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E N F I N
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Par devoir citoy
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
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mépris inaccepta
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Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
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Les masques tomb
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AU -D E L A
une priorité
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qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
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l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
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Machiavel
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L’Etat a t-il
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père & fils
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UBUESQUE
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LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
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sortie de crise
implosion social
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CONFLAGRATION
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MENSONGES
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SORTIE
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TEST
TRIBUNAL
Faillite
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Citoyens et patr
Subordination
Conseil constitu
de mal en pis !
Impasse
pour le REPOS
S E U L S
exigence populai
une génération g
L’élection prési
PSERIGNE DIOP
la postérité
G A L E R E
en DANGER
Ce que Wade
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Quand les mouton
FAUX DEBAT POLIT
Les Mercenaires
Et si le préside
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LA METHODE
Abdoulaye Wade :
Le Président Wad
le Sénégal méri
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Mauvais présage
quelles conséque
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Candidature de
candidat consen
Macky
incertitudes
le Sénégal tombe
facebook s'invit
DESENGHORISER
nonagénaire grab
Réagir ou Périr
Mes chers compat
Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
candidats déclar
IMPROBABLE
‘Nguur kenn du k
Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
la ‘cécité de Be
Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
RESPONSABILITES
Le soleil se lev
S T O P
D E F I A N C E
peuple gibier
WAKH WAHET
De l’art de (mal
SE L E V E R
Le bien public
ADRESSE AUX REPU
conscience citoy
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analyses & commentaires

Le taux de participation aux législatives, sujet de commentaires 
04 Juin 2007 14:30 heure de Dakar 
 
(APS) - Le scrutin pour les élections législatives du 3 juin est à la  
une 
de la quasi-totalité des quotidiens reçus lundi à l'Agence de presse 
sénégalaise, les journaux mettant notamment enb vedette le faible taux  
de 
participation et l'avance prise par la coalition Sopi face à ses 13 
concurrents. 
 
Pour Walf Grand-Place, c'est ‘'s'en fout les députés'', parlant de 
‘'boycott par-ci'' et d'abstention ‘'par-là''. Le journal cite la tête  
de 
liste de la coalition Sopi 2007, Macky Sall, qui situe le taux de 
participation ‘'entre 38 et 40 %''. 
 
Pour Walf Grand-Place, la prochaine Assemblée nationale sera ‘'légale  
mais 
illégitime'', soulignant qu'ils ont été ‘'peu de Sénégalais à avoir  
fait 
le déplacement hier (dimanche) pour accomplir leur devoir de vote''. 
‘'Qu'à cela ne tienne ! L'Assemblée issue de ce scrutin sera bel et  
bien 
légale. Mais la légitimité de la prochaine législature est sérieusement 
entamée'', poursuit le quotidien. 
 
Sud Quotidien assimile ce taux de participation à de ‘'la défiance''.  
Dans 
une analyse du scrutin intitulée ‘fiasco électoral', le journal estime  
que 
le vote du 3 juin doit d'abord être apprécié, par rapport à lui-même,  
mais 
également en relation directe avec le contexte politique dans lequel il  

été organisé. 
 
‘'Il est donc utile, écrit Sud, de ce point de vue, de rappeler ce que  
le 
Premier ministre, Macky Sall, disait au cours de la campagne :! +dans 
cette élection, le principal enjeu demeure le taux de participation+.  
Sous 
ce rapport, force est de constater que le pouvoir en place a perdu la 
bataille.'' 
 
Selon le quotidien, ‘'quel que soit le taux officiel qui sera publié 
demain par la Commission nationale de recensement des votes, les  
électeurs 
sénégalais ont boudé les urnes de façon nette et claire''. L'analyste 
rapporte les estimations faisant état d'un taux de participation  
‘'global 
et définitif de l'ordre de 30 à 35 %''. 
 
L'Observateur rend compte de la ‘'bataille de la participation'',  
relevant 
à sa une que ‘'tout le monde (partisans du boycott comme mouvance 
présidentielle) jubile''. Le journal illustre sa manchette de photos de 
leaders de partis ayant décidé de boycotter et de Macky Sall, tête de 
liste de la coalition Sopi, faisant tous le signe de la victoire. 
 
Ce sentiment de victoire que réclament les deux camps inspire Le 
Populaire. ‘'Chaque camp crie...Hourra !'', résume le quotidien  
estimant 
que l'opposition a provoqué ‘'le plus faible taux de participation à  
une 
élection'' alors que la coalition Sopi 2007 ‘'s'enorgueillit d'avoir 
remporté tous les départements''. 
 
Selon Le Populaire, le chiffre de 39,45 % comme taux de participation,  
est 
le ‘'pire'' enregistrée depuis 1998. et pour le billettiste, les 
responsables libéraux ont engagé la bataille de la Com' pour justifier  
le 
fort taux d'abstention. 
 
‘'Bien avant même la fermeture des bureaux de vote, on savait que +les 
législatives ne mobilisent nulle part. même en France, cela va être le 
prochain scénario+'', écrit le quotidien faisant la comparaison avec  
les 
élections de 2001 pour lesquelles ‘'non seulement les électeurs  
s'étaient 
rendus en masse aux urnes, mais avaient plébiscité le liste bleue''. 
 
Le Populaire ajoute que pour le référendum constitutionnel, c'était une 
‘'vraie déferlante populaire'', au point que le journal se demande sur  
un 
ton teinté d'ironie : ‘'mais alors qu'est-ce qui a changé entre-temps, 
sinon qu'il y a plus de routes, que le Sénégal se porte mieux à en  
croire 
les libéraux ? Logiquement alors...'' 
 
Express News estime à sa une que ‘'Macky (Sall) défend son taux de 
participation de 38 à 40 %'', la où L'Actuel parle d'élections  
‘'clames'' 
et de ‘'faible participation''. Thiey Le Journal relève que la tête de 
liste de Sopi 2007 ‘'triomphe sans gloire''. Macky Sall, signale pour  
sa 
part Wal Fadjri, a été ‘'battu par abstention''. 
 
Le Matin parle de ‘'victoire du boycott'' et de ‘'défaite de la 
démocratie''. Ce journal parle aussi des ‘'deux vainqueurs'' du scrutin  
de 
dimanche. Selon Le Matin, ‘'le Sénégal a vécu une élection inédite avec 
deux vainqueurs. Le Pds a remporté le scrutin et le Front +Siggil 
Senegal'' boycotteur, réclame lui aussi une victoire''. ‘'Tout cela  
montre 
que notre pays est spécial à l'image de son président qu'on a qualifié  
de 
spécial...'' 
 
Le Soleil note que pour ces législatives, on va ‘'vers une victoire de  
la 
coalition Sopi'', relevant aussi une ‘'baisse du taux de  
participation'' 
estimée 38 % aux première estimations. Dans son éditorial, le quotidien  
se 
penche sur l'attitude des partis d'opposition ayant décidé de boycotter  
le 
scrutin. 
 
‘'Gagner sans participer : telles est la gymnastique politique à  
laquelle 
se livre une partie de l'opposition au régime du président de la 
République, Me Abdoulaye Wade'', note l'éditorialiste du Soleil  
soulignant 
qu'il s'agit là d'un ‘'curieux exercice que celui d'un jeu où l'on  
cherche 
à remporter la mise aussi bien à pile qu'à face !'' 
 
Se fondant sur le ‘'très faible taux de participation'', le Quotidien 
estime qu'avec ces législatives, le président Wade a ‘'gagné'' et 
‘'perdu''. Le commentateur du journal parle de ‘'pari perdu'' pour le  
chef 
de l'Etat, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds, au 
pouvoir). 
 
‘'En toute logique, écrit Le Quotidien, le président Abdoulaye Wade  
doit 
tirer les conséquences politiques de cet échec qui est d'abord le sien.  
Il 
est temps de revenir à un processus politique civilisé, sérieux et  
décisif 
parce qu'il n'est plus possible de maintenir le climat actuel.'' Pour  
le 
commentateur du journal, ‘'la défiance populaire observée dans les 
scrutins de ce dimanche met en lumière le contentieux né de l'élection 
présidentielle''. 
 
En sport, les journaux reviennent tous sur le match nul décroché samedi 
par les Lions du Sénégal face aux Taifa Stars de Tanzanie en  
éliminatoires 
de la Coupe d'Afrique des nations 2008. La plupart d'entre eux  
soulignent 
que l'équipe nationale reste leader de son groupe. 
 
 
l'observateur: 
BATAILLE DE LA PARTICIPATION : TOUT LE MONDE JUBILE L'Opposition  
pavoise, 
Abdou Diouf boycotte le "Front Siggil Sénégal", Macky Sall parle de  
taux 
honorable d'environ 40% et près de 130 sièges pour la "Coalition Sopi 
2007" 
 
 
Article Par LA REDACTION, 
 
 
Paru le Lundi 4 Juin 2007 
 
L'Opposition pavoise, Abdou Diouf boycotte le "Front Siggil Sénégal", 
Macky Sall parle de taux honorable d'environ 40% et près de 130 sièges 
pour la "Coalition Sopi 2007" 
35 DÉPARTEMENTS GAGNÉS, ENTRE 38 ET 40% DE TAUX DE PARTICIPATION Macky 
crie victoire 
 
 
Article Par Latir MANE, 
 
 
Paru le Lundi 4 Juin 2007 
 
Comme lors de la présidentielle, Macky Sall a fait face à la presse,  
hier 
soir, pour donner les premières tendances des législatives qui sont 
favorables à la coalition Sopi 2007, sur le plan politique et  
stratégique. 
L’ambiance au quartier général du Parti démocratique sénégalais (Pds)  
n’a 
pas été comme lors de la présidentielle, mais la victoire n’a pas  
manqué 
au rendez-vous. «La Coalition Sopi 2007 a obtenu plus qu’une majorité 
absolue d’après les premières tendances des élections législatives».  
C’est 
Macky Sall, tête de liste de la coalition Sopi 2007, qui a tenu ses  
propos 
hier soir face à la presse. Et d’après ses informations, sa coalition a 
remporté l’ensemble des 35 départements du Sénégal, et a même obtenue  
une 
majorité qualifiée à l’Assemblée nationale. Et ce n’est pas tout, 
finalement le taux de participation se situe entre 38 et 40%. Un taux 
acceptable si «on le compare au taux de participation des législatives 
précédentes, surtout que celle de 2007 l’emporte un peu sur les autres  
du 
fait du fichier électoral qui compte environ 5 millions de sénégalais». 
Seule la victoire est belle ! Et ce n’est pas Macky Sall qui dira le 
contraire surtout après avoir eu le sentiment d’avoir réalisé son  
objectif 
politique : «donner une majorité confortable à Me Abdoulaye Wade pour 
qu’il gouverne tranquillement». Macky déclare ne pas avoir de honte par 
rapport à sa victoire obtenue face à une opposition honorable. Car pour 
lui «qui peut le plus peut le moins», et face à l’opposition  
boycotteuse, 
laminée lors de la présidentielle, la situation aurait été similaire.  
Pour 
ce qui est de la suite, Macky signale qu’il n’est pas carriériste, ni 
attaché à des fonctions. Donc sa prochaine fonction dépendra de Me Wade 
envers qui il reste un soldat entier. 
 
 
 
 
Taux de participation Les Sénégalais boudent Me Wade 
 
 
Article Par SERIGNE SALIOU SAMB, 
 
 
Paru le Lundi 4 Juin 2007 
 
Avec un taux d’abstention record de près de 75%, l’opposition  
boycotteuse 
pavoise. De Dakar à Kolda en passant par Diourbel, Kaolack et  
Tambacounda, 
le constat est le même. Les Sénégalais ont en majorité boudé les urnes. 
Avec les résultats qui se dessinent, la coalition Sopi arrive en tête  
avec 
près de 63% des suffrages. Un score qui laisse augurer la possibilité 
d’avoir uniquement 3 voire 2 groupes parlementaires à l’Assemblée 
nationale. 
Malgré la descente sur le terrain du président de la République, les 
citoyens du pays de la « téranga » ne se sont pas massivement rendus  
aux 
urnes. Durant toute la journée d’hier, les responsables libéraux et  
leurs 
alliés de la coalition Sopi ont multiplié les appels du pied pour  
inciter 
les Sénégalais à s’acquitter de leur devoir civique. Mais les électeurs 
ont préféré rester chez eux. Et après la fermeture des bureaux de vote,  
le 
constat a été le même à l’échelle nationale. Le taux de participation a 
été très faible. D’après les estimations faites par les services de la 
Rfm, il tournerait autour de 25% des prés de 5 millions d’inscrits sur  
les 
listes électorales. Un taux loin de celui de la présidentielle de  
février 
dernier, qui était de 71%. Jamais dans les annales de l’histoire  
récente 
du Sénégal, une élection n’a été aussi boudée par les citoyens. 
 
Vers la constitution de 2 ou 3 groupes parlementaires 
 
La 11e législature du Sénégal qui démarre avec plusieurs surprises 
pourrait se caractériser par l’existence de 2 ou 3 groupes  
parlementaires. 
Car avec le nombre de députés qui de 150, il faudra 15 élus pour former  
un 
groupe parlementaire. A côté de la coalition Sopi qui avoisine les 126 
députés, seuls deux autres groupes parlementaires pourraient être 
constitués au maximum. Après la proclamation officielle des résultats, 
l’heure sera donc aux négociations et autres conciliabules en vue de 
s’allier pour la constitution des groupes parlementaires. Autant de  
signes 
qui préfigurent d’un hémicycle perçu comme la voix de son maître, celle  
du 
président Abdoulaye Wade. Même si la presque totalité des listes qui  
ont 
participé aux législatives, seront représentées à l’Assemblée  
nationale. 
 
 
 
 
FAIBLE TAUX DE PARTICIPATION AUX LEGISLATIVES L’Opposition gagne sa  
bataille 
 
 
Article Par HAROUNA FALL, 
 
 
Paru le Lundi 4 Juin 2007 
 
Les leaders du front Siggil Sénégal ont fêté hier chez Amath Dansokho  
la 
victoire du boycott des élections législatives du 03 juin 2007qui a 
enregistré sur le plan national un faible taux de participation. 
Les leaders du front Siggil Sénégal étaient hier au grand complet, à 
l’exception de Moustapha Niasse, secrétaire général de l’Alliance des 
forces du progrès (Afp) et d’Idrissa Seck président de Rewmi, pour  
fêter à 
leur manière la victoire du boycott. Entre félicitations et accolades,  
des 
« V » de la victoire. Dans son adresse à la presse, le porte-parole du 
jour Madior Diouf, a indiqué que Me Abdoulaye Wade a joué et il a  
perdu. 
Par conséquent, il doit partir. Pour Madior Diouf, Me Wade s’est  
investi 
personnellement dans cette campagne électorale en descendant sur le 
terrain. Il doit tirer toutes les conséquences du boycott des élections 
législatives par la plupart des Sénégalais. Ce qui est avant tout,  
selon 
M. Diouf, une défaite personnelle du président de la République. A l’en 
croire, jamais au Sénégal les élections législatives n’ont connu une  
telle 
désaffection. C’est un échec pour Me Abdoulaye Wade. Et de poursuivre  
que 
le faible taux de participation est une victoire du peuple sénégalais  
qui 
a refusé le hold-up électoral du 25 Février 2007. A l’intérieur du  
pays, 
les militants du front « Siggil Sénégal » se réjouissent de ces  
résultats. 
Il a aussi alerté que le régime est en train d’essayer de gonfler les 
résultats du vote. Et que dans certaines localités comme à Sédhiou, le 
vote nocturne se prépare. Auparavant, Madior Diouf s’est réjoui de la 
bonne application du boycott des élections législatives. Il a remercié  
au 
nom du front « Siggil Sénégal » les militantes, les militants, les 
responsables à tous les niveaux, les démocrates et les patriotes. Le  
front 
Siggil Sénégal, après cette « victoire » ne compte pas s’arrêter en si  
bon 
chemin. Dès ce matin, les leaders du front se donnent rendez-vous chez 
Amath Danskho pour évaluer les autres phases du plan d’action et  
dérouler 
un autre programme. 
 
Le quotidien: 
SCRUTINS DU 3 JUIN / AMBIANCE - La mobilisation fait faux bond : Les 
électeurs tournent le dos aux urnes 
 
C’était un combat qui mettait aux prises les camarades de Amath  
Dansokho 
(le Front «Siggil Sénégal») et le camp de Abdoulaye Wade. Un défi qui 
était à relever, des deux côtés. Et, la bataille semble être remportée  
par 
l’opposition «significative» qui a prôné le boycott des élections 
législatives. La Coalition Sopi 2007 et les autres partis et coalitions  
de 
partis concourrant à la députation n’ont fait que constater les dégâts. 
Mais, de toute l’histoire politique du Sénégal, jamais une élection n’a 
été aussi terne, aussi faible en participation. 
 
Boycotter. Les Dakarois peuvent, désormais, conjuguer ce verbe à toutes 
les personnes. C’est du moins ce qu’ils ont montré, hier dimanche, lors 
des scrutins pour les élections Législatives. Les partis et coalitions  
de 
partis ont beau appelé les populations à se rendre massivement aux  
urnes. 
Mais que nenni. Un niet total des citoyens est passé par là. C’est  
dire, 
donc, que cela est tombé dans les oreilles de sourds. Ces scrutins 
(proportionnel et majoritaire) rappellent, à quelques exceptions près, 
certains des années 80 et 90 où le taux de participation était très 
faible. Une participation nulle. 
 
L’ambiance du scrutin présidentiel du 25 février dernier n’a pas été, 
cette fois-ci, au rendez-vous. Partout, à travers les centres de vote  
de 
la capitale sénégalaise, la remarque est la même. C’est le «désert»  
total. 
Une ambiance morose. Pire, des irrégularités sont notées dans certains 
bureaux de vote. Si ce n’est pas le président qui est absent, c’est le 
secrétaire ou l’assesseur. Même le centre de vote de l’école  
franco-arabe 
de Point E où a voté le président de la République, Abdoulaye Wade, n’a 
pas échappé à l’abstention massive des populations. EIles se sont  
passées, 
certainement, le mot d’ordre. 
 
En outre, au centre de vote de l’école Joseph Gomis de Fann Résidence, 
c’est un calme plat qui règne sur les lieux. Seuls quelques hommes en 
bérets bleus discutent et s’esclaffent, de temps en temps. Ici, pas 
d’électeurs et il est 11 heures passées, déjà. Au bureau numéro 2, les 
représentants entament, déjà, une sieste anticipée, fronts contre les 
tables. En attendant qu’un électeur se pointe. Même décor au centre de 
vote de l’école El hadji Nago Samb de Gibraltar. Sur les douze bureaux  
que 
compte ce centre, seule une petite affluence est notée devant le bureau 
n°4, c’est le silence de cathédrale. Seulement, pour mettre un peu 
d’ambiance, le maire Pape Diop et tête de liste de la Coalition Sopi au 
niveau du département de Dakar est venu accomplir son devoir à l’école  
El 
hadji Aly Codou Ndoye de la Gueule-Tapée, accompagné d’une forte 
délégation et de plusieurs militants. Et, ces derniers criaient le nom  
du 
président de l’Assemblée nationale sortant. D’ailleurs, ces mêmes 
militants, la plupart des dames, sont revenues dans l’après-midi juste 
avant la fermeture des bureaux de vote. Ainsi, elles se sont massées 
devant la porte du centre pour, disent-elles, attendre le maire. Et, le 
spectacle était le même au centre de vote de Biscuiterie. Des femmes 
militantes de la Coalition Sopi sont assises sur des chaises et devant  
la 
grande porte, tout en essayant de combler le vide. Ce centre, qui  
compte 
dix-huit bureaux de vote, fait partie de ceux qui ont battu le record 
d’abstention. Il fallait y faire un tour pour voir. Toutefois, les 
personnes qui siégent dans les bureaux de vote profitent de cette  
absence 
pour vaquer à leurs occupations. Certains sont, tout le temps, dehors  
en 
train de discuter avec les visiteurs. C’était le cas au bureau n°2 du 
centre de vote de Gibraltar. C’est l’occasion aussi de trouver quelque 
chose à mettre dans le ventre. Et, loin de la foule de la dernière 
présidentielle, les représentants passent leurs temps à déjeuner comme  
aux 
Hlm 2. Au centre de vote de Grand-Yoff 1, la cour dudit lieu de vote  
était 
vide. Une vacuité provoquée par le départ des premiers citoyens qui 
n’étaient pas, du reste, nombreux à se déplacer, la matinée d’hier,  
pour 
accomplir leur devoir de citoyen. Or, lors de la présidentielle du 25 
février dernier, c’était une affluence monstre avec des gens qui  
étaient 
déterminés à exprimer leurs suffrages. La même réalité s’est retrouvée  
au 
centre de vote de l’école élémentaire de Scat Urbam ainsi qu’au groupe 
scolaire «Les Flamboyants» sis à la cité Sipres. Même le centre de  
l’école 
élémentaire de Khar Yalla n’a pas fait exception à l’absence  
d’affluence 
notée hier à travers les lieux de vote, de manière générale. 
 
Pas de contestation notoire pour fraude, omission, insuffisance des 
bulletins de telle ou telle autre liste. Seulement des irrégularités 
causées parfois par des décisions prises par l’autorité administrative, 
des présidents de bureaux de vote, quelques fois, pressé d’en finir  
avec 
des scrutins -ceux d’hier- qui se sont caractérisés par le très faible 
taux de participation. Et aussi un incident mineur relevé à la commune 
d’arrondissement de Dalifort. (Voir ailleurs). 
 
 
Mamadou DIALLO 
VOTE - Ecole franco-arabe du Point-E : Le bureau de Wade n’a pas  
échappé à 
l’abstention 
 
Le centre de vote du président de la République, sis au Point E, n’a  
pas 
constitué une exception à la règle qui prévalait, hier, au niveau de  
tous 
les autres centres établis à travers le territoire national. Et,  
pourtant 
Me Abdoulaye Wade osait espérer, hier à la mi-journée, un vote massif  
de 
ses compatriotes. La tendance générale de l’abstention s’est  
poursuivie, 
emportant son lieu de vote dans ses vagues. 
 
Des femmes assises à même le sol, sous les arbres qui jonchent les deux 
allées du Point E-Amitié, après s’être acquittées de leur devoir  
civique. 
Des applaudissements et cris d’accueil des militants de Habib Mbaye, 
baptisé «puissance», pour l’occasion ? C’est l’ambiance qui régnait,  
hier 
dimanche, au centre de vote de l’école franco arabe du Point E. Là même  
où 
le président de la République doit voter, l’on reste des minutes sans  
voir 
l’ombre d’un votant, loin des longues queues de la présidentielle. 
 
Le Bureau 2, qui compte 800 inscrits, attend encore Me Wade. «A moins 
qu’il ne change de bureau», laisse entendre le représentant de la 
Commission électorale nationale autonome (Cena). 
 
Etonnante a été cette journée du 3 juin 2007. L’abstention des citoyens 
est visible un peu partout dans la ville de Dakar. Dans ce centre où Me 
Wade avait largement remporté les suffrages du scrutin présidentiel du  
25 
février dernier, c’est une quasi absence. Du moins jusqu’en début 
d’après-midi. Même situation en ce qui concerne les autres bureaux.  
Mais, 
le «doute» du chef de l’Etat est perceptible à travers ses mots :  
«J’ose 
espérer que le taux de participation sera important.» Pourtant, il  
n’avait 
pas fait état de cette préoccupation, lors de la dernière  
présidentielle. 
C’est alors, en fin d’après-midi, que les choses se sont accélérées à  
un 
rythme encore… mou. Il faudra attendre la fin du dépouillement pour 
connaître la cadence dans ce centre où le Président Wade et sa famille  
ont 
voté. Ainsi, les bureaux 1, 2 et 4 qui ont respectivement servi de lieu  
de 
vote à Mme Wade, Abdoulaye Wade et Karim ont suivi la tendance générale  
à 
travers le pays. C’est sans surprise, là aussi les résultats ont donné  
la 
Coalition Sopi 2007 vainqueur, suivi de l’Alliance Jëf-jël de Talla  
Sylla 
et du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubel (Fsd/Bj) de 
Cheikh Bamba Dièye. Et, si l’on se réfère aux résultats de la 
présidentielle de février, l’on remarque que, même parmi les électeurs  
de 
la Coalition Sopi 2007, il y en a qui se sont abstenus. 
 
 
Hamath KANE - 
ANALYSE - Ismaïla Madior Fall, Professeur de droit constitutionnel à 
l’Université de Dakar : «Il y a un recul démocratique» 
 
 
«La première analyse qu’il faut relever de cette élection est le faible 
taux de participation. Cela s’explique par l’importance secondaire que  
les 
Sénégalais accordent à l’Assemblée nationale dans le dispositif 
institutionnel de notre pays et la perception négative que les  
populations 
ont du député. En plus, le facteur d’abstention s’explique, aussi, par  
le 
fait que l’élection n’était pas compétitive et elle était sans enjeu, 
parce que les forces plurielles n’étaient pas en compétition  
contrairement 
à la présidentielle où il y avait plusieurs oppositions de personnes.  
Vous 
savez, l’électeur rationnel ne se déplace pas pour un résultat connu 
d’avance, parce que l’opposition avait boycotté le scrutin. 
 
Il faut remarquer, aussi, une baisse de la tendance poussière durant  
cette 
élection contrairement aux autres scrutins de l’histoire politique du 
Sénégal où il y a toujours eu de forts taux de participation. C’est une 
inversion de la dynamique par rapport à l’élection présidentielle et à 
toutes les autres élections qui ont jalonné l’histoire politique du 
Sénégal. Donc, le taux de participation à une élection reflète l’état  
de 
santé et la vitalité de la démocratie d’un pays et aussi la crédibilité  
de 
son processus démocratique. Car, c’est le taux de participation qui 
légitime l’institution parlementaire. Donc, la constellation entre la 
légitimité et le taux de participation est indissociable. Il faut 
regretter qu’on doive avoir cette année un parlement sans opposition.  
Je 
ne dirai pas qu’il sera monocolore, parce qu’il y aura la présence 
symbolique de l’opposition démocratique au niveau du parlement. En 
définitive, si on réduit l’élection à un taux de participation, cela  
veut 
dire que les jeux sont faussés. On peut dire donc d’une certaine  
manière 
qu’il y a un recul démocratique.» 
 
 
Bocar SAKHO 
CONSTAT - Premier faible taux de l’histoire politique du Sénégal : Une 
vitrine démocratique encore craquelée 
 
L’histoire électorale du Sénégal a été jalonnée de boycotts. Mais,  
celui 
d’hier restera, à jamais, très particulier. 
 
Le Sénégal est vraiment un pays très singulier, sous le magistère du 
Président Abdoulaye Wade. Hier dimanche, jour des scrutins  
proportionnel 
et majoritaire, cela s’est largement vérifié. A travers tout le pays,  
les 
populations ne sont pas sorties voter, comme elles l’avaient fait 
massivement, lors de la présidentielle du 25 février dernier où on  
avait 
atteint un taux de participation de plus de 70 %, avec tout ce qu’il y  
a à 
relativiser dans ce seuil atteint lors de ce scrutin. 
 
Le 3 juin 2007 sera, donc, à jamais, gravé dans les annales électorales  
du 
Sénégal. Jamais de mémoire de politiciens sénégalais, des élections  
n’ont 
produit le taux de participation que les législatives, qui vont  
accoucher 
de la onzième législature sénégalaise, ont suscité. 
 
Par le passé, certes, on a eu droit à des boycotts d’élections.  
D’abord, 
en 1984, avec le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui a décidé de ne 
pas prendre part aux élections locales. Même si ce choix n’avait  
produit 
l’effet escompté, à l’époque, par Abdoulaye Wade et ses partisans,  
cette 
situation ne peut être rangée dans la même veine que celle des scrutins 
d’hier dimanche. Plusieurs paramètres peuvent aider à leur  
compréhension. 
Dans les années 80, le Sénégal n’était pas à son niveau actuel de 
démocratie. On ne relevait pas l’existence d’isoloirs, d’encre  
indélébile 
ou encore d’identification de l’électeur. Chemin faisant les acteurs 
politiques ont œuvré, pleinement, à l’avènement d’un processus 
démocratique acceptable. Mais, n’empêche ce boycott libéral sera suivi 
d’un autre. Celui-ci va intervenir en 1990. A l’occasion toujours d’un 
scrutin destiné à élire les conseillers municipaux et ruraux. Cette 
fois-ci, le Pds, avec ses alliés, regroupés au sein de la Coordination 
nationale des chefs de partis d’opposition (Conacpo), a pris, encore 
l’option de ne pas affronter les suffrages des électeurs sénégalais.  
Aucun 
impact sur le déroulement du scrutin local remporté par le Parti 
socialiste. Là aussi, le processus électoral était loin d’être fiable  
et 
crédible, du fait de contestations récurrentes de l’opposition d’alors, 
sous la férule d’un certain Me Wade. 
 
La marche du temps démocratique accouchera d’un Code électoral dit code 
consensuel sous la direction de feu le juge Kéba Mbaye, en 1992. Grâce  
à 
cet instrument, le Sénégal inaugurera une nouvelle ère dans son  
évolution 
démocratique qui le hissera au rang de vitrine. Même si de part et 
d’autres, il y a parfois eu des contestations, les acteurs parviendront 
toujours à arrondir les angles et à se retrouver autour de l’essentiel. 
 
Lors des élections législatives de 2001, le taux de participation avait 
atteint un taux de 67,4 %. Aujourd’hui, on est à 24 % qui représentent  
30 
% des dépouilements. Grave baisse dudit taux avec les mêmes instruments 
électoraux fiables. 
 
Avec le boycott de l’opposition «significative», même si cela a  
coïncidé 
avec des pesanteurs sociales, l’image de la vitrine démocratie est  
encore 
écornée avec sa plus grandes contre-performance : un faible taux de 
participation. 
 
 
Mamadou Ticko DIATTA - 
TEMOIGNAGE - Mamadou Fall, enseignant, président de bureau de vote : 
Mémoire électorale ! 
 
 
Au bureau numéro 10 du Centre de vote de l’école Ibrahima Seck de  
Castors, 
le vieux Mamadou Fall n’est pas seulement le président. Il est le doyen  
de 
la salle. «Je siège depuis 1976 dans les bureaux de vote», se  
targue-t-il, 
d’emblée, pour dire que «c’est la première fois, qu’il voit une telle 
rareté des électeurs dans les bureaux de vote» en trente ans  
d’exercice. 
Il ne faisait pas encore midi, et sur les 795 inscrits du bureau, il  
n’en 
a vu qu’une trentaine à l’oeuvre. Alors, il se tourne les pouces, la  
mine 
qui frise la tristesse, ses yeux trahissent un vœu malicieux de voir la 
tendance se confirmer. Il a 58 ans et c’est un enseignant de formation. 
Son caftan bleu, éclatant comme son teint noir cache un physique de  
type 
sahélien. Il sangle son coup d’une écharpe blanche, mais les boutons  
sur 
un visage quelque peu ridé sur les joues, révèlent un sentiment 
d’impatience. Mais, M. Fall veut rester solennel et promet de parler à  
la 
fin des opérations de vote. Et à l’heure des dépouillement, quand la 
tendance s’est confirmée avec 122 votants seulement sur les 795  
inscrits à 
son bureau, il se lâche : «Depuis le début de la campagne électorale,  
on 
sentait que les populations ne suivaient pas les politiciens. La  
campagne 
a été morose et j’étais convaincu que les élections ne draineraient pas  
de 
monde.» Pourquoi ? Sans verser dans la langue de bois et sur un ton 
catégorique, le doyen lie tout au boycott actif du Front Siggil  
Sénégal. 
«C’est à cause de l’opposition qui a boycotté.» 
 
Au même moment, son regard est rivé sur les autres membres du bureau 
numéro 10 qui s’occupent à sceller le procès verbal et à préparer une 
copie du résultat à afficher devant la salle. Avant de prendre congé,  
le 
président et doyen des opérations électorales se désole du faible taux  
de 
participation qu’il trouve frustrant pour la démocratie du Sénégal et 
souhaite que les autorités reconsidèrent leur position en «organisant 
d’autres élections pour avoir une Assemblée nationale représentative».  
Ces 
propos semblent attirer l’attention des mandataires des partis  
politiques 
qui le scrutent du regard. Et il lance à qui veut l’entendre : «C’est  
ce 
que je pense.» N’en déplaise, la messe est dite et elle vient d’un  
témoin 
de son temps. 
 
 
Cheikh Fadel BARRO - 
MINERVE - Wade ou le pari perdu ! 
 
 
Quand le constat est aussi identique entre journalistes, observateurs  
et 
acteurs politiques, il n’y a pas lieu d’inventer des chiffres qui 
n’existent nulle part, irréels. Ceux qui sont sortis des urnes, hier, 
parlent d’eux-mêmes : le président de la République a perdu la bataille 
politique et d’opinion qu’il livrait à l’opposition significative. La 
mouvance présidentielle, dans ces élections législatives historiques, 
avait deux missions : l’obtention de la majorité absolue dans une 
Assemblée nationale à laquelle il fallait aussi, impérativement, donner 
une légitimité populaire nouvelle. Le premier objectif n’était attelé à 
aucun doute, c’est dans une sérénité numérique totale que les libéraux 
utiliseront leurs députés pour voter les lois. Par contre, l’échec est 
patent en ce qui concerne le taux de participation, et là était l’enjeu 
fondamental des scrutins. La faiblesse de la mobilisation de  
l’électorat 
national est une défaite politique personnelle pour le président  
Abdoulaye 
Wade. Son engagement physique dans la campagne électorale contre l’avis  
du 
Conseil constitutionnel, la présence intempestive de son effigie sur  
les 
affiches de la coalition Sopi, son discours sans concessions à  
l’endroit 
de boycotteurs porteurs de tous les pêchés, en font le grand perdant  
des 
scrutins de dimanche. 
 
Il est vrai, bien entendu, qu’une élection présidentielle n’est pas de 
même nature que des élections législatives, mais les explications 
acrobatiques et erratiques tentées par les chefs libéraux, en  
particulier 
par Pape Diop, pour justifier cet échec politique tombe dans le  
ridicule. 
S’il ne l’explique pas en totalité, l’impact du boycott actif de la 
coalition Siggil Sénégal sur le très faible taux de participation est 
indéniable. C’est une part de «victoire» qui tire sa source d’un  
contexte 
miné par des contradictions politiques majeures et des divergences nées  
de 
l’organisation du processus électoral dans son ensemble. C’est en cela  
que 
Me Wade doit, aujourd’hui, se poser des questions essentielles par  
rapport 
à l’élection présidentielle du 25 février 2007, des questions liées 
justement à la panoplie de griefs formulés par ses adversaires et que  
ni 
lui, ni le ministère de l’Intérieur, encore moins le Conseil 
constitutionnel n’ont jugé utile d’examiner dans le cadre de  
concertations 
ouvertes. 
 
La défiance populaire observée dans les scrutins, de ce dimanche, met  
en 
lumière le contentieux né de l’élection présidentielle. Mais, il  
apparaît 
que les raisons fondamentales ayant rendu possible la bérézina  
législative 
sont dans la perception que les Sénégalais ont fini d’avoir de leur 
Assemblée nationale. Le comportement des militaires, la semaine  
dernière, 
avait inquiété, celui des civils consacre le dégoût d’un parlement 
godillot, oiseux, qui ne sait défendre que sa ration mensuelle et les 
intérêts supérieurs du parti dominant. Les Sénégalais, éreintés par la 
pauvreté et la précarité, ne veulent plus de députés du type de 
l’Assemblée nationale sortante, ne sachant ni lire ni écrire, ne  
sachant 
voter aucune loi qui améliore, de manière immédiate, les conditions de  
vie 
des citoyens, incapables de produire en son sein un texte de loi en  
cinq 
ans d’une législature par deux fois prorogée. Les Sénégalais sont  
fatigués 
d’être les otages d’une Institution dont les membres vivent 
confortablement à leurs dépens, censés les représenter dans un  
hémicycle 
où l’égoïsme politique partisan est la loi en permanence. 
 
En toute logique, le président Abdoulaye Wade doit tirer les  
conséquences 
politiques de cet échec qui est d’abord le sien. Il est temps de  
revenir à 
un processus politique civilisé, sérieux et décisif parce qu’il n’est  
plus 
possible de maintenir le climat actuel. La démocratie sénégalaise est  
en 
panne, parce qu’elle porte en elle les stigmates d’un blocage dangereux 
pour sa pérennité. Au-delà du dialogue entre le pouvoir et  
l’opposition, 
il y a nécessité aujourd’hui d’ouvrir un dialogue national massif parce 
que, par la force des crises, les défis sont devenus massifs. En 
attendant, ce sont plus de 25 milliards de francs Cfa qui ont été  
dépensés 
pour, en fin de compte, gérer des contradictions politiques réelles.  
C’est 
terrible pour notre pays ! 
 
 
Momar DIENG 
VOTE - Mobilisation des électeurs : L’argent, fondement du pari 
 
 
L’argent a pris le dessus sur le devoir citoyen avec des militants qui  
ont 
plus ou moins prostitué leur vote. Ainsi, certains se sont fait leur 
religion à propos du faible taux de participation, malgré les fonds (10 
millions pour les fédérations, 1 million de francs Cfa pour chaque 
militant investi sur les listes, etc.) débloqués surtout par la  
Coalition 
Sopi 2007 pour remporter le défi de la participation. Et il suffit de 
prêter l’oreille dans certain bureau de vote pour s’en convaincre.  
Hier, 
dès la première heure de vote, des mandataires de partis réclamaient  
déjà 
leur «kopaar» (argent) pour continuer de siéger le reste de la journée  
au 
centre de vote de l’école Hlm Grand-Yoff. «Quand est-ce que le maire va 
venir ? Si on ne me donne pas les sous, moi je ne vais pas rester là à 
siéger sans motivation», rouspétait l’un d’eux, après avoir été informé 
par un frère de parti que le maire était en route. 
 
Au centre du Cem de Scat Urbam, quatre électeurs discutent pour  
justifier 
l’absence de mobilisation : les responsables de leur parti dans cette  
zone 
sont très chiches. «En fait, ce sont des gens affamés qui sont au  
pouvoir, 
il faut qu’ils prennent le temps de manger à leur faim». «L’idéal  
aurait 
été de manger et de faire manger les militants», lui rétorque son  
compère 
aux cheveux grisonnant. La seule dame du groupe, qui se demandait si  
elle 
ne devait pas voter dans son bureau de vote et dans celui où elle  
siège, 
de fournir son exemple. «Vous savez pourquoi Gnagna Touré (maire de  
Fann 
Gueule Tapée) mobilise autant de monde ? C’est parce que lors de ses 
visites de proximité, l’argent coule à flot, au minimum 250 000 francs 
distribués.» Et d’ajouter que «notre responsable de la section  
Finances, 
nous disait hier qu’il ne pouvait pas mobiliser certains militants  
parce 
qu’il n’a pas de crédit», commente-t-elle, sur un ton dubitatif. 
 
A Khar Yalla, ce sont quelques membres de l’équipe chargée de sécuriser  
et 
de veiller sur le vote des libéraux qui rouspètent : «On leur a donné  
des 
millions et ils veulent nous réserver des miettes», peste une dame en 
discussion avec l’une des sœurs du Chef de cabinet du président de la 
République, Pape Samba Mboup, tout de blanc vêtu. Pour le repas des 
militants, «on m’a juste proposé 150 000 pour l’achat d’un bœuf, du  
mil…». 
Une de ses sœurs libérales lui souligne qu’elle aurait pu accepter les 
sous et se contenter juste de payer de la viande. «Avec cette inflation  
des prix ? Ah non ! De toutes façons, je ne vais pas progresser parce  
que 
je suis une grande gueule», interrompt-elle son interlocutrice. 
 
Le candidat Robert Sagna a bien des raisons de dire que «Wade a un 
électeur plus puissant : l’argent». 
 
 
Aminatou M. DIOP - 
ELECTIONS LEGISLATIVES - Effets du boycott ou désintérêt des  
populations : 
La Banlieue joue à la belote 
 
Le contraste entre ce scrutin et celui du 25 février 2007, lors de la 
présidentielle, était très frappant. Entre le monde qui avait envahi  
les 
cours des centres de vote et le poignet d’électeur d’hier, il y avait 
toute une planète. Les électeurs se sont, tellement, fait désirer que  
l’on 
pouvait se demander ce à quoi cela était dû. L’appel de l’opposition 
est-elle passée par là ou tout simplement, les Sénégalais ont-ils  
marres 
de la politique ? 
 
Il était évident à vue d’œil, hier, que la majorité des Sénégalais ne  
se 
sont pas déplacés pour s’acquitter de leur devoir civique, lors des 
élections législatives. Dans la grande banlieue, qui comprend le plus 
grand nombre d’électeurs de la région de Dakar, le constat est… amer. 
Ainsi, le maire de la Commune d’arrondissement de Diamaguène  
Sicap-Mbao, 
Doudou Assane Mbaye, qui affichait un optimisme de bon aloi le matin du 
vote, en évoquant l’indisponibilité des femmes, qui s’affaireraient  
dans 
leur ménage, a fini par se rendre compte de l’évidence, dans la soirée,  
à 
la clôture des bureaux de vote. Les Sénégalais se sont abstenus et 
massivement. Pourtant, il avait sillonné les centres de vote de sa  
grande 
localité, avec une importante escorte, sous le regard indifférent de  
rares 
personnes qui se sont déplacées dans les bureaux de vote. 
 
Au centre de vote Sam Sam III, qui totalise à lui seul 9173 inscrits, 
seuls 1723 ont voté, soit un taux de participation qui avoisine les  
12%. 
Un nombre de participants qui est quasi identique à celui du centre de 
Massaer Diagne de Thiaroye Gare. En effet, pour ce centre qui  
comptabilise 
plus de 16 800 inscrits, les votants tournent autour de 3 570. Idem  
pour 
le centre Hamo IV de la Commune de Guédiawaye, précisément dans la  
commune 
d’arrondissement de Ndiarème. Sur 5866 inscrits sur les listes 
électorales, 1 346 se sont acquittés de leur devoir civique, soit un  
taux 
de participation de 22,93%. 
 
Pratiquement, tous les centres de vote de la banlieue comptabilisent un 
taux de participation qui tourne autour de 20 à 25%. Mais, le maire de 
Diamaguène Sicap-Mbao et ses frères de parti pourront se consoler 
rapidement : Leur coalition, Sopi 2007, a raflé la mise dans tous les 
bureaux de vote, en obtenant des taux qui varient entre 62 à 67%. 
 
 
Aly FALL 
ABSENCES - De nombreux bureaux de votes sans présidents ou membres :  
Des 
électeurs boudent et rentrent chez eux 
 
 
Le taux d’abstention d’hier, a, sans doute, été accentué par la 
démobilisation de certains membres de bureau de vote. C’est du moins 
l’explication qu’a voulu donner un représentant de la Cena, trouvé à 
l’école Iba Sène de Pikine Ouest. Car aussi bien dans la grande  
banlieue 
qu’à Dakar, le constat était le même dans de nombreux centres de vote. 
Jusqu’à la mi-journée hier, à l’école élémentaire El Hadji Nago Samb de 
Gibraltar, un grand centre de vote, comprenant dix lieux de vote, de 
nombreux présidents de bureaux de vote étaient introuvables, ainsi que 
plusieurs membres. Dans ce centre, comme dans d’autres, pendant très 
longtemps, des personnes ont fait le pied de grue devant des bureaux de 
vote dont les membres étaient incomplets pour pouvoir fonctionner. 
 
Ces quelques rares citoyens qui ont fait l’effort de chercher à 
s’acquitter de leur devoir civique n’ont pas mâché leurs mots pour  
cracher 
du venin, avant que certains retournent sur leurs pas, dépités : «Si  
c’est 
pour saborder ce scrutin qu’ils l’ont fait, c’est bien réussi alors !  
De 
toutes façons, je n’ai pas été payé pour ce vote, je n’y suis pas  
obligé. 
Alors, je m’en vais !» Tels qu’ils sont venus aux premières lueurs de  
la 
matinée, ils sont repartis sur la pointe des pieds, sans crier gare. 
 
A l’école El Hadj Nago Samb, le président de la Commission électorale 
nationale autonome a accepté de commenter : «Ce qui m’intéresse, c’est  
que 
mes contrôleurs soient en place. Le président de la Ceda est en train  
de 
relever les bureaux où il n’y a personne. Il va le signaler à 
l’administration, et il appartient à celle-ci de prendre les  
dispositions. 
Moi ce que je peux faire, c’est que j’ai mes contrôleurs, ils sont 
désignés, et bien en place. C’est tout !» Que ce soit à l’école de  
Rebeuss 
où, à l’entrée du bureau n°2, il est affiché pompeusement : «Président 
absent, secrétaire absent, Assesseur présent» ou au centre de vote de  
la 
Biscuiterie, en passant par celui du centre d’Etat civil de Bourguiba,  
le 
constat était le même et recoupait la réalité d’autres localités du  
pays. 
Et pour la plupart des cas, ce n’est que tard dans la journée que des 
hommes ont été envoyés par les préfets et sous-préfets pour sauver ce  
qui 
pouvait encore l’être. Mais le plus drôle a été le fait d’avoir ouvert 
tard, n’a pas incité ces bureaux à chercher à prolonger les opérations 
au-délà de l’heure légale. Le taux d’affluence était si faible que,  
pour 
la plupart des bureaux de vote, il n’y a pas eu besoin de prolonger  
après 
18 heures. 
 
 
Aliou SANE 
REGIONS - Taux de participation : Faible, le dénominateur national 
 
Le scrutin d’hier n’a pas connu les grandes affluences. Un faible taux  
qui 
s’explique par l’appel au boycott couplé à la cherté des denrées de 
première nécessité et le désintérêt de plus en plus manifeste par  
rapport 
à la chose politique. Une participation timide dont les premières 
tendances donnent deux vainqueurs : La Coalition Sopi qui bénéficient  
de 
la majorité des suffrages valablement exprimés et le front Siggil  
Sénégal 
qui se glorifie du faible taux de participation. 
 
Diourbel, comme un jour ordinaire 
 
Par Boucar A. DIALLO(Correspondant ) - Malgré la prolongation du  
scrutin 
jusqu’à 19 heures dans les départements de Diourbel et Bambey, ce  
n’était 
pas le rush aux urnes. Une décision contestée. Lamine Niane, candidat 
investi sur la liste de la coalition And Defar Sénégal estime qu’il  
«n’y 
avait pas affluence dans les lieux de vote. Donc, le préfet ne devait  
pas 
prolonger le scrutin. Il a seulement voulu satisfaire le parti au 
pouvoir». 
 
Au marché Ndoumbé Diop on ne se croirait pas en un jour de vote. «Je 
préfère ne pas voter pour des représentants du peuple, qui ne  
représentent 
qu’eux-mêmes», se justifie Issa Faye. Dans la commune de Diourbel 
(24,75%), les efforts du maire, par ailleurs, tête de liste de la 
coalition Sopi 2007, qui, par moments, a même affrété des véhicules  
pour 
aller dénicher quelques électeurs réticents, n’y ont rien fait. Idem à 
Bambey (30,25%) où la tête de liste Aïda Mbodji a usé de la même 
stratégie. 
 
A Mbacké (45%), les responsables libéraux se rejettent la balle quant à 
cette faible participation. Serigne Mbaye Mbengue, investi comme  
suppléant 
accuse Iba Guèye et Moussa Sakho, candidats titulaires d’avoir détourné 
l’argent remis par le parti pour la mobilisation des militants. Faux, 
rétorque Iba Guèye qui, au cours d’une conférence de presse, a expliqué 
que la direction de leur parti leur avait remis, une première tranche  
de 5 
millions et ensuite, une deuxième tranche de 17 millions qui ont tous  
été 
dépensés dans la transparence. 
 
Quoi qu’il en soit, «ces députés qui sont élus n’ont aucune légitimité  
et 
nous pensons que notre mot d’ordre a été très largement suivi»,  
apprécie 
Abdourahmane Wone, coordonnateur du parti populaire sénégalais, membre  
du 
front Siggil Sénégal. 
 
Dans la région, la liste de la coalition Sopi arriverait en tête suivie  
de 
Waar Wi et And Defar Sénégal. 
 
Fatick à l’heure de la démobilisation 
 
Par Dioumacor NDONG(Correspondant ) - A Fatick où Maky Sall, tête de  
liste 
de la coalition Sopi s’était fixé un taux de participation de 85% dans  
la 
commune et de 70% dans le département, sur six lieux de vote et 24  
bureaux 
de vote, le scrutin d’hier n’a pas mobilisé. Alors pour relever le défi  
de 
la participation, certains leaders de la coalition Sopi sont allés 
chercher leurs militants jusque dans leurs maisons, où certains jeunes  
du 
Pds exigent de l’argent pour aller voter. 
 
En dépit de tous ces efforts seuls 7172 des 15 668 inscrits de la  
commune 
ont voté soit un taux de 45,77 % de participation contre 75,13%, lors  
de 
la présidentielle. Cependant, les camarades du maire de Fatick pourront  
se 
consoler d’avoir remporté la commune avec 6385 voix soit 89,02 %. 
 
Kaolack, la revanche de Mamoune à Médina Baye 
 
Par Birane DIAW(Correspondant) - Mamoune Niasse, premier serviteur du 
Rassemblement pour le peuple (Rp), a battu comme promis, à Médina Baye,  
la 
Coalition Sopi. Il avait juré de prendre sa revanche aux législatives  
en 
faisant cavalier seul. Battu dans la majorité des bureaux de vote de la 
commune par la Coalition Sopi, le Rp savoure sa victoire dans le  
quartier 
de son premier serviteur. En effet, sur 11 114 inscrits à l’école  
Ibrahima 
Niasse de Kaolack, le Rp engrange 2968 des 3241 voix exprimées contre  
604 
voix pour la Coalition Sopi. 
 
Par ailleurs, un faible taux de participation de 29,16 % se dégage des 
différents lieux de vote de la commune de Kaolack. Deuxième sur la  
liste 
départementale de la Convergence pour le renouveau et la citoyenneté 
(Crc), Amadou Niawel Dieng, est persuadé que «c’est le boycott du Front 
siggil Sénégal qui a fait ses effets. Il y a aussi la flambée des prix  
des 
denrées de première nécessité, du prix du gaz et les coupures 
d’électricité qui ont fini par dépiter les populations particulièrement 
les électeurs.» En tout cas le Front Siggil Sénégal, dès l’annonce des 
premiers résultats a sillonné en cortège, les différentes artères de la 
ville et des lieux de vote pour crier victoire. 
 
Le manque d’intérêt affiché par les citoyens pour ces législatives est 
aussi traduit par l’absence notoire de représentants de partis ou 
coalitions de partis dans les bureaux de vote. Pour la Coalition Sopi,  
les 
représentants menaçaient à quelques minutes des dépouillements de 
confisquer les procès verbaux pour n’avoir pas été pris en charge 
financièrement par leurs responsables, à en croire le président de la 
commission des opérations électorales, Ibrahima Kanté. 
 
Kolda, la surprise par Psd/Jant bi 
 
Par EL Hadji COLY (Correspondant) - Sur 3576 suffrages valablement 
exprimés dans 20 bureaux de vote, la Coalition Sopi a recueilli 2021  
voix, 
suivi de Waar wi avec 555 voix, de And Défar Sénégal 265 voix et Takku 
Défaraat Sénégal 177 voix. La surprise vient du Psd Jant Bi qui dans  
les 
huit bureaux du seul lieu de vote de l’école Yoro Tacko Baldé, a obtenu 
159 voix grâce, sûrement, à sa représentante qui habite ce quartier 
populaire où le Pds a toujours mainmise depuis les élections de 2000.  
Les 
autres scores varient de zéro à 7 dans les 20 bureaux visités Waar wi  
est 
le second immédiat de la Coalition sopi autant en termes de résultats,  
que 
de mobilisation. 
 
En fait, les populations étaient beaucoup plus préoccupés par les  
travaux 
champêtres que les urnes. Malgré tout, Bécaye Diop prédit un score de  
80 
pour cent, alors que dans le bureau où il a voté, sur 285 suffrages 
valables, sa formation a obtenu 147 voix. 
 
«La cause de l’opposition est sûrement entendu, mais il faut tenir  
compte 
surtout des abstentions pour ceux qui contestent leurs camarades  
investis 
à la députation.» 
 
Louga, bousculade derrière la Coalition Sopi 
 
Par Pape DIAKHATE(Correspondant) - La coalition Sopi 2007 a remporté 
Louga. Les premières tendances confortent cette thèse. Au centre de 
Santhiaba Nord, l’école Ndiang qui abrite un bureau-test, sur 6551 
inscrits, il y a eu 1604 votants et 1590 suffrages valablement  
exprimés. 
Et la coalition Sopi 2007 bénéficie de 998 voix, suivie de Waar-wi 156 
voix, de la Convergence pour le renouveau et la citoyenneté avec 83  
voix. 
Takku Defaraat Sénégal arrive quatrième avec 56 voix, suivi de And  
Defar 
Sénégal 36 voix. Le taux de participation est de 24,48 % dans ce  
centre. 
 
A l’école Grand-Louga 1 (26,64%) à l’entrée de laquelle les proches du 
député Amadou Gallo Ndiaye distribuaient des bulletins de vote de la 
coalition Sopi aux électeurs qui arrivaient, pour les faire voter pour 
eux, le duo de tête est suivi de la coalition And defar Sénégal. A  
l’école 
Manar Al Houda, c’est le Mrds qui arrive deuxième derrière Sopi 2007. 
 
Un détour au village de Diélerlou Sylla, à 3 km de Louga, hier en fin  
de 
matinée, a permis de constater que le rythme était beaucoup plus  
accentué 
que dans la commune. 
 
Mbour, un taux de 25% 
 
Par Assane DEME(Correspondant) - A Mbour, le faible taux de  
participation 
ne se discute pas. Au niveau des plus importants centres de vote de la 
commune de Mbour, de par le nombre d’inscrits, aucun bureau n’a dépassé  
la 
barre des 30%. A l’école Omar Guèye, sur 5 840 inscrits, il y a eu 940 
votants, soit un taux de participation de 20,32%. A l’école Cheikh  
Ahmadou 
Lô, il y a eu 1 837 inscrits et seuls 53 ont pu voter (28,28%). A  
l’école 
Omar Léna Diop, sur 1403 inscrits, il y a eu 290 votants (24%). A  
l’école 
Tafsir Demba Sall, sur un total de 1616 inscrits, il y a eu 463 votants  

26,80%). A l’école Badara Sarr, sur 1313 inscrits, 557 personnes ont pu 
voter. 
 
Ainsi, dans la commune de Mbour, le taux de participation se situe  
entre 
20 et 25%. Dans la communauté rurale de Nguéniène, le boycott est de  
mise. 
Au bureau n°3 (un bureau test) où Ousmane Tanor Dieng, le Premier 
secrétaire du Parti socialiste avait voté lors de la présidentielle, il  

a eu 503 inscrits, 51 votants dont 40 pour la Coalition Sopi. 
 
Vélingara, Le Rp talonne la Coalition Sopi 
 
Par Abdoulaye KAMARA(Correspondant) - Le taux de participation de 
Vélingara oscille autour de 42% dans la commune, contrairement à celui  
de 
la présidentielle qui était de 66,16% pour la commune et 73,45% pour le 
département. C’est dire que les 762 membres des 254 bureaux de vote 
réquisitionnés ont passé le plus clair de leur temps à se tourner les 
pouces, fautes d’électeurs. 
 
La Coalition Sopi vient en tête, talonnée par le Rassemblement pour le 
peuple de Mamoune Niasse qui a raflé le gros lot dans tous les 3  
bureaux 
du lycée Chérif Samsidine Aïdara. Par exemple, au bureau n° 1 de ce  
centre 
(qui a 804 inscrits, 390 suffrages valablement exprimés soit un taux de 
participation de 49%) le Rp y a obtenu 214 voix contre 98 pour la 
Coalition Sopi. Ce lieu de vote est le seul entièrement acquis au maire  
de 
la commune représentant le Rp. Dans ce département, les deux candidats 
députés de la Coalition Sopi 2007 ont de fortes chances d’entrer à la 
place Soweto. Surtout que, indique-t-on, Médina Gounass a plébiscité  
Bèye 
Baldé et Moussa Diao du Pds. 
 
Saint-Louis, les populations cloîtrées chez eux 
 
Par Samba DIOP - Le goût est amer, la pilule difficile à avaler. Le 
contraste saisissant, par rapport à la présidentielle. A Saint-Louis,  
les 
populations ont vaqué à leurs occupations. Les commerces sont restés 
ouverts toute la journée, sur les terrains vagues, les jeunes  
s’adonnaient 
à leur sport favori : le football. L’appel des urnes n’a pas mobilisé. 
Certains l’expliquent par les différents points d’ombre qui ont émaillé  
le 
processus électoral et le désarroi des citoyens par rapport à l’homme 
politique. 
 
«C’est une gifle à l’ensemble de la classe politique, il faut rétablir 
rapidement la confiance entre l’homme politique et le citoyen»,  
commente 
Cheikh Bamba Dièye, tête de liste du Fsd/Bj. Un avis que ne partage pas 
Ousmane Masseck Ndiaye tête de liste départementale de la Coalition  
Sopi 
2007 : «Je ne partage pas du tout cet avis, tous les hommes politiques 
doivent maintenant poser le débat sur ce qui est arrivé.» Pour 
l’essentiel, les têtes de liste départementales ont reconnu que la  
hausse 
du coût de la vie entre les deux élections justifie l’attitude des 
citoyens et leur désintérêt vis-à-vis de la chose politique. 
 
Les tendances dans le département de Saint-Louis donnent une nette  
avance 
de la Coalition Sopi 2007, suivi loin derrière par le Fsd/Bj qui a  
battu 
la Coalition Sopi 2007 au centre Mamour Diallo où a voté Cheikh Bamba 
Dièye. 
 
Rufisque, 30% de participation et «l’exception» baye Jacques Diop 
 
Par Ndiaga NDIAYE - Après avoir attendu en vain les électeurs, le 
département de Rufisque se suffit de ses 30% de taux de participation.  
Une 
chute vertigineuse par rapport à la présidentielle du 25 février 2007, 
dont le taux de participation était de 77%. 
 
Un chiffre majoré grâce à Rufisque-ville où les électeurs ont été plus 
visibles contrairement à la communauté rurale de Sangalkam (20%),  
Bargny, 
Sébikotane et Yène (25%). Point de surprise avec la percée de  
l’opposition 
lors de la présidentielle, et l’influence du président de la communauté 
rurale de Sangalkam, Omar Guèye (Rewmi), qui a fait le tour des  
villages 
pour appeler les populations à l’abstention. 
 
A Rufisque-ville, l’arrondissement de Rufisque Est a enregistré dans  
cette 
zone le meilleur score du Sénégal, en particulier au bureau de vote n°  

où Me Mbaye Jacques Diop a accompli son devoir civique au centre de 
Mérina, avec un taux de plus de 80%. Une exception qui fait crier au 
scandale le mandataire du Rassemblement pour le peuple (Rp). Vient  
ensuite 
l’arrondissement du Nord qui capitalise deux candidats investis que  
sont 
Seydou Diouf et le député-maire, Ndiawar Touré, qui rivalisaient  
d’ardeur 
pour avoir le plus fort taux de participation dans leurs bureaux de  
vote 
respectifs. Mais, l’avantage a tourné en faveur de M. Diouf. 
 
Thiès redevient bleue en l’absence de Rewmi 
 
Par Birane GNING(Correspondant) - Une victoire sans surprise avec le 
boycott de Rewmi et des autres, mais qui n’a pas le panache souhaité  
chez 
les bleus et leurs alliés de la Coalition Sopi 2007 de la cité du rail, 
même s’ils ont gagné un peu partout dans les 297 bureaux des 55 centres  
de 
vote de la commune. Il n’y a qu’au centre Abdoulaye Yakhine Diop où  
cette 
victoire a été contestée par les militants de Jëf-Jël. Au moins, une 
douzaine des quatorze bureaux du dit centre a été gagnée par le  
Jëf-Jël. 
La zone reste le fief de Talla Sylla qui y a voté très tôt le matin. 
 
Cette tendance de domination entre le parti de Talla Sylla et la  
Coaltion 
Sopi 2007 sera de mise un peu partout dans les principaux centres de la 
ville comme Cité Senghor, Moda Kane, Hersent ou les centres de la 
déterminante Zone Nord au point que, sauf surprise, la coalition Sopi  
2007 
sera suivi dans les résultats finaux de la ville par Jëf-Jël. 
 
Mais cette victoire des libéraux et leurs alliés va souffrir de la 
faiblesse du taux de participation. Au centre de l’école élémentaire  
Cité 
Senghor où aucun des bureaux qui ont en moyenne plus de 730 inscrits,  
n’a 
reçu 160 votants. Idem au centre Abdoulaye Yakhine où le bureau qui a  
reçu 
le plus d’électeurs a 157 pour plus de 500 électeurs inscrits. 
 
Hier en tout cas, certains responsables du Pds de Thiès refusaient  
toute 
projection chiffrée de la participation qui est loin des 80 % avancés 
pendant la campagne par Mbaye Diouf. «La mobilisation des militants  
durant 
la campagne était telle que j’y ai cru», s’est contenté de dire M.  
Diouf. 
 
INSOLITES D’UN SCRUTIN 
 
 
LE PARTI DEVANT, LA FAMILLE DERRIERE 
 
Le scrutin d’hier n’a pas été un pot d’or, à Podor, pour un «Sopiste».  
Cet 
électeur dont la mère et l’épouse ne se sont pas rendues au bureau de  
vote 
pour honorer leur devoir et droit citoyens n’a rien trouvé de mieux  
pour 
«laver l’affront» que soigner sa complainte par une plainte qu’il a  
servie 
à sa mère et sa douce moitié du ciel. Pour délit de connivence avec les 
boycotteurs ? En tout cas, voilà un exemple de militant pour qui le  
slogan 
doit être : «Le Parti devant, la famille derrière.» Seulement,  
l’histoire 
ne dit pas si ce libéral, hors du commun, est venu après honorer  
Gargantua 
à la maison. Allons, allons, frères libéraux, ne mérite-t-il pas un bon 
couvert au Palais pour le plaisir de son Palais ? 
 
MOR… DE RIRE 
 
Il y a eu, hier, une ambiance, pas vraiment électorale, mais plutôt 
comique. Et savez-vous où ? Au centre où devait voter le Prézi le mieux 
élu de Dakar au Cap. Des nymphes aux dioumbax out sataniques ont exhibé 
leur petit bout de nombril en attendant le n°1 du Pds. A côté de ce  
décor, 
le comédien Mor Bâ qui s’est invité au centre de vote de Gorgui. Et de 
justifier sa présence à ce centre, qui n’a pas accueilli beaucoup de 
monde, en cette fin de matinée, par son statut de comédien. «On est des 
artistes, quel que soit le contexte, nous venons pour distraire les  
gens.» 
Et Mor… de rire. Le Bâ Bâ de la comédie quoi ! 
 
POULETS AU CAFE TOUBA 
 
Mon double cousin à plaisanterie, Niokhor Ndiaye, salive déjà en  
pensant à 
quelque menu d’un restaurant huppé au bord de la plus belle Corniche de 
l’Afrique. Désolé, couz’. Ce n’est pas un plat succulent, ces poulets  
au 
café Touba, mais juste l’image de ces flics au centre Liberté 6 BC. Ces 
policiers, pour tuer le temps, ont jeté goulûment leur dévolu, sur un 
chaud café Touba. Leurs «frères de matraques» du centre Liberté 6A,  
eux, 
se sont mis eux à l’écoute de la Salsa, sans chiquitas bonitas, sur la 
presque déserte piste…électorale. Au Centre de Derklé, les flics  
chargés 
de veiller aux scrutins, sont restés dans la tradition sénégalaise, 
notamment celle de siroter les «trois normaux» pour tuer le temps. Du  
café 
Touba, de la Salsa et du thé, quel cocktail… fliqué pour évacuer le  
Spleen 
d’un vote sans odeur ni saveur populaires. (Photo). 
 
DEUX ASSESSEURES POUR UN SIEGE 
 
Hier, à l’école Massaer Diagne à Thiaroye, une dame convoquée comme 
assesseure pour assurer dans un bureau de vote a trouvé une autre dame 
assise à «sa» place. Un siège pour deux dames, c’est peut-être un  
arrêté 
administratif d’un adepte du taux de dis-parité en faveur de la femme.  
Au 
moins, un cas pratique d’une discrimination positive. 
 
WADE, LES VOTANTS ET LES JOURNALISTES 
 
Il y a de quoi perdre son taux de perception pour un enjeu de 
participation. La preuve par Me Wade, à l’école franco-arabe du Point  
E. 
Accueilli par une horde de militants bleus à l’entrée de son centre de 
vote, le n°1 du Pds, une fois à l’intérieur, a fait face à une foule de 
journalistes qu’il a semblé confondre à des votants, puisque, avec une 
pointe de satisfaction, il leur a lancé : «Voyez, il y a une grande 
affluence, comme la dernière fois, à la présidentielle.» Vous avez dit 
grande affluence, Prézi ? Il est vrai qu’il y avait de quoi faire une 
confusion face à cette bérézina…populaire. 
 
SCRUTIN… SABLE 
 
A Sam-Sam II, dans un centre de vote qui n’a certainement pas été  
visité 
par les experts ès plan Jaaxlé, pardon Jaxaay, ce fut hier l’envol de 
charretiers qui ont amené du sable qu’ils ont déversé sur la cour du 
centre de vote pour permettre aux électeurs de s’acquitter de leur  
devoir 
citoyen. Ce fut un scrutin… sablé, mais pas vraiment de quoi sabler le 
champagne au vu du taux squelettique de participation. 
 
 
Soro DIOP 
REACTION - Ousmane Tanor Dieng, Premier secrétaire du Ps, sur le vote  
du 
Président Abdou Diouf : «Nous respectons sa décision» 
 
 
Le président Abdou Diouf n’a pas suivi le mot d’ordre de boycott du  
Parti 
socialiste (Ps), en accomplissant son devoir civique. A ce propos, 
souligne le premier secrétaire des socialistes, Ousmane Tanor Dieng, le  
Ps 
en tant que membre du Front Siggil Sénégal, comprend qu’un membre de  
leur 
coalition, de leur parti ne suit pas leur mot d’ordre. Car  
indique-t-il, 
en marge du point de presse de la conférence des leaders du Front  
Siggil 
Sénégal. «C’est un mot d’ordre qui n’est pas partagé par l’ensemble de  
nos 
militants. C’est le choix du Président Abdou Diouf et nous le  
respectons. 
Il a voté comme il l’a entendu et nous respectons sa décision. Cela ne 
nous gêne pas du tout.» 
 
Au sujet du boycott, M. Dieng de préciser qu’il n’en avait pas parlé au 
Président Diouf. «C’est un fonctionnaire international et je ne veux  
pas 
le gêner. Il fait bien son travail au niveau de la Francophonie. Donc,  
je 
ne le mêle pas aux questions politiques», poursuit-il. Avant d’ajouter  

«Il nous a laissé la maison et nous la gérons avec notre conscience et 
avec notre conviction. Et de ce point de vue, nous le comprenons 
parfaitement. Il respecte les choix que nous faisons et nous aussi, 
respectons son indépendance.» 
 
Le Président Abdou Diouf a voté hier matin dans la capitale française.  
Et 
après avoir accompli son acte citoyen, il s’est refusé de faire toute 
déclaration, malgré une forte insistance de la presse sénégalaise  
présente 
sur les lieux. 
 
 
Dialigué FAYE - 
CONVICTION - Madieyna Diouf, numéro deux de l’Alliance des forces de 
progrès (Afp) : «La future Assemblée aura un problème de légitimité» 
 
 
Madieyna Diouf, numéro deux de l’Alliance des Forces de progrès, parti 
membre du Front Siggil Sénégal, partisan du boycott aux élections 
législatives, a confié à l’Aps, dimanche, que la future Assemblée 
nationale ne sera pas légitime, puisque ses membres seront élus à la  
suite 
d’un faible taux de participation. 
 
«Il se posera un problème de légitimité, puisque l’Assemblée nationale  
ne 
va pas refléter l’opinion nationale», a estimé Madieyna Diouf qui 
reconnaît quand même qu’il n’y aura pas un problème de légalité. 
 
«Même si seulement 5% des citoyens se sont déplacés pour voter il n’y a 
aucune loi qui dit que l’Assemblée ne sera pas reconnue», a-t-il  
expliqué 
avant d’ajouter : «L’Assemblée sera, certainement, reconnue par le  
Conseil 
constitutionnel qui dira si le vote peut être validé ou pas et même 
légalement installé.» 
 
Expliquant le taux de participation (pas encore établi) à ces élections 
par, principalement, l’appel au boycott lancé par le Front Siggil  
Sénégal, 
il a cependant souligné qu’il y a d’autres facteurs qui expliquent ce 
fait. 
 
Parmi ces facteurs, Madieyna Diouf a cité la suspicion qui entourerait 
l’élection présidentielle, car, a-t-il dit, «l’élection du 25 février 
dernier ne s’est pas déroulée normalement, alors il est aussi possible  
que 
l’électorat est en train de réagir vis-à-vis de cela pour montrer qu’il 
n’était pas d’accord». Mais, hormis l’appel au boycott, la raison 
principale qui justifie le taux de participation qui ne peut plus 
s’inverser, reste, selon Madieyna Diouf, le «ras-le-bol général issue  
de 
la hausse de la demande sociale, de la cherté de la vie et des  
problèmes 
récurrents d’électricité». 
 
DECRYPTAGE - Lecture de la Marche du Sapi* : Equation politique à trois  

 
 
Ils ont beau s’abîmer en rhétoriques, en phraséologies creuses, et beau 
essayer d’enjoliver leur «victoire» sans gloire, les responsables  
libéraux 
et leurs alliés au sein de la Coalition Sopi ne peuvent point effacer, 
comme d’un coup de baguette magique, ce qui a été un enjeu fondamental  
des 
scrutins d’hier : le taux de participation. Les nouvelles arguties 
inventées hier pour chanter maintenant l’hymne peu ragoutant de la 
différence entre une élection présidentielle et un scrutin législatif  
ne 
peuvent occulter la cuisante défaite du Sopi, en termes de taux de 
participation, épicentre de la bataille entre boycotteurs et 
non-boycotteurs. On brandit maintenant seulement un nouveau théorème 
électoral sur le taux de participation à une présidentielle souvent  
plus 
élevé que celui d’une compétition législative. Il n’en demeure que pour 
ces élections-ci aux allures référendaires pour le Président Wade, on  
ne 
peut gommer un fait têtu : le défi que s’était fixé la Coalition Sopi  
qui 
avait été clamé urbi et orbi, relayé en cela par des sondages opaques, 
était d’atteindre un taux de participation de près de 70%. Loin du  
compte 
à l’arrivée. 
 
Au lieu de faire le héron qui enfonce son bec profondément sur le sol  
pour 
ne pas voir la cruelle réalité, les libéraux devraient mieux faire une 
lecture politique, plus saine de la désaffection populaire qui s’est 
manifestée hier, au cours et à l’issue du vote majoritairement déserté  
par 
les Sénégalais. 
 
Trois cas, sous une équation politique à trois T (Touba, Thiès et  
Tamba), 
méritent réflexion plus courageuse, en lieu et place du triomphalisme 
trompeur exhibé par le directoire de campagne de la Coalition Sopi,  
lors 
d’une conférence de presse préparée à adoucir l’effet traumatisant  
d’une 
«défaite victorieuse». A Touba, que l’on a considérée, à tort ou à  
raison 
comme un fief du Pape du Sopi, la grande désertion des bureaux de vote 
sonne comme une bérézina électorale. Au-delà des querelles intra et 
inter-libéraux qui ont pu outrer les électeurs de cette zone, la 
désaffection du vote de dimanche peut être saisi comme la limite de 
l’utilisation outrancière de la fibre mouride. A force d’user et  
d’abuser 
de la corde confessionnelle, sur fond d’une pseudo-allégeance à la 
confrérie mouride, les populations de Touba-Mbacké, pas dupes pour un  
sou 
ou pour des milliards, pour rester dans l’unité de comptes depuis 
l’Alternance, ont comme compris, puis rejeté les calculs 
politico-électoraux qui sous-tendent la démarche des gens du pouvoir. 
 
A Thiès, la percée jamais enregistrée par le Jëf-Jël qui s’est payé le 
luxe de coiffer au poteau la Coalition Sopi dans certains bureaux de  
vote, 
en l’absence de la participation des militants et responsables du parti  
de 
Idrissa Seck, est le signe toujours manifeste du désamour qui s’est 
installé entre la cité du rail et les libéraux. Il n’est pas exclu que 
Talla Sylla ait pu bénéficier du vote de certains segments qui avaient 
fait échec au candidat Wade, lors de la dernière présidentielle. Le  
flot 
d’argent qui a submergé la ville n’a pas été à la mesure des résultats 
escomptés par la Coalition Sopi. C’est ça la triste vérité ! 
 
Tamba a bien failli suivre la voie tracée par Thiès, lors de la 
présidentielle. Souty Touré du Parti socialiste authentique, né  
seulement 
à quelques jours des élections législatives, a donné bien du fil à 
retordre aux libéraux au vu des résultats conséquents qu’il y a 
enregistrés. Même si, du reste, il restera toujours un soupçon légitime 
sur la naissance de ce parti aux allures «contributionnistes» au profit  
du 
pouvoir de Me Wade. Du Sopi au Sapi (du changement à la désaffection). 
Voilà, l’expression qui résume, reflète et répercute dans le vote de 
dimanche, dans toute la nudité de sa vérité. 
 
 
Soro DIOP 
 
 
 
 
 
 
LE REGARD DE FALLOU En attendant… 
 
Article Par Fallou Mbacké Diallo, fmdiallo1@.fr, 
Paru le Lundi 4 Juin 2007 
 
Lorsqu’on lui a demandé de porter un jugement sur Aimé Césaire, «C’est un homme intègre, un homme intégral», a dit le philosophe Raymond Aron. C’est que, homme de Lettres, homme politique et homme sans épithète, le Martiniquais n’a jamais œuvré que pour l’homme. Intégralement. De façon intègre. Autre exemple d’homme intègre, intégral : l’Américain Barry Davis. Qui, durant la période de la guerre froide, pour protester contre la montée des périls, a, publiquement, devant le siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, renoncé à sa nationalité. Pour se proclamer Citoyen du monde. Le personnage est certes utopique, mais son geste est symbolique, pédagogique. Et les périls qu’il dénonçait sont aujourd’hui encore, aussi menaçants. A l’échelle mondiale, Césaire est une haute autorité. Aux Etats Unis d’Amérique, Barry Davis est un citoyen ordinaire. Mais, rapportés à notre situation actuelle, ces personnages ont de quoi retenir notre attention. En effet, nos dirigeants devraient s’inspirer de l’un. Pour comprendre qu’à l’échelle du Sénégal et de la démocratie, aucune majorité (partisane et électorale), n’est jamais suffisamment forte, pour devoir écraser la minorité. Quant aux Sénégalais, ils ont à apprendre de l’autre. Pour conquérir et exercer leur citoyenneté. Non pas comme une donnée conjoncturelle et intermittente. Mais comme l’élément moteur dont le déploiement permanent fait des citoyens et de leurs aspirations légitimes, le socle de toute construction démocratique. Dans notre pays au contraire, la citoyenneté se fonde de plus en plus sur une sorte de clientélisme électoraliste et partisan. Qui réduit les citoyens à de simples électeurs. Dont l’importance numérique, à échéances fixes et ritualisées, confère aux élus une légitimité purement arithmétique. Par laquelle, la majorité, uniquement au nom de sa majorité, s’arroge tous les pouvoirs et justifie toutes les manipulations. C’est de cette manière que depuis le début, toute la rhétorique politicienne qui a structuré la campagne des Législatives a été exclusivement articulée autour de l’impertinente question du taux de participation. Occultant ainsi volontairement, les véritables enjeux de cette élection. Et emprisonnant les Sénégalais dans une perspective référendaire qui ne laisse aucune autre possibilité de choix aux citoyens : boycott ou participation ? Mais, pouvait-il en être autrement, dans une démocratie où «la seule constante est le chef de l’Etat» ? Et où les députés, élus du peuple, sont totalement dévolus à l’exécutif. Dont ils légalisent tous les désirs, sans en contrôler la pertinence, ni les conformer aux préoccupations du peuple qui les a tous élus et pour lequel ils prétendent tous travailler. Si bien qu’en définitive, quel que soit le taux de participation, ces Législatives n’auront été qu’un instrument de validation statistique, pour des élus dont l’unique souci est d’être élus. Et de renforcer leurs camps respectifs par ces positions de pouvoir. L’assemblée qui en sera issue, comme toujours, sera invariablement plus partisane que nationale. Avec des députés qui ne seront jamais que des hommes de pouvoir. Semblables à ces «savants ignorants». Qui ne se penchent vers le peuple que pour mieux se sentir savants et jouir de ce statut. De la sorte, faisant le rapport entre ses misères actuelles et le pouvoirisme forcené de nos politiques, le peuple n’aurait pas tort de leur crier ses paroles de Nietzsche : «Si vous aviez une haute idée du peuple, vous auriez aussi pitié de lui et vous vous garderiez bien de lui offrir votre mixture historique comme un breuvage de vie.» Car, pendant que les Sénégalais manquent de tout, le pouvoir fête sa victoire. Sur qui, quoi ? Quant à l’opposition boycotteuse, elle célèbre la sienne. Sur le vide ! Et tous, félicitent et se félicitent de l’attitude du peuple. Boycott contre participation ! Entre les deux, une Assemblée légitime sortira des urnes. Le peuple, lui, fera ce qu’il a toujours fait : attendre la prochaine élection. Pour élire de nouveaux élus. En attendant que les denrées soient à sa portée, que l’électricité ne soit plus rationnée, que l’émigration ne soit plus clandestine… En attendant que les politiciens nous considèrent comme des citoyens et non comme des électeurs. En attendant… 
 
 

 

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