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d'INEDIT en INEDIT !!!

D'INEDIT EN INEDIT !!! 
LES DEPASSEMENTS BUDGETAIRES NON AUTORISES : Signification, conséquences et mesures préventives.  
par , lundi 15 décembre 2008 
Au Sénégal, c’est pour la première fois en 2008, que l’opinion a été alertée au sujet de dépassements importants qui auraient été constatés dans l’exécution du budget de l’Etat. Bien entendu, l’émoi suscité par l’annonce n’a pu naître que parce qu’’il s’est agi de dépassements dans les dépenses et non dans les recettes, car dans ce dernier cas, c’est le pouvoir lui-même qui, spontanément, en aurait donné l’information, en même temps qu’’il élaborerait un projet de loi rectificative à soumettre au Parlement, pour définir les emplois de la nouvelle ressource. 
C’est, au demeurant, ce qui s’est passé lors de la vente au prix fort, d’une licence de téléphonie à la société Sudatel, car dans ce genre de situation, la médiatisation permet de souligner l’efficacité de l’action gouvernementale et la réussite dans la recherche des ressources destinées au développement du pays 
Par ailleurs, l’inquiétude a été d’autant plus grande que l’annonce a coïncidé avec le début d’une période de raréfaction sévère des ressources du Trésor public, et l’opinion a tôt fait de voir là une relation de cause à effet. 
Pour tenter de cerner le sujet, il convient de voir quelle signification il faut donner à ces dépassements, d’identifier leurs conséquences et enfin de définir les mesures propres à les prévenir. 
Que signifie un dépassement budgétaire ? 
Il faut d’abord rappeler que le budget est la loi par laquelle la représentation nationale autorise le Gouvernement à lever des impôts, à contracter des emprunts et à engager les dépenses que nécessite la marche des services publics ainsi que l’exécution des programmes de développement. L’autorisation de dépense s’exprime sous la forme de crédits attribués aux différents départements ministériels, ainsi qu’’aux autres institutions (Parlement, Présidence de la République, Conseil Economique et Social) 
C’est lorsqu’une dépense est engagée au-delà ou en l’absence (c’est-à-dire après épuisement) de ce crédit qu’il y a dépassement. Toutefois, les procédures d’engagement et de paiement de la dépense ont été codifiées de manière précise par la loi et, à toutes les étapes, des contrôles sont édictés pour vérifier le respect des formes, l’effectivité de la fourniture (biens, travaux, services), mais surtout, et avant tout, l’existence d’un crédit suffisant pour permettre le paiement. Cette mission de contrôle, confiée aux services du ministère de l’Economie et des Finances (Direction du budget, contrôleurs des opérations financières, Trésor), doit permettre de rejeter et d’invalider tout acte de dépense qui ne serait pas couvert par un crédit suffisant. 
En conséquence, l’on peut à juste titre, soutenir que si un dépassement survient, c’est parce que d’abord, une autorité ayant l’initiative de la dépense, a permis de l’engager, ensuite, le contrôle qui aurait dû empêcher l’engagement de l’acte de dépense, n’a pas été effectué. Voilà pourquoi la responsabilité, dans une telle situation, doit être attribuée aux ordonnateurs, aux services chargés du contrôle, mais aussi aux comptables (Trésor), s’il y a eu paiement. Et si l’on examine de plus près cette question, tout se passe comme si le pouvoir exécutif faisait fi de la volonté du Parlement, en passant outre ses décisions : comment qualifier alors une telle attitude ? Doit-t-on la considérer simplement comme un écart, un acte d’indiscipline budgétaire, ou, plus sérieusement, comme une forfaiture, surtout quand les montants en cause sont particulièrement élevés ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que, dans une telle situation, le Parlement n’a aucune possibilité d’apprécier l’opportunité et la légitimité de telles dépenses : il se trouve, en fait, empêché d’accomplir sa mission. 
Qu’est ce qui interdit en effet au Gouvernement, lorsque la nécessité le commande, de soumettre au Parlement un projet pour rectifier la loi des Finances, et prendre en compte de nouveaux besoins apparus en cours d’année budgétaire ? Ne court-il pas le risque de se voir accusé de vouloir étendre une chape d’opacité sur d’importantes opérations, qui n’auraient qu’’un lien ténu avec l’intérêt général ? 
Si l’on ajoute à cette attitude du pouvoir exécutif, le non respect de délais pour la présentation au Parlement, des projets de lois de règlement qui rendent compte de l’exécution des budgets, l’on a alors une idée assez exacte du niveau de considération dans lequel il tient la représentation nationale. 
Cependant, le Pouvoir exécutif devrait rester attentif au respect des règles et des principes qui gouvernent l’agencement constitutionnel du pays, aussi bien en matière de gestion financière que dans les autres domaines d’activité de l’Etat. Il y va non seulement de sa réputation auprès de la communauté internationale-au sein de laquelle se retrouvent aussi ses partenaires au développement-, mais également du maintien de la confiance des sénégalais qui souhaitent, à chaque instant, être persuadés que les efforts qui leur sont demandés (à travers la fiscalité et le niveau élevé du coût de la vie), demeurent justifiés et opportuns. 
N’a-t-on pas en effet, avec la République, tourné définitivement la page du régime financier qui avait cours dans les royaumes sénégalais précoloniaux, où les populations, qui étaient des sujets, n’avaient pas un droit de regard sur ce que le souverain achetait ou dépensait pour les besoins des titulaires de charges, de la cour ou de l’armée ? Que l’on nous comprenne bien : nous sommes parfaitement conscients, que les modalités d’exécution des dépenses concernant certains secteurs de la diplomatie, la sûreté de l’Etat, la défense nationale, ne sauraient obéir, sans discernement, à l’exigence de transparence. Mais au moins leurs montants sont prévus, fixés et autorisés, parce que budgétisés. 
Conséquences des dépassements. 
Il y a lieu d’abord de se rappeler que le budget est le résultat d’une appréciation, pour l’année à venir, de l’importance de la richesse nationale et des prélèvements qui peuvent y être opérés pour couvrir les charges de l’Etat. Les dépenses sont donc calculées de telle manière que les recettes jugées possibles, parce que d’un niveau compatible avec le produit intérieur, puissent les financer convenablement. On le voit, un réel souci d’équilibre est sous- jacent à l’élaboration de ce document. Et même lorsqu’un déficit semble indispensable et se trouve toléré, il est impérativement limité en proportion du PIB, ainsi que le stipulent les dispositions arrêtées au sein de l’UEMOA. Si donc, en dehors des autorisations, des dépenses sont effectuées, la première conséquence est l’apparition ou l’aggravation d’un déséquilibre non maîtrisé. 
Un autre effet, c’est celui sur les agrégats macro économiques, en particulier sur la consommation publique et son rapport au produit intérieur, sans compter, si elle fait appel à des importations, l’impact sur le compte extérieur. 
Dans le cas où le dépassement s’applique à des investissements, même si le but visé est louable, cela va se traduire par l’affectation de ressources courtes normalement destinées à couvrir des besoins courants, à de longues immobilisations, ce qui est loin d’un respect de la rationalité financière. C’est comme si un chef d’entreprise industrielle utilisait sa trésorerie courante, devant servir à payer ses salariés et ses fournisseurs de matières premières, pour construire des ateliers ou des immeubles à usage de bureaux : la conséquence, c’est bien entendu, un assèchement de ses disponibilités qui peut conduire à la cessation des paiements. 
La dépense engagée en dépassement des crédits, si elle est payée, va donc peser sur la trésorerie publique dont elle va réduire les possibilités ; tandis que si elle est en souffrance, elle sera à l’origine de fortes pressions à travers de nouveaux stocks d’arriérés ; dans ce dernier cas, ce sont les entreprises ayant fourni les biens ou les services, qui se retrouveront dans des difficultés de trésorerie, nuisibles à la continuité de leur activité. 
L’importance de ces conséquences justifie que des mesures soient étudiées pour prévenir ce genre de pratiques. 
Mesures préventives 
Au rang des mesures destinées à empêcher la pratique des dépassements de se perpétuer, plusieurs dispositions pourraient être envisagées :  
autre sanction, de nature financière, qui consisterait par exemple à diminuer le budget prochain du ministère auteur du dépassement, d’un montant équivalent. Mais une telle sanction peut manquer d’efficacité, car les ministres seraient simplement tentés d’anticiper chaque fois sur leurs crédits de l’année suivante.  
sanctions pénales : celles-ci paraissent difficiles à mettre en œuvre pour au moins deux raisons : d’abord la qualification des délits ou crimes qu’’il s’agirait de réprimer, à savoir la forfaiture ou la haute trahison qui concerneraient les membres du pouvoir exécutif, n’a été, jusqu’ici, clairement effectuée, ni par le code pénal, ni par la jurisprudence de la Haute Cour de justice. Néanmoins, nous avons vu, lors de la formation du gouvernement actuellement en fonction, le Premier ministre ainsi que l’ensemble des ministres signer un document qui ressemblait beaucoup à un serment : mais s’agissait-il d’un simple serment de loyauté vis-à-vis du chef de l’Etat, ou d’un engagement à respecter les lois, et toutes les lois ? Ensuite, peut-on raisonnablement penser que le Parlement, qui dans sa grande majorité, appartient sinon au même parti du moins à la même famille politique que les membres de l’exécutif, soit enclin à voter une mise en accusation de ces derniers ?  
la Loi n° 2003-15 du 19 juin 2003 portant révision de la Constitution et instituant un Conseil de la République pour les Affaires économiques et sociales, 
la Loi n° 2006-37 du 15 novembre 2006 modifiant l’article 33 de la Constitution [octroi du droit de vote aux militaires], 
la Loi constitutionnelle n° 2007-19 du 19 février 2007 modifiant l’article 34 de la Constitution [abrogation du 1er alinéa prévoyant de reprendre l’élection présidentielle en cas de retrait d’un candidat], 
la Loi constitutionnelle n° 2007-26 du 25 mai 2007 relative au Sénat. 
La Constitution Wade est promise à d’autres évolutions : 5 textes de révision sont en instance d’approbation par l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès - une nouvelle assemblée dépourvue de règlement -, conformément à l’article 103 de la Constitution : 
la Loi constitutionnelle portant création du Conseil économique et social, adoptée par le Sénat, en sa séance du jeudi 13 décembre 2007 ; 
le projet de loi n° 19/2008 portant révision de la Constitution [rétablissement de la Cour Suprême], voté par l’Assemblée nationale, en sa séance du lundi 07 avril 2008 ; 
FPRIVATE "TYPE=PICT;ALT=-" le projet de loi constitutionnelle n° 18/2008 modifiant les articles 9 et 95 et complétant les articles 62 et 92 de la Constitution [poursuites pour infractions de droit international - contrôle de constitutionnalité obligatoire a priori des règlements des assemblées], voté par l’Assemblée nationale, en sa séance du lundi 07 avril 2008. 
Quels sont les motifs et l’économie générale des révisions constitutionnelles à venir ? 
La Constitution féminisée 
La Constitution du 22 janvier 2001, dans sa dimension Constitution sociale, assure une promotion - sans équivalent en Afrique de l’Ouest – des droits de la femme. Pour autant, elle ne permet pas au législateur de prendre certaines mesures de discrimination positive en faveur des Sénégalaises. C’est ainsi qu’au grand dam du Président Wade le Conseil Constitutionnel, dans sa décision n° 97/2007, a censuré la loi n° 23/2007 modifiant l’article L 146 du Code électoral pour instituer la parité dans la liste des candidats au scrutin de représentation proportionnelle pour les élections législatives. Cette censure, violemment critiquée par les défenseurs de la cause des femmes, a paru neutraliser le Préambule de la Constitution qui incorpore la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, du 18 décembre 1979. Même si la portée de la convention a pu être discutée par les constitutionnalistes de l’ancienne métropole, le Conseil Constitutionnel sénégalais n’aurait-il pas, à tort, calqué sa position sur celle prise par son homologue de France dans ses décisions n° 82-146 DC du 18 novembre 1982 et n° 98-407 DC du 14 janvier 1999 ? 
Le Président Wade a, en tout cas, invité le pouvoir de révision souverain à « casser » la décision du Conseil pour donner une assise constitutionnelle incontestable à la parité ou aux quotas de genre. Pouvait-il faire un autre choix et ne pas imiter l’attitude des gouvernants français, qui a abouti à la Loi constitutionnelle n° 99-569 du 8 juillet 1999 relative à l’égalité entre les femmes et les hommes ? Valait-il mieux que le Président de la République n’honore pas la promesse faîte aux Sénégalaises, qui auraient été alors exclues de l’entreprise de modernisation de la Constitution sociale, à l’instar de leurs consœurs camerounaises ? Le projet de « féminiser » la Constitution procède-t-il d’un pur caprice ou constitue-t-il la juste réponse à une demande sociale ? 
La Constitution internationalisée 
Aujourd’hui en Afrique, l’impunité des anciens dirigeants, soupçonnés d’avoir commis les infractions les plus graves de droit pénal international, n’est plus tolérée par la société civile. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’affaire Hissène Habré, du nom de l’ex-président tchadien (1982-1990), qui, réfugié au Sénégal depuis sa chute, a été inculpé en février 2000 de complicité de crimes contre l’humanité, d’actes de torture et de barbarie, avant que la justice ne se déclare incompétente pour le juger. Le Sénégal d’Abdoulaye Wade a été mis en demeure par la communauté internationale et chargé par l’Union africaine de faire cesser cette situation et de lever tous les obstacles juridiques au procès d’Hissène Habré. 
Répondre favorablement à ces injonctions, tel est le principal objet du projet de loi constitutionnelle n° 18/2008. Il ne s’agit, en aucun cas, de couvrir la promulgation de lois rétroactives de nature à restreindre les garanties fondamentales accordées aux sénégalais : les craintes du blog "POLITIQUE AU SENEGAL" étaient manifestement infondées. L’adoption du texte par l’Assemblée Nationale, le 8 avril 2008, a d’ailleurs été saluée par la FIDH et ses organisations membres au Sénégal, l’ONDH et la RADDHO, et au Tchad, l’ATPDH et la LTDH. « Internationalisée » pour permettre – notamment - la poursuite d’ex-présidents, criminels de guerre ou contre l’humanité ou génocidaires, la Constitution Wade se distinguera de d’autres textes fondamentaux consacrant l’immunité des anciens chefs de l’Etat, comme la Constitution du Gabon (art. 78 in fine) révisée en 2000[5] ou la Constitution du Cameroun (art. 53 al. 3) révisée en 2008[6]. Reste à savoir si cette révision sera dûment exploitée pour juger au Sénégal l’ancien président Tchadien. Le doute est permis lorsque l’on sait que le Président Wade, à la mi-avril 2008, a confié le ministère de la justice à l’ex-coordinateur des avocats d’Hissène Habré. Si caprice du prince il y a, il ne se logerait pas dans la révision à finaliser mais dans la volonté de l’appliquer ! 
La Constitution destabilisée 
C’est surtout la Constitution politique du Sénégal qui a été – à 7 reprises déjà ! - et sera victime des embardées du pouvoir de révision souverain, intimement liées aux inconstances de la vision institutionnelle du Président Abdoulaye Wade. Les 5 textes de révision pendants modifient certaines règles du jeu ou l’architecture des institutions ; ils obéissent à une logique formelle – certaines modifications sont réunies dans un même texte, sans le moindre souci d’unité de matière – et intellectuelle qui échappe largement au commentateur. 
Les institutions sénégalaises fonctionneront sur la base de règles techniques nouvelles, peu, mal ou curieusement justifiées par leur initiateur : 
° L’instauration d’une session unique du Parlement : Au lieu de tenir deux sessions ordinaires de quatre mois chacune, le Parlement se réunira de plein droit en une session ordinaire unique de huit ou neuf mois. La durée maximale des travaux des assemblées étant légèrement modifiée, faut-il voir dans cette réforme autre chose qu’un alignement – la copie n’est pas conforme ! - du Sénégal sur la France, qui a pris cette option avec la loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 ? 
° La limitation du droit d’amendement parlementaire du projet de loi de finances : En matière législative ordinaire, les députés et les sénateurs auront toujours l’initiative financière, sous réserve d’assortir leurs initiatives de propositions de recettes compensatrices. En revanche, lors de l’examen du projet de loi de finances, le Parlement – et non plus les parlementaires (sic) – ne pourra proposer – et non adopter (sic) – un article additionnel ou un amendement que s’il diminue les dépenses de l’Etat ou augmente ses recettes. Autrement dit, les assemblées ne pourront prendre que des initiatives peu populaires par définition ! 
° La réintroduction du contrôle de constitutionnalité obligatoire des règlements des assemblées : Selon l’exposé des motifs du projet de loi constitutionnelle n° 18/2008, « l’article 62 a été amputé à tort de son dernier alinéa par la révision constitutionnelle du 12 février 2007 alors que, dans le souci de renforcer le contrôle de la constitutionnalité des lois, il est plus que jamais nécessaire de subordonner la promulgation du règlement intérieur de chaque assemblée à la déclaration de conformité dudit règlement par le Conseil constitutionnel sur saisine du Président de la République ». Le Président Abdoulaye Wade admet donc qu’à son initiative le pouvoir de révision souverain a malencontreusement erré en 2007 ; et il estime qu’il lui faudrait, l’année suivante, corriger cette invraisemblable erreur. 
Dans l’intervalle, il est peu probable que le Chef de l’Etat ou un dixième des membres d’une assemblée ait usé du droit que leur reconnaît l’article 74 de la Constitution du 22 janvier 2001 de saisir le Conseil Constitutionnel d’un recours visant à faire déclarer inconstitutionnelle la loi portant règlement intérieur du nouveau Sénat. La chambre haute qui, installée le 26 septembre 2007, s’est donné le 3 octobre 2007 un bureau définitif, fonctionne peut-être sur la base d’un texte en partie contraire à la Constitution. C’est qu’au gré d’actes constituants s’enchaînant capricieusement le champ de compétences du Conseil Constitutionnel se rétrécit ou s’élargit, licitement mais au détriment des exigences contemporaines d’un Etat de droit et de démocratie pluraliste. 
La Constitution Wade portera aussi les stigmates de l’étrange mal constitutionnel diagnostiqué par le professeur Ismaïla Madior Fall dans son ouvrage "Evolution constitutionnelle du Sénégal" (p. 150) : « le Constituant tourne en rond, avec un mouvement de va-et-vient incessant entre des institutions qu’on instaure, supprime et restaure, sans que la logique qui sous-tend ce mouvement soit toujours motivée par des préoccupations de rationalité démocratique ». 
° La renaissance de la Cour Suprême : Le projet de retour partiel à l’organisation juridictionnelle de 1992, évoqué ICI sur LA CONSTITUTION EN AFRIQUE, ne reçoit aucune justification officielle, si l’on s’en tient à la lecture de l’exposé des motifs du projet de loi n° 19/2008 portant révision de la Constitution : « Le présent projet de loi a pour objet de substituer la Cour suprême au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation. Il modifie les articles 6, 88, 92, 93 et 44 de la Constitution ». Une telle substitution aurait pourtant mérité un éclairage conséquent pour alimenter un débat parlementaire de qualité sur les mérites et les travers de l’éclatement des hautes juridictions ! 
° La suppression-remplacement du Conseil de la République : En 2003, à l’occasion de la première révision de la Constitution du 22 janvier 2001, le Président Wade a fait créer le Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (CRAES), « institution chargée de favoriser le dialogue social … une collaboration harmonieuse entre les communautés et les différentes catégories sociales et professionnelles ». En 2007, il prône la suppression du CRAES – qui a longtemps eu son site internet http://www.conseil-republique.sn/, alors que l’Assemblée Nationale n’a plus le sien depuis plusieurs années – et son remplacement par le Conseil économique et social, auquel sera dévolu – à quelque chose près - le même rôle et qui appartiendra lui aussi à l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et des institutions similaires. La suppression-remplacement du Conseil de la République est-elle de pure convenance ? Aurait-elle une cohérence cachée ? 
Pérenniser non un régime présidentiel mais un hyper-présidentialisme, telle semble être, en définitive, la préoccupation majeure du Président Wade lorsqu’il fait réviser « sa » Constitution du 22 janvier 2001. 
° Le renforcement du Sénat : En 2007, le Sénégal d’Abdoulaye Wade a renoué avec le bicamérisme qu’il avait aboli en 2001 ; en 2008, il s’apprête à renforcer symboliquement le poids institutionnel de ce Sénat de facture bonapartiste, nommé par le Président de la République à hauteur des 2/3 de ses membres. Le texte de loi constitutionnelle modifiant l’article 71 de la Constitution, adopté par le Sénat le 26 novembre 2007, consiste apparemment à supprimer une malfaçon rédactionnelle – résultant d’une intervention bâclée du pouvoir de révision en 2007 - et à simplifier la procédure législative : l’alinéa 1 de l’article 71 prévoyant la transmission au Président de la République de toute loi adoptée par l’Assemblée Nationale, préalablement à sa soumission au Sénat, sera supprimé. Mais il en résultera la banalisation d’une chambre haute qui, davantage encore que certaines de ses consoeurs de la région, y compris le Sénat de la Constitution Ravalomanana, fait mauvais genre dans une démocratie. 
° Le projet - avorté ? - de restauration du septennat présidentiel : Le Constituant sénégalais a toujours prêté une attention particulière à la durée du mandat du Président de la République, qui n’a cessé de varier : sous le pouvoir socialiste, elle a été successivement fixée à 7 ans (1960-1963), 4 ans (1963-1967), 5 ans (1967-1992), et, enfin, 7 ans (1992-2001) ; dans la foulée de l’alternance, l’article 27 alinéa 1 de la Constitution du 22 janvier 2001 rétablit le quinquennat, qui n’est applicable au Président Wade que depuis sa réélection de 2007. Cette mesure de respiration démocratique est désormais dans le collimateur de son auteur : lors du Conseil des ministres du 9 mai 2008, le Chef de l’Etat a fait adopter un projet de loi constitutionnelle modifiant l’article 27 alinéa 1 de la Constitution pour restaurer le septennat. L’annonce de cette volte-face constitutionnelle a été redoublée d’une controverse sur la voie à emprunter pour adopter la révision. Pour des raisons de pure opportunité politique, la Présidence a, en effet, entrepris de convaincre l’opinion de la possibilité d’allonger la durée du mandat présidentiel, sans recourir au référendum, et ce en exhibant non l’article 27 alinéa 2 de la Constitution du 22 janvier 2001, tel que publié au journal officiel, mais l’une des versions en circulation sur le net ! Elle a mené un combat surréaliste, perdu d’avance, contre les constitutionnalistes du pays appelant au respect de la Constitution authentique ; elle a nié l’évidence : "sans référendum, pas de révision de l’article 27 !" La controverse procédurière l’a emporté sur la discussion du fond du projet de révision, immanquablement inscrit sur la liste déjà longue des reniements institutionnels du Président Wade. 
Depuis peu, un coup d’arrêt semble avoir été donné aux dérives pathologiques du pouvoir de révision - "Sans tripatouillages y’a pas de plaisir !" : de passage à Paris, le Président de la République a finalement annoncé le maintien du quinquennat. Mais ce renoncement pourrait être purement tactique. Au Sénégal d’Abdoulaye Wade, la Constitution n’est-elle pas devenue, en toute légalité, le jouet du prince ? 
* Le titre est de la Rédaction et renvoie au caractère changeant de la Loi fondamentale et à la volatilité de ses principes (comme l’espérance de vie très courte de l’animal) 
Par Stéphane BOLLE 
Maître de conférences HDR en droit public, 
Université Paul Valéry 
Montepellier III 
L'OBSERVATEUR; 
CHERTÉ DES FACTURES D’ÉLECTRICITÉ La Senelec diffère la baisse et annonce des mesurettes 
 
Article Par PAPA SOULEYMANE KANDJI, 
Paru le Mardi 16 Déc 2008 
 
Le peuple s’attendait, face à ce qu’il est convenu d’appeler «les petites misères» que la Senelec fait subir aux populations, à des mesures hardies. Au finish, la réunion interministérielle sur le secteur de l’énergie, tenue hier sous la présidence du Premier ministre, a plutôt débouché sur des mesurettes. Ce qui atteste, encore une fois, de l’étroitesse de la marge de manœuvre des pouvoirs publics sur le secteur ô combien névralgique de l’électricité ! Hélas, au grand dam des consommateurs ! 
 
Ce n’est pas demain la veille que les populations verront leurs factures salées, pourtant si décriées, au point de pousser des Imams à déserter leurs chaires pour battre le macadam, connaître une baisse. C’est le principal sentiment qui se dégage à l’issue de la rencontre ayant réuni, hier, à la Primature, les différents acteurs du secteur de l’énergie. En effet, là où il était attendu de «grandes décisions», à même de soulager le peuple, le gouvernement a plutôt annoncé des «mesurettes» qui devront avoir, «à court et moyen termes», des effets sur la disponibilité et la consommation d’énergie électrique. Il s’agit principalement de la «généralisation immédiate» des lampes à basse consommation et de la vulgarisation des compteurs à prépaiement. Ce qui permettra aux usagers d’avoir «un gain de temps» et de pouvoir «gérer eux-mêmes» leur consommation et l’utilisation de leur énergie. Une commission a également été instituée avec pour mission de procéder, parallèlement à la prise en charge des réclamations des usagers, à l’audit du fichier de la clientèle de la Senelec à l’effet «d’apporter l’ensemble des correctifs suite aux anomalies qui seraient constatés dans le secteur». 
Dirigée par le président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité, M. Ibrahima Thiam, elle est appelée à prendre en charge «immédiatement toutes les réclamations et récriminations suite aux dernières factures et à leur montant, mais aussi aux dommages subis par les usagers et éventuellement causés par la Senelec sur les équipements de la clientèle». La commission se donne un délai de trois mois pour l’audit du fichier afin de «déterminer si tous les clients sont logés à la grille de facturation adéquate selon le régime de consommation». Ainsi, toutes les factures qui font l’objet de contestations seront traitées par cette commission. Mieux, «tous les dysfonctionnements constatés et confirmés par la commission feront l’objet de correctifs». C’est ainsi que l’Etat a fait part de sa disponibilité à «accompagner les usagers». Pour cela, il est envisagé la mise en place d’une unité de production industrielle de lampes à basse consommation. En attendant, des instructions ont été données au ministre de l’Energie Samuel Sarr «d’entrer immédiatement en contact avec nos partenaires iraniens pour l’importation de ces ampoules et leur mise à disposition des populations, notamment celles ayant de faibles revenus». Il ressort également de la rencontre d’hier que la Senelec, «qui a une obligation de permanence et de régularité dans la fourniture de l’énergie électrique», doit payer, à chaque fois qu’un défaut est constaté dans ses prestations, une pénalité. C’est pourquoi la Commission de régulation du secteur de l’électricité est invitée «à appliquer, dès janvier 2009, ces pénalités à la Senelec». Estimées entre 2 à 3 milliards de 2006 à 2008, ces pénalités «participeront à la réduction du coût de la facture d’énergie électrique». 
 
ET WADE VOULUT CREER LE KARIMISME SUR FOND DE CRISE DU WADISME  
par SUDONLINE.SN , dimanche 14 décembre 2008  
Sale temps, mauvais quart d’heure pour les Sénégalais et leur démocratie. L’alternance de 2000 ne leur vaut plus rien. Fiers de leur légendaire et historique alternance politique de 2000, de leur stabilité sociopolitique qui en naquit, les voilà qui, depuis quelques temps, doivent faire face à une avalanche de violations et d’outrages de toute nature aux institutions et aux déplorables intentions de succession, aux mauvais penchants monarchiques de Wade. 
Viol à répétition de la constitution, profanation des institutions, liquidation de l’élite politique, intimidation de journalistes, déstabilisation et déconfiture du système économique, pollution du climat social, ruinent jour après jour une réputation de stabilité politique ou de maturité démocratique que l’alternance avait laissé voir. Cité comme modèle de démocratie en Afrique au début des années 2000, le Sénégal, par la mauvaise foi de Wade, est devenu aujourd’hui un contre-exemple et connait même un plus que dangereux recul démocratique tant ses dirigeants se sont laissé aller dans une pernicieuse intention politique. En fait, aujourd’hui, le Sénégal semble être tombé au dernier rang dans la ligne des pays émergents de l’Afrique, tandis qu’il y a encore une dizaine d’années, il disputait aux rares pays d’Afrique stables la palme du pays le plus démocratique et le plus enclin à relever les défis du sous-développement. 
La politique de désintégration structurelle sans précédent mise en place par le régime wadiste a provoqué une dévastation socioéconomique d’une ampleur si colossale que le redressement national semble compromis pour des dizaines d’années à venir. Les échecs et les faillites économiques sont devenus la norme et les interludes de succès relatifs, une rareté. Et même si les risques encourus restent sans comparaison avec ceux d’autres pays d’Afrique, l’érosion de la confiance nationale, de la solidité institutionnelle et de la stabilité démocratique est à l’œuvre. Les incidents économiques (dépassement budgétaire, dette intérieure, etc.) et les propagandes politiques qui se sont multipliés ces derniers temps viennent peser sur une ambiance sociale déjà lourde et délétère. S’agit-il de déconfiture d’un système politique qui court à sa propre perte ou de manipulation médiatico-politique, d’actes concertés, calculés ou isolés, réalisés par un Wade qui a un projet politique –et lequel ? –pour son fils qui a ambition de lui succéder à la tête du pays ? 
Aucun désir de démocratie, aucun respect des principes républicains ne permettent, ni n’appellent à choisir cette hypothèse, mais la machine à succession, elle, tourne à plein régime et cela reste vraiment dommageable pour une République à la quelle s’identifie toute un peuple d’horizons divers, de communautés ethniques riches variées. Que le régime wadiste se trouve dans l’incapacité de remplir sa mission de garant de la République et de ses institutions et c’est toute la bonne marche du pays dans son ensemble qui est affectée. La cohésion sociale en fait les frais, la population en souffre. Beaucoup de petits drames et d’incidents politiques pour alimenter une exaspération sociale grandissante. 
En effet, l’élément clef du régime wadiste fut la création et l’ascension fulgurante de la « Génération du concret ». Et dès ses débuts, cette dernière a constitué un appareil politique, une « institution » parallèle, doublant celui du Parti démocratique sénégalais et du gouvernement. Structuré autour du conseiller spécial du Président de la République pour les questions économiques, financières ou de politique extérieure et même intérieure, elle est devenue un centre névralgique de décision dont l’influence n’a pas tardé à se faire sentir. 
Cet appareil politique dispose en effet de facto de sa propre administration et d’un accès direct au président. Et malgré qu’elle reste un peu confus dans ses ambitions politiques et aussi en dépit de son maillage structurel, cette Génération du concret détient une sphère de compétence sans limite vu l’agissement de ses signataires. C’est cette légitimité politique ou administrative qui a fini par conférer quelques ambitions chères à Karim Wade. En d’autre termes, la Génération du concret depuis quelques temps s’est nourri, même si caché et mal dissimulé, d’un objectif clair : la conquête du pouvoir. C’est ainsi que dès leur installation, ne ménageant aucun effort pour orienter et emballer l’opinion, l’instigateur de cette ambition, en l’occurrence Wade-Père, entreprit un vaste programme de propagande qui a pour tache de rallier le peuple sénégalais tout entier à la cause du « grand ingénieur financier » qu’est Karim. Ainsi, l’ambition ultime, une fois le peuple gagné aux valeurs du « Karimisme », était-elle déjà envisagé : la préparation psychologique des sénégalais à une officielle intronisation, le moment venu, Karim Wade. 
La presse, dans son ensemble -télévisions, presse écrite, radios- fut rapidement mis au pas, afin de ne laisser aucun moyen d’expression à l’abri des efforts et des projets destinés à mobiliser l’opinion sénégalaise derrière la politique et l’ambition des Wade et à susciter l’enthousiasme et l’emballement des foules pour les grandes réalisations infrastructurelles et économiques de Karim. Disposant désormais d’un quasi-monopole des médias d’état Wade-père peut à loisir exploiter les diverses composantes du consensus latent afin d’élargir le soutien plébiscitaire à son fils Karim. Cette ambition encore non révélée par les concernés et jamais explicitée avec précision, vue à travers la propagande wadiste, devait rester souple et s’adapter aux circonstances politiques, économiques et sociales. C’est-ce qui explique la négation catégorique de la part des protagonistes de toute idée de succession politique. Et c’est dans cette logique que Wade, tentant vainement de sauver les apparences tant les faits sont têtus, répond aux inquiétudes de certains : « Il (Karim Wade) est très toubab ; il n’est pas bien imprégné de la culture Sénégalaise, il ne parle pas bien wolof et il ne cerne pas tous les rouages de l’administration »#. 
Apôtre inébranlable de la manipulation mais aussi grand technicien de l’endoctrinement, mesure parfaitement l’importance d’un dévouement, d’une foi inconditionnelle dans son futur successeur. Le culte de Karim, la construction du « mythe de Karim », est devenu l’axe majeur de la propagande wadiste. Il fallait, dans sa logique, instiller la croyance irréfutable que son fils Karim serait ce qui est de mieux pour le pays, et qu’il ferait ce qui est bon pour son peuple, et le plébiscite inconditionnel qu’elle impliquait. 
L’idée ou l’ambition du chef de file de la Génération du concret, aussi dissimulée fut-elle, trouve son incarnation dans le wadisme. Les réalisations du régime wadiste, dans leur grande partie, sont celles de Karim : les échangeurs de Dakar, la corniche, les tunnels ou encore la modernisation du port de Dakar avec le Dubaï World Port, la troisième licence de téléphonie mobile avec Sudatel, mais aussi la suite de relations spectaculaires avec les pays arabes qui, comme le prétend et le claironne la propagande wadiste, est l’œuvre du technocrate seul capable de succéder à son père. Bien entendu la violence des répressions, la violation de la constitution, les dénis de justice, la persécution et l’intimidation de journalistes qui accompagnent ces « réalisations » ne dérangent aucunement les hommes politiques et technocrates les plus résolus de Wade. 
Aujourd’hui donc, le régime wadiste s’est doté des instruments capables de transformer le consensus latent en une adhésion franche et massive à l’idée d’une succession légitime et fondée par Karim. Cette adhésion servira à conférer aux initiatives de Wade une légitimation plébiscitaire apparemment irréfutable. Et les structures de propagande de Wade pour le Karimisme détermine ce qu’il nous est permis de penser. Immense réservoir de militants et de politiciens véreux, fanatisés, corrompus, le Parti démocratique sénégalais et son consensus de petits partis se chargent d’entretenir l’agitation et de galvaniser les masses sénégalaises. 
Tous, même si d’aucuns sont récalcitrants, sont entièrement acquis à la cause de Karim et sont totalement dévoués à l’accomplissement des ambitions de Karim, lesquelles, à leurs yeux, ne font qu’un avec les désirs de Wade, leur protecteur. Comme dans tout régime démagogique, nous retrouvons ici l’idée acceptée par les politique, sans la moindre justification, ni le moindre recul, que la succession constitue le meilleur moyen de conserver le pouvoir et de continuer à bénéficier des privilèges et des largesses qu’il offre, idée qui va de pair avec un mépris absolu des règles démocratiques et des principes institutionnels. La sublimation de Karim par la machine de propagande wadiste et de la Génération du concret, l’exaltation de ses « qualités prodigieuses de financier hors-pair doublées d’un expert » et de sa mission politique forment désormais la composante essentielle de la structure du régime wadiste. 
Au début, dans la rue comme dans les cercles fermés des politiques, on s’est accordé à penser que les ambitions successorales que l’on a soupçonnées à travers les agissements de Wade, ne tarderait pas à se dissiper et que l’esprit de la démocratie reprendrait le dessus sur les désirs du cœur. A cette grossière sous-estimation de la détermination et des capacités de Wade à asseoir une stratégie quasi-irréversible pour imposer son fils, vient s’ajouter l’idée flagrante selon laquelle, en dépit de la grande et pompeuse propagande et de la mobilisation des politiciens du Parti démocratique sénégalais derrière Wade, l’esprit des lois et le bon sens allaient finir par l’emporter et faire revenir Wade à la raison. Mais, c’était méconnaitre à quel point Les Wade étaient déterminés et prêts à tout pour réaliser leurs désirs familiaux. 
D’ailleurs, quelques journalistes, avertis par leur constante lucidité intellectuelle et leur grandeur d’esprit dont-ils ont toujours fait montre, tels Souleymane Jules Diop et Abdou Latif Coulibaly l’avaient bien vu et Wade et sa bande politique eux-mêmes ne cachent presque plus leur intention d’installer Karim, par de là les règles constitutionnelles, à la tête du pays. Cet avertissement s’inspirant de l’épuration des susceptibles et potentiels rivaux de Karim et des manigances et manipulations institutionnelles qui marquent clairement le style et la portée des agissements wadiste, les propagandistes et les concernés ne l’ont jamais démenti : ils n’ont fait que brouiller les pistes et reprendre à leur compte l’état d’esprit qui est largement répandu dans la sphère politique du pouvoir et qui reflète bien les caractéristiques des ambitions des acteurs de la succession. 
Pour Wade, débroussailler le chemin pour son fils en se débarrassant des potentiels successeurs du Parti démocratique sénégalais pour éviter la décision difficile et risquée qui l’aurait obligé à trancher entre deux ou plusieurs de ses fidèles dauphins, constitue une raison tout à fait concrète d’agir saper toute velléité d’affirmation parallèle à ses intentions successorales. Ainsi, s’effectue une sorte d’épuration politique des potentiels dauphins d’une part et d’autre part d’auto-sélection , où le fait d’aller au-devant des désirs et des volontés de Wade contribue à promouvoir les initiatives les plus proches de ses intentions présumées et exclue celles qui vont à l’encontre de son désir ou ne cadre pas avec elles. Ce n’est donc pas un hasard si, dans l’entreprise de légitimation du chef de file de la Génération du concret pour la succession, la démolition des structures du Parti démocratique sénégalais et l’épuration pure et simple de ses membres, prend peu à peu sur l’édification d’un système politique harmonieux et soucieux de bien gérer les crises politique, économique et sociale du pays afin d’arriver à atténuer les souffrances des populations et enrayer la misère sociale. 
C’est ainsi que commença la « brillante » et fulgurante carrière de bâtisseur infatigable de Karim Wade : de son piédestal de conseiller spécial du Président de la République, il se vit confier un nombre inconsidérable de taches et de missions. Dès 2004, Wade le chargea de l’exécution et de la réalisation des grands projets et chantiers de l’état parmi les quels les chantiers de l’ANOCI. Il acquiert dès lors une légitimité politique et une clé passe-partout dans l’échiquier politico-gouvernemental. Devenant ainsi, le grand bâtisseur, il lui revenait désormais à « moderniser la capitale », selon l’expression propre de son père. 
Si le fossé s’est creusé entre les politiques et les populations, la situation n’est guère plus brillante à l’intérieur du maillage institutionnel à savoir l’indépendance des autres pouvoirs, judiciaire et législatif. La transformation de l’Assemblée Nationale en un cabaret de comploteurs, de conspiration du silence, ou encore de la Justice en bras armé de la Présidence est vécue par l’ensemble de la société comme une profonde régression, un recul dangereux de la justice sociale et de la démocratie. Et c’est dans ces lieux sacrés qui ont rôle de garantir les libertés individuelles et l’état de droit que l’on retrouve les plus grands responsables du sabordage des institutions et de la constitution. 
Trouvant ainsi moyen de satisfaire ses nouveaux rêves d’être succéder par son fils, Wade conçoit avec sa meute de caïmans politiques le maillage politique et les rouages institutionnels : élimination des obstacle politiques, manipulation de l’Assemblée Nationale, modification abusive et injustifiée de la constitution ; tout cela témoignant d’une démagogie pompeuse qui mêle la dernière volonté de Wade-Père au seuil de sa vie, le désir ardent de dame-Viviane, la faiseuse de présidents, et les rêveries solitaires d’un fils « prodigieux », en donnant une impression de légitimité à leur ambition familiale. Tel est l’environnement politique délétère qui a naquis des projets de succession auxquels la famille Wade toute entière prend un intérêt passionné. 
Et la façon dont Wade, en plein calcul successoral, essaie d’utiliser le Karimisme -du nom du chef de file de la Génération du concret- et de l’amplifier, montre une fois qu’il possède un sens extraordinaire de la psychologie des masses sénégalaises et des valeurs sentimentales qui agissent sur elle. Il joue à faire profiter à son fils aussi bien des aspirations de la jeunesse elle-même que des espérances que l’on peut mettre en elle. Tandis que tous les autres partis politiques inspirent méfiance et défiance du fait de leurs histoires ou de leurs origines ou encore de leur inconstance politique, le Karimisme représente une idéologie sans passé, voire opposée au passé, respirant la nouveauté, le renouveau, le détachement. Et son manque de tradition politicienne, son refus d’emprunter les chemins traditionnels de la politique, et conscient que la sagesse future serait l’œuvre de la jeunesse, ont largement contribué à lui donner son extraordinaire ascension et son attraction sur une génération sans liens et sans attaches avec les vieilles générations. 
C’est à cette jeunesse que s’adresse dès le début la propagande wadiste, à elle qu’a voulu être confiées, avec un art de la persuasion, des taches, des rôles d’accaparements des convictions politiques de Karim Wade pour en faire siennes, qui répondent à sa soif d’actions ainsi qu’à ses ambitions personnelles. Joint à la conscience, habilement attisée, du conflit et du divorce d’avec la vieille école de politiciens dépassés et incapable de régénérescence , ce Karimisme aux alléchantes promesses a pour effet d’amener dans les rangs de la génération du concret une très forte proportion de jeunes. C’est-ce qui détermine pour une large part la structure sociologique et les caractéristiques du mouvement de Karim. 
Ainsi donc est né et compte fleurir le Karimisme à la bonne saison, imaginé et concocté de toute pièce par Wade. Et à l’état actuel des choses, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Cependant, là où, comme dans le cas présent de l’idée de succession, le malaise, la misère des populations et le mépris des Wade de la chose publique et des principes républicains se rencontrent, le chemin vers un nihilisme révolutionnaire du peuple sénégalais est presque inévitablement tracé. Pour bon nombre de gens ce sentiment de déception et de malaise est provoqué par le fossé qui s’est creusé et se creuse chaque jour davantage entre les agissements et ambitions politiques des Wade et les attentes de la population ; contradiction dont les symptômes et caractéristiques sont partout visibles et décriés. 
En ces temps de conjonctures économiques et sociales, de misère traumatique, toute tractation ou manipulation politique est perçue comme une atteinte aux principes républicains, de la démocratie sociale. Conséquences : les suspicions des intentions de succession ou encore des penchants monarchiques exprimés ici et là par une frange non-négligeable de la population pourrissent un peu plus le climat du pays. Si dans une large mesure, l’opinion publique sénégalaise se tient encore (ou s’est tenue) à distance de ce débat successoral, en revanche, elle entend fort bien les critiques et analyses portant sur les désirs de succession des Wade et saura faire face à la situation pour prendre son destin en main. Pareil refus ou rejet de la chose politique marque désormais le début ou les germes d’un négationnisme du Wadisme, et la fin, soudain devenu manifeste, du moratoire accordé au régime wadiste. 
Et encore une fois, c’est au peuple sénégalais, comme il l’a fait en 2000 de prendre son destin en main et de choisir ce qui est de mieux pour son épanouissement démocratique, social et culturel. C’est d’ailleurs là que réside l’espoir, le fait que le peuple sénégalais soit capable dos au mur en ces temps difficile, d’user de sa force sociale et politique pour dire NON et « plus jamais ça ». En outre l’idée de succession, le rêve de Karim ou la théorie du Karimisme est une chose, mais la pratique de cette théorie, la réalisation de cette idée c’en est une autre. 
Et comme le dit si bien l’adage, « ventre affamé n’a point d’oreille ». Aujourd’hui les masses sénégalaises semblent bien porter la véracité de cette boutade. En effet elles ne répondent plus à l’appel du pied que leur lance Wade. La misère et la précarité les empêchent d’entendre le brouhaha médiatique servi par le régime wadiste. 
Prénom et Nom : PAPE DEMBA SISSOJHO  
E-mail : sissojho@yahoo.fr 
WALFADJRI; 
Malaise dans le pays : Le Rnd accuse le régime de vouloir provoquer le chaos 
Le constat du Rnd dirigé par Dialo Diop n’est pas rassurant. Pour les héritiers de Cheikh Anta Diop, tout se passe comme si le pays est confronté à une entreprise délibérée ou délirante de sabotage et de destruction visant à provoquer une explosion sociale prématurée qui servirait de prétexte à une répression féroce ou à un coup d’Etat militaire. 
 
La situation politique nationale n’est guère rassurante pour le secrétariat exécutif du Rassemblement national démocratique (Rnd) dirigé par Dialo Diop. En effet, au cours d’une journée d’étude, élargie aux cadres présents à Dakar et consacrée à la préparation des élections locales, ce parti qui a constaté ‘le stade de décomposition avancée’ atteint par le régime de l’alternance ‘trahie du Parti-Etat Pds qui enfonce le pays dans le chaos’. Le Rnd relève que ‘l’ivresse du pouvoir s’est emparée de son chef (Me Wade, ndlr) qui s’autoproclame ‘maître du jeu’, alors qu’il est manifeste qu’il ne maîtrise même plus le petit jeu minable des nominations et révocations des sous-chefs et autres chefaillons… ’ Ainsi, font noter les héritiers de Cheikh Anta Diop, tout se passe comme si le pays est confronté à une entreprise délibérée ou délirante de sabotage et de destruction visant à provoquer une explosion sociale prématurée qui servirait de prétexte à une répression féroce ou à un coup d’Etat militaire. Quoi qu’il en soit, le Rnd dit considérer ces deux scénarios comme également inacceptables. Et c’est dans cette atmosphère que Dialo Diop et ses camarades saluent la vigueur des protestations des masses urbaines et rurales contre les abus du régime ‘prédateur’, démontrant ainsi que les Sénégalais n’ont plus peur des autorités. ‘Il leur reste cependant encore à se sevrer de la tromperie des politiciens professionnels’.  
Se prononçant sur les prochaines élections rurales, municipales et régionales du 22 Mars 2009, le Rnd dirigé par Dialo Diop veut attirer ‘solennellement’ l’attention de l’opinion nationale et internationale ‘sur la multiplication des manœuvres irrégulières, déloyales et autoritaires du chef du Parti-Etat Pds’ qui, ‘sentant sa fin prochaine, foule aux pieds la loi et le règlement en matière électorale, au mépris de toute décence et bienséance’.  
Le secrétariat exécutif rappelle que les conditions ‘iniques’ qui avaient conduit au boycott massif des dernières élections législatives prévalent toujours, notamment pour ce qui est du fichier électoral. Cependant, ajoute le Secrétariat exécutif, ’la volonté unanime de l’opposition nationale et démocratique de prendre part au prochain scrutin doit s’accompagner d’une égale détermination à exiger non seulement une redéfinition concertée et consensuelle des règles du jeu électoral, mais aussi un bilan contradictoire du mandat de l’ensemble des collectivités locales’. Il s’agit là, de l’avis du Rnd, de préalables indispensables à la tenue d’élections paisibles et transparentes, qui méritent un combat sans concession de toute l’opposition démocratique. Pour sa part, Dialo Diop et ses camarades se disent décidés à participer aux élections du mars 2009, sous leur propre bannière ou en coalition, ‘sur la base d’un programme minimum de gouvernance démocratique locale ’. Car, soulignent-ils, pour le Rnd, il ne peut y avoir en République qu’un seul souverain et, en démocratie, qu’une constante unique : le peuple, tout le reste n’étant que variable éphémère.  
Georges Nesta DIOP  
NETALLI: 
Pendaison au chapelet  
mardi 16 décembre 2008  
Décidément, les députés n’ont pas fini de subir du discrédit. Après avoir été utilisés pour évincer Macky, les revoilà repartis sur les champs du déshonneur. La côte, ils ne l’ont vraiment pas, par les temps qui courent. Mais de la chance aussi, il leur en a manqué, vendredi dernier. Et les plus malchanceux de la délégation sont ceux qui passent leur temps à l’ouvrir. 
Mais en fait de députés, il n y avait pas que des députés, il y avait aussi l’imam « en chef » Moustapha Guèye, alias « Yalla rekka xam » (seul, le bon Dieu sait), et bien sûr le Maire de Guédiawaye, Bocar Sadikh Kane, Kalidou Niasse (maire de la commune d’arrondissement de Wakhinane), Fatou Youssouf Aïdara (député de Guédiawaye). Ils étaient en fait partis en commandos pour essayer de raisonner les imams de Guédiawaye, initiateurs de la manifestation contre la vie cher et les factures d’électricité élevées. 
Si les autres membres de la délégation ont été épargnés, c’est plus Iba Der Thiam, laudateur en chef et Moustapha Guèye qui en ont vraiment pris pour leur grade. Le « député du peuple », n’était pas du tout inspiré. Maladroit qu’il est, il pouvait pour une fois, se passer de magnifier les actions de Wade, dans un contexte où ce dernier est tenu en partie pour responsable de ce qui arrive, et où la circonstance ne s’y prêtait vraiment pas. On peut savoir aligner des dates historiques, tout historien qu’il est, mais au fond cela ne demande qu’une bonne mémoire. Après, il n’est pas donné à tout le monde de faire la part des choses et de s’adapter aux situations. 
Moustapha Guèye de son côté, qui passe pour l’un des prêcheurs les plus connus du Sénégal, a eu droit ce jour, à des prêches d’autres imams. Comme quoi la « starisation » cache parfois des failles, voire de l’ignorance. Ou alors pardon, interprétation dans le sens qui nous arrange, selon ses intérêts du moment. Vous connaissez l’histoire de l’arroseur arrosé ou alors du serpent qui se mord la queue ? Moustapha Guèye a en fait été arrosé de hadith et de versets du Coran. N’est- ce pas lui qui disait qu’un Imam n’avait pas le droit de marcher ? Mais bon sang, il ne peut pas être plus instruit que tous ces imams ! Il est juste plus connu. Le bon Dieu l’a bien entendu, même s’il est le seul à savoir de quel côté se trouve la vérité. On n’est pas au jugement dernier, jour où tout un chacun devrait assumer ses responsabilités. Mais pour l’instant, le peuple de Guédiawaye lui a administré comme jugement, des huées qui l’ont obligé à se réfugier avec ses compagnons, dans le bureau du maire. Abdoulaye Wade est leur seul interlocuteur, dixit les imams. Doudou Wade et Cie auraient mieux fait de rester tranquillement chez eux. 
Les contorsions intellectuelles d’Abdou Fall  
"Macky Sall est parti, il faut qu’on revienne au quinquennat". De qui est cette phrase ? Devinette à 1 million de francs. Il fut ministre de la santé, challenger d’Idrissa Seck à Thiès lors des élections passées, et actuel vice-président de l’Assemblée nationale. Et il a parlé dimanche sur les ondes de la RFM ! Et sans scrupule quoi ! Et comme un acte tout à fait banal, il demande à ce que tout le monde s’asseye autour d’une table pour un retour à un mandat de cinq ans du Président de l’assemblée nationale ; comme ce fut le cas, avant le vote de la loi Sada Ndiaye. On largue les amarres, il s’agit d’Abdou Fall, un œil sur le siège de la mairie de Thiès qu’il convoite discrètement, un œil sur le gouvernement dans lequel il a été exclu lors du dernier remaniement. 
Et pourtant, Abdou Fall le sait, nul besoin de s’asseoir autour d’une table pour régler ces problèmes. Il suffit juste que Sa Majesté en exprime le désir, qu’il active un autre député du même acabit que Sada Ndiaye, afin de retourner, sans coup ni férir, à la case départ. Pourquoi donc s’entourer de tant de scrupules après la reconnaissance d’une telle forfaiture ? Le vin est bien tiré qu’Abdou Fall doit bien savoir le boire avec ses camarades de parti. Faites donc, on vous en prie ! Ramenez le mandat à cinq, sept ans, mais bref au nombre d’années que vous voudrez. Qu’est-ce que cela change après tout ? Rien du tout alors, puisqu’il vient de nous administrer la preuve qu’ils n’en ont cure de l’opinion publique, ou du respect dû aux sénégalais. C’est comme qui dirait, « bon, on s’est faufilé dans les brèches de la Constitution, cet outil certes sacré pour régler nos comptes, mais on va rétablir la situation ensuite ». 
Si on creuse au fond, dans la pensée de Abdou Fall, on se rend compte qu’il ne mesure même pas l’importance de sa fonction. Que la Représentation populaire qu’il est censé incarner est un espace privé au merci de Wade et du Pds. Et la Constitution est à l’image d’un cahier de brouillons à la dévotion du gouvernement. On écrit des textes, on rature quand ça ne va pas, et on réécrit quand on veut. Voilà l’image qui correspond à peu près à leur idée de l’Assemblée nationale. 
Cette sortie médiatique d’Abdou Fall crédibilise davantage l’idée de forfaiture pour ne pas dire conspiration à laquelle a participée, l’actuel Président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, président de la commission des finances de l’époque et qui avait demandé l’audition de Karim Wade sur les chantiers de l’Anoci. Et, c’est celui-là qui est aujourd’hui, Président de l’Assemblée nationale. Moralité, les députés payés sur nos propres deniers se sont foutus de nous, ont réglé des comptes avec notre propre argent. 
Quant à cette question de prééminence ou non du Sénat sur l’Assemblée nationale évoquée par la suite par Abdou Fall, là aussi, on n’en voit pas l’utilité. Si les sénateurs sont à 75% nommés par le Président de la République, les seconds sont certes élus par le peuple, mais ça reste une chambre d’enregistrement de l’exécutif. Mais bon, au fond, c’est une même logique qui a guidé la prééminence du Sénat sur le parlement c’est-à-dire affaiblir Macky Sall. Abdou Fall revenu sur terre, le temps d’un profond sommeil, au Sénégal, découvre comme par enchantement cette injustice. Mais au fond, il n’y est pour rien, et ce serait injuste de l’accuser de quoi que ce soit. Eh bien c’est comme ça, au PDS, ce sont toujours les seconds couteaux qui annoncent les mauvaises nouvelles. Il suffit juste d’actionner les valets commis à cette tâche. 
 
 
L'OFFICE: 
« Mesurettes »  
C’est toujours le statu quo, entre les autorités et les imams de Guédiawaye qui ont déclenché la Jihad contre la Sénélec, du fait des surfacturations unanimement dénoncées par les consommateurs. Ce problème est d’ordre national, mais malheureusement, les tenants du pouvoir veulent le circonscrire à la banlieue dakaroise. Le malaise est national. Et voilà que les autorités sortent des mesures « cosmétiques », pour ne pas dire des « mesurettes », qui ne dureront que le temps d’une rose. Que vaut aujourd’hui la parole d’un ministre ? Dara, touss, nada… 
Mor Todjangué  
SENEWEB: 
Programme de pourrissement des mœurs au Sénégal Lettre d’alerte au Président de la République  
Excellence, J’ai choisi cette voie épistolaire et médiatique pour vous interpeller afin d’attirer votre attention et celle de l’ensemble de mes concitoyens sur une gangrène qui est en train d’infecter de manière insidieuse tout notre corps social. Vous me permettrez donc, contrairement à la coutume, de pas fermer cette correspondance qui vous est principalement destinée. Un des quotidiens sénégalais a révélé dans son édition du lundi 4 août 2008 ceci : « Les mannequins d’Adama Paris ont fait sursauter (...)  
Excellence,  
J’ai choisi cette voie épistolaire et médiatique pour vous interpeller afin d’attirer votre attention et celle de l’ensemble de mes concitoyens sur une gangrène qui est en train d’infecter de manière insidieuse tout notre corps social. Vous me permettrez donc, contrairement à la coutume, de pas fermer cette correspondance qui vous est principalement destinée. Un des quotidiens sénégalais a révélé dans son édition du lundi 4 août 2008 ceci : 
« Les mannequins d’Adama Paris ont fait sursauter plus d’un samedi dernier lors du défilé de mode. La raison, de belles nymphes ont défilé presque nues devant un public qui n’avait que ses yeux pour contempler ». Pour des raisons que vous comprendrez aisément, je vous épargne le reste du compte-rendu. 
Interrogée quelques jours après par un autre journal de la place, la mise en cause pour répondre reprend vos propos tenus à Sira Vision où l’on a fait défiler des jeunes filles en tenues légères exhibant leurs seins nus, en votre présence : « Je pense que le président Wade a raison en disant, au sortir du défilé de Collé Ardo Sow, que ce n’est pas érotique ou vulgaire, mais esthétique ». 
Je souligne qu’aux Etats-Unis, le sein dévoilé de Janet Jackson lors de la mi-temps d’une finale a valu à la chaîne CBS en 2006 une condamnation de 550 000 dollars pour le délit de « retransmission de spectacle à connotation hautement sexuelle. » Cette nudité partielle n’a duré qu’une demi seconde sur CBS qui envisagea d’ailleurs de faire payer la note à la chanteuse pour envoyer un message clair aux artistes devant leurs responsabilités par rapport aux contenus. Il en est de même dans la législation française où selon l’article 330 du code pénal, « paraître en public seins nus pour une femme s’assimile à une exhibition provocante ». Je rappelle également les déboires judiciaires de l’agence Elite en France poursuivie pour proxénétisme suite aux révélations de jeunes filles mannequins. 
En effet, ce que je craignais commence à se réaliser, c’est-à-dire que votre déclaration soit considérée par certains comme une sorte de bénédiction ou de licence pour la débauche. 
Amusez ! Abusez ? Entre ces deux, il n y a qu’une lettre qui diffère et que n’hésiteront pas à interchanger ces derniers. On risque alors d’assister à une surenchère d’expositions au grand public d’images jadis classées érotiques ou pornographiques, au grand dam de la dignité de la femme et de la protection des enfants. Ce ne serait ainsi que du pain béni pour ces individus sans foi ni loi qui placent leurs intérêts au-dessus de tout et qui rêvent de la libéralisation au Sénégal du secteur lucratif et corrosif de la pornographie et de l’érotisme. 
Objectifs : la banalisation du sexe et du péché 
Aujourd’hui, il y a dans notre pays des lobbies influencés par des cercles occidentaux dont l’objectif est d’éliminer toutes les références religieuses et morales en propageant le vice par des programmes loin d’être innocents dans leurs choix, leurs contenus et leur provenance. Pourquoi, par exemple, promeut-on comme modèles certains pays d’Amérique latine qui détiennent les tristes records universels en termes de narco- trafiquants, de carnaval exhibitionniste, de criminalité et de viols ? Qu’est-ce qui explique cette présence d’homosexuels dans la plupart des téléfilms ? Et ces génériques montrant systématiquement des scènes de flirts et une certaine nudité ? Rien n’est gratuit ! L’objectif explicite de ces cercles est d’arriver à la banalisation du sexe et du péché au sein de nos populations, plus particulièrement chez les jeunes et les enfants qu’ils veulent rendre de plus en plus dépendants et vulnérables à ces programmes qui créent la même accoutumance que la drogue. Quand vous inculquez des valeurs à vos enfants, ils leur montrent exactement le contraire dans des films diffusés des fois en pleine journée, en l’absence des parents. Pas plus tard que ce mardi 01 Juillet 2008, une chaîne sénégalaise de surcroît non verrouillée a fait passer à 15h 10 une scène avec un homme et une femme sous leur couverture en pleins ébats sexuels, séquence qu’ils ont clairement et entièrement retransmise. 
Il y a là d’ailleurs abus de faiblesse. Plusieurs sociologues comparent l’enfant à une éponge qui absorbe tout. P.Allard et C.Dollet affirment à ce propos que « l’enfant étant un être en construction, il absorbe tout ce qu’il voit et entend. Les images le fascinent et il n’a pas de maturité psychologique pour les mettre à distance. D’où la puissance de leur impact ». Les impacts immédiats mis en évidence sont d’ordre verbal, physique, sexuel et psychologique d’après les chercheurs. Et ces programmes ou « nouvelles armes de destruction massive » comme les surnomme le maire d’une grande ville européenne, sont malheureusement relayés par nos propres compatriotes (certains sciemment et d’autres naïvement). 
Je profite d’ailleurs de cette opportunité pour lancer un appel aux patrons de presse, aux animateurs, artistes et autres leaders d’opinions en empruntant cette formule de Francis Huster « nos points forts ce sont notre culture et notre morale, si on ne s’impose pas c’est la fin de notre civilisation ». Pour ma part, j’ajouterai que cette fin est toute proche pour toute société incapable de contrôler ou filtrer le flux d’images qui lui parviennent. 
Rôle de l’Etat face aux dérives 
Excellence, je vous rappelle qu’il est du ressort de nos institutions de jouer le rôle de régulateur sur ce plan. Même dans les pays occidentaux réputés être extrêmement protecteurs de la liberté d’expression, on assiste à une série de mesures de plus en plus strictes à l’encontre de ces images contraires à toute règle éthique et morale (aux USA via le FCC, en France via le CSA et le CCOC entre autres). En Europe depuis 1996, ils sortent plusieurs textes par an visant à protéger les enfants des dérives qui se multiplient dans des proportions inquiétantes et suite aux alertes déclenchées par les sociologues, les criminologues, les psychologiques etc.……… Par exemple aux USA il y a eu une évolution de 330 % des crimes sexuels en moins de quinze ans, en France le nombre de viols a doublé en une décennie. 
Impact des images sur les comportements 
La quasi-totalité des experts et sociologues du monde entier s’accordent sur l’effet réel des images sur le comportement du public. Et ce témoignage du jeune Ted Bundy diplômé de droit à la veille de son exécution en dit long. Condamné à mort aux USA pour le viol et le meurtre de 28 femmes Ted dit avoir grandi dans un milieu familial merveilleux mais déclare « cela est arrivé par étapes, graduellement. D’abord je suis devenu un fervent des scènes érotiques qui m’ont mis sur une pente glissante. Je voulais avoir des images toujours de plus en plus violentes, plus descriptives. Comme une drogue vous conservez une excitation insatiable, poursuit il, jusqu’au point où la pornographie ne peut vous satisfaire. Vous atteignez un point où vous vous demandez si passer à l’acte ne vous apportera pas plus que de les regarder ou de les lire ». Dans un récent reportage de ELLE magazine sur la sexualité précoce des jeunes, une jeune fille de 14 ans élève en classe de 4ème au collège François Villon à Paris dit à ce propos « le problème c’est qu’on est trop influencé par la télé, les films sont trop osés ». Tandis que le journal Le Parisien du 30/04/08 suite à une fusillade dans un collège de Lyon titrait « le collégien agresseur s’était inspiré d’un film ». 
Quand on pense que certains responsables de média Sénégalais cherchent à nier un effet quelconque de ces images sur les comportements, c’est d’autant plus paradoxal qu’eux-mêmes diffusent à coups de millions de francs des spots publicitaires de moins de 50 secondes sachant leur effet sur les comportements, les choix et les orientations du public. Comment alors nier les effets des images et autres films diffusés à longueur de journée ? Si ce déluge au Sénégal de nudité et de semi nudité est présenté comme un symbole de la liberté par certains groupuscules, ces images demeurent pour la grande majorité de la population en porte à faux avec ses valeurs, donc contraignantes. Patrick Trottman auteur d’un livre sur mai 68 affirme « nous avions l’illusion de changer le monde avec la libération sexuelle. Tous nos espoirs se sont effondrés. On est passé des 30 glorieuses aux 30 piteuses (années) ». A Nicolas Sarkozy de rajouter « La France en croyant tourner le dos à son passé a tourné le dos à son avenir ». Chez nous, l’effet déjà déplorable est qu’à force de présenter aux jeunes et aux autres individus fragiles ces clichés de bonheur virtuel très loin de leurs réalités, beaucoup parmi eux s’efforcent en vain de les atteindre, tandis qu’en d’autres ce mirage crée un sentiment d’échec qui donne lieu au découragement ou a la violence. Et les conséquences directes sont les tentatives d’émigration par les pirogues, la recrudescence de la prostitution clandestine et des viols, les tenues vestimentaires indécentes, la hausse de l’alcoolisme et des agressions… 
De l’érotisme esthétique au porno chic 
Comme le dit le psychologue criminologue J.P. Bouchard « en imposant certaines normes, beaucoup de téléspectateurs vont se forger une image du monde tel qu’il est exposé dans ces films. » Un célèbre producteur sénégalais disait fort justement : « qu’on arrête de dire que c’est le peuple qui le veut, le peuple se contente de regarder ce qu’on lui présente ». Et plus on laisse faire, plus la situation s’aggrave. 
En Europe le passage de l’érotisme esthétique au porno chic a été franchi par les créateurs Dolce & Gabbana sur leurs affiches publicitaires, ce qui a d’ailleurs fait descendre les femmes belges dans la rue pour dénoncer ces excès et appeler au boycott de leurs produits. 
D’ailleurs beaucoup ne comprennent pas le silence des féministes sénégalaises, autres « droits de l’hommistes » et le CNRA (Conseil national de régulation de l’audiovisuel) : à ce propos certaines images de lutte avec frappe récemment sanctionnées sont beaucoup moins graves comparées à tout ce qui a été cité ci-dessus et qui avilit la femme et met en danger les enfants. 
Alors que la dignité de la femme et la protection des enfants sont au premier rang des droits universels et des conventions internationales. « Le droit aux loisirs ne veut pas dire le droit de s’amuser même avec le pire » dixit A. Malraux qui militait pour que le « mot loisir s’efface au profit du mot culture ». 
L’autre danger est que ce peuple notoirement tolérant, à force de voir heurter sa sensibilité et bafouer ses valeurs, de plus en plus agacé et indisposé par ces images risque d’adopter un comportement radical comme ce fut le cas suite au mariage homosexuel à Mbao. 
Moderniser ? Avec joie. Mais pas en tirant le peuple vers le bas. Car comme le disait Serigne Abdou A. SY Dabakh, « le modèle occidental a du bon et du mauvais. On nous prive cependant de ce qui est productif et positif pour nous gaver de superflu et des obscénités ». Propos partagés par Claude Levi Strauss quand il dit, « ce que vous nous montrez c’est notre ordure lancée au visage de l’humanité » 
Ne nous laissons pas endormir par ces défenseurs locaux de principes aux ambitions inavouables qui se cachent derrière l’alibi de la création artistique, de la mondialisation, de la liberté ou encore de la laïcité pour propager le vice. 
Ce sont ces derniers qui ont certainement fait dire à Serigne Fallou « le cas de l’homme noir me sidère, les gens le détestent et il se déteste lui-même ». Excellence, il y a urgence à prendre des mesures de salubrité publique parce que notre espace commun est encombré d’immondices morales qui minent la santé éthique de la cité. Je vous convie à son assainissement par la promulgation de lois visant à protéger mes concitoyens notamment les enfants. Il y a urgence à ce que toute pratique dont les jeunes et les enfants deviennent les victimes innocentes soit criminalisée et sévèrement sanctionnée. 
François Mitterrand ne disait il pas que « le droit de non ingérence dans les affaires d’autrui s’arrête là où commence le délit de non assistance à personne en danger ». 
Pour les mesures pratiques, il est temps de réactiver certains organes jadis très efficaces mais tombés en léthargie comme les comités de visionnages des produits audiovisuels avant toute diffusion publique ainsi que la redynamisation de la brigade des mœurs « formée aux nouvelles technologies ». 
Pour un Sénégal vivier culturel de l’Afrique 
Prévoir au niveau de toutes les radios et télévisions, une plage horaire réservée aux programmes visant à rapprocher les jeunes de leur patrimoine culturel et historique car « qui n’a pas de passé n’a pas d’avenir ». Car en lieu et place des chorégraphies riches, élégantes et originales d’antan, on assiste à des danses guignolesques et obscènes qui, d’après des avis recueillis auprès d’observateurs étrangers dévalorisent sérieusement l’image du Sénégal à l’étranger. En promouvant notre riche patrimoine artistique scientifique littéraire et historique et nos créateurs contemporains, nous pouvons facilement devenir le premier vivier culturel d’Afrique noire. Veillons à honorer cet homo senegalensis admiré à travers le monde. Evitons le suivisme aveugle. Monsieur le Président, c’est conscient de tous les espoirs que vous nourrissez envers cette jeunesse magnifiée par votre célèbre formule : « dis moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel peuple tu seras » que j’ai tenu à attirer votre noble attention sur ces dangers qui la guettent. 
Excellence, votre décision de l’année dernière interdisant la publication des journaux pornographiques avait été saluée à juste raison. En ce sens que si vous êtes le protecteur des arts, des lettres et des libertés vous êtes avant tout le protecteur de la jeunesse et des enfants. Vous n’avez par conséquent pas le droit de faire moins ! 
En espérant une suite favorable à ma requête, veuillez agréer, monsieur le Président mes salutations les plus respectueuses. 
Adama Yaçine Daour 
yacinedaour@sunumail.sn 
BP 16 830 Dkr Sénégal 
Campagne pour la légalisation de la prostitution des jeunes filles 
Ça se passe au… Sénégal ! 
A l’occasion de la semaine femme Sida et du Sommet mondial sur le sida qu’abrite le Sénégal du 3 au 7 décembre 2008, je voudrais attirer l’attention sur cette lourde menace pouvant favoriser une propagation de la pandémie et que constitue une certaine stratégie censée paradoxalement la combattre. 
Il y a de cela quelques mois, certaines ONG, suite à une étude qu’elles auraient réalisée, révélaient le développement de la prostitution juvénile. Depuis lors ces ONG en profitent pour demander aux autorités  que l’âge légal de la prostitution soit ramené à 18ans au lieu de 21ans. C’est-à-dire la révision de la loi de 1962. Cela afin, disent elles, que les jeunes filles qui sont dans cette tranche d’âge puissent exercer librement le métier sans être exposées aux sanctions de la loi et pouvoir du même coup bénéficier du carnet de santé avec les « avantages » qui l’accompagnent. 
Cette requête nous étonne, surtout venant d’ONG qui ont pour vocation initiale de contribuer, entre autres, à améliorer le statut de la femme en lui rendant toute sa dignité.  
Cette démarche actuelle de ces ONG ne trahit elle donc pas l’esprit de leurs précurseurs et les attentes de la population ? Une chose est sûre, c’est qu’elle va à l’encontre des conclusions et recommandations de la plupart des études internationales sur les effets désastreux de la légalisation de la prostitution et de la révision à la baisse de l’âge légal. 
 
1 En contresens des dernières lois et mesures internationales  
Aux Etats-Unis, la prostitution est criminalisée et aussi bien la prostituée que le client sont sévèrement condamnés par la loi américaine sur l’ensemble des 50 Etats à la seule exception du Nevada. Les USA ont toujours rappelé à ce sujet leur attachement au principe de non marchandisation du corps humain. Et il est en effet indéniable que la prostitution avilit la femme et anéantit des siècles de lutte en faveur des droits et de la dignité de celles-ci. 
En France aussi bien le pouvoir que l’opposition oeuvrent pour le durcissement des lois contre la prostitution. Une loi a été votée en mars 2002 pénalisant lourdement les clients de prostituées mineures. En juillet 2006 l’opposition, appuyée par diverses associations féministes, a fait voter une loi afin que la lourde amende qui est de 3 740 Euros (2 450 000 CFA) pour les coupables de raccolage passif soit élargie aux clients de ces dernières présentés comme des délinquants.  
2 Prostitution juvénile : nouvelle stratégie de développement ? 
Cette démarche paradoxale de ces ONG renvoie malheureusement aux remarques troublantes émises par le sociologue Richard Poulain, professeur titulaire à l’université d’Ottawa qui dit que  « la prostitution fait partie désormais de la stratégie de développement de certains Etats. Sous l’obligation de rembourser la dette, dit il, de nombreux Etats du tiers-monde ont été encouragés par les organisations internationales qui ont offert à ces occasions des prêts visant à développer les industries du tourisme et du divertissement. Dans chacun des cas, l’essor de ces secteurs a permis l’envolée de l’industrie du commerce sexuel qui est de plus en plus considérée comme une industrie de divertissement et la prostitution comme un travail légitime qui s’accompagne d’une libéralisation ». M Poulain qui milite au sein de la concertation des luttes contre les exploitations sexuelles (clés) ajoute que « au cours des années 1990, les organisations internationales ont adopté des positions qui, malgré un discours dénonçant les pires effets de cette mondialisation des marchés du sexe, tendent à la libéralisation de l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, ce qui les dévaste de façon massive, considérés comme des bêtes à plaisir et des machines à sous et tout enfant est potentiellement une proie. Transmutant ainsi une personne en marchandise, objet d’échange. Il n y a pas de prostitution sans marchandisation d’êtres humains transformés en choses. » 
 
3- Les nouveaux eldorados pour jeunes prostituées  
S’il y a des hôtels qui se démarquent de cette indexation de Mr Poulain, notamment certains spécialisés dans le tourisme encadré, cette suspicion est bien fondée car j’ai moi-même eu à m’étonner dernièrement du nombre incroyable de jeunes filles que j’ai vu emprunter (parfois en bande, détail non négligeable) les ascenseurs d’un des plus grands hôtels dakarois au-delà de minuit pendant que j’étais en train d’effectuer des formalités pour des partenaires. J’ai même été obligé de demander au réceptionniste si ces ascenseurs menaient à une discothèque, il m’a répondu que non, ceux-ci menaient directement aux chambres. 
Il y en a par ailleurs de plus en plus qui sont spécialisés dans l’art d’ « objeifier » les jeunes filles pour en faire un fond de commerce. Il y a parmi eux, ceux que le journaliste F. Nzalé appelle « les journaux proxénètes » dakarois avec preuves à l’appui. En France, les multiples scandales ont fini d’édifier l’opinion que dans le milieu du mannequinat pilulent également des proxénètes. La chaîne française M6 a, par ailleurs, dans l’une de ses émissions fait état du tourisme pédophile au Sénégal. 
Sans compter l’exploitation sexuelle des jeunes écolières par leurs propres précepteurs qui dans un récent rapport justifient ces dérapages « par le fait que leurs vêtements et leur comportement étaient provocants ». Ce qui a amené l’un des responsables d’associations de parents à réclamer l’instauration du port de la tenue unique pour l’ensemble des écoliers. L’absence de tout système de protection des enfants tels que les logiciels de contrôle dans l’espace public (les cybers etc…) contrairement aux lois en vigueur partout à travers le monde favorise également la prostitution et le détournement des mineur(e) s par Internet.  
 
4. Prostitution – Sida : échec et discrédit sur la prévention en Occident  
« Nous voulons préserver la santé de nos sœurs qui sont dans ce métier », martèle l’une des coordonnatrices de ces ONG. Mais plusieurs constats comme ceux de Catherine Deschamps auteur de ‘‘Prostitution en France : Splendeur et misère de la prévention du Sida ‘‘dénoncent les méthodes préconisées par ces ONG en ces termes : « En Hexagone, la prévention est de plus en plus considérée comme accessoire voire comme incitative à la prostitution qui est une situation particulièrement à risque vis-à-vis de l’infection au VIH/ Sida.  
La prévention a du mal à pénétrer ce milieu. En Hexagone, l’urgence est de faire disparaître la prostitution au nom du ‘‘Respect de la dignité humaine’’ qui tient une part croissante dans le droit national et international. » 
En effet, faciliter l’adhésion des jeunes filles à ce métier est encore plus dangereux pour leur santé quand on sait que le taux de prévalence du VIH / Sida évolue suivant la multiplication du nombre de clients. Et selon la fameuse fondation scelles la prévention du Sida ne doit pas servir à la légitimation de l’exploitation sexuelle. Scelles déplore d’ailleurs que la majorité des textes adoptés par les institutions internationales parlent de mesures de lutte contre le Sida mais ne cherchent pas à agir sur les facteurs favorisant la prostitution. 
 
5. Combattre le mariage précoce et légaliser le dévergondage précoce ?  
 
Pour paraphraser la psychanalyste F. Dolto, les autorités, les ONG ainsi que les parents sont invités «  à ne pas faire de la jeune fille, l’être central de la famille car c’est l’encombrer au lieu de lui dégager la voie vers des ambitions plus nobles et sereines ». En effet l’un des facteurs favorisant plus que tout autre la propagation de la pandémie chez les jeunes filles, c’est l’attitude irresponsable de tous ces adultes et autres opportunistes. Et ce nouveau discours de la prévention s’adressant à nos jeunes enfants du style : « pas de mal à entretenir des relations sexuelles, l’essentiel c’est de le faire avec des préservatifs ». C’est vrai que la prévention du VIH au niveau mondial est infiltrée de cercles qui militent pour la fin de tout ordre moral. Quand les experts de ces ONG demandent qu’on « autorise les femmes âgées de 18ans à accéder légalement à la profession de prostituées parce qu’ (ils) auraient constaté que la majorité des travailleurs de sexe sont âgées de 14 à 15 ans ». Dans n’importe quel pays réellement soucieux de la protection de ses enfants et de sa jeunesse, des révélations aussi graves auraient entraîné de suite une mobilisation intense des ONG et des autorités à l’encontre de tous ces pédophiles en question. 
Malheureusement on constate que certaines démarches en cours, plutôt que de chercher à extirper toutes ces jeunes filles de la gueule du loup, les y enfoncent. Barack OBAMA déclarait le mois dernier que « le meilleur indicateur du développement d’un pays est la manière dont il traitait ses femmes et l’éducation qu’il offre à ses filles », et il poursuivait : « il faut que les Etats sachent qu’ils ne vont pas se développer économiquement si leur population féminine n’est pas éduquée ». 
Je reviens vers ces « responsables » d’ONG par l’interpellation suivante : s’il fallait appeler à la légalisation de toute activité illégale juste parce que c’est en forte croissante et qu’il faut mieux l’encadrer, n’en arrivera-t-on pas bientôt à légaliser le vol et la corruption ?  
6- Les effets désastreux de cette légalisation  
 
En 2004, une étude d’une université londonienne commandée par le gouvernement écossais sur les effets des politiques gouvernementales sur la prostitution révélait que la légalisation de la prostitution entraînait les effets suivants :  
1) un accroissement sensible de tous les secteurs de l’industrie du sexe, 
2) une augmentation considérable de la prostitution juvénile et une augmentation spectaculaire de l’implication du crime organisé dans cette industrie.  
Et toujours d’après ce rapport, l’Etat de Victoria en Australie en libéralisant ce secteur a été vite débordé par la hausse considérable du nombre de bordels devenus des bourbiers du crime organisé, de la corruption et d’autres crimes connexes. Sans compter le nombre de femmes et de filles étrangères amenées, forcées, et mises en danger par les trafiquants de femmes et les proxénètes. Ce qui constitue un autre indice d’augmentation (en perspective) de la violence faite aux femmes.  
Donc plutôt que de demander l’intégration des jeunes filles dans cette profession que la plupart des gens du métier (plus de 79% des prostituées d’après plusieurs sondages) souhaitent quitter, n’est-il pas plus judicieux de dynamiser des politiques d’aide à leur endroit afin qu’elles puissent intégrer cette multitude d’autres professions plus saines et moins exposées à toutes ces pandémies. Cela en utilisant une partie des énormes fonds engloutis dans l’assistance et le suivi médical des prostituées, dans la sensibilisation des populations à plus de solidarité afin d’éradiquer ce fléau. En Suède, plus de 60% des prostituées ont accepté ces programmes d’aide et ont quitté la prostitution. La Finlande et la Norvège, entre autres, sont sur le point de les imiter  
 
7. Légaliser pour accroître la manne financière ? 
Qu’est ce qui pousse donc ces ONG à vouloir coûte que coûte que l’on facilite aux jeunes filles l’accès à ce métier qui non seulement connaît le plus fort taux de prévalence du VIH/Sida mais qui de plus est stigmatisé car encore considéré comme une pratique radicale incompatible avec les valeurs essentielles de la société. Une seule certitude est que cette légalisation souhaitée entraînera de suite une forte hausse du nombre de jeunes filles qui intégreront ce métier qui est le plus exposé à la pandémie. Cela contribuera par conséquent à une augmentation considérable de la manne financière allouée à ces organisations dans le cadre de leurs programmes de lutte contre la pandémie afin de faire face à ce rush (programmé ?)  
 
Pour finir j’appelle humblement ces ONG à reconsidérer sérieusement leur démarche en prenant notamment en considération les traumatismes psychologiques à vie auxquels s’expose la jeune fille qui décide d’intégrer ce métier de même que sa progéniture : déprime, mépris de son corps, mésestime de sa personne et par son entourage sans compter les remontrances qui ont même poussé certaines ex-prostituées ou leurs enfants à des tentatives de suicide ou à d’autres formes de dépressions sévères. La célèbre actrice Valérie Kasprisky disait : « j’ai arrêté de tourner nue pour me purifier. J’ai pensé à mes enfants que j’aurai un jour, qu’ils n’aient pas à avoir honte de leur mère. » En effet au-delà du motif de vouloir subvenir aux besoins de sa famille souvent évoqué, ne faut-il pas plutôt penser aux dégâts irréversibles sur leurs propres enfants. Et si on fait fi de tout cela, que fait-on alors du principe républicain de l’« égalité des chances pour tous dès la naissance » ? Que fait-on du principe sacro-saint du « tu ne seras croyant que quand tu souhaiteras pour l’autre, ce que tu souhaites pour toi-même ».  
Quiconque parmi ces gens apprenait que sa toute jeune sœur ou sa fille s’adonnait à la prostitution clandestine oeuvrerait- il dans le même élan à la faire intégrer officiellement cette profession. Au contraire, il userait sans aucun doute et exclusivement de tous les moyens de dissuasion existants.  
 
 
 
 
 
 
 
Adama Yacine Daour  
B.P 16830 Dakar- Sénégal  
Email : yacinedaour @yahoo.fr 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
 
 
 

 

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