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nationales en perspective

SENEGAL- PREPARATION ASSISES NATIONALES  
« Intégrité, indépendance et compétence », critères de choix des personnes mobilisables, selon Mohamed Mbodj  
samedi 16 février 2008  
NETTALI - Il n’y a pas de confusion possible. Les Assises nationales initiées par le « Front Siggil Sénégal » ne sont pas une conférence nationale. C’est la précision apportée par Mouhamed Mbodj, le Coordonnateur du comité chargé de préparer ces assises. Il considère que l’objectif est de mobiliser tous les secteurs significatifs sur la base de critères précis, rapporte la radio Première Fm de Dakar.  
« Le mandat qu’on avait, c’était de finaliser les points de convergence qu’on avait constatés à la première réunion qui s’est tenue, il y a deux semaines, à Dakar. Deuxièmement, de préparer la prochaine plénière officielle, prévue le 16 février et qui va consacrer la mise en place du Comité national », a dit Mouhamed Mbodj, Coordonnateur du comité en charge de la préparation des Assises nationales que projette les opposants regroupés au sein de « Siggil Sénégal ». 
A en croire le Coordonnateur du Forum civil, cette plénière prévue ce samedi à Dakar servira à « la mise en place du bureau, finaliser les contacts, identifier les personnes ressources mobilisables dans le cadre de ces assises à partir de trois critères essentielles : intégrité, indépendance et compétence ; et convoquer les parties prenantes ». 
M. Mbodj ajoute que le troisième élément, était d’élargir les assises à un plus grand nombre d’organisations. « Nous avons effectué des contacts dans ce sens et nous sommes en train d’ouvrir des perspectives et de permettre à des secteurs significatifs de rejoindre ce processus d’introspection sur le mode de gouvernance publique au Sénégal, la capacité de notre ordonnancement juridique à prendre en charge nos préoccupations et la qualité du management des autorités qui sont à la tête de cet Etat du Sénégal ». 
La délégation chargée de rencontrer l’ancien Directeur général de l’Unesco, Amadou Makhtar Mbow, a obtenu de ce dernier l’accord pour présider ces assises, selon le journal « L’Observateur ». 
MANIF’ CONTRE LES HOMOSEXUELS / REPRESSION - Plusieurs blessés et interpellations enregistrés : Des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants 
La Grande mosquée de Dakar a été, le temps d’un après-midi, celui d’hier, vendredi, le théâtre de violents affrontements, qui ont opposé les forces de l’ordre à de nombreux manifestants. Ces derniers voulaient prendre part à la marche initialement prévue par l’Imam Mbaye Niang, président du Mouvement pour la réforme et le développement social (Mrds). Les manifestants ont voulu battre le macadam, hier à l’issue de la prière du vendredi, pour dénoncer, disent-ils, la libération «injustifiée» des homosexuels par la Dic (Division des investigations criminelles). Ce, malgré l’interdiction de l’autorité préfectorale de Dakar, à quelques heures de la marche. Les échauffourées ont provoqué plusieurs blessés des deux côtés ainsi que des interpellations dans les rangs des manifestants, qui ont fini par être libérés par la Police. Cette dernière, par la voix de son chargé de la communication, le colonel Aliou Ndiaye, dément être entré à l’intérieur de la Grande mosquée. Une réaction que prend à contre-pied le film des événements.  
Les mains posées sur la tête pour arrêter le sang qui coulait, ce policier, grièvement blessé par les jets de pierres, est évacué par ses frères d’armes. Rien n’a pu, apparemment, contenir la furie des manifestants qui ont voulu dénoncer, hier, la libération «injustifiée» des homosexuels par la Division des investigations criminelles (Dic). C’est, en effet, une foule surexcitée d’hommes et de femmes en foulards qui a affronté les forces de l’ordre, à la sortie de la prière du vendredi à la Grande Mosquée de Dakar. Ce, malgré l’interdiction par le préfet de Dakar de la marche initiée par le député Imam Mbaye Niang, président du Mouvement pour la réforme et le développement social (Mrds). Ce dernier avait prévu de tenir un point de presse à l’Institut islamique, à la fin de la prière du vendredi, en lieu et place de la marche, qui a été interdite. Mais, c’était sans compter avec la détermination des manifestants qui ont tenu à braver l’interdiction et à battre le macadam.  
De manière désorganisée et sans dirigeant, la foule prend la direction de la Place de l’Obélisque, scandant des «Allahou Akbar» et brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, entre autres : «Halte à la dépravation des mœurs» ; «La liberté qui conduit au libertinage». Mais, les centaines de manifestants n’iront pas loin puisqu’à hauteur de la Radio télévision sénégalaise (Rts), ils vont s’opposer aux éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi), postés à quelques mètres des lieux. Ces derniers leur intime l’ordre de se disperser. Une injonction que les marcheurs n’entendent pas exécuter. Alors, les policiers vont faire usage de leurs grenades lacrymogènes lancées en direction de foule, faisant ainsi plusieurs blessés. Il s’ensuit une véritable intifada, durant une bonne demi-heure.  
Vu la tournure des événements, l’Imam Mbaye Niang a préféré quitter les lieux, non sans apporter des précisions par rapport à l’autorisation de la marche. «La marche est bel et bien autorisée. Le préfet ne m’a pas saisi à 11 heures pour me signifier une quelconque interdiction de la marche», déclare le député.  
Pour répondre au lancer de grenades lacrymogène, les nombreux manifestants se livrent à des jets de pierres en direction des policiers. Mais, ils seront dispersés par les forces de l’ordre.  
Les manifestants vont, par la suite, tous, se replier vers l’enceinte de la Grande Mosquée de Dakar pour tenter de reprendre, en vain, leur marche. Car, les policiers, manifestement débordés par les manifestants, vont investir la grande cour de la Grande mosquée et feront usage de leurs grenades lacrymogènes pour contenir les manifestants.  
PROFANATION  
L’entrée des policiers à l’intérieur de la Grande mosquée a beaucoup déplu. De nombreux fidèles n’ont pas apprécié cet acte qu’ils considérent comme une profanation. «Les policiers n’ont pas le droit d’entrer dans la Grande mosquée et d’y jeter des grenades lacrymogènes. C’est une violation contre un lieu de culte», maugrée un fidèle horripilé.  
Ce qui fait dire à Cheikh Tidjiane Sène, un fidèle vêtu d’une djellaba de couleur marron, chéchia bien vissée sur la tête, que «le Sénégal est un pays dirigé par des maçons. Ce n’est pas pour rien que, lors de son séjour, récemment, à Dakar, le Maître du Grand Orient s’était félicité du fait que 200 jeunes Sénégalais se soient initiés à la loge maçonnique. C’est la même loge qui avait demandé la dépénalisation de l’homosexualité».  
Horripilé par les images, cet homme d’une trentaine d’années renseigne : «Vous savez que parmi les rites maçonniques, il y a bien le caractère homosexuel».  
Malgré tout, les manifestants, décidés à en découdre avec les policiers, ont continué à leur lancer des pierres. Après plusieurs heures d’affrontements dans l’enceinte de la Grande Mosquée, les manifestants qui verront leur rang grossis par les badauds et autres marchands ambulants vont réussir à transférer les affrontements : de la Grande mosquée aux avenues Blaise Diagne et Malick Sy. Là, des pneus seront brûlés et des bus Dakar Dem Dikk «caillassés». Bloquant, du coup, la circulation pendant une bonne dizaine de minutes.  
Pour venir à bout des manifestants déchaînés, les forces de l’ordre ont fait appel à des renforts, qui ont procédé à des interpellations tous azimuts. Parmi les personnalités interpellées, on pouvait noter Oustaz Alioune Sall, animateur d’émissions religieuses à la radio privée dakaroise Sud Fm et El Hadji Ndiaye de l’Alliance libérale et citoyenne Wacco Alternance-Force du changement, un mouvement satellite du Parti démocratique sénégalais (Pds-au pouvoir). Même s’ils seront plus tard libérés. (Voir par ailleurs).  
Daouda GBAYA  
AVIS - Me Demba Ciré Bathily sur l’interdiction des marches : «Il y a lieu de s’inquiéter pour la démocratie» 
La répression par les forces de l’ordre de la manif contre les homosexuels, hier vendredi à la Grande mosquée de Dakar, continue de susciter des réactions. Me Demba Ciré Bathily, avocat à la Cour, a son avis sur l’interdiction des marches qui devient de plus en plus récurrente. Me Bathily, qui est aussi ancien secrétaire général de la section sénégalaise d’Amnesty international, est d’avis qu’elle ne justifie que parce qu’elle «n’arrange pas les autorités». C’est pourquoi, dit-il, il y a lieu de «s’inquiéter pour la démocratie dans ce pays».  
Certes, pour Me Bathily, s’il n’existe pas une autorisation écrite pour organiser une marche, il n’en demeure pas moins que «le préfet doit notifier l’interdiction, au moins». Et, l’avocat de déplorer qu’il n’existe pas au Sénégal la procédure d’urgence, «un référé administratif pour permettre au juge de se prononcer sur l’annulation d’une marche, si elle est attaquée auprès du Conseil d’Etat».  
L’entrée des éléments des forces de l’ordre à la Grande mosquée de Dakar, un lieu de culte des musulmans, après que ces derniers avaient fini de procéder à la prière du vendredi, ne laisse pas indifférent l’avocat. Un tel acte, selon l’avocat Me Demba Ciré Bathily, est «moralement condamnable». A l’en croire, même si sur «le plan juridique, rien n’interdit aux policiers à y pénétrer», il est d’avis qu’«ils pouvaient, au nom de la morale, refuser d’y accéder». Les lieux de culte ainsi que les lieux culturels, d’après l’avocat, sont «protégés par la Convention de Genève sur la guerre». D’ailleurs, ajoute l’avocat, «en état de guerre les belligérants communiquent lesdits lieux pour les préserver des bombardements».  
C’est la troisième fois que l’autorité préfectorale de Dakar interdit une marche après l’avoir autorisée, la veille. Les deux précédentes marches qui avaient subi le même sort que la marche initiée par le Mouvement pour la réforme et le développement social (Mrds) de l’Imam Mbaye Niang, sont respectivement celle que le professeur Malick Ndiaye, coordonnateur du Comité d’initiatives des intellectuels du Sénégal (Ciis) avait voulu conduire contre la cherté de la vie et la procession que les centrales syndicales avaient voulu organiser pour la baisse des prix des denrées de première nécessité, l’augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs, la hausse des salaires, entre autres.  
Yathé Nara Ndoye  
INSOLITES… INSOLITES… INSOLITES… 
Pape Mbaye s’invite dans la marche  
Il porte ses lunettes noires fumées. Il se nomme Pape Mbaye. «Mais non, s’empresse-t-il de préciser, il faut ajouter Bâ.» Il insiste sans cesse : «Il y a derrière, un Bâ.» Mais, pourquoi autant de précisions ? C’est que cet homme, qui a la trentaine, vit sa psychose à lui pour avoir été confondu à son homonyme. L’autre Pape Mbaye, homosexuel. Lui se veut clair, car «certains proches me regardaient et ne cessaient de se demander si ce n’était pas moi». En plus, le fameux mariage des gays a eu lieu dans son quartier, à Petit Mbao. De quoi venir assister à la manifestation du Mrds et Cie. Pour se laver de tout soupçon.  
Drôles d’éléments du Gmi  
Ils sont nombreux, ces jeunes éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi), un démembrement de la Police sénégalaise, déterminés à mater les manifestants d’hier vendredi. Mais, il faudra attendre l’ordre du chef pour dégainer des bombes lacrymogènes. «Oh allez-y ! Nettoyez-là», ordonne le patron. Non, ce n’étaient pas tous ces zélés armés qui poussaient la caisse des munitions. D’aucuns ont laissé leur casques pour se défendre contre les pierres. Leur chef ne pouvait comprendre cette négligence. Et, de vociférer : «Non toi, n’y vas pas. Comment pouvez-vous laisser vos casques lors de telles manifestations ? Ce n’est pas professionnel, ça. Vous vous rendez compte.» Un de ses éléments ne répondra que par sa petite moue d’un «je n’en savais rien, chef !».  
Un jihad spécial  
Il est quand même rare d’entendre de la bouche de dignitaires religieux, des insanités. Mais, la frustration était telle que «rien n’est interdit lorsque le droit musulman est violé», se réfugient-ils. Sous les regards qui fixent sa barbiche, il chuchote des «astakh firoulahi !». C’est que, devant lui, une fille s’est allongée à même le sol, encerclée par deux camionnettes de sapeurs pompiers. «Qu’il nous tue, tous. L’Islam en vaut le coup !» 
MARCHE INTERDITE CONTRE L’HOMOSEXUALITE 
Vendredi noir à Dakar 
Par Cherif FAYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 16 février 2008  
La police a chargé sur les manifestants de la marche contre l’homosexualité interdite par le Préfet de Dakar. Organisée par une formation politique de l’opposition en synergie avec des organisations religieuses du Sénégal en protestation contre la libération des homosexuels de l’affaire de Petit-Mbao, la manifestation s’est soldée par des arrestations. 
La Grande Mosquée de Dakar était hier 15 février après la prière du vendredi, le théâtre d’âpres affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants membres des organisations religieuses qui ont vu leur requête de marche, rejetée par le Préfet de la ville. Le temps de terminer l’office de la prière du vendredi tenu, un quart d’heure après 14 h, de rejoindre la route pour battre le macadam, les manifestants ont fait face à des forces de l’ordre déterminées à en découdre avec eux. 
Cette marche pacifique concoctée à l’initiative du Mouvement de la Réforme pour le Développement Social (Mrds) allait refuser du monde par une mobilisation extraordinaire des fidèles qui scandaient le slogan « Allahou Akbar » (Dieu Est Grand) en sortant de l’enceinte de la Mosquée. Les efforts de certains intellectuels avertis essayant de persuader les fidèles de l’interdiction de la marche étaient vains. 
Très excités, ils étaient tous déterminés à aller manifester leur colère sur la libération des homosexuels. C’est alors le début de la marche en direction de la Radio Télévision Sénégalaise (Rts). Une foule immense se bouscule à la porte de la Grande mosquée. En ce moment l’Imam Mbaye Niang, coordonnateur de la marche, suivait de derrière entouré de quelques-uns de ses acolytes, la foule qui se dirigeait vers la porte de la Rts où un important dispositif de sécurité bien armé donnait l’ordre aux manifestants de surseoir à la marche. 
Mais, les fidèles s’étaient déjà emportés. Sous ce soleil au Zénith, les premières lacrymogènes atterrissent et créée un mouvement de panique dans la foule qui se disperse. En ce moment même, d’autres fidèles postés un peu plus loin, se sont livrés à des jets de pierres en direction des forces de l’ordre. Ces derniers ont d’ailleurs été obligés d’user de la méthode forte pour faire reculer les manifestants dont certains ont couru se réfugier dans la cour de la Mosquée. 
Même les mendiants n’ont pas été dispensés par les policiers. Ils se sont dispersés pour se protéger contre l’ardeur des projectiles de la foule. Le commandant de l’unité d’intervention essaie d’expliquer aux fidèles qu’ils ont reçu l’ordre d’interdire la marche. Ce qui n’a pas convaincu les fidèles dont certains continuaient à lancer des pierres. « C’est hier, (ndlr-jeudi) vers 14 heures, que le secrétaire du préfet m’a appelé en compagnie du professeur Iyane Sow. Il nous a reçus et nous a expliqué qu’il est inquiet de l’itinéraire de la marche. Finalement, nous étions entendus sur le trajet allant de l’Institut islamique en passant par le boulevard du centenaire à la place de l’Obélisque, » affirme-t-il debout sur sa voiture. 
Les cris des fidèles ont même interrompu son intervention à un certain moment. « « Mais à notre grande surprise, poursuit-il après un moment de pause, vers 11 h 30 minutes, des journalistes nous ont appelés pour nous dire que le préfet a interdit la marche ». Et de jurer à la foule que le préfet avait bel et bien autorisé la marche, avant de se demander la raison de son changement d’avis. « Je vous prie de rentrer chez vous », demande-t-il aux manifestants. 
Dans le même élan, Oustaz Alioune Sall de Sud FM Dakar suggère aux manifestants de ne pas répondre aux provocations. « Nous sommes des musulmans et notre religion nous enseigne la discipline. Dans la mesure où l’initiateur de la marche nous a demandé de rentrer, alors rentrons sans commentaires, » a-t-il déclaré aux fidèles. Mais, un coup de théâtre va survenir, au moment de sortir de la Grande Mosquée, l’animateur de Sud Fm, Alioune Sall, ainsi qu’une dizaine d’autres fidèles, se voient arrêter par les forces de l’ordre. 
Il faut rappeler que cette manifestation était organisée à la suite de la mise au grand jour par le magazine Icône d’une cérémonie de mariage d’homosexuels à Petit-Mbao avec des photos à l’appui, un vrai album qui suscite jusque-là, la polémique. Quand les autorités policières avaient arrêté et libéré les mis en cause dans cette affaire, après les avoirs entendus, le député Imam Mbaye Niang s’était lancé dans une vaste campagne de dénonciation et de sensibilisation contre la dépravation des mœurs dans notre pays. 
L’homosexualité est interdite par la disposition légale de notre pays qui est majoritairement musulman. "Selon le code pénal, sa pratique est passible d’une condamnation de 1 à 5 ans d’emprisonnement et de 100 000 à 1, 5 million de FCFA d’amende,” a indiqué une source de bonne foi. 
Histoires de mœurs : Entre tolérance et danger 
 
 
Au Sénégal, ce qui jadis constituait l’exception, tend à devenir la règle. Les histoires de mœurs occupent l’actualité, et de plus en plus. Sommes-nous toujours au pays de serignes Maodo Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba, Thierno Seydou Nourou Tall, El Hadji Ibrahima Niasse, Limamou Laye, Mame Bouh Counta, Abdoul Aziz Sy et Cardinal Hyacinthe Thiandoum ? Que peuvent, dans l’au-delà, penser nos valeureux guerriers qui se sont battus contre la domination et la perversion ? Valeurs, vertus, morale, éthique sous quelque vocable que ce soit, nos croyances en ont pris un rude coup. Que peut bien valoir une nation sans valeurs fédératrices ? Doit-on laisser notre pays aller à la dérive ? Assurément non ! Que les intellectuels se secouent ! Qu’écrivains et poètes fassent parler leur plume et que les artistes se servent de leur art et de leur notoriété pour défendre quelque chose qui en vaille la peine : leur peuple. Pour une fois, qu’ils arrêtent de chanter le prince qui ne fait que passer alors que le peuple est éternel.  
En effet, le peuple sénégalais est menacé et ce n’est pas trop dire : pédophilie, crimes politiques, économiques et homosexualité tendent à se banaliser. Est-ce là tout ce que nous pouvons donner en exemples à nos enfants ? Pauvres petits qui, à ce rythme, risquent de ne plus avoir de qui tenir.  
Le Sénégalais est tolérant de nature, mais il convient de ne pas trop pousser le bouchon. Si chacun a le droit d’être ce qu’il veut, alors chacun doit respecter la société dans son ensemble. Et l’intérêt de la société n’est sûrement pas dans la prolifération d’actes contre-nature, de surcroît médiatisés avec des risques d’influence négative sur la jeunesse par nature vulnérable. Sinon gare à la procréation, donc à la descendance ! Gare aux maladies et gare à la malédiction divine ! Les signaux sont déjà présents : qu’est-ce qui marche dans ce pays ? Si deux intérêts sont divergents, ne doit-on pas logiquement et objectivement penser d’abord à protéger la majorité ? Nous supplions les jeunes qui doivent rester vigoureux et sains d’esprit de se préserver pour avoir ‘un esprit sain dans un corps sain’. D’habitude, il y avait un territoire entre hommes et femmes mais certains garçons, peut-être naïvement ou par effet de mode, s’approprient ce qui était l’apanage des femmes en terre sénégalaise : boucles d’oreilles, tresses, sans compter les vices que sont l’alcool et la drogue. N’est-ce pas dangereux pour notre survie ? Il faut conjurer le glissement en ne s’amusant pas avec la queue du serpent, en n’entrant pas dans l’antre de Satan pour le provoquer. Que restera-t-il du sportif qui, au lieu de chercher à faire peur à son adversaire, se pare d’un attirail que lui envierait une femme ? L’artiste ne doit-il pas mettre en avant son talent ?  
A un homme, il doit toujours rester un brin d’orgueil parce qu’il est appelé à défendre sa patrie si le besoin se faisait sentir, donc à défendre la femme et l’enfant. Nous ne devons pas avoir honte de notre culture au point de la renier et d’adopter systématiquement ce qui vient d’ailleurs sans faire le tri nécessaire à la distinction entre le bien et le mal, l’essentiel et le superficiel. Mes chers compatriotes, ressaisissons-nous afin de sauver ce qui peut l’être. Il est encore temps. La stabilité d’un pays n’est pas seulement d’ordre politique.  
A ceux qui dirigent le pays, un appel solennel doit être lancé. Ils ont une lourde responsabilité car comptables aussi bien du ’passif’ que de ‘l’actif’. Il est de leur mission de tenter, au moins, de remédier à toute situation inconvenante. Ils sont grassement payés et ne doivent donc point se taire et se terrer pour cela. Mais encore faudrait-il qu’ils soient moralement au-dessus de tout soupçon. En effet, quand on a des poux que l’on veut cacher, l’on évitera de se gratter en public. Toute personne qui aspire à diriger, se doit d’être exemplaire, en tous les cas au-dessus de la moyenne. Cela dit, où sont-ils, ceux qui doivent parler ? Ana ñu ? Qu’ils s’expriment, bon sang ! Il est temps que les bonnes gens se liguent si elles ne veulent pas encourager l’intimidation, voire la dictature d’une minorité. Et si cette minorité, à force d’être encouragée, venait un jour à devenir majorité ? Le danger nous guette.  
S’attaquer au directeur de publication du magazine Icône est déjà une forme d’aveu pour les auteurs des menaces. Ils reconnaissent implicitement que ce qu’ils ont fait, heurte la morale. Exercer des pressions qui pourraient aboutir à la fermeture d’une entreprise est extrêmement dangereux au moment où le pays est confronté à un fort taux de chômage. Le Sénégal serait-il tombé sur la tête ? Même les tristement célèbres protagonistes de ‘Guddi town’, au lieu de raser les murs, se bombent le torse et s’invitent dans les média. Non seulement ils ne font pas leur mea culpa, mais c’est à peine s’ils n’en tirent pas quelque fierté. C’est à croire que ‘jom amatul’. C’est la loi qui condamne de telles pratiques et la loi doit être considérée comme la volonté du peuple. Si la tolérance doit être de mise, elle ne doit pas non plus être signe de faiblesse au point de voir ceux (celles) qui, ailleurs, seraient persécuté(e)s, renverser la situation et persécuter à leur tour d’honnêtes citoyens.  
Libres à ceux qui veulent consumer leur vie de le faire, mais ils n’ont pas le droit d’avoir une influence négative sur le peuple. Leurs défenseurs déclarés, soit par souci de tolérance ou de justice, par naïveté ou sous le coup de subventions venues d’ailleurs, ne doivent pas franchir le rubicond en banalisant ou suggérant la perversion. Dire que ce n’est pas grave, serait signe d’encouragement pour les faibles qui hésitent et équivaudrait à délivrer une licence à des enfants alors que ces derniers doivent être particulièrement protégés et avec la plus farouche détermination, malgré eux au besoin. C’est le devoir de tout adulte. Pas de méchanceté inutile, mais pas de silence coupable non plus. La société pourrait aider ceux (celles) qui le veulent à se réarmer moralement.  
Mes chers compatriotes, on ne réalise rien de bon la peur au ventre, la lâcheté en bandoulière. Quand un danger guette la collectivité, nul n’a le droit d’être en reste et de déléguer le combat à d’autres. Ceci n’est point un appel à l’extrémisme, mais à l’impérieuse nécessité de rester soi-même, donc digne, face aux assauts de la mondialisation dans ses pires travers. Il s’agit juste de savoir se défendre, car un peuple n’est pas seulement attaqué au plan militaire ou économique. Il peut être agressé culturellement, sous l’angle des mœurs et c’est là où les dégâts seront le plus difficilement réparables. Sachons préserver nos valeurs, donc notre société, même si le modernisme et la forme laïque de notre République nous imposent la tolérance.  
Mille excuses pour le ton. Il est seulement dicté par l’amour que nous vouons à notre patrie pour la défense de laquelle aucun sacrifice ne sera de trop. Mais enfin, pourquoi ne pas créer une Alliance pour la résistance culturelle afin de combattre le mal, surtout celui venu d’ailleurs, et aider nos frères et sœurs pris dans l’étau à s’en sortir ? La survie de nos valeurs ne vaut-elle pas cet engagement ?  
Biram Ndeck NDIAYE Auteur  
 
SENEGAL-OPPOSITION POLITIQUE-ASSISES NATIONALES 
Amadou Makhtar Mbow veut convaincre l’Etat d’y participer  
 
NETTALI - Après avoir fait le consensus autour de sa personne pour piloter le Comité national de préparation des Assises nationales initiées par le Front Siggil Sénégal, l’ancien Directeur général de l’Unesco Amadou Makhtar Mbow s’est donné pour mission de faire participer les autorités étatiques à ces rencontres.  
La rencontre de ce samedi matin à Dakar a permis la mise en place du bureau du Comité nationale de pilotage des assises, de finaliser les Termes de références (Tdr) après annotations et d’identifier les personnes ressources à mesure de faire le travail préparatoire. 
A ce sujet, Amadou Makhtar Mbow, ancien ministre et ancien Directeur général de l’Unesco, a réussi à faire l’unanimité autour de sa personne pour présider le Comité national de pilotage des Assises nationales. 
Sa tâche principale est de faire adhérer à ces rencontres toutes les forces vives de la nation. D’ailleurs, il s’est donné comme mission de "faire participer l’Etat aux Assises (nationales)". Mais, prévient-il, "si l’Etat ne veut pas participer aux Assises nationales, elles se tiendront sans lui". 
POUR CONTRER LA NOUVELLE ASSEMBLEE NATIONALE  
Le Msu propose l’érection par l’opposition d’un Congrès du peuple  
lundi 25 juin 2007  
A l’issue du Secrétariat permanent du Mouvement pour le socialisme et l’unité, avant-hier samedi, son Coordonnateur Massène Niang a donné au micro de Sud Fm les grandes lignes qui s’en sont dégagées, entre autres, la proposition faite à l’opposition de créer une Assemblée nationale parallèle qui serait dénommée Congrès du peuple. Par Nettali  
« Nous proposons à l’opposition, qui représente dans la réalité le peuple, de mettre sur pied le Congrès du peuple, une institution informelle qui serait plus représentative et plus crédible pour représenter et défendre les intérêts des populations », a déclaré M. Massène Niang, Coordonnateur du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu), rendant compte de la réunion du Secrétariat politique permanent dudit parti qui s’est tenue avant-hier samedi. Analysant la cérémonie de prestation des ministres du nouveau gouvernement, Massène Niang fulmine : « C’est un fait qui n’est ni constitutionnel, ni une tradition républicaine. C’est une nouvelle dérive monarchique. D’ailleurs, certains prestataires de serment ont fait le signe nazi ‘Heil Hitler’ à la place du geste traditionnel ». Avant de s’offusquer du fait que « tout ce faste pour glorifier la prééminence de sa majesté au moment où nos vaillants paysans vivent des moments d’angoisse et de détresse, et que le tissu sanitaire, malgré ses 07 ministres en 07 ans, traverse la période la plus sombre de son existence ». Dans le même registre, le Coordonnateur du Msu assimile la nomination de Cheikh Hadjibou Soumaré au poste de Premier ministre à « un non événement ». Mieux, il se dit convaincu que ce dernier, « comme ses prédécesseurs, ne pourra rien faire dans un régime d’Etat-personne où le meneur de jeu est l’élément bloquant de tout le système ». « Ce choix ne répond à aucun critère de changement, car le promu est un acteur principal de la mal-gouvernance financière qui a engendré la reconstitution de la dette intérieure, à peu près 200 milliards de F Cfa, et le déficit de trésorerie qui a obligé le régime en place à brader le Terminal à conteneurs du Port de Dakar à Dubaï Ports World, au détriment d’un développement durable par des investissements sûrs et crédibles : 560 milliards contre 260 milliards ; et du maintien des acquis sociaux : 3 500 emplois », tonne en outre Massène Niang. Comme solution, le Msu ne voit que le changement de régime. « C’est pourquoi il adhère au plan d’action de Siggil Sénégal et appelle à une Conférence nationale des Sénégalais qui souffrent, avec les organisations socioprofessionnelles socio-économiques et socioculturelles qui ne sont pas encore instrumentalisées par le système de corruption du régime de Wade », conclut M. Niang. 
Moubarack LO, économiste : ‘Pourquoi je suis favorable à la signature des Ape’ 
Dans la fièvre ‘anti-Ape’ ambiante qui s’est emparée de certains politiques et économistes, d’autres voix s’élèvent pour plaider la signature de ces accords de libre-échange avec l’Europe. C’est le cas de l’économiste Moubarack Lô, diplômé de sciences politiques et ancien conseiller technique des précédents Premiers ministres du temps des socialistes et aux premières de l’alternance. Dans l’interview qu’il nous a accordée, Moubarack Lô déclare à qui veut l’entendre : ’Je suis pour les Ape’.  
 
Wal Fadjri : Les pays membres de la Cedeao doivent-ils parapher les Ape ?  
Moubarak Lô : Je suis pour la signature de ces Accords de partenariat économiques (Ape). Pour une raison bien simple : ils vont pousser nos économies à rechercher la productivité et la compétitivité parce que la protection des unités de production les incite à faire moins d’efforts. Le fait de signer les Ape va donc pousser nos pays à mieux organiser la production, à améliorer l’environnement des affaires qui va être positif pour la croissance. C’est pour ces raisons que je suis favorable à la signature des Ape. Cependant, il faudra y émettre certaines conditions, notamment une feuille de route que nous-mêmes, en tant qu’Africains, allons rédiger, pour pouvoir demander des compassions pour les pertes de recettes à court terme. Et surtout demander à l’Europe qu’elle opère un transfert de technologie. Beaucoup de technologies sont considérées comme obsolètes en Europe, mais les Africains en ont besoin. Il faut savoir organiser le transfert. Je cite souvent le cas de la pêche avec des bateaux pour pêcher le thon. Nous aurons besoin des bateaux européens, cela peut être organisé à travers la commission européenne. D’autre part, il est aussi démontré que le commerce libre favorise la croissance. Les analyses économiques statistiques qui ont été menées à travers le monde, démontrent que les pays ouverts au commerce mondial ont en moyenne des taux de croissance plus élevés que les pays fermés au commerce mondial ou qui dressent des barrières.  
Wal Fadjri : Mais la signature des Ape est-elle conforme à la vision africaine du développement ?  
Moubarak Lô : Le fait de signer les Ape fait partie de la vision africaine pour son développement si elle aspire à devenir demain une zone compétitive, émergente, qui n’aura plus besoin de la protection ou l’aide des pays développés. Il nous faut anticiper et travailler sur le futur. Aujourd’hui, refuser les Ape pour moi, c’est refuser l’émergence demain. Si nous le faisons, nous allons rester un pays pauvre, endetté, affaibli. Et cela, les générations qui vont venir, ne doivent pas l’accepter. C’est à nous de refuser ce scénario d’une Afrique défaitiste, qui, d’emblée, rend les armes et demande un appui extérieur.  
Wal Fadjri : Le Sénégal rejette les Ape. Cela engendrera-t-il des pertes économiques pour ce pays ?  
Moubarak Lô : Le Sénégal est dans une situation assez bizarre. Nous sommes les premiers à débattre sur les Ape, alors que nous ne sommes pas concernés. Car depuis le 1er janvier 2008, nous sommes versé dans le système dit ‘Tsa’ (Tout sauf armes). Ape ou pas, nous continuons à emmener nos produits sur le marché européen sans droits de douane ni quotas. Ce qui n’est pas le cas de la Côte d’Ivoire ou du Ghana qui sont classés comme des pays en développement. Nous sommes classés comme des Pays moyens avancés (Pma), ce qui veut dire que nous avons ce qu’on appelle une bonne alternative. Quand vous allez dans une négociation et que vous n’avez pas une bonne alternative à l’accord qu’on vous propose, vous allez négocier en position de faiblesse. Ce qui n’est pas le cas du Sénégal. A la limite, la menace qu’il peut recevoir de l’Europe, c’est l’application du système généralisé des préférences. La Côte d’Ivoire n’a pas voulu tomber dans ce piège, c’est pourquoi elle a signé un accord intérimaire comme le Ghana. Mais nous ne sommes pas dans ce cas. Nous menons un combat qui n’est pas le nôtre. Ce qui n’est pas normal. Notre devoir est de soutenir les pays en difficulté comme le Ghana, la Côte d’ivoire et le Cap-Vert pour arriver à un accord partiel avec l’Europe. Sinon, c’est la Cedeao qui va éclater. Les pays africains doivent accorder leurs expertises et leurs arguments. Ils doivent également développer une position commune harmonisée pour conclure avec l’Europe.  
Wal Fadjri : Le Sénégal devrait-il alors changer sa stratégie ?  
Moubarak Lô : Dans le langage politique, on mène toujours la gestion d’urgence politique qui est une stratégie de communication. Mais, pour ce qui est de quitter le terrain des Ape, la substance vient d’ailleurs. Cela, il faut l’accepter et considérer que c’est cela le jeu politique. Mais, aujourd’hui, la meilleure stratégie du Sénégal, c’est de renforcer la Cedeao, de venir avec des arguments, comme, par exemple, réclamer le transfert des technologies. Cela d’autant plus que notre pays est à l’aise, parce que nous ne sommes pas menacés. Ce qui doit nous pousser à être plus créatifs qu’un pays qui est sous pression. Nous sommes donc plus aptes à donner des idées pour des Ape qui peuvent être bénéfiques pour l’Afrique.  
Propos recueillis par Paule Kadja TRAORE  
Afrique : Réduire la pauvreté pour faire baisser la natalité 
Un récent ouvrage analyse le lien entre démographie et développement en Afrique subsaharienne. Seules des actions combinées (éducation, santé, planification familiale) permettraient de réduire l’extrême pauvreté de moitié d’ici 2015.  
 
SYFIA - Aujourd’hui, les Africains sont quatre fois plus nombreux qu’en 1950. Parallèlement, en 2004, seuls six pays (Tchad, Guinée équatoriale, Liberia, Éthiopie, Angola et Mozambique) ont obtenu un taux de croissance économique égal ou supérieur à 7 % requis pour atteindre le premier Objectif du Millénaire pour le Développement : réduire de moitié l’extrême pauvreté d’ici 2015. Un ouvrage*, qui vient de paraître, analyse le lien entre démographie et développement.  
Selon les dernières projections publiées en 2007 par l'Onu, d’ici cinquante ans, les Africains devraient être 2,6 fois plus nombreux, passant de quelque 700 millions en 2000 à près de 1,8 milliard. L’amélioration générale des conditions de vie et les campagnes de vaccination ont permis en Afrique subsaharienne de remplir, en partie, la première condition de la transition démographique (la baisse de la mortalité), mais la fécondité (5 enfants par femme en moyenne et plus de 7 au Niger) reste élevée. D’ici 2050, seules les Africaines d’une douzaine de pays au sud du Sahara auront 2 enfants en moyenne, dont l'espérance de vie à la naissance sera supérieure à 70 ans.  
Depuis plus de deux siècles, les spécialistes s’opposent quant à l'impact de la démographie sur le développement : positif pour les uns, négatif pour les autres. Entre les deux, un courant modéré perçoit la forte natalité non comme le seul et unique frein au développement, mais comme un accélérateur de pauvreté. Il faut en effet que le marché du travail soit capable d’absorber une main-d’œuvre importante. Ce qui est loin d’être le cas en Afrique, où, entre 2000 et 2030, les demandeurs d'emploi devraient doubler… Les inactifs vont peser de plus en plus lourd sur les économies et les Etats les plus pauvres seront confrontés à un casse-tête : comment, sans revenus supplémentaires, gérer les ressources naturelles, construire des écoles et des centres de santé pour tous ?  
A moyen terme, l'augmentation rapide de la population, associée aux changements climatiques, fait redouter une multiplication des famines (notamment dans le Sahel et la Corne de l’Afrique) et des conflits, ainsi que des pressions migratoires sur les zones urbaines, les régions et les pays les plus riches. D’où un cercle vicieux : forte fécondité, Etats dépassés, creusement des inégalités, pauvres plus nombreux, qui continuent à faire plus d’enfants dans une stratégie de survie. Des exemples montrent que cette évolution n’est pas inéluctable. En Afrique de l’Est et en Afrique australe, certains pays ont mis l’accent sur la scolarisation des filles dans le but de retarder l'âge du mariage et de réduire le nombre d’enfants. Ces derniers seront alors mieux soignés, scolarisés et trouveront plus facilement du travail, ce qui devrait dégager davantage de ressources pour leurs pays. D’où un cercle vertueux.  
Pour changer la donne, l'ouvrage recommande de s’attaquer enfin aux processus d’appauvrissement. Les Etats qui, en 1994, à la suite de la Conférence internationale sur la population et le développement du Caire, s’étaient engagés à donner à leurs concitoyens les moyens de gérer leur sexualité et leur fécondité, doivent démocratiser sans attendre l’accès à leurs systèmes de santé et d’éducation, en couvrant mieux leurs territoires grâce à un personnel suffisant, motivé et non corrompu. À l’heure actuelle, six femmes sur dix en Asie et en Amérique latine utilisent une méthode moderne de contraception, moins d’une femme sur dix en Afrique de l’Ouest et du Centre.  
Une réorientation de l’aide internationale semble également nécessaire. Le Fonds des Nations unies pour la population estime ainsi, qu’en 2005, l’assistance aux activités de planification familiale ne représentait plus que 3 % des financements consacrés aux programmes de population, contre 73 % pour la lutte contre le VIH/sida.... La priorité n’est certes pas à donner à la seule planification, mais à la lutte contre la pauvreté et les inégalités au sens large. Les progrès enregistrés pourraient alors faire baisser la mortalité infantile - en Afrique subsaharienne, un enfant sur six n’atteint pas son cinquième anniversaire - et donc le nombre d’enfants par femme. La meilleure insertion des jeunes sur le marché du travail entraînerait, elle, une hausse de la productivité, susceptible d’améliorer la répartition des richesses.  
De fait, en Afrique, la fécondité baisse sensiblement avec l’augmentation du niveau de vie. Comme ailleurs dans le monde, le contrôle des naissances commence dans les groupes sociaux les plus favorisés. Pourtant, dans la mesure où la pauvreté touche environ 45 % de la population du continent, c’est de l’évolution de la fécondité dans les groupes sociaux les plus pauvres que dépendront l’avenir démographique de l'Afrique et en grande partie son développement.  
Emmanuel de Solère STINTZY *L’Afrique face à ses défis démographiques. Un avenir incertain. Sous la direction de Benoît Ferry, AFD/CEPED/Karthala  
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 16.02.2008
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