compte, ne serait peut-être pas forcément celui de son choix initial.  
Voilà les 10 critères sous lesquels il faut inscrire un nom ou des noms de son choix pour connaître le futur président.  
 
1. Avoir une bonne expérience de la gestion des affaires de l’Etat  
Ce critère est simple à comprendre : il s’agit de quelqu’un qui a déjà eu une certaine responsabilité de haut niveau dans des structures étatiques, qui a eu à gérer des « dossiers » administratifs ou techniques relevant de compétences avérées, pointues, à l’échelle nationale ou/et internationale. On ne vient pas briguer un poste de président de la République sans avoir déjà fait ses classes à des échelons supérieurs de gestion similaires. On ne devient marabout qu’en ayant été talibé.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
2. Avoir été jusqu’à présent d’une intégrité et d’une éthique irréprochables  
C’est dire, au fond, qu’il ne faut pas avoir « traîné des casseroles » derrière soi. Il faut avoir un passé irréprochable de tout scandale, de quelle que nature que ce soit. C’est très important de n’avoir eu aucun contentieux quel qu’il soit (financier, immobilier, sexuel) entachant la moralité du candidat de suspicion plus ou moins avérée et justifiée…  
Il faut, dans cette rubrique, savoir que toute implication des candidats dans des affaires qui leur sont préjudiciables, relevant soit de détournement de fonds, soit de gestion plus ou moins ténébreuse de biens publics, ou même de comportements plus ou moins laxistes et immoraux devant ses responsabilités d’homme politique devrait contribuer à le disqualifier.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
3. Être suffisamment dégagé du diktat des confréries, des contraintes maraboutiques et autres groupes de pression  
Cela ne signifie point que l’on ne soit d’aucune confrérie ou que l’on n’ait point son « marabout » préféré ou des idéologies philosophico-métaphysiques préférentielles, mais seulement il est souhaité du candidat qu’il manifeste assez d’indépendance et de liberté de pensée, d’action et même de ton par rapport aux guides et leaders religieux et à toutes sortes de groupes de pression quand l’intérêt supérieur de la Nation est en cause et l’exige. La sature d’homme d’Etat doit primer sur le statut de l’homme privé.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
4. N’être ni trop jeune ni trop vieux  
Je crois que la quasi-totalité des candidats satisfont à ce critère, car du plus jeune (Bamba Dièye) au plus vieux (Moustapha Niasse), je pense que l’on peut s’accorder à reconnaître qu’ils ont encore toutes les qualités intellectuelles et physiques requises. La Constitution dit quel âge minimum il faut avoir pour être président, mais non celui qu’on doit avoir pour ne plus l’être.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
5. Être suffisamment riche pour ne pas être tenté de s’enrichir avec les biens publics  
On conviendra que ce critère est très important dans le contexte actuel de la gestion des bien publics des Etats africains où l’on relève beaucoup de malversations, de prévarications, de corruptions et de détournements de ces biens au profit d’une certaine classe ou catégorie de gens ; on conviendra que la politique est devenue, hélas, pour certains le plus rapide et sûr moyen d’enrichissement, licite ou illicite peu importe, mais c’est un fait avéré et constaté ; alors limiter cette tentation me semble très important.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
6. Être d’un caractère volontaire, ferme dans ses convictions et respectueux de ses engagements  
il serait, peut-être, tout à fait arbitraire de vouloir décider qui a un caractère volontaire et ferme et qui ne l’a pas ; demander à un politicien de respecter ses engagements, c’est comme souhaiter qu’il neige à Linguère au mois de mai ; seulement, quant à l’expérience que nous avons tous du parcours et des discours des candidats, de ce que l’on sait d’eux d’avéré, on peut se faire une idée personnelle plus ou moins objective de leur caractère et aussi de leur souci de respecter leurs engagements, de leur bonne volonté de faire ce qu’ils disent et de dire ce qu’ils font.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
7. Être bien intégré dans la société sénégalaise et en connaître ses diverses facettes et cultures  
Pour un futur président de la République, il est primordial de connaître les us et coutumes des personnes qui seront sous son autorité. Il devra en connaître la ou les diverses cultures, en parler la langue ou les langues dominantes ; comprendre l’imaginaire collectif qui sous-tend leurs actions et pratiques est une donnée essentielle pour pouvoir partager le sens profond de la Vie qui les anime pour ainsi pouvoir aider à influer sur le destin qui est le leur.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
8. Avoir une bonne connaissance des règlements et du fonctionnement des institutions internationales  
Une excellente connaissance des règlements et du fonctionnement des instituions internationales est, sur la scène internationale, une quasi-nécessité pour pouvoir négocier plus efficacement avec des bailleurs de fonds et autres, ce qui permettrait de gérer plus sûrement certaines affaires et d’administrer en technicien averti des dossiers urgents et délicats, même avant toute consultation préalable de ses conseillers.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
9. Avoir une très bonne culture générale  
Le Sénégal est connu, depuis toujours, pour une terre de culture, avec des hommes et des femmes qui ont marqué par leurs actes, leurs écrits, leur engagement intellectuel et pratiques politiques l’histoire mondiale. Le monde est régi par le savoir et par les compétences intellectuelles, c’est-à-dire par l’intelligence et par le savoir-faire et non par l’ignorance. Platon veut que ce soit les philosophes qui gouvernent, c’est dire au fond que le pouvoir doit être administré par des sages. Je pense qu’il sied qu’un président du Sénégal ait une culture générale avérée, en particulier dans les domaines des lettres, de l’histoire, de la politique, de l’économie, de la géopolitique, etc. La grande sagesse rend humble et prédispose à une très grande capacité d’écoute pour entendre encore plus loin que ce qui est énoncé. Pour pouvoir être à l’écoute de son peuple, il faut l’entendre et pour l’entendre, il faut savoir l’écouter ; ce dialecte, seul un sage président peut le comprendre.  
Il devra pouvoir s’exprimer au moins, en dehors des langues nationales, en français et en anglais, et même il devra pouvoir les écrire couramment.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
10. Disposer dans les organismes et réseaux financiers, dans les cercles politiques et dans les milieux d’affaires d’un important carnet d’adresses  
Des liens personnels avec les hauts responsables de ces organismes et des bailleurs de fonds est une donnée non négligeable pour les inciter à des investissements dans le pays ; ainsi un candidat qui dispose d’un carnet d’adresses personnel bien fourni et des relations d’amitié avec les puissants de ce monde aura certes un avantage certain dans un monde où la participation à des réseaux, l’intimité avec des partenariats, la confiance et l’amitié comptent beaucoup et jouent un rôle important et non négligeable dans la prise des décisions.  
Qui satisfait à ce critère ?  
 
Alors, au final, qui a le plus de points ?  
 
Au cas où des candidats auraient le même nombre de points, comment les départager ? Question très pertinente.  
Qui choisir ? Quel autre critère mettre en avant : la physionomie ? La confiance qu’il inspire ? Son parti politique ? Son charisme ? Le nombre de ses militants ? Ou bien faut-il faire un listixaar (« divination par le rêve ») pour les départager ?  
Je pense que toutes ces raisons-là sont accessoires et superficielles.  
Pour ma part, je pense que si l’on a une parfaite égalité de points entre deux ou trois candidats, c’est que le choix sélectif n’a pas été opéré, disons au premier tour, de manière drastique. Il faut donc à mon avis remonter la pente, réexaminer les critères, en second tour, mais pour noter les seuls mis en causes, afin de procéder à une sélection plus rigoureuse. On finira ainsi par faire sortir le candidat idéal.  
J’ai juste voulu proposer aux lecteurs un exercice de contribution citoyenne du Laboratoire de l’imaginaire qui veut participer à sa manière à aider à cerner le profil idéal du futur président de la République du Sénégal sur des bases plus ou moins justifiées, sur des arguments fondés en raison et sur le bon sens commun et non pas sur des sympathies et des partis pris politiques et régionalistes, sur des considérations plus ou moins subjectives au détriment des véritables enjeux centrés sur le sens de l’éthique, de la citoyenneté, de l’aptitude à gouverner et sur des valeurs républicaines.  
 
 
Professeur Ibrahima Sow  
Directeur du Laboratoire de l’imaginaire  
(IFAN Ch. A. Diop)  
ibrasowia@yahoo.fr 
 
Danses sénégalaises au tour de trous noirs auto-entretenus 
L’élection présidentielle de février 2012 est le plus proche des évènements qui hantent les esprits et suscitent des prédications aussi tristes et sombres que les mystères des trous noirs célestes dont on a dit qu’ils ont inspiré les inventeurs de la bombe atomique, perçue comme une richesse dont la possession est une marque de puissance très convoitée par les dirigeants des nations 
 
Ces savants affirment qu’il en existe plusieurs au monde qui happent et détruisent objets et engins en errance, mal dirigés par des apprentis sorciers ignorant tout de ces trappes irrésistibles, vestiges, en partie, de l’omniprésence, de l’omniscience et de l’omnipotence de ALLAH dont la miséricorde est l’unique gage du salut de l’humanité entière ici et en l’au-delà. 
 
Un des trous noirs qui attirent les savantissimes sénégalais de la politique, est constitué par la promesse de mettre le Pays à feu et à sang en cas de dépôt de l’une des supposées candidatures à la présidentielle de 2012, candidature caractérisée par sa virtualité actuelle, parce qu’elle est inexistante, non constituée, ni déposée au greffe du conseil constitutionnel 
 
Ce qui est le cas de toutes les autres candidatures simplement annoncées pour l’élection présidentielle de FEVRIER 2012. 
 
Malgré ce constat unanime, on nous fait presser le pas bruyamment vers un dispositif autodirecteur conduisant les foules à la catastrophe dans tous les cas de figures imaginables : dépôt de candidature ou abstention, recevabilité ou irrecevabilité, compétence ou incompétence ; validité ou invalidité ; victoire ou succombance. 
Dans ces différentes hypothèses la chute sera inévitable, quel que soit le point d’où viendra la poussée fatidique qui mène au trou. 
 
Le même dispositif s’est invité à un séminaire du conseil constitutionnel, une rencontre auto-incitatrice accueillie, à tort, comme un rescrit réussi ou raté, dont la fine analyse, par des experts savamment désignés, présente ladite concertation tantôt comme une réponse politique à une question politique, tantôt comme une communication sur l’ordre des choses plutôt que sur leur désordre, les consultants de walf tv n’ayant aucunement indiqué ni précisé ce qu’il faut entendre par politique, ordre ou désordre 
 
Ainsi l’auto-flagellation soutenue nous rapproche du trou ravageur, lorsque l’annonce d’un ultimatum est faite au porteur de la candidature supposée, ce dernier devant, sous peine de suicide général, démissionner de tout avant la fin du mois d’octobre 2011, soit à quatre lunes de l’élection présidentielle de février 2012 
 
Le discours anarchico-suicidaire n’a rien à voir avec l’élan de fair-play de l’athlète cherchant, par l’entraînement assidu, à faire le trou entre lui et ses adversaires qu’il veut devancer 
 
Tout se passe comme si le mouvement conduit des golfeurs en terrains inconnus à la découverte de trous macabres, parce que constitués de fosses, d’excavations et de dépressions sans cul ; autant de rendez-vous du désespoir et de l’autodestruction collectifs 
 
Mais nos leaders du moment n’ont pas les yeux en face des trous, trompés qu’ils sont par des doctrinaires armés de folles passions et ivres d’ambitions personnelles inavouables, prédisant l’issue prochaine d’un dossier qui brille par sa vacuité, son inexistence ou sa non présence au greffe du conseil constitutionnel. 
 
La curiosité du putsch en voie de consommation très avancée réside dans son fondement juridique emprunté à la constitution qui régit la souveraineté nationale ; 
En d’autres termes, le rendez-vous pris avec le gouffre a pour base légale la défense de la loi fondamentale au nom de la souveraineté populaire mise en lambeaux ou émiettée. 
 
Pour ce faire, le mouvement prend la truelle des cinq juges, celle du candidat redouté, celle de la coalition de partis dont il émane et celle de la nation toute entière qui élit. 
 
Quand on sait que la constitution interdit toute confiscation des compétences attribuées, on est en droit, comme en devoir, d’attirer l’attention sur l’urgence de détourner les gens de la guidance qui a pour cible des trous noirs dont la traction intense qui s’exerce par courant d’air descendant, n’épargne personne quand elle est en branle. 
 
L’alerte est si impérieuse que les trous noirs promis au Sénégal sont, à la différence de ceux que Allah crée quand et où il le désire, visibles à l’œil nu. 
 
Il n’est donc pas besoin de satellite pour les scruter. Il suffit de constater qu’il n’existe, pour le moment, aucun dossier au greffe du conseil constitutionnel et d’attendre son tour de compétence exclusive pour voter pour le candidat de son choix, si bien sûr ses qualités figurent sur la liste provisoire arrêtée par le conseil constitutionnel, sans subir, après coup, par l’effet d’un recours triomphant, le malheureux sort de la radiation de la liste définitive des candidats admis à concourir loyalement 
 
C’est cette démarche citoyenne que recommande la constitution qui admet aussi l’abstention, le vote n’étant pas obligatoire au Sénégal où vivent des étrangers dignes de considération et de respect pour être menacés dans leur quiétude au pays de la Téranga. 
 
Non à la démoncratie ou la diassycratie. 
Vive la démocratie fondée sur la théocratie.  
 
Maître Alioune CISSE 
Avocat à la Cour 
 
 
Lettre ouverte au président de la République, Secrétaire général du Pds, président de la Cap21, de l’Ast et de Fal 2012 
Que de casquettes, de chapeaux, de bonnets, de chéchias et de képis sur une seule tête !!! Je m’en réjouis pour l’âge et vous félicite pour l’expérience. Par contre je ne me réjouis pas de votre bonne mine et ne vous félicite pas pour vos vacances de travail, car depuis que vous êtes à la tête de ce pays, je n’ai pas souvenance que vous les ayez passées ici, ni dans une maison ou une ferme à vous, ni dans l’un des innombrables et luxueux réceptifs dont vous auriez boosté toute la filière en y séjournant ne serait-ce que pour quelques heures. Ce faisant, vous auriez donné confiance à certaines populations de toute une contrée, rehaussé le moral des uns, valorisé le statut des autres. Dormir ne serait-ce qu’une fois chez Borom daara dji, séjourner dans ta propre maison à Touba, avec ziarra, café et khassaïde, visiter le site du daaka à défaut d’y assister, khelcom et les champs traditionnels des niassénes, tout cela ne vous empêchera pas de visiter Ngazobil et Fadiouth, ou d’acheter les poissons des braves femmes de Popenguine. Enfin, il est plus indiqué pour vous de visiter les mines de Sabadola, l’île à Morphil, ou le Lac de Guiers, que d’être sur les bords du Lac Leman ou les plages du Maroc où vous n’avez aucun électeur. Enfin monsieur le Président, est-il acceptable que des milliers d’émigrés sénégalais soient rapatriés, d’autres bloqués avec des milliards en Europe alors que vous et votre compagnie ne puissiez pas donner l’exemple en restant chez vous ?  
 
M. le président de la Répu¬blique, dans la conception et la mise en œuvre des structures politiques et étatiques, on ne peut ne pas s’étonner de l’omniprésence et de l’omnipotence d’une sorte de lobby qui réfléchit pour tous et infléchit les décisions qui, pourtant, nous engagent tous. La mouvance manque-t-elle de ressources humaines au point que vous ne vous fiiez qu’à certaines sommités intellectuelles qui s’avèrent n’être quelquefois que des médiocrités politiques ? 
 
Faites-vous confiance à vos hommes, à tous vos hommes ? Si oui pour¬quoi aller chercher ministres, sénateurs, conseillers et autres chargés de missions chez d’illustres in¬con¬nus ou dans les rangs même de vos ennemis d’hier ? De la confiance et de l’estime si vous en aviez pour eux autant que vous en avez pour Karim Wade, alors nous aurions un gouvernement de moins de douze ministres. D’autre part, en distribuant 4x4, villas, millions et portefeuilles à des incultes politiques, des imams escrocs et des marabouts maîtres-chanteurs, pendant qu’à la Cap21 on ne peut que nous prêter ou vendre des voitures réformées, est-ce cela respecter ses alliés ? Les Tata, «taxis iraniens» et autres «King long» sont allés à d’autres mais pas à nos militants ; les milliards du Fesman nous sont passés sous le nez car nos militants, nos enfants et nos familles n’ont pas bénéficié des marchés. Des parcelles d’habitation au Cices, à l’aéroport, à Diamniadio, à Tivaouane Peulh, à Kounoune et ailleurs ont été distribuées mais ni à la Cap21 ni à l’Ast. Enfin nos enfants diplômés sont au chômage comme si leurs parents n’étaient pas avec le pouvoir. Le Ps doit rire sous cape : à la Cap21, matériellement nous ressemblons plus à des opposants qu’à des hommes au pouvoir, n’eussent été les appuis dont se sert malheureusement le coordonnateur pour con¬server son statut avec «sa conférence des leaders» qu’il érige souvent en tribunal pour casser, suspendre ou exclure tous ceux qui veulent «l’enterrer vivant» .  
 
M le Président de la Répu¬blique, pédagogiquement un excès de matériel conduit souvent à son utilisation irrationnelle tout comme l’excès de nourriture pousse au gaspillage : il en est de même des structures politiques qui se chevauchent pour un même objectif : la Cap21, l’Ast et Fal 2012 n’échappent pas à cette règle. La Cap21 n’est qu’un moulin à vent qui pendant dix ans, ne fait que brasser de l’air avec ses communiqués qui, comme les livres blancs et les démentis, ne peuvent con¬vain¬cre personne. L’Ast, la plus complète et la plus adaptée qui aurait dûe, par un maillage parfait, régler tous nos problèmes, a vu son élan brisé par des jaloux et des aigris ; et pendant douze mois elle restera prisonnière d’un triumvirat incompétent, aussi stagnant que bruyant. 
 
Fal 2012 née sur les cen¬dres encore chaudes de l’Ast avec les même tares congénitales de «réunionites» et en catimini, risque de subir le même sort.  
En tout état de cause, c’était pour éviter à la mouvance cette course contre la montre, cet éternel recommencement qu’un groupe de partis membres de la Cap21, dénommé G12 (Gagner en 2012) vous avait remis un mémorandum bien avant janvier, mémorandum dans lequel il préconisait la fusion de toutes les structures dans le directoire de Souleymane Ndéné Ndiaye et la relance des directoires départementaux qui deviendraient de facto des comités électoraux. Hélas, c’est resté sans suite si tant est que vous l’avez reçu, ce mémorandum.  
 
Aujourd’hui le temps nous est compté et l’heure n’est plus aux réunions, messes et séminaires, car il y a longtemps que nous aurions dû occuper le terrain.  
Monsieur le Président, le Sénégal a besoin de paix. Si la santé est la plus grande richesse de l’homme, la paix est son seul et indispensable aliment pour sa survie, le fondement de son existence. Les Nations qui l’ont vendue aux enchères ont mis leur destin en jachère. 
C’est pourquoi je propose pour la paix, rien que pour la paix compte tenu du découpage administratif, du fichier électoral et des menaces suscitées par votre candidature :  
 
- Le report de toutes les élections (présidentielle, législatives, municipales, rurales et sénatoriales) jusqu’en 2013 
 
- La création d’une Ceni 
 
- De nommer un militaire au poste de ministre de l’Intérieur  
 
- Que le Président sortant ne soit candidat à aucune de ces élections  
- La mise en place d’une commission nationale avec la Ceni, les partis politiques et la société civile pour aplanir toutes les difficultés. 
 
Pour que vivent la paix et la démocratie ! 
Bien à vous.  
 
Mor DIENG - Président du parti Weddi 
LE REPOS BIOLOGIQUE OBSERVE AU SENEGAL : NECESSITE DE PROCEDER A SON EVALUATION 
 
«On leur montre la lune, ils regardent le doigt» 
Le principe d’instaurer une période de fermeture annuelle de la pêche est une des recommandations des concertations nationales sur la pêche et l’aquaculture, tenues à Dakar, en novembre 2000. Ainsi, le repos biologique a été prévu dans le protocole 2002-2006 de l’accord de pêche Sénégal-Union Européenne. A partir de 2003, la mesure a été observée par tous les chalutiers autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises. 
 
La présente contribution n’a d’autre ambition que de fournir aux sénégalais des informations sur une mesure qui fait l’actualité, suite à la « sortie » de Greenpeace Afrique, qui dans un communiqué du 21 septembre 2011, largement diffusé et abondamment commenté aussi bien par la presse en ligne, que par la majorité des quotidiens et hebdomadaires locaux. 
 
Pour une bonne compréhension de cette mesure de gestion des pêches, après un rappel de sa définition scientifique et de sa base légale, sont successivement traités l’évolution de la situation de la pêche maritime au Sénégal de 2000 à 2009 et les conclusions qu’il faudrait en tirer. 
 
Le repos biologique  
 
Avant l’instauration du repos biologique, le Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) a produit un document intitulé « Réflexion sur l’opportunité d’instaurer le repos biologique au Sénégal ». Sur la base de ce texte, la mesure a été mise en œuvre en 2003. 
 
Le repos biologique, par instauration d’une fermeture pluriannuelle, annuelle, ou saisonnière de certaines zones de reproduction ou de nourriceries à toute activité de pêche artisanale et industrielle, est une des approches utilisées en gestion des pêches qui, combinée avec d’autres mesures, peut contribuer positivement à la reconstitution de stocks surexploités et/ou permettre une exploitation durable des ressources halieutiques.  
 
L’application du repos biologique ne doit, en aucune façon, être exclusive, elle doit être associée à d’autres techniques de gestion des ressources halieutiques que sont : le contrôle des mailles des filets, la surveillance des zones de pêche interdites. L’utilisation de certains engins de pêche artisanale dans les zones sensibles baies et estuaires, en particulier, doit également être interdite, il s’agit de la senne de plage, de la senne tournante et des filets dérivants qui constituent une menace pour quelques espèces démersales côtières ayant une phase larvaire pélagique, ainsi que pour les juvéniles des barracudas, crevettes, thiofs et machoirons notamment. Enfin, on doit veiller au respect des tailles minimales marchandes des poissons. 
 
Compte tenu de l’existence d’un très grand nombre d’espèces (ressources multi-spécifiques) et de périodes de pontes étalées sur toute l’année, de plusieurs types d’exploitation (artisanal et industriel) et d’une forte diversité d’engins de pêche et de cibles potentielles (pêcherie multi-engins), deux scenarii ont été explorés par le CRODT : la protection de la reproduction durant les périodes mai-juin ou octobre-novembre, celle du recrutement des juvéniles, juillet-septembre ou août-septembre. Au Sénégal, c’est l’option protection de la reproduction qui a été retenue. 
 
La période qui a la préférence du CRODT est mai-juin retenue en Mauritanie, finalement c’est la période septembre-octobre qui coïncide avec le 2eme pic de ponte des poissons qui a été choisie. Ce choix est consécutif à l’insistance de l’UE qui à l’occasion des négociations du protocole 2002-2006, a veillé à ce que ses bateaux ne soient pas interdits de pêche, en même temps, en Mauritanie et au Sénégal. Ainsi, la concession faite à l’UE a été étendue à tous les chalutiers, eu égard au principe de non discrimination inscrit dans le protocole précité. 
 
L’administration des pêches a essayé, dès 2003, à imposer une période de repos biologique du 1er septembre au 31 octobre, chaque année. Elle s’est heurtée aux réticences des armateurs qui acceptent difficilement de devoir s’arrêter de pêcher, alors qu’au même moment, la pêche artisanale-qui assure 80 à 85 % des captures-est, elle, autorisée à poursuivre ses activités. 
 
C’est ainsi qu’après concertation, un consensus portant sur un repos biologique d’un mois a été retenu et est entré en vigueur en 2006. Ceci, apparaît comme un compromis entre les positions respectives de ceux qui tiennent à faire observer une suspension de la pêche limitée à la seule pêche industrielle et de ceux qui ne conçoivent l’instauration de cette technique de gestion, que si elle est appliquée aux deux sous secteurs industriel et artisanal. C’est sur ce point et non sur l’observation d’un repos biologique, en lui-même, que portent les réticences des industriels, non convaincus de l’efficacité d’une mesure appliquée de manière incomplète. Il n’en demeure pas moins que les industriels sont soucieux de la pérennité des ressources halieutiques, pérennité gage de la rentabilité des importants investissements qu’ils ont réalisés. Le compromis en vigueur depuis 2006 ne devait donc pas être remis en cause, cette année.  
 
Comme confirmé par un chercheur du CRODT qui « travaille sur les poissons démersaux », dans la livraison du 20 février 2004 du quotidien Walfadjri, le repos biologique n’a de sens que si les armateurs et les pêcheurs artisans, arrêtent leurs activités de pêche pendant toute la durée de la période fixée, étant donné que c’est la réduction de la pression globale de pêche qui est recherchée. 
 
Enfin, il est à noter que, contrairement au Sénégal, la Mauritanie et le Maroc observent depuis près d’une vingtaine d’années des périodes de repos biologique qui concernent tant la pêche artisanale que la pêche industrielle. 
S’agissant du slogan « DONNONS UNE CHANCE AU THIOF », c’est le lieu de souligner que, Epinéphilus aenus, est un poisson de haute valeur commerciale. Il est principalement ciblé par la pêche artisanale, les prises totales étaient de 5.000 tonnes dans les années 84-87 mais depuis, elles sont en forte diminution et n’atteignent plus les 1.500 tonnes (source Martial LAURANS, Didier GASCUEL, Mariama BARRY). 
 
La forte diminution des captures de thiof est, du reste, confirmée par les résultats généraux de la pêche maritime publiés, chaque année, par la Direction des Pêches Maritimes (DPM): les prises sont estimées respectivement à 898 tonnes pour la pêche artisanale et 162 tonnes pour la pêche industrielle en 2007, de 1.306 tonnes et 57 tonnes en 2008 et de 2.173 tonnes et 72 tonnes en 2009. 
 
Pour éviter l’effondrement des stocks de thiof, il faut un strict respect de l’interdiction de la pêche des thiofs et des badèches d’une taille inférieure ou égale à 20 cm ainsi que leur exportation, conformément à la législation en vigueur (art 37 du décret 98-498), voire décréter l’arrêt pur et simple de la pêche de cette espèce menacée de disparition. Ces deux mesures sont plus indiquées qu’un repos biologique de 2 mois. Dès lors, la dénonciation de la réduction de la période de repos biologique de 2 à 1 mois n’est pas pertinente, étant donné, il faut le rappeler, que c’est la réduction de la pression globale de pêche qui est l’objectif visé. 
 
Le Garoupa, cité par Greenpeace Afrique, est connu au Sénégal sous l’appellation mérou à points bleus, kèle ou khonké en wolof, son nom scientifique est Cephalopholis taeniops. Il appartient à la même famille que le thiof qui, il faut le souligner, peut vivre 40 ans (Harmelin et al. 1999 ; Hichem et al. 1999). 
 
Base légale de l’instauration de périodes de repos biologique au Sénégal 
 
La base légale du repos biologique est le code de la pêche maritime (loi 98-32 articles 21 et 28, décret 98-498, article 41). Des arrêtés pris en application des articles précités fixent les périodes de fermeture de la pêche. Il s’agit des arrêtés n°7441 du 10 novembre 2003 prévoyant 3 périodes de repos biologique selon le type de pêche et celui référencé 5165 du 8 aout 2006, qui fixe une période unique pour tous les métiers ciblant les poissons démersaux. Le 2ème arrêté, abroge et remplace le 1er. 
 
Evolution de la situation de la pêche maritime entre 2000 et 2009 
 
 
La physionomie de la pêche maritime sénégalaise a beaucoup évolué entre 2000 et 2009. De l’analyse de la situation, il apparait ce qui suit (Source : DPM). 
• les débarquements de poissons démersaux par les chalutiers 52.136 tonnes en 2000 ne font plus que 41.214 en 2009. Elles baissent régulièrement depuis 2006 ; 
• la capacité de pêche industrielle déployée 32.601 TJB pour 213 chalutiers en 2000, n’est plus que de 95 chalutiers soit 15.219 TJB en 2009 ; 
• durant la période 2002-2009, le nombre de pêcheurs artisans recensés est passé de 51.921 à 59.387 hommes ; 
• les captures totales ont oscillé entre 338.208 tonnes en 2000 et 401.842 tonnes en 2009 ; 
• baisse des débarquements des chalutiers 52.136 tonnes en 2000 n’est plus que de 41.214 en 2009 ; 
• réduction du nombre d’établissement à terre de 84 en 2000 à 60 en 2009, dont 30 seulement ont une activité régulière toute l’année. 
 
 
Nécessité de procéder à une évaluation du repos biologique 
 
Depuis 2003, un repos biologique est instauré et appliqué uniquement à la pêche chalutière, entraînant une controverse qui ne cesse de s’amplifier. Il est donc impérieux de procéder à son évaluation dans un contexte caractérisé, entre autres, par l’absence de plans de gestion des pêches, la faiblesse des structures chargées de la gestion des pêcheries ainsi que l’absence d’un véritable système de suivi, de contrôle et de surveillance. 
 
Une étude mérite d’être commanditée à ce propos, en exploitant les données recueillies de 2003 à ce jour, en comparant quantitativement les résultats biologiques et économiques escomptés aux conséquences sociales, économiques et politiques de l’application de la mesure et in fine, se prononcer sur l’opportunité de la poursuite de la mesure, en identifiant les éventuelles améliorations à y apporter.  
 
 
 
Dr Sogui Diouf 
Vétérinaire 
sogui_diouf@hotmail.com 
 
 
 
 
LA JEUNESSE DU MONDE RURAL: Les oubliés du régime libéral 
Le chômage des jeunes est devenu par la force des choses l’une des épines dorsales du régime libéral. Depuis l’accession du Président WADE au pouvoir, les jeunes nourrissaient de l’espoir quant à leur devenir. Pour répondre à cette forte attente, le régime libéral avait mis en place un ministère spécialement dédié aux jeunes. Une première au Sénégal. 
 
Pour mettre en application cette vision, le Fonds National de Promotion de la Jeunesse FNPJ fut créé. Ce fonds qui a pour objectif d’appuyer les jeunes dans leur création d’entreprise et le développement d’activités génératrices de revenus, a servi exclusivement les jeunes des grandes villes et exclu ceux du monde rural. En dehors de la Direction Nationale qui se trouve à Dakar, seules deux antennes ont été ouvertes dans les communes de Kaolack et de Ziguinchor. En plus du problème lié à la couverture géographique, le FNPJ s’est heurté à un certain nombre de problèmes liés, à un mauvais mécanisme de financement, un problème d’accès et de communication, une mauvaise politique de gestion et de suivi des dossiers de crédit, j’en passe la liste est longue. 
 
C’est pourquoi des années après la mise en place du FNPJ, le constat est le même, l’emploi et le financement des jeunes restent et demeurent l’ennemi numéro un du régime, malgré les milliards investis. 
 
Dés lors il était devenu urgent d’agir. Pour apporter des réponses idoines à ce problème et corriger ce déséquilibre, le Gouvernement du Sénégal a créé l’Office Nationale pour l’Emploi des Jeunes de la Banlieue (Ofejban), qui s’occupe exclusivement des jeunes de la banlieue. Acte salutaire certes mais insuffisant, dans la mesure où une bonne partie des jeunes qui sont sans voix, et dépourvus de tous moyens de pression, restent toujours dans l’oubli. Dans les villages, les vieux parlent encore de l’appui considérable en matériel agricole du Président Senghor à l’endroit du monde rural (paires de bœufs, charrettes, tôles en zinc), et dont certains bien qu’amortis depuis restent toujours d’une grande utilité dans les villages, faute de renouvellement. 
 
Les sénégalais se souviennent encore de Monsieur Forage et Madame Moulin, noms donnés au Président Diouf et à son épouse, du fait des forages et moulins à mil qu’ils distribuaient au monde rural pour atténuer leur souffrance et améliorer leur qualité de vie. Que retient le monde rural du régime libéral ? Ces jeunes issus du monde rural, et qui ont beaucoup participé à l’accession du régime libéral au pouvoir comme leurs pères et grands pères l’avaient faite avec Senghor, auront-ils de quoi raconter à leurs fils et petits fils? Seront-ils nostalgiques de ce régime? Ils risquent de répondre par la négation à ces questions si rien n’est fait dans l’immédiat. 
 
 
Après onze ans et demi de règne, les différents programmes et politiques menés à l’endroit du monde rural n’ont pas donné les résultats escomptés. Une volonté politique aussi bonne qu’elle soit, suffit- elle, si elle n’est pas accompagnée d’une stratégie de mise en œuvre adéquate. Tout le problème du système libéral se trouve dans la difficulté à traduire en actes la vision de leur leader. 
 
Une politique d’emploi doit être intégrée. La création du projet REVA n’est pas mauvaise en soi mais elle ne peut constituer, à elle seule une réponse appropriée à l’arrêt des flux migratoires des villes vers les campagnes et à l’apaisement de la souffrance de cette jeunesse oubliée. La raison est très simple, ce projet crée plus d’ouvriers que d’entrepreneurs agricoles. 
 
Pour apporter une réponse à cette problématique d’emploi des jeunes d’une manière générale et du milieu rural en particulier, il est important de mettre en place un mécanisme apte à répondre aux aspirations de cette jeunesse. 
 
La jeunesse du monde rural est confrontée à plusieurs problèmes liés à son devenir. L’essentiel tourne autour de l’accès au financement. A l’image des jeunes des communes urbaines, ceux qui veulent faire de l’agriculture un métier n’ont ils pas droit à une structure de financement apte à les accompagner dans leur quête perpétuelle de bien être ? Le développement local ne peut et ne pourra jamais se faire sans la jeunesse d’un terroir. 
 
 
Pour que les jeunes restent dans leur terroir, il faut nécessairement qu’ils puissent disposer du minimum nécessaire pour travailler la terre toute l’année durant et subvenir à leurs besoins sans demander un appui financier à leurs frères et amis qui sont dans les villes. D’où l’urgence de mettre en place un fond d’appui et de financement des jeunes du monde rural. Pour ne pas créer un FNPJ bis, certaines règles d’éthique doivent guider sa création. 
 
 
Le critère implicite d’appartenance politique peut avoir un semblant d’effet à l’immédiat mais ne concoure pas à la pérennisation. Dès lors pour sa viabilité et sa pérennisation, ce fonds doit garantir une égalité de chance à tous les jeunes sénégalais qui veulent investir dans les activités agricoles. Il reste entendu que le document de stratégie de création et de mise en œuvre du fonds reviendrait dans les détails sur les conditions d’éligibilité, les mécanismes de financement et de gestion. Cette structure peut, si elle est bien gérée, susciter le retour vers la terre (REVA) de bon nombre de jeunes, issus du monde rural et des villes. La lecture de la situation actuelle du pays prouve que les jeunes, au delà du respect des principes républicains, réclament du travail et veulent s’affranchir de cette dépendance familiale. 
 
A un certain âge, il n’est pas aisé d’être pris en charge par ses parents. 
Naturellement, qui parle de production parle de marché et ce point sera nécessairement pris en charge par le document de stratégie de création et de mise en place dudit fonds. Donc le mécanisme de financement intégrera forcément l’écoulement des produits et l’encadrement des producteurs par des jeunes diplômés dans divers domaines (agronomie, élevage, gestion, commerce, marketing ; informatique etc.). En conclusion ce fonds impulsera le pays vers une autosuffisance alimentaire, et pourra être un véritable vecteur de croissance et de création d’emplois. Mais les résultats escomptés, resteront assujettis à la bonne gouvernance et à l’éthique de ceux ou celles qui auront cette responsabilité de gérer la structure. 
 
Serigne Ibrahima DIOP 
MBA-IP Paris Dauphine Sorbonne 
Expert en Microfinance-Finances-Développement Local 
 
Ma Vision pour le Sénégal, La Clé du Salut 
«Dans l’histoire d’un pays, il sonne toujours, en effet, une heure grave entre toutes et qui fait se dresser d’un même élan, irrésistible et enthousiaste, tous les fils d’un peuple ; parce que la terre des aïeux est en danger ; parce que la vague de honte qui monte risque d’éclabousser le front des générations mortes, vivantes et à venir».  
Cette citation en date de 1958 n’a pas pris une ride.  
 
Le Président Majhemout DIOP et bien d'autres grandes figures de notre patrimoine religieux, politique et social, emblèmes et ciment de nos vertus religieuses et de nos valeurs républicaines, qui ont fini de s’acquitter de la noble mission qu’ils s’étaient assignés au profit de notre pays, nous placent ainsi devant nos responsabilités et nous exhortent à perpétuer leur ?uvre, en continuant leur mission.  
Nous avons le devoir moral et historique de préserver le legs des anciens aussi bien que l’héritage des générations futures.  
Devant une telle perspective, la prochaine élection présidentielle ne peut pas et ne doit pas se réduire à une bataille d’ego dont seul le Sénégal pâtirait.  
TOUT nous force à inscrire à l’ordre du jour des prochaines échéances les doléances véritables du peuple sénégalais.  
Il faut et il suffit d’être solidaire et sincère avec le peuple sénégalais qui a vécu et vit beaucoup d’épreuves et de frustrations.  
Mon intime conviction est que nous ne pouvons, nous ne devons pas limiter nos ambitions à conquérir et garder un pouvoir, fut-il le plus important de tous.  
Notre pays attend un dirigeant respectueux des institutions, probe et capable d’organiser et de respecter les règles du jeu démocratique.  
Un dirigeant solidaire à l’écoute du peuple et de ses souffrances qui entendra, enfin, ses appels de détresse, son aspiration légitime à la VIE!  
J'ai déjà entendu et compris ces cris de silence qui submergent les bruits de notre histoire commune.  
Cette prise de conscience commande de partager avec les Sénégalais une vision fondée sur des principes éthiques et valeurs morales ayant vocation à satisfaire la demande sociale.  
Nous devons et pouvons opposer l'Espoir à la détresse en faisant porter toutes les initiatives de l'Etat par l'engrenage vertueux du caractère sacré du Peuple sénégalais et de l'intérêt suprême du Sénégal et de l'Afrique.  
Dans cette perspective, la réforme des Institutions de notre pays est un préalable indispensable. En effet, il est impératif de:  
??Rééquilibrer les pouvoirs pour un meilleur fonctionnement du régime politique;  
??Renforcer l’indépendance et les moyens de la Justice et des corps de contrôle;  
??Rendre le pouvoir aux citoyens en ouvrant la politique à de nouveaux acteurs.  
Le programme de mettre enfin le Sénégal sur un réel et salutaire sentier de développement ne se déclinera plus en « Grands Projets du Chef de l'Etat » mais s'inspirera fondamentalement des priorités du Peuple sénégalais, à court et moyen termes.  
Notre ambition n'est pas de réduire mais d'éradiquer la gangrène de la pauvreté!  
"Les masses ne suivront que pour des choses précises et palpables. Elles veulent manger mieux, se loger mieux, se vêtir mieux, se soigner mieux et s'instruire davantage." martelait encore et toujours le Doyen Majh.  
Nous disons: Yokku Ba Yeek Ko!  
Dans un pays fortement dominé par le monde rural, il faut tenir compte de cette base sociale économique en dirigeant les efforts de développement vers l'Agriculture.  
Le triptyque augmentation, diversification et transformation de notre production agricole accompagnera la transition d’une agriculture de type familial à une agriculture industrielle assurant au Sénégal la sécurité alimentaire et aux agriculteurs un revenu monétaire conséquent. Cela rend nécessaire la déconnexion de notre production agricole des aléas climatiques, l’accentuation de la productivité du secteur et l'orientation de nos unités techniques de transformation agricole vers les zones à fort potentiel de production comme la Casamance et la Vallée du Fleuve Sénégal.  
Pour mettre l'économie sénégalaise sur un sentier de croissance qui profite à toute la population, il faut ainsi soutenir l'industrialisation rurale qui doit être développée à partir d'une politique d'appui à l'émergence de PME et PMI agricoles. Celle-ci sera accompagnée d'une bonne politique de formation aux métiers de l'agriculture permettant d'intégrer les marchés internationaux avec une priorité pour ceux sous régional et régional.  
A partir de ce constat, il ne peut y avoir d'approche séparée de l'Industrie. Il faut concevoir l'Industrie comme une industrialisation qui est un processus de transformation qui va concerner les potentialités agricoles dont nous disposons.  
L’Etat impulsera une politique optimale de subventions à toutes les filières agricoles afin d’assurer aux paysans un accès aux services de base qui ne sont pas garantis par les pouvoirs publics.  
 
Les accords bilatéraux et multilatéraux de pêche seront renégociés conformément à des Normes sénégalaises de la Pêche que nous établirons et ce dans l’intérêt premier des artisans locaux et des consommateurs sénégalais. Les critères objectifs du mieux-disant, du transfert technologique et de l’appui aux exploitants locaux seront mis en avant pour l’octroi des licences aux exploitants non résidents. Disposant d’un capital fixe, des ressources humaines et de la matière première, le Sénégal s’investira massivement l’aquaculture permettant aux acteurs traditionnels de disposer de leurs propres unités de culture et de production et aux populations de disposer de produits à la consommation à moindre coût.  
Le développement de l’élevage prendra nécessairement en compte les réalités de notre modèle culturel d’élevage. En faisant exister à côté des unités de transformation agricole, des services de production de nourriture pour le cheptel, nous développerons des bassins agro-pastoraux effectifs et accorderons au secteur du bétail une autonomie vis-à-vis des contraintes climatiques et territoriales. La vulgarisation des biotechnologies de la reproduction et de la protection assurera un gain de productivité, base d’une amélioration du pouvoir d’achat des éleveurs. En offrant la possibilité aux Sénégalais de produire Terroir et de consommer Terroir, nous contribuerons à équilibrer notre balance commerciale et à maîtriser l’inflation galopante sur les prix des denrées de première nécessité.  
Inflation également notée dans les prix de l’Habitat particulièrement dans nos centres urbains. Elle sera maîtrisée par l’instauration de dispositifs réglementaires fixant les prix locatifs pour chaque type d’habitation en tenant compte de critères objectifs et en concertation avec tous les acteurs sociaux et de l’immobilier. La priorité étant l’accès à un logement décent pour les foyers à revenus faibles.  
De façon décisive, l'Etat adoptera une politique d’aménagement cohérente du territoire national pour maîtriser l’ensemble du système hydrographique et hydro-géographique, l'évolution démographique et influer sur la mobilité des populations et l’évolution urbanistique de nos villes.  
La lutte contre les inondations passera par l’établissement d'un partenariat indispensable entre l’Etat, les collectivités locales et les populations. Il s'agira de définir ensemble des normes fiables, viables et rentables d’«installabilité», de «constructibilité » et d‘«habitabilité» permettant de mieux anticiper les problèmes liés à l’environnement écologique et trouver solutions à ceux auxquels nos concitoyens sont actuellement confrontés.  
Il est impératif de revoir les règles fiscales et financières relatives à l’urbanisme, au service d’une gestion raisonnée des ressources et de l’espace, d’investir dans les autres régions afin de réduire l’exode massif des populations vers la capitale et d’éviter les concentrations des populations dans des zones à risque. La De-DAKARISATION du Sénégal sera une priorité.  
L’attention portée à l’environnement d’Habitation de nos compatriotes sera accordée à leur Santé.  
Nous changerons de paradigme en matière de santé en faisant primer les soins de santé sur les dépenses de santé : Se soigner d'abord et payer ensuite!  
Les dispositifs et mécanismes sanitaires seront adaptés aux spécificités territoriales et prendront en compte les aspirations des citoyens en matière de prévention, de soins et d’organisation. Notre constitution biologique individuelle rendant certains de nous plus exposés que d’autres face aux risques sanitaires, une attention particulière sera attachée à la Santé des couches sensibles en leur offrant une prise en charge totale de leurs soins médicaux (Gratuité des Soins pour les Enfants de 0-10 ans, Femmes enceintes, Handicapés, Personnes du 3éme âge).  
Le Sport dans son volet pratique personnelle jouera un rôle préventif majeur surtout face aux nouvelles formes de maladies nées des habitudes culinaires et sédentaires actuelles. Plus qu’une activité commerciale, le Sport Sénégalais devra revenir à ses fondamentaux à savoir instrument de développement personnel et outil pour assurer la cohésion nationale. L’Education pour la Santé sera réadaptée et réactualisée pour un appoint informationnel et préventif.  
Il est grand temps de revaloriser l’Education de notre Jeunesse qui s’articulera autour de l’instruction, de la formation et de la transmission des valeurs positives. L’instruction et l’apprentissage de nos enfants devront être en étroite connexion avec les besoins du marché de l’emploi sénégalais afin d’atteindre l’équilibre réel entre l’offre et la demande d’emploi.  
La formation socio-civique aura vocation à bannir de notre vie commune certains types de comportements qui constituent des goulots d’étranglement à notre propre avancement en générant de nouveaux types de comportement, de pensée et d’être. Un savoir faire, un savoir vivre et un savoir être qui permettront à notre jeunesse d’être enracinée dans ses cultures et traditions tout en étant ouverte au monde extérieur.  
Libérée des pesanteurs de l’ignorance, notre jeunesse assumera pleinement la mission qui a toujours été la sienne : la préservation et la perpétuation de l’exception culturelle et démocratique sénégalaise.  
Mon projet Culturel cherchera à revaloriser le patrimoine culturel national en offrant directement à chaque Sénégalais une meilleure connaissance de la Culture Sénégalaise, de nos Cultures et Traditions Sénégalaises, de TOUTES les Cultures et Traditions Sénégalaises afin de consolider notre modèle culturel et social, locomotive de notre stabilité qui nous est si chère.  
Préserver et protéger les socles de notre société c'est veiller à l'instauration d'un dispositif sécuritaire efficace partout et à tous les niveaux.  
Pour ce faire, nos forces de défense et de sécurité doivent retrouver la plénitude de leur fonction en jouant davantage un rôle dissuasif et préventif plutôt que répressif. La revalorisation de leur statut et de leur métier est une obligation de l’Etat. Elles auront vocation à être au service de l’Etat mais aussi, et surtout, des citoyens.  
Ce principe servira de base aux nouveaux rapports qui naîtront entre l’Administration dans sa globalité et les Citoyens. Une administration dont la haute hiérarchie aura dorénavant plus qu’une obligation de réserve mais une exigence de neutralité et d'équité par rapport aux différentes composantes présentes dans notre pays.  
Je ne saurais parler de sécurité sans insister sur la PAIX.  
La Paix en Casamance et aux frontières de notre territoire. Je choisis, au nom des intérêts du plus grand nombre et pour le bien de l’Etat, d’axer ma réflexion sur La Paix en rappelant qu’elle ne peut être ni une libéralité, ni l’?uvre d’un individu, fut–il providentiel. Elle est la condition sine qua none de toute existence collective viable sans laquelle aucun développement économique, intellectuel ou social n’est possible. La recherche de cette Paix passera nécessairement par la normalisation des relations entre Pays, Communautés et Confessions. Elle s’appuiera sur une diplomatie équilibrée ainsi que sur la culture du respect de l’Autre, de la différence, de toutes les différences sans que, pour autant, nous ne perdions notre âme. Elle postule en conséquence l’équité et le respect mutuel entre partenaires : dans les paroles, les écrits, les échanges, les manifestations de solidarité. La Paix, celle que nous voulons consolider et étendre à l’ensemble de notre territoire ne se fera que dans un cadre inclusif. Elle mérite tous les sacrifices et abhorre toute faiblesse, toute lâcheté.  
La Paix sans la Justice est impossible! L'injustice et l'impunité constituant le terreau fertile de tous les antagonismes, l’indépendance du pouvoir judiciaire sera garantie par la suppression de toute autorité tutélaire de l’exécutif et l'établissement d'organes capables de contrôle réel et de sanctions effectives.  
Tous les crimes, délits et manquements aux règles seront sanctionnés sans interventionnisme ni interférences.  
Une Opération «REGURGITATION ou GOKKHI» sera lancée pour permettre de récupérer les biens dérobés au Peuple.  
Nous ne parviendrons à instaurer et maintenir de façon durable la justice qu'en assurant l'équité sociale. J’?uvrerai ainsi dans le sens de la répartition équitable des fruits de notre croissance.  
Une identification sérieuse de tous les Sénégalais et de toutes les personnes nous ayant fait l’Honneur de vivre parmi nous sera le socle d’une projection des besoins et attentes de chaque résident sur notre territoire. Ce processus aura pour vocation, avant 2020,d’établir un système général de couverture sociale, seul gage de réussite d’une politique de redistribution juste et équitable des richesses produites dans notre pays conformément à nos valeurs séculaires de solidarité. Redistributions, horizontale et verticale, garanties de l’Etat envers les plus démunis et des plus nantis vers les plus nécessiteux. Cette stratégie pour atteindre une société plus juste s’attachera à combattre l’exclusion sociale.  
Je veillerai à la prise en compte dans toutes nos politiques publiques des contraintes auxquelles font face ceux que la loi biologique, les accidents de la vie ou l’absence d’autorité parentale privent de moyens ou de perspectives.  
L’ambition pour une société plus juste ne peut être satisfaite que dans un contexte de progrès.  
Les freins au développement économique doivent être levés afin de permettre d’atteindre des niveaux de croissance suffisants pourvoyeurs d’emplois.  
Le modèle économique du monde moderne est largement tributaire des disponibilités énergétiques. Le Sénégal n’échappe pas à cette règle. Il serait illusoire, trompeur voire suicidaire de croire et/ou de faire croire que nous pourrons réussir une stratégie de croissance durable avec une production électrique assise sur des intrants dont nous ne disposons pas, qui se raréfient sur le marché mondial et dont les prix à la hausse sont fixés en dehors de notre périmètre décisionnel. Pour cette raison, il faudra aller dans le sens de la réduction de notre dépendance aux combustibles venus de l’extérieur. Cela implique obligatoirement une volonté politique prônant la diversification de notre portefeuille énergétique.  
Je m’engage, dans ce sens, à établir une mixité énergétique dans la production totale sénégalaise en établissant dès 2012 un partenariat technique et économique avec des spécialistes des énergies solaires. Les modalités pratiques de la réalisation de ce partenariat sont en train d’être finalisées. Il apportera dés 2013 un appoint énergétique de l’ordre de 10% par rapport à la production actuelle.  
L’objectif est, avant la fin de cette décennie, de produire 50% de l’énergie consommée au Sénégal sans contraintes du marché ou de l’approvisionnement. Cela permettra ainsi de conjuguer les souhaits des ménages à ceux des opérateurs privés : une énergie disponible à la demande et à faible(s) coût(s).  
Cette vision s’est construite autour de plusieurs enjeux :  
- Un enjeu de valeurs, de vertu et de sincérité pour répondre à l'urgence sociale par l'équité et la justice que tout citoyen, homme ou femme, est en droit d'attendre d'un Etat.  
- Un enjeu de développement économique solidaire qui se traduit par une redistribution de la croissance et par une solidarité dans la prise en charge des couches vulnérables, source de cohésion sociale. L'atteinte d'un « minimum social » passe nécessairement par celle du minimum vital.  
- Un enjeu de bonne gouvernance et de liberté économique qui permettra de favoriser une concurrence loyale et favorisera l'émergence d'un secteur privé national fort et entreprenant.  
Par la concertation permanente érigée en méthode privilégiée de gouvernance, nous impliquerons à chaque étape de ce processus le Secteur Privé de notre pays. Partageant la conviction des chefs d'entreprises du Sénégal, "qu'il ne peut y avoir un Etat fort aux côtés d'un Secteur Privé National Faible et qu'il ne peut y avoir un Etat Faible aux côtés d'un Secteur Privé National Fort", nous identifierions et soutiendrons tous les dispositifs à même d'assurer la Souveraineté Economique de notre pays.  
L'industrialisation du secteur agricole (Pêche et Elevage y compris) ainsi que la réalisation d'infrastructures à l'échelle nationale, nous permettront de réaliser le plein emploi et au-delà éradiquer la pauvreté en favorisant la création de richesses.  
Le déclic viendra de la confiance que nous inspirons à nos concitoyens, de notre volonté d'assainir tous les secteurs de l'économie en commençant par diminuer le train de vie de l'état et en érigeant la bonne gouvernance et la transparence en modèle de gestion des ressources publiques.  
Le sursaut viendra assurément du réveil citoyen. Nous ferons en sorte que les dépenses publiques soient efficaces et contrôlées par les citoyens en votant la loi de règlement selon les normes de l'UEMOA afin de permettre à tout citoyen d'avoir accès à l'information sur l'utilisation des fonds publics.  
Ce projet repose sur une démarche Citoyenne et participative. Il donne toute sa place à nos Institutions, socle de notre démocratie mais aussi du dialogue social. Par ce processus, la démocratie locale sera exercée, en toute sérénité, par tous et pour le bien de la communauté.  
Ce projet remet le citoyen au c?ur de la décision économique et sociale, seul gage de transparence.  
Les citoyens qui rêvent d'un Sénégal enfin debout et au travail sont nombreux voire majoritaires dans ce pays. Ils souhaitent s’investir dans un projet où le travail et le mérite sont les seuls indicateurs de la réussite sociale. Je leur présente la vision que je développe pour notre Patrie.  
Je leur déclinerai dans les jours, semaines et mois à venir les séries d’actions précises et concrètes, techniques et pratiques pour traduire ces orientations en un mieux-être palpable pour chacun.  
Yokku Ba Yeek Ko!  
Pour tous ceux qui pensent que nous pouvons relever nos institutions et nos valeurs, je dis qu’ensemble, l’espoir est permis.  
Ensemble, Nous nous réjouirons des objectifs atteints plutôt que des intentions annoncées.  
Ensemble, Nous mettrons la priorité sur le citoyen qui doit se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner, s’instruire et être en sécurité dans une société plus juste plutôt que sur la multiplication d’institutions politiques budgétivores.  
Yokku Ba Yeek Ko!  
Nous devons donc nous pouvons mener ce combat pour préserver les générations présentes et prémunir celles futures.  
Ce Sénégal nouveau ne naîtra pas dans la douceur d’une péridurale mais après toutes les souffrances d’une gésine que l’histoire nous assigne d’assumer.  
Oui ! S’il plait à DIEU nous pouvons.  
Cette motivation, cette volonté et cette sincérité qui nous permettront d’y parvenir m’habitent depuis longtemps.  
Ce combat pour un mieux être palpable pour chaque Sénégalais dans une société plus juste et plus équitable est le combat de toute une vie que le mérite de mener vaut autant que celui de l’emporter.  
Wallu Senegaal Jotna !  
 
 
Talla SYLLA  
Candidat à l’Election Présidentielle Sénégalaise de 2012  
Talla SYLLA 
Alioune Tine dénonce aujourd’hui ce qu’il dénonçait hier 
J’abats mes cartes, je suis un hom¬me libre, délivré de toute appartenance à une quelconque chapelle po¬litique ou mouvement affilié et assimilé et ne suis pas un militant de la Rad¬dho au sens organique, mais le suis des Droits humains en général au nom du principe de la liberté, de la démocratie et de la dignité humaine. Il est des moments où se taire est un acte d’une extrême lâcheté. L’his¬toire pose des questions et il appartient aux hommes et aux femmes mus par la seule volonté de voir éclore la vérité de prendre leurs res¬pon¬sa¬¬bilités et de les assumer devant Dieu et la société. Je suis pour le dé¬cè¬lement de la vérité historique au nom du principe supérieur de la vérité.  
 
Le débat actuel structuré autour des rapports heurtés entre le président de la Raddho et coordinateur du mouvement du 23 juin (M23) et la Cap 21 arpente les sentiers abrupts de la passion et risque de dénaturer des échanges qui doivent être bénéfiques pour le devenir du pays. Qui plus est, ce débat est agité par des personnalités qui, naguère, s’appréciaient, se fréquentaient et ensemble protestaient contre les violations des droits humains perpétrés par le régime socialiste. Les positions soutenues d’une part par le M23 et d’autre part par la mouvance présidentielle, pour antagoniques qu’elles soient, ne doivent point préfigurer d’un tel débat qui, à la limite, est aux ras des pâquerettes. La démocratie est une instance qui permet et favorise les débats de grande qualité ponctués par des positions contradictoires par rapport à un fait social. Cet exercice normal ne doit en aucun cas amener la Cap 21 à «rompre toute collaboration avec la Raddho». Les deux organisations doivent se retrouver autour d’une ta¬ble pour discuter sur les enjeux sociopolitiques et les niveaux d’implication réciproques. La majorité doit se rappeler qu’à chaque fois que le régime socialiste emprisonnait «arbitrairement» Me Wade, ses militants et ses alliés, la Raddho se mobilisait, avec une motivation incroyable, pour exiger publiquement la libération des «prisonniers politiques». 
 
L’organisation était toujours présente face à la puissance socialiste pour dénoncer l’arbitraire qui consistait à emprisonner un opposant qui gêne ou à dénier à un citoyen lambda ses droits les plus élémentaires. Des marches, des sit-in, des pétitions étaient organisés pour le respect des droits humains et des principes de la démocratie. La Raddho se rendait dans les commissariats, prisons ou autres lieux de privation de liberté, pour s’enquérir des conditions de détention des «détenus politiques» et «d’opinion» et protestait publiquement contre ces violations flagrantes des droits humains. Des communiqués et des messages traversaient les océans pour alerter l’opinion internationale sur les agissements du régime de Diouf. De grandes personnalités actuelles du régime libéral foulaient chaque jour le sol de la Raddho et prenaient quartier sous la case.  
 
Le Président Diouf et certaines personnalités du régime socialiste é¬taient convaincus que Alioune Tine était un opposant qui se cachait et ils le lui disaient clairement. Les So¬cia¬lis¬tes ont poussé la frilosité jusqu’à taxer d’opposant tout journaliste qui manifestait une indépendance déontologique et tout membre de la société civile qui dénonçait les pratiques anti-démocratiques. Il serait dommage pour la démocratie sénégalaise que les Libéraux reconduisent les mꬬ¬mes jugements vis-à-vis de la so¬ciété civile. Lors des élections présidentielles de 2000, la Raddho a en¬voyé, au premier comme au deu¬xième tour, des observateurs et a été l’une des premières institutions à parler de victoire de l’opposition. Au-paravant, sur la seule question de l’administration des élections, la Raddho a toujours dénoncé les pratiques frauduleuses, le bourrage des urnes, l’achat des consciences, des cartes, la violence lors des campagnes et lutté pour un fichier électoral fiable. La Raddho s’était levée contre le retrait de la loi instaurant le «quart bloquant» demandé et obtenu par le régime socialiste pour aménager au candidat Diouf une victoire paisible. Dès lors qu’un changement de régime a eu lieu, les mécanismes principaux de contrôle, de dénonciation et de protestation de la Raddho s’orientent «naturellement» et «prioritairement» vers les actes des tenants de la majorité actuelle. Comme hier con¬cernant les Socialistes, une attention particulière est accordée aux actions publiques des Libéraux dans le seul but de les pousser à respecter les prin¬cipes de la démocratie et des droits humains et à prévenir toute atteinte grave à ces notions. Rien d’autre.  
 
La Raddho est une organisation qui est prompte à protester pour le res¬pect des droits humains, mais aus¬si heureuse de saluer l’effort fait par un quelconque régime allant dans le sens du renforcement de la démocratie. La Raddho dénonce aujourd’hui ce qu’elle dénonçait hier. Elle tire sa mission de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh), des instruments juridiques internationaux et de ceux de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp). J’ai eu la chance de participer à de nombreux fora sur les droits humains à travers le monde. J’ai assisté à des réunions au cours desquelles Alioune Tine défendait les opposants emprisonnés par des régimes peu soucieux de la chose démocratique. Suspendu de l’enseignement supérieur, il a refusé la «générosité» de certains chefs d’Etat africains (Gbagbo, Tandja, etc.) qui voulaient acheter son militantisme. Il a dénoncé le tripatouillage constitutionnel de Tandja au Niger comme le non-respect de la volonté populaire du peuple ivoirien, lors du deuxième tour des élections présidentielles. Il dérange et le sait. Il a eu à refuser le principe de la subvention de l’Etat sénégalais à la Raddho au nom de la liberté d’action. Il a également refusé le poste de Secrétaire exécutif d’une grande institution que Me Wade lui proposait. J’ai été témoin de tous ces faits. En réalité, Alioune Tine dénonce aujourd’hui ce qu’il dénonçait hier. Donc, il est aisé de comprendre que les rapports entre la Raddho et la Cap 21 ne peuvent s’établir que dans le «principe d’un équilibre instable». Il ne saurait en être autrement.  
 
Les objectifs et les buts visés sont diamétralement distincts. Il faut que la classe politique, majorité comme opposition, sache que la société civile est concernée, tout autant qu’elle, par les enjeux politiques. C’est la raison pour laquelle majorité, opposition et société civile doivent impérativement cohabiter dans un espace public régi uniquement par le principe du respect de la démocratie et des libertés fondamentales dont l’Etat, impartial par définition, en est responsable au premier chef. Au Sénégal, depuis les années 1980, avec la naissance plurielle de la presse indépen¬dan¬te, d’organisations de la société civile comme la Raddho, l’Ondh, le Forum civil, le Radi et tant d’autres et l’instauration du multipartisme intégral, il y a eu constitution d’un espace pu¬blic, en tant que cadre de discussion de la chose politique, économique, sociale et culturelle. La discussion est alors vue comme devant être ouverte à tous. Le résultat d’une telle discussion serait l’opinion publique en tant que consensus sur le bien commun. Que ces échanges soient contradictoires et souvent confus ne fait que souligner l’importance fondamentale de l’espace public. Cette révolution sociale a permis à la société civile, à côté de la classe politique, d’avoir été et d’être au cœur de tous les changements du Code électoral sénégalais. Pour preuve, le combat pour un nouveau Code électoral qui a abouti à celui de 1992 fut mené conjointement par l’opposition d’alors et la société civile aux rangs desquels siégeait la Raddho en bonne position. Le combat de la Raddho se comprend alors aisément. 
 
Candidature de Me Wade et manifestations du 23 juin 2011 
L’organisation sise aux allées Thierno Saïdou Nourou Tall, de par ses missions, est une sentinelle contre tout abus de pouvoir, d’où qu’il vienne. Elle a le droit et le devoir de veiller, par des moyens légaux, sur le respect de la Constitution au nom des principes transcendantaux et intangibles de la démocratie. La Cap 21, en ces temps troubles traversés par la question de la recevabilité ou non de la troisième candidature de Me Wade, milite pour la conservation du pouvoir et au-delà entend réélire son candidat au premier tour. Exercice normal en démocratie. Mais elle semble oublier que la Raddho ne se mêle point d’administration électorale en ses volets partisans. Ce fait est dévolu aux partis politiques et aux membres de la société civile qui ont déclaré publiquement leur candidature aux élections présidentielles. La Raddho se préoccupe du respect strict des valeurs démocratiques. C’est en ce sens qu’elle dénonce la troisième candidature de Me Wade et la juge irrecevable en se basant sur les articles 27 et 104 de la Constitution qui stipulent respectivement : «La durée du mandat du Président de la Ré¬pu¬bli¬que est de sept ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire.» Au titre XIII concernant les dispositions transitoires, le législateur note : «Le Président de la République poursuit son mandat jusqu’à son terme. Toutes les autres dispositions de la présente constitution lui sont applicables.»  
 
En se basant sur les articles de la Constitution sus-évoqués et sur la réalité des faits, la Raddho soutient que Me Wade est en train de terminer son deuxième mandat après avoir épuisé le premier mentionné expressément dans le texte constitutionnel par les termes : «Le président de la République poursuit son mandat» en désignant celui de 2000 à 2007. La mouvance présidentielle soutient le contraire et soustrait le premier temps présidentiel (2000-2007) de Me Wade du décompte des mandats. Pour la mouvance présidentielle, le Président Wade n’a eu qu’un seul mandat (2007-2012) du fait que la nouvelle Constitution du 22 janvier 2001, votée par voie référendaire, n’admet point la loi de la rétroactivité. Pour la majorité, dès qu’il y a élection d’une nouvelle Constitution le compteur doit être remis à zéro. Du point de vue de l’interprétation du droit constitutionnel, le Sénégal est en proie à un grand débat entre constitutionnalistes nationaux et étrangers, hommes politiques et simples citoyens sur la question de la recevabilité ou non de la candidature de Me Wade. Le débat a gagné les rives de la Seine, du Potomac et atteint les capitales asiatiques et certainement va devenir un cas d’école. En somme il s’est internationalisé. Il est d’une telle intensité qu’elle place le pays de facto dans une séquence de crise. Les positions deviennent antagoniques et rigides. Et devant une crise il n’y a que deux attitudes possibles, prendre le pont pour traverser le fleuve (la démarche solutionnelle) ou longer la rive (persister dans l’aveuglement et vouloir la confrontation).  
 
Aujourd’hui, il appartient au chef de l’Etat, Me Wade, de se délester du poids partisan, de se mettre au-dessus de la mêlée, c’est-à-dire d’adopter la posture étatique, pour prendre la décision idoine. L’avenir démocratique de ce pays est entre ses mains. Quelle que soit la thèse soutenue, Me Wade aura fait 12 ans à la tête du Sénégal en 2012 et arithmétiquement deux mandats (2000-2007) et (2007-2012). Pour un homme qui a combattu plus de la moitié de sa vie pour la promotion de la démocratie en tant qu’opposant politique, il est anormal qu’il soit sujet à un tel déchirement aujourd’hui que le peuple souverain a placé entre ses mains périssables le destin du pays. Devant la gravité de la situation toutes les intelligences citoyennes, toutes les entités d’intermédiation sociale (église, confréries, pouvoir coutumier) doivent se mouvoir pour l’instauration de la paix dans le pays. Le Sé¬né¬gal est notre seul bien et nous devons le préserver contre les démons de la déstabilisation. L’exem¬¬ple du Niger est là pour nous rappeler que les questions électorales sont sensibles et sont porteuses de passions débordantes.  
 
D’un autre côté, l’Afrique est riche d’exemples judicieux : l’Afrique du Sud avec Mandela, le Mali avec les Présidents Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré qui ont fait chacun deux mandats ; le Nigéria avec Obasanjo, le Ghana avec John Kuofor, le Cap-Vert qui est en train de battre le record des alternances politiques, etc. Nous n’avons pas le droit de décevoir les attentes. La majorité doit comprendre que la recevabilité de la candidature de Me Wade n’est pas synonyme de victoire, lors des prochaines élections présidentielles de 2012. Elle doit aussi comprendre que l’irrecevabilité de la candidature de Me Wade n’est pas synonyme d’échec aux élections présidentielles pourvu seulement qu’elle ait un candidat crédible et compétent. Les rangs de la majorité regorgent de valeureux militants qui ont l’estime du peuple et qui sont dotés de compétences avérées pour conduire les destinées de ce pays. Me Souleymane Ndéné Ndiaye, le ministre d’Etat Oumar Sarr, Abdou Fall, Me Amadou Sall, le Professeur Iba Der Thiam et Abdourahime Agne sont des personnalités qui, aujourd’hui, jouissent d’une crédibilité immaculée. Les élections de 2012 sont ouvertes et tous les cas de figure sont possibles, nul ne peut présager de ce qui va advenir. En plus, une défaite aux élections présidentielles n’est point une honte ou une descente aux enfers. La sanction négative du peuple n’est pas une humiliation. En tant qu’instance de souveraineté, il (le peuple) indique des voies à suivre, à charge aux hommes politiques, en toute humilité, de les suivre.  
 
Pour avoir donné un coup de fil le 20 mars 2000 à Me Wade pour le féliciter, Abdou Diouf est apparu aux yeux de tous les Sénégalais et d’une grande partie de l’opinion internationale comme l’un des plus grands hommes d’Etat africains avec Nelson Mandela, Léopold Sédar Senghor, Julius Nyerere, etc. La participation de la Raddho aux événements du 23 juin 2011 contre l’instauration du «ticket présidentiel» pour l’élection simultanée du Président et du Vice-président au scrutin majoritaire à un tour avec au moins 25% des voix exprimées, ne fut dictée que par le souci de lutter contre un changement constitutionnel jugé par la société civile comme inopportun. Pour la Rad¬dho il s’agissait d’empêcher «le dix-septième (17e) tripatouillage d’une Constitution jeune de dix ans», et le parachèvement de la «la dévolution monarchique du pouvoir». En plus la Raddho ne fut pas la seule organisation des droits hu-mains à manifester ce jour-là, elles y étaient toutes (Ondh, Radi, Forum civil, syndicats, etc.) et sont toutes membres du M23.  
 
Avant que la société civile ne proteste, ce furent les militants libéraux qui donnèrent le ton. De nombreux députés, des sénateurs et des ministres avaient manifesté leur désaccord, sous cape ou publiquement, à ce chan¬gement constitutionnel. Au-de¬là, ce furent des millions de citoyens qui étaient descendus dans les rues de Dakar et des grandes villes du pays pour dénoncer ce projet de loi qui selon eux n’était qu’un «plan permettant à Me Wade de donner le pouvoir à son fils». 
 
Le temps du dialogue 
On a tendance à se focaliser sur les questions de candidature et de changement constitutionnel en oubliant toutefois que la Raddho mène des mé¬diations entre les différentes entités sociales pour l’instauration de la paix. C’est en ce sens qu’elle a toujours promu le dialogue politique entre la majorité et l’opposition. La Raddho avait demandé à Me Wade, lors d’une audience, de renouer le dialogue politique avec l’opposition pour la paix sociale, mais des faucons, nichés au niveau des deux camps, ont torpillé le projet. Un membre bouillant de l’opposition avait à l’époque, à travers la presse, douté de la sincérité des actes de Alioune Tine. Il n’avait pas compris qu’un dialogue constructif entre ma¬jo¬rité et opposition aurait permis d’instaurer un «équilibre majeur du système». Un équilibre basé uniquement sur le principe de la confiance mutuelle entre majorité et opposition. L’opposition est une institution dont le rôle est consacré de façon officielle dans la Constitution sénégalaise. Pour préserver le pays de graves crises, majorité et opposition doivent échanger sur toutes les questions d’intérêt majeur, surtout celles touchant à la problématique du Code électoral. Si le Président Wade avait consulté l’opposition sur le projet de loi constitutionnel instaurant un ticket à l’élection présidentielle, il n’y aurait jamais eu de manifestations le 23 juin 2011. Pour avoir misé sur la mollesse et sur la sous-représentation de l’opposition, la majorité s’est retrouvée brusquement et brutalement face au peuple le 23 juin 2011. Aujourd’hui, la classe politique «anomique» est contournée et submergée par des mouvements sociaux nouveaux qui prennent toute la dimension de la protestation sociale, économique et culturelle et qui risquent d’influer lourdement sur l’issue des élections de 2012.  
 
Dans un pays comme le nôtre, avec une expérience bicentenaire de pratiques politiques, il est important que les différentes entités jouent pleinement leur rôle en veillant systématiquement sur le respect des droits humains et sur la préservation des principes intangibles de la démocratie. La majorité doit s’enorgueillir d’avoir en face d’elle une société civile aussi dynamique et accepter de nouer un dialogue contradictoire ba¬sé sur le respect des valeurs démocratiques. En plus, la majorité doit ac¬cepter de dialoguer avec l’opposition sur les questions d’intérêt majeur. Et aucun sujet n’est tabou. Les accusations, les anathèmes et les insinuations risquent d’être des si¬gnes d’un manque criant d’arguments convaincants. 
 

 

(c) coalition contre la transmission patriarcale de la destinée nationale sénégalaise - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 5.10.2011
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