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SudQuotidien : Samedi 8 Mar 2008 
OUSMANE SOW, SCULPTEUR SENEGALAIS « Il y a un pan de notre société qui ne mange pas à sa faim mais on a l’impression que le Sénégal est bâti sur une mine d’or. »  
GENEVE- Ousmane Sow fils de Mactar, sculpteur sénégalais, qui a connu son apothéose en 1999 lors d’un rendez-vous majeur de l’artiste avec le public sur le Pont des arts à Paris (3 millions de visiteurs), préside le Festival international du film des Droits humains qui s’ouvre ce matin en marge du Conseil des Droits de l’Homme à Genève. Il vient juste de vendre pour 120 millions de Francs CFA une œuvre dédiée aux « Sans Papiers » à la Ville de Genève. Calme, serein, son regard tendre cache sa forte corpulence, sa modestie sa notoriété internationale. Il travaille toujours à Yoff à Dakar dans son pays natal. Il nous a reçu hier matin.  
Pauvreté, Injustice, Conflits 
Le génie du Sénégalais se révèle au bout de ses doigts. Dans ses mains magiques, Ousmane le fils de Mactar Sow module et modère des formes qui seront bientôt des œuvres d’art. Mais notre compatriote ne peint que des histoires qui réveillent les consciences, qui rappellent la Dignité humaine, l’Honneur et le Courage. Il serait incapable, nous dit-il, de sculpter des personnages qui ont trahi leur peuple. Son art silencieux, est bien une haute expression politique parce que citoyenne. Il nous confiera dans son calme créateur « Je ne peux rien faire avec des crapules ». 
L’artiste est très préoccupé par la pauvreté au Sénégal. Il est furieux de voir dans ce lot de pauvreté des arrivistes « dont l’unité de compte est le Milliard ». Ousmane Sow dénonce la démolition du stade Assane Diouf à Dakar. Issu du quartier de Rebeuss, Ousmane a joué dans ce terrain de football. D’où son agacement face « à la boulimie foncière des arrivistes » qui mettent son pays en danger. « Ces gens sortis de nulle part et d’une arrogance singulière ! ». 
Ces nouveaux riches dont le seul mérite est d’applaudir un politicien ou de l’encenser, poursuit le sculpteur. Notre compatriote a peint les Noubas non pas par affinité mais pour donner un écho à une revendication. « Les Noubas étaient massacrés dans un silence total par le Gouvernement du Soudan. On l’a su après » révèle Ousmane qui nous a reçu hier matin. « Les conflits ethniques, sont un gâchis » martèle –t-il. « Et personne n’est à l’abri. Même si le Sénégal est protégé dans une moindre mesure, la rébellion indépendantiste en Casamance mérite que l’on soit vigilant ». Pour l’artiste, la vigilance doit être de mise car il est fréquent au Sénégal d’entendre quelqu’un dire : « Je ne vais pas voter pour tel parti parce que tel ministre qui est de notre ethnie a été balayé par un remaniement ou un autre n’est pas de telle région ou de telle autre ethnie ». 
Certes, reconnaît Ousmane Sow, ces revendications régionalistes ou ethnicistes se font pour l’heure de manière pacifique mais avertit-il : « Dans une démocratie majeure, cela ne devrait pas être le cas. On choisit les hommes et les femmes suivant leurs compétences ». Si Ousmane Sow n’est pas un homme politique comme son homonyme Ousmane Sow Huchard, il n’en demeure pas moins vrai que ses émotions reflètent un engagement réel de l’homme pour construire dans la justesse et la beauté la Cité. « Oui, il y a une part de politique dans mes œuvres car je ne représente que des personnalités qui me touchent. Effectivement, c’est purement politique car ce sont des personnes qui ont de la valeur à mes yeux. ». Notre compatriote est en train d’immortaliser dans une Collection dite « Merci » des personnalités ( Nelson Mandela, Gandhi, Che Guevera, Ho Chi Minh etc) qui ont marqué l’histoire de l’Humanité dans le bon sens et vu la situation actuelle du monde et notamment en Afrique, il s’exclame dans une interrogation emphatique : « Ont-elles vraiment existé ? ». 
Milliards et Justice 
« Il y a un pan de notre société qui ne mange pas à sa faim mais on a l’impression que le Sénégal est bâti sur une mine d’or. Il y a des gens qui ont gagné honnêtement leur vie, à la sueur de leur front tandis que d’autres se pavanent dans de belles voitures et construisent de belles villas alors qu’ils ne travaillent pas ». Ousmane Sow dénonce cette société sénégalaise qui a perdu ses valeurs. Pour lui, « l’achat des consciences » fait qu’on a l’impression que tout peut arriver au Sénégal aujourd’hui. Les gens ne croient plus qu’à l’argent. « C’est dramatique » dit-il. « L’honnêteté est la valeur que beaucoup de Sénégalais ont perdue. On poursuit quelqu’un parce qu’il a volé des milliards mais cela ne débouche sur rien ». « On a même perdu la notion du convenable ». « Si le voleur des milliards est dénoncé par un journaliste parce que c’est son métier, l’accusé ne se fait aucun soucis car il pense qu’il peut détourner la justice en sa faveur. » Heureusement qu’il y a encore des juges qui disent le Droit, reconnaît notre compatriote. Pour ce dernier « On a perdu des repères » mais Ousmane Sow, n’est pas de ces personnes du 3ème âge qui disent « de notre temps, c’était merveilleux ». Le sculpteur sénégalais de renommée internationale qui vit toujours à Dakar clarifie : « On a toujours eu dans chaque génération des crapules. Mais ces crapules d’aujourd’hui sont secrétés hors du temps. » 
« Un Sans papier » à 120. millions de FCFA. 
La notoriété et le travail bien fait a un prix. Trois cent mille francs suisse (300.000 Ch), c’est le prix d’une œuvre en bronze moulée par l’un des meilleurs fondeurs du monde, qu’Ousmane a réalisée pour la Ville de Genève. La fonte de ses œuvres est faite à la fonderie Coubertin. Cette entreprise dont les professionnels sont appelés les « Compagnons du Tour de France », a réalisé Rodin, la statue de la Liberté à Tokyo etc. Ousmane Sow n’a pas fait payer cher aux Genevois dans la perspective que ce sont des gens qui ont de l’argent. Il a dû même faire une faveur à Patrice Mugny, le Maire de Genève, un fan d’Ismaël Lô et au Conseil municipal qui a ordonné le paiement de la commande du Maire qui a voulu rendre un hommage particulier aux « Sans Papiers ». L’œuvre sera inaugurée au mois de mai prochain. Ousmane Sow a voulu représenter un « Sans Papier » dans toute sa Dignité. Un Homme debout ! 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com) 
POUR FAIRE ANNULER DES INSCRIPTIONS IRREGULIERES 
La Cena saisit la justice 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 8 mars 2008  
 
La Commission électorale nationale autonome (Cena) donne raison aux leaders du Front « Siggil » Sénégal et décide de sévir. Elle a décidé de saisir le tribunal pour faire annuler toutes les inscriptions et toutes les modifications qui n’ont pas été effectuées en conformité avec la loi électorale. Presque toutes les localités pointées du doigt par l’opposition ont été ciblées. L’information émane d’un communiqué de la Cena reçu hier, vendredi 7 mars. 
La commission électorale nationale autonome (Cena) va saisir la justice pour faire annuler les inscriptions et les modifications qui ne sont pas en conformité avec la loi électorale. Dans un communiqué reçu hier, vendredi 7 mars, elle a décidé de saisir le tribunal départemental de chaque circonscription concernée en vue de faire annuler toutes les inscriptions et toutes les modifications qui n’ont pas été effectuées en conformité avec la loi électorale. 
La Cena s’est appuyée sur les dispositions L 31 et L 32 du code électoral pour procéder à l’annulation de ces inscriptions jugées irrégulières. 
« De nombreux électeurs ont profité de la non-prise en compte desdites dispositions pour faire procéder à des mouvements irréguliers sur les listes électorales, en particulier dans des circonscriptions comme Gorée, Malicounda, Linguère, Sicap-Liberté, Médina-Gounass, Sangalkam, Kahone, Déaly, Ranérou, Ndioum et Saint-Louis, ce qui risque de mettre en cause la sincérité du scrutin », a signalé le communiqué. 
L’article 31 du code électoral dispose en substance que « les listes électorales des communes et des communes d’arrondissement comprennent : tous les électeurs qui ont leur domicile réel dans la commune ou dans la commune d’arrondissement ou qui y résident depuis six (6) mois au moins ». 
En outre, conformément aux dispositions des articles L.10 et L.47 du Code électoral, la Cena enjoindra, selon la même source, au Ministère de l’Intérieur, maître d’œuvre des opérations électorales, de procéder à la radiation de toutes les inscriptions et de toutes les modifications issues de la révision exceptionnelle du 15 décembre 2007 au 31 janvier 2008, effectuées en violation de la loi électorale. A la suite de la publication des listes provisoires issues de la révision du fichier électoral en vue des élections régionales, municipales et rurales prévues le 18 mai 2008, l’équipe du président Moustapha Touré a, selon le communiqué, diligenté des enquêtes sur la base de rapports de certains de ses démembrements, confortés par des allégations publiques de responsables politiques selon lesquelles des modifications auraient été effectuées sur la liste des électeurs en violation de la loi électorale. 
« C’est ainsi que des missions se sont rendues successivement à Gorée, à Mbour et Malicounda, à la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf), et à la Direction générale des élections », a-t-elle indiqué. Ces différentes démarches ont, a noté le communiqué, permis à la Cena de constater qu’il a été donné aux citoyens la possibilité de s’inscrire sur les listes ou de faire modifier leurs adresses électorales sans tenir compte des articles L.31 et L.32 du Code électoral. 
La Cena a rappelé que déjà dans son rapport relatif à l’élection présidentielle du 25 février 2007, elle soulignait l’impérieuse nécessité de tenir compte, lors des inscriptions, de la notion de résidence afin d’être en conformité avec l’article L.31 du Code électoral. 
 
 
 
WalFadjri : Samedi 8 Mar 2008 
A la suite de l'opposition : La Cena dénonce le transfert massif d'électeurs  
Les citoyens qui avaient profité de la révision exceptionnelle des listes électorales pour s’inscrire ailleurs que chez eux, ne pourront pas voter, s’ils ne se conforment pas aux articles L 31 et L 32 du Code électoral. La Cena a décidé de saisir la justice et le ministre de l’Intérieur pour faire annuler ces inscriptions irrégulières. 
La Commission électorale nationale autonome (Cena) a décidé de saisir le tribunal départemental de chaque circonscription concernée ‘en vue de faire annuler toutes les inscriptions et toutes les modifications qui n’ont pas été effectuées en conformité avec la loi électorale’. Cela, d’abord, parce qu’elle est ‘consciente de l’importance de son rôle, qui est de faire respecter la loi électorale de manière à assurer la régularité, la transparence, la sincérité des scrutins en garantissant aux électeurs ainsi qu’aux candidats en présence le libre exercice de leurs droits’. Ensuite, parce qu’elle est ‘nantie de son pouvoir de saisine des juridictions compétentes’. Cependant, la Cena ne compte pas s’arrêter là. Car, selon son communiqué de presse parvenu aux rédactions, elle enjoindra au ministère de l’Intérieur ‘de procéder à la radiation de toutes les inscriptions et de toutes les modifications issues de la révision exceptionnelle du 15 décembre 2007 au 31 janvier 2008, effectuées en violation de la loi électorale’.  
Le communiqué explique que c’est à la suite de la publication des listes provisoires issues de la révision du fichier électoral en vue des élections locales prévues le 18 mai, qu’elle a diligenté des enquêtes sur la base de rapports de certains de ses démembrements, confortés par des allégations publiques de responsables politiques selon lesquelles des modifications auraient été effectuées sur la liste des électeurs en violation de la loi électorale. C’est ainsi que des missions se sont rendues successivement à Gorée, Mbour Malicounda, à la Direction de l’automatisation des fichiers et à la Direction générale des élections. Et ces différentes démarches ‘lui ont permis de constater qu’il a été donné aux citoyens la possibilité de s’inscrire sur les listes ou de faire modifier leurs adresses électorales sans tenir compte des articles L.31 et L.32 du Code électoral’. Alors que l’article L.31 dispose que ’les listes électorales des communes et des communes d’arrondissement comprennent d’abord tous les électeurs qui ont leur domicile réel dans la commune ou dans la commune d’arrondissement ou qui y résident depuis six mois au moins. Ensuite, ceux qui figurent depuis trois ans au moins, sans interruption au rôle de la contribution foncière des propriétés bâties ou non bâties, de la contribution des patentes, de l’impôt général sur le revenu et, s’ils ne résident pas dans la commune ou la commune d’arrondissement (tout en y payant de tels impôts), auront déclaré vouloir y exercer leurs droits électoraux. Les membres des familles des mêmes électeurs compris dans la déclaration de l’impôt général sur le revenu, sont aussi concernés. Et enfin, ceux qui sont assujettis à une résidence obligatoire comme les fonctionnaires ou agents de l’Etat, des collectivités locales’. Et pour ce qui est des communautés rurales, l’article 32 souligne que ‘seuls les électeurs qui y ont leur résidence principale, peuvent voter’.  
Déjà dans son rapport relatif à l’élection présidentielle passée, la Cena soulignait ‘la nécessité’ de tenir compte, lors des inscriptions, de la notion de résidence.  
 
L'Office : Samedi 8 Mar 2008 
L'opposition face aux reports multiples des élections : Pourquoi cette incapacité à freiner Wade 
De report en report, seul Me Wade, à travers le Pds semble décider. Donnant justification à ses propos, d'autres libéraux à l'instar de Aminata Tall sont entrés dans la danse. Pourtant, l'opposition se montre et se dévoile contre de telles décisions qu'elle juge unilatérales. Et, contre toute attente, l'ensemble des projets de loi relatifs au report ou non d'élections, de couplage ou de découplage est voté par l'Assemblée nationale. Normal, puisqu'ils sont majoritaires à l'Hémicycle au moment où l'opposition dite significative y est absente. Ce faisant, elle ne peut que s'y opposer par des campagnes de dénonciation et ou de boycott comme ce fut le cas lors des dernières législatives. Aucun moyen institutionnel pour prendre le contre-pied libéral de manière efficace.  
Le régime dit de l'Alternance, aura battu tous les records en termes de report d'élections. Ils ont tout simplement multiples, au vu des nombreux déréglages du calendrier électoral. Même si Me Wade et son parti donnent et fournissent des arguments justifiant une telle démarche, l'opposition sous toutes ses composantes a toujours dénoncé ce qu'elle juge de décisions unilatérales. Aussi, ce sont l'ensemble des différents projets de loi relatifs au report ou non d'élections qui sont votés et approuvés par l'Assemblée nationale. Normal, puis qu'ils sont majoritaires au sein d'un Hémicycle, du reste très « bleu ». Au même moment, cette partie dite de l'opposition significative y est absente. Cela étant dû au dernier boycott relatif aux élections législatives. La bande à Moustapha Niasse réunie autour du Front Siggil Sénégal, ayant déclaré que les conditions d'une élection fiable et transparente n'étaient point réunies. Survint un boycott qui a conduit à un manque réel de mécanismes à soubassement institutionnel. Car, même si elle se montre, et se dévoile contre de telles pratiques, l'ensemble des projets de loi relatifs au report des élections, sont votés à l'Assemblée et par l'Assemblée. La dernière touche étant du ressort du Sénat. Par ailleurs, si les multiples reports dévoilent une certaine peur, due à une crise interne chez les libéraux, pour l'opposition cela est la seule et unique cause pour éviter d'être battu partout à la fois. Vérité partagée par nombre d'observateurs qui déclarent que le régime de Wade prépare bien ses coups. Ceci, en donnant des arguments qui justifient un nombre cadencé de reports et de non-respect du calendrier électoral. Seulement, l'opposition ne dispose pas de moyens efficaces de lutte pour opposer son veto. La seule voie dont elle dispose, est la dénonciation et l'alerte de l'opinion face à des tels chamboulements, qui pour régler des problèmes internes à un parti, qui pour mieux se préparer afin d'éviter un naufrage collectif. D'autres avanceront aussi, que l'opposition aura fait une grande et grave erreur politique. En ayant boycotté des élections où elle pouvait rafler une mise importante. Seulement, après avoir, tel qu'ils le disent, « combattu de manière efficace le système qu'elle a dénonce, et continue de dénoncer, car elle va vers des locales avec le même système ».  
TAMBACOUNDA DANS LE NOIR Le cri du cœur des populations 
 
Article Par Pape Ousseynou DIALLO,  
Paru le Samedi 8 Mar 2008 
 
On ne le dira jamais assez : le souci majeur des populations de la capitale orientale reste encore l’éclairage public. Dès le crépuscule, elles se retrouvent dans une pénombre totale. Les rues ne sont pas éclairées. Ce défaut d’éclairage public constitue un danger permanent pour les populations, qui ne se sentent plus en sécurité dès que le soleil se couche. Et pourtant, l’éclairage public était l’une des priorités de l’actuelle équipe municipale.  
Il est vrai que certaines grandes artères ne souffrent plus de l’obscurité du fait de la remise en état de certains lampadaires. C’est le cas de l’avenue Demba Diop où sont concentrés les services étatiques. Mais dans certains quartiers, les populations ont fini de manifester leur impatience, car vivant encore dans l’obscurité totale. C’est le cas des quartiers que nous avons visités dans la nuit du samedi au dimanche : Dépôt, Plateau, Médina Coura, Pont, Saré Guilél, Quinzambougou, Diallobougou Gouye et Abattoirs. Dans ces quartiers, des citoyens, certainement las d’attendre, ont exprimé leur colère par rapport à ce qu’ils appellent «le favoritisme» du maire. Thierno Barry, habitant au quartier Saré Guilél, dit sans détours : «L’équipe municipale nous méprise. Pourquoi ont-ils éclairé les deux grandes artères du centre ville et les ruelles qui mènent à leurs domiciles, sans penser aux autres quartiers où habitent la majorité des Tambacoundois ?». Très remontés contre le maire et son équipe, les habitants du quartier Dépôt, eux, promettent de hausser le ton et se préparent à envoyer une délégation pour rencontrer le maire en personne et protester contre «le traitement partial et la distribution inéquitable de la lumière». Moustapha Noba, président de la structure «Action maintenant», parlant au nom de ces concitoyens du quartier Dépôt, va plus loin : «Nous allons nous concerter avec les jeunes de tous les quartiers qui n’ont pas bénéficié de l’éclairage public pour voir ensemble ce qu’on va faire. Car Tambacounda ne s’arrête pas seulement au centre ville que l’on veut sécuriser, au détriment des autres et nous ne l’accepterons pas». Il est vrai que l’extension progressive de l’éclairage public n’est pas allée au rythme qui lui était imprimé au départ. Jusque-là, même si le réseau électrique est en extension avancée, c’est l’éclairage public qui pose des problèmes à l’intérieur des quartiers, surtout ceux de la périphérie. La grogne naissante commence à se traduire en action publique de la part des citoyens. Selon M. Noba, «en cette période d'élections, ce sont les quartiers qui sont investis en premier lieu, parce que c’est là qu’il y a les électeurs. Mais quand il faut faire des réalisations, on commence par le centre ville. C’est à cela qu’on va s’attaquer, en commençant par l’éclairage de nos quartiers qui sont les oubliés de la mairie. En tout état de cause, la situation lamentable de ces populations n’est plus à démontrer.  
POUR LE RESPECT DU CALENDRIER ELECTORAL Les camarades de Tanor Dieng prêts à l’affrontement 
 
Article Par Makhaly Ndiack NDOYE (STAGIAIRE),  
Paru le Samedi 8 Mar 2008 
 
Le report des échéances électorales locales devient de plus en plus une réalité. L’examen du texte de proposition de loi de Aminata Tall hier par les députés en est un pas. L’union départementale du parti socialiste compte tout faire pour que le régime en place ne puisse pas s’arc-bouter sur des prétextes fallacieux pour déplacer les élections locales du 18 mai prochain. Des affrontements sont même à craindre.  
Le secrétaire général de l’union départementale de Dakar du parti socialiste, Doudou Issa Niasse, était hier face à la presse pour condamner la volonté du parti de Wade de reporter les élections locales. M. Niasse, est par ailleurs président de la coordination départementale de la coalition «And Siggil Sénégal». L’article L 39 du code électoral stipule : «Les listes révisées doivent être déposées au secrétariat des mairies d’arrondissement». Les partis membres de ladite coalition ont constaté avec surprise la non-publication des listes électorales et la non-diffusion des décrets portant répartition des conseils régionaux, municipaux et ruraux. Il a aussi noté le non respect des délais de saisine des partis politiques. Tout cela témoigne «de la volonté du Président Wade et de son parti, qui savent qu’ils n’ont aucune chance de remporter ces échéances, de s’arc-bouter sur des prétextes fallacieux pour reporter les élections municipales», argue le Sg départemental du Ps. Donc, le PDS a depuis longtemps manifesté sa volonté de reporter ces élections, même si l’édile de Diourbel, Aminata Tall, se pose en kamikaze, pour dire que la proposition de loi est de «(sa) propre initiative», l’union départementale du Ps et la coalition «And Siggil Sénégal» appellent le régime de Wade à dépasser ces pratiques d’un autre âge. Ainsi, l’opinion nationale et internationale est prise à témoin sur les dérives antidémocratiques de Wade. Le gouvernement sera tenu pour responsable de toute conséquence qui découlerait de ce report des élections. Pour dire non au report, la coordination départementale du Ps de Dakar appelle les citoyens à se mobiliser afin de barrer la route aux tentatives du régime libéral. En attendant le mot d’ordre des leaders, le Ps s’est mobilisé dès à présent et est prêt à aller dans la rue, s’il le faut. Les camarades de Ousmane Tanor Dieng dans le département de Dakar sont donc déterminés à barrer la route à ce report des élections qui se dessine à l’horizon. Ils sont même disposés à des affrontements si cela est indispensable pour faire respecter le calendrier républicain.  
Report des Elections locales et régionales : 
Qu’elle stratégie de riposte ? 
Par | | samedi 8 mars 2008  
LIENS RECOMMANDES  
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Wade a décidé, une nouvelle fois, d’un report unilatéral des élections locales et régionales, au moment même où il proclamait publiquement sa volonté de renouer le dialogue politique avec le Front « SIGGIL SENEGAAL ». 
Même la date du 05 Mars qu’il avait proposée pour la tenue des concertations avec l’opposition devait lui permettre de placer l’opposition devant son forfait accompli. 
Il allait ainsi la placer dans le dilemme suivant :  
— Ou bien elle se plie à sa volonté de reporter les élections,  
— Ou bien elle va s’y opposer, avec le risque de se mettre à dos leurs propres élus locaux, qui pourraient interpréter cette attitude de leurs leaders comme un refus de la prolongation de leurs mandats, alors qu’ils n’avaient pas renoncé à celle de leurs propres mandats de Député. 
C’est ce piège que le Chef de l’Etat avait concocté avec la complicité de TINE, Président de la RADHO. 
Dans cette opération, il est probable que TINE ait vu sa bonne foi abusée par Wade. En effet, ce coup fourré du Chef de l’Etat contre le Front « SIGGIL SENEGAAL » porte aussi un grand préjudice à la crédibilité de la « fonction de médiateur politique » que TINE s’est donné, pour surmonter les graves crises qui secouent plusieurs pays d’Afrique. Wade a usé de sa propension à la médiation, pour mettre en oeuvre ce piège diabolique, puisque les contraintes de temps que lui impose l’impréparation diplomatique de la tenue du XI sommet de l’OCI à Dakar, ne lui a pas permis de superviser personnellement les investitures de son Parti et de ses souteneurs aux élections locales et régionales, pour mettre en ordre de bataille sa machine de fraude. L’incapacité des hommes et femmes que Wade a désignés pour cette tâche, et qui s’est traduite par la généralisation des conflits de tendances et de clans pour les investitures, dans toutes les collectivités locales, l’a finalement convaincu de reporter les élections pour plus tard. 
Il lui faut créer impérativement les conditions qui lui permettent de s’octroyer les 2/3 des élus locaux, comme il en dispose déjà à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour instituer un collège électoral, à sa dévotion, en mesure de faire de son fils son successeur légitime à la Présidence de la République, grâce au remplacement du suffrage universel direct, par un suffrage universel indirect, que son Parlement n’hésitera pas à lui faciliter par une nouvelle révision de la Constitution. 
Les hommes liges de Wade n’hésiteront pas à justifier ce coup d’Etat contre le suffrage universel direct qui est au fondement de notre République, en donnant l’exemple de pays réputés démocratiques dans le monde, qui élisent leur Président de la République par le suffrage universel indirect, sans que leur légitimité ne soit mise en cause au plan international. 
Le report des élections locales va donc donner à Wade du temps pour mieux se consacrer à la matérialisation de son objectif stratégique. 
Mais rien ne dit qu’il va attendre la tenue de ces élections pour arriver à sa fin. Pour cela, après avoir prolongé le mandat des élus locaux, il lui suffit de tout faire pour en déboucher le maximum afin de réunir la majorité des 2/3 qui lui est nécessaire, pour, en toute tranquillité, dérouler son plan stratégique de sa succession par son fils. 
Cette option alternative pourrait expliquer les raisons pour lesquelles Wade avait tenu à piéger le Front « SIGGIL SENEGAAL », en lui proposant une rencontre immédiate le 05 Mars, jour de la matérialisation de sa décision unilatérale de report des élections locales et régionales. 
Face à cette stratégie de Wade, la seule riposte qui vaille consiste à maintenir et consolider l’alliance électorale « AND SIGGIL SENEGAAL » dans toutes les collectivités locales et régionales du pays, et à maintenir le cap pour la tenue des Assises Nationales dans les plus brefs délais. Dans le cadre de cette riposte, « AND SIGGIL SENEGAAL » devrait :  
— être le fer de lance pour barrer la route à une nouvelle vague de transhumance ayant pour cible les élus locaux, municipaux et régionaux ;  
— prendre en charge la défense des intérêts locaux des populations selon la spécificité des localités ;  
— et la lutte pour la baisse des prix des denrées et services de consommation courante. 
C’est ainsi qu’en milieu rural, les coalitions « AND SIGGIL SENEGAAL » devraient prendre des initiatives pour organiser la lutte pour une distribution sans délai de vivres aux populations, d’aliments de bétail pour le cheptel, l’octroi d’un crédit de semences de qualité et d’engrais suffisant, sans apport personnel ni taux d’intérêt, et la participation de leurs localités respectives à la mobilisation nationale pour la baisse des prix. 
En milieu urbain, les coalitions « AND SIGGIL SENEGAAL » devraient prendre des initiatives pour exiger la restitution des terres des espaces publics spoliés, la « dés cantinisation » des espaces scolaires, et l’audit indépendant de l’occupation de toutes les réserves foncières, et du Domaine maritime de l’Etat, de la cession à Dubai Port World du terminal à containeer, de la cession de la troisième Licence à SUDATEL, de la cession de la Zone spéciale aménagée à ZAFSA, de l’AIX, de l’ANOCI et des Chantiers de THIES. 
Elles devront être impliquées en première ligne dans la lutte pour la baisse des prix et dans celles des travailleurs pour le le sauvetage des entreprises en difficulté . L’engagement des coalitions « AND SIGGIL SENEGAAL » de toutes les localités du pays dans le mouvement national pour la tenue des Assises Nationales dans les plus brefs délais, pourrait être un puissant levier pour le succès de leur lutte pour défendre les populations et le respect du suffrage universel direct, et barrer ainsi la route à la stratégie de « monarchisation » du régime politique de notre pays, mise en œuvre avec opiniâtreté par le Chef de l’Etat. 
• Ibrahima Sène  
• PIT/ Sénégal 
 
Sommet de l’Oci et son lot d’humoristes sous le manteau de la religion islamique 
«Prolétaires, notre existence est un tissu de misères et d’esclavage: un grand nombre d’entre nous naissent et meurent dans l’indigence. Dès l’âge le plus tendre, nous sommes exploités; parfois la proie d’hommes cupides et inhumains qui s’engraissent de notre sueur, non contents de s’enrichir à notre détriment, nous dédaignent et nous ou-tragent !» Nous sommes tentés de remplacer le premier mot de ce propos de Julien Chamert par l’expression «Populations du Sénégal». Wade aurait-il convoqué ce sommet de l’Oci pour ne pas trop s’ennuyer ? Jamais de mémoire de Sénégalais sérieux, nous n’avons vu défiler sur la scène du burlesque autant d’humoristes sous le manteau de la religion islamique. Décidément, la pauvreté est l’ennemi le plus redoutable de la dignité de l’homme. Un guide religieux budgétivore est un danger ambulant pour les préceptes de sa religion et pour ses adeptes, surtout lorsque la folie de grandeur s’y mêle. Nous sommes horrifiés par le ballet des chefs religieux à la télévision nationale avec leur leitmotiv : «Nous prions pour le succès du sommet de l’Oci organisé au Sénégal, pour le président de la République, Maître Abdoulaye Wade et pour son fils Karim.» Nous ne doutons pas du fait qu’ils existent parmi eux certains qui soient de bonne foi dans leur agissement pour le succès du sommet. Mais qu’est-ce qui fait courir la majeure partie de ces descendants de nos illustres érudits au point de réveiller le dépit des talibés ?  
Nous retournons cette question dans notre tête depuis que l’effet de ce théâtre dans la marche du pays est devenu une sorte de fièvre qui fait claquer les langues partout, jusqu’à l’intérieur de nos familles religieuses. A chaque journal télévisé existe maintenant son lot d’images de troupes mobilisées pour lire le Coran au nom de la bonne réussite de l’Oci. Pourtant, sur pas mal d’interrogations qui interpellent la religion islamique au premier point, nous n’avons pas connu une telle «effervescence»… Il est devenu impossible d’arracher, un instant, l’attention de cette catégorie de chefs religieux du sommet pour l’orienter vers le bas, sur des questions de survie des populations qui vivent dans une dèche déshumanisante.  
A Africamer, des travailleurs observent une grève de la faim après 36 mois d’arriérés de salaire. A Kaolack, les populations défoncent les portes d’une morgue pour retirer de force des dépouilles à cause d’une politique sanitaire nationale moribonde. Des Sénégalais au niveau de notre frontière avec la Guinée menacent de changer de pays à cause de la raréfaction de l’eau. Le système éducatif du pays est paralysé et souffre d’un tâtonnement alarmant de la part de nos gouvernants. Partout existent des contentieux liés à la boulimie de la terre de ce régime, dont l’un des derniers en date est celui né de la destruction du stade Assane Diouf de Reubeus. Le monde rural ploie sous le poids de la faim à cause d’une mauvaise gestion de la politique agricole du pays, qui se résume souvent à des effets d’annonce. A Thiaroye, des enfants meurent depuis quelques jours d’une maladie encore énigmatique. Dans les zones urbaines, la prostitution féminine et celle masculine gagnent des proportions angoissantes favorisées par une conjoncture qui a fini de tout chambouler au sein des familles. La dégradation des mœurs est devenue banale… Une fille peut vendre ses charmes dès l’instant qu’elle détient les papiers légaux régissant cette profession. D’autres le font dans la clandestinité pour ne pas mourir de faim, elles et leurs familles. Et l’homosexualité bénéficie d’une nébuleuse incompréhensible dans un pays qui se dit à 95% musulman. Le fléau Barça ou Barsakh continue à compter ses victimes…  
Ici, deux catégories de Sénégalais se font face : celle minoritaire qui s’est accaparée de façon malhonnête des ressources du pays par le biais des nombreux schémas concoctés par le régime, du genre Sénat ou Anoci, et celle majoritaire qui lutte au quotidien avec la flambée des prix des denrées de première nécessité et avec tous les décrets impopulaires votés par l’Assemblée nationale pour l’asservir d’avantage, protéger Wade et sa cour de larbins et prolonger avec des arguments fallacieux leur règne à la tête du Sénégal. Nous nous souvenons encore de la loi Ezzan amnistiant les meurtriers de Maître Babacar Sèye, entre autres bêtises commises par l’Hémicycle. Le calendrier électoral est malmené par les ruses du Palais ; cela risque à la longue de confisquer la liberté des populations de choisir leurs élus avec ces reports d’élections à n’en plus finir.  
La liste des inquiétudes nationales est loin d’être exhaustive. Face à tous ces problèmes qui durent depuis des années nous n’avons jamais vu ces lobbies de marabouts organiser avec autant de passion, autant de ferveur des cérémonies de lecture du Saint Coran et des marches pour demander à Dieu de nous secourir. Ces gens là, vont-ils prier aussi pour la bonne tenue des Assises nationales en vue et qui intéressent du reste, tous les secteurs de la vie active du pays ? Cette soudaine excitation assaisonnée de versets et de hadiths cache sans doute des dessous aux relents d’un certain militantisme politique inavoué.  
De l’Oci, parlons, en ! Ce sommet a mis sens dessus dessous notre pays. La vie de la nation se résume depuis quelques temps à ce mot. Des centaines de milliards mobilisés dans l’opacité la plus absolue pour construire des ouvrages du genre ponts, routes et hôtels. C’est très bien de réaliser tout cela. Cela fait partie de la mission régalienne d’un Etat normal. Cependant, le peuple reste sur sa faim quant à la lumière sur les montages financiers et la gestion des travaux confiés à l’Anoci ; surtout lorsqu’on sait, qu’après presque cinq ans de préparation, nous en sommes encore à l’ère des promesses pour ce qui concerne la fin effective des travaux. Nous ne comprenons pas non plus qu’on veuille utiliser ce prétexte pour nous préparer de façon sournoise, à une sorte de royauté au Sénégal où le fils succéderait au père avec la bénédiction et la légitimation de nos pouvoirs temporels et spirituels.  
Ce sommet se déroule dans notre pays au moment où des frères musulmans sont bombardés en Palestine par Israël. Nos lobbies maraboutiques ont-ils daigné organiser des journées de lecture coranique pour que ce peuple puisse vivre en paix sa foi dans un pays libre ? L’Amérique assiège encore nos frères musulmans en Irak, organise leur vie selon leur bon vouloir avec la complicité de certains irakiens profiteurs… Que font nos religieux ici pour dénoncer cela ? On oublie qu’un roi, qu’un Président est un homme, un mortel. Pourquoi tout ce tintamarre, tout ce brouhaha, toutes ces privations de libertés pour juste les accueillir ? Last bat not least, nous entendons à la radio que des castings ont été organisés pour sélectionner des filles belles et accueillantes, qui devront se mettre au service de nos hôtes de 16h à 00h parce que nous sommes un pays de Téranga. A l’oscar de l’hypocrisie et du cynisme, une grande partie de nos dirigeants temporels et spirituels remporterait haut la main la palme… Où est la foi islamique dans tout ça ? Disons la vérité aux Sénégalais ; le sommet de l’Oci est beaucoup plus politico-économique que religieux. Nous souhaitons la bienvenue aux délégations et espérons qu’elles vont se pencher davantage sur la recherche de solutions aux divisions des musulmans et aux difficultés qui rongent nos peuples. Il ne sert à rien de nous parler de religion si, en retour, on agit dans son pays comme un véritable tyran. Il ne sert à rien de venir faire un étalage de richesse dans ce pays appauvri ou de nous offrir de l’aumône pour se donner l’impression du devoir bien accompli. Ce que nous attendons de vous chers hôtes, c’est des actes concrets visant la mise sur pied de mécanismes de partenariat capables de réduire le grand écart qui existent entre vos pays riches et les nôtres ruinés. Des mécanismes qui doivent prendre en considération la notion de bonne gouvernance ; une denrée rare chez nous. L’Islam est une religion de vérité, de justice, de solidarité, de droiture et de transparence. Mais dans cette comédie traumatisant de l’égoïsme et de la tartuferie, tout semble donner raison au poète Amadou Lamine Sall qui disait : «Dieu berce les riches et les pauvres se font justice…»  
Tafsir Ndické DIEYE - Ecrivain sénégalais  
Ndëp national 
Le Sénégalais à bon dos et le Sénégal, n’en parlons pas. Lorsqu’un Sénégalais met au pilori sa propre société, il accuse l’autre Sénégalais. Il se démarque des sénégalaiseries et n’a pas conscience qu’il incarne lui-même l’Homo senegalensis qu’il dénigre. Il oublie que le Sénégal qu’il jette en pâture est son propre pays et celui de ses ancêtres. Le Sénégalais est prompt à organiser un ndëp national auquel il ne participe pas, se croyant préservé de l’épidémie. Du coup, il perpétue les maux qu’il prétend combattre. Ayons conscience que nous sommes ces autres Sénégalais que nous montrons du doigt, que le Sénégal sera ce que nous en ferons et que la thérapie commence par se soigner soi-même. Mea culpa.  
Nous sommes entrés dans le XXIe siècle par la porte de l’alternance, sans doute pas la meilleure à posteriori. Surtout, ne ratons pas la bonne porte de sortie. A moins qu’on ne se trouve dans une impasse et qu’il ne faille revenir sur nos pas. Le sopi a bien eu lieu, mais dans le mauvais sens. Ce vent du changement a soufflé, réveillant nos mauvais instincts, sapant nos valeurs et notre moral, nous laissant à nos soupirs. Que de promesses abstraites et de misères concrètes. Nos larmes ne sèchent pas, nos cheveux grisonnent et notre peau se ride. D’abord le Joola : un naufrage collectif. Les pirogues Barça via les Canaries : des infanticides. Les Can : des désillusions d’ultimes espoirs. Le phénomène gorjiguene, une faillite de nos moeurs. Que de gâchis en si peu de temps.  
Tel un cheval de Troie, nous les avons pourtant aidés. Ils ont sabordé la République, torpillé nos institutions, pillé notre trésor et mis en servage les hordes de politiciens en haillons. Ne seront affranchis que ceux qui vendront leur âme, en pactisant avec le diable au moment de faire acte d’allégeance au chauve seigneur. Le maître du jeu est passé par là. Le prince de la cité de Machiavel n’a qu’à bien se tenir. Le monstre des tropiques est bien plus retors.  
Le pyromane explose le pays coup sur coup. Le peuple tombe de Charybde en Scylla et souffre des mines d’inflation et des incendies de scandales. Le coach sort les mauvais et sélectionne les pires. La justice est en conflit avec Mâat. Les édiles ivres de sous empruntent les sens interdits et prennent, avec leurs bolides, les raccourcis de la déroute.  
Les nouveaux Crésus, affairistes obèses, courbent l’échine devant le prince héritier de la République, devenant de fervents adeptes de basses courbettes. Les marabouts dynastes et autres charlatans sataniques nous domptent avec leurs chapelets de leurres. Nous devenons spectateurs de notre propre tragédie, celle que nous avons mise en scène. Les média se pâment de ce cirque grotesque, de ce spectacle indécent de comédiens travestis. L’on laisse la populace laper dans la soupe nauséabonde et notre jeunesse se dévêtir de son manteau de valeurs. L’on se laisse entraîner par le tourbillon de la globalisation, tel un bateau voguant innocemment vers le précipice.  
Pays poubelle débordant de pacotilles d’Orient et de déchets d’Occident. Patrie sevrée d’eau et d’énergie, s’arc-boutant au fragile sceptre d’un vieillard sénile de ses ruses de Sioux et mangeant sa pitance dans sa sébile de faux mendiant.  
Tableau sombre ! Il n’est point besoin de révéler les Cassandres.  
La nuit se prolonge lorsqu’on ne veut voir le soleil pointer à l’aube. Le chaos glauque est à ravir les brigands. Et pourtant, les lanternes ne manquent pas. Il ne suffit que de déchirer le voile opaque des yeux et de dissiper la brume sur notre cerveau pour que jaillisse la lumière de nos phares. Omar Foutiyou, Serigne Touba, Maodo, Dabakh, Cheikh Anta, Hampaté Ba et autres astres brillants rassurent comme remparts. D’autres voies, que cette triste hérésie du 3e millénaire, méritent le détour. Mirage ou viatique, il nous faut choisir. Notre avenir est entre nos mains frêles par la grâce de Dieu ou par le sortilège de Satan. Après le sommet, évitons le gouffre aux aguêts à moins qu’il ne soit la destinée qu’ils se sont choisie. Leurs funestes plans ne sont pas indéchiffrables. Nos solutions ne sont pas encore limpides parce que les bons filtres sont laissés en rade. Les élites à défaut d’être à la hauteur, ont usé de traîtrise. La corruption des mœurs est leur piètre performance. Le peuple est victime mais nullement innocent. Il a joué pile et face, perdant à tous les coups. Empruntant le modèle d’en haut, nous avons sombré dans l’univers minable du sauve-qui-peut, brisant le ciment de vertu nous liant à nos aspirations communes. Oubliant q’un Ndëp nécessite offrandes, libations et sacrifices aux génies protecteurs, nous avons préféré tenter les diables. Il n’est pas encore tard d’expier les erreurs commises. Un bain chaud d’eau propre et limpide s’impose à nous tous. L’espoir est à l’horizon des efforts et sacrifices.  
Mamadou KANE / mkane71@hotmai 
FILIGRANE - La désertion scolaire au Sommet 
Cinq à dix jours sans classe ! C’est ce qu’a décrété le Gouvernement du Sénégal. Sommet de l’Oci à Dakar oblige ! Une mesure prise au nom de la sécurité des hôtes qui, pourtant, pour la plupart, ont accueilli une telle rencontre dans leur pays sans que leur système scolaire n’en souffrît. Mais, comme le Sénégal semble, désormais, n’exister que pour avoir comme horizon indépassable cette réunion des plus ordinaires où des personnalités planchent sur des sujets réchauffés depuis presque 40 ans, toutes les décisions restrictives des libertés sont acceptées.  
Seulement, il est à constater une folie ou une phobie dans la prise de la décision de fermer des classes durant tout ce temps. Le paradoxe est d’autant plus étonnant que le régime zélé ne rate aucune occasion pour vanter les 40% de son budget consacré au secteur de l’Education. Même si les plus profanes des Sénégalais dans le domaine de l’économie se rendent compte de ce mensonge d’Etat, la moralité républicaine voudrait, au moins, que l’Etat ne pose pas des actes qui contredisent sa volonté clamée de soutenir l’Ecole. En quoi la sécurité d’une poignée de chefs d’Etat, une pléthore de chefs de Gouvernement et de ministres des Affaires étrangères est-elle plus importante que l’avenir de millions de jeunes élèves et étudiants au point de sacrifier les heures d’études- ô combien précieuses de ces derniers ? Aucun argument, fût-il justifié au nom de la Téranga sénégalaise, ne peut convaincre quant à l’opportunité de la mesure.  
Et demain, ce même Etat, défenseur de l’Ecole sénégalaise quand cela lui chante, ne manquera pas de vouer aux gémonies les syndicats d’enseignants, qui seront tentés de décréter des heures de débrayage pour des revendications souvent fort légitimes. Loin des futilités pour lesquelles les autorités ont parrainé l’école buissonnière générale. Une situation qui intervient au moment où les quantum horaires, nécessaires pour valider une année scolaire normale, souffrent déjà du malaise général dans le secteur de l’Education. Mais, comme les syndicalistes ont bon dos, il est prévisible que tous les retards soient mis sur leur compte, mais jamais sur les mécomptes de l’Etat.  
Ndiaga NDIAYE  
FILIGRANE - Le Conseil de surveillance en question 
Le Conseil de surveillance de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique a été mise en place pour garantir la transparence financière et budgétaire dans tout le processus d’exécution des missions pour lesquelles l’Anoci a vu le jour. L’initiative, malgré tout, est certainement salutaire pour tous. Pour les dirigeants de l’Agence surtout, pour les bailleurs de fonds, pour les services d’Etat concernés, pour les citoyens et contribuables. Mais pour ce qui est des pratiques dudit Conseil, il ressort des attitudes qui sont inacceptables parce que justement elles ne contribuent pas à asseoir une pleine transparence dans les faits. Le mutisme absolu qui a entouré les travaux du Conseil, tenu le 5 mars passé, est éloquent à ce sujet. Ainsi, il est avéré qu’au moins une organisation présente à ce conseil a voté contre les «bilans» financiers qui ont été présentés aux membres de ce qui fait office de Conseil d’administration de l’Anoci, et que deux autres ont jugé plus sage de s’abstenir. Au sortir de la rencontre, aucune de ces trois entités n’a cru devoir en parler. C’est leur choix.  
Mais pour l’histoire qui a déjà retenu les noms, une question fondamentale d’éthique et de transparence se pose. Faut-il se taire lorsqu’une affaire d’argent public mérite d’être portée à l’intention de l’opinion ? Ne devons-nous rien savoir des comptes de l’Anoci en tant que structure à caractère public ? On ose espérer, par exemple, que tous les membres du Conseil de surveillance de l’Anoci ont eu accès à toute la paperasse financière comptabilisée lors de la location du bateau de plaisance Msc Musica. Cela suppose qu’ils ne se soient pas contentés de prendre acte des chiffres qui leur ont été présentés. Ceux dont dispose Le Quotidien et évoqués ci-contre sont d’un surréalisme outrancier. C’est le moins que l’on puisse dire.  
L’attitude des différents membres de ce Conseil de surveillance est d’autant plus inacceptable que cette structure a été mise en place pour garantir la transparence de la gestion de cette entité. Or, en voulant maintenir une Omerta digne de certaines familles du sud de l’Europe, toutes les organisations représentées dans cette entité se font complices de toutes les irrégularités qui seront relevées dans la gestion de la direction de l’Agence. Et nul alors ne saurait exciper de son ignorance pour se disculper.  
Momar DIENG  
TRAVAIL - Lois et conventions internationales : Les femmes de la Csa exigent de l’Etat son application 
Les femmes sont à l’honneur aujourd’hui. Cette journée du 8 mars leur est dédiée. Et, cette année, le thème retenu est «un travail décent pour une vie décente». Un thème qui, certainement, prône la parité dans la rémunération et l’égalité des chances. Ainsi, le mouvement des femmes de la Confédération des syndicats autonomes (Csa) a saisi cette occasion pour rappeler au gouvernement de Wade ses engagements envers les travailleuses.  
A travers un communiqué, les «femmes» de Mamadou Diouf exigent de l’Etat le respect et l’application des lois et conventions internationales relatives aux femmes, notamment l’égalité de rémunération, la baisse de la fiscalité sur les salaires et la rectification de la convention 183 sur la maternité.  
En fait, cette journée est célébrée au Sénégal dans un contexte de hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité. Pour l’amélioration des conditions de vie des Sénégalaises et des Sénégalais, les femmes syndicalistes appellent l’Etat à baisser de façon effective le prix de ces denrées et à mettre en place des vivres de soudure pour soulager la population. «Nous manifestons notre solidarité à toutes les femmes en difficultés dans leur secteur. Nous recommandons une mobilisation de toutes les couches sociales pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail», lance le mouvement des femmes de la Csa.  
Mamadou DIALLO 
FILIGRANE - Femme pantin ! 
Journée du 8 mars. 24 heures symboliques pour rendre hommage à ce genre humain qui assume cette lourde charge d’assurer et d’assumer la reproduction humaine. Aujourd’hui, au Sénégal comme partout ailleurs, cette journée sera célébrée. Cette année, avec moins de folklore que d’habitude. Oci oblige ! Les autorités ont d’autres priorités. Aux mouvements et autres organisations de femmes de se débrouiller pour la célébration, discuter de leurs éternels problèmes de femmes, poser des revendications, définir des perspectives avant de prendre rendez-vous pour le 8 mars prochain. D’ailleurs, cette routine fait que certaines femmes demandent, aujourd’hui, plus de suivi pour les décisions qu’elles prennent, une fois l’année.  
D’ailleurs, tout le folklore lié à cette journée a fini par lui ôter tout son symbolisme. En fait, qu’est-ce que cette journée apporte aux Sénégalaises ? Qu’est-ce qu’elle change dans leur vie ? Certaines répondront par la négative. Pourtant, elle aurait pu être, au-delà des plaidoyers, un prétexte, par exemple, pour des actions concrètes comme des collectes de fonds ou d’équipements sanitaires afin de sauver de nombreuses vies perdues pour donner la vie. Le taux de mortalité maternelle est encore très élevé au Sénégal (500 pour 1 000 naissances vivantes dans certaines régions). Ou encore se battre au sein de certaines espaces décisionnels pas pour une discrimination positive, mais pour des lois qui permettent l’épanouissement de la femme, en respect de ses droits humains, quel que soit son milieu. Loi ? Un mot qui renvoie à Législatif. Un pouvoir qui est utilisé à bon escient pour offrir de merveilleuses choses à l’Histoire. Comme aussi il laisse à l’Histoire de tristes célébrités comme ces pantins qui acceptent la paternité ou la maternité de certaines lois. Ces pantins, qui souvent revendiquent le statut d’intellectuel, ont en commun de toujours clamer qu’ils défendent «une idée personnelle» pour justifier des lois impopulaires.  
Tiens ! Tiens ! Il y a un visage de femme qui apparaît derrière ce profil... et qui inspire une question. Ne faut-il pas désespérer de nos femmes politiciennes ?  
Et dire que selon les statistiques de 2000, 52 % de l’électorat féminin est composé de femmes. Car au-delà de son statut particulier d’épouse et de mère, elle peut revêtir d’autres casquettes liées à sa profession ou ses convictions. Parmi ces casquettes, celle de politicienne. Celle-là même qui s’engage à se battre pour le genre humain, parfois pour ses sœurs comme on nous le crie souvent sous nos tropiques. A l’arrivée, on découvre parfois des «caisses de résonnances» qui portent plus la voie du maître que celle du peuple qui l’a élue : Traitresse, c’est le féminin du mot traître. N’est-ce pas ?  
Aminatou M. DIOP  
LETTRE OUVERTE - Le Mrds de Mbaye Niang interpelle Me Wade : A propos de l’Oci, de filles et d’alcool 
Une lettre ouverte adressée au président de la République. C’est l’initiative prise par le Mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds) pour attirer l’attention de Me Abdoulaye Wade «sur la situation nationale» jugée «assez inquiétante». La préoccupation immédiate qu’est le sommet de la conférence islamique est ainsi considérée comme l’occasion de «donner droit à tous les abus», mais pour le Mrds, «c’en est trop». Fustigeant les interdictions liées aux ventes de gaz et d’essence, les restrictions liées à la circulation dans la capitale, le parti de imam Mbaye Niang dénonce avec vigueur «la mise à disposition de nos filles pour faire plaisir à nos hôtes». On lit, en effet, dans cette lettre ouverte rendue publique hier que 400 «soit disant hôtesses (…) dont l’un des plus importants critères de choix est la beauté, ont été recrutées pour se mettre à la disposition des participants au sommet, de 16 heures à minuit». Le Mrds se dit d’autant plus choqué que l’objectif de cette opération aurait été plus ou moins clarifié par l’une d’entre ces filles déclarant à haute et intelligible voix : «Lougnou gnou santa gnou def» (Ndlr : on fera ce qu’ils nous demanderont de faire). Ceci est, «sous le couvert de l’Oci (…), une grave tentative de détournement de nos jeunes filles», ajoute la même source.  
Le courroux des partisans de Mbaye Niang est aggravé par «l’arrivée à Dakar (…) d’une cargaison de liqueurs» ; en clair, de «caisses d’alcool». Outré par «toutes ces dérives», le Mrds interroge le président de la République : «On se demande bien ce qui motive votre pouvoir dans cette affaire : l’Islam, l’intérêt des populations ou plutôt un affairisme d’Etat ?»  
Par ailleurs, le Mouvement de la réforme pour le développement social clame son indignation après le dépôt de la proposition de Loi visant à reporter les élections locales, initialement prévues pour le 18 mai prochain. Et le Mrds condamne ce «manque de concertation» du pouvoir libéral avec les acteurs politiques, qui vient s’ajouter aux promesses non tenues à propos de la baisse des prix des produits de première nécessité, de la construction non achevée des hôtels pour le sommet de la Conférence islamique. Auparavant, le Mrds avait exprimé son émotion par rapport à la situation scandaleuse qui prévaut dans le monde rural où le gouvernement «semble tout mettre sur le dos d’un mauvais hivernage» alors que l’urgence est «de parer au plus pressé».  
En guise d’avertissement au Président Abdoulaye Wade, les réformateurs indiquent qu’ils «n’attendront pas qu’il soit trop tard pour sonner l’alarme», car «toutes les crises sanglantes que nous avons constatées récemment en Afrique ne sont que la résultante d’accumulation de frustrations, de privations de libertés élémentaires, et de mal gouvernance notoire telle que vécue sous votre magistère».  
Momar DIENG  
 
 
 
 
 
 

 

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