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Le Sénégal à la barre de la Cour internationa

A LA DECOUVERTE DE PAPIS AKABOUYETTE : ETUDIANT LE JOUR, PRISONNIER LA NUIT «Je demande la grâce au Président Wade» 
 
Article Par HAROUNA FALL (ENVOYE SPECIAL A ZIGUINCHOR),  
Paru le Vendredi 3 Avr 2009 
 
Il a 28 ans. Il est étudiant en 1ère année de Gestion à l’Université de Ziguinchor. Papis Akabouyette est un étudiant pas comme les autres. Le jour, il emprunte le chemin de la Faculté pour suivre ses cours. Le soir, il croupit en prison. Rencontré le 11 mars dernier au campus de l’Université de Ziguinchor, Papis revient dans cet entretien-découverte sur les raisons qui l’ont amené en prison.  
Présentez-vous à nos lecteurs.  
Je m’appelle Papis. Je suis étudiant en première année de Gestion à l’Université de Ziguinchor. Je vis une situation, depuis l’année dernière, qui n’est pas favorable aux études. L’année dernière, j’ai commencé les cours le 18 mars. Il y avait un examen le 07 avril 2008 que je n’ai pas pu faire. Même l’administration de l’Université de Ziguinchor s’était rendu compte que ce n’était pas possible. Il fallait attendre la session unique. Avec les grèves, il fallait partir encore en session unique au mois d’octobre en deux semaines. J’ai raté l’année. Cette année encore, je suis dans la même situation. Malgré toutes les demandes que j’ai adressées au président de la République, on m’avait dit qu’il était le seul à pouvoir m’accorder la grâce pour sortir de cette situation. J’ai déposé une demande le 24 janvier 2008. Le 20 mai, j’ai reçu une réponse du secrétariat du président. Dans cette réponse, on me dit que le président avait ma demande de grâce et qu’il en a porté une très haute attention. Et que le dossier était au ministère de la Justice afin de donner la conclusion qu’il fallait en tirer. J’étais encore obligé d’écrire une autre lettre. Toujours, c’est la même réponse. Actuellement, tout ce que je demande, c’est qu’on me pardonne.  
Est-ce que vous pouvez revenir sur votre histoire ?  
Les faits remontent dans la nuit du 31 décembre 2005 dans une boîte au Cap-Skirring. J’étais au comptoir en train de boire une bière. Un Blanc me demande de me lever parce que c’était sa place. J’ai refusé. Pour moi, les places dans une boîte n’appartiennent à personne. Il fallait consommer et partir. Le Blanc est parti dire à mon cousin que j’ai refusé de me lever. Mon cousin est venu gentiment me demander de le suivre. Il m’a demandé ce que j’ai dit au Blanc. Je lui ai expliqué ce que je lui ai dit. Sans comprendre, il m’a frappé et blessé avec une corne. J’ai réagi en lui balançant un coup de poing. Il m’a donné plusieurs coups de cornes qui m’ont blessé partout. Après je me suis rendu chez lui parce que j’étais en colère. J’ai tenté de le réveiller. Il a refusé. C’est en ce moment que j’ai commis cette erreur que je regrette toujours.  
Quelle erreur ?  
J’ai brûlé sa case pour l’obliger à se réveiller pour qu’on se batte. Parce que j’étais très en colère. C’était la nuit. Je ne sais pas ce que je faisais. Parce que le coup était déjà parti. Le lendemain, on a réglé le problème en famille. Et le 02 janvier 2006, il s’était rendu à la Gendarmerie pour retirer sa plainte. Malheureusement, le commandant de brigade avait dit qu’il fallait venir devant le Procureur pour arranger la situation. On était venu chez le Procureur, après une audition avec le juge d’instruction, on m’a libéré. J’étais rentré chez moi. Le 18 Janvier, j’étais reparti pour une autre audition chez le juge d’instruction. Pour moi, l’affaire était finie. Malheureusement, le 24 décembre 2007, je revenais de Dakar pour aller passer les vacances au village. On m’a dit qu’il y avait un gendarme qui me demandait. Je suis parti répondre à la Gendarmerie. On m’a présenté le dossier. J’ai confirmé qu’il s’agissait de moi, mais que le problème était réglé. C’est à ce moment qu’on m’a dit qu’il s’agit juste d’avoir une audition avec le Procureur. Une fois chez le Procureur, j’ai été déféré à la Maison d’arrêt. Depuis lors, je suis là-bas. Ils m’ont jugé. Après j’ai adressé une lettre au président. Il y a eu beaucoup d’interventions qui n’ont rien donné. Jusqu’à ce jour, et ce jusqu’à ma libération, je ne cesserai de dire au président de la République de me pardonner. C’est un problème que j’ai eu. Mais ce n’est pas de ma nature. Il faut que les autorités m’aident à sortir de cette situation pour que je sois dans des conditions qui me permettront de suivre correctement mes études.  
Comment vous parvenez à allier la vie carcérale et les études ?  
C’est extrêmement difficile. On ne peut être dans une cellule où il y a 39 détenus et étudier convenablement. Quand je veux apprendre, ils se mettent à parler. Je ne peux leur dire de se taire pour que je puisse apprendre.  
Vous étudiez dans la cellule ?  
Malgré le bruit, je suis obligé d’étudier dans ces conditions.  
Comment sont vos conditions de détention à Ziguinchor ?  
A l’intérieur de la prison pour dormir, cela ne cause pas problème. Étant détenu, on doit comprendre que la situation est différente de la liberté. C’est un lieu où l’on est appelé à changer de vie pour méditer sur la situation qui nous a amenés en prison. Franchement, étudier dans ces conditions, ce n’est vraiment pas possible.  
Quel est le regard que les autres portent sur vous ?  
Il y a certains qui connaissent ma situation. Quand je suis avec eux, je sens qu’ils ont pitié de moi. Ils ne savent pas quoi faire. Ils me demandent comment je vais. J’essaie de leur remonter le moral. Je suis obligé d’être comme eux, même si je sais que ce n’est pas possible.  
Comment votre famille vit cette situation ?  
Je suis obligé de montrer des comportements qui portent à croire que je vais bien, même si ce n’est pas le cas. A chaque fois que ma maman me voit, elle est désespérée. C’est la même chose avec mon père et mes frères et sœurs.  
Et votre cousin ?  
Il vient tout le temps me voir en pleurant. Il est allé voir ma maman pour lui dire que ce n’est pas son souhait de me voir dans cette situation.  
APRÈS AVOIR FOUILLÉ SES COMPTES ME SENGHOR VEUT SAISIR LE GROUPE DE PRESSE DE FARBA 
 
Article Par Latir MANE ,  
Paru le Vendredi 3 Avr 2009 
 
La descente aux enfers se poursuit pour Farba Senghor. Fara Diouf, un homme à poigne a décidé croiser le fer avec lui, avec l’aide de la justice.  
Hier vers 13 heures, des nervis à bord de deux voitures L 200 pick-Up sans numéro d’immatriculation ont débarqué à l’intérieur du groupe de presse de Farba Senghor «Express An Nur». Ils ont été précédés par des agents de l’huissier Me Joséphine Senghor, venus saisir les biens appartenant à M. Farba Senghor, pour le compte de M. Fara Diouf. Ces agents sont arrivés sur la Vdn, devant l’immeuble abritant le groupe de presse, vers les coups de 11 heures. Mais les responsables trouvés sur place leur ont demandé d’attendre l’arrivée du principal responsable avant de faire quoi que ce soit. Ce que les agents ont respecté, en attendant tranquillement devant l’immeuble fermé. C’est plus tard que Hassane Bâ, le responsable du groupe, a débarqué. Et quelques minutes plus tard le premier pick-up blanc arrive avec, à son bord, des personnes bien baraquées. Dans les minutes qui suivent, le second pick-up bleu arrive sur les lieux chargé de personnes. C’est à ce moment que Hassane Bâ a été aperçu taillant bavette avec les agents. Et des sources qui ont été plus proches du théâtre des évènements nous ont raconté que M. Bâ a fait savoir aux agents que le groupe de presse «Express An Ur» n’est pas mentionné dans les documents du juge. Mais aussi, que Farba Senghor n’habite pas là-bas et que si Me Senghor veut saisir les biens de Farba, elle connaît bien la maison de ce dernier. Et que le groupe de presse n’a rien à voir avec cette affaire. Et c’est suite à cette explication, avec l’aide de la présence menaçante des nervis, que les agents sont retournés chez eux. Non sans promettre de revenir dans les prochains jours. Cette fois, avec des forces de l’ordre, car ils ont constaté une résistance lors de la saisie.  
Des affrontements en perspective ?  
Joint hier au téléphone pour une réaction, M. Hassane Bâ n’a pas souhaité «s’épancher dans la presse». Surtout qu’il a été informé que nous étions sur les lieux hier. Mais, il a tenu à préciser que le groupe «Express An Ur» n’a rien à voir avec cette affaire. Du côté de Fara Diouf, le discours est encore plus virulent. Il soutient avoir eu échos de la présence des nervis. Et il estime que les nervis de Farba n’ont toujours pas retenu la leçon. Mais, il compte aller jusqu’au bout pour encaisser son dû, qui s’élève à 30 millions de nos francs. Ainsi, après avoir bloqué le compte bancaire de Farba Senghor domicilié à la Bicis, où il n’y avait pas grand-chose, Me Joséphine Senghor, qui agit pour le compte de Fara Diouf, passe à la vitesse supérieure en opérant une saisine de ses biens. Le juge avait condamné Farba Senghor à payer Fara Diouf 30 millions et tous les frais ; pour avoir pris la maquette de Fara Diouf, lors de la campagne de l’élection présidentielle ; d’avoir payé à Talla Diagne 4 millions pour le tirage du produit en 5 mille exemplaires ; et d’avoir laissé en rade le producteur. Après le jugement, Farba n’avait pas interjeté appel. Raison pour laquelle, la décision de Justice s’applique.  
PLAINTE DE LA BELGIQUE DANS L’AFFAIRE HISSENE HABRE Le Sénégal à la barre de la Cour internationale de justice, lundi prochain 
 
Article Par NDIAGA NDIAYE,  
Paru le Jeudi 2 Avr 2009 
 
Pour n’avoir pas jugé Hissène Habré et à défaut de l’extrader, l’Etat du Sénégal sera jugé, lundi prochain, par la Cour internationale de justice, suite à une plainte déposée contre lui par la Belgique.  
L’affaire Hissène Habré crée des soucis à l’Etat du Sénégal. Après les nombreuses procédures alors intentées contre lui par les victimes et la Belgique, voilà que le Sénégal se retrouve devant les juridictions internationales pour répondre de chefs d’accusations toujours liés à ce dossier. En effet, la plainte que la Belgique avait déposée contre le Sénégal, en fin du mois de février dernier, devant la Cour internationale de justice (Cij), sera appelée à la barre de cette juridiction le lundi 6 avril prochain. Cette plainte des Belges était motivée par le non-respect, par le régime de Me Wade, «de son obligation de poursuivre l’ancien Président tchadien ou de l’extrader vers la Belgique aux fins de poursuites pénales».  
Ce procès est pris très au sérieux par les autorités sénégalaises, si l’on en croit des sources, car c’est le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Madické Niang, lui-même, qui pilote le dossier pour préparer la défense de l’Etat. Il est aidé dans ce travail par l’Agent judiciaire de l’Etat dont le déplacement en Belgique est annoncé avec un pool d’avocats. Car, au-delà de la simple affaire liée à Habré, «c’est l’image du pays qu’il faut polir aux yeux des juridictions internationales».  
Dans sa requête envoyée à la Cij, la Belgique a soutenu que «le Sénégal, où M. Habré vit en exil depuis 1990, n'a pas donné suite à ses demandes répétées de voir l'ancien Président tchadien poursuivi en justice au Sénégal, à défaut d'être extradé vers la Belgique, pour des faits qualifiés, notamment, de crimes, de torture et de crimes contre l'humanité». De même, les autorités Belges ont rappelé la plainte déposée le 25 janvier 2000 par sept personnes et une Ong (l’Association des victimes de crimes et de répressions politiques) contre Hissène Habré. Ce dernier avait été inculpé le 3 février 2000 à Dakar de complicité de «crimes contre l'humanité, d'actes de torture et de barbarie» et avait été assigné à résidence. Mais, cette inculpation finit par être rejetée par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar au motif que «le crime contre l’humanité» ne fait pas partie du droit pénal sénégalais». Autre grief soulevé par la Belgique dans sa plainte qui sera étudiée lundi prochain, c’est «le mandat d’arrêt international auquel la Justice sénégalaise a estimé ne pas pouvoir donner suite». Toutes choses qui font croire à la Belgique que l’Etat du Sénégal «viole la Convention des Nations Unies contre la torture». C’est fort de ces certitudes que la Belgique a usé de son droit de se plaindre devant la Cij à laquelle elle demande de notifier au Sénégal son obligation de «poursuivre pénalement M. Habré pour des faits qualifiés, notamment, de crimes, de torture et de crimes contre l’humanité qui lui sont imputés en tant qu’auteur, co-auteur ou complice». Et qu’à défaut de poursuivre M. Habré, la République du Sénégal est obligée de l’extrader vers le Royaume de Belgique pour qu’il réponde de ces crimes devant la Justice belge.  
POLEMIQUE SUR L’AUDIT DES COLLECTIVITES LOCALES La césure s’accentue entre Niasse et Tanor 
 
Article Par SERIGNE SALIOU SAMB ,  
Paru le Jeudi 2 Avr 2009 
 
Alors que l’on n’a pas fini d’épiloguer sur les risques d’implosion de Benno Siggil Senegaal, confronté à l’épreuve du contrôle des collectivités locales remportées par cette coalition, la césure devient plus profonde entre Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. Mais cette fois, en lieu et place de postes de maire ou de conseiller, c’est la question des audits qui vient ressusciter les profondes rivalités entre le Secrétaire général de l’Afp et son homologue du Ps.  
Chronique d’une césure annoncée entre l’Afp et le Ps ou plus précisément entre les leaders de ces deux formations politiques, Moustpha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. A l’origine de la «brouille» entre ces deux grandes figures de l’opposition sénégalaise, il y a la question des audits des collectivités locales remportées par l’opposition lors des élections locales du 22 mars dernier. Et ce sont les déclarations qu’ils ont faites à ce propos, par presse interposée, qui risquent d’éloigner les deux hommes. Car, là où Moustapha Niasse déclarait, dans les colonnes de «L’Observateur» du 31 mars dernier, sa volonté de procéder à des audits, ne serait-ce que par réflexe légal, légitime et normal, Tanor Dieng affirme, dans «Le Quotidien» d’hier, que le terme «audit» est aujourd’hui galvaudé et qu’il faudra éviter de tomber dans les «mêmes bêtises du pouvoir libéral»… Et même si les deux hommes sont d’accord sur la nécessité de faire «l’état des lieux», leur différence d’approche est suffisante pour semer le trouble dans les rangs des militants de leurs formations politiques qui ont pourtant réussi le plus difficile, en se liguant contre la coalition présidentielle. Les risques de divergence sont d’autant plus grands que la tension est déjà perceptible entre le Ps et l’Afp, partout au Sénégal. A Dakar, il y a les rivalités entre le socialiste Mar Diouf et le progressiste El Hadji Malick Gakou, pour le contrôle du Conseil régional. A Kaolack, Madieyna Diouf de l’Afp s’oppose à Ibrahima Bèye du Ps pour la mairie. Idem dans le Ndoucoumane entre Mata Sy Diallo et Abdoulaye Wilane. Des querelles de clocher qui ne constituent que la partie visible de l’iceberg du profond différend qui oppose Niasse et Tanor, depuis très longtemps. En effet, moulés dans l’école de Senghor et aguerris sous le magistère de Abdou Diouf, l’un et l’autre se sont âprement disputés, à la veille de la présidentielle de 2000. Élection qui a vu Moustapha Niasse soutenir le camp de l’alternance. Un «péché d’Israël» que les socialistes, Tanor à leur tête, ne lui pardonneront jamais.  
 
 
 
 
 
LE QUOTIDIEN : 
Locales 2009 : la faillite déclarée des marchands d’illusions. 
03-04-2009  
Les faux espoirs entretenus médiatiquement par les marchands d’illusions ont, par ricochet, rejailli sur leur propre figure. Le réveil a été âpre en ce lendemain d’élection, où visiblement une grande partie de ces acteurs ont préféré renoncer à leur prescription médiatique quotidienne. La pilule du lendemain est difficile à avaler. 
Les électeurs sénégalais viennent d’administrer des recettes véritables aux pseudo-acteurs de la communication qui croyaient qu’une occupation rationnelle du champ médiatique suffit pour remporter les élections, ou domestiquer les esprits autour d’une idée ne dégageant aucune perspective d’ensemble devant amener les populations à se l’approprier. 
Pendant des mois, la machine médiatique mise en branle a servi, suivant un agenda bien concocté, des reportages, des annonces et parfois de petites interviews pour actionner la mécanique du mérite illusoire et imposer froidement leur schéma. Il ne fallait pas se dévoiler de prime abord, au risque de frôler l’usure, mais surtout laisser l’entourage distiller les petites phrases et expressions qui subrepticement renvoyaient au «héros» fantôme.  
Ces braconniers de la politique, sans aucune trajectoire initiale notoire, s’appuient à travers leur stratégie, sur un réseau avec des journalistes dégustant (in) consciemment les recettes servies. Il faut comme l’explique Dr. Edwin Feulner de la Heritage Foundation appliquer ce processus au «commerce du dentifrice par les magasins Procter & Gamble qui en vendent et revendent tous les jours pour que le produit reste frais dans l’esprit du consommateur. (…) Il s’agit de maintenir le débat dans la bonne perspective».  
Leurs stratèges ont, pendant longtemps, emprunté à Jean-Marie Cotteret sa vision du marketing politique en essayant, par «l’action d’un homme ou d’un parti, qui par les moyens de communication dont il dispose, tente de modifier l’opinion ou le comportement des électeurs pour obtenir le maximum de voix et être élu». 
Que de potins et d’informations anodines (voyage en jet privé, audience avec une personnalité internationale…) ont donc été servis aux médias qui, sans retenue également, ont parfois légitimé les actions entretenues, poussant même le chef de l’État sénégalais à leur asséner un mea-culpa collectif. Les pseudo-acteurs de la communication ont voulu appliquer dans toute sa rigueur la maxime selon laquelle «gouverner, c’est faire croire». 
Il convient cependant de relever que la recette n’a pas été aussi bien assaisonnée avec une équipe se contentant d’exhiber des investissements à coup de centaines de milliards dont les retombées tardent encore à se faire sentir. La démonstration par l’image et le verbe ne suffit pas.  
En effet, les autorités publiques misant sur la mimétique des infrastructures comme dans les pays développés, oublient d’une part qu’une bonne partie des dépenses engagées entreprises prestataires de service dans ce cadre se font à l’extérieur et ne permettent nullement à l’économie sénégalaise d’en tirer toutes les retombées. La quasi-totalité des matériaux et produits sont importés. Le régime tarde, d’autre part, aveuglé par les questions politiciennes, à chercher des alternatives pour permettre aux populations de ressentir moins durement à court terme les effets de la crise mondiale.  
Dans cette dynamique, vouloir construire, forger et avaliser une opinion autour d’un idéal difficilement perceptible par les populations demeure véritablement une gageure. L’arrogance communicationnelle et visuelle autour de laquelle, ces hommes politiques ont bâti toute leur stratégie témoigne d’une absence de vision globale et concrète de la réalité que vivent les populations.  
Un retour vers l’histoire et la plupart des démocraties nous édifie sur les portées des politiques trompeuses de communication et surtout de ses effets. Il demeure évident que, la propagande médiatique fonctionne parfois et peut même devenir incontournable lorsqu’il faut forcer l’assentiment des populations. Toutefois, la propagande mensongère, malgré quelques éclats enregistrés au départ, finit toujours par échouer.  
Une des leçons à tirer de ce scrutin est que la légitimité cathodique ou médiatique ne saurait se confondre avec la légitimité élective. Il ne suffit pas, pour remporter les suffrages des auditeurs, de planifier sa campagne de communication en réservant, et parfois avec la complicité naïve de certains animateurs, les plages horaires les plus écoutées par une partie de l’électorat (instruite et qui a accès aux outils de communication).  
Ils se sont trompés d’opinion. Ils ne savent pas que la communication politique, comme le mentionne Dominique Wolton, «ce n’est ni les paillettes, ni le marketing, ni la publicité. C’est au contraire l’espace symbolique, constitué par le jeu des acteurs politiques, des médias, de l’opinion publique, et la circulation de leur discours1.» 
Cet échec, ses concepteurs ne le reconnaitront jamais et commencent déjà à jeter l’opprobre sur certains responsables libéraux. Une posture indigne mais symptomatique de cette race lorsqu’elle se rend compte, selon Alain Cambier2 que «leur parole est sans écho et leur gesticulation sans effet. Car, au lieu de faire leur autocritique et d’agir efficacement en s’attaquant aux causes des problèmes, il leur semble alors plus simple de rappeler à l’ordre et de trouver des boucs émissaires».  
Aussi, la démocratie d’opinion ne se confond nullement avec la démocratie d’intérêt que semblent prêcher les autorités noyées par cette douche froide servie à la base par des populations en proie aux difficultés socioéconomiques les plus remarquées depuis quelques années. Des populations qui, avec la belle percée des candidats de la société civile, semblent accorder une cote de crédit plus importante à ces acteurs et à leurs discours. 
La portée de ce scrutin qui enterre une classe d’acteurs, consacre aussi les retombées d’un mouvement de refus entamé par des marchands ambulants qui ont décliné l’offre d’achat, des vendeurs d’illusions et, des Imams désavouant les prêches des guides politiques. Il s’agira de trouver la bonne dose pour les nouveaux élus d’autant plus qu’une nouvelle forme de gouvernance locale devra être érigée pour apporter des solutions aux maux des populations. Une gouvernance pouvant être articulée autour du triptyque : Territoire, Action et Communication.  
Pape Macky SALL - Montréal - Canada 
1 WOLTON, Dominique, Pas de démocratie sans communication politique, Le Monde, juin 2005. 
2 CAMBIER, Alain, Échec à la médiacratie, Lille, 2005. 
 
PLUS LOIN...Moussa TAYE, porte-parole du candidat Khalifa Sall. 
03-04-2009  
«Il est normal que des ambitions puissent se dessiner pour la mairie de Dakar» 
Les notes discordantes enregistrées dans le camp de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, à propos du fauteuil tant convoité de la mairie de Dakar n’inquiètent pas Moussa Taye, porte-parole de la tête de liste de ladite coalition. Ce dernier préfère que les gens déclinent leurs ambitions plutôt que de les taire. 
Propos recueillis par El H Daouda L. GBAYA 
Après avoir remporté les élections locales, quel bilan tirez-vous de la campagne ? 
Nous avions centré notre campagne électorale sur trois axes : d’abord, faire une campagne de dénonciation ; c’est la période durant laquelle il fallait sortir des prospectus sur Karim Wade pour dénoncer les travers du pouvoir libéral, les problèmes à Dakar, l’insalubrité. Ceci, pour montrer que l’équipe municipale en place n’avait pas respecté ses engagements vis-à-vis des populations. Ensuite, durant la deuxième partie de campagne, nous étions dans une dynamique de propositions. Il s’agissait, pour notre candidat, de faire part aux populations de son projet de ville. Ce qu’il entend mettre en œuvre dans les années à venir, mais aussi des engagements pour Dakar durant les cinq prochaines années. Et la dernière étape de la campagne est la dynamique de la mobilisation. Après deux semaines de campagne, avec les instruments de sondage dont nous disposions, nous étions persuadés de notre victoire. Il ne nous restait alors qu’à assurer la mobilisation pour encadrer le vote, le sécuriser et sauver notre victoire. 
Quel enseignement tirez-vous de la dynamique unitaire de l’opposition ? 
La dynamique Bennoo est devenue une réalité politique aujourd’hui. Il y a eu une déferlante de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal. C’est un défi pour l’opposition dans les années à venir. Comme le dit l’adage : «L’union fait la force.» Cette dynamique unitaire nous a permis de fédérer 34 partis et organisations de la société civile sur une même liste ; au finish, cette liste a été victorieuse en réalisant un score appréciable. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que l’opposition est condamnée à suivre cette dynamique et doit continuer à jouer ce grand rôle. 
Mais tout ce bruit autour du poste à la mairie de Dakar ne milite pas en cette faveur … 
Il faut distinguer deux choses : nous avons réalisé le plus difficile qui était de fédérer 34 partis autour d’un même idéal. La deuxième chose, c’est que je préfère qu’il y ait autant de bruits, que les gens étalent leurs ambitions plutôt que de les taire. Il faut savoir que nous sommes dans une coalition ; nous avons œuvré dans une même direction. Nous avons un modis operandi, en mettant en place des garde-fous. C’est autour de cet objectif que nous allons continuer à discuter pour trouver une solution. Etant entendu que sur certaines questions, nous avions trouvé un consensus. Je rappelle que Khalifa Sall a battu campagne sous la bannière de candidat à la maire de Dakar. Cela veut dire que la coalition, dans son ensemble, avait accepté Khalifa Sall comme tête de liste. Durant la campagne, à côté des campagnes sectorielles qui se sont déroulées dans les Communes d’arrondissement, il était accompagné par des membres de la coalition. Mais, il est normal que des ambitions puissent se dessiner dans le respect des normes édictées par la direction. 
Est-ce que le spectacle auquel on assiste ne donne pas raison à vos adversaires ? 
Ceux qui sont battus sont groggys. Ils vont essayer de faire leur introspection. Mais, ceux qui les ont défaits ont le devoir aujourd’hui, au-delà de l’euphorie, de la victoire, de décliner leurs ambitions. C’est dans l’ordre normal des choses. Il n’y a pas péril en la demeure. Le plus important, c’est de trouver le meilleur profil en termes d’équipe. Il ne s’agit pas d’élire un homme, mais une équipe municipale capable de prendre en charge les préoccupations des populations.  
Le Président Wade a annoncé, lors du dernier Conseil des ministres, la rétrocession du stade Assane Diouf aux populations. D’aucuns interprètent cette décision comme une manière de se mettre à l’abri d’un audit. Partagez-vous cet avis ?  
Nous avions déjà dit aux jeunes de Rebeuss que lorsque nous serons aux commandes, nous remettrons en cause la décision du Conseil municipal de céder le stade aux Chinois. Nous ne sommes plus dans cette logique. Nous attendons de voir la suite. En tout état de cause, dans l’enceinte du stade Assane Diouf, il sera érigé un complexe sportif et culturel. C’est la volonté du candidat-maire Khalifa Sall. C’est la volonté des populations de Rebeuss, de la Médina. Nous avons pris cet engagement et nous entendons le respecter. Le problème que nous avons aujourd’hui avec les populations, c’est qu’elles ne sentent pas l’utilité de la municipalité. Nous ferons en sorte que la mairie puisse jouer son rôle de manière équitable. Il faut bâtir un nouveau partenariat entre l’élu et les populations. 
N’avez-vous pas d’appréhension par rapport à la cohabitation entre la nouvelle équipe et le pouvoir ? 
Je n’ai pas d’appréhension à ce niveau, compte tenu du fait que nous sommes tous des républicains. C’est la démocratie qui a prévalu et qui confère l’exercice d’une parcelle du pouvoir à l’opposition et, une autre au pouvoir. Il s’agit d’une cohabitation à la sénégalaise ; c’est une situation inédite. Il n’y aura pas d’interférence, si chaque acteur joue sa partition. Nous entendons jouer notre rôle dans le respect des lois et des règlements. Nous sommes de bonne foi et nous entendons le demeurer pour travailler avec le pouvoir, dans l’intérêt des populations. 
 
LE RAS-LE-BOL DES POPULATIONS. 
Les élections locales du 22 mars 2009 viennent de livrer leur verdict sous la forme d’un vote sanction. La compétition qui s’est déroulée dans le cadre de l’ancien fichier électoral dont la fiabilité a été contestée par l’opposition a été marquée par la déroute de la coalition sopi 2009. Une défaite qui aurait été plus éclatante si le taux d’abstention était plus faible. 
L’analyse des résultats renseigne sur la popularité et la représentativité du Président de la République, de son fils, des coalitions, des partis et des leaders politiques, sur l’incursion de la société civile dans le terrain politique, l’effet des scissions, des querelles et de l’injustice politiques, sur le mécontentement des populations, sur la désaffection des masses de la chose politique, sur l’importance de l’argent, l’appui des forces religieuses et l’appartenance affective du leader local. Il est aujourd’hui établi que ni l’argent, ni les forces religieuses, ni le nombre infini de partis politiques attelés dans une coalition ne peuvent parer le rejet électoral d’une politique par les populations que l’appartenance affective locale du leader ne pourrait du reste qu’atténuer. 
Le Président et son fils avaient besoin de mesurer leur popularité et leur représentativité en s’impliquant directement dans cette campagne électorale. La lecture des signaux doit les conduire à tirer les enseignements et les conséquences qui leur permettront de mieux apprécier et profiler leurs perspectives politiques. La problématique de la succession du président doit être correctement reconsidérée, le dialogue politique relancé et la satisfaction de la demande sociale posée comme une priorité. 
Le secrétaire général du PDS aura de plus en plus du mal à maîtriser l’indiscipline débordante dans son parti plus on s’approche de la fin du mandat présidentiel de Me Wade qui, de toute évidence, ne se représenterait pas en 2012. L’effet des querelles politiques internes et de l’injustice politique, dont Macky Sall a été victime, a amplifié sans nul doute la débandade électorale tout en indiquant qu’en politique il vaut mieux rassembler que diviser et éviter surtout la surestimation ou l’arrogance politique. 
Le taux d’abstention qui exprime l’autre vote manifeste la désaffection des populations d’une certaine politique incarnée par une classe politique à cours de solutions alternatives et dont le discours et le comportement ne cessent d’ajouter à la confusion et à la perte de repères des masses. 
La participation des partis politiques aux élections sous forme de coalitions, aussi efficace qu’elle soit du point de vue résultat, ne permet cependant pas d’avoir une visibilité sur les programmes politiques individuels et sur la représentativité des partis et des leaders. 
Cette pratique ou culture politique risque d’encourager la multiplication ou l’émiettement des forces politiques qui conduit à un affairisme politique en favorisant la politique de « la fin justifie les moyens » qui privilégie le résultat et sacrifie les programmes et la qualité. 
Les partis qui ont pris part à ces joutes électorales sous leur propre bannière ont plus de chance d’estimer leurs forces. Les sénégalais n’ont pas aussi voulu cautionner la confusion des genres et des rôles en indiquant à la société civile sa place naturelle. Que chacun se met à sa place et joue le rôle qui lui est dévolu. 
L’issue des prochaines échéances électorales de 2012 se joue dés à présent. L’enjeu de ces élections tournera autour des bilans que l’opposition et le pouvoir présenteront au moment de ces élections. Il s’agit donc pour l’opposition pendant les trois prochaines années de montrer qu’elle représente une alternative plus crédible. 
Ce qui n’est pas évident lorsque l’on sait qu’ils ne détiennent pas les rouages du pouvoir central. Le pouvoir au lieu de récupérer les municipalités des mains des opposants par délégations spéciales opterait de leur mettre les bâtons dans les roues pour rendre, le moment venu, leurs bilans négatifs. 
Au total ces élections du 22 mars constituent une opportunité pour le Président Wade de rectifier le tir et pour l’opposition de revenir aux affaires mais aussi et surtout permettront à la classe politique dans son ensemble de revoir son discours, son comportement et son programme relativement à la demande sociale. 
Les défis pour remporter les élections présidentielles de 2012 sont désormais plus sérieux aussi bien pour l’opposition que pour le pouvoir. Le faible taux de participation et le fort taux d’abstention n’expriment que le ras-le-bol des sénégalais. 
• Dr. Abdoulaye Taye  
• Enseignant à l’Université de Bambey  
• Président National de TGL  
• Initiateur du RBG-AMO 
 
ÉLECTIONS LOCALES DU 22 MARS 2009 Les artistes plébiscitent l’opposition  
par Cherif FAYE | SUD QUOTIDIEN , vendredi 3 avril 2009 
La défaite de la coalition Sopi 2009 aux élections locales du 22 mars dernier restera certes gravée dans la mémoire collective des Sénégalais. Mais un fait assez spécial qui a marqué ces joutes électorales le sera davantage. C’est le choix des artistes comédiens de se ranger du côté de l’opposition. Les membres de l’Association des artistes comédiens du Sénégal (Aros) ont soutenu Guédel Mbodj pour magnifier sa « bonne foi ». 
C’est parce qu’il a réussi « à sortir les artistes de la misère », que Guédel Mbodj est devenu leur meilleur ami. Le candidat à la mairie de Kaolack du Parti républicain du Sénégal des locales du 22 mars dernier a en effet bénéficié du soutien sans faille des artistes comédiens qui ont effectué le déplacement de Kaolack pour soutenir sa campagne. Voilà les explications données par les membres de l’Association des artistes comédiens du Sénégal (Arcos) qui ont décliné leur raison de choisir l’opposition aux dernières élections locales du 22 mars 2009. « Guédel a réussi ce que beaucoup de Sénégalais étaient en mesure de faire. Il a réussi à sortir l’artiste de la misère. Il est devenu l’ami des artistes. C’est le seul Sénégalais qui a pensé à rassembler les artistes. C’est grâce à lui que l’association des artistes a vu le jour », a témoigné Mamadou Diack, artiste comédien membre de la troupe théâtrale « Daaray Kocc ». 
Et de poursuivre pour signaler que « c‘est grâce à sa bonne foi et sa vision pour le progrès de l’artiste », qu’ils sont tous devenus « les partisans » de Guédel Mbodj, initiateur du fameux festival des rires de Kaolack. Selon Mamadou Diack, ce que Guédel Mbodj est en train de faire pour les artistes, « c’est le ministère de la culture qui devait le faire ». Ces propos sont confirmés par Thierno Ndiaye Doss, Président de l’Arcos. « Tout ce que Diack te dit est vrai. C’est notre position », a-t-il justifié. 
Pour sa part, Bassirou Diakhaté, plus connu sous le pseudonyme Bass, devenu célèbre pour la maîtrise de ses différents rôles à problèmes, n’y est pas allé par quatre chemins pour tancer les politiciens. « Ce sont des trompeurs qui ne s’occupent des gens que quand ils ont besoin de leur voix. Ils ne sont pas dignes de confiance. Le peuple est devenu mûr et responsable et sait voter pour ses intérêts », a-t-il indiqué. « Nous avons choisi la constance en Guédel Mbodj. C’est un homme sérieux et digne de confiance », a-t-il déclaré. Voilà en définitive, les raisons qui ont guidé le choix des artistes pour l’opposition à l’occasion de ces locales. Un signal fort pour le pouvoir ? 
De toute manière, il faut rappeler que Guédel Mbodj a sorti Kaolack des oubliettes en l’inscrivant dans le calendrier culturel national. C’est ainsi que depuis 2002, au début de chaque mois d’avril, des centaines d’artistes du Sénégal, du Mali, de Guinée, de Gambie se donnent rendez-vous à Kaolack pour faire plaisir aux populations. Ce qui constitue une importante manne financière pour les commerçants, les hôteliers, les transporteurs, etc. 
 
ENSEIGNEMENTS D’UN SCRUTIN : Les derniers jours d’un condamné politique  
par , jeudi 2 avril 2009 
« Je préfère un roi qui respecte la Constitution à un président qui la viole ». Victor Hugo, en plus de la littérature, se piquait de politique, et fut un grand combattant de la République contre l’Empire. Abdoulaye Wade, féru du Prince de Machiavel, gagnerait à revisiter Le dernier jour d’un condamné…politique qu’il est. A moins de cela, il risque d’ajouter à la débâcle politique qu’il vient de subir une très peu honorable sortie de scène publique. 
Certainement déçu d’être arrivé au pouvoir à un âge tardif, l’homme que le Sénégal a élu en 2000 n’a eu de cesse de travailler à se faire remplacer par son fils. Il doit son sort actuel peu enviable, sinon pitoyable, à ce projet-là. Toutes les erreurs, tous les comportements coupables et tous les actes condamnables de son régime ont découlé de la tentative de faire prospérer ce scénario de succession. Un sort à ce point pitoyable qu’il faut réécouter l’émission d’Alain Fokka , media d’Afrique d’hier 26 mars, pour se rendre compte de l’idée que l’Afrique se fait de notre pays. 
Au moment de s’engager dans ces élections locales, Abdoulaye Wade avait , en effet, fini d’apparaître comme un récidiviste de la violation de la constitution, un tenant du népotisme. Depuis quelque cinq ans, aucun acte publique majeur n’a été posé qui ne soit inspiré par la volonté d’imposer la succession de Abdoulaye Wade par son fils Karim. Comme s’il devait suffire de lui accoler le patronyme Meissa, de le mettre en position de s’enrichir sa ns risque, de le familiariser avec les palais royaux et de lui coller quelques « nègres » pour l’imposer aux Sénégalais. Ce mépris du peuple procédait de la faute politique. 
Qui enseignait donc qu’en politique les fautes se payent cash ? 
Dans la mémoire fraîche des Sénégalais, retentit encore la fameuse phrase de Wade à l’endroit de Macky Sall : « Tu as commis une faute : celle d’avoir convoqué mon fils ! ». Toute la symbolique du régime d’Abdoulaye Wade est contenue dans cette expression de son rapport patrimonial à l’Etat, le mépris des institutions, la mésestime du peuple et le dédain de la loi. 
Après avoir révoqué son Premier ministre Macky Sall, il est resté plusieurs jours à chercher l’oiseau rare devant accepter la fonction sans le pouvoir désormais entre les mains de son fils conseiller spécial avec une puissance de vice-président de la République. 
Conseiller très, très spécial, le fils du chef de l’Etat a tous les pouvoirs, sans les fonctions synonymes de responsabilité devant la loi. Qui a suggéré à l’Etat de nantir les actions de la Sonatel ? Qui s’occupe indirectement de la privatisation de l’hôtel Méridien ? Qui sillonne donc le monde à bord d’un avion de Dubai Port authority, après avoir évincé Bolloré, qui, au demeurant fait toujours ce travail dévolu à la DPA. Famille et business ! ce serait-là un bon titre de film, sauf que le scénario relève du cauchemar pour les Sénégalais. 
Qui s’occupe de la Senelec, des Ics, de construction de routes, d’aéroports, de plate-forme portuaire, de diplomatie, qui parcourt le monde en jet privé, nomme des directeurs généraux, a la haute main sur les finances du pays…Qui a sabordé Air Sénégal International avec la cherté des tarifs de Dakar Handling Services ? Plus qu’un Premier ministre, Karim a « son » gouvernement ( on dit larbins) à lui, composé non pas de ministres, mais de Directeurs généraux d’agences faisant doublon avec les ministres nominatifs. Cela, en plus de « ses » ministres à lui dans le vrai gouvernement. 
Après avoir écrémé son pouvoir et son parti, Wade ne pouvait espérer faire du beurre, encore moins du fromage, avec le petit lait qui lui reste. Dans une sorte de concurrence de mauvais aloi, le maire de Dakar, Diop de son nom, sans qu’on puisse dire quel est son vrai prénom, parce qu’il est coupable de double identité consécutive à son usurpation de titre, s’accaparait de tout l’espace foncier dans la capitale. Défi à quiconque de trouver un terrain libre à Dakar. Qui avait introduit des machines à sous, les fortune’s club dans les quartiers pauvres de Dakar dont il est chargé de l’administration ? 
Dans de telles conditions, avec Samuel Sarr à la Senelec puis au ministère de l’Energie, Farba Senghor comme ministre d’Air Sénégal et des Insfrastructures, tout était réuni pour exprimer incurie et corruption, inspirant le rejet des populations. N’a-t-on pas lu dans des journaux que le ministre des Finances a été menacé de mort par un individu dont la description ne laissait aucun doute quant à son identité de bodyguard à la présidence devenu riche comme crésus ? 
Dans son tunnel, en route vers le sommet de l’humiliation, Karim Wade s’est mis dans les meilleures conditions de rester scotché aux bas-fonds. La pire aura été de s’accoquiner avec Alassane Ba, qui préfère Hassane pour faire snob. Enfant, celui-ci dédaignait ceux de son village de Boïnadji et ne s’accompagnait que des fils de sous-préfet. C’est dire que le complexe qu’il traîne date de longtemps. C’est dans ce patelin qu’il a accompagné Karim Wade avec une flotte de quatre avions pour s’y faire écraser comme des poux sous les roues d’une 8X8 conduite par un calot bleu devenu officier de police. 
Quatre avions ! Sûr que s’il s’était agi d’une campagne présidentielle, il aurait mobilisé toute la flotte émiratie pour les faire atterrir dans les champs des villageois. Qu’est-ce que c’est facile de prétendre s’être fait prêter des avions, et d’être riche par ses anciennes fonctions de junior à la Warburg bank ! Comme si la pirouette suffisait à absoudre le méfait. En contrepartie de quoi donc, ce prêt ? 
Que Hassane Ba songe aujourd’hui à se rapprocher de ses parents, après s’être déculotté à la télévision, pour tirer des lauriers à Idrissa Seck, voilà qui renseigne à suffisance sur l’individu. Aller battre campagne par avion, dans son village pour apeurer le maigre cheptel, village où il ne participe à aucune action de bienfaisance, calomnier ses parents émigrés en les présentant comme des blanchisseurs d’argent, tenter de couler les cadres de la localité…Un tel comportement à l’échelle de son patelin comme dans tout le pays ne pouvait que conduire à la déculottée de son mentor. 
Celui-là, Karim Wade de son nom, a prouvé son incompétence et son manque de discernement rien qu’en se laissant berner si facilement. De quelle connaissance pourrait donc se prévaloir Hassane BA pour fournir des analyses pertinentes à Wade et son fils ? 
Après de brillantes études sanctionnées …par un Bepc, le moniteur d’enseignement primaire a intégré la Croix rouge, en rétribution de sa traduction en pulaar des discours d’une tournée du Président Diouf. Ce qui le conduira plus tard au siège du CICR, dans un rôle sans relief, à Genève où il n’a pas laissé la meilleure réputation. 
Champion de l’intrigue, du mensonge et de la calomnie, sa stratégie a toujours consisté à faire le vide autour de celui qu’il sert. Il prétend s’être « trompé » sur quelques cas : l’honnêteté commande qu’il avoue avoir trompé son monde tout le temps et en tout. Il prétend avoir battu campagne seulement à Thiès et Fatick : pour les résultats produits, heureusement pour Baldé qu’il n’a pas battu campagne à Ziguinchor. Et malheureusement pour les subsides de son mentor. 
• Abdoul Kane DIALLO  
• Senior Executive  
• BNPS Consulting  
• Bp 23534  
• Dakar Etoile  
• dialo.dieri@gmail.com 
 
Mairie Joal-Fadiouth : Quel gâchis ! 
 
 
Depuis quelque temps et à la faveur des élections locales, les feux de l’actualité se tournent vers une mairie qui aurait dû être la ‘mairie phare’ de notre pays, illustrée par ses citoyens connus et respectés. Il suffit de penser au président Léopold Sédar Senghor, à Jean Colin, à François Bob et à tant d’autres, au Cardinal Sarr et aux Evêques Sarr et Ndiaye. Joal-Fadiouth ! Qui ne se souvient ? Qui ne connaît cette presqu’île, cette île que chantent les poètes ?  
A voir aujourd’hui cette mairie, on a le cœur gros et les larmes aux yeux ! Quel gâchis ? Quel héritage renié ? Et l’on se surprend à penser qu’il faut réellement une ‘alternance totale en 2009 avec un autre maire qui soit de Fadiouth’. Voilà bientôt 20 ans que les élus de cette localité sont issus de la sœur jumelle Joal. Il est temps que la sœur jumelle, ‘l’île aux coquillages’, prenne le témoin et le relais. On retournerait alors au ‘pacte parental’ scellé hier, entre les deux composantes de la commune ! On retournerait ainsi au respect de la parole donnée ! Et l’on accorderait un peu plus de considération aux populations de l’îIe. Ainsi donc, l’on aurait une ‘Alternance totale 2009’ ! L’alternance attendue ! Sinon, il ne resterait à l’île que de prendre ‘son destin en main’, en gardant toute l’affection due à sa sœur jumelle Joal !  
Théodore NDIAYE Citoyen de la commune  
WALF FADJRI : 
En plus des grèves : Les élèves pris dans le tourbillon des longues vacances scolaires  
Le système éducatif sénégalais est dans une zone de turbulences. Les élèves sont pris dans le tourbillon des grèves intempestives et des longues vacances scolaires. Et leur niveau académique en prend un sacré coup.  
 
Les années scolaires se suivent et se ressemblent en terme de perturbations pour fait de grève des enseignants ou des élèves. L’année scolaire 2008-2009 n’a pas dérogé à la règle. Bien plus, cette présente année scolaire, en plus des nombreuses grèves des enseignants et, dans une moindre proportion, des élèves et étudiants, se singularise par de très longues vacances. Pour une année scolaire qui compte trois trimestres, les élèves et étudiants sénégalais viennent de bénéficier de quinze jours de vacances de Noël au mois de décembre 2008, et depuis le 28 mars jusqu’au 14 avril prochain, le système éducatif sénégalais est en arrêt. La fête de l’indépendance prévue ce samedi 4 avril, la semaine de la jeunesse et les vacances de Pâques ont servi d’alibi pour renvoyer à la maison les potaches et leurs enseignants pour une si longue durée. A cela, il faut ajouter les deux semaines perdues pour les fêtes de Korité, de Tabaski, de Tamxarit, le Magal de Touba et le Gamou. Plus anecdotique, l’année dernière, à cause du treizième sommet de l’Oci, les écoles étaient en vacances pendant une semaine. Plus récemment, les élèves de Matam ont perdu une journée de travail à cause de l’arrivée de Karim Wade en campagne pour les locales.  
Mais tout compte fait, les jours perdus par les élèves du public pour fait de grève de leurs maîtres et professeurs sont de loin les plus nombreux. Ce que des élèves de plusieurs collèges et lycées de Dakar et de l’intérieur du pays ont déploré. Et ils l’ont fait savoir de vive voix aux plus hautes autorités du pays, au premier rang desquelles le chef de l’Etat. Ainsi, pendant la campagne électorale des dernières élections locales, le président de la République a été pris à partie à plusieurs reprises par des jeunes arborant des brassards qui lui réclamaient ouvertement des ‘professeurs pour nous enseigner à deux mois des examens’. Ce fut le cas à Kaolack, Bambey pour ne citer que ces villes. A Dakar, les élèves de Pikine ont eu à casser des véhicules pour le même motif. Et les filles du lycée J. F. Kennedy ont eu à manifester bruyamment elles aussi.  
Certains enseignants sont conscients de cette situation qui pénalise les élèves. ‘Le temps perdu ne se rattrape jamais’, rappelle Ndèye Coumba Fall Touré, inspecteur de spécialité en mathématique à l’Inspection d’académie (Ia). D’après elle, ce phénomène se répète pratiquement toutes les années. Seulement voilà : ‘L’année scolaire n’est pas extensible à souhait. Mais au Sénégal, depuis Senghor, on continue d’accorder une dizaine de jours pour les fêtes chrétiennes comme Noël et Pâques et deux jours pour la Korité et la Tabaski. Ce qu’il faut, c’est d’accorder aux enfants des fêtes d’une semaine à la fin de chaque semestre pour leur permettre à se reposer’, poursuit-elle, non sans faire remarquer que c’est l’Etat qui détient la solution.  
Pour le Pr Moustapha Sokhna, chef du Département mathématiques à la Faculté des sciences et techniques de l’éducation et de la formation (Fastef), le mal est bien plus profond et tire sa source de l’acceptation par la famille que l’enfant s’absente à l’école à cause d’une cérémonie familiale. ‘Ce qui n’est pas incompréhensible et inacceptable, c’est qu’il y ait des familles qui acceptent que leur enfant s’absente pour un baptême. Si on l’accepte à ce niveau, le reste peut passer’, souligne-t-il. Selon lui, en matière de respect du quantum horaire, le Sénégal accumule beaucoup de retard. A titre d’exemple, dit-il, officiellement, l’année scolaire commence en octobre, mais dans la réalité, les cours démarrent vers le mois de novembre. Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’exécution des programmes. Et d’année en année, le niveau des apprenants baisse à cause des lacunes qu’ils traînent. Au plan des examens scolaires, c’est l’hécatombe au Bfem et au baccalauréat. ‘On est parfois meurtri lorsque l’on se rend compte que sur plusieurs niveaux, les programmes ne sont pas terminés. Or, pour chaque cycle d’études, un certain nombre de connaissances doivent être réunies’, observe le Pr Moustapha Sokhna de la Fastef.  
Comme solution aux grèves intempestives et aux longues vacances, le chef du Département mathématiques de la Fastef suggère que les autorités règlent tous les problèmes avant l’ouverture des classes, en particulier, les plates-formes revendicatives des syndicats, tout en s’efforçant de respecter le découpage du calendrier scolaire.  
Mamadou SARR  
Casamance : Les femmes en quête d’une citoyenneté confisquée  
Leur position est peu enviable dans la société sénégalaise, surtout en Casamance. Seulement, cet état de fait, les femmes veulent désormais le changer à travers la quête de ‘leur’ citoyenneté. Un combat dont le premier acte est l’accès à la terre.  
 
(Correspondance) - Pourquoi avoir des droits et ne pas les exercer ? Cette question traduit aujourd’hui tout l’engagement des femmes dans le combat pour retrouver une citoyenneté confisquée par les hommes. Désormais, la gent féminine entend exercer les pouvoirs que lui confèrent la société mais aussi les institutions. C’est tout le sens de l’engagement du groupe d’études et de recherches Genre et sociétés (Gestes). Une structure qui place la femme rurale au cœur de ses préoccupations. Cette démarche, selon Fatou Diop Sall, coordinatrice du Gestes, est justifiée par la volonté de lutter contre la féminisation de la pauvreté. Seulement, cet engagement se heurte à l’obstacle que constituent les injustices à l’égard des femmes dans la distribution des terres cultivables. Un phénomène que le Gestes a tenté de comprendre à travers une recherche menée sur l’ensemble du territoire national. Un travail qui s’est attelé à faire l’état des lieux sur la problématique de l’accès des femmes au foncier dans un contexte de décentralisation.  
Aujourd’hui, toutes les contraintes sont identifiées et feront l’objet de partage dans les différentes localités du Sénégal. Il s’agira en fait de partager et de vulgariser les résultats de la recherche sur les droits économiques des femmes sénégalaises en rapport avec le foncier, d’évaluer et de mesurer les disparités d’accès de la gent féminine à la terre, d’identifier ensemble les déterminants de la relation genre et foncier avec les acteurs sur le terrain. Ces ateliers, dont un s’est tenu mercredi dernier à Ziguinchor, permettront aussi de définir avec les acteurs des outils de plaidoyer pouvant accompagner le processus de promotion de l’effectivité des droits et de la citoyenneté des femmes pour un accès équitable au foncier. Aussi, aideront-ils, à identifier les moyens de communication et les actions de plaidoyer à mener pour une application des dispositions et règlements juridiques en faveur de l’accès des femmes au foncier.  
A Ziguinchor en tout cas, les résultats ont été validés au cours de l’atelier de mercredi dernier qui a regroupé les différents acteurs intéressés par cette problématique très prononcée en Casamance. La prochaine phase dans cette région, où la citoyenneté de la femme est faiblement ressentie, sera le plaidoyer qui permettra d’informer et de sensibiliser une société toujours ancrée dans la tradition. Le but sera de faire la promotion de l’effectivité de la citoyenneté foncière de la femme casamançaise, actrice du développement à la base, mais privée d’une terre qu’elle a pourtant l’habitude d’exploiter. Une injustice à laquelle s’attaque le groupe d’études et de recherches genre et sociétés de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Ce nouvel engagement se décline, aujourd’hui, en termes de défis pour les collectivités locales issues des élections du 22 mars dernier. Lesquelles instances seront interpellées et mises devant leurs responsabilités dans la prise en charge de cette question foncière qui doit désormais intégrer la notion genre.  
Mamadou Papo MANE  
L’humoriste nigérien à l’Institut français de Dakar : Mamane, le citoyen du Gondwana vous salue bien  
L’humoriste nigérien, Mamane était sur la scène de l’Institut français de Dakar, le 26 mars dernier. Avec le talent qu’on lui connaît le fameux citoyen du Gondwana a malmené les politiques d’émigration, la démocratie en Afrique, les présidents à vie… 
 
Il revisite l’actualité sous toutes ses coutures et il a un penchant pour les sujets qui fâchent. Dans son premier one man show à Dakar, le nigérien Mamane a abordé des thèmes aussi variés que la démocratie en Afrique, l’émigration clandestine, la vie Noirs en France…  
Pendant deux heures, l’humoriste, dans la peau d’un émigré vivant dans l’Hexagone a tenu en haleine le public de l’Institut Français de Dakar, racontant dans un humour léger comment il s’est retrouvé au pays de Nicolas Sarkozy. L’histoire retiendra qu’il était venu à Paris, avec la bénédiction du frère Augustin, le prêtre de son village, pour assister à l’enregistrement du Jour du Seigneur...  
Depuis, il n’est plus retourné chez lui. Son pays est le plus pauvre de la planète, selon les médias. Son président est à l’image de celui de la république du Gondwana, président fondateur à vie, comme chez ‘Oumar Bongo du Gabon, Mohamed 6 du Maroc, Boutéflika de l’Algérie’.  
Devenu sans-papier en France, notre homme ne sort jamais sans ses gris-gris contre les policiers, que lui a prescrits sa mère. Et contrairement à la croyance populaire, il y a bien une chaleur humaine dans l’Hexagone, car ‘on est salué à chaque pas par les policiers’.  
Pour échapper aux contrôles, Mamane conseille aux émigrés d’avoir toujours avec eux le Bescherelle, ouvrage de grammaire et de conjugaison. ‘Le célèbre livre rouge de la torture’ qu’il faut apprendre par cœur pour bénéficier du contrat d’accueil et d’émigration en France. L’émigration étant d’ailleurs, pour son cousin Mamadou, la forme la plus aboutie du tourisme.  
Chroniqueur à Rfi (Radio France internationale), le ‘citoyen du Gondwana’, Mamane a démontré sur la scène de l’Institut français qu’il était une véritable machine à tordre les tripes.  
Fatou K. SENE  
 

 

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