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Coups d’état imaginaires au Sénégal

Coups d’état imaginaires au Sénégal : Enjeux politiques, économiques et aperçu d’une vieille pratique «politicienne»  
Le 18 mars 2011, soit à la veille des manifestations célébrant l’avènement de l’Alternance et les diverses marches de protestation, le ministre de la Justice C.T. Sy (confirmé par le ministre de l’Intérieur O. Ngom) a lu un communiqué officiel parlant de préparation de coup d’Etat. Le titre du présent article peut donner l’impression qu’il vise à «banaliser» l’annonce de C.T. Sy mais son objectif est autre. Il tente, au regard des différents régimes qui se sont succédé au niveau de l’Etat sénégalais, de montrer les enjeux politiques, économiques et de prendre un peu de recul en donnant un aperçu historique sur cette «technique» politicienne qui est presque devenue une tradition politique chez nous. 
 
De nombreux acteurs et/ou commentateurs politiques ont réagi vivement - à juste titre - contre cette déclaration qualifiée de manipulation. Toutefois, le mardi 22 mars, M. Guirassy, ministre de la Communi­cation et porte-parole du gouvernement a beaucoup nuancé puis contredit cette déclaration lorsqu’il dit : «(…) aucun élément de l’enquête ne permet, (…) qu’il s’est agi d’un complot ou d’une quelconque tentative de coup d’Etat». Si le communiqué a donné des précisions sur les lieux, les heures de réunion ainsi que sur les personnes supposées impliquées, aucun détail n’est donné sur les «armes» (quantité, type, lieu de stockage). En outre, l’analyste attentif verra que la notion de «coup d’Etat» n’a été mentionnée qu’une seule fois (dans l’avant-dernier paragraphe) dans tout le communiqué long d’une page et demie. Il est aussi intéressant de noter que le paragraphe six (6) du communiqué désigne des commanditaires de ce complot, puisque C.T. Sy dit qu’«au moment où va s’ouvrir la précampagne électorale pour l’élection présidentielle de février 2012, des politiciens, sachant qu’ils ne peuvent rien attendre d’un suffrage universel libre, démocratique et sincère, veulent tout simplement utiliser la voie du complot». En terme clair, le ministre accuse implicitement les partis d’opposition d’être derrière ce supposé «complot» ou «coup d’Etat», puisqu’il considère que ces derniers ont déjà perdu l’élection présidentielle de 2012. Et venant du ministre de la Justice - pouvant jouer un rôle crucial via les cours et tribunaux dans la transparence des élections -, il s’agit d’une entorse grave qui souhaite, avant l’heure, préempter l’avenir. Il a donc déjà pris parti et officiellement ! L’opposition et le peuple sont - s’ils ne l’étaient pas encore - donc avertis que ce ministre est d’abord un Pds avant d’être celui de tous les Sénégalais. 
 
Toutefois, mettre la responsabilité entière sur le Garde des Sceaux, c’est mal connaître comment fonctionne un Etat surtout celui-là sous l’ère Wade d’autant que des sources concordantes tendent à montrer que ce sont des services présidentiels qui auraient informé le Garde des Sceaux. Imagine-t-on un instant une telle déclaration sans que la Présidence et le gouvernent ne soit informés et aient donné leur accord. Il ne s’agit pas d’éluder la responsabilité, immense, de C. T. Sy, mais de montrer qu’il s’agit d’une forfaiture générale du régime Wade et qui est coutumier de déclarations à l’emporte pièce. Il reste qu’il s’agit de propos d’une gravité extrême qui ont été prononcés avec une légèreté extrême. Et cela est dangereux pour la survie des valeurs démocratiques de ce pays. 
 
Avec tous les éléments sus exposés, nous pouvons raisonnablement penser que cette déclaration (quelle que soit la consistance avérée plus tard des faits reprochés aux acteurs impliqués) a essentiellement une motivation politique : faire peur à tous les militants et autres activistes qui sont engagés à créer les conditions politiques du départ de Abdoulaye Wade et de ses alliés, du pouvoir. Pour conclure sur les en­jeux, comme la rappelé l’économiste El Hadji Mounirou Ndiaye1, l’impact économique désastreux d’une telle annonce n’a pas été pris en compte par un pouvoir irresponsable. Or, oublier que la préservation de la stabilité réelle comme celle perçue (image du Sénégal) par les investisseurs, dans une sous-région déjà sinistrée par la crise ivoirienne, menacée par Aqmi (Mauritanie, Mali et Niger), les deux Guinées (Etats plus que fragiles) renouant à peine avec la démocratie, est au minimum un crime économique. 
 
Il convient maintenant de donner un bref aperçu de notre histoire politique post Indépendance au regard de cette pratique. Malgré des contextes et une consistance des faits différents selon les périodes, il reste clair qu’il s’agit d’une pratique politique qui permet d’écarter des opposants politiques internes ou de faire peur à des adversaires ou à de jeunes activistes. Ainsi dés l’Indé­pen­dance, les mouvements de Gau­che, en particulier le Pai (Parti africain de l’Indépendance) ont été interdits, les militants traqués, accusés de détenir des armes, condamnés ou contraints à l’exil (comme Majhemout Diop exilé jusqu’en 1976). Il y eut aussi en décembre 1962 la mise à l’écart de Mamadou Dia et de ses compagnons, suivie de leur emprisonnement à Kédougou pudiquement appelé «les évènements ou la crise de 1962», mais jugés et punis sévèrement comme une tentative de coup d’Etat. En outre, lors de la visite en février 1971 du Président français, Georges Pompidou, quelques cocktails molotov auraient été lancés sur le convoi présidentiel, acte suivi de l’incendie qui serait d’origine intentionnel du Centre culturel français de Dakar. 
 
Ces faits avaient amené l’Etat Senghorien à interpeller de jeunes gauchistes dont Ousmane Blondin Diop, mort (par suicide selon l’Etat ; assassiné selon ses partisans) en mai 1973 en prison, à Gorée. C’était une forme de prolongation des évènements de mai 68 dans les milieux universitaires que l’Etat a étouffés de façon très violente2 et qui avaient vu, plus tard, notamment l’exclusion de l’université et l’incorporation dans l’Armée de jeunes politiques de Gauche tels Abdoulaye Bathily. Enfin, plus récemment, dans les années 1980, le régime socialiste sous Abdou Diouf a eu à incarcérer un certain nombre de jeunes étudiants accusés de complot. Et l’actuel Président Wade, opposant à l’époque disait à juste titre : «Dernièrement, on a trouvé des étudiants réunis dans une maison. On a prétendu qu’ils y complotaient et on les a arrêtés ! Il faut cesser de telles méthodes.»3 Et pourtant c’est lui, Abdoulaye Wade, imposteur en chef, qui est aujourd’hui l’inspirateur et le commanditaire de toutes ces pratiques politiciennes semblables à une «tragicomédie», qui mettent en danger notre démocratie et l’image de notre pays en appelant coup d’Etat de simples réunions de jeunes activistes qui œuvrent pour son départ. 
 
Certes, tous ces contextes et faits ne sont pas toujours similaires ou comparables, mais il était important de donner un aperçu historique de notre actualité politique. Cette mise en perspective est cruciale pour les jeunes générations afin qu’elles puissent comprendre d’où vient ce pays au regard des pratiques politiques actuelles, si l’on veut fonder des consciences politiques citoyennes averties. C’est la seule façon d’éviter de ne travailler que sur l’écume de la politique. 
 
Momar Mbengue (Bamako - Mali) amoutkhala@hotmail.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  
 
1Lors de l’émission Grand Jury (Rfm) du dimanche 27 mars 2011. 
2Pendant cette période, le Tri­bunal spécial siège avec une sévérité croissante pour condamner non seulement des élèves poursuivis pour incendies (Le Soleil, 6 octobre 1973) d’établissements scolaires mais aussi des distributeurs de tracts jugés subversifs (Voir Momar C. Diop Le syndicalisme étudiant : pluralisme et revendications in Sénégal. Trajectoires d’un Etat, Dakar, Codesria, 1992 : 431-477. 
3Visages publics du Sénégal : 10 personnalités politiques parlent, F. Ndiaye, M. Prinz, A Tine, l’Harmattan, 1990, P. 40. 
 
La carte d’identité et le découpage administratif sont les armes non conventionnelles de Me Wade pour 2012  
Nous avons tous remarqué et constaté aussi, qu’à l’approche de la Présidentielle de 2012, la peur et le doute semblent habiter et créer le désarroi dans le camp du pouvoir. Sachant que les solutions frauduleuses appliquées dans le passé ne pourront plus prévaloir et prospérer, il va falloir donc pour le camp présidentiel, en trouver d’autres imparables, selon eux. Au vu de la situation qui prévaut actuellement dans le pays, il y a bien une volonté manifeste du pouvoir à manœuvrer, pour fausser par tous les moyens, les prochaines consultations électorales. Et pour y arriver, le pouvoir a pensé et pris à son niveau personnel, la décision unilatérale de faire une restriction ou plutôt une discrimination à l’endroit des jeunes, arrivés à l’âge de voter, pour leur inscription sur les listes électorales. En plus de l’élément in­dis­pensable pour l’inscription qu’est la carte d’identité, le pouvoir a visé aussi le découpage ou plutôt le saucissonnage administratif bi­don, comme second élément, qui sera couplé au premier, pour constituer une parade qui, pense-t-il, lui garantirait une victoire sans coup férir. 
 
La Carte d’identité nationale numérisée (Cinn) étant devenue obligatoire pour tout citoyen sénégalais âgé de 15 ans et plus, elle doit être dès lors, non seulement gratuite, mais doit être délivrée avec diligence et dans les plus brefs délais, à tous les citoyens qui en font la demande et qui en ont bien le droit. C’est une obligation régalienne qui ne doit souffrir d’aucun manquement de la part des autorités de l’Etat. Or présentement, tel n’est malheureusement pas le cas dans la République du Sénégal. C’est de l’anachronisme propre à un Etat de non-droit pour ne pas dire précolonial, où le droit du citoyen est foulé du pied allégrement. Compte tenu de la période pré-électorale et de la révision générale des inscriptions sur les listes électorales, l’Etat devrait dé­plo­yer tous les moyens nécessaires, pour faciliter aux citoyens con­cernés, les conditions à disposer de toutes leurs pièces d’état civil indis­pensables, pour s’inscrire convenablement, sans aucune difficulté, sur les listes. Mais Hélas ! 
 
En vérité, quand un Etat est dans l’incapacité de remplir et de respecter ses obligations régaliennes les plus élémentaires vis-à-vis de ses citoyens, à savoir : leur établir une Carte d’identité nationale numérisée, aux fins de leur identification en tant que citoyen, peut-il légalement exiger d’eux en retour, ce document indispensable et obligatoire, dont elle, l’autorité compétente ne s’est pas acquittée ? Surtout que dans les règles, sa délivrance est une obligation. Voilà un réel problème de sécurité élémentaire qui se pose à l’Etat du Sénégal, supposé être de droit, que notre pays sous l’Alternance n’arrive même plus à satisfaire. Et pourtant l’identification par l’établissement d’une Cinn est une obligation absolue qui incombe à l’Etat, comme l’est également du reste, celui d’un bulletin de naissance, à chaque Sénégalais. A notre souvenance, depuis et même avant notre Indépendance, le problème d’établissement d’une carte d’identité ne s’est jamais posé à nous ; et cependant, nous étions à l’époque beaucoup moins outillés que maintenant dans tous les domaines. 
 
Nous sommes aujourd’hui à l’ère du numérique où tout peut se faire en temps réel et à l’instant même. L’Etat du Sénégal, parfaitement au fait du calendrier républicain est conscient que nous sommes de surcroît en année électorale et de révision générale des listes électorales. Ce qui veut dire que toutes ces dépenses sont bien prévues et devraient être prises en charge dans le principe, par le budget de l’Etat. Mais voilà que nous découvrons avec amertume des manquements délibérés, injustifiables et relatifs à la confection des Cinn. Il est inadmissible, à l’heure où il est parfaitement aisé de faire une photo à la minute, comme il est possible également de participer à des milliers de Km d’ici, à une conférence, tout en restant chez-soi (la téléconférence), donc avec toutes ces possibilités que nous offre le numérique, que l’on nous sorte des histoires à dormir debout à ce sujet. Par conséquent, l’établissement d’une carte d’identité numérisée soi-disant, se fait maintenant partout dans le monde moderne où l’Etat est sérieux et, où il y a un Etat de droit véritable mais non virtuel. Dans ces véritables Etats modernes et de droit et où les autorités sont au diapason de la numérisation comme technologie de pointe, non seulement tous les citoyens sont dotés de la Cinn pour une raison évidente qui tient à leur droit de citoyen, mais aussi à la sécurisation et la protection. Il s’y ajoute encore, que cela s’y fait dans un court délai et gratuitement, parce que le système et la technique sont devenus ordinaires et leur coût relativement faible, aujourd’hui. 
 
Il est peut être inutile de le rappeler, parce que cela est connu de tout le monde, à savoir que notre Cons­titution est une pâte à modeler entre les mains de Me Wade, président de la République. Et qu’il en est de même aussi, de toutes les lois de la République. Elles sont toutes modifiées à chaque fois que ce dernier en éprouve le besoin, pour une raison politique partisane et strictement personnelle. 
Alors, c’est dans le même rythme que la Constitution subit les assauts répétés de Me Wade pour s’aménager des plages politiques qui l’avantagent par rapport à ses adversaires dans la compétition, afin de gagner et de conserver le pouvoir le plus longtemps possible, que les lois aussi subissent le même sort quand celles-ci ne lui conviennent plus. Tout ceci est fait dans le but de venir en appoint et de renforcer ses pouvoirs personnels, déjà exorbitants, qui sont essentiellement fondés sur les violations récurrentes de nos lois. C’est ainsi que nos lois sont devenues de simples brouil­lons que le président de la Ré­pu­bli­que peut modifier à tout moment, pour un oui ou un non, par de simples décrets. Et les veilles de con­sultations électorales sont particulièrement les moments privilégiés par le maître, pour biffer et rem­placer, tout aspect qui pourrait gêner en quoi que ce soit sa réélection ou celle des candidats de son parti. 
 
C’est aussi pour les mêmes raisons politiques, que le découpage administratif est concocté avec précipitation, à l’approche de la Pré­si­den­tielle de 2012, comme ce fut le cas lors des Locales de 2009. Dans cette opération, aucune des raisons qui peuvent motiver et justifier va­la­blement un découpage, et moins encore, qui président à l’objet, se­lon la loi de la décentralisation, ne se présente dans les cas visés. Ce découpage ne vise et n’a qu’un seul objectif, celui d’enlever de façon illégale des élus du peuple par le suffrage universel, pour les remplacer par une délégation spéciale installée par le président de la République, parce que ceux-là qui sont en fonction, appartiennent simplement à l’opposition. C’est manifestement, une violation flagrante des règles de la démocratie et de la souveraineté du peuple, par le fait de vouloir substituer son propre choix, à celui du suffrage universel. 
 
 
 
 
En vérité, la rétention par la con­fection sélective des Cartes d’identité nationales numérisées (Cinn) et leur distribution parcimonieuse et partisane, comme le découpage administratif, prévu et décidé arbitrairement à pied levé par le président de la République, sous la dictée de son ministre chargé de la Décentralisation, ne sont rien d’autre qu’une machination politique ou plutôt politicienne, pour fausser l’équilibre entre les protagonistes, et truquer la prochaine élection présidentielle. Cette manœuvre cousue de fil blanc doit être claire aux yeux de tous les citoyens, qu’elle tend à détourner notre vigilance et notre détermination. A cet effet, Il ne faut surtout pas perdre de vue, que Me Wade a une peur bleue de notre jeunesse, parce que convaincu de l’avoir trahie depuis l’an 2000. Il redoute effectivement, que celle-ci ne soit la lame de fond de sa prochaine défaite, au cas où sa candidature illégale serait malgré tout acceptée par le Conseil constitutionnel. Ceci est une préoccupation majeure que Me Wade tente de dissimuler à travers des manœuvres de toutes sortes. Toutes ces manœuvres du régime en place avec ses suppôts et souteneurs de tous bords ne tendent qu’à détourner la jeunesse essentiellement, et tous les citoyens conscients du mal que Wade nous a causé et qui ont décidé fermement de l’enlever de la tête de notre pays dans tous les cas. 
 
Alors, ce combat est tout à fait citoyen. A ce titre, il est celui de toutes les forces patriotiques de notre peuple, sans exclusive. Et de ce point de vue, il ne devrait point être question de le laisser entre les seules mains ou à la charge d’une seule composante, quelle qu’elle soit, de notre société. Il nous appartient à nous tous, en tant que forces patriotiques et en ordre de bataille décisive, de nous y mettre pour imposer, à un Etat hors-la-loi, de se conformer strictement aux lois de la Républi­que et à la Constitution en vigueur. Par conséquent toutes les forces démocratiques, tous les patriotes qui aiment ce pays, toute catégorie sociale de tous les âges, hommes comme femmes doivent se mobiliser, pour que force reste à la loi. 
 
A cet effet, l’instauration d’une campagne au plan international doit être un volet supplémentaire à adjoindre à celle nationale, pour dénoncer avec vigueur les pratiques frauduleuses et autres velléités d’un Etat qui fait fi des institutions de la République. Un Etat dont toute la pratique repose sur la manipulation des institutions et tendant à fausser à tous les coups l’équilibre, la transparence, la démocratie, l’équité, etc., du processus électoral fiable. 
 
Pour parvenir à ses fins, comme dit plus haut, le pouvoir a choisi et tente d’éliminer la frange la plus importante, la plus massive numériquement et la plus déterminée à mettre fin au calvaire de notre peuple, engendré par le régime libéral, et qu’il subit depuis l’Alternance. Les énormes difficultés dressées par le pouvoir contre la jeunesse sénégalaise, pour empêcher son inscription massive sur les listes électorales, traduisent de manière incontestable, qu’elle constitue l’obstacle n°1 à franchir pour gagner. Et toutes ses idées machiavéliques parmi tant d’autre, pour demeurer encore au pouvoir, se heurteraient de manière frontale à une barrière infranchissable que constitue une jeunesse dépitée et longtemps trahie, par un homme qui se prend pour le plus rusé du monde. 
 
Au demeurant, cette équation de la réélection de Me Wade en 2012, est celle que la jeunesse en tant qu’avant-garde et fer de lance du peuple doit résoudre, en grande partie. Elle doit se mobiliser dans un parfait ordre de bataille, en compagnie de toutes les autres couches de la société sénégalaise acquises à la cause du peuple, pour que le droit citoyen soit rétabli entièrement, sans aucune restriction. 
 
Faut-il le rappeler ? Oui certainement. Alors, aucune société humaine ne peut exister en dehors de la politique, si nous admettons toutefois que la politique, c’est l’art de diriger la Cité ou autrement dit, de gouverner un Etat. Par conséquent, c’est la manière de faire la politique qui nous pose problème. 
 
A mon humble avis, le mouvement Y’en a marre aurait mieux à faire de se joindre à tous ceux qui visent comme lui, le même objectif, à savoir : faire partir ce régime et changer en mieux la situation du pays par des conditions de vie meilleures, pour le peuple sénégalais. Et dans cette perspective, il ne devrait pas y avoir pour un tel combat, d’exclusion a priori de qui que ce soit. C’est une erreur de jeunesse qui pourrait avoir des conséquences graves, en retardant la victoire. Je pense aussi que le seul discours ne suffit pas comme une arme imparable ou un programme politique, fut-il le plus pertinent et le plus percutant, celui-ci a des limites évidentes qui ne tarderont pas à se faire jour. Et avant Y’en a marre, il y en a eu d’autres qui se sont volatilisés dans la nature. Ceci est un conseil d’ami, la méthode du : «Seul envers et contre tous» n’a jamais prospéré. Pour être forts, nous devons être plusieurs, variés en genre et en compétences, afin de pouvoir résoudre et surmonter tous les obstacles dressés sur notre chemin au cours d’un combat, qui n’est pas une simple promenade de santé. Tout ceci, pour dire simplement que l’union fait la force, surtout quand elle est très large et homogène. 
 
Mandiaye GAYE - Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
Faire la politique autrement  
Le Sénégal n’a jamais été aussi durement éprouvé que durant cette dernière décennie, du simple fait que le pays est malade de ses dirigeants. Le favoritisme et le clientélisme, érigés en régle, confèrent à la minorité au pouvoir le privilège de ne pas rendre compte de la gestion des deniers publics qui lui sont confiés. En conduisant une politique, si­tuée tout à fait aux antipodes des règles de bonne gouvernance dé­mocratique, nos dirigeants s’illustrent, de fort belle manière, dans la médiocrité, les querelles interminables de préséance et les règlements de comptes de bas étage. De telles méthodes très peu civilisées sont, de plus en plus, transposées et trans­portées sur les institutions républicaines fragilisées par des pratiques de tripatouillages faits selon les humeurs et le bon vouloir du «prince tout-puissant». Les hommes au pouvoir ont ainsi trahi les aspirations du peuple et ont ôté ses lettres de noblesse à l’art politique qui n’est, ni plus ni moins, que la soumission volontaire et désintéressée aux intérêts supérieurs de la population. Pour les prédateurs au pouvoir, la politique est un moyen d’ascension sociale et non un sacerdoce. C’est sous l’Alternance qu’est apparu le phénomène abject de la transhumance politique encouragé par le pouvoir libéral. C’est la première fois dans l’histoire qu’un pouvoir récompense des traîtres, reçus, avec tous les «honneurs» dans la salle des banquets de la présidence de la République et soudoyés à coup de millions prélevés sur l’argent public du contribuable sénégalais. La banqueroute de nos valeurs traditionnelles d’éthique n’est pas apparue ex-nihilo : elle procède de l’œuvre de nos dirigeants dont l’approche, pour le moins réductrice, ramène tout à des rapports troubles d’argent. 
 
Dés lors, on assiste de plus en plus, à une sorte de perversion de l’idéal politique dans sa mise en œuvre pratique. L’ordre politique dominant met en avant les procédés d’achat de consciences qui anesthésient les esprits faibles très peu soucieux du devenir de la Nation parce que mus par l’appât du gain facile et la jouissance de biens mal acquis. Une telle démarche soumet ainsi le peuple au diktat de la minorité des prévaricateurs au pouvoir au préjudice de l’écrasante majorité des Sénégalais. 
Face aux dérives et autre projet de dévolution monarchique, l’opposition sénégalaise devrait pleinement jouer sa partition en servant de contre-pouvoir. Mais hélas, on est en fa­ce d’une situation, pour le moins in­solite, où les personnalités, les plus en vue de l’opposition sont, pour la plupart, négativement chargées. 
 
Dans de telles circonstances, les Sénégalais ont plus que jamais besoin de quelqu’un qui émerge du gotha politique national essentiellement dominé par des apparatchiks et des revenants dont le discours politique, en langue de bois, n’est plus mobilisateur. 
 
Le peuple exprime un besoin pressant de disposer d’un candidat qui jouit d’une indépendance d’es­prit qui le mettrait dans des dispositions de s’émanciper des lobbies de toutes sortes et ayant, de surcroît, un ancrage profond dans le tissu culturel national. 
 
En tout état de cause, la situation appelle à un éveil des consciences et à un besoin de bâtir un nouvel homo-senegalensis qui rompt les amarres d’avec une politique basée sur l’achat de consciences. L’émer­gence de valeurs sûres doit être au cœur des préoccupations du peuple. Les destinées d’une Nation sont tellement importantes qu’elles ne peuvent être mises entre les mains des gens corrompus qui ne disposent d’aucune moralité, et qui ne sont aucunement soucieux des réalités du Sénégal des profondeurs.  
 
La promotion d’une nouvelle conscience citoyenne est indispensable au changement de comportements et d’attitudes qu’exige la marche irréversible vers le progrès et le mieux-être. Le Sénégal a besoin d’hommes dont l’intégrité, le sens élevé de l’éthique et de l’intérêt général ne souffrent de la moindre contestation. 
 
Sous ce rapport, il est absolument nécessaire de convoquer nos traditions nationales culturelles, notre éthique nationale, bref de procéder enfin à un changement de mentalité de manière à remettre les choses à l’endroit pour pouvoir prétendre à un développement endogène qui tient compte de notre vécu culturel et national. Pareillement, aucun développement n’est possible sans l’élévation au rang de culte de la mystique du travail bien fait et l’observance de normes de civisme et de discipline sans lesquelles aucun développement social, économique et culturel n’est possible. Il est évident que l’ère des messies et des leaders providentiels est révolue. Les révolutions qui partent des pays arabes prouvent que les masses, qui font l’histoire, sont au début et à la fin des processus de changements déclenchés depuis la révolution du Jasmin partie de la lointaine Tunisie. 
Cheikh BABOU - Agent Maritime 
 
PLAN TAKKAL - LE PERIL FISCAL 
Les élections présidentielles de Février 2012 frappent à nos portes, au moment où, les ruptures de longue durée de la fourniture d’énergie électrique continuent, en dépit de la baisse saisonnière de la demande. Jamais dans l’histoire de la SENELEC, les longs et fréquents délestages n’ont connu une si forte intensité, en cette période de clémence du climat qui tire à sa fin, entre les mois de Décembre et Avril, au point que la période de forte canicule risque d’aggraver encore une situation déjà chaotique .Il est indubitable que la persistance de la crise énergétique au Sénégal, entre autres facteurs négatifs, sonnera le glas du régime en place avant la lettre, si rien n’est fait. Le moins qu’on puisse dire est qu’il faut reconnaître que le pouvoir avait suffisamment de temps de s’atteler à la résolution de la crise énergétique pendant plus d’une décennie 
 
Cependant, force est de constater, aujourd’hui, que les Sénégalais de tous bords assistent éberlués, non pas à des améliorations de la fourniture d’énergie électrique, mais, à des dégradations continues et continuelles dans la fourniture de cette denrée stratégique .La normalité est devenue la fourniture restrictive de l’énergie électrique et l’anormalité se traduit par la fourniture régulière de l’énergie. En plus de l’incapacité du pouvoir de juguler la progression de la demande d’énergie électrique, d’autres travers non moins importants et relevant de l’affairisme d’état sont venus se greffer à la carence productive, quant à la gestion financière et des approvisionnements en hydrocarbures de l'entreprise. Si bien que la blessure devenue profonde atteint des niveaux critiques de paralysie quasi générale du système organique. 
 
Aussi, en raison de l’imminence des élections présidentielles de Février 2012, une course contre la montre s’avère t-elle d’une question de vie ou de mort afin d’éliminer, si non d’atténuer sensiblement la crise énergétique durable au Sénégal .Si l’on considère la décennie d’errance du pouvoir en place qui n’avait pas compris les enjeux stratégiques liées aux questions essentielles relatives à l’énergie,à l’agriculture , à l’emploi et aux inondations, le réveil tardif consécutif à l’onde de choc de la proximité des élections présidentielles peut-il faire en sorte que le Sénégal sorte des ténèbres d’ici à échéance et au delà?  
 
Dans la définition des solutions de sortie de crise, il existe toujours deux chemins, le plus court ou le plus facile et, le plus long ou le plus difficile .Le chemin le plus difficile qui consiste à y concentrer tous les moyens est celui qui assure des solutions durables, tandis que le chemin le plus facile qui consiste à concentrer beaucoup de moyens à faire des dépannages en lieu et place de travaux neufs opte pour des solutions de sortie de crise à doses homéopathiques, le temps d’une rose pour atténuer un mal ,comme un paludéen à qui on administre des aspirines. C’est autant dire que le plus dur chemin n’arrangerait pas le régime en place qui a autrement des urgences sur le plan électoral. Il devient impératif ,alors ,de stopper les délestages intempestifs, quelque soit le prix, le temps de traverser le cap des élections présidentielles de février 2012 pour éviter, d’ici là, de s’attirer encore les foudres des Sénégalais sevrés d’énergie électrique . 
 
La cohabitation en serait suicidaire de sorte qu’avec le plan Takkal, les motivations électoralistes l’emportent sur les préoccupations responsables pour une fourniture correcte de l'énergie électrique et un développement économique harmonieux du Sénégal. En choisissant le plus court chemin pour faire tenir le malade sur ses jambes, le plan Takkal a été conçu pour produire vite une puissance supplémentaire de gigawatts par la location de barges, à défaut d’accroître la capacité autonome de production de la SENELEC. 
 
Le principe de location de barges, en lui-même n’est pas viable du fait des surcoûts faramineux qui vont passer par pertes et profits , en ce que cette opération financière est sans retour d’investissement ; De surcroît , les Sénégalais vont payer les coûts supplémentaires de location des barges de leur propre poche par une augmentation de la pression fiscale déjà trop lourde au Sénégal, la plus lourde de l’UEMOA et l’une des plus lourdes au monde .De nouvelles taxes sur les facteurs essentiels de production des hydrocarbures et du téléphone sont instituées pour alimenter le fond de soutien du plan Takkal, à l’instar de l’instauration d’une surtaxe sur les billets d’avion pour financer la construction de l’airéport de Ndiass avec les effets pervers sur la promotion touristique que cette augmentation a induite. 
 
La règle d’or de nos libéraux sous nos tropiques, contrairement à leur doctrine pour moins d’impôts, est d’user abusivement de l’instrument fiscal pour régler des problèmes politiciens ; Or, la surimposition est nocive et ralentit la reconstitution du capital en décourageant sa mobilité qui est le fondement essentiel du retour à l’équilibre des marchés .L’instrumentation abusive de l’impôt touche en premier lieu les producteurs et fait fuir les investisseurs avec la hausse subséquente du niveau général des prix et de la perte de compétitivité des entreprises et, le plus grave est que l’état laisse inchangé ses dépenses en recourant le plus souvent à un endettement public pour financer ses projets et à de nouvelles impositions pour payer le service de la dette, nous faisant replonger dans le cycle infernal de l'endettement. 
 
A travers ce train de mesures fiscales d’un état budgétivore à la veille d’élections, nous assistons à un relookage de fond du budget national voté après seulement quatre mois d’exercice, sans l’onction de la chambre d’enregistrement pour financer le plan d’urgence Takkal au moyen d’un forcing fiscal des plus draconiens et de nombreux emprunts publics ; D’ailleurs certaines banques comme la BID ont émis de sérieuses réserves sur la viabilité d’un tel plan. 
 
Nous pouvions bien admettre que le gouvernement du Sénégal utilise le langage de la vérité, non pas en augmentant l’impôt qui est une autre façon beaucoup plus grave d’augmenter le prix de l’électricité, mais, en appelant à la constitution d’un fond volontaire de solidarité nationale et de recours à l’aide internationale sans contrepartie et en demandant à chaque Sénégalais de faire un effort supplémentaire.  
 
L’augmentation de l’impôt sur les hydrocarbures et le téléphone peut créer d’importants fonds spéciaux qui devraient d’ailleurs faire l’objet d’une loi rectificative des finances; Toutefois, les effets collatéraux sont très néfastes pour l’économie nationale. 
 
Nous voudrions bien que la lumière jaillisse durablement pour éloigner le Sénégal des ténèbres avec, cette foi-ci, un plan Leeral ou Tallal en substitution au plan Takkal qui veut dire immolation ; Il est vrai que le suicide incendiaire est en vogue de nos jours sous nos cieux. 
 
 
 
 
Kadialy GASSAMA, Economiste 
Rue Faidherbe X Pierre Verger  
Rufisque 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 22.04.2011
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