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INONDATIONS
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Les 3
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Une mallette
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Karim Wade,
Le mérite ne se
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
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que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
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Mademba Sock ?
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AU -D E L A
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l'ivresse du pou
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pour manipuler
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Collectivités Lc
un prix à payer
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que la LUMIERE
trop c’est trop
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Karim Méga Watt
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TEST
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Karim parle sans parler

 
xibar.net : Samedi 1 Nov 2008 
KARIM WADE SUR LES AMBITIONS DE SUCCEDER A SON PERE AU PALAIS: « Je ne piétinerai jamais les institutions, je connais le chemin… »  
 
Le président du Conseil de surveillance de l'Agence nationale de l'organisation de la conférence islamique (Anoci) était hier chez le leader du Parti pour l'Indépendance et le Travail (Pit), Ahmath Dansokho pour s'enquérir de son état de santé. A L'As qui la accroché á la fin de cette visite, Karim Wade indique, pour toute réponse : «je suis venu rendre visite á mon oncle». Mais aussi parler de la situation nationale du pays, des ambitions qui lui sont prêtées de succéder á son père, du dialogue entre le Pouvoir et le Front Siggil Sénégal...  
Karim Wade : «Je considère Barthélémy comme un petit frère» 
 
Karim Wade s'est rendu hier au domicile du leader du Parti pour l'indépendance et le travail (Pit). En compagnie de son conseiller Cheikh Diallo, d'une personne non identifiée, et de deux membres de sa sécurité comme l'a constaté sur place L’As, le fils du président de la République a eu un tête-à-tête d'une heure avec Amath Dansokho. Globalement, les discussions ont tourné sur quatre niveaux : familial, situation nationale et ses supposées ambitions de succéder á son père par la voie monarchique. Dés que Karim Wade est entré dans le salon de Ahmath Dansokho, le leader du Pit lui lance sur un ton ironique : «Alors, ça s'est bien passé aux cimetières ?». Réponse du fils du président de la République : «Trés bien. On était venu se recueillir auprès des morts, c'est pourquoi on ne s'est pas bagarré avec les vivants», lance, «carnassier», Karim Wade qui sentant sans doute que Dansokho faisait allusion aux actes posés par le fils de Jean Paul Dias ajoute : «Barthélemy ? Je le considère comme un petit frère. Il venait même á une époque au Point-E quand sa maman nous préparait á manger».  
Dansokho : «Si le Président appelle le Front Siguil Sénégal á un dialogue sincère, il va lui répondre»  
Le débat était posé pour entrer dans le vif du sujet. Karim Wade, taquin : «Lors de notre dernière rencontre á Paris, vous aviez parié que je n'allais pas réussir les chantiers de l'Anoci. Je suis venu vous dire que j'ai gagné le pari». Rires dans le salon, avant que le président de l'Anoci ne parle des relations entre son père et le leader du Pit : «Chaque fois que mon père parle de vous, on sent que quelque chose de très fort vibre en lui. Il vous aime beaucoup». Dansokho de revenir sur ses relations avec le Président, son épouse Viviane, pour faire cette remarque : «Ton père doit savoir que la situation du pays est très préoccupante, et sur tous les plans. Il faut qu'il dialogue et je ne comprends pas qu'il puisse dire que le Front Siggil Sénégal ne le reconnaît pas. Lors des inondations, je lui avais adressé une lettre dans laquelle j'ai écrit noir sur blanc : «á Monsieur le Président de la République». Donc, il ne peut pas dire que je ne le reconnais pas. Je pense que si le Président appelait le Front Siggil Sénégal á un dialogue sincère, la réponse serait favorable».  
Karim Wade démarche-t-il un gouvernement d'union nationale pour son père ? Réagissant à cette remarque de Dansokho, il a affirmé : «En France, Sarkozy a fait appel á des gens de la Gauche. Aux Etats-Unis, Obama prévoit de miser sur des Républicains. Ça veut dire que partout dans le monde, les gens dialoguent. Pourquoi pas donc au Sénégal ? Je prends pour exemple, la Génération du concret que je préside. Ses membres viennent de tous les partis politiques, peut-être, qu'il y a même qui viennent de votre parti, le PIT». La transition est trouvée par Amath Dansokho, toujours franc dans son propos, pour parler des intentions por-tées sur le président de la République qui voudrait installer son fils pour lui succéder. «Il faut qu'on sauvegarde la démocratie, la paix civile et la stabilité qui a toujours prévalu au Sénégal». Karim Wade répond : «En tout cas, qu'on ne compte pas sur moi, car je ne piétinerai jamais les institutions. Ce sont seule-ment des spéculations. Le Sénégal est une démocratie souveraine. Mon père a mené un long combat démocratique avant d'accéder au Pouvoir. Je connais donc le chemin. Aucun chemin, outre que la voie démocratique n'est envisageable ou envisagé pour accéder au Pouvoir si jamais ... « Il ne terminera pas sa phrase». A la fin de la rencontre; Dansokho a demandé á Karim de dire à Sindiély de passer le voir.  
Karim Wade á L'As : «j'étais venu voir mon oncle»  
Ayant fait le pied de grue au domicile de Dansokho, après avoir été informé de la visite, votre serviteur a dû patienter de longues minutes avant que Karim Wade ne sorte du domicile du leader du Pit. C'est alors qu'il était dans son rutilant véhicule que votre serviteur s'est mis devant la vitre pour lui demander les raisons de sa visite. Très relax, en compagnie toujours de son conseiller Cheikh Diallo, il accepte de répondre à une question, et à une seule. «Qu'est-ce qui explique ce déplacement, si on sait que Dansokho fait partie des adversaires les plus farouches du régime ? ». Réponse du président de l'Anoci : «J'étais venu voir mon oncle». Relancé sur la même question, il persiste : «J'étais venu voir mon oncle». Alors que nous lui posions une seconde question relative à la situation nationale, Karim Wade lance «Vous aviez dit une seule question, il faut respecter votre parole». Avant que la voiture ne démarre en trombe...  
Source: L'as  
Auteur: Cheikh Mbacké GUISSE - L'as  
 
L’improbable président  
Souleymane Jules Diop Jeudi 30 Oct 2008  
 
« On imagine mal la somme de catastrophes  
que chacun peut supporter dans l’indifférence,  
pour peu qu’elles s’abattent sur autrui » 
Georges ELGOZY 
Oliver Stone a bien remis ça. Après « Jfk » et « Nixon », le réalisateur américain vient de lancer « l’improbable président ». Un président de la République que rien ne prédestinait à ce poste, règne par la manipulation et le mensonge, entraîne son pays dans une aventure d’autodestruction sans précédent. Malgré un bilan désastreux, il utilise la peur, la propagande, pour s’offrir un second mandat par-dessus la tête de ses concitoyens. Il réussit à réunir toutes les forces religieuses réactionnaires derrière sa personne et manipule le vote pour se faire réélire. Son second mandat est un second désastre. Il détruit l’économie de son pays, ruine sa crédibilité et son prestige international. On a du mal à faire la part tout au long de cette intrigue étatique entre le père, le fils, et le mauvais esprit qui vient hanter leur sommeil. Puisque l’histoire commence avec le père président. Piètre politicien ami des monarques riches du Golfe persique, il se servira des grands pétroliers arabes pour parrainer la candidature de son fils et pérenniser leurs rentes viagères. La famille traite avec une compagnie bien connue dans les milieux du Btp saoudien, Ben Laden and Co.  
Le fils est un dandy Jetseteur en Ray Ban adepte de la bouteille. Il a rencontré Dieu dans un rêve et s’est converti dans la rénovation des édifices religieux. Sa dévotion de façade et son goût prononcé pour les grands marchés le catapultent par deux fois président de la République. Alors qu’une bonne partie de son pays est sous les eaux, il préfère voyager. Le film d’Oliver Stone s’appelle « doublevé ». W n’est pas Wade. Mais la ressemblance est si saisissante que si le réalisateur de « doublevé » avait noirci son acteur principal et rasé son crane, nous aurions retrouvé une biographie de notre « doublevé » tropical. Des deux côtés de l’Atlantique, c’est un homme et son fils qui ont soumis leur démocratie à la démagogie, ruiné l’économie de leur pays. La mort dans l’âme, Stone dit de son nouveau sujet : «Il fut longtemps de la trempe de Reagan, jusqu'à ce qu'il devienne si détestable.» Nous aurions pu dire, nous aussi, « il était de la trempe de Mandela, jusqu’à ce qu’il devienne le Mugabe que l’on connaît ».  
Une question traverse tout le long métrage d’Oliver Stone, « comment un tel type a pu devenir président ? » En se faisant passer pour ce qu’il n’est pas ! Le problème est qu’aux Etats-Unis, aucun homme ne penserait se maintenir président de la République par la force. C’est ce que fait Abdoulaye Wade. Il n’organisera pas d’élections avant d’avoir liquidé tous ceux qui se présentent à son fils comme des « opposants ».  
Aux Etats-Unis, il ne serait pensable pour aucun président de la République de faire la promotion de son fils pour sa propre succession. Dans les coulisses, Abdoulaye Wade se sert pourtant de l’exemple de son « ami » Georges « doublevé » Bush. « Mais on a vu aux Etats-Unis le fils d’un président de la République devenir président de la République ». L’argument est si léger qu’on ne peut rien lui opposer.  
Si Senghor avait pensé à son fils ou à un de ses neveux, Abdou Diouf ne serait jamais président. Si Abdou Diouf avait pensé à son fils Habib, Abdoulaye Wade ne serait jamais devenu président. C’est ce court traité de bon sens que Koffi Annan a donné à celui qui voulait comme suprême consécration après ses multiples échecs au Nobel de la paix, le prix « Mo Ibrahim ». Ce prix d’un million de dollars fait saliver notre « doublevé » tropical, mais on ne le décerne qu’aux chefs d’Etat qui acceptent de se soumettre au jeu démocratique.  
Abdoulaye Wade a non seulement décidé de s’imposer à nous, mais son fils aussi a décidé de s’imposer à nous. Dans aucun pays du monde, même dans les monarchies les plus détestables, un fils de chef d’Etat ne nargue ses concitoyens avec autant de désinvolture. Karim Wade ne travaille pas, c’est un chômeur chronique, amoureux des avions comme son père. Comment trouve-t-il donc les moyens d’offrir des dizaines de millions à des mosquées et des cimetières ? Cette simple question, Abdoulaye Wade nous interdit de la poser. Des citoyens ordinaires ont été soumis aux pires humiliations, traînés dans la boue, accusés de détournement sans qu’on leur apporte jusqu’ici la moindre preuve.  
Quand l’heure vient de demander des comptes à Karim Meissa Wade, son père prend sa défense. Voilà un « brillant » économiste qui a géré des milliards, fait des routes à quatre milliards le kilomètre, et qui ne rend compte à personne, parce qu’il est « le fils du président de la République ».  
Dans aucun pays au monde, on ne se livre à de tels écarts de conduite sans en rendre compte. L’Anoci, c’est connu maintenant, était un grand subterfuge pour s’emparer du patrimoine économique et foncier du pays. Sur la route de l’aéroport, l’Etat avait mis à la disposition de l’Anoci un vaste terrain. Officiellement, ce terrain affecté sur la réserve foncière nationale devait abriter un édifice dans le cadre du sommet de l’Anoci. L’Anoci a vendu le terrain à 7 milliards de francs Cfa à un groupe espagnol, Mixta, qui y a construit des condominiums. Jusqu’à ce jour, aucune trace de ces 7 milliards de francs Cfa. Pas de trace non plus des 7 milliards que Taïwan avait mis à la disposition du Sénégal, dont une bonne partie avait été détournée et déposée dans le compte d’un ami de Karim Wade à Nicosi. Quand l’affaire a éclaté, Abdoulaye Wade a envoyé Pierre Aïm demander un reçu à Macky Sall. Ce reçu n’a jamais été émis. Cet argent, « offert par un ami », n’est jamais revenu au Sénégal. Quand nous avons repris les relations diplomatiques avec la Chine populaire, elle a offert au Sénégal un avion neuf de marque Gruman. Cet avion a disparu, comme la Pointe de Sangomar a mystérieusement disparu. Karim Wade doit répondre à ces questions. Il doit dire pourquoi il n’atterrit à Dakar qu’après deux heures du matin. Il doit dire pourquoi il ne décolle de Dakar qu’après deux heures du matin. Il doit dire pourquoi il ne fait l’objet d’aucun contrôle de la Douane. Le code de son avion, HM45D, est dans la série de ceux attribués aux chefs d’Etat. Il est tout le temps dans les avions. « Doublevé » fils est lui aussi un « born again muslim » qui ne rate jamais l’occasion de s’envoyer en l’air. S’il n’est pas en train de faire du Jet Ski avec son ami le roi, il est en culotte courte à Capri ou à Shangaï entouré de ses « amis ».  
Nous avons commis le crime de faire l’alternance avec Wade, mais nous ne méritons pas la perpète avec son fils. Jamais dans l’histoire, un homme n’a autant déçu. On n’attend rien de ceux qui prennent le pouvoir par les armes. Mais prendre le pouvoir par les urnes et finir comme il est en train de finir est une prouesse tragique. Abdoulaye Wade n’est pas seulement un mauvais président, c’est un mauvais précédent. Il nous force à envisager ce qui, pour chacun d’entre nous, était encore impensable. Tous les prétextes sont de bons prétextes. Ses hommes lui ont présenté un article tiré d’internet dans lequel Mbaye Ndiaye déclare : « je ne reconnais plus Abdoulaye Wade ». Il l’a révoqué à la minute qui a suivi. 
Après la mort récente de Lamine Coulibaly, ancien juge à la Haute Cour de Justice, personne ne sait jusqu’où ira son entreprise « kariminelle ». Je me suis demandé ce qui arrivera au commissaire Assane Ndoye, affecté comme deuxième conseiller à Bahrein. Il a tellement de choses à dire qu’il ne faudrait pas qu’il soit lui aussi emporté par une attaque cardiaque.  
Des hommes paient depuis huit ans pour les la détermination de cet homme à installer son fils au pouvoir. Karim Wade, né en France, de nationalité française, toujours en jet privé, entouré d’une dizaine de gardes du corps dans un véhicule blindé, veut devenir président de la République du Sénégal. On a beau tourner l’affaire dans tous les sens, c’est du jamais vu. 
SJD 
Auteur: Souleymane Jules Diop 
 
En route vers le colloque du cinquantenaire du manifeste du P A I. 
 
Par devoir de mémoire et pour rendre aussi un hommage mérité aux pionniers de la lutte pour l’indépendance de notre continent, nous ne devons pas oublier un seul instant, un tel acte et évènement combien historique. 
La tenue de ce colloque est un signe de reconnaissance mais aussi un rappel aux générations présentes et futures, d’où nous venons et ce que d’autres illustres fils de notre continent avant nous, ont fait. Il faut l’affirmer haut et fort, que nous ne sommes pas issus du néant, nous avons hérité de nos devanciers un legs précieux en matière de lutte. C’est tout un long processus parsemé d’embûches, d’erreurs et de succès qui nous a conduits là où nous sommes aujourd’hui, à tenir toujours le flambeau de la lutte pour l’émancipation de nos peuples, pour la démocratie, la justice sociale, l’indépendance nationale et le développement économique et social de notre continent.  
En parcourant ce manifeste cinquantenaire du P A I (1957), on a l’impression que l’histoire se répète ou bégaie, tellement la ressemblance des situations est frappante. L’analyse politique qui a été faite en son temps, s’appliquerait parfaite encore à la situation de notre continent aujourd’hui et elle corrobore à tout point de vue la nature exacte de nos dirigeants ; à savoir, de véritables agents de l’impérialisme, des chasseurs de primes et sinécures, avides de pouvoir et apatrides la plupart. Pour vous en convaincre, je vous propose de lire ce passage du manifeste qui caractérisait les dirigeants de l’époque: « Cependant, aveugle et sourde, l’équipe dirigeante se saisissait déjà de l’embryon de pouvoir administratif accordé pour renforcer ses positions de classe, user à l’instar de toutes les bourgeoisies de sa nouvelle puissance financière et asseoir pour l’avenir le dispositif répressif mis entre ses mains. Et les déclarations d’investiture étaient plus démagogiques que jamais. Pourtant de honteuses tractations vénales se nouèrent un peu partout pour débaucher un socialiste par-ci, un R.D.A par-là, contre telle ou telle sinécure ministérielle. » C’était du temps de la Loi Cadre, C’est l’exercice favori encore de nos jours, des équipes qui sont à la tête de nos Etats respectifs, surtout chez nous au Sénégal. 
L’Afrique a raté les rendez-vous historiques du fait de ses dirigeants qui ont manqué de clairvoyance, d’ambition pour leur peuple, de courage et de prospective ; et certains parmi eux, étaient des hommes de mains de l’impérialisme en service commandé, et d’autres de véritables comédiens sur scène, dépourvus de la moindre conscience patriotique, de responsabilité et de conviction à des idées de progrès. Il s’y ajoutait naturellement, que cela a aussi correspondu à une époque où, le niveau de prise de conscience citoyenne de nos peuples pour juger de la qualité du bon dirigeant, était quasiment nul. 
C’est ainsi, que nous avons placé à la tête de nos Etats, des compatriotes pas des meilleurs, qui avaient certes, en commun avec nous la couleur de la peau et certainement la langue, mais qui en vérité, oeuvraient pour d’autres causes et objectifs, et au profit d’autres continents et individus. 
Finalité, le développement de l’Afrique, a été plombé à bien des égards des décennies durant par des dirigeants qui étaient aux antipodes des intérêts de notre continent. Et malgré nos immenses richesses en ressources naturelles, plus les progrès scientifiques et technologiques du moment, notre continent n’a presque pas bougé, il est toujours à la remorque des anciennes puissances coloniales la plus part du temps et, survit par l’aide dérisoire des autres qui nous ont pillé. La pauvreté, l’ignorance et la maladie sont aussi présentes aujourd’hui plus qu’hier. 
C’est sur ce constat, qu’avait fort justement aussi abouti l’analyse des auteurs du manifeste du P A I et c’est cela qui les avait motivé, à engager la juste cause de la lutte pour l’indépendance des peuples africains et le développement économique et social de nos Etats respectifs. 
Le néocolonialisme ayant réussi à placer ses hommes partout dans le continent, les forces de progrès par défaut d’organisations à la hauteur des exigences de l’heure, ont perdu des batailles mais pas la guerre fort heureusement. C’est ainsi que, jusqu’ici les peuples africains n’arrivent pas à prendre part d’une manière effective, à la gestion du pouvoir par l’intermédiaire de représentants choisis par eux, dignes de ce nom et au service exclusif du peuple travailleur. 
Pour toutes les raisons qui précèdent, nous devons faire de ce colloque des 15 et 16 Novembre 2008, qui se tiendra à la Maison de la Culture Douta Seck, une réussite totale pour la mémoire de ceux parmi eux aujourd’hui disparus, mais aussi pour faire honneur à ceux qui sont encore parmi nous comme Malick Camara, Samba Niang, Seck Moussé Guèye, Sékou Touré et Adama Diagne, pour raviver en nous cette flamme de l’élan patriotique et révolutionnaire qui animait les auteurs de cet important document précurseur. La jeunesse de notre continent devrait prendre exemple sur le sacrifice consenti par ces valeureux enfants de l’Afrique mère, mais aussi, prendre part à cet important évènement pour connaître une partie de notre passé en matière de lutte pour l’indépendance nationale et le progrès économique et social. 
Les éminentes personnalités, du monde des arts, de la culture, des intellectuels, de la politique et du sport qui prendront part à cette importante rencontre, venant en dehors du territoire national, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique sauront rendre mieux que quiconque, un pan de notre histoire méconnue jusqu’ici par une bonne partie de notre jeunesse et même des moins jeunes. Comme on dit si bien quelque part, et c’est tout à fait juste, l’histoire guide les pas des peuples vers leur avenir. Elle leurs permet de se réajuster et de rectifier la trajectoire de la lutte pour bien atteindre les meilleurs objectifs qui valent la peine de lutter, c’est-à-dire la liberté, la démocratie, la justice sociale et le développement économique et social en un mot, le bonheur des peuples. 
Le Comité National Préparatoire, souhaite à cet effet la bienvenue à tous les participants, aussi bien nationaux que ceux venant de la diaspora. Il les remercie de leur totale disponibilité pour avoir contribué spontanément et si généreusement à la réussite de ce colloque, mais aussi pour nous avoir fait bénéficier de leur expertise et expérience, dont nous sommes fiers. 
 
 
 
Mandiaye Gaye 
Gaye_mandiaye@hotmail.com 
LeQuotidien: Mercredi 29 Oct 2008 
ELECTIONS LOCALES - Rencontre partis politiques / Ministère de l’Intérieur : L’Etat inscrit le flou  
Ils sont environ un million de Sénégalais concernés par le chamboulement de la carte électorale avec le nouveau découpage administratif opéré unilatéralement. A moins de cinq mois des élections locales, l’opposition dénonce cette politique «du fait accompli».  
Chamboulement de la carte électorale. A moins de cinq mois des élections locales et municipales, la carte électorale vient de connaître un bouleversement sans précédent : le Sénégal passe de onze à quatorze régions, de 441 à 528 Collectivités locales. C’est hier, au cours d’une rencontre entre le ministère de l’Intérieur et les 144 partis politiques légalement constitués, que ces chiffres ont été annoncés par le Directeur général des élections, Cheikh Guèye. En effet, Kaffrine, Sédhiou et Kédougou ont été consacrés chacune région par le nouveau découpage du territoire, promulgué depuis le 10 septembre dernier.  
 
Toutefois, l’érection de ces nouvelles régions va, du coup, secouer la carte électorale qui se retrouve «complètement» défigurée. Selon, Cheikh Guèye, déjà, «il y a près d’un million de cartes d’électeurs à rééditer. Cela concerne notamment les populations des nouvelles Collectivités locales qui vont devoir retourner au niveau des commissions d’inscriptions pour la réédition de leurs cartes». En guise d’exemple, un électeur, habitant de Kaffrine n’est plus considéré dans la population électorale de la région de Kaolack où il était enregistré. Il se voit obligé de se réinscrire à nouveau pour être pris en compte dans le nouveau fichier électoral. Les autorités du ministère de l’Intérieur, comme l’annonce M.Guèye, ne sont pas aujourd’hui en mesure de donner le nombre de citoyens concernés par ce nouveau découpage. Tout comme il est incapable, à ce jour, de chiffrer le coût de ces opérations. Cheikh Guèye avance, cependant, que ces opérations vont être prises en compte dans le budget global de la réforme estimé à 22 milliards.  
 
Devant cette situation, les partis politiques de l’opposition estiment qu’ils ont été pris de court. D’après Ousmane Badiane, chargé des élections de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt), «c’est une politique du fait accompli». Il explique que les autorités «ont pris les mesures administratives, installé les préfets, les sous-préfets» et ce n’est qu’au dernier moment qu’ils ont informé les partis politiques. «Finalement à quoi vont nous servir ces informations», se demande-t-il. Pour M. Badiane, les autorités auraient dû, «dès le début du processus, faire une note d’information aux partis, les informer sur les impacts démographiques, économiques et sociales de cette réforme pour en discuter et voir ensemble quelle mesure prendre». Pour lui, les règles d’égalité et d’équité devant le processus électoral ont été faussées.  
 
Un avis battu en brèche par le ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, Ousmane Masseck Ndiaye. «Il y a un Code des Collectivités locales qui a été voté en 1996. Les textes de loi et décret ont été respectés pour le nouveau découpage administratif. Les ministères concernés ont saisi l’administration territoriale qui a mené des enquêtes sur le terrain. C’est à partir de ces résultats que nous avons mené le découpage.» Il soutient également que les partis politiques ne peuvent pas être impliqués dans ce découpage, car «les textes ne le disent pas». Pour le ministre, c’est aux formations politiques de s’organiser pour avoir la bonne information. 
Auteur: Cheikh Fadel BARRO 
Nettali: Dimanche 26 Oct 2008 
Souleymane Jules Diop sur la succession de Me Wade : « La règle de base en démocratie est que tous les candidats partent à chance égale »  
 
NETTALI - Invité de l’émission « Grand Jury », sur la radio privée Rfm, Souleymane Jules Diop s’est exprimé sur la question de la succession Me Wade. Selon lui, « la règle de base en démocratie est que tous les candidats partent à chance égale ». A l’en croire, ceci n’est pas le cas, puisque Idrissa Seck, et Macky Sall n’ont pas la même chance que Karim Wade dans cette course successorale.  
Pour le journaliste Sénégalais vivant au Canada, Karim Wade a le droit de succéder à son père d’autant plus que juridiquement rien ne s’oppose à cette succession. Par contre, Souleymane Jules Diop considère qu’elle n’est pas bien d’un point de vue moral. Il pense même que c’est injuste et malsain et estime qu’« on est en train de fausser le jeu démocratique dans cette succession », considère-t-il, « par l’instrumentation des institutions à des fins politiques ». Et Souleymane Jules Diop en veut pour preuve, ce qui est arrivé à Idrissa Seck et Macky Sall. Concernant Pape Diop, considéré comme le 4 ème larron dans cette succession, l’invité de Rfm a laissé entendre que c’est un homme bien, sauf qu’il a un passé. D’ailleurs, le journaliste ne trouve pas pertinent que l’on ait agité la question du CV du Président du Sénat ,qui a par ailleurs avoué tout comme Me Wade, avoir changé d’identité. Outre Karim Wade, Idrissa Seck, Macky Sall et Pape Diop, Souleymane Jules Diop voit en Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, des successeurs de Wade : « Tanor Dieng et Moustapha Niasse ont un profil extraordinaire qui font d’eux les meilleurs présidentiables », a laissé entendre le chroniqueur de Seneweb. Toutefois, il estime que ces derniers, n’agissent pas et ne posent pas d’actes pour montrer réellement leur ambition présidentielle : « Quand on fait de l’opposition, on occupe la rue pour se faire entendre », assène M. Diop.  
Auteur: Nettali  
L'OBSERVATEUR: 
 
LE REGARD DE FALLOU Bonheur décrété, remords assurés 
 
 
Article Par Fallou Mbacké Diallo, fmdiallo1@yahoo.fr,  
Paru le Lundi 27 Oct 2008 
«Celui qui cesse d’être ton ami, n’a jamais été ton ami». Depuis l’antiquité où il a été énoncé, la prudente sagesse de ce judicieux conseil n’a jamais été démentie par le comportement des hommes. Au Sénégal, depuis l’alternance, c’est la «seule constante» libérale qui, avec une constance pathologique, transforme constamment ses «frères» les plus intimes en victimes expiatoires des péchés libéraux. Cette sorte de fatalisme filial est la preuve par l’épreuve, que les rapports entre nos gouvernants actuels se fondent sur un véritable complexe d’Œdipe. Dont l’effet de contamination participe à déstructurer et pervertir, à tous les niveaux, tous les aspects de notre démocratie. C’est ainsi que de plus en plus, depuis le surgissement indu et inattendu de la Génération du concret au cœur du pouvoir, la valeur et le mérite des citoyens sont déterminés par leur appartenance ou non à cette Génération. Si bien que sur le champ politique, l’heure n’est plus à la transhumance. C’est plutôt à l’intérieur même du pouvoir, que les querelles de positionnement autour de cette excroissance libérale, offrent de notre République l’image d’une cour du roi Pétaud. La démarche schismatique qui en découle est à l’origine des tensions actuelles dans le mouvement national des femmes libérales ; ainsi que des déboires de Macky Sall. Mais, avant lui, comme lui, comme toujours, pour les mêmes considérations purement politiciennes, Idy a été, dans une perspective renversée, l’Œdipe de notre République. C’est-à-dire le paria dont les splendeurs et les malheurs sont le symbole vivant de tous les errements pouvoiristes, toute l’indigence morale de nos gouvernants actuels. En effet, la même main ferme qui l’a envoyé à Rebeuss, a tremblé devant ses propres incohérences pour signer le fameux Protocole qui l’en a extrait. Geste ambivalent d’un pouvoir absolu, dont la seule conséquence a été d’éprouver le pouvoir d’un Président omnipotent ; en même temps qu’il affaiblit et disqualifie tout notre système judiciaire. Sur un autre registre, la loi Sada Ndiaye participe de la même perversion généralisée de notre démocratie. Et qui, récemment, a coûté à deux Généraux de l’Armée (Keïta et Seck) le retrait de leurs passeports diplomatiques. Au motif totalement renversant qu’ils prennent part aux Assises nationales ! «Tous ceux qui participeront à ces Assises sont mes adversaires (…)». Or, en politique comme à la guerre, tous les coups sont permis. Pire, avertit W. Churchill : «La politique est plus dangereuse que la guerre (…). A la guerre, on ne peut être tué qu’une seule fois ; en politique, plusieurs fois». Pourtant, en l’occurrence, le mal est moins dans cette série d’événements anti-démocratiques que dans leurs conditions de possibilité au sein d’une République baptisée démocratique. Car, pendant ce temps, on danse la Goana, sur la base des «récoltes exceptionnelles» de cette année. Exactement comme en 2002, on a dansé «le Sénégal qui gagne», sur la base des «résultats exceptionnels» de l’équipe nationale de football. Sans s’apercevoir que les performances n’ont de sens que dans la constance. En vérité, depuis l’alternance, suivant la conjoncture, des contentements collectifs sont constamment décrétés par nos gouvernants et nous sont inoculés sous forme de slogans purement propagandistes. Notre bonheur en dépend de plus en plus. Nos malheurs aussi. C’est pour cette raison que le rêve du «Sénégal qui gagne a débouché sur le cauchemar de notre récente élimination de toutes les compétitions internationales. Le sage Socrate l’avait dit : «Le bonheur, c’est le plaisir sans remords». Ainsi, tant que notre bonheur sera décrété, il sécrétera toujours nos malheurs, nos remords. En définitive, de cette sage et antique parole socratique, on pourrait tirer une leçon de morale, pour la gouverne de nos gouvernants actuels : bonheur décrété, remords assurés… 
 
 
 
CONTRIBUTION LETTRE CITOYENNE AUX DEPUTES DU SENEGAL 
 
 
Article Par Christian Abdoulaye SARR, Consultant, Plateau - Dakar,  
Paru le Mercredi 15 Oct 2008 
Honorables Députés, 
Si j’ai décidé de vous adresser cette correspondance, c’est, d’abord, parce que je suis un citoyen sénégalais libre, profondément attaché au devenir de notre Nation, aux valeurs et principes majeurs qui fondent, forgent et innervent, tant la Démocratie, que la République qui appartient à chacun et à tous ! Mais, c’est aussi et surtout, parce que j’ai la certitude que par suite d’inédits événementiels et autres démarches politiques sans précédent dans la riche histoire de notre Nation, vous avez la chance inouïe de prendre date avec l’Histoire. Ce que, au vrai, vos Collègues des Législatures antérieures n’ont eu le bonheur de savourer, exception faite, bien sûr, de la toute première qui assuma les douloureux événements du 17 décembre 1962. 
Honorables Députés, 
Certainement, la XIème Législature a été marquée par l’émergence d’une nouvelle vague de Députés, augurant, de manière fort réjouissante, un prochain et salvateur renouvellement de la «classe politique» fossilisée, inepte et incapable de prendre en charge les douloureuses équations et angoissantes interrogations existentielles qui assaillent les vaillantes populations. 
Hélas, faibles sont leurs voix et oubliées sont leurs requêtes et propositions, souvent d’une extrême pertinence, broyées et ensevelies qu’elles sont, par cette «majorité d’additionnés» sans foi ni loi (autre que la force brutale) regroupée dans un nébuleux Groupe Libéral. 
Cette lettre ne s’adresse donc pas, principalement, à cette Nouvelle Opposition qui tente de donner sens à la chose politique, à travers une Institution qui, depuis la victoire du Clan Senghorien en 1962, n’a été rien d’autre qu’une Chambre d’Enregistrements et d’Applaudissements. 
Cette Lettre, essentiellement, s’adresse aux Honorables Députés du PDS. 
Parmi Vous, des Dames et des hommes ont consacré plus d’un quart de siècle au service de la cause et des intérêts du Parti et de son SGN/Fondateur, Me Abdoulaye WADE. 
Des années de vie généreuses, des carrières prometteuses et des situations avantageuses, ont été sacrifiées pour qu’au bout du tunnel historique, au soir du 19 mars 2000, le «SOPI» mythique et fétiche, galvaniseur et catalyseur, puisse retentir, sous la forme d’un cri de victoire de millions de Sénégalais qui mirent fin à quarante ans de règne sans partage du Parti Socialiste ! 
Ces dames et ces hommes, ont été appuyés par des jeunes intrépides, des cadres patriotes, pour conférer à la victoire historique, les allures d’un véritable triomphe politique. 
Comment, Mesdames et Messieurs, pouvez-vous, au regard de la noblesse de votre parcours et de votre palmarès politiques, espérer être en devoir de «servir» d’abord Wade (sous la férule de son Neveu), ensuite son fils ? Voudriez-vous traduire en actes, le Bréviaire de la Pensée Docile qui promeut et cautionne le comportement moutonnier ?  
Accepter de parrainer Karim Meïssa Wade, absent des glorieuses pages de luttes de notre peuple pour la démocratie, la République et le développement au seul motif que c’est le « fils de Wade », ne signifie-t-il pas agréer et avaliser le projet d’imposition de la Monarchie au Sénégal ? 
Dans ces conditions, Mesdames et Messieurs, proclamez haut et fort que vous êtes des « SUJETS »renonçant à votre dignité et au sens de l’honneur, au profit des douteuses « vertus » du sac de CFA, que distillent, à tour de bras, des dignitaires – courtisans et comploteurs ombrageux à l’ombre des claires ombres des cercles premiers du pouvoirs !! 
Honorables Députés, 
Vous avez donc accepté la recevabilité et, certainement, le vote de la «proposition» de SADA NDIAYE. J’ai lu, quelque part, que celui – ci est un «Député Libéral», c’est-à-dire, un de vos «Frère». Quel PDS sincère et sérieux, pourrait-il considérer ce sinistre individu, anti-modèle politique par excellence, prototype du politicien – rapace et répugnant, dénué de valeurs, comme un «Frère» ? 
Même ceux qui, dans les ténèbres du pouvoir, l’actionnent, ne sont amnésiques au point d’oublier que, si la volonté politique, les choix et les engagements partisans de SADA NDIAYE s’étaient accomplis, jamais l’ALTERNANCE ne se serait réalisée au Sénégal. SADA vous a, toute sa vie durant, combattu et a voté contre vous au premier et au second Tours de la Présidentielle de 2000. 
C’est donc à ce loubar de la politique, à cet adepte de la clochardise politique qui papillonne au gré des saisons politiques, attiré, à tout prix et au prix de tout, car n’étant rien, par les délices du pouvoir, que vous confiez vos consciences ? 
Mais, dites-moi, Honorables Députés, qu’est-ce qui peut vous pousser à cette terrible imposture ? A cette déshonorante et affligeante capitulation, s’ajoute votre déconcertante naïveté. Les Clans « fractionnistes » qui pris Wade en otage, mis en veilleuse et bâillonné le Parti au nom duquel ils parlent en toute illégitimité et illégalité statutaire, vous font croire que Wade « ne fait plus confiance au Président de l’Assemblée Nationale », arguant de prises de positions et initiatives que ce dernier aurait prises, au détriment et contre les intérêts du Parti. 
Or donc, voilà que la Presse révèle, avec fracas, que le Président de l’Assemblée Nationale, comme Cheikh. T. GADIO et Ousmane NGOM, avaient été invités par le NDI et que son voyage à Paris (tout comme celui qu’il effectua à Denver) ont été permis par Wade LUI-MEME qui lui aurait, semble-t-il, adressé ses Félicitations pour ces deux invitations !! Vous n’avez plus l’excuse de la désinformation pour admettre que la manipulation mensongère est le socle de l’attaque couronnée par la scélérate proposition du lugubre SADA NDIAYE. 
Honorables Députés du PDS,  
Secouez vous pour dépasser les quelques CFA offerts par le Gang de Pape DIOP et les flibustiers et autres forbans de la politique de l’affalement, qui ont pour noms Abdoulaye FAYE, Babacar GAYE et Abdou FALL et Compagnie. 
Renouez avec les généreux et salvateurs élans positivement contestataires du «SOPI» historique ! 
Souvenez-vous que vous avez pour mission de servir le Sénégal, non un homme dont les comportements irrationnels font planer le doute dans l’esprit de nombre de nos Concitoyens.  
Souvenez-vous que vous êtes sous les ordres, présentement, de la pire vermine des TRANSHUMANTS qui se sont emparés des leviers de commandes de l’Etat et du Parti et dont la figure expressive la plus significative est BABACAR GAYE qui, comme SADA NDIAYE, a voté contre l’avènement de l’ALTERNANCE au Sénégal. 
Avez – vous oublié que des Elections Législatives sont annoncées et que la plupart d’entre - Vous seront sur la touche, sachant que vous n’avez même pas bouclé deux années de mandature ? Ce projet électoral ne signifie – t – il pas un désaveu de votre œuvre législative collective, votre dévaluation politique objective ? 
Les chinois ont l’habitude de dire qu’il «existe des coups de massue qui rendent lucide». J’ose espérer que le vote de la «proposition» de la conspiration et du coup de force anti-démocratique, dans les prochains jours, sera pour vous, l’occasion unique à ne pas rater, le rendez-vous avec l’histoire, car vous seriez souvenus que vous êtes Sénégalais dans un Sénégal malade en quête d’une espérance de renaissance politique, économique et sociale. 
J’ose ce que personne ne semble oser de nos jours : vous faire confiance ! 
Patriotiquement Vôtre ! 
ACAD: 
 
CLASSEMENT ET SITUATION ECONOMIQUE DU SENEGAL DANS LE MONDE 
 
Seneweb.com: Mercredi 14 Mai 2008 [ Contribution ]  
Le Professeur Arona Ndoffène DIOUF, PhD, Candidat aux Prochaines Présidentielles : Le Programme GOANA, Encore un Bluff de Me Abdoulaye Wade  
Me Abdoulaye Wade, Président de la République a exposé son énième Programme agricole qu’il a appelé la « Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance » (Goana). Selon, lui, ce programme, qui demande l’implication de toutes les forces vives de la Nation, est prévu pour cet hivernage - qui a déjà commencé dans certaines régions du sud du pays. 
L’exécution de ce plan devrait permettre des récoltes record de 500 000 tonnes de riz, deux millions de tonnes de maïs, trois millions de tonnes de manioc, et plus de deux millions de tonnes d’autres céréales comme le mil, le sorgho, le fonio. Le volet élevage, du programme GOANA du Chef de l’Etat prévoit en outre, une production record de 400 millions de litres de lait et 435.000 tonnes de viande. 
Voila comment le Président de la République Me Abdoulaye Wade a prévu de lutter contre la famine et contrecarrer les effets de la flambée des prix au niveau international avec comme objectif, de la nourriture en abondance pour tous les Sénégalais. Chapeau Goana pourrions nous dire. Aux oubliettes les plans Reva, Sesame, Maïs, Bissap, Sorgho etc, sans bilan ni évaluation. 
Ma modeste contribution a pour objectif de vous exposer les raisons qui font que ce Programme GOANA n’est rien d’autre qu’un autre bluff pour leurrer et apaiser les populations mécontentes, qui subissent durement la famine à l’intérieur de l’autre Sénégal qui n’est pas celui du Chef de l’Etat et de son entourage. 
Cet appel s’adresse tout d'abord, ironiquement aux cadres de l’Etat, les préfets, directeurs, ministres, députés et sénateurs sans expérience et sans passion pour l'agriculture. Ceux là même qui ont toujours oublié la classe paysanne. Les vrais agriculteurs qui sont certainement les vraies forces vives de ce secteur, ont toujours été trompés et manipulés par nos gouvernements successifs.  
La seconde aberration du Programme Goana du Président est le délai imparti à sa réalisation prévue à la fin de la contre saison. Notre analyse portera avant tout sur les statistiques de terrain.  
Quarante huit années après son indépendance, le Sénégal vient d’atteindre l’année dernière une production de 60 000 tonnes de riz sur une superficie de 77 700 hectares. 
Ainsi, corrélativement, pour atteindre une production de 500 000 tonnes de riz par an avec les moyens actuels (sans compter sur les promesses évanescentes d’équipements du Président de la République), il nous faudrait multiplier les surfaces rizicoles par 8 et doter les paysans d’équipements de pointe pour assurer une irrigation suffisante. 
Rien que pour l’assainissement des surfaces cultivables, les études géomorphologiques et pedologiques ainsi que l’aménagement des rizicultures prendraient au Chef de l’Etat, plus de dix hivernages pour réaliser son rêve qui nécessitera une superficie d’au moins 1 million d’ha.  
Bien sûr que tout individu mal intentionné a la possibilité de bluffer surtout quand on s’adresse à une population qui est à plus de 60%, composée d’illettrées. 
Nous avons fait le même constat sur la production du maïs chiffrée à 600 000 tonnes pour 106 000 ha. Une production de deux millions de tonnes de maïs nécessiterait... (Faites encore le calcul sans oublier le facteur temps car Il nous a fallu 48 années et trois Présidents pour réaliser cette production actuelle.) 
Ce même schéma appliqué à la volonté de produire des millions de tonnes de manioc et autres céréales reviendrait toujours à des résultats aussi surprenants qu'erronés alors que notre Président nous a promis toutes ces merveilles en moins d’une année. Concernant l’élevage, porter la production de viande qui est aujourd’hui de 46 000 Tonnes, à 435 000 Tonnes et 400 millions de litres de lait en moins d’un an seulement nécessiterait que le Président "le plus diplômé de l’Afrique" Me Abdoulaye Wade crée une formule (pas mathématique cette fois ci) mais magico-microbio-génético-wadienne. 
Ceci supposerait que les toutes les vaches de notre pays puissent avoir des quadruplets tous les mois de cet hivernage et pendant la contre saison; engendrant ainsi une multiplication par 10 de l'actuel cheptel. C'est tout à fait délirant. Peut être aussi que ces « ingénieurs » wadiens sont en « laboratoire » pour nous créer une super formule, sous la supervision de notre Président génie en sciences es-theoriques. 
Quant aux équipements agricoles promis, le Président nous assure que les bateaux qui les transportent sont en position d’approche sur nos côtes. 
Pour un programme annoncé et lancé le 28 avril courant, comment peut-il nous expliquer cette rapidité d’acheminement sachant que le trajet reliant l'Inde au Sénégal ne peut se faire en moins de deux mois? A moins que notre Champion des leurres n'ait créé sa Goana au mois de janvier et voulait nous faire une surprise. La plus grande incohérence dans ce programme reste que les moyens financiers pour l'exécuter ne sont pas encore disponibles. En effet, l’exécution de ce programme est, selon Le Président WADE, assujettie à des prêts et des dons de semences que des amis et partenaires du Sénégal voudront bien lui faire.  
 
Il faut cependant préciser, qu’aujourd’hui tous les bailleurs de fonds refusent d’accompagner financièrement notre pays à cause de la mauvaise gouvernance du Président et de la non-transparence dans la gestion des ressources nationales (APIX, ANOCI et autres agences nationales, Sénat...).  
Les Américains lui ont refusé le Millenium Challenge Account (MCA), l’UE lui a posé des conditionnalités de bonne gouvernance, la Banque Mondiale et Le Fonds Monétaire International lui ont donné un cahier de leçon pour apprendre la bonne gouvernance dénommée l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE). 
L’utopie du programme GOANA sera les avions faiseurs de pluies et selon les termes du Président WADE, des tests auraient été pratiqués avec succès au Sénégal. Mais de quel Sénégal le Président nous parle-t-il ? Qui sont ces ingénieurs faiseurs de pluies? Pourquoi depuis trois ans, les résultats de leurs expériences n’ont fait l’objet d’aucune publication ou exposé à la Nation? Même en imaginant que c’est théoriquement faisable, combien nous coûteraient ces avions, le carburant, les pilotes, et leur entretien? Soyons sérieux.  
Selon les sources officielles, le Sénégal utilise en moyenne par an 892 000 ha pour l’arachide de l'huilerie, 35 000 ha pour l’arachide de bouche, 33 000 ha pour le coton, 91 500 ha pour le niébé, 30 600 ha pour le manioc, 405 ha pour la patate, 6 200 ha pour la pastèque, 3 700 ha pour le sésame, 935 000 ha pour le mil, 141 000 ha pour le sorgho, 106 000 ha pour le maïs, 77 700 ha pour le riz, 3 300 ha pour le fonio et près de 12 000 hectares de canne à sucre (Source : Division des Statistiques Agricoles). 
Ce qui revient à un total des terres cultivées de 2.366.905 ha pour un potentiel de terre arable de l’ordre de 19 Millions d’hectares.Ce qui nous laisse pantois à l'idée que le Sénégal laisse en jachère chaque année, plus de 16 Millions d’hectares de terres arables. Ce manque à gagner pourrait garantir une auto suffisance alimentaire à toute l’Afrique de l’Ouest. Et avec un programme agricole efficient et réaliste, nous pourrions faire des exportations vers l’Europe. Un tel programme nécessiterait au moins dix ans avec des investissement d’au moins 700 milliards de FCFA. Malheureusement, depuis l’accession du Sénégal à l’indépendance, seulement 120.000 ha de terre sont irrigués soit 4,8% des terres irrigables.  
Il reste alors, 2,3 millions de terres irrigables au Sénégal qui n’ont jamais été exploitées soit 95,2% de nos terres qui ne nous servent pas à grand chose. Aucun de nos trois Présidents n’a montré une volonté politique pour asseoir un programme agricole efficient en exploitant le potentiel de terres et d’eaux de surfaces disponibles au Sénégal. 
En tout état de cause, le sénégalais d’aujourd’hui ne peut plus accepter toutes ces diatribes politiciennes et manipulatrices qui n'ont rien à voir avec le développement. L’autre Sénégal appelle seulement à un peu plus de respect et d’humanité. Pour une alternative citoyenne croyant à l'émergence d'un autre Sénégal.  
 
Pr. Arona N. Diouf  
 
 
 
 
 
FILM D’UN SACRILÈGE AU CIMETIÈRE SAINT LAZARE Karim Wade conspué par Barthélemy Dias  
 
 
Article Par Latir MANE ,  
Paru le Vendredi 31 Oct 2008 
Venus inaugurer de nouvelles infrastructures du cimetière Saint-Lazare, Karim Wade et ses amis de la génération du concret ont été conspués par Barthélemy Dias et sa bande, dans l’enceinte même du lieu sacré ! Retour sur le film des événements.  
Le responsable des jeunesses socialistes et non moins jeune catholique, a mis à exécution ses menaces. Hier, accompagné d’une dizaine de jeunes (catholiques ?), Barthélemy Dias a copieusement hué Karim Wade, président de l’Anoci. Les jeunes de la Génération du concret et les jeunesses «wadistes» ont assisté impuissants à ce spectacle. Au grand dam des fidèles Chrétiens et du Cardinal Théodore Adrien Sarr, venus assister à l’inauguration du nouveau parking, du monument commémoratif de la bénédiction du cimetière Saint-Lazare.  
Les morts du cimetière Saint-Lazare ont été dérangés hier ! Non pas par la cérémonie de bénédiction, mais par des échanges purement politiques dans l’enceinte de ces lieux sacrés. Déjà à 15 heures et trente minutes, les lieux sont sous haute surveillance. Six voitures 4X4 L200 remplies de gendarmes bien armés, sont disposées à l’entrée du cimetière, sur le nouveau parking. A l’intérieur, les invités sont déjà confortablement assis, attendant l’arrivée du fils du Président. Des tentes ont été dressées autour du nouveau monument. Et sur l’estrade du monument, le Cardinal et les membres de l’Eglise sont déjà en place. A quelques mètres de là, se tiennent Barthélemy Dias et sa bande, debout devant une barrière où ils ont attaché une banderole dénonçant la politisation de cette cérémonie.  
A quelques minutes de l’arrivée de Karim Wade, précisément à 15 heures et 50 minutes, M. Félix Mendy, président du comité de gestion des cimetières, tente de raisonner Dias. En lui expliquant qu’il n’avait pas le droit de rester là pour conspuer un invité de l’Eglise. Mais c’était sans compter avec la détermination de Dias à exprimer son mécontentement. Il s’ensuit un échange plutôt vif entre les deux hommes. Mais Dias ne bouge pas. Les fidèles commencent à se plaindre de la tournure des événements. A 16 heures 5, le président de L’Anoci arrive sur les lieux. Trouvant sur place le maire Mamadou Diop, le député Joseph Ndong, le colonel Malick Cissé, Serigne Mbacké Ndiaye, Cheikh Diallo, Baba Wane…Karim est accompagné d’Abdoulaye Baldé, et de jeunes «wadistes » comme Mamadou Lamine Massaly.  
Arrivé à hauteur de Barthélemy Dias, les huées font marquer le pas à la délégation de Karim Wade, manifestement surpris. Mais après un petit temps d’arrêt, il continue son chemin. Et laisse derrière lui une cacophonie entre ses souteneurs de Karim et la bande à Barthélemy. Mais, ne voyant personne lui barrer la route, Barthélemy Dias décide d’assister à la cérémonie. De retour du monument des victimes du Joola, Karim croise encore Barthélemy et sa bande, qui réitèrent leur acte. Cette fois, les vivats de ses souteneurs prennent le dessus sur les huées. Et pendant tout le long de la cérémonie, à chaque fois que le nom de Karim Wade a été cité, il s’en est suivi des applaudissements et des huées. Créant une cacophonie indescriptible dans le cimetière. Si bien que certains fidèles ont tout simplement préféré se retirer face à ce spectacle. Accusant aussi bien Barthélemy Dias, Karim Wade que le Cardinal d’être à l’origine de cette situation. A 17 heures passées, Barthélemy Dias et sa bande décident de se retirer. Rappelant qu’ils n’accepteront pas la politisation de l’Eglise. Et qu’ils ne laisseront personne les diviser comme cela est le cas ailleurs.  
Ces agitations n’ont pas empêché les discours, les prières... Mais surtout de remercier Karim Wade pour avoir contribué à hauteur de 16 millions Cfa à la réfection du cimetière. Au même moment, Meïssa Touré et quelques jeunes libéraux décident de faire payer à Barthélemy Dias son acte. Poursuivant la bande à Barthélemy jusqu’en dehors du cimetière. Devant cette nouvelle donne, Dias a finalement décidé de partir. Interprétant son départ comme une fuite, Meïssa Touré et sa bande passent à l’offensive. Barthélemy prend sa voiture et part avec certains de ses gardes du corps. Mais l’un d’eux tombe de voiture en cours de route. Et passe des moments difficiles entre les mains des jeunes libéraux, qui regrettent de n’avoir pas pu empêcher les huées contre Karim.  
 
 
 
POUR CAUSE D’ARRIÉRÉS DE PLUS D’UN MILLIARD F CFA Les restaurants de l’Université de Dakar ferment leurs portes aujourd’hui 
 
 
Article Par Mamadou SECK,  
Paru le Vendredi 31 Oct 2008 
Sauf dernier revirement, les étudiants de l’Université de Dakar prennent leurs derniers repas dans les restaurants « Esp » et « Self » aujourd’hui. Ils vont devoir faire la queue dans les gargotes pour manger. Ce, jusqu’à nouvel ordre. Les repreneurs des restaurants du Coud à qui l’Etat doit des arriérés chiffrés à plus d’un milliard de F Cfa, baissent leurs rideaux aujourd’hui. Ne Pouvant plus supporter les frais. Le Directeur du Coud qui a été informé de cette mesure par courrier, a saisi les autorités compétentes.  
Désormais, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar vont devoir se restaurer dans les gargotes. Et pour cause, les deux seuls restaurants qui fonctionnent présentement, à savoir, «Esp» et «Self», vont fermer aujourd’hui. Ils réclament à l’Etat plus d’un milliard de francs Cfa d’arriérés. D’ailleurs, les repreneurs des restaurants du centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) ont adressé une correspondance au Directeur du Coud pour l’informer de la situation. «Nous venons par la présente attirer votre attention sur l’ouverture hypothétique des restaurants universitaires à la rentrée, du fait du non-respect de nos engagements envers nos partenaires que sont les banques et les fournisseurs. C’est sur votre insistance et afin de vous aider à sauvegarder la stabilité du campus social, qui, nous en sommes sûrs, reste votre principale préoccupation, que nous avons consenti le sacrifice d’ouvrir les restaurants Esp et Self», lit-on dans la lettre. Mais, ajoutent-ils, «nous sommes au regret de vous informer que ces deux restaurants ne pourront pas continuer à fonctionner au-delà de la fin du mois d’octobre, du fait du non règlement des arriérés qui se chiffrent à plus d’un milliard de francs Cfa». Avant de préciser : «A ce jour, en dépit de la situation gravissime, en raison de l’imminence de la rentrée complète, aucun écho de paiement ne nous est parvenu». Le ministre de l’Education, informé de la situation, a saisi le Premier ministre, Cheikh Aguibou Soumaré. Qui à son tour, a contacté le ministre de l’Economie et des Finances. Des sources proches des repreneurs des restaurants renseignent qu’il leur aurait fait «savoir qu’il va régler les arriérés après le paiement des salaires». Ce qui n’est pas du goût des concernés. «Nous ne refusons pas cela, mais nous sommes dans l’impossibilité de contracter des dettes auprès de nos fournisseurs», expliquent des repreneurs de restaurants à l’Ucad. Si l’on sait que, ajoutent-ils, «le payement des salaires de l’Etat peut aller jusqu’au 10 du mois». Toutefois, les repreneurs des restaurants n’exigent pas l’intégralité des arriérés. «Nous voulons tout juste une avance pour des achats ponctuels. Car, ni les banques, encore moins les fournisseurs, ne veulent plus s’engager. Pour eux, l’horizon n’est plus clair et nous fonctionnons avec nos propres moyens», font-ils savoir. 
 
 
 
 
Légitimité politique et représentativité POPULAIRE COMME SOCLE DU POLITIQUE 
 
 
La mort de la culture de parti unique, avec son corollaire, l’expression du culte de la personnalité, interdit aux responsables politiques un déroulement de carrière sans légitimité ou sans représentativité. Les média, souvent, problématisent la légitimité et la représentativité politiques. Et l’on constate l’invocation pour la relève générationnelle de sa puissance de feu, de sa force de frappe. Enfin, de sa capacité à évoluer dans une démocratie sociale et participative. 
 
Coopter ou parachuter peut être accepté dans le cas d’un parti unique. Mais la pratique politique actuelle au SENEGAL contre indique, avec juste raison, la présence de dirigeants sans envergure géopolitique. Certains exemples, assez éloquents, du reste, conduisent à un questionnement fondamental. A savoir comment mesurer la légitimité des responsables politiques au SENEGAL ? 
 
Léopold Sédar SENGHOR, Lamine GUEYE, Cheikh Anta DIOP, Abdoulaye LY, Majmouth DIOP (pour ne citer que ceux-là) et Abdoulaye WADE ont marqué véritablement, en tant que leaders, leur époque. Ceux des années 70,80 et 90(à l’exception d’Abdoulaye WADE) n’ont pas réussi à continuer. Car le recours à des coalitions et à des fronts illustre, parfaitement, les limites de ce leadership né entre 1968 et 2000. 
Mamadou DIA, Amath DANSOKHO, Babacar SANE, Abdoulaye BATHILY (et les autres se réclamant de la même obédience comme Landing SAVANE) ont contribué à la conscientisation collective. Ce qui a débouché, avec bonheur, sur la promotion de la démocratie participative et la liquidation définitive de la culture de parti unique. 
L’Alternance en 2000 est venue consolider la démocratisation, bien que certaines poches de culture de parti unique continuaient à exister. D’autant que des leaders issus du recrutement administratif estimaient constituer la relève générationnelle. De plus, l’atomisation du P.S n’aura pas permis à Ousmane Tanor DIENG et ses satellites de continuer le Senhorisme. Senghorisme tué à petit feu par l’étatisme très tentaculaire d’Abdou DIOUF, porté plus sur le centralisme administratif que sur celui démocratique. 
 
Le recours à la légitimité politique et à la représentativité populaire devient normal. Pour conformer les critères afférents au choix des responsables devant occuper des positions et des rôles politiques. Au terme des ruptures opérées au cours du septennat 2000-2007 et de l’amorçage de l’émergence. 
Pour la modernisation économique et sociale du Sénégal programmée dans le quinquennat 2007-20012. 
Me Abdoulaye WADE, secrétaire général du P.D.S et Chef de l’Etat du Sénégal n’a, en aucune façon, droit à l’erreur ou à l’échec. Parce que élu au suffrage universel direct et (en 2007) au premier tour. 
Cette redoutable et cruelle responsabilité l’oblige à créer au sein de la formation politique dont il reste leader des critères de choix objectifs et solides. Cela l’aidera à éviter des situations d’atterrissages forcés, comme celles très regrettables de Idrissa SECK et de Macky SALL.  
Il ne serait pas impertinent de noter l’accentuation des initiatives offensives de l’opposition, des organisations de la société civile, des organisations syndicales et, même du retour en zone de certains hommes politiques considérés comme amortis. 
La poursuite des transformations nées des ruptures commandées par la survenue de l’Alternance conduit, obligatoirement, à une restructuration pour renforcer l’efficacité tactique de la Mouvance. 
Il s’agit, maintenant, de résoudre l’équation représentativité et compétence avant d’occuper des positions. Parce que l’offensive et la riposte sont à renforcer au niveau de la majorité présidentielle. Car elle assure, désormais, les charges conférées par l’Alternance.  
Ce motif justifie l’élargissement des bases de recrutement de la mouvance présidentielle qui doit conduire à un repositionnement objectif. Et à un choix judicieux des responsables devant animer les instances verticales. Convoquer le passé en vue de valider une légitimité est, certes, acceptable. Mais prévoir l’avenir en le manageant au présent ou en anticiper relève, surtout, de la planification et de la programmation. D’autant plus qu’au Sénégal le niveau du plateau politique devient de plus en plus élevé. Le discours politique, le plaidoyer économique et les exigences en professionnalisme nécessitent, au niveau de l’offre politique, une rigueur qui ne tolère aucune carence et demande une performance soutenue. 
L’intégration, par ailleurs, des impératifs de la gouvernance mondiale et de la présence du Sénégal à l’Union Africaine appelle, désormais, la mouvance présidentielle à mettre en action une élite représentative et compétente. 
Le Secrétaire Général National du PDS engage une redistribution qui aide à opérer une adéquation devenue nécessaire. Sans remettre en cause les acquis au cours de la féroce lutte menée entre 1974 et 2000. Et sans méconnaître le mérite des fondateurs et des compagnons. La nécessité de réaliser l’adéquation en question participe, simplement, de la modification des rapports de force politiques au Sénégal. De l’arrivée de responsables politiques de profil et de culture nouveaux. Et de la déstructuration, de fait, de l’électorat. Compte tenu des fluctuations de la démographie qui renferme une part importante de jeunes. 
Recruter et fidéliser l’électorat demande la mise en opération d’une synergie déployée par des responsables capables. Surtout s’il faut convaincre une opinion matraquée par un contre pouvoir qui distille, sans arrêt, la désinformation et l’agitation. 
La coalition au pouvoir est, certes, agressive en actions électorales. Cependant sa communication, son agressivité en riposte et sa promptitude en offensive sont perfectibles. 
Un plan d’occupation du terrain, un management d’une proximité horizontale, une réflexion sous forme de laboratoire d’idées, une riposte offensive et une préservation des zones d’influence sont devenus nécessaires. Pour contrer certaines tentatives du contre pouvoir et, même, des frustrés libéraux qui cherchent à installer un délitement de l’autorité ou une situation de non-Etat au Sénégal.  
Admettons les changements nés de la démocratie participative et de la communication. Ce qui conduit à un nouveau positionnement qui ne consiste, guère à changer des têtes. Mais à rationaliser l’occupation des positions politiques relatives au management de la compétitivité et de la productivité au niveau de la mouvance et au niveau du pouvoir. 
Un déficit criard en communication politique exacerbé le plus souvent par un mutisme désolant caractérise la formation libérale qui ne sait se battre qu’à l’interne. Alors que l’opposition boycotteuse a systématiquement recours à l’instrumentalisation de certaines organisations de la société civiles, du mouvement associatif et des forces confrériques. Sans qu’il n’y ait réplique ou déploiement de riposte adéquats. 
Des établissements du service public national sont devenus, de fait, la chasse gardée de l’opposition. Les cas d’interruption de travail deviennent, maintenant, le prétexte pour le contre pouvoir d’être présent dans ces dits endroits, avec un appui médiatique de haut vol.  
Le débat politique signale une inexistence de personnes ressources en mesure d’apporter la contradiction ou de soutenir une controverse. D’ailleurs l’impréparation et l’improvisation sont, souvent, enregistrées au niveau de certains représentants de la mouvance qui prennent part aux débats.  
 
Donc, innover et rénover deviennent, en cette période d’incertitudes, un devoir sacré. Qui oblige le Chef de l’Etat à créer les conditions propres à une pédagogie du changement. Ce qui permettra à la mouvance de garder le pouvoir et de rendre visible et lisible les transformations qui participent des ruptures. 
Evitons les combats de coqs, les coups de gueule et l’insolence politique. Parce qu’une formation comme le PDS gagne dans sa capacité à élargir ses bases, à formater ses acteurs et à se défaire des bardés de vengeance et de cynisme. 
Certaines formations politiques du Sénégal se meurent parce que la planification et la prévision, au niveau du recrutement et du renouvellement, ont manqué. La Mouvance a la responsabilité de conduire les changements. Donc, elle doit, dés à présent, assumer cette obligation si elle veut rendre permanentes sa réputation et son influence. Manager toutes les potentialités en ressources militantes devient une priorité, mais l’homme qu’il faut à la place qu’il faut devient une exigence en ce 21ème siècle où l’économique apparaît comme la seule voie.  
 
 
 
 
Wagane FAYE  
Professeur d’Anglais 
Coordonnateur des Cadres du FAP 
Vice- Président de la Commission des Cadres et Experts de la CAP21 
E-mails : jdlfontaine@yahoo.fr 
waganecoumbasandiane@gmail.com 

 

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Modifié en dernier lieu le 1.11.2008
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