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La vague d’espoir s’est estompée.

MERCREDI 11 MARS 2009 - SERIGNE CHEIKH TIDIANE SY, GUIDE SPIRITUEL DES MOUSTARCHIDINES 
"La vague d’espoir suscitée par l’alternance en 2000, s’est estompée" 
 
NETTALI.NET- La célébration de la naissance du prophète Mouhamed (Psl) a encore servi de tribune à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, guide spirituel des moustarchidines pour se prononcer sur la situation nationale. Aux Champs de course de Tivaounane, le marabout qui y organisait un Gamou comme durant les années précédentes, a déplore la situation que traverse notre pays. A l’en croire, la légitimité n’existe plus au Sénégal, depuis l’alternance. 
 
Devant des milliers de fidèles, le marabout a laissé entendre que la vague d’espoir suscitée par l’alternance en 2000, s’est vite estompée. Ce qui fait, selon Serigne Cheikh Tidiane Sy, qu’il est impératif que les gens se retrouvent et échangent entre eux. En d’autres termes, le guide spirituel des moustarchidines invite tout le monde au dialogue et à la concertation, afin que chacun puisse exprimer son amertume. 
D’ailleurs, il a salué l’idée d’un dialogue avec l’opposition annoncée par le pouvoir. De l’avis du responsable religieux, c’est une bonne chose et le pays en a besoin. "Ce qui fera renaître l’espoir", indique le marabout selon qui, "notre pays n’a plus de légitimité, fondement d’un Etat". C’est pourquoi, il prône la transparence à l’occasion des élections locales du 22 mars prochain. "On ne peut pas continuer à frauder des élections", assène-t-il. 
Le guide spirituel des moustarchidines a déploré la situation que traverse notre pays. "Ce n’est pas normal qu’un pays soit déboussolé", s’indigne-t-il. Non sans expliquer que " le Sénégal est malade à cause de ses coutumes qui semblent prendre le dessus sur tout, même sur la religion". Pour lui même si on ne peut renoncer à toutes les coutumes, il est nécessaire de bien faire la part des choses. 
Sur un autre volet, il a fustigé l’immixtion des politiques dans certains secteurs de la nation. A ce propos, il a soutenu que lorsque les syndicats sont dirigés par des politiques, les travailleurs ne sont plus protégés. Par ailleurs, il faut préciser qu’à la suite de son père, Serigne Moustapha Sy a animé, ce mardi une conférence aux Champs de course de Tivaouane. Devant plusieurs fidèles, il a exhorté les gens, à ne pas avoir peur de leurs opinions. 
- Par ZAHRA -  
 
Chérif At’ Hana Aïdara "contre le favoritisme sélectif de l’Etat" : « Le Chérif n’est pas une matière périmée » 
La majorité de la communauté musulmane du Sénégal a célébré le « Maouloud » ou la naissance du Prophète Mouhamed (Psl). L’évènement a eu lieu dans la nuit du lundi à mardi. A l’occasion, les différentes confréries en ont profité pour adresser des messages aux autorités qui prendront, certainement, du temps, pour les décortiquer. 
 
Contrairement au Khalife général des Tidjanes et la communauté mouride de Vélingara qui ont lancé, respectivement, un message de paix en direction de toute l’humanité en général, et des tenants du pouvoir, en particulier, mais aussi et surtout pour la fin de la rébellion dans la partie du Sud du Sénégal, les Khadres, eux, par la voix de Chérif Ath’ Hana Aïdara ont haussé le ton en direction du pouvoir en place ; parce qu’estimant être oubliés. Et pourtant, « le Chérif n’est pas une matière périmée », précise-t-il. Cela, comme pour dénoncer l’attitude du gouvernement qui semble faire un certain « favoritisme sélectif » pour certaines confréries au détriment des Khadres laissés « en marge ». En tout cas, selon le Chérif Ath Hana Aïdara, « la communauté khadre, une des premières confréries au Sénégal et dans le monde, refusera d’être inhumée vivante ». 
Affaire du Stade Assane Diouf : la Famille Omarienne pour une discussion entre le gouvernement et le Collectif René Sanchez  
De Vélingara à Dakar, en passant par Touba, Tivaouane et Rufisque où les Khadres ont tenu un discours « guerrier », le ton est à l’apaisement avec la Famille Omarienne. Dans la Mosquée de Thierno Seydou Nourou Tall, la Fammille Omarienne invite le gouvernement à discuter avec le Collectif René Sanchez pour la sauvegarde et la réhabilitation du Stade Assane Diouf pour trouver une solution. Cependant, « tout ce qui peut être fait sur le site à l’issue des discussions soit conforme aux principes de l’islam ». Le gouverneur de Dakar, représentant le Chef de l’Etat, a promis de transmettre la recommandation de la Famille Omarienne à qui de droit. 
Abdou TIMERA 
 
Hommage au Professeur Sémou Pathé Guèye : Trois ou quatre choses que je sais de lui 
En lisant la presse du jeudi 05 mars 2009, j’ai été frappé par la qualité et la diversité des témoignages consacrés au Professeur Sémou Pathé Guèye, décédé le mercredi 04 mars 2009 à Paris, des suites d’une longue maladie. Toutes les facettes de cette éminente personnalité du monde de la culture et de la politique ont été tellement mises en relief et avec pertinence, par des hommes et des femmes provenant de milieux très divers, à telle enseigne que je me suis posé la question de savoir ce qu’on peut dire de plus après tant de témoignages saisissants et émouvants sur la vie et l’œuvre de l’illustre disparu. 
 
Mais, après réflexion, je me suis dit que pour un homme dont l’envergure politique et intellectuelle est unanimement reconnue, par tous, sans exception, aucun témoignage sur cette personnalité au parcours remarquable, pour ne pas dire extraordinaire, n’est de trop. Surtout, si le témoignage émane d’un homme de sa famille politique et idéologique, c’est-à-dire de gauche, pour le triomphe des idéaux auxquels il s’est consacré toute sa vie durant. 
Ce qui frappe d’abord le plus et qui suscite une forte admiration pour ce militant et intellectuel hors pair, c’est la constance dans sons engagement et la sincérité dans ses convictions. Je me souviens que vers les années 1967 – 1968, lorsque j’étais au Collège Gambetta de Kaolack, Sémou qui était en classe de Première – Terminale, au Lycée Gaston Berger, devenu par la suite Lycée Valdiodio Ndiaye, faisait partie des meneurs de grève de cette époque. Chaque fois qu’il y avait des mouvements de grève, il faisait partie des dirigeants qui faisaient sortir les élèves des autres établissements de la ville de Kaolack, pour amplifier les mouvements de protestation, soit pour soutenir les étudiants de l’Université de Dakar en lutte, soit pour élaborer une plate-forme revendicative propre aux élèves de la région. A cette époque déjà, Sémou apparaissait comme un véritable leader, arrêté à plusieurs reprises par la police, comme meneur de grève. 
En 1968, à la suite de l’année invalidée suite aux évènements de mai 1968, il partit en France pour passer son Baccalauréat qu’il obtint avec mention. Orienté au début pour suivre des études helléniques supérieures, Sémou changea par la suite d’option, pour embrasser la philosophie qu’il aimait plus que toute autre matière et pour laquelle il était particulièrement doué. 
Dès son arrivée en métropole, en même temps qu’il menait ses études supérieures, Sémou était particulièrement actif dans les luttes du mouvement estudiantin, que ce soit au niveau de l’AESF (Association des Etudiants Sénégalais en France) ou au niveau de l’UGES (Union Générale des Etudiants Sénégalais). Mais ce qui est remarquable chez Sémou Pathé, c’est qu’en France, il a toujours su concilier les études et le combat politique. A la différence de beaucoup d’étudiants qui, une fois dans l’Hexagone, privilégient les plans de carrière pour l’obtention du maximum de diplômes académiques, Sémou, lui, a toujours mené les études supérieures en même temps que l’engagement militant. C’est sans doute ce qui explique qu’il n’a pu soutenir sa Thèse de Doctorat d’Etat ès Lettres qu’en 1987, c’est-à-dire quatorze (14) ans après son Bac obtenu en 1968. Doté d’une intelligence supérieure, agrégé en philosophie, Sémou Pathé Guèye peut être considéré comme l’un des philosophes les plus brillants de sa génération, à l’image des professeurs Mame Moussé Diagne, Souleymane Bachir Diagne, Abdoulaye Elimane Kane, Madieyna Ndiaye et tant d’autres. 
La Thèse de Doctorat d’Etat ès lettres de Sémou Pathé, soutenue le 9 novembre 1987 à l’Université de Paris-I Panthéon – Sorbonne, a porté sur le thème : « La position du marxisme dans le débat contemporain sur la mort de la philosophie. » Le jury était composé de Messieurs Marcel CONCHE (Président du jury), Olivier BLOCH, Jacques BOUVERESSE, Madame Evelyne PISSIER KOUCHNER, tous de l’Université de Paris-I Panthéon Sorbonne et du Professeur Georges LABICA de l’Université de Paris X Nanterre. Tous ces éminents professeurs sont considérés comme des sommités mondiales dans leur discipline respective. Lors de cette soutenance qui a duré plusieurs tours d’horloge, Sémou a obtenu : « Mention très Honorable et Autorisation de reproduction et de Diffusion par l’Atelier National de Reproduction des Thèses de Lille. » 
Au plan de l’éducation, Sémou a beaucoup apporté à notre pays. D’abord en sa qualité d’enseignant dans les lycées, de 1973 à 1981, puis au département de Philosophie de la faculté des Lettres et sciences Humaines de l’UCAD où il fut recruté en 1991. Promu Professeur Titulaire des Universités à partir du 1er octobre 2001, Sémou fut un Enseignant – Chercheur invité ou associé dans plusieurs Universités et Instituts Universitaires en Afrique, Europe, USA et Asie. Il a dirigé plus d’une dizaine de Thèses de Doctorat, une cinquantaine de Mémoires de Diplômes d’Etudes Approfondies (DEA) et des dizaines de Mémoires de Maîtrise. Grâce à des qualités pédagogiques avérées, Sémou Pathé a su « marquer » plusieurs générations d’étudiants et d’élèves et réussir à leur faire aimer cette discipline jugée rébarbative en raison des concepts difficiles et du langage ésotérique que la philosophie véhicule. Mais avec ce pédagogue hors pair, le vocabulaire philosophique le plus austère devenait accessible aux apprenants. 
Au plan syndical, Sémou fut un militant de premier rang du SUDES (Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal) dont il fut membre fondateur en 1976 et Secrétaire général adjoint du temps où Mamadou Ndoye en était le Secrétaire général. Dans cette perspective, Sémou a joué un rôle déterminant dans le succès des Etats généraux de l’Education et de la Formation (EGEF), organisés en 1981 sous le magistère du Président Abdou Diouf. Il a su donner une impulsion particulière à la réflexion dans la Commission qu’il présidait et qui portait sur les Orientations et la Finalité de l’Education au Sénégal. 
Mais cela ne l’a pas empêché de produire cinq (05) ans plus tard, en 1985, une brochure remarquable, d’une cinquantaine de pages, intitulée : L’Ecole Nouvelle. Une chance. Un enjeu, Edition du PIT – Sénégal. Dans cette étude extrêmement fouillée qui dénote une parfaite maîtrise des questions éducatives, Sémou montre avec pertinence le dilatoire et les tergiversations du gouvernement de l’époque, pour l’application des conclusions des Etats Généraux de l’Education et de la Formation (EGEF). 
Un autre domaine dans lequel Sémou Pathé excellait, c’est celui du journalisme. Aussi, rien d’étonnant s’il dispensait des cours de communication politique au CESTI (Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information). Non seulement il écrivait régulièrement dans le quotidien clandestin de son parti, selon Amath Dansokho (L’Observateur n° 1634 du jeudi 05 mars 2009), mais il fut un des membres éminents du Comité de rédaction du journal Andë Sopi (1977 – 1982), crée par les socialistes autogestionnaires avec le Maodo Mamadou Dia et le Parti Africain pour l’Indépendance (PAI), devenu par la suite Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT). 
Le Directeur de Publication de cet organe qui a joué un rôle considérable dans le combat pour l’approfondissement du processus démocratique au Sénégal, fut Samba Diouldé Thiam, actuel Secrétaire général du PRC et député à l’Assemblée Nationale. Parmi les membres de la rédaction il y avait Mamadou Dia, Maguette Thiam, Sémou Pathé Guèye qui signait ses articles sous le pseudonyme de Ndiarka. En relisant les articles de Sémou de cette époque, on mesure à quel point le défunt était doté d’une capacité d’analyse extraordinaire et d’une plume particulièrement convaincante et belle de surcroît. Sémou, faut-il le rappeler, fut également le Directeur de Publication du journal Daan Doole, organe central du PIT – Sénégal. 
Une autre forme de communication, en journalisme, qui a révélé l’immense talent de chercheur fécond et brillant du porte-parole du PIT, c’est avec la revue Gëstu (Recherches marxistes), Revue de Théorie et d’Information. Le Secrétaire général du PIT, Amath Dansokho, en était le Directeur de Publication, et Sémou Pathé Guèye, le Rédacteur en chef. Cette revue, dont le premier numéro a paru en Août 1980 et le dernier en Octobre 1990, a apporté un éclairage particulièrement lumineux sur toutes les questions qui ont interpellé la société et le monde à cette époque : politique, économie, culture, idéologie, sociétal, religion, mouvement de libération national, mouvement communiste ouvrier et international, etc. 
A chaque numéro de la Revue, Sémou a publié des articles particulièrement denses et documentés sur les problèmes du marxisme – léninisme, de la philosophie, de la dialectique, de l’épistémologie et sur bien des questions théoriques qui ont interpellé les intellectuels et penseurs de cette époque. Sémou Pathé a également publié dans La Nouvelle Revue Internationale, dont le siège était à Prague, de nombreux articles d’une haute facture intellectuelle et scientifique. D’ailleurs, il a été le représentant de son parti au niveau de cette Revue, plusieurs années durant, en remplacement du leader du PIT Amath Dansokho. 
Mais l’ouvrage de Sémou qui fera date dans l’histoire de la citoyenneté en Afrique et qui sera gravé en lettres d’or dans les annales du processus de démocratisation dans notre continent, est celui intitulé : « Du bon usage de la démocratie en Afrique. Contribution à une éthique et à une pédagogie du pluralisme », publié aux Nouvelles Editions Africaines du Sénégal (NEAS), 2003, 248 pages. Cet essai s’articule autour de trois grandes parties. La première parie traite du « Paradigme communicationnel de l’espace public. De la sincérité d’une refondation éthique et citoyenne de la politique. » La deuxième partie est intitulée : « Identité, Opposition et Consensus. De la démocratie pluraliste comme éthique de l’acceptation mutuelle, de la complémentarité et de la co-responsabilité. » Quant à la troisième partie, elle traite du « Pluralisme politique et de la pratique parlementaire. » 
En conclusion de cet ouvrage, d’une très haute densité théorique et conceptuelle, l’auteur fait un véritable plaidoyer pour la consolidation de la démocratie et le renforcement de l’Etat de droit en Afrique en ces termes : « Si nous voulons sauver la démocratie en tant que cadre et condition de la prise en charge par les populations, elles-mêmes, de leur propre destin, il faut que les institutions dont la vocation est de rendre cela possible puissent jouer pleinement leur rôle dans le strict respect des prérogatives de chacune, mais qu’elles puissent aussi agir en synergie pour que leur nécessaire indépendance les uns à l’égard des autres, au lieu d’être un facteur de blocage et d’instabilité de la vie publique, accroisse plutôt en permanence le dynamisme de celle-ci tout en confortant sa cohésion interne et la paix civile en son sein. » (P. 247). 
En parcourant d’un long regard l’ensemble des publications de Sémou Pathé, on mesure à quel point sa longue fréquentation des œuvres de Marx, Engels et Lénine lui a permis d’avoir assimilé le marxisme – léninisme, conçu non pas comme un dogme, mais comme un guide pour l’action. Et c’est cette approche novatrice dans un esprit d’ouverture du marxisme – léninisme qui lui a permis d’anticiper par la réflexion sur des problèmes qui n’étaient pas perceptibles à l’époque, mais qui le seront beaucoup plus tard. C’est le cas aujourd’hui de la mondialisation, de la crise financière internationale, de la lutte des classes, de la mort des idéologies, de la crise des valeurs, etc. 
Dans une étude éclairante parue dans Gëstu n° 4, nouvelle série, décembre 1988, intitulée « sur le statut contemporain de la philosophie », Sémou a montré avec pertinence et érudition que le marxisme garde toujours son actualité et que son essence réside non pas dans les réponses qui ont été apportées à des problèmes à telle ou telle époque, mais dans les questions qui ont été posées et qui sont toujours actuelles. Effectivement, Sémou avait parfaitement raison. Marx lui-même, dans la Question de la Décentralisation (mai 1842), a montré qu’une question actuelle a ceci de commun avec toute question justifiée par son contenu et par la même rationnelle, que la principale difficulté qu’elle présente n’est pas la réponse à y faire, mais la manière dont il faut la poser. De ce fait, poursuit Marx, une vraie critique comporte une analyse non pas des réponses, mais des questions. L’histoire ne connaît pas d’autre méthode de résoudre d’anciennes questions que d’y répondre par des questions nouvelles. 
C’est dire que Sémou Pathé Guèye fut un intellectuel brillant, un enseignant – chercheur qui a marqué d’une empreinte indélébile la recherche africaine. Aussi, rien d’étonnant si ses pairs philosophes l’ont proposé, récemment, et en son absence, au poste prestigieux de Président de l’Association Internationale de Philosophie, lors de leur Congrès tenu à Istanbul. 
Egalement, il n’y a rien d’étonnant si le département de Philosophie de la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’UCAD s’est positionné sur le terrain de la recherche africaine, avec la création par Sémou Pathé du Laboratoire d’Etudes et de Recherches Philosophiques et Sociales Contemporaines sur l’Afrique et le Monde (LERPSCAM). C’est tout à l’honneur du digne fils de Diakhao. 
Mais, assurément, ce ne serait pas connaître Sémou que de réduire ses qualités à la seule dimension de son envergure intellectuelle. L’un des aspects les plus essentiels de cette personnalité attachante, c’est d’abord et avant tout sa générosité. Générosité pour sa famille politique et idéologique, mais générosité surtout pour le peuple sénégalais à qui il a tout donné : sa force physique dans les tâches pratiques quotidiennes d’organisation et de mobilisation, mais aussi sa puissance intellectuelle. Sémou Pathé, toute sa vie durant, a été préoccupé par les problèmes de la Gauche sénégalaise. Il a très tôt compris que celle-ci est ce qu’elle est, dans sa diversité et ses contradictions, parfois dans l’adversité, mais il n’en demeure pas moins que la Gauche est une famille condamnée à s’unir pour constituer une puissante force seule à même d’infléchir le cours politique de notre pays dans le sens du progrès, de la démocratie véritable et de la justice sociale. C’est cela qui explique sans doute les efforts considérables qu’il a déployés pour contribuer à la réunification de la gauche sénégalaise dans le cadre du MAG (Mouvement des Assises de la Gauche). Même si ce processus n’est pas arrivé à son terme et n’est pas encore couronné de succès, il n’en demeure pas mois que des jalons importants ont été posés et constituent des acquis non négligeables. 
Dans le cadre des Assises Nationales, Sémou s’est également pleinement investi dans la Commission scientifique dont il fut un membre actif. Il est remarquable de constater que, toute sa vie durant, il n’a pas mis en avant les préoccupations relatives à l’avoir, mais plutôt la quête du Savoir. 
Mais là où la gauche en particulier, et l’opposition en général, vont ressentir la disparition de ce théoricien émérite et idéologue averti, c’est surtout au niveau de l’analyse prospective sur des questions qui agitent le landerneau politique. Dans un entretien accordé au quotidien national Le Soleil n° 11072 du jeudi 26 avril 2007, le porte-parole du PIT étonne par la pertinence de ses analyses et la perspicacité de ses observations sur le déroulement du scrutin présidentiel du 25 février 2007, qui a vu Me Abdoulaye Wade se succéder à lui-même, et dès le premier tour, contre toute attente. Après avoir mis l’accent sans aucune complaisance sur les faiblesses de la démarche de l’opposition, Sémou a montré comment le candidat de la Coalition Sopi 2007 a réussi à tisser graduellement sa toile, de façon extrêmement subtile et à petites doses, jusqu’à complètement miner et piéger le fichier électoral, puis inviter l’opposition à venir l’auditer, sachant parfaitement qu’aucune visibilité et lisibilité ne sortiraient de cet audit. Me Wade a procédé comme l’oiseau qui, petit à petit, fait son nid. 
Ecoutons le professeur : « Dès qu’Abdoulaye Wade procédait par petites touches, tellement petites qu’on ne pouvait pas voir tout de suite où il voulait en arriver, on aurait dû opposer la riposte la plus vigoureuse. Mais, le style d’Abdoulaye Wade a été le suivant : il avance à petits pas ; il attend. Parfois, on gesticule, on fait de gros effets de manche. Et si rien ne se passe, il pose le pas supplémentaire. De petits pas non freinés à petits pas non freinés, il est arrivé à tailler à sa convenance le système, sans jamais avoir rencontré la résistance qu’il fallait. Car, c’est au lendemain des élections de 2001 que le fichier électoral a été déplacé du Ministère de l’Intérieur vers la Présidence de la République. C’était du temps d’Idrissa Seck. Lorsque ce dernier est parti, ils ont réfléchi sur la manière de tirer des leçons du fichier qui était manipulé. Après avoir fait tout ce travail, ils ont ramené le fichier au Ministère de l’Intérieur. » 
Tel un travail d’orfèvre, Sémou a montré les différents actes posés graduellement par Me Wade et qui se sont sédimentés, au fil du temps, de façon imperceptible, et qui ont permis à Me Wade, selon la formule imagée de Moustapha Niasse, leader de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), d’ « emporter » les élections dès le premier tour du scrutin du 25 Février 2007. Cette leçon du professeur mérite d’être sérieusement méditée par l’opposition, dans son combat contre le locataire du Palais de l’avenue Roume. 
Monsieur Thierno Ousmane Sy, fils du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et Conseiller spécial du Président de la République chargé des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, n’a pas dit autre chose que ce que Sémou a dit dans les colonnes du Soleil. Lors de sa rencontre avec le journaliste du « Financial Times » qui est basé à Lagos et qui est le correspondant permanent de son journal pour la zone Afrique de l’Ouest, Monsieur Sy s’est laissé aller à des confidences selon lesquelles, « la victoire présidentielle procéderait d’un travail méthodique, rationnel, professionnel, bien planifié, bien exécuté. » Monsieur Thierno Ousmane Sy a affirmé : « Nous (les tenants actuels du pouvoir) maîtrisions à ce point le fichier que nous avions fini par identifier tous les porteurs de voix du pays, tous ceux qui étaient susceptibles de nous faire gagner dans toutes les catégories et couches de la société. Ces porteurs de voix, nous les avons à ce point étudiés que nous connaissions tout d’eux. Leurs habitudes, leurs goûts, leurs forces et faiblesses. » Toujours, de l’avis de Monsieur Sy : « le camp du Président Abdoulaye Wade a profité de sa position au pouvoir pour ainsi mieux maîtriser le fichier électoral et l’utiliser à sa guise. » Aveux ne peuvent être plus limpides. (Voir NETTALI.COM, mercredi 7 mars 2007). 
En définitive, la disparition du professeur Sémou Pathé Guèye est ressentie comme une lourde perte par le peuple sénégalais. Dès l’annonce de son décès, l’ensemble de la presse (écrite, radios, télévisions, presse en ligne) lui a rendu un hommage mérité. Il en est de même de la communauté universitaire et académique, des chercheurs du monde entier, de la classe politique toutes sensibilités politiques confondues, de la société civile, du Parti Communiste Français et même du Président de la République du Sénégal lors du Conseil des ministres du jeudi 05 mars 2009. Mais, c’est la gauche sénégalaise qui va le plus ressentir cette perte d’un des leurs qui fut un authentique et digne fils du peuple, un esprit brillant et intelligent dont les réflexions pertinentes et le legs théorique qu’il a laissés vont continuer d’éclairer le chemin de son action. 
Que la terre de Yoff lui soit légère et que le Tout-Puissant l’accueille dans Son Paradis Eternel. 
Dakar, le 10 Mars 2009 Ousmane Badiane, Secrétaire général adjoint de la LD, chargé des Elections bousmane2006@yahoo.fr 
Lettre ouverte au maire de Linguère 
 
A Monsieur Habib Sy Maire de Linguère Ministre de l’Equipement, des Infrastructures, des Transports Terrestres et Aériens. 
On ne peut pas vraiment dire qu’on choisit son lieu de naissance. Ce que vont découvrir petit à petit les cinq sens. Moi, un jour, mes parents ont posé leurs valises, alors voilà. Ce sont ces rues qui ont vu mes premiers pas. Je viens de là où chaque petite portion de terre est un terrain de football. L’ A.S.C O.D.B et l’A.S.C Tandem sont indissociables autant que le sont Marbatt et Manko, Diamono et AJIQUEL, Ferlo et Deggo, Yakaar et Rail, Penc et Disso… 
Je viens de là où on a l’insulte facile. Feu Cheikh Coumé (Paix à son âme) disait que c’est notre identité. Je viens de là où nos premiers rendez-vous se passent autour d’un « bol dof » ou des trois normaux (thé) si ce n’est pas les deux à la fois. A chacun son territoire, à chacun son identité. Si je rends hommage à ces lieux à chaque expiration, c’est que c’est ici que j’ai puisé toute mon identité. Je viens de là où il est trop facile de prendre la mauvaise route à cause du désœuvrement. Et pour choisir son chemin, il faut écarter pas mal de doutes. Je viens de là où la débrouille et l’exode rural sont bien des voisins familiers. Un responsable de famille au chômage, c’est une image hebdomadaire. Je viens de là où on devient sportif (Amadine Sidibé), artiste, chanteur (Malick Niang dit You II). Mais aussi magistrat ou avocat (Macoumba Coumé, Mamadou Diop, Ndèye Fatou Lecor), journalistes, fonctionnaires, inspecteurs de l’enseignement, médecins, polytechniciens, cadres ou officiers supérieurs (Samba Mangane, Amary Guissé, Mor Ali Ndiaye, Ali Ngouille Ndiaye, Fallou Mbow, Alioune Ndiaye, Dr Mamadou Coumé, Dr Modou Thioro Mbaye, Oumar Diabel Ndiaye, Djiby Ndiaye, général Madické Seck, colonel Ada Coundoul, Babacar Mar, Codou Mar…) et vous-même, car vous êtes de la première promotion (1982) des Commissaires aux enquêtes économiques de l’ENAM. La liste est loin d’être exhaustive. 
Je ne suis pas d’accord avec les idées toutes faites et les clichés de journalistes. Momar Talla Bèye et Demba Ndiaye auront des comptes à rendre. Je viens de là où on échange, je viens de là où on se mélange. Je viens de là où l’arc-en-ciel n’a pas six couleurs mais autant de couleurs que les ethnies qui composent la ville. Je viens de là où la ville est un territoire cosmopolite. Je viens de là où plus qu’ailleurs il existe une vraie énergie et ce n’est pas de la démagogie. On n’a pas le monopole du mérite ni le monopole de l’envie. On mérite tout de même la reconnaissance de la part de nos dirigeants politiques. Là d’où je viens c’est certain que c’est une école de la vie. On croit souvent qu’on ne nous aime pas, mais ce n’est pas complètement faux. Quand on voit à l’université l’absence quasi totale de l’implication de nos dirigeants politiques sur l’octroi de chambres, de bourses et d’aides scolaires ou de location d’immeuble comme pour les autres étudiants, on ne peut qu’avoir ce ressentiment. Il faut voir au campus comment nos compatriotes de Dahra, Louga et Kébémer parlent de là où je viens. Si jamais je ne connaissais pas, je n’y emmènerais même pas mon chien. Je viens de là et je « kiffe » ça malgré ce qu’on en pense. A chacun son territoire, à chacun son originalité. Je viens de là où comme partout, quand on dort on fait des rêves. Je viens de là où on est fier d’exhiber et de ramener dans ses valises ce qu’on a de plus cher : « Soump », « Sideem » et « Soow » (le lait caillé bien frais). Je viens de là où on est fier de raconter d’où l’on vient. Je ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça, on est tous un peu chauvin. C’est là que j’ai grandi, que je me suis construit, je viens de LINGUERE. 
Monsieur le Ministre des Infrastructures Terrestres et Aériennes, Monsieur le Maire, je vous écris ce courrier par rapport à ce que nous avons en commun : LINGUERE. Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, souvenez-vous des combats que vous meniez quand le Parti socialiste était au pouvoir, de l’attachement que vous manifestiez pour la prospérité de la ville. J’ai toujours été à vos côtés de par vos idées, cheminant par une allée parallèle, partageant vos idées et vos combats. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, je voudrais vous préciser que je suis un patriote sans parti politique au regard de la bassesse d’idées et de comportements de certains de nos dirigeants politiques sur le plan national. J’ai fait ce rappel pour vous montrer que j’essaie de mener un combat que tout patriote devrait mener, pour la République, la Démocratie, la Liberté, la Justice et la Paix. Et c’est au nom de cet idéal que je vous lance cet appel patriotique. L’intérêt de la nation doit primer sur la minorité. A la place de l’ancien maître, on est tombés encore plus bas sous la coupole de marchands d’illusions, nous exploitant servilement comme des esclaves. Et on accepte tout. Un mal qui va en pis. On avalise ce qu’on refusait jadis à l’envahisseur. Nous devons éclore une nouvelle démarche citoyenne si l’on veut aboutir vers des lendemains meilleurs. Une tâche difficile, mais une condition sine qua non pour sortir du marasme et de la misère actuelle. Mais faut-il qu’il y ait des hommes et des femmes courageux qui accepteraient une telle ambition. C’est le prix à payer, sinon on reculera à coup sûr. 
Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et Transports Aériens, au moment où la crise économique frappe de plein fouet la communauté internationale contraignant même certains jeunes africains à appliquer la politique du "Barça ou Barsakh", je suis inquiet de n’avoir eu écho d’aucune politique d’accompagnement concernant la ville. 
Monsieur le Ministre d’Etat, Monsieur le Maire, je vous assure que je ne suis pas économiste mais ce dont je suis sûr est que Linguère regorge et dispose de toutes les possibilités pour abriter un pôle industriel. A part l’administration, la ville ne dispose d’aucune infrastructure industrielle permettant à ses fils de s’y rendre pour gagner dignement leur vie. A défaut de ça, ils prennent l’option "Barsakh". Linguère n’est vivante que pendant les "navétanes" ou pendant les campagnes électorales. 
Monsieur le Ministre d’Etat, je suis conscient de la complexité de la tâche et des moyens énormes que cela nécessite, mais j’ai entendu Alain Juppé dire qu’avec beaucoup de foi et un peu de volonté on peut soulever des montagnes. Le manque d’occupation des jeunes en longueur de journée sans perspective d’avenir peut les pousser à s’adonner à des pratiques que la morale et la justice réprimandent. On ne peut pas valider sous aucun prétexte que ce soit, de telles bourdes contraires à nos valeurs. Les bonnes graines s’étiolent pour ne faire place qu’à une quantité industrielle de valets dont la bassesse est égale à leur vision étriquée et égoïste. Cela est inacceptable. Quand l’argent instrumentalise, quand il phagocyte les bonnes âmes, quand il transforme la religion en une machine gigantesque endoctrinant au service d’esprits sataniques, le silence sourd devient source de complicité à grande échelle face au péril de la peste menaçant nos traditions d’antan. L’Islam est sacerdoce. Elle ne doit sous aucun prétexte être l’instrument d’une caste d’illuminés politiciens véreux dont les ambitions démesurées frisent la démence absolue. Il n’y a de puissance, d’éternel que dans Dieu. Le paradigme venu d’ailleurs ne saurait vaincre nos vraies valeurs. Les promesses qui ne durent que le temps d’une campagne bassement politique doivent être tenues. Le combat n’est pas seulement du ressort du représentant légal, mais de toute une jeunesse en majorité chômeurs. L’enjeu est de taille, il vaut son pesant d’or. Le chômage à Linguère est cruel, il est roublard, coriace et pernicieux. Le combattre est un honneur et immanquablement un devoir moral. Quand la jeunesse est menacée, point n’est besoin de se soustraire, de se compromettre ou de se réfugier dans une litanie de compromissions inutiles au risque de happer la démocratie et l’avenir de la ville. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, je vous informe par ailleurs que des fils du Djoloff étudiants ou résidents en France sont en train de mettre sur pied une cellule de réflexion pour aider la ville de Linguère à sortir de sa torpeur. On sent vraiment qu’une nouvelle donne prend forme. Mbole Ndiaye pourra vous en dire un peu plus. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire on a l’impression d’évoluer dans une société à deux vitesses où les plus nantis imposent leurs lois aux plus faibles, une injustice flagrante pour ceux qui acceptent de voir la réalité. C’est une société qui est tout sauf démocratique. On s’enrichit facilement tant qu’on est un notable ou porteur de voix, pendant que le reste trinque, accroché à la virtuosité imaginaire. Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire si ma mémoire est bonne, vous êtes le premier fils de Linguère à occuper le portefeuille ministériel qui a en charge les infrastructures routières après votre oncle Magatte Lô. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, vous n’ignorez pas que les trajets Touba- Dahra et Louga - Dahra - Linguère sont dans un état lamentable, ils sont impraticables, indignes et constituent une réelle entrave au développement de la contrée. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, votre position plus que jamais stratégique au sein du gouvernement devrait vous permettre de réaliser ce qui est commun à tout le département (Nguith, Warkhokh, Thila, Doundodji, Ngaraff...) toute catégorie et tout bord politique confondus. Ousmane Tanor Dieng, Idrissa Seck, Macky Sall et même Abdoulaye Baldé plus récemment…seront toujours les dignes fils de leur localité respective puisqu’ils ont profité de leurs heures de gloire pour mettre leurs concitoyens dans un confort minimal. Il suffit juste de se rendre à Nguéniène, Thiès ou Fatick pour s’en rendre compte. Pour eux quelles que soient les échéances électorales, ils seront toujours adoubés et reconnus. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire aujourd’hui la seule reconnaissance qui vaille pour Linguère est d’avoir des routes dignes de leur nom. La route Linguère - Matam ne sert strictement à rien si le tronçon Dahra - Linguère n’est pas refait. Poser ces actes constitue un devoir moral voire un impératif. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire je vous serai tout de même reconnaissant pour la réalisation du centre hospitalier, de la création de la radio Aida FM, de l’organisation de la coupe de maire avec les subventions allouées à toutes les ASC, de l’arène, de la réfection des locaux de la mairie, la place publique Leyti Ndiaye, de l’électrification et de toutes vos autres réalisations involontairement omises. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, en cette période d’élections municipales, s’il y a bien une idée qui rassemble, une pensée qui n’est pas toute neuve, c’est que quel que soit son parcours, on rencontre de belles épreuves. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a des rires, il y a des pleurs, il y a des hauts et des bas. Il y a du soleil et des orages et je ne vous parle pas que de météo. Votre parcours politique d’avant 2000 et de maintenant peut en attester. On vit dans un labyrinthe et il y a des pièges à chaque virage. Le destin est un farceur et on peut tomber à chaque instant. Pour l’affronter, il faut du cœur et un mental de résistant. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, je fais partie de ceux qui pensent qu’il n’y a pas de barrières infranchissables. Il faut y croire un peu, il y a bien des fleurs qui poussent dans le sable de Linguère. Et c’est quand on se bat qu’il y a de belles victoires qu’on peut arracher. Votre plus belle victoire électorale serait la réalisation d’infrastructures routières menant à Linguère. Si c’est fait, c’est excellent, sinon c’est une overdose de souffrances supplémentaires, un drame. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, ce qui est bien avec un drame, c’est qu’on le partage avec ses proches. Mais en politique, vous le savez mieux que moi, il n y a de proches que pour ceux qui ont le pouvoir. Avoir du mental, c’est avoir aussi de l’ambition. Il n’ y a pas de chemin facile et votre mentor l’a si bien démontré. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, il y a des tempêtes sans visage où on doit se battre contre le pire. Personne n’y échappe. Djibo Leyti Kâ, Daouda Sow, Maguette Lô, Ablaye Niang, Boucar Boydo Kâ… en sont de parfaites illustrations. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, souvent en Afrique, le peuple devient esclave de celui qu’il a élu démocratiquement. Les démocraties paternalistes prennent leur distance, admettant à qui veut l’entendre, que ce sont des élections de nègres sur fond de dictature, mais on ne s’y mêle pas, tant qu’on ne touche pas à nos intérêts vitaux. Une situation contre nature à la renverse. Chasser le naturel, il revient au galop. Le peuple est la victime de son bourreau intérieur. On vote sans connaître les enjeux politiques. Ceux qui sont les plus aptes à gagner, sont souvent les mêmes voleurs de grands chemins, au détriment des plus honnêtes mordant la poussière, dépourvus de moyens. Une césure. Une constante de la politique africaine. 
De ce fait, une refonte des mentalités s’impose pour renverser la situation. C’est à ce prisme-là, que nous pourrons mener une révolution culturelle, citoyenne pour le bonheur et l’épanouissement de nos valeurs ressuscitées. Quand l’obscurantisme est de mise, tout est possible et permis au nom de la « sacro-sainte puissance ». 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, la politique n’est noble que quand elle s’occupe du bien être de la cité. Donc seuls des contre pouvoirs véritables pourront endiguer l’hémorragie qui n’a que trop duré. Un régime sans contre pouvoir est une menace certaine pour la république. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, Linguère est notre République et vous êtes le garant pour sa bonne marche. Que le Tout Puissant vous accorde la lucidité pour en faire bon usage. La transparence, la bonne gouvernance, le savoir faire sont des préalables impératifs à tout développement digne de ce nom ; constituant de facto la pierre angulaire de toute démocratie exemplaire. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, je vous exhorte vivement d’utiliser toutes les qualités qui sont les vôtres pour sortir Linguère de sa situation de cul de sac. Ainsi vous ne laisserez pas à la postérité l’image d’un démocrate aveuglé par le pouvoir dont toute la vie n’a été qu’un mirage et un rêve poursuivis à pas pressés, sans réflexion ni discernement. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, aidez Linguère à survivre et à prospérer. N’écoutez pas et ne suivez pas les envolées guerrières de mon ami Mbargou Seck, votre griot attitré, ou de certains collaborateurs qui ne peuvent conduire qu’à une impasse. 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, mettez-vous au-dessus de la mêlée en associant tous les acteurs sociaux, toutes générations confondues pour permettre à Linguère de passer le cap 2012 sans dégâts. Habib Sy écrirait sur le livre de l’histoire de Linguère une nouvelle page encore plus éclatante que celle de ses prédécesseurs. 
Monsieur le Ministre de l’Equipement, des Infrastructures, des Transports Terrestres et Aériens, Monsieur le Maire de Linguère, aujourd’hui les nuages qui s’amoncellent au-dessus de nos têtes sont striés d’angoisse ; faites Monsieur le Maire en sorte qu’ils se transforment en pluie nourricière et non en ouragan dévastateur qui plongerait la ville dans la tourmente et le désordre. Linguère aurait un très lourd tribut à payer si elle devait attendre encore longtemps pour réaliser ces travaux sachant qu’on n’est jamais à l’abri d’un remaniement ministériel qui pourrait vous changer de portefeuille. 
Permettez-moi Monsieur le Ministre de l’Equipement, des Infrastructures, des Transports Terrestres et Aériens, Monsieur le Maire de Linguère, de réitérer mon engagement indépendant et indéfectible à soutenir toute initiative pour un Djoloff développé et prospère pour tous ses fils. 
Veuillez croire Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire A mes sentiments profondément patriotiques. 
Ndiaye Babacar 18 Corniche André de Joly Bat Les Dahlias Apt 66 06300 Nice – France doucou1@yahoo.fr 
L’ OBSERVATEUR : 
CELEBRATION DU MAOULOUD 2009 LE GAMOU DES MANOEUVRES 
 
Article Par Mamadou SECK (Tivaouane) ,  
Paru le Mercredi 11 Mar 2009 
 
Le Khalif général des Tidianes, Serigne Mansour Sy, a profité de la cérémonie officielle du Gamou pour appeler les députés à prendre du recul avant de voter des lois à l’Assemblée nationale. Son frère Serigne Cheikh Tidiane Sy constate, de son côté, «qu’il n’y a qu’une seule légitimité dans ce pays. Et c’était l’an 2000». Alors que son fils Serigne Moustapha Sy a ignoré royalement le nom de l’ex-Premier ministre, Idrissa Seck, au moment de remercier les autorités politiques qui se sont déplacées au Gamou des Moustarchidines.  
Y a-t-il une brouille entre le Président du parti politique Rewmi, Idrissa Seck, et le marabout Moustapha Sy ? Tout laisse à le croire. La clôture du Gamou des Moustarchidines en est une grande illustration. Serigne Moustapha Sy a zappé le nom du leader de Rewmi lors des remerciements. Alors qu’il avait bel et bien envoyé une délégation conduite par l’ex-Président de l’Assemblée nationale, Youssou Diagne, le député Omar Guèye… Des présences que Khalifa Mbaye, responsable du mouvement, a bien fait savoir à son marabout et à l’assistance avant le début de la cérémonie. Mais, le marabout a ignoré royalement le nom de son protégé Idrissa Seck, lors des remerciements. Ce dernier a bénéficié récemment du soutien du Khalif général des Tidianes, Serigne Mansour Sy, ainsi que d’autres membres de la famille de Seydi El Hadji Malcik Sy. Le marabout politicien, qui ne s’est pas livré, cette année, à des révélations, a tout simplement tressé des lauriers au leader du Jëf-Jël, Talla Sylla. «Talla Sylla était venu me présenter ses condoléances. Il avait rencontré, sur les lieux, Moustapha Niasse», rappelle le marabout et précise que, «son père lui a fait savoir que Talla Sylla est son fils». Par la suite, il a fait savoir à ses talibés que Ousmane Tanor Dieng est passé sur les lieux avant le Gamou. «Macky Sall voulait venir, mais il a été retenu par les embouteillages jusqu’à la fin du Gamou», note Serigne Moustpaha Sy. Auparavant, il a été précédé à cette tribune par son père, Serigne Cheikh Tidiane Sy, pour les besoins de la célébration du Mawlid.  
«Il n’y a plus de légitimité dans ce pays depuis l’an 2000»  
Serigne Cheikh Tidiane Sy est longuement revenu sur la vie et l’œuvre du Prophète Mohamed (Psl) dans la nuit du Gamou. Il a profité de la célébration de la naissance du Prophète (Psl) pour rappeler aussi son parcours politique. Il dément ceux qui disent que les chefs religieux n’ont rien fait dans la politique. «Chaque chose à son temps. J’ai fait ce que j’avais à faire dans la vie politique. C’est au tour de la jeunesse de jouer son rôle maintenant», explique Serigne Cheikh. Il poursuit : «J’ai tout fait pour Senghor. Mon père me chargeait d’aller distribuer des cartes pour lui. D’ailleurs, après l’éclatement de la Fédération du Mali, Senghor avait refusé d’être élu Président du Sénégal. Il voulait qu’on choisisse Mamadou Dia qui est un musulman.» Il soutient aussi avoir une fois recommandé à l’actuel Président Wade de former un gouvernement parallèle. «Je ne pouvais accepter qu’on nous vole des élections tout le temps. Dieu sait que je ne cherche pas le pouvoir, car je suis quelqu’un de paresseux. Mais, je ne pouvais pas accepter qu’on falsifie tout le temps les élections.» Des actes qui ont été à l’origine de sa rébellion devant les autorités, alors qu’il était ambassadeur. «On voulait me donner des instructions et j’ai refusé. Car, on ne peut pas me voler des élections et me donner des instructions», précise le marabout. Dans cette même lancée, il constate que «le fondement d’un pays repose sur la légitimité. Et, on n’a dit qu’il y a une seule légitimité dans ce pays. C’était en l’an 2000. Il faut que l’on revoie les fondements de notre pays», constate le guide des Moustarchidines. D’ailleurs, il souligne «qu’il a été informé que le Président Wade veut rencontrer l’opposition». «Je n’ai pas grand-chose à dire, mais il faut revoir les fondements de notre pays», note Serigne Cheikh.  
«Les députés ne doivent pas voter aveuglément des lois»  
Le Khalif général des Tidianes, Serigne Mansour Sy, a profité de la cérémonie officielle du Gamou pour lancer un message aux députés. Ces derniers sont appelés à voter des lois, qui peuvent souvent être très fatales à une bonne partie de la population. Pour préserver l’intérêt général, le marabout de Tivaouane appelle «les députés a bien étudié les lois qu’on leur soumet avant de les voter». Car, prévient le marabout, «ils rendront compte un jour à Dieu». Pour cette raison, dit le marabout : «Ne votez pas aveuglément les lois.» Des propos qu’il a tenus en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, conduisant la délégation gouvernementale à la cérémonie.  
CONSTRUCTION D’UN CENTRE DES AFFAIRES SUR LE SITE DU STADE A. DIOUF Les mises en garde de la famille Omarienne  
 
Article Par Alassane HANNE ,  
Paru le Mercredi 11 Mar 2009 
 
La construction d’un centre des Affaires sur le site de l’ancien stade Assane Diouf fait peser des menaces sur la sacralité des mausolées Thierno Mountaga Tall et Thierno Seydou Nourou Tall. En recevant le gouverneur de Dakar venu représenter le chef de l’Etat à la cérémonie du Maouloud, le Khalife Thierno Madani Tall, par la voix de son porte-parole, a fait état de l’inquiétude de la famille Omarienne, quant à la nature des activités que ce centre va abriter.  
L’édition 2009 de la célébration de la naissance du sceau des Prophètes a vécu. Comme à son habitude, la communauté Halpoular s’est donnée rendez-vous sur l’esplanade de la mosquée Cheikh Oumar Foutiyou (Rta), située sur la corniche, pour revisiter la vie du Prophéte Mohamed (Psl) et inviter les fidèles à s’en inspirer afin de renforcer davantage leur foi en Islam. C’était en présence du gouverneur de la région de Dakar, conduisant la délégation officielle qui a été précédée sur les lieux par l’ambassadeur de la République du Soudan. Dans son adresse à la délégation officielle, le porte-parole du Khalife a fait un bref rappel de l’historique du Maouloud dont la première édition remonte en 1947 à la Rue 6, avant de migrer successivement à Tilène, à Fass au quartier Halwar et enfin sur l’esplanade de la mosquée Cheikh Omar Foutiyou. Puis, c’est sans surprise que le porte-parole du Khalife Thierno Madani a évoqué la destruction du Stade Assane Diouf et l’érection d’un centre d’affaires sur le site ainsi libéré. Même s’ils reconnaissent avoir été souvent consultés par les autorités dans cette affaire, les représentants de la famille nourrissent des craintes et mettent en garde les autorités de la République. Ces dernières sont invitées à mettre en avant la transparence sur la nature des activités que ce centre va abriter. En effet, compte tenu de la proximité du site avec les deux mausolées des illustres figures de la Tijania que sont Thierno Seydou Nourou et son fils, fidèle continuateur, Thierno Mountaga Tall, aucune activité de nature à profaner ou jeter le discrédit sur ces hauts lieux de pèlerinage ne pourrait être tolérée. «Quel que soit le projet qui sera réalisé sur ce site, nous exigeons que les valeurs et fondamentaux de l’Islam soient respectés», a soutenu le Khalife Thierno Madani Tall, par la voix de son porte-parole. Et pour montrer sa fermeté sur ce point, le Khalife de la famille omarienne s’est d’emblée rangé du côté du Collectif en charge de la sauvegarde du stade Assane Diouf, dont il s’est dit solidaire avant d’inviter l’Etat du Sénégal à restaurer la confiance par le démarrage de négociations avec les jeunes du Plateau, de la Médina et de Rebeuss.  
-Pas de consigne de vote pour les Locales  
Campagne électorale oblige, ils étaient nombreux, les politiciens qui avaient pris d’assaut l’esplanade de la mosquée Cheikh Omar Foutiyou. Tous accrochés aux lèvres du marabout, espéraient certainement une consigne de vote en faveur de leur formation politique. À l’arrivée, ils sont repartis des lieux, déçus. Certes les joutes électorales du 22mars prochain ont été évoquées par le Khalife qui s’est, toutefois, abstenu d’orienter les fidèles vers telle ou telle formation politique. En effet, après avoir invité les acteurs de la scène politique au «respect des règles du jeu démocratique et de l’éthique, car nous sommes tous citoyens fiers d’appartenir à une et même famille indissociable, le Sénégal», Thierno Madani Tall a déclaré à l’endroit des disciples : «Nous vous demandons de remplir votre droit civique en allant voter avec une conscience éclairée, guidée par le seul intérêt du pays.» Entrevoyant certainement des troubles, le Khalife de la famille Omarienne a prié pour qu’«Allah assiste et guide le peuple sénégalais dans cette épreuve en lui apportant Sa Miséricorde pour la paix dans les esprits et dans les cœurs».  
SAINT-LOUIS Bamba Dièye raille les limites de Wade et de son «général» Ousmane Ngom  
 
Article Par EL HADJI TALL,  
Paru le Mercredi 11 Mar 2009 
 
Pour le député Bamba Dièye, candidat de la Coalition Benno Siggil Sénégal, la défaite de la Coalition Sopi 2009 se précise de jour en jour.  
«Nous avons sillonné tous les quartiers de Saint-Louis et nous avons constaté que les populations optent pour le changement», a soutenu ce week-end le responsable du Fsd/Bj, candidat sur la liste majoritaire de la Coalition Benno Siggil Sénégal.  
Face à la presse au terme de visites de proximité dans les quartiers de Diamaguène, Hlm et Léona, le député qui brigue pour la toute première fois la mairie de Ndar, a estimé que la ville a connu un déficit de maire durant ces 7 dernières années. D’où, selon lui, les problèmes graves d’éclairage public et d’assainissement dans la localité. Se disant avoir fait le diagnostic des maux dont souffre la ville tricentenaire, Cheikh Bamba Dièye se dit désoler de voir les tas d’immondices joncher les quartiers. Et à l’en croire, une ville aussi sale que Saint-Louis ne saurait être une destination pour le tourisme. Par ailleurs, M. Dièye a brocardé Me Ousmane Ngom qui se prend pour «un général dans l’Armé de Wade» en soutenant être venu au front pour renverser la tendance, car les siens étaient en mauvaise posture. Pour le candidat de Benno Siggil Sénégal, cela prouve que la Coalition Sopi 2009 cherche à «limiter les dégâts, mais sa chute est irrévocable».  
 
 
 
 
 
LE QUOTIDIEN : 
Les crises de l’Ucad. Quelles solutions ? 
Dans Le Soleil du lundi 15 octobre 2007, sous le titre «Où va l’Ucad ? Pour une université d’excellence», je faisais un diagnostic des maux de l’Université Cheikh Anta Diop Dakar. 
Dans Le Soleil du lundi 15 octobre 2007, sous le titre «Où va l’Ucad ? Pour une université d’excellence», je faisais un diagnostic des maux de l’Université Cheikh Anta Diop Dakar.  
Je souhaiterais aujourd’hui, au vu de la grave crise qui perdure et qui secoue l’Université, apporter une contribution à la résolution de ses maux, en identifiant les importants problèmes et en proposant des solutions. Je voudrais le faire très succinctement, mais sans complaisance.  
Auparavant, que l’on me permette de saluer un de nos plus illustres universitaires qui fut mon rapporteur de thèse de doctorat d’état, Sémou Pathé Guèye, dont l’honnêteté, la simplicité, la rigueur, l’intelligence et l’éthique sont reconnues de tous. L’Université lui doit beaucoup, mais, je lui voue le profond respect que l’on doit à l’un des plus éminents membres de son jury et qui fût, sinon un maître, au moins l’un des plus attachants intellectuels de ma génération qui, avec beaucoup de sérénité, sait dire non à ce qui déroge à ses convictions, mais toujours avec la manière qui sied à l’honnête homme qu’il fut.  
Revenons à notre propos que, du reste, nous n’avions pas quitté, car rendre hommage à Sémou, c’est encore combattre pour une Université d’excellence. Ma démarche se veut ici pragmatique et mon intention, libre de tout parti pris, est guidée par le désir de faire mon devoir d’universitaire et de citoyen, en m’impliquant, avec les moyens qui sont les miens, à la résolution des conflits auxquels tous, à des degrés divers, nous sommes confrontés.  
L’Ucad connaît un certain nombre de problèmes, de difficultés, de maux qui bloquent l’institution, qui génèrent la violence, défavorisent la recherche et l’enseignement. Quels sont ces maux ? quelles en sont les solutions ?  
En préambule, je dirais que l’identification des maux et leur solution ne peut se faire en dehors de l’Ucad, c’est-à-dire sans les étudiants, les personnels administratifs et techniques de service (Pats), les chercheurs et les enseignants. Ils doivent se concerter par des formules à trouver, par le biais de leurs représentants, pour discuter de leurs problèmes en suggérant des solutions ou des pistes à l’état, pour leur concrétisation. Mais il faut d’abord s’entendre, se réunir et discuter, c’est inévitable.  
Personne ne pourra arriver à quoi que ce soit de positif sans ce préalable, si bien que, pour ma part, je voudrais inviter tous les universitaires à la réflexion et à la prise de conscience de cette urgence. Il est vrai que l’ex-Ombudsman, le professeur Boubacar Diop s’y était employé avec force et passion.  
Pour ma part, je vois un certain nombre de problèmes que je souhaiterais soumettre à mes collègues, aux étudiants et à tous ceux qui sont soucieux de la bonne santé de l’Ucad. C’est peut-être du déjà dit mais, il faut que de l’étincelle jaillisse la lumière. Je salue l’initiative et l’excellente contribution de monsieur Samba Saër Diop, dans Le Quotidien n°1841, page 10, du vendredi 27 février 2009, université : exorciser les démons et ténèbres de ce temple de la lumière. je ne sais pas si ce monsieur est universitaire ou non, mais grand merci tout de même du souci pour cet ex-temple du savoir en passe de devenir un lieu de toutes les «perditions», où se brisent rêves et ambitions des plus légitimes.  
1. Effectifs pléthoriques de l’Ucad. des solutions ont été proposées dont celle qui ne peut plus attendre, qui est, pour certains, la délocalisation d’une partie de la Faculté des lettres et Sciences humaines qui est le grand réservoir, devenu trop plein. Qui ne peut plus rien contenir, d’où le refus, certes très légitime, mais peut-être «illégal», de réduire le nombre de ses étudiants… moi, j’aurais préféré pour ma part, envisager une autre solution qui est la création d’une autre Faculté des Lettres dans la banlieue, entre, par exemple, Rufisque et Diamniadio, ou encore doter davantage les autres universités régionales d’étudiants venant des régions.  
cette mesure résoudra, aussi en partie, le problème du logement des étudiants. C’est impératif et c’est une urgence mais, qui ne peut se faire sans certaines conditions, dont un redéploiement des enseignants, l’accroissement de leur nombre, la revalorisation des carrières, etc., autant de facteurs dont, au préalable, il faudra discuter avec tous ceux qui sont concernés, si l’on ne veut pas arriver, encore, à des blocages.  
2. insuffisance du nombre d’enseignants. cette question est liée à la précédente. Il est évident que la massification des étudiants pose de sérieux problèmes relatifs à la qualité de l’enseignement dispensé, de l’encadrement… Il est nécessaire de recruter un personnel enseignant conséquent, qui puisse faire face à cette situation nouvelle qui risque, cependant, de perdurer d’année en année. Il faudrait permettre aux enseignants qui le désirent de pouvoir enseigner jusqu’à 70 ans, pour préserver la qualité, la pérennité des acquis et l’expérience et ainsi, pour promouvoir davantage un encadrement de qualité au niveau, par exemple, des écoles doctorales, qui exige des professeurs d’un certain rang…  
Permettez une petite digression. Cette possibilité de rallonge de l’âge de la retraite, une des recommandations du dernier Congrès du Saes, le bureau national y travaille. L’état serait favorable à une retraite des enseignants et chercheurs à 68 ans, mais avec, à partir de 65 ans, 3 contrats (un contrat par an renouvelable automatiquement). Et l’agent garderait l’intégralité de son salaire. Puisqu’il en est ainsi, que cet acquis du renouvellement du contrat et du salaire ne peut être remis en cause et qu’au fond, rien ne change de la situation précédente, alors pourquoi établir des contrats et ne pas décider derechef une retraite à 68 ans, si l’on est d’accord pour 68 ans ? L’exception devrait plutôt être que, ceux qui veulent partir à 65 ans le demandent. Cela économiserait grandement les formalités, la paperasse et des décisions qui pourraient être arbitraires.  
3. heures complémentaires. voilà un «domaine» qu’il faudrait, je pense, d’autorité assainir. le recrutement d’enseignants et le prolongement de l’âge de la retraite, de 65 à 70 ans (demandé par le Congrès du Saes), devraient être des solutions de substitution pour pallier le manque d’enseignants et pour résorber ces fameuses heures complémentaires. Il faudrait en discuter sérieusement avec tous les acteurs concernés, sans certes léser des acquis, mais en ayant la ferme volonté de trouver d’autres moyens de rétribuer les enseignements et les encadrements effectués, sous toutes ses formes. Des voies palliatives s’imposent pour trouver une solution qui devrait aller dans le sens de leur réduction ou même leur suppression sous la forme actuelle.  
4. amicales des étudiants. si l’on ne peut, ou ne veut, ou n’ose envisager leur suppression pure et simple, il faudra penser à leur restructuration ou du moins à leur réorganisation car, elles constituent actuellement une source de violence qui n’épargne ni étudiants ni professeurs, ni personnels administratifs, techniques et de services, tellement il leur est dévolu un pouvoir qu’il est temps de reconsidérer voire tempérer. La solution ? il est vrai que l’utilité d’une amicale n’est plus à démontrer, mais il faudrait un certain contrôle dont il faudra discuter avec tous les partenaires. 
5. publication, animation et revues scientifiques. une université qui n’a pas d’organes et de revues de publication n’est certes pas une université et ne mérite même pas ce nom. Or, dans notre Ucad toutes les revues ont quasiment disparu ou fondent comme beurre au soleil, pour diverses raisons, dont le manque de moyens financiers et de personnels dévoués pour cela, mais surtout la volonté d’y remédier par les universitaires eux-mêmes. C’est le mutisme quasi total sur ce chapitre. Une honte ! 
Outre les revues scientifiques qui font cruellement défaut, il faudrait multiplier les organes et les cellules de communication et d’information…  
il faudrait même envisager une antenne de télévision universitaire qui rendrait d’énormes services et aiderait à pallier les déficits de communication… 
L’Ucad devrait se doter d’une imprimerie et surtout équiper et restructurer les Presses universitaires de Dakar (Pud), qui doivent, non seulement, aider à l’édition et à la publication d’ouvrages scientifiques, mais aussi pour pourvoir à leur diffusion.  
N’est-ce pas scandaleux que l’on puisse aujourd’hui transporter des mangues et des haricots, denrées périssables, en Europe et ailleurs, alors que notre vieille université ne peut pas faire sortir de Dakar des ouvrages que produisent ses intellectuels ? Il y a là encore, beaucoup de chemin pour mériter l’excellence. La «manne présidentielle» d’aide à l’Edition devrait aussi intéresser les Pud et l’Ifan, l’une des plus vieilles maisons d’édition scientifique de l’Afrique noire. Bien avant toutes ces maisons qui en bénéficient.  
Le manque d’animation scientifique est un des problèmes majeurs les plus navrants que l’on puisse constater à l’Ucad. Il faudrait un espace récréatif de rencontre et de divertissement, qui ne soit pas payant, mais ouvert à tous, comme le suggère le professeur Malick Ndiaye, pour abriter des manifestations et autres.  
6. cellules d’accueil et d’information. il faudrait, dans les diverses institutions de l’Ucad, recruter des psychologues, des psychopédagogues, des assistants sociaux ou assistantes sociales pour conseiller, ac-compagner et aider les étudiants, les Pats, les enseignants et les chercheurs à faire face à certaines difficultés auxquelles ils sont confrontés.  
Il est nécessaire de mettre en place une antenne d’information et d’orientation pour l’insertion professionnelle des étudiants en relation avec des organes de recrutement et le patronat ; ces mesures doivent exister aussi bien en amont qu’en aval de l’Ucad, c’est-à-dire en les initiant d’abord dans les lycées et collèges pour que les élèves, avant de venir à l’université, aient des informations précises sur ce qui les attend et sur ce qu’ils sont en droit d’espérer pour leur avenir. 
Faire de l’Ucad un espace critique de recherche, de travail et de convivialité où il fait bon vivre et étudier devrait être notre seule préoccupation.  
Une cellule de concertation qui se réunirait annuellement, par exemple, au début de la rentrée universitaire, regroupant les représentants des étudiants, des professeurs, des chercheurs, des Pats, des restaurateurs, des autorités rectorales et étatiques…, devrait pouvoir anticiper les conflits et réfléchir sur la meilleure gestion des revendications et pour leur trouver des solutions consensuelles adéquates… 
Certes, il y aurait beaucoup à dire, mais je m’adresse surtout à tous les universitaires. À chacun son combat ; nous autres universitaires, le nôtre devrait être de nous évertuer à redorer le blason de notre université qui se meurt de sa léthargie. Il faudrait initier rapidement des Assises nationales de l’Ucad, avec comme thème : Ucad : état des lieux et perspectives, pour faire le diagnostic de la situation et pour imaginer des solutions durables aux crises cycliques et persistantes, dont le non-paiement des salaires avant le 10 de chaque mois et peut-être même le non-paiement tout court d’ici quelque temps.  
A l’Ucad, c’était la tête qui était gravement affectée ! actuellement, c’est le ventre qui est dangereusement menacé ; mes cousins Sérères ne plaisantent pas avec ça.  
Sans un accord et une entente consensuelle entre les universitaires, je dis bien étudiants, Pats, enseignants chercheurs et sans une volonté politique affirmée de règlement des maux de l’Ucad, il faut s’attendre à aucune perspective positive pour l’avenir de ce pays.  
Il faut donc que cette élite, c’est-à-dire la composante la plus prestigieuse du pays, il faut le dire et le reconnaître, ait la volonté de prendre en charge ses responsabilités pleines et entières de trouver des solutions rapides et pérennes à cette grave crise qui perdure à l’Ucad. 
Ibrahima SOW - hercheur à l’Ifan Ch. A. Diop / ibrasowia@yahoo.fr  
Université : Exorciser les démons et ténèbres de ce temple de la lumière. 
elle n’est pas devenue un repoussoir, elle a sans nul doute perdu de son éclat et de sa fière allure. Son étoile pâlit gravement, s’assombrit nettement et s’obscurcit malheureusement. 
Que dire encore qui n’a été déjà dit et redit sur la lancinante et récurrente crise de l’enseignement, notamment, supérieur au Sénégal ? Vraiment pas grand-chose, sauf qu’à faire constater qu’à laisser s’installer la routine, à laisser pourrir une situation, elle finit par atteindre la gangrène, la métastase, diraient les cancérologues pour alerter sur la dangerosité du mal.  
L’Université, jadis, faisait rêver aussi bien les aspirants étudiants que la société de manière globale. Un attrait qui s’expliquait aisément par le prestige que l’institution revêtait. Un demi-siècle après, si elle n’est pas devenue un repoussoir, elle a sans nul doute perdu de son éclat et de sa fière allure. Son étoile pâlit gravement, s’assombrit nettement et s’obscurcit malheureusement. L’Université sénégalaise constitue aujourd’hui un creuset à problèmes. Elle ploie sous le poids d’effectifs d’étudiants qu’elle ne supporte pas tandis que son personnel d’encadrement et son réseau d’infrastructures (locaux) est largement insuffisant. Les étudiants s’entassent jusqu’à huit dans une chambre pendant que d’autres passent la nuit à la belle étoile, faute de pouvoir acheter une chambre sur le marché noir ouvert sur le campus. La restauration est également lacunaire. Finalement, cette locomotive du savoir, au lieu de tirer les wagons de la société et de la Nation, piétine, stagne, recule et même déraille.  
Pour autant, faut-il amener à la casse l’Université comme un vieux train. Sûrement non ! Faut-il la réformer ? Nous sommes tentés de répondre par l’affirmative. Mais le terme est tellement galvaudé, la Réforme de 1994 ayant laissé de mauvais souvenirs, que le vocable est négativement chargé. Rénovons alors l’Université. Allons plus loin dans la radicalité des changements. L’Université a carrément besoin d’une refondation. Pour que les zones d’ombres qui planent sur ce temple de la lumière s’estompent. Que le lux mea lex, devise de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), recouvre son sens plein et entier. Il y va de sa survie et de son avenir. Car au-delà, la face économique, sociale et même politique d’un pays se mesure à l’aune de la place qu’il accorde au savoir et notamment à l’enseignement supérieur, clé de voûte du système de formation.  
Apporter des solutions radicales aux maux de l’enseignement supérieur exige de se pencher sérieusement sur quelques principaux points qui ont pour noms massifications des effectifs, locaux insuffisants, faiblesse des budgets, orientations et finalités des filières, manque de débouchés, diversification et professionnalisation des cursus, vision prospective, manque de dialogue dans la communauté universitaire et avec la tutelle, centralité des Tic… Finalement, le problème est systémique. Tout se tient.  
Nous avons trop…  
peu d’etudiants 
Il est vrai que le nombre de bacheliers s’est considérablement accru, ces dernières années, du fait notamment de l’érection de nombreux lycées au Sénégal mais, une meilleure planification aurait dû prévoir des sites d’accueil conséquents pour contenir ces flux importants. Néanmoins, il est faux de soutenir qu’il y a trop d’étudiants au Sénégal. Loin s’en faut. Moins de 100 mille pensionnaires du supérieur sur une population de plus de 11 millions. Soit moins de 1%. C’est plus que faible comparé à beaucoup de pays même en développement. Le principal problème, c’est qu’il n’y a pas assez d’universités et d’établissements d’enseignement supérieur dans notre pays. Pour y remédier, l’Etat doit augmenter leur nombre et les équipements qui vont avec (amphis, salles, hébergements, restaurants et autres infrastructures) pour un enseignement de qualité. Dakar a besoin d’une seconde université pour soulager l’Ucad. Kaolack également doit étrenner sa première université pour polariser les régions du centre. Tambacounda mérite aussi d’être un pôle universitaire pour la vaste partie orientale. Les universités de Saint-Louis, Ziguinchor, Bambey et Thiès devront monter en puissance pour pouvoir accueillir chacune au moins 3 à 5 mille étudiants. A terme, chaque région devrait avoir une à deux universités avec des tailles plus ou moins grandes. Parallèlement, les pouvoirs publics ont à coopérer étroitement avec les établissements supérieurs du privé pour y drainer, placer des bacheliers moyennant des subventions publiques, des dégrèvements fiscaux et des crédits d’impôts pour favoriser l’initiative privée.  
Pour faire face à l’accroissement exponentiel des effectifs, les Technologies de l’Information et de la communication jouent un rôle incontournable. Leur usage accru peut permettre de désengorger les amphis et autres salles de cours par le e-learning et l’enseignement à distance. Aujourd’hui avec Internet (vaste bibliothèque), la présence physique n’est plus une condition sine qua non pour accéder à la connaissance. D’où la nécessité de vulgariser partout l’utilisation de l’ordinateur et de l’Internet avec un contrôle correct. Tout cela demande évidemment de la volonté politique ainsi que des moyens conséquents.  
A peine 2% du budget  
national est accordE aux universitEs publiques 
La question des effectifs est intimement liée à celle du financement. Les budgets alloués aux universités sont plus que maigres comparés aux nombreux défis et urgences de ce sous-secteur. L’Université Cheikh Anta Diop Dakar avait un budget de 20 milliards en 2008 tandis que le budget des quatre autres Petites et moyennes universités publiques ne dépassait guère 5 milliards sur un budget national de plus de 1 600 milliards. Ce qui donne un taux d’environ 1,5 %. C’est naturellement faible !  
Pendant ce temps, des institutions et des agences à l’utilité problématique sont légion. Il y a donc urgence à faire des économies budgétaires en réduisant le train de vie dispendieux de l’Etat pour accroître les subsides de l’enseignement supérieur et de la recherche.  
Mais au banc des accusés, il faut placer également les autres segments de la Nation notamment les entreprises et surtout les banques qui doivent mettre la main à la poche pour financer l’enseignement supérieur. Elles sont très frileuses alors que certaines d’entre elles sont hyper liquides. L’éducation n’est pas un secteur improductif même si sa rentabilité est à situer à long terme. Ces sociétés peuvent financer des étudiants et se faire rembourser quand ces derniers intègreront la vie active. La récente initiative d’une grande entreprise de farine de la place de créer une école de formation de boulangers est à saluer, à encourager et à suivre.  
REorienter et endogEnéiser  
les cursus 
Les nouveaux bacheliers ont besoin d’être assistés dans l’orientation et le choix des filières et d’être suivis de près pendant les deux premières années. Sinon, c’est comme si on les jetait dans une jungle où tous les coups sont permis  
Il faut également renverser la vapeur entre littéraires et scientifiques. Nous avons trop de littéraires. La pléthorique faculté des lettres de Dakar (30 mille étudiants) qui concentre la moitié des effectifs de l’université de Dakar, ajoutée aux pensionnaires de la faculté de Droit en est une parfaite illustration. Elles polarisent plus de 70% de l’université.  
A la base, il est urgent de susciter des vocations scientifiques et techniques dès l’école maternelle et élémentaire. Une discrimination positive consistant à accorder des faveurs aux élèves et enseignants des filières scientifiques n’est pas injuste. A titre d’anecdote, on rappelle ce SOS lancé récemment par des professeurs de mathématiques qui voient d’année en année leurs rangs se dégarnir ainsi que les classes S.  
A cet effet, nous croyons qu’il est temps de cesser de diaboliser les sciences notamment les mathématiques pour les faire aimer par les jeunes écoliers, élèves et autres étudiants. Par leur simplification.  
En revanche, l’université doit abriter des mentions langues nationales et des études théologiques (musulmanes, chrétiennes…) ouvertes sur l’international comme cela se fait dans beaucoup de pays également laïcs. Cela aura le don et la capacité de capter une bonne partie d’élèves issus des sphères religieuses et traditionnelles. La diversité est un atout et non une limite. Sur ce plan, nous traînons un complexe inexplicable. L’extraversion de nos filières est incompréhensible.  
Les Evaluations  
sont erratiques 
Le système d’évaluation pose également un sérieux problème chez nous. Du coup, la réussite est l’exception et l’échec, la règle. Le bon sens ne serait- il plus la chose la mieux partagée, comme le soutenait René Descartes ? Les résultats catastrophiques à l’université sont loin d’être normaux. Rares sont les premiers cycles qui atteignent des taux de réussite de plus de 20%. 80% des bacheliers ne peuvent pas tous être des nullards. Ou bien voudrait-on dire, par là, que le Bac leur a été offert sur un plateau d’argent ? Aux Facultés de Lettres et de Droit, il est fréquent d’enregistrer surtout en première année, moins de 3% de succès aux premières sessions. L’hécatombe est la notion la plus répandue. Elle n’est même plus un événement qui fait courir la presse. Ces échecs démentiels ont pour conséquences, une massification inutile et de nombreuses exclusions. Et bonjour l’armée de «cartouchards» gratuitement stigmatisés. De bons élèves échouent lamentablement à l’université à cause d’enseignants eux-mêmes sous-évalués et qui se comportent en roitelets.  
L’exemple de cet essayiste et conseiller dans une grande agence nationale qui a confié au mensuel «Icône», dans son numéro de février, qu’il était un «cartouchard» et un ancien «clochard de luxe», il y a une dizaine d’années, l’illustre à souhait. C’est la même faculté de droit d’où il a été exclu au premier cycle pour insuffisance de résultats qui lui a décerné récemment un Dea en science politique, après un crochet en France, en l’autorisant à s’inscrire en doctorat et à publier son mémoire de troisième cycle. On est au paroxysme du paradoxe. Ce cas est loin d’être unique. Notre système d’évaluation est pour le moins tatillon.  
Combien de vocations ont été sacrifiées sur l’autel de la pseudo-nullité ? Ce goulot d’étranglement du premier cycle est à casser. Il vaut mieux avoir de nombreux chômeurs hautement qualifiés et autonomes que de sans-emploi sans diplôme et donc presque sans débouchés.  
Trouver un emploi,  
chercher une aiguille dans une botte de foin 
L’Université doit cesser d’être une grande fabrique de chômeurs et proposer de meilleurs produits aux entreprises et organisations qui trouveront même de l’intérêt à la financer. Elle ne peut pas continuer à se soucier dérisoirement de la destination de ses produits. L’Université est appelée à nouer des partenariats féconds avec le monde du travail. Nous ne pouvons continuer à dire : «L’Université forme, après on verra.» Cela manque de sens. Elle doit savoir pour qui et pour quoi elle forme et optimiser à cet effet l’utilitabilité ou l’employabilité de ses pensionnaires. Le moment est venu de mettre davantage de contenu dans la formule adéquation formation et emploi.  
Même si l’Université doit garder quelque peu sa vocation de longues et profondes études, elle doit tendre vers la professionnalisation accrue de ses filières en les rendant plus courtes et moins généralistes. Trop souvent, les sortants sont obligés de compléter leur formation par des diplômes plus pratiques et qualifiants. Cela leur faciliterait l’accès au marché de l’emploi.  
Notre université doit impulser les changements et les ruptures attendues. Nous déplorons à ce niveau de l’analyse, que l’essentiel de nos diplômés investissent le secteur des services alors que ceux de l’agriculture et de l’industrie, moteurs du développement sont désertés. Il y a une utopie, dans ces conditions, à vouloir tirer de l’avant notre économie. Une économie qui a du mal à tirer encore grand profit de la recherche universitaire.  
Des chercheurs  
qui trouvent,  
on en cherche 
Cette boutade, lancée à nos chercheurs, a du mal à être sérieusement démentie. Notre recherche peine vraiment à émerger au plan national et international. Nos chercheurs sont très peu connus. Les meilleurs d’entre eux prennent le chemin de l’exil occidental à la quête d’un mieux être. Les publications scientifiques sont rares ou restent dans les placards.  
Il y a un manque manifeste de visibilité de leurs recherches et découvertes éventuelles. Mais en réalité, le problème de fond, c’est qu’en matière d’inventivité et de créativité, nous pêchons dangereusement. Le mimétisme semble occuper le haut du pavé. Nous en voulons comme preuve le système Lmd qui a été hâtivement calqué, y compris dans la dénomination, alors qu’il est en train d’être contesté en France même pour son caractère flou. Au Sénégal, on aime le «copier-coller», si cela est tolérable ailleurs, c’est proprement navrant et inacceptable de la part de cette source majeure de la production intellectuelle qu’est l’Université. On ne saurait justifier tout, au nom de l’ouverture. Sommes-nous obligés de faire toujours comme la France, 50 ans après l’indépendance ? Plus de rigueur et d’originalité n’y gâcheraient sûrement rien.  
Cette absence de profondeur est en partie due à la portion congrue que nos chercheurs accordent à leur Université. Le Recteur Abdou Salam Sall dénonçait récemment lors du cours inaugural de rentrée à l’Ucad ses collègues qui, au lieu de se consacrer à la recherche, passaient tout leur temps à enseigner la moindre once d’éthique et de responsabilité, leur emploi légal. De même, de nombreux enseignants répètent dans les amphis- ils ne font pas suffisamment de recherches et de renouvellements- les mêmes cours pendant plusieurs années sans sanction.  
Ces dérives ne sont possibles que parce que les composantes de la structure évoluent quasiment en vase clos.  
Le dialogue, l’absent le plus prEsent  
A l’UniversitE 
Dans le champ universitaire, c’est à se demander si les acteurs se considèrent comme des partenaires. La tension y est permanente entre administration, enseignants, étudiants et personnels techniques au grand dam de la stabilité et de la quiétude dont a besoin un espace d’enseignement et de recherche. Cela renvoie, sans nul doute, une image négative à la société. Les acteurs universitaires oublient souvent qu’ils sont porteurs d’un même projet institutionnel et qu’ils constituent une communauté, mieux, une famille. Il est temps que l’on y renoue les fils du dialogue, du partage et de l’échange pour mettre régulièrement à plat les préoccupations et difficultés aux fins de les résoudre. Cela implique pour plus d’efficacité une planification stratégique qui évite le pilotage à vue répondant par à coups, aux problèmes ponctuels. Un nouveau mode de management, en quelque sorte, est à instaurer. Il faudra également penser à instituer symboliquement une journée nationale de l’enseignement supérieur, cadre annuel pour évaluer et consolider les acquis de l’Université.  
Au-delà, plus fondamentalement, il serait utile de convoquer des Etats généraux ou Assises de l’enseignement supérieur pour redéfinir une vision prospective commune de notre Université. Ce sera l’occasion de discuter des grèves récurrentes qui sont devenues des moyens surannés de revendication. L’imagination semble vraiment nous manquer. Chaque année nous perdons impunément des centaines d’heures de cours pour des grèves inutiles. A ce niveau, la responsabilité des tenants de l’Etat est grande mais également celle des autres «partenaires sociaux». La politique universitaire reste encore floue et illisible pour bon nombre de personnes. Nous appelons de tous nos vœux son affinement. Le «saucissonnage» du ministère de l’éducation est venu encore ajouter de la confusion à la confusion déjà sidérante.  
Notre université est aujourd’hui à la croisée des chemins. Elle doit renouer avec la société en étant son fidèle reflet par la qualité de ses prestations. En cette période de crise financière, économique, politique, sociale et culturelle, il n’est pas normal qu’elle ne mène pas sérieusement la réflexion pour proposer des solutions de sortie de crise après avoir manqué de nous en alerter. Ce lieu est, par essence, un cadre d’excellence où s’élaborent et se transmettent le savoir, les connaissances et les compétences. Il ne peut, par conséquent, continuer à marcher sur la tête au lieu d’avancer par la tête. Cette humble tribune n’avait qu’un seul but, apporter sa modeste contribution à la communauté universitaire, qui ressemble à un panier de crabes, pour l’aider à exorciser ses démons pour le bien de toute la société. Uniquement.  
 
Samba Saër DIOP - Citoyen inquiet sambasaerdiop@yahoo.fr  
 
 
RFI : Mercredi 11 Mar 2009 
Crise financière - Afrique, la «troisième vague»  
Le Fonds monétaire international (FMI) a convoqué mardi 10 et mercredi 11 mars 2009, à Dar es-Salam en Tanzanie, dirigeants et décideurs africains pour trouver des solutions face au ralentissement économique. Tous les indicateurs sont en berne.  
Epargné dans un premier temps par la crise financière, le continent africain n’échappe cependant pas aux conséquences de la récession mondiale, avec des conséquences sociales désastreuses pour les populations des pays les plus vulnérables. « Après avoir d’abord frappé les pays avancés, puis les pays émergents, la crise financière mondiale touche aujourd’hui, dans une troisième vague, les pays les plus pauvres et les plus vulnérables du monde », a expliqué le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn.  
Avant la crise, l’Afrique enregistrait des taux de croissance parmi les plus élevés au monde. Mais pour 2009, le FMI a d'ores et déjà révisé à la baisse ses prévisions. Le taux de croissance du continent devrait chuter de 5,4% en 2008 à 3,3% en 2009. La récession mondiale a entraîné une baisse des prix des matières premières, pesant ainsi sur les recettes d’exportations. En Afrique du Sud, par exemple, les exportations se sont effondrées en 2008, suivant les cours des métaux précieux, une des principales richesses du pays. Cette période de crise a également vu reculer les investissements étrangers au Nigeria, au Ghana ou bien encore au Kenya.  
Trevor Manuel, Ministre sud-africain des Finances. « La situation actuelle vient en partie du fait que nous n'avons pas su agir rapidement : pour faire face à un problème mondial, il faut des solutions mondiales. » 
Réduction de 20% du revenu par habitant en Afrique sub-saharienne  
Les effets sur l’emploi commencent à se faire sentir durement dans les mines du Katanga en République démocratique du Congo ou encore dans les mines de cuivre en Zambie. Pour amortir le choc, le patron du FMI estime que l'Afrique a besoin de 25 milliards de dollars pour les aider les 22 pays africains les plus vulnérables. Quant à la Banque mondiale, elle estime le déficit de financement de l’ensemble des pays en développement de 270 à 700 milliards de dollars pour la seule année 2009.  
Au sommet de Gleaneagles en Ecosse, en 2005, les pays riches avaient annoncé qu’ils allaient porter à 50 milliards de dollars d’ici à 2010 leur aide au Tiers monde, l’Afrique devant bénéficier de la moitié de cette somme. Mais avec la crise, les promesses des bailleurs de fonds ne sont pas au rendez-vous. Les pays donateurs, confrontés à leurs propres difficultés, ne tiennent pas leurs promesses en matière d’aide au développement et d’investissement. Le FMI dit craindre les conséquences humanitaires, pour les 390 millions de personnes qui vivent dans la pauvreté extrême en Afrique sub-saharienne. Selon une étude publiée mardi 3 mars par l’Unesco, la crise financière mondiale réduira de 20% le revenu par habitant dans cette région.  
Une situation alarmante qui appelle à une intervention massive des pays développés. Dominique Strauss-Khan propose que, au prochain sommet du G20 de Londres en avril, « la communauté internationale dans l’urgence pour aider le continent africain ». De son côté, le président de la Banque mondiale Robert Zoellick appellent les pays riches « à consacrer 0,7% du montant de leur plan de relance pour soutenir les plus démunis ».  
Auteur: Myriam Berber  
 
WALF FADJRI : 
Accès des femmes aux instances de décisions : La gent féminine à l’école du leadership 
Assurer une forte présence des femmes dans les instances de décision est un enjeu majeur au Sénégal. Pour relever ce défi, le Groupement de recherche et d’appui à l’initiative féminine (Graif) avec l’appui de la Fondation Konrad Adenauer, a tenu samedi dernier, à l’église Sainte-Anne de Thiès, un forum pour armer les femmes sur le leadership. Un forum qui avait pour thème : les femmes dans les instances de décisions : le leadership féminin, bilan, enjeux et perspectives.  
 
Elles ont été nombreuses à prendre part au forum. Des femmes du monde rural à celles de l’Union des femmes catholiques en passant par des représentantes d’organismes non gouvernementales et des politiques, toutes étaient au rendez-vous. Objectif : armer les femmes en leadership. Pour bon nombre de participantes, l’ignorance des institutions est le principal obstacle à l’accession des femmes aux instances de décision. Une question importante et qui, selon la présidente du mouvement citoyen, est décisive dans le choix des leaders. Pour Penda Mbow, les besoins de mutations doivent être portés par des individualités et les femmes ont un ‘engagement’ qui leur permet de mener ces changements.  
Mais l’historienne a insisté sur ‘la disponibilité, la citoyenneté, la bonne gouvernance et une certaine moralité’ qui sont des qualités que les femmes doivent colporter avant de prétendre gouverner. Elle a aussi souligné qu’il ne doit pas s’agir pour la gent féminine de faire l’inventaire de ses problèmes, mais qu’il faut intégrer ceux de toute la société et y trouver des solutions. Antropologue et professeur de Genre au Cesti, Oumou Khairy Mbodji a soutenu que ‘tout le monde peut développer le leadership en soi.’ Une capacité que détiennent les femmes mais dont il faut créer des ‘mécanismes d’explotation’ pour l’implication des ‘néo-pouvoirs’ (les femmes, Ndlr) dans la prise de décision, selon la secrétaire générale du Graif, Joséphine Ndione. Cependant, les femmes ont soulevé plusieurs obstacles qui ne facilitent pas leur émergence sur la scène publique. La non reconnaissance de leurs droits, le faible taux de scolarisation des filles ou l’abandon des classes, les mariages précoces, les violences faites aux femmes, etc., constituent pour les intervenantes des freins à la promotion de la femme.  
La rencontre a permis aux femmes de partager leurs difficultés mais également d’échanger sur des moyens d’y remédier. La représentante du ministre de la Famille a reconnu que les femmes accèdent rarement aux structures de décisions, mais en plus de cela elles n’y durent pas. Nafissatou Ndiaye a fait savoir que les résultats du forum vont permettre de renforcer les programmes de son ministère dans la prise en compte des questions d’égalité et d’équité. Le forum a également été une occasion pour les organisatrices d’encourager les femmes à s’impliquer d’avantages dans la politique mais surtout dans les élections locales. Elles ont appelé les femmes à exprimer leur choix politique et intégrer les collectivités locales.Des collectivités qui, pour Penda Mbow, sont des lieux d’apprentissage de la politique et qui peuvent permettre d’avoir un pourcentage de femmes ‘très sensible’ dans les instances de décisisons ‘à défaut d’une parité.’  
Yacine CISSE  
Pratique du journalisme au féminin : Les femmes journalistes entre l’enclume des hommes et le marteau de la tradition  
Pour mieux cerner les problèmes des femmes journalistes et trouver des ébauches de solutions, la fondation Konrad Adenauer a organisé, vendredi, un séminaire au Centre de capacitation de développement durable (Ccdd de Silmang à Thies. Cette rencontre s’est tenue avec la collaboration du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti). Occasion pour différentes générations de journalistes de partager leurs expériences dans la pratique de leur profession.  
 
C’est un chapelet de problèmes qui a été égrené au cours des discussions entre des femmes journalistes. Discrimination, jalousie, préjugés, manque de confiance… sont autant de difficultés auxquels elles se disent confrontées dans l’exercice de leur métier. La situation matrimoniale de certaines d’entre elles semble toutefois être le principal obstacle. Selon Diatou Cissé Badiane, secrétaire général du Sympics, les maris des journalistes sont ‘déstabilisés’ par l’emploi du temps de leurs femmes et ces dernières exercent une pression sur eux du fait de leur statut de femme publique. Elle trouve même que certains hommes entrent souvent en ‘compétition avec l’engagement de leurs épouses’ parce qu’ils veulent les ramener à un statut ‘purement domestique.’ La place des femmes dans les rédactions est aussi discriminatoire pour certaines. La plupart des participantes à cette rencontre ont dénoncé le fait que les sujets en rapport avec les femmes soient rarement traités par des hommes. Le cantonnement des femmes journalistes dans certains desks a été également déploré. D’aucunes ont fait remarquer qu'elles ne sont souvent affectées que dans les desks culture ou société. Khoudia Koumé de l’Association des professionnelles africaine de la communication (Apac) n’a pas hésité à rappeler qu’elle se refusait de couvrir certaines manifestations comme les remises de dons. Mais pour la secrétaire du Synpics ‘il n’y a pas de sujets mineurs et tout dépend de l’angle de traitement et de la détermination de la journaliste’.Les cultures africaines ont été également citées parmi les facteurs de blocage à la promotion des femmes journalistes. Des traditions qui, pour la directrice du Cesti, Eugénie Rokhaya Aw, ne sont pas figées ; même si elle considère qu’il est nécessaire de revoir le statut réel de la femme en Afrique. Un avis qu’elle partage avec la représentante à ce forum d’Annette Mbaye Derneville, doyenne des journalistes sénégalaises. Marie Diatta du Musée de la femme estime que les cultures évoluent même s’il faut toujours s’en imprégner. Cependant, elle est convaincue que si beaucoup de femmes connaissent d’énormes difficultés dans la pratique du journalisme c’est parce qu’il leur manque l’amour de la profession. Pour surmonter ces problèmes, certaines journalistes femmes pensent qu’il faut une solidarité entre les consœurs. De plus ces dernières doivent faire accepter leur statut par la société. Pour d’autres, il faut transformer les supposées faiblesses en force et parvenir à prouver que les femmes sont aussi compétentes que les hommes. La question de la formation est également revenue dans les échanges. Une formation qui doit être réinventée, selon Eugénie Rokhaya Aw, pour la prise en compte des besoins des femmes journalistes. Les animatrices des débats dont la représentante résidente de la Fondation Konrad Adenauer, Ute Bocandé, ont souhaité la tenue de rencontres de ce genre et des sessions de formation en direction des femmes journalistes pour que le 08 mars ne soit plus qu'une ‘occasion de réjouissance et de folklore.’  
Yacine CISSE  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 11.03.2009
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