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quelle pertinenc
l’irresponsabili
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AU -D E L A
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qui croire ?
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l'ivresse du pou
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quelle Républiq
Sans Ethique
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
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barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
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vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
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La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
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courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
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totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
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Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Machiavel
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Le choix de Madi
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Le temps révèle
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23 JUIN 2011
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«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
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sortie de crise
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«par devoir !»
A l’attention
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Où est l’Etat ?
CONFLAGRATION
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le 23 décembre 2
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libéralisme wadi
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Nihil Obstat
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Faire des nouveaux nés des hommes adultes !

Le Soleil : Vendredi 6 Mar 2009 
Piqûre de rappel- La crise plus efficace que la police anti-immigration . 
Au moment où toutes les polices d’Europe passaient des nuits blanches à réfléchir sur des stratégies pour endiguer les vagues toujours plus nombreuses d’immigrants clandestins, la crise économique qui secoue le monde vient de leur donner une solution « miraculeuse ». En effet, tant que l’espoir de dénicher un emploi fut-il le plus mal payé subsistait, rien ne pouvait détourner les damnés de la mer de leur devise « Barcelone wala Barsakh », à savoir atteindre l’Europe ou mourir. Ni le dispositif Frontex, ni la surveillance stricte des frontières ou les refoulements indignes ne pouvaient constituer des obstacles suffisamment sérieux pour décourager les initiatives. Seulement avec la crise, l’eldorado européen qui a fait tant rêver des générations de candidats à l’émigration, est en train de se transformer en un lieu de souffrance pour ceux qui s’y risquent sans être « choisis ». Les emplois se perdent par milliers, des entreprises ferment, d’autres réduisent la voilure et les investisseurs se montrent prudents. Les émigrés qui s’activent dans leur grande majorité dans le bâtiment, un secteur sinistré et dans le commerce touché de plein fouet par la réduction de la consommation, subissent donc durement les effets de la crise. Même le secteur des emplois saisonniers qui était d’habitude dédaigné par les nationaux européens et où s’employaient les immigrants, est maintenant du fait de la crise, ciblé par les premiers nommés. Dans un reportage de Rfi effectué à Séville (Espagne), un Sénégalais faisait état d’immigrés qui mangent dans les poubelles, dorment dans la rue, bref qui sont dans une situation de désespérance qu’ils n’auraient jamais imaginé de leur vie. Il est vrai que leurs conditions de vie n’ont jamais été des meilleures, mais les difficultés étaient mutualisées et la vie en communauté permettait à chacun de s’en sortir assez dignement. Sans emploi, beaucoup d’entre eux se trouvent piégés en Europe, sans le moindre sou pour survivre ou espérer un retour dans l’honneur. C’est pourquoi, dès le début, les économistes avaient prévu ces conséquences fâcheuses pour la main-d’œuvre immigrée et la baisse de l’argent envoyé dans leur pays d’origine. L’émigration perd maintenant de son attractivité car s’il faut subir toutes les rigueurs de la vie d’immigré sans pour autant avoir un job, il préférable de rester chez soi. Naguère, une certaine pudeur empêchait les immigrés de parler des difficultés de leur vie dans leur pays d’accueil. Ils préféraient pour la plupart d’entre eux donner une image de « golden boy » le temps de leurs vacances et perpétuer le mythe de l’immigré plein aux as, portant des chaînes en or et couru par les filles. Mais dans les pays d’émigration, les jeunes ont commencé à prendre conscience que partir ne constitue plus par ces temps de crise la solution mais peut devenir même le problème. Si ceux qui sont qualifiés sont en train de perdre leurs emplois, qu’en sera-t-il de ceux qui n’ont que leurs bras à offrir ? Avec la crise, la xénophobie souvent titillée par les partis d’extrême droite fait le lit d’attitudes agressives qui peuvent parfois déboucher sur des drames comme on l’a noté dernièrement en Italie. L’attitude la plus raisonnable consisterait donc surtout pour ceux qui n’ont aucune qualification, à rester au pays et à explorer d’autres voies pour s’en sortir. Certes, au début les choses seront difficiles, mais à force d’abnégation et de courage, la réussite tendra ses bras à ceux qui croiront en leur bonne étoile. Ne dit-on pas que c’est petit à petit que l’oiseau fait son nid ? 
Auteur: Ibrahima MBODJ  
 
Le Monde : Jeudi 5 Mar 2009 
Nouveaux amis, nouveaux héros - Les nouveaux partenaires de l'Afrique  
C'est le point le plus occidental du continent noir, au bout du Sénégal et de l'Afrique, là où Dakar semble se hisser sur la pointe des pieds pour voir plus loin vers l'ouest, au-delà de l'océan. Mais la statue monumentale en construction sur le rivage montre qu'en ces temps de globalisation galopante, les points cardinaux peuvent se chevaucher. Le monument en construction, dédié à la Renaissance africaine, regarde à la fois vers l'ouest et vers l'est, produit d'un symbolisme sans frontière. Sénégalais pour l'idée (celle-ci émane "de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président du Sénégal", rappelle un panneau à l'entrée du chantier), il est construit par une entreprise nord-coréenne, Mansudae Overseas Project Group, déjà auteur d'un écrasant monument dans "l'arpent des héros" en Namibie. Quant à l'inspiration, elle se situe entre le volontarisme de la Chine maoïste et certaines envolées de l'architecture soviétique, du temps où l'URSS mettait autant de soin à exalter ses propres héros qu'à honorer les "pays amis", dont certains étaient africains. 
A présent, c'est à de nouveaux amis que l'Afrique a affaire. "Vous aurez marqué l'Afrique par un travail colossal", a déclaré Abdoulaye Wade en s'adressant aux entrepreneurs nord-coréens, éperdus de bonheur en dégustant l'hommage, si rare pour qui vient du pays de Kim Jong-il. Colossal, le monument célébrant l'avènement de la période de renaissance de l'Afrique l'est bel et bien. A la fin des travaux, il représentera une famille de héros sculpturaux en bronze, d'une hauteur de 50 mètres, s'arrachant des entrailles de la terre pour se "diriger vers la lumière", juchés sur un immense socle qui hébergera aussi un hôtel cinq étoiles. Le monument de la Renaissance africaine sera "plus haut que la statue de la Liberté", assure-t-on à Dakar, ce qui est mathématiquement exact, dans la mesure où cette dernière plafonne à 46,50 m. 
Le symbole de poids voulu par le président Wade pour signifier l'entrée de l'Afrique dans une ère prometteuse est placé sous le signe de l'hybridation. Mélange des styles, financement complexe, message à compartiments témoignant de l'euphorie de la poussée en avant du continent lors de la dernière décennie. Pendant cette période, l'Afrique a enregistré plus de 6 % de croissance en moyenne, grâce à la flambée des prix des matières premières, des minerais au pétrole, mais aussi grâce à des réformes menées à bien et à l'intensification des échanges avec une partie de la planète, notamment asiatique, de plus en plus intéressée par cet ultime marché en friche. Depuis, la crise financière a frappé et les lendemains de la renaissance sont incertains, mais face au monument de Dakar, il semble tôt pour s'affoler. 
Pendant cette période faste, l'Afrique s'est ouverte au monde, sans distinction de points cardinaux, même si certains nouveaux amis orientaux se sont révélé avoir d'étranges manières. Des contrats léonins ont été signés, puis dénoncés. Des entreprises chinoises accueillies initialement avec des transports d'espoir ont mis la clé sous la porte au Congo sans prévenir, au premier fléchissement des cours du cuivre. Ailleurs, la population en est venue aux mains avec des contremaîtres ou des patrons d'Extrême-Orient. Mais, au final, tout le monde s'est habitué à voir ses routes, ses barrages, et tout ce que peut contenir une maison, des sanitaires à la vaisselle, être "made in China". 
L'Afrique, au fond, ne demandait que deux choses à ses nouveaux partenaires. C'était à la fois de la faire rêver, en se souvenant qu'ils avaient été pauvres eux aussi, peu de temps auparavant. Et surtout de la dispenser des conseils et leçons, même mérités, que les amis d'hier, anciennes puissances coloniales ou simples pays partenaires, semblaient dispenser sans compter. "Nous ne voulons pas exporter nos propres valeurs et notre modèle de développement", insistait prudemment le premier ministre chinois Wen Jiabao lors d'une visite en Afrique du Sud en 2006. 
De toute évidence, l'intensification des échanges avec l'Est n'a pas encore apporté la solution à tous les maux du continent. Au moment où la croissance africaine battait son plein, éclataient des émeutes de la faim, portées par la flambée des prix. Au Sénégal, où on commençait à édifier la statue de la Renaissance, le pouvoir a dû se résoudre à subventionner des denrées de base pour éviter de faire face à la colère des affamés. Au Cameroun, il y a un an, des émeutes déclenchées par l'envolée des prix se sont terminées dans le sang. 
Dans cette période incertaine, une femme est en train de devenir l'héroïne d'un continent. Dambisa Moyo est zambienne, belle, riche, formée à Harvard et à Oxford. Elle a fait l'essentiel de sa carrière dans une grande banque d'affaires. Elle s'emploie désormais à convaincre que l'aide au développement telle qu'on l'a pratiquée jusqu'ici est l'un des fléaux de l'Afrique, accusant les mille milliards versés au continent depuis les indépendances d'avoir finalement entretenu la passivité, la pauvreté, et une foule d'autres effets pervers. Le débat est presque aussi ancien que l'aide elle-même. Mais Dambisa Moyo le renouvelle à sa façon, en proposant, de façon radicalement simple, d'en finir avec toute forme d'aide dans cinq ans. Cet engouement, comme les nouvelles amitiés, survivra-t-il à la crise ? 
Courriel : jpremy@lemonde.fr 
 
WALF FADJRI : 
A-t-on voté une loi Ezzan financière ?  
 
 
La gestion des finances publiques du Sénégal pose vraiment problème. Il n’est point besoin d’être spécialiste ou expert financier pour mesurer l’étendue des dégâts. Durant toute l’année 2008, le débat public a généralement tourné autour de la gestion pour le moins calamiteuse de nos deniers. Dette intérieure impayée, dépenses extrabudgétaires ou hors budget, ou encore dépassements budgétaires. Et les milliards de pleuvoir sur nos pauvres têtes. 174 ; 225 ; 300 ; 500 milliards. Mille milliards de mille sabords, aurait dit le capitaine Haddock du dessin animé Tintin et Milou. C’est à nous donner le tournis !  
Plus sérieusement, ce qui choque dans ce concert indécent de milliards, c’est l’aplomb et la légèreté avec lesquels nos distinguées autorités s’y prennent. Sous-estimation (1 % seulement du budget avait minimisé le président Wade) et effets d’annonces (promesses de règlements avant le 31 janvier, 15 février, 27 février 2009) n’ont pas manqué. Conscient de l’âpreté de la tâche, le ministre des Finances a lâché devant le Parlement : la dette intérieure ne finira jamais. Soit ! Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est le stock et la durée de la dette envers les entreprises, les hôpitaux (14 milliards) et l’échec de la campagne arachidière 2008 qui ont fini de nous convaincre que l’Etat est quasi insolvable. Mais il n’y a pas de fumée sans feu. La situation a bien une cause profonde.  
Le Sénégal ne manque pas de ressources, du fait de sa collecte optimale de recettes fiscales (Impôts, Douanes…) évaluée à plus de mille milliards par an depuis plusieurs années. Cette manne financière, si elle était bien gérée, aurait évité à l’Etat du Sénégal, d’avoir une trésorerie aussi tendue qui le pousse à tendre la sébile pour faire face à ses obligations vis-à-vis de ses créanciers.  
Ce qui est patent, c’est que l’Etat du Sénégal vit nettement au-dessus de ses moyens. La plus élémentaire des évidences voudrait qu’on adapte ses besoins à ses moyens. On nous a seriné, pendant plusieurs années, l’idée que le développement passait par les infrastructures. Ainsi on a pompé à fond la caisse commune pour des routes, ponts et hôtels à la qualité discutable, mais surtout à l’incidence socio-économique douteuse, pour ne pas dire marginale. Pis, on a installé un Sénat et des agences budgétivores qui, comble de paradoxe, refusent de rendre compte. Sans compter les voyages interplanétaires, la ‘flotte présidentielle’ et la prodigalité légendaire et proverbiale de son Excellence. N’en jetons plus ! Fermez le ban !  
Le tonneau des Danaïdes ou le seau troué d’Abdoulaye Diop  
Cela crée forcément, surtout dans ce contexte de crise financière internationale, un gap constant difficile à combler. C’est un véritable tonneau des Danaïdes que l’on remplit sans fin tel un supplice national. Notre situation rappelle Gribouille, ce personnage qui, pour éviter la pluie, se jeta à l'eau et se noya. Sinon comment comprendre les dépenses somptuaires et inutiles maintenues alors qu’on affirme lutter contre la mauvaise gouvernance. La construction de cette coûteuse et inutile statue de la Renaissance africaine évaluée à plus de 10 milliards, l’organisation de la troisième édition du Festival mondial des arts nègres dont le budget avoisine une dizaine de milliards et les 3 milliards annoncés pour la campagne de la coalition Sopi aux locales, entre autres, démontrent que nous ne sommes pas encore sortis de l’impéritie budgétaire. A ce niveau, il convient de relever pour la fustiger, la complicité active des bailleurs de fonds qui prétextent de la souveraineté des Etats pour ne pas sanctionner certains comportements en matière de dépenses non prioritaires. Ce qui les intéresse le plus, ces ‘bailleurs à fond’, c’est le recouvrement de leurs créances. Le peuple peut toujours attendre, de même que nos petites et moyennes entreprises menacées de faillite avec un cortège macabre de licenciements. La place financière de Dakar dynamique s’en raidit, refusant de financer l’économie par crainte de dépôt de bilan.  
Ces derniers mois, on a assisté à un véritable marathon financier conduit par notre grand argentier national, sillonnant le monde par-ci, proposant par là la vente de bijoux de famille (Méridien Président, actions Sonatel…) pour dégoter jusqu’à l’essoufflement de quoi colmater les brèches béantes. Où est passée la planification dans tout cela ? Il n’est pas exagéré de qualifier notre Etat, d’Etat bana-bana. Le chef de l’Etat n’avait-il pas soutenu, lors de l’inauguration de Touba-Sandaga, qu’il était le premier informel de ce pays ?  
Les dépassements budgétaires ou dépenses hors budget, c’est selon, ont été une illustration majeure de cette concrète incurie au sommet. Plus de 100 milliards ont été dépensés dans la plus parfaite illégalité sans que cela ne prête à conséquence. Au lieu d’appliquer des sanctions à ces délinquants financiers, on les laisse tranquillement vaquer à leurs occupations. On nous promet simplement que cela ne se reproduira plus. Avec quelle garantie ? La prise de gueule en plein Conseil des ministres entre Abdoulaye Diop et Samuel Sarr vient encore renforcer notre désarroi. La presse a rapporté, sans être démentie, que le ministre des Finances a dit sans sourciller à son collègue de l’Energie à propos de la gestion catastrophique du gaz : ‘Soit vous êtes incompétent, soit votre gestion est nébuleuse’. Teuss ! Combien de milliards ont été injectés dans le secteur de l’énergie depuis 9 ans sans aucune réelle amélioration de notre approvisionnement en gaz et électricité ? On ne le saura peut-être jamais. Mais que veut-on, on est dans un pays spécial dirigé par un président spécial, n’est-ce pas James Wolfensohn, ancien président de la Banque mondiale, qui le disait. Si l’on était dans un Etat régulier, des accusations aussi graves proférées par un haut responsable du gouvernement contre un ministre ne resteraient pas lettre morte. Comme quoi, après la loi Ezzan au plan politique, on a droit à une loi Ezzan financière. Impunité, quand tu nous tiens !  
Samba Saër DIOP Citoyen inquiet sambasaerdiop@yahoo.fr  
 
 
+ L'info en continu 
 
 
Au secours ! 
 
 
‘Ñu lay tam dëmm, fekk la ngay soccoo yaxu liir.’ Ce dicton wolof qu’il m’est impossible de traduire aussi succulemment en français, je le soumets aux suggestions des lecteurs non sans en laisser flotter la substance…: ‘Il n’est guère prudent de fournir le bâton qui peut servir à se faire battre.’ Disons-le tout net : les Sénégalais ont mal de leur police et de leur magistrature. Tout citoyen honnête admettra avoir été témoin, au moins une fois dans sa vie, d’une de ces scènes lamentables de ‘main à main’ entre agents de l’ordre et usagers de la route.  
La peine infligée à tel journaliste pour diffusion de ‘fausses nouvelles’ ou ‘outrage au chef de l’Etat’ semble si disproportionnée par rapport aux faits que l’on se demande, raisonnablement, si le verdict ne traduit pas un acte par trop zélé de subordination à l’offensé plutôt qu’un rendu de justice équitable.  
Quand la presse rapporta que le président prodigue allait faire attribuer des parcelles de terrains aux magistrats sénégalais, j’ai instinctivement soupçonné Gorgui d’une offensive de charme, comme il en a le talent, mais cette fois, vers les vigiles de nos libertés, à moins qu’il ne se fût agi d’un simple canular présidentiel pour tester la souplesse du troisième pouvoir. ‘Pourvu qu’ils ne mordent pas à l’appât !’, me surpris-je à murmurer, tout en pinçant le chapelet de mes ressentiments. Le lendemain, je me rue sur les journaux espérant un démenti assorti du refus outré des magistrats… Je présumais que, dans un froufrou indigné de robes, l’Union s’écrierait : ‘Allons donc ! Pour qui nous prend-on ?’ Pour moi, nul doute que la noble corporation allait, d’un mouvement de toques unanimes, entamer derechef des procédures légales de destitution du chef de l’Etat pour outrage à la dignité de la corporation. Non seulement la barre de mes illusions avait été trop haut placée par rapport à l’aune des magistrats, mais la voix de leur président accusait du peu : 70 parcelles rek pour en exiger presque le triple... ‘Ñu lay tam dëmm…’ Dieu!  
Le coup de grâce me fut asséné par cette même presse qui m’apprit la confession anonyme de quelques téméraires d’entre ces braves serviteurs, chuchotant sous le jabot : ‘Ce don (les) met mal à l’aise aux yeux de l’opinion…’ soccoo yaxu liir. ’ Diable ! Refus et démission eussent été dignement héroïques. Dire que j’étais prêt à parier ma pension de retraite (confisquée) que le pouvoir judiciaire allait rassurer les justiciables que tout ce tintamarre avait été vicieusement orchestré par des enseignants jaloux, histoire d’attirer l’attention sur leur misérable condition.  
Erreurs humaines ou motivations diaboliques ?  
En aucune de ces républiques que l’on singe sans en avoir ni les moyens ni l’esprit, le premier magistrat n’oserait ‘instruire’ son ministre de la Justice d’offrir le moindre lopin de terre à un corps de l’Etat. A moins qu’il ne fasse aucune différence entre vaguemestre et ministre ou que ce dernier ne se plaise à jouer au pitre fou du roi.  
Au-delà de cette attribution de parcelles qui n’est que ruse et manœuvre de division, se pose une épineuse question : gouverner qui et comment ? Plus de 50 % de la population sénégalaise n’appréhendent pas les interstices du canevas judiciaire qui les régit. Combien de citoyens comprennent les subtilités juridico-politiques d’une constitution ? L’Etat, fort de cette réalité, ruse en tout et avec tout le monde en misant sur l’ignorance des uns, la veulerie des autres. L’Alternance, convaincue que l’occasion fait le larron, ne rate jamais l’opportunité de créer, au gré de ses intérêts, des fabriques de larrons, genre Sénat, Conseil économique et social et autres agences râteliers dont l’unique critère de recrutement est d’être ’prêt à ne pas penser pour mieux obéir’.  
Pendant que Gorgui, disciple auto proclamé, offre des terrains aux marabouts curateurs de nos âmes, le fils œcuménique s’ingénie à faire couler des eaux bénites et retaper du cimetière catholique. La grande masse de croyants applaudit ; le mécréant hausse les épaules tandis que les intellectuels (de langue française) protestent au nom de cette laïcité, bouillon de toutes les cultures de tolérances et intolérances. Laïcité ? Bah oui ! C’est garanti par la Constitution. La preuve est qu’il soit permis à chaque conviction d’afficher son slogan :  
*Oui et non aux maçons !  
*Homosexuels, ‘don’t tell, don’t ask!’ Mais lynchons-les d’abord. Puis crachons sur leurs tombes  
*Prostituées, Haram ! Sauf inscrites au fichier  
Hypocrisie sociale quand tu nous tiens…  
Entre le marteau du juge et le procureur chargé de défendre la société, fasse Dieu que l’effigie du chef du président de la République qui s’invite dans les prétoires ne s’anime pour adresser clins d’œil et messages Sms à la cour. Un juge appartenant à ces Gens du Livre - juifs, chrétiens, musulmans - pour peu qu’il croit aux dix commandements devrait songer à sa propre tombe, avant de creuser celle de l’autre. On cohabite avec les cimetières. Même qu’on y accompagne chaque jour un des nôtres, mais chacun pense, quant à soi, que ce n’est pas demain la veille… Que la justice immanente concerne les autres. Relisons ‘Les Fraudeurs’ Sourate 82 : Malheur aux fraudeurs (1) qui, lorsqu’ils font mesurer pour eux-mêmes exigent la pleine mesure, (2) et qui lorsqu’eux-mêmes mesurent ou pèsent pour les autres, [leur] causent perte.  
(3) Ceux-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités, (4) en un jour terrible, (5) le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’Univers ?< (6)Ainsi parlèrent également Bible et Thora.  
Amadou Gueye NGOM Critique social  
 
Hans-Rudolf Merz, président de la confédération helvétique :‘Quel pays autre que la Suisse a rendu l'argent volé aux Africains ?’  
En réponse aux questions de Wal Fadjri sur l'argent des potentats africains planqué en Suisse, Hans-Rudolf Merz a annoncé pour s'en réjouir que son pays a restitué tout l'argent connu, volé aux Africains. C'est aussi l'occasion pour lui d'interpeller, dans une interrogation emphatique, les autres pays riches qui gardent honteusement les sous des Africains affamés par des individus sans éthique. ‘Quel pays autre que la Suisse a rendu l'argent volé aux Africains ?’, s'est demandé le président de la Suisse. En effet, une somme d'argent non quantifiable subtilisée sans vergogne par des hommes politiques africains et leurs amis, dort dans des banques européennes, arabes, etc. 
 
GENEVE - A l'occasion de l'intervention annuelle de la présidence de la Confédération devant la presse suisse et internationale accréditée à Genève, Hans-Rudolf Merz, de retour du Salon international de l'auto qu'il a ouvert officiellement, a expliqué la bonne foi de son pays concernant l'argent des potentats africains. Faisant le point au Club Suisse de la Presse, sur la controverse concernant la procédure contre l'Union des banques suisses (Ubs) aux Etats-Unis et ses développements récents, le président de la Confédération helvétique a demandé à voir si les autres pays vont se doter de lois et réglementations identiques à celles de la Suisse pour permettre le retour de l'argent volé aux Africains.  
Considéré comme un paradis financier avec son légendaire secret bancaire, un système qui protège les avoirs du citoyen, considérés comme relevant du domaine privé d’après le Code civil suisse, le pays des Montagnes est aujourd'hui attaqué par les Etats-Unis et des pays de l'Union européenne dont la Confédération n'est pas membre. On reproche, par exemple, à la Suisse d'être complice, par son système bancaire, de fraudes fiscales perpétrées par des citoyens américains. Et le pays d'Obama, en pleine crise financière, fait pression sur ce pays pour disposer de l'argent de ses citoyens planqués frauduleusement dans des banques suisses. De même, l'Union européenne, en particulier l'Allemagne et la France, menace de mettre la Suisse sur la liste des paradis fiscaux. Le président de la Suisse se dit prêt à discuter avec les pays de l'Ocde, mais récuse l'étiquette de paradis fiscal qui, selon lui, doit être bien définie.  
Le président de la Confédération suisse fera entendre la voix de son pays dans une note adressée au G20. Dans celle-ci, il indique que le secret bancaire n'est pas négociable et que son pays dit, par conséquent, non à son abolition. Pour autant, écrit-il, la Suisse est ouverte à un dialogue direct sur la base d'accords pour faciliter l'entr’aide judiciaire.  
Ce vendredi 6 mars, une rencontre entre la Secrétaire d'Etat Hilary Clinton et Mme Micheline Calmy Rey, le ministre suisse des Affaires étrangères, permettra à la Confédération helvétique d'exposer sa position aux Etats-Unis d'Amérique qui exigent la publication des noms de plus de 50 000 Américains détenteurs de comptes à l'Ubs, en pleine tourmente!.  
El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com) 
Candidat à la mairie de Dakar : Jean Paul Dias appelle les Dakarois à barrer la route à Karim Wade  
Voter la Coalition sopi, 2009, c’est aider Karim Wade à se positionner comme président de la République. Voilà ce que Jean Paul Dias et ses camarades ‘Gaïndés’ veulent faire comprendre aux Sénégalais. C’est pourquoi, la tête de liste des ‘citoyens Gaïndé’ appelle les Dakarois à respecter la volonté de tous les Sénégalais en votant contre la coalition Sopi 2009 pour barrer la route à Karim Wade.  
 
Le leader du Bcg, par ailleurs candidat à la mairie de Dakar fera tout son possible pour que la Coalition Sopi 2009 ne triomphe pas à Dakar au soir du 22 mars prochain. La raison est toute simple. Au-delà de sa candidature au poste de maire de la ville de Dakar, Jean Paul Dias veut ainsi barrer la route à l’accession de Karim Wade à la magistrature suprême par une voie détournée. ‘Il est aujourd’hui clair qu’une stratégie a été élaborée pour faire de Karim Wade le successeur de son père à la tête de l’Etat’. Et la stratégie consistera, selon le leader du Bcg, ‘à faire de Karim le maire de Dakar en cas de victoire de la coalition Sopi 2009. Karim prendra ensuite la présidence du Sénat (sic). Ainsi, au bout de quelques mois, son père va quitter le pouvoir pour lui céder le fauteuil. Karim Wade va donc organiser des élections au bout de 90 jours et il va les voler pour les remporter. Voilà le scénario que les Dakarois doivent refuser’, martèle Jean Paul Dias. Puis d’ajouter : ‘Il faut que les Dakarois sachent que voter pour la coalition Sopi 2009, c’est trahir tous les Sénégalais, car c’est une manière d’aider Karim Wade à se positionner comme président de la République.  
Ce qui est inacceptable. Karim Wade qui ne parle pas la langue des Dakarois ne peut pas prétendre être le maire des dakarois.’Le leader de la liste ‘citoyens-Gaïndé’ est d’ailleurs convaincu que les Dakarois vont ‘balayer’ la coalition Sopi 2009.Candidat à la mairie de Dakar, Jean Paul Dias nourrit beaucoup d’ambitions pour sa ville. Même s’il annonce d’emblée qu’il ne fera pas de promesses. ‘Je prends des engagements qui seront respectés si les Dakarois votent en faveur de notre liste’, précise-t-il.  
Entre autres engagements, le Centriste en chef souhaite refaire de Dakar ‘une ville moderne’. Ce qui, selon lui, ‘passe essentiellement par la sécurité, une propreté et un environnement dignes de vous, des infrastructures de santé améliorées, une vie culturelle et sportive populaire, une mobilité urbaine améliorée, un état-civil accessible. Et ce n’est qu’un minimum’.Jean Paul Dias qui propose un ‘nouveau pacte de confiance’ aux habitants, signale que depuis plusieurs années, mais avec une aggravation à partir de 2002, la ville-capitale du Sénégal sombre dans le style bidonville, dans l’anarchie, la désorganisation, la cantinisation, la ruralisation. ‘Tous ces maux engendrent et accentuent des dysfonctionnements tels que l’insécurité, l’insalubrité et le désoeuvrement culturel des habitants’.La tête de liste des ‘ citoyens gaïndé’ a également pris l’engagement ferme de ne pas faire le cumul de fonctions comme l’actuel maire de Dakar.‘ Si je suis élu maire de Dakar, je n’accepterai aucune autre fonction susceptible de me disperser ’.A la question de savoir pourquoi il ne va pas aux élections dans une coalition, Jean Paul Dias se veut catégorique : ‘la vocation d’un parti, c’est d’aller aux élections. Ce n’est pas d’aller en coalition. Et si j’étais ministre de l’Intérieur j’aurais dissout tout parti qui n’oserait pas se présenter seul aux élections ’.  
Georges Nesta DIOP  
Et si le parti de l’abstention remportait les élections 
 
 
Va-t-on vers des élections locales avec un faible taux de participation ? En tout cas, si celles-là sont à l'image de ce que l'on constate actuellement, nul doute que le Sénégal connaîtra l'une de ses élections les moins populaires. La morosité ambiante de la présente campagne ne présage pas, en effet, d'un engouement pour le prochain scrutin. A moins d'une inversion de tendance, on risque d’avoir, au soir du 22 mars, des conseillers ruraux, municipaux et régionaux les plus mal élus de l'histoire politique notre pays. Et ce sera là un paradoxe puisque les élections locales sont, en principe, celles qui devraient, le plus, mobiliser les populations en ce qu'il s'agit de la gestion de leurs cité. Des hommes et femmes élus, à l'issue du prochain scrutin, dépendront le devenir de nos collectivités locales et, par conséquent, la bonne ou mauvaise gestion du quotidien des Sénégalais.  
Pourquoi, dès lors et paradoxalement, ces derniers ne semblent guère emballés par la présente campagne, et par ricochets, par les élections locales prochaines ? A cette question, trois réponses peuvent être servies. D'abord, on peut penser que les enjeux ne sont pas bien compris. Pour le Sénégalais lambda, une élection reste une élection. Sous ce rapport, il ne pense pas que celles à venir puissent régler les problèmes que ses devancières n'ont pu régler. Et il faut dire que le flou qu'entretiennent les candidats en abordant, dans cette campagne, des thèmes inappropriés, ne contribue pas à l'éclairage des citoyens sur les enjeux réels de ces élections. D'où la responsabilité des politiciens dans le peu d'engouement pour les locales.  
Deuxième facteur explicatif, les Sénégalais ont l'esprit ailleurs. Ce qui les préoccupe actuellement, c'est comment faire face aux difficultés de la vie plutôt que de se brancher sur les élections locales qui, de toute façon, pensent-ils, ne changeront rien dans leur mal-être quotidien. Enfin, il y a lieu de s'arrêter un peu sur l'image que renvoient nos hommes politiques actuels à l'opinion. S'il y a, aujourd'hui, une personne dont l’image passe difficilement dans l’opinion, c'est bien l'homme politique sénégalais. Ce jugement tient au fait que, dans la mémoire collective, le politicien renvoie à celui qui ne dit jamais ce qu’il fait ni ne fait jamais ce qu’il dit. C’est ce fossé entre le discours et la réalité qui est à l’origine d’un désenchantement des populations pour la chose politique et qui risque d’être fatal lorsqu’il s’agira de jauger le taux de participation.  
Aguibou KANE  
Coup de gueule  
La coalition Sopi snobe-t-elle la presse locale ?  
Une des particularités de l’alternance, ce sont les rapports souvent heurtés que le régime entretient avec la presse. Si à Ziguinchor, on ne peut pas exactement parler de ce type de relation, il est par ailleurs vrai que la presse locale n’est pas toujours en odeur de sainteté avec les libéraux. La campagne qui vient de démarrer met à nu cette réalité.  
 
ZIGUINCHOR - L’objectivité et la bonne foi semblent être les denrées les plus rares chez les politiciens. Les seules choses qui intéressent l’homme politique, ce sont ses intérêts. Sinon, comment comprendre que chez certains libéraux de Ziguinchor, on s’acharne sur des journalistes dont le seul tort est de dire la vérité. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que la coalition Sopi a envie de travailler avec la presse dans cette campagne électorale. Le constat est que cette agressivité qui a toujours caractérisé la stratégie de communication des libéraux et de leurs alliés a, semble-t-il, cédé la place au ‘mépris’. Et pour connaître l’origine de cette nouvelle approche communicationnelle de la coalition Sopi 2009, il faudra remonter à l’arrivée vendredi dernier du chef de l’Etat à Ziguinchor. Ils sont nombreux les libéraux qui n’ont pas pardonné aux journalistes d’avoir parlé de voyage mouvementé du chef de l’Etat, accueilli dans la capitale du sud par une jeunesse en colère. Ce que tout le monde a vu, y compris les militants et sympathisants de la coalition Sopi, et qui est vrai, c’est que pour la première fois, les jeunes de Ziguinchor ont brandi des cartons et des brassages rouges pour dénoncer le mépris que le pouvoir libéral nourrit pour Ziguinchor en particulier. La presse locale est-elle responsable de ces agissements qui ne devraient en fait pas surprendre ? Négatif.  
La seule chose que les reporters ont faite, c’est de retracer les temps forts de ce séjour qui entre en droite ligne d’une campagne déguisée, en violation d’une disposition importante de la loi électorale. Un récit qui ne pouvait pas occulter un des moments forts qui était le mouvement d’humeur des élèves du lycée Djignabo, des futurs agents techniques des eaux et forêts et des étudiants de l’université de Ziguinchor. Aussi, la mobilisation qui n’était pas un modèle de réussite a capté l’attention des observateurs que constituent les journalistes. Dire que Abdoulaye Wade, président de la République a été incapable de remplir le petit stadium Pédro Gomis est-il un crime lorsque cette réalité s’est offerte aux Ziguinchorois ? Pourtant, le jour même, certains libéraux ont manifesté leur déception, compte tenu de tout ce qui avait été fait pour gagner le pari de la mobilisation : 30 millions de francs et des dizaines de cars mobilisés pour la circonstance et à l’arrivée, pas la mobilisation des grands jours. On a en tout cas mieux vu lors de manifestations du Pds. La faute revient-elle aux journalistes ? Il semblerait que ces derniers n’ont rapporté que la vérité. Ce souci de vérité qui a poussé certains d’entre eux à tirer le chapeau à la coalition Benno Takku Défarat Sénégal, qui, pour son premier meeting de campagne à la place de Gao a relevé le défi de la mobilisation. Si ces événements ne peuvent pas constituer un paramètre déterminant dans le choix final des Ziguinchorois, il faut par contre reconnaître le droit aux journalistes de relever ces constats au risque de faillir à leur devoir. Heureusement que la plupart d’entre eux l’ont compris.  
Seulement, cette volonté de respecter l’éthique et la déontologie qui constituent le soubassement et le fondement du journalisme semble avoir des répercussions sur les rapports entre les libéraux et la presse de Ziguinchor qui se sent snobée depuis le début de la campagne électorale. Simple illusion ou réalité ? La dernière hypothèse en tout cas ne surprendrait pas surtout lorsqu’on a affaire à un parti dont un des responsables avait un jour publiquement manifesté son mépris pour un journaliste qualifié de pigiste. Ce que le monsieur semblait ignorer, c’est que le mot pigiste ne renvoie ni aux qualités, ni au niveau intellectuel, ni aux performances du journaliste, mais fait plutôt fait référence à la nature du contrat qui lie l’employé à son employeur, et donc à la forme de rémunération à laquelle est soumis le journaliste.  
De toute façon, la suite de la campagne électorale aura le mérite de clarifier davantage les rapports entre la coalition Sopi et la presse locale qui n’a qu’un seul but : rendre fidèlement ce qui se passe. Un exercice dans lequel on peut se tromper, mais, de bonne foi.  
Mamadou Papo MANE  
 
L’OBSERVATEUR : 
PROMESSES-RÉK 
 
Article Par Borom deuk bi ,  
Paru le Vendredi 6 Mar 2009 
 
Mais, ils sont tous devenus fous ces jours-ci ! Parce que j’ai besoin de leurs voix pour conserver mon fauteuil, ils viennent tous maintenant ak ay cahié de doléances. Les femmes exigent un Gie, alors que les jeunes pensent que le seul espace bi déss thi dëk-bi leur revient de droit pour servir de terrain d’entraînement. Pendant ce temps, les notables, ces retraités, qui ne connaissent du Coran que Falahi ak Nassi, me menacent avec leur chapelet. «Boléne diokhé terin bi rek gniou wird ‘’Doo falou’’ 116 fois». Que faire ? Euréka, j’ai trouvé ! Je vais faire comme le Secrétaire général de mon parti. Ce vieux roublard. Des promesses tous azimuts. Aux femmes, je vais bien promettre un Gie grâce à un financement venu …de la caverne d’Ali Baba. Quant à l’espace convoité, je vais le promettre à la fois aux jeunes et notables. Et puis, lorsque je serais élu, je vais morceler le lopin de terre pour le vendre au prix d’or. Ragalouma darra, kou manifesté ma wo Police. N’est-ce pas la loi qui fait de moi le premier magistrat de la commune ?  
 
 
 
JEAN PAUL DIAS AVERTIT LES DAKAROIS Voter pour Sopi 2009, c’est porter Karim Wade au Palais 
 
Article Par Latir MANE ,  
Paru le Vendredi 6 Mar 2009 
 
Jean Paul Dias est dans l’arène. Depuis hier, il a démarré officiellement sa campagne électorale. Il compte empêcher à Wade de dérouler tranquillement son plan pour installer Karim au sommet.  
Feu à volonté et sur tout ce qui bouge. C’est ainsi qu’on peut résumer le démarrage de campagne du Bloc des centristes gaïndé (Bcg). Hier, Jean Paul Dias a fait face à la presse pour lancer officiellement sa campagne. Et c’est pour avertir les habitants de la capitale du Sénégal sur le véritable enjeu des élections locales à Dakar. Il a expliqué que si les Dakarois votent pour la Coalition Sopi 2009, «ils ouvrent à Karim Wade les portes de la Présidence de la République». Car, d’après lui, un plan a été déjà mis en place par le Pape du Sopi pour installer son fils à la tête du Sénégal. Et cela passe par les élections locales. M. Dias est convaincus que si la Coalition Sopi 2009 obtient la majorité des conseils municipaux, Wade va leur demander de voter pour son fils. Ensuite, il va pousser Pape Diop, «qui n’est pas comme Idrissa Seck encore moins Macky Sall», à quitter le Sénat, et céder le poste de Président à Karim Wade. Après cela, sous prétexte qu’il est fatigué, Wade pourra se retirer tranquillement, pour laisser légalement le Sénégal à la deuxième personnalité du Sénégal. Qui aura le temps de préparer une élection présidentielle de transitions et de la remporter. Mais, lui dit non d’ores et déjà. Et appelle tous les Dakarois à faire pareillement. Il avertit également les habitants de la banlieue à ne pas s’immiscer dans la bataille de Dakar, quoi qu’on va leur proposer.  
Cheikh Tidiane Sy doit dissoudre les partis Yobaléma*  
Jean Paul Dias a laissé entendre que le ministre de l’Intérieur doit dissoudre les partis qui ne sont pas partis aux Locales seuls. Car, on peut admettre des coalitions à la Présidentielle, mais pour les Législatives ou les Locales, les partis qui se respectent doivent aller seuls. Et arrêter de faire du langamou (de s’appuyer sur) et du Yoballéma (accompagnateur). Pour finir, M. Dias s’est prononcé sur le bilan de Pape Diop qu’il trouve nul, mais aussi, rempli de nébuleuse. Car, non seulement Dakar est sale, sombre et sans trottoirs, mais dans le budget 2009 qui n’a pas encore été exécuté, il a noté des chiffres qui pousse à réfléchir. Par exemple, des dépenses de billets d’avion qui s’élèvent à 250 millions et l’achat de denrées alimentaires qui s’élèvent à 200 millions, alors que la mairie de Dakar n’est ni hôtel, ni restaurant.  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 6.03.2009
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