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alerte rouge !

Samedi 17 mai 2008 : ALERTE ROUGE DU FMI 
SOURCES :ferloo,sud walf ;le quotidien,l’observtaeur 
Ferloo.com : Samedi 17 Mai 2008 
Après avoir annoncé des risques graves sur le Sénégal, reçu par le PM, Alex Segura fait dans le clair-obscur : Aurait-il reçu des menaces ?  
« Je confirme que la situation budgétaire du Sénégal est préoccupante... Mais les fondamentaux économiques sont bons », a déclaré le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Sénégal et en Gambie, Alex Ségura, à sa sortie d’audience avec le Premier ministre, Aguibou Soumaré, avant de s’empresser « d’inviter le Sénégal à prendre des mesures d’ajustement pour équilibrer son budget ». Un double langage qui embrouille plus qu’il n’éclaire et pousse à s’interroger en ces termes : Segura aurait-il été menacé par les autorités, d’autant plus que ces prévisions apeurent les nationaux qui risquent de thésauriser leurs fonds et font fuir les investisseurs. 
 
Alex Segura confirme que la situation budgétaire du Sénégal est préoccupante. Du reste, comme il l’avait annoncé au journal « Le Quotidien », hier. D’ailleurs, c’est cela qui lui a valu son audience avec le Premier ministre Aguibou Soumaré, en présence du ministre du Budget, M. Ibrahima Sar. « Oui, je confirme que la situation financière du Sénégal est très préoccupante, aujourd’hui », a-t-il déclaré à sa sortie d’audience. Mais, non sans préciser que l’entretien qu’il a eu avec le chef du gouvernement a tourné sur des mesures à prendre pour le Sénégal sortir de la crise. « Le Premier ministre nous a rassuré en nous apprenant que le gouvernement est en train de prendre des mesures pour soulager la souffrance des populations sénégalaises dans un contexte international marqué par la flambée des produits pétroliers et des denrées de premières consommations ». Aussi, dit Segura, « j’ai attiré son attention sur l’efficacité des mesures à prendre pour mobiliser des fonds au plan régional pour pouvoir payer les factures que le Sénégal doit aux entreprises privées, au risque de fragiliser le tissu économique ». Le représentant résident du Fmi a, par ailleurs, soutenu que « les fondamentaux des finances publiques du Sénégal sont bons au regard du niveau des dettes extérieures et intérieures, très faibles par rapport à d’autres pays subsahariens ». Egalement, révèle-t-il, « sur les 12 mesures de réforme de son programme économique, les 11 sont respectées ». Une manière de rassurer les banques sur la capacité d’endettement de l’Etat sénégalais à mobiliser des fonds à travers un emprunt obligataire. Le représentant résident du Fmi a, toutefois, invité le gouvernement à prendre certaines mesures d’ajustement à travers la réduction des subventions et la mise en place des mesures sociales qui coûtent moins chères, de s’efforcer à respecter certains équilibres budgétaires et de supprimer certaines dépenses de fonctionnement non prioritaires, à hauteur du montant de l’ajustement (15 milliards). C’est ainsi qu’il a invité le Sénégal à appliquer immédiatement le tableau de suivi et d’envoyer le document pour la revue au Conseil d’administration du Fmi. A sa suite, c’est le ministre du Budget M. Ibrahima Sar qui a expliqué l’origine de la facture impayée de 150 milliards que le Sénégal doit aux entreprises privées. Selon lui, « tout est parti du choc économique intervenu en 2007 et 2008 pendant lequel, le Sénégal a procédé à la suppression des droits et taxes dont les conséquences se sont répercutées sur le budget national ». Dans tous les cas, soutient-il, « les fondamentaux du Sénégal sont bons. Car, l’Etat a 85 milliards de recettes par mois dont 35 milliards de masse salariale ». Et pour corriger le phénomène d’émission, le gouvernement, à en croire le ministre du Budget, « compte agir sur l’enveloppe globale de subvention ». Autrement dit, l’on s’achemine vers la rationalisation des dépenses des ministères à travers la réduction de l’achat des biens de service.  
 
AB/FC 
Auteur: Ferloo.com  
 
Polémique autour de la Fao : Les vérités de Jacques Diouf à Me Wade 
Ceux qui croient que le feuilleton Wade/Fao est rangé aux oubliettes avec la dernière sortie du chef de l’Etat sur les ondes de Radio France Internationale (Rfi), se trompent. En tout cas, dans un communiqué intitulé ‘Le directeur de la Fao répond aux critiques du président du Sénégal’ et sorti jeudi soir, Jacques Diouf a tenu à réagir sur les différentes sorties du président de la République à propos de son institution. Et point par point, des réponses considérées comme étant ‘objectives’ par l’institution onusienne sont apportées. Voilà, dans le désordre, les arguments présentés par le directeur général de la Fao pour démanteler ceux de Wade. 
 
‘La Fao est un gouffre d’argent’  
L’institution spécialisée des Nations unies dans l’agriculture et l’alimentation tient à préciser que ‘le budget (biennium) de la Fao est adopté par la Conférence de l’ensemble des Etats membres’. Cette précision faite, Jacques Diouf signale que ce même budget ‘est équivalent, à titre d’exemple, à celui du ministère de l’Agriculture de l’Afrique du Sud. Les différents pays contribuent en fonction du barème des Nations Unies (la part du Sénégal est ainsi de 0,004 % du total)’. Avant d’ajouter qu’il ‘sert à mettre en œuvre le programme de travail de l’Organisation’ après avoir été ‘approuvé après examen par les comités des finances et du programme’. Il présente de manière ‘détaillée tous les postes budgétaires en personnel, équipement et fonctionnement’. Et ‘les comptes font régulièrement l’objet d’un audit. Ils ont toujours été approuvés pour chaque exercice biennal’. Selon le communiqué, ‘entre 1994/95 et 2006/07, les ressources de la Fao ont baissé en termes réels de 22 % et le personnel de la Fao a diminué de 24,6 %, bien que le nombre des Etats membres de l’organisation soit passé de 169 à 191 durant la même période’. Une manière pour Jacques Diouf de balayer d’un revers de la main l’accusation du président Wade pour qui la Fao est un gouffre à milliards avec son personnel pléthorique.  
‘Je leur (aux responsables de la Fao) ai dit que si vous continuez…, je vais vous traduire devant la justice, il faut rembourser les 20 % de l’argent collecté en notre nom’  
Selon la Fao, ‘ces propos (du président de la République) se passent de tout commentaire’. Et de rappeler que ‘la Fao est une organisation des Nations Unies dont les modalités de gestion collective intergouvernementale sont définies et protégées par un ensemble de traités internationaux garantissant son indépendance et son immunité par rapport aux interventions unilatérales des Etats’ et ‘le Sénégal a ratifié ces traités et s’est engagé à respecter le statut de l’organisation’, rappelle le communiqué de Jacques Diouf. Ce qui veut dire qu’une éventuelle plainte du chef de Etat est voué à l’échec. Le communiqué informe que ‘le système des Nations Unies, les activités des agences, fonds et programmes sont complémentaires et le secrétaire général en assure la coordination’. C’est ainsi ‘qu’en 2005 et 2006, un Groupe d’experts de haut niveau sur la cohérence du système des Nations Unies, présidé par les Premiers ministres de Norvège, du Pakistan et du Mozambique, a étudié avec sérieux le fonctionnement de l’Onu et présenté un rapport avec des propositions pour que le système agisse encore plus efficacement sur le terrain dans une plus grande unité. Les ambassadeurs et représentants permanents des 192 pays membres de l’Onu discutent à l’Assemblée générale, de manière méthodique, les mesures proposées tant au niveau global que national. La Fao, naturellement, a été associée à cet exercice et y participe pleinement, notamment dans le cadre des huit projets pilote sur le terrain’. Ce qui laisse sous-entendre que Wade serait en retard dans sa proposition de réformer la Fao et de porter plainte contre elle.  
‘La nourriture aux pauvres, c’est de l’aumône…’  
Là également, l’institution dirigée par Jacques Diouf n’est pas d’accord avec le chef de l’Etat sénégalais. ‘Est-ce que la Fao distribue de la nourriture ? Quelles sont les institutions bilatérales, régionales et multilatérales qui font ce travail ?’, s’interroge Jacques Diouf. Qui précise que ‘l’assistance technique à l’agriculture, c’est l’assistance à des hommes et femmes debout. L’assistance technique, c’est justement le travail que fait la Fao’. Mais par ’des actions de formation sur le terrain, notamment avec le Programme de coopération technique (Pct) et le concours de la coopération sud-sud (1 473 experts mis à la disposition des pays en développement)’, explique le communiqué. Il y a également ‘le renforcement des services vétérinaires (lutte contre la fièvre aphteuse, la fièvre de la Vallée du Rift, la peste porcine africaine, la péripneumonie contagieuse bovine, la grippe aviaire, la maladie de Newcastle, la peste des petits ruminants, la fièvre catharrale ovine, etc.) et des services phytosanitaires (renforcement des capacités de détection et de traitement contre le criquet pèlerin, la rouille noire du blé, etc.)’. Jacques Diouf fait comprendre que son organisation s’investit dans ‘le recours à la lutte biologique intégrée, avec pour résultat une diminution de 50 % des quantités de pesticides avec une augmentation de 15 % de la production de riz, (dans) la vulgarisation des pompes à main et à pédale, la construction de canaux d’irrigation, de petits barrages, de silos métalliques de stockage, etc.’. Ce n’est pas tout puisque la Fao mène ‘des projets de production de riz, de maïs, de manioc, de cultures maraîchères, d’aviculture, d’élevage ovin et caprin, etc., sans oublier l’introduction de microjardins et le développement de l’aquaculture’. La liste n’est pas exhaustive.  
‘C’est l’institution Fao qui doit être mise en cause. La situation actuelle est largement son échec’.  
Jacques Diouf rejette cette accusation du président de la République. Selon lui, ‘les spécialistes de l’agriculture, les économistes et journalistes du monde qui ont analysé les causes de la crise alimentaire ont identifié les facteurs (…)’. La Fao explique que la production agricole a été affectée par le changement climatique, dont les corollaires sont ‘inondations, sécheresses, hivers plus rigoureux, typhons, ouragans, tremblements de terre, etc.’. ‘Ensuite, les stocks de céréales sont à leur plus bas niveau depuis 1980’, rappelle-t-elle. Avant de s’interroger : ‘Est-ce que la Fao a un territoire national avec des terres arables et des citoyens, dont des agriculteurs, pour produire des denrées alimentaires ? Est-ce qu’elle détient des stocks de produits alimentaires ?’.  
L’autre facteur qui explique la crise, c’est la croissance démographique mondiale. C’est ainsi que la population va passer de ‘6 milliards actuellement à 9 milliards en 2050’. ‘La Fao peut-elle être rendue responsable de la naissance de 78,5 millions d’enfants supplémentaires chaque année ? (...) Est-ce que c’est la Fao qui décide des politiques incitatives de subventions et de protection tarifaire pour développer les bioénergies au niveau national ?’. D’autres argument ont été brandis par le directeur général de la Fao telles les subventions à l’agriculture des pays développés qui ont atteint ‘372 milliards de dollars en 2006’. ‘Est-ce que c’est la Fao qui négocie et applique les décisions dans les relations commerciales internationales ? De plus, les politiques agricoles des pays en développement ont été libéralisées et leurs structures d’appui au monde rural (vulgarisation, fourniture d’intrants, stockage et commercialisation, crédit, stabilisation des prix) ont été progressivement éliminées et ont laissé leurs petits agriculteurs sans défense face aux forces du marché international. Est-ce que c’est la Fao qui a fait pression sur les pays en développement pour l’adoption de telles politiques ?’, s’interroge encore Jacques Diouf.  
‘L’hivernage arrive à grands pas dans le Sahel, fin mai - début juin. Sa durée moyenne est de trois mois. Saisissons cette opportunité qui ne se présentera plus que dans un an’.  
Pour cet argumentaire de Wade, la Fao dégage ses responsabilités. Car ‘dès le 17 décembre 2007, dans une conférence de presse à Rome, la Fao a attiré l’attention de la communauté internationale sur la nécessité de donner la priorité à la campagne agricole 2008, et a lancé une ‘Initiative pour lutter contre la flambée des prix des denrées alimentaires’’. C’est dans ce cadre que le Directeur général de la Fao dit avoir annoncé ‘la contribution de 17 millions de dollars Eu de la Fao à cette initiative bien qu’elle ne soit pas une institution financière (…) et lancé un appel pour que 1,7 milliard de dollars soient mobilisés’. Et ‘ces ressources financières ou en nature, conformément aux règles de l’aide au développement, passent par les canaux bilatéraux ou multilatéraux dans le cadre d’accords spécifiques avec chaque gouvernement’. Alors, ‘il est donc inexact de dire que la Fao, à son tour, a annoncé qu’elle avait besoin de 1,7 milliard de dollars’, dément le communiqué. Qui ajoute que cet appel de la Fao a été approuvé par l’ensemble du système des Nations Unies et des Institutions de Brettons Wood au cours de la réunion qui s’est tenue à Berne en Suisse, du 28 au 29 avril dernier. Il figure dans le communiqué présenté le 29 avril à la presse internationale par le secrétaire général de l’Onu. Mieux, ‘au Sénégal, en décembre 2007, avec les partenaires au développement, en présence des ministres de l’Agriculture, de l’Hydraulique, etc., le 22 décembre 2007 avec la presse, et ensuite le 17 mars 2008 avec les ministères techniques et économiques, le Directeur général de la Fao a tenu des réunions pour alerter les autorités nationales et l’opinion sur les risques de crise alimentaire et discuter des mesures à prendre pour présenter ce programme. Ces réunions ont été largement couvertes par la presse nationale’. Alors, ‘pourquoi les actions appropriées n’ont pas été lancées à ce moment là ?’, se demande Jacques Diouf.  
‘Le chemin est donc tout tracé pour la communauté internationale qui veut réellement aider, celui de l’investissement innovant dans le domaine de l’agriculture en Afrique’  
Jacques Diouf souligne que, depuis son premier mandant, il s’est engagé dans ce sens en lançant des ‘Programmes spéciaux de sécurité alimentaire (Pssa) qui sont opérationnels dans plus de 100 pays’. Et la priorité est accordée ‘aux petits ouvrages de collecte d’eau et d’irrigation réalisés par les communautés rurales’. Dans le même cadre, selon l’institution onusienne, que des programmes nationaux comportant des mesures de politique agricole, de renforcement institutionnel et des programmes d’investissement (dans le cadre d’une approche village par village) ont été initiés dans 15 pays et sont en cours de formulation dans 36 autres pays. ‘Le Directeur général de la Fao répète depuis 14 ans que ‘la loterie agricole’ doit cesser (en Afrique 96 % des terres ont une agriculture pluviale alors que le continent n’utilise que 4 % de ses réserves en eau renouvelable). Il n’a cessé de répéter qu’il fallait investir prioritairement dans les ouvrages d’irrigation, dans les moyens de stockage et de conditionnement (les pertes après-récolte sont de 40 à 60 %), dans les routes rurales, les centres d’abattage, les ports de pêche, les chaînes de froid, etc. Ces éléments figurent dans le Programme détaillé de développement agricole (Pddaa) préparé en coopération avec la Fao et adopté au Sommet de l’Union africaine en juillet 2003. Les différents coûts ont été évalués pour faciliter leur financement’. C’est ainsi qu’à ‘la demande de gouvernements africains, la Fao a aussi apporté son assistance pour traduire le Pddaa en programmes nationaux dans 51 pays’.  
Sans compter que ‘depuis 2001, la Fao aide plusieurs Organisations économiques régionales pour l'élaboration de programmes régionaux de sécurité alimentaire (Prsa)’. Et qu’en Afrique, ‘il s’agit des programmes régionaux de sécurité alimentaire de l’Uemoa (2002), la Cedeao (2002), la Sadc (2002, pas encore approuvé), la Comesa (2002), l’Uma (2001), l’Igad (2002), la Ceeac (préparé en 2003 et adopté en 2004), la Cemac (2003) et la Cen-Sad (en cours de formulation). Des programmes similaires ont été préparés pour d’autres régions du monde, à savoir pour les pays des Caraïbes (Caricom, 2002), les pays du Pacifique (Pif, 2002), l’Asie du Sud (Saarc, en cours de formulation), l’Asie Centrale (Eco, en cours de formulation) et l’Amérique du Sud (Mercosur, esquisse préparée en 2005)’. ‘Si, comme les faits l’ont établi, les investissements nécessaires n’ont pas été effectués, est-ce la Fao qui est responsable ?’, s’interroge-t-on du côté de l’institution spécialisée. Avant de faire suivre une autre interrogation : ‘Au Sommet des chefs d’Etat du G8 de 2001 à Gênes auquel le Directeur général a participé, ainsi qu’à l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’Esococ, au Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’eau et l’agriculture en 2004 à Syrte, la Fao n’a-t-elle pas aussi attiré l’attention des autorités mondiales sur cette situation et proposé des solutions ?’  
‘Le Sénégal dispose d’intellectuels de valeur internationale’  
La Fao rappelle que le Sénégal dispose d’intellectuels de valeur. ‘Certains sont partis à l’étranger et enseignent dans les plus grandes universités occidentales’. Alors, ‘la Fao est prête, si le gouvernement (du Sénégal) le souhaite, à travailler avec les experts qui sont dans les ministères techniques et économiques, à l’Institut sénégalais de recherches agricoles, à l’Université de Dakar et celle de Saint-Louis ainsi qu’à l’Académie des Sciences du Sénégal notamment, afin de réfléchir aux causes de la crise alimentaire mondiale, les solutions envisageables à court, moyen et long terme, les risques et les opportunités pour le Sénégal’. Le gouvernement pourrait ainsi bénéficier, selon l’institution onusienne, ‘de la réflexion approfondie de personnes compétentes et obtenir des analyses et conclusions pertinentes qui seraient les bases solides d’une action concertée pour assurer le développement agricole et la sécurité alimentaire du Sénégal’.  
Moustapha BARRY  
COMMENTAIRE DU JOUR 
UNE SOUFFRANCE SANS FIN ! 
Par Abdou Latif Coulibaly | SUD QUOTIDIEN | jeudi 15 mai 2008  
 
Un ami qui a appris que j’avais fait, pour des raisons professionnelles, un court séjour dans un pays limitrophe a voulu en savoir plus sur l’état de la sécurité qui règne dans ce pays, car lui aussi s’apprête à s’y rendre dans quelques semaines. Ma réponse fut simple : « là-bas au moins, on sait comment éviter l’insécurité physique, il suffit d’éviter certains endroits. Par contre, chez nous l’insécurité morale et psychologique qui nous prend depuis des années, personne n’y échappe. Elle est totale, elle sévit partout et fait souffrir tout le monde. » 
Qu’est ce qu’ils souffrent les Sénégalais ! Quand on dit cela, on pense naturellement aux conditions qui leur sont imposées par la privation et par l’état de dénuement généralisé dans lesquels ils sont plongés par une conjoncture économique désastreuse, ne laissant entrevoir aucune perspective de changement positif, dans le court ou moyen terme. 
Cette souffrance physique est d’autant plus insupportable pour les citoyens qu’elle se double d’une autre, encore plus dévastatrice, car celle-là s’attaque et ronge le moral et les ressorts psychologiques de ceux qui la subissent. On peut toujours trouver des palliatifs, pour faire face aux affres du dénuement et de la privation économiques, en faisant jouer, par exemple, les énormes réseaux de solidarité. 
On évite ainsi les catastrophes et les désastres humanitaires qui devraient être la conséquence logique des conditions économiques qui sont les nôtres. Il n’existe aucun remède efficace, pour soulager cette souffrance morale et psychologique d’une violence inouïe qui s’abat sur les Sénégalais, depuis cette première semaine d’avril 2000 qui a vu le Parti démocratique sénégalais prendre définitivement possession des rênes du pouvoir politique. Celle-ci s’est amplifiée au fil du temps. Elle sévit, chaque jour plus dure, sur les onze millions de Sénégalais. Ceux-là vivent apparemment stoïques leur mal. Cette violence procède de plusieurs causes à la fois. L’incompétence d’abord. C’est le mal le plus profond qui ronge le pouvoir libéral. Personne ne disserte plus sur les incapacités du régime actuel, sinon pour constater son impuissance atavique à engager une dynamique de progrès susceptible d’ouvrir de meilleures perspectives d’avenir à cette nation. 
Les soutiens les plus acharnés de ce régime en sont réduits à résumer leurs arguments pour donner encore du crédit aux autorités qui nous gouvernent, à l’idée que le chef de l’Etat est un patriote qui propose beaucoup d’idées généreuses et qui sont à même de sortir ce pays du marasme économique et social dans lequel il l’aura lui-même davantage enfoncé. Que valent réellement ces deux arguments relatifs, d’une part, à la valeur et à la générosité des idées du chef de l’Etat, et d’autre part, à son patriotisme ? 
Des idées généreuses et porteuses de progrès. Voire ! Tout le monde peut avoir des idées généreuses. Dire que même le fou accablé par la chaleur peut avoir l’idée généreuse de se mettre à l’abri sous l’ombre. Dans la vie, il y a des gens qui ont choisi de parler d’idées, plutôt que de principes. 
Ceux-là croient que la mesure de la grandeur d’un homme s’apprécie à l‘aune de la brillance des idées qu’il décline. C’est une erreur monumentale que de penser ainsi. Ceux-là qui parlent d’idées se révèlent, en définitive, toujours plus ou moins grands, dans leur manière de conduire leur propre destin. 
Les idées sont certes nécessaires, pour la conduite de toute entreprise humaine, mais elles ne sauraient cependant, si généreuses et brillantes soient-elles, à elles seules suffire, loin s’en faut, pour construire un environnement propice à l’épanouissement, au développement humain et citoyen. 
Il s’y ajoute un fait : il n’est pas sûr que le chef de l’Etat accorde autant d’intérêt aux idées qu’il propose qu’on veuille le faire croire. Il semble qu’on agite des idées pour parler surtout des hommes. Quel gâchis ! 
Il est établi que dans une démocratie ceux-là qui préfèrent parler des hommes, pour les mettre en avant, se révèlent souvent franchement médiocres. Les vrais démocrates s’en méfient. Eux préfèrent toujours mettre les principes en avant pour en discuter et pour encadrer les idées qui fondent l’action. Ceux-là forceront toujours l’estime des citoyens. 
Ils ont vite fait de comprendre que rien de grand ne s’est jamais construit et ne construira jamais dans le choix de la facilité qui exclue les principes. Si les Sénégalais souffrent tant moralement et psychologiquement, c’est parce que on ne leur présente que cette seule et unique option de la médiocrité. A chaque fois qu’ils écoutent leurs dirigeants leur parler, ce sont les hommes qui meublent les discours servis. Jamais les principes ! On s’attachera ainsi à démontrer que les hommes du pouvoir sont plus diplômés que ceux de l’opposition. Pire, on s’attaquera à la dignité des responsables de cette même opposition, en tentant d’accréditer l’idée selon laquelle Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse et Amath Dansokho instruits qu’ils le laissent croire. 
Et, il en est également de même, quand contre toute attente, on décide de réviser la Constitution pour fixer de nouveau à sept ans le terme du mandat du chef de l’Etat. Le porte-parole de la présidence de la République s’empresse alors de préciser que le mandat en cours n’est pas concerné. On pense d’abord aux avantages d’un homme et de son clan, pour consacrer cette énième révision qui n’a aucun caractère nécessaire, encore moins essentiel. 
Tout est envisagé dans la mise en œuvre de la gouvernance d’Etat en rapport avec les hommes et leurs postures. Le débat ne peut s’éloigner des intérêts particularistes qui s’occupent essentiellement des hommes. Dans cet esprit, on dissout certaines collectivités locales en fonction des hommes qui exercent le pouvoir dans de telles collectivités, en invoquant avec sans être en mesure de convaincre, l’absentéisme et la mauvaise gouvernance. 
On n’hésite pas alors à commettre manifestement un abus de pouvoir et un détournement de procédure, pour sanctionner injustement des hommes qui ne sont pas du même bord politique que le chef de l’Etat. On va maquiller la décision, pour faire bonne mesure, en visant des collectivités dirigées par des hommes politiques qui ne sont plus en cour. On portera plainte contre la Fao pour atteindre un homme et le disqualifier. D’emblée, l’entreprise est vouée à l’échec. 
Peu importe cependant. Pourvu que le spectacle servi, sur toutes les télévisions du monde, serve la cause d’un homme qui mesure sa grandeur d’homme d’Etat, à l’aune de sa capacité à prendre part et de faire entendre sa voix, même si c’est de façon maladroite qu’il y arrive, dans le fameux débat qui agite le monde, sur la problématique de la faim. Les hommes toujours les hommes. Au diable, les principes ! Tout pour les hommes ! 
Dans cette mesure, on saisit mieux cette terrible vanité consistant à déplacer encore sur Paris deux avions remplis de courtisans pour aller célébrer le chef qui procède à la dédicace de son ouvrage autobiographique. Tout est préparé pour entretenir la flamme autour d’un homme qui s’emploie à construire sa mythologie personnelle. Demain, l’histoire pourrait se montrer cruelle comme elle l’a toujours été à l’égard de tous ceux qui défient sa marche, en tentant de la distraire pour leur gloriole personnelle 
Que dire maintenant de l’argument relatif au patriotisme de nos dirigeants ? Le patriotisme se confond, ici, avec le nationalisme. J’emprunterai alors à Georges Orwell ses propos sur le patriotisme et la nationalisme des dirigeants d’Etat pour disqualifier définitivement cet argument : « Par sa nature même le patriotisme implique une attitude défensive, tant militairement que culturellement. Par ailleurs, le nationalisme est inséparable de la volonté de puissance. Le but constant de tout nationalisme est de gagner davantage de puissance et de prestige, non pour lui-même mais pour la nation ou pour une autre entité au sein de laquelle le patriote ou le nationaliste a choisi de noyer sa propre individualité. » 
On le constate de nouveau : le patriotisme de nos dirigeants actuels et sa manifestation intempestive, tant au plan national qu’international, ne sont qu’une autre entreprise de magnifier la grandeur d’un homme et d’en faire un être plus grand que tout le monde. Terrible illusion ! 
On en ferait des gorges chaudes si, en définitive, elle ne traduisait pas, dans toute sa rigueur, la tragédie d’une nation qui n’en peut plus de souffrir le martyr, face aux agissements du chef qui gouverne selon ses humeurs du moment et de sa volonté de poser et d’entretenir sa puissance. 
Sénégal | Conférence d’Amadou Tidiane Guiro sur « la mondialisation et la vie chère » : Recettes pour une sortie de crise  
Publié le 16 mai 2008 à 19h54  
Face à la crise alimentaire qui secoue le monde, l’Afrique semble détenir les recettes de sa survie. C’est en résumé, le point de vue de l’expert en nutrition, par ailleurs, maître de conférence à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Amadou Tidiane Guiro. Il animait une conférence, vendredi à l’Institut supérieur de management (Ism) sur le thème "La mondialisation et le vie chère". En effet, M. Guiro reste convaincu que « l’Afrique doit nourrir l’Afrique ». Il fonde sa conviction sur ce qu’il conçoit comme "une évidence" : "Il faut cultiver pour se nourrir." Seulement, le conférencier égrène un chapelet de préalables pour atteindre cet objectif. 
 
Il existe bien des solutions, pour l’Afrique et particulièrement pour le Sénégal, à la crise alimentaire mondiale. En conférence à l’Institut supérieur de management (Ism), Amadou Tidiane Guiro livre ses convictions et déroule son tapis de remèdes. 
D’une part, M. Guiro défend la nécessité, pour le continent, de "disposer de semences tout en faisant attention aux organismes génétiquement modifiés (Ogm), mais aussi d’engrais et de matériels agricoles". L’urgence est aussi, poursuit-il, de revoir les crédits, « limiter les pertes post-récoltes qui sont à l’ordre de 40%". Ce à quoi s’ajoute la formation des acteurs aux métiers de l’agriculture. 
D’autre part, l’expert en nutrition est d’avis qu’il faut augmenter, en Afrique, les surfaces de terres irriguées. Lesquelles ne représentent que 4% au moment où le continent asiatique est à plus de 40% de terres irriguées. Or, à l’en croire, la disponibilité des terres irrigables et l’existence de cours d’eaux devraient être un atout considérable pour l’Afrique. Le règlement de ces préalables devrait amener "l’Afrique à cultiver pour ne pas périr". D’ailleurs, Amadou Tidiane Guiro va plus loin en prédisant que « l’Afrique peut se nourrir et nourrir le monde". 
Après son diagnostic sur l’avenir alimentaire du continent africain, le conférencier s’est inquiété du cas du "Sénégal qui ne produit rien de ce qu’il mange". Une situation qui ne profite pas au pays car, "il s’appauvrit en enrichissant les autres". Ainsi, M. Guiro insiste sur la nécessité de "changer les mentalités et les habitudes alimentaires en consommant local". Cela, malgré les difficultés qui peuvent en découler. En exemple, il brandit la manne financière de "200 milliards de francs Cfa représentant le montant des importations du Sénégal en 2004 pour les seules denrées alimentaires". 
Dans la recherche de solutions à la crise alimentaire avec la mise en place de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), l’ancien directeur général de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) de 2000 à 2007 ne cache pas son optimisme. "Les ambitions, pour le Sénégal, de faire 500 mille tonnes de riz cette année ne sont pas irréalistes". En effet, M. Guiro part de l’expérience malienne qui a réussi à atteindre l’autosuffisance alimentaire en se fixant un objectif de 10 millions de tonnes de riz pour justifier son optimisme quant à une possible réussite de la Goana qui nécessite un financement de 345 milliards de francs Cfa. 
A l’opposé de son sentiment sur la Goana, M. Guiro ne dessine pas des lendemains meilleurs dans le monde tenaillé par la crise alimentaire. Laquelle s’explique, entre autres facteurs, par la hausse permanente du prix du baril du pétrole qui entraîne la flambée des prix des denrées, les restrictions opérées par des pays producteurs sur les importations et "l’augmentation chaque année, dans le monde de plus de 28 millions de bouches supplémentaires à nourrir". Il s’y ajoute, selon M. Guiro, qu’il y a "un détournement massif de commerce" avec l’utilisation progressive des récoltes de céréales pour la production de biocarburants. Ainsi, prédit-il : "En 2009, plus de 30% des récoltes de céréales pourraient être absorbées par les biocarburants au moment où les hommes en auront besoin." 
 
Ndiaga NDIAYE 
[ CONTRIBUTION] GOANA : Entre pari non maîtrisé et fausse bonne idée. 
Depuis l’éclatement des « émeutes de la faim », au mois d’avril 08, l’opinion internationale se rend soudainement compte que la famine sévissait, avec des proportions insoupçonnées, dans certaines parties du monde. Des programmes pour les juguler se conçoivent, des initiatives sont prises, le « misérabilisme » se propage. Le Sénégal, engagé dans cette dynamique globalisée, ne veut pas être en reste. Pour nos gouvernants, la solution pour la faim serait de remplir les greniers pour ne pas rester dépendants des importations. Après le plan REVA, La Grande offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA), dans un contexte international marqué par ces émeutes, fût lancée. Ce plan a pour objectif de contenir, laisse t-on entendre, l’inflation généralisée du prix du riz pour éviter aux sénégalais une situation difficile. Le plan GOANA est présenté comme une solution contre la faim. On serait tenté, dés lors, de dire comment la GOANA compte t-elle s’y prendre ? Selon ses initiateurs, par l’intensification de la production agricole pour pouvoir produire aussi bien en hivernage qu’en contre-saison.  
Depuis le lancement de ce plan, voilà plus d’un mois, il est évoqué dans toute sorte de rencontre, invoqué dans tout discours, au point que le grand public ne s’y retrouve plus. Aujourd’hui, les questions que ce grand public sénégalais se pose sont : quels sont les contours de la GOANA ? Quelle réalité recouvre t-elle? Comment avec ce plan le gouvernement compte t-il s’y prendre pour que le sénégalais moyen puisse disposer du minimum vital ?  
- Les incohérences de la GOANA  
Depuis le lancement du plan, le discours politique a pris diverses formes, les acteurs clés sur lesquels devrait s’appuyer le plan aussi n’ont cessé de changer en fonction de l’auditoire.  
Dans un premier temps, les ministres, hauts fonctionnaires, directeurs de cabinets et cadres de société étaient invités à cultiver, au moins, 20ha par personne. Pourquoi avoir ciblé ces catégories socioprofessionnelles ? Cette invitation peut soustraire aux regards du sénégalais deux faits : accepter insidieusement que le travail qu’effectuent ces catégories d’acteurs est insuffisant, ou ils auraient plus de rendement, pour le Sénégal, en se tournant au travail de la terre. Une telle logique, poussée à son bout, peut avoir l’effet contraire dans la mesure où elle ne fait que déplacer le problème puisque des cadres sont toujours nécessaires et doivent avoir un rôle à jouer dans le développement d’une nation.  
Dans un second temps, le président avait laissé entendre qu’il s’appuiera sur les gouverneurs, les préfets et sous-préfets alors que ces derniers n’arrivent déjà pas à s’acquitter de toute leur tâche dans leurs localités respectives, surtout en milieu rural où ils sont complètement déconnectés des villageois.  
Enfin, « Je suis un général qui a gagné une bataille et veut maintenant gagner la guerre. Pour cela, il faut lancer une offensive. Et mes soldats c’est la jeunesse sénégalaise. Les armes sont les équipements, l’engagement et le patriotisme ». En faisant cette déclaration devant la jeunesse, le président prétend, sans nul doute, s’appuyer sur cette catégorie de la population pour la mise en œuvre et la réussite de sa GOANA. Mais une telle initiative peut avoir des implications désastreuses pour deux raisons :  
D’abord, en créant une discrimination, de plus, au sein d’une même population sénégalaise. Pour lui, « les paysans, c’est du passé et à leur place, il faut faire des jeunes des fermiers, des agriculteurs qui ont une formation. Désormais, des maîtrisards vont devenir des fermiers ». A la lecture de cette assertion, on peut se poser légitimement la question suivante : les paysans seraient-ils à l’origine de la crise alimentaire actuelle au Sénégal ? Une telle allégation fait fi de la loi d’orientation Agro-Sylvo-Pastorale adoptée par l’assemblée nationale sénégalaise en Mai 2004 qui faisait des paysans un des leviers du développement agricole par le renforcement de leur capacité. Dans la perspective de développement du secteur agricole, comme le stipule cette loi, les paysans s’étaient vus confier des missions de services publics, l’Etat leur apporte des soutiens financiers et techniques, et ils sont partie prenante de la définition et de la mise en œuvre dans les domaines de la maîtrise d’œuvre, de la gestion, des politiques agricoles, des négociations internationales, etc.. En disqualifiant les paysans, le président de la république prouve, par la même occasion, que les lois au Sénégal n’ont aucune valeur. En voulant, dans un deuxième moment, faire des maîtrisards des fermiers, c’est comme si le président était frappé d’une soudaine amnésie ou s’agit-il tout simplement un oubli volontaire ?  
Le passé récent de l’histoire du Sénégal peut nous montrer les limites d’une telle initiative. En effet, sous l’ère du président Diouf, chacun se rappelle de la crise du pain au Sénégal. Et pour enrayer définitivement cette crise, l’ancien président avait appliqué la même idée que Wade aujourd’hui en finançant, à coup de milliard de francs CFA, des maîtrisards en sciences économiques pour créer et gérer des boulangeries. Même si aujourd’hui une évaluation de cette politique n’a pas encore été faite, les premiers éléments de réponses dont on dispose nous montrent que cela a été un échec pour ceux, d’entre ces maîtrisards en sciences économiques, qui avaient pu recevoir ces fonds. Une telle expérience devait dissuader le président Wade dans sa perspective car toute administration, quelque soit le régime politique en place, doit être caractérisée par la continuité. Et ignorer cet échec passé au point de vouloir s’entêter dans la même lancée, cela devient de l’inconséquence.  
Ensuite, l’agriculture occupe 60% de la population au Sénégal. Ce qui est en soi assez suffisant pour nourrir prés de 10.000.000 d’habitants. Est-ce qu’avec ce pourcentage, on a besoin d’augmenter le nombre d’agriculteurs tout en sachant que le Sénégal n’est pas seulement composé du secteur agricole. Il y’a le secteur secondaire et le secteur tertiaire. Donc, plus que de la main d’œuvre, c’est d’une politique agricole intelligente et adaptée que ce secteur a besoin.  
Ces quelques incohérences pourraient-elles nous pousser, en définitive, à percevoir la GOANA comme une nuage de fumée qui dissiperait l’incapacité gouvernementale à nous proposer des voies de sortie de crise ?  
Il est un fait : le seul moyen aujourd’hui pour ne pas sombrer dans cette crise profonde est d’accroître le rendement. Mais comment ?  
En cette ère nouvelle de pénurie mondiale en céréale, Réné Dumont revient au goût du jour. Dans « l’Afrique noire est mal partie » (1962), il conseillait déjà aux africains de cultiver de quoi se nourrir et en son temps, nos gouvernants, parmi lesquels Senghor, le taxaient de néo-colonialiste. Aujourd’hui, 46 ans après, le Sénégal est toujours incapable de s’auto-suffire en aliments. Il en importe chaque année, 800.000 tonnes pour une production juste égale à 100.000 tonnes. Ce qui veut dire que le Sénégal est fortement dépendant, en riz, de l’extérieur. C’est-à-dire que le moindre changement de l’équilibre mondial actuel aura des répercussions sur le Sénégal. Or, l’évolution récente au niveau mondial (bouleversement du climat, effet de libéralisation, la mode bio-carburant, etc), a contribué à une rupture d’équilibre dont les émeutes de la faim ne sont que le début d’un long processus à venir.  
Avec la flambée du prix du pétrole atteignant son sommet à 120 dollars le baril, les pays qui en dépendaient fortement ont mis au point des stratégies palliatives. C’est la ruée vers l’or vert. Les Etats-Unis, l’Europe, le Brésil et le Canada, convertissent ainsi une part croissante de leurs récoltes en biocarburants. Par exemple, les Etats-Unis y injectent 20% de leur production de grain et visent les 136 milliards de litres de produits d’ici 2020, soit 138 millions de tonnes de maïs qui sera hors du marché alimentaire. Le Brésil produira lui, 20 millions de litres dés 2008. Cette course vers les biocarburants, pousse ces Etats à consacrer de vastes terres qui, naguère, étaient dévolus à la production de céréales aux biocarburants. Au final, la superficie consacrée aux cultures de céréales diminue et ces pays ne produisent plus pour exporter mais pour nourrir leurs populations. La conséquence de cette course effrénée vers la mode biocarburant est un emballement qui a accru la demande de produits alimentaires. Par un principe de causalité, les pays pauvres, comme le Sénégal, ne peuvent plus importer la quantité nécessaire dont ils ont besoin. Ce facteur provoque un dumping économique qui fait envoler les prix des denrées que le consommateur moyen sénégalais ressent fortement. C’est pour cette raison, qu’en moins d’un an, le coût des produits alimentaires a augmentée de plus de 50%pour le riz et de 80% pour les céréales.  
- La crise est-elle structurelle ou conjoncturelle ?  
Entre le diptyque conduire ou se nourrir l’Etat sénégalais a bien opté pour le premier…..  
 
Le Sénégal qui est un pays en déficit alimentaire chronique n’a trouvé d’autres moyens, dans cette danse des pays riches interdite aux pauvres, que de se mettre à la mode biocarburant. Il fut ainsi, comme le gouvernement aime bien à le répéter, le premier pays africain du sud du Sahara, à produire du biocarburant. Or, le fondement de la mode biocarburant est de sacrifier des terres arables.  
Au retour d’une visite officielle au Brésil, le président ne peut cacher son admiration pour le président Loula et surtout pour sa politique en agro carburant. Le 30 Novembre 2007, il inaugure, en grande pompe, la distillerie de la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) qui devra permettre de produire jusqu’à 10 millions de litres d’Ethanol par an pour promouvoir les biocarburants mais aussi produire de l’alcool de bouche, de parfumerie et pharmaceutique. Ainsi, l’Ethanol serait mélangé à de l’essence pour faire fonctionner les voitures au Sénégal afin de réduire la facture pétrolière de l’Etat qui absorbe 40% des recettes d’exportation du pays. Le Sénégal dépend 95% de source d’approvisionnement extérieur pour satisfaire sa consommation en énergie. Mais pour arriver à cet objectif, la CSS doit broyer au moins, chaque jour, jusqu’à 6.000 tonnes de cannes. Ce qui suppose d’étendre ses champs, mettre en culture des hectares supplémentaires. Or, sur les 12.000 ha de terres brutes que lui a concédées l’Etat, elle n’a aménagé, en 2006, que 8.650 ha. L’extension de ces champs destinés à l’Ethanol va se développer au détriment de la production du sucre et de la diversification agricole. Se dessine avec cette politique de production d’Ethanol, une intensification du processus d’expropriation des paysans, aux alentours, de leurs terres moyennant indemnisation dans le meilleur des cas, au profit d’une extension de la culture de cannes destinée à la production d’Ethanol. La conséquence serait alors une décroissance de la production, à long terme, du riz qui est déjà très négligeable.  
Pour fabriquer ces biocarburants, le Sénégal parie donc sur des monocultures de sucres alors même que se profilent déjà des carburants de deuxième génération, au meilleur rendement énergétique, moins polluante et ne concurrençant pas les cultures alimentaires. N’aurait-elle pas été plus judicieux, pour l’Etat sénégalais, avant de se lancer à corps perdu dans cette aventure de subventionner davantage la recherche sur ces filières du futur ? Sinon avec l’objectif de favoriser l’extension de l’Ethanol, le Sénégal risque de se trouver avec un outil industriel rapidement obsolète.  
De l’analyse de la politique de l’Etat sénégalais, la crise qui résulte des émeutes de la faim est conjoncturelle. Ce qui est une aberration politique dans la mesure l’instabilité qu’elle provoque est structurelle. Donc, ce qu’il importe de faire c’est plus des réformes structurelles en encourageant la production et soutenir une constitution de stocks alimentaires.  
Même si nous avons des terres, il faut savoir que « la terre n’est rien sans l’eau ». Ce qu’on constate aujourd’hui c’est que plus que la disponibilité de l’eau, c’est son accessibilité qui se pose au Sénégal. Comment faire pour que l’ensemble du pays soit bien arrosé. Avec le projet OMVS, sur les 375.000 ha de terres irrigables avec les barrages (Diama et Manantali), 240.000 ha se trouvent dans la partie sénégalaise. Mais à ce jour, l’objectif d’irrigation est loin des réalisations qui ne dépassent pas 70.000 ha. Une première explication est l’absence d’une réelle politique de l’eau au Sénégal. Les objectifs de production n’ont pas été atteints pour une raison principale : 80% des investissements dans le domaine agricole étaient concentrés dans une portion du territoire qui ne regroupe que 10% des producteurs sénégalais. Ce qui avait poussé la Banque mondiale à réorienter les investissements consentis dans la vallée du fleuve Sénégal vers d’autres parties du pays. Mais la crise actuelle nécessite comme solution un accroissement du rendement qui, à l’heure actuelle, ne peut se faire en grande partie que dans cette région du fleuve. Loin de nous cristalliser sur des positions politiques et idéologiques qui nous pousseraient à des réactions épidermiques, pourquoi ne pas remettre au goût du jour le vieux rêve du président Diouf qui voulait faire de la vallée du fleuve, la Californie du Sénégal et cette région « amphibie » un « Eden vert » ?  
Deux solutions peuvent être envisagées : d’abord repeupler cette région en la rendant très attractive aux yeux des paysans par une plus grande autonomie, l’insertion d’un principe de sélection et surtout l’indexation de leur rémunération, résultant de la vente de leur production, en fonction des résultats pour inciter à la participation. Ensuite, réduire les multiples intermédiaires entre le producteur et le consommateur de sorte à limiter les marges bénéficiaires exorbitants. Enfin, réfléchir sur comment parvenir à arroser certaines régions arides du pays, notamment le Ferlo, qui sont vidées de leurs populations. A ce niveau, les deux projets que sont les vallées fossiles et le canal du Cayor que les partenaires du développement avaient refusé de financer échaudés par les le bilan inquiétant de l’OMVS méritent une plus grande attention. Le premier, en remettant en eau de manière permanente 3.000 km d’anciens cours d’eaux (vallées du Ferlo, du Saloum, du Sine, du Baobolom, du Car Car et de la Sandougou), devaient permettre l’irrigation de 3.000 ha de terres. Quant au second en permettant d’assurer l’approvisionnement en eau potable de Dakar pendant au moins 40 ans, permettrait aussi d’irriguer environ 8.500 ha de terres entre Louga, Thies, Diourbel et Dakar. L’argument avancé par le gouvernement actuel pour enterrer ces deux projets est qu’ils sont coûteux (entre 3.000 et 5.000 milliards de FCFA).  
Devant l’urgente nécessité de faire face à cette crise, devant l’incapacité de nous offrir des alternatives viables et crédibles, mêmes si les deux projets de Diouf sont forts onéreux, ils ont le mérite d’apporter une réponse à un problème complexe. Mais hélas, dans ces genres de querelles politiciennes, dont seul le peuple fera les frais, on peut vérifier encore une fois de plus que le temps politique n’est pas le temps tellurique. Et on comprend bien le refus de ce gouvernement actuel de lancer des actions à long terme dont il ne verra pas le résultat, il ne pourra pas l’inscrire dans son bilan puisqu’il l’initiera et qu’un autre camp le poursuivra. Or, une certaine conception de la politique nous montre qu’on ne peut pas renoncer à bien gouverner au motif que l’on ne peut s’attribuer le mérite d’un résultat à venir après soi.  
 
Moussa DIOP 
CERSO (Paris-Dauphine) 
 
 
Le Soleil: Vendredi 16 Mai 2008 
Thierno Lô aux populations rurales : « Refusez d’être d’éternels assistés ! »  
La situation dans le monde rural a été au cœur du message du député Thierno Lô de Darou Mousty, en tournée politique dans les communautés rurales de Sam Yabal, Touba Mérina, Ndoyène et Mbadiane. Thierno Lô, qui a renoué avec sa base politique, a surtout insisté sur les préoccupations des populations rurales dans un contexte alimentaire actuellement difficile. Pour le député libéral, à entendre ces populations, « on a l’impression que le monde s’effondre alors qu’on a toujours connu ces difficultés ». 
« Par rapport aux solutions, la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance s’offre comme une opportunité à ces populations pour retourner aux vieilles habitudes de la culture de la terre. Nous leur avons tenu un discours de vérité, un discours de valeur et de dignité qui veut que ces populations comptent d’abord sur elles-mêmes. Il faut qu’elles refusent d’être d’éternels assistés. Elles doivent donc aller vers la diversification des cultures », a dit Thierno Lô. Il a, en outre, exhorté les populations à préparer les terres et demander des projets dans le cadre de la Goana pour disposer de semences, d’intrants et de matériels agricoles. Parce que pour Thierno Lô, c’est la seule alternative qui s’offre aux paysans. Le député libéral a, en outre, axé une seconde partie de son discours à la mobilisation des militants de base pour maintenir les acquis du Pds dans les différentes localités où les libéraux restent majoritaires. 
Thierno Lô a, par ailleurs, trouvé légitimes les doléances des populations rurales qui portent, entre autres, sur la disponibilité de l’eau, les pistes de production et sur l’électrification de certaines localités comme Mbadiane. Il a tenu à les rassurer sur le suivi de la prise en charge de ces préoccupations. « Je vous ai compris et j’adhère parfaitement à ces doléances, car c’est notre candidat qui vous avait effectivement promis leur satisfaction », dira-t-il. « Des démarches sont entreprises pour la satisfaction de ces revendications. Je ne peux pas tout vous révéler ici, mais sachez que c’est un dossier que je suis quotidiennement », a conclu Thierno Lô. 
Auteur: Ousmane MBENGUE  
Moustapha Lô, Président de l’Unacois Jappo : « D’ici trois mois, il n’y aura pas de pénurie de riz » 
La conférence de presse de l’opérateur économique Moustapha Tall a permis de lever un coin du voile sur la question de la pénurie annoncée du riz au Sénégal. Une occasion saisie par le Président de l’Unacois Jappo, Moustapha Lô pour préciser « qu’il n’y aura pas de pénurie de riz dans notre pays, d’ici trois mois ». 
 
Une bonne nouvelle pour le Sénégal et les Sénégalais. Il n’y aura pas de pénurie de riz dans notre pays dans les trois mois. Ce sont les assurances données hier par le Président de l’Unacois Jappo Moustapha Lô qui annonce ainsi la disponibilité d’un stock de 230.000 tonnes de riz. Cependant, le Président de l’Unacois Jappo fera vite dans les mises en garde. Et c’est pour signaler que « ce qui est arrivé dans le secteur pétrolier est bien possible dans le secteur du riz ». Estimant les subventions annuelles de l’Etat sur le riz à 36 milliards de francs Cfa, il demandera aux Sénégalais de se préparer à mettre la main à la poche. Car, l’Etat ne pourra pas continuer à subventionner indéfiniment ce secteur. Un autre sujet qui tient à cœur les opérateurs économiques reste le protectionnisme de l’Etat sur le sucre et l’huile. Une protection, soutient-on du côté de l’Unacois Jappo, qui n’a plus sa raison d’être, d’autant plus que la filière arachidière n’existe plus. 
HS/FC 
Pour un dialogue franc entre gouvernement et syndicalistes : Le Cnds demande le bannissement du « bana-bana » dans les négociations  
Au terme de sa cinquième session ordinaire, le comité national du dialogue social (Cnds) s’est résolu à croire que les procédures et le système de négociation entre les syndicats et le gouvernement sont loin d’être les meilleurs. « Toutes choses, dit le Cnds, qui expliquent les échecs répétitifs entre l’Etat et les organisations syndicales ». 
 
Après plusieurs jours de conclave, le comité national du dialogue social (Cnds) a abouti à la conclusion selon laquelle le système de négociation appliqué par le gouvernement et les syndicalistes n’est pas le meilleur. C’est d’ailleurs cela, la raison de l’éternel « turn over » ayant abouti à l’ébullition du front social. « Nous devons, obligatoirement, revoir notre système de négociation si nous voulons avoir un dialogue social direct et franc », a déclaré Youssoupha Wade, Président du Cnds au terme de la 5ème session ordinaire de sa structure. Parce qu’explique-t-il, « ce système est désuet et nous fait perdre beaucoup de temps ». Et pour ce faire, souligne M. Wade, « il faut des données techniques sorties des études pour mener à bien de bonnes négociations au lieu de faire dans le bana-bana (informel) ». Ne prenant nullement part pour l’Etat, le Président du Cnds n’est pas ravi de l’idée « d’envoyer n’importe qui conduire des négociations ». Car, justifie-t-il, « pour réussir une négociation, il est nécessaire de savoir qui va négocier et avec qui ». « Je ne crois pas qu’on assiste à une mauvaise volonté de l’Etat, mais il y a plutôt une problème de mauvaises procédures. Pour négocier avec les syndicats, l’Etat devrait inviter les syndicalistes au moment de l’élaboration du budget », conseille le Président du Cnds, Youssoupha Wade. 
HS/FC 
CONTRIBUTION L'université du désordre 
 
Article Par Arouna BA, Etudiant en physique-chimie à l'UCAD, aronts,  
Paru le Vendredi 16 Mai 2008 
 
Plusieurs décennies durant, elle a été perçue comme l’une des plus prestigieuses de toute l’Afrique. Elle a longtemps fait la fierté de toute une nation, tout un continent, tout un peuple. Elle a produit d’éminents cadres, ingénieurs, professeurs et chercheurs qui rivalisent de compétence dans les plus hauts centres de décisions au Sénégal et partout dans le monde. Elle porte le nom de l’un des plus illustres savants que l’Afrique a vu naître. Elle, c’est l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.  
Aujourd’hui, plus que jamais, cette institution est véritablement "malade". Un mal qui nécessite des remèdes de cheval. Chacune de ses facultés croupit sous la pesanteur d’une myriade de problèmes. Et l'une des plus saillants est assurément les interminables mouvements de grèves qui déteignent sérieusement sur la qualité de l'enseignement. Les cours dorment dans les tiroirs de l'oubli une bonne partie de l'année. Un semestre y dure a peine 10 semaines au lieu de 25 en temps normal. Les programmes n'y sont traités qu'à moitié. Le niveau des étudiants dégringole au fil des ans. Une chute vertigineuse aggravée par des conditions d'études d'une précarité révoltante.  
A la faculté des Sciences et Techniques, le constat est alarmant. Les laboratoires se confondent à des ateliers de forgerons. Des matériels datant de l'âge de la pierre taillée cohabitent dans des locaux d'une vétusté énervante. Les travaux dirigés et pratiques sont bâclés du fait du manque criard d'enseignants dans certains domaines. Sans oublier l'épineuse question de l'effectif qui ne cesse de croître de façon exponentielle. Un problème qui est de loin plus effarant dans les autres établissements. L'exemple le plus battant c'est évidemment la faculté des Lettres qui, conçue pour 1.200 étudiants, flirte aujourd'hui avec les 25.000. Les enseignements s'y déroulent dans une promiscuité hallucinante. Pour un cours devant démarrer à 15 heures, il faut se réserver une place à 12 heures au risque de le suivre debout, à travers les fenêtres ou à même le sol. Les examens se font dans le merdier le plus total. Une situation morose presque similaire à la faculté de Droit ou de Sciences Economiques. Il n'est donc pas étonnant d'entendre la théorie selon laquelle à l'université, la réussite est une exception tandis que l'échec est aujourd'hui érigé en règle générale. L'UCAD est en passe de devenir une superbe "garderie de futurs chômeurs" comme disait le professeur Penda MBOW.  
Et la garde se faisant certainement dans un campus où la vie est à la limite clochardisée. Dans les chambres, les étudiants s'y entassent comme des sardines. Il est fréquent de trouver 6 à 8 personnes loger dans une pièce prévue pour 2. A cela il faut ajouter les interminables et longues queues faites pour n'importe quoi. Même pour prendre une douche le matin c'est la queue dans les toilettes. Incroyable peut-être. Mais telle est la triste réalité. Et ceci n'est que le pic de l'iceberg par rapport à tout le calvaire vécu au quotidien.  
Cependant, un excès de focalisation sur ce tableau extrêmement sombre pourrait occulter d'autres réalités d'une extrême gravité. En effet, il faut bien le dire et le regretter, les étudiants nourrissent un plaisir démesuré pour l'indiscipline et la violence. De plus en plus, la future élite intellectuelle du pays est méprisée comme le plus vulgaire des coxeurs de la gare routière parce que reflétant une sale image. Les habitués de l'avenue Cheikh Anta Diop en savent quelque chose. Pour un oui ou pour un non, c'est la route qui est bloquée. Commence ainsi un spectacle extravagant où de malheureuses forces de l'ordre sèment un parfait désordre en balançant des grenades lacrymogènes sur une masse qui riposte par des jets de pierres. Quelques fois, ce sont des bus qui sont détournés et saccagés. Et l'occasion faisant souvent le larron, certains profiteurs s'empressent de vider la caisse du receveur.  
D'autre part, on assiste chaque jour à de véritables attitudes irresponsables. Devant les restos comme dans les amphis, ce sont des scènes de bousculades tous azimuts. A la fin de chaque mois, c'est la pagaille et le bordel devant les guichets lors du paiement des bourses.  
Mais le plus regrettable, c'est que certains actes de barbaries sont en train de se développer et suscitent un faisceau d'interrogations.  
Comment expliquer le fait que des étudiants aillent jusqu'à séquestrer un membre du personnel administratif dans une chambre pendant 7 tours d'horloge?  
Comment qualifier ces délégués d'amicale qui, armés de barres de fer, machettes et autres armes blanches, s'adonnent au lynchage de leur propre camarade?  
Il est donc compréhensible que certains enseignants se permettent de dresser une égalité mathématique entre les locataires du campus et le troupeau de bœufs d'un berger du Fouta. Quelle honte!!! Temple du savoir, véritable temple du désordre!!!  
L'enseignement supérieur au Sénégal est un vrai fiasco.  
Et le plus écœurant, c'est que malgré leurs semblants d'efforts, les autorités étatiques n'en ont cure. Mais vu la conjoncture politique du pays faite de pillages, de gaspillages et de discours démagogiques, cela n'est point surprenant. Malheureusement c'est encore le bas peuple qui va en pâtir car il va sans dire que les fils de nantis sont bien casés dans les grandes universités européennes et américaines.  
Il est grand temps de s'arrêter et de se faire une profonde introspection afin d'améliorer cette situation plus que déplorable. Que chacun de nous, du plus célèbre des crânes rasés jusqu'au dernier des citoyens, essaie de restaurer certaines valeurs étiques et morales gage du développement d'une nation. Comme disait le plus grand physicien de tous les temps Albert EINSTEIN: "La meilleure chose que l'on puisse faire pour améliorer ce monde c'est de s'améliorer soit même." Sinon, tant que cette crise de valeurs perdurera dans le pays, le Sénégal sombrera dans le sous-développement aussi longtemps que la terre continuera à décrire sa trajectoire elliptique autour du soleil.  
 
 
Anoci  
Même si le 11ème sommet de l’Oci ait vécu, il reste que Karim Wade sera toujours le patron de l’Anoci. À la seule différence qu’elle se déclinera, désormais, sous l’appellation d’Agence Nationale pour l’Organisation et la Construction d’Infrastructures. En d’autres termes, le sigle reste, mais la mission change. Ainsi - outre le suivi des travaux d’infrastructures engagés dans le cadre du dernier sommet de l’Oci et dont certains sont encore en cours de réalisation - l’Anoci «new look» va hériter de toutes les réalisations qui sortiront, sous peu, de terre. Il s’agit, entre autres, du Port du Futur, de l’aéroport de Diass, de la Zone économique spéciale Jafza de Diamniadio et de la route Linguère-Matam. Bref, autant de gros chantiers dont l’organisation, le suivi, voire la construction seront assurés par la nouvelle Anoci. Conséquence, son Conseiller spécial de son père de Président continuera d’avoir la haute main sur les futurs travaux d’infrastructures. Naturellement, selon certains, l’actuelle Directrice générale de l’Apix, Aminata Niane, devrait faire les frais de cette «nouvelle donne». Aux dernières, des proches de Karim Wade soutiennent que «la mission de l’Anoci est bien terminée». Ah, bon ?  
Renfort  
Le Syndicat Autonome des agents des impôts et domaines (Said) s’invite dans la bataille engagée par l’Intersyndicale des centrales. Selon les termes même de M Ousmane Sonko, le Secrétaire général du Said, qui s’est largement expliqué sur les ondes de la Rfm, cette décision a été prise, avant-hier, à l’issue de l’Assemblée générale des agents des Impôts et Domaine qui a pour cadre la Chambre de Commerce de Dakar. Joint au téléphone, M. Sonko ajoute que «c’est à 95% des membres du bureau que la décision de participer au mouvement a été prise». Et de rappeler que le consensus qui avait été trouvé prévoyait 32 milliards au lieu des 5 milliards annoncés par la suite par le chef de l’Etat. L’inspecteur des Impôts et syndicaliste dénonce aussi le statu quo sur d’autres questions qui avaient aussi fait l’objet d’un consensus. «Constaté le blocage, la logique veut donc que nous tirions les mêmes conséquences que les centrales syndicales», déclare Ousmane Sonko. Du grabuge sur le macadam en perspective.  
Moubarack Lo* : «C’est un signal d’alarme» 
«L’intervention de Alex Segura doit être interprétée comme un signal d’alarme face à une situation d’extrême fragilité des finances publiques. Le Sénégal, qui au sortir de la dévaluation de 1994, avait lentement appris à maîtriser son budget, donne aujourd’hui l’impression d’avoir perdu le contrôle des choses. Le pays semble retrouver les errements de l’année 2002 qu’un effort intense, conduit pendant trois années, avait permis par la suite de redresser jusqu’en 2006 qui a ouvert un nouveau cycle de dérapages.  
Par sa prise de position courageuse, M. Segura donne d’une façon un coup de pouce au Premier ministre et au ministère de l’Economie et des Finances qui, de manière manifeste, subissent plus qu’ils ne contrôlent la stratégie globale de gestion financière du pays. Dans les faits, la situation actuelle découle de ce que les argentiers de l’Etat n’ont aucun moyen, sauf à rendre le tablier, de résister aux «orientations» données par la Présidence de la République et qui, par leur fréquence, peuvent perturber le fonctionnement des services financiers, en leur ôtant cohérence et rigueur dans la démarche. C’est cela la vérité. Comme l’a bien relevé le représentant du FMI, la politique de subventions des produits alimentaires et énergétiques s’est révélée à la fois inefficace et inéquitable, profitant pour l’essentiel aux ménages relativement riches. L’idéal aurait été de bien cibler les populations bénéficiaires, en faisant au préalable un travail d’identification des vrais pauvres au sein des communautés, en fixant à priori le montant maximum à leur affecter (se fondant sur les réelles possibilités budgétaires) et en leur distribuant des bons d’achat. Cependant, le Sénégal n’est pas, aujourd’hui, préparé pour prendre en charge la question de la pauvreté de cette manière, contrairement à des pays comme la Tunisie, où un annuaire des pauvres est géré dans chaque quartier et dans chaque communauté de base. Il urge d’adopter un tel système si l’on veut donner un impact décisif aux programmes visant à éradiquer la pauvreté.»  
• Directeur Général Managing Director Emergence Consulting Group / E-mail : lo.emergence@sentoo.sn  
MINERVE - Arrêtez la frime et travaillez ! 
Quel homme responsable et respectueux de ses mandants disait dans une autre vie : «Si dans toutes les familles, le père, la mère et les enfants travaillaient comme nous, le Sénégal aurait vite changé ?» Après les vérités fracassantes et catastrophiques du Représentant-résident du Fonds monétaire international (Fmi) sur la réalité budgétaire, cet homme responsable et respectueux de ses mandants nous renvoie à une image. Celle d’un père à la retraite depuis 20 ans à qui ses enfants remettent 1 million de francs pour les dépenses mensuelles. Lui, frimeur et bonimenteur, charmeur et dépensier, rassemble ses obligés et s’en va s’éclater avec eux, nuitamment. Le lendemain, il n’a de sous ni pour lui-même, ni pour sa famille élargie, ni pour sa cour. Ses enfants, furieux de son laxisme et de son inconscience, lui ferment le robinet. Et, bonjour la vie de galère ! Ce qu’a dit Alex Segura dans notre édition d’hier, relève de la pure évidence : aucun pays au monde, qui plus est ne disposant d’aucune ressource génératrice de vrais revenus, ne peut soutenir le niveau de gaspillage dont se rend coupable l’Etat du Sénégal depuis l’accession au pouvoir d’Abdoulaye Wade, il y a huit ans. Si papa, maman et l’enfant prodigue ne travaillaient que moyennement bien, le Sénégal n’en serait pas à côtoyer les rebords de la banqueroute financière.  
Le concept d’Etat modeste, ce n’est pas que de la rhétorique. C’est la préfiguration et la concrétisation d’une éthique de responsabilité qui range les ressources financières et matérielles de la collectivité sous le sceau du sacré. Or, le sacré, ce régime là n’en connaît mot que par la théorie, les évocations fumeuses, les manipulations à dessein. L’argent des contribuables, le président Wade n’en a fait usage que par rapport à son propre agenda politicien. Les ministres, hommes et femmes, qui jettent, larguent des billets de banque à tour de bras partout où ils passent, ils sont sous la responsabilité de Me Wade. Les visiteurs qui sortent de la Présidence, les poches ou le caftan remplis de billets de banque, ils viennent de chez Me Wade. Comme les 1 400 pèlerins gracieusement envoyés à la Mecque, pécule en poche, pour services rendus à l’Organisation de la conférence islamique. Le mauvais exemple, fondateur des dérives, c’est le président de la République qui le donne, sempiternel voyageur aux quatre coins de la terre en vols spéciaux avec sa cour, aux frais du contribuable ou grâce à des fonds incontrôlés -ce qui revient au même dans les deux cas. C’est la gabegie qui inspire le pouvoir. Les enseignants, les professeurs d’université, les couches défavorisées de la population en paient les pots cassés. Ce n’est pas le problème de Me Wade. Mais une vérité s’impose : les citoyens n’acceptent aucun sacrifice si l’Etat se morfond dans l’arrogance et l’immodestie.  
Qu’Alex Ségura s’exprime avec gravité et responsabilité pour une mise en garde solennelle, c’est un message d’avertissement qui est adressé au Sénégal et à ses dirigeants par le système financier international dominant, auquel ils ont adhéré en toute liberté. Au-delà de l’«alerte rouge» du Fmi, trois urgences s’imposent : revenir à l’abécédaire du binôme recettes-dépenses, pousser le ministère de l’Economie et des Finances à cesser d’être un simple collecteur d’argent pour assurer la plénitude de ses prérogatives, remettre la présidence de la République à sa place. Avec la suppression programmée des subventions sur les produits alimentaires et énergétiques, Me Wade doit forcément inaugurer une présidence modeste. Comme il ne l’a jamais été en soixante mois de bamboula sans fin. Il faut travailler et arrêter la frime.  
Momar DIENG  
SOCIETE CIVILE - Le décryptage de Mohammadou Mbodj, coordonnateur du Forum civil : «La récurrence du discours annonce le niveau de gravité de la situation économique» 
L’alerte lancée hier dans nos colonnes par le représentant-résident du Fonds monétaire international (Fmi) à Dakar a été d’une tonalité qui instruit sur la gravité de la situation économique et financière que traverse le Sénégal, dans un contexte d’envolée d’une crise alimentaire. C’est la lecture qu’en fait le coordonnateur du Forum civil, Mohammadou Mbodj, pour qui, au-delà des «précautions sémantiques», Alex Ségura, le représentant-résident du Fmi au Sénégal, questionne le train de vie dispendieux d’un Etat qui n’a plus de crédibilité économique, financière et sociale.  
Dans l’édition du Quotidien hier, Alex Ségura, représentant-résident du Fmi au Sénégal affirmait en substance que «bientôt, les salaires des fonctionnaires pourraient ne pas être payés», que «le système budgétaire ne tient plus» et mieux, «l’Etat doit 150 milliards au secteur privé». Décryptant ce discours de cette voix autorisée du Fmi, Mouhamadou Mbodj, coordonnateur du Forum civil, fait remarquer d’abord qu’il s’agit de «la deuxième sortie (de M.Ségura, sur la même tonalité». Pour lui, agissant en tant que conseiller économique du gouvernement, Alex Segura «sonne l’alerte», après celle du directeur des opérations du Bureau régional de la Banque mondiale, Mandani Sy qui, «sur certains aspects, consolident les sorties du représentant-résident du Fmi».  
Autre remarque formulée par M. Mbodj qui rappelle au passage le récent séjour de l’équipe du Fmi au Sénégal : «C’est probablement l’Etat lui-même qui a fourni les données», car la Banque mondiale, tout comme le Fmi prennent les informations à bonne source. Le coordonnateur du Forum civil est persuadé que «les mêmes informations sont à la disposition de l’Etat». Le ministre de l’Economie, le Premier ministre et le chef de l’Etat sont au même niveau d’informations que Alex Ségura du Fmi et Madani Sy de la Banque mondiale, relève notre interlocuteur. Pour ce dernier, «les sorties de Alex, c’est probablement une forme d’appel à la réaction» en direction de «l’Etat qui ne fait rien».  
Après ce niveau d’analyse, Mouhammadou Mbodj, comme pour dire que l’Etat n’est pas surpris par la sortie de Alex Ségura. «Il n’y a, selon lui, que le citoyen x, qui n’a pas accès à ces informations, qui peut être pris de court» et non «ceux qui sont en mesure de décider et de gérer cette situation». Mais, la question que se pose M. Mbodj est «pourquoi ils ne réagissent pas». Sa certitude, cependant, est que la tonalité du discours du représentant du Fmi, malgré les précautions sémantiques, se circonscrit autour «du train de vie de l’Etat». En clair et en substance, «c’est le train de vie de l’Etat qui est questionné», d’un Etat qui vit au-dessus de ses moyens. Le coordonnateur du Forum civil trouve que ce qui est en jeu, «c’est la crédibilité économique et financière» de l’Etat sénégalais qui «n’arrive plus à respecter ses engagements». Selon Mouhammadou Mbodj, cette «situation alarmiste» doit être perçue dans le contexte d’une «crise de l’envolée des produits céréaliers» avec en toile de fond, «le stock qui va finir en août», l’appauvrissement définitif du monde rural «après huit années de campagnes agricoles désastreuses» et «un état de pauvreté généralisé». A ce titre d’ailleurs, M. Mbodj rappelle la sortie du directeur de la Prévision et des études économiques (voir Le Quotidien n°1574 du mardi 8 août 2008), indiquant que même si l’indice de la pauvreté s’est amélioré, il y a plus de pauvres, aujourd’hui, qu’il y en avait, il ya quelques années. Au total, on a donc trois sources différentes qui renseignent sur la gravité de la situation, même si «ces institutions empruntent souvent le style voilé pour parler de choses très graves». Le coordonnateur du Forum civil affirme que «la récurrence du discours, dans une période très limitée, annonce le niveau de gravité de la situation économique» du Sénégal. «Face à un mal», M. Mbodj soutient qu’il y a deux attitudes à prendre. Soit «une attitude de responsabilité consistant à reconnaître le mal, à tenter de le circonscrire et le guérir», soit celle qui consiste à «jouer à l’irresponsable en tentant de nier la réalité des choses». C’est sous ce rapport que Mouhammadou Mbodj évoque «la responsabilité en matière de gouvernance» pour dire que c’est au gouvernement, à l’Etat, donc ses animateurs, que l’on a confié la vie et l’avenir des dix millions de Sénégalais «pour qu’ils répondent aux demandes citoyennes». Hélas, «visiblement, il y a énormément de difficultés pour y faire face». QUE FAIRE FACE AU MAL  
Après la lecture de cette situation économique et financière aux tendances lourdes, voire inquiétantes, Mouhamadou Mbodj pense que «le premier réflexe consisterait à revenir à la loi de février 2008 sur la croissance économique accélérée» ; une loi qui, en son chapitre 2, article 3, parle de la nécessité d’un pacte pour l’émergence «qui renvoie à un besoin de concertation de tous les acteurs dans le champ économique du pays». Cela, pour construire les consensus indispensables. Pour Mouhammadou Mbodj, étant donné que «ce pacte était adossé à des prévisions plus optimistes, il faut simplement maintenir le cap de cette concertation», en prenant en compte les déséquilibres qui ont surgi. «Cela renvoie à la pertinence des Assises que propose une bonne partie de l’opinion et que l’Etat ne peut plus différer», note-il. Ce qui fonde sa position, c’est que «l’Etat est très peu crédible financièrement et économiquement. Il est très affecté dans ses capacités financières et il est contesté socialement de partout par les mouvements sociaux, les syndicats notamment». M. Mbodj rappelle que l’Etat n’arrive pas à satisfaire en 2008, les revendications de 2003-2006. Ce qui constitue la preuve de sa «perte de crédibilité financière et sociale» qui ne peut être réglée par un enfermement «dans une «politicisation» excessive d’une situation dangereuse pour les dix millions de Sénégalais». Pour notre interlocuteur, «les actes que Abdoulaye Wade va prendre n’auront pas d’effets uniquement sur lui et son entourage, mais sur les dix millions de Sénégalais». Par conséquent, «c’est ça qui devrait l’interpeller en termes de responsabilité, car s’il ne s’agissait que des affaires de Wade ou de sa famille, personne ne s’entêterait à appeler le Président à se mobiliser et à mobiliser le pays». Or, «c’est une question qui nous concerne tous ; certes, nous ne sommes pas responsables des actes qui ont conduit à cette situation, mais nous en payons les frais. Et pour cette raison, le Président doit redescendre sur terre et parler aux Sénégalais qui subissent cette situation qu’ils n’ont pas produite», affirme Mouhammadou Mbodj, pour qui, le débat posé, ce sont les mesures d’urgence à prendre. Pour cela, il plaide pour une mobilisation du secteur privé, car «il faut un consensus, un échéancier pour liquider la dette intérieure et permettre aux entreprises de ne pas tomber en faillite». La solution est aussi dans «la recherche des niches d’argent mobilisables dans le budget et les coquetteries institutionnelles de l’Etat politicien». C’est pourquoi, le coordonnateur du Forum civil propose la dissolution «du Sénat de Pape Diop» et, au besoin de l’Assemblée nationale pour réduire ensuite le nombre des députés. Il faut aussi une diminution du nombre de ministères pour une quinzaine seulement. La réduction du train de vie de l’Etat intègre l’élimination des agences qui, de 52, ont vu dans la semaine écoulée, s’y ajouter quatre autres. Tout comme, il va falloir fermer certaines agences diplomatiques. Dans la même veine, il faut qu’on arrête les 4x4 que l’on a donnés, les véhicules aux présidents de communautés rurales, les 1400 billets à la Mecque. A cela s’ajoute l’arrêt du projet de création des trois nouvelles régions que sont Sédhiou, Kolda et Kédougou, car selon M. Mbdoj, cela suppose une nouvelle administration, de nouveaux services régionaux, avec des dotations en carburant, en budget, etc. Dans la série des mesures d’urgence doit figurer l’arrêt des locations d’avion par le Président qui, propose-t-il, ne doit pas quitter pour un an le sol sénégalais à titre d’exemple pour tout le monde, car à ce niveau, «il y a un déficit d’exemplarité dans les sacrifices que l’on demande au peuple».  
Mouhamadou Mbodj propose aussi un retour «à l’unicité des caisses dans la gestion de l’argent public ; il faut que le Trésor soit le passage obligé des financements reçus par le Sénégal». Pour lui, il faut aussi que l’on dise aux Sénégalais combien a reçu l’Anoci et où cet argent a été placé, car «dans les textes de cette agence, il était prévu qu’il y ait des possibilités de placement de cet argent». En clair, «il va falloir inventorier les niches de gaspillages où on peut faire des économies d’échelle». Et «pour le faire radicalement, il faut une commission tripartite, société civile-secteur privé-Etat –on pourrait y ajouter les partenaires techniques et financiers- pour décider de ce programme qui va auditionner tous les secteurs et savoir là où il faut charcuter». En attendant, ce sont là, entre autres, les mesures identifiées par le coordonnateur du Forum civil «pour pouvoir réinstaller l’Etat dans sa crédibilité».  
Soro DIOP  
OPPOSITION - A propos de l’alerte sonnée par Alex Segura : L’Etat et le Fmi, tous responsables ! 
Après la sortie de Alex Segura, représentant du Fonds monétaire international (Fmi) au Sénégal, l’opposition distribue les mauvais points. Pour elle, l’Etat du Sénégal est «irresponsable», mais le Fmi savait tout et ne l’a pas dit à temps.  
«D’accord ! Mais, pourquoi maintenant ?» Cette interrogation résume l’attitude de l’opposition après la sortie de Alex Segura, représentant du Fonds monétaire international (Fmi) au Sénégal, annonçant une possible banqueroute des finances publiques du Sénégal. En fait, des leaders de l’opposition, membres du Front Siggil Senegaal, pensent que la gestion «gabégique du régime libéral et son train de vie dispendieux», dont parle M. Segura, a été longtemps décriée. Abdoulaye Bathily de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt) soutient que les insinuations du représentant du Fmi «ne sont que le coude de l’affaire ; la situation est beaucoup plus grave». Il pense que le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, et son régime sont «totalement irresponsables» et ils sont en train de conduire le pays dans le gouffre. D’ailleurs, poursuit-il, ils ont tiré la sonnette d’alarme à temps, en appelant les populations à se mobiliser pour «éviter l’irréparable».  
Cet appel, Massène Niang du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu) trouve qu’ils l’ont fait depuis longtemps, en sensibilisant les masses sur la «banqueroute» qui guette le pays. «Où était le Fmi ? Qu’est-ce qu’il faisait ?», se demande M. Niang. Et de regretter : «Ils ont attendu la catastrophe pour parler !» L’avis de M. Niang est que le Fmi est un partenaire du Sénégal : «Ils ont un contrat financier avec le pays et ils produisent des rapports annuels sur la situation financière de l’Etat.» A partir de ce moment, le Fmi connaissait «les folies dépensières du régime», mais n’a rien fait pour l’arrêter. Qu’est-ce qui empêchait cette institution, qui a des pouvoirs certains sur le régime, de servir des sommations pour les dissuader, se demande-t-il. Hélas, il semble que le Fmi «cherche des mauvais élèves, des pays qui gèrent mal» pour mieux dicter sa politique, qui n’arrange pas toujours les populations les plus démunies, se désole Massène Niang qui affirme, en définitive, que «le Fmi n’a plus rien à dire».  
Cette réserve de Massène Niang est, partagée par El Hadji Momar Sambe, leader du Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (Rta-S). Mais M. Sambe pense que le Fmi avait, quand même, tiré la sonnette d’alarme en soulevant la question «des dépenses prioritaires». C’était une manière diplomatique d’alerter l’opinion sénégalaise sur la crise qui s’annonce. Seulement, les préoccupations du Fmi ne sont pas celles des masses, précise M. Sambe. En effet, explique-t-il, cette institution du système des Nations-Unies est surtout gênée par la subvention que l’Etat du Sénégal apporté sur les prix. En réalité, éclaire-t-il, le Fmi veut appliquer «la vérité des prix» ; ce qui risque de plonger les masses pauvres dans le désarroi total.  
M. Sambe soutient que tout cela n’est que le résultat de «l’irresponsabilité» des tenants du pouvoir, qui sont plus préoccupés à dépenser des milliards pour louer un bateau ou faire des routes, au moment où le pays a faim.  
Cheikh Fadel BARRO  
Produire ou périr 
 
 
Maintenant que les rancœurs commencent à s’estomper, maintenant que les polémiques subjectives et/ou émotives entre amateurs de la hideuse politique politicienne ont laissé la place à un débat serein et responsable, le citoyen que je suis, peut se prononcer sur la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance lancée par le chef de l’Etat. Dire que tous les pays (riches, peu riches, pauvres et très pauvres) sont confrontés à une profonde crise alimentaire relève de la tautologie. Céréales (surtout le riz), produits laitiers et huiles végétales sont devenus des denrées rares sur le marché mondial. Et comme le dit l’adage, ‘tout ce qui est rare est cher’.  
Toutes conditions étant égales par ailleurs, cette situation va encore se prolonger pendant longtemps. En effet, avec les changements climatiques sur lesquels la communauté internationale semble impuissante, les grands pays asiatiques producteurs de riz (Chine, Inde, Thaïlande, Viet Nam, Birmanie) continuent à perdre d’importantes surfaces rizicultivables, conséquences d’inondations destructrices d’une part et, d’autre part, de la compétition entre l’agriculture et le couple infernal urbanisme/industrialisation. En 15 ans seulement, la Chine a perdu 4 millions d’hectares de terres naguère rizicultivables. Ce qui a fait passer sa production de 192 millions de tonnes en 1990 à 182 millions de tonnes en 2005. Hier autosuffisante, elle est devenue aujourd’hui importatrice de riz pour compléter la nourriture de son milliard et demi de personnes. Donc, elle se présente sur le même marché du riz que le lointain petit Sénégal qui compte à peine 12 millions d’habitants. Or, dans ce marché, les avantages compétitifs ont, depuis l’avènement de la mondialisation, supplanté les avantages comparatifs pour reprendre la belle formule de Lionel Stoléru.  
D’après les experts, seul 7 % de la production mondiale de riz était échangé sur le marché, les 93 % restants étant auto-consommés par les pays producteurs. Avec la course effrénée dans la production de biocarburants, ces 7 % continueront inexorablement à baisser. Dr Jacques Faye a déjà, avec pertinence, compétence et humour, attiré l’attention sur la très prochaine farouche compétition entre le magasin d’alimentation en céréales et la pompe à essence.  
Devant cette situation se pose la lancinante question de Vladimir Lénine à savoir ‘Que faire ?’. Devons-nous, pouvons-nous attendre l’irréparable ? Le pays étant attaqué par un ennemi extérieur fortement armé (le marché mondial), le président Wade, chef suprême des armées, a lancé la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance. Pour certains, ses grandes ambitions (3 millions de tonnes de manioc, 2 millions de tonnes de maïs, 500 mille tonnes de riz, 2 millions de tonnes pour les autres céréales) relèvent du rêve ; pour d’autres, non. Paradoxalement, les deux camps disent tous la même chose. Toutes les grandes réalisations que connaît le monde, sont parties de rêves souvent plus fous les uns que les autres. Lorsque, pour ne pas se laisser distancer par l’ex-Urss, le défunt président John Kennedy avait lancé le grand programme de conquête spatiale, peu de ses compatriotes l’avaient pris au sérieux. Pourtant, au moment où ces derniers se recueillaient dans les églises et les temples pour commémorer le 4e anniversaire de son assassinat intervenu en 1962, le cosmonaute John Eldrin et ses compagnons de la mission Appolo hissaient le drapeau américain sur la lune. Le rêve fou d’un président ambitieux pour son pays venait de reléguer au loin Youri Gargarine et l’expérience de Laïka, la chienne russe à bord de Spoutnick. Plus près de nous, lorsque le président Wade avait lancé en 2004 les grands travaux infrastructurels, plusieurs de nos compatriotes avaient des doutes. En moins de trois ans, ce rêve fou d’un autre président ambitieux pour son pays s’est réalisé : Dakar est devenu comme Paris. C’était là aussi le rêve du premier président sénégalais.  
La Goana (autre rêve fou) peut et doit réussir. De toutes façons, entre produire ou périr, nous n’avons qu’un choix. Certes, c’est une question de sécuritaire alimentaire, mais c’est aussi une question de dignité et de fierté nationales. Alors, arrêtons les palabres inutiles et, tous, ceignons-nous les reins pour ‘creuser, fouiller et bêcher’.  
Alassane Oumar BA Villa 091, Cité Lobatt Fall  
 
 

 

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