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DIVERS
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le mouvement cit
B O U R D E
DANSOKHO
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POSSIBLE
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L'alternoce
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Mamadou Dia
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Les 3
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Une mallette
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L’humilité
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2012
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Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
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Les masques tomb
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AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
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qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
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la méritocratie
Ces Seigneurs
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
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grande arnaque
véritables enjeu
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vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
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La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
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CINQ Exploits
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Quel candidat
AU NOM DU
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Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
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Coups d’état
statut victimair
HOMME D’ETAT ?
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23 JUIN 2011
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De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
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ce que la rue
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TEST
TRIBUNAL
Faillite
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Citoyens et patr
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L’élection prési
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le 23 décembre 2
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Processus d’apprivoisement de la désobéissanc

 
La façon de Wade de faire de la politique est même à la portée d’une chaussure (Par MARVEL) 
Il n’est pas rare d’entendre certains observateurs, politologues ou éditorialistes qualifier Wade de mastodonte de la politique ou d’icône de la politique ou d’autres qualificatifs qui peuvent semer la confusion en faisant passer Wade pour un virtuose de la politique. Or, ce que fait Wade est aux antipodes de la politique, bien au contraire, c’est l’une des pires parodies de la politique, sans aucune subtilité ni originalité, à la portée de n’importe quel rigolo. Wade donne une si mauvaise image de la politique que le mot « politicien » est devenu péjoratif au Sénégal, synonyme de menteur, voleur, comploteur, manipulateur.  
La force de Wade face à ses suivants est que lui est capable de plonger sans masque à oxygène dans n'importe quel bas fond. Il lui est donc très facile de semer ses adversaires ou poursuivants qui en réalité refusent tout simplement de le suivre aussi bas dans les fonds.  
 
Lorsque l’on se souvient de la grande porte par laquelle Wade est arrivée en 2000, et le petit trou de la chaise anglaise qui est désormais sa seule issue de sortie, plantage ne peut être aussi désastreux que celui-là. Il aura réussi l’exploit incroyable d’être lamentablement recalé là où l’échec était totalement impossible. Et le voir s’accrocher tantôt à la porte des toilettes, tantôt au robinet du bidet arriverait à nous tirer quelques larmes des yeux. 
 
Avec un contexte aussi favorable que celui de 2000, une économie aux clignotants verts à la suite d’une longue période d’ajustement structurel, une population acquise, motivée au travail et prête à accorder plusieurs années de grâce, une communauté internationale engagée dans toutes les formes d’aide pour une relance, une néo-opposition composée de républicains plus préoccupés à une recomposition qu’à reconquérir le pouvoir immédiatement, et tant d’autres facteurs tout à fait favorables à ce nouveau Mandela qui, bien que lui ait passé 26 années, non pas en prison, mais à casser des bus et des cabines téléphoniques, avec un tel contexte donc à son arrivée, même un orang-outang sorti tout droit du zoo, qui resterait simplement au palais à déguster des bananes, remuant de temps en temps les lèvres devant les caméras au dessus d’un imitateur, tout cela pendant que l’administration fait son travail, cet 
orang-outang donc terminerait sans peine son mandat avec un bilan très positif, avec des clignotants toujours aussi verts, et gagnerait les doigts dans le nez un ticket pour rempiler sans être obligé de passer deux longues années à brouiller les règles du jeu, à saboter le processus électoral, à invoquer des boîtes noires, à tricher comme un vulgaire imposteur pour ne pas finir sur une potence tellement il aura suscité un dégoût jamais perçu à ce niveau auparavant auprès des populations.  
 
Qu’y a-t-il d’original à activer une majorité de bouffons blottis dans une assemblée nationale transformée en champ rempli d’affamés, de va-nu-pieds et de transhumans dont la moyenne de QI équivaut à celui d’une chaise, pour voter des lois que n’importe quelle république simplement bananière rechignerait à voter ? 
 
Qu’y a-t-il de rusé à refuser d’aller à des élections en 2005, prétextant d’inondations, après seulement 5 années de pouvoir suite aux 40 ans du régime socialiste, hormis le fait que ce soit la preuve que Wade lui-même a tôt fait de comprendre qu’il était déjà ben méprisé par des électeurs qui étaient pourtant prêt à fermer les yeux sur tant de faux pas ?  
 
Qu’y a-t-il de subtil à placer des énergumènes comme Ousmane Ngom qui ont rampé dans son bureau pour se faire pardonner, et d’autres larbins de son parti, partout sur le long du processus électoral, de l’organisation des élections à son arbitrage, pour en faire un simulacre de scrutin, ramenant notre démocratie à plusieurs dizaines d’années en arrière ? 
 
Qu’y a-t-il de si visionnaire à distribuer tous les mois des enveloppes de plusieurs millions aux plus hauts magistrats de la justice qui eux n’hésitent même pas émarger pour bénéficier de cette manne ? 
 
Qu’y a-t-il de courageux à faire reporter 5 fois des élections locales, pour espérer être mieux préparé et désorganiser l’adversaire, et malgré cela on finit par perdre lamentablement, jusque dans son propre bureau de vote, dans celui de sa femme et dans celui de son fils à qui on a pourtant donné des milliards pour juste conquérir et gagner un quartier ? 
 
Est-ce un exploit d’avoir réussi à installer l’Assemblée Nationale la plus illégitime et la moins représentative de l’histoire du Sénégal parce que votée par mois de 10 % des électeurs qui n’ont jamais autant boycotté au monde de telles élections ? 
 
Quel génie y’a-t-il à avoir réussi à créer le Sénat le plus incohérent au monde, nommé pratiquement à 100 % ? 
 
De quelle intelligence peut-on se vanter a devoir tripatouiller grossièrement la constitution qu’on s’est pourtant taillé sur mesure 5 ou 8 ans auparavant, battant tous les tristes records mondiaux en matière de modification d’une charte fondamentale ? 
 
Quel génie y’a-t-il à devoir acheter tout le monde sur son passage pour espérer obtenir leur adhésion à une vision qui ne vole pas plus haut que celle d’un ouistiti apercevant un régime de banane derrière un enclos ? 
 
Quel respect gagne-t-on à se placer continuellement dans des postures d’un ridicule qui aurait poussé au suicide n’importe quel être humain animé une fois de sa vie d’une once de dignité ? Si l’on ne se fait pas rabrouer par le Directeur du FMI, ou l’on n’est pas démenti tous les jours par ses propos d’hier, on est obligé de cirer les pompes à des homologues que l’on traitait de dictateur hier. 
 
A quel moment Wade a-t-il prouvé l’une des compétences dont il se targue, bardé de ses attestations et diplômes qui n’ont visiblement pas élevé son intelligence au dessus de celui de ce fameux orang-outang qui aurait fait mieux si c’était lui au palais en 2000 ? 
 
Si Wade était le dixième du génie dont il se vante d’être, cela aurait tout de même déteint un minimum sur son fils non ? Il est le seul papa au monde qui ose affirmer publiquement la paternité d'un fils aussi médiocre qui prouve tous les jours qu’il est un parfait incapable, qui ne peut même pas réussir un seul œuf sur le plat avec une vingtaine de tablettes d’œufs et un livre de cuisine à ses côtés.  
 
D'autres preuves de l’incompétence tragique de Wade, outre les innombrables ratures dans la constitution, ce sont les remaniements ministériels interminables, le 32ème en 10 ans, et une entrée dans le Guiness Book. C'est comme un élève qui fait une rédaction sur un sujet qu'il dit maîtriser mieux que quiconque, tous les autres ont rendu leurs copies après 1 heure, mais Wade, 4 heures après, a déjà déchiré 400 feuilles, vidé 8 pots de blanco, usé 5 gommes, cassé une vingtaine de crayons, et malgré cela, rien que le titre de sa rédaction contient 6 fautes. 
 
Parmi ses dernières idées de génie, aussi prévisibles les unes que les autres, c’est nommer Président du Conseil Constitutionnel celui qui symbolise au mieux la magistrature couchée les jambes écartées, pour que tout bêtement il valide sa candidature que n’importe quel enfant de primaire sait illégale. Il fait aussi ramener au Ministère de l’Intérieur celui qui n’a nullement été gêné de ramper, devant témoins s’il vous plait dans le bureau d’audience au palais, de la chaise où il était assis, aux pieds du nouvel élu afin que ce dernier lui pardonne sa traitrise en soutenant Diouf et en l’invitant à aller jurer avec lui sur le Coran à la mosquée qu’il n’a pas tué Maître Babacar Seye. 
 
Si Wade était le centième du génie de la politique ou de l’économie ou du droit ou des maths ou d’un quelconque des domaines par lesquels on juge la qualité d’un dirigeant, il ne prendrait pas le soin de débarrasser autour de lui tous ceux qui ont de la compétence et de la matière grise à faire valoir, et de s’entourer exclusivement d’ânes comme Farba, de simplets comme Becaye Diop, de griots nullards comme Madické Niang, d’homme-femmes qui se courbent plus vite que leur ombre, de femmes objets sans cervelles aux pagnes sous les aisselles, de transhumants qui s’offrent à tous sans sommation.  
 
Il faut donc que certains pseudos politologues ou journalistes alimentaires arrêtent de donner la grosse tête à ce vieil homme chauve dont les pratiques ne se voient même pas au zoo. L’élève le plus achevé du wadisme n’est autre que Farba, raison pour laquelle il est devenu pratiquement le numéro deux du PDS. Il faut donc savoir user des mots justes pour qualifier ce vieil homme, même s’il porte par accident le titre de président. Et comme il insulte tous les jours l’intelligence des sénégalais, il ne mérite en aucune manière notre respect 
 
 
MARVEL 
marvel@hotmail.fr 
Pourquoi la candidature de transition est elle mieux appropriée ? 
Notre pays est bloqué par une gouvernance déficiente en compétence, en vision et en idées. Entre 2000 et 2010, le Sénégal a subit un recul quantitatif, qualitatif et qualificatif sur tous les domaines essentiels. Ces raisons parmi tans d’autres, font que les sénégalais dans leur majorité sont épuisés et veulent mettre un terme à la gestion despotique du Président Wade, quelque soit le schéma retenu. Cependant, force est de constater que la configuration politique actuelle du pays est extrêmement complexe. Les coalitions politiques et les mouvements citoyens ne cessent d’animer le Landerneau qui dégage une vision incertaine. Ce qui est sur, aucune formation politique ne pourra pas toute seule gagner les élections de 2012 quelles soient couplées, anticipées ou échues. Sinon trois positions problématiques se dégagent sur la nature du modèle de candidature à adopter pour faire partir le président Abdoulaye Wade : la candidature 
unique, la candidature plurielle dite rationnalisée et la candidature de transition ou de réparation. 
 
A vrai dire, la candidature unique est la préférence des sénégalais. D’ailleurs, " Unissez-vous " a été le message que l’on pourrait retenir des locales du 22 mars 2009. Le maintien de cette dynamique unitaire aurait pu offrir le résultat escompté. Malheureusement, cette candidature unique est panacée, impossible et utopique car l’opposition dans son ensemble a failli. Elle est bloquée et grouille de plusieurs oppositions aux intérêts divergents et aux objectifs contradictoires et variés. En réalité, ce folklore de candidature unique de l’opposition, est plus qu’une diversion qu’un mythe parce que hétéroclite de quelques partis politiques plus ou moins confirmés avec des personnalités divergentes. En conséquence, il est impossible au regard de ces constats de parler de candidature unique de l’opposition en 2012. Une autre formule est retenue pour faire partir le Président Wade, qui est celle de la candidature 
plurielle argumentée comme rationalisée dans le discours des leaders de l’opposition qui ont plus sa préférence. Le principe est la participation multiple de candidatures pour mettre en ballotage le candidat Wade et de reporter toutes les voix de l’opposition au second tour. Malheureusement, cette précepte s’avère inefficient, parce qu’il ne semble pas porteur, ni conforme au contexte actuels et aux enjeux de ce scrutin. Le premier paradoxe est que pour rien au monde certains militants voteront pour un autre candidat qui n’est pas le leur. Puis, si en 2000, la candidature plurielle avait porté ses fruits malheureusement, son expérimentation en 2007 avait capoté. D’autant plus que Monsieur Abdoulaye Wade qui est un expert de la magouille peut à tout moment supprimer les règles du jeu électoral en supprimant purement le second tour si il est sur qu’il remportera quelque soient alpha, beta et gamma le premier tour de l’élection. 
C’est pourquoi cette formule est risquée, elle n’est pas stratégique, parce que désunie l’opposition ne fera pas partir une mouche mais au contraire offrira au Président Wade une occasion de se réélire et de réaliser son projet de dévolution monarchique. 
 
En conséquence, la seule issue porteuse est l’idée de la candidature de transition qui est la stratégie la plus tactique capable de créer la surprise pour diverses raisons. Primo, la politique est un fait majoritaire qui procède en addition. Il faut un regroupement de toutes les forces vives pour maximiser nos chances et contrecarrer en même temps n’importe quelle astuce espiègle du candidat Wade y compris l’arrivée de Maitre Ousmane Ngom au ministère de l’intérieur. Secundo, le PDS participera morcelé et sera réduit par quelques départs significatifs qui puiseront sur les voix du candidat Wade. D’après les sondages en notre possession, le candidat de transition arrivera en tête au premier tour avec 40 % des voix contre 25 % au Président Wade. Tertio, la candidature de transition dite de réparation est non seulement un gage mais aussi met le pays pour un certain temps à l’abri des politiciens qui ont une mauvaise 
image auprès des populations. Quarto, les sénégalais qui sont fins d’esprit ont compris le but de cette manœuvre et pour la plus part ne cessent de se rabattre sur les conclusions des assisses nationales qui avaient clairement indiqué la voie à suivre pour déverrouiller le Sénégal. Ces assises qui ont été un véritable gouvernail avaient retenu un Sénégal abimé et qu’il fallait réparer. Et que seule une candidature de réparation pouvait remettre à l’endroit. Cette candidature de transition aura moins d’enjeu politique pour le candidat de préférence apolitique qui sera un Président par intérim pour assurer une transition allant de dix huit mois à trois ans, juste le temps de réorganiser les institutions de la république telles que formulées dans la conclusion de ces Assises nationales qui ont livré un diagnostic sans complaisance de tous les aspects de la vie nationale tout en proposant diverses recommandations 
rigoureuses contenues dans les rapports globaux et sectoriels. De facto, cette phase de transition est nécessaire pour s’attaquer dare-dare et sans retard aux urgences économiques, sociales, culturelles et politiques du pays. Autrement dit, relancer le Sénégal en appliquant un plan de redressement national axé sur le retour de la démocratie et de l’Etat de droit mais aussi remettre de l’ordre dans nos comptes publics. Surtout ces deux piliers qui sont extrêmement urgents et doivent se faire sous la conduite d’un homme désintéressé de la chose politique, imbu de certaines valeurs, politiquement consensuel, techniquement chevronné et bien introduit dans les relations internationales. 
 
En somme, le Sénégal est victime de ses élites politiques qui ont pillé le pays et qui ont failli dans tous les domaines essentiels. Notre pays traverse une situation catastrophique, marquée par une crise politique chronique et une faillite économique. Les Sénégalais sont fatigués et confrontés à des problèmes majeurs tels que la paupérisation aggravée par le clientélisme politico-économique, l’arbitraire, l’échec patent des décisions unilatérales du Président WADE et la mauvaise gouvernance animée par une corruption généralisée. La candidature unique et plurielle sont désarmées et risquées face à la candidature de transition ou de réparation qui est un gage parce que plus conforme aux enjeux de cette élection, au contexte actuel et aux attentes des sénégalais qui dans leur majorité veulent un stand bye avec les politiciens qui ne cessent d’hypothéquer leur avenir. Le Sénégal possède cette matière grise ad 
hoc qui peut conduire le pays à l’émergence dans les plus brefs délais. 
Par Cheikh Sidiya DIOP 
Secrétaire général de la Ligue des Masses 
Parti membre de Bennoo Taxawal Sénégal 
dcheikhsidiya@gmail.com 
MONSIEUR LE PRESIDENT, VOTRE SENEGAL N’A PAS D’AVENIR ! Ku ignaane sa ndonu sa deewin gnaaw 
Monsieur le Président, 
Notre génération –« blanchie et invalidée », après d’énormes sacrifices pour vous porter à la magistrature suprême, est aujourd’hui tenaillée par la déception, le doute et l’inquiétude face à l’avenir de notre chère nation. Votre mission était moins de faire mieux que le PS en termes de « réalisations » qu’ autrement que le régime socialiste en termes de gouvernance. Pire, vous avez inscrit votre action politique dans la continuité de la mal gouvernance en transformant le Palais de la République en siège incontesté de la corruption institutionnalisée avec les innombrables commissions, deals et « cadeaux » aux visiteurs de midi et de minuit. Votre prédécesseur avait au moins de la retenue. Vous, vous n’avez aucun repère moral. Notre pays n’a jamais connu autant de scandales en si peu de temps. Et vous en portez seul l’entière responsabilité. Ce Sénégal-là n’a aucun avenir ! 
LE PLAN K, LA PIRE INSULTE A NOTRE GENERATION 
Votre sortie sur Canal Info présentant votre fils comme étant le summum de la compétence, le meilleur de notre génération en dit long sur votre nombrilisme qui témoigne clairement d’un manque d’intelligence socio-émotionnelle. Ce projet de succession dynastique est la pire insulte à notre génération. Pour vous, ces vaillants jeunes qui ont tout bravé pendant les années de braises pour vous porter au pouvoir sont tous des incapables. 
Quelle ingratitude ! Toutes les « réalisations » du gouvernement sont mises à l’actif de votre fils pour lui forger une fausse image de travailleur infatigable et de leader exceptionnel avec un ministère gargantuesque. Il est dans toutes les sauces malgré son cursus assez modeste. Aucun compte ne lui est demandé en dépit des indices très clairs de gestion douteuse des ressources de l’Etat. Non, Monsieur le Président, votre fils n’est pas votre héritier politique, c’est un usurpateur ! Vos calots bleus perfidement camouflés dans l’armée et la police, ainsi que les dizaines de milliards de vos fonds politiques pour acheter la sujétion de notre peuple ne pourront assurer son intronisation forcée. A cette insulte générationnelle nous opposerons une citoyenneté debout et combattante. 
UNE PERIODE D’INTERREGNE GROSSE DE TOUS LES DANGERS 
En refusant de vous retirer officiellement de la course pour 2012 et de laisser votre parti démocratiquement choisir son leader, vous installez le Sénégal dans une période d’interrègne extrêmement volatile. Vous ne maitrisez plus rien. Cette atmosphère de fin de règne se traduit par l’accélération du pillage des ressources de l’Etat à une cadence insoutenable. Votre candidature n’est qu’une stratégie de diversion fondée sur un rêve déraisonné de placer votre fils quel qu’en soit le prix. 
Un troisième mandat comme au Niger est une violation flagrante de la Constitution. Vous l’avez vous-même admis. Vous avez épuisé vos deux cartouches, partez ! Il y a une vie après le palais. Votre parti fout le camp, parasité par une génération Kariminelle avec une mentalité « joni joni » de carpet-bagger. Le pays risque gravement de lui emboiter le pas. C’est irresponsable, Monsieur le Président ! 
Vous êtes d’une fourberie qui n’a d’égal que votre mépris déconcertant à l’égard non seulement de vos adversaires politiques mais également de vos alliés et fidèles compagnons. Nous vous demandons donc de changer de cap avant que le navire Sénégal ne s’enlise profondément dans la fange de la désintégration. Mais, nous ne nous faisons aucune illusion car vous êtes pris dans votre propre piège. Vous avez peut-être fait l’option de ne sortir du Palais qu’en marchant sur les cadavres des jeunes qui vous y ont installé. 
Votre management patrimonial et familial du PDS et de l’Etat met de l’eau dans le moulin des thèses afro-racistes d’un Sarkozy sur l’incapacité des Africains à prendre leur destin en main. Vous avez réussi la prouesse de faire de l’exception démocratique sénégalaise la risée du continent. Bët bu rusul tojj Le problème de l’Afrique, Monsieur le Président, n’est ni intellectuel, ni technologique encore moins économique. Il relève essentiellement d’un déficit d’éthique de leadership. Et sur ce plan vous partez largement handicapé. 
CINQUANTE ANS CA SUFFIT ! 
Vous avez certes construit quelques monuments, ponts, routes et écoles comme Houphouët. Mais comme lui, vous avez oublié l’essentiel : des institutions solides. On connait le résultat en Côte d’Ivoire. Comme Senghor vous voulez aussi votre festival, vos musées. Mais vous vous glorifiez aussi d’avoir votre propre système K2 en créant des milliardaires sortis de nulle part. Vous vous trompez d’époque, Monsieur le Président. A chaque leader sa mission. Les Sénégalais sont dépités par votre régime pourri, caractérisé par la mégalomanie, l’incompétence et la rapine permanente. Tout est « show-off, gisleen ma » chez vous : aucune vision, aucune cohérence, aucune discipline. 
Tout dans votre démarche de gouvernance rappelle l’absolutisme monarchique de Louis XIV : l’orgueil pharaonique, la promotion des moins-que-rien - surtout les déchets de l’ancien régime pour mieux les assujettir, les dépenses somptuaires, la fragilisation des institutions. 
Je m’oppose catégoriquement aux propositions de Souleymane Jules Diop et d’Abdoulaye Bathily consistant à vous garantir une immunité pour vous permettre de partir dans la dignité. Ce serait simplement prendre le pays en otage et verser dans le Wadisme le plus cynique. Sauf si en retour vous consentez à mettre en place un gouvernement de transition pour arrêter ce pillage honteux et organiser des élections libres et transparentes. Nous en avons assez des bara yegoos politiques qui hypothèquent sérieusement l’avenir de notre pays. Pour parer à toute tentative d’installer le chaos total en cas de défaite, nous offrirons cette immunité à certaines hautes personnalités de l’armée qui pourraient être compromises par vos pratiques machiavéliques de corruption calculée. Notre Génération croyait réellement en vous Maître. 
Elle vous a tout donné et vous l’avez trahie. Le réveil a été brutal mais, nous sommes plus que prêts à forger un nouveau destin pour le Sénégal en ouvrant une nouvelle ère de vraie rupture d’avec une certaine mentalité handicapante, asservissante et dégradante. L’avenir du Sénégal, Monsieur le Président, se construira sans votre fils avec sa Génération de Continuité de la mal gouvernance . 
Cinquante ans, ça suffit ! 
Elimane Mbengue Coordonnateur de JOG JOTNA.org – La Citoyenneté en Mouvement Portland, OR USA elimane@jogjotna.org 
 
Candidature de Wade en 2012 : Processus d’apprivoisement de la désobéissance civile et responsabilité historique de la presse  
 
 
Les bulles médiatiques de la scène politique sénégalaise ont encore repris du service. A la veille des élections de 2007, elles avaient vainement prophétisé la défaite irrévocable et déshonorante de Wade, aujourd’hui encore ce sont les mêmes voix qui inondent l’espace médiatique d’analyses pseudo scientifiques qui convergent toutes vers la même finalité : écarter Wade a priori de la course vers les présidentielles de 2012 à défaut d’espérer le battre démocratiquement.  
L’une des curiosités de la démocratie d’opinion, c’est qu’elle est l’unique univers dans lequel des individus sans légitimité aucune s’arrogent le privilège d’imposer, par des combines médiatiques, leurs vues au reste de la société. La presse a une responsabilité historique dans cette nouvelle forme de tyrannie d’une classe de rhétoriciens, dont ni la science ni la vertu ne sont exemplaires. Cette responsabilité est d’autant plus grande que la presse sénégalaise de ces dix dernières années est pathologiquement tournée vers le fait politique à l’exclusion de tous les autres faits de société. Et dans cette entreprise, la notion de presse-quatrième-pouvoir est en train de devenir une nébuleuse réalité dans notre pays.  
La façon dont le débat sur l’irrecevabilité de la candidature de Me Wade est en train d’être mené, illustre parfaitement cette dangereuse tendance de la presse à ne plus se contenter d’être un simple contre-pouvoir, mais à manipuler les autres pouvoirs à défaut de se substituer à eux. Ce n’est pas un hasard si ce débat est ontologiquement contemporain à une entreprise de dé-crédibilisation du Conseil constitutionnel par une sorte de tirs croisés à l’encontre de Cheikh Tidiane Diakhaté, président dudit Conseil : abus de pouvoir ou abus de liberté ?  
Le fait de revendiquer implicitement le monopole de la liberté de penser est le signe d’un abus de liberté dans notre corporation : non seulement, nos vues nous semblent infailliblement primer sur celles de nos concitoyens, mais nous sommes peu enclins à recevoir la critique. Nous sommes protégés par des lois et règlements et paradoxalement, nous rechignons à en payer le prix citoyen. Claude Fuzier, dans un éditorial de L’Ours n°241 de juillet 1993, a eu l’honnêteté de stigmatiser cette tendance au dogmatisme du journaliste actuel : ‘La contrepartie normale de ces droits remarquables est qu’il ne peut pas refuser d’être lui aussi commenté, apprécié et jugé. Les cris indignés de certains de mes ex-confrères lorsqu’ils se font égratigner, sont indécents et la référence qu’ils font alors à une prétendue atteinte à la liberté de l’information ridicule. Qu’ils répondent par d’autres arguments et cessent de 
feindre de se croire les seuls porteurs des vertus de la liberté’.  
En jetant en pâture l’honorabilité et l’intégrité morale du magistrat aux délibérations populaires, on prépare les esprits à recevoir, sans résistance ni esprit critique, les produits finis d’une entreprise de manipulation de la donne politique. On instille progressivement dans les esprits, les germes de la haine et de l’irrédentisme, pour demain prétendre que telle est la volonté des citoyens ! Le journaliste qui se permet de salir la réputation du juge sur la base de simples manipulations de faits, n’est guère motivé par une déontologie professionnelle, ni même par un quelconque souci d’objectivité. La besogne qu’il fait sous le manteau du journaliste professionnel, est plus vile que celle abattue par les propagandistes de métier qui essaiment dans les partis politiques. Cette contemporanéité entre le débat sur la candidature de Wade et le travail de déstabilisation de la personne morale du Conseil constitutionnel 
n’est donc pas fortuite.  
Il y a manifestement un désir inavoué de semer la confusion dans les esprits et, par ce moyen, d’asseoir un dangereux processus d’apprivoisement de la désobéissance civile. Ces derniers jours sont remplis d’anecdotes qui illustrent cette obsession de certaines élites (de tout genre) à inciter de façon insidieuse les Sénégalais à adopter des conduites irrédentistes pour, dit-on, faire face au régime de Wade. N’est-ce pas là une combine politico-médiatique consistant à persuader les citoyens que le vote est de toute façon inutile face au régime ? Le fait de faire ces amalgames concoctées n’obéit qu’à une seule logique : la manipulation en amont des esprits en leur imposant une autre grille de lecture erronée de la réalité.  
Thierry Meyssan, analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire, a bien cerné la question de l’ambivalence de la presse dans les démocraties modernes lorsqu’il constate que ‘depuis quelques années, l’opinion publique s’est inquiétée du rôle de propagande que peuvent jouer des chaînes de télévision. En donnant une information biaisée, voire délibérément mensongère, elles perturbent le jugement des téléspectateurs et influent sur le vote des électeurs’. La focalisation de l’attention du peuple sur un aspect de l’actualité nationale, la transmutation de l’inessentiel en essentiel, la sublimation des moindres ou pires actes de l’adversaire : ce sont là quelques détails des astuces d’une presse qui fait de la propagande sans avoir le courage et l’honnêteté de l’assumer.  
La politique de la surenchère est comme celle de la terre brulée : elle est fille de la cupidité et de la convoitise. S’opposer à la candidature de Wade en évoquant la Constitution et en exerçant en amont une pression psychologique sur les membres du Conseil constitutionnel, c’est exactement faire la même chose que l’on reproche à l’actuel locataire de l’Avenue Roume ; à savoir instrumentaliser la Constitution et les institutions républicaines.  
En théorisant sa crainte de voir la démocratie se muer en une simple aristocratie de rhéteurs, Platon avait parfaitement bien interprété la nature toujours fourbe de l'homme - cet être tellement imprévisible qu’aucune loi n’est suffisante à la maintenir dans les limites de la vertu et de la décence républicaines. Ce à quoi nous assistons en écoutant tous ces constitutionnalistes et doctes politologues (décidément très à l’aise dans les studios des médias) au sujet de la candidature de Me Wade n’est ni plus ni moins qu’une agitation politico-médiatique entretenue par une élite de rhétoriciens.  
Il y a tellement de confusions ces derniers jours dans l’interprétation de la Constitution qu’on est en droit de se demander si cette dernière sert encore à quelque chose : ceux-là mêmes qui l’ont rédigée et qui se sont brusquement convertis en défenseurs de ‘l’esprit de la loi’, sont incapables de théoriser l’invalidité de la candidature de Wade en 2012 sans violer d’autres principes de la même Constitution.  
De quoi s’agit-il ? Le président Wade a été élu en mars 2000 sur la base de la Constitution du 7 mars 1963 (plusieurs fois modifiée) qui stipule en son article 22 : ‘La durée du mandat présidentiel est de sept ans.’ Ce mandat a été ramené à cinq ans par la loi n° 2001-03 du 22 janvier 2001 portant Constitution de la République du Sénégal telle qu’issue du référendum constitutionnel du 7 janvier 2001. En son article 27, ladite loi pose : ‘La durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.’ C’est la lettre.  
Dans son esprit et dans sa lettre, la Constitution actuelle permet-elle à l’actuel président de la République d’être à nouveau candidat en 2012, après deux mandats (2000-2007 et 2007-2012) ? En droit, il est dit que ‘l’office de la loi est de régler l’avenir ; le passé n’est plus en son pouvoir.’ Autrement dit, par principe, il est de la sécurité juridique des citoyens qu’un acte présent ne puisse pas rétro-produire ses effets sur une situation passée, nous rappelait le docteur Alassane Ndiaye dans une brillante tribune parue dans la presse ivoirienne, intitulée ‘de la légalité et de l’opportunité de la candidature du président Wade en 2012’.  
En vertu de ce principe de non rétroactivité, les nouvelles dispositions constitutionnelles intervenues en 2001 pour régir l’actuel mandat du Président de la République sont à interpréter dans le sens de l’avenir. Elles ne peuvent avoir force de loi rétroactivement et, par conséquent, ne sont opposables au président de la République qu’à l’expiration d’un septennat acquis sous l’ancien régime constitutionnel. Sous cet angle, durant la période allant de 2000 à 2007, le président de la République n’a fait qu’exercer un mandat à ‘valeur transitoire’ entre la fin de l’ordre constitutionnel ancien (septennat) et le début de l’ordre constitutionnel nouveau (quinquennat). A partir de 2007, il y a une remise à plat, et de la durée et du nombre de mandats présidentiels. Et c’est là l’esprit de la nouvelle Constitution que les Sénégalais ont entérinée par environ 94 % de votes positifs au référendum de 
janvier 2001.  
L’échéance de 2007 constituait, pour ainsi dire, l’an zéro de la limitation de la rééligibilité à la présidence de la République. A cet égard, l’actuel président peut être considéré comme ayant été élu pour la ‘première fois’ en 2007. Ce qui voudrait dire qu’il a encore un bail de 5 ans que la constitution de 2001 lui autorise à partir de 2012. Si l’on s’inscrit dans la perspective de ceux qui veulent faire l’impasse sur ce principe de non rétroactivité de la loi constitutionnelle de janvier 2001, le mandat initial de Wade de 7 ans aurait dû alors être interrompu en 2005 et des élections présidentielles auraient dû être organisées à cette date. Cela n’ayant pu être le cas, il serait plus logique, pour ceux qui pensent aujourd’hui que le président violerait la Constitution en se présentant candidat en 2012, de soulever en même temps la question de la légalité, de la constitutionnalité de la portion 
du mandat exercé entre 2005 à 2007.  
Il est sans doute difficile de s’en apercevoir, mais en vérité, les Sénégalais, par le référendum de 2001, ont offert au président Wade un ‘mandat-cadeau’ de 7 ans. Ils lui ont permis de bénéficier des effets de l’ancienne Constitution et de s’édicter l’avantage légal de jouir, à l’avenir, de la totalité des effets électoraux de la nouvelle Constitution (deux mandats au plus).  
La vérité est que la seule chose que l’on peut reprocher à cette candidature de Wade est d’être un abus de la légalité : Wade est dans ses droits au regard de la Constitution, mais au regard d’autres considérations comme son âge avancé, sa déclaration à la radio Rfm, etc., il est peut être en conflit avec la morale, l’élégance républicaine et la tradition des grandes démocraties. Il faut admettre alors que la question déborde l’espace juridique, voire s’en écarte carrément et devient une affaire purement politique, pour ne pas dire politicienne. La question ultime que l’on doit se poser ici est de savoir si on peut politiquement reprocher à quelqu’un de sortir de toute considération morale pour se placer résolument dans la perspective politique s’il a pour vocation de faire de la politique avec comme impératif suprême la réussite ?  
Sous ce rapport, c’est manquer de courage politique et de vertu républicaine que de chercher à amener le Conseil constitutionnel et la Constitution à solder des problèmes de politique purement politicienne. Et pour dire encore un mot sur le conflit entre le propos de Wade à Rfm et sa décision d’être candidat en 2012, il faut simplement signaler que cette incohérence est à mettre sous le compte des pièges de la démocratie et notamment de celle d’opinion. En effet, les régimes démocratiques sont toujours accablés par une soif insatiable de légitimation qui les condamne à une course effrénée vers toujours plus de propagande et de choix populistes. Les propos incriminés visaient, à coup sûr, à donner davantage de légitimité morale après l’acquisition d’une légitimité politique contestée sans raison par des adversaires politiques peu scrupuleux.  
S’il arrive souvent à l’homme politique moderne de se dédire, c’est bien parce qu’au lieu de dicter sa vision à la société et d’exercer sans partage son autorité, il est obligé de les négocier. Aux Usa, en France, comme en Angleterre, les dirigeants sont tragiquement obsédés par la baisse de leur popularité et ce, même lorsqu’aucune élection ne pointe à l’horizon. Ils sont donc constamment amenés à ajuster leur vision politique, leurs choix et même parfois leurs idées aux pulsions de la société.  
 
Candidature de Wade en 2012 : II - La manipulation politico-médiatique 
 
 
L’impression de campagne électorale permanente que donnent les démocraties modernes est, en partie, liée à cette tragédie d’un pouvoir toujours plus frileux et fragile malgré sa légitimité. Les offensives de charme prennent souvent le dessus sur les options stratégiques parce que tout pouvoir qui s’absente des esprits, est bientôt chancelant et évanescent. Le drame est d’autant plus profond que l’adresse de la manipulation politico-médiatique condamne le dirigeant à être sur la défensive plutôt qu’à exposer ses propres vues.  
Les questions que l’on pose, sont souvent nanties d’insinuations, les critiques que l’on fait, obéissent parfois à de la tactique de déstabilisation de son interlocuteur ; de sorte que, trop souvent, le climat dans lequel se déroule l’interview de l’homme d’Etat influence son argumentaire s’il ne le détermine pas.  
La manipulation médiatique est une réalité dans tous les pays démocratiques : le choix des thèmes et la façon quasiment monomaniaque dont certains d’entre eux sont traités, sont clairement tributaires de certains calculs politiques ou commerciaux. Sur ce point, l’analyse de Thierry Meyssan est d’une rare lucidité : ’Les téléspectateurs de TF1 ont été beaucoup plus sensibles que les autres aux questions de sécurité lors de la dernière élection présidentielle parce qu’ils avaient été matraqués de sujets consacrés à des faits divers, parfois traités de manière abusive pour inspirer la peur’.  
Que dire de plus sinon que le patron de cette chaîne de télévision est réputé être proche d’un candidat (finalement élu) dont le principal cheval de bataille était la question de la sécurité ? En tout état de cause, on ne peut pas se permettre de commettre la légèreté consistant à interpréter la Constitution d’un pays par de simples déclarations de presse d’un chef d’Etat. Un fait est constant dans cette bataille politico-médiatique : ses initiateurs sont tous politiquement connotés : l’aversion historique que les uns ont toujours exprimée à l’égard de Wade et le divorce récent des autres avec ce dernier sont autant de paramètres qui peuvent jeter le discrédit sur l’objectivité de leurs analyses.  
Les coulisses de la malhonnêteté peuvent parfois être d’une habilité qui échappe non seulement à la vigilance des plus méticuleux, mais aussi à la clairvoyance et à la précision de toutes les lois humaines. C’est la raison pour laquelle aucune loi positive ne suffira à régler ce que l’éthique est la seule habilitée à régler. Sans la vertu républicaine et ce que Max Weber appelle l’’éthique de conviction’, toutes les lois sont vaines, mais on sait aussi que face au conflit récurrent entre cette ‘éthique de conviction’ et ‘éthique de responsabilité’, la plupart des juges sont souvent désemparés. Laquelle des deux faut-il privilégier ? Pourrait-on jamais reprocher à un juge d’avoir donné son verdict par intime conviction même s’il sait que les conséquences de ce verdict peuvent être dramatiques ?  
En jugeant coupables Mamadou Dia et Cie, les membres de la Haute Cour de justice de l’époque n’ont-ils pas agi par intime conviction ? Sont-ils pour autant responsables du sort jugé ‘injuste’ des ‘coupables’ ? On voit donc que ceux qui prétendent que les Sénégalais et même les sages du Conseil constitutionnel sont obligés de tenir en compte de l’âge avancé de Wade et apprécier la recevabilité de sa candidature en fonction des conséquences de sa probable réélection sont de très mauvaise foi. En larguant la bombe ‘A’ sur Hiroshima, le pilote a accompli son devoir de soldat, peut-on lui imputer la responsabilité des conséquences humanitaires de son obéissance au principe du devoir militaire ?  
Chacun d’entre nous est quotidiennement amené à faire des choix dont les conséquences dépassent largement sa responsabilité : alors, arrêtons de presser les juges à privilégier ‘l’éthique de responsabilité’ sur ‘l’éthique de conviction’ dans leur travail de juges. Arrêtons par la même occasion de demander aux citoyens sénégalais d’apprécier la candidature de Wade en fonction de sa vieillesse et de son incapacité probable de terminer un prochain mandat. De telles pressions témoignent en dernière instance d’une énorme dégringolade dans l’échelle de la stupidité politique, car la conviction qui amène les adversaires de cette candidature à être pessimistes sur les aptitudes de Wade à gouverner au-delà de 2012, a la même dignité que celle qu’ont ses partisans à être optimistes.  
Ce qui est frappant dans la scène politique sénégalaise, c’est que tout homme politique est exonéré de ses crimes et turpitudes dès qu’il s’oppose au régime de Wade, elle se permet même de jouer les premiers rôles dans ‘sa nouvelle demeure’. Du côté de l’opposition, on entend souvent dire que les plus prompts à défendre la candidature de Me Wade sont des néolibéraux comme si ceux qui sont présentement en train de tirer quotidiennement à boulets rouges sur son régime n’étaient pas, il n’y a guère longtemps, ses collaborateurs ! Comment comprendre que dès qu’on sort de la sphère du régime, on voit celui-ci comme le plus monstrueux régime de la planète ? Des acteurs politiques qui ont assumé neuf ou huit des dix ans de l’Alternance, font comme si le fait de quitter le régime était suffisant pour les absoudre définitivement. Aussi être dans l’opposition ou la rejoindre est-il devenu synonyme de virginité politique et de transparence. On pourrait à ce titre résumer cette comédie par l’adage qui dit que ‘plus le passé est sombre, plus la rédemption est claire’. Et comme dit Louis XIV, ‘c'est toujours l'impatience de gagner qui fait perdre’, il n’est pas insensé de penser que le débat précipité sur la recevabilité de la candidature de Me Wade risque d’être plus préjudiciable à ses instigateurs que le principal concerné.  
 
Pape Sadio THIAM Journaliste Cabinet Enjeux Communication 77 242 50 18 thiampapesadio@yahoo.fr 
 
Seneweb.com : Jeudi 9 Sep 2010 
Rapport de la Cena : Wade s’en prend à l’ancien président et boude la cérémonie  
 
Si le président de la République a annulé la cérémonie de remise du rapport 2009 de la commission électorale nationale autonome (Cena), c’est parce qu’il était entré dans une colère noire après que l’ancien président de la Cena, Moustapha Touré, lui a tenu tête. 
 
Le président de la République voulait qu’il présente le rapport à la place de Doudou Ndir, actuel président de la Cena, pour qu’il puisse l’humilier. Une occasion que Moustapha Touré a refusé de lui donner. Après avoir reçu le rapport 2009 et la demande d’audience pour la présentation solennelle, le chef de l’Etat avait exigé de Doudou Ndir que Moustapha Touré soit présent. 
 
Informé, l’ex-président de la Cena a accepté de les accompagner. 
 
Jeudi, ils se sont rendus au palais de la République. Mais au moment où Doudou Ndir se préparait à présenter le rapport 2009, le président de la République l’a arrêté net pour dire que c’est à Moustapha Touré de présenter ce rapport puisque couvrant une période où il était aux commandes. L’ancien président de la Cena de lui dire, selon des sources concordantes : « Monsieur le président avec tout le respect que je vous dois, c’est à l’actuel président Doudou Ndir de faire la présentation ». Abdoulaye Wade revient à la charge : « C’est à vous de le faire. » Moustapha Touré de camper sur sa position : « c’est Doudou Ndir qui présentera ce rapport. Pas moi. » Face à ce refus catégorique de Moustapha Touré, le président entre dans une colère noir et tempête : « Vous n’avez rien à faire ici. La séance est levée. » Joignant l’acte à la parole, il quitte la salle avec ses gardes du corps et ses 
collaborateurs, contraignant ainsi Doudou Ndir et sa délégation à repartir sans faire la présentation du rapport pour lequel ils étaient venus. 
 
 
Auteur: senewebnews Article Source 
 
L’assaut filial  
Souleymane Jules Diop Jeudi 9 Sep 2010  
 
« Il était comme le coq qui croyait  
que le soleil s’est levé  
pour l’entendre chanter »  
George ELIOT  
 
Le sentiment d’exaspération qui s’était emparé des hiérarques du Pds est en train de partout se transformer en une révolte généralisée. On n’en peut douter. Depuis que Pape Samba Mboup a déclaré la guerre au « mouvement », le Pds tout entier s’est mis en ordre de bataille. Comme s’ils s’étaient passé le mot, les libéraux contestataires ne laissent plus aucun jour passer sans déverser leur colère sur la place publique et dire à quel point ils exècrent la Génération du concret. Les troupes abandonnées à elles-mêmes, qu’elles soient à l’Assemblée nationale, au Sénat ou au Conseil économique et social, ne veulent plus se laisser abuser. Il faut être un trop parfait courtisan pour marquer de la surprise à entendre les cris d’indignation et les appels à la révolte. On les entend jusque dans les couloirs du palais de la République.  
Le système qu’avait instauré Abdoulaye Wade à l’entame de son magistère agissait sur deux leviers psychologiques qui ont assuré jusqu’ici sa pérennité, l’espoir et la crainte. Mais il a atteint ses limites quand celui qui dispensait les satisfécits et imposait les blâmes ne les peut plus. Il n’y a plus rien à espérer, plus rien à craindre. Le chef de l’Etat et son fils ne suscitent que du mépris à leur passage. Ils ont tenté de se défaire d’Aminata Tall et de Souleymane Ndéné Ndiaye, avant de se résigner devant la clameur qu’ils ont suscitée. C’est maintenant sans complexe que le Premier ministre revendique son amitié avec Macky Sall, ses relations avec Youssou N’dour, Bara Tall et Idrissa Seck, en laissant entendre à qui le veut qu’il ne laissera personne utiliser l’appareil d’Etat pour régler des comptes politiques.  
Il est fini le temps où consentir était un loisir avantageux et contester, un jeu dangereux. La menace est toujours présente. Nombre de gens paient encore pour leur courage comme viennent de le faire, à des kilomètres de distance, un diplomate chevronné et un agent émérite, tous deux coupables de ne pas sacrifier leur honneur pour le bonheur de la fratrie présidentielle. Il est reproché au premier d’agir pour le compte de Cheikh Tidiane Gadio, au second de prêter sa tête et sa plume à Pape Diop. Mais la colère engendrée par l’injustice et les humiliations a pris le dessus sur la crainte des sanctions et de la déchéance matérielle. Tout homme frustré devient ainsi un homme radicalisé.  
Le président de la République est le premier responsable de cette vague de mécontentement d’une ampleur jamais égalée. L’acte de trop a sans doute été la désignation de Farba Senghor comme coordonnateur du Pds, suivie de la promotion exclusive d’illustres inconnus. Mais Karim Wade y a mis du sien. Car s’il y a un domaine dans lequel le fils du président de la République s’illustre savamment, c’est bien dans l’art de se faire des ennemis. Les attaques contre Souleymane Ndéné N’diaye à peine estompées, il avait déjà engagé la guerre contre Samuel Sarr et disposé ses troupes contre Pape Diop. Cheikh Tidiane Sy savoure son retour au ministère de la Justice et se fait un malin plaisir à lancer la Dic aux trousses des « karim boys » de Ndioum et de Colobane. Madické Niang souffre de se faire tout le temps doubler. Même Habib Sy, qui se présente opportunément comme un « concrétiste », n’en finit pas de pester 
contre celui qui lui a pris le « Ministère des Infrastructures, de l’Équipement, des Transports terrestres et des Transports maritimes intérieurs » qu’il occupait.  
Le fils du président de la République ne fait jamais l’hypocrite. Il n’aime pas ses ennemis et les combat avec abnégation. Cette logique implacable s’applique aussi à ceux qui s’évertuent à lui chercher du bien. Si bien qu’on le croirait voué au même sort que le scorpion de la fable, obligé de mordre tous ceux qui tentent de lui sauver la vie. 
 
Ce qui est en train de se passer est le résultat de plusieurs années de frustrations contenues, d’humiliations subies pour le plaisir de l’insurpassable fils. Ebloui par Karim Wade « la lumière », le président de la République s’est laissé aveugler. C’est ainsi que pensant sa victoire aux élections locales certaine, il s’en est allé vendre les mérites de son fils à Nicolas Sarkozy, qui s’est tordu de rire en apprenant les brillants résultats du « meilleur des sénégalais » aux élections locales de mars 2009.  
Dans les prochaines semaines, la même campagne qui avait été engagée contre Macky Sall va être menée contre Pape Diop, sous la conduite du neveu Doudou Wade. Le président du Sénat avait, lors du vote de la loi limitant le mandat du président de l’Assemblée nationale à un an, demandé l’application du même principe au Sénat. Mais cela n’a pas suffi à rassurer Abdoulaye Wade. Depuis trois ans, les affidés de la Génération du concret rodent dans les rues de Dakar et manœuvrent inlassablement pour déstabiliser l’ancien financier du Pds. Il a réussi à rassembler en face de lui tous ceux qui croient avoir été injustement traités, allant de Macky Sall à Idrissa Seck, en passant par Samuel Sarr, Abdou Fall, Babacar Gaye, Pape Samba Mboup et toute cette masse silencieuse qui rêve de le voir à terre pour l’achever. Quoi qu’ils fassent, la bataille est maintenant inévitable entre le Pds authentique et un Pds composé de 
Paabi, Doom jo, Sohna si, conduits par Farba Senghor, leur cocher de fiacre.  
Abdoulaye Wade a la main mise sur l’Etat, mais il n’a aucune prise sur les hommes. C’est le grand enseignement de ces dix dernières années pendant lesquelles rien n’a été négligé pour offrir le pays à Karim Wade. La suppression du poste de numéro deux dans le Pds, les centaines de milliards engagés dans les chantiers de l’Anoci, son ministère gigantesque qui lui octroie près de la moitié du Budget général de l’Etat, tout a été fait dans le seul but de l’imposer aux Sénégalais. Des entreprises ont été liquidées, des familles disloquées, de pauvres innocents emprisonnés pour ce piètre résultat. Le président de la République a fiance en un fils qui se révèle au final, un incapable. Mais à la décharge de Karim Wade, le président de la République n’est lui-même capable de rien. Aucun coup ne lui réussit. Tout ce qu’il échafaude finit par s’effondrer. Le débat sur sa candidature qu’il ne veut plus 
entendre, c’est lui qui l’a appelé de tous ses veux, en se déclarant candidat à trois ans de la présidentielle. Il trouve maintenant malsain qu’on lui rappelle les dispositions de la Constitution et ses propres propos sur le sujet. Il a disloqué son parti en croyant réussir une prouesse politique, voilà que le Pds se retourne contre lui. Il fait preuve de la même ingéniosité en détournant l’argent du contribuable, mais il se fait toujours prendre. Il est normal qu’à ce stade, la moindre lumière l’éblouisse.  
SJD 
 
 
P.S : J’ai trouvé les recommandations de la Cena sur le vote des sénégalais de l’extérieur monstrueuses et choquantes. Au Sénégal, le vote n’est pas obligatoire, il procède d’un libre choix. Dire qu’on va supprimer le vote des Sénégalais de l’extérieur à cause d’un taux de participation très bas, c’est se dispenser de toute réflexion sur les raisons pour lesquelles les citoyens ne se livrent pas à cet exercice hautement citoyen, surtout quand le régime en place rend difficile l’obtention de la moindre pièce d’identification. Cela voudrait dire que quand les populations de Diourbel ne seront pas nombreuses à aller voter, il faudra supprimer le vote à Diourbel. C’est de la pure folie.  
Auteur: Souleymane Jules Diop  
 
 
L’urgence est ailleurs. Pas dans la candidature de Wade ! 
 
 
L'actualité récente s'est beaucoup focalisée sur le débat concernant la candidature de Wade pour un troisième mandat. Aussi légitime qu'il soit, ce débat qui semble occuper bon nombre de nos élites est loin d'être une priorité pour la majorité des Sénégalais, plus préoccupée par la gestion d'un quotidien caractérisé par les inondations, les délestages, la corruption à grande échelle et cela au plus haut niveau de l'Etat, au point de les faire désespérer de lendemains meilleurs.  
Sans m'attarder sur les dimensions juridiques, il me semble utile de rappeler que la constitution du 22 janvier 2001 a été adoptée par voie référendaire par le peuple sénégalais dans des proportions jamais égalées. L’adhésion qu’elle a suscitée, était à la hauteur de l’espoir que nous portions sur le président nouvellement élu, et méconnu. Cette Constitution, avec l’illusion qu’elle avait entretenue, était adoptée dans la volonté de limiter la durée et le nombre de mandats du chef de l’Etat. Ma position reste qu’il va de soi qu’il doit y avoir une limite d’âge à l’exercice de la fonction présidentielle, tout comme il y en a à l’exercice de toutes les fonctions administratives et libérales. Il en va de la sécurité de l’Etat. Ce simple principe déclasse la potentielle candidature de Me Abdoulaye Wade aux prochaines élections de 2012.  
C’est d’ailleurs un affront au peuple sénégalais que de vouloir présenter cette candidature comme la candidature la plus crédible compte tenu de son bilan. Bien qu'on lui reconnaisse certaines réalisations, l’instabilité gouvernementale, l'impunité, la promotion de médiocres, la paternalisation des patrimoines de l'Etat, l’incapacité à trouver des solutions aux problèmes primaires des Sénégalais montrent, jour après jour, les limites de l’amateurisme d'Etat et du manque d’éthique et de bonne foi qui caractérise sa gestion. Il appartiendra à chacun d’entre nous de se déterminer en 2012 par rapport aux conclusions qu’il fait du bilan des 12 années de l’alternance. Nul besoin de rappeler la maturité politique et le sens démocratique du peuple sénégalais. Je lui témoigne toute ma confiance pour faire le meilleur choix au moment venu.  
Pour notre part, s’il advienne que le peuple place sa confiance sur notre formation politique et/ou sur l’idéal de gouvernance que nous entendons promouvoir, nous engagerons une réforme du Conseil constitutionnel, de son organisation à son fonctionnement. A cela plusieurs raisons : la majorité des litiges qui lui parviennent, aboutissent à des décisions d’incompétence. S’y ajoute le fait que cette institution quasi hermétique, ne peut être saisie directement que par le président de la République ou un groupe de députés constituant au moins un dixième des membres de l’Assemblée. Nous entendons permettre à tout citoyen qui le souhaite, de pouvoir saisir cette institution dont nous garantirons l’indépendance vis-à-vis de l’exécutif. Par ailleurs, sur le mode de nomination de ses membres, il sera plus que salutaire de mettre fin au monopole présidentiel en la matière. Et enfin nous voulons une révision en profondeur de la 
Constitution, qui a fait l’objet de tellement de tripatouillage, qu’elle est sujette à toutes les interprétations. Il nous faut aujourd’hui rétablir l’équilibre de la Justice de façon à ce que tous les Sénégalais puissent être considérés égaux devant la loi.  
En attendant, raison est de rappeler que nous sommes en 2010, devant un pouvoir qui ne réserve aucune issue au débat contradictoire. Et d’expériences, le président Abdoulaye Wade sait qu’il n’existe malheureusement pas au Sénégal une instance, fut-elle légitime, à même de saper son autorité. Aucune institution n’est en mesure de l’empêcher de se porter candidat à sa propre succession pour un troisième mandat, illégal. De surcroît à l’âge de 86 ans. C’est ça la triste réalité qui révèle la faiblesse de nos institutions, l’hypertrophie des pouvoirs de l’Exécutif et l’insoutenable mélange des genres qui fragilise la justice et saborde les efforts de générations de patriotes et de magistrats. Ce débat sur sa candidature, il est celui qui l’a ouvert et en même temps clos, par la nature même de ses déclarations.  
Les solutions à nos problèmes d’inondation, d’aménagement territorial et de vécu quotidien sont toujours à désirer. Le respect des Sénégalais dans la souffrance de la vie chère et la survie quotidienne ne peut pas permettre qu’on s’attarde sur un débat politicien, sur la candidature illégale ou pas du président de la République.  
L’urgence est ailleurs, dans le besoin de trouver des réponses aux problèmes récurrents des Sénégalais. J’appelle les politiques à faire l’effort de prendre les préoccupations des Sénégalais comme seul gage de leur engagement. J’appelle le président de la République à écouter les complaintes de ses compatriotes. Qu’il honore les 26 ans de sa vie qu’il a consacrés à la consolidation de notre démocratie et les 10 ans au service des prérogatives que lui ont assignées ses fonctions de président de la République. Vu son âge avancé, le dernier service qu’il peut désormais rendre au peuple sénégalais, sans tarder, c’est de changer de cap, et créer les conditions d’une élection démocratique et transparente.  
Je rappelle que notre parti, le Fsd/Benno Jubël, réaffirme résolument son ancrage auprès des populations meurtries par les situations inextricables qui prévalent dans ce pays. L’urgence, c’est de trouver les voies et moyens d’alléger leurs souffrances.  
Cheikh Bamba DIEYE Secrétaire général du Fsd/Bj 
 
Guerre entre le Ps et le Pit ! 
Le Parti de l’Indépendance et du Travail (Pit) et le Parti socialiste (Ps) se « fusillent » et se « descendent » mutuellement par deux de leurs responsables interposés : Ibrahima Sène et Me Moustapha Mbaye. De nombreux organes de presse se font l’écho de cette lutte à distance fratricide, qui n’augure rien de bon pour l’opposition sénégalaise. Pour ce qui me concerne, sans vraiment donner de leçons à qui que ce soit – je n’en suis pas de taille d’ailleurs –, je renvoie dos à dos les deux protagonistes et leurs partis respectifs. 
 
Notre pauvre pays qui traverse l’une des heures les plus graves de son histoire, n’a que faire de querelles byzantines qui nous éloignent de l’essentiel : l’arracher des mains ensanglantées et inexpertes qui le plongent chaque jour davantage dans un chaos dont nul ne peut calculer les conséquences sur les générations présentes et futures. Consciemment ou inconsciemment, certains de nos compatriotes travaillent pour les prédateurs que sont Me Wade et ses minables courtisans. Le principal problème pour le Sénégal, c’est ce vieillard de 86 ans avide de milliards et d’honneur, devenu grabataire et s’accrochant désespérément au pouvoir en dehors duquel, à ses yeux, il n’y a point d’autre vie possible. Ce vieillard devient chaque jour plus fragile et plus vulnérable, par ses seuls faits. Il devient surtout très dangereux pour l’avenir de notre pays. Notre opposition ne tire malheureusement aucun profit de cette opportunité, 
chacune de ses composantes passant plutôt le plus clair de son temps à contempler son nombril. Ce faisant, elle s’expose et nous expose à un énorme risque : la réélection de Me Wade en 2012, ou l’élection de son fils, s’il ne tient plus sur pieds. Ce n’est pas seulement une vue de l’esprit : tout est possible avec nos compatriotes qui ont tellement avalé de couleuvres depuis dix ans, et en toute passivité ! C’est comme s’ils avaient perdu toute capacité d’indignation ! 
 
Si j’avais en tout cas un souhait à exprimer en ce Jour béni de l’Aïd-El-Fitr, ce serait que le peuple se rebiffe enfin, et qu’émergent de Benno Siggil Senegaal et de la Société civile debout, des hommes et des femmes compétents, de bonne moralité et sans antécédents connus de mauvaise gestion. Le Sénégal de l’après 2012 a besoin de gens qui n’ont pratiquement rien à se reprocher, et qui seraient l’aise pour remettre en cause les fortunes colossales et autres importants biens immobiliers mal acquis par les tenants du pouvoir actuel, dont nombre d’entre eux tiraient carrément le diable par la queue avant le 19 mars 2000. 
 
Je ne mets ici en cause aucun homme, aucune femme en particulier. Mon seul souhait, c’est que le pays soit gouverné au lendemain de 2012 par les meilleur (e) s d’entre nous. Il est vrai que je ne peux pas empêcher des morveux de se moucher. 
 
Je souhaite une bonne fête de korité à tous mes compatriotes, de la classe politique, de la société civile et où à quelque autre structure qu’ils appartiennent. 
 
Mody NIANG 
 
LA CONFRERIE DES MENTEURS, DES FOSSOYEURS ET DES MAFIOSO: La République étranglée  
Est-il aujourd'hui besoin de rappeler que le Sénégal, ce bout du monde où vivent prés de quatorze millions d'âmes, va mal. Ce serait un euphémisme même de le dire tellement ce qui s'y passe dépasse tout ce que la raison (intuitive comme discursive) pourrait imaginer, encore moins accepter. Un seul constat s'impose: ce pays se sent aujourd'hui étranglé. 
Du détournement de deniers publics à la violation quasi quotidienne des institutions en passant par le mensonge d'Etat, rien n'est aujourd'hui épargné au Sénégal et aux valeureux hommes qui y vivent quotidiennement une vie de lutte et de sacrifices. Si ce ne sont pas les ministres de la Républiques qui sont délestés de dizaines, voire de centaines de millions de nos pauvres francs soigneusement camouflées dans les tréfonds de leur coffre-fort familial, c'est le Président de la République qui, dans un élan de populisme sans commune mesure, déclare, à quatre vingt six ans, sa candidature pour les échéances électorales qui se profilent à l'horizon 2012. Une candidature que notre constitution a fini d'invalider en ses articles 27 et 104.  
 
Lui même n'avait-il pas déclaré sur les ondes de la radio qu'un troisième mandat devenait impossible dés lors que la constitution le lui interdisait ? Que cache, alors, cette candidature à la fois inopportune, illégale et dangereuse pour notre pays ? En tout état de cause, c'est à une véritable entreprise de viol collectif sur les sénégalais et de désacralisation institutionnelle à laquelle nous semblons assister et si rien n'est fait pour sauver notre pays, ce bateau battant "pavillon Sénégal" risque de sombrer à l'image du bateau "le Diola" englouti par les eaux de l'océan atlantique une nuit de septembre 2002. 
Farba Senhor a été délesté de plusieurs millions de francs par des membres de sa famille, Ousmane masseck Ndiaye, quatrième personnage de l'Etat a été victime d'un vol d'argent perpétré par des membres de son entourage familial, une somme d'argent qui avoisinerait, selon les dires...les cinquante millions de francs cfa. Le chef de la diplomatie sénégalaise, Me Madické Niang pour ne pas le citer, aurait lui même été délesté, par son propre fils d'une quarantaine de millions, une somme que le gamin grincheux et capricieux aurait utilisé pour faire la fête. Enfin, c'est le chef de cabinet du puissant ministre Karim Wade, Bachir Diawara, qui serait impliqué dans une affaire de trafic de visas vers l'Arabie Saoudite. 
 
Pourtant, l'opinion était en mesure de s'attendre à une réaction énergique de la part du Président de la République face à cette bande de fossoyeurs des deniers de l'Etat que rien ne semble pouvoir arrêter. Mais, hélas, comme à son habitude, et à chaque fois qu'un des membres de sa cour est impliqué dans des malversations, le Président de la République ne trouva rien d'autre à dire à son ministre sinon de calmer ses enfants, ni plus ni moins. Dans une démocratie digne de ce nom, les ministres précités auraient tout bonnement été démis de leur fonction et leurs proches cités dans ces affaires de malversation traînés devant les juridictions afin qu'ils s'expliquent sur ces sommes à l'origine absolument douteuse, des sommes appartenant sans nul doute au contribuable sénégalais.  
 
Mais hélas, il n'existe rien d'étonnant dans cette démarche de notre "cher" Président si l'on sait que lui-même, tout comme sa famille, traîne des casseroles financières que l'opinion nationale et internationale n'est pas prés d'oublier. Tôt ou tard, ils devront répondre de leurs actes. Et, comme si ces gens avaient décidé de ne rien épargner à notre pays dans cette macabre entreprise de destruction de tout ce qui constitue les valeurs humaines et morales de notre pays, c'est son chef de cabinet, en l'occurrence Pape Samba Mboup, qui monte au créneau pour défendre son ex compagnon de cellule, Samuel Sarr, celui-là même avec qui il a goûté aux "délices" de la citadelle du silence dans l'assassinat de Me Babacar Sèye.  
 
Dans ce qui semble être un règlement de compte avec la génération du concret et de ses ouailles, en l'occurrence Awa Ndiaye et les autres, Pape Samba Mboup, ce personnage au passé sulfureux, sans faire dans la langue de bois, dira que ceux qui doivent foutre le camp (ce sont bien ses mots), ce n'est pas Samuel Sarr mais plutôt ceux-là qui ont surfacturé des ustencils de cuisines, qui ont dévoyé le plan Jaxaay en y faisant loger des gens qui ne sont pas des ayant droits ou encore ceux-là qui ont été épinglés dans des dépenses extrabudgétaires. Qui ceux, M. Mboup ? Le courage de votre part et la logique dans votre raisonnement aurait requis que tu balances des noms afin que nul n'en n'ignore.  
 
Ce sont, véritablement, là, des aveux et aveux ne pouvaient être aussi explicites que ces aveux-là venant d'un homme comme cet homme-là pour qui rien de l'histoire, avec un grand H, du parti au pouvoir ne constitue un secret pour lui. Mais comme toujours, avec ces gens sans foi ni loi, les scandales constituent une simple routine et toujours finissent par se tasser avant qu'on ne reparte de plus belle avec d'autres scandales, les uns aussi gravissimes que les autres. La question que j'ai envie de me poser est de savoir ce que nous avons fait pour mériter tout cela et comment en sommes-nous arrivés à un tel stade de désastre ? Comment ce pays qui s'était lancé sur les rails de la démocratie, un certain soir de Mars 2000, s'est subitement trouvé à la croisées des scandales et des dérives (trafic de drogue, blanchiment d'argent sale, violation des droits de l'Homme, meurtre, impunité etc.). Avons-nous fauté quelque part sans pouvoir nous 
en rendre compte ? En tout cas, nous l'avons dit et nous ne le dirons jamais assez: Le Sénégal va mal, il va très mal. 
Le manque de personnel politique crédible, l'ancrage dans des méthodes de gouvernance dignes du stalinisme, le népotisme excessif ont fini de mettre à genoux notre démocratie. Cela, c'est Abdoulaye Wade qui en est responsable. Notre Président de la République véhicule une image populiste de notre République et sa politique est une politique de réaction, ce qui met fondamentalement en mal notre démocratie. La qualité de la démocratie d'un pays se mesure dans le rapprochement permanent entre le peuple et ses dirigeants. Malheureusement, Abdoulaye Wade a placé un couteau sur la chose qui nous tenait ensemble et nous sommes tous tombés en morceaux. Très passionné par lui-même, il ne sera jamais une passion pour ce peuple qui l'a tant adulé, ce peuple qui l'a tant soutenu. Il a marqué un tournant décisif dans la personnalisation du pouvoir dans notre pays et la dérive narcissique vers cette personnalisation a entraîné tout un 
effondrement de notre système social et politique.  
 
C'est avec Abdoulaye Wade que les dérives ont commencé de manière caricaturale. Au lieu d'encourager les systèmes de valeurs basées sur la solidarité, le travail, l'honnêteté, ce Monsieur n'a cessé de nous dresser les uns contre les autres. On ne peut pas développer la démocratie sur des bases qui visent à intoxiquer l'opinion et, malheureusement, dans ce déferlement d'histoires singulières, nous sommes en face d'une démocratie de la personnalité incarnée par Abdoulaye Wade. Nous savons maintenant qui est l'homme qui se trouve à la tête de notre pays. C'est un homme qui se soucie plus de son ego que du sort des millions de sénégalais qui l'ont porté au pouvoir.  
 
En réalité, Abdoulaye Wade est tout juste un petit président incapable d'une synergie compassionnelle et émotionnelle avec son peuple, un homme pour qui la politique se résume à une simple présence. Le régime sénégalais n'est aujourd'hui rien d'autre qu'une salle de pas perdus, un rassemblement aléatoire d'individus véreux, des affairistes prêts à tout pour s'enrichir avant que le jour ne se lève. Ces gens ont décidé, entre le dérisoire et l'illusoire, de démanteler toutes les bases sociales qui nous liaient et de plonger notre pays dans un quotidien incertain face à un avenir lointain. Le Sénégal est aujourd'hui en train de décrocher sur le plan des valeurs et cela doit faire peur à tous. Quand on voit ces dérives qui secouent le quotidien des sénégalais, c'est le Sénégal qu'on aime qui est en train de s'éloigner et cela est dommage, c'est vraiment dommage.  
 
Malgré les réalisations dont ce régime à bout de souffle se targue, la société de Abdoulaye Wade n'est en fait rien d'autre qu'une société de leurre, une société de pseudo-performances aux résultats médiocres parce que simplement la politique est médiocre. A la place d'une politique réfléchie et efficace, résolument tournée vers l'avenir, le régime libéral a choisi la polémique et le pugilat. En termes de contenus démocratiques comme en termes de performances économiques, quand on voit ce qui se passe dans les autres pays qui nous entourent, c'est notre ego qui en prend un sale coup. On comprend aisément qu'on a quand même une leçon d'humilité à prendre.  
 
Hélas, ceux qui nous gouvernent aujourd'hui ont une politique absolument répugnante et qui doit être systématiquement rejetée parce qu'elle renvoie à une certaine altération des valeurs démocratiques pour lesquelles nous nous sommes battus depuis des siècles. On assiste aujourd'hui à un accaparement de tous nos espaces de libertés par une oligarchie d'affairistes et une bande de mafioso au motif que, quelque part, quelqu'un leur a fait croire que le PDS doit rester cinquante ans au pouvoir. Il n'est pas acceptable qu'en politique on introduise des portions de l'immoralité et qu'on fasse la promotion des anti-valeurs sans que cela entraîne un étranglement de notre République avec les conséquences gravissimes que nous connaissons présentement.  
 
Ainsi, c'est tout le rapport de respect et de confiance avec ceux qui nous gouvernent qui se trouve biaisé. Ceux qui incarnent aujourd'hui le pouvoir dans notre pays ont fini de se discréditer et de discréditer nos institutions aux yeux de l'opinion nationale et internationale. Il y a plus que jamais des individus à qui le peuple sénégalais ne peut plus conférer aucune légitimité, Abdoulaye Wade et son régime en font partie. Le dernier refuge de l'homme devant son destin d'être mortel, c'est sa capacité à se battre pour l'amélioration de sa condition d'existence. Aussi, il nous faut engager le combat contre cette confrérie de mafieux qui ont véritablement décidé de détruire notre faculté d'attention et d'action pour tout ce qui se passe dans notre pays. Cela ne peut pas marcher, cela ne doit pas marcher. 
 
Quand on regarde le mode de gestion concernant l'intérêt national, on se rend compte que ce régime n'a de protocole d'existence que par sa boulimie du pouvoir. Il nous faut alors, sans cesse, veiller à ne pas rester passifs face aux agressions répétées auxquelles notre pays est quotidiennement soumise. Une telle posture de passivité serait moralement et psychologiquement indéfendable parce que résultant d'un manque de courage politique flagrant. Nous ne saurions, alors, nous contenter de ce que Hannah Arendt appelait l'amour du monde pour nous soustraire de ce qui relève de notre responsabilité dans cette noble entreprise qui constitue à extirper notre patrie des griffes de ces arrivistes à la petite semaine.  
Chacun doit jouer sa partition de la musique avant d'être confronté aux réalités cruelles d'un lendemain incertain. En refusant d'agir ou en agissant contre nature, nous ne ferons qu'épouser les réflexes du spectaculaire complice face à son destin ce qui, invariablement, conduira notre pays vers un chaos national. 
 
Amadou Mbaye 
75013 Paris 
hama.amadou@hotmail.fr 
 
LA CANDIDATURE DE WADE EN 2012 : Un débat inutile  
Écrit par CHEIKH MAMADOU WADE  
 
L'investiture du président Abdoulaye WADE pour 2012 a suscité des polémiques et ne cesse d'alimenter le débat politique et juridique. S'il est vrai que la constitution Sénégalaise modifiée a verrouillé cette possibilité, force est de constater l'existence de mille articles, subterfuges que pourrait utiliser le Président WADE pour participer à ces élections présidentielles. 
Telle est la marque de l'histoire politique et constitutionnelle du Sénégal caractérisée aussi bien avant, qu'après l'alternance par une violation permanente de la charte fondamentale, sous la houlette d'une majorité présidentielle aveuglée par la défense d'intérêts partisans et l'assujettissement du juge constitutionnel. 
Notre propos est de démontrer l'inutilité d'un débat qui contribue plus au renforcement des capacités du parti au pouvoir qu'à la définition d'une stratégie globale de battre le PDS aux prochaines échéances. 
I – LE VERROUILLAGE DE L'ARTICLE 27 DE LA CONSTITUTION : LA FORCLUSION DE WADE 
La constitution modifiée du 22 janvier 2001 a opéré une révolution constitutionnelle en limitant le mandat présidentielle à cinq ans ainsi qu'une clause limitative de mandat, renouvelable une seule fois : "la durée du mandat du président de la république est de cinq ans, le mandat est renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être révisée que par loi référendaire". 
Au regard de cette disposition, il est établi que WADE n'a aucun moyen de participer aux élections sans violer la constitution. Cette disposition opère une double révolution. En premier lieu, WADE a voulu renverser le septennat introduit par le régime socialiste qui souhaitait pérenniser son règne sous couvert d'une motivation sophiste, dénuée de réelle intention démocratique et de bonne gouvernance. En second lieu, la modification de l'article 27 voudrait renforcer les deux critères opérationnels d'une démocratie moderne : accorder des droits et libertés aux individus, surtout, localiser le pouvoir souverain dans le corps social en faisant la consultation populaire (référendum) un moyen direct de requérir l'avis du peuple. Cela produit comme conséquence, l'éradication de la souplesse de notre constitution, victime de tripatouillage et de violation au grand dam de l'intérêt populaire. 
II – LES VOIX POUR DEVERROUILLER L'ARTICLE 27 : ASSUJETTISSEMENT LEGISLATIF ET JUDICIAIRE  
-Les moyens juridiques 
Le président WADE pourrait aussi user de moyens juridiques pour contourner le verrou de l'article 27. Pour cela, l'arme la plus redoutable à sa disposition est l'argument de la de la non rétroactivité des lois qui voudrait que les lois s'appliquent pour l'avenir et n'ont point d'effet rétroactif. L'application de cette loi en faveur de WADE, ferait abstraction au premier mandat ce qui produit comme conséquence logique et juridique l'application de l'article 27 modifié qu'aux échéances électorales après sa promulgation. 
-Les moyens judiciaires 
Une fois la candidature de WADE déposée et acceptée par le conseil constitutionnel, le seul moyen dont disposerait l'opposition serait de déposer un recours en inconstitutionnalité devant la même instance. Et vraisemblablement, le recours sera rejeté en vertu de l'application de ce principe sacro-saint de non-réactivité. 
Cette décision ne surprendra pas les sénégalais qui ont coutume de la soumission du juge constitutionnel à la volonté du parti au pouvoir. En vertu de sa qualité de président du conseil supérieur de la magistrature, il dispose toujours de moyens de pression pour imposer son imperium au conseil constitutionnel. 
- Les moyens politiques 
En addition aux méthodes juridiques et judiciaires, le régime de Wade dispose de moyen politiques pour trahir la volonté du peuple. En effet, comme dans toute démocratie, l'organisation des élections est du ressort exclusif de l'Etat qui peut, les renvoyer selon les latitudes budgétaires et évènements imprévisibles. Cette tâche est confiée au Sénégal, au ministère de l'intérieur qui n'a rien à voir avec les autres organisations comme la CENA qui ne sont que des organes pour assurer la transparence du scrutin et qui n'ont aucun pouvoir de décision. 
Aussi, le pouvoir pourra jouer avec le cautionnement en fixant des sommes exorbitantes pour participer aux élections. Ce qui produirait la double conséquence de limiter les partis mais aussi de favoriser le système de bipartisme déguisé pour faciliter un hold-up électoral. 
 
Candidature de Wade en 2012 : II - La manipulation politico-médiatique 
 
 
L’impression de campagne électorale permanente que donnent les démocraties modernes est, en partie, liée à cette tragédie d’un pouvoir toujours plus frileux et fragile malgré sa légitimité. Les offensives de charme prennent souvent le dessus sur les options stratégiques parce que tout pouvoir qui s’absente des esprits, est bientôt chancelant et évanescent. Le drame est d’autant plus profond que l’adresse de la manipulation politico-médiatique condamne le dirigeant à être sur la défensive plutôt qu’à exposer ses propres vues.  
Les questions que l’on pose, sont souvent nanties d’insinuations, les critiques que l’on fait, obéissent parfois à de la tactique de déstabilisation de son interlocuteur ; de sorte que, trop souvent, le climat dans lequel se déroule l’interview de l’homme d’Etat influence son argumentaire s’il ne le détermine pas.  
La manipulation médiatique est une réalité dans tous les pays démocratiques : le choix des thèmes et la façon quasiment monomaniaque dont certains d’entre eux sont traités, sont clairement tributaires de certains calculs politiques ou commerciaux. Sur ce point, l’analyse de Thierry Meyssan est d’une rare lucidité : ’Les téléspectateurs de TF1 ont été beaucoup plus sensibles que les autres aux questions de sécurité lors de la dernière élection présidentielle parce qu’ils avaient été matraqués de sujets consacrés à des faits divers, parfois traités de manière abusive pour inspirer la peur’.  
Que dire de plus sinon que le patron de cette chaîne de télévision est réputé être proche d’un candidat (finalement élu) dont le principal cheval de bataille était la question de la sécurité ? En tout état de cause, on ne peut pas se permettre de commettre la légèreté consistant à interpréter la Constitution d’un pays par de simples déclarations de presse d’un chef d’Etat. Un fait est constant dans cette bataille politico-médiatique : ses initiateurs sont tous politiquement connotés : l’aversion historique que les uns ont toujours exprimée à l’égard de Wade et le divorce récent des autres avec ce dernier sont autant de paramètres qui peuvent jeter le discrédit sur l’objectivité de leurs analyses.  
Les coulisses de la malhonnêteté peuvent parfois être d’une habilité qui échappe non seulement à la vigilance des plus méticuleux, mais aussi à la clairvoyance et à la précision de toutes les lois humaines. C’est la raison pour laquelle aucune loi positive ne suffira à régler ce que l’éthique est la seule habilitée à régler. Sans la vertu républicaine et ce que Max Weber appelle l’’éthique de conviction’, toutes les lois sont vaines, mais on sait aussi que face au conflit récurrent entre cette ‘éthique de conviction’ et ‘éthique de responsabilité’, la plupart des juges sont souvent désemparés. Laquelle des deux faut-il privilégier ? Pourrait-on jamais reprocher à un juge d’avoir donné son verdict par intime conviction même s’il sait que les conséquences de ce verdict peuvent être dramatiques ?  
En jugeant coupables Mamadou Dia et Cie, les membres de la Haute Cour de justice de l’époque n’ont-ils pas agi par intime conviction ? Sont-ils pour autant responsables du sort jugé ‘injuste’ des ‘coupables’ ? On voit donc que ceux qui prétendent que les Sénégalais et même les sages du Conseil constitutionnel sont obligés de tenir en compte de l’âge avancé de Wade et apprécier la recevabilité de sa candidature en fonction des conséquences de sa probable réélection sont de très mauvaise foi. En larguant la bombe ‘A’ sur Hiroshima, le pilote a accompli son devoir de soldat, peut-on lui imputer la responsabilité des conséquences humanitaires de son obéissance au principe du devoir militaire ?  
Chacun d’entre nous est quotidiennement amené à faire des choix dont les conséquences dépassent largement sa responsabilité : alors, arrêtons de presser les juges à privilégier ‘l’éthique de responsabilité’ sur ‘l’éthique de conviction’ dans leur travail de juges. Arrêtons par la même occasion de demander aux citoyens sénégalais d’apprécier la candidature de Wade en fonction de sa vieillesse et de son incapacité probable de terminer un prochain mandat. De telles pressions témoignent en dernière instance d’une énorme dégringolade dans l’échelle de la stupidité politique, car la conviction qui amène les adversaires de cette candidature à être pessimistes sur les aptitudes de Wade à gouverner au-delà de 2012, a la même dignité que celle qu’ont ses partisans à être optimistes.  
Ce qui est frappant dans la scène politique sénégalaise, c’est que tout homme politique est exonéré de ses crimes et turpitudes dès qu’il s’oppose au régime de Wade, elle se permet même de jouer les premiers rôles dans ‘sa nouvelle demeure’. Du côté de l’opposition, on entend souvent dire que les plus prompts à défendre la candidature de Me Wade sont des néolibéraux comme si ceux qui sont présentement en train de tirer quotidiennement à boulets rouges sur son régime n’étaient pas, il n’y a guère longtemps, ses collaborateurs ! Comment comprendre que dès qu’on sort de la sphère du régime, on voit celui-ci comme le plus monstrueux régime de la planète ? Des acteurs politiques qui ont assumé neuf ou huit des dix ans de l’Alternance, font comme si le fait de quitter le régime était suffisant pour les absoudre définitivement. Aussi être dans l’opposition ou la rejoindre est-il devenu synonyme de virginité politique et de transparence. On pourrait à ce titre résumer cette comédie par l’adage qui dit que ‘plus le passé est sombre, plus la rédemption est claire’. Et comme dit Louis XIV, ‘c'est toujours l'impatience de gagner qui fait perdre’, il n’est pas insensé de penser que le débat précipité sur la recevabilité de la candidature de Me Wade risque d’être plus préjudiciable à ses instigateurs que le principal concerné. (Fin)  
Pape Sadio THIAM Journaliste Cabinet Enjeux Communication 77 242 50 18 thiampapesadio@yahoo.fr  
Pour la création d'une Haute autorité pour l'exécution des décisions de justice en matière commerciale et civile  
 
 
Souleymane Diouf ‘Fara’ a gagné son procès contre Farba Senghor, mais il n'arrive pas à faire exécuter la décision. Les juges sont peut-être irréprochables sur ce plan, mais aussi pas très courageux aussi. Dans ce cas d'espèce, s'il s'agit d'un simple citoyen qui n'est pas une autorité étatique de quelque niveau que ce soit, ou qui n'a pas été à aucun moment une autorité, la justice, par l'intermédiaire du juge, aurait demandé à la force publique de faire respecter par toutes les voies la décision ; ceci pose réellement un problème quant à l'exécution des décisions de justice.  
En matière pénale, il y a certes un juge d'exécution des peines, mais en matière civile et commerciale, la question demeure sans solutions. Il est temps de mettre en place une haute autorité composée de magistrats expérimentés avec tous les pouvoirs pour une exécution dans les délais de toutes les décisions rendues qui ne peuvent plus faire l'objet de recours devant les tribunaux sénégalais. Ceci permettra de donner plus de crédibilité à la justice.  
A l'état actuel, on a l'impression qu'il y a une justice a deux vitesses : une pour le citoyen lamda contre qui toute décision défavorable sera exécutée, mais toute décision favorable inexécutable et une autre catégorie de citoyens qui bénéficient de toute la diligence de la justice en cas de victoire, mais dans le cas de décision défavorable, l'autorité se déclare incompétente. Il faut arrêter cette situation qui, entre autres frustrations, pousse le peuple au soulèvement. Il ne faut jamais sous-estimer la capacité de soulèvement d'un peuple...  
La mise en place d'une haute autorité pour l'exécution des décisions de justice est une nécessité et un gage pour la crédibilité de la justice sénégalaise. Dieu fasse que notre requête soit prise en compte et nous serions heureux de contribuer à sa mise en place.  
Ibrahim Biry TANDIAN tandianbiri@yahoo.fr  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 14.09.2010
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