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Penser les blessures portées à la République

A beau mentir…  
Amadou Gueye NGOM Dimanche 26 Jui 2009 
Dieu n’aime pas que l’homme dise des contrevérités. Raison pour laquelle, la langue gardée par trente deux vigiles qui mordent et deux portes télécommandées par le silence, trébuche et bégaye chaque fois qu’on veut lui faire franchir le seuil du mensonge. 
Pour mentir en toute crédibilité, rien de tel qu’une langue étrangère bien maitrisée, Ce qui ne devait pas être le cas avec ce premier ministre…Le pauvre ! Il fallait le voir suer, souffler, ahaner, crucifié entre le manque d’assurance découlant du fait de sujets non maîtrisés et la lecture d’un texte dont les tournures ne sont pas les siennes. Pressé d’en finir, il trébuchait, se reprenait, confondant simuler » avec stimuler… « Lapsus révélateur » dirait un psychanalyste. Bref, ce fut laborieusement pathétique. 
Apres cet exercice périlleux - son baptême de feu « primatorial »- le reste 
de la prestation baigna splendidement dans l’huile Ninal du Sénégal: agriculture, éducation, économie, santé, pêche, sport… Et pour tout cadenasser, le recrutement de « plus de magistrats depuis l’an 2000 que pendant les quarante ans des régimes précédents ». Bah, oui, fallait y penser. 
Tout est rond, luisant à l’image des dryankés et ndananes qui s’arrosent de millions au Théâtre Sorano. Paradis miniature dans un océan de misère. 
Revenons à l’Hémicycle … 
Dans cette bâtisse des recréations folles où même les portes d’entrée et de sortie sont écrites en français, le discours du premier des ministres fut un admirable hymne à la clairvoyance du chef de l’Etat qui a tout multiplié par neuf en attendant 2010 pour que ça passe à dix. Certes, l’Alternance a construit une foultitude d’écoles dont le tiers baigne dans des eaux putrides et les trois quarts attendent des tables bancs. Les mécontents refusent d’admettre qu’il existe énormément de centres de santé en pénurie de coton, de sérums antivenimeux. La fille mordue par une vipère folle n’avait qu’à éviter les chemins mal éclairés. 
- « Qui ose affirmer qu’un hôpital ne peut pas fonctionner sans bloc opératoire ni groupe électrogène ? « Je ne suis pas sans ignorer » que des sachets en plastique remplacent les gants chirurgicaux ». Ce qui prouve qu’avec un peu d’imagination…Et s’il n’y a avait pas d’hôpital du tout ? Ah… ! 
- Monsieur le Président de l’Assemblée nationale 
Honorables députés… 
- « Comme vous le savez, je suis natif de cette belle région du Saloum… » 
- Vrai ! Mon cher cousin, interrompit un des honorables…Je dirai même mieux : nous avons dû arracher mangroves et palétuviers, décimer des bancs d’huitres afin que de futurs bateaux taxis se frayassent des voies vers un avenir sans embouteillage. 
- « - « Quant à vous, honorable Imam député, vous êtes plus âgé que moi mais, j’ai plus d’expérience politique ». Passons aux choses sérieuses…. ! 
- « Grâce à la vision sans lunettes du chef de l’Etat, la GOANA, cette grande offensive agricole aux non agriculteurs, on ne meurt plus que d’oisiveté dans nos prairies devenues miraculeusement bleues ». 
- Banque mondiale, FMI et autres partenaires extérieurs, reconnaissent unanimement que nous sommes les meilleurs de leurs pauvres. 
- Ah, oui, renchérit un président de groupe parlé-mentir… « Chez nous il n’y a jamais de coups d’états. Nos voisins nous envient notre stabilité. Guinée, Mali, Mauritanie, ne nous démentiront pas ». 
- « Alamdoulila », il n’y a pas eu de grèves scolaires, cette année. Seuls quelques syndicats d’enseignants ont voulu nous faire chanter avec leurs demandes d’argent. – « En vertu des pouvoirs qui me sont conférés par le président de la république, j’ai réagi sans faiblesse coupable ni cruauté inutile ». 
-Wawaaw, approuva l’esclave de case… « Tu en as la compétence et la naissance ». 
Dans la ferveur patriotique des applaudissements, l’on crût déceler le rythme des Junju? -tambours royaux du Saloum. 
La république, ça s’administre aristocratiquement ! 
Qui tient le sport, tient le pays ! Longue fut la liste des stades à construire, réfectionner, réceptionner pour que tout baigne complètement dans l’huile Ninal du Sénégal. C’est du moins ce que croient ces tacherons qui nous servent de leaders… 
Qu’on se le tienne pour dit : aussi longtemps que ces discours de politique générale seront adressés exclusivement en français, sans traduction obligatoire dans les langues nationales, le peuple de l’arachide sera grillé, roulé en tourteaux-rakkal des bestiaux et se fera mariner dans toutes les salades, avec sa propre huile. 
 
Amadou Gueye Ngom 
Critique social 
 
Seneweb.com : Lundi 27 Jui 2009 
POUR GAGNER EN 2012 » : Tanor veut laver les blessures portées à la « République »  
Dakar, Seneweb.com - «La situation du pays est grave et dramatique». Les socialistes estiment que la question de la République est au cœur de la crise actuelle. «Parce que la génération des patriotes de 1960, à leur tête des hommes de vertu comme Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia, avait proclamé que «le Sénégal est une république et une démocratie», tandis que Abdoulaye Wade, lui s’abaisse à dire que «le Sénégal est une monarchie et que les Wade sont une dynastie. Voilà la situation. Nous devons laver les blessures portées à la république».  
 
«Jamais dans l’histoire de notre pays, l’on aura vu un fils de président de la république siéger avec son père dans un même gouvernement. Léopold Sédar Senghor ne l’avait pas fait, Abdou Diouf non plus. Jamais dans l’histoire de notre pays, l’on aura vu quelqu’un débuter une carrière ministérielle avec le titre de ministre d’Etat. Jamais dans l’histoire de notre pays, l’on aura vu quelqu’un sans être ministre, gérer à lui seul un budget de plus quatre cents milliards de francs et renoncer à faire un bilan». C’est du moins l’avis de Babacar Diop Coordonnateur de la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds).  
 
A l’en croire, «l’Anoci de la famille des Wade est une catastrophe. L’Anoci de la famille des Wade est un scandale. L’Anoci, c’est le summum de l’irresponsabilité et de l’incompétence. L’Anoci disqualifie définitivement Karim Wade». Selon lui, le seul intérêt de l’Anoci pour le peuple sénégalais est de nous avoir ouvert les yeux sur l’incompétence de Karim Wade. «Qui donc peut soutenir Karim Wade, sinon des brigands ou des usurpateurs», s’interroge-t-il. «Et ceux-ci ne cachent pas que leur soutien est motivé par l’espoir du butin, du pillage, les largesses, les confiscations des terres ; ils pensent que rien ne leur manquera tant qu’il y aura quelque chose à piller ou à ravir. Puisse la peine de la démence de Karim retomber sur lui et sur son incompétente Génération du concret». Pour lui, jamais dans l’histoire de notre pays, l’on aura vu une propagande aussi pernicieuse et aussi honteuse se développer autour d’une personne pour nous vanter sa compétence qui en réalité n’existe pas. Car, argue-t-il «une personne qui n’est pas instruite ne peut devenir compétente. La propagande officielle et mensongère. Oui la propagande officielle et mensongère qui accompagne Karim Wade. Malheur à cette propagande ! Son produit est invendable».  
 
Soucieux, les socialistes estiment que la République, fondement de notre système politique est gravement menacé. «Nous devons la défendre à tout prix, même si nous devons y laisser nos vies. Car nous ne pouvons imaginer vivre dans un système autre que celui qui postule la liberté et la démocratie». Pour Babacar Diop, «la République est un bien suprême. La République est le produit de multiples sacrifices pendant des siècles, nous ne pouvons la regarder mourir sans trahir nos pères qui l’avaient proclamé devant la face du monde. La république est le symbole de tout ce que nous partageons en commun». Tous les ordres n’ont qu’une âme, qu’une volonté pour défendre la République. Pour conclure, il dira que «la République est menacée par le fer et par le feu d’une conjuration impie. La patrie, notre mère à tous suppliante tant ses mains vers la jeunesse, c’est à la jeunesse qu’elle se confie, à la jeunesse qu’elle confie la vie de tous les citoyens».  
Auteur: ABDOULAYE BADJI  
 
Maître Souleymane Ndéné NDIAYE, entre Foires, Bazars et l'Histoire. 
Non la situation de Sénégal n'est pas mauvaise, elle est catastrophique. Tel est le constat que le Premier Ministre doit dresser pour son grand discours de politique générale de jeudi prochain. Une déclaration de plus que les sénégalais suivront avec autant de dédain que de mépris car étant habitués à ce show qui ne les sortira pas de la mélancolie ni de l'inquiétude dont se languit le pays. A moins que monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye ne surprenne le peuple par un discours qui va séduire par un style nouveau et qu'il parvienne à nous arracher de la sinistrose ambiante et de l'anxiété face à l'avenir du Sénégal. Il faut se rendre à l'évidence: une situation qui ne dit pas son nom existe dans notre pays. C'est bien le sentiment de bazars que donne ce régime de l'alternance ce qui loin de nous réjouir a fini par nous inquiéter. Houleuse et mouvementée, l'histoire de notre pays démontre que c'est à chaud que des réformes et bouleversements d'ampleur sont en effet nécessaires pour revoir l'architecture des pouvoirs, leurs fonctionnements, et leurs manières de s'équilibrer les uns des autres. A froid c'est compliqué comme le prouvent les états d'âmes des parlementaires de la majorité justes soucieux de leurs existences et qui ne cessent de nous démontrer une mauvaise foi éhontée. Le contexte doit évoluer, le Sénégal est comme frappé de sclérose institutionnelle. Des propositions genres nouvelles doivent être retenues et mises en oeuvre pour contribuer enfin à la séparation des pouvoirs. Le parlement retrouverait ainsi sa dignité et l'exécutif serait moins soumis à la tentation du hold-up des institutions dans lequel le président WADE s'est voluptueusement coulé après l'avoir si longtemps attaqué. Pourtant Wade devrait savoir que la fonction présidentielle a ceci de cruel qu'à la surexposition liée à l'occupation du Palais succède un désert médiatique frôlant la mort politique pure et simple.  
Mais l'exercice de réalisme et de transparence devra se doubler d'un message d'espoir afin de ne pas amplifier la crise de confiance qui alimente actuellement le plongeon de l'électorat libéral. Autre difficulté du premier ministre: arriver à concilier la mise en oeuvre des innombrables promesses qui n'engagent que ceux qui y croient et la gestion serrée des finances publiques, tout en parvenant à prouver que les sommes colossales englouties dans le train de vie de l'Etat, des grands projets, du plan "jaxaay", des nombreuses agences etc..., n'ont pas servies simplement à alimenter le tonneau des Danaïdes. On le voit, il y a des exercices plus faciles pour un nouveau nommé, qui aussi étonnante fût sa nomination, doit maintenant se colleter un héritage désastreux à un point tel qu'il risque d'y laisser rapidement sa popularité. Donc c'est le moment de sortir de l'ombre et de trouver cette place qui reste à inventer dans cette alternance. Avec un chef nommé Wade, brasseur de foule, qui ferraille au 1er degré, rédige les feuilles de route et se répand avec jubilation, son second, fût-il appelé Premier Ministre, est relégué en spectateur et en récupérateur de pots cassés. Avec les urgences du pays les deux hommes courent. Cela les rapproche. Mais il est rare que dans un marathon un coureur en attende un autre. Une impression ambivalente qui est à la mesure de chaque chef de gouvernement de Wade: volontariste, prenant les problèmes à travers le corps, mais promettant plus qu'il ne tienne, l'étroitesse de ses marges le condamnant au verbe et à la gesticulation plutôt qu'à la concrétisation des promesses électorales. Pareil que ses prédécesseurs? Un Wade petit style? Un châtelin de bitty camouflé sous les oripeaux de chateaubriand? Un moteur de 2cv dans une carcasse d'un airbus A380? Si ce n'est trop tard, il doit se requinquer et se donner un appétit nécessaire pour avaler le sandwich "King Size", suivi d'un super "Big-Mac" servis par le Président Wade pour l'aider à honorer son contrat avec le peuple qui le mènera à 2012. Mais avec un Sénégal anémié, miné et au trente-sizième dessous, il a la malchance d'être attendu au tournant comme tous les nouveaux venus du trône de Saint-pierre. Tout ce Bazar est un véritable révélateur des contradictions qui minent la société sénégalaise, et de la crise d'identité qui la ronge. Dans ce jeu dangereux auquel se livrent les politiques, j'ai bien peur que ce soit là le vrai visage du Sénégal; un pays qui a peur, en manque d'ambitions, incapable d'assumer son histoire et qui se referme sur lui-même. Une reprise en main de notre destin serait de nature à panser bien des plaies et à revigorer quelques plans de carrières. Une économie qui tourne est le gage d'une situation politique apaisée. Que naisse cette confiance entre le l'Etat et le peuple. Que les sénégalais retrouvent leur fierté nationale, leur union autour de l'essentiel. A moins que des mesures fortes et des promesses réalisables utiles au peuple soient annoncées. Pour terminer le raisonnement est le suivant: Puisque la crise est là dans un pays qui va mal, dirigé par un parti qui va très mal, que le Premier ministre fasse recours aux lumières de la raison pour établir devant les députés l'état des lieux du pays dans sa pure vérité et par conséquence, obliger le camp libéral à prendre ses responsabilités. Mais de grâce, que tous soient pénétrés de sens collectifs et rompus aux exigences du dialogue social et économique. C'est un minimum de méthode qui doit prévaloir dans un pays qui traverse des turbulences. Cela n'a rien de romantique. Mais le réalisme nous évitera peut-être de bien plus grandes déconvenues demain. 
Heureusement, je l'espère, que les sénégalais refuseront d'être les receleurs de pratiques indignes et qu'ils se porteront massivement à travers les urnes sur des hommes qui, à l'incurie du pouvoir en place, opposeront l'efficacité d'un réseau associatif offrant aux plus nécessiteux -qui ne manquent pas- santé, écoles, transports, logement etc... et coup de pouce pour boucler les fins de mois. La vérité: faute à l'argent, faute de vigilance, il n'existe plus chez les politiques un modèle de politicien sénégalais. Sinon un modèle socialement périmé. La valeur d'un individu n'est pas déterminé par ce qu'il pense de lui-même mais de la façon dont les autres l'évaluent. Alors écoutons-le et attendons de voir. 
 
Mamadou Oumar WANE 
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HALTE AU GRIOTTISME ET AU LÈCHE-BOTTISME !  
rofesseur Iba Der Thiam, vous permettez ? 
Je croyais m’être trompé de personne, en entendant le « député du peuple », devenu « député du Président », se lancer dans un exercice « amer » de glorification du Messie de Kébémer. Avec tout le respect que l’on doit aux érudits, l’attitude du Professeur dégoûte, au point d’inspirer la pitié, pour ne pas dire le mépris. 
Une fixation sur le passé 
« L’Afrique est le berceau de l’humanité », nous dit le professeur qui, à ce qu’il paraît, serait nostalgique des années 50 ou 60 pour lesquelles il se ferait une fixation, nous replongeant dans un débat à la limite futile sur l’Homme noir. Nous avons tous en mémoire le fameux discours de Nicolas Sarkozy à Dakar. En ce 21ème siècle, avec tous les progrès réalisés dans le brassage des cultures, Iba Der Thiam n’a rien d’autre à nous dire que l’Afrique est le berceau de l’humanité, sans expliquer en quoi cette théorie avait fait avancer le continent. Pis, ajoute-t-il, « on est en train de recentrer l’Homme africain dans ses préoccupations essentielles... Le Président Wade décomplexe l’Homme africain, en prouvant qu’il a toujours été debout et qu’il ne s’est jamais assis. » Je me garderais bien de faire des commentaires sur ces propos, de même que sur l’Homme africain, à savoir s’il reste debout, assis ou couché. Un rapide survol de l’actualité sur le continent en dit beaucoup. « L’âge d’or n’est pas pour demain », avait prédit Ayi Kwei Armah à la fin des années 60. Ce dont nous sommes certains au Sénégal, c’est que notre République n’est pas debout, à l’image de l’homme sénégalais qui aujourd’hui, a du mal à « lever la tête », comme vous le dites, professeur. Les expatriés savent de quoi je parle. 
« La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas » 
En 2000, c’était une fierté de décliner son identité, de crier sur tous les toits qu’on était Sénégalais ; aujourd’hui, c’est devenu une honte, et vous savez pourquoi. Professeur, nous vous croyions incapable de tomber si bas, au point de cracher sur votre passé glorieux, imbu de « diom », de « fouleu » et de « faïda ». Vous qui avez survécu à Abdou Diouf, comment est-il possible que vous ayez mis un trait sur ce qui a toujours fait votre singularité ? Votre langage de vérité m’avait beaucoup frappé quand j’étais gamin, je vous entendais toujours évoquer le Coran pour défendre vos idéaux. Aujourd’hui, plus rien, les versets ont été rangés aux oubliettes depuis belle lurette... Etes-vous devenu amnésique entre temps, professeur, comme ce farceur qui promettait de régler le problème casamançais en 100 jours, le même qui demandait à ceux qui n’avaient pas de boulot de lever la main, celui qui dénonçait l’inflation institutionnelle, le Sénat, le prolongement du mandat des députés, le fait d’être président et chef de parti, et j’en passe ? Que s’est-il passé entre temps, professeur ? Nous avez-vous caché votre véritable identité, votre vraie nature ? J’ose seulement espérer, que vous n’avez pas changé de religion… 
« En politique, on propose, ou on s’oppose » 
Vous vous êtes violemment pris aux assises nationales avec la plus grande sévérité, oubliant que le rôle de l’opposition n’était pas de faire des suggestions seulement, mais de servir de garde-fou et de dénoncer les tares du régime. Vous de la majorité, avez été élus, et certains d’entre vous, nommés par le Président, pour réfléchir et faire des propositions. L’opposition ne le fera pas à votre place. De grâce, rendez-vous utiles, arrêtez d’applaudir tout le temps et faites des propositions sérieuses ; c’est le minimum de reconnaissance que vous devez aux Sénégalais et à Abdoulaye Wade. « Charity begins at home ». Seriez-vous « besacier », professeur, au point d’oublier que la case paternelle a déjà pris feu ? Parlez-nous du Sénégal avant de parler de l’Afrique. Certains députés africains sont assez responsables et matures pour ne pas voter des conneries de loi qui n’ont aucun intérêt pour leur république. Nous avons été assez idiots de croire que plus on avançait en âge, plus on devenait sage. 
« Aujourd’hui, nous avons des ambitions plus importantes » 
Je refuse de croire que les ambitions d’Abdoulaye Wade sont les vôtres, professeur, cela n’a aucun sens. En vous écoutant parler avec des trémolos dans la voix, vous me rappelez l’intervention de Bernard Kouchner devant le parlement français. Le « French Doctor » a manqué de convaincre ses interlocuteurs face aux accusations de Pierre Péan. Votre tête, vous l’avez baissé depuis belle lurette, professeur. Voilà pourquoi vous avez du mal à regarder le peuple dans les yeux, voilà pourquoi vos concitoyens ne vous entendent plus parler des problèmes de la vie cher, de l’éducation qui vous tenait tant à cœur, de l’arnaque de la Senelec sur le dos des consommateurs, de l’accès à l’eau, aux hôpitaux, des inondations et des innombrables maux qui gangrènent la société sénégalaise malade de ses élites. « Kou eumb sa sankal, eumb sa soutoureu ». On y voit un peu plus clair. 
Flatterie, quand tu nous tiens ! 
Le corbeau, voulant prouver au renard qu’il avait une belle voix, s’est mis à chanter, libérant de fait, le « fromage » qu’il tenait en son bec… Professeur, le respect que je vous dois ne m’interdit pas de vous chuchoter à l’oreille, dans la plus grande discrétion, que vous avez trahi le peuple, en prenant part au festin des « vautours ». Nous avons toujours cru que vous resteriez fidèle à vos convictions, à vos engagements, à votre intégrité, mais hélas… Le parlement sénégalais se souviendra qu’en ce 23 juillet 2009, l’illustre député du Peuple, converti en député du Président s’est renié, en public, pour se lancer dans un exercice de giottisme indigne même d’un « Guéwél ». Un célèbre marabout disait : « si vous entendez dire d’une personne qu’elle a vendu son honneur, soyez certain que c’est quelqu’un qui n’a jamais eu d’honneur. » Je refuse de croire que ce soit votre cas, vous valez mieux que cela, professeur. Ressaisissez-vous avant qu’il ne soit trop tard. Vous ne devez rien à Abdoulaye Wade. Affranchissez-vous, et reprenez votre liberté de parole, professeur, la République vous en sera reconnaissante. 
 
Momar Mbaye 
mbayemomar@yahoo.fr 
http://mbayemomar.over-blog.net 
 
WALF FADJRI: 
Une croix sur la desserte maritime Dakar- Rufisque 
 
 
Le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale et Dieu sait qu’il en existe plusieurs sous le régime libéral, comme si la non durabilité programmatique était facteur de développement, vient d’annoncer, sans sourciller, l’abandon du projet tant chouchouté de desserte maritime entre Dakar et Rufisque, dans le cadre des grands travaux du chef de l’Etat. Le moins qu’on puisse dire est que l’ajournement du projet de dotation de bateaux taxis sur Dakar - Rufisque intervient après que les dégâts soient causés, consécutivement à l’acquisition de navires pour la circonstance, la construction d’une gare maritime et d’un débarcadère à Rufisque nécessitant l’allocation de ressources rares du pauvre contribuable sénégalais de plusieurs centaines de millions de francs Cfa à ce projet mort né. 
Ce cas de figure symptomatique d’une gouvernance libérale imprévoyante, atteste que la charrue a été mise avant les bœufs et que même les bœufs, après acquisition, sont déclarés non conformes pour tirer la charrue, de sorte qu’on est en présence d’une charrue avec des bœufs non attelables qui se regardent. Ce qui fait d’autant plus mal, c’est l’indifférence des pouvoirs publics restés sourds aux avertissements lancés en temps opportun par des Sénégalais de bonne foi sur la non viabilité d’un tel projet (voire articles précédents sur la question, Walf n° 4818 du 14 avril 2008, Walf n°5155 du 29 mai 2009). 
En effet, le gouvernement libéral constate, a posteriori, la non faisabilité d’un transport public maritime entre Dakar et Rufisque par des types d’embarcations inadaptés au contexte. La raison avancée par le Premier ministre se décline à travers l’état agité de la mer sur cet axe, la majeure partie de l’année, ne pouvant pas permettre à ces types de bateaux d’assurer des liaisons régulières entre ces dites localités en toute sécurité, comme s’il appartenait à la mer de se conformer aux caractéristiques techniques de navires conçus et réalisés dans l’absolu, sans tenir compte du milieu d’évolution. 
Nous devons nous poser la question : pourquoi la commande de tels navires a été ordonnée sans considération du contexte géoéconomique qui devrait en être la base ? Si bien que, contre mauvaise fortune, le redéploiement de ces navires incapables d’affronter les mers pour une desserte dans des bras de mer au niveau des îles du Saloum, ou, encore, dans des fleuves, au Nord et Sud du Sénégal s’avère nécessaire, pour au moins sauver la face, en ce qui concerne l’utilisation des navires. 
Toutefois, il y a lieu de faire observer que le seul état de la mer ne justifie pas l’abandon du projet, dès lors qu’il est possible de concevoir et de construire des navires adaptés au contexte sur Dakar - Rufisque, capables d’affronter les mers en toute période de l’année. D’autres raisons principales qui démontrent mieux encore l’amateurisme des libéraux qui nous gouvernent, ont été volontairement écartées, au risque de provoquer une levée générale de boucliers. Il s’agit : 
1) - de la non-viabilité économique du projet au vu des coûts élevés dans le secteur des transports maritimes, de la concurrence des autres moyens de transports terrestres plus compétitifs (trains, routes) et du faible niveau de revenu des populations. 
2) - du choix du site d’implantation de l’embarcadère sur la plage de Ndeppé à Rufisque qui est manifestement une grossière erreur technique avec une gare maritime pied dans l’eau, dont l’avancée marine, particulièrement agressive à cet endroit, n’en fera qu’une bouchée et d’un ponton assez court (80 mètres), sans digue de protection au large, ne permettant pas aux navires, quel que soit le type, d’accoster en douceur du fait qu’ils se trouvent sur le point d’inclinaison des vagues particulièrement hautes à cet endroit. Ces erreurs techniques graves, sans possibilité de reconversion des ouvrages, restent impardonnables, dans la mesure où l’argent du contribuable, encore une fois, vient d’être jeté par la fenêtre. 
Le singulier projet de dotation de bateaux taxis sur les mers du Sénégal qui a vu l’engloutissement d’importantes ressources de nos finances publiques dans la pure opacité, sans effet sur la mobilité urbaine, alors que nous ne nous trouvons, pour la plupart, ni dans des endroits insulaires, ni entre des villes séparées par des détroits, mais, sur une frange maritime où il est plus efficient de relier les villes par des voies d’accès terrestres performantes, ne doit pas être passé par pertes et profits afin que de tels actes ne se reproduisent plus. 
Kadialy GASSAMA Economiste Rue Faidherbe X Pierre Verger Rufisque 
Certains militants, de vrais moutons ?  
 
 
Quand j’étais petit, on nous disait que dans la nuit de tamxarit, on peut voler en toute impunité. La politique, chez nous, est une nuit de tamxarit. Vol, mensonge, manque de ‘diom’... Tout y est permis. Seul l’intérêt personnel et immédiat compte pour la plupart de nos politiciens. Sans vergogne, certains étaient verts hier, sont bleus aujourd’hui et demain ils seront oranges. Ils ne pensent qu’à s’enrichir sur le dos de ceux qu’ils disent servir. 
Malheureusement, beaucoup de compatriotes trouvent cela normal. ‘Nguur, ku ne neexul, da nga caa bokkul’, disent-ils. Les mots ‘République’ et ‘démocratie’ n’ont aucun sens pour eux. Ils ne militent pas pour une cause, une idéologie ou un programme, mais pour une personne qu’ils suivent comme des moutons, peu importe ce qu’elle fait et dit. 
En mars 2000, les Sénégalais n’avaient pas voté contre les ‘socialistes’ qui, pendant quarante ans, leur en avaient fait voir de toutes les couleurs, mais contre une personne : Abdou Diouf. Regardez ce qui s’est passé depuis. A quelques exceptions près, tous les vautours de l’ancien régime sont ou ont été dans le gouvernement d’Abdoulaye Wade où les ‘alternoceurs’ mettent les bouchées doubles pour dilapider les biens du pays. On se contente d’appeler cela transhumance. Ça fait partie de la politique, dit-on. 
Le bas peuple ne s’est jamais senti impliqué dans la gestion de la cité et a toujours courbé l’échine. Avant, on obéissait aux rois et princes qui avaient droit de vie et de mort sur leurs sujets. Ils possédaient même des esclavages qu’ils pouvaient vendre ou offrir à qui ils voulaient. Les richesses du royaume étaient leurs. Par la suite, les colons, devenus les nouveaux maîtres du territoire, cassèrent le peu de communication qu’il y avait entre le pouvoir et les indigènes. Les rois au moins étaient des nôtres, avaient des conseillers, des griots, des Bëk néeg… 
Les colons, ignorant notre culture et ne parlant pas nos langues nationales, formèrent des ‘intermédiaires civilisés’ pour les aider à gouverner. Après l’indépendance, ce fut la néo-colonisation. Le pouvoir était désormais aux mains d’une élite noire éduquée par les Blancs. Les masses populaires restaient écartées des affaires de l’Etat. Quatre-vingt dix-neuf pour cent des discours de Senghor étaient en français. Les trois quarts des auditeurs n’y comprenaient rien, mais applaudissaient quand même. Les élections n’avaient pour eux aucune importance. Il suffisait de leur offrir quelques sacs de riz pour récolter leurs voix. Pour quelques billets de banque et quelques t-shirts, ils se laissaient et se laissent encore entasser comme du bétail dans des cars qui les emmènent applaudir tel ou tel politicien. 
Saluons quand même l’apport considérable de Senghor qui, en mettant fin au monopole du parti unique, fit un pas de géant vers la démocratie. Il pouvait rester président jusqu’à la fin de ses jours, comme Bongo, Sékou Touré, Houphouët Boigny... Un beau jour, il fit ses adieux et confia le pays à son dauphin Abdou Diouf. Les administrés ne se sentant toujours pas concernés, la pilule passa. Luttons pour que cela ne se refasse plus. 
Le mérite de Diouf est d’avoir reconnu sa défaite en mars 2000. C’était la victoire du peuple qui comprit enfin que c’est lui et lui seul qui peut élire et destituer un ‘roi’. Oui, j’ai bien écrit roi. On ne voit pas trop la différence entre un monarque et un président de la République. Pour dire ‘biens publics’, on dit encore en wolof ‘alalu buur’ (propriétés du roi). Même la rue est nommée ‘mbedd’am buur’.Les Sénégalais d’en bas ne voient pas en quoi cela leur appartient aussi. Quand on leur parle de détournements de deniers publics, ils se disent : ‘Je n’ai jamais eu un million de francs, comment peut-on me dire que ces milliards sont aussi miens ?’ La misère des citoyens fait l’affaire des gouvernants qui, consciemment ou inconsciemment, les affament et leur jettent de temps en temps des miettes de ce qui leur est dû, pour avoir leur soutien, louanges et remerciements. Il faut conscientiser les populations, puisque le pouvoir n’a pas intérêt à le faire. 
C’est écœurant d’entendre nos dirigeants actuels se comparer à ceux du régime socialiste, disant : ‘Eux aussi avaient fait ceci et cela…’ Ne savent-ils pas que c’est justement parce qu’il y avait ces pratiques-là que le peuple s’est débarrassé d’eux ? Ils font de leurs militants de la marchandise qu’ils vendent pour obtenir un portefeuille de ministre ou autre. Les exemples ne manquent pas. Prenons le cas de Modou Diagne Fada, cet homme qui, expulsé du gouvernement, fit le tour des marabouts pour se plaindre. Exclu du Pds, il avait créé le mouvement ‘Waar-wi’, une coalition avec d’autres partis et mouvements dont il était tête de file aux élections législatives du 3 juin 2007. Après, il avait livré ses militants à Wade pour se faire une place au soleil. 
Idrissa Seck, lui, a remporté le trophée. Rien ne semble dégradant pour lui tant qu’il se reproche de ce pourquoi il serait né : devenir président du Sénégal. Qui peut oublier ses Cd incendiaires, ‘le spermatozoïde’, les ‘Lui et Moi’, ses attaques contre Wade qui l’avait jeté en prison ? A l’époque, c’était à la guerre comme à la guerre. Leurs partisans respectifs se disputaient, s’injuriaient et se bagarraient pendant qu’eux dormaient tranquillement. Après, ils font des ‘retrouvailles’ et les militants allument le calumet de la paix. Ils se séparent encore et les militants déterrent la hache de guerre, et ainsi de suite. C’est comme s’ils s’amusaient à organiser des batailles de coqs. Nous aurons sans doute droit aux mêmes scènes entre les ouailles d’Idy et celles de Karim, les ‘frère’ devenus ennemis parce que ‘li mbëtt bëgg, la bar bëgg’. 
Si, demain, Macky Sall, humilié par Wade et sa clique, retourne au Pds (Pdsl), bon nombre des affiliés de l’Apr/Yaakaar le suivront en arguant, toute honte bue : ’C’est la politique, han.’ Mais espérons qu’il lui reste un minimum de dignité. 
Chaque peuple, dit-on, n’a que les dirigeants qu’il mérite. Dieu merci, les Sénégalais commencent à se réveiller et certaines pratiques ne passeront plus. Si l’on sanctionne Wade comme on a sanctionné Diouf, les prochains élus sauront à quoi s’en tenir. 
Bathie Ngoye THIAM bathiesamba@hotmail.com 
Education : Osons innover enfin  
 
 
‘Et si l'Afrique refusait le développement’ d'Axel Kabou avait suscité moult réactions dans l'intelligentsia africaine avec deux pôles : les afro-pessimistes et les afro-optimistes. Mais la question demeure encore entière. Par ricochet, ne devrait-on pas se demander au Sénégal, ‘veut-on une éducation de qualité ?’ Malgré les sempiternels séminaires, innovations, qu'on se plaît à exhiber à satiété comme une panacée, le constat est là, imperturbable, immuable : c'est la culture de l'échec. Les résultats de cette année en sont la preuve. Reconnaître la faiblesse des élèves est un truisme. La sortie d'un professeur d'une université qui a révélé plus de quatre-vingts fautes sur une copie d'un étudiant en année de maîtrise, est révélatrice de la déliquescence dans laquelle est plongé notre système éducatif englué dans un immobilisme, une routine récurrente. 
Et pourtant, le mal est connu, mais c'est comme si on est habité d'une couardise dont on ignore l'origine ou qu'on veuille plonger le système dans des abysses. A quel dessein ? Lorsqu'on parle avec certains ‘doyens’ qui ont fait de ce métier un sacerdoce, ces rares ‘Mohicans’ encore en exercice de la qualité dans l'éducation, avec ironie, ils rétorquent qu'elle est dans l'air de Saly ou dans les sacoches des inspecteurs en lieu et place de la classe. La métaphore mérite une analyse de la manière dont notre système est piloté. Il faut évaluer l'impact des acteurs que sont les inspecteurs, les chefs d'établissements, les enseignants, la communauté. L'inspecteur doit-il être cette autorité qu'on ne voit que durant les commissions d'examens professionnels ou une fois tous les dix ans pour les plus chanceux ? Le directeur ne doit-il s'occuper que de viser des cahiers de préparation alors que le ministre lui reconnaît son caractère de leadership ? 
La finalité de tous les investissements, c'est l'apprenant. Et sa gestion est quotidienne. Lorsque, sur la toile, le ministre français de l'Education avait opiné sur la nécessité d'être Bac+5 pour enseigner à la maternelle, ce fut une kyrielle de protestations venant de divers segments de la société française. Il a dû retirer ses propos. Tout le contraire de notre Premier ministre qui déclare, avec un rictus de dédain, que pour être instituteur, il ne faut que le Bfem. Continuons de la sorte et jamais, nous ne verrons le bout du tunnel. Des pays comme le Kenya ont plus de quatre mille profs de maths alors que chez nous, c'est une denrée rare. 
Cet état pathologigue doit nous amener à une réflexion exhaustive de l'utilité et du rendement des uns et des autres. Définir des critères d'entrée et de sortie dans les écoles de formation. Revaloriser le statut de l'instituteur afin que les cartouchards qui ont bac+ aient envie de venir dans l'élémentaire qui demeure la rampe de lancement d'une éducation de qualité. Il faut innover. 
Il faut reconnaître que l'Etat a une part de responsabilité immense par l'injection d'enseignants de piètre niveau dans l’élémentaire comme au moyen et ils vont continuer à faire des ravages si on ne fait rien pour relever leur niveau académique, car ils sont incapables de porter toute innovation ou tout projet éducatif. Depuis 2002, point de manuels destinés aux élèves de l'élémentaire alors que des appels d'offres ont été lancés en 2007. 
Il faut avoir le courage de sanctionner ceux qui rechignent au travail par des absences, retards, etc., et récompenser comme cela se fait pour d'autres agents de l'Etat les travailleurs. Il faut oser réformer, évaluer les uns et les autres de temps en temps comme dans certains pays scandinaves qui ont de très bons résultats sur le plan éducatif. La rigueur doit nous animer à tout moment si l'on veut réussir. 
Cheikh MBENGUE Directeur d'école, Iden de Thiès-ville. 
Diagna Ndiaye : L’argent n’explique pas tout  
 
 
Dans les comptes-rendus qu’elle en a faits, la presse nationale a rivalisé dans la référence à des images fortes pour exprimer la diversité des personnalités qui ont répondu à l’invitation au cocktail offert par Diagna Ndiaye à son homologue, le président du Comité olympique allemand. L’on a parlé de ‘Sénégal en miniature, ‘unanimité autour d’un homme’, etc. Il est vrai que le patron du Comité national olympique sénégalais aura réussi ce jour-là une prouesse digne d’être mentionnée en ces temps de confrontations et de heurts : les dirigeants politiques du pouvoir et de l’opposition, des industriels de différents bords, des banquiers de tous ordres, les représentants de diverses chapelles religieuses, des patrons de presse et des reporters, des ministres et d’ex-ministres, des industriels et des syndicalistes, des universitaires et représentants du monde des arts, de la mode… 
Le panel était tellement riche et diversifié que, lorsque le président Diagna Ndiaye a entamé son discours, un des invités, dans l’auditoire, n’a pas manqué de souffler : ‘Seul le sport et le drapeau national sont capables d’un tel phénomène. Réunir des gens qui passent le plus clair du temps à s’étriper est quand même une chose formidable’. 
Le successeur de Kéba Mbaye et Lamine Diack à la tête du Cnoss n’est certainement pas le plus riche des Sénégalais. Ils sont, en effet, très nombreux nos compatriotes milliardaires beaucoup plus fortunés que lui. Mais il n’est pas sûr que ceux-là puissent réunir, sur la base d’une invitation, des représentants de secteurs aussi antagoniques que ceux qui étaient au cocktail de Diagna. La vérité est donc que l’argent n’explique pas tout, et qu’il faut de la générosité et du talent pour réussir ce qu’accomplit Diagna Ndiaye. Pour reprendre un passage de son excellent discours de ce jour-là, il a compris le mot du Baron Pierre de Coubertin dans le sens de toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus loin dans l’élan d’amitié, de respect et de solidarité entre les hommes. 
Abdoul BA Président de l’Association Ethique et Vertus du Sport poulhoba@gmail.com 
Constitution d'un pôle alternatif de rupture : L’Icr/Benno se réorganise pour faire partir Wade  
 
 
Pour poursuivre sa mission fondamentale qui est de constituer un pôle alternatif de rupture, l’Initiative citoyenne pour la République, (Icr/Benno), membre de la coalition Benno Siggil Senegaal s’organise. Un comité de coordination qui aura pour mission de piloter la structure ainsi que différentes commissions ont été mis en place, hier, lors de son Assemblée générale. Et pour éviter ‘qu’il y ait la personnalisation de nos activités autour d’individus, les postes de coordonnateur et de rapporteur seront tournants donc renouvelables chaque 6 mois afin que le maximum de compétence, d’expérience, d’initiative et d’expertise puisse être mis à profit’, confie le porte-parole du jour, Madièye Mbodj par ailleurs nouveau coordonnateur de l’Icr/Benno. Parmi les différentes commissions mises sur pied, il y a celle dénommée commission du mouvement social et populaire qui traduit, selon M. Mbodj, la volonté de sa coalition de s’impliquer activement dans les batailles sociales qui ont cours dans le pays. Et poursuit-il, ‘c’est pour faire en sorte que ces batailles ne soient pas menées dans la dispersion mais qu’elles puissent être efficaces parce que organisées, unies, coordonnées dans une dynamique pouvant assurer la jonction entre la lutte sociale et les luttes politiques. Cela, dans le but de créer un rapport de forces qui permettent à la fois de mettre en minorité le pouvoir de Wade et de hâter la chute de son pouvoir, si possible avant 2012 pour mettre fin à la souffrance du peuple sénégalais’. 
A partir de l’évaluation des élections et de leur compréhension des enjeux et perspectives du pays, les partis et organisations membres de ce pôle estiment que leur structure doit reprendre sa réflexion en main pour s’organiser en conséquence. L’Icr/Benno se veut un pôle d’alternative démocratique et sociale fondé sur la confiance citoyenne et sur un contrat éthique avec le peuple. Il s’agit, selon M. Mbodj, de développer une nouvelle conception de la politique qui se fonde sur le respect d’un certain nombre de valeurs et de principes. 
Ce, ‘pour faire en sorte que les Sénégalais ne continuent pas à comprendre la politique comme de la tromperie, des intérêts personnels au détriment de l’intérêt général.’ Les leaders de l’Icr/Benno se disent convaincus que si les citoyens ont un leadership qui leur fait comprendre la nécessité du sacrifice en donnant l’exemple, ces derniers seront prêts à se sacrifier pour aller de l’avant. D’où le sens de leur combat pour constituer un pôle de rupture afin de ‘ faire en sorte que le développement du Sénégal soit porté par des hommes et des femmes qui soient conscients des enjeux et qui s’impliquent parce que citoyens à part entière’. Seul gage de l’avis de Madièye Mbodj et ses camarades pour mettre fin au pilotage à vue, aux politiques de gaspillage et d’accaparement des ressources actuellement en cours. Lesquels, rappellent-ils, ‘ne font que prolonger 40 ans de régime antérieur que nous avons dénoncé et renversé le 19 mars 2000 avec un grand espoir de changement.’ 
Toutefois bien qu’ayant décidé de s’organiser, l’Icr/Benno réaffirme son appartenance à la coalition Benno Siggil Senegaal. Et c’est pour ‘œuvrer, à côté d’autres forces politiques, dans le respect de la diversité politique et dans la mise en synergie de nos différentes convergences pour créer, ensemble, un rapport de force susceptible de battre le pouvoir en place’, fait savoir M. Mbodj. 
Yakhya MASSALY 
Des prix qui grimpent : Les raisons d’une hausse vertigineuse 
La dévaluation du franc Cfa, le rush d’étrangers à Dakar et l’exode rural, entraînant une forte croissance urbaine, la spéculation foncière… sont, entre autres, les facteurs qui ont fait grimper les prix dans le secteur du loyer. 
 
Tout est allé très vite. La dévaluation du franc Cfa, survenue au milieu des années 1990, a porté un sacré coup à tous les secteurs de l’économie nationale. Il s’ensuivra une hausse des matériaux de construction. Mais la hausse vertigineuse du coût du loyer, selon plusieurs spécialistes, a surtout coïncidé avec l’avènement des années 2000. A cette période, plusieurs raisons sont évoquées pour expliquer le boom du loyer, parmi lesquelles l’insécurité qui a prévalu dans la sous-région entraînant le rush d’étrangers à Dakar. Une forte croissance urbaine qui pousse plusieurs propriétaires de maison à augmenter sensiblement le loyer sans aucune référence juridique. 
Pour avoir un studio dans les Sicap, on débourse facilement plus de 90 000 francs. Au centre-ville, une villa ne s’obtient pas à moins de 400 000 francs. Dans des quartiers comme Sacré-Cœur, Mermoz, Nord Foire, un appartement de 2 chambres, salon, toilette, cuisine s’obtient à 130 000 ou 150 000 francs. Et encore à ce prix, on a fait une bonne affaire. 
Toute la capitale est touchée. Aux Parcelles assainies, dans la banlieue dakaroise, une chambre simple se loue jusqu’à 30 000 francs. Dix années en arrière, on aurait déboursé 10 à 15 000 francs pour la même chambre. 
Parce qu’il n’y a plus de contrôle, la spéculation est érigée en règle d’or dans le secteur de l’immobilier. Et les courtiers et autres agences intermédiaires ont investi le milieu. Une anarchie totale s’empare du secteur et les plus forts écrasent forcément les plus faibles. Tout comme les lois censées réguler le marché sont ignorées et violées impunément. Pourtant, la réglementation du loyer au Sénégal est claire. Le loyer des locaux à usage d’habitation ou de bureau est régi par les décrets 81-683 et 88-74 qui fixent respectivement les éléments de calcul de ce loyer et le barème du prix des terrains nus et des terrains bâtis. Seulement, depuis 1988, ce barème qui fixe le prix du m2 des terrains nus et des terrains bâtis n’a pas évolué. Pourtant, ces décrets devraient être révisés toutes les deux années. C’est dire donc que ces textes sont devenus obsolètes, car plusieurs événements se sont passés et cela nécessite de profonds changements. 
Face à ce sombre tableau, l’Etat du Sénégal doit réagir pour assainir le milieu de l’immobilier qui est en passe de devenir le terreau fertile de plusieurs débauches, parmi lesquelles le blanchiment d’argent. 
L’après 22 mars : Le Sénégal, une démocratie mature, certes, mais… 
Les agissements et propos, venant surtout de certaines formations politiques, issues de la vieille garde socialisante, contribuent souvent à donner une image biaisée de nos réalités so ciales et un prisme déformant de nos institutions. Les agissements et propos, venant surtout de certaines formations politiques, issues de la vieille garde socialisante, contribuent souvent à donner une image biaisée de nos réalités so ciales et un prisme déformant de nos institutions. Comme à l’accoutumée, ces contempteurs professionnels se plaisent à tirer à boulets rouges sur le régime actuel, l’accusant de vouloir brader le patrimoine économique national, en faisant allusion aux efforts de restructuration ou de recapitalisation de certaines sociétés nationales, ou d’économie mixte. 
Il n’existe pas pire non-voyant que celui qui ne veut point voir, ou qui simule une cécité alors que les faits sont plus têtus que jamais. Ils feignent d’oublier que c’est sous leur magistère que moult entreprises, jadis fleurons de notre économie, ont été vendues à vils prix, prétextant quelques exigences de l’«ajustement structurel», et de la «mondialisation», qui avaient décidément bon dos. 
Impitoyables et insatiables, ils ont pillé pas moins de sept (7) banques et institutions financières, dont les plus en vue sont (étaient) la Bsk, la Sonaga, l’Usb, avec son célèbre et mystérieux «Compte K2»…Sans parler de la mise à sac de ces précieux outils d’appui au développement du monde rural et de soutien des consommateurs, qu’étaient l’Oncad, la Caisse de péréquation et de stabilisation des prix, qui en fait de «stabilisation» n’alimentaient que des barons-quotataires repus, et ha biles maîtres-chanteurs. Tous les moyens étaient bons pour se remplir la panse et gonfler indûment des comp tes bancaires à l’étranger. Ainsi, même la Croix-Rouge, à la surprise gé nérale, ne fut pas épargnée par ce brigandage financier national, impitoyable, amoral, érigé en règle. De multiples Projets ruraux et plus de 250 so ciétés d’Etat furent ensevelis sous leur quarante ans de bérézina, que les Sé négalais, exaspérés, déprimés et ruinés ont été contraints d’abréger un certain 19 mars 2000. 
Habitués des privilèges du pouvoir, il est évident qu’ils ne s’en consoleront pas de sitôt. Dans la solitude de leurs rêves agités, ils remâchent sans cesse leur glorieux apogée, ponctué de souvenirs fantasmagoriques de leurs in nombrables cours de flagorneurs, entretenus avec les deniers publics. La politique n’était (et reste) pour eux qu’intrigue, jeux de poker, intoxication de l’opinion et saupoudrage au Ddt des paysans récalcitrants. 
! Oubliant également qu’ils ont été, pendant des décennies, les cham pions des votes multiples, des bourrages d’urnes, des transferts d’électeurs, de la rétention de cartes et de la manipulation des couleurs des bulletins de vote, dont l’opposition de l’époque avait beaucoup souffert, particulièrement la Cdp-Garab gi du Pr Iba Der Thiam. ; oubliant, par exemple, qu’ils embastillaient systématiquement la figure de prou de l’opposition d’alors, le leader du Pds, avant toute proclamation des résultats des votes. Et sans autres formes de procès la liberté d’expression et du droit démocratique (les Sénégalais n’ont pas la mé moire aussi courte !). Ils s’érigent aujourd’hui en censeurs et en donneurs de leçons, jusque dans le domaine de A présent, ils ne se contentent plus seulement de jouer aux «ou blieux», pa rés d’un nouveau manteau de virginité, mais voudraient également prendre les Sénégalais pour des amnési ques impénitents, or «fatté kha diou fi» 
(autoroute à péage, nouvel aéroport de Diass, exploitation aurifère de Ké dou gou, etc.). Et la liste est loin d’être ex haus tive. ; en démocratisant l’accès des étudiants aux appuis financiers de l’Etat (généralisation des bourses et des aides scolaires) ; en rendant gratuit l’accès à certains soins de santé (césarienne gratuite pour les femmes et prise en charge des personnes du 3e âge) ; en subventionnant mas sivement l’agriculture (en engrais, intrants et semences) ; en soutenant la culture de contre-saison (207 bassins de rétention) ; en modernisant l’A gri cul ture (501 tracteurs indiens déjà li vrés, 1 000 autres, iraniens, commandés) ; en améliorant la mobilité urbaine, avec des infrastructures de dernière génération, dans les faubourgs des grandes villes (échangeurs, ponts, tunnels), et la circulation péri-urbaine (plus de 3 000 km de routes bitumées). Sans compter les grands projets, dont les Sénégalais sont en train d’assister à leur mise en œuvre tangible : en réussissant la prouesse d’allier la réduction de la fiscalité des entreprises (de 35 à 25 %) et la baisse de l’impôt sur les sa laires (-30 %) à un accroissement exponentiel du budget national (de 575 en l’an 2000 à prés de 2.000 milliards au jourd’hui) ; en mettant en œuvre une po litique de justice sociale dans l’E du ca tion, particulièrement par la décentralisation de la construction des établissements scolaires (de 18 à 53 ly cées) et universitaires (qui passent de 2 à 5) ; en intensifiant la scolarisation des filles (de 63 à 80 %) Certes, celui que les Sénégalais se sont librement choisi le 19 mars 2000 (avec 58 % au deuxième tour) et à qui ils ont renouvelé leur confiance le 27 janvier 2007 (avec 56 % au premier tour), n’est pas un être issu des cuisses de Jupiter, mais il aura incontestablement marqué son époque 
couperet. ! de règne», précisément en un septennat. Aussi, les Sénégalais, qui ne sont pas dupes pour un sou, sont parfaitement conscients de l’acte qu’ils ont posé, le 22 mars dernier : Ils ont (localement) sanctionné ceux qui, à l’image des barons du défunt régime, s’étaient malheureusement laissés aller à quel que légèreté, dans la gestion de proximité du bien public (l’un d’entre-eux est actuellement dans les liens de la dé tention, pendant que deux autres ont présentement maille à partir avec la Justice). Pourtant, ils se sont toujours prévalus de leur mentor (Me Ab doulaye Wade) pour briguer les suffrages des Sénégalais. Mais, ils se seront rendus coupables d’actes dont les Sénégalais n’avaient que trop souffert, pendant 40 ans. Des cauchemars que le «goorgoorlu» moyen n’était pas prêt de revivre. Et la sanction tomba. Net. Comme un Et tout cela en moins de «40 ans 
Et le Président Wade, en bon démocrate, décodant parfaitement le message des électeurs du 22 mars 2009, aussi bien que celui des «victimes des mauvaises investitures», avec la désinvolture d’un danseur mondain, a en grangé ces signaux d’alarme dans son pipeline, en direction de l’horizon 2012. Lesquelles échéances, consacreront incontestablement un éloquent bilan de l’Alternance, que de vieux fossiles communisants, en collusion étrange avec ceux qu’ils cataloguaient naguère, dans leurs harangues révolutionnaires, de «prédateurs Ups/Ps», prétendent ternir par l’outrage et l’intoxication. Ce que, bien évidemment, les Sénégalais, politiquement mûrs et électoralement majeurs, ne sont pas prêts d’accepter. 
Car, le Sénégal est incontestablement une démocratie mature - maculée certes de fossoyeurs potentiels - mais qui saura, en dépit des chocs exogènes, garder le cap vers l’émergence, en préservant toutes ses prérogatives, acquises de haute lutte. 
El Hadj Idrissa Traore 
Sg du Parti d’actions salutaires pour le travail et l’émergence des forces africaines (Pastef-Afrique) 
styleidi@yahoo.fr  
 
 
Contrôle physique des personnels enseignants : Encore un saupoudrage. 
La campagne de contrôle physique des personnels enseignants a pris fin et d’après la presse, elle a permis de déceler une certaine fraude orchestrée par des Inspecteurs d’académie (Ia) et des Inspecteurs départementaux de l’Education (Ide). Aux dernières nouvelles, des sanctions commencent à tomber et l’on semble applaudir des deux mains. 
Nous ne pouvons pas cracher dessus, car en cette période de crise où les recettes de l’Etat sont en baisse de plus de 100 milliards nous dit-on, chaque franc du contribuable doit être contrôlé avec efficience de son prélèvement à son utilisation. Mais, il faut se rappeler un certain nombre de choses et se poser un certain nombre de questions. 
Au Sénégal hélas, on oublie vite, trop vite même, on préfère vociférer sur des sujets futiles, mais on ne prend presque jamais le temps de s’informer et de s’investir sur des questions aussi cruciales pour une République que la gestion de ses deniers. 
La presse, y va parfois avec une légèreté qui dénote du manque d’investissement que ces questions requièrent. Les «intellectuels» se signalent par un silence inquiétant s’ils ne s’empressent de retrousser leurs manches pour défendre le diable, et le petit peuple abusé et impuissant, ne sachant quelle attitude adopter, n’a que ses yeux pour pleurer. 
En 2007, dans sa livraison du vendredi 19 octobre, le quotidien L’Observateur faisait état d’une fraude au ministère de l’Education -Me- portant sur 750 ordres de service destinés à des «volontaires de l’éducation». La même année, un enseignant recruté à l’Ia de Thiès sur la base d’une attestation de Bac qu’il a reconnu avoir acheté à 200 000 francs Cfa a été arrêté à la suite d’une dénonciation anonyme. 
En 2006, un audit des personnels du ministère de l’Education a été commandité par le ministère de l’Economie et des finances -Mef- dans le cadre de l’audit technique et financier du système de gestion de la solde. D’après le bulletin de liaison et d’information Minerve no 7, cet audit a permis d’arrêter le mandatement de salaires de deux agents en position de retraite, d’un agent radié depuis 1987 et de récupérer près de 900 postes budgétaires à travers les radiations et détachements. 
Dans une contribution de la Direction de la fonction publique publiée lors de son séminaire des 27, 28 et 29 mars 2008, on peut lire : «La Direction de la fonction publique est régulièrement saisie de demandes d’intégration dans les catégories de contractuels chargés de cours ou des professeurs contractuels, sans que même, le ministère de Education et celui de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle n’en maîtrisent le nombre.» Plus loin dans ce même document, on peut toujours lire : «Les remplacements de volontaires posent aussi problème dans la mesure où les Iden en abusent en transmettant des dossiers de remplaçants qui n’auront effectué que quelques mois, voire même quelques jours de volontariat et qui devront, par la suite, bénéficier d’un contrat.» Et enfin, toujours dans ce même document, on peut lire : «Aussi, la Direction de la fonction publique est au regret de constater qu’aucune initiative n’est jusqu’à présent prise, pour l’associer dans le recrutement des vacataires conformément aux directives de Monsieur le président de la République et de Monsieur le Premier ministre contenues respectivement dans les lettres no 0525/PR/CAB/SP du 07 juin 2006 et 2819/PM/CAB/ED du 19 juillet 2006.» 
Autant de manquements que nous avons dénoncés en vain pendant de longues années au niveau de l’Alliance pour la défense de l’école publique et des travailleurs (Adept). Le problème de l’éducation n’est pas seulement un problème d’hommes, il est d’abord et surtout, un problème structurel. Tout est organisé de sorte qu’aucun contrôle fiable ne soit possible. 
Dans une contribution publiée par la presse en mai 2008, j’attirais l’attention de l’opinion sur la non conformité des chiffres annoncés par le Me et la Direction de la fonction publique sur les effectifs des personnels enseignants sans que cela ne suscite aucun intérêt pour personne. 
Tous ces indices concourent à mettre à nu l’état de déconfiture dans lequel se trouve le système de gestion et de contrôle des fonds destinés à l’éducation. 
Comment comprendre que les salaires des enseignants non titulaires – 40 000 ou plus, personne ne sait le nombre- soient administrés par la Direction de l’administration et la gestion de l’équipement du ministère de l’Education -Dage/Me- et non pas par la Direction de la solde du ministère de l’Economie et des Finances ? Comment expliquer le refus systématique du Me de délivrer des bulletins de solde aux enseignants non titulaires alors qu’un accord a été signé dans ce sens depuis janvier 2005 avec les syndicats ? Comment accepter le non reversement des cotisations sociales prélevées sur les salaires des corps émergents à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) et à la Caisse de sécurité sociale (Css) ? Comment justifier l’entêtement du Me à confisquer une cotisation syndicale sur les émoluments des Ce sans emporter l’assentiment des intéressés ? Comment expliquer que carte blanche soit donnée aux Ia et Iden pour recruter à toute époque de l’année, afin de faire face à leurs besoins, sans aucun contrôle adéquat ? 
Le malheureux Ia de Matam n’est qu’un bouc émissaire, un agneau sacrifié pour faire taire les plus sceptiques quant à la réelle volonté des autorités d’assainir le management des fonds destinés à l’Education. A la lumière de l’exposé de tous ces indices, il coule de source que la responsabilité des plus hautes autorités est engagée. Mais comme toujours, ici comme ailleurs, ce sont les plus naïfs qui paient pour les autres. Les pilleurs de deniers publics, ou mange-mil pour reprendre l’autre, sont toujours là, tapis dans les arcanes de l’Etat. Ils attendent que l’orage passe et croyez-moi, ils vont encore frapper ; parce qu’ici, pourvu qu’on soit dans le bon camp, on peut tout se permettre sans jamais être inquiété. 
Contrairement à ce qu’on nous fait croire, les missions d’audit sont justes un prétexte ou bien une couverture pour arrêter ceux qui ont été démasqués par d’autres méthodes et pour d’autres raisons. Les six millions que le ministre dit avoir dépensés pour ces missions ont été gaspillés. On ne peut pas démasquer un agent fictif avec la méthode utilisée, comment cela s’est passé en réalité ? 
Les enseignants de plusieurs établissements d’une même circonscription ont été convoqués dans un même centre, et pour tout contrôle, il fallait vérifier que les informations figurant sur la pièce d’identité de l’agent contrôlé correspondaient aux informations contenues dans le document détenu par le contrôleur. Quelle farce ! 
Comment peut-on savoir, dans ces conditions, qui est enseignant et qui sert où ? Ce contrôle tant médiatisé n’est en fait qu’une autre opération de charme destinée à l’opinion et aux bailleurs. Nous le savons tous, mais il faut bien que quelqu’un le dise pour relancer le débat. 
Ne nous faisons pas d’illusion, car comme à chaque fois, de telles réflexions suscitent, tout au mieux, quelques commentaires passionnés pendant quelques jours, avant d’être mises aux oubliettes. C’est aussi ça le Sénégalais ! 
Cheikh DIOP - Secrétaire administratif Adept / cheikhgdiop@yahoo.fr  
LE QUOTIDIEN : 
Assemblée Générale - trcasseries subies par le corps diplomatique au Sénégal. 
Les ambassadeurs crient leur ras-le-bol 
Après l’affaire de l’ambassadeur du Portugal, le corps di plo matique accrédité au Sénégal sort de son mutisme pour dé noncer les nombreuses tracasseries qu’il continue de subir au Sé négal. Ces ambassadeurs ont tenu une Assemblée générale pour se faire entendre. Une Ag à la suite de laquelle ils ont produit un rapport à l’attention des autorités étatiques sénégalaises. 
Par Mamadou DIALLO 
Il en a ras-le-bol. Le corps diplomatique accrédité au Sénégal ne veut plus subir d’exactions de la part de certaines autorités sénégalaises et des policiers. Il l’a fait savoir lors de son Assemblée générale qu’il avait tenue le 26 juin dernier. A la suite de cette Ag, les ambassadeurs ont produit un rapport qu’ils ont adressé aux autorités compétentes du pays. Un rapport dans lequel, ils évoquent les nombreux dérapages dont ils ont été victimes.  
Dans cette correspondance dont Le Quotidien a eu copie, l’ambassadeur d’Algérie a soulevé la question du comportement de certaines autorités du Sénégal vis-à-vis du corps diplomatique. Ceci dit, il expose même des cas qu’il a vécus au parking du salon d’honneur de l’aéroport de Dakar et des difficultés de stationnement de sa voiture en ville. Ainsi, le représentant de l’Algérie au Sénégal considère même qu’il est temps de mettre fin à ces nombreux dérapages. Un point de vue partagé par le chargé des Affaires du Gabon qui, lui, tout en confirmant la situation décrite par l’ambassadeur d’Algérie, souligne «l’impolitesse et les insultes des policiers sénégalais». Seulement, le diplomate gabonais ne s’est pas limité à dénoncer cette situation. Il propose même des solutions pour mettre fin à leurs maux. Ainsi, considère-t-il qu’il est temps de revenir à la demande de l’application de la Convention de Vienne et «d’utiliser l’arme de la réciprocité».  
Le Nonce Apostolique, qui est le représentant de la Cité du Vatican à Dakar, a manifesté aussi, au cours de cette rencontre tenue au complexe Ngor Diarama, son indignation face à une situation qu’il a lui aussi eu à vivre. En effet, il a exprimé, à travers ce rapport produit à l’attention des autorités étatiques du Sénégal, son ressentiment en évoquant l’immixtion d’un Inspecteur du travail dans sa mission diplomatique. Pour lui, «c’est triste et du jamais vu dans d’autres postes».  
Après avoir exposé leurs maux au cours de leur rencontre, leur Doyen, l’ambassadeur du Liban, a demandé à tous les ambassadeurs victimes d’e xac tions de communiquer les détails des circonstances dont ils se plaignent aux autorités ou d’envoyer une note verbale. «Au cas où ils n’obtiendront pas de réponse, ils informeront le Do yen pour que le Décanat les soutienne en formant une intervention convenable auprès des autorités compétentes», écrivent les ambassadeurs dans leur rapport.  
Toutefois, le Doyen des ambassadeurs précise dans le document que quelques solutions commencent à être préconisées par le Directeur du protocole du ministère sénégalais des Affaires étrangères. Il souligne même que ce Di recteur du protocole avait déclaré que des solutions au problème du parking de l’aéroport sont à l’étude et que des dispositions avaient été prises pour l’élimination des irrégularités. «Il a proposé de faire une approche positive envers les autorités de Police, no tamment en faisant preuve de res pect envers eux. Ce qui créerait une at mos phère positive de leur part en vers les membres du corps diplomatique», précise l’ambassadeur du Liban. 
Au cours de cette manifestation, le corps diplomatique accrédité au Séné gal n’a pas manqué de soulever l’affaire de l’ambassadeur du Portugal au Sénégal. Ce diplomate portugais du nom de Antonio Monténégro était cité dans une affaire de débauche.  
Les ambassadeurs qualifient cette affaire de «scandaleuse et de dérapage inacceptable». De ce fait, ils déplorent la façon dont «une certaine presse» a traité cette affaire. Les journalistes «sont passés d’un cas spécial pour écrire que tous les diplomates accrédités au Sénégal ont un mauvais comportement». «L’ambassadeur de la Guinée-Bissau a considéré que l’affaire de l’ambassadeur du Portugal Antonio Monténégro n’est basée que sur les allégations de l’un des vigiles de la résidence de l’ambassade. Il ajoute même que tout ambassadeur a le droit de recevoir des gens durant la nuit», lit-on encore dans le rapport. 
madiallo@lequotidien.sn  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 27.07.2009
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