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Collectivités Lc
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la montagne
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L’élection prési
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TEST D IMPOPULARITE REUSSI

TEST D IMPOPULARITE REUSSI d'un prince héritier de république bananière. 
 
 
 
Seneweb.com : Samedi 14 Mar 2009 
LE NAUFRAGE COLLECTIF 
Je profite d’un court séjour au Sénégal pour mener un constat politique et psychologique au niveau des populations. A l étranger, nous recevons toute sorte d’informations, parfois sans source et sans crédit qui nous poussent toujours à critiquer les hommes politiques du pays. Nous sommes à l’approche des élections locales au Sénégal, mais presque personne n’en parle. Une procédure démocratique qui donne à chacun le droit de choisir son candidat ou du moins d’accomplir son devoir de citoyenneté. 
Malheureusement les sénégalais ne croient plus aux élections à cause des tricheries qui entachent le système électoral. Cela me préoccupe et m’a beaucoup surpris et inquiété en même temps. Pourtant les militants apportent des raisons très positives au boycott du processus electoral. Je me rappelle du temps de Senghor, malgré le manque d informations et de liberté à l’époque, les électeurs remplissaient les urnes. Personnellement, j ai fait une enquête qui m’a donné une même réponse : Les élections ne peuvent rien contre le régime monarchique de Wade, surtout quand Sa Majesté n’a en face de lui qu’une opposition divisée et sans moyens financiers qui, à force de braver la soif, finit généralement par succomber de sa faim. « Kham Nga Louy Degg, Marna , Té Damay Naan Lou ma Amm » (Vous savez quoi, j ‘ai soif et je m’en fous je vais boire tout ce qui me tombera sous le nez). 
Voila comment tous ceux qui avaient insulté Wade Hier, se sont retrouvés, évantail à la main, a le ventiller pour donner de la fraicheur à leur nouveau Maitre. Ils ne sont en fait que des esclaves qui se sont donnes pieds et poings joints a cout de millions de F CFA. 
Les populations ont d’autres problèmes plus sérieux que d’aller s’exposer sous le chaud soleil pour voter pour une nouvelle race de politiciens qui ne croient qu’en la trahison, au mensonge, à toutes sorte de bassesse, le tout couronnné par une lacheté sans limite. 
Dans un état démocratique, les élections sont primordiales et constituent un barométre pour évaluer le travail accompli par celui ou ceux qui ont été élus par le peuple et pour le peuple. Mais chez nous au Sénégal, on est élu par le Maitre et pour le maitre. Et, le peuple affaibli et déçu par les tirpitudes des politiciens, s’est résigné, la mort dans l’ame. 
« Comme Yalla Mo Nou Teg natou, Nanou Nangou bamou tegguil nouko » . La nouvelle stratégie du pouvoir de l’alternance a marché à merveille : occuper les populations coûte que coûte avec les problèmes de la dépense quotidienne, les factures fantaisistes de la SENELEC et de la SDE, l’interdiction d’accéder aux soins médicaux et aux médicaments du fait de leur chereté, les gréves cycliques dans l’ensemble du systéme scolaire. Tous les péres ou méres de famille, ont perdu le sommeil. Ne dit-on pas chez nous en wolof que « Beutt dou Yennou, Wayyé Xamna Lou Bopp Attan » Les yeux ne portent pas le fardeau, mais savent ce que la tête peut supporter). 
Participer à une election est devenu un luxe qui n’est plus à la portée des populations qui ont vomi la politique qu’elles ont laissée aux politiciens assimilés à des Vautours qui rodent autour des carapaces et des cadavres. 
Le jeu politique a perdu toute crédibilité par l’inconsistance et la versalité des hommes politiques sénégalais aussi bien ceux du pouvoir que de l’opposition. Kiff-kiff. « Mbourou Foff Ko Farigne ». 
Parfois certains me disent de ne pas confondre la démocratie occidentale, avec celle, tropicale de l’Afrique. Ce qui se passe au Sénégal, n’est rien que du « Ndaw raabin » ou « lambii goolo ». En général dans les pays africains, une mafia contrôle le jeu électoral, laissant derrière des populations sans voix ni défense. La pauvreté et l’ignorance nous ont enlevés tout ce qui nous restait comme dignité. Les militants sont devenus de la marchandise qui s’achéte à un vil prix, juste pour survivre. Par cette souffrance multiforme, les politiciens arrivent à manipuler les populations comme de petits enfants. La souffrance est devenue une épidémie, elle a détruit toutes les mentalités. Chacun joue son jeu pour sortir de cette prison, qui absorbe le type sénégalais. 
Plusieurs familles ou amis se regroupent pour mieux impressionner les politiciens acheteurs de militants à la foire des « darall » des politiciens. 
Pour certains chefs religieux, au lieu de rappeler les disciples à Dieu et aux prescriptions divines, ont investi le champ politique, synonyme de business, pour faire fortune. Beaucoup de politiciens, sans scrupule, n’hésitent pas à marchander tout ce qui ressemble à un Darall. 
Le problème est que, nul n’est épargné et n’est à l’abri de ce fléau. 
Ce n’est pas encourageant de vivre dans un pays où la démocratie est dé-piécée par un pouvoir arrogant et monarchique comme celui que nous avons depuis 2000 et non assisté par une opposition, lache qui ne veut nullement se sacrifier. Ce n’est pas par une résistance dans les salons ou dans des interviews au téléphone que l’on va restaurer le gain acquis en 2000. 
Sérieusement, le Sénégal ne va nulle part, le gouvernement comprend les choses à l’envers ; le politicien, l’intérêt personnel ; le fonctionnaire, la corruption ; l’intellectuel est noyé dans les rêves ou l’incompétence tandis que la population est dans le désespoir et le guide religieux ou traditionnel se réfugie derriére le « maslah ». 
Il nous faut une révolution des mentalités, pour la reconstitution de l’Homosenegalensis. Un autre système de gouvernement répondant à notre culture, rien n’est plus beau que de vivre sa nature. Le docteur Cheikh Anta Diop disait que le métissage culturel est un fait humain mais pas une solution pour régler les problèmes politiques d’une nation. En général nos dirigeants créent un mixage entre le présidentialisme occidental, le féodalisme et les traditions africaines pour se forger une monarchie. Les Wolofs disent que « YU BOKKAY BOLOO ». (Ceux qui se ressemblent s’assemblent). Nous n’avons rien de commun avec l’occident: l’orientation géographique, la couleur de la peau, la nourriture, les croyances, la Culture, la philosophie et tant d autres éléments. 
La révolution est la seule alternative pour le Sénégal. Mais une révolution des mentalités, des comportements et de la vision que nous avons de nous même pour que nous osions nous regarder dans le mirroir pour voir qui nous sommes. 
Les Présidents africains dorment encore, ils n’ont rien compris. Depuis nos indépendances, aucun pays n a connu le développement, rien que la souffrance éternelle. Des élus par le peuple et qui répondent comme des rois. Beaucoup parmi eux sont arrivés à la tête de leur nation par des élections truquées. Malgré notre apport historique à la science, laux ressources humaines et naturelles dont regorge notre continent, nous assistons impuissament AU NAUFRAGE COLLECTIF. 
Prêt pour la révolution des mentalités 
Vive le Sénégal libre. 
Vive l’Unité Fédérale, Révolutionnaire et scientifique des Etats d Afrique. 
Ousmane Drame: NYC, USA. 
Email : Monarchie.non@gmail.com 
Pays: NYC, USA. 
 
Seneweb.com : Vendredi 13 Mar 2009 
Me Wade, un président qui ne vit que par et pour ses objectifs politiciens (par Mody Niang)  
C’est devenu incontestablement une lapalissade, un secret de Polichinelle : Me Wade nous trompe. Non seulement il nous trompe sans état d’âme, mais – c’est plus inacceptable encore –, il nous prend pour des demeurés, pour des moins que rien. Si ce n’était vraiment pas le cas, nous devrions nous inquiéter encore plus. Le syndrome Bourguiba roderait alors sûrement du côté du palais de la République de l’avenue Léopold Sédar Senghor. 
Je n’irai pas chercher très loin pour illustrer mon propos. Je rappellerai simplement son adresse au khalife général des tidianes la veille du Gamou 2009. Renouvelant sa « confiance » à son Premier Ministre (présent), il dit exactement ceci : « Yalla xam na ni, bima koy jël Premier Ministre, xamu ma ko sax. Dama ko daan dégg rek. » Autrement dit, quand il le nommait à cette haute fonction, il ne le connaissait même pas; il en entendait seulement parler. Quand même ! Jusqu’où cet homme nous mènera-t-il ? Rappelons – nous n’avons pas déjà oublié – qu’avant sa nomination comme Premier Ministre, M. Soumaré a siégé sans désemparer au gouvernement depuis 2001, comme Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, en remplacement d’Abdoulaye Diop, lui-même nommé en lieu et place de M. Moctar Diop. Comment Me Wade ose-t-il alors nous raconter aujourd’hui qu’il ne connaissait pas M. Soumaré au moment où il le nommait ? Il le rencontrait quand même à l’occasion de chaque Conseil des Ministres (si l’intéressé n’était pas absent de Dakar), sans compter sûrement les nombreux tête-à-tête car, c’est lui qui détenait les cordons de la bourse ! Me Wade, dont nous avons eu largement le temps de découvrir le vrai visage, peut-il ignorer celui-là pendant huit ans ? On peut même avancer, sans risque de se tromper, que M. Soumaré était le ministre qu’il recevait le plus fréquemment.  
A supposer que Me Wade ait eu une fois raison, et ne connaissait pas M. Soumaré et en entendait seulement parler, comment pouvait-il se permettre, avec toutes les responsabilités qui pesaient sur ses épaules et tout le vent d’espoir que son élection du 19 mars 2000 avait soulevé, de nommer un Premier ministre qu’il ne connaissait pas ? Cet homme qui nous dirige nous trompe donc sûrement, il ne nous prend surtout pas au sérieux. Il n’a cure de l’opinion publique, de l’éthique et de la morale. Il déploie ses objectifs et met sans état d’âme en œuvre tous les moyens, même les plus machiavéliques, pour les atteindre. 
Aujourd’hui, il viole allègrement la loi électorale1 et se lance publiquement et au grand jour dans une active campagne électorale pour voler au secours de la « Coalition Sopi 2009 » apparemment mal en point2. Après Ziguinchor, Kolda et Matam, voilà « notre président bien aimé » parti pour Kaolack, Kaffrine, Tambaconda, Bakel, pour inonder nos pauvres compatriotes de ses interminables promesses. A Ziguinchor, il a déjà promis de construire une résidence secondaire dans la ville. Les Ziguinchorois ne devraient pas perdre l’occasion de lui jeter cette promesse fantaisiste à la figure et de lui demander où il en était avec la résidence secondaire de Touba, promise sept ans plus tôt ! Et puis, à supposer que le Machiavel sénégalais tienne une fois sa promesse et construise la fameuse résidence ! Qu’apportera-t-elle aux populations de la ville ? Mes compatriotes de Ziguinchor ne devraient pas manquer non plus de lui demander ce qu’est devenue sa promesse formelle de relier Dakar-Tambacounda-Ziguinchor par un chemin de fer à grand écartement. C’est bien lui, en effet, qui affirmait ce qui suit : 
« Je voudrais aussi vous signaler que l’Inde va financer le chemin de fer Dakar-Tambacounda-Ziguinchor, et l’ambassadeur de ce pays m’a fait savoir qu’une équipe va venir au Sénégal. Seulement, il faudrait quatre mois pour faire les études et onze mois pour les travaux. Mais c’est un projet extrêmement important. Vous vous rendez compte, un chemin de fer Dakar-Tambacounda-Ziguinchor ! Et ce chemin de fer sur grand écartement va être le premier maillon du chemin de fer que le NEPAD voulait faire de Dakar à Djibouti…. » (cf « Le Populaire » du jeudi 18 mars 2004, page 5).  
Un tel chemin de fer pour quatre mois d’études et onze seulement de travaux ! Et puis, on se perd parfois dans les dédales des promesses de Me Wade. Ici, il parle de chemin de fer Dakar-Djibouti dans le cadre du NEPAD. Voici ce qu’il disait, au contraire, dans son message à la nation le 31 décembre 2002 : « Si l’ouverture de l’appel d’offres pour la réhabilitation du chemin de fer traditionnel d’écartement métrique Dakar-Bamako va se faire dans quelques jours, le NEPAD a pris en charge le chemin de fer de grand écartement reliant les deux capitales, comme premier tronçon de la grande horizontale qui va traverser notre continent de Dakar à Mombassa, au Kenya…. » Finalement, c’est Dakar-Djibouti ou Dakar-Mombassa ? Il faut qu’on y comprenne quelque chose. Ensuite, où en est-on avec cet appel d’offres fait depuis 2002 pour réhabiliter le chemin de fer Dakar-Bamako en état de délabrement avancé et dont les fortes pluies enlèvent constamment les rails ? Nous sommes quand même en 2009. Quel crédit accorder désormais aux interminables engagements de cet homme ? Nous ne sommes vraiment pas très loin du syndrome Bourguiba ! Tout cela ne peut pas être de la malhonnêteté, de la politique politicienne ! 
On se souvient également qu’à Oussouye, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de février 2007 – toujours elle –, il faisait saliver les populations en leur présentant la construction d’une centrale nucléaire comme imminente, une centrale qui allait fournir de l’électricité même aux pays voisins. Les habitants de cette ville devraient profiter de sa présence à Ziguinchor pour lui rappeler sa fameuse promesse. Décidément, rien n’est vraiment impossible à cet homme, qui s’engage aussi à construire un tramway en six mois et trois TGV au bout de quatre ans (2008-2011), sans compter l’usine de montage d’avions qui va bientôt voir le jour quelque part au Sénégal. J’allais oublier le tunnel sous le Fleuve Gambie qui désenclaverait notablement toute la Casamance naturelle. 
L’homme promet donc, promet encore et promet toujours. Il a également noyé les pauvres populations de Kolda dans les mêmes torrents de promesses sans lendemain, notamment la construction dans la ville d’une université moderne. Il a fait la même promesse mirobolante à Matam. Dommage que les populations de ces deux villes ne lui aient pas rafraîchi la mémoire sur l’université des métiers de Saint-Louis, qu’il s’était engagé à construire dans les meilleurs délais, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de février 2007. Où en est-il aujourd’hui avec cette fameuse université ? Il avait même précisé que la maquette avait été faite et que l’endroit qui devait recevoir l’université trouvé (entre Saint-Louis et Gandon). Qui l’a entendu seulement en parler depuis lors ? Que ne termine-t-il pas d’abord l’université de Thiès, promise aussi dans la foulée de l’élection présidentielle de 2007 ? Les étudiants qui y sont affectés ne savent plus où donner de la tête. Ils en ont sûrement assez de devoir squatter les autres établissements d’enseignement supérieur de la ville. Et cette situation risque de durer encore longtemps, si on considère que l’entrepreneur chargé de la construction des infrastructures court derrière de l’argent que lui doit l’Etat. Les 60 à 70000 étudiants de l’Université de Dakar étouffent et manquent de tout. Ils se rappellent d’ailleurs chaque fois à notre souvenir en barrant la pauvre avenue Cheikh Anta Diop. Alors, l’urgence est donc bien à ce double niveau : terminer l’Université de Thiès et mette les étudiants de Dakar dans des conditions d’études plus acceptables, avant de promettre d’en construire comme par enchantement trois autres et le Centre universitaire de Tambacounda ? Et si, par extraordinaire, il avait les moyens de construire une université à Kolda, ne serait-il pas plus indiqué de l’implanter à Tambacounda ou à Kaolack ? La première polariserait Kolda, Vélingara, Kédougou et Bakel, et la seconde Fatick, Gossas, Diourbel et Kaffrine. 
A Kolda, notre Zeus national s’est aussi ferment engagé à construire un hôpital neuf doté d’équipements de dernier cri dans chaque département (une quarantaine au moins). C’est comme si, finalement, il délirait carrément. Que ne termine-t-il pas enfin les hôpitaux de Ziguinchor et de Fatick, qui attendent les derniers coups de pioche depuis 1999 ? Que ne vole-t-il pas au secours des hôpitaux Le Dantec, Abbas Ndao, Grand Yoff, Abdoulaye Niasse de Kaolack et d’autres encore, qui sont sur le point de rendre le dernier souffle, à force d’être écrasés de dettes et de souffrir de graves pénuries ! Les Matamois se sont vu promettre quatre ponts, alors qu’ils en demandaient deux. Ils vont même avoir droit très bientôt à une autoroute qui va relier Saint-Louis à Bakel. Waaw, que ne termine-il pas d’abord la très attendue route Linguère-Matam ?  
Rien n’arrête vraiment cet homme et, au cours de sa campagne électorale à Bakel, à Tambacounda, à Kaffrine et à Kaolack, il va continuer sûrement de déverser sans état d’âme ses tombereaux de promesses sur les pauvres populations desdites villes. A Kaolack en particulier, il ne manquera sûrement pas de s’engager (encore) à assainir la ville, puisqu’il est passé maître dans l’art de tirer sur les fibres les plus sensibles. Il oubliera qu’il s’était engagé à plusieurs reprises à résoudre ce problème qui est un véritable casse-tête pour la ville de Mbossé. C’est la première priorité des Kaolackois et des Kaolackoises. Me Wade le sait parfaitement et c’est là qu’il frappe toujours. Ainsi, en tournée politique dans la ville, il s’adressait aux populations en ces termes : 
« Il faut que Kaolack devienne une ville moderne. Toutes les zones d’inondations, excepté les lieux où on récolte le sel, doivent être transformées en zones de piscicultures. » Et il ajoutait, à l’intention des familles qui habitent dans ces localités : 
« Il faut déplacer ces familles parce que cette ville a besoin d’un programme d’assainissement extrêmement important. Les zones inondées, il faut absolument les enlever. Les plans d’eau seront alors transformés en lac artificiel au lieu de les laisser dans cette pourriture. » Nous étions en 2004 (cf « Le Quotidien » des 19-20 juin 2004, page 3).  
Voilà donc la priorité de Kaolack bien campée : l’assainissement de la ville. Et Me Wade reviendra à la charge, car, entre temps, rien n’a été fait de ses promesses de 2004, et l’élection présidentielle de février 2 007 n’était plus très loin. Le candidat Wade reconnaît encore publiquement que Kaolack était « une ville oubliée et mal structurée », et qu’il ferait appel à son « ami » français François Léotard (ancien Ministre des Forces Armées du Gouvernement Balladur reconverti dans les affaires et ayant eu maille à partir avec la Justice française), « pour résoudre définitivement le problème de l’assainissement et de l’insalubrité de la ville ». Quelque temps après, l’actuel député Salif Ba, alors Ministre de l’Habitat, de la Construction et du Patrimoine bâti, revient sur cette « priorité » du Chef de l’État dans une conférence publique présentée au quartier général du Pds, et qui avait pour thème : « Kaolack face au défi de l’assainissement, de l’environnement et du cadre de vie. La vision du Chef de l’État Me Abdoulaye Wade. » D’emblée, M. Ba lance : « François Léotard viendra à Kaolack dans les prochains jours. Une mission française a déjà effectué une visite de prospection des lieux en avril 2 007. » Et notre ministre de préciser alors que les travaux de ce projet du Chef de l’État sont estimés à plus de 10 milliards de francs Cfa, et que le financement est entre les mains du président qui va suivre les travaux (sic). Le ministre égrènera ensuite un chapelet de maladies épidémiques causées par l’insalubrité. Voilà donc dans quelle situation se trouvait Kaolack, « Kaolack (qui) a atteint aujourd’hui un niveau d’insalubrité et de dégradation très difficile à relever et qui a fini d’installer les populations dans un environnement malsain et dans un profond malaise (« Le Quotidien » du lundi 29 octobre 2 007) ».  
La priorité pour la ville de Mbossé ne fait point donc l’ombre d’un doute : c’est son assainissement dans les meilleurs délais. Pourtant, Salif Ba et son président bien aimé ont préféré se lancer dans un gros projet dit d’embellissement : la réalisation d’un « Cœur de ville », pour 6 milliards de francs Cfa. Quatre ans après, le chantier coûteux de ce fameux « Cœur de ville » dont M. Ba était le maître d’œuvre, se meurt lentement mais sûrement. Auparavant, les bâtiments de la partie dite administrative s’étaient effondrés, et un incendie (peut-être criminel, selon certains mauvais esprits) a eu raison du reste. Voilà ce qu’il en advient souvent des chantiers tonitruants, politiciens, coûteux et essentiellement électoralistes de Me Wade.  
Pour revenir au « messie » français qui devait assainir Kaolack, on n’en entend plus parler. Peut-être, Me Wade le ressuscitera-t-il au cours de sa campagne à Kaolack où il est très attendu par ses militants qui attendent de lui qu’il recolle les morceaux de la « Coalition Sopi 2009 ». 
Me Wade nous trompe donc et trompe l’Afrique et tout le reste du monde, y compris ses homologues en visite au Sénégal. C’est ainsi que, donnant une conférence de presse avec son hôte la présidente de Finlande, Son Excellence Mme Tarje Halonen, il a profité de l’occasion pour évoquer la corruption. Et notre président de trancher vraiment sans état d’âme : « Elle (la corruption) est condamnable à tout point de vue ; elle entraîne des dégâts dans nos pays. » Pour se faire plus convaincant encore, il « loue » les efforts du président béninois Yayi Boni, qui « a mis dehors 27 magistrats » et fait état de la création au Sénégal d’un Institut de bonne gouvernance à l’Université de Dakar. Pour administrer plus de preuves encore, il révèle à son hôte que « le budget du Sénégal est sur internet » et que, dès lors, la Banque mondiale et le Fmi peuvent, de Washington, « regarder ce se qui se passe au Sénégal ». C’est énorme ! Me Wade condamner ainsi formellement la corruption et louer les vertus de la bonne gouvernance ! Il était convaincu que son hôte n’y voyait que du feu. Mais, ceux qui le suivent de près savent bien qu’il raconte des histoires, comme à l’accoutumée. Ce texte de contribution est déjà long et je n’ai pas le temps de développer mille arguments pour le confondre. Je rappelle tout juste qu’il s’est montré très tôt hostile à tout ce qui est lutte contre la corruption. Il a eu même à menacer de prison tous nos compatriotes qui osaient prétendre que le Sénégal était un pays corrompu. C’est ainsi qu’il traitait mes amis du Forum civil qui s’intéressent à la question de « politiciens cagoulards ». N’est-ce pas lui, qui déclarait aussi, à propos de la corruption qui a éclaboussé en un moment les magistrats sénégalais, ce qui suit : « C’est un cas isolé qu’on a tendance à généraliser Il ne remet pas en cause l’intégrité reconnue de nos magistrats. » C’était lors de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux le 10 janvier 2007. Celui-là se contentera de « louer » les efforts de ses pairs qui luttent efficacement contre la corruption. Il n’en fera jamais autant. Au contraire, il l’encourage, il l’entretient. N’est-ce lui, lui toujours qui donnait cette réponse renversante à une question d’un journaliste sur les actes de corruption : « Ces scandales que l’ont dénonce sont une preuve de vitalité démocratique. Ils existent dans tous les pays. Ce sont des accidents de parcours qui finiront par être absorbés dans l’évolution du Sénégal. » On était toujours ce 10 janvier 2007 et les hauts magistrats présents devraient être normalement ahuris, s’il n’était pas du même avis que lui. Ce qui serait quand étonnant et bien dommage pour notre pays. 
Voilà l’homme qui ne lutte que par le verbe contre les actes de corruption. Il est mal à l’aise dans la bonne gouvernance, qui suppose des études préalables, la planification rigoureuse, le suivi, l’évaluation et le contrôle. Il est surtout hostile aux études qui « font perdre du temps » et aux structures de contrôle qu’il n’arrive pas à domestiquer. Il tolère surtout de moins en moins la Cour des Comptes, la seule structure qui tire son épingle du jeu, malgré des moyens humains, financiers et logistiques limités. On se souvient que, à l’occasion de la cérémonie officielle de remise des rapports 2005 et 2006 de ladite Cour au président de la République, ce dernier ne s’est pas gêné de rabrouer publiquement les juges financiers et leur président, allant jusqu’à remettre en cause certaines de leurs compétences. Le lendemain d’ailleurs, au moins trois quotidiens de la place ont fait état de la volonté du Chef de l’Etat de dépouiller la Cour de certaines de ses prérogatives qui peuvent gêner. C’est notamment le cas de son autonomie à élaborer son programme annuel de contrôle (elle en informe seulement la présidence de la République), puis à présenter chaque année un rapport aux autorités compétentes, mais aussi au public. Me Wade supporterait surtout très mal la présence des juges financiers – c’est ce qui se murmure en tout cas – dans les murs de l’Apix où d’affreux cafards seraient en train d’être soulevés. Il craindrait surtout qu’après, ce soit le tour de l’Anoci, des nombreuses autres agences ou entreprises publiques. Ces compétences seraient plus « sécurisées » entre les mains de l’Inspection générale d’Etat bien plus inoffensive. 
Voilà le politicien pur et dur qui nous dirige, et qui parcourt sans état d’âme le pays, pour mener au grand jour, au mépris des lois et de l’opinion publique, une véritable campagne électorale au profit de son camp sérieusement menacé dans nombre de localités. Ce camp qui compte, en plus de ce soutien, sur l’argent, la fraude et la complicité active de certaines autorités pour gagner. 
Mody Niang, e-mail : modyniang@arc.sn 
 
 
APS : Samedi 14 Mar 2009 
Brandissement de brassards Rouges: Karim Wade entre dans la Danse  
 
Dakar, 13 mars (APS) - Le leader de la +Génération du concret+, Karim Wade investi sur la liste proportionnelle de la coalition Sopi 2009 pour la ville de Dakar a effectué vendredi dans l’après-midi sa première sortie politique en rendant visite à des dignitaires lébous et quelques catégories socioprofessionnelles. 
 
Accompagné du président du groupe parlementaire libéral, Doudou Wade, l’ancien ministre de la Culture Baba Wone et des membres de la +GC+, Karim Wade a été accueilli au marché Sandaga par des brassards rouges et des huées. 
Quelques marchands ambulants ont brandi des articles de couleurs rouges pour protester contre la visite du leader de la +GC+, en scandant des slogans hostiles. 
Face à l’agitation des commerçants, Karim Wade habillé en boubou traditionnel blanc a pris un foulard rouge pour l’embrasser. 
Avec sa caravane, l’un des colistiers du maire sortant de la capitale Pape Diop a rendu une visite de courtoisie aux dignitaires lébous du Penc de Thiedem (Dakar-Plateau) chez le saltigué Abdou Diagne. 
‘’Nous entamons aujourd’hui une nouvelle aventure. Nous avons commencé par la prière du vendredi à la mosquée omarienne où nous avons formulé des prières. Nous savons que c’est Dieu qui donne le pouvoir, nous lui avons tendu nos mains avant de venir chez nos concitoyens’’, a expliqué Baba Wone. 
S’exprimant en wolof, l’ancien ministre de la Culture et conseiller de Karim Wade a poursuivi que l’aventure ne pouvait commencer qu’au cœur de Dakar au Penc de Thiedem. ‘’ Le temps est venu pour construire notre avenir’’, a-t-il ajouté. 
Lui emboîtant le pas, Doudou Wade a indiqué qu’il a accompagné son frère chez ses parents. Citant le défunt érudit de la confrérie tidiane El Hadj Ibou Sakho , le responsable libéral a déclaré ‘’qu’un lutteur qui se prépare chez les lébous du centre-ville ne tombe jamais dans l’arène’’. 
La délégation de Karim Wade a été toutefois bien reçue par des mécaniciens et quelques militants du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) mobilsés par Awa Ndiaye, à hauteur de la gare routière Petersen. 
La sécurité a été par moment débordée par la forte mobilisation. Les allocutions prévues ont été ainsi annulées. 
M. Wade et sa délégation se sont ensuite rendus à la Médina, à Ben Tally où il y a une forte mobilisation des populations. Ils sont également annoncés à Ouagou Niayes. 
 
 
BHC/AD  
Auteur: APS  
Pressafrik : Samedi 14 Mar 2009 
Karim Wade innove avec un nouveau style politique: le silence 
Si Grégoire Mendel a démontré que l’hérédité existe, Karim Wade a sérieusement démenti toutes ses théories de Grégoire Mendel. On attendait du fils d’Abdoulaye Wade, un homme qui n’a pas son égal pour haranguer les foules, une plus grande performance. Mais le spectacle que Karim Wade a offert aux dakarois à travers ses meetings sans discours est plus que pathétique. C’est celui d’un homme politique éloigné des préoccupations de son peuple. Sinon comment comprendre qu’il s’adresse à ces concitoyens par personnes interposées en ces temps d’agitations, de difficultés et de violences électorales en tout genre.  
 
D’aucuns invoquent des difficultés linguistiques liés à sa non-maîtrise des langues nationales pour justifier ses piètres qualités de communicateurs. Que nenni ! Bien que métis Karim Wade n’est pas moins sénégalais que Samir Abourizk, Jean Paul Diaz, Ali Haidar etc. Pourtant ces métis et hommes politiques sénégalais ne sont jamais laissés en rade quand il s’agit de tenir un discours en Wolof.  
Hué à Sandaga où il a été accueilli par une foule toute rouge qui lui a témoigné son hostilité, le fils du président peine à entrer dans les cœurs. On dirait que la pilule Karim est trop amère pour les sénégalais minés par la vie chère. Ils ont été bien inspirés ces marchands ambulants qui n’ont pas hésité à brandir strings, slips, caleçons et t-shirt rouges à son passage. En plus de ce fiasco, Karim Wade a apporté une innovation de taille en matière de discours politique. Il n’en a tenu aucun. Sa stratégie est basée sur le silence. Déroutant ! Surtout que l’homme se dit un chantre du concret. On ne peut pas aspirer à diriger une ville comme Dakar quand on ne s’adresse à ces électeurs que par personnes interposées. Ses hauts parleurs attitrés (Baba Wone et Doudou Wade) ont eu du mal à tenir un discours politique cohérent. Ils ont usé de paraboles et de symboles pour magnifier la descente dans l’arène de leur poulain-mentor. Face à des mécaniciens, marchands ambulants et sénégalais ordinaires, quoi de plus aériens que de se livrer à une harangue aux accents philosophiques.  
 
Son staff souvent occupé à distiller des scoops dans la presse, devrait s’atteler à lui ficeler une stratégie digne du fils d’Abdoulaye Wade qu’il est.  
Auteur: Mame Coumba Diop  
 
Le Soleil : Samedi 14 Mar 2009 
ADMISSION DES NOUVEAUX BACHELIERS : Le Sudes propose la création d’un observatoire  
Le Syndicat unique et démocratique des enseignants Sénégal (Sudes), section des universités, a suggéré hier, la création d’un observatoire pour l’admission des bacheliers. 
En réponse à l’épineux dossier des milliers de bacheliers non encore admis dans les universités, le Syndicat unique et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes), section des universités, propose la création d’un observatoire pour l’admission des bacheliers. 
Ladite structure jouera « un rôle de veille et d’anticipation », a expliqué hier, lors d’une conférence de presse, Cheikh Sylla, Secrétaire général du Sudes, section des universités. A son avis, cet observatoire pourrait compter en son sein les représentants des ministères concernés, des partenaires sociaux, des parents d’élèves, des organisations d’élèves et d’étudiants, de la presse, de la Société civile. 
La préoccupation est étayée par un propos alarmiste. « L’heure est grave ! Nous sommes déjà au mois de mars 2009 et de nombreux bacheliers de 2008 sont en train de chercher désespérément une place à l’université », déclare le Sg du Sudes, section des universités. Face à une telle situation, « le Sudes interpelle les autorités ayant en charge le secteur de l’Education et au-delà le gouvernement pour lui signifier qu’il est bien possible d’admettre dans l’Enseignement supérieur tous les bacheliers de 2008 », martèle Cheikh Sylla. 
Cela, en restant dans les limites du budget déjà alloué à l’Education. « Il suffit seulement d’en avoir la volonté, ensuite de ne pas rester dans le confort mental des manières habituelles de pensée, suggère le syndicaliste. Il faut aussi faire preuve d’audace, d’imagination et d’innovation en bousculant les certitudes et les idées reçues ». 
Pour ce faire, le Syndicat unique et démocratique des enseignants du Sénégal, section des universités, énonce une série de mesures. Outre la mise sur pied d’un observatoire pour l’admission des bacheliers, dans un premier temps, il s’agira de procéder à un recensement exhaustif de tous les bacheliers de 2008 non encore admis dans les structures d’Enseignement supérieur. 
Ensuite, la création immédiate de postes d’enseignants pour l’année en cours. « Le recensement des bacheliers non admis doit permettre de déterminer le nombre de postes d’enseignants à créer sur la base d’une hypothèse haute, un enseignant pour vingt-cinq étudiants et pour une hypothèse basse, un enseignant pour cinquante étudiants », a défendu Cheikh Sylla. A ces mesures pré-citées, viennent s’y ajouter le décalage de la rentrée universitaire pour ces nouveaux bacheliers qui pourrait s’effectuer autour du 15 avril 2009 ou au plus tard en début mai 2009 et aller jusqu’en fin novembre et enfin le recensement exhaustif des locaux pouvant abriter les enseignements et l’incitation des enseignants à dispenser les cours magistraux. 
Auteur: El Hadji Massiga FAYE  
L'OFFICE 
Encore en campagne électorale…  
Wade continue sa campagne électorale déguisée. Il se rend à Kédougou le 15 mars, alors que depuis des années, il ne s’est pas rendu dans cette localité. Même les émeutes, qui ont entraîné la mort du jeune Mamadou Sina Sidibé, ne l’ont pas poussé à s’y aventurer. Et voilà que la campagne pour les locales enclenchée, il trouve un alibi pour redorer le blason de son parti, sérieusement malmené par l’opposition. Cette commune était sous la direction de Amath Dansokho, une des figures de proue de Benno Siggil Senegaal. Nous osons espérer que les Kédovins sauront reconnaître les experts en promesses électorales… 
( Mor Todjangué )  
 
L'OBSERVATEUR : 
 
SUCESSION DE WADE Le schéma pour installer Karim éventré par Barthélemy et Cie  
 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE ,  
Paru le Samedi 14 Mar 2009 
Les jeunes de la Coalition Benno Siggil Senegaal (Bss) soupçonnent le Pds de vouloir porter Karim Wade au Palais au suffrage indirect.  
Les jeunes de la Coalition Benno Sggil Senegaal (Bss) soupçonnent le camp présidentiel de vouloir faire voter une loi, après les Locales du 22 mars prochain, pour faciliter la succession du chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, par son fils Karim. Selon Barthélemy Dias et ses camarades, cette loi permettrait de dissoudre le Sénat au lendemain des élections locales et de repositionner le président de l’Assemblée nationale comme deuxième personnalité de l’Etat. «Ce dernier pourra ainsi suppléer le président de la République en cas de vacances du pouvoir», indiquent-ils. Ce schéma conduirait le Parti démocratique sénégalais (Pds) à organiser des élections par un suffrage indirect (élection du président de la République par les élus locaux et les députés) dans un délai de trente jours, renseignent les jeunes de Benno Siggil Senegaal. Dans la foulée, ils révèlent que des sondages effectués par la Brigade mobile de sûreté (Bms) sont défavorables au Pds. «Ces sondages ne donnent point la majorité au Pds. C’est clair que la Coalition Sopi 2009 va lamentablement perdre ces élections locales», soulignent M. Dias et ses camarades. C’est ce qui justifie les visites du Président Wade dans les régions, ajoutent-ils, notant que l’enquête de la Bms annonce une «défaite lamentable du Pds tant à Dakar qu’à l’intérieur du pays». En outre, les jeunes de Benno Siggil Sénégal prête au chef de l’Etat l’intention de reporter les élections locales. «Au cas où cette descente de Wade ne renverse pas la tendance (défaite électorale), le Pds va demander à la Cour suprême de rejeter le recours de la Commission électorale nationale autonome (Cena) sur l’affaire de Ndindy et Ndoulo», avancent-ils. Ce serait une manière de pousser la Cena à la démission. Ce cas d’espèce mettrait le pays en situation d’élections sans contrôle, et, de ce fait, à reporter le scrutin, arguent Dias et Cie.  
 
ENTRÉE EN SCÈNE DU LEADER DE LA GC Karim Wade récolte des huées 
 
 
Article Par IDRISSA SANE ,  
Paru le Samedi 14 Mar 2009 
Le fils du président de la République est, enfin, descendu sur le terrain politique, pour briguer le suffrage des populations de Dakar. Mais, le chemin est encore épineux pour le président de l’Anoci. Hier, il a copieusement été hué à Sandaga et dans beaucoup de quartiers à Dakar.  
Un baptême de feu assez rude, c’est ce qu’a vécu Karim Maïssa Wade. Le président de l’Anoci, qui est descendu hier, pour la première fois, dans l’arène politique pour briguer le suffrage des populations de Dakar, en a vu de toutes les couleurs. Il a entamé sa campagne à la grande Mosquée omarienne où reposent les khalifes Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall. À la sortie de la prière, des jeunes du quartier Reubess ont barré la route à Karim. Ils scandaient «au voleur, au voleur». Par la même occasion, Mountaga Daha Tall, qui avait accusé le président de semer la zizanie au sein des familles religieuses, a tenu à réitérer ses propos. Il s’est indigné du fait que «la mosquée soit assimilée à un lieu de campagne électorale». Mais, il y a eu plus de peur que de mal, car la Police veillait au grain. Après la mosquée, Karim est retourné à son bureau à la résidence Tamaro. Ici, le président de l’Anoci a reçu des délégations venues de partout. On pouvait remarquer la présence du lutteur de Fass, Gris Bordeaux, la chanteuse Kiné Lam, etc.  
Il est 17 heures, la caravane s’ébranle. Le convoi, fortement escorté, prend l’avenue Lamine Guèye, direction Sandaga. De temps en temps, Karim sort la tête et brandit les deux bras. Tout d’un coup, les commerçants sortent en masse. Comme s’ils s’étaient passés le mot, tous ont commencé à le huer. Ils iront même plus loin en scandant «au voleur, au voleur». Les commerçants continueront à le houspiller jusqu’à la rue Sandinéry.  
Autre lieu, autre ambiance. À la rue Fleurus, Karim trouve une forte mobilisation de partisans de Fadel Gaye. 18 heures, cap sur le garage Pétersen, où une foule presque entièrement composée de femmes, sous la houlette de Awa Ndiaye, attendait le fils du Président Wade. À son arrivé, Karim a juste dit : «Merci, merci.» La «marche bleue» a pris ensuite la direction de la Médina. Vers 22 heures, Karim s’est rendu à sa maison d’enfance à Niary Tally. Là aussi, des militants mobilisés par Awa Ndiaye sont venus de Bargny pour soutenir le fils du président. Dans une bonne ambiance. La dernière étape de la caravane était consacrée à une visite de courtoisie chez El Hadji Mansour Mbaye, le parolier du Parti socialiste.  
 
 
 
LE QUOTIDIEN / 
 
ENTRÉE EN SCÈNE DU LEADER DE LA GC Karim Wade récolte des huées 
 
 
Article Par IDRISSA SANE ,  
Paru le Samedi 14 Mar 2009 
Le fils du président de la République est, enfin, descendu sur le terrain politique, pour briguer le suffrage des populations de Dakar. Mais, le chemin est encore épineux pour le président de l’Anoci. Hier, il a copieusement été hué à Sandaga et dans beaucoup de quartiers à Dakar.  
Un baptême de feu assez rude, c’est ce qu’a vécu Karim Maïssa Wade. Le président de l’Anoci, qui est descendu hier, pour la première fois, dans l’arène politique pour briguer le suffrage des populations de Dakar, en a vu de toutes les couleurs. Il a entamé sa campagne à la grande Mosquée omarienne où reposent les khalifes Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall. À la sortie de la prière, des jeunes du quartier Reubess ont barré la route à Karim. Ils scandaient «au voleur, au voleur». Par la même occasion, Mountaga Daha Tall, qui avait accusé le président de semer la zizanie au sein des familles religieuses, a tenu à réitérer ses propos. Il s’est indigné du fait que «la mosquée soit assimilée à un lieu de campagne électorale». Mais, il y a eu plus de peur que de mal, car la Police veillait au grain. Après la mosquée, Karim est retourné à son bureau à la résidence Tamaro. Ici, le président de l’Anoci a reçu des délégations venues de partout. On pouvait remarquer la présence du lutteur de Fass, Gris Bordeaux, la chanteuse Kiné Lam, etc.  
Il est 17 heures, la caravane s’ébranle. Le convoi, fortement escorté, prend l’avenue Lamine Guèye, direction Sandaga. De temps en temps, Karim sort la tête et brandit les deux bras. Tout d’un coup, les commerçants sortent en masse. Comme s’ils s’étaient passés le mot, tous ont commencé à le huer. Ils iront même plus loin en scandant «au voleur, au voleur». Les commerçants continueront à le houspiller jusqu’à la rue Sandinéry.  
Autre lieu, autre ambiance. À la rue Fleurus, Karim trouve une forte mobilisation de partisans de Fadel Gaye. 18 heures, cap sur le garage Pétersen, où une foule presque entièrement composée de femmes, sous la houlette de Awa Ndiaye, attendait le fils du Président Wade. À son arrivé, Karim a juste dit : «Merci, merci.» La «marche bleue» a pris ensuite la direction de la Médina. Vers 22 heures, Karim s’est rendu à sa maison d’enfance à Niary Tally. Là aussi, des militants mobilisés par Awa Ndiaye sont venus de Bargny pour soutenir le fils du président. Dans une bonne ambiance. La dernière étape de la caravane était consacrée à une visite de courtoisie chez El Hadji Mansour Mbaye, le parolier du Parti socialiste.  
 
 
 
LE QUOTIDIEN : 
LOGISTIQUES - Usage des moyens et services de l’Etat : Pour Karim, rien n’est trop beau. 
14-03-2009 De tous les candidats aux Locales du 22 mars, le fils du Président Wade semble être le plus privilégié. Pour battre sa campagne, Karim Wade a sorti l’artillerie lourde. Une artillerie qu’il a, semble-t-il, obtenu de son papa de président. En effet, pour son premier jour de campagne en direction des Locales du 22 mars prochain, le leader de la «Génération du concret» n’a pas trouvé mieux que de faire appel aux services et moyens de l’Etat et de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci). Et cela, au vu et au su de tous. Hier, la plupart des véhicules 4X4 qui composait la caravane de Karim Wade appartient à l’Anoci. Ce ne sont pas les vignettes collées sur les pare-brises de ces rutilantes 4X4 qui nous démentiront. Des vignettes sur lesquelles est bien mentionnée l’Anoci.  
Mieux, ce ne sont pas uniquement de ces privilèges qu’a pu bénéficié le fils du président. Il a été, tout le long de sa caravane, sous bonne escorte. Là où ses adversaires sur le terrain font appel aux lutteurs pour assurer leur sécurité, M. Wade bénéficiait encore des faveurs d’un fils de président. Sa sécurité était bien assurée par des éléments du Groupement d’intervention rapide (Gir) du commissariat central de Dakar et ceux du Groupement mobile d’intervention (Gmi). D’ailleurs, le travail des éléments du Gmi se faisait sous la coordination du Colonel Tall ; et la plupart des unités de police de Dakar avait reçu un surplus dans leur dotation périodique de carburant. Comme quoi, il fallait rouler aux côtés du fils.  
«Si tu n’as honte de rien…»  
«Certes, de tout ce que les gens retiennent des antiques paroles prophétiques, la première est : «Si tu n’as honte de rien, fais ce que tu veux.» (Hadith 20, Quarante hadiths d’En Nawawi)” 
Les élections locales de mars 2009, sans doute les plus importantes de ces dernières années, s’annoncent à grands pas avec leur cortège de violences physiques, verbales et même morales… Elles sont cruciales en ce qu’elles pourraient marquer l’amorce d’une rupture avec une politique de ruine, d’impunité, d’arrogance et de mépris. Neuf ans seulement ont suffi pour ramener le pays à la situation d’avant Alternance : changer à tout prix puisqu’on ne peut plus trouver pire. L’argent n’y pourra rien, le Ps était plus riche au moment de sa chute. On se demandait jusqu’où les autorités de l’Alternance pourraient repousser les limites du «ma tey». Les Sénégalais, en particulier les Dakarois du Plateau, sont maintenant édifiés après la publication des listes des candidats : la tête de liste de Dakar Plateau n’est personne d’autre que celui-là même dont le sort est encore pendant devant la justice, après le saccage des sièges des quotidiens l’As et 24 h; le commanditaire est honoré par la monarchie, la victime El Malick Seck croupit en prison ; mais il y a une justice immanente et la justice divine ne cesse de se manifester, alors que les coupables restent sourds, aveugles et impénitents. 
Comment peut-on à ce point mépriser ses compatriotes et les institutions d’un pays, voire la morale politique ? Comment peut-on, sans sourciller, encourager une justice aussi sélective au gré de ses seuls intérêts ? Etre élu à la tête d’un pays par la seule volonté des électeurs et vouloir confier ce même pays à ceux qu’on aura choisis après son départ, n’est-ce pas manquer de respect à tout un peuple ? Ne cherchez pas loin, la réponse se trouve dans ce hadith cité plus haut. Faire fi de l’indignation des démocrates, violer sans état d’âme la Constitution et le Code électoral, recourir à des actes de corruption au grand jour, c’est aussi tomber sous le coup du même hadith. «L’Envoyé de Dieu a appelé la malédiction divine sur le corrupteur et le corrompu» (rapporté par Abû Dawud, authentifié par Tirmizzi). Ceux qui tirent profit de la générosité corruptrice des autorités mesurent-ils l’étendue de la malédiction de Dieu ? Le Coran est pourtant clair : «Et quiconque Allah maudit, jamais tu ne trouveras pour lui de sauveur.» (Verset 52, sourate 4, les Femmes). Il ne manquera sans doute pas d’hommes de refus qui se diront qu’ils n’ont pas usé leur temps et leur abnégation sur les bancs des facultés de Droit pour venir obéir au doigt et à l’œil à des politiciens qui ne savent même pas aligner deux phrases correctes. 
L’avenir de ce pays passe principalement par la bataille de Dakar ; déjà la panique s’est emparée du maire sortant qui fait de la presse son bouc émissaire, comme toujours d’ailleurs. Il ne faut pas que le sort de ce pays tombe entre les mains d’une génération de destructeurs, qui ont déjà détruit certaines valeurs, l’éthique, l’unité nationale et religieuse, tant de choses dont ce pays pouvait se prévaloir. Qu’ils dépensent sans compter, ils perdront les élections et leur argent, ou plutôt l’argent des contribuables qui retournera ainsi aux contribuables ; l’ère des ndigël et des promesses jamais tenues est révolue, les consciences sont maintenant éveillées. Les militants authentiques du Pds ne doivent pas accepter de tirer les marrons du feu pour les offrir au prince héritier sur un plateau d’argent, après avoir tout enduré pendant les années de braise. 
Il appartiendra à la Justice de jouer son rôle jusqu’au bout pour la préservation de la paix sociale ; il faudra, avant de prononcer un quelconque verdict, méditer ce hadith : 
«Il existe trois catégories de juges, un seul va au Paradis, les deux autres vont en Enfer. Celui qui va au Paradis est le juge qui possède le savoir et rend un jugement équitable ; l’autre possède le savoir, mais est partial, il va en Enfer ; le troisième rend ses jugements sans discernement, faute de savoir, il va aussi en Enfer» (Abû Dawud, Ibn Maja, Tirmizzi et Hakim). 
 
Yatma DIEYE - Professeur d’Anglais - Rufisque  
yatmadieye@orange.sn 
Sénégal: sortie publique du fils du président Wade, candidat aux municipales 
13 Mars 2009 20:50 heure de Dakar 
 
DAKAR (AFP)-Le fils du président sénégalais, Karim Wade, candidat aux élections municipales du 22 mars, a fait sa première sortie politique vendredi à Dakar sous les acclamations de ses partisans auxquelles d'autres ont répondu par des huées, a constaté un journaliste de l'AFP. 
Karim Wade, souvent cité comme successeur potentiel de son père, Abdoulaye Wade, a été investi sur les listes de la coalition au pouvoir et, selon de nombreux observateurs, il pourrait briguer le poste de maire de Dakar-Ville. 
Il s'agissait de sa première participation à la campagne électorale ouverte début mars. 
A bord d'un 4X4, le point levé en signe de victoire, Karim Wade est apparu en boubou blanc au marché Sandaga, au centre de Dakar, sous les vivats des militants de la coalition au pouvoir. 
"Karim, Karim", criaient ses partisans au milieu de voitures à l'effigie du fils du président sénégalais, 40 ans, conseiller de son père Abdoulaye Wade, âgé de 82 ans, au pouvoir depuis 2000 et réélu en 2007 pour cinq ans. 
Karim Wade, qui était accompagné du président du groupe parlementaire de la coalition au pouvoir, Doudou Wade, neveu du président Wade, n'a pas fait de déclaration. 
Alors qu'il saluait la foule, de nombreux commerçants l'ont hué en scandant: "Sath la. Sath la. Na dem": C'est un voleur. C'est un voleur. Qu'il parte", en langue ouolof, la plus parlée au Sénégal. 
Il est le président de la Génération du concret, mouvement politique créé en novembre 2006 avec des proches du chef de l'Etat sénégalais, parmi lesquels on compte Abdoulaye Baldé, secrétaire général de la présidence de la République, ainsi qu'Hassan Bâ, en charge de la communication présidentielle. 
Les élections municipales du 22 mars doivent permettre d'élire des conseillers ruraux, municipaux et régionaux à travers le pays. 
Elles marquent le retour dans le jeu politique des principaux partis d'opposition qui avaient boycotté les deux derniers scrutins législatif et sénatorial pour protester contre des fraudes présumées à la présidentielle de 2007 remportée par le président Wade. 
Le président Wade s'est plusieurs défendu de vouloir imposer son fils Karim pour lui succéder à la tête de l'Etat du Sénégal. 
 
 
SUD QUOTIDIEN : 
Violence et violence électorale, il n’y a qu’un seul responsable, c’est l’Etat libéral ! 
par , samedi 14 mars 2009 
Ceux qui parlent de violence ou l’évoquent dans les média d’une manière aussi vague et avec amalgame, laissent planer le doute dans l’esprit de certains citoyens. L’on fait comme si, dans le cas présent de notre pays sous la direction du pourvoir libéral, sa source pourrait être ailleurs qu’au sein de l’appareil d’Etat. Ceux qui parlent et agissent ainsi, ne rendent pas service aux populations car ils leurs donnent une information biaisée pour ne pas dire inexacte. Je dis bien, tout esprit sain et homme de bonne foi, sans exception, sait pertinemment que, les responsables qui ont intérêt à la violence pour les présentes élections, sont les partisans du pouvoir en place. 
Pour la clarté du débat, nous sommes supposés au Sénégal, avoir ou être dans un Etat, c’est-à-dire précisément selon le dictionnaire : « Une personne morale de droit public qui personnifie la nation à l’intérieur et à l’extérieur du pays dont elle assure l’administration » autrement dit, c’est un appareil entre les mains d’un groupe d’individus (une classe) qui a, à sa disposition les moyens humains, matériels et financiers aux fins d’administrer l’Etat dans ses limites géographiques et à tout point de vue. 
Ceci étant, l’Etat par son pouvoir, dispose des forces supposées de l’ordre, qui, à la moindre manifestation de protestation des populations pour une raison même valable, ordonne de les mater sans ménagement et pourtant, la constitution leur reconnaît parfaitement ce droit et cette liberté. C’est un secret de polichinelle que de voir en leur sein, entre tendances se disputer le gâteau, ils se tirent dessus ou, au-delà des invectives entre rivaux, ils en viennent tout bonnement aux mains. 
Pour dire vrai, l’Etat a l’obligation absolue de maintenir l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire national de tous ceux qui y vivent ; mêmes les étrangers. Il dispose sinon, il doit chercher à disposer par tous les moyens nécessaires et adéquats afin de s’acquitter de cette charge régalienne qui lui incombe au premier degré. Ce devoir est permanent et doit s’appliquer tout le temps de façon ininterrompue, par conséquent y compris bien les périodes de campagne électorale. 
C’est pourquoi, au lieu de crier à la violence, sans préciser de qui part-elle et vers qui, elle est dirigée, je pense qu’il faut désigner le responsable s’il est bien connu pour éviter de créer ainsi de l’amalgame ou de l’équivoque. En ne situant pas les responsabilités dans le cas d’espèce, on semble mettre tous les acteurs dans le même sac, ce qui équivaudrait à dire, qu’il n’y a pas de victimes ou que tout le monde est coupable, ce qui est tout à fait faux et impossible. 
On devrait justement rappeler fermement à l’Etat, par ses tenants, son devoir de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires, pour sécuriser les populations et leurs biens, contre des nervis qui sont payés pour semer la violence et le désordre, dans le but d’empêcher les citoyens de faire librement leur choix, dans le calme, sur ceux qui devraient les administrer demain, comme le voudrait la loi. 
La responsabilité de l’Etat est totale et entière dans cette violence en cours ou en gestation, ne pas le dire haut et fort est synonyme de mauvaise foi ou mieux de l’hypocrisie qui cache sans doute des intérêts inavoués. 
A quoi servent d’autre les forces de l’ordre, notamment la Police, la Gendarmerie nationale et même l’Armée nationale, si ce n’est dans des situations de menace ou de troubles à l’ordre public, qu’elles soient mises à profit pour parer à toute éventualité ou le cas échéant maintenir l’ordre sans bavure et d’une manière impartiale et patriotique. 
La vérité toute nue, c’est que le régime libéral est celui de la violence, il y est né, il vit de cela et sans elle, il n’existe plus. 
Il est manifeste que, les cas de violence et de violation de la loi notés depuis 9 ans, dépassent largement, ceux des 40 ans de régime socialiste. Ainsi, de l’espoir que nous escomptions de l’alternance, c’est d’un monstre fait de violence qu’elle a malheureusement accouché. Alors oser le dire, c’est révélé la vérité au grand jour. 
Les guides spirituels observent se développer les prémisses d’une violence, germes de graves dangers, qui pourraient engendrer des conséquences incalculables pour notre pays. Au lieu d’agir concrètement sur le cours des évènements à chaud, ils profitent d’une occasion offerte pour faire un appel. Ils n’ignorent pas cependant, les attaques qui sont perpétrées au vu et au su de tous, par le camp du pouvoir en direction des opposants, des militants PDS en rupture de ban ou des tendances dissidentes. Tout ceci ne fait ne plus l’ombre d’un doute pour toute personne de bonne foi dans notre pays. Il ne sert à rien d’être médecin après la mort. Il faut plutôt procéder comme le faisait le regretté feu Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh avec autorité et sans parti pris. Il avait l’habitude de prévenir les acteurs à temps et mettait chacun en ce qui le concerne devant ses responsabilités. Ce vide laissé par l’illustre disparu, ne parvient pas à être comblé par ceux qui sont présents aujourd’hui sur la scène. C’est bien dommage ! 
Faut-il le rappeler ? Oui, le pouvoir a la responsabilité d’assurer par tous les moyens à sa disposition, la sécurité des biens et des personnes, avant, pendant et après élections. Ce rôle cardinal ne revient à personne d’autre que lui. Au vu de ce qui se passe sur le terrain, l’Etat a failli à son devoir. 
S’agissant des média privés libres qui sont très souvent témoins des faits à l’instant T, ils doivent assurer aussi leurs responsabilités comme, ils l’avaient fait à l’élection présidentielle de Février-Mars 2000, en relatant fidèlement les faits tels qu’ils se sont passés, et ne point se livrer à des commentaires tendancieux qui prêtent à confusion ou équivoques. Certes, ce n’est pas facile pour eux, car, ils ont déjà été catalogués comme des opposants ou un des éléments de l’opposition. Mais votre rôle de sentinelle pour votre peuple et la déontologie de votre profession, vous commandent d’informer juste et vrai, en âme et conscience selon les faits et sans amalgame. 
Ce n’est qu’ainsi que vous répondrez à l’attente des populations qui sont à votre écoute et c’est ainsi aussi que vous leur rendrez service, en leur fournissant des informations crédibles moulées dans du béton. Ce dont on ne peut attendre de la part des médias d’Etat et leurs excroissances qui fonctionnent sur commande malheureusement. Votre tâche est rude mais, vous êtes bien à sa hauteur. 
Les média privés libres sont aujourd’hui numériquement importants et, sont si outillés au plan des TIC, qu’il est pratiquement impossible de nier ou de mettre en doute leurs informations. Ils disposent de moyens tels que, les images et sons qu’ils captent en temps réels et lieux précis, pour apporter la preuve de leurs informations et confondre leurs accusateurs ou ceux qui auraient des doutes. 
C’est pourquoi, le peuple sénégalais, devrait considérer ces élections comme un test majeur de grandeur nature ou plus exactement un référendum, malgré les violences, les menaces, les achats de conscience et autres tentatives d’intimidation des électeurs à s’abstenir de voter. Au contraire, il faut aller voter massivement comme en 2000 et se prononcer clairement sans équivoque par une sanction exemplaire, dans le calme et la dignité comme le requiert une attitude citoyenne dans de pareilles situations. 
Déjà, les scènes de violence entre eux ne datent pas d’aujourd’hui, ce qui devrait nous édifier sur la nature de violence du régime libéral, particulièrement du Parti Démocratique Sénégalais. Alors, quand la peur de perdre ces élections locales s’y ajoute, c’est la débandade qui s’installe dans leurs rangs et ils perdent tout contrôle. C’est aussi, une des raisons de la violence qui leur colle à la peau. 
C’est ce qui justifie d’ailleurs, l’implication directe du chef de l’Etat dans cette campagne électorale, pour voler au secours de ses partisans. Nous ne le dirons jamais assez et ne cesserons non plus de dénoncer cette attitude de non respect de nos lois et institutions de la part de Me Wade, chef de l’Etat. Le chef de l’Etat, en prenant part à ces élections locales, est en violation flagrante de la loi et c’est le premier signe de violence accompli par celui-là même qui devait tout faire pour assurer la sécurité de nous tous mais, surtout de tous les acteurs qui prennent part à ces compétitions. Malheureusement, ceci est au-dessus des forces de Me Wade car, il préfère voler au ras-de-sol que de prendre de la hauteur en s’écartant loin de ces consultations locales. 
Cette attitude doit être dénoncée par nous tous, d’une façon nette et claire, à commencer par les magistrats qui brillent par leur silence, les guides spirituels qui sont préoccupés par la stabilité du pays, la communauté internationale qui n’ignore rien de ce qui se passe chez nous et en un mot, par tous les citoyens épris de paix et de justice sociale. 
Voilà pourquoi, en parlant de violence, nous devons prendre la mesure exacte, de dire précisément d’où vient-elle, qui en sont les véritables initiateurs et à qui profite-t-elle ? 
Mandiaye Gaye  
Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
Les dérapages de la campagne électorale à Ziguinchor  
par , samedi 14 mars 2009  
Beaucoup de voix se sont déjà élevées pour dénoncer la stérilité des débats qui caractérise la campagne électorale en cours. A la place du débat d’idées et de programmes, on assiste à des invectives, à des attaques crypto-personnelles dont la résultante est la violence notée ça et là et qui s’est déjà soldée par la mort d’une personne à Mboro. Il n’ya rien à s’alarmer pour le moment, j’en conviens avec la plupart de nos compatriotes et amis de notre pays. 
Ce qui est plus inquiétant par contre, et c’est là une donne nouvelle dans notre pays, c’est l’irruption de l’argument ethnique dans une campagne électorale. Depuis le début de cette campagne, l’instrumentalisation de l’ethnie a atteint son paroxysme à Ziguinchor. Le maire sortant, Monsieur Robert Sagna, après des défaites cuisantes à la présidentielle et aux législative de 2007, joue son va-tout. Sa survie, en tant qu’homme politique crédible, tient à sa reconduction à la mairie au soir du 22 mars. Il est donc parfaitement compréhensible que Robert joue son va-tout. Mais ne dispose-t-il pas d’autres arguments à faire valoir que l’ethnie ? C’est un secret de polichinelle que Robert Sagna est riche, immensément riche. Il dispose également de beaucoup d’autres atouts dont sa solide formation académique, son expérience et ses relations au niveau international. 
En face, Abdoulaye Baldé n’a pas d’autres atouts que ceux-là. Mais le problème de Robert, c’est son bilan. Il n’a pas su profiter des vingt deux années passées aux gouvernements de Senghor et de Diouf où il a occupé des ministères clé comme ceux de l’équipement et de l’agriculture pour doter la ville de Ziguinchor d’infrastructures nécessaires pour son développement et sa modernisation. La ville de Ziguinchor n’est plus aujourd’hui qu’un gros village aux rues défoncées dont la plupart des quartiers ne sont pas raccordées aux réseaux de distribution d’eau et d’électricité. 
Dans les quartiers de Tilène, Kandé, Halwar, Djibock, Lindiane, Soucoupapaye, etc., les charrettes tirées par des ânes constituent le seul moyen de transport pour évacuer les malades et les femmes enceintes vers les centres de santé. A cela il faut ajouter la paupérisation ambiante qui frappe les jeunes notamment et qui a transformé Ziguinchor en un important point de départ des pirogues vers l’Espagne. 
Disposant des mêmes atouts que son adversaire mais traînant comme un boulet un bilan désastreux, Robert convoque à outrance l’argument ethnique. Un argument fallacieux du reste quand on sait que son adversaire possède dans ses veines plus de sang de l’ethnie à laquelle il se réclame que lui. 
Un des atouts de Ziguinchor et de la Casamance, c’est le cosmopolitisme. De tout temps, toutes les ethnies du pays et de la sous-région ont cohabité de manière harmonieuse dans la ville et la région. Toutes les religions également, avec nos cimetières où sont inhumés des gens de toutes confessions. Les casamançais de toutes ethnies ont élu des Badiane, Diatta, Seck, Cissé, Sy, Diallo, Dacosta, Carvalho, etc., comme maires et comme députés, sur la base de leur compétence et de leur charisme, non de leur appartenance ethnique et c’est ce qui a toujours fait la force et la singularité de notre région. 
Nous ne devons laisser aucun homme politique nous séparer, pire nous dresser les uns contre les autres. La déclaration malheureuse et regrettable d’un notable de Yoff à propos d’une éventuelle candidature de Pierre Goudiaby Atépa à la mairie de Dakar ne doit pas nous conduire à nous renier. Nous devons rester nous-mêmes et éviter de prendre chez les autres ce qu’ils ont de plus répugnant. 
Il est donc temps de recentrer le débat sur les idées et les programmes. Sur la paix aussi car sans la paix aucun programme ne pourra être mis en œuvre et donc pas de développement. 
Djignabo Bassène  
djignabo@gmail.com 
WALF FADJRI : 
Afin que l’arbre ne cache pas la forêt ! 
 
 
A l’occasion des prochaines élections locales, dans presque toutes les localités du pays, les politiciens, comme à l’accoutumée, dans une fièvre souvent émouvante et énervante, sont à l’assaut des populations. Pauvres populations ! Courtisées le temps d’une campagne électorale, elles sont laissées pour compte au lendemain des victoires ou des défaites ! Si parmi ces politiciens certains sont mus par des intentions nobles, louables (l’amélioration des conditions de vie des populations), d’autres, hélas, fortement majoritaires, ne sont guidés que par leur propre sort (occuper des postes de responsabilité afin de se remplir les poches ou celles de leurs proches). Donc les pratiques, depuis des décennies, n’ont pas changé.  
Malheureusement ce qui a changé, c’est bien le décor : des conditions de vie de plus en plus dures, dans un environnement international de plus en plus hostile, prédisant alors un avenir incertain ! Tout cela nous impose, si nous sommes intelligents à revoir nos mœurs politiques qui ne répondent pas, il faut bien le reconnaître et le dénoncer, au contexte de crise généralisée que nous vivons. Les adeptes du Marxisme se sont bien raréfiés mais la dialectique est bien une loi intangible de la vie ! Encore une fois, réveillons-nous, abandonnons nos illusions et levons-nous pour relever le défi qui est essentiellement… politique, culturel et…religieux ! Religion ! Terme galvaudé dans ce pays !  
La confusion, le flou, la ‘passion’ malsaine qui sont très souvent volontairement entretenus à son sujet est à l’origine de beaucoup des ‘obstacles’ qui retardent notre marche vers le développement ! Quel paradoxe ! Alors que toutes les personnes de bonne foi reconnaissent aujourd’hui que l’Islam par essence crée les conditions d’un développement intégral de l’homme ! Mais l’Islam bien compris, dans lequel le savoir lucide, et l’éthique sont indispensables. Hélas, dans ce pays, il faut le dire, on est à ses antipodes ! A ce propos, certains intellectuels ont une part énorme de responsabilité dans cette situation. Sur des questions graves, des déviances inacceptables, ils se taisent au lieu de clarifier, comme le leur imposent les principes bien compris de l’Islam. Il faut quand bien même se demander pourquoi, en parlant comme la célèbre Axelle Kabou, la plupart de nos sociétés ‘refusent’ encore le développement.  
Dans ce pays, il faut le reconnaître, il y a une véritable crise de la citoyenneté. Citoyenneté comprise au sens de prise de conscience de la nécessité de s’impliquer activement dans les processus de mise en place des structures de décision et aussi de leur bon fonctionnement.Aujourd’hui, tout concourt à montrer que la bonne gouvernance est forcément en corrélation étroite avec la pratique d’une politique saine fondée sur l’éthique. Il faut alors refonder la politique afin qu’elle cesse d’être politicienne et soit l’affaire de tous ou tout au moins de la majorité. C’est triste que dans notre pays, elle soit généralement laissée aux mains de ‘médiocres’ intellectuellement et moralement parlant. Nos guides religieux et les hommes politiques devront alors fonctionner autrement. Personne n’est né pour accéder au pouvoir. Celui-ci, après Dieu, appartient à tout le peuple qui le délègue souverainement, en toute responsabilité à des institutions incarnées par des personnes. Loo lu, na leer ! Na nu yee nit ni, wax ni falu, ni, fac sox la nit ni la nu leen fi tege ! kese ! Du laneen ! Nous sommes tous égaux devant Dieu ! Kuy raw na doon ci ngem gu set, deggu, and ak xam ak xammee. Comme le disait Mame Dabakh ‘na nu and ci degg!’ Les prières et les Sarakh ne serviront à rien tant que nos pratiques, dans tous les domaines, ne seront fondées sur le Jom et le Ngor.  
Après cette invitation à nos intellectuels et aussi à nos marabouts à assainir nos comportements politiques, revenons au problème crucial des prochaines élections locales. Il s’agit de la nécessité de les placer dans leur véritable contexte ! Il ne faut pas que l’arbre des enjeux locaux nous cache la forêt de la conjoncture nationale ! Il faut bien savoir, qu’élections locales ou pas, notre pays, nul ne peut le contester, traverse une situation sans précédent dans son histoire ! Cette situation se caractérise par une crise multiforme et pluri sectorielle.  
1) La vie devient de plus en plus chère, la paupérisation des masses s’accentue à un rythme incroyable,  
2) Nos valeurs religieuses et morales foutent le camp, notre système éducatif va à la dérive (grèves perpétuelles, baisse inquiétante du niveau aussi bien des élèves que des enseignants etc.)  
3) On parle de démocratie et on réprime sauvagement la moindre petite marche de protestation ! On casse et emprisonne des journalistes pour des délits d’opinion !  
4) Les institutions sont banalisées manipulées à volonté.  
5) Il faut avoir de l’argent pour pouvoir se soigner correctement.  
La liste serait bien longue, s’il fallait énumérer tous les maux dont souffrent nos populations. Seuls sont épargnés les alliés du régime, qu’ils soient de la classe politique ou maraboutique !Les populations sont dans l’ensemble découragées, déçues par une pseudo alternance et aussi par le comportement de vils politiciens vivant sans honte des subsides de la transhumance. L’opposition véritable qui tente des solutions de sortie de crise (Assises nationales) a en face de lui un pouvoir arrogant, sourd à tout dialogue et prompt à utiliser la violence. Alors il y a dans ce pays une véritable impasse politique et l’avenir est lourd de tous les dangers en dépit des apparences trompeuses !Tous nos maux viennent de la Mal gouvernance généralisée qui est le fait d’un régime incompétent et déprédateur.  
Dans ce contexte, la bonne gouvernance locale est une gageure ! Quelle commune dans ce pays est bien gérée ? La véritable bataille dans ces locales est de signifier à ce régime que les populations veulent le véritable changement qui est le Sopi du Sopi ! Aujourd’hui, aucun alibi local ne peut justifier l’alliance avec le camp de la majorité présidentielle. Et il est bon de savoir que ce camp comprend aussi ces structures à la position floue qui sont des alliés objectifs de celui qui a toujours le dernier mot. Il faut donner à ces locales un parfum de référendum et savoir que battre les listes du Sopi 2009 dans tout le pays, c’est, incontestablement, accélérer le processus de la mise en place de la véritable alternance dans ce pays !  
M. Babacar BARRY babacar_barry@yahoo.fr  
Palmarin en danger, où sont les cadres et les intellectuels  
 
 
Politique ! Nous nous excusons auprès de ceux d’entre vous que l’évocation de ce mot rend hystériques ou névrosés parce que désabusés des comportements éhontés et insolents d’une légion d’hommes politiques de ce pays qui l’ont transformée en abreuvoir, en mangeoire, en rente, donnant ainsi raison à ceux qui pensent que la politique est plus une affaire de médiocres, de désœuvrés que de gens vertueux et probes. Il faut dire que ces derniers sont plus préoccupés à faire reculer les limites de l’ignorance, de la pauvreté, des déterminismes biologiques, sociologiques, culturels qu’à les raffermir pour assouvir leur instinct et leur boulimie de domination.  
C’est bien ce qui faisait dire à Voltaire, au sujet du règne de Louis XIV, que ‘la politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain’. Les propos d’Abdou Latif Coulibaly qui, diagnostiquant les Institutions sénégalaises, s’est arrêté sur le choix des députés à l’Assemblée nationale, nous édifient davantage, notamment en cette période préélectorale : ‘Ce ne sont pas nécessairement les plus compétents pour faire un travail législatif qui sont appointés pour être députés à l’Assemblée nationale. Ce ne sont pas nécessairement les plus méritants qui sont appointés pour figurer sur la liste, mais simplement les courtisans les plus en vue, ou supposés être des porteurs de voix dans les départements, dans les régions, et qui sont les intermédiaires entre les partis politiques et les citoyens électeurs.’  
Après moult reports, les élections locales pourraient avoir lieu le 22 mars 2009. L’on est bien obligé de conjuguer au conditionnel eu égard à tout ce que le passé nous a offert en spectacles affligeants : reports, surenchères politiques, sempiternels débats autour du fichier électoral qui, dans un Etat démocratique, ne peut être l’objet de polémique. Hélas ! le Sénégal après avoir rejoint le club des républiques bananières, se dispute à présent le leadership avec le Zimbabwe, le Soudan, la Somalie, le Tchad…  
Quoi qu’il en soit, que les élections aient lieu ou non, ce qui n’aurait rien de nouveau sous le soleil, tant on est ‘complicement’ habitués à ces pirouettes de saltimbanques sans talent, elles ont déjà confisqué l’espace public et médiatique. Partout, l’heure est de nouveau au bilan. Partout, il est toujours maigre. ‘Une politique, disait Charles Maurras, se juge par ses résultats’ ; et les résultats, les faits sont têtus : on ne peut les nier. A quelque échelle où l’on se situe dans l’analyse (sociale, économique, politique, environnementale, etc.), le règne d’Abdoulaye Wade et de ses affidés a rapproché le Sénégal et les Sénégalais de la préhistoire. Si donc partout c’est la même rengaine, il y a donc lieu de s’interroger sur les racines profondes du mal qui gangrène le pays et que certains ont fini d’assimiler à un fléau, à une malédiction.  
Les résultats de la gestion de la communauté rurale de Palmarin, qui ne fait pas exception à la règle générale, sont incontestablement et sans commune mesure pitoyables. J’aurais bien voulu m’attarder longuement sur les réalisations de l’administration locale sortante et m’enorgueillir, mais ma mémoire n’a glané que quelques épis : l’installation sélective et sectorielle de l’électricité, la protection de la flore, les stades-piscines et leurs corollaires. Pour les ouvrages restants, il faut se munir d’une loupe et scruter minutieusement et patiemment. Ces réalisations, comparables à une goutte d’eau dans l’océan, ont plutôt distrait et anesthésié les Palmarinois.  
En revanche, ces derniers, qu’on aurait tort de prendre pour des demeurés, bien que ensommeillés encore, ont soigneusement archivé les innombrables et innommables dérives : la poursuite effrénée de la braderie des terres, la gestion gabégique des ressources financières et économiques, l’érection de la corruption et du népotisme en mode de gouvernance, l’usure qualitative et quantitative du niveau d’éducation et d’instruction des jeunes, l’accroissement significatif de la pauvreté, le manque de perspectives pour les jeunes qui trouvent refuge dans la drogue, l’alcool ou le vol, la mort programmée de l’agriculture au profit de la pêche et du tourisme, l’érosion accélérée des relations intervillageoises et l’exacerbation des passions, des tensions, des rivalités intracommunautaires, notamment à travers le mouvement navétane qui a transformé les stades-piscines et les stades-brousse en arènes de gladiateurs, en jungle, etc. Toutes choses qui s’observent à l’œil nu. Ainsi, il est permis de se poser des questions sur le patriotisme, le ruralisme de ceux qui ont précipité Palmarin dans les profondeurs abyssales, parce que plus soucieux des pots de vin que leur rapportent leurs braconnages, leurs ignominies de toutes sortes, que des intérêts et de l’avenir du village.  
Avec le régime déguerpissant, Palmarin a inexorablement accéléré sa cadence dans sa descente aux enfers dont le dernier virage a été amorcé depuis une quinzaine d’années. Comme les Africains à la conférence de Berlin en 1885 qui a décidé du partage de l’Afrique, les Palmarinois assistent encore impuissants et approbateurs à une balkanisation de Palmarin qui est en passe de devenir une colonie cosmopolite. Bientôt ‘nous n’aurons plus, dans quelques années, un pauvre bout de lande où l’imagination puisse poser son pied pour rêver’, pour reprendre le cri d’alarme de Barbey d’Aurevilly face aux graves menaces de destruction qui pèsent sur l’environnement et le développement durable.  
Bientôt, il n’y restera plus un seul espace arable ou pâturable. A-t-on seulement réfléchi à l’héritage que nous laisserons aux générations futures ? Pourquoi cette inconscience ou ce mépris absolu pour le développement durable qui doit autant se préoccuper du bien-être des générations présentes que de celles à avenir ? Nous devons laisser Palmarin meilleur dont nous en avons hérité de nos dignes ancêtres.  
Cela étant, je veux qu’on me comprenne bien et qu’on ne m’interprète pas à tort. Le sens de mon propos n’est pas de m’attaquer à la diversité culturelle dont je demeure un adepte zélé et qui, en tant que richesse inestimable, peut être une occasion pour une vraie mutualisation des valeurs culturelles et des acquis économiques entre les autochtones et les étrangers, et partant, jeter les nouvelles bases d’un développement plural et harmonieux de Palmarin. A cet effet, il convient de saluer la coopération plurielle existante entre les Palmarinois et des opérateurs touristiques. Il faut cependant créer une vraie sphère de concertation et de dialogue. Je m’insurge plutôt contre cette implantation anarchique et sauvage de colonies qui ne profitera ni aux Palmarinois ni aux opérateurs socioéconomiques.  
Mais, ce qui est particulièrement sidérant dans tout cela, c’est le silence des intellectuels et des forces vives de la communauté rurale qui semblent ne pas avoir pris la pleine mesure du drame dont ils sont témoins. Ceux-là qui devraient sauver de la perdition ce village envers lequel ils resteront des débiteurs insolvables car, les ayant vu naître, grandir et réussir, et qui devraient le lui rendre ne serait-ce qu’en se dressant intrépidement face à ces dérives, ont ravalé leur langue. Mieux, en spectateurs d’une scène de tauromachie, ils assistent et applaudissent, à tout rond, au jeu de passes de ‘capote’ du matador et des ‘peones’, puis s’émeuvent des piques de banderilles des picadors, pour enfin s’affliger devant la mort du taureau.  
Etant donné que la tauromachie finit souvent par la mort du taureau, la ‘palmarimachie’ à laquelle des élus locaux se sont joyeusement livrés ces dernières années, a fait aujourd’hui de Palmarin un village anémié, exsangue. Un intellectuel, non engagé pour une cause qui contribue au progrès des siens ou de l’humanité, quelle qu’elle soit, n’honore pas son rang, et par conséquent, ne mérite pas cette appellation. L’intellectuel, le cadre sont engagés. André Malraux n’en pensait pas moins : ‘Je sais maintenant qu’un intellectuel n’est pas seulement celui à qui les livres sont nécessaires, mais tout homme dont une idée, si élémentaire soit-elle, engage et ordonne la vie. Ceux qui m’entourent, eux, vivent au jour le jour depuis des millénaires’.  
Ceux de Palmarin, entre autres, doivent savoir qu’ils sont, aujourd’hui, à la croisée des chemins : soit ils choisissent l’Engagement et sauvent Palmarin, soit le non engagement et l’assassinent. Dans ce dernier cas de figure, ils rendront compte devant l’histoire de leur tiédeur, de leur mutité coupable dans le démantèlement de leur patrimoine géographique et socioculturel. Les exemples à méditer sont abondants.  
Les associations et organisations d’obédience culturelle, sportive, religieuse qui devraient venir à la rescousse sont sans ressort. Leurs membres, les dirigeants en tête sont aux anges devant les espèces sonnantes et trébuchantes, les jeux de maillots, etc., ignorant que toutes ces prétendues largesses sont le fruit de leur dur labeur qu’on leur retourne en aumône. Quelle structure, de quelque obédience dont elle relève (Asc, Gie, Adp, Corepa, ou le Comité catholique des ressortissants de Palmarin) a été un éveilleur de conscience, une sentinelle face aux dérives de toutes sortes dont nous avons tous été témoins ?  
Au demeurant, je pense que les élections locales pour les Palmarinois et les Sénégalais, sont moins pour élire des mandataires sans foi ni loi, des geôliers, des tortionnaires et des bourreaux qu’un rendez-vous pour chacun avec sa conscience et la conscience collective. L’heure est venue, pour chaque Palmarinois et chaque pour Sénégalais, de faire un examen de conscience sans complaisance sur son mode de désignation des élus locaux ou nationaux. Sans doute verra-t-il puis reconnaîtra-t-il, dans ses critères de choix, avoir peu ou prou offensé la communauté en choisissant les dirigeants selon des considérations géographiques, en votant pour ceux qui lui sont plus proches par le village, l’ethnie, la religion, la famille, le quartier assassinant froidement ainsi l’intérêt général au profit d’exigences et d’avantages crypto personnels. Dans cet exercice cathartique, sans doute verra-t-il puis reconnaîtra-t-il également n’avoir pas refusé la compromission, les pots de vin, d’avoir détourné ou mal géré les deniers publics, d’avoir refusé de s’engager alors que le village, le département, la région ou le pays avaient besoin de ses compétences, de son expertise, de ses conseils, de son dynamisme, de sa jeunesse ou de sa vieillesse,… de son Engagement.  
Pierre Birame NDOUR Consultant en communication ndourp@hotmail.com  
 
 
 
 
 
 

 

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