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Les 3
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Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
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AU -D E L A
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quelle Républiq
Sans Ethique
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véritables enjeu
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Ambassadeurs
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mendicité
Au secours !
encore 1waderie
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courage politiqu
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AU NOM DU
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totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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L'assommeur
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LEçONS
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SUNUGAL
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TRIBUNAL
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de mal en pis !
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L’élection prési
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Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
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Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
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Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
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S T O P
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SE L E V E R
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un DEVOIR
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La voie/voix du
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une chute de 5,2 à 3,1u taux de croissanc

 
Diversité linguistique et système scolaire : Le temps d’agir est venu 
 
 
Le Sénégal est un pays de diversités ethnoculturelles, linguistiques et religieuses. C’est un truisme de le dire, le fait étant consigné dans la Constitution. De l’indépendance à ce jour, l’introduction des langues nationales dans le système scolaire n’a pas démarré et ne semble pas à l’ordre du jour. D’ailleurs, il n’existe pas de véritable projet politique à ce sujet, toutes forces politiques confondues et tous présidents de la Républiques confondus. Apparemment, la question serait explosive et personne n’ose exprimer publiquement une réflexion quelque peu structurée à ce sujet. Même les citoyens et les organisations de la société civile semblent effrayer par l’évocation de la question.  
Les ‘Assises’ viennent de livrer leurs cogitations pour refonder le pays. Je n’ai pas connaissances qu’elles aient abordé la question. Si cela s’avérait exact, ce serait l’illustration la plus flagrante de l’immense consensus du silence qui entoure la question et l’enferme dans une véritable chape de béton. Nous nous comportons comme des autruches face au danger : nous enfouissons la tête dans le sable.  
A la vérité, il faut reconnaître que la question est extrêmement dangereuse si elle est abordée sans vision et sans précautions et compétences. D’où sa sensibilité. Les gens ne semblent savoir par quel bout entreprendre le déminage du terrain que constituerait la jungle de la pluralité linguistique sénégalaise et en Afrique. C’est cette impuissance née de l’ignorance et de la préférence dogmatique qui nous a installés dans la peur et l’immobilisme pendant près d’un demi-siècle.  
Le pluralisme linguistique est inscrit dans la durée. Les communautés linguistiques, ethnoculturelles et religieuses ne convergeront pas de sitôt vers une communauté homogène. Elles ne s’exileront pas parce qu’il n’y a pas où aller. Elles devront coexister dans l’affrontement, la douleur ou l’harmonie. Spéculer que le temps simplifiera la configuration linguistique dans le sens de l’unilinguisme est une erreur tragique. Attendre ce qui n’adviendra pas continuera de porter un préjudice immense à la politique éducative et culturelle du pays. Comment se fait-il que des pays de diversité, presque partout en Afrique, continuent à se gérer comme des pays d’uniformité linguistique, sans succès d’ailleurs ?  
Senghor disait que si l’on ne sait pas où l’on va, on doit revenir sur ses pas. Sans avoir besoin de perdre du temps et de l’énergie à revenir sur ses pas, il convient de changer radicalement de direction. La conclusion coule de source : conserver le statu quo qui maintient les langues nationales hors du système éducatif, ce qui est contre-productif à tous les points de vue, ou sortir de ce statu quo. Il est obligatoire et urgent d’en sortir. On n’en sort que deux façons : imposer une langue dans le système éducatif ou opter pour le pluralisme linguistique.  
L’imposition d’une langue autre que le français comportant trop de dangers pour l’unité du pays dans le court comme dans le long terme, il convient de ne pas l’envisager. Si cette voie était praticable, pourquoi n’a-t-elle pas été empruntée ? On peut rétorquer que l’imposition n’a pas été tentée et qu’on peut essayer de l’entreprendre. S’engager maintenant dans une telle aventure, pour tester l’hypothèse, aura raison du pays. Ce qui est le comble de l’absurdité et de l’aveuglement idéologique.  
L’enfermement dans l’inactivité et dans l’impuissance vient de ce que l’approche de la question des langues nationales dans le système éducatif fut erronée de bout en bout. D’abord, l’étude et l’introduction des langues nationales furent pensées en termes d’opposition au français comme unique langue d’enseignement. Des esprits déterminés envisagèrent et menèrent le combat de la supplantation du français par une langue nationale, le wolof en l’occurrence. Bataille perdue à ce jour. La vérité commande de reconnaître que les Français et l’Etat français ne furent pas les seuls adversaires de cette orientation chauvine. Car les autres et tous les autres n’acceptaient pas le remplacement d’une domination par une autre.  
Ensuite, l’insertion des langues nationales fut pensée en termes de moyens et d’outils de renforcement de la maîtrise du français. C’est la concession faite par la France et la Francophonie face à l’énorme poussée des langues dites autochtones. Cette orientation ne pouvait mener loin, parce qu’elle continue de tourner le dos à la question fondamentale et incontournable du statut des langues nationales comme langues d’enseignement.  
Le monolinguisme (français en l’espèce) du système éducatif sénégalais a atteint ses limites. Il continuera de coûter trop cher, et le rapport coût-résultat n’ira qu’en se dégradant. Est-il surprenant que malgré les 40 % du budget national, le système soit en crise, et ce depuis plus de trois décennies ? Le sauvetage de l’année scolaire n’y change rien.  
Face à l’échec patent du monolinguisme, il ne reste que le pluralisme, pour faire entrer nos langues dans le système éducatif, améliorer la qualité et l’efficacité du système, rationaliser son financement et ses dépenses, amorcer la résolution de la crise générale dans laquelle l’Ecole est installée. Cette option sortira la question du recours aux langues nationales comme langues d’enseignement des préoccupations politiques et idéologiques pour en faire une question technique, d’organisation et de moyens. La question des moyens, quelle que soit son importance, est seconde par rapport aux orientations de fond qui découlent d’une volonté politique, lucide, informée et audacieuse. Il reste la question technique et d’organisation. Elle est à soumettre aux linguistes et aux pédagogues avant la validation par les instances politiques habilitées. Bien sûr, le débat public est incontournable. Il sera d’autant plus productif et serein qu’il ne comportera plus d’enjeux hégémoniques ou de relégation de quelque langue que ce soit.  
Le pluriel et le pluralisme commençant à partir de deux, pour avancer, il convient de distinguer le pluralisme de base qui concerne nos langues nationales du pluralisme général dans lequel la place du français sera définie. De là découle la proposition que je mets en débat.  
1 - S’agissant du pluralisme de base, retenons que deux langues nationales au moins seront enseignées obligatoirement dans tout notre système éducatif ; décidons d’enseigner le wolof sur l’ensemble du territoire national ; décidons qu’une autre langue, variable selon l’aire géographique, formera un package avec le wolof.  
2 - Il reste à faire un sort au français, dans le cadre du pluralisme général. La langue française fait partie de notre patrimoine historique, par-delà l’imposition, les meurtres, les violences de toutes sortes, les humiliations, les douleurs, les blessures et les récriminations. Il y a des patrimoines que l’on ne peut pas ignorer, ni détruire. Celui-là en fait partie. Le français, cessant d’être langue d’enseignement unique comme aujourd’hui, continuera d’être enseigné à la suite d’un redéploiement pertinent.  
Ce qui est préconisé ci-dessus ne posera aucun problème à la majorité des enfants sénégalais, y compris aux très jeunes locuteurs wolofs. Les familles seront au cœur du pluralisme linguistique, par la transmission de la langue maternelle, la langue parlée à l’enfant à la maison, qui peut ne pas être celle (s) des parents. C’est au sein des familles que vont s’élaborer les premières stratégies du bilinguisme par le choix libre et souverain de chaque famille, que l’école complétera.  
Les adultes éprouveront des difficultés psychologiques et affectives. De là viendront peut-être des résistances ou des réticences, qu’il faudra accompagner. Dans ma propre communauté ethno linguistique comme dans les autres, les ultras me reprocheront ma proposition que le wolof soit enseigné obligatoirement partout au Sénégal. Je comprends ce reproche. J’ai pris le risque et la responsabilité de faire s’entrechoquer pacifiquement les sentiments, les passions, les préjugés et les savoirs pertinents qui font autorité, pour le triomphe en dernier ressort de la raison et de l’intérêt de l’ensemble des Sénégalais. On ne peut pas faire moins pour le wolof si l’on veut introduire les langues dans notre système d’enseignement, étant entendu que l’on ne peut pas faire plus.  
Sans cette décision, acceptée par tous les Sénégalais, nos langues n’entreront pas dans notre système éducatif dans un temps raisonnablement prévisible. La condition d’une telle acceptabilité se trouve dans la proposition d’enseigner obligatoirement à chaque Sénégalais entré dans le système scolaire deux langues nationales, dont le wolof.  
L’apprentissage de et dans deux langues nationales sera une véritable révolution mentale et comportementale qui bouleversera la conception jusque-là mise en œuvre de l’édification de l’Etat et de la Nation. Comme le savent tous les spécialistes en la matière, les avantages d’un bilinguisme (trilinguisme) bien conduits sont supérieurs à ceux du monolinguisme. Ce n’est pas ici le lieu de développer en détail ces avantages. Cependant, on retiendra que le plurilinguisme renforcera la connaissance mutuelle des Sénégalais. S’il y a connaissance mutuelle, il y aura renforcement du respect mutuel et de l’unité nationale. Donc tout le monde gagne parce que le pays gagne, sans que la francophonie en pâtisse, au contraire.  
En 2010, le Sénégal fêtera le cinquantenaire de son indépendance. Au cours de cette période, des avancées importantes ont été faites dans les domaines culturels et artistiques. Des tentatives en alphabétisation ont été déroulées. Cependant, tout le monde comprend que 0nous continuons de vivre sous l’empire et l’emprise de l’oralité. Ne convient-il pas de faire entrer les arts et les cultures de ceux qui ne s’expriment pas en français ou en arabe dans l’ère de l’écriture et, de la sorte, révéler un immense potentiel de talents et de créations dans l’ensemble des composantes du pays ?  
Avec les présidents Senghot et Diouf, les langues nationales sont restées hors du système éducatif. Voilà bientôt dix ans que nous sommes avec le président Wade. Il n’a pas, lui non plus, fait entrer nos langues dans le système éducatif. Ne risque-t-il pas, quelle que soit la durée de sa présence à la tête de l’Etat, de partir sans régler cette question cruciale pour notre présent et notre avenir? C’est à croire qu’une malédiction certaine pèse sur le pays et sur les leaders nationaux parmi les plus éminents et les plus illustres.  
Le recours aux langues du pays dans l’enseignement est une question très complexe sans doute. Ce chantier durera des décennies, à condition de l’entamer avec hardiesse et sans tard, en prenant les bonnes décisions. Les pays qui avancent et conquièrent leur futur, sans négliger leur présent, sont ceux qui pensent et mettent en perspective les complexités. Sans perspective, il n’y a pas de durabilité dynamique dans le développement socio économique et culturel, ce qui rend difficile par ailleurs les ajustements conjoncturels ou structurels.  
Le temps est venu de débattre et d’introduire nos langues dans l’enseignement, non pas comme des curiosités, mais bien comme des outils, des moyens et des contenants d’éducation et d’apprentissage.Le succès en la matière inspirera les différents Etats africains et facilitera les intégrations sous-régionales. Ces intégrations réussies mèneront plus facilement vers l’union africaine. Nous avons donc rendez-vous avec l’histoire et le panafricanisme. Prenons garde cependant de ruser avec le destin du pays, par l’acceptation du principe du trilinguisme pour ensuite, prétendument pour des raisons de moyens et de calendrier, instaurer un monolinguisme de base. Ce serait la voie d’une tragédie certaine et redoutable.  
Samba Diouldé THIAM Secrétaire général du Parti de la renaissance et de la citoyenneté Député à l’Assemblée nationale du Sénégal ddjuulde@yahoo.fr  
Questions au maire de Dakar  
 
 
Il y a quelques semaines, le nouveau maire de Dakar a convoqué toute la presse, pour annoncer, de manière bruyante, qu’il allait déclarer son patrimoine, pour se conformer à une conclusion des Assises. Quelques jours après, Souleymane Jules Diop a corrigé ces révélations, en annonçant tout ce que Monsieur Sall avait caché au peuple sénégalais. Monsieur le Maire, au lieu de répondre aux questions qui lui ont été posées, s’est emmuré dans un silence étonnant.  
Le maire a, ensuite, annoncé qu’il allait nommer Mamadou Lamine Loum et Moussa Touré comme conseillers. Il me semblait que les Assises stipulaient la nécessité, pour pourvoir certaines fonctions importantes, de recourir à un appel à candidatures. Quand, où et comment, Monsieur le Maire a-t-il lancé l’appel à candidature ? Combien y a-t-il eu de candidats ? Où, quand et comment, s’est-on réuni, pour les départager, afin que Loum et Touré soient choisis, sans parti-pris ?  
Dakar, le 22 juin 2009 Ndèye Fatou SALL Pikine-Est  
WALF FADJRI : 
Tariq Ramadan sur la situation des enfants de la rue : Une réalité indigne des sociétés musulmanes  
Le professeur Tariq Ramadan a tenu une conférence publique, mercredi dernier, dans le cadre des activités du mouvement Jama atou ibadou rahmane. Une occasion pour le spécialiste en théologie de dénoncer la situation des enfants de la rue qu'il qualifie de phénomène scandaleux dans une société musulmane. 
 
C'est un plaidoyer très virulent qui a été présenté par le professeur Tariq Ramadan sur la situation des enfants de la rue ou Taalibe. Selon lui, le décor qu'offre notre pays dès que l'on débarque à l'aéroport Léopold Sédar Senghor est indigne d'un pays à forte composition musulmane. ‘Les enfants de la rue en Afrique, c'est tout simplement scandaleux’, s'indigne-t-il. D'ailleurs, ‘il ne devrait pas y avoir d'enfants de la rue si l'on se base sur les recommandations islamiques de solidarité et de protection des enfants’, poursuit le professeur de l'université d'Oxford. Mais, en dehors de la responsabilité des Etats, Ramadan ne manque pas de décrier les règles établies par les sociétés musulmanes et qui confinent les jeunes Taalibe dans une spirale de dépendance et de soumission. ‘Le guide (religieux) n'est pas destiné à être adoré’, soutient également Tariq Ramadan qui se dit ‘heurté par les interprétations déformées des préceptes islamiques’. Et c'est comme pour exhorter les pays musulmans à réaliser d'énormes efforts allant dans le sens de mieux garantir aux couches vulnérables une plus grande protection. Car, le même plaidoyer a été utilisé en faveur des femmes vivant dans les sociétés musulmanes. ‘Toutes nos sociétés africaines doivent reconsidérer leurs cultures vis-à-vis des femmes’, prêche-t-il avec une ferme volonté de voir cette couche vulnérable de la société profiter des retombées économiques.  
Mettant en rapport l'évolution des femmes et des enfants avec le thème axé sur les exigences de la globalisation, le conférencier dénonce l'acculturation sous toutes ses formes. ‘La globalisation est un fait et elle touche aussi bien l'économie, le fait culturel que le processus d'exploitation de l'information’, explique l'auteur de l'ouvrage ‘L'autre en nous’ qui prône la valorisation des acquis culturels en Afrique. A son avis, les musulmans africains ne sont pas obligés de s'arabiser pour prétendre à de meilleures dispositions de pratique de la religion islamique. Mais, il n'empêche que face aux mutations édictées par la mondialisation, une ouverture s'impose dans le cadre d'une reconnaissance de l'autre. Il faut rompre avec le principe d'exclusivisme de la peur qui, selon le spécialiste en théologie, entraîne un dogmatisme potentiel. Cette thèse de la reconnaissance de l'autre et de ses croyances est assise sur le fait que les musulmans ne doivent pas se réclamer de l'exclusivité de la seule religion légitime sur terre.  
Pour le professeur Tariq Ramadan, l'éthique en nation constitue un des principaux défis à relever pour le monde musulman. Autrement dit, la résolution des conflits internes d'interprétation et d'idéologie qui déchirent les rapports entre les musulmans. Une donne regrettable qui pousse le conférencier à militer pour un Islam d'ouverture et de tolérance. ‘Il faut que nous renouons avec la conscience de l'universel ; et il suffit d'être de bons compétiteurs et ne pas raisonner sur le nombre’, reprend le conférencier, comme pour dénoncer cette forme d'‘uniformisme qui soustrait les libertés’. Mais dans une approche d'ouverture, qui expose les musulmans face aux aléas du monde occidental, le professeur de théologie recommande d'importer les technologies et les performances et non les goûts culturels. Et pour mieux étayer ses propos, le célèbre défenseur des valeurs islamiques résume en ces termes : ‘Dieu a voulu que tout le monde ne soit pas musulman’. Des propos qui mettent à nu sa volonté de favoriser l'érection d'un monde islamique conscient de ses valeurs, tout en allant dans le sens d'évoluer dans une sphère cosmopolite faite de reconnaissance de l'autre et de ses croyances.  
Abdoul Aziz AGNE  
Critique du binôme aide-développement : Les socialistes jugent l'attitude de Wade à la fois ‘cocasse et paradoxale’  
Le président de la République du Sénégal n'aurait jamais dû décrier le binôme aide-développement, obligé qu'il est aujourd'hui de présenter une loi de finances rectificative. Selon les socialistes qui apprécient l'ironie de la situation dans laquelle se trouve Me Wade, son attitude est à la fois cocasse et paradoxale. 
 
Les socialistes sont sortis hier de leur réunion du bureau politique convaincus qu'ils avaient raison sur Me Wade au sujet du projet de loi de finances 2009. En effet, rappellent les camarades d'Ousmane Tanor Dieng, ‘le projet de loi de finances 2009 prévoit, dans la lignée des précédentes lois de finances, un budget en trompe-l’œil’. Avec la loi de finances rectificative pour l’année 2009, qui vient d’être votée par l’Assemblée nationale, estiment-ils, le gouvernement donne raison au Parti socialiste qui déclarait que le budget 2009, notamment les prévisions de recettes fiscales qui le soutenaient, n’était ni réaliste, ni sincère. Les socialistes étaient en fait convaincus de ce que ‘les objectifs de recettes avancés ne tenaient compte ni de l’environnement international marqué par la crise financière, ni de la situation économique nationale caractérisée, successivement, par un endettement intérieur qui plombe l’activité économique, des secteurs économiques en régression comme la pêche ou le tourisme, le pouvoir d’achat des salariés et des paysans en chute constante et des perturbations accentuées dans l’approvisionnement en énergie des ménages et des entreprises’. Pour les camarades de Ousmane Tanor Dieng, Me Wade et son gouvernement sont obnubilés par leur propagande sur le budget qu’ils veulent, coûte que coûte, doubler, tripler voire quadrupler.  
Les socialistes font constater que le pouvoir libéral en arrive à fouler au pied le principe de sincérité qui doit guider toute élaboration budgétaire. En tout état de cause, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades voient à travers ‘l’aveu d’une baisse de 135 milliards de francs Cfa des recettes intérieures fiscales et non fiscales et d’une chute de 5,2 à 3,1 % du taux de croissance par rapport aux prévisions initiales du budget 2009 que la crédibilité de la parole publique des gouvernants de ce pays reste encore un sujet de préoccupation’. C'est la raison pour laquelle, le Parti socialiste estime qu’’il est à la fois cocasse et paradoxal d’observer qu’Abdoulaye Wade, qui avait décrié partout le ‘binôme aide-développement’, soit aujourd’hui obligé, d’une part, de battre sa coulpe, en étant contraint de payer la dette intérieure du Sénégal avec un emprunt de 82 milliards de francs de l’Agence française de développement (Afd) et d’autre part de tendre la main pour solliciter des dons budgétaires des Pays-Bas, du Canada, de l’Union européenne et de l’Allemagne afin de pouvoir présenter un budget rectificatif honorable’. Le Bureau politique du Parti socialiste considère qu’il s’agit, à travers l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi de finances 2009, ‘d’une provocation d’Abdoulaye Wade et de son Gouvernement, lesquels veulent faire supporter aux populations leur train de vie dispendieux, en ponctionnant les dépenses sociales, après la suppression de la subvention sur le gaz et l’annonce de l’augmentation du prix de l’électricité’. Car, argumentent les socialistes, ‘malgré une baisse des recettes de 135 milliards, la Loi de finances rectificative 2009 augmente de 40,5 milliards de FCfa le budget de la Présidence de la République par rapport au budget initial de 2009’.  
HAUSSE DU PRIX DE L'ELECTRICITE : Tanor et compagnie appellent les populations à résister  
Contre les desseins de régression sociale du pouvoir libéral au pouvoir depuis 2000, le Parti socialiste a demandé hier au sortir de la réunion de son bureau politique, aux populations de renforcer la lutte pour la préservation et l’augmentation de leur pouvoir d’achat et de s’opposer à toute nouvelle hausse du prix de l’électricité. A vrai dire, relèvent Ousmane Tanor Dieng et compagnie, le secteur de l’électricité, qui souffre du pilotage à vue caractéristique de la gestion du pouvoir en place, est également infesté par les lobbies politico-affairistes pour qui l’enrichissement sans cause constitue le seul critère d’allocation de la dépense publique. Les socialistes mettent Wade et son gouvernement à l'épreuve de la véracité de leur promesse. Eux qui ont proclamé à maintes reprises la fin des délestages.  
En effet, note le Bp du Ps, ‘après les courts moments de répit qui ont suivi les protestations populaires, voilà que reprennent de plus belle les coupures d'électricité’. Ainsi, donc, pour les camarades de Ousmane Tanor Dieng, de délestage, l’approvisionnement en électricité est passé au stade de la pénurie et du rationnement malgré les centaines de milliards que le gouvernement dit avoir injectés dans la Senelec. Sous ce rapport, comme pour les dépenses de fonctionnement et d’investissement englouties par l’Anoci, le Parti socialiste exige un audit indépendant des milliards prétendument investis dans la Senelec sans qu’aucune amélioration notable ne soit constatée dans la qualité du service public de l’électricité.  
Abdoulaye SIDY  
L’ordre des pharmaciens sonnent l'alerte : ‘Les pharmaciens d’officine ne dorment plus à cause des cambriolages’ 
Ils vivent dans l’angoisse d’un cambriolage, les pharmaciens dont les officines sont de plus en plus régulièrement visitées par des malfrats à la recherche de médicaments destinés à approvisionner le marché illicite. L’Ordre des pharmaciens est monté hier au créneau pour mettre à nouveau l’Etat devant ses responsabilités. 
 
La cote d’alerte est dépassée. Face à la recrudescence des cambriolages d’officines, l’Ordre des pharmaciens monte à nouveau au créneau. Pour montrer l’état d’angoisse dans lequel vivent les pharmaciens. ‘Les pharmaciens d’officine ne dorment plus’, alerte le Docteur Cheikh Oumar Dia, président de l’Ordre des pharmaciens du Sénégal. Face à la presse hier en prélude aux IIes Journées pharmaceutiques, les pharmaciens ont, encore une fois, interpellé les autorités sur cette recrudescence des braquages d’officine. La dernière date du 1er juin 2009.  
Même si l’Ordre dit ne pas disposer de chiffres présentement concernant le nombre de cambriolages, il n’en demeure pas moins qu’ils connaissent la destination des médicaments volés. ‘Que l’on ne s’y trompe pas. Les braqueurs ne viennent pas chercher autre chose. Ce qu’ils veulent, c’est le médicament’. Des médicaments destinés à approvisionner le marché illicite. C’est ce que les pharmaciens appellent le coulage.  
Dernièrement, le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal, en phase avec l’Ordre des pharmaciens et les grossistes répartiteurs, dénonçait cette recrudescence des cambriolages, lors d’un point de presse tenu dans les locaux de l’Ordre. Selon les chiffres qu’ils avaient fournis, 52 officines ont fait l’objet de cambriolage au courant de l’année 2008. Depuis le début de l’année 2009, les malfrats ont visité nuitamment 13 officines. En une semaine, six pharmacies ont également fait l’objet de cambriolage. Deux parmi ces cambriolages ont réussi et les quatre autres officines se sont retrouvées avec des portes défoncées.  
Les grossistes publics ne sont pas en reste. En effet, les pharmacies régionales d’approvisionnement (Pra) de Fatick, de Thiès et celle de Dakar siège ont reçu nuitamment la visite des malfrats.  
Même si les pharmaciens n’ont pas voulu avancer un nom lors de leur face-à-face avec les journalistes, Keur Serigne, un établissement spécialisé dans la vente illicite de médicaments, installé au cœur de la capitale sénégalaise, est une réalité. Que l’Ordre n’est pas censé ignorer. Ne voulant accuser personne, les pharmaciens se sont juste limités à dénoncer cette ‘tumeur’ et à mettre l’Etat devant ses responsabilités. ‘Si l’Etat y met du sien, il peut combattre le marché illicite de médicaments, d’autant qu’il dispose de tous les moyens pour le faire’, estime le Docteur Cheikh Oumar Dia.  
‘Exercice de la pharmacie au Sénégal : contexte actuel et perspectives’, tel est le thème choisi cette année pour les IIes Journées pharmaceutiques qui s’ouvriront demain, vendredi, à Saly. La responsabilité du pharmacien sera au centre des débats lors de cette rencontre qui réunira tous les spécialistes du médicament. Lors de ces assises, il sera procédé à une révision des textes qui régissent la fonction de pharmacien. Une fonction dont l’exercice devient de plus en plus difficile à cause de l’Etat qui ne recrute plus de pharmaciens. La seule alternative qui s’offre aux docteurs en pharmacie reste l’officine. Or, souligne l’Ordre, il se pose un problème de viabilité des officines.  
Issa NIANG  
Clôture de la semaine de l'enfant : Les enfants de la banlieue réclament plus de respect pour leur dignité  
 
 
‘Ne décidez plus à notre place, respectez notre dignité et nos droits’. C’est le cri lancé par la jeunesse de la banlieue, lundi dernier, dès l’entame de la journée de clôture de la semaine qui leur est dédiée. Des voix fusaient de partout au cours de la cérémonie pour inviter ‘les parents à libérer leurs enfants afin qu’ils puissent faire face au représentant de leur ministre de tutelle et lui dire leurs quelques vérités’.  
Au Cedeps de Guédiawaye où s’est tenu la rencontre, c’est d’abord le président du comité d’organisation, Ibrahima Lô qui campera le décor. Il laissera entendre que ‘le droit à la survie de l’enfant est axial, car il favorise la mise en application des autres droits’ et que le ‘principe de la survie exige qu’on laisse de côté notre perspective d’adulte et qu’on saisisse l’opportunité d’établir un dialogue avec les enfants dans leur langage et selon leur perspective’.  
A sa suite, c’est Mamadou Yougue, porte-parole des enfants, qui lèvera un coin du voile sur les difficultés auxquelles fait face la jeunesse de la banlieue, avec le manque d’infrastructures scolaires, les inondations, le paludisme, l’insécurité... Avant d’exhorter les autorités à plus de rigueur pour assurer leur protection. Mamadou Yougue mettra aussi l’accent sur les préoccupations quotidiennes des enfants. Entre autres, on y retrouve le travail des enfants, la récurrence des viols, les grossesses et mariages précoces, l’excision, le maintien des jeunes filles à l’école.  
Le représentant des enfants et ses camarades déploreront ‘la précarité des conditions de vie des talibés’. Ils diront aussi leur souhait de voir les ‘pouvoirs publics apporter un soutien et une protection contre les dérives du délaissement’. Par voie de conséquence, ils exhorteront les autorités et leurs partenaires ‘à accroître les mesures de protection et de promotion des droits de l’enfant’. Le directeur de cabinet du ministre de la Famille, Siré Lô, leur renouvellera sa disponibilité et celle de tout l’attelage gouvernemental ‘à ne ménager aucun effort pour l’amélioration de la situation des droits de l’enfant dans la banlieue’.  
Paule Kadja TRAORE  
Qui fait quoi sur la bande Fm : Les radios communautaires tiennent leurs assises  
 
 
Avec l'augmentation rapide du nombre de fréquences sur la bande Fm, il est de plus en plus difficile de classer les radios dans les différentes catégories. Les radios associatives et communautaires réunies au sein de l'Urac (Union des radios associatives et communautaires), en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert, organise un atelier de deux jours (23 et 24 juin) pour l'élaboration d'un cahier des charges qui servira de cadre de référence des acteurs. La première mission des radios communautaires est de faire la promotion des initiatives de base et la préservation des cultures, des langues et des savoirs locaux. Comme l'a rappelé Babacar Diouf, secrétaire général de l'Urac et directeur de la radio Ndef Leng FM est considérée comme associative ou communautaire, toute station radiophonique privée à but non lucratif, ou appartenant à une association qui a l'obligation de disposer d'organes démocratiques (assemblée générale, conseil d'administration ou comité de gestion). A ce titre, l'élaboration d'un cahier des charges permettrait de définir les conditions réglementaires pour l'autorisation, l'exercice et le contrôle des radios communautaires et associatives. C'est ainsi qu'il est prévu dans ce document que toutes les émissions diffusées doivent être enregistrées et conservées pour une période d'un mois, à partir de leur date de diffusion. Cela permettrait à l'instance de régulation de faire des vérifications à tout moment sur la conformité du contenu des émissions avec les obligations fixées dans le cahier des charges. Il existe également des obligations relatives à la réclame de l'alcool, du tabac et des produits nocifs à la santé ou contraire aux bonnes mœurs. Leur publicité est interdite sous toutes ses formes, conformément aux lois et règlements en vigueur. Tout manquement à une ou des obligations du cahier expose aux sanctions prévues par le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra).  
Marie Sow DABO  
SUD QUOTIDIEN : 
De qui se moque Mamadou Diop Decroix ? 
Voila plus de deux ans que And Jef – PADS traverse une crise grave et profonde. Cette crise, qui est en train de déchirer ce parti, parti jadis, qui a joué un rôle important dans la lutte pour la démocratie et le développement du pays, a pour racine principale un homme et un seul, j’ai nommé Mamadou Diop Decroix. 
Mamadou Diop Decroix, comme beaucoup d’hommes politiques de la gauche historique, a souffert sans doute dans sa peau et dans son âme des moments durs de la clandestinité, de la répression du pouvoir socialiste de l’époque. Je me rappelle encore les coups de matraques et de croisses dont il a été victime à Niary Tally lors d’une manifestation de l’opposition. Nous tous qui étions sur les lieux pensions qu’il était mort : tellement les coups reçus étaient violents. C’est cet homme qui aux côtés de Landing Savané, va lutter pour l’avènement de l’alternance en 2000. 
Après l’alternance, Mamadou Diop Decroix prend une nouvelle trajectoire sans doute la même que celle du Président Abdoulaye Wade. Les principes de démocratie, de justice sociale, de liberté d’expression et de manifestation sont foulés au pays par le régime de Wade sous la bénédiction et la complicité d’AJ/PADS. 
La Constitution du pays, fruit d’un consensus national, est régulièrement modifiée de manière intempestive et grossière, des lois scélérates sont votées à l’Assemblée Nationale comme l’Amnesty accordée aux assassins de Maître Babacar Séye, des valeurs qui sous-tendent une République démocratique sont mises à nue sans que AJ/PADS ne pipe mot. 
Lorsque le groupe dirigé par Madieye Mbodj, soupçonnant le ver dans le fruit de AJ/PADS a levé le ton, Landing Savané qui croyait à la sincérité de son compagnon de lutte Mamadou Decroix a cautionné l’expulsion de tous les contestataires. Landing Savané, dans sa naïveté, n’avait pas compris que Mamadou Diop Decroix avait un plan diabolique de vendre aux enchères AJ/PADS. Pour cela, il fallait se débarrasser de tous ceux qui pourront constituer un obstacle à cette vente d’AJ/PADS au PDS. 
Pourquoi Mamadou Diop Decroix tient-il à casser AJ/PADS avant de rejoindre définitivement le camp finissant de Wade et de son fils ? Pourquoi Mamadou Diop Decroix veut-il humilier son compagnon de route de plus de vingt ans pour aller vivre sous les basques de Wade et s’enrichir sur le dos du peuple et des démocrates de ce pays ? 
Le reniement de Mamadou Diop Decroix certes n’est pas une première au Sénégal, Mbaye Diack et sa femme Mame Bousso Samb respectivement secrétaire général adjoint et présidente du mouvement démocratique des femmes de la LD/MPT l’ont déjà fait pour préparer leur retraite, mais nous avons ici affaire à un véritable complot et une stratégie de discréditation non pas de AJ/PADS mais des hommes politiques sénégalais qui croient au changement.
Les sénégalais avaient fait confiance en Wade en 2000. 
Ce dernier sans scrupules et sans mettre des gants les a trahis. Aujourd’hui qu’ils ont commencé à retrouver l’espoir à travers BENNO SIGGIL SENEGAL il faut les décourager en manipulant Mamadou Diop Decroix pour ainsi retarder le grand changement devenu irréversible et entamé le 22 Mars 2009 aux élections locales. 
Un petit tour , au stadium Marius Ndiaye le samedi 13 Juin 2009 au congrès de Mamadou Diop Decroix, m’a permis de comprendre que cet homme n’est pas sérieux et qu’il est dressé contre les démocrates de ce pays : des cars il y en avait mais des cars remplis de bambins de 10 à 15 ans et des femmes qui se demandaient ce qu’elles étaient venues faire à Marius Ndiaye. 
Pour quelqu’un qui se réclame d’avoir la majorité des militants d’AJ/PADS c’est scandaleux et insultant ; car on sait qu’être dans une délégation d’un congrès relève du parcours du combattant. 
De qui se moque alors Mamadou Diop Decroix ? Certainement de lui-même et de ses lieutenants qui ont comme lui choisi le camp du ventre donc du périssable. 
Mamadou Diop Decroix doit comprendre qu’il joue contre le cours de l’histoire et qu’il va sans doute perdre et son réveil sera brutal. « Les traîtres verront leur punition. » disait l’autre. 
Les sénégalais savent que dans le bon il y a le mauvais et que dans le mauvais il y a le bon par conséquent ce n’est pas la trahison de Wade encore moins celle de Mamadou Diop Decroix et certainement d’autres sénégalais encore qui va les décourager ou les détourner de la voie choisie pour le vrai changement attendu, espéré et exprimé par le vote de 2000. 
Les sénégalais au moment venu sauront choisir des hommes et des femmes honnêtes et intègres qui serviront le pays et non se servir du pays. Je lance un appel à tous les démocrates sincères pour un soutien à Landing Savané dans sa lutte contre le mal que constitue Mamadou Diop Decroix malgré ses erreurs dues à un excès de confiance à un opportuniste à la peau de chèvre. 
• Noel BACOURINE  
• Militant de la Gauche 
Viols de mineurs au Sénégal : un phénomène qui inquiète. 
Les viols de mineurs constituent un phénomène très grave qui, si l’on y prend pas garde, risque de s’accentuer au fil des années. En effet, il ne se passe presque pas un jour au Sénégal sans que la presse écrite fasse écho de multiples cas de viols sur des mineurs. Pour mesurer l’ampleur d’un tel phénomène, il suffit de rappeler l’étude de l’ONG Grave qui a recensé prés de 400 cas de viols et d’agressions sexuelles rien que pour l’année 2007. 
L’affaire qui a le plus marqué les esprits ces dernières semaines par rapport à la gravité des faits, à leur énormité, et à leur atrocité, est sans doute celle de Layime Wilane, un maître coranique de Touba déclaré coupable du délit de viol sur douze filles mineurs et de pédophilie sur treize autres. 
La question qui mérite d’être posée aujourd’hui est de savoir pourquoi les enfants victimes de viol n’arrivent généralement pas à dénoncer leur bourreau ? Une analyse sociologique de notre société nous amène à dire que les tabous qui entourent la sexualité sont exploités par ces délinquants pour commettre leur forfait. En Afrique, plus particulièrement au Sénégal, les parents parlent très peu ou pas du tout de sexualité avec leurs enfants dans la mesure où ce domaine relève presque du sacré. Et comme briser un tabou relève du sacrilège, une frange importante de cette jeunesse se retrouve privée d’une éducation à la vie sexuelle. 
Pourtant , il existait dans nos sociétés traditionnelles des mécanismes comme les rites d’initiation qui permettaient à la communauté de transmettre aux enfants tout un ensemble de valeurs y compris celles qui protégeaient la femme, et surtout les jeunes filles contre toute forme de violence sexuelle. Ainsi, il était interdit de toucher à la virginité des jeunes filles jusqu’au mariage sous peine d’être frappé de malédiction, ce qui freinait l’ardeur des maniaques sexuels. 
La famille considérée comme le creuset de la socialisation se révèle de plus en plus défaillante et n’arrive plus à fournir à ses membres, particulièrement les plus jeunes, les réponses appropriées pour faire face aux abus sexuels. Le problème est d’autant plus complexe que la plupart des viols et abus sexuels se déroulent à l’intérieur même du cercle familial. Le plus souvent la victime subit des viols répétitifs sans qu’il y ait le moindre soupçon sur le violeur. Ce qui peut s’expliquer par l’attitude de certaines mères qui, non seulement manquent de vigilance, mais n’apportent également pas les soins et l’attention nécessaires à leurs enfants afin de pouvoir remarquer toute forme de violation sur leur intégrité physique et / ou morale. 
La loi de l’omerta qui entoure les cas de viol dans le milieu familial surtout pour maintenir sa cohésion, est un autre facteur non moins important, qui favorise les dérives sexuelles commises à l’encontre des mineurs. L’école censée transmettre une certaine éducation morale à nos enfants joue t-elle pleinement sa partition ? Il serait illusoire de répondre par l’affirmative en ce sens que bon nombre d’enseignants sont trempés dans des affaires d’abus sexuels sur leurs élèves considérés comme des mineurs. 
Ces enfants victimes de viols sont ils exempts de tout reproche ? D’aucuns pourraient penser que ces mineurs en sont pour quelque chose de par leur capacité de séduction, leur habillement « agressif », leur gestuel provocateur, mais également leur fréquentation des sites pornographiques, à « tchatter » pour se faire des amis, via le net. Cette assertion ne devrait être nullement considérée comme une manière de justifier ou de légitimer de tels actes d’autant plus qu’il est clair et sans équivoque que le mineur, aux yeux de la loi, est sans discernement, donc ses gestes et faits ne sauraient l’engager. 
Le viol est un acte horrible dont les conséquences sont incommensurables, aussi bien du point de vue sanitaire, social que psychologique. L’enfant violé peut contracter des maladies sexuellement transmissibles, une grossesse prématurée ou souffrir de traumatismes psychologiques. La stigmatisation dont il peut faire l’objet au sein de la communauté ne fera que renforcer sa souffrance psychique. 
C’est pour cette raison que les autorités de notre pays, outre la répression pénale doivent inclure dans le dispositif juridique, la prise en charge psychosociale des victimes. 
Il faudrait également que les autorités veillent sur la moralité des personnes qui évoluent dans des structures qui prennent en charge les enfants notamment les « daaras, » les établissements d’enseignement publics ou privés, … 
L’insertion dans le système scolaire de programmes qui traiteraient de cette dimension serait une très bonne chose. Ainsi, les enfants seraient mieux outillés pour faire face à toute éventualité. Pour les maniaques sexuels le législateur doit prendre une disposition juridique qui autorise l’administration d’une thérapie spécifique. 
La protection de l’enfant n’est pas du ressort exclusif de l’Etat, elle concerne aussi bien les parents, la famille élargie que la communauté toute entière. 
C’est pourquoi, les parents devraient faire preuve de sens des responsabilités en veillant sur la fréquentation de leurs enfants, leur habillement, les programmes de télévision regardés et de l’utilisation qu’ils peuvent faire de l’internet. 
La famille ou la communauté doit rompre la loi du silence en dénonçant toute forme d’abus ou de viol sur un mineur quel que soit le statut ou la position sociale du violeur. 
• Abdou BADJI  
• Educateur Spécialisé, Formateur en Intervention Sociale  
• badjiabdou72@yahoo.fr 
 
LE QUOTIDIEN : 
Savoir raison garder. 
Qui a intérêt à la déstabilisation du Sénégal ? La question mérite d’être posée, car tout indique dans les propos tenus par certains acteurs de notre vie politique qu’ils ne cherchaient nullement le dialogue. 
En effet, après avoir dénoncé le manque de volonté de dialogue du président de la République du Sénégal depuis sa dernière élection en 2007, il est incompréhensible, voire irresponsable de la part de certains, de vouloir imposer quelque chose qui ressemble plus à une conférence nationale qu’à un dialogue politique. 
Oui il faut le dire clairement et même le dénoncer, ce que l’opposition dite significative demande, ce n’est pas un dialogue politique, mais une conférence nationale à l’instar des Assises dites nationales qu’elle a tenues sans la participation de la majorité présidentielle.  
Maintenant que le président de la République tend la main, pourquoi vouloir imposer autre chose qu’un dialogue politique, c’est refuser cette main tendue et dans ce cas, le courage politique aurait été de l’assumer.  
Les différents participants aux «Assises nationales», n’étaient pas tous des politiques, alors pourquoi, la prise en compte de ces conclusions serait le préalable de toute acceptation de dialogue.  
Mesdames, Messieurs de l’opposition dite significative, ne vous laissez pas entraîner sur ce terrain par les ennemis du Sénégal. Ceux-ci se sont en effet donné pour mission la déstabilisation de notre nation, par, disent-ils dans leurs délires une révolution. 
Je m’adresse plus particulièrement à Messieurs Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng, cette nation dont vous avez contribué à construire les fondements et fondamentaux, sous les magistères des Présidents Senghor et Diouf, ne la laissez pas entraîner dans les abîmes de l’incertitude.  
Le Président Abdoulaye Wade, alors leader de l’opposition dans les années quatre-vingt-dix, n’a jamais accepté de suivre, ceux qui voulaient qu’une conférence nationale se tienne dans notre pays à tout prix, quitte à l’entraîner dans le chaos. Ce devoir de mémoire s’impose à vous.  
Le Président Abdoulaye Wade a appelé à un dialogue politique, laissons ce dialogue être d’abord politique, redonnez vous la main, parlez de tout ce que vous voudrez, mais dans un cadre strictement politique et le Sénégal sortira de nouveau vainqueur.  
Ceux qui pour des raisons de stratégies ne veulent pas laisser en rade leurs alliés de la société civile, qui, pensent-ils, leur ont fait gagner les dernières élections locales devraient savoir raison garder.  
La société civile devrait en théorie comme la presse, avoir un rôle d’arbitrage de notre société, lorsqu’elle constate des dérives dans un camp comme dans l’autre.  
L’opposition et le pouvoir jouant chacun son rôle, malheureusement depuis quelques temps dans notre pays, il est devenu de mode d’être contre le régime dit de l’Alternance. 
La société civile au Sénégal est devenue un raccourci pour tous ceux qui ont peur du militantisme politique, mais veulent peser sur le devenir de notre nation. De ce fait ils se mettent à la remorque du pouvoir ou de l’opposition, selon le sens du vent et de l’opinion pour accéder à des postes de responsabilités, maintenant ou plus tard.  
Souvenez-vous de la frénésie du lendemain de l’alternance politique de mars 2000, tous ceux qui se bousculaient sur les feuilles de demandes d’audience du nouveau Chef de l’Etat.  
L’ensemble de ces personnes frustrées de ne pas avoir été associées, sont aujourd’hui dans les rangs de cette entité dite société civile, si vous cherchez bien, elles étaient toutes aux «Assises Nationales».  
L’opposition dite significative doit savoir raison garder et ne pas exiger d’aller à des négociations politiques, avec des personnes qui ont souvent des comptes d’intérêts personnels à solder.  
Encore une fois, le président de la République a appelé à un dialogue avec les leaders politiques de l’opposition dite significative. Si cette opposition n’en veut pas elle se doit de l’assumer aux yeux de l’opinion nationale et internationale.  
Mais elle ne peut assurément pas se réfugier derrière les conclusions d’une réunion, d’«Assises Nationales», dont même la tenue était contestée par le camp de la majorité présidentielle.  
La société civile ainsi que les médias, devraient pour une fois se mettre au-dessus de la mêlée politique, jouer un rôle de modérateur et empêcher les apprentis pyromanes de jouer avec le feu dans notre pays. 
L’opinion silencieuse, le patronat, les syndicats, les représentations diplomatiques, les leaders d’opinion devraient exiger que ce dialogue politique se tienne, dans l’intérêt du Sénégal et remettre ainsi ce pays au travail.  
 
 
Vieux Aidara Directeur général de Canal info news vieuxaidara@canalinfonews.com  
 
 
Le sperme du diable serait-il froid ? 
Se référer au journal Le Quotidien du 11 Juin 2009, page 7, «opinion et débat», le sociologue disait : «Je veux bien me réchauffer contre les homosexuels, ces monstres immondes, ces diables au sperme froid, je le veux très bien même et j’implore Dieu de toutes mes forces d’avoir un seul petit argument pour avoir ainsi le droit de me défouler sur ces créatures froides. Mais voilà, je n’en ai pas et je continue d’en chercher, je n’en ai toujours pas et je serai éternellement reconnaissant à n’importe qui ou à n’importe quoi qui me donnerait ce droit de refroidir les homosexuels, mais je n’en ai toujours pas ! Mieux je n’ai que de contre-arguments, et je trouve qu’ils sont recevables jusqu’à preuve du contraire. On me dira qu’un croyant se doit de manifester chaque fois qu’il voit que les valeurs cardinales auxquelles il croit sont en train d’être foulées du pied, c’est vrai ! Et si c’est ainsi vrai, je pense que je me dois de manifester contre moi-même. Figurez-vous à plusieurs reprises, j’ai couché avec ma petite amie sans mariage, bien entendu, qu’il nous arrive de pratiquer la sodomie et le cunnilingus. Figurez-vous à chaque fois, je jette à la poubelle beaucoup de nourriture ; alors qu’à côté de moi, il y a des indigents qui me regardent avec des yeux froids ! Je peux multiplier à volonté les manquements à nos valeurs cardinales religieuses et pourtant personne n’a jamais manifesté ; et pourquoi alors cette indignation sélective face à l’homosexualité.  
«L’homosexualité, on y gagnerait plus si on la tolérait que si on essayait de la museler. En effet, si jamais l’homosexualité est tolérée, c’est toute la société qui va se bonifier on aura à relativiser toutes ces notions d’amour d’attirance de plaisirs et d’équilibres «On pourrait ainsi se serrer la main sans distinction.» 
Quelques extraits signés par le Sociologue Mamadou Moustapha Wone 
 
Réponse  
Cher parent, comme vous cherchez un tout petit argument, Dieu a exaucé vos prières. Figurez-vous qu’il existe trois sortes d’états : l’état d’éveil, l’état du sommeil, l’état des rêves, des illusions et les hallucinations. 
Ces trois vies ne peuvent être vraies, toute vie qui prend fin est fausse. 
La vie à l’état de la mort est plus intense. Les douleurs et les plaisirs sont plus vifs. La mort représente le réveil pour celui qui a dormi jusqu’à rêver. La matière est absente dans le monde des rêves. L’esprit est au repos dans le sommeil profond, il doit également être présent dans le rêve malgré son infirmité. Si le diable a une emprise dans nos états d’éveil, celle-ci devrait être possible dans nos rêves. Entre le bien et le mal, il existe une lutte perpétuelle ; celui qui domine, accapare l’esprit, la volonté et le corps pour agir. Grâce au don du défaut de l’esprit qu’on l’avait gratifié pour servir sans pêcher sur la terre. Le végétal, le minéral et l’animal avaient fui ces responsabilités, y n’a que l’homme qui l’endossât, Dieu avait confiance en l’homme. Il ne réclamait même pas le cachet de la signature. L’animal symbolise nos instincts, le minéral représente la chair et les os : «Nous avons créé l’homme à partir de l’argile», le végétal représente les ongles et les cheveux. Le feu réside dans chaque vie. Pour réveiller le feu qui dort, cela demande de l’effort ; l’effort nécessite la peine ; la peine n’est rien d’autre que la chaleur. La chaleur, à un certain degré, c’est le feu qui s’embrase, exemple : prenez deux bâtons, l’un horizontalement et l’autre verticalement frottez, vous verrez le feu qui s’enflamme.  
La patience est de trois sortes : les recommandations, les interdictions et les épreuves. Celui qui n’a pas la force de résister ou de supporter les peines ne pourrait pas emmagasiner la chaleur où doit s’enflammer pour détruire les imperfections. Essayons de sacraliser nos pensées, nos paroles et nos actions, jusqu’à nos silences, nos manières de manger et nous accoupler.  
 
Le lait est liquide de la feminite 
Il existe des globules de beurre qui dorment dans le lait. Conservez le lait pendant deux jours, ça caille. Seul l’acte du barattage, l’acte viril, peut séparer l’huile et l’eau. D’après un constat commun, verser de l’eau sur le feu, ça s’éteint, tandis que l’huile versée sur le feu s’embrase, donc l’huile, c’est du feu en liquide, ils sont compatibles. 
Qui dit lait pense à l’animal qui a mis bas ; mettre bas suppose la grossesse ; grossesse inclut la fécondation ; fécondation suppose l’acte sexuel, excusez-moi, l’acte de la génération.  
 
L’Ejaculation, c’est une eau pure de la masculinite 
Le sperme fait partie des choses répugnantes qui donnent la nausée. «Ancien spermatozoïde», terme utilisé par l’ancien Premier ministre, l’objectif c’était pour mieux blesser ou ridiculiser son père adoptif. Le mal appartient aux diables ; le diable est dépourvu de pudeur. L’erreur est humaine ; il est appelé à se perfectionner ; des excuses sont attendues avant de s’autoproclamer la présidence. 
Si l’éjaculation de la masculinité est extérieure, celle de la féminité ne peut qu’être intérieure, d’ailleurs elle est plus intense et plus chaude, vu l’intensité des peines et des chaleurs pour signifier et représenter un seul être. Parfois, au moment de la jouissance on oublie le monde une confusion totale entre le toi et moi; à plus forte raison du désir qu’on devrait éprouver envers notre Seigneur le Créateur de toutes choses. La majeure partie de nos plaisirs est ressentie par les sens, tandis que la joie ressentie dans la piété concerne le cœur, elle, est illimitée, c’est pareil, ce qui différencie entre la certitude et la conviction, l’éternité et la perpétuité.  
 
Le cas de l’homosexualite 
L’éducation est le socle des buts et des résultats. Supposons une personne qui regarde une cassette porno ou écoute avec plaisance un cas de viol, c’est comme s’il était en train de semer de mauvaises graines dans son corps ou dans son esprit, une fois que la pluie tombe ou l’occasion se manifeste les graines poussent nafsu ammara. C’est l’instinct qui nous incite à faire le mal, après avoir accaparé l’esprit, la volonté et le corps, nous agissons. Le mal ne vient pas de l’extérieur mais à l’intérieur de l’homme. L’homme possède l’esprit discriminatif qui le différencie des autres êtres. Le fait de résister, c’est comme nager contre le courant, ceci nécessite beaucoup d’efforts. La méditation et la concentration fikrou wa krou : ces deux auxiliaires possèdent des forces inéluctables pour détruire les ajouts. Le souffle, c’est l’inspiration et l’expiration, elles sont collectées avec l’esprit, exemple : pour écouter ou comprendre, on est obligé de régulariser le souffle. Notre Prophète nous disait : «La méditation est plus grande que la prière, n’essayez même pas la comparaison.» Un souffle contient un aller et un retour, l’aller, c’est la descente ou la miséricorde, il n’y a pas d’effort à fournir. Le retour à l’origine, exemple : la vague qui retourne à la mer tout en gardant son identité en se croyant être la mer tout en franchissant les obstacles et les tentations. L’inspiration et l’expiration sont identiques. La récompense ne peut être égale entre deux ouvriers, celui qui travaille les heures obligatoires et les heures supplémentaires et l’autre qui travaille seulement les heures obligatoires ; le premier fera partie du groupe «rapproché», le second doit faire partie du groupe «droite». La petite guerre consiste à éliminer les infidèles qui sont de l’extérieur, d’ailleurs elle est révolue. La grande guerre consiste à retourner nos regards vers notre intérieur pour exterminer les infidèles jusqu’à ce qu’il ne reste que les soumis. Le fait de vivre dans une société rebelle et de rester soumis à la loi favorise une ouverture fathou, c’est comme semer un champ engraissé. Pour traverser une rivière, les incapables, une fois qu’ils ont marché jusqu’à la limite, s’arrêtent et pourtant il existe une autre façon d’évoluer comme en faisant la natation, ceci demande de libérer l’esprit et de ne pas s’accrocher à quoi que ce soit. 
L’aspirant devrait imiter plusieurs chevaux fougueux, domptés qui tirent un chariot, les pneus suivent les sabots des chevaux, le conducteur doit être lucide, les rênes bien tendues, le fouet à la main, sans oublier les cache-œil pour ne voir que la route droite «siratikal moustakhim» et éviter les tentations et les obstacles. Un bon arbre ne donne pas de mauvais fruits.  
 
Mouhamadou Lamine LY Tradipraticien - 77 426 10 62 
 
SENELEC - Lobbies politico-affairistes, pilotage à vue, mauvaise qualité du service. 
Le Ps exige un audit des milliards investis 
C’est au moment où la Senelec se signale par un retour à des délestages intempestifs et par l’éventualité d’une hausse des prix de l’électricité que le Parti socialiste sort une déclaration pour dénoncer les lobbies politico-affairistes qui s’enrichissent sans cause et le pilotage à vue qui gangrènent cette société. Raisons pour lesquelles les socialistes exigent un audit indépendant des milliards qui ont été injectés dans la Senelec.  
Par Soro DIOP 
La sentence du Parti socialiste, hier, à l’issue de son Bureau politique, sonne comme un sévère, mais justifié réquisitoire à propos du discrédit de «la parole publique». En effet, à maintes reprises, rappelle le Ps, les autorités ont proclamé «la fin des délestages». Or, «après les courts moments de répit», consécutifs à la clameur populaire qui s’était violemment exprimée l’année dernière sous la forme des «émeutes de l’électricité», les délestages «reprennent de plus belle». Ce qui est terrible, ainsi que le relève le Ps, c’est que du déficit d’approvisionnement en électricité, la Senelec est passée aujourd’hui, «au stade de la pénurie et du rationnement». Cela, en dépit des «centaines de milliards que le gouvernement dit avoir injecté dans la Senelec». Pour entrer dans l’intelligence de ce paradoxe, les socialistes débusquent les maux dont souffre la société d’électricité et qui ont pour noms «pilotage à vue» dans un secteur «infesté par les lobbies politico-affairistes pour qui l’enrichissement sans cause constitue le seul critère d’allocation de la dépense publique». Entre la Senelec et l’Anoci, pourrait dire le Ps, c’est bonnet blanc, blanc bonnet, du point de vue de la gestion. En effet, «comme pour les dépenses de fonctionnement et d’investissement englouties par l’Anoci, le Parti socialiste exige un audit indépendant des milliards prétendument investis dans la Senelec, sans qu’aucune amélioration notable ne soit constatée dans la qualité du service public de l’électricité».  
 
LOI DES FINANCES RECTIFICATIVE 
Le Bureau politique du Ps est revenu, hier, sur l’adoption de la Loi de finances rectificative 2009, pour mettre en relief la «provocation de Abdoulaye Wade et de son gouvernement» qui «veulent faire supporter aux populations leur train de vie dispendieux, en ponctionnant les dépenses sociales, après la suppression de la subvention sur le gaz et l’annonce de l’augmentation du prix de l’électricité». Et les socialistes de soulever ici un paradoxe : l’augmentation du budget de la présidence de la République de 40,5 milliards de francs Cfa, «par rapport au budget initial de 2009», alors que le Sénégal a enregistré une baisse des recettes de 135 milliards. Face à des «desseins de régression sociale du pouvoir en place», le Ps invite les Sénégalais à «renforcer la lutte pour la préservation et l’augmentation de leur pouvoir d’achat et de s’opposer à toute nouvelle hausse du prix de l’électricité».  
Le Ps rappelle avoir prévenu l’opinion nationale lors d’une déclaration faite le mercredi 8 octobre 2008. Il indiquait alors que «le projet de loi de finances 2009 prévoit, dans la ligne des précédentes lois de finances, un budget en trompe-l’œil». Et disent Ousmane Tanor Dieng et ses camarades, le vote de la loi de finances rectificative pour l’année 2009, par l’Assemblée nationale, le Gouvernement leur donne raison. Les socialistes annonçaient que «le budget 2009, notamment les prévisions de recettes fiscales qui le soutenaient, n’était ni réaliste, ni sincère». Ils s’étaient fondés alors sur le fait que «les objectifs de recettes avancés ne tenaient compte ni de l’environnement international marqué par la crise financière, ni de la situation économique nationale caractérisée, successivement, par un endettement intérieur». D’ailleurs, cet endettement-là était de nature à plomber «l’activité économique», dans un contexte où les secteurs économiques (la pêche ou le tourisme), sont en régression, où «le pouvoir d’achat des salariés et des paysans» sont «en chute constante».  
«Cocasse et paradoxal». Voilà ce qui découle de l’observation que les socialistes ont faite de Wade. Lui, «qui avait décrié partout le binôme aide-développement» a battu sa coulpe «en étant contraint de payer la dette intérieure du Sénégal avec un emprunt de 82 milliards de francs Cfa de l’Agence française de développement (Afd)» ; en plus «de tendre la main pour solliciter des dons budgétaires des Pays Bas, du Canada, de l’Union européenne, de l’Afd et de l’Allemagne afin de pouvoir présenter un budget rectificatif honorable». Mais Wade et son gouvernement souffrent d’un mal : la négation du «principe de sincérité qui doit guider toute élaboration budgétaire». Et un aveu est venu tout révéler au grand jour : «une baisse de 135 milliards de francs Cfa des recettes intérieures fiscales et non fiscales et une chute de 5,2 à 3,1% du taux de croissance par rapport aux prévisions initiales du budget 2009». 
sodiop@lequotidien.sn  
 
LABPROS SM - Déclaration de création à l’Ucad : Des universitaires sénégalais prospectent le futur. 
Vendredi dernier, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, des sommités intellectuelles, scientifiques, ont échangé sur la nécessité dans la sous-région et en Afrique en général «de disposer d’instruments de définition, de contrôle et de guidage de notre développement futur».  
Après avoir constaté que «les études du futur» constituent le maillon le plus faible «du système universitaire et de recherche» dans les pays d’Afrique, un groupe d’universitaires évoluant des divers domaines de compétences scientifiques et théoriques, ont mené des réflexions fort intéressantes qui ont débouché sur ce qu’il appelle «La Première Rencontre Prospective» de Dakar. Leur volonté commune est de scruter à partir de paramètres scientifiques et théoriques pointus le développement du futur dans nos pays, sans la tyrannie des paradigmes rationalistes importés, mais avec «l’exigence d’un changement de méthode, de démarche et de stratégie en vue de solutions novatrices, pérennes et audacieuses». Ces animateurs de la Première Rencontre Prospective au Sénégal postulent une rupture d’avec «l’esprit de routine des temps passés et la superstition à l’égard du scientisme rationaliste classique qui a montré ses limites dans les sociétés post-modernes». Aussi, ont-ils décidé de créer une structure de travail interdisciplinaire dénommée Laboratoire Prospective et Sciences des Mutations (Labpros Sm), au niveau de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cinq objectifs fondamentaux structurent le travail de ce Laboratoire. Il s’agit de promouvoir «à partir de l’Ucad une Initiative-pilote destinée à outiller le Sénégal et l’Afrique en compétences relatives à la Prospective» et essaimer cette initiative dans les universités sénégalaises et africaines. Les initiateurs du Laboratoire travailleront aussi à «réintroduire la Prospective comme discipline scientifique, attitude et approche comportementales dans les universités africaines et dans les organismes de recherche en Afrique». Le Laboratoire de Dakar se fixe aussi deux autres objectifs : «Dispenser des formations doctorales et post-doctorales dans le domaine de la Prospective», mais aussi «organiser des formations post-universitaires concernant la Prospective et ses applications». Les initiateurs de ce projet envisagent de tenir le 1er Congrès africain de Prospective à l’Université de Dakar, l’année prochaine.  
 
UN FOYER EXPERIMENTAL 
La modification des attitudes, des conduites et des comportements de l’élite, dirigeants et classes intermédiaires, la promotion de l’esprit prospectif dans la recherche et les études universitaires, la spécialisation dans certains domaines comme l’environnement et la santé, font partie, entre autres des finalités du Laboratoire. Du point de vue de la démarche, quatre règles de base ont été dégagées : la centralité de l’Université, la transdisciplinarité, l’autonomie et l’Historicité.  
Les initiateurs du projet ont dans leur agenda de travail la création d’un Centre international d’Etudes Prospectives à l’Ucad, avec une activité de recherches à l’intérieur d’un Laboratoire basé à la faculté des Lettres et Sciences humaines. Ce Laboratoire, qui «sera le foyer expérimental universitaire de développement des études prospectives et de la science des mutations», est composé d’universitaires et de chercheurs, d’étudiants de Master et de doctorants, de groupes partenaires (professionnels et experts), d’autorités publiques et de décideurs. C’est dire donc que le travail comporte deux volets : une partie académique, théorique, scientifique et méthodologique et une autre «prospectiviste qui intéresse (…) experts, professionnels, décideurs, artistes, poètes» évoluant hors de la sphère universitaire.  
Une feuille de route ambitieuse a été déjà concoctée par les initiateurs du Laboratoire Prospective et Sciences des Mutations de l’Ucad. Un important document, intitulé Au-delà de l’Urgence, anticiper l’Avenir, très riche du point de vue des réflexions a servi de base de travail lors de la rencontre du vendredi 18 juin 2009. Parmi les sommités intellectuelles qui ont décidé d’investir l’avenir, armées de la science de la Prospective figurent Malick Ndiaye, Khaly Niang, Djiby Diakhaté, Gorgui Dieng, Bouna Manel Fall, Mamoussé Diagne, Lena Sène, Ousseynou Faye, Oumar Sankharé, Aboubacry Lam… 
 
Entretien avec ...Kalidou DIALLO, ministre de l’Education. 
«Tout le monde doit se retrouver autour de l’élève» 
L’année scolaire 2008-2009 a été encore mouvementée comme celles qui l’ont précédée. Il ne se passe pas plus d’une année sans qu’on ne note des perturbations dont les principaux auteurs sont les enseignants et… l’Etat. Dans cet entretien, Kalidou Diallo, le ministre de l’Education chargé de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen, des Langues nationales et de l’Alphabétisation, revient sur les grèves, qui émaillent depuis quelques années le système éducatif. Il parle aussi de l’audit du personnel enseignant et annonce des sanctions contre ceux qui seront épinglés.  
 
 
Nous sommes à la fin de l’année scolaire avec le début des examens de fin d’année. Quel bilan tirez-vous de cette année ? 
L’année a connu des perturbations. Mais, elles ne sont pas nombreuses par rapport aux années précédentes. Si je prends l’enseignement élémentaire, les grèves ont commencé à partir du mois d’avril avec le Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement (Cuse). Heureusement, on a pu trouver une solution pour une paix durable dans l’école. Même s’il y a eu une crise, elle a permis d’aboutir à une solution durable. Donc, au niveau de l’enseignement élémentaire, le quantum horaire n’a pas été très touché.  
Au niveau des lycées et collèges, il y a eu des perturbations à partir de janvier avec le Cusems et, comme raison principale, le non paiement des indemnités dues aux examens au titre de l’année 2008. Cela s’expliquait par le fait que la journée de déplacement est passée de 3 500 à 25 000 francs Cfa et, le budget n’avait pas prévu cela. Il y a eu des difficultés et les enseignants n’ont pas pu attendre qu’on puisse reprendre tout cela dans le budget 2009 pour pouvoir le régulariser.  
Nous avons réussi par la suite à signer des accords avec le Cusems qui s’est aussi engagé à créer les conditions de paix dans le système éducatif de façon durable.  
Tout cela est facilité par l’arrivée du nouveau Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, qui a un style tout à fait particulier, qui est ouvert et qui a une expérience, après avoir été ministre de la Fonction publique.  
Les grèves sont devenues récurrentes depuis quelques années. Et vous attendez toujours vers la fin de l’année scolaire pour trouver des solutions. Est-ce que cela contribue à une paix durable ? 
On ne peut pas dire que les grèves sont devenues récurrentes. Elles sont permanentes dans le système éducatif. Je suis bien placé, d’abord pour avoir fait l’essentiel de mon travail universitaire sur le syndicalisme… 
Mais chaque année, on note des perturbations… 
(Il coupe). Oui, je veux vous dire que depuis 1989, les grèves sont presque permanentes. Il y a eu des temps de paix de 81 à 89, mais depuis cette date, chaque année, il y a eu des grèves. Au début de l’Alternance, il y a eu quelques années de paix mais après, depuis 2005, les grèves ont repris.  
Dans ces grèves, les mêmes revendications reviennent chaque année. Il y avait des accords, mais ceux-ci laissaient toujours quelques points à approfondir plus tard.  
Pour la première fois, au moins, nous sommes parvenus à un accord sur des questions de fond et, dans cet accord, les syndicats s’engagent à créer les conditions d’une paix, d’ici au moins trois ans. Ils ont même dit que le gouvernement n’est pas ambitieux en disant d’ici 2012, parce qu’on peut aller même au-delà de 2012 pour une paix durable, la stabilité de l’école, une turbulence zéro.  
L’Ird est un protocole d’accord de plus que vient de signer l’Etat. Est-ce que cette fois-ci, vous allez respecter vos engagements ? 
Il y a la question de la prime scolaire où il y a eu un accord avec les syndicats. Pour 2009, on va donner à tous les instituteurs de tous les ordres une prime scolaire de 15 000 francs Cfa par mois. A partir de 2010, cette prime monte à 20 000 francs par mois et en 2011 à 25 000 francs par mois. En même temps, un comité de suivi a été créé pour permettre de discuter sur les modalités de paiement. Parce qu’on a dit que le paiement par mois va commencer à partir de janvier 2010.  
Pour le reste de 2009, on va discuter dans le cadre d’une commission pour voir ce qu’on doit faire. Mais d’ores et déjà, au niveau des corps émergents, des professeurs contractuels et des maîtres contractuels, nous avons pris des dispositions pour pouvoir payer à partir du mois de juin 15 000 francs par mois. On a déjà commencé à payer.  
L’autre accord, c’est que l’Etat va signer un protocole d’accord global qui va intégrer les questions de carrière, pédagogiques et celles liées à l’attribution de parcelles aux différents syndicats. Ce protocole global n’a pas encore été signé, parce que certains syndicalistes étaient à Genève dans le cadre de la conférence internationale du Travail.  
A leur retour, nous allons très bientôt installer cette commission de suivi et, en même temps, signer définitivement ce protocole d’accord et essayer de le mettre en œuvre. En tout état de cause, l’Etat s’est engagé à respecter l’accord portant sur l’Ird. 
Selon une étude menée par des spécialistes, on perd en moyenne 500 heures par an. Que comptez-vous faire pour, au moins, atteindre le quantum horaire ? 
La fermeture officielle de l’école, c’est le 31 juillet. Mais la plupart des établissements ont déjà fait leur composition de deuxième semestre.  
Certains élèves ne vont plus à l’école, parce que se disant que le programme est terminé. Or, nous avons tout le mois de juillet et le reste du mois de juin. Donc, c’est un temps qui doit être utilisé pour rattraper le gap, mais aussi pour renforcer les cours. Cette année, on n’a pas perdu beaucoup de temps.  
On a prévu à peu près 900 heures par an. Mais, dans le calendrier du Sénégal, s’il n’y a aucune grève, on a près de 1 000 heures et, on se retrouve en moyenne avec 700 heures par année. Ce qui est insuffisant par rapport aux autres pays.  
Le Sénégal a un bon niveau par rapport aux autres pays. Vous voyez le concours de la dictée Paul Gérard La Joie, c’est une élève sénégalaise qui a été première au plan international. Notre Bac est bien coté sur le plan international.  
Globalement, on peut considérer que nous avons un bon niveau. Nos professeurs ont, eux aussi, un très bon niveau. Maintenant, il faudra travailler à ce qu’il y ait moins de perturbation, à ce que tout le monde se retrouve autour de l’élève qu’on ait comme centralité l’élève et qu’il n’y ait pas de moyen de perturbation dû à des revendications pécuniaires. 
Pensez-vous qu’à ce rythme de perturbations, il est possible de respecter la trêve de 3 ans demandée par le Président Wade ? 
Maintenant, les perturbations sont derrière nous. Il n’y aura plus de perturbation. Ce sont même les syndicats qui ont dit qu’ils sont prêts à créer des conditions de turbulence zéro au moins pendant trois ans. Il est tout à fait possible et réaliste qu’on se fixe comme objectif d’avoir une école sans perturbation pendant 3 ans.  
Vous le dites pour rassurer les élèves et les parents ? 
Déjà, on termine l’année dans une très bonne atmosphère. Les élèves vont aux examens sans pression, ce qui est une excellente chose. Cela peut aider à élever le taux de réussite. Cela augure une année de paix pour l’avenir.  
On va profiter des vacances pour discuter des questions de fond. Nous sommes jusqu’à présent en train de discuter de ces questions-là, de gérer les crises. Or, il y a quand même d’autres questions fondamentales portant sur l’école, la pédagogie. Il y a des enjeux que le gouvernement doit partager avec les syndicalistes pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement dans le cadre du Pdef (Programme décennal de l’éducation et de la formation). 
On assiste de plus en plus à la baisse du niveau des élèves. Comment expliquez-vous cela ? 
Le débat sur la baisse du niveau des élèves est un débat général, parce que la lecture et l’écriture sont abandonnées au profit de la télévision, de l’audiovisuel.  
Au Sénégal, l’Etat a pris comme priorité la formation. Cette année, nous avons décidé de faire la formation diplômante. La 15e génération des volontaires de l’Education va sortir avec des diplômes pédagogiques et c’est la première fois depuis 1996.  
Ensuite, la formation diplômante des enseignants va être renforcée à travers plusieurs systèmes. Il y a beaucoup d’engagement pour qu’on ait cette opportunité d’utiliser l’informatique pédagogique au profit des élèves et des enseignants. Nous avons un nombre important d’enseignants de la 10e à la 14e générations, mais aussi plusieurs générations de vacataires et de professeurs contractuels qui n’ont pas la formation. Ceci dit, nous avons un important programme de formation accélérée et renforcée, d’abord présentielle, ensuite à distance. 
Ces derniers temps, le milieu scolaire est touché par des scandales de détournements d’argent. En tant qu’autorité de tutelle, avez-vous votre mot à dire par rapport à cela. 
Il faut être plus précis. 
Les exemples sont nombreux. Tout récemment, il y a eu l’affaire de détournement de 26 millions de francs Cfa au Lycée Blaise Diagne par l’intendant… 
A chaque fois que des faits avérés ont été identifiés, nous avons mis en place des commissions d’enquêtes dirigées par des inspecteurs de vie scolaire et à chaque fois, des mesures administratives adéquates ont été prises.  
Sur le cas de Blaise Diagne, administrativement l’intendant a été relevé de ses fonctions et il y a une procédure judiciaire en cours qui le concerne.  
Dans tous les cas signalés concernant des mauvaises gestions au niveau des collèges, des lycées, les fautifs ont été sanctionnés. Il faut mener vos propres enquêtes, vous allez voir combien d’intendants ou combien de chefs d’établissements ont été relevés durant l’année 2008-2009.  
Sur ce plan précis, à chaque fois qu’on nous a signalé des cas, nous avons agi immédiatement. Ce que nous sommes en train de faire actuellement avec les audits est un contrôle général, systématique au niveau de l’ensemble des structures pour améliorer la gestion de façon générale. 
Sur l’affaire de détournement des 80 millions de francs Cfa de reliquats des salaires des vacataires de l’Education par l’inspecteur d’Académie de Kolda, quelle a été la suite ? 
J’avais pris les mesures administratives qu’il fallait à l’époque en relevant l’inspecteur d’Académie et les autres. Maintenant, la procédure judiciaire suit son cours et je n’ai pas d’élément d’information là-dessus, mais les intéressés sont hors du système. 
Vous avez procédé à l’audit du personnel enseignant relevant de votre ministère. Quel est l’objectif de cet audit ? 
L’objectif général, c’est d’assainir le secteur et d’identifier tous les enseignants à travers leur poste de travail. Il faut à chaque fois qu’on clique sur un bouton qu’on puisse dire tel enseignant est dans telle localité, au niveau de telle classe et il a tel nombre d’heures de cours. Ainsi, il n’y aura pas d’enseignant flottant comme il en existe actuellement. L’objectif, c’est de faire en sorte que le personnel enseignant soit utilisé de façon rationnelle.  
Actuellement, il y a une sorte de dysfonctionnement qui fait que le fichier des Finances, celui de la Fonction publique et celui du ministère de l’Education, qui gère les carrières, ne sont pas identiques. Or, cela doit l’être. Avec l’aide du ministère de l’Intérieur qui a impliqué les préfets, nous allons faire ce travail ensemble.  
Globalement, nous sommes parvenus à des résultats partiels et appréciables parce qu’actuellement, nous avons pu identifier 65 000 enseignants comme étant présents à leur poste de travail. D’autres sont identifiés comme étant absents ou même inexistant. 
Ils sont au nombre de combien ? 
On n’a pas fini l’audit, mais on sait que dans le fichier des Finances, on est à peu près à 70 000 enseignants, mais pour le moment, on a identifié que 65 000. Il reste environ 5 000 enseignants à identifier au niveau des services centraux et ailleurs parce qu’ils sont un peu partout, en position de détachement. Il faut donc identifier tout cela pour, au finish, faire une comparaison et pouvoir débusquer d’éventuelles irrégularités. 
Quel sort sera réservé aux personnes qui seront épinglées par cet audit ? 
On a pris des mesures immédiates. Pour toute personne qui n’est pas identifiée, on a procédé à une suspension de salaire, si elle est issue d’un corps émergent ou si elle est un volontaire.  
Pour un fonctionnaire, ce sera la procédure normale parce qu’il faut d’abord une demande d’explication et si la réponse fournie par l’enseignant est satisfaisante, on le rétablit, au cas contraire, cela peut aboutir à plusieurs types de sanctions, allant jusqu’à la radiation. 
Et les poursuites judiciaires… 
Elles ne relèvent pas de nous. Cette enquête que nous avons menée sera approfondie à notre niveau. A mon niveau, je constate les faits, je prends des mesures conservatoires et administratives. Je vais rendre compte ensuite et comme le gouvernement est solidaire, chacun va jouer sa partition. 
Le Président Wade avait annoncé la tenue du forum sur l’éducation. Avez-vous retenu une date pour ces assises ? 
C’est dans le cadre des négociations en cours, dans le cadre de l’accord global. On peut dire que le projet des termes de référence de ce forum a été déjà traité au niveau interne.  
Il y a un groupe de travail au niveau du ministère des Finances, du ministère de la Fonction publique et du ministère de l’Education qui a déjà fait un projet qui doit être validé par les autorités supérieures et on va ensemble vers une date.  
Les conditions de sérénité avec les accords signés vont permettre aux deux parties, les syndicats et l’Etat, d’aborder les questions de fond et travailler dans la paix. 
Entretien réalisé par Mamadou DIALLO - madiallo@lequotidien.sn  
Pépite - Après l’annonce sur la hausse du prix de l’électricité. 
L’Adeetels réclame l’audit technique et financier de la Senelec Par Astou Winnie BEYE 
 
Suite à l’annonce d’une éventuelle hausse du prix de l’électricité, l’Association de défense des usagers de l’eau, de l’électricité, des télécommunications et des services (Adeetels) crie sa colère. Dans une déclaration rendue publique, son Bureau national fait le procès du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop : «Par deux fois, il a annoncé du haut de la tribune de l’Assemblée nationale les injonctions du Fmi. D’abord, c’est la suppression de la subvention sur le prix du gaz butane qu’il a annoncées aux députés, ensuite, le 19 juin 2009, profitant de l’examen du projet de loi de finance rectificative, il a encore livré aux consommateurs, à travers les élus du peuple, le second cauchemar, plus traumatisant que le premier, c’est-à-dire la hausse du prix de l’électricité et du gaz pour bientôt ! Pour cause de suppression de la subvention sur le gaz butane et de crise mondiale.» 
Des décisions «injustes» selon l’Adeetels qui «participent aux conditionnalités du Fmi pour que cette institution délie la bourse». Ainsi, l’Adeetels, continue de réclamer l’audit technique et financier de la Senelec qui, à son avis «a besoin d’un Cost killer ou Chasseurs de coûts pour édifier les usagers sur le prix de revient réel de l’électricité qu’elle commercialise». En réalité, l’Adeetels «soupçonne des niches de surcoûts dans la gestion de la Senelec». 
Stagiaire 
 

 

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