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dangereusement partisan

 
Seneweb.com: Mercredi 14 Mai 2008 
Contribution ] Le Professeur Arona Ndoffène DIOUF, PhD, Candidat aux Prochaines Présidentielles : Le Programme GOANA, Encore un Bluff de Me Abdoulaye Wade. 
Me Abdoulaye Wade, Président de la République a exposé son énième Programme agricole qu’il a appelé la « Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance » (Goana). Selon, lui, ce programme, qui demande l’implication de toutes les forces vives de la Nation, est prévu pour cet hivernage - qui a déjà commencé dans certaines régions du sud du pays. 
L’exécution de ce plan devrait permettre des récoltes record de 500 000 tonnes de riz, deux millions de tonnes de maïs, trois millions de tonnes de manioc, et plus de deux millions de tonnes d’autres céréales comme le mil, le sorgho, le fonio. 
Le volet élevage, du programme GOANA du Chef de l’Etat prévoit en outre, une production record de 400 millions de litres de lait et 435.000 tonnes de viande.  
Voila comment le Président de la République Me Abdoulaye Wade a prévu de lutter contre la famine et contrecarrer les effets de la flambée des prix au niveau international avec comme objectif, de la nourriture en abondance pour tous les Sénégalais.  
Chapeau Goana pourrions nous dire. Aux oubliettes les plans Reva, Sesame, Maïs, Bissap, Sorgho etc, sans bilan ni évaluation. 
Ma modeste contribution a pour objectif de vous exposer les raisons qui font que ce Programme GOANA n’est rien d’autre qu’un autre bluff pour leurrer et apaiser les populations mécontentes, qui subissent durement la famine à l’intérieur de l’autre Sénégal qui n’est pas celui du Chef de l’Etat et de son entourage. 
Cet appel s’adresse tout d'abord, ironiquement aux cadres de l’Etat, les préfets, directeurs, ministres, députés et sénateurs sans expérience et sans passion pour l'agriculture. Ceux là même qui ont toujours oublié la classe paysanne.  
Les vrais agriculteurs qui sont certainement les vraies forces vives de ce secteur, ont toujours été trompés et manipulés par nos gouvernements successifs.  
La seconde aberration du Programme Goana du Président est le délai imparti à sa réalisation prévue à la fin de la contre saison.  
Notre analyse portera avant tout sur les statistiques de terrain.  
Quarante huit années après son indépendance, le Sénégal vient d’atteindre l’année dernière une production de 60 000 tonnes de riz sur une superficie de 77 700 hectares.  
Ainsi, corrélativement, pour atteindre une production de 500 000 tonnes de riz par an avec les moyens actuels (sans compter sur les promesses évanescentes d’équipements du Président de la République), il nous faudrait multiplier les surfaces rizicoles par 8 et doter les paysans d’équipements de pointe pour assurer une irrigation suffisante.  
Rien que pour l’assainissement des surfaces cultivables, les études géomorphologiques et pedologiques ainsi que l’aménagement des rizicultures prendraient au Chef de l’Etat, plus de dix hivernages pour réaliser son rêve qui nécessitera une superficie d’au moins 1 million d’ha.  
Bien sûr que tout individu mal intentionné a la possibilité de bluffer surtout quand on s’adresse à une population qui est à plus de 60%, composée d’illettrées. 
Nous avons fait le même constat sur la production du maïs chiffrée à 600 000 tonnes pour 106 000 ha. Une production de deux millions de tonnes de maïs nécessiterait... (Faites encore le calcul sans oublier le facteur temps car Il nous a fallu 48 années et trois Présidents pour réaliser cette production actuelle.)  
Ce même schéma appliqué à la volonté de produire des millions de tonnes de manioc et autres céréales reviendrait toujours à des résultats aussi surprenants qu'erronés alors que notre Président nous a promis toutes ces merveilles en moins d’une année.  
Concernant l’élevage, porter la production de viande qui est aujourd’hui de 46 000 Tonnes, à 435 000 Tonnes et 400 millions de litres de lait en moins d’un an seulement nécessiterait que le Président "le plus diplômé de l’Afrique" Me Abdoulaye Wade crée une formule (pas mathématique cette fois ci) mais magico-microbio-génético-wadienne.  
Ceci supposerait que les toutes les vaches de notre pays puissent avoir des quadruplets tous les mois de cet hivernage et pendant la contre saison; engendrant ainsi une multiplication par 10 de l'actuel cheptel. C'est tout à fait délirant.  
Peut être aussi que ces « ingénieurs » wadiens sont en « laboratoire » pour nous créer une super formule, sous la supervision de notre Président génie en sciences es-theoriques. 
Quant aux équipements agricoles promis, le Président nous assure que les bateaux qui les transportent sont en position d’approche sur nos côtes. 
Pour un programme annoncé et lancé le 28 avril courant, comment peut-il nous expliquer cette rapidité d’acheminement sachant que le trajet reliant l'Inde au Sénégal ne peut se faire en moins de deux mois ? 
A moins que notre Champion des leurres n'ait créé sa Goana au mois de janvier et voulait nous faire une surprise.  
La plus grande incohérence dans ce programme reste que les moyens financiers pour l'exécuter ne sont pas encore disponibles. En effet, l’exécution de ce programme est, selon Le Président WADE, assujettie à des prêts et des dons de semences que des amis et partenaires du Sénégal voudront bien lui faire.  
 
Il faut cependant préciser, qu’aujourd’hui tous les bailleurs de fonds refusent d’accompagner financièrement notre pays à cause de la mauvaise gouvernance du Président et de la non-transparence dans la gestion des ressources nationales (APIX, ANOCI et autres agences nationales, Sénat...).  
Les Américains lui ont refusé le Millenium Challenge Account (MCA), l’UE lui a posé des conditionnalités de bonne gouvernance, la Banque Mondiale et Le Fonds Monétaire International lui ont donné un cahier de leçon pour apprendre la bonne gouvernance dénommée l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE). 
L’utopie du programme GOANA sera les avions faiseurs de pluies et selon les termes du Président WADE, des tests auraient été pratiqués avec succès au Sénégal.  
Mais de quel Sénégal le Président nous parle-t-il ? Qui sont ces ingénieurs faiseurs de pluies ?  
Pourquoi depuis trois ans, les résultats de leurs expériences n’ont fait l’objet d’aucune publication ou exposé à la Nation ?  
Même en imaginant que c’est théoriquement faisable, combien nous coûteraient ces avions, le carburant, les pilotes, et leur entretien?  
Soyons sérieux.  
Selon les sources officielles, le Sénégal utilise en moyenne par an 892 000 ha pour l’arachide de l'huilerie, 35 000 ha pour l’arachide de bouche, 33 000 ha pour le coton, 91 500 ha pour le niébé, 30 600 ha pour le manioc, 405 ha pour la patate, 6 200 ha pour la pastèque, 3 700 ha pour le sésame, 935 000 ha pour le mil, 141 000 ha pour le sorgho, 106 000 ha pour le maïs, 77 700 ha pour le riz, 3 300 ha pour le fonio et près de 12 000 hectares de canne à sucre (Source : Division des Statistiques Agricoles).  
Ce qui revient à un total des terres cultivées de 2.366.905 ha pour un potentiel de terre arable de l’ordre de 19 Millions d’hectares.  
Ce qui nous laisse pantois à l'idée que le Sénégal laisse en jachère chaque année, plus de 16 Millions d’hectares de terres arables. Ce manque à gagner pourrait garantir une auto suffisance alimentaire à toute l’Afrique de l’Ouest. Et avec un programme agricole efficient et réaliste, nous pourrions faire des exportations vers l’Europe. 
Un tel programme nécessiterait au moins dix ans avec des investissement d’au moins 700 milliards de FCFA. 
Malheureusement, depuis l’accession du Sénégal à l’indépendance, seulement 120.000 ha de terre sont irrigués soit 4,8% des terres irrigables.  
Il reste alors, 2,3 millions de terres irrigables au Sénégal qui n’ont jamais été exploitées soit 95,2% de nos terres qui ne nous servent pas à grand chose.  
Aucun de nos trois Présidents n’a montré une volonté politique pour asseoir un programme agricole efficient en exploitant le potentiel de terres et d’eaux de surfaces disponibles au Sénégal.  
En tout état de cause, le sénégalais d’aujourd’hui ne peut plus accepter toutes ces diatribes politiciennes et manipulatrices qui n'ont rien à voir avec le développement.  
L’autre Sénégal appelle seulement à un peu plus de respect et d’humanité.  
Pour une alternative citoyenne croyant à l'émergence d'un autre Sénégal.  
 
Pr Arona Ndoffene DIOUF, PhD  
Directeur des Programmes  
Président USC Internationale 
www.sunureew.org  
 
Auteur: Pr Arona Ndoffene DIOUF  
Nettali: Mardi 13 Mai 2008 
MODIFICATION DE L’ART 27 DE LA CONSTITUTION PAR VOIE PARLEMENTAIRE : La Présidence dément deux Professeurs agrégés en droit constitutionnel  
NETTALI - Le pouvoir est bien décidé à modifier l’alinéa premier de l’article 27 de la Constitution. Malgré les réserves émises par les spécialistes du droit constitutionnel, le Président Wade semble déterminé à faire passer la loi à l’Assemblée nationale. Me El hadj Amadou Sall, Porte-parole du Président donne les arguments du Palais, sur les ondes de la Rfm. 
"Je ne comprends pas la controverse", a dit Me Sall pour qui "la loi est claire aux yeux de tous". Qui charge en même temps les constitutionnels qui soutiennent que seule la voie référendaire permet de changer les dispositions de l’article 27 de la Constitution. En effet, soutient le porte-parole du Président, "la loi référendaire ne concerne que le mandat présidentiel qui ne peut être renouvelé qu’une seule fois". Autrement dit, ajoute l’avocat, il est possible du point de vue de la loi de revoir la durée du mandat présidentiel en actionnant juste le Parlement, largement contrôlé par la majorité libérale (Pds, au pouvoir). 
Justifiant la mesure initiée par l’Exécutif, Me El Hadj Amadou Sall explique qu’il est difficile de bien travailler en 5 ans, surtout du fait de certaines réalités sénégalaises et des contraintes de type politiciennes. Pour lui, "lorsqu’on expérimente une loi et qu’on se rend compte qu’elle n’est pas bonne, on peut bien la changer", défend le Porte-parole de la Présidence pour qui "le Sénégal est un système démocratique". 
Le professeur Ismaéla Madior Fall a émis un avis différent sur la possibilité qui serait offerte à l’Exécutif de faire voter la loi par l’Assemblée nationale. S’attaquant à la ligne défendue par le Palais, le constitutionnaliste soutient que l’interprétation faite par l’Exécutif "est irrecevable pour deux raisons. Il s’agit d’une disposition claire qui n’a pas besoin d’être interprétée. On n’interprète pas ce qui est clair. Lorsqu’un texte finit d’exposer une disposition (c’est-à-dire une norme ou des règles) et prévoit que cette disposition (c’est-à-dire en l’occurrence la fixation de la durée du mandat à 5 ans et la limitation des mandats deux) ne peut être révisée que par une loi référendaire, il n’y a place à interprétation, même pour les exégètes les plus passionnés", a soutenu le Pr Ismaéla Madior Fall. Et de se faire plus précis "au total, aussi bien la modification de la règle du quinquennat que celle de la clause limitative du nombre de mandats présidentiels requièrent la consultation du peuple sénégalais seul habilité à en décider par le biais d’un référendum". 
Même son de cloche du côté du Babacar Guèye, Professeur agrégé de Droit constitutionnel et directeur bien connu de l’Institut supérieur de droit de Dakar qui a d’ailleurs participé à la rédaction de la Constitution en 2001. Interrogé par Le Quotidien dans son édition de ce mardi, le Pr Guèye soutient : "lors de la rédaction des textes, nous avions estimé devoir ne pas faciliter des révisions intempestives de la Constitution sur des points essentiels. C’est pourquoi nous avions mis noir sur blanc, en particulier, que toute modification de la durée du mandat du président de la République ne serait possible que par le référendum". Le Professeur Guèye ajoute, s’intéressant à l’esprit de la loi, que c’est pour éviter une "personnalisation du pouvoir". 
Auteur: Nettali  
Le Matin : Mercredi 14 Mai 2008 
DÉLÉGATIONS SPÉCIALES, MODIFICATIONS DE LA CONSTITUTIONS, REPORT DES ÉLECTIONS…. Wade exploite les failles du système démocratique sénégalais. 
Les autorités ont initié l’installation des délégations spéciales. Hier, Thiès et Sangalkam ont reçu leurs délégataires. Aujourd’hui, ce sera au tour de Kayar. L’installation de la délégation de Bambey est annoncée pour ce vendredi. À Mbour et dans les autres localités, l’arrivée des délégataires est attendue incessamment. Toutefois, il convient de souligner que les premières installations notées à Thiès et à Sangalkam l’ont été dans la douleur. C’est en effet sous forte présence policière que les personnes désignées pour les Mairies et les Communautés rurales ont pu accéder aux locaux. D’ailleurs, à Sangalkam, dans la banlieue de Rufisque, des incidents ont été notés.  
Une situation qui pourrait être observée dans d’autres localités ciblées car manifestement, nous assistons à un coup de force institutionnel, une manière évidente de passer outre la volonté populaire, faisant des situations exceptionnelles, la norme, au pris de manipulations éhontées des textes de loi. Tout se fait en effet comme dans les régimes d’exception, Seule compte la volonté des autorités, qui, selon leur bon vouloir, mettent la main sur des collectivités locales au mépris des lois sur la décentralisation, faussant ainsi l’esprit de ces textes dont l’objectif essentiel était de promouvoir la gestion participative.  
Les timides réactions notées çà et là pour faire face à ce projet anti-démocratique des autorités vont certainement les encourager à poser d’autres actes comme le tripatouillage annoncé de la constitution à travers l’article 27.  
Aujourd’hui, les actes posés par les autorités, vont dans le sens de créer toutes les conditions d’un régime d’exception au Sénégal. Car, il ne fait plus de doute que le président Wade aux commandes est en train de tester tous les mécanismes de résistance du peuple et les antidotes qu’il pourra leur apporter. Et si le test est concluant, il pourra passer à une vitesse supérieure, lui qui, selon de nombreux observateurs, mûrit sciemment des projets de succession et autres manœuvres de ce genre, convaincu qu’avec un minimum d’apparence de légalité, il pourra les faire passer. Car, en face de lui, en tout cas, jusqu’ici, ni la détermination des hommes politiques de l’opposition, ni celle des syndicalistes, ni celle des consuméristes, n’ont ébranlé son régime. Les situations sont vites maîtrisées et le tapage médiatique a fait le reste. L’Assemblée nationale est domestiquée, la justice est aux ordres, et la presse est vouée aux gémonies. 
C’est dire que certes le Sénégal est une démocratie, mais il lui manque les mécanismes de contrepouvoir nécessaire pour arrêter toute autorité qui souhaiterait en abuser. Et Dieu sait que la tentation est grande. Le président Wade n’a pas de contrepouvoir en face de lui comme le recommandait Montesquieu dans l’esprit des lois. Il est alors manifestement, en train de profiter des failles de la démocratie conçue depuis Senghor et qu’il faudra nécessairement repenser. Jusqu’où ira-t-il ? Seul l’avenir nous le dira. 
Auteur: Assane SAMB  
Sénégal | Attaques contre la Fao et les Ong : les "allégations" du Président Wade fustigées 
Publié le 14 mai 2008 à 11h46  
La sortie médiatique du Chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade qui n’en finie pas de critiquer la FAO et les ONG internationales en général ne fait pas l’unanimité. Au niveau des ONG et de la société civile si d’aucuns parlent d’expression d’une opinion, d’autres fustigent cette attitude qui n’est pas d’actualité face aux difficultés des populations, notamment du monde rural. 
 
Amacodou Diouf, Vice président du Conseil des Organisations Non Gouvernementales d’Appui au Développement (CONGAD) ‘’La FAO doit être soutenue’’ 
« La FAO est un organisme des Nations Unies, partant, toute mesure la concernant doit être prise de concert avec tous les Etats membres de l’organisation. De plus, je fustige cette attitude du Président Abdoulaye Wade qui préconise la dissolution du Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO), dans la mesure où c’est une pratique qui n’honore pas les Etats. Et c’est la raison pour laquelle je convie tous les organismes internationaux à soutenir la FAO, qui du reste, a joué un rôle crucial dans le domaine agricole à travers le monde pendant plusieurs décennies. Il faut aussi préciser que les ONG sont des organisations dont les acteurs sont des volontaires qui travaillent pour le développement des pays les moins avancés. Dans cette optique, toute possibilité de pouvoir utiliser de l’argent destiné aux couches vulnérables et défavorisées est inconcevable. De plus, les institutions financières telles que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), qui par ailleurs représentent les appuis financiers et techniques des ONG, ont de puissants moyens de contrôle. Les Etats ont la latitude d’utiliser 80% des budgets nationaux alors qu’au niveau des ONG, les bailleurs ne l’acceptent pas. Face à la crise alimentaire, au niveau du Conseil des Organisations Non Gouvernementales d’Appui au Développement (CONGAD), nous avons appelé tous nos représentants dans les zones rurales à augmenter leurs investissements dans le cadre de la relance de l’agriculture sénégalaise. Je dirais même capitulée d’autant plus que la productivité a fortement baissée a cause de l’absence de politique agricole au sens plein du terme dans ce pays. Dans les zones rurales, les paysans ne disposent pas encore d’intrants agricoles encore moins d’équipements en cette période pré-hivernal. En tant qu’Organisations Non Gouvernementale (ONG) qui s’active dans l’humanitaire, le CONGAD compte appuyer les paysans dans le cadre de la formation qui leur permettrer d’améliorer leur productivité et la commercialisation de leurs récoltes ». 
Baba Ngom, Secrétaire Général du Cadre National de Concertation des Ruraux (CNCR) 
‘’Nous sollicitons une augmentation des financements de la FAO’’ « La FAO est une organisation internationale mise en place pour des objectifs précis, et c’est la raison pour laquelle, la dissoudre est une mesure qui doit être prise en concertation avec tous les Etats membres de l’ONU qui ont contribué à sa création. Parler de dissolution de la FAO c’est trop dire et ignorer son action vis à vis des agriculteurs qui louent l’apport important qu’elle exerce dans le domaine agricole à l’échelle planétaire. Le travail du Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO) s’articule autour de la transmission de toutes les informations nécessaires à une bonne productivité des récoltes auprès des agriculteurs, la formation, la fourniture d’intrants et d’équipements entre autres. Si le gouvernement Sénégalais n’est plus satisfait du travail de la FAO, il lui est loisible de se retirer de l’organisation sans pour autant orchestrer toute cette polémique autour de cette structure et des ONG. Au lieu de se pencher sur les problèmes qui nécessitent une intervention immédiate dans le monde rural notamment, avec le démarrage de la campagne agricole 2008-2009 alors que jusqu’à présent rien n’a été fait de la part du Gouvernement. Les paysans, à cause d’une mauvaise récolte de l’année dernière, ne disposent pas de ressources financières pour acheter du matériel, des intrants et des semences. Ils sont laissés à eux même. Au niveau du Cadre National de Concertation des Ruraux (CNCR), nous savons ce que vaut la FAO et nous sollicitons une augmentation de ses financements afin qu’elle puisse accomplir pleinement la mission qui lui est assignée ». 
Mamadou Mbodji, Président du Forum Civil ‘’Ce sont deux Sénégalais qui se donnent en spectacle sur la scène internationale’’ 
« Le Président de la république a le droit de critiquer n’importe quelle structure ou organisme qui n’est pas efficace à ses yeux. Cependant, dans ce cas précis, il y a d’autres enjeux, d’autant plus que ce sont deux Sénégalais qui se donnent en spectacle en prenant à témoin l’ensemble des forces vives du monde. Après tout, le Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) est dirigé par un citoyen Sénégalais, en l’occurrence Jacques Diouf. Si le Président Wade a des réticences sur les activités de la dite structure, il se devait d’appeler le concerné et d’en discuter à l’amiable avec lui au lieu de l’attaquer publiquement. C’est en quelque sorte une bataille d’idées entre deux compatriotes sur la scène mondiale. Pourtant, il y a d’autres priorités en ce moment avec l’approche de l’hivernage, et jusqu’à présent rien n’est encore fait. L’heure est de s’adonner à la résolution des problèmes liés à cette crise alimentaire qui n’épargne aucune couche sociale. Les paysans qui comptent beaucoup sur l’Etat et les ONG pour l’acquisition de vivres de soudures, de matériels agricoles, d’intrants et de semences ont besoin d’autre choses que de débats d’idées ». 
Aïcha Touré Sarr, Directrice Adjointe d’Oxfam America ‘’Il faut des réponses efficaces et sérieuses face à cette crise alimentaire’’ 
« Ces propos du Chef de l’Etat Sénégalais vis à vis des ONG internationales et de la FAO remettent sur la scène mondiale le débat sur les questions de transparence et de bonne gestion des ressources financières des organismes humanitaires. Les ONG sont tenues de respecter ces principes de transparence dans la gestion de leur budget, mais c’est aux Etats de s’assurer que ces principes sont respectés. Ceci passe par une mise en place de mécanismes d’évaluation et de contrôle de l’action de ces dernières de la part des gouvernements. Il appartient aux Etats de s’assurer qu’ils mettent à la disposition des ONG des outils devant leurs permettre de rendre compte de leurs activités. Les ONG ne font que se plier aux règles que leur fixent les Etats. La crise alimentaire actuelle est aigue et demande une collaboration entre les Etats et les ONG qui évoluent dans le domaine de l’humanitaire. Se rejeter les responsabilités ne résout pas le problème. Ce faisant, il faut préciser que les Organisations Non Gouvernementales jouent un rôle d’appoint aux actions gouvernementales. Il revient au Etats d’élaborer une politique agricole. Par ailleurs, il y a des leviers nationaux sur lesquels les gouvernements et les ONG peuvent jouer pour soulager les souffrances des populations. C’est trop facile de dire que cette crise alimentaire mondiale est due aux fluctuations du baril du pétrole ou aux subventions des agriculteurs des pays développés qui a fini par mettre à genou les productions des pays pauvres. Ce qu’on pourrait reprocher à la FAO c’est de n’avoir pas su anticiper, mieux distribuer l’information à temps afin d’alerter les Etats sur la crise alimentaire actuelle. Cela aurait permis aux Etats de remédier à beaucoup de choses dans cette situation. Il faut des réponses efficaces et sérieuses face à une crise alimentaire d’une telle ampleur ». 
Photo : Baba Ngom, Secrétaire Général du Cadre National de Concertation des Ruraux (CNCR) 
 
Ndéye fatou NDIAYE 
 
 
Wade dangereusement partisan  
Par | | mercredi 14 mai 2008  
Le Président Wade a pris en l’espace de quinze jours des actes de dissolution de douze collectivités locales. 
C’est d’abord le Conseil municipal de Bambey et le Conseil régional de Dakar qui ont été les premières victimes du décret présidentiel. 
C’est sous huitaine qu’une dizaine d’autres subissent le même sort. L’effet d’annonce et l’effet de surprise ont rendu groggy des milliers de conseillers et acteurs de la politique de décentralisation. Wade a apparemment réussi magistralement son coup de semonce et d’offense manifeste. 
Seulement la décision présidentielle amène à se poser des questions, ne serait ce que par rapport à son caractère surréaliste. Tout comme son caractère légal et politique. Elle est iconoclaste et inattendue comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. La météo de la gestion des collectivités locales ne prévoyait pas cette intempérie. Un typhon bizarre. 
Est-ce qu’il y’avait réellement matière à dissoudre des assemblées locales dont les membres sont démocratiquement élus par les populations ? 
Il est vrai que le législateur a prévu des cas très sélectifs de dissolution des conseils de collectivités locales par le président de la République. Mais seulement trois cas exceptionnels : 
¸ Le premier fait référence à un cumul de déséquilibres financiers non résorbés aux termes d’exercices budgétaires successifs. 
¸ Le deuxième fait cas de circonstances exceptionnelles dues à un contexte de guerre ou de calamités graves. 
¸ Le dernier cas, c’est quand le « fonctionnement de (ces assemblées) se révèlent durablement impossible » 
Manifestement, aucune de ces institutions dissoutes ne se trouve dans ces cas d’espèce. 
Au regard des dispositions de la loi (article 52, 173 et 235 du code des collectivités locales) les actes pris violent de manière flagrante ces normes supra décrétales. Ces assemblées délibèrent régulièrement et les représentants de l’Etat (Gouverneur, préfet et sous-préfet) approuvent normalement les délibérations. 
Les arguments relatifs à l’absence manifeste du maire (cas de Thiés), de maladie (Mbour) ou de mauvaise gestion avancés ici et là, ne peuvent prospérer. Cela relève d’une mauvaise foi manifeste. 
La loi a prévu des mesures autres que la décision grave de fondre comme beurre au soleil des entités constituées de conseillers élus au suffrage universel. C’est de la forfaiture. 
Ces actes réglementaires constituent une ignominie juridique, une tumeur qui gangrène la dignité constitutionnelle. 
La charte fondamentale de notre pays (article 112) consacre en effet, la libre administration des collectivités locales par des assemblées locales. Conséquence logique d’une option politique de la décentralisation qui date d’avant indépendance et approfondie d’année en année. 
Cette agression manifeste sur la politique même de décentralisation devait indigner plus d’un, à fortiori les associations d’élus locaux. 
Alors ne devrait-on pas brûler l’Union des associations des élus locaux (UAEL), l’Association des maires (AMS) et autres qui ont fait profil bas et ont adopté comme parade la politique de l’autruche. 
Pardi ! A quoi bon se regrouper en association pour la « promotion de la décentralisation et la défense des intérêts des élus », si on n’a pas le courage de lever le plus petit doigt face une telle désinvolture ? 
Les douze collectivités locales dissoutes sont réputées être, pour l’essentiel, entre les mains d’élus de l’opposition. Principalement de Rewmi et du PS. Cette sélection cache mal le saupoudrage avec deux collectivités locales contrôlées par le parti du Président. Le triste constat est là : malgré les contraintes génériques liées à son statut de président de la République, Wade n’a jamais cessé d’être dangereusement partisan. Une politique politicienne qui n’honore pas le premier des sénégalais. Mais si on ne comprend pas, comme le répétait Machiavel, que « c’est pas le titre qui honore l’homme, mais c’est l’homme qui honore le titre », on sortira non pas par la porte, mais par la fenêtre de l’histoire. 
• Ousmane Thiongane  
• Juriste  
• Expert en communication  
• ousthiongane@yahoo.fr 
MODIFICATION DE L’ARTICLE 27 DE LA CONSTITUTION 
La présidence s’attaque aux constitutionnalistes 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | mercredi 14 mai 2008  
 
La controverse juridique s’installe autour de la modification de l’article 27 de la Constitution. Les constitutionnalistes récusent la voie parlementaire et estiment que seul un référendum peut légitimer un tel acte, tandis que le pouvoir persiste dans son projet et tient à saisir le Parlement pour proroger le mandat du président de la République. 
Depuis l’annonce de la nouvelle par le communiqué du Conseil des ministres, les médias ne cessent de demander les éclairages des juristes et constitutionnalistes sur les cas de figure possibles selon la loi pour modifier l’article 27 de la Constitution qui traite de cette question. 
Le porte-parole du président de la République, Me El Hadji Amadou Sall a réagi depuis Paris sur les ondes de Rfm pour couper court aux allégations des professeurs agrégés de droit constitutionnel faisant état de l’impossibilité de passer par le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) pour modifier l’article 27 de la Constitution qui fixe la durée du mandat du chef de l’Etat. Ce qui dénote ainsi que le pouvoir est bien décidé à modifier l’alinéa premier de l’article 27 de la Constitution. « Je ne comprends pas la controverse », a-t-il déclaré prétextant que « la loi est claire aux yeux de tous ». 
Pour le porte-parole du président Abdoulaye Wade, « la loi référendaire ne concerne que le mandat présidentiel qui ne peut être renouvelé qu’une seule fois ». C’est sous ce rapport qu’il a indiqué qu’il est possible du point de vue de la loi de revoir la durée du mandat présidentiel en actionnant juste le Parlement qui du reste est largement contrôlé par la majorité libérale (le Parti démocratique Sénégalais-Pds, au pouvoir). Me El Hadji Amadou Sall a argumenté sa position par le fait qu’il est « difficile de bien travailler en 5 ans, surtout du fait de certaines réalités sénégalaises et des contraintes de type politiciennes ». Et de poursuivre : « lorsqu’on expérimente une loi et qu’on se rend compte qu’elle n’est pas bonne, on peut bien la changer ». 
Le Porte-parole de la Présidence de la République d’arguer que « le Sénégal est un système démocratique », avant charger les constitutionnalistes qui soutiennent que seule la voie référendaire permet de changer les dispositions de l’article 27 de la Constitution. 
Le professeur agrégé de droit constitutionnel et directeur de l’Institut supérieur de droit de Dakar, Babacar Gueye qui a participé à la rédaction de la Constitution en janvier 2001 bat en brèche et explique comment et pourquoi il a été décidé de verrouiller cette disposition constitutionnelle qui évoque le mandat du président de la République. « Lors de la rédaction des textes, nous avions estimé devoir ne pas faciliter des révisions intempestives de la Constitution sur des points essentiels. C’est pourquoi nous avions mis noir sur blanc, en particulier, que toute modification de la durée du mandat du président de la République ne serait possible que par le référendum ». Le Pr Babacar Guèye d’ajouter, s’intéressant à l’esprit de la loi, que « c’est pour éviter une personnalisation du pouvoir ». 
Un autre professeur agrégé de droit a émis sur la même longueur d’onde que le directeur de l’institut supérieur de droit de Dakar. En effet, Ismaëla Madior Fall est catégorique : « le référendum est la seule voie pour modifier l’article 27 ». Le constitutionnaliste est d’avis que « l’interprétation faite par l’Exécutif est irrecevable pour deux raisons ». Selon Ismaëla Madior Fall, « il s’agit d’une disposition claire qui n’a pas besoin d’être interprétée. On n’interprète pas ce qui est clair. Lorsqu’un texte finit d’exposer une disposition (c’est-à-dire une norme ou des règles) et prévoit que cette disposition (c’est-à-dire en l’occurrence la fixation de la durée du mandat à 5 ans et la limitation des mandats deux) ne peut être révisée que par une loi référendaire, il n’y a place à interprétation, même pour les exégètes les plus passionnés ». Il a, ainsi, précisé : « au total, aussi bien la modification de la règle du quinquennat que celle de la clause limitative du nombre de mandats présidentiels requièrent la consultation du peuple sénégalais seul habilité à en décider par le biais d’un référendum ». 
Quant à la confusion sur les deux textes différents de la Constitution qui circulent, Ismaëla Madior Fall a tenu à indiquer « sur ce point, toute ambiguïté doit être éradiquée : le texte qui fait foi est bien la Constitution promulguée le 22 janvier 2001 qui prescrit la voie référendaire comme la seule susceptible d’être empruntée pour opérer un quelconque changement relatif à cet article. Il n’est pas besoin d’être juriste pour savoir qu’un projet de texte n’a aucune valeur juridique et s’efface devant un texte promulgué et entré en vigueur ». 
DISSOLUTION ENVISAGEE DES COLLECTIVITES LOCALES 
La Raddho invite le chef de l’Etat invité à ‘’surseoir’’ à la mesure 
Par APS | | mercredi 14 mai 2008 | 
 
La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) demande au chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, de ‘’surseoir’’ à la publication du décret relatif à la dissolution des collectivités locales pour ‘’faciliter les conditions d’un dialogue politique’’. 
’Le Sénégal à l’instar de la plupart des pays sous développés, traverse une situation économique, politique et sociale des plus difficiles de son histoire et qui appelle la cohésion, le consensus et la sérénité’’, indique la RADDHO dans un communiqué reçu transmis à l’APS. 
Le président de la République annoncé, le 2 mai, lors d’un conseil des ministres, la dissolution d’une dizaine de certains conseils municipaux et ruraux. Parmi celles-ci, figurent la mairies de Thiès et de Kédougou dirigées repectivement par l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et le leader du Parti de l’independance et du travail (PIT, opposition), Amath Dansokho. 
‘’Le temps est venu où les manœuvres politiciennes et les manœuvres de diversions et autres jeux de cache-cache politiciens doivent faire face à la concertation franche pour répondre dans l’unité aux graves défis qui attendent les Sénégalais’’. 
Aps 
CRISE SCOLAIRE 
La crainte de l’année blanche se généralise  
Par Mamadou Amadou DIOP | SUD QUOTIDIEN | mercredi 14 mai 2008  
 
La grave crise que traverse l’école sénégalaise depuis le mois d’octobre c’est-à-dire depuis la rentrée des classes ne laisse plus personne indifférent. En effet, à l’exception de quelques classes d’examen, toutes les autres relevant du cycle primaire sont en chômage. Une situation qui ne concerne pas certes les écoles privées, mais au niveau de celles-ci les gens redoutent l’année blanche qui pourrait affecter tout le système. 
L’école sénégalaise va mal. Depuis plus d’un an, le secteur est traversé par de graves perturbations marquées par des débrayages, des boycotts d’examens ou encore la rétention des notes. Et cette année, « la racine du mal » vient non pas des apprenants mais plutôt des enseignants qui ont décidé de lutter jusqu’au bout pour faire aboutir leurs revendications. 
Pour le secrétaire général de l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden), l’heure des promesses est totalement révolue. Et à tout prix, il faut amener les autorités à changer de comportement. Ainsi depuis le début de l’année scolaire 2007-2008, le mouvement de grève décrété par l’intersyndicale enseignante, est largement suivi sur toute l’étendue du pays particulièrement à Dakar et dans sa banlieue. La banlieue qui est réputée être très peuplée et/où les classes atteignent des effectifs pléthoriques de 70 à 80 élèves par classe, offre aujourd’hui un visage méconnaissable. Car dans certains établissements, les portes et les fenêtres sont fermées. Il y régne un silence absolu. C’est le cas à l’école PA 5 des parcelles assainies. 
Tout le monde était absent : élèves, maître, et même le directeur. Seuls quelques moutons se baladent dans la cour. Il règne dans cet établissement en ce jour de classe de classe donne un calme de cimetière. Par contre, à quelques kilomètres de là, l’école Sérigne Niang de l’Unité 01 des Parcelles donne un autre décor. Sur une quinzaine de classes que compte l’établissement, seules deux sont fonctionnelles. Habituée à la grande ambiance et à la grande affluence des élèves, l’établissement se présente sous un autre visage. Les classes de CM2 A, CM2B sont les seules qui sont ouvertes. 
Tranquillement, les maîtres s’adonnent explications des leçons suivies religieusement par les élèves. Les maîtres de ces deux classes, une dame et un monsieur, n’ont pas suivi le mouvement de grève. « On est des enseignants comme tous les autres, nous sommes logés à la même enseigne en matière de traitement, mais nous avons mission à préparer les gosses pour qu’ils soient au même pied d’égalité que leurs autres camarades le jour de l’examen. » Et d’ajouter :’ Nous sommes là tous les jours comme si de rien n’était pour s’acquitter de notre devoir d’enseignants. » 
Au cour privé Yaakar plus à la cité Fadia, la situation est tout autre. Du CI à la troisième les cours se passent normalement et l’effet de » grève ne se fait pas sentir sur le fonctionnement de l’établissement. À en croire le surveillant général, l’école n’a jamais connu de grève et les cours se sont toujours déroulés le plus normalement du monde. « Nous sommes une école privée, les grèves ne nous concernent pas, soutient-il ». Seulement il redoute que les grèves puissent les affecter autrement. C’est quand les autorités décréteront qu’il y a année blanche « espérons que ça ne sera pas le cas . » 
Au cours secondaire des Parcelles Assainies (CSPA) de l’unité 22 , l’ambiance des jours de classe est au rendez-vous. Des cris, des sauts et des jeux de cache –cache . Les enfants s’adonnent ici et là à leurs jeux favoris. D’après cet enseignant trouvé sur place, les cours se passent normalement « on dispense les cours sans problème et on est sur les derniers chapitre du programme. » 
Mais du côté des parents d’élèves de l’école publique, cette grève qui perdure commence à susciter de graves inquiétudes même si les autorités académiques rassurent en avançant qu’il n y a aucun risque quant à la tenue des examens. D’après Monsieur Ciss, un parent d’élèves rencontré aux abords d’un établissement public, les assurances données par les autorités n’ont aucune valeur si les enfants n’ont pas appris leurs programmes de l’année. Pour sa part Monsieur Camara cet autre parent d’élève très amer lui parle de sabotage de l’école « ils n’ont rien à dire. Le gouvernement et l’intersyndicale sont en train de saboter le système éducatif. Ils sont tous des politiciens ’. ‘ C’est sûr que l’on s’achemine directement vers une année blanche, il ne sert à rien d’espérer, quoi que se soit » conclut il. 
 
 
A vos manquements prêts partez monsieur le président  
SUDONLINE.SN | samedi 10 mai 2008 
Au lendemain des élections présidentielles, plusieurs de mes amis de la diaspora m’avaient vertement critiqué, estimant que mon papier (Le Sénégal risque de couler) parus sur mon blog et dans les sites Xalima, Sudonline, Nouvel-Obs était trop alarmiste. Pour eux, le Président de la République dont je parlai, n’était nullement Abdoulaye WADE que je décrivais et le Sénégal encore moins menacé d’implosion. Un an après le scrutin, il semble bien que j’avais raison et eux tort (comme le montre d’ailleurs la situation actuelle du pays). 
Voilà depuis un an que peu à peu nous sombrons ! Depuis mars 2000, notre exercice quotidien est de regarder impuissants nos valeurs se dégrader, nos talents ignorés, nos jeunes se tuent entre deux rives de l’atlantique, notre pays s’appauvrir dans un silence et un mépris du Président de la République et du PDS. Aujourd’hui, l’initiative du Chef de l’Etat, et de son gouvernement serait de mettre en place un nouveau programme Ad-hoc aprés le plan REVA, la Grande Offensive pour Anéantir la NAtion (GOANA). 
Je considère que la situation de mon pays, le Sénégal, est trop grave pour que nous nous permettions d’attendre encore quatre ans avant d’engager de douloureux changements. Il faut donc que le Président de la République tire les conséquences de son incompétence et de ses échecs. Il doit partir. Il est temps de redonner la parole aux Sénégalais. Les Sénégalais dignes ne vous écoutent plus, seul la race des laches du genre Iba DER vous écoute. ils n’entendent pas davantage votre parti, confronté à la mission impossible de barrer la route à Karim votre Fils. 
En mars 2000, Monsieur le Président, nous entendions de vous une vision, une stratégie et un pilotage vers un Sénégal debout permettant de valoriser nos potentiels et notre rayonnement dans le monde. La déception est immense ; La faim, la corruption, le mensoge, et la faible participation des citoyens aux élections législatives vous ont fourni une occasion d’en tirer toutes les conséquences. Malheuresement, vous ne l’avez pas fait – accélérant ainsi votre cycle politique durant lequel les Sénégalais auront perdu leur fierté, mais aussi leur niveau de vie. Ce sont quatre années soit 48 mois à risque social et politique grave, dans un climat d’attentisme et d’intrigues, que le pays va devoir affronter. 
Quand Monsieur le Président compter vous faire savoir aux Sénégalais les conséquences de cette situation ? jamais. Cela seul justifierait que vous démissionniez. 
Monsieur le Président, vous et votre Gouvernement avez trompé les citoyens, vous avez détruit l’économie : baisse de niveau de vie, le chômage devient héréditaire, la cohésion sociale en danger, les finances au rouge, la dette incalculable, l’école en crise, le pays vendu par Km2 etc. Le Sénégal Monsieur le Président est par terre. 
Nous vivons aujourd’hui une crise sociale sans précédent, nous vivons aussi une crise politique. L’incompétence du Gouvernement, appuyé par une majorité parlementaire en grand écart avec le pays réel, devient manifeste dans son attitude d’autorité contre les revendications du peuple. 
La stratégie qui consiste à mettre en place des plans de circonstance comme le plan REVA, GOANA, DIAKHAYE et autres ne sont que de l’escroquerie politique. 
La fracture est profonde. C’est probablement, Monsieur le Président, la fin d’un système politique dont vous êtes le chef aujourd’hui. Le rejet de la politique politicienne par les Sénégalais et les avertissements exprimés lors du scrutins des législatives n’ont pas été compris, et donc pas suivis d’effet. Votre parti politique le PDS, n’a pas su se renouveler durant vos mandats. Or de nombreux Sénégalasis, en particulier dans la Diaspora, sont prêts à participer à l’émergence d’une politique de développement, à redéfinir les missions et les conditions de l’efficacité de l’Etat, à promouvoir un modèle social qui produise autre chose que le chômage, la famine, la misère et le takhouraane. 
Combien de temps encore allons nous accepter ce jeu ? Combien de temps encore allons nous accepter de tuer toute notre énergie à tenter d’accommoder notre conscience avec une situation qui ne nous satisfait en rien alors que d’autres pays comme le Mali est depuis quelques années fermement reparti de l’avant ? L’Afrique contrairement à ce que l’on en dit est aujourd’hui parti de l’avant et elle regorge d’opportunités et de challenges que d’autres pays pauvres et moins pauvres ont déjà décidé de relever. L’Afrique est déjà parti et elle nous a laissés sur le bord du chemin ! Le Monde avance et nous ne sommes même plus capables de le voir tant nous nous épuisons à cet exercice collectif de résistance ! Il est peut-être temps de cesser les débats politiques, les problèmes de ce pays, nous les connaissons. De toutes les façons, nous sommes dos au mur aujourd’hui. Qui d’entre vous aujourd’hui croit encore que sans un changement fort et rapide, ce pays peut rebondir ? 
Chers compatriotes, il est impératif aujourd’hui d’aborder les vraies questions pour l’avenir de notre pays. Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont. On ne peut plus rester passif. Il faut aujourd’hui agir. Quand un pays est au bord de l’asphyxie, il faut savoir dépasser ses petits enjeux politiques et personnels pour donner de l’oxygène sans quoi, c’est nous même qui serons bientôt asphyxiés. Arrêtons d’être trop intellectuel de qualifier telle idée de libérale, de qualifier telle autre de socialiste. Ne nous enfermons pas dans des querelles de partis pour occulter la réalité. Unissons nos forces avec des idées nouvelles qui vont faire que notre pays va s’en sortir. Reconnaissons le droit à l’erreur. Ensemble nous pouvons nous retrousser les manches et sortir du déclin dans lequel le PDS et son Gouvernement nous enfoncent de jour en jours. 
Je voudrais, Monsieur le Président de la République, avec tout le respect dû à votre fonction et à votre age, vous demander de mettre fin à votre mandat, comme l’a fait le Président Senghor en son temps. Cela permettra l’émergence d’une nouvelle ambition pour le Sénégal. Ne faites pas de votre échec, Monsieur le Président, l’échec du Sénégal et des Sénégalais. Une attente insupportable avec des discours de réveur, et donc sans effets réels, peut conduire notre pays à une situation proche de celle que connaît la Cote d’Ivoire. 
Aujourd’hui, c’est la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de dissolution des Conseils municipaux pour organiser le dernier mur de défense d’un système aux abois, qui prend peur devant les conséquences économiques, sociales et politiques de ses lacunes. Monsieur le Président, vous n’incarnez plus l’esprit et les valeurs de notre cher Sénégal. J’estime que vous n’êtes plus capable de tenir le gouvernail et de donner de bonnes directions à notre pays. Dans bien des pays, le peuple se souleve pour moins que cela. Je crois sincèrement qu’il faut savoir passer la main aux plus capables. La Présidence n’est pas juste un placard doré, c’est d’abord un lieu de décision. Le Sénégal a besoin de retrouver une direction réaliste avec des Hommes et Femmes capables, qui soient au courant de la vie réelle et qui n’inventent un projet après l’autre. 
La République ne peut se contenter d’un VIP de luxe comme Patron. La République Monsieur le Président a besoin d’un nouveau souffle, d’un nouveau vent : celui de l’espoir, du cœur, un vent plus tolérant. Le Peuple a besoin de Solutions, non de Mensonges. Nous sommes à la fin d’un cycle – C’est le temps de tous les dangers mais aussi le temps de l’impulsion pour un nouveau départ. Je ne prétends pas détenir de solution miracle, mais je tiens à contribuer à l’instauration d’une nouvelle politique où le droit de vote sert au citoyen à exprimer son point de vue et à être entendu et non pas uniquement à accompagner les partis politiques pour faire du Takhouraane. Le bon sens du peuple se révélera plus riche en idées sages et novatrices que les spéculations hasardeuses de nos politiciens qui à de très rares exceptions près, partagent la même mentalité : celle du “ pousse-toi de là que je m’y mette.” 
Aimer son pays, croire en notre Sénégal, c’est redonner la parole aux peuple. 
A l’arrivée vous risquez d’avoir la médaille de bronze ! 
Prénom et Nom : Idrissa Ben SENE  
E-mail : idrissa.sene@gmail.com 
Mercredi 14 mai 2008 
Abdoulaye Wade : Cet homme a atteint un point de non-retour 
 
 
Luy raam ca ñac ba la jëm, dit l’adage wolof. Appliqué à Me Wade et à sa gouvernance, cet adage signifie qu’ils nous mènent directement vers la catastrophe, vers le chaos. Il n’est vraiment plus réaliste d’attendre quoi que ce soit de mieux de cet homme. Sous sa gouvernance, tout ira de mal en pis. Le plus grave, c’est que l’homme connaît parfaitement le monde qu’il dirige comme ses sujets. Je fais toujours remarquer dans mes contributions qu’il a la part belle et nous prend pour des moins que rien. Sa gouvernance meurtrie est jalonnée de scandales de toutes sortes, aussi graves les uns que les autres. Ces scandales qui, à ses yeux, ‘sont des accidents de parcours qui seront digérés au fur et à mesure’ (1).  
Nous sommes donc prêts à tout supporter venant de sa nauséabonde gouvernance et notre homme le sait parfaitement. Il est sorti indemne du scandale de la rénovation de l’avion de commandement, qui a vu un président raconter manifestement des histoires à son peuple, à une heure de grande écoute de la télévision nationale. Il en a été de même - et c’est plus grave encore - des trois actes suspects et troublants concernant le lâche assassinat du juge Babacar Sèye. Il est également sorti sans frais du scandaleux ‘protocole de Reubeuss’ (2) et de la gestion calamiteuse des fonds spécifiques de la présidence de la République. Il s’est même permis, après ce que tout le monde sait maintenant, ‘de faire don au gouvernement de la somme de 6 milliards de francs Cfa’. La télévision nationale a joué sa partition en nous présentant un véritable film : le Premier ministre (Macky Sall à l’époque) en personne, transformé à l’occasion en ‘comptable public’, ‘partager’ l’argent entre différents ministres. Ce n’est qu’au Sénégal qu’une telle hérésie est possible. Partout ailleurs, en tout cas dans quelque autre démocratie que ce soit, Me Wade et son régime seraient balayés, et au besoin traduits en justice pour forfaitures.  
Il n’a pas suffi à Me Wade de prendre de graves libertés avec nos finances publiques. Il a, en plus, passé tout son magistère à torturer les lois, et principalement la première d’entre elles : la Constitution, qu’il s’était pourtant solennellement engagé à respecter et à faire respecter. Dans son édition du vendredi 9 mai 2 008, Le Quotidien attire notre attention sur le fait qu’il a défiguré la Constitution en la modifiant douze fois en sept ans de gouvernance. Nos amis du Quotidien ne pouvaient pas s’imaginer, qu’au même moment, le tortionnaire de la Loi fondamentale avait un autre projet de modification sur la table : celui qu’il a présenté au Conseil des ministres du jeudi 8 mai 2008 portant modification de l’article 27 alinéa 1 de ladite Constitution.  
Mon premier sentiment, au lendemain cette malheureuse initiative (une de plus), a été la gêne et la honte. J’ai failli même vomir quand j’ai entendu les courtisans de Me Wade, au premier rang desquels Me Amadou Sall, avocat de son état, essayer de nous convaincre. Ce sont vraiment des avocats du diable. A supposer d’ailleurs que leurs arguments tiennent la route : quelle urgence y a-t-il à envisager la modification incriminée à quatre ans de la fin du second mandat de leur roi ? Certains compatriotes pensent légitimement que le roi Wade se préoccupe déjà de faciliter le travail à son successeur (en 2012 ou en 2019). ‘Ce n’est pas pour moi’, aurait-il expliqué. ‘C’est pour mon successeur’, aurait-il poursuivi, car ‘je me suis rendu compte que cinq ans, c’était trop court comme mandat’. S’inspirant de l’expérience qu’il a vécue, il va plus loin encore dans son argumentation : ‘Le président nouvellement nommé (plutôt élu, ndla) passera près de deux ans à chercher des hommes. Puis, il va aller en campagne électorale et préparer des élections. C’est beaucoup de temps perdu et il n’aura même pas le temps de faire un diagnostic du pays ou de concocter un vrai programme’.  
C’est vraiment bien Me Wade qui a développé les arguments qui viennent d’être passés en revue. Ils lui ressemblent en tous points et reflètent son immonde gouvernance. Ils mettent en relief ses nombreuses carences de gouvernance qui expliquent bien de nos déboires. Nous ne connaissons pas Me Wade suffisamment généreux et magnanime pour baliser déjà à quatre ans moins et à onze ans au plus, la voie à son successeur. Nous ne savions pas Me Wade aussi grand. Au contraire ! Que va-t-il penser d’ores et déjà à la gouvernance de son successeur ? Il ne peut quand même pas gouverner et indiquer à son successeur comment il va gouverneur. A moins que pour lui, ce successeur sera sûrement son fils.  
Me Wade ne nous a manifestement pas dit la vérité. Ses arguments ne tiennent pas la route. Ils nous édifient au moins sur la vraie nature et les vraies capacités de l’homme qui nous dirige depuis huit ans. Quand il venait d’être élu le 19 avril 000, il ne maîtrisait manifestement rien : il n’avait aucune idée des hommes avec lesquels il allait gouverner, ni de l’état du pays, ni du programme qu’il allait mettre en œuvre. Il avait donc besoin d’au moins deux ans pour se chercher. En réalité, au grand jour, il a mis à profit ses deux premières années, non pas pour réfléchir sur la situation du pays, mais bien pour mettre déjà en place la stratégie et les moyens qui devaient lui permettre d’être réélu en 2007.  
Suivons-le néanmoins dans sa logique contestable : au lendemain du 1er mars 2007, date de sa réélection provisoire pour un second mandat, il avait derrière lui sept ans de gouvernance. Il avait donc largement eu le temps de prendre le pouls du pays, d’en connaître suffisamment l’état et d’avoir une idée exacte de la taille de son gouvernement et des hommes avec qui il allait gouverner pendant son quinquennat. Quelles initiatives, quelles actions de portée générale et d’intérêt national peut-on mettre à son compte depuis ce 1er mars 2007 ? Rien, ou presque rien. Ce que nous retenons de lui pendant la première année de son second mandat, c’est sa sortie catastrophique de ce jour-là à la télévision nationale, quand il lavait à grande eau son fils et chargeait copieusement ses malheureux adversaires. Ce que nous retenons de lui depuis cette date, c’est qu’il passe tout son temps à voyager, à voyager pour la moindre incartade. Depuis ce 1er mars 2007, il ne nous laisse aucun moment de répit, maintient notre pauvre pays dans une tension permanente, en ouvrant partout des fronts et des hostilités, en se faisant remarquer en particulier par ses attaques en règle et sans retenue contre l’opposition, la presse, les Ong, les institutions des Nations Unies. Il va même jusqu’à menacer de porter plainte contre la Fao (sic). Pendant ce temps, ses pairs des autres pays travaillent sans tambours ni trompette.  
C’est vraiment bizarre que cet homme-là trouve que cinq ans, c’est peu pour gouverner. Nikolas Sarkozy a été élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. La première année de son quinquennat a été fêtée il y a une semaine environ. Il est vrai qu’il n’est pas à la fête, le nouveau visage de la fonction présidentielle qu’il a voulu imposer n’étant pas du goût de tout le monde, et il a été vite remis à sa vraie place. Mais pour ce qui est de son travail proprement dit, il n’a pas à en rougir : cinquante des réformes qu’il s’était engagé à mener ; sont en train d’être mises en œuvre. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, le président et le Premier ministre sont élus pour quatre ans. Ailleurs, dans les autres grandes démocraties d’Occident et du Japon, les chefs d’Etat et de gouvernement sont élus pour la même durée. En tout cas, pour l’écrasante majorité d’entre eux. Au lendemain de leur élection, ils n’ont pas en vue leur réélection et se mettent immédiatement au travail pour baisser les taux de chômage et d’inflation, réduire les différents déficits, etc. Ils ne passent pas le plus clair de leur temps à voyager pour la moindre incartade, encore moins à river les yeux sur les militants des partis rivaux pour les acheter. Ils ne dissolvent surtout pas leur temps précieux dans des disputes interminables autour de gros butins soustraits à la collectivité nationale, ou à distribuer des centaines de millions de francs et des 4x4 rutilantes à de prétendus notables ou chefs religieux.  
Même dans notre vieux continent, excepté peut-être le Gabon et le Cameroun qui ne sont pas des exemples de bonne gouvernance et de démocratie, les mandats des chefs d’Etat et de gouvernement excèdent rarement six ans. Alors, pourquoi Me Wade veut-il nous faire revenir à un mandat de sept ans ? Des gens se laissent aller en conjectures : Me Wade va se présenter en 2012 et est sûr d’être réélu. Il ira donc jusqu’en 2019 et sera alors âgé de 95 ans. C’est un scénario. D’autres pensent qu’il prépare le mandat de 2012-2019 à son fils. Dans les deux cas de figure, notre mal est infini. Le seul fait d’envisager de porter l’actuel mandat du président de la République de cinq à sept ans est déjà une catastrophe, une énorme reculade pour notre pays.  
Je ne serais pourtant pas très étonné, ni surpris, si Me Wade nous sortait seul, sa trouvaille. Ce dernier a 84 ans (4). Souvenons-nous quand même que le président Bourguiba a été destitué, en octobre 1987, pour des raisons d’incapacité physique, intellectuelle et psychique, au même âge. Ce qui, par contre, me désole, me surprend, m’indigne et me fait vraiment peur, c’est quand des hommes et des femmes de 40-50 ans et parfois moins, s’emploient sans état d’âme à justifier l’injustifiable, en toute connaissance de cause. Le drame de Me Wade, c’est qu’il se croit le nombril du monde, sorti directement de la cuisse de Jupiter. Dieu n’a pas créé un homme de sa dimension intellectuelle et n’en créera plus. C’est pourquoi, il a beau chercher dans son parti et hors de celui-ci, il ne voit nulle part une Sénégalaise, un Sénégalais capable de le remplacer un jour. Il est vrai qu’il est sûr de vivre longtemps, très longtemps encore, à plus de cent ans peut-être, comme ses parents. En 2019, quand il terminera son troisième mandat - si, toutefois, il se présente en 2012 - il sera seulement âgé de 95 ans.  
Me Wade constitue donc un cas à part, un drame. Et ce qui en rajoute, et a tendance à transformer ce drame en tragédie, c’est son entourage, composé d’hommes et de femmes prompts à aller avec lui dans tous les sens et à partager toutes ses décisions, y compris des plus dangereuses pour la cohésion nationale. Il ne faut pas du tout exclure l’éventualité qu’un jour, Me Wade, s’inspirant de l’exemple de l’empereur Néron, décide de mettre Dakar en feu. Nul doute que, alors, des compatriotes comme Bakar Dia, Iba Der Thiam, Bamba Ndiaye, Mamadou Diop ‘Decroix’, Ibra Diouf Niokhobaye, Mbaye Diack, Serigne Babacar Diop, Babacar Gaye et d’autres encore, seront certainement de la partie et lui porteront avec enthousiasme des allumettes et des bidons d’essence. Avec Me Wade et son entourage, composé pour l’essentiel de courtisans, nous devons envisager le pire et rester constamment sur nos gardes.  
Mody NIANG e-mail : modyniang@arc.sn  
1 - Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, 10 janvier 2 007.  
2 - Me Ousmane Sèye, invité de l’émission ‘Grand Jury’ de la Rfm, réplique que ‘ce n’est pas un protocole, mais un engagement écrit, ce qui est différent’. C’est terrible ! Un engagement écrit pour quoi ?  
3 - Attention ! Me Wade n’emploie-t-il pas à dessein le verbe ‘nommer’ ? N’envisage-t-il pas de faire modifier la Constitution - puisqu’elle n’a pas une grande valeur pour lui - pour, un jour, nous mettre devant le fait accompli et nommer son fils président de la République ?  
4 - C’est lui qui a confié à Nouvel Horizon qu’il est né en 1924 à Kébémer, et que c’est deux ans après qu’il a été déclaré à Saint-Louis.  
Difficile cohabitation avec la loi : Wade est-il allergique à la Légalité ? 
Depuis l’alternance politique survenue en 2000, la Loi entendue au sens large (Constitution, lois organiques, lois ordinaires, décrets, arrêtés) a fait l’objet de violations répétées. L'une dans l'autre, ces violations sont symptomatiques d'un rapport tendu que le chef de l'Etat, gardien de la Constitution, entretient, paradoxalement, avec la Légalité. 
 
Entre le pouvoir de l’alternance et la loi, c'est presque une cohabitation forcée. Tant la seconde a été piétinée comme jamais elle ne l’a été depuis la naissance de la République du Sénégal. Pour s'en convaincre, il ne suffit que de se rappeler quelques évènements, tous illustratifs d'un certain rapport à la légalité que, au premier chef, la plus haute autorité issue de l'alternance a du mal à assainir. Sans être exhaustif, l'on peut rappeler quelques crocs-en-jambe faits à la Loi, entendue dans son acception générique.  
Acte 1 : Le nouveau président de la République, fort de sa légitimité issue du suffrage universel, décide, d'autorité, de prêter serment dans un stade. La solennité qui sied à un tel événement en pâtit forcément. Et, à la place du ‘Pincez tous vos Koras’, c'est l'hymne de l'Afrique qui est exécuté. Les puristes et autres tenants de la morale républicaine n'ont qu'à circuler.  
Acte 2 : Un an seulement après cette liberté prise par rapport à la charte fondamentale, la Coalition Sopi pose un cas pratique au Conseil constitutionnel qui, après un recours de l'opposition, se voit obligé de dire si oui ou non le président de la République, symbole de la Nation et de son unité, a le droit de faire figurer son effigie sur une liste, fut-elle celle qui la soutient. Le Conseil constitutionnel, sous la férule de Youssou Ndiaye, s'y oppose. S'ensuivit une passe d'armes déplorable entre le président de la République et le Conseil. Qu'à cela ne tienne ! En lieu et place de sa photo, la Coalition sopi choisit de faire figurer... son ombre. Alors, sa silhouette sur la liste, le président de la République entreprend de battre campagne au profit de la coalition qui le soutient. Au mépris de la décision du Conseil constitutionnel.  
Acte 3 : Septembre 2001. Le Conseil d'Etat annula un décret du président de la République. Cette mesure réglementaire, qui avait pour objectif l'affectation de magistrats, avait buté sur les protections statutaires accordées à ces fonctionnaires dotés d'un statut spécial. Faisant fi de ces protections, Me Wade avait signé des mesures individuelles affectant des magistrats du siège. Contre leur gré ! L'argument tiré de la ‘nécessité de service’ derrière lequel l'Exécutif s'abrite toujours pour tordre le cou à la règle de l'inamovibilité ne prospéra pas devant le Conseil d'Etat. Parce que, si la ‘nécessité de service’ relève quelque peu du pouvoir discrétionnaire de l'Exécutif, il reste que son utilisation n'est pas pour autant complètement soustraite du champ de contrôle du juge administratif.  
Acte 4 : Le 3 août 2005, l’Assemblée nationale est convoquée pour voter la mise en accusation de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. A l’issue du vote, le décompte laisse entrevoir que si l’on applique, à la lettre, la disposition selon laquelle la majorité des trois cinquièmes est requise pour mettre en accusation l’ancien Premier ministre, la majorité risque de perdre la face. Alors, les libéraux interprètent à leur guise cette disposition en décrétant que la majorité des trois cinquièmes est assise sur le nombre de votants et non sur celui des députés présents.  
Acte 5 : On est en fin 2006, début 2007. Les législatives pointent à l’horizon. Le président de la République signe le décret portant répartition des sièges sans tenir compte du critère démographique. Un décret dont l'illégalité saute à l'œil. Tant sa flagrance est manifeste. L’opposition le défère devant le Conseil d’Etat qui l’annule en ce qu’il contient des germes pathologiques d’un excès de pouvoir. Tant pis ! Le président de la République fait modifier la disposition qui l’empêche de répartir en rond et réussit un passage en force.  
Acte 5 : Depuis vendredi dernier, Me Wade a entrepris de modifier la Constitution pour en réviser l’article 27. Le texte promulgué et publié au Journal officiel stipule que ‘cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire’. Pour donner toutes les chances de succès au projet de modification constitutionnelle, les libéraux ont sorti de leur chapeau un autre texte qui, lui, dit que ‘cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire ou une loi constitutionnelle’. Pour amoindrir les risques et s’entourer de toutes les garanties, les théoriciens du régime pensent déjà à utiliser le deuxième terme de l’alternative pour contourner le verrou fort aléatoire du référendum.  
Ibrahima ANNE  
Pour contrer les ‘Dérives’ institutionnelles de WADE : Les progressistes en appellent à une mobilisation populaire 
 
 
Les progressistes sont courroucés par la tendance du président Abdoulaye Wade à user des institutions de la République comme il l’entend. En effet, le Bureau exécutif national de l’Alliance des forces du progrès (Afp) est d’avis qu’il urge de mettre fin à la propension du président de la République à malmener les institutions du pays. Aussi, après avoir condamné ‘la dissolution impopulaire, antidémocratique et irresponsable des collectivités locales dirigées par l’opposition’, Moustapha Niasse et Cie demandent-ils à leurs camarades de se mobiliser sur toute l’étendue du pays pour faire face à ces mesures présidentielles. Ce d’autant que, soutiennent-ils, le leader du parti au pouvoir n’hésitera pas à appliquer celles-là à d’autres collectivités locales qui ne lui sont pas favorables.  
Par ailleurs, les progressistes mettent les difficultés liées à la cherté de la vie sur le compte de l’incompétence des tenants du pouvoir incapables, à leurs yeux, d’anticiper les problèmes. Et pour les responsables de l’Afp, il n’y a pas mille chemins pour arriver à des solutions. Il suffit, pour ce faire, que le pouvoir actuel réduise son train de vie, en supprimant le Sénat, en revoyant à la baisse les contrats spéciaux, en diminuant la carte diplomatique du Sénégal, la caisse noire de la Présidence, celles de l’Assemblée nationale et de la Primature et en optant pour d’autres mesures salutaires et allant dans le sens de faire des économies.  
Concernant l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), les progressistes restent convaincus que ses dirigeants ont usé de la dérobade dans l’assumation de leurs responsabilités parce que peu courageux. Abordant la crise scolaire et le grand projet de Me Wade relatif à la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), l’Afp soutient que, pour la première, l’Etat a le devoir d’ouvrir des négociations avec les enseignants et qu’il ne faut pas se faire d’illusions concernant la nouvelle initiative agricole du président de la République.  
Aguibou KANE  
« TOUT DIRE TOUT ENTENDRE » 
Par | | mercredi 14 mai 2008  
L’Ecole sénégalaise est actuellement confronté à une grave crise qui risque de compromettre l’avenir même de la nation .je crois qu’aucune personne de bonne foi ne peut le nier. 
Il faut dire d’ailleurs que les évènements actuels ne sont que les conséquences de la crise qu’elle traverse depuis 1960.Et le paradoxe c’est que des sommes considérables ont été investies dans ce secteur. Personne ne peut le contester ;Il serait du reste très facile de le démontrer. Mais le problème ne se trouve pas là. Plus exactement il se pose en termes de paradoxe : plus on investit, plus les conflits et les malentendus se multiplient. 
Par conséquent que la part du budget consacrée à l’éducation soit 40 ou 41%, que le nombre d’écoles élémentaires ,de collèges, de lycées ou d’établissements d’enseignement supérieur soit multiplié par x,y ou z ne constituent pas le véritable sujet du débat. 
Ce dernier se pose en des termes très simples :pourquoi malgré les investissements massifs, malgré un nombre considérables d’établissements de tous ordres,malgré l’attribution de bourses et d’aides à tous les étudiants, malgré les augmentations de salaires dont la valeur absolue n’est pas à négliger, malgré d’autres mesures , notre système éducatif connaît des perturbations si fréquentes qu’il est installé maintenant dans une crise permanente avec en plus une violence accrue revêtant quelquefois des aspects sans précédent. 
En fait depuis plus de 10 ans, je ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. En 1997, j’ai écrit au Chef de l’Etat pour lui demander de faire examiner en profondeur les maux qui rongent notre système éducatif et d’en tirer les conséquences. Il m’a certes répondu ou plus exactement accusé réception de ma lettre mais ne m’a rien dit de consistant. En 1998, j’ai adressé au Premier Ministre un Mémorandum dans lequel j’ai fait l’historique de l’Ecole sénégalaise dont j’ai énuméré les crises récurrentes et les problèmes actuels avec comme solution la tenue de nouveaux états généraux. 
Tout récemment c’est presque un livre que j’ai rédigé sous le titre « L’Ecole sénégalaise :Crise multidimensionnelle et Exigence de lucidité et de courage » et dont j’ai envoyé des exemplaires au Chef de l’Etat et au Ministre de l’Education nationale. Je reviendrais là-dessous. 
Il y a pour le moment un problème d’une urgence capitale. l s’agit du conflit qui oppose l’Intersyndicale des enseignants au Gouvernement et qui prend de plus en plus l’aspect d’un dialogue de sourds. 
Pourtant il faut en finir et on en finira d’une manière ou d’une autre par la négociation ou par la confrontation. Tous ceux qui se soucient de l’avenir du pays souhaitent ardemment que ce soit par la négociation 
Quand d’une épreuve ne peut sortir vainqueur ou vaincu que le Sénégal, notre bien commun, il est vital pour notre survie collective que de part et d’autre on fasse preuve de lucidité, de sérénité et de courage pour sortir de cette sorte d’impasse et arriver à des accords satisfaisants pour tous. L’importance de l’enjeu exige que chacun se fasse violence pour sauver ce qui peut être .sauvé car il ne faut pas se faire d’illusions et encore moins se voiler la face ; les perturbations récurrentes qui affectent notre système éducatif provoquent immanquablement des dégâts irréversibles. J’affirme que quand une année scolaire, sénégalaise par-dessus le marché, est perturbée d’octobre à avril, on ne peut pas tout rattraper. C’est la triste réalité qu’il vaut mieux ne jamais perdre de vue. Si par bonheur le contentieux actuel est réglé et il faut qu’il le soit immédiatement par des négociations sereines et franches que le gouvernement doit ouvrir sans délai. il faudra organiser des assises nationales sur l’ensemble du système éducatif dont fait déjà l’analyse dans mon mémorandum de 1998 et surtout dans la brochure que j’ai envoyée il y a un an au Chef de l’Etat et au Ministre de l’Education. 
Dans ces documents j’ai passé en revue les maux qui affectent notre système éducatif et les turbulences qui le secouent depuis 1960. Je n’y reviendrai donc pas ici. Je me contenterai simplement de rappeler à titre d’exemples quelques questions évoquées. 
Ce qui m’importe ici c’est de trouver la voie dans laquelle il faut s’engager pour en finir avec cette crise. Cette voie c’est celle des assises nationales ou plus précisément des états généraux. Et d’abord que faut-il entendre par « états généraux » ? La réponse m’est donnée par le ministre de l’Education nationale dans son admirable rapport qui ouvrait les états généraux de 19981. Les états généraux ce sont donc des assises qui rassemblent « non seulement tous les grands corps de la Nation, tous les organismes publics, parapublics et privés, toutes les autorités religieuses et coutumières, tous ceux qui en tant qu’élus ou simples citoyens sont concernés par cette entreprise vitale qu’est l’éducation nationale ». 
C’est encore le Ministre qui définit l’esprit de ces assises : « Vous avez , nous avons tous la libre parole, la liberté la plus entière d’expression…Nous allons tout nous dire, tout entendre et nous forger les armes d’une ère nouvelle ». 
Ensemble, nous allons libérer l’école sénégalaise de ses entraves , la reconstruire sur de nouvelles bases afin qu’elle réponde aux espoirs que nous avons mis en elle. Maintenant pourquoi les états généraux ? 
Plusieurs raisons le justifient : 
1) En 1981, il avait été décidé de tenir les états généraux tous les quatre ans. Mais cette décision n’a malheureusement pas été respectée. 
2) Depuis bientôt trente ans que les états généraux se sont tenus, beaucoup de changements se sont produits sur les plans éducatif, économique, institutionnel et politique qui nécessitent un réexamen approfondi de notre système éducatif. 
Ce réexamen est d’autant plus indispensable que depuis l’indépendance, nous n’avons jamais pu remettre en cause le système hérité du régime colonial pour en évacuer les aspects inadéquats, le redéfinir dans le cadre de notre projet de société et de notre vision de l’avenir avec comme soubassement notre culture qui qu’on le reconnaisse ou non est notre meilleur et seul viatique face aux dérives de l’époque contemporaine. 
A propos de la remise en cause de l’école coloniale que je viens d’évoquer, une précision s’impose. Elle avait été effectivement tentée lors des états généraux de 1981 qui s’étaient déroulés exactement dans l’esprit défini par le Ministre avec une franchise, une passion patriotique et une pertinence inoubliables. 
Certaines décisions ayant été prises, des pistes de réflexion et de recherche dégagées, une commission nationale de réforme de l’éducation et de la formation (CNREF) avait été mise en place pour approfondir les travaux des états généraux, procéder aux mises au point nécessaires et faire des propositions définitives au gouvernement. Elle s’est admirablement acquittée de cette tâche et a remis au Chef de l’Etat en 1984 un rapport en neuf (9) volumes qu’on gagnerait à revisiter. L’essentiel des propositions de la CNREF ayant été accepté, le Ministère de l’Education nationale a fait de son côté ce qu’il fallait pour les appliquer et bâtir à terme l’école nouvelle voulue par le peuple. 
Malheureusement cet élan novateur a été interrompu dans des circonstances qu’il ne convient pas d’évoquer ici. Toujours est-il qu’il y a des leçons que pourraient en tirer les nouveaux états généraux. 
3) Les états généraux devront constituer justement une sorte d’opération « Portes ouvertes » permettant à tout un chacun de s’imprégner du fonctionnement du système éducatif, des servitudes et des risques du métier d’enseignement, de la place et du rôle de l’école dans la nation, de ce que la nation à son tour doit faire pour l’école, etc. 
Les enseignants de leur côté devront saisir cette occasion pour bien écouter le peuple, savoir comment il les perçoit et les juge. 
Quant au gouvernement il lui appartient de jouer cartes sur table, faire un inventaire clair et convaincant des moyens dont il dispose et de susciter la discussion autour de la vision qu’il propose à la nation. 
On voit bien que ces questions ne peuvent être réglées dans le cadre restreint des négociations syndicats-gouvernement. 
Il y en a bien d’autres que je ne peux pas toutes reprendre ici. J’en citerai simplement quelques unes : 
L’Université 
Rôle  
Conditions d’accès  
Conditions de vie et de travail 
Les franchises 
La décentralisation et la déconcentration la discipline la neutralité scolaire L’année scolaire  
la durée  
découpage 
les vacances et jours fériés 
la notion d’établissements de proximité :avantages et effets pervers 
L’enseignement privé 
rapport dialectique en politique éducative et politique culturelle 
Quelles améliorations faut –il apporter dans l’administration dont le dysfonctionnement est à l’origine d’une très large part des troubles qui depuis des décennies affectent le système éducatif ? 
Comment assurer une connexion indissociable entre l’extension du réseau scolaire et universitaire d’une part et d’autre part la qualité des enseignements et la paix dans les établissements ? 
Cette question soulève implicitement le péché originel du PDEF (Programme de Développement de l’éducation et de la Formation) et le problème général du personnel auquel je réserve un développement spécial sans cependant entrer dans les détails. Il y a d’abord le cas des corps de contrôle dont j’ai parlé dans mes documents ci-dessus cités. Il s’agit des Inspecteurs départementaux, des Inspecteurs d’académie et des Inspecteurs généraux dont le recrutement, la formation, la rémunération et les attributions posent problème surtout dans le cadre de l’extension du réseau scolaire et universitaire et de la décentralisation et son corollaire la déconcentration. Si ce problème n’est pas réglé, il y aura de graves dysfonctionnements qui entraîneront d’autres complications. Du reste la colère qu’on décèle chez les Inspecteurs est un signal fort qu’il faut décrypter. 
D’une manière générale, il y a le problème de la rémunération des enseignants qu’il faudra poser et résoudre dans le cadre d’une nouvelle harmonisation du statut de la fonction publique. 
En second lieu la situation actuelle des instituteurs et des professeurs ne me semble plus correspondre aux statuts particuliers des cadres de l’enseignement. En troisième lieu il faudra examiner la question de ce que les enseignants appellent la « Gestion démocratique » qui a une longue histoire et des implications d’ordre social, politique et institutionnel dont il conviendra de discuter publiquement pour l’évacuer définitivement. 
Enfin parmi tous les nouveaux textes qu’on aura à élaborer à l’issue des états généraux,- si on accepte de les tenir, ce que pour ma part je souhaite ardemment-, devront figurer une charte de l’éducation nationale et un véritable code de déontologie qui dépassera très largement ce que j’ai lu récemment à propos de l’éducation des jeunes filles et de leurs rapports avec les maîtres. Ce code pourra faire l’objet d’un enseignement systématique dans les écoles de formation et même d’une évaluation. 
Pour terminer, je formule de nouveau le vœu que nous ayons le courage de procéder à une critique sereine et objective de l’ensemble de notre système éducatif, que nous ayons le courage de nous regarder dans le miroir sans fard ni maquillage, que nous ayons le courage de tout nous dire et de tout entendre. Nous n’aurons à faire le procès de personne, nous aurons simplement à examiner des faits, à dépister des maux et à nous entendre sur la thérapeutique à leur appliquer. En ce qui me concerne personnellement, je dois avouer non sans regret que je ne peux plus participer à des réunions, à des colloques ou autres séminaires. Je suis cependant disposé à discuter à fond de toutes ces questions avec toutes les parties prenantes qui voudront bien prendre contact avec moi. Si je me donne actuellement tant de peine, c’est parce que de mon point de vue l’enjeu en vaut justement la peine. 
L’éducation a été et demeure ma vocation. C’est mon métier et ma passion. Quand, il y a plus de cinquante ans, j’ai choisi en toute lucidité, en toute liberté, en toute responsabilité la carrière d’enseignant entre plusieurs autres qui s’ouvraient devant moi, j’avais l’inébranlable conviction que l’éducation est le facteur fondamental du progrès sous tous ces aspects même dans sa dimension économique alors que de brillants économistes soutenaient que les dépenses effectuées dans le secteur de l’éducation étaient improductives. C’est pourquoi j’avais fait le serment de rester fidèle à l’éducation jusqu’à la fin de ma vie ou de ma carrière. Grâce à la miséricorde infinie du Souverain Créateur j’ai pu respecter ce serment. 
Aujourd’hui je n’attends plus rien de la vie. Je n’ai d’ailleurs besoin de rien. Mon seul souhait c’est que nous ayons un système éducatif apaisé et performant pour qu’à mon tour je puisse m’écrier à la suite d’un penseur contemporain : « Heureux celui qui voit croître et prospérer l’œuvre à laquelle il a voué son existence ». 
Mamadou Alpha LY  
Inspecteur de l’Enseignement à la retraite  
Ancien Directeur de l’Education Préscolaire et de l’Enseignement Elémentaire 
LA FAO SUR LES PRÉVISIONS DU RIZ en 2008 
Production de riz prévue en forte hausse, prix élevés 
Par PANA | | mardi 13 mai 2008 | 
 
La production de riz en Asie, en Afrique et en Amérique latine atteindra un nouveau niveau record en 2008, mais les prix de cet aliment de base resteraient élevés à court terme, la majeure partie de la production devant être récoltée vers la fin de l’année, selon un communiqué de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) parvenu à la Pana ce lundi. 
Selon l’experte en riz de la FAO, Concepción Calpe, « la production mondiale de riz paddy pour 2008 pourrait s’accroître d’environ 2,3 %, atteignant un nouveau niveau record de 666 millions de tonnes d’après nos prévisions préliminaires ». La FAO note que la croissance de la production pourrait même s’amplifier si les récents appels et incitations à cultiver davantage de riz devaient se traduire par une augmentation des superficies plantées, selon le Suivi du marché du riz (Rice Market Monitor). Mais la catastrophe provoquée par le cyclone Nargis en Birmanie pourrait bien fausser ces pronostics, selon Mme Calpe. La destruction du grenier alimentaire de la Birmanie par le cyclone Nargis réduira fortement la production de riz de ce pays et entravera l’accès à cet aliment de base, selon les premières estimations de la FAO. Les dégâts provoqués par le cyclone pourraient même affecter les perspectives de production à l’échelle mondiale. Le cyclone a frappé au moment où les planteurs récoltaient le riz paddy de la saison sèche qui représente normalement 20 % de la production annuelle. De vastes régions productrices de riz sont inondées alors que plusieurs routes et ponts sont impraticables. De nombreux silos et stocks de riz ont été détruits. 
Les prix du riz à Rangoon accusent déjà des hausses de près de 50 %, souligne la FAO. « Pour la première fois, la production de riz paddy en Asie pourrait dépasser en 2008 le point de référence de 600 millions de tonnes pour atteindre 605 millions de tonnes », selon Mme Calpe. « Des augmentations sont prévues dans toute la région, les gains de production les plus importants étant attendus au Bangladesh, en Chine, aux Philippines, en Thaïlande et au Vietnam. Les perspectives sont favorables aussi en Indonésie et au Sri Lanka, malgré de récentes pertes dues aux inondations, ajoute-t-elle. » La FA note aussi qu’en Afrique, « si les pluies sont au rendez-vous au cours des prochains mois, la production de riz devrait s’accroître de 3,6 % pour atteindre 23,2 millions de tonnes en 2008, d’importantes augmentations étant anticipées en Côte d’Ivoire, en Egypte, au Ghana, en Guinée, au Mali et au Nigéria ». Même constat pour l’Amérique latine et dans les Caraïbes, où la production de riz paddy devrait rebondir de 7,4 % pour atteindre 26,2 millions de tonnes en 2008. Mais les perspectives de production sont négatives pour l’Australie, les Etats-Unis et l’Europe. Par contre, selon l’Indice des prix du riz de la FAO, les prix ont flambé, enregistrant une augmentation d’environ 76 % entre décembre 2007 et avril 2008. 
Les cours internationaux devraient se maintenir à des niveaux relativement élevés, les stocks détenus par les exportateurs devant considérablement baisser. « En outre, d’autres grands importateurs de riz devraient probablement se tourner de nouveau vers le marché international pour leur approvisionnement, notamment la République islamique d’Iran, l’Arabie saoudite, le Nigéria et le Sénégal », précise la FAO. « Les cours devraient rester très fermes, au moins jusqu’au troisième trimestre 2008, sauf en cas d’allègement des restrictions sur les exportations au cours des prochains mois », selon Mme Calpe. On rappelle que les principaux pays exportateurs de riz, pour prévenir des pénuries domestiques, avaient imposé des restrictions (interdiction d’exporter, taxes ou plafonds à ne pas dépasser). 
« A l’heure actuelle, indique Mme Calpe, la Thaïlande, le Pakistan et les Etats-Unis sont, parmi les principaux exportateurs, les seuls à continuer d’exporter sans restrictions. Des appels d’offres par les Philippines pour importer massivement du riz avaient également contribué à une hausse record des cours ». 
La flambée des cours des produits alimentaires semble avoir mis en évidence la nécessité d’investir davantage dans l’agriculture, tout en accordant plus d’attention à l’irrigation, à la recherche et aux questions d’environnement et d’exode rural, fait observer la FAO qui annonce qu’un Sommet alimentaire se tiendra du 3 au 5 juin 2008 au siège de la FAO, à Rome, pour débattre de la crise alimentaire mondiale. 
ASSEMBLEE DES CHEFS DE VILLAGE DU NIANI SUR LA GOANA 
Priorité à l’arachide M. le Président 
Par Boubacar TAMBA | SUD QUOTIDIEN | mercredi 14 mai 2008 | 
 
En cette veille de campagne agricole quiconque invite les producteurs à une réflexion autour de la « Goana » trouve un écho favorable. Pour l’écrasante majorité des paysans, c’est une sorte de délivrance que leur apporte le chef de l’Etat. A Koumpentoum, ce Lundi 12 mai et au tour du sous-préfet, le chef de village ont massivement répondu à l’appel du président Ibrahima Sy qui n’a pas manqué de déplorer très clairement le fait que l’arachide ne fasse pas partie des spéculations retenues pour la « Goana ». 
Malgré le survol fait par le sous-préfet de Koumpentoum sur la quintessence de la « Goana » et ses grandes articulations présentées par le représentant du Directeur Régional du Développement Rural, les chefs de village du Niani ont éprouvé le besoin de maîtriser davantage les tenants et aboutissants de ce projet cher au chef de l’Etat. « Comment tout ce qui est annoncé comme intrants et matériel agricole serait-il cédé aux vrais producteurs, quand est ce que tout cela sera mis en place et selon quelles procédures, etc.… » semblent être les principales questions taraudant les esprits des chefs de village de la contrée qui ont vivement salué cette initiative. 
Au nom des chefs de village dont il préside l’association, Ibrahima Sy n’a pas fait dans la dentelle pour mettre sur la table un certain nombre d’inquiétudes perturbant le sommeil des paisibles producteurs de l’arrondissement. D’abord il pointera un doigt accusateur sur le mode opératoire dans la distribution des intrants agricoles qui ne se ferait pas de façon orthodoxe. « Les produits sont souvent détournés de leurs véritables destinataires avec certaines complicités », affirmera M.Sy qui ajoutera que tout doit être mis en œuvre pour que les vivres de soudure aillent dans les corbeilles des véritables nécessiteux, même si la quantité est jugée de loin suffisante. 
L’autre préoccupation et non des moindres exprimée par le président de l’association des chefs de village de Koumpentoum, est relative au choix des spéculations de la Goana. Il dira à qui veut l’entendre qu’eux n’ont point besoin de spéculations comme le manioc qu’ils ne connaissent pas trop, mais surtout de l’arachide qui rythme leur quotidien. D’autres objets d’inquiétude surgiront également des débats avec notamment le responsable des jeunes qui posera le problème très aigu du matériel agricole surtout que dans certaines parties de l’arrondissement, la peste équine a décimé la population équine. Les femmes poseront elles la problématique de l’accès à des surfaces cultivables plus étendues pour des champs collectifs. 
Maintenant quand tout se déroulera comme dans le meilleur des mondes, des problèmes de sécurité feront surface avec la très forte transhumance que connaît la zone et qui fait que les animaux s’en prennent très souvent aux champs, un phénomène engendrant souvent des conflits fratricides. Sur cette question très précise, Ndiamé Ndiaye, le sous-préfet de Koumpentoum rassurera les chefs de villages en posant que les services compétents sont entrain d’examiner le tracé approprié pour le parcours du bétail. 
Il faut rappeler qu’à cette rencontre des chefs de villages, le coordonnateur de l’antenne régionale du projet d’appui à la petite irrigation locale soutiendra que son projet est entrain d’étudier la touche particulière que son projet devra apporter à la Goana. Déjà dans l’arrondissement de Koumpentoum, le Papil est entrain de construire un barrage et d’aménager deux mares à Malème Niani et Kouthiaba, des ouvrages qui seront déterminants à coup sûr pendant la contre-saison. 
Nouveau dictionnaire de seneweb 
Politichien=aboyer politiquement sans rien faire. 
Impolitichien=prendre son peuple comme son troupeau 
Politimagichien=avoir la solution de tout les problèmes de son peuple 
Impolitimagichien=solutionner le problème qui n’existe pas pour son peuple. 
 
 
MODIFICATION DE L'ARTICLE 27 DE LA CONSTITUTION WADE RECULE SOUS LA PRESSION DES DÉMOCRATES 
 
Article Par SERIGNE SALIOU SAMB,  
Paru le Mercredi 14 Mai 2008 
 
Repli stratégique ou simple diversion pour mieux faire passer la pilule ? En tout cas, depuis Paris où il se trouve pour les besoins de la parution de son livre autobiographique, le président de la République a fait part de son intention de ne pas toucher, dans l’immédiat, à l’esprit de notre Loi fondamentale. Dans l’entourage de Me Wade, on redoute par-dessus tout, «des actes qui pourraient davantage renforcer l’opposition, qui commence à reprendre du poil de la bête».  
L’on s’achemine peut-être vers la fin de la polémique suscitée par le projet de loi envisagé par le président de la République, pour modifier l’article 27 de la Charte fondamentale sénégalaise. Selon des sources dignes de foi, Me Wade aurait mis un bémol à son initiative qui a surpris plus d’un observateur de l’évolution de la démocratie au Sénégal. A en croire nos interlocuteurs, du reste très proches du locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, Wade veut couper l’herbe sous les pieds de l’opposition radicale et se soustraire aux critiques très acerbes des démocrates. L’opposition est d’ailleurs en train de secouer le cocotier présidentiel, avec en toile de fond, un discours d’adrénaline contre les «velléités d’une succession dynastique». Une fois de plus, ils soupçonnent le successeur de Diouf de vouloir baliser le terrain pour un septennat en faveur de son fils. Qui plus est, certaines chancelleries occidentales qui surveillent en permanence le pays de la «téranga», auraient très mal accueilli l’idée de ramener le mandat présidentiel de 5 à 7 ans. Et cela, malgré les précisions du porte-parole du président de la République, qui la justifie constitutionnellement (via le Parlement) et qui rappelle que l’actuel quinquennat de Wade n’est pas concerné… Toutefois, en vieux briscard de la politique, le «Gardien de la Constitution» pourrait bien user d’autres ruses pour faire aboutir son idée. En affrontant l’idée d’un référendum, ou en mobilisant d’autres ressources pour berner une nouvelle fois ses adversaires politiques.  
INFORMÉ DE L’INTENTION DE L’OPPOSITION DE SABOTER L’EVENEMENT Wade se barricade pour sa cérémonie de dédicace 
 
Article Par Latir MANE,  
Paru le Mercredi 14 Mai 2008 
 
Sabotage, manifestation, contre-manifestation. C’est ce qui doit rythmer la journée d’aujourd’hui à Paris, avec la cérémonie de dédicace de Wade et la marche de l’opposition à la place Trocadéro. Si l’opposition attend de pied ferme Massaly et sa bande, lesquels ont débarqué hier à Paris, Wade a, lui, décidé de se barricader aujourd’hui pour « sa cérémonie ».  
Les services de renseignements ont obtenu l’information qui circule en France depuis quelques jours. l’opposition basée en France, en collaboration avec d’autres membres en provenance du Sénégal, ont décidé de faire en sorte que Me Abdoulaye Wade se souvienne pendant longtemps de son voyage et de sa cérémonie de dédicace. Après avoir déjoué le premier plan, qui visait à accueillir le Président du Sénégal avec beaucoup de bruit, les agents de sécurité du Président sont à pied d’œuvre pour empêcher ces mêmes personnes de s’approcher de la résidence de l’ambassade du Sénégal en France. Car, en plus de la marche de protestation qui aura lieu à la place Trocadéro à Paris, aujourd’hui à 17 heures, les membres de l’opposition veulent s’introduire dans la Résidence de l’ambassade pour huer Wade. Et d’après les informations qui nous sont parvenues depuis le pays des Gaulois, la sécurité du Président a pris des dispositions pour parer à toute éventualité. Ne seront admises que les personnes possédant un carton d’invitation. En plus de la carte d’invitation, la sécurité va vérifier les identités de certaines personnes dont les noms ont été déjà communiqués. Non content de ça, le quartier dans lequel se trouve la résidence sera bouclé par des libéraux venus en appui à la sécurité du Président.  
Massaly débarque à Paris pour contrecarrer la manif de l’opposition au Trocadéro  
Toujours selon nos sources basées à Paris, le président des jeunesses wadistes a débarqué hier à Paris. Et nos sources rapportent qu’il est parti pour apporter la réplique à l’opposition. Partis en France avec une dizaine de jeunes libéraux, il compte trouver sur place d’autres jeunes qui se réclament de la Génération du concret. Leur objectif principal est de saboter la manifestation prévue par l’opposition à la place Trocadéro. Joint au téléphone hier depuis la France, Mouhamadou Lamine Massaly a confirmé l’information. Ajoutant qu’il est présentement en réunion avec d’autres jeunes et qu’ils sont résolus à apporter la réplique au Front «Siggil Sénégal». Ce qui veut dire qu’au moment où les uns cherchent à saboter la cérémonie de dédicace de Wade, les autres sont décidés à contrecarrer la marche de l’opposition.  
LE QUOTIDIEN : 
EDUCATION - Non satisfaite des propositions du Gouvernement relatives à l’Ird : L’Intersyndicale enseignante boude les négociations 
La rencontre, hier, entre l’Etat et l’Intersyndicale enseignante, qui a finalement boudé les négociations, n’augure rien de bon pour sauver l’année scolaire. L’Ird reste le principal point d’achoppement, alors que le Collectif des syndicats pour la résolution de la crise scolaire a poursuivi les pourparlers avec le gouvernement.  
Les incertitudes sur une éventuelle année scolaire blanche, complètement chahutée par des grèves répétitives des enseignants, planent toujours. L’Indemnité de recherches documentaires (Ird) a, finalement, plombé les pourparlers d’hier entre l’Intersyndicale, «décidée à aller au bout de sa lutte», et un Etat «réaliste dans ses propositions.» Marième Sakho Dansokho, coordonnatrice de l’Intersyndicale, visiblement très courroucée, s’en va au clash pour dénoncer l’attitude «irresponsable, insultante et la provocation du Gouvernement» après avoir boycotté la table des autorités pour manifester «leur désolation devant la volonté manifeste du Gouvernement de bloquer les négociations» en laissant dans la salle le Collectif des syndicats pour la résolution de la crise scolaire. «Depuis le début de la rencontre, on voyait venir les difficultés. L’Etat est venu nous faire des propositions de blocage en nous offrant une Ird dérisoire. C’est même nous manquer de respect et nous insulter en nous proposant 60 000 francs par an, en nous le payant sur deux tranches de 30 000 francs, alors que nous demandons 60 000 francs par mois. Comment peut-on bloquer l’école sénégalaise pour 5 000 francs», s’interroge Mme Dansokho.  
Un point de revendications fortement partagé par les «syndicats jaunes» supposés proches du pouvoir libéral et accusés par l’Intersyndicale de vouloir «saborder les négociations». «Nous avons demandé à l’Etat de revoir sa copie, parce que les 60 000 francs annuels qu’il nous propose sont très peu. Il va falloir les revoir», demande Gougna Niang, porte-parole du Collectif des syndicats pour la résolution de la crise scolaire.  
Pourtant, les autorités ne ferment pas la porte aux négociations et «n’ont pas donné leurs positions définitives» sur cette question qui sera très déterminante dans la suite des discussions. Ibrahima Sar, ministre du Budget, très contrarié par le boycott de l’Intersyndicale, laisse entrevoir de nouvelles propositions pour arrêter «ces pertes de temps». «Ce qui s’est passé est vraiment regrettable et c’est dommage. Je vais discuter demain (Ndlr : aujourd’hui) avec mes services pour voir ce que nous pouvons augmenter, mais je ne peux pas promettre des choses qui ne sont pas réalisables. On se rend compte que ce qui intéresse cette Intersyndicale est la question de l’argent», se désole-t-il.  
Cette Ird est «soumise» à une évaluation de l’Etat pour «vérifier que ceux qui ont perçu sont des ayants droit. Et, on nous a signalé que certains bénéficiaires n’ont pas bénéficié de l’Ird. On nous annonce un nombre de 5 000 enseignants et, si c’est avéré, le Gouvernement est engagé à régler cette situation», relève M. Sar. Il y a quand même quelques sourires pour le Collectif des syndicats, notamment, sur les parcelles. «Avant octobre, tous les terrassements seront effectués. Et, d’ici vendredi, les titres de propriété nous seront donnés», se félicite M. Niang. Les autres points des négociations seront débattus aujourd’hui au Building administratif : la formation diplômante qui concerne les maîtres et les professeurs contractuels et les questions d’ordre statutaire comme les actes de reclassement et d’engagement.  
Le ministre du Budget reste optimiste sur la résolution heureuse de ces problèmes : «On va trouver un accord en milieu ou en fin de semaine. Cela veut dire que les conditions sont réunies pour retourner au travail. Ce sera difficile si l’année est blanche pour un pays comme le Sénégal avec une économie très faible.»  
En attendant, l’Intersyndicale poursuit son 7e plan d’actions avec un débrayage, aujourd’hui à 9 h, suivi d’une «marche autorisée ou non sur l’ensemble du territoire national» et des grèves totales programmées les 15, 16 et 17 mai sur toute l’étendue du pays. «La responsabilité est entre les mains du Gouvernement. Depuis le 30 mai 2007, l’autorité n’a pas fait des efforts et on veut nous mettre en mal avec l’opinion, mais la lutte continue», harangue Mme Dansokho.  
Bocar SAKHO 
PLAIDOYER - Alioune Niane, président de l’Ums : Pour une attention particulière aux «garanties d’indépendance de la magistrature» 
La réforme de la Justice doit, à terme, permettre aux juridictions sénégalaises de «rendre des jugements dans les meilleurs délais», a dit, hier lundi à Dakar, le ministre de la Justice, Me Madické Niang.  
Le Programme sectoriel justice (Psj), une réforme en cours de la Justice sénégalaise, doit permettre aux populations de «saisir des juridictions compétentes, pouvant rendre des jugements dans les meilleurs délais», a affirmé le Garde des Sceaux.  
Me Niang présidait une réunion organisée par son département en vue de «finaliser et mettre en œuvre» le Psj. Plusieurs agents de l’Administration judiciaire -avocats, huissiers de justice, commissaires-priseurs, magistrats, etc- ainsi que des partenaires économiques et financiers de l’Etat ont participé à la réunion.  
Cette réforme concerne, notamment le Code de procédure pénale, le Code de la famille, l’informatisation du système juridique, la carte judiciaire et le droit de la presse. Elle doit aboutir à la création d’un «cadre institutionnel adéquat», mettant l’accent sur la formation des ressources humaines, la documentation et la gestion des archives judiciaires.  
Une inspection générale de la Justice sera, à cet effet, mise sur pied pour «permettre à ce qu’on puisse être informé de tous les dysfonctionnements qui pourraient affecter le fonctionnement» de la chaîne judiciaire, a dit le ministre.  
«Nous nous sommes rendus compte que le ministère de la Justice ne répond pas aux attentes des populations à cause d’un manque d’organisation appropriée, de l’existence de directions que personne ne prend en charge», a-t-il révélé.  
Cette réforme, entamée en 2004, doit répondre, «de manière forte, aux attentes des populations», selon le ministre.  
La Justice sénégalaise «est lente, chère, inaccessible et inéquitable», a dit un agent de l’administration judicaire, citant une étude réalisée en 2002 par le ministère.  
Le Psj doit accorder une attention particulière à «la question essentielle des garanties d’indépendance de la magistrature», a indiqué le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Alioune Niane. Pour un environnement juridique propice aux affaires, le Sénégal a l’obligation d’«aller au-delà du simple principe constitutionnel de l’indépendance de la magistrature», a ajouté M. Niane.  
«Il faut équilibrer l’allocation des ressources (destinées au financement du Psj) pour qu’il n’y ait pas de secteurs périphériques comme l’éducation surveillée, les services de greffe, les secrétariats, etc., pour donner beaucoup de chances à cette réforme», a-t-il suggéré.  
Ousmane tanor dieng : 
Dans le cas du Sénégal, la mondialisation n’absout pas la responsabilité du régime en place dans la crise socio économique actuelle, surtout lorsqu’elle se révèle être le seul argument d’une grande escroquerie intellectuelle et politique au sujet de la flambée des prix. Le régime d’Abdoulaye Wade ne peut pas en effet s’exonérer de toute responsabilité dans les fractures ouvertes qui accablent le pays, en noyant la mal gouvernance et les politiques à courte vue dans l’océan de la mondialisation. La sévérité de la crise nationale en cours est amplifiée par la nullité et le caractère toxique de la gouvernance libérale, une gouvernance qui va mais qui ne sait pas où elle va. 
Pour revenir à mon propos sur la régression démocratique en Afrique, il me paraît singulier de souligner que la perversion des normes démocratiques qui la sous-tend, a démarré au Sénégal, terre d’élections autant que de dialogue, après une alternance politique unanimement saluée. Cela peut paraître choquant mais c’est le régime issu de cette alternance démocratique exemplaire qui est aujourd’hui l’adversaire le plus irréductible de la démocratie sénégalaise. 
Songez qu’entre 2000 et aujourd’hui, le pouvoir en place au Sénégal a unilatéralement modifié douze fois la Constitution (dont cinq suspendues à la réunion du Congrès du Parlement), reporté quatre fois des élections, torpillé les règles consensuelles du processus électoral, piégé le fichier électoral, planifié et organisé une mascarade électorale en février 2007, forcé l’installation d’une assemblée nationale non représentative et imposé celle d’un Sénat infâme, le tout dans l’unique but de se maintenir au pouvoir. 
 
Aps  
AUTOBIOGRAPHIE DE WADE / PARUTION - Une vie pour l’Afrique : Un long parcours de contradictions 
De l’énigme entourant le lieu de sa naissance (Saint-Louis ou Kébemer) à l’exercice du pouvoir, en passant par sa longue traversée du désert dans l’opposition, le Président Abdoulaye Wade dit tout. Dans Une vie pour l’Afrique qu’il dédicace ce soir, en grande pompe à la résidence de l’ambassade du Sénégal à Paris, Me Wade répond aux questions de deux journalistes. Les premiers entretiens menés dans la perspective de ce livre ont commencé en 1988, indique l’éditeur Michel Lafon. Les derniers ont repris à l’automne 2005 avec Gilles Delafon, après le décès de Jean- Marc Kalflèche, et se sont prolongés jusqu’en 2007. 
Dans ces lignes, Me Wade n’a pas déroger à ce qui est devenu sa règle favorite : se défouler sur la presse. Il s’est lâché sur ses «brebis galeuses» qui gangrènent le milieu, mais aussi sur certains «patrons» de presse. Il a aussi admis des erreurs, mais, tenez-vous bien, «d’appréciations». 
L’ancien Président Diouf et le Ps ont aussi leur dose dans ce volumineux livre de 445 pages réparti en 10 chapitres. Par-delà leur nature «antidémocratique», les socialistes sont accusés d’être les vrais responsables du naufrage du bateau Le Joola, en septembre 2002. 
Mais, le côté le plus insolite de ce livre se trouve, sans doute, dans la confidence de Wade qui estime que la Case des tout-petits est restée la plus grande fierté de son premier mandat. Par contre, l’une des facettes les plus énigmatiques, mystérieuses, réside dans son appréciation du coup de marteau asséné à Talla Sylla.  
L’OPPOSANT WADE FACE AU REGIME DE DIOUF  
«Trois mois après son accession au pouvoir, soit en 1981, son Premier ministre entreprit de modifier le Code électoral sénégalais. Le nouveau, qui fut adopté au mois de juin, supprimait de fait les garanties que nous avions obtenues à l’époque de Senghor. Il n’y avait désormais plus d’assesseurs dans les bureaux de vote : les trois membres, président, assesseur et secrétaire, seraient tous nommés par le préfet, qui les choisirait sur une liste établie par le ministre de l’Intérieur, recueilleraient préalablement l’avis du Parti socialiste (…)  
C’est donc au terme d’un simulacre d’élection que, le 27 février 1983, M. Diouf se fit élire président de la République, avec un résultat officiel de 84%. Aux élections législatives, le Ps, son parti, s’octroya cent onze des cent vingt sièges de l’Assemblée, le Pds en obtint huit. Pendant des années, les difficultés du Sénégal sont venues de ce scrutin de 1983 (…)  
Au mois d’août 1983, cinq mois après les élections du 27 février, il a été obligé de lancer un appel à l’opposition pour un consensus national. Or, quelqu’un qui a recueilli 84% des voix n’a pas besoin de consensus national six mois après. Logiquement, il aurait pu se contenter de sa majorité proclamée pour gouverner (…)»  
VOLONTE DE DIOUF DE LIQUIDER LE PDS ?  
«Absolument, et c’est Jean Collin qui s’est chargée de la besogne (…) Supervisée donc par Collin, l’offensive pour détruire le Pds - et moi avec - commença. Et pour mes adversaires tous les moyens étaient bons. Il y aura en particulier dans mon parti une série de démissions, provoquées par la corruption notamment, l’argent, l’offre de villas, les pressions. Alors qu’en 1978 j’avais eu dix huit députés, le gouvernement en fit démissionner neuf, amputant notre groupe à l’Assemblée de 50% de son effectif (…)  
Mais l’un des plus grands dangers que j’ai eu à affronter et qui, cette fois, aurait pu m’emporter, a été une machination ourdie contre mon parti, connue sous le nom de «l’affaire des armes de la Libye». Cela se passait avant les élections de 1983. J’ai été sauvé par la conjonction de trois éléments. D’abord le hasard, qui a voulu que je fusse absent de Dakar au moment du déclenchement de l’affaire, puisque j’étais en France ; ensuite l’attitude de Abdou Diouf et de Jean Collin, qui ont résisté aux pressions de certains membres de leur entourage, le Premier ministre Habib Thiam notamment, enfin le courage et l’indépendance des magistrats sénégalais saisis de l’affaire (…)  
C’est donc dans cet état d’esprit que notre bureau politique répondit positivement à l’appel de Diouf, étant précisé que nous étions le seul parti du Sénégal à avoir accepté de le faire. Abdou Diouf me reçut le 16 ou 17 juillet 1983, si je ne me trompe, pour me dire : «Ne parlons plus des élections. C’est du passé.» (…)  
Six mois plus après, en août, s’est posé un grand problème au Sénégal : la Banque mondiale avait posé, entre autres conditions à de nouveaux prêts, le réajustement des prix des denrées de première nécessité, jusque-là subventionnées, disait-on. C’était l’opération «vérité des prix». Le riz, aliment de base des Sénégalais, presque totalement importé, était vendu à un prix trop bas par rapport au cours mondial, selon les experts. Il fallait donc supprimer la subvention d’Etat et augmenter le prix du riz, ce qui devait encourager la production locale, soutenaient les experts de la Banque mondiale. (…)  
Après avoir détaillé les mesures qu’il allait prendre, Abdou Diouf me demanda mon avis. Ma réponse fut : «Ce sont des mesures très dures, surtout pour les militants de mon parti, qui sont des paysans» (…) Il me répondit : «Je vous ai informé de la décision que j’ai prise.» Et nous nous sommes quittés.  
Le soir même à 20 heures 30, au moment des informations à la radio et à la télévision, l’hymne national fut suivi d’une déclaration solennelle du président de la République. A la fin, le speaker enchaîna sans transition : «Le président de la République a reçu aujourd’hui maître Abdoulaye Wade, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais.» J’étais stupéfait de la manœuvre qui venait de s’opérer ! Diouf avait lié mon nom à ses mesures, qu’il savait impopulaires, et tenté ainsi de faire croire qu’il avait eu mon aval.  
Dès le lendemain, le Parti socialiste se mit à exploiter l’opération. Ses responsables se répandirent en ville et en brousse pour contenir la colère des populations en expliquant : «Vous voyez bien ? Abdoulaye Wade, lui-même chef de l’opposition et grand économiste, a donné son accord et soutient les mesures. C’est dire qu’il n’y avait rien d’autre à faire.» Jamais je n’ai eu autant d’éloges de mes adversaires ! Fallait-il opposer un démenti ? (…) Malgré la pression du parti, je pris ma décision en solitaire : pas de démenti dans l’immédiat (…) Au bout de quelques jours, je fis finalement un démenti indirect par une déclaration au quotidien Takussaan, qui titra en première page sous mon nom : «Je peux abaisser le prix du riz.» (…)  
C’est pourquoi, j’ai dit que Senghor et moi, tout en étant adversaires, parlions le même langage, tandis qu’entre Diouf et moi, la distance était grande. Ce que j’attendais de lui, c’était qu’il donne des garanties objectives de régularité des élections, au lieu de se contenter de répéter : «Faites-moi confiance, je m’en porte personnellement garant.» J’avais l’impression de vivre dans un Moyen Age ante droit où, lorsque moi je parlais démocratie, mon adversaire, lui, se référait à la «volonté divine» ! (…)  
SUR L’ASSASSINAT DE ME BABaCAR SEYE EN MAI 1993  
«Nous avons fait voter récemment une loi d’amnistie qui interdit de parler des faits. Premier magistrat du pays, je ne voudrais pas violer la loi que je suis chargée d’appliquer.»  
LES FRUSTRATIONS DU POUVOIR  
(…) Mais à partir de 2002, les choses se sont compliquées, la presse s’est montrée notamment beaucoup plus critique à votre égard. Y a-t-il un moment où vous avez senti que cela devenait plus difficile ?  
«Heureusement, vis-à-vis des paysans, des masses rurales, j’étais encore en état de grâce… C’est un paradoxe, mais c’est comme ça. Mais lorsque j’ai vu que la presse qui m’avait accompagné et soutenu pendant la campagne électorale de 2000 a commencé à se retourner contre moi, à partir effectivement de 2002-2003, je n’ai pas compris ce qui se passait. J’ai trouvé que ces attaques étaient très injustes. Pour un oui, pour un non, elles fusaient de partout avec une rare violence, contre moi, contre ma famille… Des personnes bien intentionnées sont venues m’expliquer qu’il y avait eu une incompréhension entre la presse et moi.  
Comment expliquer que ceux qui avaient une part certaine dans la victoire de l’alternance et de la démocratie aient pu, aussi facilement, se positionner en adversaires en face de moi ? En y réfléchissant, je me suis aperçu qu’une sérieuse erreur d’appréciation a dû être commise, par excès de générosité. En effet, dans la gestion des libertés, certains de mes compatriotes ont mis totalement de côté les volets responsabilité, sens de l’équilibre et de la mesure. Peut-être, en voulant aller trop vite, ai-je contribué involontairement à créer une telle situation ?  
Je peux même aller plus loin pour admettre sans ambages que j’ai commis une erreur : c’est d’avoir, par la Constitution, libéralisé au point que, tout citoyen qui veut créer un journal, peut le faire sans autorisation. Du régime de l’autorisation, on est passé de façon abrupte et sans transition à celui de simple déclaration. Je n’avais pas pris le soin d’insister sur les qualités professionnelles et morales requises, sur la nécessité d’avoir des diplômes et une formation pour exercer le métier de journaliste. Résultat final, il y a trop de journaux, écrits dans un français approximatif, qui ne vivent que de gros titres souvent commandités. On voit apparaître des financiers qui créent des journaux pour s’en servir comme moyen de pression, la qualité de «patron de presse» ne nécessitant aucune compétence professionnelle particulière. Au total, notre réforme, trop libérale, ne profitait pas aux vrais journalistes, ceux pour lesquels j’avais la plus grande admiration, pour les avoir vus suivre ma campagne de jour comme de nuit dans des conditions très dures. C’est pourquoi nous avons annoncé une nouvelle réforme disant que le journalisme ne pouvait pas être le seul métier que l’on embrasse sans aucune exigence d’aptitude professionnelle, avec le dessein préconçu de régler des comptes (…).  
Un professionnel de la communication me disait un jour : «Avant, au Sénégal, quand on voulait faire de la politique dans l’opposition, on créait un parti, même sans représentativité réelle, et on tirait à boulets rouges sur le régime ; aujourd’hui, pour éviter d’entretenir un appareil politique et des militants, on crée un journal dit d’information, avec un ou deux professionnels, et embouche la trompette de l’opposition systématique contre le président, ses proches et ses collaborateurs. Et de la sorte, on se fait connaître.» (…)  
En fait, je me suis rendu compte rapidement qu’en augmentant le budget de la presse, je ne finançais pas la presse et les journalistes, mais plutôt certains patrons de presse qui conservaient l’argent par-devers eux, sans rien donner aux journalistes. Donc quand j’ai constaté que les dérives continuaient, j’ai simplement décidé d’affecter les 300 millions à quelque chose qui serait également utile à tous au lieu de profiter à quelques-uns. C’est ainsi que j’ai pris la décision de construire une maison de la presse moderne et équipée pour les journalistes, avec des ordinateurs, des fax, Internet, et même quelques studios pour loger les invités de passage. L’appel d’offres sur la conception architecturale et le cahier des charges a été lancé, et l’architecte choisi.  
Aujourd’hui, l’insuffisance de professionnels formés et armés d’une forte éthique contre les tentations du journalisme alimentaire fait que, dans certains journaux, vous remettez 20 000 francs Cfa (30 euros) à un journaliste et vous avez le titre que vous voulez à la une. Nous en sommes là, à cette déviance totale, véritable menace pour notre pays qui est en quête permanente de liberté, de démocratie et de respect de la dignité des citoyens. (…)  
La plupart des gens qui vendent sciemment des fausses nouvelles ou des injures ne sont pas de vrais journalistes. Ils n’ont jamais fait d’études pour cela et ne sont sortis d’aucune école professionnelle. Prenez un individu qui n’a qu’un vague brevet d’enseignement général et trouve une place dans un journal. La première chose qu’il fait, c’est attaquer violemment le Président, se payant par la même une tranche de célébrité. C’est un jeu qui est très tentant, surtout quand il n’y a pas de risque réel. (…)  
Dans certains pays, les radios sont limités en matière d’informations politiques, alors qu’au Sénégal, chaque radio peut créer une quelconque tribune politique et ouvrir son micro à n’importe qui, même quelqu’un qui profère des injures contre des personnalités politiques ou de paisibles citoyens.  
C’est évidemment trop tard pour leur ôter ce droit ; il faut donc légiférer, mettre des garde-fous, pour que n’importe qui ne puisse sentir autorisé à attenter aux droits et libertés des autres et à leur honorabilité. Je me suis renseigné : dans certains pays, la question est réglée par des amendes très fortes, de 200 000 à 300 000 dollars en cas de diffamation. J’ai donc exposé au ministre de la Communication les grandes lignes de ma conception, afin qu’il en discute avec les journalistes qui, eux, m’ont déjà présenté un mémorandum. A noter que, contrairement à ce qui se dit, ils ne demandent pas vraiment la dépénalisation totale mais le remplacement des peines de prison par des amendes légères. Nous sommes en train de discuter. (…)»  
«Mais pour certains Sénégalais, le tournant de votre Présidence semble avoir été le drame du Joola (…) La gestion gouvernementale de cette catastrophe n’a-t-elle pas contribué à mettre fin à l’état de grâce ?  
Pas du tout. La question du Joola c’est d’abord de la malchance, parce que le véritable responsable du naufrage est le régime précédent. Depuis 1997, il permettait la surcharge de ce bateau. Malheureusement, l’accident est arrivé pendant que j’étais au pouvoir. Mais je pense que j’ai bien géré. A l’époque, Idrissa Seck était Premier ministre, et alors que les familles des victimes avaient négocié avec lui une somme globale d’indemnisation de 9 milliards Cfa, je leur en ai donné 20 ! (…) Aujourd’hui, tout le monde a été indemnisé et la Commission dissoute, faute d’objet. (…)  
Par ailleurs, les familles des victimes du Joola me sont très reconnaissantes de ce que j’ai fait, parce que d’une part, j’ai sanctionné sévèrement les responsables civils et militaires, d’autre part, j’ai doublé le montant des indemnités réclamées par les familles. Tout le monde a beaucoup apprécié.»  
«(…) Vous avez démocratisé leur (les Sénégalais) vie politique, mais avez-vous suffisamment amélioré leur niveau de vie ?  
Oui, j’ai amélioré leur niveau de vie ! Pour preuve, en 2005, pour la première fois de l’histoire du Sénégal indépendant, nous avons maintenu pendant deux années successives un taux de croissance économique supérieur à 6%. Tout cela avec une remarquable tenue des finances publiques, dans un environnement international particulièrement défavorable en raison de la hausse du prix du pétrole. (…).»  
«Vous avez votre franc-parler et on dit que vous êtes autoritaire. Est-ce que vous acceptez cette critique ?  
Celle du franc-parler, oui. (…) En revanche, si être autoritaire, c’est décider sans consulter personne et imposer des décisions de manière irréversible, non, je ne suis pas autoritaire ! Mais, si être autoritaire, c’est d’avoir de l’autorité, c’est vrai, j’en ai. Heureusement. Mais il se trouve qu’il ne m’arrive presque jamais de prendre une décision sans consulter mon entourage, je vous assure (…)  
(…) en Conseil des ministres, à l’époque de Diouf, les ministres ne faisaient pas d’intervention sur les questions soulevées. Il n’y avait pas de débat. Diouf a reconnu que nous avions donné vie au Conseil des ministres en introduisant la discussion. Aujourd’hui, il m’arrive souvent de me rendre en Conseil des ministres avec des décisions en tête et de changer d’avis suite aux interventions des ministres (…).»  
«Vous avez dit : je suis pour la culture du résultat. Vous l’exigez toujours de vos partenaires ? Absolument ! J’ai dis aux ministres qu’on n’a pas le droit à l’erreur. Vous savez, dans ses rapports avec les bailleurs de fonds, le gouvernement socialiste avait sien un slogan : «Reconnaissez-nous le droit à l’erreur.» La formule est belle, mais c’est la porte ouverte au laxisme. Cette requête est même aberrante et saugrenue. Non, quand on est responsable, on n’a pas le droit à l’erreur. L’erreur d’un ministre peut coûter très cher (…)  
Je n’ai pas conscience d’en avoir commis beaucoup (d’erreurs), puisque, encore une fois, je discute beaucoup avant de prendre une décision. Mais j’ai commis des erreurs d’appréciation comme tout le monde (…) Mes erreurs sont de portée limitée. Je n’ai pas commis d’erreur sur le plan politique, car cela aurait entraîné des pertes énormes ; un mauvais projet, un projet mal ficelé ont des conséquences financières graves. Par contre, je pourrais citer des erreurs catastrophiques de nos prédécesseurs, des erreurs que nous sommes encore en train de payer. Mais dans mon appréciation des hommes, je me suis souvent trompé.  
Ah oui ? Pourquoi ?  
Parce que, a priori, je ne peux pas comprendre que quelqu’un soit méchant ; c’est contraire à ma philosophie. Je sais que cela pourrait traduire une certaine naïveté de ma part (…) Je me suis disputé plusieurs fois avec ma femme, après le départ d’un visiteur, quand elle portait sur lui une mauvaise appréciation ou me demandait de m’en méfier. Je lui reprochais alors d’être pleine de préjugés. Hélas, souvent c’est elle qui a raison !»  
«(…) Comment avez-vous vécu ces dernières attaques ?  
Il y attaque et attaque (…) D’ailleurs, quand j’ai décidé de créer un parti d’opposition, mon père m’a dit :  
-As-tu peur de la prison,  
-Non !  
As-tu peur de mourir ?  
-Non !  
-Alors, tu peux y aller.  
Nous avons les traditions d’une famille qui perpétue le sens de l’honneur. C’est pour cela que je laisse passer les attaques politiques, celles qui portent sur les idées, les projets, les programmes. Mais ce qui fait mal, ce sont les attaques personnelles. Je m’attendais à tout dans la politique, sauf à cela. Si dans toutes les familles de cadres de notre pays, le père, la mère et les enfants travaillaient comme nous, le Sénégal aurait vite changé. Nous, nous ne connaissons que le travail, c’est notre péché, peut-être.»  
«(…) Comment réagissez-vous lorsqu’on dit que vous êtes derrière le tabassage à Dakar de l’opposant Talla Sylla ?  
On dit toujours des choses sans pouvoir les prouver. M. Talla Sylla a pu être tabassé par des quidams. Avant d’aller plus loin, laissez-moi vous dire qu’il est venu me voir récemment et que nous avons parlé de choses et d’autres, en toute décontraction. Figurez-vous qu’il m’a dit : «M. Le Président, je suis venu vous annoncer que je veux être président de la République.» Je lui ai demandé : «Comment comptes-tu t’y prendre ?» Sa réponse n’a pas tardé : «En suivant vos traces.»  
Je comprends que vous soyez étonné de ce type de relations. J’ai payé les études de Talla Sylla à Grenoble et ses dettes à Londres. Rentré au Sénégal, il s’est engagé à mes côtés avant d’aller créer son parti.  
C’est un garçon remarquable d’intelligence et de courage. Je l’ai apprécié dans ma proximité en brousse durant une campagne de tous les dangers. Le jour où il se «tassera», il pourra devenir une des personnalités du Sénégal, assurer des responsabilités positives et pas seulement une opposition sans constance réelle. Mais en est-il capable ? C’est une autre paire de manches. Il m’a dit qu’il a changé. Je l’espère pour lui.  
S’agissant de ce qui lui est arrivé, je crois qu’il a été très imprudent. Si quelqu’un, dans la rue ou sur les ondes, se mettait à insulter un khalife ou le pape, qui dispose de millions de fidèles, il courrait le risque de déclencher des réactions spontanées et violentes, sans que celles-ci aient été télécommandées. Eh bien, dites-vous que des millions de militants et de fans vibrent dès qu’ils entendent mon nom. De sorte que des attaques publiques contre ma personne relèvent de l’imprudence et non de l’imprévisibilité.  
Laissez-moi encore vous dire quelque chose sur les attaques et les insultes. La violence appelle la violence et, dans nos pays, la violence verbale appelle la violence physique. Malheureusement. Dans nos traditions, l’insulte, comme on disait chez vous au Moyen Âge, se lave dans le sang. Notre société est encore largement féodale dans les esprits (…)  
Faute de ne pouvoir, aujourd’hui, punir immédiatement quelqu’un qui vous insulte, admettez qu’on en souffre, en attendant que la justice de la République répare les torts (…)»  
«Avec le recul, après votre premier mandat, de quelle réalisation êtes-vous le plus fier aujourd’hui ?  
C’est vraiment de la Case des tout-petits que je suis le plus fier. C’est moi qui ai dessiné cette case avec un signe distinctif qui fait qu’on la reconnaît de loin. C’est moi qui en ai conçu la structure et un architecte a fait les plans sous mon contrôle.»  
Rassemblés par Thierno DIALLO - Correspondant permanent à Paris  
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 14.05.2008
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