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«La situation va s’aggraver»

LE QUOTIDIEN : 
CRISE ALIMENTAIRE - Anand Sharma, ministre indien délégué aux Affaires étrangères : «La situation va s’aggraver» 
La crise alimentaire a encore de beaux jours devant elle. Non seulement elle va durer, mais devrait s’aggraver. Le ministre indien délégué aux Affaires étrangères, présent au Sénégal pour les besoins du 9ème conclave régional Inde-Afrique, tire la sonnette d’alarme et prévient que, bientôt, bon nombre de populations vont lutter pour avoir deux repas part jour. La rencontre, qui réunit des opérateurs économiques indiens et africains, est aussi une occasion pour les Indiens de faire étalage de leur technologie et de leur savoir-faire.  
Les crises alimentaire et énergétique qui secouent actuellement le monde étaient au centre de la cérémonie inaugurale du 9e Conclave régionale Inde-Afrique qui s’est ouvert jeudi matin à Dakar et auquel participent plusieurs pays africains. Selon Anand Sharma, ministre indien délégué aux Affaires étrangères, ce sont «des défis internationaux qui appellent à une unité des pays du sud» et «à la plus grande solidarité» et à «l’ingéniosité de tous». L’Inde, avec son milliard d’habitant, «est en mesure de nourrir sa population», mais semble bien consciente, si l’on en croit toujours Anand Sharma, que «plus de 800 millions de personnes, dont plus de 300 millions d’Africains, sont sous-alimentées». Et si l’on y prend garde, la situation risque d’être plus alarmante, et ce serait, dès lors, une «honte parce que beaucoup de populations vont devoir lutter pour, au moins, assurer deux repas par jour». Confiant, mais alarmiste, le ministre indien délégué aux Affaires étrangères prédit que la «crise alimentaire ne disparaîtra pas de sitôt et va s’aggraver».  
En tout état de cause, l’Inde se propose d’aider l’Afrique en mettant à la disposition du continent noir son savoir-faire et sa technologie, «une technologie adaptée et appropriée, non seulement disponible, mais accessible pour l’Afrique en termes de coût», comme elle le fait d’ailleurs depuis des années, convaincue qu’elle doit «coopérer, parce que le monde s’est globalisé». Une manière d’approuver la position de Cheikh Tidiane Gadio, ministre des Affaires étrangères qui affirme que «si l’Afrique a besoin de l’Inde, l’Inde a aussi besoin de l’Afrique». Le chef de la diplomatie sénégalaise présente, d’ailleurs, l’Inde comme un «pays qui a les moyens de relever les défis qui se dressent devant lui». Cheikh Tidiane Gadio semble, d’ailleurs, bien croire aux solutions proposées par le pays de Mahatma Gandhi. «Cette rencontre de Dakar, synonyme de renforcement de la coopération entre les pays du Sud, constitue une opportunité fondamentale d’échanges et d’affaires entre opérateurs économiques indiens et africains», dira-t-il. Mais, comme pour indiquer le chemin du développement à ses partenaires africains, Anand Sharma, le ministre indien délégué aux Affaires étrangères, fait remarquer que «l’Inde est un pays agricole, mais cela ne l’empêche pas de développer d’autres secteurs», tels celui de la santé, avec la présence sur le marché des médicaments génériques «qui ont bouleversé l’ordre des choses» en permettant aux plus démunis de se soigner au même titre que les nantis.  
Sur ce plan, d’ailleurs, les Indiens comptent étendre leur coopération avec l’Afrique. Cela devrait se traduire par la mise à disposition de satellites bientôt opérationnels pour permettre au continent noir de résoudre ses problèmes numériques, notamment dans le domaine de la télémédecine. Des centres d’excellence seront, également, érigés un peu partout, particulièrement dans la capitale sénégalaise, tout comme des centres touristiques sont prévus dans plusieurs pays. Ce qui fera dire à Amadou Seydi Bâ, le directeur-adjoint de l’Apix, facilitateur de la rencontre de Dakar, que «l’Inde est aux premières loges et s’est imposée comme un acteur global sur qui on peut compter».  
Cette technologie et ce savoir-faire viendraient renforcer les acquis de la coopération économique que le pays de Mahatma Gandhi développe déjà avec l’Afrique. Parmi les bons points enregistrés, les bourses et crédits alloués par l’Inde, et qui sont passés, en l’espace de quelques années, de 2 à 5 milliards de dollars. Déjà, le Sénégal bénéficie de 15 milliards de dollars de crédit pour les petites et moyennes industries et le financement de la route Dakar-Ziguinchor. L’Inde s’est, également, signalée par le doublement de la production industrielle des Industries chimiques du Sénégal (Ics), entre autres, selon Sanjay Kirloskar, membre de la délégation indienne, par ailleurs, chef d’un grand groupe industriel. Ce dernier évoque, d’ailleurs, un autre volet possible du partenariat Sud-Sud que son pays est en train de développer avec l’Afrique, celui des «sources alternatives de production d’énergie». Pour lui, cependant, il s’agit d’encourager «la volonté de créer des unités de biocarburants».  
ALIMENTATION - Dans un contexte de crise et de pénurie : Le Radi veut imposer le consommer local 
Le Sénégal est largement dépendant des importations pour assurer son alimentation. Une tendance que le Radi s’attèle à inverser en prônant la consommation de produits locaux.  
On le sait, la conjoncture internationale défavorable est particulièrement ressentie dans notre pays. En effet, la raréfaction des céréales a fini d’installer la pénurie dans les marchés internationaux. Les prix du riz et du blé qui ont doublé en un an ont amené les ménages à faire face à des dépenses d’alimentation qui, aujourd’hui, occupent 40 à 60% des budgets familiaux. Une telle situation, appelée à se prolonger jusqu’en 2010, selon les scénarios les plus pessimistes, demande des stratégies d’adaptation, surtout dans les pays pauvres qui sont les plus touchés. Au Sénégal, le Réseau africain pour le développement intégré (Radi) s’est très tôt engagé dans cette dynamique en lançant «la campagne Commerce équitable et promotion des filières agricoles en vue d’une souveraineté alimentaire». Jeudi dernier, en collaboration avec le Syndicat des professionnels de la communication du Sénégal (Synpics), la Convention des jeunes reporters (Cjrs), le Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) et les organisations de producteurs, le Radi a convié la presse à un déjeuner autour de la question de son rôle dans la bataille pour la souveraineté alimentaire.  
Il s’agit pour Mamadou Mignane Diouf, secrétaire exécutif du Radi, «d’engager une dynamique communicationnelle forte, agencée autour d’un groupe de personnes, d’une plate-forme» pouvant aboutir à la création d’un réseau de journalistes pour la sécurité alimentaire. Dans cette démarche, l’organisation qui prône l’ouverture de magasins dédiés aux produits locaux, a mis l’accent sur la préservation de la nationalité du plat traditionnel sénégalais qu’est le ceebu jenn. En effet, les divers condiments qui le composent sont presque tous importés aujourd’hui, en commençant par le riz, mais aussi l’huile, la tomate. L’objectif de prouver que ce plat peut rester totalement sénégalais, avec «du riz et des oignons de label sénégalais, sautés à l’huile sénégalaise», a ainsi été largement atteint avec des plats dont les saveurs rivaliseraient avec les plus grandes cuisines. Une façon de montrer à ces relais de l’information que le pays est à même de produire une nourriture de qualité cultivée par des paysans d’ici.  
Le Sénégal qui vit la tyrannie du riz, importe, à lui seul, 10 % du riz disponible sur le marché mondial, qui ne recueille pourtant que 7% de la production globale du monde. Une situation de dépendance qui doit être inversée, d’autant que le pays dispose d’atouts non négligeables avec un potentiel de production de 400 000 ha, dont 240 000 ha dans la vallée du fleuve Sénégal. Mais, ce qu’on constate, c’est que là où des pays moins bien dotés arrivent à assurer une part importante de leurs besoins, comme le Burkina Faso qui produit 26,9 % de ses besoins en riz et le Mali qui assure 90,9 %, le Sénégal consacre près 120 milliards par an à ses importations de riz avec à la clé un déficit de la balance commerciale, qui est passé, ces dernières années, de 215 millions à 324, 830 millions de francs Cfa.  
La hausse des prix qui a atteint des niveaux alarmants, avec plus de 80% de hausse sur ces trois dernières années, selon la Banque mondiale, a provoqué, un peu partout dans le monde, des émeutes dites «de la faim» qui n’ont pas épargné le Sénégal. Des émeutes qui, selon Mignane Diouf, ne sont que le résultat «de la crise du système de marché qui a été privilégié aux dépens du développement du secteur primaire». La responsabilité des institutions financières internationales, ainsi que des pays développés qui ont pris l’option de subventionner leur agriculture, est réelle même si, au niveau national, les acteurs dénoncent les contraintes qui entravent un véritable développement du secteur agricole. Il s’agit, souligne Baba Ngom, du Cncr, «de l’absence de circuits de commercialisation performants», mais aussi, pour le Secrétaire général du Radi, «de l’absence d’une politique agricole claire, précise et consensuelle et de mécanismes permettant d’atténuer les chocs».  
Mame Woury Thioub 
 
FISCALITE - Le carburant au Sénégal est le plus cher de la région : La taxe sur le pétrole rapporte le tiers des recettes de l’Etat 
Le pétrole est, en unité, le produit qui injecte le plus d’argent dans les caisses de l’Etat. Seulement, ces ressources arrachées aux opérateurs économiques et aux ménages, ne sont pas réinvesties dans des secteurs qui pourraient booster l’économie et faciliter l’émergence du pays.  
Est-ce parce que le pétrole brut coûte cher sur le plan international que les produits pétroliers pèsent si lourd sur les budgets des Sénégalais ? En attendant de recevoir une réponse satisfaisante à cette question, il est facile de se rendre compte que les pouvoirs publics, de leur côté, n’ont pas de raison de se plaindre de la facture pétrolière, bien au contraire. C’est un service officiel du ministère de l’Economie et des Finances, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) qui, dans sa dernière publication sur la «Situation économique et financière en 2007 et perspectives en 2008», publiée il y a quelques jours, évente la question : «Les recettes tirées du pétrole (Tva intérieure, taxe spécifique, Tva à l’impôt droits de porte et Fsipp) ont représenté 34,5% des recettes fiscales» pour l’année qui vient de finir. Ce qui représente un peu plus de 400 milliards de francs, et fait par ailleurs, un peu plus du tiers des recettes de l’Etat. Et lesdites recettes pétrolières dépasseront globalement, le montant de 427 milliards de francs Cfa.  
Ces données définitives revoient à la hausse, et de manière très sensible, les données précédemment disponibles. Alors qu’en 2006, la part du pétrole dans les recettes fiscales n’avait pas atteint 200 milliards, les prévisions avaient indiqué pour 2007, entre 230 et 250 milliards de francs Cfa. Tous les plafonds imaginables sont donc crevés, ce qui ne manque pas d’inquiéter les spécialistes.  
Parmi ces recettes pétrolières, le document a relevé que le recouvrement du Fonds de sécurisation des importations des produits pétroliers, «a permis de compenser les baisses enregistrées en matière de Tva et de droits de porte sur le pétrole». Ce fonds a permis de collecter 25,8 milliards en 2007, contre 3,4 en 2006, l’année où il a été institué. Et pour l’année en cours, le document prévoit que le Fsipp va rapporter 42 milliards de francs, soit plus de 16 milliards supplémentaires. Plusieurs spécialistes se sont souvent avancés à donner leurs explications sur les raisons de la cherté de la facture pétrolière au Sénégal, alors que l’explication se trouve dans ce document. Les différentes taxes qu’impose l’Etat ne peuvent pas permettre à la Senelec d’être compétitive, ne peuvent pas permettre aux transports de rouler à bon prix. Pire, ils ne permettent pas aux industriels sénégalais, ni même aux agriculteurs, d’être compétitifs dans leurs coûts de production. Car, en réalité, contrairement au discours officiel actuel, ces taxes annihilent fondamentalement les effets de la subvention sur certains produits comme le gaz butane ou le pétrole lampant. Par ailleurs, puisque, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), le Sénégal importe plus de produits raffinés que de brut, l’incidence des cours du pétrole sur le prix de carburants au Sénégal est moindre. Le plus inquiétant pour les spécialistes de la fiscalité, ainsi que pour certains chefs d’entreprise, c’est la destination de ces importantes ressources financières que récolte le Trésor public.  
Un chef d’entreprise se plaint : «On pénalise les industriels avec une électricité chère et desservie de manière parcimonieuse pour financer la restructuration de la Senelec, alors que l’on devrait la privatiser pour la rendre compétitive.» Il faisait référence à la participation de l’Etat à la recapitalisation de la société de distribution de l’électricité, pour 65 milliards de francs Cfa. Un économiste constate qu’au moment où l’Etat pénalise les ménages et les producteurs économiques avec un combustible trop cher, il initie des programmes de production agricole qui vont nécessiter beaucoup de combustible. «On ne peut pas vouloir la compétitivité de l’économie et tout mettre en œuvre pour entraver cette compétitivité», se désole-t-il. D’autant plus que les fonds important ainsi récoltés, ne sont pas réintroduits dans des programmes destinés à trouver des compensations aux opérateurs économiques. «Les routes de la capitale, même embellies, ne suffisent pas comme programme économique. Même une économie qui s’appuie fortement sur les services, comme la nôtre, a besoin de disposer de carburant ou d’énergie à coût supportable», ajoute un membre d’un syndicat patronal.  
Mohamed GUEYE  
 
POSITION - Après l’évaluation par le Cdpj de la 2e semaine de lutte : Les journalistes réclament la démission du ministre de l’Intérieur 
Près de quatorze jours après l’agression des journalistes Boubacar Kambel Dieng et Karamokho Thioune, le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj) poursuit son action. Yakham Mbaye et ses confrères appellent désormais à la démission du ministre de l’Intérieur.  
Après la marche contre l’impunité du samedi 28 juin, puis le port du brassard noir dans les rédactions cette semaine, le Comité pour la défense et la protection des journalistes poursuit son action. Réuni sous la présidence de Yakham Mbaye au siège de la Radio futurs médias, hier vendredi, les membres du Comité ont réclamé la démission du ministre de l’Intérieur. «Face au mutisme des autorités, le Comité a penché sur une exigence : celle de la démission du ministre de l’Intérieur, tout comme l’ont également réclamé nos confrères de Ziguinchor», a indiqué Yakham Mbaye, lors d’un point presse.  
Concernant les évènements de cette semaine, à savoir le port du brassard noir dans les différentes rédactions du pays, «le Comité a apprécié la réussite de ce plan d’action, surtout dans les régions», a souligné Yakham Mbaye. De ce fait, le porte-parole et ses confrères devraient continuer d’approfondir leurs contacts à travers les régions, afin que «si des initiatives majeures sont prises à Dakar, les régions nous rejoignent», a indiqué le porte-parole.  
Le plan d’action du Comité a, en outre, abouti à une prise de contact avec les différentes représentations diplomatiques à Dakar. Ainsi, les ambassades d’Allemagne et d’Algérie recevront respectivement les membres du Comité, lundi et mardi prochain. A cet effet, «une délégation de 5 de nos membres se rendra à ces audiences», a précisé le Comité.  
La semaine prochaine sera, en outre, placée «sous le sceau du droit», a indiqué Yakham Mbaye. Mercredi prochain les avocats du Comité feront donc face à la presse, afin d’apporter des informations sur la procédure judiciaire qui suit lentement son cours. Dans un entretien daté de jeudi le porte-parole indiquait, à cet égard, poursuivre ses actions et son combat pour la liberté jusqu’à obtenir gain de cause.  
Revenant finalement sur l’état de santé du journaliste de la Rfm, Kambel Dieng, le porte-parole a laissé entendre que son hospitalisation serait prolongée.  
Par Marie BERNARD 
ZIGUINCHOR - A l’issue de leur marche de protestation : Les confrères boycottent les activités officielles 
La presse locale dans toutes ses composantes était dans la rue hier pour dénoncer «l’impunité, l’agression et la torture faites par des policiers» sur des journalistes dans l’exercice de leur fonction. Des enseignants, des représentants de partis de l’opposition, des responsables de mouvement, d’association de femmes, des enseignants à la retraite, des jeunes en chômage et même des commerçants avec des sacs de riz vides sont venus s’allier aux journalistes pour battre le macadam.  
Au marché Saint Maures, des femmes de ménage ont encouragé et témoigné leur solidarité aux journalistes. Les représentants de syndicats d’enseignants, les partis politiques de l’opposition et de la Société civile ont pris la parole, durant tout le trajet, pour dénoncer l’agression des journalistes.  
A la gouvernance, les journalistes ainsi que les représentants des syndicats d’enseignants, de partis politiques et de la Société civile, qui ont pris part à la marche, ont attendu sous un soleil de plomb pendant plus de 15 mn sans que le gouverneur Léopold Wade ne reçoive les marcheurs qui devaient lui remettre un mémorandum. Ses proches collaborateurs ont demandé aux marcheurs de patienter, car «le gouverneur a des étrangers qu’il est en train de recevoir dans son bureau».  
Las d’attendre, El Hadji Guissé, porte-parole du jour, déclare : «Le gouverneur est en train de recevoir des étrangers. Par conséquent, nous quittons la gouvernance en considérant que nous n’avons pas été reçus par le gouverneur. Quelle que soit l’importance des personnes qu’il est en train de recevoir, nous avons clairement indiqué que nous allons marcher. Nous ne pouvons pas comprendre que depuis 5 minutes que nous sommes devant la porte de la Gouvernance le gouverneur ne sorte pas, prétextant qu’il est en train de recevoir d’autres personnes. Nous demandons à toutes ces personnes, éprises de paix et de justice, de rentrer chez eux et de considérer que nous n’avons pas été reçus pour des raisons que nous ignorons.»  
Ayant appris que les journalistes menacent de partir, M. Wade sort de son bureau pour dire : «Attention, vous êtes venus sans informer le gouverneur que je suis. Vous avez demandé au préfet l’autorisation d’organiser une marche. Il vous l’a accordée. Vous devez venir voir le gouverneur pour lui remettre un mémorandum. La meilleure courtoisie, c’est de lui informer que tel jour vous allez lui remettre un mémorandum. Allez y voir mon bureau. Il est plein de personnes que je dois recevoir. Donc, je vous reçois après ces gens-là», conclut-il avant de repartir sans attendre le mémorandum.  
Les journalistes ont, par la suite, pris la décision de boycotter les manifestations officielles sur toute l’étendue de la région de Ziguinchor jusqu’au vendredi 11 juillet prochain.  
A propos du gouverneur, la presse a décidé de ne pas lui envoyer son mémorandum. Elle a enfin exigé le départ du ministre de l’Intérieur «incompétent pour gérer cette crise».  
Par Erick Salemon BASSENE 
MBACKE - Contre la bastonnade de Kara Thioune et Kambel Dieng : La presse locale crie son indignation 
Ils étaient tous là pour crier leur indignation et marquer leur désapprobation suite aux événements survenus lors du match Sénégal-Liberia et qui a valu à Boubacar Kambel Dieng de garder encore le lit, après avoir été passé à tabac par des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente. Ils, ce sont les journalistes du Baol qui ont battu hier le macadam. La marche qui a pris départ à 10h 30mn à la radio Disso Fm a pris fin à la Préfecture de Mbacké.  
Un mémorandum a été remis au chef de l’exécutif départemental Cheikh Boucounta Guèye qui a salué les gens de responsabilité des confrères et promis de «transmettre à qui de droit». Dans ce mémorandum, les journalistes n’ont pas manqué d’attirer l’attention du président de la République sur les injustices qu’ils ne cessent de subir. Ils lui ont demandé d’enlever toutes les embûches trouvées sur leur chemin.  
Après avoir clamé leur espérance de voir le premier des sénégalais regretter la violence qui s’abat sur la corporation, ils ont demandé de «veiller à la sécurité des journalistes en situation difficile, traquer et punir les agresseurs de Pape Cheikh Fall, protéger les outils de travail des journalistes, mettre fin à la campagne de diabolisation et des attaques verbales par des tierces personnes».  
L’ombre des confères Kara Thioune et Boubacar Kambel Dieng, qui ont subi les exactions de la soldatesque policière, a plané sur la marche de protestation des journalistes qui, par cette action, ont rappelé aux autorités supérieures de ce pays leurs manquements dans le respect des textes en vigueur. A cette marche avaient pris part des militants de partis politiques, de la société civile, des chefs religieux, Daouda Diouf, le chargé des revendications du Synpics et Babacar Sow de la Cjrs.  
Par Boucar Aliou DIALLO - Correspondant  
MBOUR - Agressions perpétrées sur des journalistes : Les jeunes reporters s’indignent 
La section départementale de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) a sorti, hier, un communiqué pour s’indigner contre le fait que «les autorités de ce pays continuent de faire du dilatoire» dans la gestion de l’affaire Boubacar Kambel Dieng et Karamokho Thioune. Selon Papa Mbar Faye, correspondant du quotidien Wal Fadjri à Mbour, par ailleurs coordonnateur de la section locale de la Cjrs, «il est incompréhensible, pour nous, que jusqu’ici, ceux qui ont été clairement identifiés comme étant les bourreaux de nos confrères ne soient pas encore sous le coup de la Justice. Nous estimons qu’il y a, à l’état actuel, une seule solution qui pourrait valablement ramener la sérénité dans les rangs des professionnels de la presse sénégalaise et, par delà, tous les Sénégalais épris de justice. Que justice soit faite dans toute sa rigueur». «Nous réclamons et réitérons notre conviction que l’Etat du Sénégal veut trouver une solution à cette affaire en dehors du schéma voulu par la presse sénégalaise et par tous les citoyens, qui ont foi aux principes d’Etat de droit et de démocratie dont le Sénégal se réclame», pense notre confrère. «Nous portons à l’attention de cet Etat notre volonté d’agir pour que la prise de sanctions contre les agresseurs de Kambel et Kara soit proportionnelle à la gravité de leur délit», réclame M. Faye.  
«Notre détermination sera ponctuée par le niveau de réaction de l’autorité. En clair, notre souci est d’obtenir la prise de sanctions disciplinaires sévères à l’encontre des agresseurs de nos confrères, mesures pouvant aller de la suspension à la radiation, si leur procès arrivait à avoir lieu», martèlent Papa Mbar Faye et Cie qui réclament l’ouverture imminente du procès de «ces policiers indignes de leur rang».  
Les jeunes reporters dénoncent aussi l’agression des confrères, Ousmane Mangane et Pierre Dasylva du groupe Wal Fadjri et Ibrahima Lissa Faye de Sud Quotidien et exigent que justice soit rendue dans ces deux cas. Les correspondants de presse de Mbour qui, depuis une semaine, arborent des brassards rouges, se sont donnés rendez-vous ce dimanche à Sud Fm Mbour pour un plan d’action contre l’impunité et le triomphe de la Justice, afin que la liberté de la presse soit une réalité au Sénégal.  
Par Assane DEME - Correspondant 
RENCONTRE - Ag sur les conditions et modalités de démarrage des Assises nationales : Une personnalité annoncée à la place de Babacar Ndiaye démissionnaire 
Les membres du Comité national de pilotage (Cnp) des Assises nationales se réunissent, aujourd’hui, en Assemblée générale consacrée aux «conditions et modalités de démarrage des travaux» de ces Assises. Au cours de cette rencontre, chaque organisation, membre des Assises, sera représentée au Cnp par un plénipotentiaire et un suppléant. L’occasion sera saisie pour combler la défection de Babacar Ndiaye, 2e vice-président, démissionnaire après quelques jours du lancement des Assises nationales, le 1e juin 2008.  
Le Comité national de pilotage (Cnp) des Assises nationales est toujours debout, en dépit de menaces, d’intimidations et autres pressions, après son lancement le 1e juin 2008 à l’hôtel Méridien-Président. Aujourd’hui, il va tenir dans un hôtel de la place, une Assemblée générale pour déterminer les «conditions et modalités de démarrage des travaux», selon un communiqué rendu public. A cette occasion, chaque organisation qui participe aux Assises nationales sera représentée au Comité national de pilotage par un plénipotentiaire et un suppléant.  
Le démarrage des travaux des Assises nationales sera mis à profit pour désigner le remplaçant de Babacar Ndiaye, l’ancien directeur de la Banque africaine de développement, qui avait démissionné par voie épistolaire, quelques jours après le lancement des Assises nationales, le 1e juin 2008. Il avait été désigné 2e vice-président de ces Assises aux côtés de Amadou Makhtar Mbow, qui en assure toujours la présidence. Une source, membre du bureau des Assises nationales indique que «plusieurs personnalités ont été proposées pour remplacer Babacar Ndiaye». Cette source ne veut pas révéler les noms de ces personnalités proposées, mais en tout état de cause, «il reviendra au Comité national de pilotage de valider les propositions». Sur le plan structurel, précise notre interlocuteur, «il sera mis en place, aujourd’hui un pool de porte-paroles qui s’exprimeront désormais au nom du Comité national de pilotage des Assises». Ce Comité se réunira pour désigner en son sein un porte-parole du jour pour révéler l’identité de la personnalité désignée pour prendre la place de Babacar Ndiaye. Quant à Jean-Pierre Dieng de l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) qui avait, lui aussi démissionné, «à titre individuel», son remplacement ne se pose pas, puisque la structure à laquelle il appartient, l’Uncs, n’a pas quitté les Assises nationales.  
Ce même jour, des organisations de la société civile, des partis politiques du Front Siggil Senegaal, la diaspora sénégalaise en France tiennent à 14 heures, une réunion d’informations et de travail sur les Assises nationales, à Paris. A l’ordre du jour de cette rencontre figurent la mise en place des commissions et du Comité de France des Assises nationales du Sénégal, l’adoption du budget de fonctionnement par la section française, la définition du calendrier de travail des mois de juillet et août.  
Soro DIOP  
REACTIONS - Préjudice financier et moral subi par Bara Tall : Des avocats exigent la condamnation de l’Etat 
L’affaire se négociait certainement avec beaucoup de discrétion entre l’Etat et Bara Tall. Et, voilà qu’elle vient d’être portée au niveau de l’opinion nationale. L’entreprise Jean Lefebvre/Sénégal (Jls) assigne l’Etat en justice et réclame un préjudice financier et moral de plus de 58 milliards de francs Cfa. Pour cause, l’Etat a exclu des marchés publics l’entreprise de Bara Tall, mais aussi, le Trésor doit des créances à l’entreprise Jls. Mais, selon des spécialistes en droit, la justice doit reconnaître le tort de l’Etat et le condamner.  
Le contentieux entre l’Etat et Bara Tall reste toujours ouvert. Et, ce n’est là que le début d’une longue et rude bataille qui n’a pas encore dit son dernier mot. Ainsi, en assignant l’Etat du Sénégal en justice, l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal (Jls) de Bara Tall demande à ce que le préjudice causé par les plus hautes autorités de l’Etat, soit réparé. Un préjudice qui s’élève, selon ses avocats, à un peu plus de 58 milliards de francs Cfa. Cependant, comment la justice doit-t-elle procéder pour que l’Etat répare le tort causé à l’entreprise Jls et son propriétaire ? «Elle doit tout simplement reconnaître le tort de l’Etat et le condamner», répond Me Demba Ciré Bathily, l’un des avocats de Jls. Seulement, selon l’avocat, ce n’est pas une première dans l’histoire de la justice sénégalaise. En effet, précise-t-il, cette assignation en justice n’a rien de particulier. «Il n’y a rien de nouveau. L’Etat est un acteur de la vie économique au même titre que les autres ; donc, il doit être le garant de l’intérêt des citoyens. L’Etat est justiciable et dans cette affaire, nous mettons en œuvre sa responsabilité», précise-t-il. Même si l’Etat est condamné dans cette affaire, il sera un peu difficile de le contraindre à exécuter la peine qui lui sera infligée. Et, peu importe la sévérité de la peine car, selon Me Babacar Cissé, on ne peut pas condamner l’Etat à l’exécution forcée parce que c’est la loi qui le protège. «Il bénéficie d’une immunité dans ce domaine-là», dit-il. Aussi, du point de vue de Me Cissé, la procédure entamé par l’entreprise Jls est tout à fait normale, mais reste maintenant à la justice de dire si cette demande est fondée ou non. «On nous dit que l’Etat est contractant. S’il a signé un contrat avec l’entreprise de Bara Tall et qu’il ne l’a pas respecté, il doit être condamné», estime-t-il. Cependant, cette assignation est venue au moment où certains émettent des doutes sur l’autonomie de la justice sénégalaise. D’aucuns pensent même que la justice ne peut pas être impartiale quand il s’agit d’une affaire opposant l’Etat à quelqu’un d’autre, comme c’est le cas ici. Toutefois, l’avocat de Bara Tall reste quelque peu optimiste quant à la suite favorable de cette affaire. Selon Me Demba Ciré Bathily, si une société est lésée par l’Etat, elle doit s’adresser au tribunal pour que justice soit faite. Puisque, soutient-il, c’est le rôle de la justice dans notre société. «La responsabilité de l’Etat existe depuis longtemps», reconnaît Me Bathily. L’entreprise Jls devait être considérée, selon l’avocat, comme un bijou national. «Surtout quand il s’agit d’un citoyen qui a pris son argent pour le mettre pour le compte de l’Etat», ajoute-t-il. Me Demba Ciré Bathily reste convaincu que tout cela est «une volonté délibérée et inadmissible» de l’Etat du Sénégal de vouloir asphyxier l’entreprise de Bara Tall.  
En attendant le verdict qui sera donné, les avocats de l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal demandent à ce que le juge, qui sera chargé d’examiner la plainte le 24 juillet prochain, condamne l’Etat à verser à leur client, 58 milliards de francs Cfa.  
Mamadou DIALLO  
 
SUD QUOTIDIEN : 
L’AFRIQUE NOIRE RECOLONISEE LE 13 JUILLET 2008.  
Par | | samedi 5 juillet 2008  
La réunion préparatoire de celle qui va recoloniser l’Afrique noire a eu lieu ce 3 juin à Marseille. Un village euro méditerranéen est né qui réunit 3000 entreprises de 39 pays. L’Afrique noire, celle qui est au Sud du Sahara, en a été exclue 
Cette réunion est le fer de lance de celle du 13 juillet qui aura lieu à Paris sous la Présidence de Nicolas Sarkozy et qui va regrouper les chefs d’Etats et de gouvernements européens et du Bassin méditerranéen, en vue d’un accord autour de l’Union pour la Méditerranée. 
Ce marché de dupes ouvrira les pays du Maghreb à l’industrie obsolète et en manque de vitalité de l’Europe. En contre partie, les pays de « l’Afrique blanche » deviendront les gardes chiourmes qui protégeront l’Europe des hordes barbares de l’Afrique Noire. Désormais, l’Europe s’étendra jusqu’au Sud du Sahara. 
Les président Wade et Kadhafi ont dit NON à ce projet qui prendra forme ce 13 juillet 2008. 
Toute l’Afrique demeure muette face à cette forfaiture qui se prépare aux yeux et au su du monde entier. Personne ne pipe un mot. Où sont les hommes politiques, les journalistes, les universitaires du Sénégal ? d’Afrique Noire ? Depuis un mois, le BLOC POUR LE RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE (BRDS) n’a cessé d’écrire, de crier, de supplier pour que l’Afrique se lève et dise NON à ce projet de marginalisation et de recolonisation de l’Afrique Noire, de destruction de la ligue arabe et de frein définitif à l’unité africaine. 
Le Tchad, l’Algérie, le Cameroun, la RCA, la Côte d’ivoire, le Mali, la Guinée, le Burkina, le Niger ont élevé leur voix pour dire NON à l’Union pour la Méditerranée. 
L’emprise de la France au Sénégal est-elle si forte que personne au Sénégal n’ose élever la voix pour dire « Sarkozy, ça suffit ». 
En fait avec le nombre de camps militaires qui entourent Dakar, je comprends que les gens aient peur ou protègent des intérêts inavoués, mais entre mourir aujourd’hui et mourir le13 juillet, quelle est la différence ? 
En outre avec ces hausses vertigineuses de toutes les denrées, du carburant, du transport, du loyer, des médicaments… ne sommes- nous pas des morts vivants ? 
Non à l’Union pour la Méditerrannée de Sarkozy. 
Vive le Sénégal, 
Vive l’Afrique, 
Vive l’unité africaine. 
• PROFESSEUR EL HADJ HAMIDOU DIALLO  
• SECRETAIRE GENERAL DU BRDS 
Flambée des prix des denrées alimentaires 
La faute aux biocarburants, selon la Banque mondiale 
Par SOMBEL FAYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 5 juillet 2008  
 
C’est une étude confidentielle de la Banque mondiale qui le révèle : entre 2002 et février 2008, la production et l’utilisation de biocarburants ont contribué à une flambée des prix des denrées alimentaires. 
Si elle n’a pas été rendue publique, ce serait du fait de la charge polémique de ses conclusions. L’étude en question a été publiée ce vendredi 4 juillet par le quotidien britannique The Guardian selon lequel, elle a été conduite par un économiste de renom, Don Mitchell. 
Le résultat de cette enquête démontre que les biocarburants sont responsables de la hausse des prix des denrées alimentaires de 75 % sur la période étudiée, un chiffre très loin des estimations jusqu’ici avancées. Ces résultats vont aussi à l’encontre des affirmations du gouvernement américain selon lesquelles les agro-carburants ne contribueraient qu’à une hausse de 3 % des prix des denrées alimentaires. 
Toujours est-il que la divulgation de ce rapport intervient dans un contexte où les chefs d’Etat et de gouvernement des pays industrialisés du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) s’apprêtent à se pencher, du 7 au 9 juillet à Toyako, dans l’île de Hokkaïdo, au Japon, sur cette question de la crise alimentaire, et tenteront d’y apporter une réponse globale. Une chose est sûre, cette étude va accentuer la pression sur les gouvernements qui prétendent réduire leurs émissions de gaz a effet de serre et réduire leur dépendance vis-à-vis du pétrole. 
UN FAISCEAU DE PHÉNOMÈNES 
« Sans l’augmentation des biocarburants, les stocks mondiaux de blé et de maïs n’auraient jamais chuté aussi sensiblement et la hausse des prix due à d’autres facteurs aurait été modérée », peut-on lire dans le rapport rendu en avril aux responsables de la Banque mondiale. 
La hausse généralisée des prix des denrées alimentaires a plongé depuis le début de l’année plus de cent millions de personnes dans les rues à travers le monde. Selon des experts, cette crise mondiale est le résultat d’un faisceau de phénomènes : sécheresse en Australie, flambée du prix du pétrole, utilisation croissante des terres pour la culture de biocarburants et spéculation sur le marché des matières premières. 
Déjà, dans la même lignée, Robert Townsend, Économiste senior au sein de l’unité chargée de l’agriculture à la Banque mondiale, examinait au mois de mai dernier, les facteurs qui sont à l’origine de l’envolée des prix, l’incidence de cette situation sur l’Afrique et les mesures adoptées par la Banque mondiale pour contribuer à résoudre ce problème. 
Il indiquait que la forte augmentation de la demande de denrées vivrières a été plus rapide que celle de l’offre, en raison principalement des politiques pratiquées par les pays industrialisés en matière de biocarburant et, dans une moindre mesure, de l’évolution des habitudes alimentaires dans les pays en développement qui connaissent une croissance rapide. M. Townsend soutenait ainsi que les politiques relatives aux biocarburants ont détourné les denrées vivrières des marchés traditionnels d’exportation vers la production de l’éthanol et du biodiesel. 
La demande croissante de produits d’élevage, surtout en Asie, a augmenté la consommation des céréales fourragères. L’irrégularité des conditions climatiques, les politiques commerciales et les décalages saisonniers ont ralenti la réponse des producteurs à cette envolée des prix. Dans des pays tels que l’Australie, la sécheresse a réduit le volume jadis important des exportations de blé et de riz. Certains pays ont récemment adopté des mesures d’interdiction des exportations, ce qui a à son tour interrompu les échanges. 
CAMPAGNE POUR UNE SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE 
Les journalistes comme boucliers 
Par Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN | samedi 5 juillet 2008  
 
Le contexte international impose une solidarité pour réaliser une souveraineté alimentaire. A travers une campagne menée en Afrique de l’Ouest, une des zones les plus touchées par le déficit alimentaire, la société civile veut mettre les journalistes au-devant de la scène pour espérer atteindre les objectifs. 
Le Radi et Christian Aid en partenariat avec le Sympics, la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) et l’Union des radios associatives et communautaires ont invité des journalistes à réfléchir sur la crise alimentaire mondiale et la hausse des denrées de première nécessité. C’est au tour de plats à base de produits locaux que les parties ont essayé de définir la place de « La presse dans la bataille pour une souveraineté alimentaire ». Le Radi veut amener la presse à jouer les premiers rôles dans sa Campagne commerce équitable pour la promotion des filières agricoles en vue d’une souveraineté alimentaire. Miniane Diouf du forum social sénégalais a indiqué qu’il convient de dégager une dynamique communicationnelle fort autour d’un réseau pour renforcer la capacité des journalistes sur la question de la souveraineté alimentaire. Sur cette lancée, Miniane Diouf a rappelé que : « la souveraineté première d’un peuple, c’est sa capacité à se nourrir ». Sur cette lancée, un autre membre de la société civile ayant pris part à la rencontre pense que cette idée doit être précédé d’un diagnostic sans complaisance sur les programmes précédents ou en cour. Prenant le cas du Sénégal, il pense que toute stratégie ou politique doit être précédée d’une évaluation des programmes spéciaux (maïs, bissap, manioc…) qui ont été initiées au cour des dernières années. Ceci, a t’il précisé, pour savoir « pourquoi avoir investi beaucoup d’argent alors que les problèmes du monde rural restent entiers ». 
Sur le problème de la crise alimentaire, les responsables du Radi affirment avoir tiré la sonnette d’alarme bien avant même le 27 septembre 2007 à Kédougou lors de la journée mondiale contre les Accords de partenariat économique (Ape). Miniane Diouf pense que « la moitié du coût des importations de riz remise aux producteurs locaux, allait permettre à ces derniers d’assurer un million de tonnes de cette céréale par an. C’est une question d’option ». M. Diouf n’a pas caché son étonnement face à ce qu’il a qualifié d’exception sénégalaise. « On a une balance commerciale qui est passée de –215.518 millions à 324.830 millions de F Cfa alors que l’État n’est pas prêt à diminuer son train de vie avec des ministres, députés et conseillers pléthoriques, des sénateurs inutiles ». 
Pour la réalisation de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) lancée par le Président de la République comme alternative à la hausse des prix des denrées de base, Miniane Diouf pense sa réussite se fera avec la presse qui, à son avis, doit impulser le débat sur la souveraineté alimentaire. Concernant les magasins de référence prévus pour contrer la spéculation appliquée sur les prix des denrées, M. Diouf considère que : « ces magasins doivent être référencé par des produits locaux et non des produits importés ». Une initiative qui, à son avis, doit être précédé d’une large campagne de sensibilisation à l’endroit des consommateurs sur les produits locaux. Une initiative qui a pour but d’aider les consommateurs à changer les habitudes alimentaires qui reposent plus sur des produits importés. 
CREATION D’UN FONDS MONDIAL DE LUTTE CONTRE LA FAIM ET LA MALNUTRITION  
Des Ong interpellent le G8 et l’ensemble des Etats. 
Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com) | | samedi 5 juillet 2008 
 
GENEVE- Pour faire face à la crise alimentaire mondiale et au delà réduire la malnutrition et la famine, des Ongs demandent la mise en place d’un fonds mondial pour lier la parole à l’acte. Il manque aujourd’hui un organisme international capable de coordonner des financements additionnels qui permettraient de réduire fortement la malnutrition et de traiter en profondeur les causes de la faim, ont souligné dans un communiqué conjoint trois directeurs généraux d’Ongs, Philippe Lévèque, Directeur Général Care France, Marc Van Ameringen, Directeur Général GAIN, François Danel, Directeur Général Action contre la Faim – France. Ces patrons de l’humanitaire, interpellent les Etats et s’interrogent sur leur réelle volonté de réduire la faim dans le monde : « entreprises et ONG sont prêtes à relever le défi, qu’en est-il des Etats ? ». 
Les membres du G8 ont annoncé la création d’un groupe de travail pour lutter contre la crise alimentaire mondiale. Cette mobilisation représente un espoir pour près de 860 millions d’individus sous-alimentés dans le monde, reconnaissent les ongs. Cependant, l’enjeu est immense car derrière la crise alimentaire se profile une crise humanitaire plongeant les plus vulnérables dans la malnutrition. Action contre la Faim, Care International et GAIN (Global Alliance for Improved Nutrition) appellent ainsi les Etats membres du G8 à lancer la création d’un Fonds Mondial de lutte contre la faim et la malnutrition. 
A mi-parcours des Objectifs du Millénaire pour le Développement, il est désormais clair que la situation socio-économique d’une partie croissante de la population mondiale empire. La hausse des prix des denrées alimentaires n’est malheureusement qu’un facteur aggravant d’une situation déjà désastreuse. Alors que l’on ne constate à ce jour que les effets naissants de cette crise, il faut rappeler que 19 millions d’enfants souffrent de malnutrition aigüe sévère dans le monde aujourd’hui. Combien seront-ils demain si nous n’agissons pas très vite ? 
Action contre la Faim, Care International et GAIN (Global Alliance for Improved Nutrition) appellent les dirigeants des pays les plus riches de la planète à ne pas oublier les populations les plus vulnérables, déjà touchées par la faim et la malnutrition. Jusqu’ici les discussions et orientations face à cette crise alimentaire concernent les politiques commerciales et agricoles, la relance de l’agriculture vivrière et familiale. Ces questions sont décisives pour traiter les causes de la crise actuelle. Toutefois, la malnutrition menace dès à présent la vie de millions d’enfants et des mesures concrètes s’imposent. Le réveil de l’opinion publique et des instances internationales sur le fléau de la faim rendent désormais possible la création d’un Fonds Mondial de lutte contre la Faim et la Malnutrition. 
Les analyses récentes (Nations-Unies, FAO, PAM….) soulignent l’insuffisance des moyens financiers consacrés tant aux effets urgents de la crise alimentaire (distribution en zone rurales et en zones urbaines) qu’aux effets plus durables de la crise (relance des politiques agricoles, principalement familiales). Les acteurs qui interviennent dans la lutte contre la faim et la malnutrition sont nombreux, chacun d’entre eux intervenant dans un domaine d’expertise bien identifié. 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE ContinentPremier.Com 
AGRESSION POLCIERE SUR KAMBEL DIENG ET KARAMOKHO THIOUNE 
Le CPDJ engage la bataille diplomatique, ce lundi 
Par Abdoulaye THIAM | SUD QUOTIDIEN | samedi 5 juillet 2008 
 
L’affaire Boubacar Kambel Dieng et Karamokho Thioune continue de faire des vagues. A la suite des marches organisées à Dakar et dans nombre de grandes villes des régions, le Collectif pour la défense et la protection des journalistes (Cpdj) entame une action d’information auprès des ambassades et exige aujourd’hui, la démission du ministre de l’Intérieur. 
L’agression sauvage dont ont été victimes nos confrères Boubacar Kambel Dieng, Chef du Desk Sports de la Radio Futur Médias (RFM) et Karamokho Thioune, de West Africa Democracy Radio (Wadr) a pris une tournure diplomatique. Face au mutisme des autorités étatiques, le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj), mis sur pied au lendemain de cette bavure policière, est passé à la vitesse supérieure. 
Après la marche initiée samedi dernier 28 juin de la Place de l’Obélisque au Rond Point de la Poste Médina et qui a battu le record d’affluence, le port des brassards noirs pendant 48 heures (mercredi et jeudi), le CPDJ engage la bataille diplomatique. C’est la décision ressortie de la réunion tenue hier, vendredi 4 juillet, dans les locaux du Groupe Futurs Médias. “Le Comité pour la protection et la défense des journalistes s’est réuni ce vendredi 4 juillet 2008 dans les locaux du groupe de presse « Futurs Médias ». Au cours de cette rencontre, les échanges ont tourné principalement sur deux points : Information Décisions“, renseigne un communiqué parvenu à notre Rédaction hier. 
C’est ainsi que le Comité dit avoir “pris acte de la décision du médecin traitant de prolonger l’hospitalisation du journaliste Boubacar Kambel DIENG, chef du Desk Sports de la radio RFM, victime avec notre confrère Karamakho THIOUNE, reporter à West Africa Democracy Radio (WADR), d’une agression policière perpétrée le 21 juin 2008“, lors du match Sénégal-Liberia comptant pour les éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2010. De même, le Comité informe “des audiences qu’une délégation de cinq (5) de ses membres aura avec les autorités des Ambassades d’Allemagne, lundi 7 juillet 2008 à 15 heures, et d’Algérie, le mardi 8 juillet 2008 à 11 heures“. 
Au chapitre des décisions, le Comité, constatant de la part des autorités “l’absence de mesures à la hauteur de la gravité du forfait commis par les éléments de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), exige, à l’instar des confrères de Ziguinchor, la démission du Ministre de l’Intérieur“. Pour finir, le Comité informe qu’il tiendra, mercredi 9 juillet 2008, une conférence de presse conjointe avec les avocats constitués dans l’affaire. L’heure et le lieu devraient être communiqués dans les prochains jours. 
APRES L’INSTALLATION DU BUREAU EN JUIN 
Les assises nationales au pas de caméléon 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 5 juillet 2008  
 
Les assises nationales suivent leur petit bonhomme de chemin. Un mois après le lancement en grande pompe, les travaux démarrent timidement. Le comité national de pilotage (Cnp) n’a, à partir d’aujourd’hui, samedi 5 juillet, que deux réunions à son actif. Mais, la rencontre de ce samedi semble être déterminante pour la suite des actions relatives aux assises nationales. Parallèlement à cette réunion, les Sénégalais de la diaspora s’organisent en France pour mettre en place leur comité. 
Les assises nationales qui devront se tenir dans une période de trois à six mois tardent à prendre carrément leur envol. Depuis son installation fastueuse, le 1er juin dernier, le Comité national de pilotage n’a tenu qu’une seule réunion. C’est aujourd’hui, samedi 5 juillet qu’il va tenir sa deuxième rencontre pour enfin se à pied d’œuvre pour l’organisation des joutes oratoires. Cette entrevue qui démarre à 10h dans un hôtel de la place va permettre aux membres du comité national de pilotage de plancher sur les conditions et les modalités de démarrage des travaux des Assises. 
Selon le communiqué du Cnp, chaque organisation membre des Assises sera représentée au CNP par deux personnes soit un plénipotentiaire et un suppléant. Au moment où les membres des assises nationales se réunissent à Dakar, d’autres seront en pourparlers à Paris. En effet, les Sénégalais de la diaspora qui sont de ce côté de l’Europe vont procéder à l’installation des commissions et du Comité France pour les Assises Nationales du Sénégal / Section France. Adoption du budget de fonctionnement pour la Section France des Assises Nationales / Financement de ce budget. Calendrier de travail des mois de Juillet / Août 2008 
Les Responsables d’Associations sénégalaises en France, les personnalités de la Société Civile et les militants des partis politiques sont invités à cette importante réunion et à participer très activement aux travaux des différentes commissions qui seront mises en place. Cette rencontre venue à la suite du déplacement du président des assises nationales, Amadou Mahtar Mbow en juin dernier, pour la mise en place de cellules étrangères de cette grande initiative. 
C’est ainsi que des organisations de la société civiles, des partis politiques du Front Siggil Senegaal et la diaspora sénégalaise ont pu tenir une réunion d’information à la rue Lafayette à Paris. Cette entrevue qui a enregistré la participation du président du bureau des assises avait comme thème « les enjeux des Assises nationales et l’implication de la diaspora dans les Assises nationales ». 
Ces deux rencontres qui vont se tenir simultanément , s’inscrivent dans une suite logique après la réunion le samedi 28 juin dernier du comité national de pilotage (Cnp). Elle avait ainsi permis d’aborder, selon le communiqué, entre autres questions : « le financement des Assises à travers la proposition de budget établie par Serigne Mbaye THIAM, la validation du plan de communication, le démarrage des consultations citoyennes, le pourvoi des commissions en experts qualifiés et la recherche de consensus par les parties prenantes en délimitant les sphères d’activité ». 
« En ce qui concerne le financement, un comité restreint a été mis sur pied afin de réfléchir sur la proposition de budget en vue de l’améliorer », a relaté le communiqué. Les différentes organisations pourront ainsi, a-t-il ajouté, contribuer à hauteur de leurs possibilités respectives. Il est aussi prévu la distribution de bons de contributions volontaires afin que chaque citoyen puisse participer, selon ses moyens, à l’œuvre collective. 
Il a aussi été retenu, lors de la réunion de 28 juin dernier que chaque organisation, dans son domaine respectif, politique, économique, social ou autre, pourra continuer à dérouler son programme tout en tenant compte du code de conduite et du règlement intérieur, lequel sera finalisé à la prochaine séance. 
WALFADJRI : 
Modification du mandat présidentiel : Qui pour arbitrer le débat sur l’article 27 ? 
Le débat sur la faisabilité de la modification constitutionnelle est dans l’impasse. Faisant fi de cette situation, le pouvoir a saisi le Parlement. Il existe pourtant une possibilité de saisine du Conseil constitutionnel aux fins d’interprétation du texte pour fixer les différents protagonistes.  
 
Après en avoir agité l’idée, le gouvernement est passé, depuis la semaine dernière, à la vitesse supérieure. Il a, en effet, déposé le projet de révision de la Constitution sur la table du Parlement. Transformant ainsi son idée de réforme en projet de loi constitutionnelle dûment transmis à l’Assemblée nationale et au Sénat. Objectif : réviser la disposition constitutionnelle relative à la durée du mandat du président de la République. Ainsi, de 5 ans, le mandat du président de la République passera à 7 ans si toutefois le Congrès donne son accord ; ce qui est de l’ordre du plus que probable vu la majorité dont dispose le pouvoir dans les deux chambres.  
Toutefois, compte tenu de la tournure que prend le débat né dans l’opinion publique depuis l’annonce de ce projet de loi, il n’est pas superflu de se poser la question de savoir s’il existe ou pas une autorité à équidistance entre les différents acteurs et capable, au-delà du débat politicien, d’arbitrer ce conflit qui est dans l’impasse. D’autant que les avis des participants à la rédaction de l’article en cause, les travaux préparatoires et autres éléments plus ou moins proches de l’environnement général de la nouvelle Constitution n’ont été d’aucun impact sur les velléités de réforme du pouvoir puisque la commission technique compétente de l’Assemblée nationale a déjà été saisie du texte.  
Professeur de droit public et un des rédacteurs de la Constitution de 2001, Babacar Guèye pense que deux voies existent. La première qui est, en pratique, la plus utile de par sa portée, est celle de la saisine du Conseil constitutionnel. Dans cette hypothèse, il s’agit d’amener les 5 sages du conseil à interpréter l’article en cause pour savoir si oui ou non l’alinéa qui dit que ‘cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire’ s’applique à la durée du mandat du président de la République ou au nombre de fois pour lesquelles ce mandat peut être renouvelé ou les deux à la fois. En l’espèce, il s’agira pour le conseil de se livrer d’abord à une approche psychologique tendant à sonder la volonté du Constituant, ensuite à l’ambiance qui prévalait à l’époque, les travaux préparatoires et, éventuellement, solliciter l’avis de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont eu à participer à la rédaction de cet article, objet de tant de spéculations. A ce premier niveau, se pose la question de savoir qui est habilité à saisir le Conseil constitutionnel. Pour cette voie, les procédures classiques sont les seules valables : le président de la République ou un dixième des membres de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Cette saisine est enserrée dans un délai bien défini.  
L’autre voie qui s’offre, selon le spécialiste, est celle de l’exception d’inconstitutionnalité. Ici, la procédure est beaucoup plus complexe ; il s'agit d'un recours défensif, c'est-à-dire que celui qui soulève l'exception d'inconstitutionnalité veut se protéger contre l'application de la loi constitutionnelle ; la personne se trouve dans le cadre d'un procès où cette loi peut lui être préjudiciable ; la loi peut être suspendue pour cette affaire, mais elle ne sera pas pour autant annulée.  
Le droit positif sénégalais n’autorise que ces deux voies. Mais une volonté réelle de dépassionner ce débat qui est sorti des cadres techniques pour épouser des contours citoyens, incline à l’utilisation du premier mécanisme. Cela, du fait de son caractère hautement préventif.  
Ibrahima ANNE  
 
Mesure de dissolution de collectivités locales : Les anciens gouverneurs du Sénégal relèvent les lacunes  
‘Comment comprendre qu’un Conseil soit dissous quelques jours après avoir voté son budget à la majorité ? Comment comprendre qu’un Conseil soit dissous alors que c’est l’Exécutif qui est accusé de mauvaise gestion ?’. Voilà les questions que se posent les anciens gouverneurs du Sénégal. Même s’ils ne jettent pas l’opprobre sur le chef de l’Etat dans cette mesure, les anciens gouverneurs comprennent quand même la réaction des conseillers qui ont refusé de procéder à la passation de service pour cause d’illégitimité.  
 
La mesure de dissolution de certains conseils de collectivités locales continue de soulever des vagues d’indignation. Après les partis de l’opposition, la plupart frappés par la mesure, la société civile, c’est au tour de l’Association des anciens gouverneurs du Sénégal de rompre le silence pour apporter sa ‘contribution’ dans le débat. Et s’ils parlent, c’est parce que ces anciens hauts fonctionnaires estiment qu’il s’agit quand même d’un ‘débat qui intéresse toute la société’. C’est pourquoi, l’Association dit comprendre le concert de récriminations qui ‘tient non seulement à la soudaineté de la mesure, mais encore et surtout au fait que cette mesure a révélé de nombreuses lacunes qu’il convient de combler’. Les anciens gouverneurs fondent donc leur ‘réflexion’ sur les dispositions de la loi 96-06 du 22 mars 1996 portant code des collectivités locales. Celle-ci dispose que ‘leurs organes délibérants (les conseils, Ndlr), peuvent être dissous par décret si leur fonctionnement se révélait durablement impossible, après avis du Conseil d’Etat’.  
De prime abord, les anciens gouverneurs voient surgir deux difficultés. D’abord, expliquent-ils, ‘le code reste muet sur le délai imparti par l’adverbe ‘durablement’, ainsi que la nature et l’ampleur de la situation de crise que décrit l’adjectif ‘impossible’.’ Ensuite, poursuit l’Association, ‘le code omet également de préciser que le décret doit être motivé, l’avis du Conseil d’Etat ne pouvant tenir lieu de rapport de présentation’. Autant de failles qui ont certainement facilité la tâche au chef de l’Etat. Toutefois, relèvent les anciens gouverneurs, ‘le bon sens du Sénégalais qui l’incite à éprouver le besoin de vouloir comprendre, ainsi que les principes généraux de droit, n’admettent la dissolution d’organes librement élus que pour des motifs extrêmement graves, tels que la démission collective des conseillers, le refus systématique de tenir des sessions au point de bloquer le fonctionnement de l’Institution’. Voilà pourquoi les anciens gouverneurs avouent avoir compris la réaction de certains élus locaux refusant de procéder à la passation de service. En mettant en avant l’illégitimité de la mesure de dissolution.  
En effet, s’interroge l’Association des anciens gouverneurs du Sénégal : ‘Comment comprendre qu’un Conseil soit dissous quelques jours après avoir voté son budget à la majorité ? Comment comprendre qu’un Conseil soit dissout alors que c’est l’Exécutif qui est accusé de mauvaise gestion ?’ Autant de questions qui ont amené une certaine opinion à parler de ‘dissolution discriminatoire’. Les anciens gouverneurs qui se disent politiquement neutres, rappellent que dans la ‘conjoncture actuelle, il convient d’apaiser le jeu politique. Le climat social le dicte, la bonne gouvernance l’impose.’  
Les anciens gouverneurs qui ne remettent pas en cause le code des collectivités malgré ses dispositions ambiguës, suggèrent sa relecture ‘détaillée’ afin de le conformer à un Etat de droit.  
Georges Nesta DIOP  
Nous publions, in extenso, le texte de l’Association des anciens gouverneurs du Sénégal  
Réflexions sur la récente dissolution des Conseils de collectivités locales  
 
 
Dès l'accession du Sénégal à la souveraineté internationale en 1960, les pouvoirs publics ont mis en œuvre une politique de décentralisation qui, année après année, est devenue une option irréversible. Quelques dates significatives méritent, à cet effet, d'être rappelées : - 1960, le statut de commune de plein exercice est élargi à toutes les communes ;  
- 1966, la loi n° 66-64 du 30 juin portant code de l'administration communale est promulguée ;  
- 1972, la loi n°72-25 du 19 avril crée les communautés rurales et la loi 72-64 du 26 juillet modifie le code de l'administration communale ;  
- 1990, la loi n° 90-35 du 8 octobre 1990 modifiant le code de l'administration communale, verse les communes à statut spécial dans le droit commun ;  
- La loi n° 90-37 du 8 octobre 1990 transfère la gestion des communautés rurales des sous-préfets aux présidents de conseils ruraux ;  
- 1996, la région est érigée en collectivité locale.  
Si un tel rappel est nécessaire, c'est parce que le Sénégal ne doit ni perdre, ni gaspiller, ni faire fi de ce capital d'expérience, de confiance accumulé au cours de longues années de pratique d'une tutelle pesante largement allégée depuis 1996. Aussi, le dialogue entre l'Etat et les collectivités locales doit-il être érigé en code de conduite. Toute orientation vers une optique concurrentielle doit être clairement écartée, car elle constituerait une anomalie et un dysfonctionnement flagrants.  
C'est pourquoi, la dissolution des organes délibérants d'un certain nombre de collectivités locales, en même temps qu'elle a suscité, dans l'opinion publique, de nombreuses interrogations, des commentaires plus ou moins favorables et même des réactions d'indignation, installe notre association dans le débat qui intéresse toute la société. Ce concert de récriminations tient, non seulement à la soudaineté de la mesure, mais encore et surtout au fait que cette mesure a révélé de nombreuses lacunes qu'il convient de combler.  
Pour les trois ordres de collectivités locales existantes au Sénégal que sont la région, la commune et la communauté rurale, la loi n° 96-06 du 22 mars 1996, portant code des collectivités locales, dans ses articles successifs 52 (pour la région), 173 (pour la commune) et 235 (pour la communauté rurale), prévoit dans la même forme rédactionnelle, que : ‘Leurs organes délibérants peuvent être dissous par décret si leur fonctionnement se révélait, durablement impossible, après avis du conseil d'Etat’.  
De prime à bord, on voit surgir deux difficultés Le code reste muet sur le délai imparti par l'adverbe ‘durablement’, ainsi que la nature et l'ampleur de la situation de crise que décrit l'adjectif ‘impossible’. Le code omet également de préciser que le décret doit être motivé, l'avis du Conseil d'Etat ne pouvant tenir lieu de rapport de présentation. Toutefois, le bon sens des Sénégalais qui l'incite à éprouver le besoin de vouloir comprendre, ainsi que les principes généraux de droit n'admettent la dissolution d'organes librement élus que pour des motifs extrêmement graves, tels que la démission collective des conseillers, le refus systématique de tenir des sessions au point de bloquer le fonctionnement de l'institution.  
Par ailleurs, au moment de l'application du décret portant dissolution, certaines autorités décentralisés ont mal accueilli le caractère brusque et brutal de la mesure et on a constaté, çà et là, des tentatives de résistance, de boycott et de refus catégorique de procéder à des passations de service en bonne et due forme. Pour notre part, si, au plan légal, une entrave à la passation de service ne peut être justifiée, on pourrait, tout au moins, essayer de la comprendre par rapport à la légitimité. En effet : - Comment comprendre qu'un conseil soit dissous quelques jours après avoir voté son budget à la majorité requise ?  
- Comment comprendre qu'un conseil soit dissous alors que c'est l'Exécutif qui est accusé de mauvaise gestion ?  
Toutes ces considérations ont amené une certaine opinion à parler de dissolution discriminatoire. Or, dans la conjoncture actuelle, il convient d'apaiser le jeu politique. Le climat social le dicte, la bonne gouvernance l'impose. En tant qu'anciens gouverneurs de région, soucieux d'efficacité, de stabilité et de civisme, nous n'avons pas le droit de fermer les yeux sur un code qui comporte des dispositions ambiguës et ambivalentes, sources de précarité, de dissension et de tension inutile.  
Aussi convient-il : 1) - sans le remettre en cause, de procéder à une relecture détaillée du code des collectivités locales afin de le conformer à un Etat de droit, c'est-à-dire, un Etat qui fait respecter les règles par les citoyens en même temps qu'il respecte les règles qu'il s'est librement données.  
2) d'expliciter expressément, dans le code ou dans un décret d'application, ce que l'on entend par ‘durablement’ et ‘impossible’. Pour le premier concept, il s'agira de fixer la situation d'impasse dans le temps et pour le second, de préciser s'il exprime des obstacles quasi insurmontables qui causent de graves préjudices à la vie des populations oubien des querelles internes et des rivalités personnelles qui paralysent l'institution.  
Il faut considérer ce texte comme une simple contribution. Nous ne nous situons dans aucun camp. Nous avons seulement cherché à être objectifs en nous appuyant sur notre expérience. Puisse cette contribution susciter un débat de nature à faire évoluer positivement la politique de décentralisation, socle de la démocratie locale.  
L'Association des anciens gouverneurs  
 
 
Pour soutenir le combat pour la liberté : Le Baol marche aux côtés de ses journalistes 
 
 
(Correspondance) - La randonnée pédestre organisée, hier vendredi, à travers les artères de la ville de Mbacké, en solidarité avec Boubacar Kambel Dieng de la Radio Futurs médias et Karamokho Thioune de la Wadr, marque un déclic pour les journalistes du Sénégal en général et ceux de Mbacké en particulier, qui travaillent jusqu’ici sous une pression inqualifiable. En battant ainsi le macadam sous une chaleur accablante, la presse du Baol a attiré l’attention des autorités politiques, religieuses et la population sur les conditions de travail difficiles de ses membres. ‘Nous marchons pour enlever toutes embûches trouvées sur le chemin des journalistes, des militants de la liberté, une marche vers la liberté et non vers l’impasse’, explique le coordinateur du Collectif des journalistes et reporters de la région de Diourbel, Ibrahima Benjamin Diagne.  
La marche, qui a débuté vers 11 h à la radio Disso Fm, a enregistré une forte participation de la population mbackoise. Ils étaient tous là, partis politiques de l’opposition comme de la mouvance présidentielle, les jeunes des Asc, les groupements féministes, les autorités religieuses et les syndicalistes. Ils étaient environ plus de 500 personnes, à côté de la presse où toutes les maisons étaient représentées à battre le macadam à travers les artères de Mbacké. Le cortège a fait une escale à la station Sud Fm, puis à Walf Fm, puis à la mairie, pour enfin faire cap sur la préfecture où un mémorandum a été remis au Préfet du département, Cheikh Sadibou Guèye, chargé de le remettre au président de la République.  
Après la marche, les journalistes se sont retirés pour mettre sur pied le Comité régional pour la défense et la protection des journalistes de la région de Diourbel. Un comité que dirige désormais Ibrahima Benjamin Diagne avec comme adjoint El Hadji Modou Guèye de Walf Tv. Les coordonnateurs sont Momar Diongue de l’Aps et Aliou Bocar Diallo du Quotidien alors que la trésorerie est confiée à Touty Sèye de Sud Fm.  
Babacar MBODJI  
Défilé de femmes à la recherche de gaz, d'eau… : ‘Une insulte à la dignité nationale’, selon le Psd/Jant-bi 
 
 
Les pénuries de gaz, de riz, les coupures fréquentes d’eau et d’électricité constituent le quotidien des Sénégalais. Alimentant, du coup, des débats passionnés. Et, le Psd/Janti-bi n’est pas en reste. Dans un communiqué, le parti du député Mamour Cissé fustige, en effet, ‘le spectacle désolant et humiliant de ces femmes à travers tout le Sénégal, bassines ou bouteilles de gaz vides sur la tête, suant, sang et eau, sous le soleil, en quête perpétuelle et toujours vaine de ces denrées portées quasiment disparues, est en soi une insulte à la dignité nationale’. Le Psd/Jant-bi refuse ainsi, ‘de se faire le complice de la clochardisation programmée du peuple sénégalais’. Lequel est, estime ce parti, déjà si rudement éprouvé par les délestages, devenus leur lot quotidien, ‘du fait de l’incurie d’une direction générale de la Sénelec totalement dépassée par les événements’. Faisant, à ce propos allusion à l’agression des journalistes, Mamour Cissé et ses camarades ironisent : ‘le seul endroit où l’on trouve encore du courant dans ce pays c’est bien dans les nouvelles matraques de nos forces spéciales de police. La preuve par Kambel et compagnie’. C’est pourquoi ils exigent le retrait de ces matraques électriques qu’ils qualifient ‘d’instruments sauvages’. A ce sujet, le Psd/Jant-bi tient à réaffirmer sa solidarité, à la fois au peuple sénégalais et aux journalistes. Et concernant ces derniers, le parti de Mamour Cissé constate qu’une ‘culture de haine, savamment distillée présente de plus en plus les journalistes comme des témoins malveillants et gênants de l’histoire de leur temps’. Ce qui est, selon le Psd/Jant-bi, inacceptable dans une démocratie digne de ce nom.  
Dans son diagnostic de la situation socio-économique, le Psd/Jant-bi s’en est pris au ministre du Commerce. Et, c’est pour exiger sa démission. Car, ‘vu le véritable chemin de croix qu’il (le ministre du Commerce) inflige aux populations à travers le labyrinthe de ses approximations, tergiversations et autres menaces sans effets qui font sourire les spéculateurs, rendre le tablier est le meilleur service qu’il peut offrir à son pays’, estime ce parti. Devant l’ampleur, la profondeur et la rapidité de la ‘dégradation de l’environnement social, économique et politique dans un contexte de pénurie généralisée des biens de consommations’ et ‘au moment où, des affectations budgétaires totalement irrationnelles sont constatées’ mais surtout en l’absence de réponses claires, pertinentes et structurantes à ces questions ‘brûlantes et cruciales’, le Psd/Jant-bi en alerte, a sommé l’Etat de se ressaisir pour ne pas s’installer dans ‘l’incurie et la barbarie’.  
Yakhya MASSALY  
Fesman III : Une remobilisation urgente et nécessaire 
 
 
Le groupe des intellectuels de Paris réunis autour de Me Seynabou Touré, représentante Europe du Fesman III, a publié un manifeste et une lettre ouverte au président de la République à propos de cette manifestation majeure du monde culturel et intellectuel des peuples noirs d’Afrique et de la diaspora. En cela, ils font preuve d’une vitalité intellectuelle certaine et d’un dynamisme prometteur en direction du prochain Festival mondial des arts nègres prévu finalement en décembre 2009. Au-delà de ses destinataires officiels, le contenu de ces documents nous interpelle tous et nous impose une tentative d’approfondissement de la réflexion autour de la pertinence et de l’efficacité des différentes étapes connues, qui nous mènent aux activités du prochain Fesman III auquel nous tenons tant !  
Dans un contexte de mondialisation irréversible, le Fesman III apparaît comme un besoin irrépressible de nos peuples pour affirmer leur identité, mettre en relief leurs valeurs de cultures et les éléments des civilisations propres au monde Noir. Tirant le maximum de profit des nouvelles technologies de l’information et de la communication, il doit pouvoir permettre aux Noirs du monde entier d’exposer leur apport à la civilisation de l’Universel qui se construit sous nos yeux, chaque jour.  
Depuis un peu plus d’un siècle, à partir du Congrès de Londres, sous l’impulsion de Sylver Williams, jusqu’à nos jours, de brillants intellectuels et hommes de culture d’Afrique, d’Amérique et d’Europe ont engagé un combat titanesque pour asseoir une conscience panafricaine capable de porter l’idée d’une renaissance africaine à partir d’une réappropriation, par les peuples noirs, de leur héritage historique et culturel d’une richesse sans précédent, à l’image de ce que fut en Europe, la Renaissance aux sources de la culture gréco-latine. Le président Wade a fait des efforts importants pour impulser la réflexion à travers des colloques et conférences entre 1996 et 2006 où de fortes personnalités du milieu universitaire et culturel noir en provenance du monde entier ont eu l’occasion de confronter leurs idées et proposer les meilleures stratégies de repositionnement des intellectuels noirs et de leurs peuples, dans un monde en mutation.  
Les problèmes de management du Fesman III  
Le Fesman qui apparaît comme la plus importante entreprise de valorisation du patrimoine historique, culturel, artistique du monde noir d’Afrique et de la diaspora, ne saurait souffrir de défaillances répétées sur le plan de la planification et de l’exécution des étapes de l’organisation.  
La mise en œuvre des techniques modernes de gestion des phases préparatoires est un impératif catégorique pour ce Fesman, compte tenu des enjeux sociaux, culturels, économiques, diplomatiques, politiques et historiques. En installant le comité d’organisation du troisième Fesman, le ministre de la Culture du Sénégal a déclaré qu’il faudrait la mobilisation de tout le monde pour que le combat de l’organisation soit gagné. Il faudrait, en outre, l’implication de tous les acteurs culturels, écrivains, artistes, communicateurs pour assurer à cet événement un succès à la mesure du niveau d’implication du président Wade. Au lieu d’un élan de mobilisation crescendo, l’on remarque, tout au long du parcours, une démobilisation, des démissions, des abandons du personnel technique d’encadrement et responsables de la préparation des activités.  
En lisant la lettre ouverte du groupe de Paris, pourtant composée d’intellectuels et hommes de culture crédibles, l’on se rend compte que la Coordination générale ne semble pas avoir pris en compte efficacement leurs besoins logistiques, alors que la bataille de Paris est stratégique. La gestion de la Communication est ostensiblement inefficace alors que dans une interview à Wal Fadjri, le Coordonnateur général déclarait : ‘Nous allons réserver toute l’année 2008 à la communication. Il y aura même peut-être overdose de communication.’ A ce jour, il n’en a rien été alors qu’on est en juillet de cette année 2008 ! Il suffit d’interroger au hasard, des élèves, des étudiants, les jeunes des Asc, les membres des Gie de femmes pour se rendre compte de l’énorme déficit de communication en direction des différentes couches et catégories de la population.  
Dans la même vaine, le Coordonnateur général annonce qu’il va se rendre aux Usa pour persuader Stevie Wonder d’être l’invité vedette du Fesman et qu’il est sûr que le président l’acceptera. Comment peut-on engager, a priori, l’avis du président sans avoir acquis, au préalable, son aval ? Il doit y avoir un flux de communication verticale et horizontale entre les différents secteurs et démembrements du Comité d’organisation aux points focaux des zones géographiques.  
La gestion intellectuelle, du ressort exclusif du Comité scientifique, ne doit pas empêcher le mouvement des idées autour du Fesman qui doit s’ouvrir à toutes les réflexions d’ici et d’ailleurs. Il doit être clair que l’exigence d’autonomisation du mouvement des idées ne s’accommode guère d’argument d’autorité qui ne tire sa légitimité et son ascendance que de sa posture hiérarchique et administrative. L’ensemble de ces flux d’idées et de réflexions alimente la direction technique de Jean Pierre Block en contenu. Les intellectuels ont besoin de clarté dans l’orientation et de liberté dans la pensée pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Sinon, ils abaissent pavillon !  
Maintenant que faire ?  
Il est encore possible d’opérer une re-mobilisation des groupes avec sans doute une direction collégiale ou alors un Coordonnateur général consensuel doté de certaines qualités indispensables : des compétences managériales avérées, un carnet d’adresses très riche sur le plan national et international, une assise intellectuelle indiscutable pouvant faire face au parallélisme des formes en toutes circonstances, des aptitudes aux techniques de lobbying et de plaidoyer les plus pointues pour savoir lever des fonds, une générosité d’esprit qui aide à mieux comprendre ses collaborateurs, un esprit d’ouverture qui encourage l’échange et un mouvement fécondant des idées, une bonne maîtrise de l’anglais et/ou du portugais, une disponibilité totale pour ne s’occuper que du Fesman jusqu’à sa phase d’évaluation, une humilité qui encourage son entourage, une forte personnalité qui sécurise les groupes devant être mis en synergie, une capacité d’argumentation fondée sur le contenu produit par le Comité scientifique bien maîtrisé, être convaincu que le Fesman III ne peut pas se défendre sur la base du Fesman d’avril 1966. Une exigence de contextualisation s’impose pour tenir compte des enjeux de la mondialisation. Nous souhaitons que cette modeste réflexion puisse être versée dans le pipe-line pour assurer un éclatant succès au Fesman III. Le Sénégal a la chance d’avoir actuellement un excellent ministre de la Culture qui est un atout précieux pour cette manifestation. Nos intellectuels, universitaires, hommes de culture, artistes sont d’un très grand niveau. Le Groupe de Paris est solide et d’un engagement militant éprouvé. Que ne peut-on réussir avec de tels atouts ?  
Abou MBOW Email : abouray@hotmail.com 
Redaction Xalima, samedi 5 juillet 2008 
Takkul Askan Wi/Democracy First n’est pas content des autorités sénégalaises. A en croire ces responsables : « Le journaliste et écrivain Abdou Latif Coulibaly est encore convoqué par le juge pour audition au moment où il se préparait à voyager sur New York pour y animer le samedi 12 juillet un diner-débat sur "Les problèmes de la démocratie au Sénégal ». 
 
A les en croire : « Ce diner-débat devait être organisé par Takkul Askan Wi/Democracy First, une association de défense et de promotion de la démocratie créée par des patriotes sénégalais résidant aux Etats-Unis d’Amérique ». 
 
Toujours selon les responsables de Takkul Askan Wi : « Monsieur Coulibaly a reçu le 1er juillet une convocation pour les 12 et 17 juillet devant le juge du premier cabinet d’instruction du tribunal régional de Dakar. A ce jour, Monsieur Coulibaly est harcelé par la justice sénégalaise et doit apparaître devant le juge au moins une fois par mois. Il est en proie à deux procédures judiciaires initiées par la LONASE contre sa personne, et ce depuis la publication de son livre dénoncant la mise en sac de la dite société”. 
 
« Cette convocation précipitée à déférer devant un juge un samedi de surcroit pour cette vieille affaire contre la LONASE, n’est rien d’autre qu’une autre tentative par le régime de Wade de torpiller toute entreprise qui va dans le sens de la conscientisation et de l’éveil des Sénégalais même émigrés », pestent-ils. 
 
Et de soutenir : « Notre organisation dénonce avec la dernière énergie le harcèlement judiciaire auquel sont soumis honnêtes citoyens comme Abdou Latif Coulibaly, qui n’a commis que le délit de faire son travail de journaliste d’investigation qui interroge la réalité des faits jusqu’à la moelle pour mieux informer les citoyens. Nous dénonçons aussi et surtout l’instrumentalisation de notre justice qui est devenue un outil de harcèlement et de liquidation de tous ceux qui refusent de se soumettre aux intérêts de Wade et de sa famille ». 
 
Takkul Askan Wi/Democracy First s’excuse auprès de tous ceux qui avaient fait des réservations pour le diner-débat. Elle réaffirme sa volonté d’organiser ce forum de discussion sur la démocratie sénégalaise et ce en dépit des tentatives de sabotage. Ainsi, la conference animée par Abdou Latif Coulibaly est reportée au samedi 9 août au Harriet Tubman Center de Harlem situé au 270 West 127th Street, entre les 7eme et 8eme avenues”. 
 
AD/FC 
 
ferloo.com 
Source :africanglobalnews.com 
 
Monsieur Abdoulaye Baldé, On n’est pas au tribunal, mais je vous demanderai la formule rituelle : Pouvez vous nous dire la vérité, rien que la vérité pour cette interview ? 
 
Oui, je dirai la vérité et toute la vérité. Je le jure. 
 
Depuis quelque temps on parle de l’Anoci. Les travaux ne sont pas encore finis, vous avez dit avoir dépensé la somme de 334 milliards de F Cfa que certains estiment faramineuse… que répondez-vous à ça ? 
 
Premièrement, nous n’avons jamais dit que nous avions dépensé 334 milliards de F Cfa. Ceux qui l’ont déclaré font référence à la somme que l’Anoci a aidé à mobiliser pour le compte du secteur privé national et international et pour le compte de l’Etat du Sénégal, c’est-à-dire une enveloppe de 376 milliards. C’est l’aide que l’Anoci, par notre entregent, par les relations que nous avons et par l’engouement que nous avons suscité, a apporté à l’économie nationale. Cela ne veut pas dire qu’on a dépensé cette somme. La somme effectivement dépensée est de 52 milliards pour la part des bailleurs de fonds et un peu plus de 17 milliards en ce qui concerne la part de l’Etat. A peu près 70 milliards de F Cfa ont été dépensés pour les tronçons routiers réalisés dans le cadre des travaux de l’Anoci. Il s’agit de la route Bloc Madeleines - Place bienvenue - Pharmacie des mamelles, en plus de la VDN qui fait un peu plus de 6 kilomètres, soit 2 x 3 voies de 10,50 mètres de large et en enrobé dense et non en bicouche comme c’était le cas auparavant. Les gens prétendent qu’on aurait recensé un milliard par km linéaire de route, ce qui est totalement faux, voire aberrant. 
 
Quelle est la vérité des chiffres ? 
 
En ce qui concerne le premier tronçon qui va de la corniche ouest (Bloc des Madeleines) à la Place Bienvenue, on a même fait des économies sur le marché de base qui était de 743 millions pour le kilomètre de route. Nous avons en effet pu réaliser le km de route en deux fois deux voies pour la somme d’environ 638 millions de F Cfa. Nous avons fait mieux en ce qui concerne le deuxième tronçon qui est totalement neuf et qui va de la Place Bienvenue à la Pharmacie des Mamelles. Le km de route a coûté à peu près 583 millions le Km linéaire de 7m toujours en enrobé dense. 
 
Est ce que ce sont des chiffres habituels pour ce qui est du bitumage des routes ? 
 
On est même en deçà de certains chiffres, car les travaux en zone urbaine sont assez particuliers. Il y a des réseaux, des structures d’assainissement et un certain nombre de paramètres qui rendent certaines zones difficiles. Mais si on fait la comparaison avec le kilomètre de route réalisé par les autres agences d’exécution (APIX, AATR ou AGETIP), on peut dire que nous sommes dans les mêmes fourchettes, voire moins chers. Il faut savoir que la hausse du prix des hydrocarbures s’est répercutée sur les coûts globaux des travaux… 
 
Si on compare les chantiers de l’Anoci aux chantiers de Thiès, êtes-vous restés dans le cadre des sommes initialement prévues. Sinon, est ce que des dépassements bud gétaires ont été autorisés ? 
 
En ce qui concerne la voirie, nous n’avons pas dépassé les prévisions. C’est au niveau des ouvrages (tunnels, assainissements, un certain nombre d’ouvrages d’art …) qu’il y a eu quelques redressements. Mais comme vous le savez, la majorité de nos financements proviennent des bailleurs de fonds. Chaque fois que nous avons constaté qu’il fallait faire des réaménagements ou adapter les travaux à la réalité du terrain, nous avons fait appel aux bailleurs de fonds, car ce sont eux qui ont financé les travaux. Si nos demandes n’avaient pas été fondées, ils n’auraient pas financé les projets. Tout s’est donc fait en parfait accord avec eux. Il est important également de signaler la présence du bureau de contrôle. C’est en rapport avec lui, les bureaux techniques et les bailleurs, que les réaménagements ont été autorisés. En effet, si nous avons des ingénieurs au sein de l’Anoci, nous n’avions cependant pas l’expertise de contrôle nécessaire. 
 
Est ce que ces financements sont des dons ou des prêts que nos enfants vont rembourser dans 20 ou 30 ans ? 
 
C’est sur la base de prêts que nous avons financé les travaux exécutés dans le cadre de l’Anoci. « Ce ne sont pas des dons. Ce sont des prêts concessionnels, mais on s’est conformé aux conditionnalités des bailleurs de fonds, généralement avec des moratoires et des prêts qui sont consentis sur plusieurs années avec des taux d’intérêt quasiment nuls ». 
 
Aucun pays au monde ne peut se développer sans recourir à des emprunts. Notre taux d’endettement est encore bien en deçà du seuil d’endettement autorisé par les bailleurs de fonds. Par conséquent, il nous faut nous endetter pour booster notre économie. Vous vous rendez compte, on a dépensé 70 milliards de F Cfa pour faire ces kilomètres de routes assainies avec un éclairage public de dernière génération et des aménagements paysagers. Avec en plus des échangeurs, des ponts et autres tunnels. Il y a quelques années, la banque mondiale avait évalué le manque à gagner de l’économie sénégalaise lié aux embouteillages à 120 milliards de F Cfa par an. Ce qui veut dire qu’on a déjà amorti ces routes dès la première année. On s’est endetté certes pour faire ces routes, mais si on ne l’avait pas fait, les générations futures allaient le faire. Mais à quel prix ? Ce que nous avons dépensé aujourd’hui serait peut-être multiplié par deux, voire trois. Nous sommes dans une phase de développement de notre pays et nous devons faire des options. Et les choix clairement indiqués par le Président de la République sont le développement des infrastructures. 
 
A propos d’infrastructures, on constate que vos travaux ne sont pas encore terminés. Est ce que vous avez le financement pour la suite des travaux ? 
 
Les infrastructures principales sont terminées. La voirie a déjà été livrée, même si ce n’est pas à 100 %. Maintenant, il reste quelques travaux d’assainissement, d’éclairage et d’aménagement paysager. De façon globale, nous avions promis de livrer ce qui était essentiel, c’est-à-dire la voirie. Nous allons finir les aménagements, c’est clair. Nous avions prévu tout cela et les bailleurs de fonds nous ont suivis. Bien sur que nous avons l’argent. Si vous allez sur ces tronçons, vous vous rendrez compte que les ouvriers travaillent et cela va se poursuivre. C’est pour cela que nous sommes encore là. 
 
Nous sommes passés en venant ici sous le tunnel et les travaux se poursuivent encore. Qu’est ce qui se passe ? 
 
Si vous avez suivi nos différentes interventions, le Président de l’agence et moi-même, vous vous rendrez compte que l’on avait dit qu’il y a encore beaucoup de matériel de sécurité à installer. Dans tous les tunnels de ce genre, il faut installer un système de ventilation, mettre en place le matériel de signalisation, des barrières de sécurité. On va également essayer d’embellir les choses en y ajoutant une touche décorative. Il y a un local technique situé en arrière plan du tunnel muni de caméras, on pourra ainsi déclencher les barrières de sécurité à chaque fois qu’un problème se posera dans le tunnel. Un comité de gestion constitué de la police, des sapeurs pompiers, de la protection civile, de la mairie de Dakar a été désigné pour veiller sur le tunnel. En France, il existe un service spécialement chargé des tunnels. Nous avons envoyé des missions en France et des gens ont été formés par le gouvernement français. Ils seront chargés dans un premier temps de gérer le tunnel et de veiller à la sécurisation de tous les usagers qui l’empruntent. 
 
Craignez-vous un audit de l’Anoci ? 
 
La plupart des personnes qui réclament l’audit de l’Anoci sont principalement du Front siggil Sénégal (Opposition), ceux-là même qui avaient organisé le sommet de l’OCI de 1991 dans la plus grande nébuleuse, du point de vue des infrastructures qui ont été réalisées. Vous voyez aujourd’hui dans quel état se trouve la VDN (Voie de dégagement nord, Ndlr), sans trottoirs, ni aucun aménagement. « En 1991, il n’y avait aucun organe de contrôle interne, seule une délégation à l’Oci était créée et qui dépendait du Secrétaire général de la Présidence de la République. Il n’y avait pas de Conseil de surveillance, ni d’organe d’approbation du budget. Aucune évaluation n’a été faite au terme du sommet de 1991 ». 
 
Ce sont ceux qui l’avaient organisé qui viennent aujourd’hui demander des comptes à l’Anoci. Alors qu’ils sachent qu’il y a au sein de l’Agence, des organes de contrôle interne. Dès notre création, sur la base d’un appel d’offres international, on a commis un cabinet international de contrôle de gestion qui a ses agents au niveau de l’Anoci et qui gère le bureau des marchés de l’Anoci. Il contrôle l’Agence en temps réel. Ce cabinet est en train de faire son travail avec toutes les divisions qui se sont impliquées dans la préparation de l’Anoci. Parce qu’encore une fois, il y a le budget de l’Anoci et le budget du sommet qui a été géré, en dehors de l’Anoci, par une commission qui regroupait un certain nombre de ministères dont le Président était le Sage de la Présidence de la République et le Vice président, le Directeur de Cabinet du ministre du Budget. Ce cabinet a fait une demi douzaine de rapports sur les infrastructures, les ouvrages d’art, le coût de chaque kilomètre de routes… 
 
Quelle est la destination de ces rapports ? 
 
Ces rapports seront présentés au Conseil de surveillance de l’Anoci qui est mon premier organe de contrôle. Chaque année, le budget de l’Anoci a fait l’objet d’un vote, d’une autorisation par le Conseil de surveillance qui reçoit, à la fin de chaque année, nos comptes. Ces derniers sont disponibles au niveau du tribunal, ce n’est pas un secret, c’est du domaine public. Quand on aura terminé tous ces rapports, je vais me présenter devant le Conseil de surveillance pour rendre compte du coût des infrastructures. Chacun aura un document qui lui permettra de connaître les dépenses. Pour ce qui est du budget 2007, nous allons passer devant le conseil de surveillance, le contrôleur de gestion a déjà fait son rapport et arrêté les comptes. Le commissaire aux comptes, qui est un expert agréé est en train de faire les confrontations entre les écritures de l’Agence et les documents bancaires. C’est après seulement son passage au conseil de surveillance, que l’Agence doit être liquidée, mais auparavant, les agences de contrôle de l’Etat feront leur travail. 
 
On parle de plus en plus de la possibilité de faire évoluer l’Anoci en Agence nationale chargée de la construction des infrastructures. Qu’en est-il ? 
 
Nous sommes en train de faire nos rapports d’évaluation. Il est vrai qu’il y a des projets qui vont… 
 
Nettali : Samedi 5 Jui 2008 
RELATIONS ENTRE EXECUTIF ET JUDICIAIRE : Comment Wade compte " étouffer " Les Magistrats  
Le Populaire - Le bureau de l’Union des magistrats sénégalais (Ums) dérange-t-il au plus haut sommet de l’Etat ? Tout porte à le croire, avec les bâtons mis dans les roues de son président. Jusqu’à présent, l’actuel bureau n’est entré en possession de la subvention de quarante (40) millions que l’Etat accorde annuellement à cette structure et l’affaire des parcelles sur la Bande verte est au point mort. Le must des manœuvres sera la tentative d’écourter le mandat de l’actuel bureau lors de l’Assemblée générale prévue dans un mois. 
Le dimanche 5 août 2007, les membres de l’Union des magistrats sénégalais (Ums) qui étaient en conclave à l’hôtel Palm Beach de Saly Portudal opèrent un changement à la tête de la structure. Ainsi, le trésorier du bureau sortant, Aliou Niane, magistrat à la Cour des comptes, est porté à la présidence de ladite structure en remplacement de Mamadou Dème. Malgré les manoeuvres de hauts magistrats qui étaient pour la continuité, la jeune garde va peser de tout son poids pour porter Aliou Niane aux commandes de l’Ums. Un ultra dans l’exigence d’indépendance de la justice et des magistrats qui s’était distingué par son heurt avec le garde des Sceaux de l’époque, Cheikh Tidiane Sy, et ses positions plus que tranchées contre les initiatives du pouvoir dans le domaine judiciaire, notamment le projet du président Wade de réformer la réforme de la Justice de 1992 en faisant ressusciter la Cour suprême. 
Seulement, onze mois après son élection, le bureau de l’Ums, dont il est l’autorité morale, semble être victime d’une cabale. L’objectif étant d’évincer le président de l’Ums jugé incommode. Les moyens : asphyxier la structure pour que, le jour de l’Assemblée générale prévue dans un mois, à Saly, Aliou Niane ne puisse pas présenter un bilan flatteur. En effet, comme nous l’avions révélé dans notre édition du mercredi 02 juillet dernier, la subvention de quarante millions que l’Etat accorde annuellement à cette structure n’a pas encore été décaissée, à ce jour. Alors que cet argent, en plus de servir au fonctionnement de l’Ums, contribue considérablement à l’organisation de l’Assemblée générale de la structure le mois prochain à Saly Portudal. Il faut retenir que cette Assemblée générale mobilise beaucoup de ressources, car les magistrats qui y participent passent deux nuits dans la station balnéaire. Autre bâton mis dans les roues de l’actuel bureau de l’Ums : l’affaire des parcelles sur la Bande verte qui était un acquis et qui est au point mort. 
À ces « blocages », s’ajoute le fait que depuis son élection à la tête de l’Ums, Aliou Niane n’a pas rencontré le président du Conseil supérieur de la magistrature, le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Autant de brèches dans lesquelles les contempteurs de Aliou Niane comptent s’engouffrer pour l’éjecter de la présidence de l’Ums. D’autant plus que les choses semblent s’accélérer, car, selon nos sources, de hauts magistrats comptent même poser le débat du renouvellement de l’actuel bureau de l’Ums lors de l’Assemblée générale du mois prochain. Un acte qui traduit la volonté de faire passer à la trappe le président de l’Ums, un an seulement après sa prise de fonction, car selon les textes de la structure, le bureau est élu pour un mandat de deux ans. Mais, du côté du bureau de l’Ums, nos sources révèlent que la sérénité est de mise, avec l’intime conviction d’avoir accompli les tâches confiées. 
Auteur: Nettali  
Albatros Wade !  
Depuis la présidentielle de 2007, Wade n’a pas mis les pieds à l’intérieur du pays. Sinon, quelques rares exceptions pour aller Touba ou Tivaouane. A chaque fois qu’il bouge, c’est pour prendre l’avion en direction de l’Europe, l’Asie, l’Amérique, l’Océanie… Maintenant, il connaît mieux ces continents que les coins et recoins du Baol, Sine, Saloum, Fouta, Walo, Boundou, Fogny, Blouf, …La réalité sénégalaise lui échappe désormais. Et pourtant, des tournées à l’intérieur du pays permettraient de prendre à bras le corps les problèmes de ses compatriotes, qui ne savent plus où donner de la tête. Tellement, ils sont assaillis par des problèmes multiformes. Ce pays manque de tout. Et Albatros Wade, ami des airs, ne sait plus ce qui se passe sur terre. Son entourage ne l’aide pas, de peur de perdre ses biscuits. L’homme n’aime pas qu’on le contrarie. La postérité retiendra son fameux règne. Où la chose la mieux partagée est la souffrance, la douleur, la pauvreté, endurées stoïquement par Gorgorlou… 
( Mor Todjangué )  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 8.07.2008
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