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DIVERS
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POSSIBLE
Doyna sëk
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
La grève
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mépris inaccepta
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PRESSE
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Une mallette
ne gouverne pas
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2012
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le crépuscule
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le lumpenproléta
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Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
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Les masques tomb
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Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
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qui croire ?
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l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
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Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
ne contrôle plus
LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
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Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
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La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
CHAOS
L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
Tsunami
Que reste-t-il
CORRUPTION
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UBUESQUE
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Terminus 2012
DEMONS
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danse du scalp
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T R O P
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COTE D'IVOIRE
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«Y en a marre »
immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
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Le temps révèle
Coups d’état
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HOMME D’ETAT ?
AU MOT
Le prix de la ra
ndoumbélane
Improbité social
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Terminus2012
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T I C K E T
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L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
Le paradoxe
JEUNESSE
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De l’Indignation
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REPONSES
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Violences scolai
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Emploi au Sénéga
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PREMISCES D’ UNE CONFLAGRATION CIVILE GENERAL

PREMISCES D’ UNE CONFLAGRATION CIVILE GENERALISEE 
Attendu comme un sage en raison de son âge avancé (86 ans révolus) et de l’état de grâce le plus long dont l’a gratifié le peuple sénégalais dans sa longue histoire électorale, Abdoulaye Wade a choisi de se presenter à la nation sous la double casquette de chef de l’Etat et de chef d’un clan politique, certes aux commandes, mais paradoxalement comptable d’environ 20 % à peine des intentions de vote. Il a également décidé de parrainer contre vents-et-marées la présence de son fils aux postes suprêmes de commande du pouvoir et, sans l’ombre d’un doute, à sa succession à la chefferie d’Etat.  
Décidé à s’user au pouvoir jusqu’à 92 ans s’il était élu en 2012, le chef de l’Etat a décidé de faire face à un complot imaginaire de l’opposition et d’une société civile vibrante et en pleine mutation. A travers le discours d’Abdoulaye Wade et le format qu’il a choisi en s’adressant avant tout à sa base politique (soit les 298 élus locaux libéraux sortis des élections de mars 2009), c’est un discours musclé et fractioniste qui a été servi aux membres de son parti, et, par-delà, à une nation meurtrie, appauvrie par la politique économique et sociale d’un libéralisme tropicalisé vautré dans les comptes d’épicier de la gestion étatique. Le Président de la République a demandé au parti-Etat en ordre de bataille serré, de s’accrocher au gouvernail et de se préparer à engager une série de confrontations qui vont être très dures et se présenter dans un proche avenir, au moins, sous la forme d’une revanche qui permettrait à Abdoulaye Wade de jeter ne serait-ce que momentanément en prison ses adversaires les plus irréductibles en travaillant au flanc ses leaders à travers des procédures punitives multiformes.  
Par ailleurs, le format choisi par M. Wade laisse penser qu’il s’entête dans l’attitude guérrière que lui connaissent les Sénégalais à travers le mot d’ordre lancé aux membres de son parti, leur intimant l’ordre d’organiser des milices partout à travers le pays.  
Logiques adverses 
Face à la logique de confrontation ouverte entre deux souverainetés, la souveraineté populaire, centre de gravité du pouvoir légitime conféré par le suffrage universel, et la souveraineté politique léguée le temps d’un mandat au président de la République qui incarne aussi le président du parti aux commandes, Abdoulaye Wade, s’est attaqué brutalement aux fondements de la souveraineté populaire en essayant de déstabiliser ses ennemis politiques à travers une stratégie pêle-mêle intégrant un projet brouillon de “provincialisation” agrégé à une Primature, une Vice-présidence, un Sénat, une Assemblée nationale, un Conseil économique et social et une Cour constitutionnelle dont les membres sont tous majoritairement comptables de la “générosité” politique et des prébendes du chef de l’Etat. Ce faisant, il a installé un vague-à-l’âme politique au sein de son propre clan et de ses alliés de circonstance, et cassé, pour de bon, les restes du consensus extrêmement fragile qui a été mis en place pour préserver le Sénégal d’une instabilité institutionnelle qui eu pu précipiter le Sénégal dans la guerre civile. En s’attaquant aux collectivités locales adverses en en fractionnant le pouvoir décisionnel et politique, à travers une violence policière qui s’est soldée, pour l’instant, par un mort et plusieurs dizaines de blessés, le chef de l’Etat a décidé de s’installer dans les nuages de l’illusionisme politique et d’un messianisme hors de saison au lieu de faire face à la vérité intangible de l’histoire : le peuple est le pouvoir transcendant par excellence, l’unique et seul maître de l’ordonancement du contrat social.  
M. Wade n’a réussi son rite de passage dans l’ordre de ses responsabilités étatiques ni dans son pays ni à l’échelle internationale. L’opinion nationale ne se fait plus d’illusions sur les promesses interminables et les revirements spectaculaires doublés de faux scoops politiques auxquels l’a habitué le président de la République le plus partisan de leur histoire. Le jugement sans appel qui revient le plus souvent, tant de la part de ses souteneurs que de ses anciens camarades de parti, les uns jetés en prison, les autres poussés à la démission ou carrément chassés du pré-carré décisionnel, c’est le style de travail intuitif et brouillon et le caractère ombrageux d’Abdoulaye Wade face à ses prerogatives régaliennes ou même administratives. Il traîne, par ailleurs, le complexe du diplômé qu’il n’a pas hésité à exhiber devant un parterre amusé de chefs d’Etat du G8 à travers l’étalage de formules prétendument “mathématiques”. Son goût prononcé de l’argent facile l’a irrémédiablement conduit à être accusé de confondre ses biens personnels avec les fonds politico-diplomatiques et peut-être ceux de plusieurs dizaines d’agences soustraites du processus normal de gestion étatique budgétaire.  
 
Autant dire, qu’avant son discours, Wade a planté les prémisces de la discorde nationale qui pourraient éventuellement déboucher sur une guerre civile de type ivoirien, togolais ou sierra-leonais voire libérien. Ces inquiétudes ont déjà été relayées par les chancelleries étrangères les plus en vue au Sénégal, notamment, celles de l’Union Européenne, de la France, puissance dominante, des Etats-Unis et des partenaires internationaux les plus en vue du Sénégal, à l’exception notable de la Chine qui poursuit un agenda de “non ingérence” instruit surtout par ses intérêts géostratégiques et économiques.  
A l’echelle continentale, le President de la République a indisposé beaucoup de ses pairs tant parmi ses voisins immédiats qu’au sein d’une Union Africaine médusée par le voyage à Bengazi d’Abdoulaye Wade, voyage mis en scène par Nicolas Sarkozi et une Françafrique dont la perte d’influence en Afrique est devenue manifeste en raison du sursaut de conscience historique qui traverse toute l’Afrique face à ses enjeux de survie immédiate.  
Un “messie” isolé  
C’est donc un “messie” isolé et ouvertement désavoué jusque dans les rangs de son propre parti qui s’est adressé à ses obligés qui n’avaient guère montré d’enthousisasme jusque là à s’offrir en bouclier protecteur, et, par ricochet, aux opérateurs politico-financiers qui entretiennent sa clientèle électorale en voie de recomposition avancée tant est profonde la crise economique, sociale et politique qui traverse le Sénégal depuis l’accession de M. Wade à la magistrature suprême.  
Sur les grandes questions qui préoccupent la nation sénégalaise, Abdoulaye Wade, comme à son habitude, est tombé dans le piège de l’auto-glorification et du populisme qui ne font plus recette devant des populations extrêmement appauvries à hauteur de 60 % de la population totale selon certaines sources. Ces multitudes délaissées ont perdu confiance dans les capacités intrinsèques des gouvernements successifs de M. Wade à gérer dans la transparence les innondations péri-urbaines, à infléchir les tendances inflationnistes de l’économie, à maitriser la croissance annuelle qui lorsque rapportée à la production véritablement nationale peinerait à atteindre la barre de 2 %. La chéreté des denrées de première nécéssité et des intrants de production, la mediocrité de la fourniture éléctrique et ses effets dévastateurs sur les petites industries, la chéreté des loyers et la lourdeur des taxes multiformes largement gaspillées dans des dépenses improductives sinon dans des logiques prébendières militent toutes en faveur de la montée en flèche de l’opposition.  
La question transcendante du processus politique et du respect de la charte constitutionnelle a été tournée en dérision. Abdoulaye Wade s’est enfermé dans une logique de confrontation : à 86 ans passes, il a décidé de se présenter aux élections présidentielles contre l’avis de la grande majorité des constitutionalistes nationaux qui ont participé ou non à l’élaboration de la loi fondamentale. L’interprétation unilatérale dans laquelle Wade s’est enfermé n’est pas plus crédible aux yeux de la population qui a tenu à le manifester à travers les soulèvements des 23 et 27 juin passes en faisant émerger un niveau de citoyenneté rarement égalé dans les évènements politiques qui ont jalonné l’histoire du pays.  
En rejetant de façon aussi inattendue que musclée la tentative ouverte de dévolution monarchqiue du pouvoir au profit de son fils Karim Wade qui porte, par la faute de son père, l’étiquette haissable d’homme politique le plus honni de l’histoire du Sénégal.  
Sur la gestion du processus électoral et la garantie d’un scrutin transparent des élections à venir, le Président en titre a fait l’impasse et a fait monter la tension politique d’un cran en ignorant l’exigence populaire sur ces deux questions transcendantes. Il n’a pas non plus cru devoir tirer les conséquences des échauffourées des 23 et 27 Juin, en se séparant de son gouvernement, et éventuellement, en s’acheminant vers des élections couplées anticipées. Car, il est évident que la profondeur et l’intensité du mouvement de protestation du 23 juin aurait pu autoriser ses principaux animateurs à installer le pays dans une ambiance insurectionnelle éventuellement désastreuse, et, sans doute, s’avérer le point de départ d’une confrontation civile majeure. N’eût été la maturité des manifestants et plus particulièrement d’une jeunesse prédominante, le destin du Sénégal aurait pu basculer ce jour-là dans un abîme insondable.  
Le Président de la République comme ses adversaries font désormais face à leur destin. Ni les relais religieux et confrériques habituels ni les effets enivrants et folkloriques de clientèles politiques livrées à une extase de circonstance ne sauraient les délivrer du besoin irrepressible de mieux-être, de liberté et de dignité aui habite profontément le Sénégal et une jeunesse majoritaire qui ne sùen laissera plus compter si facilement.  
Jacques Habib Sy 
 
 
Test majeur pour notre démocratie 
En faisant l’historique du Mouvement du 23 juin 2011 et des émeutes, l’on se rend compte du ras-le-bol des populations ; d’où le slogan Y’en a marre. Le constat est là, la vie qu’endure la population, les coupures intempestives d’électricité, la hausse des prix des denrées de première nécessité, les scandales financiers et fonciers, le tout couronné de réactions anti-démocratiques, qui sont à mon avis contraires aux objectifs qui étaient fixés à l’Alternance à savoir la reconstruction du tissu social et non la régression définie par certains secteurs, tels la santé, l’éducation, l’agriculture, etc. L’élec­tricité étant un pilier parmi les facteurs de développement devrait connaître un meilleur sort que celui vécu aujourd’hui. 
Le patriotisme nous incite à nous dire que le pays nous appartient à tous, nul n’a intérêt à ce que la violence prédomine les débats. Les conflits récents qui jouxtent la sous-région devraient nous édifier sur la démarche à adopter, c’est-à-dire prôner le dialogue et non la radicalité qui est contraire à notre culture politique. 
Une démocratie ne se reconnaît que dans ce sens, le dialogue entre l’Etat et l’opposition sur le devenir du pays, par le respect des institutions, par la mise en œuvre d’une Justice indépendante capable de mettre fin à l’impunité qui sévit dans le pays. Si tous ces facteurs sont réunis, on ne peut que se diriger vers une paix sociale. Ces tensions n’augurent rien de bon pour les prochaines élections. 
Les solutions demandées par les populations ne peuvent être que l’œuvre de l’Etat qui doit apporter sa partition et non se radicaliser face à la demande sociale qui est des plus légitimes. Le développement du pays ne peut s’opérer que dans un climat de paix sociale et de sécurité. Ce n’est que dans ce contexte qu’évolue un pays démocratique et non dans le contexte de la violence, source de destruction. Aujourd’hui la bataille devrait se situer sur la résolution des problèmes socioéconomiques. 
Le dialogue de sourds auquel on assiste depuis longtemps entre le pouvoir et l’opposition n’est qu’un problème de confiance mutuelle entre les deux parties. La meilleure solution pour accéder à un dialogue franc et sincère, c’est d’installer des personnes neutres n’appartenant à aucune des parties en conflit. Ayant prouvé notre maturité démocratique pendant longtemps, ce n’est vraiment pas le moment de démontrer le contraire, nous devons tous lutter pour préserver les acquis démocratiques obtenus jusqu’ici depuis 2000. La complexité sur le débat entre les articles 27 et 104 de la Constitution, quelle que soit l’interprétation qu’on en fera, n’oublions pas qu’en 2007 le Président nous avait dit sur les ondes de Rfi qu’il ne se présentera pas, puisqu’il est au terme de son mandat. 
A l’aube de la IVe République, le Président devrait tout faire pour nous remettre sur les rails de 2000 où l’on avait observé une belle transition démocratique, c’est la meilleure posture qu’il puisse nous présenter pour des lendemains meilleurs. Dorénavant rien ne sera plus comme avant, puisque la société civile et certains mouvements jouent le rôle de contre-pouvoir ; ce qui est une bonne cho­se pour l’équilibre démocratique. 
L’Etat doit tout mettre en œuvre pour que la cohésion reprenne le dessus sur le plan social. S’inscrire dans une autre voie serait suicidaire pour la stabilité du pays, puisque source de violence, ce qui ne ressemble pas à notre culture politique basée sur le dialogue et les débats d’idées pour la recherche de solutions allant dans le sens de développer le pays. C’est la seule initiative souhaitable pour le bonheur des populations. 
Notre pays a une nouvelle fois rendez-vous avec l’histoire, avec l’échéance de 2012 qui se profile à l’horizon ; et il n’y a pas meilleure expression que le processus des élections. Agissons comme des responsables, tout en n’oubliant pas que nous avons un peuple mature qui veille sur ses acquis démocratiques et qui aspire à un bon déroulement du scrutin à venir qui ne devrait pas être entaché de fraudes ou de protestations. Pour ce faire, il faudrait que ceux qui sont habilités à prendre les décisions importantes soient des personnes neutres. Ainsi on n’assistera pas à une certaine partialité comme ce fut récemment le cas en Côte d’Ivoire. J’ose espérer que notre image politique ne sera pas ternie par certaines velléités malintentionnées par rapport à la chose politique. 
Seuls les gens qui n’ont pas d’arguments à faire prévaloir optent pour la violence. Tout ce que notre contexte politique demande à l’heure actuelle, c’est d’évoluer dans la stabilité et le développement du pays. 
Coumane SENE - Hlm Grand Yoff n° 3 
CRISES POLITICO-SECURITAIRES EN AFRIQUE DE L’OUEST - L’interface politico-sécuritaire en question ! 
Nombre d’observateurs avisés et experts de la gouvernance politique et sécuritaire du continent sont encore en train d’analyser et de disséquer les riches enseignements des événements politico-sécuritaires qui ont marqué l’Afrique de l’Ouest au cours du premier semestre 2011 qui vient juste de s’écouler. 
 
Ceux-ci ont pour noms : résolution de la crise nigérienne á la suite d’un coup d’état militaire, résolution de la crise postélectorale ivoirienne á l’issue d’un conflit armé violent qui laisse encore des traces profondes au sein de la population locale, et enfin l’effondrement de la hiérarchie militaire burkinabé mettant en péril le régime en place dans le pays depuis plus de vingt ans ! 
Il s’avère assurément opportun – actualité oblige - d’ajouter á ces événements celui que nos collègues anglophones ont vite fait de baptiser avec ironie le « ticketgate sénégalais » qui s’est déroulé le 23 juin 2011 au Sénégal et qui a été marqué par un refus catégorique de couches significatives de la population – partis politiques , société civile , jeunesse , artistes et une frange d’organisations d’obédience religieuse – face á une tentative de modification de la constitution á huit mois seulement de l’échéance électorale de février 2012 ………et selon un « schéma unique au monde .. » comme le rappelait si bien la chaine internationale française RFI ! 
En vérité l’événement sénégalais – du moins certaines actions antérieures á 24h ou 48h prés – est bien indiqué pour introduire á dessein l’objet de notre contribution de ce jour et de nos différentes réflexions. 
En effet, la veille et l’avant – veille, l’interpellation des plus hautes autorités militaires (Armée et Gendarmerie) pour « prendre leurs responsabilités face au projet de modification de la constitution qui sera soumis á l’assemblée nationale », a suscité moult commentaires, même quelques jours après. Initiée d’abord par un officier supérieur á la retraite , cette interpellation fut complétée par celle d’un chef bien connu d’un parti d’opposition , en l’occurrence le Pr Abdoulaye Bathily , qui a eu le mérite supplémentaire de rappeler , documents á l’appui , combien le comportement et les conseils de l’ancien Chef d’Etat Major Général des Armées – le Général Jean Alfred Diallo – ont été positifs et salutaires pour la sauvegarde du régime en place et de la stabilité du pays lors des événements terribles de mai 1968. 
Ces deux interpellations faites respectivement par voie de presse écrite et télévisée ont finalement été généralement très appréciées au Sénégal comme á l’étranger, bien que l’officier supérieur á la retraite ait été souvent attaqué sur le net par certains lecteurs qui ont essayé de lui denier – á tord bien sûr - son droit á la parole alors qu’il est devenu désormais citoyen á part entière……le lendemain même de sa sortie de l’Armée. Pour la bonne gouverne de cette catégorie de lecteurs, il nous plait de leur apprendre, ou de leur rappeler, que seuls les officiers généraux admis á la deuxième section sont encore tenu de respecter ce qui est généralement appelé le droit de réserve ! 
Le problème posé par ces différentes interventions demeure celui du fonctionnement ou non de l’interface politico-sécuritaire au sommet de l’Etat : cette notion , encore enseignée dans la quasi-totalité des écoles militaires supérieures et de diplomatie du monde , préconise l’instauration d’un dialogue franc et rationnel permanent entre le politique et les autorités de sécurité avant la prise de toute décision – politique , économique , sociale …..- majeure pouvant avoir un impact positif ou négatif sur la sécurité et la stabilité du pays, au niveau interne ou externe. Elle requiert également des autorités de sécurité une posture permanente de capacité d’analyse et d’anticipation des risques et menaces et surtout de courage pour se présenter devant le politique afin de bien lui faire comprendre les dangers susceptibles de naitre suite á la prise d’une décision inopportune , avec le recensement des différentes hypothèses possibles . 
Cette fonction de veille sécuritaire et d’alerte précoce au profit du politique repose effectivement sur les épaules des plus hautes autorités de sécurité et ont justifié, á l’image des Etats Unis et d’autres pays majeurs, la mise en place de structures généralement baptisées Conseil National de Sécurité, Conseil de Sécurité Nationale , Conseil National de Sécurité Intérieure , voire Centre d‘Orientation Stratégique, selon les pays d’influence ayant souvent aidé á leur mise en place ou inspiré les principaux initiateurs . 
 
Cette notion importante d’interface politico-sécuritaire est d’actualité dans nos jeunes démocraties á telle enseigne qu’elle fait désormais partie intégrante des modules de formation afférentes á la reforme du secteur de la sécurité et de la justice, communément désigné sous le vocable de RSS (Réforme du Secteur de la Sécurité) et dispensés á travers le continent par les institutions spécialisées. 
 
Il est vrai aussi que spécialistes du renseignement et autorités militaires ont souvent utilisé ces mêmes structures pour littéralement affoler et manipuler le politique par la circulation de « renseignements exagérés á dessein », afin de justifier l’octroi urgent d’avantages d’ordre pécuniaire ou matériel, mais les récentes crises ouest-africaines vont nous montrer combien leur dysfonctionnement ou / et leur inaction totale, surtout du côté de la hiérarchie sécuritaire , peuvent entrainer un pays dans une situation de crise généralisée susceptible de déstabiliser les institutions et la cohésion nationale des populations avec l’avènement d’un environnement d’insécurité notoire dont la maitrise demeure difficile même á moyen terme ! 
Mais les crises que nous allons passer en revue ont aussi le mérite d’être en conformité avec la grille habituelle des causes des crises politiques en Afrique, comme généralement établie par les Nations Unies et d’autres institutions internationales, à savoir : 
• Lutte pour le partage du pouvoir, 
• Lutte pour le partage des richesses 
• Lutte postélectorale avec la contestation ou la non-acceptation des résultats des élections, 
• Lutte pour le maintien au pouvoir grâce á un tripatouillage de la constitution.  
Bien avant les situations vécues á l’issue d’élections heurtées au Zimbabwe et au Kenya, Mr. Kofi Annan, alors Secrétaire Général des Nations Unies, tirait déjà la sonnette d’alarme le 16 avril 1998 devant le Conseil de Sécurité an analysant les causes internes des conflits en Afrique : « aujourd’hui plus que jamais, disait il, c’est elle-même que l’Afrique doit examiner. C’est la nature du pouvoir politique dans bien des pays d’Afrique, de même que les conséquences – réelles ou perçues comme telles – de la prise du pouvoir et du maintien de celui-ci qui est une source majeure de conflit dans le continent » (Rapport du Secrétaire General au Conseil de Sécurité intitule : les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique). 
Cas du Niger (février 2010 á février 2011) 
Le cas nigérien est un modèle typique d’absence totale de toute référence á la notion d’interface politico-sécuritaire.  
Face á un Président Tandja sourd á toutes les médiations bilatérales et multilatérales, au niveau régional et international et qui n’a pas hésité á dissoudre successivement assemblée nationale et conseil constitutionnel – qui lui a eu le mérite de désapprouver officiellement son projet de modification de la constitution – la haute hiérarchie militaire est restée muette comme une carpe pendant longtemps. 
Les manifestations répétées des partis politiques et de la société civile suivies de répressions périodiques ne l’ont pas amenée á se poser des questions, ni d’avoir la lucidité de mener une analyse profonde et pointue de l’évolution dangereuse de la situation sociale, et encore moins de s’armer d’un courage citoyen pour faire face au Chef de l’Etat pour lui présenter les risques majeurs que court le pays si son projet est mis en application . 
Des sources concordantes soulignent que la hiérarchie militaire, bénéficiant depuis longtemps de différentes largesses du pouvoir en place, était plus préoccupée par la gestion de lignes de transport nationales et internationales, en sus d’autres activités commerciales, que par les soubresauts de la politique nationale qui lui paraissaient bien éphémères ! 
Face á la montée de la pression sociale et á l’immobilisme des autorités de sécurité, il a fallu l’intervention énergique d’un commandant d’escadron, artilleur de son état , pour initier le processus de résolution de la crise en bombardant en plein jour le palais présidentiel et concrétiser avant la fin de la journée un changement effectif de régime par un coup d’état militaire qui a bénéficié d’une approbation générale , au niveau national et international . 
Tambour battant, et avec le soutien indéfectible de la communauté internationale, les militaires nigériens ont mené avec un succès rarement égalé, et dans les délais de douze mois initialement fixés, toutes les réformes institutionnelles nécessaires pour mettre définitivement leur pays sur la voie de la bonne gouvernance politique : 
Ø Adoption d’une nouvelle constitution consensuelle, 
Ø Elections législatives et présidentielles transparentes et dont les résultats ont été acceptés par toutes les parties concernées, 
Ø Et enfin retrait des militaires de la scène politique á la fin de leur mission. 
Ainsi, á la fin du mois de février 2011 l’armée nigérienne venait de redorer son blason et celui de son pays dans le monde entier : elle s’est par ailleurs « arrosée de grades » en procédant á des nominations á titre exceptionnel – également approuvées par tous les observateurs avisés - au profit des principaux responsables qui ont mené proprement et avec diligence cette opération jugée salutaire par la population locale, les pays voisins et la communauté internationale. 
 
Les paroles du Président Malien Amadou Toumani Touré – ATT – lors d’un débat avec la chaine Africa 24 á l’occasion de la célébration des 50 ans des indépendances africaines, sont encore d’actualité avec ce cas concret du Niger : « ce sont bien, disait-il, les politiques, par leur attitude et leur obstination qui invitent souvent les militaires á se projeter au devant de la scène politique nationale. Mais il appartient aussi á ces derniers, une fois la mission de redressement terminée, de se retirer et de retourner á l’exercice de leurs missions républicaines traditionnelles ».  
Nul doute que cette incursion des militaires nigériens, menée par de jeunes cadres supérieurs , a été facilitée par l’inexistence totale ou la non-activation par les parties concernées – le politique et la haute hiérarchie sécuritaire – des mécanismes afférents á l’interface politico-sécuritaire au sommet de l’état : le coup d’état militaire s’est ainsi présenté comme la seule option de sortie de crise , en appui au soulèvement populaire constaté dans les différentes régions du pays . Il convient de noter au passage que l’organe judiciaire implique , a savoir le conseil constitutionnel a lui effectivement joue sa partition en s’opposant à une décision anti-constitutionnelle du Chef de l’état . 
 
 
Cas de la Cote d’Ivoire (novembre 2010 – avril 2011) 
 
Le cas ivoirien est marqué depuis 2004 par l’existence d’une armée gouvernementale , dite loyaliste , totalement « caporalisée » par le pouvoir politique , profondément infiltrée par une galaxie patriotique aux ordres du même pouvoir , et obligée d’encadrer ou de composer avec des milices ou des bandes de mercenaires commanditées par des responsables politiques du régime en place . 
La haute hiérarchie sécuritaire, y compris les membres du Conseil National de Sécurité Intérieure, demeure « aux ordres du politique » et n’envisage sa contribution que dans le cadre bien défini des vœux et désidérata de celui-ci. L’appareil judiciaire de l’état adopte d’ailleurs la même posture et va initier les dégâts ! 
 
La notion d’interface politico-sécuritaire avec ses fondamentaux d’analyse critique des risques et menaces, d’échanges avisés et pertinents entre le politique et le sécuritaire, de posture d’anticipation sur les troubles susceptibles de perturber la stabilité du pays ….est totalement inexistante depuis longtemps. En lieu et place, c’est une posture de soumission totale á la plus haute autorité politique qui va jusqu'à piloter au quotidien les activités opérationnelles á mener sur le terrain. 
 
Là aussi le système de l’octroi de largesses a été appliqué généreusement par le politique á la veille des élections, certainement pour mieux fidéliser la hiérarchie militaire, avec des promotions et nominations qui ont même surpris certains des bénéficiaires. 
 
Aucune surprise donc de voir tous les chefs militaires venir prêter allégeance au Chef de l’Etat dés que le Conseil Constitutionnel a commis un hold-up électoral en procédant á une annulation massive de votes au nord du pays avant de déclarer finalement vainqueur …celui qui a effectivement perdu les élections ! 
 
Pire, l’armée s’est totalement rangée derrière le chef de l’état illégitime qui , par un refus catégorique de reconnaitre les vrais résultats des urnes et de céder le fauteuil présidentiel , venait de faire comprendre á la communauté nationale et internationale que sa devise de campagne « on gagne ou on gagne » n’était pas du tout une vaine expression , encore moins une boutade á l’ivoirienne destinée á enrichir le vocabulaire particulier de ce pays ! 
 
En fait c’est bien la terminologie politique africaine qui venait de s’enrichir d’un nouveau terme : la gbagbolisation pour définir désormais l’opération qui consiste pour un Chef d’Etat, á refuser catégoriquement les résultats des urnes pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte, quitte á plonger le pays dans un chaos incontrôlable. A cet égard les multiples exactions commises par les forces de sécurité et leurs supplétifs miliciens et mercenaires contre les populations ont frisé les limites de la barbarie. 
 
Heureusement qu’ en moins de quinze jours la capacité opérationnelle limitée de l’armée dite loyaliste a été balayée par l’offensive fulgurante des nouvelles forces républicaines pour aboutir á la capture du chef de l’état illégitime grâce au soutien des forces onusiennes et françaises dans le cadre de la mise en œuvre d’une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies . 
 
La résolution finale de la crise a entrainé l’effondrement total de la haute hiérarchie militaire dont les principaux chefs ne se sont guère gênés pour venir …en sens inverse …prêter allégeance au nouveau chef de l’état……s’ils ne sont pas faits prisonniers. 
 
L’organe judiciaire principalement impliqué, á savoir le Conseil constitutionnel, s’est totalement décrédibilisé par des pirouettes inoubliables qui ne manqueront pas d’alimenter le registre des études de cas dans les écoles de formation judiciaire africaines, voire mondiales ! 
 
 
Cas du Burkina Faso (avril – mai 2011) 
 
Les soulèvements répétitifs des hommes du rang burkinabé de février á mai 2011 ont fini par révéler l`effondrement total de la hiérarchie sécuritaire nationale et semé le désarroi aussi bien dans les sphères du pouvoir politique qu’au sein des différentes couches de la population. 
Les pillages subis par les commerçants et les exactions répétées á l’encontre des populations innocentes ont littéralement failli mettre le pays á feu et á sang et ont abouti á une rupture de confiance entre ces mêmes populations et leur armée nationale ! 
 
Là encore, comme au Niger voisin, la haute hiérarchie militaire préoccupée par la gestion quotidienne de maquis et autres activités bien lucratives, selon des sources concordantes , a totalement failli á l’exécution de sa mission de veille et d’alerte précoce au profit du politique, perdant au passage la confiance de la troupe dans la recherche de solutions á leurs problèmes quotidiens de survie. 
 
Le rôle de courroie de transmission et de porte parole pour recenser et défendre les intérêts de la troupe auprès du politique a été tellement négligé que le Chef de l’état s’est trouvé dans l’obligation d’organiser un face á face direct – á huis clos - avec les soldats et autres catégories de militaires , des heures durant , pour avoir un aperçu concret de la dimension des problèmes que vivent ces derniers ! 
 
La conséquence logique a été une décapitation totale de toute la hiérarchie sécuritaire (Armée, Gendarmerie, Police, Douanes) avec le licenciement du Chef d’état Major des Armées et des principales autorités de sécurité du pays. 
L’institution judiciaire elle n’a pas eu á intervenir car très ébranlée dés le début des événements par la violence des hommes du rang. 
 
Nous sommes cette fois ci devant ce que nos collègues anglophones nomment á juste raison le « worst case scenario » , á savoir le pire des scenarii …marqué par l’inexistence totale de l’interface politico-militaire car la hiérarchie militaire a perdu, vis-à-vis du politique et des hommes du rang, la crédibilité inhérente aux fonctions qui lui sont confiées. 
Le régime en place en est sorti grandement fragilisé et mène depuis une politique de communication tous azimuts afin de trouver avec les différentes couches de la population des solutions inclusives et consensuelles à la kyrielle de problèmes que rencontre le pays, y compris le secteur de la sécurité. 
 
L’armée sort ainsi de cette crise fortement désorganisée et doit désormais faire face au défi majeur de redorer son blason auprès de la nation toute entière et du pouvoir politique. En fait elle n’a été utile ni á la population, ni au régime en place. 
 
 
Cas du Sénégal (23 – 27 juin 2011) 
En fait l’actualité senegalaise s’est invitée dans les débats au moment même où nous bouclions cette étude. A priori le cas sénégalais ne semble guère entrer dans le cadre de l’évaluation de l’efficacité ou non de l’interface politico-sécuritaire parce que tout simplement le peuple, dans ses différentes composantes, a pris très tôt en compte la résolution de la crise ne laissant ainsi á l`appareil sécuritaire aucune opportunité de peser sur le cours des événements. De telle sorte qu’il est difficile de confirmer ou d’infirmer un quelconque rôle qu’il aurait pu jouer auprès du politique avant les événements. 
 
Par ailleurs son rôle dans la répression á l’encontre des manifestants a été jugé généralement positif bien qu’il faille déplorer beaucoup de blessés et un mort. 
 
En tout cas, si des députés du régime en place ont avoué publiquement n’être au courant du projet de modification de la constitution qu’á son arrivée á l’assemblée nationale, la veille du vote, il y a lieu aussi de se demander, á juste raison , si le politique a jugé opportun de consulter ses deux organes officiels de veille sécuritaire que sont le Conseil Orientation Stratégique et le Conseil National de Sécurité avant de dérouler son agenda ! Le doute est vraiment permis eu égard á la démarche « cachotière et urgente » prise par le politique pour amener ce projet devant les députés.  
En tout cas la soudaineté et l’ampleur du soulèvement populaire, massif et décentralisé á travers le pays, semble avoir épargné les autorités de sécurité de l’épreuve de la mise en œuvre ou non des mécanismes de l’interface politico – sécuritaire.  
 
Toutes ces raisons militent, au niveau de nombre d’experts á travers le continent, á rapprocher davantage la crise sénégalaise du 23 juin 2011 au modèle du printemps magrébin (Tunisie surtout, et peut être une version inachevée du modèle égyptien) qu’á la situation classique de rupture de l’interface politico-sécuritaire comme ce fut cas au Niger, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Mais ils s’accordent tous à prévoir que le cas sénégalais fera assurément des émules au niveau d’autres pays sub-sahariens au cours de cette longue année électorale 2011-2012. 
 
 
Quels enseignements tirer de ces différentes crises ? 
Le constat est assurément amer et semble révéler des constantes au niveau des trois pays cités: 
• La hiérarchie sécuritaire a failli á sa mission de veille, d’alerte précoce et de conseiller avisé, préférant « suivre » le politique au risque d’entrainer le pays dans une crise majeure avec le cycle infernal de répressions, insécurité totale et destructions des personnes et des biens ,  
• Les structures et mécanismes mis en place – Conseil National de Sécurité, Conseil National de Sécurité Intérieure …..etc. - n’ont joué aucun rôle positif en tant que cellule d’anticipation et d’aide á la décision au profit du politique, 
• Le système des largesses de tous genres – pécuniaire, matériel, promotions – demeure pour le politique un moyen de « neutraliser » la hiérarchie militaire et de le rendre soit sourd á « l’appel de la nation en danger », soit complice des manœuvres destinées á le maintenir au pouvoir : le cas nigérien avec l’avènement du commandant , puis General Salou Djibo sur la scène politique , prouve bien que cette pratique n’offre pas toujours une garantie de survie ,  
• Les organes judiciaires de l’état, particulièrement le Conseil constitutionnel , est plus souvent observateur qu’acteur , saisi ou autosaisi : le cas du Niger semble faire exception , 
• Le coup d’état militaire n’est désormais accepté, au niveau national comme au niveau international, que s’il représente un soutien aux revendications légitimes du peuple face á une usurpation du pouvoir par le politique, 
• Enfin la détermination du peuple à prendre en compte très tôt, au risque de sacrifices matériels et humains lourds, le combat du refus de toute tentative d’usurpation illégitime du pouvoir par le politique, demeure aujourd’hui plus que jamais la meilleure voie pour légitimer au niveau national et international le combat contre les politiques tentés par une opération illégale de maintien au pouvoir . 
L’interface politico-sécuritaire est un élément clé de la régulation de la bonne gouvernance sécuritaire au niveau d’un pays, particulièrement au sommet de l’état : il est vital que la structure désignée pour procéder aux analyses, exercices d’évaluation et d’anticipation afin de fournir des aides á la décision au politique soient des structures fiables dirigées par des responsables en phase avec la situation politico-sociale de leur pays. 
Le comportement exemplaire du Conseil constitutionnel nigérien, au risque d’être tout simplement dissous, appelle assurément ses homologues de la région á l’effort d’anticipation dés l’apparition des prémisses d’une opération présentant des tournures illégitimes ou / et illégales vis-à-vis de la loi fondamentale du pays. 
Il convient également de noter que ces crises se sont déroulées dans des pays francophones : en général l’ensemble de ces pays peine á mettre en place objectivement et rationnellement les structures afférentes á un fonctionnement efficace de l’interface politico-sécuritaire tel que recommandé par les institutions spécialisées internationales. Les raisons évoquées jusque là seraient dues soit aux critères de désignation des responsables, soit á l’omnipotence du politique qui n’inclut guère la consultation préalable dans son schéma habituel de prise de décision car s’octroyant le domaine réservé de la sécurité, soit enfin au souci du sécuritaire de préserver position et avantages en évitant toute forme de dissension avec le politique. 
 
Tout ceci justifie bien l’importance et l’actualité de la recherche de solutions africaines dans le domaine de la Reforme du Secteur de la Sécurité et de la Justice (RSS) et leur approbation par l’Union Africaine et les organisations régionales afin de renforcer la gouvernance sécuritaire et démocratique dans notre continent : les pays francophones ont encore un effort sérieux á accomplir dans ce domaine !  
Notre conclusion va encore une fois dans le sens de l’avis de nos collègues anglophones qui reconnaissent que ces différentes crises ouest-africaines du premier semestre 2011 auront l’avantage complémentaire d’introduire de nouvelles terminologies de référence dans le monde politique africain avec : 
• La Tandjanisation : qui est l’opération qui consiste pour un président en place de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, quitte á dissoudre toutes les institutions de la république, 
• La Gbagbolisation qui , comme indiqué plus haut , est l’opération qui consiste pour un chef d’état en place , á refuser catégoriquement le résultat des urnes et á se maintenir au pouvoir par la force , 
• Et enfin la Wadisation qui lui consiste pour un chef d’état en place, á procéder d’urgence et á son avantage, a une tentative de modification de la constitution avant le délai de six mois fatidiques impose par l’Union Africaine. 
Les hiérarchies sécuritaires, comme les peuples de nos jeunes démocraties sont désormais interpellées : les schémas ci-dessus indiqués méritent assurément considération et réflexion avant que la réalité et la soudaineté des événements ne les obligent tous á un affrontement sanglant et regrettable au seul bénéfice du politique. 
Puisse Dieu les éclairer á tout instant ! C’est notre vœu le plus cher vers une gouvernance sécuritaire apte à enrichir la gouvernance démocratique dans notre région et notre continent. 
Alioune Diop, Colonel ( Er ) 
Expert 
Sécurité – Défense – Réinsertion 
Email : aldiop30@gmail.com 

 

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Modifié en dernier lieu le 16.07.2011
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