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DIVERS
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le mouvement cit
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Et après ?
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TRANSMISSION
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Doyna sëk
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L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
Corruption :
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INONDATIONS
50 ANS INDEPENDA
Fichier électora
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Normalisation
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
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indifférent
mépris inaccepta
PROVOCATION
PRESSE
D E S T I N
délires et de ra
SYNDROME 2007
Fonctionnaires
VOLAILLE CHAUVE
FAUSSE PISTE
Une mallette
ne gouverne pas
L’humilité
l’argent
Ministre
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L’opposition
2012
MEDITEZ
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SOWETO
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Sénégal de 2012
un homme passif
le crépuscule
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le lumpenproléta
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Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
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AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
Sondages politiq
qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
Global Voice
Très chère
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TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
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apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Etonnant Wade
E T H I Q U E
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Machiavel
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«Y en a marre »
immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
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Le temps révèle
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T I C K E T
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23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
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JEUNESSE
«Si les > Sénéga
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WADE DEGAGE
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CONFLAGRATION
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PEUR BLEUE
MENSONGES
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la postérité
G A L E R E
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Quand les mouton
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Les Mercenaires
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Abdoulaye Wade :
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Mauvais présage
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Présidentielles
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Candidature de
candidat consen
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le Sénégal tombe
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Le vieillard et
L' IMPUNITE
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Violences scolai
dernier combat
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libéralisme wadi
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Nihil Obstat
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A S S U M E R
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T E N S I O N S
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A U T O C R A TE
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Le père et l’expert

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Dégagez les ordures !  
Souleymane Jules Diop Vendredi 5 Mar 2010  
« L’indécision en effet est  
une solitude. Vous n’avez même pas  
votre volonté avec vous »  
Victor HUGO  
 
 
Il faudrait renoncer aux paradigmes de l’analyse politique classique, pour comprendre le duel à mains nues auquel se livrent Abdoulaye Wade et son opposition. Pour penser l’avenir inquiétant de ce pays, il faudrait faire appel, non pas à son présent, mais à son passé lointain, saisir cet instant fatidique au cours duquel le surmoi de tout un peuple s’est effondré pour laisser émerger ses passions les plus bestiales. Je veux parler de cette haine viscérale qui charrie les discours et définit les liens entre deux acteurs qui devraient se battre pour exister ensemble et qui se mènent un combat à mort, le pouvoir et l’opposition. Abdoulaye Wade s’est évertué, dès son accession à la tête de ce pays, à faire de personnages secondaires, des personnalités de premier plan. D’où ces mélopées injurieuses enveloppées dans du papier toilette bas de gamme. On peut se poser des questions sur le véritable auteur de cette lettre, comme celle dans laquelle le président de la République accusait l’ancien régime d’enterrer des albinos vivants au palais de la République. Il reste que pour ce qui concerne Pape Diop, on ne peut espérer mieux d’un repris de Justice qui a avoué lui-même avoir menti sur son état-civil. Mais si nous voulons être justes, nous devons ajouter que l’homme aux binocles dorés et aux souliers argentés n’a rien inventé. Il trouve bien ancrée une tradition qui, si elle a pris une dimension inquiétante avec ce régime, ne constitue pas une nouveauté. Il y avait, à l’approche de l’an 2000, ce que nous appelions les mercredis d’Abdourahim Agne. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale entretenait son monde de l’état d’avancement du cancer de la prostate d’Abdoulaye Wade, de son retour improbable au Sénégal. Douze ans après, le président du Sénat dit lui aussi se fonder sur des « rumeurs ».  
La médiation entamée par Abdoul Aziz Sy Jr s’en trouve plombée, mais le marabout lui-même n’est pas en terrain inconnu. Sur le registre de l’injure, le nouveau médiateur s’est fait une réputation que les journalistes connaissent bien. Avant eux, il avait déjà traité les Sénégalais qui ne votaient pas pour Abdou Diouf « d’imbéciles ».  
 
Le discours religieux est volontairement pacifiste, nous en convenons. Mais nous sommes plus tributaires de notre passé monarchique ceddo que de notre islamisme confrérique. Les chefs religieux sont eux-mêmes empêtrés dans des querelles de leadership qui durent depuis des décennies. Ils peuvent faire la leçon aux politiques, mais ils n’ont jamais excellé dans l’entente cordiale. Dans la plupart des grandes familles religieuses du Sénégal se sont menés des joutes épiques pour le contrôle de la chefferie, réglés au fusil ou, au mieux, au poing. L’histoire de ce peuple est jalonnée de conflits à l’issue tragique. Quand le pouvoir théocratique s’est installé sur les ruines de la monarchie finissante, il en a pris les mauvaises habitudes. Les aristocrates déchus ont été les bienvenus dans les familles maraboutiques et n’ont souvent pas eu besoin de changer de religion. Ils y trouvaient déjà bien établie la religion du pouvoir, de l’argent et de la femme. Le même peuple a été soumis aux mêmes corvées hebdomadaires, à la même dîme, à la même logique héréditaire dans la transmission du pouvoir. Contrairement à une idée bien reçue, se cachent sous la molle couche fraternelle de ce peuple, des ressorts sanglants. Raison pour laquelle nous avons inventé les gladiateurs modernes, ces lutteurs payés tous les dimanches pour se donner des coups et saigner abondamment. Nous aimons les coups de sang et la mise à mort des vaincus. C’est pourquoi tant d’épopées sanglantes peuplent notre imaginaire.  
L’éthique Ceddo a toujours pris le dessus sur la morale religieuse devrais-je dire, après celui qui fut mon professeur de sociologie, Malick Ndiaye. Les valeurs théocratiques appellent au renoncement, les valeurs aristocratiques au commandement. Le bestiaire politique wolof lui-même n’a jamais fait de mystère sur cette question : Nguur danu kay foxati. Nos marabouts ont d’ailleurs souvent été des hommes de cour et ont accompagné les monarques dans leur chute, s’ils ne sentent pas le vent changer de direction. La ferveur religieuse n’a jamais empêché l’attachement à la terre et à ses biens. Les promoteurs de la vie céleste sont de grands terriens qui aiment la luxure, les beaux habits et les belles femmes. Tout ce qui est bon sur terre, Dieu l’a fait pour ceux qui l’aiment, entendrez-vous dire. Ils aiment les égards et ne voyagent qu’avec des passeports diplomatiques. Le régime d’Abdoulaye Wade a apporté un trait nouveau à ce caractère commun, la violence avec laquelle il capture ces âmes sensibles. Il a ajouté à cette forfanterie un phénomène qui était déjà apparu sous une forme embryonnaire chez Diouf, la Cour. Il en découle que les plus puissants ne sont pas les ministres, mais la famille proche et les courtisans.  
 
Peuple de Julofa, Regardez-vous donc ! Ne seriez-vous que ce que Ca’ Da Mosto a dit de vous il y a six siècles, des paresseux et des ivrognes ? La dénonciation de la faillite des élites, la lâcheté des intellectuels, la mesquinerie du nouveau régime, la complicité des marabouts ne doit pas être un alibi à la responsabilité que vous avez dans la faillite de votre propre pays. Vous avez, vous aussi, été les complices de votre propre malheur. Pour vous libérer des chaînes de l’asservissement, vous devez dénoncer cette alliance historique qui existe entre votre élite religieuse et celle politique. Quand vos gouvernants vous volent votre argent, ils vont se réfugier chez vos marabouts. Ils les entretiennent avec des cadeaux somptueux, des véhicules de luxe, mais c’est de votre argent qu’il s’agit. J’ai toujours parlé de la responsabilité des marabouts, des politiciens et des intellectuels dans l’affaissement moral de ce pays ; je veux maintenant parler de la vôtre. Vous avez une responsabilité face à votre propre destin. Ne cédez pas à la commisération. Regardez bien autour de vous, chez vos voisins Maliens, Guinéens, Ivoiriens, Nigériens ou Mauritaniens. Quand ces peuples que vous avez précédés sur le chemin de la libération démocratique ont voulu mettre un terme à l’asservissement dans lequel leurs élites les maintenaient, ils ont eu le courage de s’opposer.  
La stabilité dont vous vous êtes toujours vantés finira-t-elle par devenir votre tare congénitale ? L’islam confrérique que vous chérissez tant, est-il devenu votre plus grand mal ? En mars 2000, vous avez pensé réaliser l’alternance, mais vous n’avez jamais été aussi loin de votre but, qui est votre libération. La même bande de politiciens et de marabouts véreux vous tient dans les fers. La paix, telle qu’elle est proposée depuis une décennie, est ce que vous pouvez obtenir en renonçant à toute idée de combattre ce régime. Abdoulaye Wade a déjà déclaré, en des termes méprisants, qu’il entend garder le pouvoir par tous les moyens, et ce qui sera sera. Il s’inscrit dans cette tradition aristocratique païenne dont il se dit l’héritier, rappelant avec fierté, sans jamais convaincre, que sa mère est arrivée dans le Cayor « avec ses esclaves ». C’est ce qui lui vaut cette apologie de la violence, en déclarant sans gêne que le Sénégal vit encore à l’époque moyenâgeuse, quand l’honneur se vengeait par le sang. C’est ce qui lui fait aimer la violence et adorer les putschistes.  
Vous ne pouvez plus continuer à soutenir un homme qui s’est retourné contre vous en devenant la cause de tous vos malheurs. Si vous devez faire la paix avec lui, ce sera au prix de la liberté et demain, de la démocratie. Le despotisme d’un seul homme ne peut pas servir de prétexte au consentement de tout un peuple. Abdoulaye Wade, qui vous gouverne avec tant de cruauté, croit avoir pénétré votre secret intime. Vous seriez un peuple mystérieux qui tombe amoureux de ses bourreaux.  
 
SJD  
Auteur: Souleymane Jules DIOP  
 
Par mon fils ou les pieds devant, rien d'autre ! ( par Marvel)  
Abdoulaye Wade a déjà prouvé son incroyable imposture dans tous les domaines où par complexe il continue à se vanter d’être le meilleur, et d’avoir enfanté un génie, alors que tous deux ont échoué là où l’échec était quasiment impossible, Wade parce que les sénégalais lui avaient tout donné en 2000, 2001 et 2002, et Karim parce que son père a mis à sa disposition 10 tablettes d’œufs qu’il puisse réussir ne fusse qu’une omelette. 
Wade a tôt fait de savoir, dès les débuts de son premier mandat, qu’il ne peut que finir sur une "potence", alors il est obligé de truquer les élections de 2007, et d’essayer de se faire remplacer par son fils 2012 ou rester jusqu'à sortir les pieds devant. C’est donc conscient que son imposture ne tromperait pas longtemps que dès qu’il a été installé au pouvoir, il s’est attelé à supprimer toutes les garanties de transparence des élections pour les organiser à sa façon 
 
1° Il commence par virer le ministre de l’intérieur, un Général neutre et sans parti politique, pour le remplacer par les plus sous-fifres de son parti 
 
2° Il supprime l’ONEL avec Carvalho qui n’était d’aucun parti, et crée sa Cena en y nommant comme président le mari d’une de ses militantes 
 
3° Il supprime le fichier de 2000 qui a permis les élections les plus transparentes de l’histoire du Sénégal, et en crée un autre en choisissant seul ses hommes au ministère et la société Delarue complice dans l’affaire  
 
4° Il supprime le HCA, pas trop aveugle à son goût, et crée plusieurs mois après son CNRA qui trouve la RTS super démocratique et harcèle plutôt les médias privés qui tendent le micro aux voix discordantes 
 
5° Il refuse de respecter les calendriers électoraux, reporte les législatives pour prétexte Jaxaay, reporte les locales 4 fois par des artifices minables 
 
6° Il refuse de donner à ses adversaires la liste des électeurs par bureau de vote, prétextant tantôt du coût, tantôt du temps, tantôt de la charge de travail, tantôt en faisant du « ma tèye » tout simplement  
 
7° Il refuse de donner la liste des 12.000 bureaux de vote (ou plus) à ses adversaires dans les délais de rigueur pour leur permettre de se préparer, et de poster des contrôleurs, représentants ou éventuellement des brigades anti-fraude 
 
8° Il refuse de faire apposer la photo sur les listes d’émargement des électeurs afin de renforcer le contrôle au moment du vote 
 
9° Il refuse de respecter les protocoles de la Cedeao sur la règle de non modification du code électoral à moins de 6 mois des élections, un code que lui continue à tripatouiller jusqu’à 15 jours des élections 
 
10° Il refuse l’utilisation d’un spray invisible après le vote et impose une encre qu’il choisit seul, tout en refusant d’en remettre un échantillon à l’opposition pour la tester à sa manière 
 
11° Il vire le Président de la Cena qui a eu le malheur de lui demander des explications sur le gap de 1,5 millions d’électeurs entre 2 fichiers existants. Il en nomme un nouveau discrétionnairement après s’être assuré qu’il lui obéira sans poser de questions 
 
12° Il refuse qu’un représentant de la Cena ou un quelconque témoin neutre accompagne après le vote le déplacement des PV de décompte des suffrages,  
 
13° Il ne veut plus que les journalistes lisent et communiquent les résultats des votes par bureau jusqu’à ce que lui-même et ses hommes de main le fassent avant et à leur manière. 
 
14° Il exige que ses adversaires se contentent d’une campagne électorale de 2 semaines pour sillonner tout le pays et ses mauvais moyens de communication, alors que lui a commencé sa campagne électorale 3 ans avant les élections 
 
15° Il cherche à fixer la caution de candidature à 100 millions, après n’avoir pas pu décourager grand monde avec une caution portée de 5 à 25 millions 
 
16° Il voudrait supprimer le second tour, espérant réaliser 15 ou 20 %, avec des fraudes, devant des adversaires à qui son minable ministre de l’intérieur aura partagé le restant en s’assurant qu’aucun n’atteigne le même score que lui  
 
17° Il ne fait aucun cas de la constitution (qu’il tripatouille plus et pire que ne le faisait Mamadou Tandja) lui interdisant de se présenter pour un troisième mandat, et surtout rendant illégal son mandat du fait de sa nationalité française qu’il tait pour le moment 
 
18° Il refuse tout audit de son fichier après les élections de Février 2007, un fichier où il maintient toujours sa boîte noire et les 1,5 millions d’électeurs de différence avec le fichier de la Cena 
 
Et on peut continuer ainsi sur plusieurs dizaines de lignes encore pour relater tous les jalons posés par ce candidat sortant convaincu du profond mépris des électeurs et de la potence qui l’attend lui, sa famille et leurs larbins, le minable Serigne Mbacké Ndiaye en sait d’ailleurs quelque chose.  
 
Qu’il rassemble autour de lui une coalition dénommée Sopi pour demain ou Sopi pour toujours qui ne rassemble que des déchets politiques, des ordures et prédateurs en tous genres, qu’il soit appuyé par des hommes d’affaires véreux, des marabouts et Khalifes sans vergogne, une justice des plus corrompue au monde, ne changera rien à la détermination des sénégalais libres et dignes à lui rendre la monnaie de sa pièce. Aujourd’hui, même en payant de plus en plus cher, il n’arrive même plus à remplir un stade.  
 
Conscient de la haine qu’il suscite partout, il est lui-même de plus en plus agressif, insultant tout le monde, imams, musulmans, chrétiens, syndicalistes, société civile, constitutionnalistes, avocats, etc……. Chaque jour il fera pire que la veille, et jamais il ne laissera son avenir au palais entre les mains de ces sénégalais dont il fuit entre deux avions le regard si méprisant. 
 
Pour s’en débarrasser, surtout avant 2012, toutes les initiatives, surtout les moins pacifiques, sont les bienvenues car Wade ne connaît pas les bonnes manières. 
 
 
MARVEL 
marvel@hotmail.fr 
 
 
A propos du 50e anniversaire de l’ « indépendance » du Sénégal. Pourquoi les guillemets ? Invitons l’histoire à la fête  
Le Samedi 13 février 2010, il a été procédé au lancement des cérémonies devant accompagner la célébration, sur toute l’année, du 50e anniversaire de l’ « indépendance » du Sénégal intervenue le 4 Avril 1960. Officiellement il a été annoncé la mise en place d’un budget de 1 milliard 500 millions pour le financement de ces cérémonies. 
Cette première sortie a déçu plus d’un en raison de l’importance historique de l’évènement à célébrer. Il a été fait appel plus au folklore qu’à la dignité qui devrait être réservée à l’évènement. Va-t-on continuer sur le même rythme durant toute l’année et gaspiller ainsi un milliard cinq cent millions de francs prélevés sur le budget national alimenté par l’argent du contribuable ? N’y a-t-il pas une autre approche à privilégier pour donner, par un contenu dynamique, un autre sens au cinquantième anniversaire que nous célébrons ? N’avons-nous pas l’obligation d’instaurer un large et profond débat autour de l’ « indépendance » telle qu’elle a été octroyée et mise en œuvre pour arriver aux résultats que nous savons, cinquante ans après ? Le moment est-il au folklore et au gaspillage de nos faibles ressources quand on sait que : le Sénégal est inscrit à l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés), à l’initiative IADM (allégement de dette multilatérale), dans le groupe des PMA (pays moins avancés), dans le dernier peloton du classement IDH (Indice de Développement Humain) ? 
Le moment est-il au folklore et au gaspillage quand 56% des sénégalais sont prêts à s’exiler, plus de 50% de la population est au dessous du seuil de pauvreté, des dizaines de milliers de ses jeunes empruntent des pirogues de fortune à l’assaut de l’Océan atlantique ou le désert du Sahara pour aller tenter leur chance en Europe ? 
Le moment est-il au folklore et au gaspillage quand 59% des personnes qui travaillent sont en milieu rural ; sur 400000 demandeurs d’emploi qui arrivent dans le marché chaque année, seuls 100000 parviennent à trouver du travail ; qu’en milieu urbain le secteur informel pourvoie la majorité des emplois (95%) ? 
Le moment est-il au folklore et au gaspillage quand toute l’activité des pouvoirs publics s’organise autour de la DSRP (Document de stratégie de réduction de la pauvreté), les hôpitaux sont devenus des mouroirs faute de moyens adéquats et asphyxiés par le retard du règlement des dettes dues par l’Etat ? 
Le moment est-il au folklore et au gaspillage quand les paysans qui constituent plus de 60% de la population sont toujours exclus de la propriété de la terre, qui est l’outil de base de leur activité et que pour la campagne agricole en cours seuls 300.000T sont subventionnés sur une production estimée à 1.150.000T d’arachides ? 
La réponse à toutes ces questions et à bien d’autres encore est évidemment non. Pour tous ceux que le devenir de notre pays préoccupe au plus haut point la célébration de ce cinquantenaire doit être plus sereine en allant au fond des choses au lieu de ne rester qu’à leur surface. 
Mais cette approche festive et folklorique ne doit guère surprendre de la part de ceux qui ont la charge de la conduite des cérémonies programmées. Pour la plupart d’entre eux le 4 Avril 1960 ne suscite aucun souvenir, et ne revêt aucune signification. 
Si on procède à une division en deux groupes distincts les membres du Gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat, du Conseil économique et social et tous ceux qui gravitent autour du Président de la République dont l’un serait constitué de ceux qui ont plus de cinquante ans et l’autre de ceux qui ont cinquante ans et moins deux constatations en résulteraient. Le second groupe, constitué de ceux qui ont cinquante ans et moins serait largement majoritaire, et le premier, cinquante ans et plus minoritaire. Le premier groupe, la majorité, n’a été d’aucun apport pour l’avènement du 4 Avril 1960 et le second ne comprendrait que peu d’éléments ayant participé activement à la lutte pour l’indépendance. 
De la part de ces gens on ne peut donc s’attendre à une approche autre que celle qu’ils vont imprimer à la conduite des cérémonies. Or, pour bien comprendre l’état désastreux dans lequel se débat notre pays, cinquante ans après la proclamation de son « indépendance », il faut interroger le passé, remonter l’histoire et revisiter le champ des parcours sinueux et pleins d’embûches qui ont mené à cette date du 4 Avril 1960. 
Dans la lutte pour l’indépendance nationale deux camps s’affrontaient à l’époque. Ceux qui s’y opposaient avec détermination et ruse et le camp des patriotes qui luttaient avec engagement et se battaient avec fougue et courage pour arracher l’indépendance nationale. 
Le premier camp – celui qui s’opposait farouchement à l’indépendance- était composé de la puissance coloniale et de ses alliés autochtones qui œuvraient à l’interne tandis que le second comprenait l’ensemble des filles et des fils du peuple qui avaient pris l’engagement de se battre pour la libération réelle de leur pays. 
De 1945 –fin de la 2e guerre mondiale- en 1960, date de l’ « indépendance » les deux camps se sont livré un combat sans merci, chacun avec les moyens dont il disposait pour atteindre ses objectifs. 
La puissance coloniale et ses alliés avec comme instrument l’administration coloniale qui mit en branle tout son appareil de répression, de violence, de corruption allié à la ruse, à la subversion et à la division. 
Les patriotes, eux, se sont appuyés sur l’organisation de leurs rangs et la formation de leurs cadres. 
Comment tout cela s’est-il traduit dans les faits pour arriver au résultat du 4 Avril 1960 ? Date de la signature des accords de transfert de compétences avec le gouvernement français qui a été retenue comme la date officielle de l’ « indépendance » du Sénégal. C’est à cette même date que furent paraphés les accords de coopération qui seront signés le 22 Juin et ratifiés le 6 Juillet 1960. 
La volonté de la puissance coloniale s’est exprimée dès la conférence africaine française de Brazzaville tenue en Février 1944 en ces termes : « Les fins de l’œuvre de civilisation accomplie par la France dans les colonies écartent toute idée d’autonomie, toute possibilité d’évolution hors du bloc français de l’empire, la constitution éventuelle, même historique, de self-gouvernement dans les colonies est à écarter » Elle en donna la preuve concrète, en procédant aux massacres de Thiaroye en décembre 1944, neuf mois seulement après la conférence de Brazzaville . Le but de ces massacres était de décourager ceux qui, parmi les soldats du contingent, pourraient murir le projet d’engager la lutte de libération de leurs peuples une fois de retour chez eux. 
Face au mouvement de libération nationale qui s’amplifiait à travers le monde et aux victoires qu’enregistraient les peuples en lutte la puissance coloniale passa à la ruse et aux manœuvres dilatoires en mettant en branle des montages politico-juridiques tendant à habiller la vieille marchandise avec des étiquettes toutes neuves. 
Autant d’obstacles conçus pour retarder le plus possible la marche du Sénégal vers sa véritable indépendance. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre l’adoption et la mise en œuvre de la loi du 23 Juin 1956 portant loi cadre ainsi que l’organisation du référendum du 28 Septembre 1958 pour l’adoption de la constitution du Général De Gaule instituant la Communauté franco- africaine. Ces digues n’ont pas tenu devant l’impétuosité de l’avalanche du mouvement de la lutte anticolonialiste qui se développait à travers le monde. Ce qui a contraint le Général De Gaule en sa qualité de Président de la Communauté franco-africaine à tenir ces propos dans un discours devant l’Assemblée fédérale du Mali le 13 Décembre 1959 : « Oui, dans quelques jours, la France, le Mali et les Etats qui le composent, entameront des négociations pour modifier le statut de leurs rapports… Cet Etat du Mali va prendre ce qu’on appelle la situation d’indépendance, que je préfère appeler celle de la souveraineté internationale. » Entamées à Paris à partir de Janvier 1960, ces négociations aboutirent le 4 Avril 1960 à la signature des accords de transferts de compétences consacrant l’ « indépendance » du Sénégal. 
Le camp adverse constitué des partisans de l’indépendance ne fut pas en reste. Par l’organisation, la formation et l’engagement actif sur le terrain, les patriotes menèrent le combat de 1945 à 1960 qui permit de déjouer toutes les manœuvres dilatoires de l’ennemi principal. 
Au plan politique ce fut l’engagement dans les rangs du Rassemblement démocratique africain ( RDA) par la création de sa section sénégalaise qu’était l’Union démocratique sénégalaise (UDS), la création du Parti africain de l’indépendance (PAI), l’avènement du PRA/Sénégal qui ont pris en charge la campagne pour le « non » au référendum du 28 Septembre 1958. 
Au niveau de la jeunesse, c’est à travers ses associations que les patriotes ont mené avec constance et détermination la lutte de libération nationale. A travers leurs associations comme la FEANF, l’UGEAO, MEPAI, le Conseil de la jeunesse du Sénégal, le Rassemblement des jeunesses démocratiques d’Afrique (RJDA) les jeunes ont livré des batailles héroïques contre le colonialisme pour le droit de leur peuple à disposer de lui-même. On peut l’illustrer par le principe fondamental adopté par la FEANF et incessamment réaffirmé dans ses différents congrès notamment les 8e (1957), 9e (1958) et 10e (1959) proclamant que « l’indépendance doit être conquise, non par une addition de réformes illusoires, mais par une lutte révolutionnaire des masses populaires africaines. » 
Aussi à travers des batailles syndicales de grande ampleur les travailleurs ont joué de manière indélébile leur partition dans la lutte pour l’indépendance nationale. De la CGT à l’UGTAN en passant par la CGTA ils ont largement contribué par leurs luttes à l’éveil de la conscience nationale et à la mobilisation de l’avant-garde du peuple dans la lutte anti-impérialiste et anticolonialiste pour la souveraineté internationale. 
Par contre, quel a été le rôle joué par les alliés de la France qui évoluaient au sein même du mouvement anticolonial ? De l’intérieur du mouvement anticolonial ils relayaient l’écho de leurs maîtres en manœuvrant pour freiner l’élan de la lutte en vue de retarder au maximum la prise de conscience du peuple dans son combat pour arracher l’indépendance nationale. 
Léopold Sédar Senghor et Lamine Gueye étaient les principaux chefs de file de ces infiltrés du mouvement de libération nationale. 
Militants de la section sénégalaise de la SFIO ils ont obéi à l’injonction de leur parti de ne pas participer au congrès constitutif du RDA tenu à Bamako du 19 au 21 Octobre 1946. Ce que Senghor lui-même a reconnu en déclarant en janvier 1957 devant le congrès de la Convention africaine : « La faute qu’ont commise les députés sénégalais d’alors en refusant d’aller au congrès de Bamako. J’étais d’avis d’y aller. Mon tort a été d’obéir aux ordres qui m’ont étaient imposés de l’extérieur. » Pourtant, en 1950, suite à la rupture des relations entre le RDA et le PCF, il a exprimé son soulagement en déclarant « Il est de notre devoir d’aider le RDA à changer de politique dans l’intérêt de la France. » 
Ils militaient dans la fédération SFIO, parti qui, sous la direction de Guy Mollet réprimait durement les forces qui s’étaient soulevées pour sortir leur pays du bloc de "l’empire français". Avec Marius Moutet ministre de la France d’Outre-mer, dans la guerre contre le Vietnam et les massacres de Madagascar ; Paul Bêchard gouverneur général de l’AOF, dans la lutte contre le RDA et la répression en Côte d’Ivoire ; Lacoste dans la "pacification" de l’l’Algérie. Ce qui est en droite ligne de la Profession de foi pour les élections générales du 21 Octobre 1945 qu’ils avaient signée et conclue en ces termes : « Quant à nous, enfants du Sénégal, totalement dévoués aux destins de ces vieilles terres françaises, notre seule ambition est de servir avec le maximum d’efficacité dans le cadre d’une république qui saura donnée un peu de réalité à sa belle devise Liberté Egalité Fraternité. » 
Senghor siégeait au gouvernement d’Edgar Faure lorsque ce dernier prononçait la dissolution de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) en Mai 1955. 
La révision du Titre VIII de la Constitution de la 3e république traitant de l’Union française constituait son programme politique, pour lui, « la véritable solution, c’est le fédéralisme ».Dans cette logique il déclarait en 1950 à Strasbourg : « Mais aujourd’hui que la dernière peuplade de la forêt s’est dépouillée de son complexe d’infériorité, que dans le même temps l’impérialisme a pris , je ne dis pas l’aspect, mais la réalité d’un bloc solide irrésistible au siècle de la polytechnique, de la bombe atomique, le nationalisme apparait dépassé et l’indépendance n’est qu’illusion » 
En mars 1955, alors Secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, il se montra plus précis en déclarant : « Il faut rebâtir l’Union française. Dans 10 ans, il sera trop tard. Le réveil du nationalisme aura alors tout disloqué. Chez les jeunes africains encadrés par les communistes ce n’est plus de fédéralisme qu’on parle mais d’indépendance. » 
Lors des débats suscités par l’adoption de la loi-cadre Senghor a eu à tenir ces mots : « Il s’agissait avec la loi-cadre et la révision du Titre VIII de la Constitution d’en arriver à une innovation qui doit paraître importante, frapper les esprits, ouvrir de nouvelles perspectives aux aspirations autochtones et détourner ainsi de la pure et simple revendication d’indépendance. » Cela traduit bien la position exprimée par son parti le BDS dans la résolution générale de son congrès tenu les 19,20 et 21 Mai 1956 à Kaolack où on peut lire : « Le congrès, en saluant les réformes annoncées par la Loi-cadre dont l’application loyale marquera une étape importante dans l’évolution de nos institutions, réaffirme son attachement à une orientation confédérative des structures de L’Union française, à l’aménagement d’une République fédérale française, où seraient intégrés les territoires d’Outre-mer dotés de l’autonomie interne. » 
Le parti de Senghor –La Convention africaine- a participé à la conférence de regroupement des partis politiques africains qui s’était tenue à partir du 15 Février 1958 qui avait prononcé l’expulsion du PAI seul parti à s’être prononcé clairement pour l’indépendance immédiate. Dans le compte rendu détaillé des travaux de cette conférence que fut Ousmane Camara, à l’époque vice-président de la FEANF il a conclu en ces termes : « A côté de son aspect négatif, la conférence présente aussi un aspect positif en ce sens qu’elle a permis de clarifier les positions. D’un côté, il y a ceux qui entendent lutter pour l’indépendance nationale, de l’autre, ceux qui rêvent d’une Communauté franco-africaine qui n’ose pas dire son véritable nom. » Senghor et son parti (la Convention africaine) était de ceux qui rêvaient et œuvraient inlassablement pour une Communauté Franco-africaine contre l’indépendance nationale. 
Les thèses sur la fédération et la confédération qui étaient l’essentiel du contenu du rapport qu’il devait présenter au congrès du Parti du Regroupement Africain (PRA) de Cotonou les 25, 26,27 Juillet 1958 furent rejetées par la délégation de son parti, l’UPS, avant même l’ouverture du congrès. Le congrès dans sa résolution de politique générale « adopte le mot d’ordre d’indépendance immédiate, et décide de prendre toutes les mesures nécessaires pour mobiliser les masses africaines autour de ce mot d’ordre et traduire dans les faits cette volonté d’indépendance » 
Abdoulaye Ly qui a assisté et pris une part active aux travaux de ce congrès a eu ces mots en en tirant les conclusions : « Le prestige, le talent de Senghor et le soutien sans faille de ses vieux compagnons africains dans la lutte au niveau du parlement français ne suffirent pas pour lui permettre de faire adopter ses thèses sur la fédération et la confédération, reprises dans son rapport de politique générale et qu’il défendit pied à pied, sans parvenir à détourner ou briser la détermination de la masse du gros des 350 délégués représentant douze territoires. » 
Malgré le rejet de ses thèses par le congrès il ne désarma guerre. L’aveu qu’il fut à Mamadou Dia à leur rencontre en Normandie, à Gonneville-sur mer, après la houleuse réception du Général De Gaule le 26 Août 1958 à la Place Protêt de Dakar d’avoir promis à ses amis de voter "Oui" au référendum du 28 Septembre 1958 en était la parfaite illustration. Roland Colin a usé de ces mots dans l’appréciation qu’il fit de cette rencontre : « l’entretien fut dramatique. Mamadou Dia découvrait chez son compagnon et ami (Senghor) un aspect de sa personnalité qu’il était à des lieux d’imaginer. » 
Ainsi au lieu de « mobiliser les masses sénégalaises autour du mot d’ordre d’indépendance immédiate et de traduire dans les faits cette volonté d’indépendance » dans le respect de la résolution de politique générale du Congrès de Cotonou, il a promis et fait voter Oui au référendum du 28 Septembre. Lors de sa campagne électorale pour le" Oui" à une réunion publique à Louga, Abdoulaye Ly rapporte que Senghor a eu à tenir ces propos : « L’Indépendance, c’est la cacahuète achetée au cours mondial, soit 15 francs le kilo » C’était dans le but d’apeurer les beykatt (paysans). 
En ce qui concerne Lamine Gueye, son attitude dans la lutte pour l’indépendance des peuples africains en général, et sénégalais en particulier, est bien traduite par Markovitz quand il dit : « Durant toute sa carrière jusqu’à l’indépendance, Lamine Gueye a attaqué les aspects autocratiques et discriminatoires du système colonial ; mais jamais le système colonial lui-même » Autrement dit, Lamine Gueye ne s’est jamais prononcé en faveur de l’indépendance totale des pays africains. Au cours d’un meeting de son parti au cinéma Rialto, à Dakar, en 1956, il a tenu les propos suivants : « On parle actuellement beaucoup d’indépendance. Je suis pour l’indépendance, mais pour l’indépendance individuelle. » De même ces propos célèbres qu’on lui prête : « Le non n’a de sens que quand on a le droit de dire oui » 
Malgré le contexte caractérisé par l’accession à l’indépendance de nombreux pays africains comme le Ghana, le Libéria, le Maroc, la Tunisie, l’ex Soudan Anglo-égyptien, l’Egypte, la Lybie et l’Ethiopie, Senghor et Lamine Gueye continuaient d’appuyer sur le frein de la marche vers l’indépendance des pays sous domination française. 
Ils sont restés sourds au souffle du vent libérateur de la Conférence de Bandoeng. 
S’il ne dépendait que d’eux, l’horizon politique n’irait pas au-delà de la révision du Titre VIII qui ne devait se traduire que par un réaménagement interne des institutions du « bloc de l’empire français ». Ce sont les vagues du mouvement impétueux de la lutte anticolonialiste qui les ont poussés sur les rivages de la place de l’indépendance nationale. C’est le cours impétueux de l’histoire, et non leur volonté propre, qui les a poussés –à leur corps défendant- jusqu’aux plus hautes fonctions qu’ils ont fini par occuper : Senghor comme Président de la République Chef de l’Exécutif ; Lamine Gueye comme Président de l’Assemblé nationale. Au plus grand dam du peuple sénégalais. La conduite du destin de notre pays est ainsi tombée entre les mains de ceux qui n’y ont jamais cru. L’indépendance nationale n’ayant jamais été dans l’ordre de leurs préoccupations, ce que en d’autres termes traduit très justement Ibrahima SENE quand il dit: «la France a confié notre destin aux mains de ceux qui ne voulaient pas l’indépendance de notre pays et qui s’étaient mobilisés en 1958 pour le maintien de sa domination coloniale. » Abdoulaye Ly le constate également en ces termes : « Senghor est un produit du système colonial qui était resté presque entièrement au service du système colonial même au sein du mouvement anticolonial. » Le destin qui leur est désormais réservé sera celui de «gérants loyaux » d’un pouvoir qui leur a été offert sur un plateau d’argent. La même mission qu’ils avaient assumée jusque là, ils devaient la continuer sous une nouvelle forme à savoir l’installation, la consolidation et la perpétuation d’un régime nouveau ; le régime néocolonial. 
Comment ? Avec qui ? Selon quelles étapes ? Les réponses à ces questions feront l’objet de la prochaine contribution. 
La contrainte imposée au colonialisme français l’obligeant à octroyer une indépendance avec des guillemets a été le résultat de la lutte de la gauche sénégalaise. De l’UDS au PAI et au PRA/Sénégal sorti de l’UPS, en passant par le BPS, ce sont bien les militants et les militantes de la gauche –nationaliste et marxiste- qui ont pris en charge la lutte concrète pour la libération nationale de notre peuple. Déjà, en 1955, dans "Nations nègres et culture" Cheikh Anta Diop disait : « Seuls l’existence d’Etats indépendants permettra aux africains de s’épanouir et de donner toute leur mesure dans les différents domaines de la création.» Il incarnait la gauche nationaliste quand Senghor et son camp incarnaient la droite au service du colonialisme et du néocolonialisme français.  
Alla Kane 
Kane_alla@yahoo.fr 
 
L'AMERIQUE EST DANS NOS MURS!  
Au Sénégal, particulièrement sa capitale, Dakar,un grand bouleversement et phénomène social s'instaurent de plus en plus; la métamorphose du jeune Dakarois en petit Américain qui se manifeste à plusieurs niveaux de la vie socio - économique ou les conséquences ne sont pas négligeables: le systéme "" American way of Life'' ( Mode de Vie américaine) se prolifére et se manifeste meme dans les maisons DAKAROISES. Cependant les jeunes ,occupant plus de la moitié de la population Sénègalaise , n'ont pu résister à ce mythe ou juste réalité avec toutes ses tentacules dans les écoles , les rues, les maisons, les boites de nuit. 
En parlant par exemple de télèvision, on ne peut pas en finir avec toutes cette kyrielle de films, séries, que montrent les télevisions sans compter les clips vidéo de rap que bon nombre de jeunes oisifs regardent à longueur de journée autour du ''Barada'' . L'on se hate pour rentrer à la maison parceque dans quelques instants , ce sera le début d'une série américaine sur le petit écran. 
Dans cette demeure rongée par les inondations et cuite par l'atroce chaleur du fait de ces rancunières pluies qui refusent de tomber , c'est le silence total; Les yeux braqués sur le petit écran mal éclairé, on suit avec attention sa star préfèrée. 
Les rues des quartiers sont presque désertes à part quelques vendeuses, vieux et "jeunes retraités'' qui passent le plus clair du temps entre deux prières,dans les grand-places . 
La série télèvisuelle est terminée pour aujourdh'ui,mais observons une des conséquences . Ce jeune homme, à l'éffigie de son idole de Dieu ,retrousse les manches de son tee shirt pour mieux lui ressembler avec un snobisme particulier.  
Un autre phénomène qui s'ajoute définitivement à ce registre, c'est la prolifération du télèphone portable et de l'internet qui incitent la jeune population- pigeon à picorer les piecettes de leur ''Goorgorlou'' de péres pour engraisser les compagnies de télecommunications charognards et impitoyables afin d' acceder aux différents sites ''entertainment'' USA au grand bonheur de leur ignorance et déracinement sauvagement fouettés par ces vents de télèvisions locales qui cachent un néo-colonialisme déguisé et mal affiché si nécessaire.  
Que dire de la profusion des jeux vidéo avec la multiplication des clubs dans les quartiers? 
Comme conséquence de ce mimétisme culturel,ils expriment le souhait de découvrir le pays de l'oncle SAM par le biais des lotteries de Green Cards qui parfois sont le terreau fertile de beaucoup d'escrocs avides d'argent facile comme les passeurs! 
 
Coté sport, ces jeunes accordent beaucoup d'importance au Basket NBA,avec les JORDAN,O'NEIL,MAGIC,KOBBY etc... 
Pour se faire,ils construisent à leur maniére des cerceaux assez solides parcequ'il faut y prévoir des DUNKS, ou des SMASH. 
Le port de maillots est cependant indispensable avec de préfèrence celui des BULLS ou 
des LAKERS.Les chaussures en feront absolument partie parceque l'on aura a se vanter d'avoir porté les derniers cris de Nike,Reebook,car selon leur slogan:'' NUL N'ENTRE ICI S'IL N'A DE BELLES CHAUSSURES'' . 
De temps à autre ,quelques '' Teams'' de la place s'organisent pour disputer un tournoi de RAP ATTACK. 
La lutte , ce sport traditionnel bien du pays qui procurait joie et divertissement au cultivateur aprés les bonnes récoltes de mil ou d'arachide est devenue une poule aux oeufs d'or pour l'état certes et ses valets, un opium pour le peuple, mais une aubaine pour certains jeunes rescapés du chomage chronique dont le chef de fil était ce lutteur qui s'est inspiré de MIKE TYSON et qui a pu ramasser plusieurs millions dans l'arène des hyènes et chacals affamés du riz Obama. L'on note aussi, comble de malheur, l'exemple du tout nouveau roi des arénes YEKINI dont l'idole dit-il est ...Floyd Macweather. 
Si l'on vient maintenant à la musique , le Rap est incontestablement et par excellence le  
style musical le plus prisé de tous ces genres musicaux "made in USA'' derrière le Mbalax qui regorge de paroles insignifiantes et vulgaires contribuant dangereusement a adoucir les peines des sénègalais à la recherche d'une feuille de mille francs qui tomberait de l'arbre blanchisseur d'argent, chez ces jeunes de ce souffrant pays en voie de developement. 
Partout dans Sénègal,de petites formations musicales (possee) comme ils l'assénent,se forment . 
A l'image des DR DRE,TUPAC,HEAVY D,Public Enemy, ou encore... AKON , ce jeune rappeur d'origine sénègalaise qui vient de s'y infiltrer, influence ou inspire trés mal beaucoup de ces possees comme le Slam Soul, un groupe avec qui j'ai passé une journée avant de comprendre que ce n'est pas le Rap qu'ils aiment , mais plutot l'idée et l'image qu'ils se font du Rap .  
Ici c'est le look qui nous renseigne sur l'individu ( c'est à dire s'il est rappeur ou ...j'allais dire s'il fait partie du vaste mouvement Hip Hop ou pas) .A cela s'ajoute le langage ,le ''Slang'' et autres modes de salutation. Ces groupes, à l'exception des Pionniers comme PBS, DAARA J, sortent du lot à partir des spectacles organisés par des associations culturelles de la place pour se tailler une place dans le mouvement HIP HOP sénègalais ou Africains .Pour son importance et son audimat dans toutes les régions du pays, le ministère de l'éducation en a fait maintenant, un outil pédagogique dans certains établissements pour mieux capter l'attention des jeunes .American music OBLIGE !  
En outre, pour le divertissement toujours,observons à présent ces petits bouts de bois de Dieu dans cette somptueuse boite de nuit décorée à la manière américaine avec tout ce jeu de lumières qui fait penser à un club de LAS VEGAS. Casquettes retournées ou pantalons rabaissés ( Baggy Jean's ) à la facon des Kriss Kross, les voiçi frétillants comme des vers . 
La musique Américaine est obligatoire ici parcequ'elle électrise nos Sénègalo-Américains ou j'allais dire...Saheliens. 
De plus , elle les fait voyager jusqu'a NEW-YORK ,HARLEM ou BROOKLYN...Ils veulent tous y aller un jour pour accomplir un de leur propres pilliers.  
Les coiffures sont d'une importance non négligeable chez ces jeunes.Ils ont une façon bien spéciale de se faire une coupe de cheveux. On distingue par exemple le genre Black qui se remarque par le crane presque rasé. Ainsi appelé Black parceque la plupart des noirs américains se rasent de la sorte. Il ya en d'autres comme "Queue de cheval" - "Tintin''- ou ''Raie"  
Or, malgré toute la politique hypocrite de consommation locale que tente de mener le gouvernement , les jeunes d'içi ferment obstinément les yeux pour aller s'emparer de tout produit Américain dans les vitrines de certains gros bonnets de l'état qui , vu leur possibilité de voyager aux Usa et revenir sans aucun controle douanier revendent ou distribuent Jean's,Tee-Shirt, Casquettes,Jackets.....sans compter toute cette pléiade de produits(crémes,poudres,parfums,lait) 
L'autre zones de prédilection pour l'achat de ces ''JUNK'' Américains ou FEUG DIAY que voudrait bien interdire le patriarche WADE prochainement est bien le marché de Colobane.Içi, à la différence des vitrines,on pourra marchander jusqu'a payer un prix qui parait raisonnable. 
Dans ce grand dépotoir sur la quasi-totalité de son étendu , on vend à la portée de toutes les bourses .les vendeurs se procurent les ''déguisements'' par balles ou ''containers'' envoyées directement à partir du pays de l'oncle Sam. 
On pourrait aussi dans ce marché, faire des échanges de devises , d'objets de toute sorte ou bien simplement ...cambrioler comme dans les films américains. 
Tout produit de consommation aura bien intéret à se trouver un nom américain célèbre pour etre bien vendu.  
Décidément les jeunes de notre beau et fragile pays ont tout pris des américains. Contribution néfaste de nous autres immigrés d'Amérique qui leur miroitons le paradis une fois en vacances au pays, mais ... sauf l'amour du travail.  
Moctar Tall Ngom 
Michigan- USA 
moctar_ngom@ hotmail.com 
 
Les enfants et les médias au Sénégal. 
 
Ce 7 mars 2010 est la journée internationale de la Télé et de la Radio pour enfants. Les journées internationales ou mondiales sont généralement décrétées par le système des Nations Unies. Occasion pour attirer l’attention sur des enjeux internationaux. Elles sont nombreuses, les journées internationales relatives à la presse : la Journée Internationales de la Liberté de la presse (03 Mai), la journée mondiale de la société de l’information (17 Mai), la Journée Internationale de la Télévision (21 Novembre). 
La Journée Internationale de la Télé et de la radio pour enfants célébrée ce 7 mars nous amène à rappeler une fois encore un problème qui tient à cœur plusieurs sénégalais. C’est l’absence presque de véritables programmes pour les enfants dans les médias nationaux. Ce qu’on propose aux enfants ne participe en rien pour l’essentiel à leur éducation ou leur éveil. Nous pouvons noter tout de même l’émission bébé walf sur walf FM et TV et l’émission radio guné-yi de l’ONG Plan Sénégal diffusée par la radio nationale et plusieurs radios communautaires. On pourra bien sûr discuter amplement sur les concepts et impacts de ces émissions. Souvent les critiques du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) et les contributions d’observateurs avertis nous le rappellent. Ce n’est pas la peine de revenir sur ce débat. C’était juste un rappel. La journée est une initiative de l’UNICEF et de l’Académie internationale des Arts et Sciences de la télévision. Ces organisations ont choisi cette année le 7 mars pour les festivités avec comme thème : « tous les droits, pour tous les enfants ». Mais officiellement la journée a lieu tous les ans le deuxième dimanche de Décembre. Dans plusieurs pays des professionnels des médias et des personnalités prennent part à des manifestations avec des enfants.  
A l’heure du « mal bouffe médiatique » nous comptons sur les responsables de notre presse pour la formation et l’éveil des jeunes, la génération de demain. 
Il est mentionné dans la Convention Internationale sur les droits de l’enfant que : « plus les jeunes ont des responsabilités en participant à la vie de leur communauté, plus ils deviendront de meilleurs leaders dans les sociétés et nations futures ». 
A ce niveau nous pensons que les médiats ont un rôle important à jouer en proposant aux enfants de véritables programmes participatifs. D’ailleurs les organes de diffusion dans les pays signataires de la Convention ( le Sénégal a signé ), sont obligés de communiquer les informations relatives à cette convention et de faire la sensibilisation sur les droits de l’enfant.  
Des jeunes du monde, parmi lesquels des Sénégalais avaient dit leurs ententes en matière de programmes radio dans un document intitulé : Le Manifeste de la Radio publié en 2004. 
Les Jeunes ont interpellé les radiodiffuseurs sur plusieurs points. Ils disent par exemple : 
- Nous demandons aux radiodiffuseurs de reconnaître que les jeunes ont le droit de s’exprimer librement à la radio en donnant leurs opinions sur les questions qui les concernent. 
- Nous prions les radiodiffuseurs de produire plus de programmes avec la participation des jeunes. 
Ces interpellations sont aussi valables envers la télévision et la presse écrite. Et ce sera avec beaucoup plus de protection relativement à l’internet. Au Sénégal la célébration de cette journée passe toujours inaperçue. Nous lançons à travers ces lignes, pour le compte des enfants, un appel aux professionnels des médias et aux ONG qui s’activent pour le bien des enfants de trouver les connexions possibles pour donner plus de place aux enfants dans les médias. Pour certains nous les demandons d’arrêter d’utiliser les enfants juste pour amuser la galerie. 
 
NDIAGA DIOUF. Journaliste 
ndiagadiouf2005@yahoo.fr 
 
Ce n'est sûrement pas ce dialogue-là qui fera avancer le pays 
Tivaouane a invité le président Wade à dialoguer avec l'opposition et a même proposé un médiateur. Cette invitation, que Touba a eu aussi à lancer au moins une fois, est diversement appréciée. Nos chefs religieux étant considérés à tort ou à raison comme des régulateurs sociaux, c'est leur droit le plus absolu, et peut-être leur devoir d'appeler à ce dialogue. Le problème, pour ce qui me concerne, ne se situe pas à ce niveau. Me Wade boucle ses dix ans de pouvoir, il n'a jamais pu avoir avec l'opposition un dialogue sincère et fructueux. Celui auquel appelle le Khalife général des Tidianes, si jamais il devait se tenir, ne ferait guère mieux. 
Me Wade n'est pas un homme de dialogue. Il est plutôt profondément partisan. C'est un homme de clan, de coterie, de surcroît particulièrement suffisant. Il se croit sorti des cuisses de Jupiter. Il est vrai qu'il est bardé de diplômes, notamment d'une agrégation en droit et en sciences économiques et d'une dizaine de licences. C'est, du moins, ce que chantent à l'envi et sur tous les toits ses tonitruants courtisans, qui lui font croire finalement que c'est un surhomme. Et il finit par en être convaincu, au point qu'il n'est pas le moins du monde gêné d'affirmer publiquement que des 12 millions de Sénégalaises et de Sénégalais, il ne trouve pas un seul homme, une seule femme capable de le remplacer ("L'Observateur" du 17 mars 2004). Peut-être son fils chéri, dont tout indique qu'il le prépare à sa succession.  
Me Wade est surtout friand de louanges et particulièrement rétif aux critiques. C'est un homme intelligent, un génie qui a réfléchi sur tout. Il nous en a plusieurs fois administré la preuve. N'est-ce pas lui qui, en marge du deuxième Sommet de l'Union africaine (Maputo: 10-12 juillet 2003) s'exprimait ainsi, lors d'une interview accordée à l'envoyé spécial de "Sud quotidien: " Les femmes ministres me donnent entière satisfaction dans leur travail gouvernemental. Elles viennent me demander, à chaque fois, la voie à suivre, ce qui n'est pas le cas des hommes ministres. Certains d'entre eux se permettent de tenter des choses dans leurs secteurs respectifs sans s'en référer au président de la République, en oubliant que nous avons depuis longtemps tracé la voie à suivre (...)" ? Que peut-on raisonnablement attendre d'un dialogue avec un tel homme, qui ne permet même pas à ses ministres de tenter quoi que ce soit dans leurs secteurs respectifs, sans se référer à lui ? 
Me Wade aime surtout passionnément le pouvoir et ne supporte pas qu'on le lui dispute. Il doit en jouir tout le temps qu'il lui faudra avant de le passer à l'homme ou à la femme qu'il nous aura choisi (e). Comment dialoguer avec un tel homme, qui ne conçoit le dialogue que comme un moyen, un instrument pour domestiquer et museler l'opposition, en lui ménageant quelques strapontins dans nos différentes institutions? C'est ainsi qu'il a eu raison d'individus comme Djibo Ka, Abdourahim Agne, Me Babou, etc. J'ai donc de sérieuses réserves par rapport à cette proposition de dialogue faite ça et là à Me Wade. D'abord, la classe politique en général et le président de la République en particulier, ne devraient pas attendre qu'on le leur propose du dehors: le dialogue, comme l'organisation régulière d'élections démocratiques, la liberté de presse et d'expression, sont consubstantiels à la Démocratie. Ils en constituent, pour l'essentiel, les voies respiratoires. 
Je ne crois surtout pas à ce dialogue dont on choisit d'office le médiateur. J'y crois d'autant moins que l'homme proposé est loin de pouvoir garantir la neutralité qu'on est en droit d'attendre légitimement d'un médiateur. 
Tivaouane a aussi conseillé au président Wade de pardonner à ceux qui l'ont offensé et d'appeler ceux qui avaient quitté sa formation politique. Il devrait lui conseiller aussi, et peut-être surtout, de nous demander pardon pour les fautes lourdes qui jalonnent son immonde gouvernance. Il devrait lui conseiller de demander pardon au peuple du 19 mars 2000, dont il a trahi les espoirs et les attentes d'une meilleure gouvernance. Tivaouane ne devrait surtout pas se préoccuper des questions concernant le parti de Me Wade: ce n'est pas son rôle de s'attarder sur les questions politiciennes. 
Il est vrai que ma posture est plus commode que celle de l'opposition qui ne peut se permettre de rejeter catégoriquement la proposition de dialogue de Tivaouane, même si elle est sûre que rien de vraiment sérieux ne peut sanctionner un dialogue avec Me Wade qui, comme l'a rappelé opportunément Serigne Mansour Sy Diamil, " ne connaît pas sa fonction". Il n'est pas dans la peau de cette fonction: il est politicien jusque dans l'âme. Il n'est d'ailleurs que ça et en administre toujours la preuve. Il est surtout incapable de faire la part des choses. Il mélange les genres et ne se préoccupe que de ses intérêts du moment, de ceux de sa famille et à un moindre degré, de ceux de son clan. Soro Diop, du journal "Le Quotidien", l'un des meilleurs analystes de l'infect régime libéral, illustre ce travers du personnage en ces termes ("Le clou", édition du 25 février 2010 du même journal): "Quand l'élan paternel se mêle à la fonction présidentielle, sans même aucune précaution de séparation entre l'un et l'autre, c'est que les principes d'équité dans un Etat de droit ont été sacrifiés sur l'autel d'une monarchisation qui ne conçoit rien avec une décence républicaine." 
L'éthique, la décence républicaine sont cruellement absentes des choix de Me Wade. Il trouve surtout beaucoup de plaisir à médiatiser à outrance une pratique aussi malsaine que la transhumance. "Walf' Grand-Place" rend ainsi compte de l'audience qu'il a accordée à dix conseillers de Benno Siggil Senegaal de la Communauté rurale de Porokhane, qui "ont tourné casaque pour répondre à l'appel des sirènes bleues". Le journal ajoute que " le Chef de l'Etat, visiblement aux anges, a offert une 4x4 à Serigne Mbacké Madina, membre de la délégation et fils cadet de Serigne Moustapha Bassirou Mbacké". Il leur a également offert "un autre véhicule L 200 ainsi qu'une quinzaine de moulins et des moyens financiers". Cette audience fortement médiatisée fait peu cas, comme toutes les initiatives que prend l'homme, des valeurs républicaines. Elle ne grandit ni n'honore les dix transhumants, encore moins le petit fils de Cheikh Ahmadou Bamba. Les différents "présents" qu'ils ont reçus ont été acquis, dans le meilleur des cas, avec l'argent du contribuable. Ils sont davantage un salaire, le salaire du renoncement, du reniement, de la trahison du suffrage des populations qui les ont élus. Ils constituent surtout un clin d'oeil aux autres élus de Benno, que Me Wade va s'employer à acheter avec ses inépuisables valises, d'ici à 2012. 
La presse a fait état ces temps derniers de dizaines de millions de francs Cfa qui lui ont été retournés par les destinataires (deux chefs religieux). Comme quoi, nous ne devons pas désespérer de tout et de tout le monde: il existe encore dans le pays des chefs religieux qui n'oublient pas ce qu'ils sont, qui mesurent à sa juste valeur l'héritage et pas des moindres que leur ont légué leurs illustres aïeux. Ceux d'entre eux qui courent derrière les mallettes de Me Wade, auront bien du mal à justifier Demain les millions qu'ils reçoivent de ce Crésus des temps modernes. Cet argent constitue, de mon point de vue, du poison, du cyanure. Les bénéficiaires de la "générosité" légendaire de Me Wade devraient se poser la question de savoir d'où vient son argent. Ce serait déjà grave, même s'il ne s'agissait que de l'argent du contribuable. Son origine pourrait être plus illicite encore. 
Rien de vraiment positif ne peut sortir d'un dialogue avec cet homme aux vilains penchants dont, en particulier, celui consistant à noircir les autres et à blanchir sans état d'âme son fils présenté comme le plus "intelligent" et le plus "propre" des Sénégalais. Aucun dialogue fructueux n'est possible avec cet homme qui érige en méthode de gouvernement la ruse et la manipulation sur lesquelles il compte toujours pour rouler ses adversaires dans la farine. Il fait feu de tout bois, y compris du bois sacré de l'Islam. Dans son édition du 25 février 2010, "Le Quotidien" a rendu publique une interview du président Wade au journal français "Marianne". Répondant à une question sur les critiques que suscite son rapport à l'Islam, notamment le fait qu'il s'agenouille devant le Khalife général des Mourides, il répond ceci: "La République est laïque mais moi je ne triche pas avec ma foi: à titre personnel j'ai besoin de la bénédiction du Cheikh, c'est moi qui me suis agenouillé, pas la République (...)." Comme d'habitude, il raconte manifestement des histoires qu'il peut faire avaler au journaliste français et non à nous. S'adressant aux enfants du Khalife général des Mourides qu'il recevait au palais de la République le 19 juillet 2007, il leur lançait ceci: "Quand je venais faire acte d'allégeance auprès de votre père, je n'avais besoin de rien: j'étais déjà président de la République. Aujourd'hui, j'ai entre mes mains tous les leviers du pouvoir et je décide de ce que bon me semble." Il n'a donc pas besoin de la bénédiction du khalife. En outre, c'est bien la République qui s'agenouille puisque, quand Me Wade va à Touba, il est revêtu de tous les attributs liés à sa fonction et y est accompagné de toute la République: le Premier ministre, le président du Sénat, le président de l'Assemblée nationale, le président du Conseil économique et social, les membres du gouvernement, etc. Il est aussi flanqué de sa minable télévision qui ne rate aucun de ses gestes. Et c'est effectivement toute la République, plus que le président de la République, que celle-ci nous montre à genoux. En se mettant à genoux ainsi, il fait davantage un clin d'oeil aux centaines de milliers de fidèles qui, en le voyant dans cette posture, ne peuvent s'empêcher de s'exclamer "Ëskëy, notre président est un bon talibé mouride!". Et il en récolte ou espère en récolter les fruits électoraux. 
Je suis donc loin d'être convaincu de son mouridisme ostentatoire. Nous aimerions en particulier savoir lire au fond de son coeur et de sa pensée au moment où il s'agenouille devant le khalife. Peut-il nous donner l'assurance que son coeur est plein de mouridisme quand il est dans cette posture? La franc-maçonnerie à laquelle il a reconnu avoir appartenu et la politique politicienne qui lui colle à la peau n'y gardent-elles pas une place, si petite soit-elle? Jusqu'à l'extinction du soleil, pour paraphraser l'autre, je ne croirai pas à la sincérité du mouridisme de cet homme-là. Son activisme outrancier masque et relègue au second plan les efforts et les sacrifices des mourides à Touba. On n'y parle pratiquement plus que des travaux de Me Wade alors que les talibés, qui ont fait venir les rails de Diourbel à Touba et construit par leur sueur et leur sang la grande mosquée, sont toujours là. C'est à eux qu'on doit la grande bibliothèque, la résidence Khadim Rassoul, l'hôpital Matlabul fawzaïni, le Puits de la Miséricorde, le grand Marché Jannatul Mawwa, etc. Ils sont encore là, plus déterminés que jamais. 
Sans doute, l'Etat du sénégal (et non Me Wade) investit-il à Touba. Quoi de plus normal, dans cette cité qui compte, dit-on, entre 800000 et un million d'habitants et abrite, par temps de Magal, jusqu'à trois millions de personnes? Je ne fais donc pas confiance à cet homme qui fait tout avec ruse, avec des arrières pensées politiciennes, qui n'a d'yeux et d'oreilles que pour ses intérêts, ainsi que pour ceux de sa famille et de son clan. L'opposition, Benno Siggil Senegaal en particulier, ne doit pas se laisser distraire par un dialogue qui ne mènera à rien d'essentiel pour le pays. Elle devrait plutôt consacrer l'essentiel de son énergie à proposer au malheureux peuple du Sénégal une offre qui rassure, et à consolider son unité, même si celle-ci ne conduit pas, finalement, à une candidature unique. Elle dispose de suffisamment de temps - deux ans - pour trancher, le moment venu, cette lancinante question. 
MODY NIANG, e-mail: modyniang@arc.sn 
Le père et l’expert  
Écrit par Abdoul Aziz TALL  
Mercredi, 03 Mars 2010 15:25  
«Toutes les accusations reprochant à mon fils des dépenses somptuaires sont fausses. Je l’affirme ».Ces propos nous ont été rapportés par le Journal « Marianne », suite à une interview que le Chef de l’Etat leur a accordée. 
Les exemples sont devenus nombreux où le Président de la République s’empresse de porter sa robe d’avocat, et de plaider pour son fils, des lors qu’il fait l’objet de plainte ou d’accusation. 
Il est vrai que quand un Homme de 80 ans, de surcroît Président d’une République, parle de son fils de 40 ans son cadet, il le fait avec amour, passion et beaucoup d’émotion. Normal ! Serait-on tenté de dire, tant il est vrai que chacun de nous est le fils d’un père, qui éprouve à bien des égards, les mêmes sentiments envers sa progéniture. Mais de la part d’un chef d’Etat, l’expression exagérée d’un tel sentiment peut facilement se confondre à une simple réduction des affaires de l’Etat à la dimension subjective d’une auto-défense des intérêts de la famille. A bien des égards, cela peut apparaître comme un mépris royal envers ses compatriotes, et surtout envers les enfants des autres pères. En affirmant « qu’il n’a pas encore vu dans son entourage quelqu’un qui maitrise mieux que lui le domaine de l’argent », il n’est pas sans rappeler ces propos du comte de Lille : « La meilleure manière de ne pas trouver ce que l’on cherche, c’est de le chercher là où on est sûr de ne pas le trouver ».  
Nombreux sont les Sénégalais qui se demandent aujourd’hui, de quoi le Président de la République est encore capable, pour nous « vendre », et au besoin nous imposer « son produit phare » manufacturé après le 19 mars 2000, dont il ne manque aucune occasion pour améliorer le profil, et qui, dans son entendement, serait sans doute après lui, le meilleur des citoyens de ce pays. C’est peut-être l’explication à donner à ce plan de carrière aux allures d’un TGV qu’il lui a affectueusement confectionné. Il en a fait d’abord son conseiller spécial, ensuite Président du conseil de surveillance de l’ANOCI, et pour l’heure, Ministre d’Etat, Ministre de la coopération internationale, des Infrastructures des Transports aériens etc. (je ne garantis pas l’appellation officielle).  
Combien de Sénégalais ont souri, éclaté de rires ou encore pire, exprimé leur rage (chacun a réagi selon son tempérament), devant les propos dithyrambiques du Chef de l’état à l’endroit de son fils, le consacrant comme « un des meilleurs experts, pas seulement au Sénégal, mais de toute l’Afrique » et lorsqu’il affirme aussi qu’il avait les mains propres, pour avoir bien géré l’ANOCI ? Il ne restait plus qu’à placer la cerise sur le gâteau, en demandant aux Sénégalais de prier pour qu’il soit leur prochain Président de la République. L’allusion au passage des deux Bush à la Maison Blanche, à Bongo et à Eyadema, n’est elle pas le clin d’œil qui rappelle qu’il « ne serait pas le premier Chef d’Etat à souhaiter que son fils devienne Président ? » 
On se souvient que devant le Khalif Général des Mourides à Touba, il aurait laissé entendre, que son fils avait abandonné toutes « ses » affaires en Europe pour venir se consacrer au Sénégal. Certains se sont demandés, si le chef de l’Etat n’avait pas confondu son bien aimé petit garçon à José Manuel de Barros, l’actuel Président de la commission de l’Union Européenne, ou alors Xavier Solana, le Haut Représentant pour la politique étrangère de l’Union Européenne, ou peut être encore, M. Jean-Claude Trichet, le Président de la Banque Centrale Européenne. En tout état de cause, et au regard du sérieux de sa déclaration, le « messie » ne pouvait être dans le pire des cas, que de la lignée de ces illustres européens qui ont fait, ou qui continuent de faire l’histoire du vieux continent. En effet, tout porte à croire que « toutes les affaires » de celui la que personne ne connaissait ici au Sénégal, aussi bien sur le plan politique que dans le secteur économique, avant l’avènement de son père en l’an 2000, étaient si importantes et si florissantes, que sa venue au Sénégal pour répondre à l’appel de la Nation, aura provoqué un véritable tsunami dans le système économique et financier de l’Europe.  
Il aura fallu donc que « l’expert » se sacrifiât pour venir montrer à ces Sénégalais incompétents et incapables comment bâtir trois ponts, construire et aménager quelques 20 km de route, réfectionner l’hôtel Méridien, le tout pour un montant estimé à plus de 300 milliards, dans la plus grande opacité, tel que révélé dans l’ouvrage de Abdou Latif Coulibaly.  
Monsieur le Président de la République, avec tout le respect qui s’attache à votre âge et aux fonctions que vous assumez, permettez qu’il vous soit rappelé que vous n’êtes pas habilité à blanchir votre propre fils, encore moins à lui décerner ce titre d’expert, pour autant que nous traduisons ce mot dans le même sens. C’est le lieu de rappeler une fois encore, que si votre fils a obtenu le prix d’excellence de sa classe, il le doit au simple fait que son père est le Directeur de l’Etablissement. Votre fils ne pourra pas avoir les mains propres, simplement parce que vous l’aurez décrété, même si par des subterfuges, l’on a cherché à le « blanchir » par une parodie de passage au Parlement. Il le sera peut être, lorsque les dossiers pour lesquels aux yeux de tout le monde, il aura fait figure de principal pilote, auront fait l’objet d’un audit réellement indépendant. Certes, avec L’ANOCI, il est vrai qu’au fur et à mesure que le projet évoluait, de nombreuses modifications ont été notées dans les décrets successifs organisant la structure et qui visaient manifestement, et sans doute volontairement, à lui aménager un espace qui le mettrait à l’abri des conséquences de toute implication à d’éventuelles malversations ou fautes de gestion. En effet, l’analyse de ces décrets laisse apparaitre que l’on a fini par faire de l’ancien Directeur exécutif, le responsable principal de tout manquement par rapport à la gestion de ce projet. La déclaration du Chef de l’Etat à Washington confirme qu’une telle démarche était loin d’être innocente. Il a simplement demandé à ces compatriotes de suivre son regard. Monsieur le Président de la République, des lors que vous affirmez d’une part, que la tenue de l’OCI a été un succès, et que d’autre part, votre fils n’a rien géré comme vous le rappelez avec force, pourquoi ne pas accréditer alors tout ce résultat à celui qui a géré, et à tout le moins à toute son Equipe?  
Il serait désolant que la rupture avec son peuple soit si profonde, que le Président de la République, ne se rendre pas compte du désir ardent de Justice et d’équité qui animent ses concitoyens aujourd’hui, et qui les pousse à rejeter toute forme de discrimination, en particulier lorsque cela se fait en faveur de son propre fils. La majorité de ses compatriotes, y compris dans son propre camp, se sent franchement agacée par cette précipitation et cette obsession qu’il manifeste en toute circonstance, à vouloir défendre son fils, face aux critiques et accusations qui lui sont adressées, ou à le porter au pinacle, cherchant à dévaloriser au passage tout ce que ce pays compte de personnes dignes et valables.  
Les exercices de promotion du père en faveur du fils, auxquels on a assistés la semaine dernière dans la presse internationale et nationale, n’ont eu d’autres effets que de nous éloigner du cercle des pays démocratiques, en plus de nous avoir rendus vraiment tristes.  
Il est vrai qu’au regard de ce à quoi nous sommes habitués depuis dix ans, il serait vain  
d’espérer de sa part une reconversion qui ferait de lui le père de la Nation, c'est-à-dire le Président de tous les Sénégalais, et pas seulement de son enfant biologique. 
Ce serait d’autant plus utopique d’y croire que depuis fort longtemps, notre Etat a cessé d’exister sur les fondements de l’équité, de la rationalité et des règles républicaines, pour se perdre dans les méandres de l’informel, du tâtonnement et de l’improvisation 
 
 
Sénégal, un pays qui se meurt  
 
 
Je suis un citoyen sénégalais de 35 ans qui vit depuis maintenant plus 7 ans en Europe. J’ai grandi à Dakar, dans une famille woloff (ethnie majoritaire au Sénégal). J’ai gardé de beaux souvenirs de mon enfance, mon père fut cadre dans une société danoise qui s’appelait ‘Petersen’. Cette entreprise danoise, implantée à Dakar depuis les indépendances, était spécialisée dans la transformation d’arachides en produits finis (huile, beurre et dérivés). Les mercredis soir, je n’allais pas à l’école et ma mère m’amenait souvent trouver mon père après la descente, histoire de faire un tour ensemble au centre-ville de Dakar.  
C’était le début des années 80, au moment où l’abondance était une réalité et non un fantasme de politicien. Le centre de Dakar était propre ; parfois, il m’arrive d’aller à Paris et certaines rues me replongent dans la splendeur de certaines de rues à Dakar d’il y a 25 ans. Les arbres, l’organisation, les feux rouges, la lumière, la perfection des routes, la salubrité. A Dakar, tout était à mesure d’homme, le transport urbain était bien géré par la société de transports de l’époque (Sotrac), les arrêts bus étaient un peu partout et la fréquence des bus était des meilleures. Il y avait du vert partout, arbres, espaces de jeux pour enfants, l’effectif des écoles était contenu. Les gens mangeaient encore dans les restos sans y penser deux fois. A l’époque, il n’y avait pas de gargote, les restos étaient à la portée de tout le monde.  
Actuellement, quand je retourne à Dakar pour mes vacances annuelles, je trouve une ville désolée, une pauvreté accrue au demeurant. Femmes, handicapés, enfants, tous mendient pour survivre. Le mois d’août dernier, j’étais à l’avenue William Ponty. Déjà à 8 h du matin, la pollution y était à un niveau record, les mendiants contemplaient, à travers les vitres de la pâtisserie, les ‘galettes’, les rares fonctionnaires sénégalais qui peuvent encore se payer un petit-déjeuner à 1 500 F Cfa ou bien les quelques fonctionnaires internationaux - souvent européens - qui travaillent au centre-ville.  
Il m’est arrivé le week-end d’aller à la gare routière pour aller au centre du Sénégal, plus particulièrement à la ville sainte de Touba. Vers 9 h 00 du matin, j’étais à l’entrée de Pikine dans la banlieue de Dakar, plus précisément à la gare routière improvisée de ‘Pakou Lambay’. Partout, il y avait des vendeurs ambulants, on vend tout à la gare routière de Pakou Lambay : bananes, parapluie, rétroviseur pour voiture, cartes prépayées de téléphone portable, thé, Cd de musiques, pain au chocolat… Parmi les vendeurs, il y avait majoritairement des jeunes filles entre 10 et 15 ans. Elles avaient la peau crasseuse à cause de la pollution et de la poussière. Elles se faufilaient entre les voitures, présentaient leurs produits en criant. La vie de ces mineures se base sur l’économie journalière de subsistance, elles ne vont pas à l’école et n’ont pas d’avenir.  
Sur la route vers Touba qui naguère fut une route excellente, le spectacle y est désolant. La route est devenue un mixte de terre rouge argileuse et de goudron. Les routes du Sénégal sont dangereuses, sans compter l’insouciance des conducteurs des moyens de transport urbains et extra-urbains.  
Les Sénégalais sont majoritairement pauvres, mangent peu et mal. Les quelques privilégiés sont les membres du gouvernement, ou ex-membres du gouvernement qui vivent dans les quartiers chics de Dakar (Almadies, Fann Résidence…) J’aime le Sénégal, j’aime mon pays et je fais un appel à tous mes concitoyens de redorer le blason avant qu’il ne soit trop tard. Le gouvernement actuel sénégalais n’a aucun projet d’urbanisation sérieux, la polio et la lèpre continuent à y progresser, bref c'est un pays qui se meurt.  
Bamba NDIAYE Employé Bureau Commercial  
La nouvelle intelligence collective nationale et les confréries islamiques du Sénégal 
 
Nous avons, ces derniers temps, noté, pour nous en réjouir, que la médiatisation a, d’une part, contribué à la baisse de l’obscurantisme, du populisme et, surtout, du bluff. D’autre part, aux avancées réalisées en démocratie participative. Ce qui a, en filigrane, réduit à sa plus simple expression le culte de la personnalité. Il s’en est suivi une conscientisation collective au terme de laquelle une forte aseptisation a été réussie. Les ruptures, ainsi opérées, ont débouché, essentiellement, sur le façonnage du citoyen sénégalais. Ce qui a abouti à une nouvelle intelligence collective qui déroute les démagogues, les populistes et les « prosélytistes ». Elle chasse les « pouvoiristes » qui piétinent, sans éthique, l’intérêt et le bien publics. 
Il reste, cependant, patent que le « Sénégal citoyen » ne peut se réaliser sans le « Sénégal religieux ». D’ailleurs, notre histoire nous permet de comprendre que l’Islam demeure un des référentiels majeurs qui auront permis d’organiser la résistance aux agressions extérieures, de construire une véritable Nation. De promouvoir l’Etat et la République du Sénégal. Et de générer une réelle intelligence nouvelle. En ce sens, Touba et Tivaouane, entre autre, constituent un patrimoine. Ils restent, sans aucun doute, des sanctuaires inaliénables. Et leur enseignement façonne notre code de conduite. A cet effet, les compétences décisionnelles en matière de sauvegarde de l’ordre social national devraient intégrer dans leur démarche le fait que le « Sénégal confrérique » est un support essentiel pour le développement du « Sénégal citoyen ». 
A cet égard, des signes enregistrés l’année dernière exigent la définition d’une démarche pour éviter l’installation d’une crispation sociale dans l’espace confrérique. 
Car nous avons remarqué que la dégradation sociale semble quitter l’espace de l’éducation et de la santé. Pour essayer de migrer vers les ordres confessionnels. Cette situation devrait être évitée parce que son escalade reste pleine de risques d’insécurité. 
Nous voulons, par rapport à cette situation, vous livrer notre réflexion. C’est-à-dire quelques idées pour participer au renforcement des moyens à mettre en action pour que la décrispation sociale s’opère. 
• Normaliser et moraliser la communication officielle 
• Inviter les hautes autorités occupant des positions de pouvoir à bien réaffirmer le rôle de l’Etat et de respecter le caractère impersonnel de l’Administration. 
• Systématiser, en cas d’intervention dans un cérémonial, le recours à l’usage du discours, de l’allocution. De préférence écrits. 
• Inviter le service public national de la communication à bien doser, sans censure, la distribution de l’information. 
D’autre part, il faudrait noter que le fait confessionnel devient, de plus en plus, une donnée à prendre en compte pour assurer une gouvernance citoyenne totale. Car toute marginalisation de l’activité religieuse ne pourrait que profiter à certains leaderships qui cherchent à banaliser le rapport entre le culte et le pouvoir. 
Cet état de fait exige une innovation en matière de relationnel avec le confessionnel. Parce que des événements comme le Magal, le Maouloud, Poponguine sont des manifestations de haut vol. Et demandent que la forme de la délégation et sa composition soient en corrélation avec le rang de la haute autorité religieuse. Ou, mieux, qu’elle respecte le parallélisme des formes. Le chef de l’Etat pourrait, par exemple, s’y faire représenter par des délégations conduites par les responsables des institutions : le président du Sénat, le président de l’Assemblée nationale, le président du Conseil économique et social... 
En outre, le Sénégal devrait, à l’instar de certains Etats, disposer de structures de concertations avec les autorités religieuses. Pour que, sans interférence et sans ingérence, les forces confessionnelles participent à la gouvernance citoyenne. Ces concertations aideront les compétences décisionnelles à déployer une synergie qui contribuera à régler la problématique religieuse en évitant le choc des extrêmes. 
Le pouvoir a, désormais, la responsabilité et le devoir de déployer une dynamique et une gouvernance en grande corrélation avec notre capacité d’indignation. En conformité avec notre intelligence collective et en harmonie avec notre religiosité. Parce que le Sénégal a construit un sanctuaire qui permet un commun vouloir citoyen et une conviviale coexistence cultuelle soclée, essentiellement, par un patriotisme ouvert, un nationalisme non étriqué. Et une générosité en corrélation parfaite et totale avec sa croyance, sa capacité d’indignation. 
Certains ignorent que la pratique de l’Islam adoube le croyant et l’installe, progressivement, dans un espace où le respect de la règle de l’observance du juste milieu reste prépondérant. Et favorise, parfaitement, le développement d’une intelligence nationale qui conforte le discernement, la capacité d’indignation, la réserve, la retenue. Ce qui fait que l’élite musulmane, dans une bonne part, n’a point été dérangée par certaines effusions qui, d’ailleurs, ont remis en relief le sens de la tolérance et l’esprit de pardon qui caractérisent les confessions islamiques. 
Touba 2010 ou le Magal 2010 constitue, en tant qu’entreprise religieuse, une fierté et une sûreté. Parce que la dimension et la rigueur du management déployé révèlent une autre expression de la nouvelle intelligence collective nationale. Et démontrent, à suffisance, la solidité de l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba. Qui a réussi, dans un monde où le rebours demeure règle et la norme exception, à forger des consciences individuelles de haut niveau. 
Le Maouloud 2010, comme le Magal sont l’occasion pour les fidèles de mesurer leur marche cultuelle, de sonder leurs acquis spirituels. Et de montrer au monde et à la Ummah que le Djihad au Sénégal demeure constant, permanent et intégré. L’adhésion inconditionnelle du fidèle aux nécessités confessionnelles s’apprécie avec rigueur et vigueur, au travers de l’intensité de sa ferveur. Mieux, la teneur, l’actualité, l’intérêt prospectif des messages délivrés à l’occasion des hautes cérémonies musulmanes offrent des fondamentaux déterminants et essentiels à la construction nationale. 
Wagane FAYE 
Professeur d’anglais 
Coordonnateur des cadres du Fap 
Vice-président de la Commission des cadres et experts de la Cap 21 
E-mail : waganecoumbasandiane@gmail.com 
 
L’éthique en politique et la candidature 2012. Quelle option ? 
Au Sénégal, on transhume allégrement du pouvoir à l’opposition et de l’opposition au pouvoir sans devoir s’expliquer devant le peuple. Cela pose la question de l’éthique en politique. 
Politique et éthique se révèlent être au cœur des luttes pour le pouvoir, des perspectives politiques et sont plus que jamais d’actualité. 
Au deuxième atelier-forum préparatoire de son 1er congrès à Louga, Yoonu Askan Wi insistait sur le fait que la politique, contrairement à ce que certains veulent faire croire, n’est ni sale ni malsaine en soi. Il y a plutôt des politiciens sales et malsains auxquels il faut opposer une politique portée par l’éthique et les valeurs au service du peuple. 
Le Président Wade, s’expliquant sur le protocole de Reubeuss avec Idrissa Seck, théoricien de la transhumance au sein du Pds déclarait à la grande stupéfaction du peuple sénégalais «dama ko naxx». Il s’illustre aujourd’hui en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle de 2012, et qui traduit un manque singulier de respect et de considération pour les citoyens qui l’ont élu en 2007. 
Macky Sall, président de l’Apr, instrument hier de Wade dans le dévoiement de l’Alternance, comptable du bilan du régime de Wade projette d’être candidat en 2012 sans devoir décliner au peuple sénégalais son projet de rupture avec ce régime. 
Le Ps, déchu de la République, après 40 ans de règne, emmitouflé d’un boubou amidonné socialiste, s’investit pour reprendre les commandes de la République. 
Aj/Pads et Landing effaçant les exclusions des membres fondateurs de Yoonu Askan Wi proclament leur ancrage dans l’opposition et dans la gauche mais font l’impasse sur une autocritique publique et personnelle qu’ils doivent aux militants, aux combattants sacrifiés, aux électeurs, à la gauche et au peuple sénégalais tout entier pour le tort immense, le gâchis énorme et la déception profonde que leurs orientations politiques ont grandement contribué à causer ; comme le soulignait la déclaration du Comité de pilotage national de Yoonu Askan Wi du 13 janvier 2010. 
La politique doit cesser d’être ces contre-exemples et rester un levier de libération des masses populaires 
Au Sénégal, de larges secteurs de l’opinion, ont exprimé la volonté de dépassement de la crise profonde que connaît le pays. Un large consensus a été établi sur les contours du Sénégal d’après le régime de Wade et que les Assises nationales présidées par Ahmadou Makhtar Mbow ont consigné dans les conclusions de ses travaux avec l’adoption d’une charte de bonne gouvernance qui a posé la nécessité de rompre avec le régime politique imposé à notre pays depuis 1963 et de passer à un nouveau régime politique que rendrait possible le renversement du régime de Wade consécutif à la victoire de l’opposition sur celui-ci à l’occasion de la prochaine élection présidentielle de 2012. Les conditions sont aujourd’hui réunies et posent une transition pour redresser, «jubbanti», le pays et pour que nous changions le mode de gouvernance du pays. Et cette transition à mettre en œuvre dicte : 
- l’élection pour la durée de la transition d’un Président partie prenante aux Assises, 
- la mise en place consensuelle d’un gouvernement intérimaire inspiré des principes et des valeurs de la charte pour s’attaquer aux urgences centrées sur la réponse à la demande sociale, 
- l’élection d’une Assemblée législative dotée d’un pouvoir constituant après dissolution de l’Assemblée nationale et du Sénat pour l’adoption d’une nouvelle Constitution inspirée des Assises. 
Telle devrait être l’équipe pour changer le mode de gouvernance de la période de transition. Mais ce changement ne sera réellement effectif et global que lorsque de nouvelles institutions et pratiques seront générées à partir de l’application de la nouvelle Constitution. Et cela ne pourra se faire qu’au terme d’une transition en rapport avec laquelle, le gouvernement intérimaire, le pouvoir législatif constituant et le Président de 2012 seront dissouts ou laisseront la place à de nouvelles institutions permanentes élues. 
A la suite de l’organisation de nouvelles élections générales sur de nouvelles bases, le pays sera doté au-delà de la transition, d’un Président et d’une Assemblée nationale élus à partir des exigences de la nouvelle Constitution, il sera également pourvu d’un gouvernement en phase avec la charpente institutionnelle inférée de la Charte. Et deux ans sont nécessaires et suffisants pour matérialiser les exigences définies ici et il sera nécessaire que le Président s’engage à respecter la durée de la transition que les différentes parties garantes, lui-même au premier chef, auront la responsabilité de faire appliquer. 
Et à nos yeux, les forces de gauche et populaires «faràndo askan wi» qui doivent accélérer leur unification ou leur union remplissent les conditions pour conduire la transition. Elles sont patriotes, engagées, généreuses, loyales, constantes, honnêtes, intègres et compétentes. Et nous invitons Tanor et le Ps, Niass et l’Afp, Macky et l’Apr à les accompagner. 
 
Lamine DIAGNE dudsar -Membre de Yoonu Askan Wi 
 
PATRIMOINE DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR : 
Mes respects, monsieur le président de la république ! 
Il est toujours difficile de vous écrire. Un Etat est une montagne, vos charges surhumaines et l’on veut que tout converge vers vous. Il s’y ajoute tout ce que la passion et la partialité apportent comme poison sur votre table chaque jour et dans le cœur de nos compatriotes. Alors, tout devient compliqué, risqué, fragile. Mais il ne doit pas être possible de se taire quand ce que l’on sollicite et défend participe de l’éthique et du bien-fondé de la recherche d’une société juste et généreuse. 
Je vous écris d’abord parce que je crois qu’il ne sera pas vain de vous écrire, parce qu’il faut que nous vous parlions, car c’est vous seul qui détenez la solution, tels l’ont voulu Dieu et nos institutions, ensuite. Que je vous parle de Senghor ne vous étonnera point. Cela vous agacera sûrement, mais pas plus loin. Pourtant, à vous entendre depuis votre prise de pouvoir en 2000, pour vous avoir vu agir, je prends sur moi d’affirmer ici, à la face de mon peuple et du monde, que vous avez beaucoup, beaucoup fait pour Sédar. En un mot, et pas le moindre, vous avez toujours eu une haute tenue devant la mémoire du poète. Ne pas l’avouer serait injuste. Bien sûr, et c’est humain, il est normal que vous pensiez à ce que vous allez aussi laisser à la postérité. Mais Senghor n’occupe que la place qui lui revient. Il ne saurait être un obstacle pour vous, sinon un miroir. Il a fait non ce qu’il voulait mais ce qu’il a pu. Il n’a pas tout réussi mais il a réussi à rentrer dans l’histoire et de quelle manière. Le poète en lui l’a beaucoup aidé. Le professeur en vous devrait également vous aider sans compter votre étonnant indice bohémien très élevé. Un homme d’Etat fait ce qu’il peut et non ce qu’il veut. J’ai eu à vous dire un jour, il y a bien longtemps, que tout ce vous ferez de grand, vous le ferez contre votre majorité, car la majorité capture toujours son chef dans le sens de ses intérêts. C’est l’ordre des choses. C’est le contraire qui aurait étonné. Si Abdou Diouf ne s’était pas soustrait à sa majorité, il ne vous aurait pas appelé au téléphone au soir des élections de 2000 pour vous dire que vous avez gagné. Puisse Dieu vous inspirer. 
Monsieur le président de la République, je vous écris surtout à la suite de la lettre, révélée par la presse, que le Directeur Général de la Fondation vous a adressée et suite également à l’article paru dans l’hebdomadaire « Jeune Afrique », n° 2563 daté du 21 au 27 février 2010, page 9, et intitulé : « Sénégal qui a racheté les dents de la mer ? ». Pour ma part, je voudrais en rester aux faits. Ni moi, ni la Fondation Léopold Sédar Senghor, ni les amis de Senghor, ni les parents de Sédar, ni l’Académie française dont il était membre, ne sauraient être concernés dans la prise de décision juridique de vendre la maison du Président. 
Cette décision relève des héritiers directs, dont Madame Collette Senghor et Francis Senghor, le dernier fils vivant. Hormis Colette et la curatrice de Francis dont les biens, selon la loi, sont placés sous administration au regard de son état jugé « d’incapable majeur », très peu de personnes ont été mises au fait des transactions qui ont abouti à la vente à l’Etat du Sénégal des « dents de la mer », sur la corniche. Contester cette vente, la trouver injuste, s’opposer à l’aliénation d’un bien aussi précieux que cette demeure, dénoncer le prix de vente au regard de la superficie au mètre carré, du patrimoine que constitue cette maison, du contenu scientifique, artistique prodigieux présumé contenu dans la maison de Senghor, relève d’une autre histoire, d’un engagement personnel. Ces nombreux amis qui se sont émus à l’étranger et qui se mobilisent en ce moment ont raison, car ils ne savent pas et ne sont informés de rien. Personne ne sait au juste ce qui s’est passé et ce qui va se passer maintenant que cette maison est acquise par l’Etat du Sénégal. Collette Senghor, nous dit-on, jouirait d’un usufruit. Pour ma part, j’ai choisi d’être optimiste. 
Monsieur le président de la République ce qui inquiète légitimement les amis de Senghor de par le monde, c’est le silence qui entoure tant de rumeurs. Vous le comprendrez aisément. Interpellé de partout, j’ai, pour ma part, avec raison et sérénité, fait le pari sur vous. Il ne peut être que gagnant. L’histoire jusqu’ici de Maitre Abdoulaye Wade et de Léopold Sédar Senghor a été une histoire émouvante, généreuse, faite de grandeur et de respect. L’on ne peut pas revenir en arrière. Que vous l’ayez égratigné souvent, çà et là, dans vos discours et sorties, en le traitant de poète, pour en dire le moins, m’a fait toujours sourire. Je n’en ai jamais eu une lecture amère, puisque c’est de bonne guerre. Au demeurant, comment le pourrais-je après vous avoir écouté lors de votre discours à la nation du 3 Avril 2006 ? Je vous cite : … 
En cette année du centenaire de L.S.S nous revient le souvenir impérissable de sa contribution inestimable à l’édification d’une nation unie dans sa diversité et d’un Etat moderne et respecté dans le monde. Au-delà des contingences politiques, une certaine complicité intellectuelle me liait au Président Senghor. Nous avions aussi l’un pour l’autre un profond respect et une réelle estime. Esprit brillant, humaniste, chantre de la Négritude et de la Francophonie, grand défenseur de la civilisation de l’Universel, le Président poète appartient certes à notre patrimoine historique, mais il était aussi un citoyen du monde… Faut-il encore citer vos propos de jade à la cérémonie des tirailleurs à Sorano ? Faut-il vous relire dans « Un destin pour l’Afrique », aux pages 89 à 92 ? Non, Senghor n’est pas votre ennemi préféré ! Je me permettrais même d’avancer, cela vous fera rire, que vous faites partie du premier cercle du » fan’s club » de Sédar. Croyez-moi, cela vous honore et cela vous grandit. Vous n’êtes pas de ceux qui, « longuement et patiemment ont insulté » Senghor. Vous avez assez de charisme et trop d’indépendance d’esprit pour que l’on sache, sans hésiter, que vous c’est vous. Nul n’en doute. 
En résumé, il suffit de relire vos écrits sur Sédar, pour comprendre combien vous tenez en haute estime l’homme, tout court. Il sera difficile de ne pas saluer ce que vous avez fait pour Senghor, dans les faits. C’est cela que je retiens. C’est cela que l’histoire retiendra. Des amis étrangers à qui j’étais allé montrer le chantier de votre grand théâtre national ont été surpris de trouver son architecture digne de l’esthétique que Senghor lui aurait également assigné. Toute la Grèce et toute la Rome antiques sont là. Pour moi, incontestablement, et pour vous emprunter à demie et à contre courant votre célèbre formule sur le Mémorial de Gorée, j’avoue que la fille est belle et que je l’aime. Cependant, je lui aurais donné une architecture d’inspiration négro-africaine audacieuse, sahélienne, souveraine. Pour dire que vous avez des lignes de rencontre avec Sédar et vous l’avouez, même s’il sera difficile de vous confondre avec lui, car c’est à cela que vous tenez à la vérité, et vous avez raison, c’est cela qui fera ressortir votre spécificité, votre originalité et il faut qu’il en soit ainsi, bon ou mauvais. Senghor vous applaudirez dans votre combat d’être vous-même avec votre propre style. Son plus grand rêve fut d’être dépassé ! 
Monsieur le président de la République, permettez-moi de demander à l’Etat du Sénégal de rétrocéder la maison de Senghor à sa Fondation, pour que cette dernière puisse, enfin, posséder en propriété propre, un siège. En même temps, cette maison deviendrait un musée vivant que tous les Sénégalais, les africains, les étrangers de tous les continents viendraient visiter, pour voir la chambre où dormait le poète, sa bibliothèque, sa piscine, ses œuvres d’art dont des pièces rares et d’une valeur inestimable. Faites-le au nom de votre peuple, au nom de celui qui, par un choix divin, fut le premier timonier de notre jeune nation. Faites-le au nom de ce que le monde lui voue comme respect. Faites-le enfin pour que votre successeur, demain, ne le fasse à votre place, car qui ne s’empressera pas de remplir une telle mission ? Ne laissez pas un autre que vous, rendre à Senghor sa maison. Achevez donc votre oeuvre et votre part déjà si belle de Sédar. 
Vous le savez, un courrier vous a été respectueusement adressé pour vous demander une audience et vous informer que le ministère de l’Urbanisme a fait parvenir une correspondre au Directeur général de la Fondation pour lui demander de se préparer à quitter les lieux et qu’un nouveau bâtiment lui serait affecté. Les choses ne peuvent pas être si simples. Elles sont mêmes très compliquées. Monsieur le Président, en rétrocédant la maison « les dents de la mer », cela permettrait ainsi à la Fondation d’être définitivement à l’abri de toute « expulsion », car son siège actuel en face de l’ambassade d’Italie relève du patrimoine de l’Etat, donc sujette à tout acte de souveraineté. Votre administration aura ainsi réussi à récupérer un solide complexe d’une grande valeur au cœur de Dakar et vous aurez rendu en même temps heureux Senghor et ses amis, dont vous faites partie, en restituant à sa Fondation sa propre maison. Admirable Senghor qui, Président en exercice, n’a pas mis sa Fondation à l’abri de tout danger en lui trouvant un siège qui lui appartienne. Abdou Diouf ne l’aura pas fait à sa place, 20 ans durant. Je n’ai pas l’explication. 
Monsieur le président de la République, l’histoire retiendra que c’est vous qui avez encore fait cela pour Senghor. Votre geste ne peut pas rester dans l’oubli. Nous ne pouvons demander ceci qu’à vous, car c’est votre administration en ce temps « T » du Sénégal qui a demandé le déguerpissement de la Fondation de Senghor. Car c’est vous-même, Président en fonction, qui avez permis l’achat de la maison personnelle de votre prédécesseur pour en faire, dit-on, ce qui n’est pas condamnable, un musée. L’idée est noble. Vrai ou faux, on vous prêterait même l’intention d’en faire de même avec la maison de l’écrivain et cinéaste Ousmane Sembène. Sans doute, qu’il s’agirait pour vous de sauver ainsi des lieux nourris de puissants symboles, pour que l’Etat veille sur eux, afin de les sauvegarder de tous périls. Rien ne pourrait être condamnable dans cette optique si les familles y consentent. 
J’ai tenu, ici, dans mon plaidoyer, à sortir de l’impasse désastreuse d’une société que l’on veut transformer en clans politiques, où chaque prise de parole d’un citoyen libre -et au nom de quoi juge t-on qu’il ne pourrait-il pas être libre ?- est sujette à soupçon. Il nous faut dépasser l’affrontement binaire pourri : pouvoir-opposition. Ma liberté est mon parti. Bien sûr que la politique a toujours été inséparable de la religion, de l’art, de la littérature, mais jusqu’où faut-il ne pas mélanger les genres ? Aimer Senghor ne m’a jamais précipité dans les bras de son parti politique, à ce jour. Avoir pour Moustapha Niasse un grand attachement ne m’a jamais conduit à militer dans son parti, à ce jour. Quant à vous, mon affection remonte aux temps des luttes démocratiques, sans vous connaître que de nom et de loin, comme nombre de mes compatriotes que votre combat fascinait. Il y eut, plus tard, votre lettre en date du 25 juin 2004 à l’adresse du poète amadou lamine Sall. C’est plutôt Moustapha Wade, votre si regretté grand frère, ardent poète, fin lettré, pieux et civilisé jusqu’à la moelle des os, qui était mon ami, mon complice en poésie. Un jour, depuis Paris, Senghor m’avait remis un livre pour lui. Et ce fut l’amitié. Pour lui, en son nom, pour sa mémoire, pour ce qu’il a représenté pour nous ses cadets de vingt ans, nous serons nombreux à ne pas vous juger le couteau à la main. Si nous avons tort, tant pis pour nous. L’histoire est déjà un grand juge et les générations futures auront forcément un droit d’inventaire sur vous. Puisse t-il être en votre faveur. Ne renoncez pas à l’inconfort de la démocratie. C’est un dur métier que de tailler un peuple ! 
Je ne pouvais pas me taire trop longtemps face à l’impasse de la Fondation Senghor et face à l’avenir de la maison du poète. 
Merci de restituer au plus tôt la sérénité au cœur de la Fondation et faire espérer tous ceux qui, fort nombreux, ont eu tort ou raison d’avoir peur pour la maison de Senghor, une peur habitée en blessure qui a frappé aux portes de la mémoire de Sédar, une mémoire dont vous êtes doublement, que vous le vouliez ou non, une des sentinelles les plus avancées de par vos hautes fonctions de président de la République et, de surcroît, Protecteur des arts et des artistes. Enfin, parce que vous vous êtes toujours réclamé très proche de Sédar, comme (…) si la mort prolongeait la vie, écriviez-vous, pour vous citer de nouveau. 
Avec mes respects et mes prières, Monsieur le Président. 
• Amadou Lamine Sall 
• Poète 
• Lauréat des Grands Prix de l’Académie française 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 5.03.2010
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