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Les bus de DDD
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Doyna sëk
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L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
Corruption :
L'usure (riba)
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Fichier électora
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
La grève
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mépris inaccepta
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Une mallette
ne gouverne pas
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l’argent
Ministre
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L’opposition
2012
MEDITEZ
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un homme passif
le crépuscule
Présidentielle
SYNDICATS
le lumpenproléta
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Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
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Mademba Sock ?
TOURISME
Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
Sondages politiq
qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
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L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
Global Voice
Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
ne contrôle plus
LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
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L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
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CORRUPTION
pâle copie
UBUESQUE
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T R O P
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COTE D'IVOIRE
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immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
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Le temps révèle
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statut victimair
HOMME D’ETAT ?
AU MOT
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L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
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«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
Sale temps
« QUART BLOQUANT
sortie de crise
implosion social
«par devoir !»
A l’attention
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Où est l’Etat ?
CONFLAGRATION
TRAGEDIE
la montagne
PEUR BLEUE
MENSONGES
Me WEDDI
SORTIE
A DIEU
que faire ?
ce que la rue
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TEST
TRIBUNAL
Faillite
Autocratie
Citoyens et patr
Subordination
Conseil constitu
de mal en pis !
Impasse
pour le REPOS
S E U L S
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une génération g
L’élection prési
PSERIGNE DIOP
la postérité
G A L E R E
en DANGER
Ce que Wade
LE PARADOXE
le péché origine
Quand les mouton
FAUX DEBAT POLIT
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Et si le préside
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Abdoulaye Wade :
Le Président Wad
le Sénégal méri
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Mauvais présage
quelles conséque
Présidentielles
contentieux cons
Candidature de
candidat consen
Macky
incertitudes
le Sénégal tombe
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DESENGHORISER
nonagénaire grab
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Mes chers compat
Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
candidats déclar
IMPROBABLE
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Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
la ‘cécité de Be
Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
RESPONSABILITES
Le soleil se lev
S T O P
D E F I A N C E
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WAKH WAHET
De l’art de (mal
SE L E V E R
Le bien public
ADRESSE AUX REPU
conscience citoy
FORFAITURE
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à feu et à sang
T E N S I O N S
Qu'avons-nous fa
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A U T O C R A TE
WADE (KARIM)
un DEVOIR
M A I T R E
La voie/voix du
A T Y P I Q U E
wade DEGAGE
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pays phare de la démocratie en Afrique en Rép

 
pays phare de la démocratie en Afrique en République bananière 
Appel lancé au Président du Sénégal en vidéo et traduit en texte pour une distribution plus large partout ou cela sera nécessaire pour le maintien de la démocratie sénégalaise et l’image de notre nation républicaine à travers le monde. La version anglaise suivra... 
 
 
Je vous présente mes respectueuses et chaleureuses salutations. 
 
J’ai choisi cette forme de communication, de conversation pour lancer un appel à son excellence Maitre Abdoulaye Wade, président de la République su Sénégal. J’ai choisi cette forme de communication parce qu’en ce moment au Sénégal, nous sommes confrontés à une situation critique. Une situation qui demande beaucoup de réflexion, de méditation. Une situation qui demande la synergie des efforts pour tendre vers une vision qui ne privilégierait que l’intérêt général de la nation. De sorte à faire que cette image que notre pays à toujours eue à refléter au niveau international puisse demeurer, puisse être entretenue, améliorée. 
 
Cette image positive du Sénégal, à laquelle d’illustres fils de ce pays ont participé. A savoir, El Hadji Malick Sy, Cheikh Ibrahim Niass, Cheikh Ahmadou Bamba, les femmes de Nder, Aline Sitoe Diatta, Amary Ngoné Sobel Damel, Bourba Djoloff, Bour Sine Coumba Ndofféne, Sanmone Faye dont je serais la descendante, la liste ne finit pas … Maba Diakhou Ba, El hadji Omar Foutuyou Tall, Cheikh Anta Diop avec la datation du carbone 14, Penda Mbow aujourd’hui qui est une femme, mais qui s’illustre par son patriotisme, son engagement citoyen…. 
 
Un engagement citoyen auquel je crois beaucoup et ai initié une Association Pour un Engagement Citoyen au Sénégal - APECS qui est présente dans les régions de Dakar, de Diourbel, Bambey. Et qui va bientôt Inchaa Allah être présente à Mbour, Thiès, Saint Louis, Tamba, Backel, et dans d’autres régions bientôt encore…. Parce ce que c’est une idéologie que beaucoup de populations commencent à s’approprier. Une idéologie qui prône l’Engagement Citoyen, le patriotisme, la conscience, le pragmatisme, le travail, la discipline…. Unir les forces dans une dynamique de solidarité communautaire et participative, de sorte à fédérer les nations, fédérer les énergies positives du Sénégal et de l’Afrique pour un lendemain meilleur. 
 
Parce que je pense que nous avons le devoir aujourd’hui, en tant que africains de penser aux générations futures, pour que ce que nous avons vécu aujourd’hui et que les générations passées ont vécu puisse être évité pour les générations à venir. Ceci est une dette que nous devons aux générations futures. Ne pas participer à cet élan serait vraiment regrettable. 
 
Si je choisis aujourd’hui cette forme de lutte, c’est parce que je souhaite aujourd’hui le meilleur pour notre nation qui nous est commune. C’est parce qu’aussi je respecte le Président de la République, Maitre Abdoulaye Wade, son Excellence Abdoulaye Wade qui est aujourd’hui le premier des sénégalais. Qui est l’homme à qui le peuple a confié la nation, une nation qui est un trésor à préserver. Une nation qui est vraiment importante, dont l’image a été très positive. 
 
Monsieur le Président, je vous dois beaucoup de respect parce qu’aussi, vous êtes une personne âgée. Et dans notre culture, nous sommes habitués à respecter les personnes âgées. Mais aussi personnellement, j’ai un faible pour les personnes âgées parce que je sais ce que ca représente.  
 
Si aussi j’ai tenu à prôner cette méthode maintenant, au lieu d’autres méthodes qui sont bien possibles… mais nous préférons celle-ci d’abord, c’est parce que je pense à d’illustres sénégalais comme Léopold Sédar Senghor, l’auteur, qui a participé beaucoup avec Aimé Césaire et Léon Gontran Damas, dans la lutte pour l’identité négro-africaine. Senghor qui a beaucoup participé à l’indépendance avec Feu Mamadou Dia. Senghor qui a été à l’académie française, ce qui est une fierté pour le Sénégal et les peuples africains. Senghor, qui a décidé délibérément de partir, en donnant le pouvoir étatique à Monsieur Abdou Diouf. Senghor, qui a alors participé à la démocratie sénégalaise et dont nous sommes fiers, même s’il n’a pas été parfait sur tous les cotés. 
 
Monsieur Abdou Diouf aujourd’hui qui est le secrétaire général de la francophonie. Ce qui est une fierté pour le peuple sénégalais. Abdou Diouf qui a eu à vous appeler, Maitre Wade, lors de votre victoire électorale éclatante en 2000, pour vous féliciter. Ce qui a été encore un exemple frappant qui a conforté la démocratie sénégalaise et dont le peuple est vraiment fier.  
 
Monsieur Wade, je pense qu’aujourd’hui, vous n’avez pas le devoir de rompre cet élan de démocratie, de valeurs, de symboles, auxquels tout un peuple a participé. Et je vous appelle aujourd’hui, je vous lance un appel dans le respect le plus total, Maitre Wade, Son Excellence, à renoncer à cette tentative supposée de monarchisation de notre république souveraine. Une tentative, une hypothèse, qui peut être crue. Parce que votre fils, Monsieur Karim Wade, a participé aux élections locales du 22 mars 2012. Une participation qui s’est d’ailleurs soldée par une défaite éclatante, ce qui devait être une leçon. Ce qui le peuple sanctionne par la aussi, c’est la façon dont sont gérés les deniers et les biens publiques sénégalais.  
 
Le peuple est aujourd’hui, je peux dire, à un certain degré de maturité et sait choisir, de la même façon qu’il vous avait choisi par confiance et espoir. J’insiste beaucoup sur le mot espoir, Monsieur le président, parce que vous étiez un espoir. Mais vous n’avez pas du tout démérité. Je ne suis pas la seulement pour vous soulever vos points négatifs, mais pour aussi reconnaitre la grandeur sont vous avez fait montre. 
 
Monsieur le président, je témoigne aujourd’hui, du courage dont vous avez fait montre pendant vingt six ans en luttant, en participant au combat acharné dans la démocratie sénégalaise. 
 
Pendant vingt six ans, vous avez été un opposant politique sans tuer un président prédécesseur. Vous n’avez pas fait de coup d’état. Pourtant cela se fait bien. Mais vous aviez déclaré que vous voudriez conquérir le pouvoir sans les armes dans la démocratie. Et vous aviez honoré cet engagement. Je pense que vous êtes parmi les rares dirigeants africains à avoir fait cela. Et la nation sénégalaise vous le doit. Le peuple sénégalais vous doit cet engagement dans la consolidation de la démocratie sénégalaise. Ceci sera marqué dans les pages de l’histoire sénégalaise, Maitre Wade. 
 
Aujourd’hui, je pense que le plus important n’est pas de se critiquer, mais de savoir faire preuve de dépassement et d’autocritique. Tomber n’est pas mauvais, ce qui est mauvais, c’est de persister dans l’erreur…. Il faut savoir se relever d’une chute. Cela fait partie de la grandeur d’âme et de la foi, que nous avons connues dans notre cher pays. Un pays bien respecté. Quand tu dis que tu es un sénégalais à l’étranger, cela veut dire beaucoup de choses!!! 
 
Monsieur Wade, je vous demande, je vous demande s’il vous plait, au nom de tout ce que nous avons de commun, de renoncer à cette tentative, si ca existe à votre niveau, de vouloir monarchiser notre République. Ceci est un droit de liberté, de démocratie, de justice que le peuple sénégalais vous demande. Le peuple a le droit de vous réclamer ceci et vous le lui devait. Vous ne devez pas préférer un enfant à douze millions de populations parmi lesquelles, beaucoup vous ont soutenu vaillamment, avec espoir. 
 
Monsieur le Président, aujourd’hui le moment est venu de vous ressaisir à jamais. Je vous lance cet appel avec le plus grand respect que je vous dois en tant que patriote.  
 
Le peuple a des devoirs, mais aussi, des droits. Une nation n’est pas une propriété, mais un trésor qu’on vous a confié. 
 
Je vous remercie et j’espère que vous saurez surprendre les sénégalais agréablement. Parce que quand on regarde les lions de la téranga du football sénégalais pendant ces dernières années, même s’ils sont dans la déroute actuellement, ils ont pu nous surprendre agréablement lors d’une coupe du monde par exemple. Et vous aussi, vous nous avez surpris avec des idées innovatrices, à savoir le NEPAD, la GOANA. Même si la GOANA n’a pas été une réussite, le mérite est au moins d’avoir essayé. Et pour cela, nous vous devons beaucoup de respect. 
 
Et nous espérons, qu’un jour, vous puissiez vous ressaisir et nous revenir comme le Maitre Wade que nous avons connu avant 2000.  
 
Je vous affiche aujourd’hui un sourire (cf vidéo), et j’espère que ce sourire vous aidera Maitre Wade, son Excellence, à vous ressaisir, et à aider beaucoup de populations sénégalaises qui se sentent mal aujourd’hui…. 
 
Beaucoup de sénégalais se sentent mal aujourd’hui, leur amour propre touché, leur dignité bafouée…. 
 
Aidez nous à retrouver ce sourire. Ensemble, pour une nouvelle nation, forte et unie! Une nation sénégalaise qui se respecte et se distingue à travers des valeurs dont beaucoup de citoyens ont su faire preuve. 
 
Ensemble unis, nous pouvons soulever des montagnes. Maitre Wade, je vous remercie. 
 
 
PS : une copie de ce message en CCi est faite aux forces politiques, à la diaspora sénégalaise, journalistes, sympathisants de l'Afrique, mouvements civiles, chefs d'entreprises, défenseurs de la paie et de la justice sociale, responsables africains et internationaux, Organisations internationales, personnalités, enseignants et professeurs, étudiants, juristes, commerçants, ingénieurs, inspecteurs et les membres de ECA; pour archives nationales et situation des responsabilités, mais aussi pour une fédération des énergies et efforts pour redorer ensemble le blason de notre nation souveraine. 
 
Très cordialement 
Khady Faye 
www.eca.fiad.ca 
Ensemble pour une Afrique forte et émergente! 
Québec, Canada 
Karim Jong ill ?  
Souleymane Jules Diop Jeudi 4 Juin 2009  
Ce me sera, songea-t-il, un  
merveilleux professeur d'abrutissement.  
Par cet imbécile, j'atteindrais à m'avilir. 
François MAURIAC 
Vous me direz que c’est de bonne guerre. Mais Karim Wade ne fait pas preuve de la moindre retenue, quand il s’agit d’assumer ses nombreuses charges ministérielles. Depuis la semaine dernière, je me demande s’il lui arrive d’avoir honte. Pour plastronner comme un prophète devant tant de ministères, il faut être dénué de tout sens du péché. La cinglante raclée du 22 mars n’est pas si lointaine, mais le fils du président de la République se comporte comme s’il a été sacré ce jour-là commandeur des croyants. Ce que les Sénégalais lui ont refusé dans les urnes, Karim Wade se l’arroge dans les cabinets ministériels. Il s’était déjà placé au rang protocolaire du ministre des Finances pour le toiser. Et pour constituer son cabinet, a fait appel à l’ennemi public numéro un d’Abdoulaye Diop, le gabelou Boubacar Camara. Il entend maintenant rogner dans les attributions jusqu’ici réservées au ministre des Finances. Le fils du chef de l’Etat est déjà ministre des Infrastructures, de l’aménagement du territoire, des Transports aériens, de la coopération internationale. Aussi loin, n’importe qui se serait arrêté, par crainte de tomber dans le ridicule. Mais la liste s’allonge de nouveau avec la fonction de chargé des pays d’Asie et du Moyen-Orient où son règne s’étend jusque dans les palais royaux les plus reculés. Abdoulaye Diop, sans le vouloir, en est réduit au statut peu glorieux d’agent comptable du gouvernement. Cheikh Tidiane Gadio, qui avait déjà fait part de sa frustration lors du sommet de l’Oci, est lui aussi renvoyé à ses premières amours. C’est un organisateur d’événements médiatiques et un porteur de valises, sans plus. 
Le seul qui prend des engagements financiers depuis la formation du gouvernement, que ce soit pour la création d’une nouvelle compagnie aérienne comme pour décider du sort qui sera réservé aux travailleurs d’Air Sénégal, c’est bien Karim Wade « himself ». Aucun ministre du gouvernement ne pouvait prendre à lui tout seul des décisions qui engagent financièrement l’Etat sans en aviser l’ordonnateur des dépenses, le ministre des Finances. Mais peut-on donner des ordres au donneur d’ordres ? Avec une frénésie qui n’a pas son pareil, le fils du président de la République « règle les problèmes ». C’est un peu comme si « les problèmes » n’attendaient que lui pour se régler d’eux-mêmes. Il est à ce point rapide avec sa baguette magique que les travailleurs d’Asi le trouvent « séduisant ». Il leur fait comprendre qu’ils n’ont pas de droits, mais qu’il leur donnera des droits ; qu’ils ne devaient pas être payés, mais qu’il les paiera. Face à tant de bonté, même des captifs de guerre se garderaient de prendre la fuite. Je ne lui trouve, pour ma part, aucun génie qui mérite que l’on se prosternât à ses pieds comme le font des gens de tous les milieux. Mais un travailleur d’Asi a carrément dit de lui qu’il avait la taille, le teint et tous les traits physiques du « prophète ». Ses collaborateurs avaient eux aussi fait le même constat mystique aux journalistes partis interviewer leur « prophète » à la veille des locales, mais c’était avant sa défaite mémorable. L’homme entretient le mystère sur sa personne sur sa personne par une série de disparitions et de silences. Au conseil des ministres, on ne voit passer que son ombre. Dans son grand ministère, il s’est désigné un porte-parole, chargé de parler en son nom. 
C’est qu’à défaut de convaincre, Karim Wade se contente de séduire. Convaincre aurait nécessité des arguments soutenus et une logique discursive, ce qui fait trop de peine à son niveau de responsabilité. Mais où était donc le Conseiller financier d’Abdoulaye Wade quand la compagnie aérienne allait à la catastrophe ? S’il était si bien imbu de son sentiment nationaliste, pourquoi s’envolait-il en jet privé au lieu de voyager avec Asi ? Jusqu’à ce jour, aucun travailleur honnête ne peut dire avec précision d’où le fils du président de la République fait décoller ses avions lors de ses nombreux voyages. N’oubliez pas qu’il est arrivé que le père, la mère et le fils atterrissent le même jour à Dakar dans trois avions différents. Renseignements pris, ils avaient chacun des choses « à faire » dans leurs avions respectifs et ne voulaient pas être dérangés. Le président de la République devait à lui tout seul 9 milliards de francs Cfa à Air Sénégal international, qu’il réquisitionnait quand il voulait s’entourer de félons chargés de l’applaudir.  
De nombreux analystes s’en étaient limités à constater une « ministérisation » de l’Anoci. Karim Wade représentait déjà son père auprès de nombreux chefs d’Etat. Il s’était déjà improvisé concepteur du nucléaire sénégalais auprès de Nicolas Sarkozy. Il a déjà été le négociateur de nombreux financements auprès de pays arabes. Mais c’est faire erreur que de penser qu’il s’agit là d’une simple confirmation. Ses prérogatives vont bien au-delà. Il lui fallait une lettre de recommandation de son père pour accéder à certaines coures royales. Il n’a plus besoin de ce sésame. Il avait besoin du ministre des Finances pour signer certaines conventions. Il pourra désormais agir seul.  
Ce qui rend Karim Wade dangereux, c’est moins l’immensité de ses pouvoirs que son aversion pour tous ceux qui peuvent lui tenir tête. On croyait son amitié avec Abdoulaye Baldé à toute épreuve. Dès que le secrétaire général de la présidence de la République a commencé à lui dire non, l’enfer s’est ouvert sous ses pieds. Son chef de cabinet, membre de la Génération du concret, a été accusé de trafic de visas et chassé de la présidence de la République. Innocence Ntap, accueillie au Pds par le même Abdoulaye Baldé, a été faite ministre d’Etat en plein Conseil des ministres. Toutes ces manœuvres de déstabilisation ayant échoué, « l’ami » Baldé espérait, à la suite de sa victoire à Ziguinchor, un ministère important. Mais c’était sans compter avec la détermination d’Abdoulaye Wade. Après les élections locales, le président de la République avait décidé de le faire remplacer par Ousmane Masseck Ndiaye, un autre perdant de Saint-Louis. Pour punir Baldé de sa victoire et récompenser Karim Wade pour sa défaite, le président de la République a cherché la parade : « Au fond, j’ai vu vous vous entendez bien, et tu peux être un bon Directeur de cabinet pour Karim ». Refus du Secrétaire général de la présidence de se laisser humilier ainsi, qui décide tout bonnement de retourner à Ziguinchor s’occuper de sa mairie. Abdoulaye Wade a reculé pour ne pas créer le scandale, mais Abdoulaye Baldé connait le sort qui l’attend désormais. Le même qu’ont connu tous ceux qui, parce qu’ils ont refusé de se soumettre, ont été traités en ennemis. L’opposition, elle, considère à tort que tout ceci n’est que querelle domestique. De sorte que si l’on n’y prend garde, Karim Wade n’aura pour seul obstacle à son ambition que sa propre bêtise. 
SJD  
LE QUOTIDIEN: 
Les Sénégalais à la croisée des «feux médiatiques» 
Le XVIIIe siècle, qui est aussi celui des lumières, a marqué une étape décisive dans le développement culturel des sociétés modernes. En effet, celui-ci consacre la démocratisation et l’égalitarisme des chances qui postulent l’accès de tous à l’information et au savoir sans distinction de race, de sexe ni de religion… 
Mais parallèlement au foisonnement des moyens et des supports de communication dans nos sociétés modernes, paradoxalement l’homme n’a jamais été aussi désinformé. Car, si le de développement a atteint un certain niveau, les groupes de presse restent prisonniers des logiques économiques du marché néo-libéral qui imposent aux différents médias une lutte à mort sans merci. 
Ainsi, pour ne pas disparaître purement et simplement dans cette sélection darwinienne qui ne laisse pas le choix aux plus faibles, seule la course à l’audience demeure une alternative ; ce qui correspond inévitablement à un nivellement par le bas et les conséquences socioculturelles sur la jeunesse sont souvent désastreuses. 
Au regard de tout cela, il importe de dénoncer les tares et les contradictions qui gangrènent le paysage médiatique afin d’attirer l’attention des groupes de presse sur ce qui constitue un danger pour nous consommateurs, quand la recherche du profit passe avant le souci d’éduquer et d’informer le peuple. 
L’EXALTATION DES PLAISIRS SEXUELS 
On pourrait affirmer sans risque de se tromper que le sexe est la chose la mieux partagée par les chaines de télévision au Sénégal. La crudité et le caractère choquant de certaines images qui frisent l’indécence dans les clips en général et le mbalax en particulier peuvent laisser coi plus d’un tenant de l’ordre de la morale religieuse. Ces clips d’où toute création cède finalement à l’improvisation ont fini de banaliser et de désacraliser le sexe à force de l’étaler à cœur joie sur la place publique. Tandis que les télénovélas brésiliens dans lesquels sexe, argent, trahison et infidélité sont monnaie courante ont transformé nos postes de télévision à de vulgaires machines à décerveler et à pervertir nos jeunes filles en les initiant à des formes de vie sentimentale et sexuelle non moins aliénantes. 
En conséquence, à force de consommer ces téléfilms beaucoup d’enfants deviennent des adultes précoces et beaucoup d’adultes des enfants attardés. Dès lors l’affectivité prime sur la réflexion, les héroïnes de feuilletons servent d’intermédiaires et le vedettariat empêche toute distanciation critique. Dans cette «foule solitaire» pour parler comme David Riesman, les individus ne vivent finalement que par procuration. 
L’INTELLIGENCE DISQUALIFIEE 
La multiplication des chaînes privées a inauguré une montée en puissance d’une nouvelle génération de pseudo stars ; et ce phénomène n’épargne presque aucun secteur culturel. 
Sportifs, comédiens, chanteurs et danseurs sont en passe de devenir les personnages les plus médiatisés depuis un certains temps. Pour en avoir le coeur net considérons le volume des émissions people consacrées à eux : show tout chaud, star en ligne, 100 % délire, sortie, guisé bi… Bref, on ne saurait jamais venir à bout. 
Contrairement à ce que pourrait laisser croire une observation superficielle, les mass médias ne s’adressent pas à la raison, pense découvrir Tchakhotine, mais à l’instinct. Ce n’est pas à l’intelligence qu’ils parlent mais c’est à des valeurs émotionnelles et affectives qu’ils font appel. Les émissions qui sollicitent l’intelligence et la créativité deviennent de plus en plus rares car elles n’attirent pas trop les spectateurs et par conséquent ne profitent guère à ces médias capitalistes, qui plus est, sont trop pragmatiques et réalistes pour s’occuper de choses utiles à la jeunesse. Les modèles et les systèmes de valeurs qu’ils professent sont loin de cultiver l’excellence, le mérite et la droiture morale. En voyant tous ces médiocres qu’on ne cesse de promouvoir et de vanter les mérites, c’est comme si on injectait dans les cerveaux vulnérables de nos frères et sœurs que la promotion et l’ascension sociale ne sont nullement le fruit d’un travail de longue haleine mais plutôt de ruses, de bouffonnerie et de manœuvres retors. 
S’il est vrai comme le disait le théologien Khalil Jibran que le degré moral d’une société se mesure à la façon dont elle traite ses enfants, nous pouvons être sûr que l’état de nos repères sociaux se trouve dans une situation anomique. 
LE CONDITIONNEMENT POLITIQUE DE L’OPINION PUBLIQUE 
Certes sous le règne socialiste le peuple subissait les effets des méthodes propagandistes du régime, mais depuis l’avènement de l’alternance on a l’impression que ce pays ne vit plus qu’au rythme des évènements politiques. Si tous les spécialistes des médias sont unanimes pour dire que les médias ne nous disent pas ce qu’il faut penser mais ce à quoi il faut penser, d’après nos médias ce à quoi il faut penser au Sénégal c’est la politique. En effet, tenu en haleine par une presse en manque d’imagination et d’informations utiles, ce pays ne vit plus que pour et par la politique. 
Lorsque Abdoulaye Wade est arrivé au pouvoir en mars 2000, nombreux étaient les Sénégalais qui croyaient avoir rompu avec l’instrumentalisation de la télévision d’Etat à des fins politiques. Mais la déception sera à la hauteur des attentes. Voilà que le peuple a renoué avec les démons du passé. Plus impitoyables que jamais. De mémoire de Sénégalais, on n’a jamais assisté à une occupation aussi irresponsable de la scène médiatique par un président de la République. A en croire Latif Coulibaly : «Pour lui, toute sortie de sa part dans les moyens de communication de masse ne peut être qu’une réussite. Les médias, il en demande et en redemande» (Wade, un opposant au pouvoir, l’Alternance piégée ? p.228). 
Ce «viol des foules dans la propagande politique» dont parlait Serge Tchakhotine qu’on ne croyait possible que dans les régimes totalitaires est plus que jamais à l’ordre du jour chez nous. Alors que le pays est en pleine campagne électorale, Wade fait coïncider ses «visites économiques» à l’évènement en sillonnant les différentes localités du pays. Et la Rts, toujours fidèle à son slogan, nous Ravis Tous les Soirs en nous montrant le cortège présidentiel acclamé par une foule en liesse débarrassée au préalable des brassards rouges par des gorilles achetés à coups de billets de banque scandant les mots insensés de «goorgi dolli nu» pendant- tenez vous bien - huit minutes sans commentaire. Comment peut-on qualifier cela ? Et la presse privée, bien que se définissant comme un contre-pouvoir, surprend parfois en jouant un rôle complice malgré elle lorsqu’elle se laisse entraîner dans le piège des diversions libérales au lieu de se concentrer sur des choses beaucoup plus sérieuses.  
Au regard de tout ce qui précède, on se rend compte à quel point le mal qui ronge le paysage médiatique est profond. C’est pourquoi la tâche qui revient au Cnra et l’Artp est grande et la mission noble mais difficile car ils ont toutes les allures d’un instrument d’un Etat toujours décidé plus que jamais à poursuivre ses campagnes d’étouffement et de muselage d’une presse certes irresponsable à bien des égards, mais suffisamment dérangeante pour un pouvoir peu ouvert à la critique. 
Cependant, l’espoir nous est permis avec le nouveau Comité pour le respect de l’éthique et de la déontologie qui vient de naître sur les cendres du Cred; espérons qu’il pourra imposer les remises en ordre et les transformations nécessaires à l’émergence d’une presse responsable dans un environnement médiatique assaini. 
 
Ousmane DIBA - Licence ès lettres (Sociologie) / semounabid@hotmail.com  
AFP - Moustapha Niasse et ses camarades listent les défaillances du pouvoir. 
L’Etat roule aux antipodes des urgences de l’heure  
Par Binta NDONG 
Les partisans de Moustapha Niasse se sont retrouvés, hier, pour discuter des recommandations issues des Assises nationales. Sur ce, ils ont souligné «la nécessité urgente de leur appropriation par le peuple sénégalais», pour couper court «aux velléités manipulatrices des courtisans payés pour divulguer des contrevérités». Les membres de l’Alliance des forces de progrès (Afp) estiment également que le remaniement ministériel qui s’est opéré récemment est en porte à faux avec les exigences prioritaires du moment. Pour eux, la nouvelle répartition des services qui vient de s’effectuer «traduit honteusement une volonté morbide de capter des fonds dont les Sénégalais ignoreront les montants et les mouvements, sans possibilité de contrôle réel». Ils en veulent pour preuve l’Anoci. A cela s’ajoute la gestion du dossier d’Air Sénégal International qui «illustre crûment, encore une fois, le règne de l’improvisation, le pilotage à vue et l’impéritie» dont fait montre le gouvernement actuel. C’est même la pérennité de la compagnie, sa sécurité et sa sûreté, qui sont en jeu. Les «progressistes» avancent aussi que l’Etat opère des choix qui «lèsent objectivement et dangereusement les intérêts vitaux de notre pays». C’est la raison pour laquelle l’Etat devrait être plus vigilant par rapport à «l’argent sale qui circule de plus belle, avec des financements dont l’origine n’est pas toujours avouable, malgré le triomphalisme du régime de Me Wade».  
Le Bureau politique a également échangé sur le secteur éducatif, secteur stratégique «tout aussi mal géré». Cela constitue un énorme préjudice, pour la préservation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Pour Moustapha Niasse et Cie, les vrais problèmes résident dans le «fossé entre le train de vie de l’Etat et les sacrifices exigés à des travailleurs qui en ont assez de voir renvoyer aux calendes grecques le respect d’accords dûment signés par des autorités incapables d’honorer leurs engagements». Enfin, le Bp de l’Afp pense que l’impact de l’éducation sur le devenir de notre pays est trop important pour laisser la place éternellement «à la ruse, aux calculs et aux manœuvres malsaines», compromettant l’avenir des futures élites du Sénégal. 
Stagiaire 
Le Rta/S sur les Assises nationales : «Il faut restituer les conclusions aux populations. 
Par Astou Winnie BEYE 
Quelques jours après la restitution des résultats des Assises nationales qui ont duré quasiment une année, le Rta/S donne son point de vue et propose ses suggestions. Ainsi, Momar Sambe et Cie invitent «les parties prenantes à développer un plan de campagne pour la restitution des conclusions aux populations à travers les structures départementales de consultations populaires». A leurs yeux, «il est nécessaire, pour les masses populaires, de s’approprier ces conclusions pour approfondir leur mobilisation et développer leur lutte afin d’arrêter les politiques meurtrières de Wade». 
Pour ce qui est des élections locales, le Rta/S se réjouit de la victoire de Bennoo Siggil Senegaal, car selon les camarades de M. Sambe, «cette victoire a barré la route à la tentative pernicieuse de Wade de faire élire son fils à la mairie de Dakar».  
Concernant la situation nationale, le bureau politique du Rta/S «dénonce avec la plus grande vigueur la politique désastreuse de bradage du patrimoine national, à travers les mesures envisagées de vente des actions de la Sonatel, du Méridien-Président». Il s’engage ainsi «à développer une campagne de lutte contre ces politiques de privatisation des sociétés nationales», mais aussi de soutenir les «travailleurs en lutte pour la préservation de leur outil dans le patrimoine national (Transrail, Sonatel, etc.)». 
Enfin, le Rta/S, dans sa déclaration rendue publique, fustige «les manœuvres politiques de Wade engagé dans un remaniement sans fin pour la poursuite de ses politiques anti-nationales de dilapidation des deniers publics, avec la mise en place d’un gouvernement aussi pléthorique que peu crédible et le tripatouillage récurrent de la Constitution pour instaurer un poste de vice-président scandaleux et mal venu». Aussi dénonce-t-il, le plan «de division des organisations paysannes par Wade avec sa tentative de création d’un syndicat dans ce secteur». Le Rta/S exige également «la mise en place de semences et d’engrais de qualité et en quantité pour les agriculteurs». 
Stagiaire 
SUD QUOTIDIEN : 
Ce n’est pas une fatalité ! 
par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN , jeudi 4 juin 2009 
Il n’y a pas de corrompu s’il n’y a pas de corrupteur et vice-versa. Ce n’est donc pas une fatalité. Reconnue unanimement comme l’un des pires fléaux mondiaux, la corruption plombe les économies de nos pays dits en développement, affaiblit nos sociétés, sape les fondements de nos Etats, fragilise nos démocraties naissantes. 
Si elle enrichit, il est vrai, une minorité de profiteurs, là où elle s’enracine, comme dans notre pays, le Sénégal où de 2007 à 2009 selon le baromètre 2009 de l’Ong « Transparancy international » se sont dégradées dangereusement les capacités des pouvoirs publics à juguler le mal, la corruption devient un obstacle important au développement. Elle entraîne une mauvaise utilisation des fonds publics fausse la concurrence et fait obstacle au commerce et à l’investissement. 
Selon le document de Transparancy, le Sénégal caracole allégrement au groupe II des pays les plus corrompus du monde. Il fait partie du lot des quatorze (Arménie, Azerbaïdjan Bolivie, Cambodge, Ghana, Indonésie, Irak, le Kenya, la Lituanie, la Moldavie, la Mongolie, la Russie, le Venezuela et le Sénégal). On ne doit pas s’étonner dès lors d’y constater que les fonds publics fondent comme beurre au soleil par le biais de ce que pudiquement on a appelé dépassement budgétaire, arbre qui a caché la forêt des avances sur trésorerie, les fameuses (At) qui ont vidé les caisses publiques. 
Le fruit des efforts nationaux, les emprunts faits au nom et pour le peuple sur le dos même des générations futures, emprunts qui font que chaque bébé qui naît au sein de la population estimée à 12 millions d’âmes a une dette de 150.000 Fcfa au moins, dilapidés dans des opérations plus que douteuses. 
Le peuple attend jusqu’ici de connaître la destination de ces fonds, fruit de sa sueur, de ses impôts, des dons et legs à lui attribuer. Il doit savoir. C’est une exigence de transparence. Il doit savoir pourquoi subitement en son nom, l’Etat a dû des sommes faramineuses aux entreprises privées nationales au risque de fouir les fondamentaux. 
Certes, selon Transparancy les partis politiques remportent la palme des corrompus et des corrupteurs à travers le monde, ils sont cependant talonnés par les fonctionnaires, des agents des services publics ou de sociétés d’Etat ici chez nous. Selon des observateurs avertis des questions de gouvernance et de transparence, les villas les plus huppées de la capitale sénégalaise sont la propriété en majorité de cette minorité de privilégiés dont le revenu officiel individuel mensuel n’excède pas un million de Fcfa. 
Ces villas aux coûts évalués souvent à des … milliards de Fcfa, à des centaines de millions de Fcfa à tout le moins. Mais comme on est au pays du Massalah où les miracles se produisent quotidiennement faisant de nous une exception sur terre, exception qui fait que nous n’avons pas de coup d’Etat, mais nous avons le Joola ! Pays où l’on s’enrichit à milliards pour être simplement nommé quelque part au point d’être à même d’acheter l’unité de production, la structure, ou le service que l’on était censé servir. 
Qui possède les champs et les vergers des faubourgs et des localités environnantes au détriment des pauvres paysans obligés de se « peoniser » ou de migrer dans les centres urbains ou encore de prendre le « beuk-mi » vers Barça ou Barsax (Barcelone ou l’enfer) ? les villas en bordure de mer ? À quel prix ? Contre quel projet de développement national ? Contre combien de routes, de pistes de production, d’écoles, de cases de santé, de cases des tout petit, de maternités, de dispensaires ? Avec la vie de combien de bébés ? De combien de pauvres mères en couche ? Combien d’analphabètes ? 
Pourtant, la corruption n’est pas une fatalité. Depuis quelques années déjà, les efforts pour la combattre sur tous les fronts se sont amplifiés. Des instruments internationaux et de la coopération en matière de lutte contre la corruption s’inventent et se perfectionnent. La lutte du Bien contre le mal est éternelle. Le Bien triomphe toujours. 
Ainsi la synergie des actions menées ci et là par la société civile, le secteur privé et même l’Etat, même si au Sénégal, il va falloir relativiser grandement, contre la corruption a aidé à élaborer des plans de lutte qui gagneraient à être efficaces cependant. Il ressort de ces plans que la corruption est comme une pieuvre, aux tentacules multiples. Un monstre qui, s’il n’est pas tué, nous tuera. 
ASSAINISSEMENT A PIKINE Marche pour exiger des mesures préventives à la veille de l’hivernage  
par APS , jeudi 4 juin 2009  
Des habitants du quartier Djiadah Thiaroye Kao de Pikine (banlieue) de Dakar ont organisé, mercredi, une marche pour dénoncer ‘’l’absence de mesures idoines’’ dans les zones inondables de la banlieue, à la veille d’hivernage, a constaté l’APS. 
A cette occasion, le porte-parole de l’Association pour le développement et l’assainissement du quartier de Djidah Thiaroye Kao, Alassane Ba, a invité le gouvernement sénégalais à ‘’prendre à bras le corps’’ le problème récurrent des inondations dans la banlieue dakaroise. 
« Nous demandons au gouvernement de descendre sur le terrain pour régler définitivement le problème des inondations auquel nous sommes confrontés depuis plusieurs années. Car nous sommes fatigués et nous ne savons plus à quel saint nous vouer », a-t-il dit. 
« Nous voulons que dans l’immédiat des motos-pompes soient pré-positionnées comme mesure préventive et la création de stations de pompage des eaux de pluies dans les quartiers les plus sensibles aux inondations », a ajouté Alassane Ba. 
Il a en outre indiqué que le plan ORSEC déclenché par les autorités sénégalaises, l’année dernière, à la suite des pluies diluviennes qui s’étaient abattues sur la capitale, a été ‘’un échec’’, notamment dans la banlieue où ‘’les populations pataugent encore dans les eaux pluviales". 
A la fin de cette marche pacifique qui était encadrée par les forces de sécurités, les organisateurs ont remis un mémorandum au sous-préfet de Pikine-Dagoudane. C’était en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, en charge des Collectivités locales, Alioune Sow. 
DE LA VENTE DES TERRES : PAR QUI ET COMMENT ?  
SUD QUOTIDIEN du jeudi 4 juin 2009  
L’air du temps est à la vente des terres. La plus haute autorité politique du pays : -le Président de la République- l’évoque de manière récurrente. La dernière fois c’était lors de sa rencontre avec l’association des présidents de conseils ruraux à l’occasion de laquelle il a eu à interpeler ces derniers en ces termes : « Ne vendez pas les terres. Vous n’en avez pas le droit. Seul l’Etat peut le faire » 
Pourtant la vente des terres n’a rien de particulier ni de spécial par rapport à la vente de tout autre bien. Elle intervient comme toute autre vente portant sur n’importe quel bien. 
Les fondements de toute vente reposent essentiellement sur la nature du bien, la réalité de la propriété détenue sur le bien et la qualité, le statut et l’étendue des pouvoirs de celui qui occupe la place de vendeur. Autrement dit, il importe toujours de bien distinguer le contenu et la forme de la vente. 
Les terres qui sont ici concernées sont les terres urbaines et les terres rurales, celles sises dans les villes et celles qui sont dans les campagnes. Ces différentes terres sont soumises à deux régimes juridiques de gestion : le régime de l’immatriculation et celui du domaine national. 
Les terres immatriculées peuvent faire l’objet d’appropriée privée tandis que celles dépendant du domaine national, étant la propriété de la nation, ne sont pas susceptibles d’appropriation privée. 
La propriété privée qui s’applique sur les terres immatriculées peut être individuelle ou collective, privée ou publique. Les personnes physiques comme les personnes morales peuvent en être les détentrices. 
Les terres du domaine national sont la propriété collective de la nation que « l’Etat détient en vue d’assurer leur utilisation et leur mise en valeur rationnelles, conformément aux plans de développement et aux programmes d’aménagement. » 
L’injonction « Ne vendez pas les terres » est-elle suffisante pour régler le problème ? De quelles terres s’agit-il ? Parce que les terres –comme tous les autres biens- ont leurs modalités d’utilisation et de vente. 
I. TOUTES LES TERRES IMMATRICULEES PEUVENT FAIRE L’OBJET DE VENTE SANS AUCUNE RESTRICTION. 
Leur vente relève de la volonté des propriétaires dont les droits sont inscrits dans les livres fonciers gérés administrativement par les services des conservations foncières ouverts dans les différentes régions du pays. Chaque lot de terrain immatriculé porte un numéro et fait l’objet d’un titre foncier dont une copie est détenue par le propriétaire. 
Tout détenteur de titre foncier, qu’il soit personne physique ou personne morale que la propriété soit individuelle ou collective, privée ou publique, a le droit de vendre sa propriété et avec elle le terrain qui en est le support. Ainsi un individu, une société, l’Etat, un démembrement de l’Etat (secteur parapublic ou collectivités locales) propriétaire plein et entier de terres immatriculées a parfaitement le droit de les vendre comme le lui permettent les attributs de la propriété que sont l’usus, le fructus et l’abusis. C’est la différence constatée par rapport au statut du vendeur et la nature de la propriété qui entraine la mise en œuvre de modalités et de formalités différentes pour la réalisation de la vente. 
Selon que la propriété est individuelle ou collective la vente est soumise à des formalités différentes. Ainsi le Directeur général d’une société, le président du conseil régional, le maire, le président du conseil rural peuvent bien vendre des terres immatriculées appartenant à leurs structures respectives mais dans le respect strict des règles édictées par les textes en la matière. 
Le Directeur général doit obligatoirement passer par une autorisation du Conseil d’administration de sa société. Pour le président de conseil régional, le maire et le président de conseil rural, obligation leur est faite de respecter strictement l’application des règles fixées par le Code des Collectivités locales, notamment en ses articles 271 et 274 qui stipulent respectivement que : « Le conseil de la collectivité locale délibère sur la gestion des biens et sur les opérations immobilières effectuées par les collectivités. » et « La vente des biens appartenant aux collectivités locales est assujetties aux mêmes règles que celles des biens appartenant à l’Etat. » 
Enfin pour les terres appartenant à l’Etat, autrement dit, les terres immatriculées à son nom, et composant son domaine propre, il faut se reporter aux dispositions de la loi n° 76.66 du 1 Juillet 1976 portant code du domaine de l’Etat qui en définissent l’administration. En ce qui concerne les ventes de terres du domaine de l’Etat, l’article 41 de la dite loi dit expressément : « la vente a lieu de gré à gré ou par adjudication, celle-ci étant réalisée aux enchères publiques ou par procédé combiné des enchères verbales et des soumissions cachetées, avec obligation de mise en valeur et aux conditions fixées dans chaque cas. Elle doit être autorisée par une loi. Par dérogation aux dispositions de l’alinéa précédent ; 
• La vente aux Etablissements publics et aux sociétés d’économie mixte spécialement créées en vue du développement de l’habitat, des terrains nécessaires à la réalisation de leurs programmes de construction approuvés est autorisée par décret. 
• La vente peut être consentie sans obligation de mise en valeur dans les cas suivants : 
1) Cession, à titre d’échange, d’un terrain on grevé d’une obligation de mise en valeur, à condition que ce dernier ait une valeur au moins égale aux trois quarts de celle du terrain cédé par l’Etat. 
2) Cession en vue de la réalisation d’une opération de remembrement ou fusion. » Il résulte clairement de ces dispositions que la vente des terres du domaine de l’Etat doit être autorisée par une loi. Toute vente de ces terres nécessite ainsi l’intervention de la représentation nationale. La seule dérogation où la vente peut être autorisée par décret concerne les ventes de terrains faites à des Etablissements publics et à des sociétés d’économie mixte spécialement créées en vue du développement de l’habitat. 
A l’état actuel de notre législation, seules deux lois sont en vigueur autorisant les ventes de terres de l’Etat. 
La loi n° 87-11 du 24 Février 1987 autorisant la vente de terrains domaniaux destinés à l’habitation situés en zones urbaines et son décret d’application 87-271 du 3 Mars 1987. 
La loi n° 94-64 du 22 Août 1994 autorisant la vente des terrains domaniaux à usage industriel ou commercial et son décret d’application n° 95-737 du 31 Juillet 1995. 
Autrement ce sont les dispositions de l’article 36 du code du domaine de l’Etat qui s’appliquent. 
Cet article 36 dispose : « Les dépendances du domaine privé immobilier non affecté consistant en terrains à mettre en valeur sont administrées de manière à assurer leur utilisation et leur mise en valeur rationnelle conformément aux plans de développement et d’urbanisme ou aux programmes d’aménagement. 
A ces fins, les terrains peuvent faire l’objet d’autorisations d’occuper à titre précaire et révocable, de baux ordinaires, de baux emphytéotiques, de concessions du droit de superficie et de vente. » En rappelant que la vente doit être autorisée par une loi. 
II. LES TERRES DU DOMAINE NATIONAL NE PEUVENT FAIRE L’OBJET DE VENTE 
Le domaine national comprend l’ensemble des terres non immatriculées. Il constitue la propriété collective de la nation. Son mode de gestion fait l’objet de la loi n° 64-46 du 17 Juillet 1964. et son décret d’application n° 64-573 du 30 Juillet 1964. 
Son mode principal de gestion et d’administration est l’affectation. Dans les zones de terroirs ce sont les conseils ruraux qui délibèrent pour les affecter. En milieu urbain, c’est l’article 25 de la loi portant transfert de compétences aux régions, aux communes et aux communautés rurales qui le définit par ses dispositions ainsi stipulées : « Les terrains du domaine national sis dans les zones urbaines peuvent être immatriculés au nom de l’Etat et affectés aux communes en tant que de besoin, notamment pour servir d’assiette à des projets d’équipements collectifs. 
La propriété des terrains immatriculés reste à l’Etat dans le cadre des lotissements de terrains du domaine national des zones urbaines. Toutefois, la commission d’attribution des parcelles issues de ces lotissements est présidée par le Maire. 
La composition des membres de cette commission est fixée par décret. Les décisions de la commission font l’objet d’un acte portant attribution de parcelles aux affectataires. 
Cet acte est soumis à l’approbation du représentant de l’Etat. » L’article 26 renforce en précisant : « Pour tout projet ou opération de la compétence de l’Etat dans les zones urbaines, à l’exclusion des terrains à usage d’habitation, celui-ci prend la décision après consultation du conseil régional en conseil municipal concernés. 
Les terres du domaine national à vocation agricole situées dans les zones urbaines sont gérées conformément aux dispositions de la loi sur le domaine national concernant les zones urbaines, en tout ce qui n’est pas contraire aux dispositions de la présente loi. » 
Le boulevard de la vente des terres est ainsi bien dégagé au Sénégal. Mais les autorités de ce pays préfèrent emprunter des sentiers broussailleux pour pouvoir brouiller les pistes et s’installer ainsi dans la confusion et l’opacité. Les règles édictées pour la gestion et l’administration des terres du domaine privé de l’Etat et de celles dépendant du domaine national sont ainsi clairement fixées et ne peuvent souffrir d’aucune interprétation équivoque. 
Pour des raisons de bonne gouvernance il ne suffit pas de se satisfaire du slogan « ne vendez pas les terres » mais au contraire de se soucier de ce qui a été fait dans la passé en matière de gestion du foncier par la mise en œuvre d’un audit sans complaisance des attributions foncières des terres du domaine de l’Etat et de celles du domaine national pour s’assurer de leur conformité avec les normes en vigueur dans le respect strict de l’égal accès à la terre des populations. 
Cette pratique de bonne gouvernance contribuerait sans nul doute à mettre fin aux litiges fonciers qui se disputent quotidiennement La Une des journaux de la place ; litiges à l’origine desquels sont souvent cités les maires, les présidents de conseil ruraux, les services du cadastres et ceux de la direction des domaines. 
Ces litiges proviennent souvent de l’application défectueuse des dispositions légales par ceux qui ont en charge la gestion et l’administration de ces terres. Une illustration parfaite m’en a été donnée par cette information que m’a livrée un ami qui vient d’être élu président d’un conseil rural à la suite des élections du 22 Mars 2009 en m’apprenant qu’à la suite de son installation, en examinant le dossier foncier de sa collectivité, il a constaté que la surface totale des attributions foncières de l’équipe sortante est supérieure à celle de sa communauté rurale. Il ajoutait en commentant qu’on peut bien considérer que même les cimetières ont été affectés. 
Dans une prochaine contribution je reviendrai sur les raisons de ces dysfonctionnements dans l’application de la loi relative au domaine national qui perdurent. 
• ALLA KANE  
• Kane_alla@yahoo.fr 
 
Ne pas franchir le Rubicon des inundations. 
Le prétexte d’une rencontre entre le premier ministre et les nouveaux pouvoirs locaux de Dakar a été l’occasion de poser la question de la prise en charge des inondations. 
A un mois de l’hivernage, on a eu l’impression que le gouvernement issu d’un régime bientôt décennaire semble mettre en avant sur une question aussi complexe les élus notamment de l’opposition installés seulement depuis deux mois. Que peuvent faire ces élus dans moins d’un mois eux qui, pour l’essentiel, ont trouvé des situations financières désastreuses du fait de gestions précédentes opaques. Les nouveaux élus locaux n’ont pas encore dit la vérité aux populations sur l’état des lieux de la gestion des équipes sortantes. Cela permettra déjà à la puissance publique d’en tirer toutes les conséquences de droit s’il est vrai que nous ne sommes pas sous le règne de l’impunité. Sans dédouaner les nouveaux élus, nous devons à la sincérité de dire qu’ils ont trouvé des budgets en cours d’exécution avec des engagements qu’ils n’ont pas pris. Ils auront, ces nouveaux élus, un état de grâce tolérable pour juger de la révolution locale dont ils seraient porteurs. Ils n’ont pas le droit de faire comme leurs prédécesseurs enfermés dans un système opaque et limitatif. Leurs pouvoirs et leurs moyens sont limités et le risque est grand que toutes les demandes populaires leur soient adressées dans une totale confusion. 
Alors, pourquoi cette communication bizarre de l’exécutif central sur les soi-disant responsabilités locales dans la gestion d’une affaire assimilable au cas de force majeure pour ne dire de la catastrophe naturelle ou du sinistre ? 
Nous savons tous que les inondations notamment dans l’agglomération dakaroise sont le résultat final d’une série de questions relevant de plusieurs paramètres qu’il n’est pas donné de régler en deux temps trois mouvements. La cause principale du problème est un manque de réseaux d’assainissement dans des zones au niveau desquelles les lits naturels de drainage des eaux ont été habités par des populations durant la longue période de sécheresse. Aujourd’hui que les populations sont bien établies sur place, il n y a que deux solutions définitives majeures : le relogement massif dans d’autres zones habitables ou bien un investissement tout aussi massif dans des infrastructures artificiels de drainage des eaux. En attendant l’une ou l’autre des deux solutions qui demandent une planification cohérente au moins dans le moyen terme, l’urgence est à l’amortissement des conséquences de ces calamités sur les populations qui sont bien là et qui souffrent. Il est illusoire de prétendre trouver une solution dans un mois à cette question que l’alternance n’a pas résolu depuis près de dix ans. Des populations pataugent encore aujourd’hui dans les eaux verdâtres de l’année dernière. 
Par quelle baguette magique les nouveaux élus pourront régler ce problème à un mois de l’hivernage ? Exposer ces élus et faire jouer à l’Etat le simple rôle de soutien logistique n’est pas cohérent quand on sait que l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) dépend du même Etat central. Dans la loi n° 96-02 du 22 Février 1996, et le décret 96-667 du 07 Août portant création et organisation de l’ONAS, les missions de cette dernière sont entre autres la gestion en amont et en aval des installations d’assainissement d’eaux usées et pluviales, le développement de l’assainissement autonome, la valorisation des sous produits des stations d’épuration et, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à son objet, dans la limite des zones urbaines et périurbaines. 
L’ONAS doit être au centre de la question des inondations même si elle soutient avoir trouvé en 96 la banlieue dakaroise pour l’essentiel sans réseau. Elle doit intervenir et devrait même voir son domaine d’intervention aller au-delà des zones urbaines et périurbaines pour prendre en compte la question de l’assainissement à l’échelle nationale. Le Sénégal n’est pas seulement le milieu urbain. 
En réalité, les nouveaux élus locaux ne sont pas les magiciens pouvant régler du tic au tac la question des inondations mais ils doivent quand même s’impliquer pour aider à en atténuer les conséquences humanitaires. Ils doivent dans le moyen et le long terme être aux côtés des populations pour poser le débat en vue de solutions définitives en relation avec l’Etat. 
Les inondations ne sont pas dans la liste des neuf compétences transférées par La loi 96-07 du 22 mars 1996. Certes, des questions comme l’environnement, l’aménagement du territoire, l’urbanisme et, l’habitat qui sont bien transférés, constituent des ingrédients pouvant impacter sur les inondations mais, on ne peut pas en moins d’un mois régler ces questions pour influer sérieusement sur l’irréversibilité des inondations. 
En vérité, les inondations interpellent l’Etat central d’abord avec ses moyens logistiques. Les élus locaux devant s’impliquer pour atténuer les effets et s’organiser avec l’Etat pour mettre en place un plan gradué et transversal de règlement définitif de cette question. Leur démarche doit être de faire ce qu’ils ont à faire et d’insister aussi pour que l’Etat fasse ce qu’il a à faire. Déjà dans le court terme, ces élus doivent prendre des mesures énergiques dans le sens d’une implication des populations qui n’accepteront plus d’être des spectateurs. Ces nouveaux élus pourraient, par exemple, mettre sur pied des collectifs de jeunes volontaires pour agir sur des problèmes de salubrité, d’environnement, de santé etc. Ces collectifs pris en charge directement par les communes pourront travailler à coté des acteurs publics et privés. Dès après l’hivernage, une réflexion sérieuse sans calculs politiciens doit être menée avec l’Etat pour envisager des solutions globales et nationales. 
En définitive, le transfert des compétences ne signifie pas pour l’Etat central un désengagement dans les secteurs transférés. Dans l’attelage gouvernemental actuel, pas mois de 12 ministères ont des compétences au niveau national qui croisent les compétences transférées au niveau local. Cela veut dire qu’un Etat ne peut pas ne pas être responsable. 
Le Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de la Décentralisation doit accompagner objectivement les élus locaux sans coloration politique. Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels doit aussi jouer un rôle à la mesure de ces larges attributions textuelles. A quoi servira le Super Ministère d’Etat en charge entre autres de l’Aménagement du territoire et des Infrastructures ? Ira-t-il aussi au charbon des inondations ? Quid du Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique et de l’Assainissement ? Assainissement. Le mot est enfin lâché. Ce Ministre d’Etat est responsable au premier chef dans un mois quand les inondations seront là. Il devra plus agir que polémiquer. Et que dire du Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, chargé des Collectivités locales et de la Décentralisation ? Sera-t-il un missionnaire anti Benno Siggil ? Les actes que posera ce Ministre très polémiste les jours à venir nous édifieront. 
Aujourd’hui avec quatre ministres d’Etat plus un ministre délégué à plein temps, et pas moins de six autres ministres à cheval sur les neuf compétences transférées, nous pensons que l’Etat, à un mois de l’hivernage, ne se dérobera pas en mettant les nouveaux élus locaux à l’épreuve sur une question aussi vitale et sensible que la gestion des inondations. 
L’article 6 de la loi 96-07 du 22 mars 1996 dispose « Les transferts de compétences par l’Etat doivent être accompagnés au moins du transfert concomitant aux régions, communes et communautés rurales des moyens et des ressources nécessaires à l’exercice normal de ces compétences dans les conditions prévues par le Code des Collectivités locales….. Dans les cas où l’insuffisance des ressources financières des collectivités locales risque de compromettre la réalisation et l’exécution des missions des services publics, l’Etat peut intervenir par l’octroi de dotations spéciales aux collectivités locales concernées ». Les maigres budgets des collectivités locales ne peuvent pas régler la question des inondations. L’Etat ne peut pas se dérober et ne doit pas être la roue de secours qui viendrait après avoir mis les nouveaux élus notamment de l’opposition à l’épreuve. 
Nous savons que 2012 vaudra pour certains tous les calculs et intrigues politiciens. Nous savons aussi que 2012 semble être la seule préoccupation centrale mais, faut-il pour autant jouer avec la vie des milliers de populations pour qui l’hivernage à venir n’est pas forcément sous le signe de l’espoir. Le Rubicon des inondations ne doit pas être franchi par la politique politicienne. Dans le confort des salons douillets, les hommes politiques doivent savoir que les populations attendent et n’attendent que des solutions. Les inondations sont des questions vitales qui nécessitent des solutions totales. Et justement la totalité c’est l’Etat. Que l’intérêt supérieur des populations prime sur tout ! Tout voulant dire simplement tout. 
• Mamadou NDIONE  
• Mandione15@gmail.com 
 
WALF FADJRI : 
Quelles leçons tirer d’une épreuve mal interprétée ?  
 
 
J’avais décidé d’attendre que la bourrasque passe et que les émotions et autres passions suscitées par elle s’estompent pour donner un point de vue sur les élections du 22 mars 2009. Maintenant que la sérénité semble revenir pour qu’à la place des déclamations et autres gesticulations l’argumentation reprenne ses droits, je voudrais poser les problèmes comme je pense qu’ils doivent l’être.  
D’abord, il faut signaler, comme il est facile de s’en convaincre, ne serait-ce qu’en jetant un bref coup d’œil sur les votes, que les Sénégalais, surtout dans les grandes villes et notamment dans les agglomérations de la région de Dakar (Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque), ne se sont pas précipités dans les bureaux de vote à quelques exceptions près. L’une des raisons de ce désintéressement des populations pour ce scrutin est le fait des querelles intempestives dans le parti majoritaire de la coalition, le Pds, en plus de la gestion catastrophique de certains maires sortants reconduits dans les listes suite à de mauvaises investitures (le plus souvent plus partisanes qu’objectives). S’y ajoute la non prise en compte, de façon significative, des partis alliés dont les militants frustrés n’ont pas voulu s’investir de façon déterminée dans la campagne électorale pour la mobilisation des populations. Il y a aussi que certains partis alliés aux ambitions démesurées n’ont pas joué franc jeu.  
Ensuite, la circulaire en date du 10 février 2009 signée par le président du Directoire national de campagne, M. Oumar Sarr, sur instruction de Me Wade, n’a pas été respectée (à quelques exceptions près) malgré les missions effectuées sur toute l’étendue du territoire national avec de gros moyens par certains responsables de la Coalition Sopi. Auparavant, avant ces missions, des responsables autoproclamés présidents de commissions d’investitures dans les communes et communautés rurales avaient déjà confectionné les listes en n’y mettant que les proches et autres inconditionnels qui, le plus souvent, n’ont aucune représentativité, encore moins une quelconque légitimité.  
Naturellement, ce qui devait arriver, arriva, c'est-à-dire des frustrations impossibles à gérer malgré les tentatives de camouflage notées ici et là par la mission nationale de la coalition lors de sa tournée à travers le pays. Une bonne partie des militants des partis de la Coalition Sopi avaient déjà décidé soit de s’abstenir, soit de faire un vote-sanction accompagné dans ce dernier cas de campagne insidieuse contre la Coalition Sopi 2009, en mettant en exergue les insuffisances notoires de certains maires et présidents de communauté rurales sortants.  
Après tout cela, il faut en arriver à un fait irréfutable si tant qu’on sait lire les évènements : Me Wade n’a pas été sanctionné par les populations comme, du reste, l’a montré le dernier meeting qu’il a tenu au Boulevard du Général de Gaulle le vendredi 20 mars, à l’avant-veille du scrutin. Tout ce monde, jamais rassemblé en ce lieu, voulait lui exprimer sa fidélité. Sans lui garantir qu’il votera pour ces maires et autres responsables défaillants que lui-même a dénoncés, en les accusant d’avoir trafiqué les investitures et de n’avoir pas fait suffisamment attention aux préoccupations des populations ; surtout les jeunes de leurs différentes localités. Durant ce vaste rassemblement, autant Me Wade a été ovationné pendant son discours, autant la plupart des responsables cités ont été l’objet d’une indifférence qui en disait long sur ce qui va arriver. Les brassards rouges n’étaient pas pour remettre en cause sa légitimité ou pour soutenir un quelconque parti de l’opposition, mais lui ont été adressés en tant que symbole de la nation. Pour attirer son attention sur le fait qu’il doit demeurer plus vigilant s’il veut avoir la quiétude nécessaire à la continuation de son œuvre entamée depuis le 19 mars 2000. Œuvre qui se traduit par des faits et résultats irréfutables qu’il serait difficile, voire impossible, de citer eu égard à ce dont il a hérité négativement du régime destructeur du Parti socialiste qui, aujourd’hui parce que bénéficiant du soutien d’une alliance contre nature, espère pouvoir revenir aux commandes. En ignorant que la mémoire populaire est toujours vigilante. Les souffrances infligées aux populations sénégalaises dans toutes les parties de la nation par le Parti socialiste ne sont pas près d’être oubliées de sitôt. En contrepartie, les réalisations faites depuis 2000 par le régime incarné par Me Abdoulaye Wade ne sont pas et ne peuvent pas être ignorées par les populations en matière sociale, de sécurité, d’habitation, d’éducation et d’infrastructures. Tout un chacun pourra apprécier là où il se trouve !  
Enfin pour terminer, je voudrais dire que la coalition Benno a gagné certaines localités du Sénégal dont quelques symboles avec le soutien inconscient d’une partie de la Coalition Sopi. Que cette coalition Benno sache que 2012 ne se fera pas par des coteries électorales locales, mais sur le bilan d’un homme qui peut se prévaloir de plusieurs succès et dans plusieurs domaines.  
De tout cela, quelles leçons tirer pour aborder 2012 ?  
- Ressouder la cohésion au sein du Pds pour que les directives données ne souffrent plus d’aucune contestation du fait qu’elles sont prises sans aucun esprit partisan.  
- Instaurer un climat de confiance entre alliés dans la Coalition Sopi, tout en rappelant à chacun le devoir de loyauté dans la mesure où du côté de certains alliés, il existe des comportements opportunistes consistant à utiliser leur position dans l’appareil d’Etat pour renforcer leur parti plutôt que de fortifier l’Alliance Sopi.  
- Amener les responsables politiques à se convaincre que les moyens politiques mis à leur disposition doivent être utilisés de façon judicieusement politique. - Arrêter les comportements extravagants constants à utiliser les moyens de l’Etat de nature à offusquer les populations confrontées à la survie du fait de la crise financière et économique mondiale. Toutes ces attitudes condamnables se font en toute ignorance de l’Autorité dont la préoccupation est la prise en compte des problèmes des Sénégalais.  
- Se convaincre que le Sénégal ayant atteint un niveau irréversible dans le processus de construction de la démocratie, les populations ne se déterminent que par rapport à l’appréciation qu’elles se feront des uns et des autres. De tout cela, il faut retenir que le président a beaucoup fait et continue de beaucoup faire mais, malheureusement, son action est en train d’être cachée en partie par des agissements de la part de personnes dont il ne peut pas soupçonner la déloyauté ou l’inconscience. En même temps que nos vis-à-vis se rencontrent et échangent, je suggère que nous, de la Coalition Sopi, nous nous rencontrions pour tirer toutes les leçons de notre compagnonnage et notre expérience afin d’être prêts pour l’année 2012 quelle que soit la forme qu’elle se présentera pour nous.  
Mbaye DIACK Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République Secrétaire général de l’Ufpe (Cap 21)  
II – Les professionnels du médicament doivent s’investir dans la création d’unités industrielles 
 
 
Les professionnels du médicament doivent être davantage engagés dans le développement de la production locale de médicaments en investissant leurs avoirs pour la création d’unités industrielles. Des pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte ont déjà balisé le chemin en misant sur leurs ressources humaines pour développer leurs propres industries pharmaceutiques locales, malgré la présence sur leurs territoires de plusieurs grands groupes pharmaceutiques comme Pfizer, Sanofi-Aventis, Gsk etc…. L’usine Saidal en Algérie est une fierté du peuple algérien, de même que Sothema au Maroc, Sipha en Tunisie et beaucoup d’usines locales en Egypte, montées entièrement par des privés nationaux de ces pays.  
L’usine Aspen Pharmacare établie à Port Elisabeth en Afrique du Sud est l’exemple type de l’engagement de l’Etat sud-africain à lutter contre le Vih. Cette unité industrielle produit, sous licence, huit antirétroviraux génériques, copiés de médicaments de marque et donc moins coûteux. La société sud-africaine est devenue le premier fabriquant mondial de génériques dont la trithérapie a été avalisée, il y a un an, par les autorités américaines. Aspen figure aussi parmi les trois producteurs d'Arv génériques (les deux autres sont indiens) approuvés par l'Organisation mondiale de la santé (Oms). A nous de montrer notre volonté et notre détermination à participer au décollage de la production locale de médicaments au Sénégal. Nous pouvons réussir comme nos autres frères africains l’ont fait. C’est une question de volonté et d’ambition et nous pouvons y arriver. Rien n’est impossible dans la vie, on peut tout réussir à force d’abnégation. Yes we can.  
S’agissant des créneaux que les pharmaciens pourraient exploiter, nous pouvons en citer quelques-uns. La santé publique offre beaucoup de débouchés en ce qui concerne la gestion des programmes et projets de santé. Les pharmaciens devraient pouvoir investir ce créneau en suivant d’abord les formations appropriées. L’Ised, le Cesag et d’autres écoles offrent des formations spécialisées en santé publique. Dans certains programmes de santé, comme le Pnlp, le Cnls, le Pnt, on trouve actuellement des pharmaciens qui s’occupent de tout ce qui touche aux achats et approvisionnements.  
La composante suivi & évaluation des programmes et projets de santé est un autre créneau porteur et, pratiquement tous les jours, des annonces apparaissent dans les journaux de la place pour rechercher des compétences. Le marketing social est un autre domaine qui a actuellement besoin de compétences avérées pour la réussite des programmes déroulées à la base. Le pharmacien de par son profil pourrait évoluer à l’aise dans les cabinets et bureaux d’études de marketing social. Le métier de pharmacien hospitalier doit être davantage vulgarisé pour que les pharmaciens puissent prendre des postes qui doivent leur revenir. Aujourd’hui, dans les grands hôpitaux, les pharmaciens occupent ces postes, mais dans la plupart des hôpitaux de district, ce sont des agents de santé non professionnels du médicament qui s’occupent de la dispensation des médicaments. Il faudrait instaurer à la faculté de Pharmacie, un master de Pharmacie hospitalière pour que les étudiants désireux de se spécialiser puissent acquérir les notions de gestion d’une pharmacie dans un hôpital.  
La gestion de l’environnement dans les hôpitaux (hygiène hospitalière) est un autre domaine de prédilection des pharmaciens ayant suivi un cursus en biologie. Un programme le Pronalin est actuellement en train d’être déroulé et le pharmacien biologiste pourrait apporter son expertise et son savoir faire. Le management qualité dans les établissements de santé publics et privés offre des débouchés et les pharmaciens pourraient davantage s’y intéresser. Ils ont le profil du métier et devraient pouvoir investir ce créneau.  
Des métiers comme spécialistes en pharmacovigilance, toxicovigilance doivent être développés et les professeurs de la faculté devraient inciter les étudiants à se spécialiser pour ces filières. Nous avons actuellement besoin de ces profils pour un meilleur suivi des traitements médicamenteux. Dans l’industrie pharmaceutique, des métiers comme responsables de la Supply chain (Achats & Approvisionnement), responsable des affaires réglementaires, etc., peuvent apporter des débouchés pour les étudiants en pharmacie.  
Concernant le marché parallèle et la vente illicite des médicaments, j’avais écrit une contribution au mois d’avril 2008, publié dans le journal Le Populaire pour donner mon point de vue sur le sujet. Depuis lors, les choses ne semblent pas évoluer, Keur Serigne bi continue de vendre des médicaments en plein cœur de Dakar et ce marché étend ses tentacules dans d’autres localités du pays. C’est un problème sérieux auquel il faudra l’engagement de tous les confrères et l’appui des autorités pour arriver à le résoudre.  
Malheureusement, l’ex-ministre de la Santé avait fait une sortie maladroite qui avait ému tous les confrères. Depuis cette fameuse déclaration, les choses ne bougent pas. Il faudra que l’autorité de réglementation des médicaments renforce les dispositions d’obtention des visas de médicaments au Sénégal.  
Des mesures prises récemment par la Direction de la pharmacie et des laboratoires sont à saluer. Il s’agit de la suspension de la délivrance des visas pour les médicaments à base de Paracétamol, Amoxicilline, les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (Cta), etc. Les mesures idoines qui doivent être prises à court terme concernent, à mon avis, le renforcement des dispositions juridiques qui sanctionnent la vente illicite de médicaments pour dissuader les contrevenants.  
Pour la contrefaçon et la malfaçon des médicaments, c’est un fléau mondial qui touche pratiquement tous les pays. En effet, le marché du médicament a considérablement changé ces dernières années. Comme n’importe quelle marchandise, il est entré dans la mondialisation. La libre circulation a apporté un certain nombre de dangers, dont la perte de contrôle sur la qualité de certains produits aussi bien pour les matières premières que pour les produits finis. La circulation mondiale des médicaments dans le contexte d’une mondialisation débridée fait craindre des connexions entre les marchés illicites et licites. La présence de médicaments contrefaits ou de mauvaise qualité fait penser que personne n’est à l’abri du risque d’être soigné avec de tels médicaments. C’est une perspective très angoissante pour le futur de la santé publique mondiale. (Fin)  
Dr Mamadou Farba BARRY Pharmacien Mail : mamadou.barry@orange.sn  
A Ziguinchor, la Télévision nationale verse dans la désinformation 
 
 
Par deux fois, au moins durant le mois de mai 2009, la télévision nationale a consacré, dans deux de ses interminables journaux télévisés, des reportages aux antipodes des règles élémentaires de la déontologie et de l’éthique professionnelle, sur les travaux de voirie urbaine en cours dans la commune de Ziguinchor. Ces reportages qui mettent en selle le nouveau maire Abdoulaye Baldé présenté comme l’initiateur de ce vaste programme, ne sont ni plus, ni moins qu’une campagne insidieuse d’intoxication, de désinformation et de manipulation, en un mot de pollution de l’opinion. Tout le monde ici à Ziguinchor sait que ce vaste programme de voirie urbaine et d’assainissement est l’œuvre du maire sortant Robert Sagna.  
Il y a trois ans en effet, le maire de Ziguinchor Robert Sagna signait avec l’Adm, au cours d’une cérémonie solennelle à la mairie de Ziguinchor, un accord pour la réalisation d’un vaste et ambitieux programme de voirie urbaine sur une trentaine kilomètres de routes en pavés autobloquants. Le ministre des Infrastructures n’était pas présent à cette cérémonie. La télévision nationale non plus. Non seulement l’Etat sénégalais a refusé de libérer sa contrepartie, mais il a réduit à 11 km, la longueur des routes à réaliser, le reste devant être partagé entre certaines villes du Sénégal. Comme quoi, Ziguinchor ne mérite pas d’avoir, à elle seule, ce genre de routes qui résistent à l’abondante pluviométrie. En plus de refuser de donner sa contrepartie, l’Etat du Sénégal a bloqué le démarrage des travaux. Il a fallu la pression de l’Union européenne pour que les travaux démarrent à la veille de la campagne électorale. Le ministre des Infrastructures a refusé de procéder au lancement officiel des travaux le 26 janvier dernier sous le prétexte qu’en le faisant, il nuirait au candidat à son parti Abdoulaye Baldé. La tribune installée à cet effet à l’entrée de Ziguinchor a été démontée une semaine après. Le mardi qui a suivi le dimanche de l’ouverture de la campagne électorale, une délégation de l’Union européenne est venue à Ziguinchor pour constater de visu en compagnie du maire Robert Sagna l’effectivité du démarrage des travaux.  
Cette séquence n’a pas fait l’objet de reportage de la télévision nationale. C’est donc faux et archi de dire que c’est le ministre des Infrastructures qui a procédé au lancement des travaux, comme l’a écrit un quotidien publiant un article de son correspondant. C’est aussi faux et archi-faux, voire malhonnête, d’affirmer comme le fait la télévision nationale, que ce projet de voirie urbaine est initié par l’Etat du Sénégal en partenariat avec l’Union européenne. Si tel est le cas, pourquoi c’est le maire Abdoulaye Baldé qui visite les chantiers avec autant de tapage et non le ministre des Infrastructures ? D’ailleurs, lors du séminaire pour l’élaboration et l’adoption d’un plan directeur d’assainissement de Ziguinchor, ouvert par le maire Robert Sagna, l’on a vu Abdoulaye Baldé s’empresser de présider la cérémonie de clôture, on ne sait à quel titre.  
Il faut rendre à César ce qui est à César. Les projets et programmes en vigueur dans la commune de Ziguinchor dans le domaine de la voirie urbaine et de l’assainissement ne sont l’œuvre ni de l’Etat, ni d’Abdoulaye Baldé, mais de l’ancienne municipale conduite par Robert Sagna. Par honneur et par dignité, l’actuel maire doit s’abstenir et même refuser de s’approprier une œuvre qu’il n’a pas initiée et démarrée. Il n’y a aucune gloire à se comporter de la sorte.  
Par ailleurs, il importe de souligner à l’intention de l’opinion, que pendant deux ans, comme l’a reconnu le sieur Tahibou Diédhiou, membre du Conseil municipal et proche de Baldé, lors d’un face-à-face avec Mama Sow de l’ancienne équipe de Robert, sur les ondes de Zig Fm, l’Etat sénégalais a délibérément bloqué la commune de Ziguinchor en refusant de lui donner son fonds de dotation et d’entretenir son réseau routier classé complètement dégradé. Il faut toutefois reconnaître que les travaux de réhabilitation en cours du rond point Jean Paul II, et demain des ronds points Bélaly et de l’entrée de Ziguinchor, avec érection de monuments, sont bel et bien un programme du nouveau maire M. Baldé en partenariat avec les Coréens. Et c’est peut-être le début d’un vaste programme spécial d’infrastructures, bâtiments administratifs, de renforcement de l’éclairage public, etc. (…)  
Bacary MANE Ziguinchor  
Qualité de l'éducation : La formation diplômante des instituteurs en question 
Le Syndicat démocratique des enseignants libres du Sénégal (Sydels) a passé en revue les facteurs de blocage du système éducatif sénégalais et préconisé des solutions de sortie de crise. Aujourd’hui, la formation diplômante des instituteurs et le décroissement du niveau académique sont autant de maux sortis du diagnostic du Sydels. 
 
La rencontre avec les journalistes, tenue hier, dans les locaux du siège du Sydels, sis aux Hlm 5, a été l’occasion saisie par les membres de cette organisation, pour tirer un bilan positif quant à l’évolution C’est dans ce cadre que le secrétaire général dude leurs revendications Sydels, Alioune Guèye, affirme que tous les points de la plate-forme Les indemnités de recherche documentaire,revendicative ont été satisfaits incluant les primes scolaires et les indemnités de logement, y figurent en bonne S’agissant des problèmes du secteur de l’Education, les syndicalistes ontplace dressé une liste exhaustive des maux qui gangrènent le secteur. Parmi ceux-ci : la formation diplômante des instituteurs dans les domaines de la morale professionnelle et de la psycho-pédagogie. Mais également la faiblesse des capacités managériales et de gestion des ressources humaines des directeurs d’école.  
Pour ce qui est du milieu universitaire, les problèmes sont notamment liés au décroissement du niveau académique des étudiants, au surpeuplement universitaire, ainsi qu’au paiement tardif des bourses. Ce dernier point est à Il s’y ajoute des moyens pédagogiquesl’origine des grèves répétitives défavorables et l’instauration du système Lmd non apprécié par les étudiants. Selon eux, ce système n’est pas en adéquation avec les exigences du monde de l’emploi. Et il constitue, de nos jours, la principale cause des échecs massifs.  
Pour remédier à tous ces maux, afin de parfaire le système éducatif sénégalais, les syndicalistes préconisent la convocation des états généraux de l’éducation avec le concours de tous les acteurs concernés . Ils suggèrent aussi de privilégier le dialogue et la concertation sur toutes les questions qui interpellent l’éducation en général.  
Pour nombre d’observateurs, ces différents problèmes évoqués posent encore L’école sénégalaise,une fois la question de la crédibilité du système éducatif qui a toujours été un creuset d’excellence, a perdu son rang de prestige en La nécessité de promouvoir la qualité duAfrique occidentale et dans le monde système éducatif, notent-ils, est un impératif catégorique pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, mis en œuvre au Sénégal. Selon eux, il appartient à l’Etat de déployer les efforts nécessaires pour que le secteur de l’éducation retrouve son lustre d’antan.  
Membre actif de l’Intersyndicale enseignante, qui regroupe 13 organisations syndicales, le Sydels a été nouvellement porté sur les fonts baptismaux, suite à l’éclatement de la Centrale démocratique des syndicats libres. Ses objectifs, au-delà de la promotion d’un syndicalisme de développement, sont la défense des intérêts des élèves et des enseignants, le renforcement et la consolidation de la démocratie, la solidarité nationale et la lutte pour l’existence d’une justice sociale digne de ce nom.  
Pape NDIAYE (Stagiaire)  
Sous la hantise des inondations dans la banlieue : Les habitants de Djidah Thiaroye Kao dans la rue  
 
 
Les populations de la banlieue, plus particulièrement celles de Djidah Thiaroye Kao, qui vivent dans la hantise des inondations, ne sont pas du tout rassurées par les déclarations du ministre de l’Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, qui a promis l’intervention de l’Etat pour régler le problème des inondations. Résidant dans une zone dépressionnaire qui est régulièrement envahie par les eaux de pluies, les habitants, à quelques encablures de l’installation de l’hivernage, ont arpenté les rues et ruelles sablonneuses du quartier pour amener le gouvernement à prendre des mesures préventives contre les inondations. Agitant des brassards rouges, les manifestants, des hommes, des femmes et des enfants, certains montés sur des calèches d’autres assis sur les toits de véhicules, ont marché pour demander l’intervention de l’Etat. Ils ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : ‘Halte aux inondations’, ‘Nous voulons des motopompes et des stations de pompage’, ‘Nous exigeons la fin des inondations’ ou encore ‘Nous ne sommes pas des grenouilles’. Les habitants regroupés au sein de l’Association pour le développement et l’assainissement de Djidah Thiaroye Kao (Adad) qui doutent de la capacité des collectivités locales à lutter correctement contre les fréquentes inondations, demandent à l’Etat de prendre des initiatives avant le début des pluies. Ces habitants exigent aussi du gouvernement des mesures préventives avec la création de stations de pompage et la mise à leur disposition du matériel d’assainissement comme des motopompes.Recevant le mémorandum des marcheurs, Alioune Sow, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, chargé des Collectivités locales, a promis que le gouvernement ne restera pas les bras croisés et qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour soulager les populations. ’Dans les jours à venir, non pas par des paroles, mais avec des actions concrètes, nous agirons ensemble avec vous et ensemble, nous allons régler ce problème’, a promis le ministre.  
Charles Gaïky DIENE  
Ibrahima BAKHOUM, Membre du Cored : ‘Le tribunal des pairs est le plus redoutable pour l’honneur d’un journaliste’ 
Après avoir dirigé pendant deux années, la réflexion pour la mise sur pied du Comité d’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored), le journaliste Ibrahima Bakhoum a restitué le 23 mai dernier les travaux à l’Assemblée constitutive qui a élu les membres de ce nouveau tribunal des pairs. Il revient ici sur les motivations de l’érection de cette instance qu’il trouve plus redouble pour l’honneur d’un journaliste. 
 
WalFadjri : Pouvez-vous revenir sur les motivations de la mise sur pied du Cored ?  
Ibrahima BAKHOUM : Le Comité d’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored) remplace le Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie (Cred). Il y a eu donc un Cred qui a existé pendant une dizaine d’années avec des difficultés que nous avons identifiées en termes de légitimité, de notoriété au sein des médias et d’autorité, aussi bien à l’interne qu’à l’externe. La majorité des Sénégalais ne prenait le Cred que comme une sorte de syndicat bis que les gens appelaient à chaque fois qu’il y avait un problème avec les journalistes pour expliquer si c’était normal ou pas. Le Cred avait une mission d’autorégulation à l’intérieur des médias, mais généralement il n’intervenait que pour donner son avis sur un problème qui oppose un journaliste à un tiers. Cette fois-ci, nous avons décidé de faire la même chose, mais en mieux. Nous avons rencontré tous les acteurs des médias pour les sensibiliser sur le Cored. Et nous voulons obtenir de l’Etat que cette instance fasse autorité.  
Cette structure aura pour mission d’apaiser le climat à l’intérieur des médias, mais également entre les médias. Aussi, elle devra veiller à ce que, dans l’exercice de leur fonction, les journalistes ne portent aucunement atteinte aux droits de la personne humaine, à son honneur et à sa dignité. Le Cored compte en outre émettre un avis consultatif sur la création de tout organe de presse au Sénégal et délivrer la carte nationale d’identité des journalistes professionnels.  
WalFadjri : Est-ce que le Cored a les moyens de ses ambitions ?  
Ibrahima BAKHOUM : Dans le schéma que nous avons établi, aussi bien dans les textes que dans le règlement intérieur, nous avons pris des dispositions pour ne plus connaître de problèmes financiers dans le fonctionnement de la structure. Le Cred a beaucoup souffert de cela, à cause du non-respect des cotisations. Après quelques années d’existence, elle n’avait que quelque cent mille francs Cfa comme budget de fonctionnement. Pour nous, il n’est plus question pour que les membres du Comité de direction déboursent pour payer leur transport ou de prendre en charge leur frais de communication. Il est vrai qu’il aura un bon aspect de bénévolat, mais il est normal que les membres reçoivent un minimum pour faire fonctionner la structure normalement.  
WalFadjri : Face à l’inefficacité dont à fait preuve le défunt Cred, de quels moyens de contrainte va disposer le Cored pour réussir sa mission ?  
Ibrahima BAKHOUM : Les sanctions prévues à l’encontre de contrevenants aux règles de déontologie dans le cadre de leur travail sont diverses. La fonction est exposée et les journalistes sont parfois fragilisés dans le cadre de leur travail, soit à cause de la sensibilité des sujets qu’ils traitent, soit parce que des gens les guettent quelque part pour leur créer des problèmes. Je ne parle pas de guet-apens, mais plutôt de gens qui attendent leurs faux-pas pour porter plainte ou pour essayer de les discréditer. Donc, on s’est dit que le journaliste doit être très professionnel et vigilant dans le traitement de l’information. Mais si par aventure, inadvertance ou pour divers autres raisons, le journaliste commet une faute et que quelqu’un se sente lésé dans sa dignité de personne, il doit pouvoir porter plainte devant ses pairs plutôt que d’aller devant la justice. Car le tribunal des pairs est le plus redoutable pour l’honneur d’un journaliste. Au Sénégal, quand un journaliste est convoqué à la Division des investigations criminelles (Dic), cela fait de lui, à tord ou à raison, une star. Alors que si sa corporation sort un communiqué pour dire que le journaliste a fauté dans le cadre de son travail, c’est plus blessant. Donc, une des premières sanctions, c’est de faire un avis qui donne raison à une personne contre un journaliste ou un organe de presse. Cela est beaucoup plus dur pour un journaliste que d’être condamné par la justice.  
Autre niveau de sanction : la suspension du journaliste ou le retrait définitif de sa carte professionnelle. En effet, le Cored va se battre pour obtenir de l’Etat l’attribution de cette carte. Ensuite, nous allons interpeller les responsables d’organe de presse pour qu’ils ne recrutent pas un journaliste à qui l’on a retiré cette carte pour cause de fautes récurrentes. Mais avant le retrait définitif, le journaliste peut être suspendu à des peines de quelques mois.  
WalFadjri : Croyez-vous que cette sanction morale soit efficace ?  
Ibrahima BAKHOUM : Pour un journaliste professionnel, digne de sa réputation, cela lui fera mal qu’on publie un communiqué dans tous les journaux, radios et télévisions pour dire qu’il a fauté. Maintenant, si quelqu’un qui a perdu sa crédibilité auprès de l’opinion, de sa corporation et qu’il veuille continuer à exercer, ce ne sera plus un problème entre lui et la corporation, mais plutôt entre son employeur et la corporation des journalistes.  
WalFadjri : Ce tribunal des pairs va évoluer à côté de la justice étatique. Ne pensez-vous pas qu’il peut y avoir des chevauchements entre les deux juridictions ?  
Ibrahima BAKHOUM : Nous voulons que les gens aillent le moins possible à la Justice. Il est arrivé que des gens aillent au tribunal, aient gain de cause dans le verdict et que les choses soient vite oubliées. Le verdict est prononcé dans une salle de tribunal, et c’est terminé. Entre temps, ceux qui avaient lu la cause de la plainte garderont toujours à l’esprit ce qui a été dit. Et si c’est au tribunal des pairs, cela fait plus de bruit. Donc, les gens ont plus intérêt à aller au tribunal des journalistes, où la condamnation d’un journaliste fera plus de propagande qu’au tribunal. Il faut utiliser le même canal où l’on a été offensé pour laver son honneur. Maintenant, par rapport à la justice étatique, je peux dire qu’il ne risque pas d’y avoir de conflits avec elle. Car la personne est libre d’aller devant cette juridiction comme elle est libre de saisir le Cored. Aussi, si la personne obtient gain de cause devant le Cored, nous lui conseillerons de ne pas aller devant la justice étatique.  
WalFadjri : Est-ce qu’un citoyen peut porter plainte devant les deux tribunaux en même temps ?  
Ibrahima BAKHOUM : Nous encourageons le contraire. Si une personne commence avec la justice étatique, nous préférons le laisser continuer la procédure. Ce ne serait plus une affaire du Cored mais une affaire entre le plaignant, la justice et le journaliste. Et si le Cored considère malgré tout que le journaliste a fait correctement son travail, rien ne l’empêchera de faire un avis pour dire que, de son point de vue, le journaliste a correctement fait son travail, sans dire à la justice qu’elle n’a pas raison.  
WalFadjri : Lors de l’Assemblée générale constitutive, on a constaté l’absence notoire des jeunes reporters qui font le plus gros du travail dans les rédactions et qui sont les plus exposés. Comment expliquez-vous cela ?  
Ibrahima BAKHOUM : Nous avons rencontré tout le monde. D’abord les responsables d’organe de presse, aussi bien du service public que du privé. Ensuite nous avons rencontré les rédacteurs en chef, les journalistes organisés en réseaux, et les reporters. Nous avons agi en termes de reporters et non de ‘jeunes reporters’. Nous leur avons restitué les travaux qu’ils ont amendés avant l’Assemblée générale.  
WalFadjri : Le bureau du Cored enregistre moins de membres issus de la société civile que le Cred. Qu’est-ce qui explique ce retour en force des journalistes dans le bureau ?  
Ibrahima BAKHOUM : Nous nous sommes dit que s’il s’agit de juger le travail d’un journaliste, les mieux placés, ce sont les journalistes eux-mêmes. Le journaliste qui sera jugé saura à l’arrivée qu’il a été jugé par ces pairs. Ce qui n’a pas empêché d’avoir quelques membres de la société civile dans le Comité de direction.  
WalFadjri : Quels sont les critères qui ont présidé au choix des membres du Cored ?  
Ibrahima BAKHOUM : Il faut d’abord que la personne ait dix années d’expérience professionnelle ; qu’il ait plus de vingt et un ans et qu’il soit un professionnel reconnu par ces pairs. Ce sont là, les critères de base. Ensuite, nous avons réservé un quota de cinq places pour les éditeurs de presse dans le bureau. Pour les institutions de médiation sociale, nous les avons laissés choisir leurs représentants. Et pour les journalistes, c’est à la suite d’une élection qu’ils ont été choisis, lors de l’Assemblée générale.  
WalFadjri : Est-ce que le Cored a compétence d’arbitrer les conflits entre organes de presse ?  
Ibrahima BAKHOUM : Nous avons prévu que le Cored s’implique comme structure de médiation pour apaiser le climat entre les entreprises de presse. Parce que cela ne sert à rien que nous nous tirions entre les pattes. La presse est déjà la cible de tellement de personnes physiques et morales qu’il n’y a pas besoin d’en rajouter en nous tirant nous-même dessus.  
Propos recueillis par Seyni DIOP  
Lancement du Ceibs : Le Ghana hôte d’un campus innovant 
L’initiative est une joint-venture entre l’Union européenne et la Chine ; le président est Espagnol, les enseignants de toutes les nationalités, de même que les étudiants… L’Afrique était le seul continent à n’avoir pas une excroissance de ce Ceibs, qui vient d’ouvrir un campus au Ghana.  
 
(Envoyé spécial) - Le Ghana n’est pas encore sorti de l’euphorie née de l’annonce d’être le premier pays africain à recevoir la visite du président Barack Obama en juillet prochain et voilà qu’une autre nouvelle vient accroître la bonne cote de ce pays : la plus grande business school d’Asie et la 8e du Top mondial (selon le classement du Financial Times) l’a choisi pour y ouvrir son campus. C’était un événement et Accra l’a salué dans le folklore et déroulé le tapis rouge aux acteurs de cette innovation. A travers les rues d’Accra, on leur fraye la voie, toutes sirènes hurlantes. La cérémonie a eu lieu le 20 mai dernier à Accra. En présence de hautes personnalités africaines et d’autres nationalités qui ont accepté de parrainer l’ouverture du campus du China Europe International Business School de Shangaï (Ceibs). Il y a l’ancien président de l’Union africaine Amar Essy, l’ancien chef de l’Etat libérien le Pr Amos Sawyer, l’ambassadeur du Cameroun, ancien doyen du corps diplomatique à Pékin, notre compatriote Adama Gaye, auteur de Chine-Afrique – le Dragon et l’Autruche, le président du Ceibs Pedro Nueno, le Pr Kwaku Atuahene-Gima, directeur du nouveau campus.  
Une grosse affaire, une affaire prestigieuse. D’illustres personnalités lui ont donné leur caution et image. Ils étaient tous présents à Accra le 20 mai dernier pour le lancement de cette innovation. Une cérémonie en grande pompe et dans le folklore dans la solennité et le folklore.  
L’initiative est une joint-venture entre l’Union européenne et la Chine ; le président est Espagnol, les enseignants de toutes les nationalités, de même que les étudiants… L’Afrique était le seul continent à n’avoir pas une excroissance de ce Ceibs qui a un campus en Argentine, en Espagne, au Mexique, au Portugal.  
La première cohorte d’étudiants africains est constituée exclusivement de Ghanéens et de Nigérians. Tous des ‘executives’ (dirigeants d’entreprises) qui viennent témoigner qu’il n’y a pas un âge pour se remettre aux études et qu’on n’est pas trop haut placé pour apprendre dans des domaines autres que le sien. Ils viennent suivre un programme de huit jours de cours par mois.  
‘Le projet que nous lançons est important pour l’Afrique ; il va changer la nature, l'objet et le mode de gestion de l'éducation en Afrique’, plaide le président du Ceibs, l’Espagnol Pedro Nueno. Nous avons cru que l’avenir est en Afrique et créer une opportunité’. Et comme pour renchérir le ministre ghanéen de l’Education, Alex Tettey-Enyo dira qu’’il doit être donné à tout citoyen la chance d’aspirer au plus haut niveau d’éducation pour la simple raison qu’une nation éduquée, qualifiée et un peuple bien informé avec une compétence entrepreneuriale qui peut transformer et développer notre nation en un pays développé’.  
Est-ce un moyen de promouvoir en Afrique ce modèle chinois du business qui a fait de la Chine une nouvelle puissance économique. ‘Non, le business s’enseigne partout’, rétorque le Pr Atahuene-Gima, directeur ghanéen du campus du Ceibs au Ghana. Cependant, reconnaît à son tour le président Nueno, l’un de leurs objectifs est de ‘jouer aussi un rôle dans les relations sino-africaines. Si de nombreuses entreprises chinoises vont en Afrique, nous devons aider dans le processus’.  
Jean Meïssa DIOP  
Justice commerciale : De nouvelles pistes pour mieux accompagner le concept  
Créer les conditions d’une appropriation des réformes et de leur mise en œuvre par les acteurs judiciaires pour améliorer l’efficacité de la justice commerciale, c’est dans cette perspective que s’inscrit la conférence des présidents de juridiction, tenue le week-end dernier.  
 
(Correspondance) - Lors de sa huitième session, le Conseil présidentiel sur l’investissement (Cpi) avait mis l’accent sur la nécessité pour le Sénégal de progresser sur les indicateurs ‘protection des investisseurs’ et ‘exécution des contrats’, ainsi que sur la réforme du contentieux économique et financier. Par la suite, des recommandations ont été formulées par des experts du groupe de la Banque mondiale/Ifc, de l’Apix et de l’Usaid ; ce qui a abouti à un ‘plan d’action rapide pour améliorer l’efficacité de la justice commerciale au Sénégal’. Ce plan d’action a été partagé avec les services du ministère de la Justice. Il connaît un début d’application depuis avril 2009 avec la mise en place d’un comité de suivi. Afin que les magistrats adhèrent davantage à ce plan d’action et le soutiennent, le ministère de la Justice a jugé utile d’organiser une conférence des présidents de juridiction.  
L’objectif, qui était assigné à cette rencontre de deux jours tenue à Saly, était de créer les conditions d’une appropriation des réformes et de leur mise en œuvre effective par les acteurs judiciaires. Il s’agissait d’identifier et de partager des recommandations sur les axes du ‘plan d’action rapide pour améliorer l’efficacité de la justice commerciale’. Finalités : permettre une plus grande célérité de la justice commerciale ; renforcer la compétence des magistrats chargés du traitement du contentieux commercial. Aussi, s’agira-t-il de veiller à l’accroissement de l’efficacité de la mise en état par une plus grande spécialisation du juge chargé de la mise en état ; la réduction du nombre d’audiences par mois et de reports (pour chaque contentieux) et l’adoption du système de ‘contrat de procédure’. De ces échanges, il est également ressorti la nécessité d’instituer au sein du Parquet de Dakar une section spécialisée, chargée du suivi des affaires en matière économique et financière ; de réorganiser les services du greffe pour une spécialisation fonctionnelle en matière commerciale et une délivrance des actes et décisions de justice dans des délais optimum.  
Cette mesure incitative a été saluée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Présidant l’ouverture de cette conférence, Me Madické Niang a martelé que le désinvestissement dans nos pays n’avait pas pour seule cause l’aspect économique ; mais cela a été dû en grande partie à des facteurs judiciaires. Il faut, dès lors, voir comment adapter la législation judiciaire en place avec les exigences d’un secteur industriel et commercial toujours plus compétitif, afin d’attirer le maximum d’investisseurs. La même conviction a été rappelée par le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Mame Adama Guèye, ainsi que le représentant de la directrice générale de l’Apix.  
En effet, dans le cadre du programme d’accélération du processus de réformes de l’environnement des affaires, le Sénégal s’est fixé comme objectif de figurer dans le ’Top 10’ africain du classement Doing Business. Ce classement est le fruit d’une enquête annuelle du groupe de la Banque mondiale sur l’environnement réglementaire des affaires dans 181 pays, à partir de dix indicateurs. Et parmi ces indicateurs, quatre intéressent le secteur de la justice, avec notamment la création d’entreprise, la protection des investisseurs, l’exécution des contrats, la liquidation d’entreprise.  
AMELIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES : Réduire les délais des procédures administratives  
Durant les deux jours de travaux qui ont regroupé une soixantaine de participants, plusieurs communications ont été faites sur l’amélioration du climat des affaires et la promotion de l’investissement au Sénégal par des spécialistes du droit et de l’investissement. Ainsi, il est apparu pour les participants qu’une justice commerciale plus adaptée permettrait de booster l’investissement au Sénégal et améliorerait davantage le climat des affaires. Et ce, si on sait que le gouvernement du Sénégal a décidé, dans le cadre de la Stratégie de croissance accélérée (Sca), de faire de la mise en place des affaires de classe internationale, une priorité nationale. Pour réaliser cet objectif, l’administration doit s’inscrire dans une dynamique continue de la qualité des services offerts aux usagers, en menant des réformes visant à alléger la complexité, à réduire les délais et les coûts des procédures administratives.  
Ainsi, cette conférence des présidents de juridiction sur l’amélioration du climat des affaires et la promotion de l’investissement a été un moment fort dans la dynamique de mise en œuvre de cette réforme de la justice commerciale. Au terme des travaux, un rapport comprenant un diagnostic et des recommandations pour améliorer l’efficacité de la justice commerciale a été établi. De même, un plan d’action rapide proposé par le groupe Banque mondiale/Ifc- Apix-Usaid, a été partagé, amendé et adopté.  
Cette session, selon le ministre de la Justice, Me Madické Niang, s’inscrit entièrement dans le processus de mise en place d’un programme de modernisation de la justice, illustré par l’adoption, en juin 2004, du programme sectoriel justice. Ce programme, affirme-t-il, ‘est une tradition de la volonté exprimée par les pouvoirs publics de réformer et de moderniser la justice, afin de la rendre plus performante’. Dans cette optique, Me Madické Niang annonce la création de nouvelles juridictions qui vont supplanter les tribunaux régionaux et départementaux.  
Papa Mbar FAYE 
Alors que l'échéance est fixée en 2015 : L'Education pour tous ne sera pas atteinte en Afrique subsaharienne  
Les objectifs de l'éducation pour tous ne seront pas atteints en Afrique subsaharienne. C'est le rapport mondial de suivi sur l'Ept 2009 qui l'affirme, non sans proposer des solutions pour surmonter les nombreux défis auxquels elle fait face.  
 
Le rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous (EPT) 2009 est fin prêt. Il a été rendu public avant-hier à Dakar, en marge de l'ouverture du forum national sur les innovations éducatives qui prend fin cet après-midi au Cices. L'essentiel de ce salon sur l'éducation qui réunit les acteurs du secteur, l'Etat, le privé, les Ong et les collectivités locales autour du thème central : ‘Les approches alternatives, quelle contribution pour l'éducation de qualité pour tous ?’, est de réussir le pari de l'Ept d'ici l'échéance 2015. Mais, il faudra, pour ce faire, redoubler d’efforts. Selon Yao Ydo de l'Unesco-Breda dans sa présentation du présent rapport, l'Afrique subsaharienne n'atteindra pas les objectifs fixés en 2000 à Dakar par la communauté internationale au sujet de l'Ept, pour plusieurs raisons. Les progrès accomplis en ce sens sont compromis par l'inaction des gouvernements face aux inégalités persistantes fondées sur le revenu, le sexe, le lieu de résidence, l'appartenance ethnique, la langue, le handicap et autres. Selon le rapport mondial de suivi sur l'Ept, si elle poursuit la même trajectoire, l'Afrique subsaharienne n'atteindra pas les objectifs de Dakar. Et à moins que les gouvernements n'agissent pour réduire les disparités par des réformes effectives, la promesse de l'Ept ne sera pas tenue. En effet, en 2000 à Dakar, la communauté internationale s'était fixé au moins six objectifs qu'il fallait atteindre avant 2015 pour prétendre à une Education pour tous (Ept) dans le monde. Il s'agit, entre autres, de la protection et de l'éducation de la petite enfance, de l'enseignement primaire universel, de répondre aux besoins d'apprentissage tout au long de la vie des jeunes et des adultes, de l'alphabétisation des adultes, du genre, et enfin de la qualité.  
Face aux nombreux manquements qui se présentent comme des défis pour l'Afrique subsaharienne, des recommandations ont été proposées pour l'atteinte des objectifs de l'Ept d'ici à 2015. C'est ainsi qu'au plan de la protection et de l'éducation de la petite enfance, l'idée d’en faire la priorité dans la planification pour tous les enfants, en prévoyant des incitations pour inclure les enfants vulnérables et défavorisés, a été émise. Mais, aussi, de renforcer les engagements généraux de lutte contre la pauvreté, en combattant la malnutrition des enfants et en améliorant les systèmes de santé publique, à l'aide de programmes novateurs de protection sociale qui ciblent les ménages pauvres et de versement en espèces aux mêmes ménages afin d'accélérer les progrès vers la réalisation de l'enseignement primaire universel (Epu). Là-dessus, d'ailleurs, l'Unesco préconise, en plus d'encourager l'équité en faveur des filles, des groupes défavorisés et des régions désavantagées en enseignants, de fixer des objectifs à long terme ambitieux. Lesquels doivent être appuyés par une planification réaliste et des crédits budgétaires à moyen et long termes suffisants pour garantir des progrès en matière d'accès, de participation et d'achèvement du cycle primaire.  
ECHEC DE LA SCOLARISATION DES FILLES : Le rapport de l’Unesco accuse l'attitude des enseignants  
Plus de 27 millions d'enseignants travaillent dans les écoles primaires du monde, dont 80 % dans les pays en développement. Le corps enseignant total du primaire a augmenté de 5 % entre 1999 et 2006. Il n'empêche qu'une pénurie d'enseignants demeurera à l'ordre du jour dans les sept prochaines années. Rien qu'en Afrique subsaharienne, il faudra créer 1,6 million de nouveaux postes d'enseignants et recruter autant d'enseignants d'ici à 2015 pour réaliser l'Epu, ce chiffre se montant à 3,8 millions si l'on tient compte des départs à la retraite, des démissions et des pertes (dues au Vih/sida, par exemple).  
Toutefois, l'envers de la situation, selon l'Unesco, est que ces enseignants constituent parfois un frein à la promotion du genre dans l'éducation. Le rapport fait constater qu'une fois que les filles sont scolarisées, leurs progrès sont souvent entravés par les attitudes des enseignants. S'y ajoute que les parti-pris des manuels renforcent les stéréotypes sexistes. Ces facteurs scolaires interagissent avec les facteurs sociaux et économiques plus généraux qui influencent les performances scolaires selon le sexe, d'après le même rapport.  
La pauvreté et les autres formes de désavantage social amplifient les disparités entre les sexes. Au Mali, signale le rapport, les filles des ménages pauvres ont 4 fois moins de chances de fréquenter l'école primaire que celles des ménages riches. De la même manière, elles ont 8 fois moins de chances d'être scolarisées dans le secondaire.  
TAUX BRUTS DE SCOLARISATION (TBS) : L'Afrique noire très en-deçà de la moyenne mondiale  
Selon le rapport mondial de suivi sur l'Ept, l'éducation et la protection de la petite enfance restent négligées en Afrique subsaharienne. Il révèle des lenteurs dans les stratégies de lutte contre la malnutrition et la mauvaise santé des enfants en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud qui compromettent les progrès vers l'enseignement primaire universel (Epu). A ce niveau, la même source retient que les cibles de développement fixées dans les objectifs du millénaire pour le développement relatives à la mortalité infantile et la nutrition des enfants seront loin d'être atteintes, si les tendance actuelles persistent. Le rapport souligne par ailleurs des disparités mondiales majeures qui subsistent entre les enfants les plus riches et les plus pauvres. C'est ainsi qu'en 2006, les taux bruts de scolarisation (Tbs) dans l'enseignement pré-primaire étaient en moyenne de 79 % dans les pays développés et de 36 % dans les pays en développement, tombant à 14 % en Afrique subsaharienne.  
UNIVERSALISATION DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE (EPU) : 29 millions d'enfants ne seront pas scolarisés en 2015  
Malgré les insuffisances relevées dans le rapport mondial de suivi sur l'Ept 2009, il reste que l'Afrique subsaharienne est parvenue à porter son taux net moyen de scolarisation (Tns) de 54 à 70 % entre 1999 et 2006, soit une progression annuelle six fois plus forte que durant la décennie qui a précédé Dakar, en 2000. Seulement, à ce niveau, les prévisions du rapport laissent sceptiques plus d'un. En 2006, quelque 75 millions d'enfants, dont 55 % de filles, n'étaient pas scolarisés, dont près de la moitié en Afrique subsaharienne. Sur la base des tendances actuelles, souligne le rapport, des millions d'enfants ne seront toujours pas scolarisés en 2015.  
Selon la même source, les projections établies pour 134 pays comptant environ les deux tiers des enfants non scolarisés en 2006, semblent indiquer que rien que dans ces pays, environ 29 millions d'enfants ne seront pas scolarisés en 2015. Alors que les enfants de 20 % des ménages les plus riches sont déjà tous scolarisés dans le primaire dans la plupart des pays, ceux de 20 % des ménages les plus pauvres ont encore beaucoup de chemin à faire. S'y ajoute qu’en 2006, malgré les efforts consentis dans ce domaine en Afrique subsaharienne, 75 % des enfants en âge de fréquenter l'école secondaire ne sont pas parvenus à ce niveau.  
Abdoulaye SIDY  
FERLOO : 
Pour l’application des orientations issues des Assises nationales, le Jëf-Jël demande un référendum  
Après avoir dit l’importance particulière à donner aux conclusions des Assises nationales, le Bureau politique de l’Alliance Jëf-Jël recommande une vulgarisation de celles-ci par toutes les parties prenantes en vue de leur appropriation par les populations, le parti de Talla Sylla réaffirme également « son engagement et sa détermination à mener le combat pour leur mise en œuvre ». 
 
Aussi, « considérant la crise multiforme que traverse notre pays et l’impératif d’appliquer, dans les meilleurs délais, les orientations issues des Assises nationales », le bureau politique de Jëf-ël demande « l’organisation d’un referendum ». Par ailleurs, le Bureau politique de ce parti dit constater, pour le regretter que « notre agriculture continue d’amorcer une tendance au déclin, à cause de l’absence d’une élaboration et d’une mise en œuvre de plan de développement rural durable renfermant à la fois les conditions de croissance de l‘agriculture et celles des secteurs non agricoles du milieu rural ». C’est ainsi que cette instance dirigeante du parti de Talla Sylla exhorte le gouvernement à prendre, d’urgence, les mesures idoines afin de sauver la campagne agricole de 2009. Aussi, il (Jëf Jël) fustige « la volonté de syndicalisation du monde rural et la tentative de suppression de la Cncas ». A l’opposé du Conseil régional que le bureau politique du Jëf Jël "salue" la mise en place du cadre de concertation opérationnel à Dakar pour lutter efficacement contre les inondations. Dans le même sillage les camarades de Talla Sylla rappellent "la responsabilité du pouvoir central face à ce problème tragique et récurrent des inondations qui relève de sa compétence". Et enfin, le Bureau politique salue la démarche du maire de la Ville de Dakar et celle du maire de la Commune d’Arrondissement de Fann- Point E-Amitié pour avoir bien accepté de procéder à une déclaration de patrimoine. Cela, à en croire le bureau politique de l’Alliance Jëf Jël « est une vieille revendication de notre parti et est conforme aux recommandations des Assises nationales ». 
Abdou TIMERA 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 4.06.2009
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