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Les bus de DDD
DIVERS
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B O U R D E
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L'alternoce
Karim
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Corruption :
L'usure (riba)
INONDATIONS
50 ANS INDEPENDA
Fichier électora
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
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PROVOCATION
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D E S T I N
délires et de ra
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Une mallette
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L’humilité
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le crépuscule
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le lumpenproléta
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Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
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Le vent de révol
AU -D E L A
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La petite erreur
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Electricité
L’ultime coup de
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qui croire ?
TROISIEME MANDAT
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l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
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L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
A chacun
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
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véritables enjeu
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Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
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AU NOM DU
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totalitarisme
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un prix à payer
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que la LUMIERE
trop c’est trop
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IGNORANCE
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L'assommeur
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LEçONS
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SUNUGAL
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A l’attention
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Où est l’Etat ?
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MENSONGES
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TEST
TRIBUNAL
Faillite
Autocratie
Citoyens et patr
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Impasse
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la postérité
G A L E R E
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Abdoulaye Wade :
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incertitudes
le Sénégal tombe
facebook s'invit
DESENGHORISER
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Mes chers compat
Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
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libéralisme wadi
la ‘cécité de Be
Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
RESPONSABILITES
Le soleil se lev
S T O P
D E F I A N C E
peuple gibier
WAKH WAHET
De l’art de (mal
SE L E V E R
Le bien public
ADRESSE AUX REPU
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IMPOSSIBLE
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T E N S I O N S
Qu'avons-nous fa
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MALAISE SOCIAL GENERAL

 
 
FACE AUX DERIVES LIBERTICIDES, TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION, CRISE SOCIOECONOMIQUE Le Ps appelle à une nouvelle méthode de résistance 
Les dérives et agissements du pouvoir libéral a semblé épuisé la capacité d’indignation et de protestation du Parti socialiste. Revenant de long en (...) 
Redaction Xalima, Webmaster Xalima.com, samedi 19 juillet 2008  
________________________________________ 
 
 
Le Parti socialiste (Ps) prône une nouvelle forme de lutte et de résistance pour faire face au régime libéral. Son bureau politique qui s’est réuni hier, vendredi 18 juillet à son siège a réitéré ses appels en direction des Sénégalais « à hisser davantage le combat citoyen par une mobilisation populaire sans précédent, à la mesure de l’extrême gravité de la situation que traverse notre pays ». Selon lui, « le mal est tellement profond qu’il appelle un sursaut patriotique en vue de préserver l’Etat de droit des perspectives funestes que le régime d’Abdoulaye Wade lui dessine ». 
 
Les camarades de Ousmane Tanor Dieng ont ainsi estimé qu’au « niveau actuel de déliquescence de l’Etat de droit, et puisque les indignations, les dénonciations, les condamnations et même les manifestations pacifiques se révèlent toutes impuissantes à freiner la machine infernale du régime libéral, la seule alternative efficace, pour renouer avec un Etat qui s’impose des limitations à son pouvoir, consiste à mettre en œuvre de nouvelles méthodes de lutte et de résistance à l’oppression ». 
 
Pour eux, « depuis huit années, la gouvernance publique, à force d’être orientée vers la répression, les agressions et les régressions de toute sorte, a perdu sens, cohérence et pertinence pour devenir une gouvernance nocive, à l’origine de la banqueroute financière de l’Etat, de la morosité économique et de la conjoncture sociale particulièrement difficile pour les populations ». 
 
Le bureau politique du Parti socialiste s’est insurgé contre la volonté du pouvoir de  
re passer la modification de l’article 27 de la Constitution par le Parlement. Il a, à cet effet, souligné qu’une fois encore, « comme qui croirait que la routine du crime a des vertus purgatoires au final, ce Parlement qui souffre d’un déficit criard de légitimité s’associe à un déni de démocratie en s’apprêtant à adopter la révision de l’article 27 sans aucune considération pour l’avis unanime des experts et des citoyens sur la nécessité de passer par la voie référendaire pour modifier cette disposition de la Constitution. 
 
Par un de ces passages en force dont Abdoulaye WADE a le secret quand ses intérêts personnels suprêmes sont en jeu, ne craignant même pas de s’exposer aux quolibets qui ne manquent jamais de souscrire les Présidents qui refusent de se prêter aux suffrages de leurs citoyens et quand s’offre pourtant pour lui la première occasion de confondre les « détracteurs » de son élection truquée de Février 2007 ». 
 
La commission électorale nationale autonome (Cena) a été dans la ligne de mire des socialistes. Ils ont indiqué que « dans cette course folle vers le démantèlement des valeurs démocratiques, la Cena, censée réguler et contrôler le processus électoral, se signale par une inertie coupable après avoir pourtant exprimé son remords tardif sur les fraudes qui ont émaillé le scrutin présidentiel et entaché la sincérité des résultats ». Le Parti socialiste qui ne se satisfait pas du rôle minimaliste dans lequel ce t organe semble se complaire, appelle la Cena à assumer ses responsabilités en mettant en jeu le mandat qu’elle a reçu de la loi. 
 
Le bureau politique du Ps s’est, en outre, prononcé sur les violations des libertés notamment d’expression et de presse. Une brèche qui lui a permis de revenir largement sur l’affaire Lambel Dieng et Karamokho Thioune ainsi que l’audition du président du groupe « Avenir communication ». Il a incriminé la police et attire l’attention des citoyens mais aussi des autorités de ce corps sur les problèmes que de tels actes peuvent engendrer. 
 
C’est à ce propos que la déclaration a mentionné que « le Parti socialiste, que cette situation inquiète au plus haut point, craint qu’elle ne finisse par provoquer une crise de confiance, voire un climat de défiance entre les citoyens alarmés par les atteintes récurrentes à leurs droits et une certaine police gangrenée par des éléments recrutés parmi la clientèle politique des calots bleus ». Et d’ajouter : « c’est d’ailleurs la raison principale de l’embarras actuel du régime d’Abdoulaye Wade qui rechigne à poursuivre et à sanctionner des éléments d’une Police dont il veut faire le complice actif de sa politique odieuse de musellement des libertés. 
 
La tâche et, au-delà l’impérieux devoir de renouer avec la stricte légalité républicaine, en se débarrassant de la gangrène partisane dont le comportement antirépublicain entache la réputation de la Police, incombent d’abord aux éléments sains de ce corps – et ils sont nombreux – qui, eux comprennent, le sens de leur devise ». 
Source © : sudonline  
FACE AUX DERIVES LIBERTICIDES, TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION, CRISE SOCIOECONOMIQUE Le Ps appelle à une nouvelle méthode de résistance 
Les dérives et agissements du pouvoir libéral a semblé épuisé la capacité d’indignation et de protestation du Parti socialiste. Revenant de long en (...) 
Le Parti socialiste (Ps) prône une nouvelle forme de lutte et de résistance pour faire face au régime libéral. Son bureau politique qui s’est réuni hier, vendredi 18 juillet à son siège a réitéré ses appels en direction des Sénégalais « à hisser davantage le combat citoyen par une mobilisation populaire sans précédent, à la mesure de l’extrême gravité de la situation que traverse notre pays ». Selon lui, « le mal est tellement profond qu’il appelle un sursaut patriotique en vue de préserver l’Etat de droit des perspectives funestes que le régime d’Abdoulaye Wade lui dessine ». 
 
Les camarades de Ousmane Tanor Dieng ont ainsi estimé qu’au « niveau actuel de déliquescence de l’Etat de droit, et puisque les indignations, les dénonciations, les condamnations et même les manifestations pacifiques se révèlent toutes impuissantes à freiner la machine infernale du régime libéral, la seule alternative efficace, pour renouer avec un Etat qui s’impose des limitations à son pouvoir, consiste à mettre en œuvre de nouvelles méthodes de lutte et de résistance à l’oppression ». 
 
Pour eux, « depuis huit années, la gouvernance publique, à force d’être orientée vers la répression, les agressions et les régressions de toute sorte, a perdu sens, cohérence et pertinence pour devenir une gouvernance nocive, à l’origine de la banqueroute financière de l’Etat, de la morosité économique et de la conjoncture sociale particulièrement difficile pour les populations ». 
 
Le bureau politique du Parti socialiste s’est insurgé contre la volonté du pouvoir de  
re passer la modification de l’article 27 de la Constitution par le Parlement. Il a, à cet effet, souligné qu’une fois encore, « comme qui croirait que la routine du crime a des vertus purgatoires au final, ce Parlement qui souffre d’un déficit criard de légitimité s’associe à un déni de démocratie en s’apprêtant à adopter la révision de l’article 27 sans aucune considération pour l’avis unanime des experts et des citoyens sur la nécessité de passer par la voie référendaire pour modifier cette disposition de la Constitution. 
 
Par un de ces passages en force dont Abdoulaye WADE a le secret quand ses intérêts personnels suprêmes sont en jeu, ne craignant même pas de s’exposer aux quolibets qui ne manquent jamais de souscrire les Présidents qui refusent de se prêter aux suffrages de leurs citoyens et quand s’offre pourtant pour lui la première occasion de confondre les « détracteurs » de son élection truquée de Février 2007 ». 
 
La commission électorale nationale autonome (Cena) a été dans la ligne de mire des socialistes. Ils ont indiqué que « dans cette course folle vers le démantèlement des valeurs démocratiques, la Cena, censée réguler et contrôler le processus électoral, se signale par une inertie coupable après avoir pourtant exprimé son remords tardif sur les fraudes qui ont émaillé le scrutin présidentiel et entaché la sincérité des résultats ». Le Parti socialiste qui ne se satisfait pas du rôle minimaliste dans lequel ce t organe semble se complaire, appelle la Cena à assumer ses responsabilités en mettant en jeu le mandat qu’elle a reçu de la loi. 
 
Le bureau politique du Ps s’est, en outre, prononcé sur les violations des libertés notamment d’expression et de presse. Une brèche qui lui a permis de revenir largement sur l’affaire Lambel Dieng et Karamokho Thioune ainsi que l’audition du président du groupe « Avenir communication ». Il a incriminé la police et attire l’attention des citoyens mais aussi des autorités de ce corps sur les problèmes que de tels actes peuvent engendrer. 
 
C’est à ce propos que la déclaration a mentionné que « le Parti socialiste, que cette situation inquiète au plus haut point, craint qu’elle ne finisse par provoquer une crise de confiance, voire un climat de défiance entre les citoyens alarmés par les atteintes récurrentes à leurs droits et une certaine police gangrenée par des éléments recrutés parmi la clientèle politique des calots bleus ». Et d’ajouter : « c’est d’ailleurs la raison principale de l’embarras actuel du régime d’Abdoulaye Wade qui rechigne à poursuivre et à sanctionner des éléments d’une Police dont il veut faire le complice actif de sa politique odieuse de musellement des libertés. 
 
La tâche et, au-delà l’impérieux devoir de renouer avec la stricte légalité républicaine, en se débarrassant de la gangrène partisane dont le comportement antirépublicain entache la réputation de la Police, incombent d’abord aux éléments sains de ce corps – et ils sont nombreux – qui, eux comprennent, le sens de leur devise ». 
Source © : sudonline 
PROLONGEMENT DU MANDAT PRÉSIDENTIEL DE 5 À 7 ANS PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE :La Commission des lois autorise la modification de l’article 27 
La commission des lois de l’Assemblée nationale s’est réunie hier pour examiner et autoriser l’adoption et le vote par l’Assemblée nationale de quatre (...) 
Désormais, le mandat du président va passer de cinq ans à sept. Ceci à partir de 2012, après vote par l’Assemblée nationale. Ce qui ne devra pas tarder du fait de la majorité mécanique favorable à la mouvance présidentielle. C’est dire le camp de la majorité est en train de passe si l’on suit la logique avancée par les constitutionnels. D’après, ces professionnels du droit constitutionnel, seule la voix référendaire est autorisée par la Charte fondamentale, pour modifier l’article 27 alinéa 1 de la Constitution, relatif à la durée du mandat du président de la République. Mais, pour sa part, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, dira qu’il s’agit là d’une modification qui se justifie."Nous n’avons aucun problème pour le (l’article 27) modifier. Ce qui est dit dans la Constitution est clair", a-t-il laissé entendre après l’examen du projet de loi. Si l’on en croit à Madické Niang, ceux qui se sont opposés à cette modification se sont foudroyés en évoquant un recul démocratique et le recours à une voix référendaire. « Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours en passant par notre défunt président Léopold Sédar Senghor jusqu’à Abdou Diouf, le mandat présidentiel n’a jamais été modifié par voie référendaire. Il s’est toujours agi de loi constitutionnelle pour prolonger ou modifier. De plus ils ont tous les deux eux des mandats de 7ans durant leur magistère », soutient-il. Poursuivant sa justification, Me Niang évoquera les deux paragraphes de la Constitution parlant de l’article 27. 
 
Les arguments du Garde des Sceaux 
 
Dans le  
emier, d’après le ministre, il est édité deux règles :la première règle parle de la durée du mandat présidentiel en ces termes : "la durée du mandant présidentiel est de 5 ans. ». Et la deuxième dit : "elle ne peut être renouvelée qu’une seule fois ". S’agissant du deuxième paragraphe, il dit explicitement que "cette disposition ne peut être modifiée que par voie référendaire". Donc, le problème ne se pose pas, dira le premier juge. Car, "tout a été clairement dit ". Il ne s’agit aucunement, selon à entendement, des deux règles. S’il s’agissait des deux règles, l’énoncé aurait précisé "ces dispositions". De son avis, l’article démonstratif "cette" est là pour le justifier. En plus, le Garde des sceaux insistera sur le fait que le mandat présidentiel de 5 ans est trop petit est l’exercice du pouvoir difficile voire trop compliqué. « Il ne permet pas dans la plupart des cas aux élus de pouvoir réaliser leurs projets. Sans compter la situation d’instabilité et de précarité dans laquelle les élections nous placent. En cette période, tout le système est bloqué même les investisseurs ne veulent même pas nous donner leur argent durant cette période. » a-t-il fait savoir. Une raison qui lui fait dire que cette loi a été votée pour « l’intérêt du pays "pour permettre au président Abdoulaye Wade de pouvoir réaliser ses projets. « Tout autre discours ne sera que de connotation D’autres lois ont été également votées. Il s’agit de la loi organique relative à la commission nationale de lutte contre la transparence, la corruption et la concussion. Leur mandat passe de trois ans à cinq non renouvelables. Ceci "pour que tout soit clair", souligne le ministre avec des indemnités fixées par décret. Pour ce qui est des assises, ladite commission autorise la suppression des jurés. S’agissant de l’affaire Kambel, le ministre n’a pas voulu faire de commentaire à cause de son 
Source © : le matin 
ASSISES NATIONALES POUR “SORTIR LE SÉNÉGAL DE L’IMPASSE” Le mal a touché tous les secteurs  
“Tout le monde sait que le Sénégal traverse une période difficile de son histoire. Dans la plupart des domaines de la vie nationale, les fruits de (...) 
“Ces Assises ne sont pas pas celles du Front Siggil Sénegaal. Ce sont des Assises nationales où doivent se retrouver tous les segments de la société. Elles ne sont pas non plus conçues comme une conférence nationale souveraine déguisée. Il s’agit encore moins d’une entreprise de subversion, ni d’un complot”. Les organisateurs de ces rencontres tenaient à faire cette précision pour éviter toute confusion possible. Dans les termes de réfence dont Sud a reçu copie, il est clairement indiqué que “l’objectif généralde ces Assises nationales est de trouver une solution consensuelle globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle (éthique, politique, économique, sociale et culturelle) qui sévit dans le pays”. Et cela, de manière à “dresser l’état de la crise nationale, proposer des réponses appropriées aux urgences et priorités (politiques, économiques, sociales, culturelles et sportives) du présent et du proche avenir”. Mais aussi de “bâtir un consensus dynamique sur les principes essentiels fondant une bonne gouvernance politique et un Etat de droit, une gouvernance économique de qualité, transparente et soucieuse des intérêts nationaux, une gouvernance sociale, culturelle et sportive basée sur des valeurs de progrès (travail, professionnalisme, culte de la performance, justice sociale, éthique, équité, solidarité)”. La conception des mécanismes d’un dialogue périodique et pérenne au niveau politique, économique, social, culturel et sportif entre, d’une part, le pouvoir et l’opposition et, d’autre part,  
e pouvoir et les partenaires sociaux, afin de créer les conditions du développement du pays dans la paix civile, la démocratie, la stabilité et la sécurité, fait partie des objectifs. 
 
Tous, ensemble, nous devons, de l’avis des artisans de ces Assises, nous poser la question de savoir : où va le Sénégal ? “Notre opinion est que le pays se trouve dans une impasse et notre choix est de lui éviter des convulsions douloureuses ; de tenter de l’en sortir par le dialogue, qui est plus conforme à nos traditions, à notre culture, à notre civilisation. Or, aujourd’hui, au Sénégal, le dialogue social avec le pouvoir est rompu ou de piètre qualité et le dialogue politique inexistant”, soulignent-ils. 
 
L’état des lieux 
 
En effet, après l’entretien avec les acteurs des différents secteurs de la vie nationale qui a duré plusieurs mois, il ressort ce qui suit : 
 
Pour ce qui est des Opérateurs économiques nationaux, on retient que certains d’entre eux “crient leur marginalisation et réclament toute leur place dans notre tissu économique, dans l’attribution des marchés publics, dans le capital des entreprises stratégiques. Mais, le pouvoir fait la sourde oreille !”. D’autres, par contre, “réclament la tenue d’un Forum Economique qui serait un moment d’échanges et de propositions pertinentes pour mieux aider notre pays à sortir de l’ornière. Seul le silence leur répond”. 
 
Quant aux acteurs du monde rural, ils souhaitent, depuis quatre ans, la tenue des Etats Généraux du monde rural (agriculture, pêche, élevage, forester ie) et, à ce jour, ils se demandent encore comment se faire comprendre, renseigne les termes de références des Assises. La dégradation accélérée de l’environnement et la gestion prédatrice des ressources naturelles préoccupent au premier chef les écologistes, qui se heurtent à un mur d’indifférence, font remarquer les organisateurs de ces rencontres. 
 
Des organisations de la société civile, de travailleurs et du patronat ont aussi été approchées. Elles “réclament une amélioration significative de la gouvernance du pays, la transparence dans la gestion des affaires publiques. Il leur a fallu des années pour se faire entendre partiellement, grâce à l’appui des bailleurs de fonds intéressés, et obtenir un nouveau code des marchés. Cependant, aujourd’hui encore, certains parmi eux en sont à déplorer « le retard à la mise en place des structures d’accompagnement de l’entrée en vigueur de ce code », lit-on. 
 
Les associations de travailleurs ne sont pas en reste, elles réclament, selon les organisateurs de ces rencontres, l’organisation des assises de l’action sociale, “pour définir une démarche appropriée face aux phénomènes sociaux qui déchirent ou transforment négativement notre tissu social ; ils ne reçoivent en retour que leur propre écho”. 
 
Des syndicats du secteur énergétique trouvent, selon eux, qu’il est impératif de tenir des concertations avec tous les acteurs concernés, “pour avoir de nouvelles orientations stratégiques dans leur domaine, où les difficultés sont évidentes, récurrentes ; mais ils ne reçoivent aucun signal favorable. L’énergie est de plus en plus inaccessible aux ménages et aux entreprises de toutes dimensions, le pouvoir se contentant, en la matière, d’improvisations dont tout le monde souffre”, font-ils remarquer. 
 
Il ressort de ces rencontres que des organisations syndicales “demandent à être écoutées, parce qu’elles ont des idées pour la défense et la viabilité du service public dans le domaine de l’énergie, de l’eau de l’assainissement, de la communication, de la justice, de la poste, de la santé et de l’éducation. En vain”. 
 
Concernant les centrales syndicales, toutes sensibilités confondues, elles sont confrontées, disent-ils, à “l’inflation galopante et à la dégradation des conditions de vie des travailleurs, des associations de consommateurs, les citoyens de manière générale n’arrivent pas à trouver le moment, le lieu, l’interlocuteur et les modalités appropriés pour expliquer leurs propositions de défense ou d’amélioration du pouvoir d’achat des Sénégalais et les mesures susceptibles de mettre un terme aux pratiques néfastes de corruption et de spéculation, visant notamment les modalités d’application de la loi sur « la concurrence et les pratiques déloyales ». Les organisation d’enseignants ne sont pas contentes. “L’Etat prétend injecter 40% du budget national dans le secteur de l’éducation, ce que des organisations d’enseignants contestent. Tout le monde, il faut le dire, s’interroge sur la véracité de cette assertion et, pire, personne ne constate les bons résultats que le pays est en droit d’attendre d’une telle dépense budgétaire. Périodiquement, l’année scolaire est sauvée in extremis”, soutiennent-ils 
 
Des retraités demandent sans succès, soulignent les initiateurs des Assises, des journées d’étude sur leur situation et sur celle de leur institution, tandis que d’autres corporations attendent toujours la formalisation de leurs statuts (gardiens, gens de maison, etc.). “Quant aux mutilés de guerre, en dépit de leurs multiples sacrifices consentis à la nation, leurs revendications demeurent insatisfaites”, déclarent-ils. 
 
Concernant le dossier Casamançais, le constat est que, selon eux, “la démarche choisie aujourd’hui par le Chef de l’Etat est une vraie nébuleuse qui écarte certaines composantes de la nation, pourtant en mesure d’apporter d’utiles contributions, dans la transparence et le désintéressement, à la résolution définitive de cette tragédie”. Et d’ajouter : “Mais, il se dégage l’impression fâcheuse que cette paix n’est pas une priorité et que c’est le pourrissement de la situation qui est recherché, pour on ne sait quelle obscure raison” 
 
Des voix s’élèvent pour défendre la laïcité, pour exiger que l’Etat soit équitable dans ses relations avec les religions ou avec les confréries. Apparemment, leur discours est mal reçu par le pouvoir, qui ne leur accorde ni attention, ni considération. 
 
L’autre constat est que les médias publics “sont plus que jamais monopolisés par le pouvoir d’Etat et, de ce fait, handicapés pour jouer leur rôle dans le traitement objectif des informations et dans la confrontation d’idées. Ce qui les prive donc d’une participation pleine et entière à la démocratisation de notre société, corollaire du dialogue politique, social et culturel, qui doit être permanent”. 
 
Aussi, “Des journalistes du secteur privése voient agressés dans l’exercice de leur métier et conduits manu militari au tribunal, pour délit d’opinion, ou plutôt crime de lèse- majesté !” 
 
Quant aux intellectuels et écrivains,”qui éveillent et alertent l’opinion sur certaines tares du pouvoir, sont victimes de la censure, menacés de mort ou traînés devant les tribunaux” 
 
Au niveau politique, ils parlent impasse. “Des partis politiques qui ont contesté la régularité de l’élection présidentielle sont considérés comme des parias par le pouvoir et ne mériteraient pas d’être ses interlocuteurs, puisqu’ils refusent d’être une opposition domestiquée. Et pourtant, Me WADE sait bien que, malgré la contestation d’élections frauduleuses et la proclamation officielle des résultats par le juge des élections, le contentieux politique peut persister et le Sénégal d’avant l’Alternance a souvent eu l’intelligence de lui trouver un traitement approprié”. Ces Assises sont conçues, selon ses initiateurs, sur la base d’une démarche participative qui a associé différentes composantes de la nation qui, au cours de rencontres, ont échangé sur les problèmes du pays et sur l’urgente nécessité de leur trouver des solutions. 
 
A la date d’hier, il y a 80 organisations membres qui vont prendre part aux Assises. 
Source © : sudonline 
SUD QUOTIDIEN: 
FACE AUX DERIVES LIBERTICIDES, TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION, CRISE SOCIOECONOMIQUE… 
Le Ps appelle à une nouvelle méthode de résistance 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 19 juillet 2008  
 
Les dérives et agissements du pouvoir libéral a semblé épuisé la capacité d’indignation et de protestation du Parti socialiste. Revenant de long en large sur les atteintes aux libertés, le tripatouillage de la Constitution, la crise socioéconomique, entre autres, le bureau politique du Ps a estimé qu’il faut maintenant réfléchir sur de nouvelles méthodes de lutte et de résistance. 
Le Parti socialiste (Ps) prône une nouvelle forme de lutte et de résistance pour faire face au régime libéral. Son bureau politique qui s’est réuni hier, vendredi 18 juillet à son siège a réitéré ses appels en direction des Sénégalais « à hisser davantage le combat citoyen par une mobilisation populaire sans précédent, à la mesure de l’extrême gravité de la situation que traverse notre pays ». Selon lui, « le mal est tellement profond qu’il appelle un sursaut patriotique en vue de préserver l’Etat de droit des perspectives funestes que le régime d’Abdoulaye Wade lui dessine ». 
Les camarades de Ousmane Tanor Dieng ont ainsi estimé qu’au « niveau actuel de déliquescence de l’Etat de droit, et puisque les indignations, les dénonciations, les condamnations et même les manifestations pacifiques se révèlent toutes impuissantes à freiner la machine infernale du régime libéral, la seule alternative efficace, pour renouer avec un Etat qui s’impose des limitations à son pouvoir, consiste à mettre en œuvre de nouvelles méthodes de lutte et de résistance à l’oppression ». 
Pour eux, « depuis huit années, la gouvernance publique, à force d’être orientée vers la répression, les agressions et les régressions de toute sorte, a perdu sens, cohérence et pertinence pour devenir une gouvernance nocive, à l’origine de la banqueroute financière de l’Etat, de la morosité économique et de la conjoncture sociale particulièrement difficile pour les populations ». 
Le bureau politique du Parti socialiste s’est insurgé contre la volonté du pouvoir de faire passer la modification de l’article 27 de la Constitution par le Parlement. Il a, à cet effet, souligné qu’une fois encore, « comme qui croirait que la routine du crime a des vertus purgatoires au final, ce Parlement qui souffre d’un déficit criard de légitimité s’associe à un déni de démocratie en s’apprêtant à adopter la révision de l’article 27 sans aucune considération pour l’avis unanime des experts et des citoyens sur la nécessité de passer par la voie référendaire pour modifier cette disposition de la Constitution. 
Par un de ces passages en force dont Abdoulaye WADE a le secret quand ses intérêts personnels suprêmes sont en jeu, ne craignant même pas de s’exposer aux quolibets qui ne manquent jamais de souscrire les Présidents qui refusent de se prêter aux suffrages de leurs citoyens et quand s’offre pourtant pour lui la première occasion de confondre les « détracteurs » de son élection truquée de Février 2007 ». 
La commission électorale nationale autonome (Cena) a été dans la ligne de mire des socialistes. Ils ont indiqué que « dans cette course folle vers le démantèlement des valeurs démocratiques, la Cena, censée réguler et contrôler le processus électoral, se signale par une inertie coupable après avoir pourtant exprimé son remords tardif sur les fraudes qui ont émaillé le scrutin présidentiel et entaché la sincérité des résultats ». Le Parti socialiste qui ne se satisfait pas du rôle minimaliste dans lequel cet organe semble se complaire, appelle la Cena à assumer ses responsabilités en mettant en jeu le mandat qu’elle a reçu de la loi. 
Le bureau politique du Ps s’est, en outre, prononcé sur les violations des libertés notamment d’expression et de presse. Une brèche qui lui a permis de revenir largement sur l’affaire Lambel Dieng et Karamokho Thioune ainsi que l’audition du président du groupe « Avenir communication ». Il a incriminé la police et attire l’attention des citoyens mais aussi des autorités de ce corps sur les problèmes que de tels actes peuvent engendrer. 
C’est à ce propos que la déclaration a mentionné que « le Parti socialiste, que cette situation inquiète au plus haut point, craint qu’elle ne finisse par provoquer une crise de confiance, voire un climat de défiance entre les citoyens alarmés par les atteintes récurrentes à leurs droits et une certaine police gangrenée par des éléments recrutés parmi la clientèle politique des calots bleus ». Et d’ajouter : « c’est d’ailleurs la raison principale de l’embarras actuel du régime d’Abdoulaye Wade qui rechigne à poursuivre et à sanctionner des éléments d’une Police dont il veut faire le complice actif de sa politique odieuse de musellement des libertés. 
La tâche et, au-delà l’impérieux devoir de renouer avec la stricte légalité républicaine, en se débarrassant de la gangrène partisane dont le comportement antirépublicain entache la réputation de la Police, incombent d’abord aux éléments sains de ce corps – et ils sont nombreux – qui, eux comprennent, le sens de leur devise ». 
Le Parti socialiste (Ps) prône une nouvelle forme de lutte et de résistance pour faire face au régime libéral. Son bureau politique qui s’est réuni hier, vendredi 18 juillet à son siège a réitéré ses appels en direction des Sénégalais « à hisser davantage le combat citoyen par une mobilisation populaire sans précédent, à la mesure de l’extrême gravité de la situation que traverse notre pays ». Selon lui, « le mal est tellement profond qu’il appelle un sursaut patriotique en vue de préserver l’Etat de droit des perspectives funestes que le régime d’Abdoulaye Wade lui dessine ». 
Les camarades de Ousmane Tanor Dieng ont ainsi estimé qu’au « niveau actuel de déliquescence de l’Etat de droit, et puisque les indignations, les dénonciations, les condamnations et même les manifestations pacifiques se révèlent toutes impuissantes à freiner la machine infernale du régime libéral, la seule alternative efficace, pour renouer avec un Etat qui s’impose des limitations à son pouvoir, consiste à mettre en œuvre de nouvelles méthodes de lutte et de résistance à l’oppression ». 
Pour eux, « depuis huit années, la gouvernance publique, à force d’être orientée vers la répression, les agressions et les régressions de toute sorte, a perdu sens, cohérence et pertinence pour devenir une gouvernance nocive, à l’origine de la banqueroute financière de l’Etat, de la morosité économique et de la conjoncture sociale particulièrement difficile pour les populations ». 
Le bureau politique du Parti socialiste s’est insurgé contre la volonté du pouvoir de faire passer la modification de l’article 27 de la Constitution par le Parlement. Il a, à cet effet, souligné qu’une fois encore, « comme qui croirait que la routine du crime a des vertus purgatoires au final, ce Parlement qui souffre d’un déficit criard de légitimité s’associe à un déni de démocratie en s’apprêtant à adopter la révision de l’article 27 sans aucune considération pour l’avis unanime des experts et des citoyens sur la nécessité de passer par la voie référendaire pour modifier cette disposition de la Constitution. 
Par un de ces passages en force dont Abdoulaye WADE a le secret quand ses intérêts personnels suprêmes sont en jeu, ne craignant même pas de s’exposer aux quolibets qui ne manquent jamais de souscrire les Présidents qui refusent de se prêter aux suffrages de leurs citoyens et quand s’offre pourtant pour lui la première occasion de confondre les « détracteurs » de son élection truquée de Février 2007 ». 
La commission électorale nationale autonome (Cena) a été dans la ligne de mire des socialistes. Ils ont indiqué que « dans cette course folle vers le démantèlement des valeurs démocratiques, la Cena, censée réguler et contrôler le processus électoral, se signale par une inertie coupable après avoir pourtant exprimé son remords tardif sur les fraudes qui ont émaillé le scrutin présidentiel et entaché la sincérité des résultats ». Le Parti socialiste qui ne se satisfait pas du rôle minimaliste dans lequel cet organe semble se complaire, appelle la Cena à assumer ses responsabilités en mettant en jeu le mandat qu’elle a reçu de la loi. 
Le bureau politique du Ps s’est, en outre, prononcé sur les violations des libertés notamment d’expression et de presse. Une brèche qui lui a permis de revenir largement sur l’affaire Lambel Dieng et Karamokho Thioune ainsi que l’audition du président du groupe « Avenir communication ». Il a incriminé la police et attire l’attention des citoyens mais aussi des autorités de ce corps sur les problèmes que de tels actes peuvent engendrer. 
C’est à ce propos que la déclaration a mentionné que « le Parti socialiste, que cette situation inquiète au plus haut point, craint qu’elle ne finisse par provoquer une crise de confiance, voire un climat de défiance entre les citoyens alarmés par les atteintes récurrentes à leurs droits et une certaine police gangrenée par des éléments recrutés parmi la clientèle politique des calots bleus ». Et d’ajouter : « c’est d’ailleurs la raison principale de l’embarras actuel du régime d’Abdoulaye Wade qui rechigne à poursuivre et à sanctionner des éléments d’une Police dont il veut faire le complice actif de sa politique odieuse de musellement des libertés. 
La tâche et, au-delà l’impérieux devoir de renouer avec la stricte légalité républicaine, en se débarrassant de la gangrène partisane dont le comportement antirépublicain entache la réputation de la Police, incombent d’abord aux éléments sains de ce corps – et ils sont nombreux – qui, eux comprennent, le sens de leur devise ». 
CRISE ALIMENTAIRE : EST-CE L’ECHEC DES CIVILISATIONS ? 
Par | | samedi 19 juillet 2008 | 
La civilisation humaine a fait des pas de géant qui ont fait rêver d’un monde paradisiaque pour l’espèce humaine. En effet le voyage prométhéen a été riche de merveilles. De la première étincelle du silex à la radiation nucléaire, de l’usage de la gaule à la télécommande,de la fronde au missile, du canoe de NOAH au sous-marin ou au supersonique, de la communication gestuelle au téléphone mobile, de l’homme du Cro-Magnon au clonage esthétique, de la villégiature Robin sonique au cosmopolitisme du village planétaire d’aujourd’hui, l’homme a réalisé des progrès colossaux et le monde, des mutations fantasmagoriques. Au centre de ses ambitions, la quête perpétuelle du bien –être, du bonheur ici-bas. 
Il y eut d’abord la révolution agricole qui permit à l’HOMO-SAPIEN de s’affranchir d’une subsistance aléatoire, providentielle, ensuite vint la révolution industrielle avec l’HOMO-FABER marquant l’autonomie, la prospérité, enfin la révolution technologique avec le digital permettant non seulement de réduire l’espace et le temps mais surtout assurant la magie d’une représentation virtuelle de tout le cosmos. 
. Mieux encore l’Hommo-Economicus a théorisé, à partir de son évolution fulgurante, des perspectives futuristes et prometteuses de bien –être, de justice sociale, d’équité, de paix et de démocratie. Les idéologies, capitalistes et communistes furent nées pour baliser et stabiliser cette ambition noble, celle du développement de l’individu, seul ou dans la collectivité mais avec des approches divergentes. 
Malheureusement, au résultat le communisme a abdiqué du fait des coups de boutoirs du capitalisme. Cependant ce capitalisme triomphant dans sa forme la plus avancée, le libéralisme ou l’économie de marché, suffoque déjà par la pollution qu’il a lui-même créée : l’accumulation excessive et la non distributivité de son système ont fini par constiper le marché mondial. Ainsi l’HOMME par ses turpitudes depuis la nuit des temps fait face à des défis existentiels qui traduisent indubitablement, les limites objectives de ses performances, dans sa trajectoire évolutive vers le bien-être social. La pauvreté galopante, le chômage endémique et poivre sur le gâteau, la crise alimentaire récente et la crise latente de l’eau dans le monde, attestent de l’échec pur et simple de cette civilisation humaine, essentiellement matérialiste. 
Ce qui arrive aujourd’hui à plus des trois quarts de l’humanité est une hérésie humaine incompréhensible et inacceptable. Le monde s’effondre comme disait l’autre et l’on assiste à un retour à la case de départ, à un DARWINISME social où chacun doive lutter pour sa propre survie, avec l’absence de solidarité entre les individus, les peuples et les pays, la concurrence sauvage, l’injustice dans les termes de l’échange. En tout état de cause les thuriféraires de cette mondialisation, malgré l’abondance des ressources financières et matérielles, injustement confisquées, n’arriveront jamais à convaincre des bienfaits de la globalisation, aussi longtemps que celle-ci réduira l’homme en être errant, par terre et par mer, entre les continents, en quête de pitance. 
Les sources du mal développement sont à mon avis à chercher à la fois dans les relations commerciales iniques entre riches et pauvres mais surtout dans les modèles de société, dans les orientations imprimées à la marche du monde par les civilisations dominantes qui cherchent vaille que vaille à perpétuer cette domination. Aussi importe-t-il pour tous les pays en développement en général et les pays africains en particulier de s’arrêter, de réfléchir à une alternative. Il nous faut réinventer cette fois-ci la roue, autrement dit, cesser d’être sociétés de consommation et d’imitation mais des sociétés de création, d’innovation et de production. 
Enfin au plan universel il me semble également important et urgent pour l’humanité de faire un <>, de revenir à la civilisation révélée au cours des ages à tous les peuples de la Terre par LUI qui a tout créé, tout prévu, LUI vers qui TOUT retourne, LUI, l’Omnipotent, l’Omniscient, l’Omniprésent. Cette civilisation révélée est la même pour tous les peuples de l’ECRITURE et ses fondamentaux restent le travail, la foi, la solidarité, la charité par l’aumône ou la zakaat, l’amour du prochain 
PSL SUR SES MESSAGERS 
• WALY NDIAYE PROFESSEUR d’Anglais, Cité SOPRIM DAKAR 
La légitimité et la Pratique : le cas du Sénégal 
Par | | samedi 19 juillet 2008  
• Par Cheikh Sidiya DIOP,  
• Secrétaire Général de la Lm/Mss  
• Membre du Front Siggil Sénégal et des Assises Nationales  
• dcheikhsidiya@gmail.com 
La légitimité et la pratique du pouvoir sont deux agrégats macropolitiques très fiables qui permettent de mesurer la régularité d’un régime. L’objectif de cette contribution sera de définir ces deux concepts, de les comparer en toute objectivité au particularisme sénégalais et enfin y tirer une conclusion. Un pouvoir est dit légitime si son mode d’accession a emprunté une procédure légale conforme à la loi, à la constitution et au code électoral. La légitimité ne peut être acquise par la sujétion, le factice et le truquage des règles de la compétition mais par des choix décontractés, limpides et incontestables. Or, cette définition constitue un paradoxe solide rendant nul et illégitime le pouvoir de Maitre Abdoulaye WADE. 
Pis, cette interprétation y met un terme depuis le février 2007. Car, Force a été de constater la volonté de Monsieur Abdoulaye WADE, candidat de la coalition Sopi de décrédibiliser les acquis de notre processus électoral en exerçant la fraude sur toutes ses méthodes : non-distribution des cartes aux électeurs, usage de la télévision pour assurer la propagande, interdiction des meetings de l’opposition, élimination arbitraire de quelques candidat menaçant le candidat du régime par une caution faramineuse, installation de bureaux de vote fictifs, intimidation de candidats, électeurs et journalistes, inscription de non sénégalais dans les listes électorales etc. 
De facto, la consultation électorale organisée par le régime de l’alternance a été entachée d’incohérences, d’irrégularités et d’incongruités. Et, Maitre Abdoulaye WADE a servi une version truffée aux aspects techniques de l’élection présidentielle lui permettant de magouiller à l’échelle exponentielle et de transformer sa défaite en une victoire. 
Les résultats préfabriqués ont été le produit d’une fraude électorale qui s’est activée sous des formes humaines, administratives et législatives. Le Parti Démocratique Sénégalais et la CAP 21, ont eu à faire voter massivement des étrangers pour le candidat du régime tels que des maliens, mauritaniens, guinéens, congolais, et, cela, en connivence avec les fonctionnaires de l’Etat, qui ont même ressuscité le stock mort du fichier. En sus des personnes qui ont été déportés du Sénégal, des étrangers sont venus renflouer massivement la liste des sénégalais de l’extérieur. Bizarrement, le vote militaire est de loin supérieur aux nombres de soldats que comptent nos forces armées, ce qui peut susciter le doute. 
En somme, le régime de Maitre Abdoulaye WADE a utilisé pour son compte, l’administration sénégalaise et les moyens de l’Etat pour recruter les fraudeurs en les exposant les possibilités d’inscriptions et de votes multiples. Et c’est sur la base de ces résultats préfabriqués que le conseil constitutionnel a validé l’élection truquée de Monsieur Abdoulaye WADE. De facto malgré son impopularité, il détient la légalité du pouvoir. C’est-à-dire un pouvoir conforme mais illégitime parce n’ayant pas emprunté une procédure régulière ayant abouti à une élection libre, transparente et incontestable. 
En plus de la légitimité, la pratique du pouvoir est un indice qui permet d’apprécier un régime. Cette pratique est le mode de gestion du pouvoir. Autrement dit la façon de l’entretenir ou de le faire fonctionner. Pour certains politologues, elle renvoie à certaines questions importantes. A savoir est ce que le régime procède normalement dans des domaines tels que la bonne gouvernance, la bonne gestion des affaires publiques, les droits politiques, civils et de l’homme, la stabilité politique et de l’absence de la violence, l’efficacité du gouvernement, la qualité de la réglementation et de la primauté du droit et de la lutte contre la corruption etc. 
Or, une analyse exigüe du régime du Président Abdoulaye WADE, révèle le contraire. On remarque malheureusement une kleptocratie insurmontable, un abaissement du Parlement, une caporalisation de la justice, un contrôle violent des médias, un verrouillage systématique des zones d’expression, un harcèlement par le pouvoir des organes de régulation démocratique tel que le Conseil constitutionnel, le conseil de l’audiovisuel etc. En effet, et, en toute objectivité, les rapports du Président Abdoulaye WADE aux institutions républicaines, aboutissent à un constat regrettable : un manque de maturité et de culture républicaine, une inexpérience politique, un irrespect voire lunatique et désinvolte des fondements et des valeurs de l’Etat. 
Le Président Abdoulaye WADE transgresse constamment et violemment le principe de la séparation des pouvoirs et sème la confusion entre sphères partisanes et étatiques. Même son fils, d’une manière innée, méprise les institutions et déroge à la règle fondamentale de notre république qui est d’obtempérer et de différer immédiatement face aux interpellations et convocations des différents corps de contrôle de l’Etat tels que l’Inspection Générale de l’Etat, la Cour des Comptes, la Cour de Discipline Budgétaire et Financière, le Ministère de la Bonne Gouvernance et la Brigade de Vérification Financière. 
Or, l’axe majeur d’un Chef d’Etat responsable est de garantir voire rationaliser les choix budgétaires, de moraliser la gestion publique par une exigence transparente et de protéger et utiliser à bon escient de l’argent du contribuable sénégalais. Mais aussi contrecarrer, sanctionner les infractions aux règles de la comptabilité publique, les infractions à la morale administrative et les fautes de gestion. Pour cela, notre pays gagnera à entamer un processus de réforme en profondeur de son administration qu’il doit transformer en un instrument permettant à l’Etat de rationaliser ses choix budgétaires et ses dépenses publiques. 
La pratique du pouvoir du Président Abdoulaye WADE a crée une coexistence profonde entre les membranes de l’Etat et le Parti Démocratique Sénégalais, conséquence d’un nouveau Parti Etat qui se réalise sur la base du principe de la suprématie du Parti sur l’Etat. Cette négation a crée une inféodation des institutions républicaines, des corps de l’Etat et une usurpation plénière de tous leurs pouvoirs. 
Ensuite les procédures réglementaires sont transgressées, sapées par des recrutements, des nominations dans l’ossature de l’Etat, non pas à travers un système de qualification basé sur la compétence et l’intégrité, mais plutôt sur la base d’une magouille dans laquelle interfère la proximité politique ou familiale, pis, ne mettant pas au premier plan les intérêts de l’Etat en tant qu’entité. 
Le Président Abdoulaye WADE a banni L’expression de la différence en confisquant les libertés publiques, en monopolisant l’audiovisuel, en bâillonnant la presse sans oublier les obstructions et confiscations de toutes les actions politiques et syndicales. 
Pour conclure, le Président Abdoulaye WADE n’a aucune légitimité du pouvoir parce qu’il n’a pas été élu en février 2007. Les Sénégalais l’ont largement sanctionné pour son bilan négatif. En conséquence il demeure l’homme le plus impopulaire du Sénégal et le Front Siggil Sénégal a raison de ne pas le reconnaitre. En sus, le Président a une mauvaise pratique du pouvoir parce que son système fonctionne avec boulimie, mépris, violence et arrogance au détriment des règles et traditions républicaines. 
Par ailleurs, la situation politique telle que vécue dans notre pays est dangereuse pour notre République. Elle met en péril ses fondements qui sont la cohésion des masses, la stabilité politique, la sécurité publique, la sûreté de l’Etat, l’intégrité territoriale, la défense nationale et enfin le respect des institutions et des corps de l’Etat. 
POUR RESOUDRE LA CONJONCTURE ECONOMIQUE 
Le Nouveau Parti pour la suppression du Sénat et la levée des Protections 
Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN | samedi 19 juillet 2008  
 
Le Secrétariat politique du Nouveau Parti de Mahmout Saleh propose, dans un communiqué daté du 18 juillet, une réorientation de l’action du Gouvernement autours de mesures de réduction des charges de l’Etat singulièrement, comme réponse à la conjoncture économique. 
Ces mesures sont la Suppression du Sénat et la Levée des Protections. L’application de ces mesures, dit-il, permettrait de réduire de façon significative le coût asphyxiant de la vie et permettrait de réguler la situation. « L’Entêtement du Gouvernement à maintenir une politique pour privilégiés en finançant une institution qui n’a aucun intérêt pour le peuple et qui, en plus constitue une agression à la Démocratie doit cesser et avec, la protection d’industriels contre le peuple », souligne le communiqué. 
Les camarades de Mahmout Saleh ont lancé un appel à toutes les Organisations Sociales, Citoyennes, Politiques et à tout le peuple pour un « FRONT UNI » contre cette politique. Et de travailler à l’organisation d’une Initiative Nationale commune pour impose la volonté du peuple ». 
Et d’ajouter : « Que les groupes mafieux qui tiennent en otage le Président et le Pays. Se le tiennent pour dit ». 
Par ailleurs, le Secrétariat Politique a décidé de saisir l’Assemblée Nationale pour le respect du droit de sol à la naissance et pour le soutien au Peuple Iranien. De même, rencontrer tous les acteurs Politiques, Sociaux et Citoyennes pour discuter de la Situation et les moyens d’y faire face. 
Au plan de la vie du Parti, le Secrétariat Politique va se rendre à THIES le 23/07, à LOUGA le 26/07, ST LOUIS le 27/07 et Richad TOLL le 28/07/08 pour échanger avec les Responsables et les préparer à la Campagne Nationale que le Nouveau Parti va engager. 
WALF FADJRI : 
La Goana et ‘la Santé pour tous’ 
 
 
La Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), lancée par Monsieur le président de la République, Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, est un véritable levier pour l’atteinte des objectifs de développement durable de pays comme le nôtre.  
Les éléments essentiels pour la réussir sont réunis et d’accès relativement facile au Sénégal : la terre, l’eau et les ressources humaines. Dans des endroits comme le Fouta que je connais particulièrement, pour y avoir passé mon enfance, la production agricole dans les années 60 était suffisamment importante pour couvrir tous les besoins de la famille. Le ‘consommer local’ n’était pas un slogan mais une réalité de tous les jours. Le maïs, le mil, le niébé, la patate et autres denrées extraites de la terre arrosée par une pluie abondante ou une crue nourricière, servaient à la fois à la préparation des repas quotidiens pendant toute une année et de moyens de troc pour la satisfaction des nombreux autres besoins (habillement, construction de maison, frais de soins de santé, mariage, etc. …). Je me rappelle encore de la facilité avec laquelle nos grands-mères nous gratifiaient, du matin au soir, du savoureux lait produit par un bétail dont la bonne mine témoignait d’une nature généreuse parce que revêtue d’un tapis herbacé nourricier en toute saison.  
Cette belle époque, que je conte aujourd’hui avec beaucoup d’amertume à mes enfants, souffrait cependant de multiples déficits, imputables aux politiques menées par les socialistes alors au pouvoir. En effet, l’absence d’une ambition de développement national bien pensé a considérablement réduit l’articulation des secteurs-clés de notre développement et entraîné l’échec de nos différents programmes agricoles tributaires des pluies défaillantes pendant de longues années. L’introduction des cultures irriguées, notamment du riz dans la vallée du Fleuve, n’a pas répondu aux attentes des populations du fait de nombreux paramètres mal pris en compte.  
Les systèmes éducatif et sanitaire n’ont pas bénéficié des retombées de l’agriculture florissante d’alors ; ils n’ont pas été investis pour soutenir convenablement les initiatives agro pastorales. Plus globalement, toutes les politiques sectorielles menées dans notre pays avant l’alternance ont connu le même sort que l’éducation et la ssanté, faute de vision prospective cohérente des multiples équipes gouvernementales sous Senghor et Diouf.  
Le regain d’intérêt pour l’agriculture et l’élevage, observé dans le pays depuis l’annonce de la Goana, doit d’abord trouver son explication dans la relation de confiance établie entre le Président et son peuple, par les actes régulièrement posés par le premier. Dès son arrivée au pouvoir, Me Abdoulaye Wade a clairement indiqué sa volonté de placer le pays sur une rampe de lancement vers un développement complet et durable, en faisant de l’éducation-formation, de la santé et de l’accès aux infrastructures, les priorités de sa politique gouvernementale. Il a pris d’importantes mesures budgétaires et a encouragé les investissements de partenaires au développement pour soutenir ces secteurs.  
Les objectifs visés par la Goana, loin d’être prétentieux, témoignent une fois encore de la vision futuriste du Président Abdoulaye Wade qui réaffirme la place de l’agriculture comme locomotive de notre développement et invite toutes les composantes de la nation à y concourir.  
Cette invite du chef de l’Etat est bien comprise et favorablement accueillie par tous les Sénégalais qui rêvent de voir le pays prendre en charge les chantiers de son propre décollage économique, dans un contexte mondial de raréfaction des ressources, imposant aux communautés humaines le combat pour l’autosuffisance alimentaire d’abord.  
Il est heureux de noter que les cadres et opérateurs économiques ressortissants du département de Podor ne sont pas en reste. L’initiative prise par le député Moussa Sow de leur proposer la mise sur pied d’un cadre de concertation pour soutenir la Goana dans le département a suscité l’adhésion des différents profils qui composent cette riche communauté de Podorois.  
Les perspectives qui se dégagent des premières rencontres de ce cadre de concertation nous permettent d’espérer que la Goana trouvera dans le département de Podor les conditions pour atteindre les objectifs qui lui sont fixés.  
Placé à la tête de la commission ‘Santé’ de ce qu’il convient d’appeler désormais le Cadre de concertation pour le développement du département de Podor (Ccddp), articulé autour de la Goana, nous avons indiqué les relations étroites qui existent entre la santé et cette nouvelle révolution agricole proposée par le président de la République.  
Nous avons la conviction que partout où les activités du programme Goana sont envisagées, ces relations doivent être prises en considération pour assurer le succès du programme, dont l’objectif ultime est ‘de réaliser la santé pour tous’.  
Nous devons d’abord nous accorder sur trois considérations générales :  
1/ La Goana est une lourde machine avec une grande ambition économique et sociale qui est de ‘réaliser le bien-être complet des populations’, par l’autosuffisance alimentaire et la production des divers services qui concourent à l’équilibre de l’individu dans son environnement global et rendent sa vie agréable.  
2/ Les acteurs de la Goana sont des hommes, des femmes et des jeunes en ‘pleine vie’, c'est-à-dire en bonne santé, disponibles aux différentes phases de mise en œuvre de l’initiative présidentielle.  
3/ Les conséquences de la Goana sur la santé des populations peuvent être désastreuses si les dispositions nécessaires ne sont pas prises pour l’encadrer.  
Quatre exigences majeures :  
1/ La nécessaire couverture médicale et sanitaire la plus complète possible des acteurs de la Goana : partout où ils vivent ou travaillent, des services de santé complets et de qualité doivent être à leur portée. Le renforcement du système national de soins de santé à tous les échelons, en n’excluant pas la création de nouveaux services (au plan conceptuel), permettra de maintenir les acteurs dans un niveau de santé satisfaisant. La lutte contre les maladies connues, le traitement rapide et efficace des cas qui surviennent constituent des facteurs importants dans la préservation de la productivité des paysans, pêcheurs, éleveurs et autres catégories d’acteurs de la Goana.  
2/ Une prévention efficace des effets pervers de la Goana sur la santé des populations : la manipulation de produits toxiques, les actions sur l’environnement, l’usage de certains appareils, etc, sont autant de facteurs qui peuvent générer de nouvelles maladies ou augmenter l’ampleur de celles qui existent déjà et menacent l’avenir de nos communautés. L’exemple de l’explosion des bilharzioses urinaire et intestinale dans la vallée du fleuve Sénégal ces dernières années est encore là pour nous servir de leçon.  
3/ Le rôle central des services publics de santé dans les zones d’opérations de la Goana : les équipes de district sanitaires doivent fédérer et coordonner toutes les activités de santé dans leur zone de responsabilité. Depuis plusieurs années, notre pays connaît des campagnes de ‘consultations gratuites’ ou de sensibilisation menées par diverses organisations dans la plupart des localités. Associées à l’initiative du président de la République dénommée ‘médecin sans blouse’, ces campagnes sont un potentiel dont peuvent se saisir les autorités médicales et sanitaires locales pour encadrer la Goana dans tous ses aspects.  
4/ L’approche multisectorielle dans la gestion des problèmes de santé : les risques et les problèmes de santé liés aux interventions de la Goana dépendent de facteurs distribués dans plusieurs secteurs du développement (hydraulique, élevage, environnement, etc.) L’identification, la surveillance, le contrôle ou l’éradication de ces facteurs doivent être conduits par un cadre au sein duquel tous les secteurs concernés sont bien représentés, autour des autorités de santé publique.  
La commission ‘santé’ du Ccdd de Podor, fondant sa démarche sur ces trois considérations générales et ces quatre exigences majeures, incarnant la volonté des fils de Podor d’apporter l’encadrement médical et sanitaire nécessaire à la réussite de la Goana, entend œuvrer avec les autorités du département pour les objectifs suivants :  
1) : Réaliser un accès satisfaisant des acteurs de la Goana à des services de santé de qualité partout dans le département.  
Il s’agira de veiller à la disponibilité des services en mesure d’octroyer les soins préventifs et curatifs attendus par les populations, ainsi qu’à leur accessibilité financière. La santé étant une compétence transférée, les collectivités locales, suffisamment éclairées sur les voies à suivre, compléteront les efforts du gouvernement en s’appuyant sur un partenariat fécond et une bonne implication des communautés (émigrées notamment) pour implanter des services de santé, former et employer le personnel requis. Le défi du financement de la demande de soins, à travers la promotion des mutuelles de santé rurales, peut être largement relevé grâce à l’adhésion des populations à la Goana qui apparaît ainsi comme un déterminant essentiel de l’accès universel aux soins de santé.  
2) : Conduire une prévention efficace des maladies liées aux interventions de la Goana dans le département.  
Il s’agira de faire dégager (par le gouvernement, les collectivités locales, les partenaires au développement) les moyens nécessaires pour mettre en place et animer deux outils de grande importance : l’équipe de surveillance épidémiologique du département et le cadre multisectoriel de gestion des risques et problèmes de santé liés à la Goana.  
Les Sénégalais ont vite compris que la Goana ne peut pas et ne doit pas être une entreprise éphémère. Le géniteur de cette vision révolutionnaire ne saurait l’accepter. Tout comme il ne pardonnerait pas aux nombreux experts que comptent notre pays de ne pas s’investir pour assurer une très longue vie à sa généreuse initiative.  
La Goana doit atteindre les objectifs à court terme qu’il lui a fixés ; mais surtout elle s’inscrit dans une perspective de développement durable de notre pays. Non seulement elle sera évaluée sur les quantités de sa production, mais aussi par son impact sur tous les autres secteurs.  
Ses relations avec la santé sont indiscutables : ‘La Goana ne peut réussir sans la Santé dont elle se sert, mais qu’elle doit servir puisqu’elle-même est la Santé.’  
Cette phrase résume la conviction des animateurs du Ccdd de Podor qui, à travers cette modeste contribution, indiquent la voie à suivre pour enfin réaliser ‘la santé pour tous’ grâce à la Goana, heureuse initiative du président Abdoulaye Wade.  
Dr Boubacar Samba DANKOKO Médecin spécialiste en Santé Publique Président de la Commission Santé Ccd du département de Podor  
Comité pour la protection et la défense des journalistes  
 
 
Communiqué  
Le Comité pour la protection et la défense des journalistes s’est réuni ce vendredi 18 juillet 2008 dans les locaux du groupe de presse ‘Futurs Médias’. Au cours de cette rencontre, les échanges ont tourné principalement sur deux points : - Information  
- Décisions  
Le Comité réitère son engagement à organiser et à réussir la Journée Sans Presse, le lundi 21 juillet 2008. À cet effet, il appelle l’ensemble des professionnels de l’information et de la communication et les patrons de presse à respecter le mot d’ordre : arrêt de diffusion des radios et télés (à partir du dimanche 20 juillet 2008 à minuit jusqu’au lundi 21 juillet 2008 à la même heure), pas de parution de journaux et de mise à jour de sites web.  
Au chapitre des décisions, le Comité, a retenu d’envoyer une délégation à Chicago à l’occasion de la Convention de l’Association nationale des journalistes Noirs Américains prévue du 23 au 27 juillet 2008 à Chicago.  
Dans la poursuite de ces rencontres de sensibilisation des autorités diplomatiques au Sénégal, une délégation du Comité pour la défense et la protection des journalistes va rencontrer Son Excellence, M. l’Ambassadeur d’Autriche, le jeudi 24 juillet 2008, à 15h.  
Fait à Dakar, le 18 juillet 2008  
Affaiblissement de l'Etat de droit : En plus de Wade, le Ps accuse la magistrature et la police 
 
 
Selon le communiqué du bureau politique du Ps, il y a sans conteste un affaiblissement de l’Etat de droit au Sénégal. ‘Les piliers de notre système démocratique, fondé sur la séparation des pouvoirs et leur soumission au droit, sont aujourd’hui sérieusement ébranlés par les pratiques de banalisation des institutions républicaines, de liquidation des normes démocratiques et de violations des droits humains, sur fond d’exaltation publique de l’impunité’. En atteste, selon le document, l’impunité garantie aux policiers ayant agressé les journalistes Boubacar Kambell Dieng et Karamokho Thioune. ’Le réquisitoire par procuration du ministre de l’Intérieur, incriminant les victimes en lieu et place des véritables agresseurs, pourtant largement accablés par les faits bruts et la totalité non équivoque de la clameur publique, confirme que l’impunité constitue l’élément moteur de la frénésie liberticide du régime en place’, affirment les socialistes qui ajoutent que le gouvernement fait dans l’aplomb du bafouilleur qui ‘exalte la violence gratuite en invoquant inopportunément l’argument périmé depuis plusieurs siècles, de la justice privée pour tenter de légitimer l’agression sauvage contre les journalistes’.  
Cependant, selon les socialistes, l’affaiblissement de l’Etat de droit n’est pas seulement du ressort du pouvoir. En effet, le Bp met à l’index aussi certains magistrats et policiers, par leurs comportements qui fragilisent l’Etat de droit. Ainsi, dans l’affaire de l’agression des deux journalistes par des éléments de la Bip et la convocation de Madiambal Diagne à la Dic, qui, toutes les deux, viennent grossir le catalogue des assauts répétés contre l’Etat de droit, poursuit le Bp, ‘révèlent un malaise au sein de la police dont une partie de ses membres s’éloignent de plus en plus de ses missions républicaines de sauvegarde de l’ordre public et de protection des citoyens’.  
Les socialistes que cette situation inquiète ‘au plus haut point’, craignent qu’elle ne finisse par provoquer une crise de confiance, voire un climat de défiance entre les citoyens alarmés par les atteintes récurrentes à leurs droits et les forces de sécurité. Mais, pour le Ps, le comportement violent de la police s’explique par le fait qu’elle est ‘gangrenée’ par des éléments recrutés parmi la clientèle politique des calots bleus. Ces derniers, estime le Bp, ‘sont en train de vendre l’âme républicaine de cette institution au diable libéral à force d’être instrumentalisés dans une délinquance étatique organique qui sert la finalité d’un système de violations des droits fondamentaux et exigent en retour une protection automatique’. C’est d’ailleurs, affirme le Bp, la raison principale de l’embarras actuel du régime d’Abdoulaye Wade qui rechigne à poursuivre et à sanctionner des éléments d’une police dont il veut faire le complice actif de sa politique odieuse de musellement des libertés. Et, pour renouer avec la légalité républicaine, le Ps souhaite qu’elle se débarrasse de la ‘gangrène partisane dont le comportement antirépublicain entache la réputation de la Police’.  
Comme la police, la magistrature, selon le Ps, participe à l’affaiblissement de l’Etat de droit. En effet, pour les socialistes, dans ce contexte marqué par des dérives liberticides, le salut des citoyens se trouve dans la protection du pouvoir judiciaire, gardien des libertés dans un Etat de droit. Malheureusement, et le Ps s’en désole, ‘l’attitude équivoque du parquet qui a préféré ouvrir une information judiciaire contre X alors que les auteurs de l’agression peuvent être identifiés, constitue un subterfuge dilatoire pour enfouir cette grave affaire dans les décombres des crimes impunis sous le régime libéral’. Elle confirme, du reste, ajoute le communiqué la perception largement répandue dans l’opinion d’une ‘justice timorée aux ordres du pouvoir exécutif’ qui ne fait rien même pour simuler le contraire comme s’il voulait la discréditer aux yeux des populations. Et les atermoiements du Conseil d’Etat dans le traitement des recours contre les décrets de dissolution de certaines collectivités locales, sont un exemple patent, car selon le Ps ces atermoiements sont d’autant plus inadmissibles que leurs recours étaient assortis de demandes de sursis à exécution fondées sur l’illégalité manifeste des décrets et sur l’urgence.  
Charles Gaïky DIENE  
 
 
L’OFFICE : 
Un peu de décence  
J’ai vraiment mal pour mon pays. Car ceux qui nous dirigent ne peuvent pas faire un tri entre les torchons et les serviettes. C’est un secret de polichinelle que depuis la présidentielle 2007, le Pds ne mobilise plus. Aujourd’hui, le coefficient de popularité des libéraux tend de zéro à moins l’infini. Et voilà que, quand le khalife général des mourides, Serigne Bara Mbacké Fallilou, rend une visite de courtoisie au talibé Wade, c’est la cellule de propagande du Pds qui est mis à contribution pour appeler les disciples de Bamba à une mobilisation exceptionnelle. Non ! Ne faites pas d’amalgame. Et ce n’est pas décent. Mais ce comportement ne surprend pas. Comme dit l’adage, un noyé s’agrippe à tout, même à ses oreilles, pour se sauver… 
( Mor Todjangué )  
LE MATIN : 
LUNDI SANS PRESSE:Les journalistes déterminés à aller jusqu'au bout 
[ 19/07/2008 ]  
 
 
Dans le souci de tirer au clair l'agression de nos deux confrères Kambel Dieng et Karamokho Thioune par la brigade d'intervention polyvalente et de préserver la corporation des journalistes pour une meilleure liberté de ton, le comité de défense des journalistes a déroulé son nouveau plan d'action en décrétant la journée du lundi, journée presse morte. Le comité l'a rappelé hier au cours d'un point de presse alors qu'il faisait une évaluation de la situation.  
Le porte- parole Yakham M'baye, dira que "face à l'attitude pas du tout catholique des autorités vis à vis des journalistes que nous representons, il nous fallait enclencher ce bras de fer, aller jusqu'au bout de notre combat que nous partageons avec tous les citoyens épris de paix et justice, pour que cette diabolisation, ces attaques tous azimuts contre la presse cessent". À cet effet, un appel est lancé à tous les organes de presse (radios, presse écrite,télévisions) etc pour le respect scrupuleux du mot d'ordre. Actualité oblige, l'audition de Kambel par le juge d'instruction a été soulevé. Sur ce chapitre, le porte-parole soutiendra que "par respect à la procédure judiciaire, et par delà des lois et règlements, nous ne pouvons pas nous prononcer là- dessus".  
Toutefois reconnaît -il : "l'audition s'est passée dans d'excellentes conditions, et Kambel a dit tout ce qu'il avait à dire". Par rapport à une éventuelle défection de certains organes, le comité laissera entendre que "la vie est faite de défaillants et d'engagés". Mais soutiennent- les responsables dudit comité : "Encore une fois, le mouvement lutte pour des principes, c'est dire donc que même si des gens décident de passer outre le mot d'ordre, n'empêche nous les défendrons si c'est nécessaire". Et Yakham de rencherir : "Concernant la convention des journalistes outre-atlantique, une campagne de sensibilisation sera menée pour leur faire part des difficultés auxquelles nous sommes confrontés".  
 
Djim Momath KIDIERA  
POLITIQUE 
RECOURS CONTRE LES DECRETS DE DISSOLUTION DE CERTAINES COLLECTIVITÉS LOCALES:Le Parti socialiste hausse le ton contre les «atermoiements» du Conseil d'État 
[ 19/07/2008 ]  
 
 
Les lenteurs notées sur l’arbitrage du Conseil d'État à propos du recours du Parti socialiste (P.S.) contre les décrets de dissolution de certaines collectivités locales du pays préoccupent les camarades de Ousmane Tanor Dieng. Hier, au cours de leur réunion hebdomadaire, les Socialistes se sont penchés sur la question. À cet effet, le Ps constate qu’il y a des atermoiements du Conseil d'État dans le traitement des recours contre les décrets de dissolution des collectivités locales de Thiès, Malicounda, Bambey, Kédougou, Sangalkam, Commune des Hlm….  
Dans le communiqué parvenu hier à notre rédaction, l’ancien Parti au pouvoir trouve ces atermoiements d’autant plus «inadmissibles» que les recours «étaient assortis de demandes de sursis à exécution, fondées sur l’illégalité manifeste des décrets et sur l’urgence». Sous ce rapport, le Parti socialiste, qui «souligne la responsabilité de certains magistrats dans l’affaiblissement de l'État de droit par le régime d’Abdoulaye Bade», invite le Conseil d'État «à se ressaisir et à remplir correctement la mission pour laquelle la République lui a donné des prérogatives et des moyens conséquents en rendant sa décision sur les recours introduits par l’opposition». Parlant de l'État de droit et de sa consolidation, le B.P.  
du Parti socialiste estime que, dans notre pays, «les piliers de ce système, fondé sur la séparation des pouvoirs et leur soumission au droit, sont aujourd’hui sérieusement ébranlés par les pratiques de banalisation des institutions républicaines, de liquidation des normes démocratiques et de violations des droits humains, sur fond d’exaltation publique de l’impunité». C’est pourquoi, l’affaire de l’agression des deux journalistes par des éléments de la B.i.p. et la convocation de Madiambal Diagne à la D.i.c., selon le Ps, viennent grossir le catalogue des assauts répétés contre l'État de droit.  
 
La Police sénégalaise face à une crise de confiance 
 
Mieux, les Socialistes restent convaincus que ces deux affaires «révèlent un malaise au sein de la Police dont une partie de ses membres s’éloignent de plus en plus de ses missions républicaines de sauvegarde de l’ordre public et de protection des citoyens». Le Parti socialiste, que cette situation «inquiète au plus haut point», craint qu’elle ne finisse par provoquer une «crise de confiance, voire un climat de défiance entre les citoyens alarmés par les atteintes récurrentes à leurs droits et une certaine police gangrenée par des éléments recrutés parmi la clientèle politique des calots bleus».  
Par ailleurs, le Ps pense que «l’attitude équivoque» du parquet qui a préféré ouvrir une information judiciaire contre X «alors que les auteurs de l’agression peuvent être identifiés», constitue un «subterfuge dilatoire pour enfouir cette grave affaire dans les décombres des crimes impunis sous le régime libéral». Sur les crises multisectorielles que connaît notre pays, les "Verts" n’ont pas ménagé les tenants du pouvoir tout en leur imputant la responsabilité. 
«Ce d’autant que depuis huit années, la gouvernance publique, à force d’être orientée vers la répression, les agressions et les régressions de toute sorte, a perdu sens, cohérence et pertinence pour devenir une gouvernance nocive, à l’origine de la banqueroute financière de l'État, de la morosité économique et de la conjoncture sociale particulièrement difficile pour les populations», soutiennent-ils. Pour mettre fin à une telle situation, le Parti socialiste appelle «à hisser davantage le combat citoyen par une mobilisation populaire sans précédent, à la mesure de l’extrême gravité de la situation que traverse notre pays».  
 
Boubacar Demba SADIO  
LA GRIFFE 
BONJOUR 
[ 19/07/2008 ]  
 
Une bonne partie du gouvernement a affiché sa solidarité pour des policiers manifestement coupables. Les journalistes eux, sont du côté de la liberté, de leur liberté. Et le peuple a déjà choisi son camp contre l’arbitraire. Et la justice, dans tout cela ? Quel sera son camp ?…  
 
 
 
 
Daw THIOW  
 
LIBERTÉ DE PRESSE : Nivellement vers le bas 
[ 19/07/2008 ]  
 
 
La presse sénégalaise a décidé d'observer une journée « presse morte » le 21 juillet prochain en signe de protestation contre l'agression violente dont ont été victimes deux de nos confrères. Pour manifester son engagement dans la défense de la liberté de presse et de la liberté tout court, Ouestafnews observera cette journée sans presse – qui sauf erreur de notre part, constitue une première au Sénégal. Je passe outre les commentaires sur le résultat des « enquêtes » du ministère de l'Intérieur du seul fait que l'on ne peut être juge et partie à la fois. Pour plus de crédibilité, cette enquête aurait dû être menée par une commission « indépendante ». 
De telles démarches (la nécessité de commissions indépendantes en cas de besoin) doivent d'ailleurs être une nouvelle exigence citoyenne au sein de nos Etats pour la consolidation des acquis démocratiques. Pour une structure à vocation sous régionale comme la nôtre (Ouestafnews), il serait toutefois impardonnable d'oublier qu'avant les deux confrères sénégalais, il y a eu le Nigérien Moussa Kaka qui depuis septembre 2007 croupit toujours en prison au Niger, en dépit de toutes les demandes adressées aux autorités de Niamey (y compris une humiliante demande de clémence non exaucée). 
Il y a eu en décembre 2004 l'affaire du Gambien Deyda Hydara, lâchement assassiné et dont les meurtriers courent toujours. Il y a eu avant Deyda, l'assasinant de Norbert Zongo, calciné au Burkina Faso un jour de décembre 1998, meurtre dont les auteurs et commanditaires restent impunis. Il y a eu encore l'affaire d'un autre Gambien « Chief » Ebrima Manneh, enlevé depuis deux ans par les services de sécurité de son pays… qui refusent de le relâcher en dépit d'une injonction de la Cour de Justice de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest faite à son pays de le libérer..  
Nous passerons sur l'arrestation rocambolesque en juin 2006 des quatre directeurs de publication du Mali suite à la ridicule et non moins rocambolesque affaire dite de « la maîtresse du président… ». Et voilà aujourd'hui la liste des Etats-compagnons du Sénégal sur les peu glorieux sentiers de la régression démocratique, mais surtout dans un domaine où le Sénégal faisait naguère figure de « pionnier » et de « modèle », sa presse. Tous les observateurs et analystes sérieux en sont convaincus, la liberté de presse au Sénégal, recule.  
Et elle recule sérieusement et très dangereusement. En l'espace de huit ans, nombre d'acquis ont été remis en question. Nombre de confrères et consoeurs ont été interpellés, humiliés, menacés, tabassés, traduits en justice, emprisonnés. Ce sont là des faits indéniables. C'est une situation injuste. Cela constitue une intolérable régression. Mais que l'on ne s'y trompe point : cette régression dans le domaine des libertés (liberté de presse et libertés publiques en général) est à l'image de ce qui se passe dans toutes les autres sphères de la vie publique. 
A moins de considérer la presse comme un champ isolé ou un domaine à part qui évoluerait dans une tour d'ivoire - j'allais dire dans une tour virtuelle - la presse donc ne peut aucunement espérer faire exception. En réalité ici, comme dans bien d'autres secteurs, le Sénégal a depuis quelques années choisi le nivellement vers le bas, préférant se comparer à d'autres nations qui, il n'y a guère longtemps, enviaient au Sénégal son image de « vitrine démocratique » reconnue par tous. C'est ce Sénégal envié et adulé par tous, qui a permis d'écrire la belle page d'un soir du 19 mars 2000, page aujourd'hui il est vrai défraîchie, écornée et lamentablement jaunie – à en juger par la nature et la qualité des sujets qui dominent le débat. Raison donc pour se mobiliser. Mais au-delà du Sénégal, cette mobilisation doit porter sur l'ensemble de la sous région ouest africaine de Bamako à Abuja en passant par Ouagadougou, Freetown, Lomé, Bissau, d'Abidjan…un espace qui, qu'on le veuille ou pas, a désormais son destin lié.  
C'est notre conviction à Ouestafnews. Il serait illusoire de vouloir construire un Bénin ou une Guinée Bissau qui serait un îlot de quiétude, de paix et de progrès, dans un océan en ébullition. Ceux qui ont tué Deyda se sont certainement inspirés du cas Zongo et de l'impunité qui s'en est suivie. Demain, les mêmes pourraient inspirer d'autres encore si la riposte n'est pas à la mesure des assauts et des pertes subis. Entre temps, il est vrai, d'autres martyrs seront tombés. Et d'autres nations seront tentées par « l'expérience » sénégalaise, à savoir : le nivellement vers le bas. Oui, ils n'aspirent tous qu'à cela : nous mener vers le bas, toujours plus bas. Aucun citoyen Ouest africain ne doit l'accepter.  
 
Par Hamadou Tidiane SY Fondateur Ouestafnews 
LE QUOTIDIEN : 
CA 2007 - Modification de l’article 27 de la Constitution et éventuelle «forfaiture» : Niasse et Cie. 
19-07-2008  
Que le Conseil constitutionnel et les contre-pouvoirs du pays se le tiennent pour dit : les membres de la Ca 2007 n’entendent pas se laisser faire avec les velléités du régime de revoir à la hausse le mandat présidentiel. Ils attirent l’attention sur une éventuelle «forfaiture» et promettent de faire face au moment venu. Par Aly FALL 
 
Les leaders de la Coalition alternative 2007 se sont réunis mercredi dernier sous la présidence de Moustapha Niasse et en présence d’Amath Dansokho, longtemps indisposé pour cause de maladie. Une présence qui, dit-on, a été saluée par l’ensemble de ses camarades qui se réjouissent de son retour dans les activités politiques de la Coalition.  
Au cours de cette réunion, plusieurs points de la situation nationale ont été étudiés. Selon Massène Niang du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu), porte-parole du jour, les leaders se sont indignés de «la gravité de la situation nationale, qui impose en urgence une cohésion nationale et un esprit de solidarité et de rassemblement». Pour eux, il y a bien une alternative : il suffit juste de mettre les hommes compétents en lieu et place des «médiocres» qui, à leur avis, usent et abusent de la politique politicienne depuis la survenue de l’Alternance en février 2000. 
Par rapport à la conjoncture actuelle, M. Niang estime que «les solutions proposées par le régime actuel ne sont pas adaptées pour le règlement des problèmes que vivent les Sénégalais». L’exemple de la Goana constitue pour Moustapha Niasse et Cie une «diversion». Ainsi, Massène Niang donne rendez-vous aux Sénégalais dans 45 jours, au moment de faire le bilan de la première étape de cette initiative du chef de l’Etat. Il rapporte qu’au niveau de la Ca 2007, ils ne se font aucune illusion : «Un projet qui n’a pas été bien préparé ne peut donner les résultats escomptés.»  
Sur un autre registre, les pénuries et délestages qui secouent les Sénégalais ont été aussi au centre de cette réunion. Cette situation «particulière» «inquiète» au plus haut point la Ca 2007. Pour ce qui concerne le riz, M. Niang est sans équivoque : «Nous disons que la crise est toujours là.» Pour lui, cette situation découle tout simplement du non-respect des engagements du gouvernement de Wade de payer la subvention en raison de 40 francs le kilo après vente aux commerçants. A la lecture des «agissements» de certains des commerçants, M. Niang met tout sur le compte d’un gouvernement qui a ouvert les brèches. «Nous craignons que le régime de Wade crée un réseau d’affaires qui bloque le paiement des subventions pour affaiblir les importateurs traditionnels de riz pour, ensuite, créer ses propres hommes d’affaires», ajoute-t-il. Qui assure qu’il n’y a aucun problème d’approvisionnement sur le marché international qui puisse créer une telle situation. Avant de souhaiter : «Il faut qu’ils se mettent autour d’une table pour évaluer les stocks de riz et s’accorder sur le paiement des subventions.» 
 
gaz et electricite 
Pour le gaz, la Ca 2007 déplore l’absence d’un stock de sécurité et l’achat «par compte-gouttes» de combustibles pour la Senelec, qui peine à éclairer correctement les ménages. Et geint M. Niang : «Les délestages bloquent aussi les activités des entreprises.» Mais ces blocages, de l’avis du porte-parole de la CA 2007 sont surmontables, si «l’Etat accepte de revoir son comportement, en commençant d’abord par arrêter les voyages incessants de Wade». A ce propos, Massène Niang évoque la location d’un avion et s’interroge sur l’appartenance de cet avion. «Il faut qu’il nous dise quel avion il loue à chaque voyage» car, «nous soupçonnons que c’est l’avion qu’on déclarait avoir acheté qu’on est en train de louer».  
Aussi, les leaders de la Ca 2007 se sont «préoccupés» de la vente des actions de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale. Une vente qualifiée «d’injuste et injustifiée». «C’est illégal parce que nous avons des informations comme quoi les conseils d’administration ne se sont pas réunis pour autoriser ces ventes», crie Massène Niang.  
Sur l’article 27 de la Constitution en passe d’être modifié, Massène Niang déroule : «Nous pensons que cette forfaiture cache un objectif non révélé.» Pour eux, en voulant changer la durée du mandat présidentiel, Abdoulaye Wade «vise son propre septennat». Avant de se rassurer : «Nous avons été départagés par les constitutionnalistes qui ont tous été unanimes que seule la voie référendaire est normale.» D’autant plus que, selon M. Niang, le Parlement n’est pas crédible pour voter cette loi : «La majorité des membres du Sénat sont choisis par le chef de l’Etat, l’Assemblée nationale a été élue par 20% de l’électorat.» Convoquant au passage, la jurisprudence française avec le président Chirac qui a œuvré pour la diminution du mandant à 5 ans par voie référendaire, M Niang prévient : «Nous lançons un avertissement aux institutions et contre-pouvoirs qui sont dans ce pays et particulièrement, au Conseil constitutionnel pour qu’il prenne ses responsabilités et use du droit.» En ce qui les concerne, il assure : «Nous les politiques, nous prendrons nos responsabilités, nous allons nous concerter et voir quelles actions mener contre Wade et son régime.»  
alyfall@lequotidien.sn  
 
MOT D’ORDRE DU CDPJ - Ecrans noirs, kiosques fermés, radios en off : Le Sénégal sous silence lundi. 
19-07-2008  
Ni image, ni son, ni écriture. La presse morte aura bel et bien lieu ce lundi. Et une délégation du Comité de défense et de protection des journalistes se rendra à la réunion des journalistes Noirs aux Etats-Unis pour montrer les limites de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, en général, au Sénégal. Par Hamath KANE 
 
Les uns saisissent leurs textes sur ordinateur ; les autres suivent un match de la Coupe du monde de beach soccer ; les verres de thé circulent sur un air refroidi par la climatisation qui inspire quelques anecdotes. C’est le décor et l’ambiance qui régnaient, hier, dans la salle de rédaction du journal L’Observateur. Au moment où les membres du Cdpj discutent de l’application de la Journée sans presse, annoncée en début de semaine, dans la suite du plan d’actions pour que lumière soit faite sur l’agression contre Kambel Dieng et Karamokho Thioune. Lorsque le porte-parole du Cdpj, Yakham Mbaye, pointe, sanglé dans un costume tout blanc, les lunettes bien ajustées et la gestuelle toute hargneuse, c’est pour confirmer la journée morte de lundi. Un lundi où, pas une seule encre ne dégoulinera sur du papier ; pas un seul kiosque n’ouvrira. Donc, à partir de dimanche à minuit, pas une seule voix, pas un seul son musical non plus dans les radios. «Juste des grésillements», ironise M. Mbaye.  
Les écrans aussi seront noirs, que ce soit la télé ou les sites internet. C’est cela le mot d’ordre du Cdpj. C’est, en fait, le même décor qui prévaudra, en tout cas, espèrent les membres du Cdp, dans tous les organes de presse publics et privés. Lundi 21, sera donc le décompte juste d’un mois jour pour jour que le Sénégal s’est réveillé avec des pleurs, des cris d’un homme qui a échappé à la mort, après avoir reçu des coups de matraques «électriques», encaissé des injures d’une Police enragée et soulagée par une scène de tortures qui défie les sévices que les GI’s américains infligent à leurs détenus de la célèbre prison irakienne de Abou Graïb, entre 2003 et 2004. C’est suite à cette humiliation des deux journalistes qui semblait être rangée dans les tiroirs cadenassés des dossiers judiciaires classés, que le Cdpj a entamé une série de mesures de protestation et de dénonciation de ce qui prenait les allures d’une impunité rampante, jusqu’au «délibéré» contesté du premier policier du pays, Cheikh Tidiane Sy qui avait disculpé ses hommes et pointé du doigt les victimes. «Ceux qui s’aventureront à imprimer leur canard ne trouveront même pas de distributeurs», avertit le directeur de publication du quotidien Le Populaire qui appelle, toutefois, à un respect «scrupuleux» du mot d’ordre de journée Presse morte. «Déjà, retient-on, il y a des organes qui sont allés plus loin en tentant de saborder notre mouvement et qui se sont, à la fin, épuisés.» Et, de toute façon, ajoute M. Mbaye, «ceux qui seront mués par des préoccupations pécuniaires seront jugés par les Sénégalais». 
 
«RIEN NE SERA PLUS COMME AVANT» 
«L’union fait la force.» C’est la leçon que les responsables des organes de presse ont retenu dans ce combat contre l’impunité, après l’agression des policiers sur les journalistes Kambel Dieng et Kara Thioune. La bataille de l’audimat ou du lectorat entre certains organes s’était transformée en une «guerre» interne qui avait, par conséquent, désolidarisé le monde de la presse. Aujourd’hui, le Cdpj se dit convaincu que «rien ne sera plus comme avant». D’autant que «même s’il y a des défaillants ou que certains n’ont pas rejoint la dynamique, le Cdpj, quant à lui, sera toujours à leurs côtés s’il leur arrivait quelque chose», précise Yaxam Mbaye.  
Le Cdpj rassure, par ailleurs, ceux qui considèrent que les contacts avec les ambassades ont foiré, qu’il ne s’agit nullement à travers une telle option, de «vilipender» le Sénégal ou le président de la République. D’ailleurs, annonce, le porte-parole, le comité sera reçu par l’ambassadeur d’Autriche au Sénégal le matin du jeudi prochain, après les chancelleries allemande et algérienne. La plainte annoncée auprès de l’Association des journalistes Noirs aux Etats-Unis ne va pas non plus dans ce sens. En tout état de cause, une délégation du comité se rendra à cette réunion.  
 
hamath@lequotidien.sn  
 
Vigilance, on nous piège ! 
19-07-2008  
Chaque fois que le gouvernement pose de ces actes indignes d’un Etat qui se respecte, il y a des Sénégalais à manifester leur dégoût et à s’offusquer. Ils ne se rendent, malheureusement, pas compte que c’est tout à fait inutile. Ce pouvoir, depuis qu’il s’est installé, a suffisamment montré que l’indignation des Sénégalais ne lui fait ni chaud ni froid. Ses limites du point de vue de ses aptitudes, ainsi que l’ignorance de l’éthique et de la morale de la part des hommes et des femmes qui l’animent, sont de notoriété publique depuis belle lurette. Dès lors, quand il y a quelques jours le ministre de l’Intérieur, après la déclaration honteuse de son homologue de l’Information, a tenté d’incriminer les journalistes passés à tabac par une meute de «policiers», il n’y a là rien de vraiment surprenant. Sauf si on peut naïvement espérer quoi que ce soit de juste, venant d’un Mobutu. On comprend que d’honnêtes citoyens croyant vivre dans un pays de démocratie et de droit, puissent être choqués. D’autant qu’auparavant, le même ministre de l’Intérieur avait bien affirmé avoir pris des mesures à l’encontre des présumés fautifs, ce qui, en somme, était une reconnaissance explicite et formelle de la culpabilité des mis en cause, bien que ces mesures n’étaient point à la dimension des forfaits commis. Malheureusement, on ne doit jamais, raisonnablement, croire aux dires d’un régime wax xeddi dirigé par un homme nuancé, dont se dédire semble être dans la nature.  
Cela étant, ménageons-nous le cœur et arrêtons de nous froisser de ce que font nos gouvernants. Essayons plutôt, devant chacun de leurs actes, d’en saisir les motivations et visées, pour mieux organiser la riposte et réagir conséquemment. C’est pourquoi, il importe de bien comprendre le rôle qu’ils veulent faire jouer aux forces de police, ou plutôt à certains «policiers» hommes de paille. 
Le comportement de la police peut en effet être perçu comme un piège machiavélique tendu aux paisibles Sénégalais dont chacun sait qu’ils vivent une situation devenue insupportable pour le peuple de plus en plus convaincu que fippu jotna ! C’est l’évidence, la récréation va bientôt prendre fin car : 
on ne continuera pas à subir la pauvreté dans les ménages alors qu’une minorité, hier miséreuse, gaspille l’argent du peuple et nargue les braves gens ;  
les jeunes en ont assez d’aller mourir au fond des océans ou dans le désert, sur les routes de l’Europe ;  
les entreprises doivent cesser de fermer ou de s’exiler, grossissant les rangs des chômeurs, simplement parce que l’Etat mauvais payeur s’arrange à les asphyxier ;  
de paisibles citoyens doivent refuser de subir plus longtemps les marteaux des sbires de la cour ou les matraques d’une «police» fossoyeuse de la paix ;  
l’année scolaire à venir doit marquer le terme au sabotage organisé de l’école publique ;  
la Constitution doit cesser d’être un «cahier de brouillon» que le «roi» rature et charge selon son humeur ou les caprices de la «reine» et du «prince» ;  
le calendrier républicain doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, et le jeu démocratique en a ras-le-bol d’être étouffé.  
Autrement dit, le Sénégal tout entier est à bout, et se mobilisera nécessairement pour mettre fin à son calvaire actuel. Comme tout le monde, ceux qui nous gouvernent en sont parfaitement conscients. Ils savent que cela ne peut continuer, et qu’ils ne sont pas à l’abri de réactions. Alors que faire ? Dès lors qu’ils n’ont ni les compétences pour trouver et appliquer les solutions appropriées, ni le courage de céder la place, leur seul choix leur semble être de s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, au besoin par la terreur qu’ils n’hésitent pas à susciter. 
Et voilà, nous y sommes. En lieu et place de la circonspection et de la sagesse que la situation aussi troublante du pays inspirerait à tout responsable digne de ce nom, nos gouvernants qui ne sont à l’aise que dans le fitna, usent de ruse et de cynisme comme remèdes. Ils refusent l’idée des Assises nationales et se lancent dans des calculs fous : «Comme il faut qu’un jour cela éclate, se disent leurs stratèges, prenons-en l’initiative, sans en avoir l’air bien sûr, mais cherchons alibi et bouc-émissaire, au cas où…» Pour ce faire, des hommes de mains sont disponibles. Le «roi» a, à sa dévotion, des gens qui croient tout lui devoir, et qui, par conséquent, ne reculeraient devant rien pour lui prouver leur allégeance et conserver leurs faveurs. Cela donne les dérapages vécus quotidiennement sous l’alternance.  
Les agissements de la «police» contre Jean Paul Dias un vendredi saint, et contre des manifestants dans la mosquée de Dakar après la prière du vendredi, le passage à tabac des journalistes sportifs au stade après une rencontre de football, que personne ne s’y trompe, peuvent être un bon moyen utilisé par le pouvoir pour arriver à ses inavouables fins. On dirait que les choses s’organisent pour créer chez les populations la haine pour la police, et chez les policiers, la réplique. Lugubre scénario où des «policiers», dindons de la farce, peuvent être sacrifiés, mais en même temps justifier une répression que l’on voudra dissuasive, donc féroce et à grande échelle. Qu’arriverait-il si des fidèles atteints dans leur foi avaient lynché des policiers à la Cathédrale ou à la mosquée ? De même, si les agresseurs des journalistes avaient été corrigés par des spectateurs en colère, quelles en seraient les suites ? Il ne serait pas surprenant que le pouvoir quant à lui, ait eu, à chaque fois, à élaborer ses hypothèses et planifier les interventions de ses envoyés, comptant avec la spontanéité des mouvements de foule. S’il en était ainsi, fort heureusement le piège a, à chaque fois, été évité, et le débordement n’a pas eu lieu.  
Mais qui sait quel cours prendront les événements une prochaine fois ? Personne. Il est dès lors essentiel que chacun s’arme de la plus grande vigilance. Les membres des forces de l’ordre doivent éviter de se laisser piéger ; ils doivent se prendre pour ce qu’ils sont réellement, c’est à dire des agents au service du peuple et non contre lui. Les populations, pour ne pas tomber dans le piège, doivent distinguer la bonne graine de l’ivraie, et le policier du calot bleu. Notre salut est là, dans notre vigilance et notre sens des responsabilités. Il n’est surtout pas à chercher du côté de ceux qui nous gouvernent. On ne peut et ne doit rien attendre d’un pouvoir qui n’a ni la volonté ni les capacités de prendre en charge les préoccupations du peuple qu’il a affamé. Donc, vigilance et sens des responsabilités, pour déjouer les plans ennemis, organiser la riposte contre les agressions, voire l’offensive pour chasser ce régime régression de la démocratie, d’enterrement de l’économie, de division de la société et de malheurs des familles. 
 
Ibrahima SOW  
Les fantasmagories illusoires de nos élites politiques  
Le Sénégal semble sombrer dans une profonde dépression : une apathie irrépressible traverse le corps social. Est-il dés lors légitime de décréter la mort d’une espérance politique ?  
A l’espoir lui succède une déprime. Et au motif de vouloir guérir le Sénégal des maux qui l’accablent, nos élites, ou plutôt ceux qui se définissent comme telles, apprennent à se guérir de ces maux, aidées dans cette entreprise par des intellectuels de parodie nombrilistes et une certaine presse devenue de vraies machines à décerveler. Pendant ce temps, le pays réel s’éloigne, ses préoccupations ne sont plus prises en charge. Il se crée un fossé entre ce peuple et ceux qui sont censés répondre à ses préoccupations. Nos élites ne comprennent plus rien à la vraie réalité que vivent le peuple, ou aux choses de la vie tout court. Résultat, certains sénégalais ne se reconnaissent plus dans leurs élites politiques qui forniquent entre elles. D’autres, par contre, semblent se résigner à une espèce de conformisme qui façonne un Sénégal décérébré. La scène politique sénégalaise serait une orgie où après des accusations de détournements, de malversations et des emprisonnements, on est « lavé de tous soupçons » et on retrouve son lustre et sa place dans la débauche. Que de personnalités de l’opposition qui s’assoient sur tout principe et transgressent allégrement les frontières idéologique pour transhumer à la recherche du vert pâturage. Il est dés lors important de voir en quoi la politique mortifère de nos dinosaures modernes n’est plus en phase avec ceux qui disent oui à un autre Sénégal, ou oui tout court à la vie.  
L’autopsie de cette espérance politique montre un réel décalage, toujours plus grand, entre cette classe politique et les sénégalais. Ce qui prouve qu’Il y’a bien un excès qui doit dé-saturer mais aucune structure matérielle objective qui puisse donner forme à la débâcle. L’opinion publique, dans sa majorité, ne croît plus en la politique telle qu’elle se fait au Sénégal. Elle est, dans sa forme épurée, réduite au monopole de la représentation et à la célébration de l’affrontement pour la jouissance qu’elle procure : intimidation, bastonnade, agression, meurtre, etc. Ce qui est une sorte de feu d’artifice de la dénégation du conflit, une attaque contre l’altérité et donc contre la démocratie. Or, une démocratie se mesure à ses différences internes et non à la duplicité des eternels Judas en gésine. Mais en enterrant la contestation, en faisant la jointure, le pont entre toutes les répressions, la démocratie est enterrée.  
Ceux qu’on appelle d’ailleurs, sans une pointe d’amertume, nos élites politiques sont passées maîtres de la petite fripouillerie politique, sont devenus des virtuoses du parjure, des rompus à tous les bas stratagèmes en édifiant une pyramide d’abjurations sur laquelle elles se sont haussées vers le pouvoir et l’argent : tant que la pauvreté, le dénuement, la cherté de la vie est ressentie par d’autres mais pas mon clan et moi même, tant mieux alors. Voilà le principe sacro-saint qui guide cette prétendue classe politique sénégalaise aujourd’hui. Avec une telle manière de penser, de percevoir le quotidien de la plupart des sénégalais, il est légitime de clamer : A bas les idéologies !! A bas les débats d’idées ! A bas l’identification à une communauté unie et un intérêt commun ! A bas la fidélité à des principes (d’ailleurs la fidélité n’engage que ceux qui y croient !!). Et vive la course effrénée vers l’intérêt égoïste. Vive toutes formes de courbettes pourvu que je puisse m’attirer les faveurs du prince. Est-ce cela la politique ? Au vu du dénuement extrême de la majorité des sénégalais il semblerait que non, mais oui si on se réfère à l’aisance insolente et « méritée » dans laquelle certaines familles ou proches de politiques pataugent. Dans Le Sénégal d’aujourd’hui, vaut mieux être le fils du frère de la sœur de tel politique qu’un citoyen lambda sans connexion aucune avec le cercle des initiés.  
Le comble de l’ironie est constaté dans la forme d’allégeance de ces nouveaux politiques convertis, de pseudo-intellectuels et journalistes précaires, quand on observe leur état de soumission pathétique. Ils ne croient pas en grand-chose si on se réfère à leur cérémonial de soumission pour désarmer l’agressivité des vieux mâles de la politique irrités. Comme chez les animaux, ils se mettent sur le dos et urinent, montrant leur peur et s’avouant vaincus d’avance. Leur solennelle apostasie, plus qu’une conversion d’idées, est un rituel de soumission. Et notre génération de petits politiciens fait pipi sur le dos ou lèche les pieds du mâle, du patriarche de la politique. Le reniement, au fond, est une initiation, une accession honteuse au monde de l’adulteité, par renonciation à l’opposition, à la révolte. Que d’exemples dans nos institutions. Comme la plupart de l’opinion publique sénégalaise, nos élites politiques me répugne d’instinct. Elles ne sont rien de plus qu’un bloc coagulé de déceptions et de copinages, au niveau officiellement certifié d’inculture. Et pour cacher cette inculture, ces lionceaux de la politique, ces scribouilleurs branchés du prince se livrent à un cabotinage médiatique non moins pathétique et affligeant, juste histoire de voir qui aura l’onction du vieux mâle grabataire.  
Malheur nous est pris, quand nous constatons impuissants que cette classe politique dans son ensemble, malgré les apparences d’oppositions, est homogène et une fois sortie de la scène, hors des caméras, se retrouve, quelque soit le bord politique, pour pinailler sur le cirque, la comédie à livrer prochainement à l’opinion cocufiée qu’elle est. Ce faisant, on pourrait aisément comprendre à quel degré de médiocrité intellectuelle et d’imposture morale est parvenu le Sénégal sous la conduite de ses élites autoproclamées soucieuses de jeter un voile pudique de falsification sur les maux qui gangrènent tout le corps social.  
 
Le Sénégal n’est pas un Dahra. Le souci de la recherche de solutions ponctuelles au gré des problèmes (émeutes de la faim = GOANA) a pour conséquence une saturation par l’immédiat de la société et a du mal à inscrire dans la durée les « mesurettes » et réformettes proposées. Une telle démarche n’a qu’un seul objectif : le souci de désarmer à coup de flou et de mou le grouillement social et endiguer toute velléité de révolte. Cette soumission de l’opinion, à chaque fois qu’elle est grugée, est rendue possible par nos demi-soldes que sont certains intellectuels (professeurs de fac, médias) qui ne jouent plus ce rôle d’éveilleurs de conscience, de garde-fou contre les dérives multiformes des élites politiques. Obnubilés qu’ils sont par leur propre jouissance individuelle, ils préfèrent sacrifier l’opinion publique sénégalaise au profit d’un certain égotisme. Pendant ce temps, le peuple est gardé à l’égard de cette sorte d’érotisme social entre les parvenus de la république et à chaque fois qu’il veut s’approcher pour voir ce qui se passe, on l’écarte gentiment en lui servant un nuage de fumée, des informations qui l’empêchent de prendre réellement conscience de la manière dont elle est grugée et continue de l’être.  
 
 
 
Moussa DIOP 
Laboratoire CERSO (Paris-Dauphine 
http://papmoussa.wordpress.com/ 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 21.07.2008
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