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Wade dissout 10 collectivités locales

 
 
 
THIES, MBOUR, KEDOUGOU, KAYAR, HLM, GOLF SUD, SANGALKAM, SINDIA, MALICOUNDA, NDIAYENE SIRAKH 
Wade décapite encore dix collectivités locales 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 3 mai 2008  
 
Le président de la République, Abdoulaye Wade vient de supprimer dix nouvelles collectivités locales. Les communes de Thiès et Kédougou dirigées respectivement par l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck et le secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), Amath Dansokho sont passées à la trappe comme huit autres qui sont dirigées par des libéraux en disgrâce ,comme ceux du Parti Rewmi. 
A la suite du Conseil régional de Dakar et de la mairie de Bambey, le président de la République, Abdoulaye Wade a décidé de dissoudre dix autres collectivités locales. Les projets de décret ont, dans ce sens, été adoptés par le conseil des ministres lors de sa réunion d’hier, vendredi 2 mai. En effet, les conseils municipaux de Thiès, de Mbour, de Kédougou, de Ndiayène Sirakh et de Kayar ont été portés à l’échafaud, les communes d’arrondissement de Golf Sud, des Hlm ainsi que les conseils ruraux de Sangalkam, de Sindia, de Malicounda sont concernés par cette mesure adoptée par le Conseil des ministres. 
Le communiqué du conseil des ministres n’a pas indiqué les raisons qui motivent la dissolution de ces collectivités locales. 
Avec cette décision de l’exécutif, ce sont ainsi 10 localités qui ne jouissent plus du principe de la libre administration des collectivités locales et qui seront, désormais gérées par des délégations spéciales. 
La Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) a longuement été évoquée lors de la réunion du conseil des ministres. « Le Ministre de l’Agriculture a fait le point sur l’état de mise en œuvre de la Goana avec un chiffrage des besoins, un zonage des objectifs et une mobilisation des acteurs tels qu’indiqué par la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale », a signalé le communiqué. 
Le Ministre de l’Elevage a, pour sa part, selon l’avis, fait le point sur la prise en compte du projet d’insémination artificielle et de commande de races pures pour atteindre les objectifs de production laitière et de viande contenues dans la Goana. 
Le Président de la République a, selon la même source, demandé au Premier Ministre, en rapport avec le Ministre de l’Agriculture, de désigner des personnes ressources qui seront exclusivement chargées, chacun en ce qui le concerne, de la mise en œuvre des objectifs pour chaque spéculation contenue dans la Goana. 
Le Ministre de la Santé a, par ailleurs, informé le Conseil de l’état d’avancement de la construction de l’hôpital Dalal Diam. « A sa suite, le Ministre d’Etat, Ministre des Finances a fait le point sur le bouclage du financement de l’hôpital dont les travaux ont démarré. En effet, en plus des 22 milliards de F CFA déjà obtenus (dont l’Arabie Saoudite pour 12 milliards, la Banque Islamique pour le Développement pour 5 milliards et le Fonds OPEP pour 5 milliards), le Koweit vient d’annoncer une contribution de 5 milliards couvrant ainsi le besoin initial de 27 milliards de F CFA », a renseigné l’avis gouvernemental. 
DISSOLUTION DU CONSEIL MUNICIPAL DE BAMBEY  
Le camp de Pape Diouf s’oppose la mise en place d’une délégation spéciale  
Par APS | | samedi 3 mai 2008  
 
Les conseillers municipaux de Bambey (centre) restés fidèles au maire sortant Pape Diouf ont exprimé jeudi leur opposition relative à l’installation d’une délégation spéciale pour diriger la ville, indiquant qu’il n’y a jamais eu de blocage au sein de l’institution. 
« Le conseil municipal dans sa majorité plaide pour que Bambey ne soit pas sous délégation spéciale. Elle ne peut rendre rien à la ville parce que la délégation est là pour évacuer les affaires courantes », a estimé le 2e adjoint au maire, Mamadou Ndiaye, rejetant totalement l’existence de clivage politique dans le conseil municipal. M. Ndiaye, président de la section départementale des anciens du PDS, dit être un militant de ce parti depuis 1976 avec un certain Alioune Diop. Selon lui, ce qui se passe à Bambey est lié au fait que « le président de république qui est un homme juste et réfléchi n’est pas bien informé de la situation ». 
Sur ce point, M. Ndiaye qui s’exprimait au cours d’un point de presse tenu à Bambey, a réfuté l’idée d’un quelconque blocage du conseil municipal, précisant que « c’est des arrêtés qui nous ont bloqués en ce qui concerne les deux dernières réunions que nous avions convoquées ». 
Pour le reste, il a estimé que « la première rencontre du 27 mars où 25 des 33 conseillers présents étaient prêts à voter le budget a été perturbée par des éléments venus de l’extérieur de la salle ». 
Reprenant les propos de M. Ndiaye en français, le conseiller municipal appartenant à AJ/PADS, Ibrahima Ndiaye Diongue a souligné que « nous ferons tout ce que la loi nous permettra de faire. Nous sommes dans un pays de droit qui nous confère notre place de droit ». 
Pour l’instant, les conseillers réunis jeudi chez Pape Diouf attendent la notification officielle de la dissolution du conseil municipal car, précise-t-on, « le décret d’application n’est pas encore sorti ». Même étant présent sur les lieux, Pape Diouf n’a pas assisté au point de presse au cours duquel les conseillers qui lui sont favorables étaient en première ligne. 
Aps 
LUTTE CONTRE LA FAIM : 
L’Ong ActionAid s’investit  
Par Mamadou Amadou DIOP | SUD QUOTIDIEN | samedi 3 mai 2008  
 
En partenariat avec le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cnra), le cadre de concertation des producteurs d’arachide au Sénégal (Ccpa), et l’artiste Kalidou Kassé, l’organisation internationale ActionAid a organisé hier, vendredi une conférence de presse autour du thème « lutter contre la faim ». C’était au niveau du complexe culturel Leopold Sédar Senghor, à Pikine. 
Selon les membres de cette organisation, la manifestation entre dans le cadre de la campagne de lutte contre la faim lancée par ActionAid internationale et qui est baptisé « Kaakonkokélé » au Sénégal. 
Selon Alassane Cissé, membre de cette organisation, la campagne vise à faire pression sur les décideurs sénégalais et internationaux pour qu’ils honorent leurs engagements visant à réduire la faim dans le monde . 
Au Sénégal, a déclaré Faty Kane chargée de la campagne « Droit à l’alimentation » au niveau de ActionAid Sénégal , la campagne vise à promouvoir les femmes.« Elle vise également à garantir un meilleur accès des femmes à la terre et aux moyens de production. » Et pour Baba Ngom du Cncr, le problème de la faim au Sénégal est lié à une mauvaise agriculture« et qui est la conséquence de la non maîtrise de l’eau. Une difficulté accentuée par l’absence d’évaluation des programmes agricoles ». Pour Sidy Bâ de la Ccpa, l’arachide est le seul produit capable de lutter contre la faim et la pauvreté. Et d’ajouter que « l’arachide est une source incontestable de développement dont soixante treize pour cent des sénégalais tirent leurs revenus parce qu’étant à la fois une culture vivrière, industrielle et fourragère. » 
A l’occasion, l’artiste peintre Kalidou Kassé, en sa qualité d’éveilleur de conscience, s’est engagé à participer à sa manière, à la lutte contre la faim au Sénégal. C’est dans ce cadre annonce-t-il d’ailleurs que 17 jeunes artistes de la banlieue ont participé à une compétition sur le thème lutte contre la faim 
ASSISES NATIONALES  
Présentation du schéma d’organisation aujourd’hui  
Par APS | | samedi 3 mai 2008  
 
Le Comité ad hoc pour la préparation des Assises nationales a convoqué samedi le comité national de pilotage pour présenter le schéma d’organisation de la rencontre, selon un communiqué remis à l’APS. 
La rencontre est prévue à partir de 10 heures au Terrou bi, précise le texte qui ajoute que le programme prévoit aussi la présentation du code de bonne conduite. A l’issue des travaux, signale le communiqué, le comité ad hoc tiendra un point de presse à 13 heures. 
Lancée par le Front Siggil Sénégal, l’idée des Assises nationales a été proposée à différentes organisations de la société civile. Le projet vise à ‘’sortir le Sénégal de la crise institutionnelle, politique, sociale, économique’’. 
Aps 
AGENCE NATIONALE DES AEROPORTS DU SENEGAL 
L’Etat met la charrue avant les bœufs 
Par Samba Niébé BA | SUD QUOTIDIEN | samedi 3 mai 2008  
 
Après l’Anoci, l’Agence pour les Travaux routiers, ou encore l’Agence pour les investissements et les grands travaux, l’Etat du Sénégal a décidé contre vents et marées de mettre sur pied une nouvelle entité pour s’occuper des aéroports. Depuis le transfert des activités aéronautiques nationales du Sénégal, l’idée de mettre sur pîed cette nouvelle agence a fait son chemin. 
Représentant l’Etat à l’occasion de l’atelier sur la mise sur pied de cette agence, Cheikh Tidiane Senghor, directeur de cabinet du ministre de l’Artisanat et des Transports aériens, a dit que la décision souveraine du Sénégal du retrait de licence l’Asecna est le fruit d’un certain nombre de constats. Il a rappelé que le processus de retrait a cheminé avec la mise en place d’une commission paritaire impliquant les partenaires sociaux. L’atelier qui a démarré depuis mercredi 30 avril, devait permettre de faire le point sur la réflexion par rapport à la nouvelle structure qui va prendre le relais de l’Asecna au Sénégal. 
Il a rassuré les travailleurs que les préoccupations de toutes les parties vont être prises en compte. A l’en croire, le retrait du Sénégal de l’Asecna n’est pas « extraordinaire » .Il défend que neuf autres pays ont pris cette décision bien avant le pays de la Téranga. Ceci, pour lui, entre dans le cadre des ambitions du pays de développer le secteur et de la gestion personnelle de ses activités. Il en ressort la proposition d’une agence des aéroports, une proposition déjà faite par les travailleurs. 
Il est revenu sur les dispositions transitoires dans la recherche de l’efficacité comme la création de l’agence de nationale de l’aviation civile et de la haute autorité de l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor. Dans le même sillage, il n’a pas manqué de faire le point sur la voie pour la création d’une agence de la météorologie nationale. 
Le représentant du Directeur général de l’Asecna s’est félicité de la décision du Sénégal de s’engager dans une politique de développement de l’aéronautique. Il est revenu sur les relations de coopération dans le domaine de la gestion aéroportuaire. Il a rassuré que l’Asecna va accompagner le Sénégal avec rigueur et professionnalisme dans le processus de transfert des activités aéronautiques nationales à l’Etat du Sénégal. Seydou Diamé du Syndicat des techniciens du Sénégal section aéronautique s’est prononcé sur certaines préoccupations. 
« Le travail a été baclé. Tout a été fait à la va vite », a-t-il déploré. Pour lui, l’essentiel est de voir les suites de la date du 11 mai, pour tous les acteurs. Il s’inquiète de l’absence de la mise en place d’instruments comme un cadre institutionnel et juridique, un organigramme. Pour lui tout est encore flou. Il se demande comment on va pérenniser les acquis. 
LIBERTÉ DE LA PRESSE 
L’UJAO s’indigne de la situation en Afrique de l’Ouest  
Par APS | | samedi 3 mai 2008  
 
(APS) - L’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO) a dressé un tableau « fort mitigé » de la situation de la presse dans la sous-région, tout en relevant ‘’avec amertume’’ des ‘’avancées significatives’’ et de ‘’fortes régressions’’. 
Dans un appel lancé à l’occasion de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse prévue samedi, l’UJAO ‘’constate avec amertume que la situation reste fort mitigée en Afrique de l’Ouest, avec des avancées significatives dans de rares pays, comme la Mauritanie, et de fortes régressions comme au Niger’’. ‘’Des signes alarmants proviennent de pays passant jusqu’ici pour être avancés en matière de liberté de la presse, comme le Mali et le Sénégal’’, a ajouté l’Union dans son communiqué de presse. L’UJAO déplore par là un ‘’environnement difficile pour des entreprises de presse dignes de ce nom, (des) conditions de travail, sociales et salariales déplorables et très peu propices à la qualité, (des) textes liberticides et pratiques détestables entravent sérieusement la liberté de la Presse en Afrique, en Afrique de l’Ouest en particulier’’. 
Il a encore noté qu’il subsiste ‘’des textes de lois comportant des incriminations ambiguës, floues et fourre-tout (offense au Chef de l’Etat, atteinte à la Sûreté de l’Etat), détention préventive, corruption et manipulation, régimes politiques autoritaires, manque de formation, difficultés d’accès à l’information, intimidations de toutes sortes, défaut de conventions collectives et ignorance des dispositions élémentaires du Code du travail’’. C’est dans ce cadre, rappelle le communiqué, que l’UJAO, qui met en œuvre un projet de renforcement des capacités des journalistes et leurs organisations, et les éditeurs ont adopté en avril 2008 un ‘’Arrêté Modèle’’ pouvant ‘’assurer des conditions de travail minimales et un Projet d’Acte Communautaire visant la reconnaissance et la protection du titre de journaliste professionnel en Afrique de l’Ouest’’. 
L’UJAO rappelle qu’il ne peut y avoir de liberté de presse ‘’quand les journalistes vivent des conditions de misère, de corruption ou de peur’’. Elle rappelle aussi que les ‘’devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées’’, notamment à travers une rémunération correspondant au rôle social du journaliste et ‘’suffisante pour garantir son indépendance économique’’. L’Appel souligne ‘’la nécessité de la mise en ouvre de la Déclaration de Dakar, adoptée à l’occasion de la Journée mondiale de la Liberté de Presse en 2005’’ 
En outre, l’UJAO appelle Les États de l’Afrique de l’Ouest à créer ‘’un environnement propice à l’essor de médias indépendants viables et professionnels, à prendre des mesures pour mettre un terme aux meurtres, agressions, harcèlements, arrestations et emprisonnements dont sont victimes les journalistes’’. Elle invite aussi les journalistes, les patrons de Presse, les associations professionnelles de journalistes et d’Editeurs à promouvoir un journalisme professionnel, à ‘’renforcer les normes professionnelles et déontologiques et à favoriser l’indépendance des journalistes en améliorant leurs conditions de travail et sociales’’. 
Pour l’UJAO, l’édition 2008 de la Journée mondiale de la Liberté de Presse sera marquée par des actions de vulgarisation des textes récemment adoptés sur les conditions de travail des journalistes, la reconnaissance et la protection du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l’Ouest. Elle sera également marquée par des actions de solidarité dans toute l’Afrique de l’Ouest avec Moussa Kaka, journaliste correspondant de Radio France Internationale au Niger en prison depuis 7 mois. L’UJAO exprime sa ‘’vive préoccupation’’ par rapport à l’état de détérioration de la liberté de la presse et des conditions d’exercice du métier de journaliste dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest et invite les Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à adopter les textes issus des assises de Conakry (avril 2008). Il faut rappeler que l’UJAO regroupe les organisations de journalistes des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest. 
Wade, le Maître du Verbe 
 
 
Jusqu’ici, Abdoulaye Wade a bénéficié de circonstances exceptionnellement favorables : une conjoncture économique relativement bonne après des années d’ajustement économique et de cure dans l’administration centrale sous le régime Ps ; une opposition qui n’a pas achevé sa recomposition depuis l’alternance ; un peuple qui, après la grande œuvre salvatrice de 2000, semblait avoir pris un septennat sabbatique. Aussi, durant ces huit dernières années, Wade n’a pas gouverné un pays, il a régné seul, en Maître absolu : remarquez comme il a su joué avec ce titre hérité d’une de ses nombreuses professions, mais qu’il a fait prospérer auprès de ses admirateurs pour sa forte connotation symbolique.  
Mais voici que l’horizon s’obscurcit. Le prix du pétrole flambe ; à presque $120 en ce moment, les jours semblent proches où il passera le cap des $150, voire plus, les spéculateurs ne s’interdisant aucune audace ; il suffit en effet de voir comment ils se jettent sur les matières premières dont les cours connaissent des hausses de 20 à 30 % en quelques mois. Pour ne rien arranger aux affaires du régime libéral, le front politique, qui couve sous les cendres d’un contentieux jamais vidé depuis l’élection présidentielle de 2007, semble voué à un réchauffement inévitable. Or, les nombreux incendies aux causes non élucidées (Bourse du travail, sièges du Groupe Walf, du Psd/Jant bi, etc.) nous renseignent sur le nombre de pyromanes en liberté.  
Wade, flairant confusément tous ces dangers plus qu’il ne les analyse lucidement, ressort ses bonnes vieilles ficelles avec lesquelles il a jusqu’ici manipulé avec plus ou moins de bonheur son monde : des plans mirifiques sont agités aux yeux de ceux qui sont encore assez crédules pour rêvasser après tant de projets dont la finalité était inscrite dans l’appellation (vous avez dit Reva ?) ; à ceux qui demanderaient des comptes, des boucs émissaires sont jetés en pâture : la Fao, les Ong, les spéculateurs de tout crin.  
Tout comme ces spécialistes du recyclage qui font des palais pour gamins avec des cannettes de Coca Cola, Wade, à défaut d’un Sénégal émergeant, veut remodeler le monde à coups de dénonciations à l’emporte-pièce. Tel est le nouveau combat de Maître. Remisée la croisade planétaire contre les Ape qui a mobilisé des divisions entières d’obligés du orésident transportées par pont aérien vers la nouvelle Jérusalem, Bruxelles. Ces dépenses supportées par les deniers publics du Sénégal qui peine à régler sa dette intérieure, ne soulèvent pas l’indignation de Wade. Rien n’est de trop pour la bonne cause.  
Quand des Sénégalais, et avec eux l’Assemblée nationale, demandent à être édifiés sur l’utilisation par l’Anoci des deniers publics, Wade fait trembler les fondements même de la République. Pourtant, le budget de fonctionnement de l’Anoci suscite des interrogations légitimes, tant le peu qu’on sait sur cette Agence financée sur fonds publics nous laisse sentir des agapes voluptueuses. Pour nous rassurer, un ‘Conseil de surveillance’ est, on dirait une farce, taillée sur mesure par ceux-là même qui devraient faire l’objet de ‘surveillance’ en lui déniant l’un des attributs substantiels d’un tel organe, à savoir la compétence de vérifier les finances. Quand certains membres de ce Conseil potiche, choisis pour leurs références ‘société civile’, émettent de molles dénégations sur le quitus qu’ils auraient donné à l’Anoci pour sa gestion, la farce vire à la tragédie. Et bientôt à un drame ubuesque lorsque le chef de l’Etat, qui redevient un avocat passionné dès qu’il s’agit de son fils, décide que le président de l’Assemblée a commis une faute politique en convoquant le président de l’Anoci pour une audition. Moralité : Karim Wade est un Sénégalais comme les autres quand son président de père veut lui confier un strapontin juteux, mais il est un Sénégalais à part, une sorte de prince républicain, quand vient l’heure de rendre compte de sa gestion. Moralité bis : oui pour une utilisation parcimonieuse de ressources publiques quand il s’agit des autres, non quand il s’agit de priver Wade de ses occupations favorites : voyager ou organiser des sommets.  
S’il s’agit des autres, de tous les autres, l’avocat Wade enfile la robe du procureur : hier, Idrissa Seck, mouillé pour l’éternité avec un dossier à damner un ange, aujourd’hui en voie de réhabilitation, puis Niasse le Messie d’entre les deux tours de la présidentielle de 2000 jeté en pâture aux Sénégalais qui, heureusement, ne mangent pas de ce pain-là, même si la faim les étreint ; vint le tour de Macky pourtant d’une fidélité pathétique ! La liste n’est pas exhaustive.  
D’avoir traîné dans la boue tous ceux qui, au Sénégal, nourrissent quelque ambition ne suffit pas à notre président : la situation alimentaire du Sénégal exige des sacrifices pour calmer la colère des dieux. Quelle victime plus indiquée qu’un Sénégalais de luxe, ce Jacques Diouf qui dirige la Fao, organisme qui vit de la misère du monde. Monsieur a des goûts d’un président du Tiers Monde avec une bureaucratie qui vit sur la bête : rendez-vous compte, un budget de fonctionnement de 20 % des dons collectés au nom des pauvres !  
Vous avez dit 20 %, comme pour les commissions sur les marchés dans le Tiers-Monde ? Voilà qui est exagéré ! Monsieur n’aurait-il pas aussi des envies d’avion personnel, en version palace volant ? Ce Jacques mérite des cours particuliers d’ascétisme par le professeur Wade. Maître n’aurait-il pas dédaigné un nouvel avion malgré les suppliques de son ministre des Finances qui lui a fait de bons comptes sur ce chapitre et les encouragements de l’Assemblée nationale qui a béni l’opération ?  
Mais il faut croire que les attaques répétées de Wade contre les institutions internationales ont fini par agacer : la Bceao ou l’Asecna, cela passe, c’est entre Africains, même si parfois le silence n’est pas d’or, mais de fiel. Le Directeur général de la Fao a apporté les précisions que l’on sait, qui au demeurant étaient prévisibles tant les comptes des institutions onusiennes sont passés au crible par des commissaires aux comptes qui, au contraire de ces officines de contrôle logées dans les palais présidentiels tropicaux, n’auditent pas sur ordre.  
Pour notre ego de Sénégalais, ce ne sont pas les démentis massifs de Jacques Diouf qui sont écrasants, c’est la vieille leçon de la cigale à la fourmi qu’il a, au passage, rappelée à notre président, en des termes diplomatiques bien sûr (l’effet n’en est que plus dévastateur tant la vérité n’a rien à faire avec l’imprécation) : comme beaucoup de pays aujourd’hui dans la tourmente, le Sénégal, dit Jacques Diouf, n’a ‘pas assez investi dans les routes rurales pour permettre que les produits agricoles aillent à l’intérieur (du pays) …(ni)… dans l’acquisition de moyens de stockage des produits agricoles’. Il n’y a ‘pas de réflexions poussées sur les moyens de pénétrer les marchés dans le monde…, pas de politique de maîtrise de l’environnement économique-fiscal’.  
Un chef d’Etat accusé d’impéritie par le chef d’une des institutions spécialisées de l’Onu qui se trouve être un de ses compatriotes, voilà qui ne figurait pas dans les annales mondiales. Wade qui s’y connaît en records sinistres (son régime n’a-t-il pas battu celui du Titanic ?) vient de rajouter une page à son livre très noir.  
C’est l’histoire d’une cigale qui a chanté pendant un septennat son propre génie, arrangé son marketing dans les amphithéâtres de toutes les universités qui ont accepté de lui ouvrir ses portes, organisant le transfèrement des auditeurs à coups de millions pour des cours magistraux sur tous les sujets à la mode : fracture numérique, biocarburant, Darfour, Côte d’Ivoire, Renaissance africaine. Comme le génie n’est jamais mieux célébré que dans des infrastructures démesurées que la postérité associera à son nom, il édifia des monuments pompeux. Pour paraphraser un authentique Maître, Césaire, parlez-lui de routes rurales, il vous jettera à la figure des kilométrages d’autoroutes, des ponts édifiés et de tunnels creusés, des projets d’aéroports. Parlez-lui de moyens de stockage de produits agricoles, il vous rétorquera en termes de bassins de rétention qui défigurent la nature sans rien y ajouter, de pluies provoquées par monts et par vaux. Parlez-lui de raréfaction de semences de qualité ou d’intrants (à commencer par l’engrais, pour cause de faillite provoquée des Ics avec option de rachat par des proches du fiston), d’absence de crédits aux paysans, il tentera de vous subjuguer par quelques effets de manche, car il est persuadé de la magie de son verbe.  
Mais les faits sont obstinés et c’est le Conseil des Organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad), basé à Dakar, qui porte l’estocade. Après avoir rappelé la surdité du gouvernement aux nombreuses alertes lancées ces dernières années, le communiqué du Congad publié après la réquisition de Wade dresse un constat amer : ‘Aussi bien dans l’espace rural que dans les centres urbains et péri-urbains, nos citoyens sont confrontés à plusieurs contraintes parmi lesquelles on peut citer : la crise du système scolaire, la hausse des denrées de première nécessité, la recrudescence d’épidémies dont la persistance est liée aux insuffisances relevées dans l’accès à l’eau potable, dans les systèmes d’assainissement et dans la gestion des ordures….’.  
Le brillant économiste, chef de file de l’Ecole de Dakar, n’a pas su poser les bases d’une production alimentaire nationale alors que le Sénégal est arrosé par trois fleuves et possède (en copropriété avec le Mali et la Mauritanie) des barrages. Ses investissements structurants (le dada de l’Apix) ont alourdi notre dette sans au final augmenter (booster) notre production en chute libre. Jamais, l’agriculture n’a été aussi sinistrée que sous Wade, l’homme prodigue en limousines ou en billets d’avion pour La Mecque pour les marabouts ou autres soutiens. L’élevage est dans un marasme total, les pâturages étant régulièrement consumés par des feux de brousse et le cheptel décimé par des maladies. La pêche est à vau-l’eau ; les pirogues qui ne débarquent plus que de rares captures, embarquent plutôt les fils de paysans et de pêcheurs, ainsi que tous les jeunes pour qui le Sénégal-qui-gagne de Wade tourne en Enfer, à la recherche de rivages plus accueillants. Souvent, ils ne rencontrent que la mort après une longue errance en mer ou le retour au Pays natal, au bout de nombreux petits matins de souffrances horribles. Chaque jour, ce drame silencieux se répète, perpétuant à de petites échelles le naufrage du Joola, dans l’indifférence de l’opinion et de notre président si prompt à accuser les autres. Combien de morts déjà ? Combien en faudra-t-il pour que Wade aille au-delà de ses habituels effets de manche destinés à couvrir la révélation d’un nouveau drame qui ronge notre pays ?  
Arfang DIATTA arfangjatta@gmail.com 
La hausse des prix produits agricoles : Comment transformer la contrainte en opportunité ? 
La situation préoccupante dans la quelle nous plonge la hausse des prix des denrées de première nécessité et les inquiétudes qu’elle suscite devrait nous amener à nous interroger sur, au moins, deux choses.  
La première, c’est le piège de la mondialisation dans laquelle les pays africains, comme le Sénégal, sont tombés naïvement. En second lieu la responsabilité non assumée des institutions internationales et leurs experts, véritables «intégristes » du libre échangisme, qui ont fait de nous des disciples forcés d’une mondialisation forcenée.  
Tout au long des années 80, profitant de situations chaotiques de nos finances publiques, des experts de la Banque Mondiale et du Fmi, véritables «gourous» de la Pensée Unique nous ont imposé les cultures de rente au détriment des cultures vivrières. Nous avons tous été témoins de l’attitude particulièrement hostile de la Banque vis-à-vis de la culture du riz, jugée coûteuse et économiquement absurde.  
Au même moment, les subventions agricoles occidentales tournaient à plein régime, finissant de tuer nos productions locales. Nous payons aujourd’hui ces erreurs de stratégies qui ont conduit le Sénégal, comme beaucoup d’Etats africains, à cette situation de crise grosse de tous les dangers, mais aussi porteuse d’opportunités pour les pays qui auront le génie d’anticiper et de prendre des initiatives.  
Avec le retournement du marché international, nous prenons maintenant conscience de notre vulnérabilité et des effets pervers d’une mondialisation non maîtrisée. Les choix portés par les agriculteurs sur les biocarburants aux prix plus rémunérateurs, la hausse du prix du baril qui «impacte» sur le coût des intrants agricoles, les conséquences du réchauffement climatique sur les productions, et l’action des spéculateurs ont montré les limites d’une confiance aveugle au marché mondial pour des pays aux économies fragiles et la pertinence d’une approche endogène du développement.  
J’aurai bien aimé entendre les Institutions internationales nous dire : «Nous avons fait le mauvais choix avec vous, nous reconnaissons notre responsabilité dans la situation actuelle.» Je suis frustré de constater qu’aucune de ces institutions ne reconnaît sa part de responsabilité dans la suppression des subventions scolaires, dans la privatisation à outrance des services médicaux, dans la suppression des subventions agricoles, dans la disparition des cultures vivrières au profit des produits d’exportation …  
Aujourd’hui, les concepts de compétitivité, d’avantages compétitifs ont montré leurs limites. En effet, les greniers du monde sont vides ou sont sous la coupe des spéculateurs. Dès lors, l’absence d’Offre rend inopérants de tels concepts.  
Avec la nouvelle donne, il nous faut, pour le moyen et long termes, revoir nos choix de politiques économiques et redéfinir nos priorités en fonction des grandes mutations qui s’opèrent à l’échelle planétaire. C’est tout l’intérêt pour nos pays de porter une attention particulière à la production locale, en vue de satisfaire nos propres besoins de consommation. Nous sommes entrés dans une ère de grande turbulence et personne ne peut, aujourd’hui, prédire avec exactitude les évolutions du marché international. Notre sécurité alimentaire devient un impératif qui vaut tous les sacrifices et tous les consensus.  
En attendant de revenir sur nos choix de production et de consommation, des mesures immédiates pourraient être prises, et concerneraient le contrôle strict des circuits de distribution et la formation des prix pour combattre la spéculation et la manipulation des prix. De même nous devons, en relation avec les pays de l’Uemoa, revenir à une Tva à taux multiples, pour faire baisser les prix à la consommation des denrées de consommation courante et taxer plus fortement les produits de luxe. Sans menacer nos recettes fiscales, nous pourrions rendre la Tva plus juste en taxant plus fortement les signes extérieurs de richesse.  
Mais, nous devons, en tout état de cause, éviter que ne s’enclenche une spirale inflationniste qui installerait l’économie dans une tourmente aux conséquences incalculables. Des arbitrages douloureux nous attendent, ne pas les opérer ne ferait que retarder les échéances et aggraver les difficultés. Dès lors, toute la problématique est de savoir comment nous pouvons transformer cette contrainte en opportunité. Nous avons les moyens de relever le défi, le reste relève d’un sursaut national.  
Mor Talla KANE - Economiste Industriel - Directeur exécutif Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes)  
L’Ecole et les perversités de la mondialisation 
L’école sénégalaise, née de la colonisation ayant manqué au rendez-vous des Etats généraux de l’Education et de la Formation pour une école nouvelle, est toujours à la recherche de l’excellence. Hélas, des paradoxes pour une éducation qualifiante en sont le frein. L’école en place, aujourd’hui est entrée de plain pied dans les perversités de la mondialisation. De nouveaux paradigmes l’ont installé dans une crise jamais connue, où l’enseignant et son enseignement ne sont pas épargnés. Si le taux de scolarisation s’accroît d’année en année, si les ressources budgétaires allouées à l’Education augmentent, le type d’enseignant recruté reste insuffisamment formé, ce qui a eu pour conséquence, le niveau faible des apprenants à tous les ordres d’enseignement. C’est vrai qu’aujourd’hui, les bacheliers se comptent par milliers, les titulaires de licence par centaines, les maîtres s’accroissent. Mais, à quoi bon se prévaloir de telles statistiques si l’on ne prend garde de constituer une poudrière sous nos pieds ?  
Disons que l’université ne doit pas être une garderie de bacheliers. Sa vocation est une fabrique de compétence pour le marché du Travail et de l’Emploi. Il est à regretter, par ailleurs, que notre système n’arrive pas jusque-là à achever une quelconque réforme pour améliorer la qualité de l’Education. De nos jours, l’école sénégalaise connaît des perturbations, principalement au niveau de l’élémentaire. La communauté éducative assiste impuissante à des grèves répétitives, d’un autre genre surtout quand le corps de contrôle s’en mêle. Ces grèves «banalisées» risquent de nous mener à des dégâts qui n’épargneront personne, car ce sont les enfants de tout le monde qui paieront les frais. Comment, avec autant de jours chômés, atteindre la qualité des enseignements dont, on se plaint tant ?  
La grève demeurera toujours, comme par le passé, l’arme des travailleurs pour l’aboutissement de leurs revendications, mais il ne faut pas que cette arme tue l’entreprise. Patrons et syndicalistes doivent pouvoir se concerter pour régler les conflits. Le «jusqu’au boutisme» n’est certainement pas la bonne voie, moins encore le mépris. «Si dans un dialogue, tout le monde a raison, tout le monde a tort.» Les revendications des enseignants de l’élémentaire nous semblent bien fondés. Ces «maçons au pied du mur» sont à la base des connaissances numéraires des apprenants. Il est temps d’enterrer la hache de guerre pour sauver l’école de base, mais acceptons également que l’heure a sonné pour la revalorisation matérielle et morale de la fonction enseignante. Nous sommes profondément convaincus que la qualité de l’Education passe forcément par l’amélioration de la qualité de vie des enseignants dont le sacrifice pour l’école doit être le souci majeur.  
Talla DIOKHANE - Président de l’Association des Enseignants Retraités de Diourbel  
3 MAI 2008 |  
 
Youssoupha Wade sur les accusations du Chef de l’Etat contre l’Intersyndicale enseignante : « Ces propos peuvent être un obstacle au dialogue social »  
« L’intersyndicale enseignante ne pose que de revendications politiques », ainsi déclarait le Chef de l’Etat lors de son discours de fin d’année. Mais selon le président du Comité national du dialogue social (Cnds), M. Youssoupha Wade, « ces propos peuvent constituer un obstacle au dialogue social », même s’il adhère à la recommandation de celui-ci aux syndicalistes de sérier les points de revendication afin de ne pas poser « les mêmes doléances chaque 1er mai ». 
 
« …Ainsi, le dialogue social doit, avant tout, procéder d’un engagement fort de l’Etat devant se traduire par la définition et la mise en œuvre de politiques, règles et mécanismes de prévention et de gestions conflits sociaux », déclarait le Chef de l’Etat dans la charte nationale sur le dialogue social. Mais ses sorties récentes contre les syndicats, la presse, les Ong…, notamment, contre l’Intersyndicale enseignante l’accusant de poser « de revendications politiques » ne sont pas pour instaurer un climat apaisé. Du moins, si l’on en croit à Youssapha Wade, président du Comité national du dialogue social (Cnds). « Ces propos peuvent être un obstacle au dialogue social ». Même s’il estime que « tout est politique ». Avant d’ajouter que « si le gouvernement met des limites sur telle ou telle revendication, il ne revient pas au Cnds d’apporter un jugement ». Car, dit-il, « le Cnds a pour mission de faciliter le dialogue social entre les différentes parties, mais aussi d’alerter et de veiller sur les conflits sociaux ». Par ailleurs, il a adhéré à l’idée du Chef de l’Etat qui demandait, lors de la célébration de la fête du 1er mai, aux syndicats de ne pas « revenir, chaque année, avec les mêmes points de revendication ». « C’est une bonne logique », soutient-il. Et pour cause, il fait constater que « sur 300 points de revendication, il arrive qu’il y en a qui ne concerne qu’une ou deux entreprises ou un ou deux secteurs, alors que des doléances relatives aux questions nationales sont quasi inexistantes ». C’est ainsi qu’il a invité les travailleurs à sérier leurs points de revendication autour de trois niveaux de négociation. A savoir, l’entreprise, la branche, le national. Et, estimant que l’administration fonctionne en terme de budget, il suggère à l’Etat aussi « d’appeler les syndicats, au moment, de l’élaboration des budgets afin d’intégrer leurs préoccupations ». Surtout que, regrette-t-il, « notre système de négociation reste à améliorer ». AT/FC 
 
 
Nettali : Vendredi 2 Mai 2008 
COLLECTIVITES LOCALES- DISSOLUTIONS : Wade annule les derniers pouvoirs de l’opposition  
NETTALI - Le président Abdoulaye Wade envisage de dissoudre une dizaine de conseil municipaux et rural, dirigés pour la grande majorité par des partis d’opposition appartenant notamment au Front Siggil Sénégal. A l’instar de celui de Amath Dansokho du Pit 
La décision prise ce vendredi lors du conseil des ministres annonçant des projets de décret de dissolution de dix conseils locaux, survient après des mesures similaires touchant les conseils régionale de Dakar et municipal de Bambey, il y a quelques jours. Pour Dakar, Me Wade a voulu ainsi trancher entre les élus de la majorité au pouvoir dirigé par le Parti démocratique sénégalais (le Pds) qui se crêpaient le chignon pour le poste de président. A Bambey, c’est le maire de Rewmi, du parti dissident du Pds, Pape Diouf qui est passé à la trappe, à la suite des critiques musclées que lui a adressées sa rivale libérale Aïda Mbodj. 
Quelques années plus tôt, au plus fort de la tempête contre Idrissa Seck, c’était le conseil régional de Diourbel présidé par Oumar Sarr de Rewmi d’être dissout pour être remplacé par une délégation spécial. 
Wade est ainsi résolu à mener la vie dure à l’opposition très critique envers son pouvoir ces dernières semaines. Notamment le leader du PIT (Parti de l’indépendance et du travail) et maire de Kédougou, une ville figurant au nombre des municipalités dissoutes. Il en est de même de Thiès, dont le maire est le président de Rewmi, Idrissa Seck. 
En fait, pour faire bonne mesure, le chef de l’Etat a greffé dans sa liste de dissolution des municipalités et conseil ruraux contrôlés par son parti mais confronté à des querelles solubles autrement que par la table rase et le renvoi dos-à-dos des belligérants libéraux. 
La mesure de Wade paraît une estocade portée à l’opposition déjà très secouée après que la majorité libérale parlementaire a voté la loi de report des élections locales en mars 2009 - alors qu’elles étaient prévues pour mi-mai 2008 – ainsi que la prorogation du mandat des élus locaux. 
Ce qui surprend cependant, c’est l’extension des dissolutions aux conseils présidés par Rewmi, alors des retrouvailles en vue entre Idrissa Seck et Me Wade sont évoquées et même confirmées par des proches du président de la République. 
Auteur: Nettali  
 
SudQuotidien : Samedi 3 Mai 2008 
THIES, MBOUR, KEDOUGOU, KAYAR, HLM, GOLF SUD, SANGALKAM, SINDIA, MALICOUNDA, NDIAYENE SIRAKH : Wade décapite encore dix collectivités locales  
Le président de la République, Abdoulaye Wade vient de supprimer dix nouvelles collectivités locales. Les communes de Thiès et Kédougou dirigées respectivement par l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck et le secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), Amath Dansokho sont passées à la trappe comme huit autres qui sont dirigées par des libéraux en disgrâce ,comme ceux du Parti Rewmi.  
A la suite du Conseil régional de Dakar et de la mairie de Bambey, le président de la République, Abdoulaye Wade a décidé de dissoudre dix autres collectivités locales. Les projets de décret ont, dans ce sens, été adoptés par le conseil des ministres lors de sa réunion d’hier, vendredi 2 mai. En effet, les conseils municipaux de Thiès, de Mbour, de Kédougou, de Ndiayène Sirakh et de Kayar ont été portés à l’échafaud, les communes d’arrondissement de Golf Sud, des Hlm ainsi que les conseils ruraux de Sangalkam, de Sindia, de Malicounda sont concernés par cette mesure adoptée par le Conseil des ministres. 
Le communiqué du conseil des ministres n’a pas indiqué les raisons qui motivent la dissolution de ces collectivités locales. 
Avec cette décision de l’exécutif, ce sont ainsi 10 localités qui ne jouissent plus du principe de la libre administration des collectivités locales et qui seront, désormais gérées par des délégations spéciales. 
La Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) a longuement été évoquée lors de la réunion du conseil des ministres. « Le Ministre de l’Agriculture a fait le point sur l’état de mise en œuvre de la Goana avec un chiffrage des besoins, un zonage des objectifs et une mobilisation des acteurs tels qu’indiqué par la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale », a signalé le communiqué. 
Le Ministre de l’Elevage a, pour sa part, selon l’avis, fait le point sur la prise en compte du projet d’insémination artificielle et de commande de races pures pour atteindre les objectifs de production laitière et de viande contenues dans la Goana. 
Le Président de la République a, selon la même source, demandé au Premier Ministre, en rapport avec le Ministre de l’Agriculture, de désigner des personnes ressources qui seront exclusivement chargées, chacun en ce qui le concerne, de la mise en œuvre des objectifs pour chaque spéculation contenue dans la Goana. 
Le Ministre de la Santé a, par ailleurs, informé le Conseil de l’état d’avancement de la construction de l’hôpital Dalal Diam. « A sa suite, le Ministre d’Etat, Ministre des Finances a fait le point sur le bouclage du financement de l’hôpital dont les travaux ont démarré. En effet, en plus des 22 milliards de F CFA déjà obtenus (dont l’Arabie Saoudite pour 12 milliards, la Banque Islamique pour le Développement pour 5 milliards et le Fonds OPEP pour 5 milliards), le Koweit vient d’annoncer une contribution de 5 milliards couvrant ainsi le besoin initial de 27 milliards de F CFA », a renseigné l’avis gouvernemental. 
Auteur: Ibrahima Lissa FAYE  
 
 
Très mordant depuis un certain temps, Ousmane Tanor Dieng, invité de l'émission politique de la radio RMD, n'y est pas allé de main morte pour peindre Wade et sa gouvernance. Selon le secrétaire général des « verts », Me Wade incapable de redresser la barre, eu égard aux difficultés des Sénégalais, devrait céder la place aux autres. Répondant aux attaques de Me Wade, Tanor estime que la valeur humaine réside au niveau des compétences de chacun, et non des diplômes. C'est pourquoi, il dira que Wade, tel un « roi », décide, pense, agit, et se trompe seul. 
La tribune de l'émission politique animée par Ndèye Fatou Kandji, de la radio municipale de Dakar (RMD) a été l'occasion pour le secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng, de revenir sur les méthodes, la gestion et le comportement de Me Wade. Invité hier à la RMD , Tanor a sorti l'artillerie lourde pour pilonner le secrétaire général national du Pds, Me Wade. Interrogé sur la cherté de la vie, Ousmane Tanor Dieng dira que cette situation n'est rien d'autre que la résultante de l'amateurisme, l'absence de prévision du gouvernement d'un Me Wade qui fait de la propagande son pain quotidien. « A l'époque, nous avions sonné l'alerte pour dire à Me Wade que la situation sera très difficile, vu le contexte international. Mais il n'a pas voulu nous croire, et a continué de dérouler comme il veut », rappelle Tanor. Et de poursuivre, « Me Wade pense agit et se trompe seul. C'est méprisant de sa part de parler de diplômes. Ce que compte, c'est la résolution des difficultés des Sénégalais. Lui qui parle de diplômes, a eu son Bac à 25 ans, alors qu'à cet âge, j'avais déjà ma maîtrise en droit public, et préparait mon entrée à l'Enam ». Et Tanor de constater que Wade ignore même le rôle et la fonction d'un géomètre, et qu'il n'y a pas d'apprenti géomètre. Une simple propagande ! Par ailleurs, Ousmane Tanor Dieng est revenu sur la situation économique du pays. Selon lui, il existe certes des difficultés à l'échelle mondiale, mais elles sont aggravées par l'incompétente du régime libéral ; car, sur chaque produit en hausse, 70 % sont imputables au gouvernement. « S'il ne peut pas résoudre les problèmes des Sénégalais, il n'a qu'à laisser à d'autres le soin de poursuivre. Il ne fait que tricher sur le fichier électoral, inventer des chambres inutiles comme le Sénat, nommer sa clientèle politique et fabriquer des résultats. « C'est pourquoi nous avions boycotté les législatives. Pour lui montrer qu'il triche, mais aussi pour lui démontrer que le peuple n'est pas avec lui. La preuve est là, car seuls 25 % de Sénégalais ont voté lors des législatives », fulmine-t-il. Se prononçant enfin sur Karim Wade, le chef de file des Verts de Colobane, estime que quel que soit le candidat, il est prêt à en découdre avec lui, si toutefois les formes et règles de la démocratie, du code et du processus électoral sont respectées. N'empêche, il dit s'opposer à toute forme de dévolution monarchique du pouvoir.  
 
Auteur: Ousmane LY  
Nettali : Samedi 3 Mai 2008 
CV DES LEADERS DU FSS - REACTION : Ousmane Tanor Dieng : " Wade A Son Bac à L’âge Où Je Suis Entré à L’enam" 
LE POPULAIRE- Invité, hier, de l’émission « Guiss-guissou politik », sur la Rmd, Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste (Ps), a porté la réplique au président Wade qui l’avait récemment assimilé à un simple « apprenti-géomètre ». Estimant que ce sont des « propos mensongers » qui ne sont pas dignes d’une personne de l’âge de Me Wade, il vilipende tout simplement ce dernier qui, selon lui, n’est rien d’autre qu’un « cuune ». 
Très en verve, le leader des socialistes a formellement démenti les propos de Me Wade selon lesquels il ne serait qu’un simple « apprenti-géomètre ». « Ce sont des mensonges. Ca n’existe pas. J’ai un diplôme de géomètre expert. Je suis sorti de l’École nationale des travaux publics. C’est un métier très noble. Il y a même un Ordre des géomètres. Ensuite, j’ai appris le Droit public, option relations internationales. J’ai eu la maîtrise et le Dea. C’est après cela que j’ai intégré l’École nationale d’administration, avant d’être un conseiller de Senghor. Si j’étais un « cuune », je ne serais jamais devenu un conseiller du président Senghor », renseigne Ousmane Tanor Dieng. 
Avant de charger violemment Me Wade, en indiquant que « ce n’est pas joli qu’une personne de son âge raconte de telles contrevérités ». Poursuivant son propos, le Secrétaire général du Ps indique : « Abdoulaye Wade a eu le Bac à l’âge de 25 ans. Moi, c’est à cet âge que je suis entré à l’Énam ». Enfonçant le clou, Ousmane Tanor Dieng de raconter une anecdote : « Quand il était ministre d’Etat au Palais, je me rappelle que, lors d’un Conseil des ministres, le président Abdou Diouf lui avait dit : ‘Monsieur le ministre d’État, vous n’avez aucune culture gouvernementale’. Parce que Wade disait des choses qu’il ne maîtrisait pas. C’est pour vous dire qu’il ne connaît rien dans la gestion de l’État et il ne connaîtra jamais ». 
À en croire le chef de file des socialistes, « Wade ne faisait rien quand il était au Palais. C’est moi-même qui imputait les courriers de Diouf. Wade passait tout son temps à bavarder. Il ne nous a jamais apporté quelque chose. Il n’a rien appris quand il était avec nous. C’est dommage ». Par ailleurs, M. Dieng dément avoir des problèmes avec le Secrétaire général de l’Afp : « Les gens épiloguent beaucoup sur notre relation, mais je peux vous assurer que je n’ai aucun problème avec Niasse ».  
B.I.BA 
Auteur: Nettali  
LeQuotidien : Samedi 3 Mai 2008 
Publication - Fastes annonces pour la sortie de son autobiographie : Wade célèbre «sa vie» à Paris, les sénégalais trinquent  
A l’occasion de la sortie de son autobiographie en librairie, Me Wade a déjà prévu d’organiser une cérémonie grandiose le 14 mai prochain à Paris, à la résidence de l’ambassadeur du Sénégal dans la capitale française. Ce sera en présence de nombreux invités, en majorité venant du Sénégal, aux frais de la Princesse.  
Le président Wade repart pour un autre voyage en France. Cela n’a en soi, rien d’extraordinaire, vu qu’en huit ans de pouvoir, le chef de l’Etat a passé quasiment la moitié de son temps dans ce pays, où son épouse et lui possèdent un pied-à-terre. La particularité du voyage qui va avoir lieu probablement la 12 mai, est qu’elle est destinée à célébrer la sortie du prochain ouvrage de Me Wade. Et pour cela, le chef de l’Etat a voulu faire les choses en grand, comme à son habitude. Selon des informations en provenance du Palais de la République, de nombreux invités vont quitter Dakar, pour une cérémonie festive à l’occasion de cette publication.  
L’ouvrage que le chef de l’Etat va célébrer avec autant de faste est une autobiographie. Elle est intitulée, Une vie pour l’Afrique, et est publiée aux éditions Lafont, qui semble devenir son éditeur attitré depuis son accession à la magistrature suprême. D’après les informations obtenues par Le Quotidien, l’ouvrage est rédigé sous forme d’entretien autobiographique, dans lequel le Président Wade raconte sa vie, sans jeu de mots. Sous la plume de Gilles Delafont, journaliste français au Journal du Dimanche, le chef de l’Etat s’est laissé aller aux confidences, racontant ce qu’a été sa vie, depuis son enfance jusqu’à son accession à la présidence.  
On remarque par ailleurs, à quel point le Président Abdoulaye Wade a de la suite dans les idées, et semble suivre une certaine ligne directrice. Après avoir produit un essai au début des années 1990, intitulé Un destin pour l’Afrique, il commet aujourd’hui une «Vie» pour le même continent. Lors de sa première édition, Un destin pour l’Afrique, ouvrage d’un opposant au régime socialiste en place à l’époque, n’avait récolté qu’un succès d’estime. C’est sans doute la raison pour laquelle, une fois au pouvoir, le locataire du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor avait jugé bon de le faire rééditer chez son nouvel éditeur préféré. Le livre a sans doute été subventionné, vu le prix qu’il coûte, par rapport à la qualité de l’édition.  
A la présidence de la République, il est dit que le chef de l’Etat porte en lui l’idée de son autobiographie depuis de nombreuses années. Il avait d’ailleurs commencé à la rédiger, avec l’assistance de Jean-Marc Kalflèche, ancien journaliste au journal Le Parisien. Le décès de ce dernier a mis un frein provisoire à ce projet, en attendant de trouver un autre «nègre», qui a été trouvé en la personne de M. Delafont. Une vie pour l’Afrique sortira en librairie le 9 mai prochain ; ce qui justifie le voyage du Président Wade à Paris. Il a prévu une soirée de gala à la résidence de l’Ambassadeur du Sénégal en France à cette occasion. Et il se dit qu’un grand nombre d’invités viendra du Sénégal. D’ailleurs, à ce sujet, le personnel de la Présidence anticipe d’envoyer en France un nombre encore plus important d’invités que ceux qui avaient été conviés à la cérémonie de célébration du livre de Abdoulaye Wade sur les Mathématiques appliqués aux sciences économiques. «La fête sera encore plus importante, car le Président tient à avoir encore plus de gens à cette occasion», informe un membre du Cabinet présidentiel. Et comme on sait que quand Wade aime, il ne compte pas, on peut être sûr que la situation économique du pays, que certains jugent désastreuse, ne l’arrêtera pas dans sa volonté de satisfaire des flatteurs. Car, toutes les dépenses se feront, on peut être sûr, sur la cassette de la Présidence.  
Auteur: Mohamed GUEYE  
WalFadjri : Samedi 3 Mai 2008 
Pour des exonérations accordées aux cimenteries : L’Uemoa condamne l’Etat du Sénégal  
L’Uemoa demande à l’Etat du Sénégal de mettre un terme aux exonérations qu’il a accordées aux deux cimenteries importatrices d’emballages en papier que sont la Sococim et les Ciments du Sahel. Elle considère que ces importations sont à l’origine de distorsions de concurrence au détriment des emballages fabriqués localement.  
Le Département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) n’a pas été clément avec l’Etat du Sénégal. Dans son rapport d’étape fait à Ouagadougou le 14 avril 2008 sur l’affaire ‘Rufsac’ dont nous détenons une copie, le responsable de cette structure de la Commission de l’Uemoa préconise des mesures qui prennent les allures d’une sanction contre le Sénégal. ‘La Commission doit exiger que l’Etat du Sénégal récupère tous les montants correspondant au prélèvement communautaire de solidarité et la redevance statistique qu’aucun texte ne permet d’exonérer, dans le cas présent. Elle doit inviter l’Etat du Sénégal à mettre fin à l’application des clauses des conventions minières qui servent de prétexte à l’octroi des exonérations, car celles-ci sont contraires aux normes communautaires et ne sauraient y déroger’, a souligné Amadou Dieng, chef du Département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération de l’Uemoa, avant d’ajouter qu’’une évaluation contradictoire des droits éludés devrait s’opérait pour assurer un suivi correct de l’application des décisions que la Commission serait amenée à prendre’.  
Ces mesures ne sont pas prises à la légèreté puisque, comme l’assure M. Dieng dans son rapport, dont les autorités sénégalaises ont eu copie, ‘les exonérations dont bénéficient les importations de sacs en papier Kraft ont été accordées en violation des textes communautaires’. Et il se fonde, pour l’avancer, sur l’Acte additionnel du 10 mai 1996 qui institue un régime tarifaire préférentiel transitoire des échanges au sein de l’Uemoa et son mode de financement. Se référant à la législation communautaire sur la concurrence, M. Dieng signale que ‘ces exonérations sont incompatibles avec le marché commun de l’Uemoa’. Et, partant du fait que la Commission a déjà rendu, dans le même secteur du ciment, une décision portant interdiction d’exonérer le clinker importé, le responsable du Département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération ne pouvait que refuser ces exonérations sur le papier Kraft. ‘Il serait difficile (dans ces conditions : Ndlr) d’admettre des exonérations portant sur les importations de sacs en papier qui sont des produits finis’, a-t-il noté.  
Par lettre en date du 12 juillet 2007, Yves Crémieux, directeur général de la société ‘Rufsac’, avait saisi la Commission de l’Uemoa, pour faire examiner le fonctionnement du marché des sacs de ciment en papier au Sénégal. Le responsable de cette entreprise, ayant son siège à Rufisque, s’était plaint de distorsions de concurrence dues aux exonérations dont bénéficient les importations de produits concurrents de ceux que son usine produit. Pour donner suite à sa requête, la Commission a adressé deux courriers respectivement au ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal et au plaignant, en vue d’obtenir des informations pouvant être utiles à son enquête. Mais, d’après le chef du Département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération de l’Uemoa, Amadou Dieng, aucun document venant du ministère de l’Economie et des Finances n’est parvenu à la Commission pour s’expliquer sur l’existence de telles distorsions.  
Cependant, les échanges avec le plaignant au cours de la période du traitement du dossier ont permis d’obtenir des informations qui ont aidé à faire une analyse approfondie de la situation. De ces informations fournies par le plaignant, la Commission a dégagé quelques observations. ‘Il existe bel et bien une concurrence entre un produit local et des importations visant les mêmes utilisateurs. Les exonérations accordées aux deux cimenteries importatrices d’emballages en papier au Sénégal ne sont pas appliquées sur les mêmes droits. Et les emballages fabriqués localement subissent des distorsions de concurrence dues aux exonérations accordées aux importateurs’, a affirmé Amadou Dieng.  
Pire, même entre les Ciments du Sahel et de la Sococim bénéficiaires de ces exonérations qui contreviennent à la loi, il existe des distorsions dans l’attribution de ces exonérations. D’après le rapport de M. Dieng, ‘à la lecture des deux conventions minières signées par l’Etat du Sénégal avec respectivement les Ciments du Sahel et la Sococim, on note que la première entreprise est exonérée de tous les droits à l’importation alors que la seconde doit payer le Pcs (1 %), la redevance statistique (1 %), le Pcc de la Cedeao (0,5 %) et le Cosec (0,20 %). Ceci fait ressortir deux anomalies : il y a distorsion de concurrence entre les deux entreprises du fait des avantages fiscaux accordés de manière discriminatoire par l’Etat du Sénégal, en violation des dispositions du Règlement 04/2002/CM/UEMOA du 23 mai 2002 relatif aux aides d’Etat au sein de l’Uemoa ; l’exonération du Pcs et de la redevance statistique au bénéfice des Ciments du Sahel est illégale au regard des articles 17 et 18 de l’Acte additionnel 04/96/UEMOA du 10 mai 1996 instituant un régime tarifaire préférentiel transitoire des échanges en sein de l’Uemoa et son mode de financement, modifié, et de l’article 8 du Règlement 02/97/CM/UEMOA du 28 novembre 1997 portant adoption du Tarif extérieur commun de l’Uemoa’.  
Auteur: Ndakhté M. GAYE  
WalFadjri : Samedi 3 Mai 2008s 
Alioune CISSE (Directeur de l'Arm) : Pas de rupture dans l'approvisionnement en riz en vue. 
Alioune Cissé est l’administrateur de l’Agence de régulation des marchés. Dans l’interview qu’il nous accordée, le ‘gendarme des marchés’ soutient sans ambages que le Sénégal est préservé d’une rupture dans l’approvisionnement en riz de sa population, mais ne cache non plus l’impuissance de l’Agence de régulation des marchés (Arm) à défendre les consommateurs contre la surenchère spéculative et certains phénomènes des marchés. Entretien. 
 
Wal Fadjri : Le spectre d’une pénurie de riz brandi par certains commerçants est-il totalement exclu pour le Sénégal ?  
Alioune Cissé : Sauf cas de force majeure, il peut être soutenu que le Sénégal est préservé de toute rupture dans l’approvisionnement de sa population, dans la mesure où les stocks existants à l’heure actuelle, compte tenu des arrivages prévus les semaines et mois à venir, se situent à un niveau apte à couvrir trois à quatre mois de consommation. Il s’y ajoute que l’Inde, comme l’a signifié le président de la République, a marqué sa disponibilité à fournir à notre pays une quantité de 600 000 tonnes de riz par an. Cette opportunité est de nature à assurer la sécurité alimentaire des populations sénégalaises, en attendant que la souveraineté alimentaire soit acquise à travers le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) initié dans la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana).  
Wal Fadjri : Quelle est l’ampleur de la spéculation, les produits les plus touchés ?  
Alioune Cissé : La spéculation, même si elle a existé auparavant, est en train de s’estomper depuis qu’un arrêté interministériel portant fixation des prix de certaines variétés de riz a été pris en date du 16 avril 2008. Sans aucun doute, le riz a été le produit le plus touché du fait des habitudes de consommation des Sénégalais, mais également par le fait d’une spéculation entretenue en amont et dont les conséquences n’ont pas manqué d’impacter en aval sur le niveau des prix à la consommation. Il demeure entendu que les services techniques du ministère du Commerce sont à pied d’œuvre pour traquer et réprimer, autant que faire se peut, toute tentative d’entrave à la libre concurrence et à la non-conformité aux prix fixés.  
Wal Fadjri : Les producteurs locaux se plaignent de n’être pas assez protégés, est-ce le cas ?  
Alioune Cissé : Toutes les filières agricoles qui ont atteint un certain niveau de production apte à leur conférer une masse critique raisonnable, bénéficient de mesures de sauvegarde les plus idoines possibles. C’est le cas des filières comme l’oignon, la tomate, la banane et à l’époque, en 2004, du maïs. Si le riz n’est pas encore dans le pipe-line, c’est parce que la production locale sur cette spéculation n’est pas encore apte à couvrir les besoins de consommation du pays pour un minimum requis, c'est-à-dire quatre mois au moins. Il demeure entendu que la production locale se doit de s’atteler à une recherche de compétitivité en vue de s’inscrire dans la dynamique de mondialisation des échanges commerciaux.  
Wal Fadjri : Et pour ce qui est des consommateurs, l’Arm a-t-elle les moyens de les défendre contre la flambée des produits de consommation courante ?  
Alioune Cissé : Vous touchez là un problème assez délicat qui appelle l’implication de tous les services concernés. Au demeurant, l’Arm ne dispose pas pour l’instant de l’arme la plus déterminante pour défendre les consommateurs contre la hausse des prix, à savoir le fonds d’intervention et de régulation qui devrait lui permettre de disposer de stocks de régulation ayant un caractère dissuasif. Cependant, elle s’est dotée de moyens susceptibles de lui permettre : d’initier et de mettre en œuvre des schémas de commercialisation pour les produits agricoles et de travailler en synergie avec les structures techniques de l’Etat qui sont habilitées à user de moyens juridiques et réglementaires pour faire appliquer les mesures et décisions prises. En substance, l’Arm fait, mais également fait faire.  
Wal Fadjri : Si tel est le cas, qu’avez-vous fait concrètement pour maîtriser les prix ?  
Alioune Cissé : L’Arm n’a pas attendu aujourd’hui pour contribuer à la maîtrise des prix. Les concertations tenues de manière périodique avec les importateurs ont impacté sur le marché depuis que la structure a été mise sur pied en 2002. Toutes les velléités de hausse ont été jugulées à l’exception de celle que nous vivons et qui n’est en aucun cas l’exclusivité du Sénégal. Les deux leviers qui auraient permis, par exemple, sur le riz, de maîtriser les prix s’avèrent être la disponibilité d’un stock de régulation géré par l’Arm ou l’existence d’une production locale qui serait utilisée pour concurrencer le segment de marché du riz importé. C’est aussi le lieu de rendre un hommage appuyé au Premier ministre qui, en rapport avec le ministère de tutelle, a pris d’importantes mesures portant sur la baisse de la fiscalité sur le riz, permettant à cette denrée d’être à un prix inférieur à 300 francs, c’est-à-dire le prix le plus bas de la sous-région africaine. Maintenant que les prix sont fixés d’autorité, l’Arm peut, en parfaite synergie avec les structures techniques du ministère du Commerce, veiller à l’application, de manière la plus rigoureuse possible, de l’arrêté interministériel portant fixation des prix de certaines variétés de riz, notamment par un suivi quotidien de tous les marchés du pays, un relevé des prix pratiqués et une mise à disposition des résultats d’enquêtes à l’autorité compétente en vue de permettre des prises de décision idoines.  
Wal Fadjri : Par rapport à la Goana, ne pensez-vous pas que l’objectif doit être régulé au lieu de vouloir atteindre les objectifs d’un seul coup ?  
Alioune Cissé : Le Sénégal vit une époque où il faut aller vite et bien. Les échéances sont pressantes, notamment dans le domaine alimentaire où les pays sont obligés de produire leurs besoins nutritionnels. L’étape des études de faisabilité est dépassée, car des programmes ont déjà été entrepris dans le sens initié par le chef de l’Etat. Il convient tout juste de les adapter au contexte actuel et de passer à l’opérationnalisation. L’idéal, c’est que les objectifs soient atteints le plus vite possible en vue de préserver le Sénégal de toute vulnérabilité dans l’approvisionnement de sa population.  
Wal Fadjri : Quelles sont les missions dévolues à l’Agence de régulation des marchés ?  
Alioune Cissé : La libéralisation de certaines filières et de la distribution s’est traduite par un relatif désintérêt des activités de suivi du fonctionnement et de l’organisation des marchés de certains produits de base. L’expérience tirée des dysfonctionnements du marché au cours des dernières années du régime socialiste a rendu nécessaire la mise en place d’une organisation apte à prendre en charge l’ensemble des missions de surveillance et de suivi des denrées stratégiques. C’est sous ce rapport que le président Abdoulaye Wade, lors du symposium national sur les Stratégies de développement et de promotion des exportations (Stradex), le 16 octobre 2001, dans un discours mémorable sur la relance des filières locales, disait : ‘J’ai décidé, pour appuyer convenablement le secteur et lui permettre de tirer pleinement profit des opportunités du marché international, de mettre en place une Agence de régulation des marchés, chargée notamment de définir une organisation commune des marchés des produits agricoles, de gérer un fonds d’intervention et de régulation et de favoriser l’exploitation d’un système de stockage fixe et mobile’. Cela dit, le domaine d’intervention de l’Arm est circonscrit sur un certain nombre de produits agricoles, notamment le riz, l’oignon, le maïs, la tomate, la pomme de terre, le mil et ses variétés et la banane. Le gouvernement de la République du Sénégal, par décret, a mis sur pied l’Agence de régulation des marchés, une structure placée sous la tutelle technique du ministère chargé du Commerce. Elle est conçue comme une réponse à la nécessité d’ouverture de perspectives nouvelles à la production agricole locale. A ce titre, l’Arm constitue un instrument d’aide à la prise de décision pour les différents marchés, un creuset de données stratégiques destinées à contribuer à la formulation, la conduite et l’évaluation de politiques agricoles et commerciales pour les décideurs. L’Arm est aussi un outil de veille, d’alerte et d’anticipation par rapport aux éventuels dysfonctionnements, dont le marché pourrait faire l’objet. Elle est, en plus, une structure d’appui, de soutien et d’accompagnement chargée d’apporter des solutions à la crise de confiance des consommateurs et leur régulière désaffection pour les produits locaux. Tout comme l’Arm intervient pour apporter des solutions aux pratiques spéculatives, sources d’entrave à la libre concurrence et à la sécurité alimentaire et de stabilité socio-politique devant permettre à notre pays d’être à même de se prendre entièrement en charge pour son alimentation de base.  
Auteur: Mamadou SARR  
Lobservateur : Samedi 3 Mai 2008 
Pour cause de manque de terres cultivables La Goana impraticable dans les Niayes  
Goana ou la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance conçue par maître Abdoulaye Wade pour prévenir la famine qui frappe aux portes du pays n’emballe pas trop certains producteurs locaux basés à Mboro. Pour cause de manque criard d’espace cultivable.  
Pour l’un de ces producteurs, en l’occurrence Bamba Diop, horticulteur de son état, la dernière recette du Président Wade subira les mêmes contraintes qui ont jusqu’ici constitué de sérieux handicaps d’abord pour les maraîchers de Mboro, ensuite pour des structures agricoles comme le CPM(centre de production maraîchère), la station agricole de Mboro, le projet des éoliennes de Ndande, le projet de Darou Fall, un immense espace de plus de 40 ha ayant englouti des milliards pour rien. Toutes ces structures quasi improductives sont confrontées à la surproduction, au problème de l’écoulement et de la conservation. Bamba Diop de rappeler que malgré sa réputation de bassin maraîcher capable de nourrir le Sénégal, et capable d’absorber par la même occasion une masse importante de chômeurs, les Niayes n’ont que très rarement bénéficié d’un quelconque apport de l’Etat, « sauf en de rares occasions pour des visites d’Etat dans des lieux ciblés d’avance ». Mais la limite la plus objective à laquelle se heurtera la thérapie de choc de Wade sera sans conteste le manque d’espace cultivable à Mboro. En effet, indique t-il, « il n’existe plus de d’espace cultivable dans cette zone ». À l’en croire, la gestion du foncier pose problème. Et comme la plupart des acteurs de développement basés dans cette localité, il dénonce une sorte de privatisation qui ne dit pas son nom, car soutient-il, à l’heure actuelle les meilleurs espaces sont entre les mains d’intouchables marabouts ou des grands fonctionnaires . Cet accaparement des terres par l’élite, en plus de causer un préjudice pour tous ceux qui tirent leurs revenus de ces terres, constitue un sérieux obstacle au plan GOANA. En effet, fait-il remarquer, les nouveaux propriétaires ne cultivent pas. Ils ont acquis ces terres qu’ils ont transformées en ranch de prestige pour passer les week-end. D’ailleurs face au sentiment de dépossession, les acteurs de développement expriment parfois bruyamment leur aspiration à la réappropriation. Parmi les obstacles qui obstruent le chemin à la GOANA, figure également et en bonne place la durée de vie limitée des arbres riverains des ICS, tous affectés par la pollution. Pour de nombreux producteurs agricoles, le plan GOANA ne présente pas beaucoup d’intérêt dans une localité comme les Niayes considérés comme la capitale maraîchère du Sénégal. À la place de cette thérapie de choc, selon Bara Faye, ils sollicitent une meilleure organisation des activités paysannes et des moyens substantiels pour préserver les acquis.  
Auteur: Ousmane Diouf, correspondant  
DR MO IBRAHIM 
Un Africain engagé  
Par Madior FALL | | samedi 3 mai 2008  
 
L’index Mo.Ibrahim pour la gouvernance en Afrique fait désormais autorité. Il a été adoubé dans tout le continent après avoir été développé par la « Kennedy School of Government, de l’Université de Harvard ». L’initiateur de l’index et qui le porte à bout de bras, Dr. Mo Ibrahim est assurément un Africain engagé à l’image d’un Nelson Mandela, le Sud-africain, véritable symbole vivant d’une Afrique en marche. 
Le Dr Mo Ibrahim est un expert international dans le secteur des télécommunications. L’homme a mené une brillante carrière universitaire et entrepreneuriale. D’origine soudanaise, il est le fondateur de la société africaine de télécommunications Celtel International, l’une des plus grandes entreprises africaines. Dr Ibrahim est ingénieur électrique. Il est diplômé de l’université d’Alexandrie (Égypte). Il est également titulaire d’une maîtrise en électronique et ingénierie électrique de l’université de Bradford (Angleterre) et d’un doctorat en communication mobile de l’université de Birmingham (Angleterre). Mo Ibrahim est membre du Conseil de surveillance régional pour l’Afrique de la London Business School. 
En 1998, l’entrepreneur africain a créé MSI Cellular Investments, renommée par la suite Celtel International. La société opère aujourd’hui sous licence dans 15 pays africains, couvrant plus du tiers de la population du continent. L’entreprise a investi plus de 750 millions de dollars US en Afrique, favorisant l’apport des bénéfices de la communication mobile à des millions de personnes en Afrique. En 2005, Celtel a été vendue à MTC Kuwait pour 3,4 milliards de dollars US, soit à peu près 1300 milliards de Fcfa devenant ainsi l’une des plus importantes entreprises commerciales africaines. 
Fondation Mo Ibrahim 
L’ingénieur ne s’est pas cependant contenté de créer seulement des entreprises qui marchent et rapportent au point d’être reconnu de nos jours comme l’un des meilleurs entrepreneurs et hommes d’affaires les plus réputés d’Afrique. Il a investi également le champ de bataille de la bonne gouvernance pour une Afrique qui veut et doit se mettre au diapason dans un monde globalisé. C’est ainsi qu’il a conçu une fondation pour la bonne gouvernance. Inaugurée en octobre 2006, la Fondation Mo Ibrahim est une initiative africaine dont le but est de renforcer la gouvernance démocratique et promouvoir l’excellence en matière de leadership sur le continent. 
Chaque année, la Fondation Mo Ibrahim décerne un Prix Mo Ibrahim pour le Leadership en Afrique (Mo Ibrahim Prize for Achievement in African Leadership) au chef d’Etat africain qui aura démontré l’excellence en matière de leadership lorsqu’il était au pouvoir. Présidé par Mr. Kofi Annan, le Comité du Prix donne une récompense de cinq millions de dollars au lauréat identifié par le comité. En octobre 2007, Mr. Joaquim Chissano, l’ancien président du Mozambique, fut le premier ancien chef d’Etat á recevoir le Prix. 
Chaque année, la Fondation publie également l’Index Ibrahim sur la Gouvernance en Afrique (Ibrahim Index of African Governance), qui est le classement mondial de référence des nations africaines, en matière de gouvernance. L’Index a été développé par la Kennedy School of Government, de l’Université de Harvard. L’Index Ibrahim a été créé pour répondre au besoin d’avoir une méthode globale et objective pour mesurer la qualité de la gouvernance en Afrique sub-saharienne. 
POURQUOI J’AI CHOISI DAKAR 
Par | | samedi 3 mai 2008  
Par Mo Ibrahim 
Depuis fort longtemps, le Sénégal est un exemple majeur pour notre continent, C’est l’un des plus anciens pays indépendants d’Afrique .Il a déjà connu une remarquable succession de gouvernements stables et compétents. Ces dernières années, son influence et son autorité morale ont fait considérablement avancer la cause africaine sur la scène internationale. 
C’est pourquoi la Fondation Mo Ibrahim a souhaité venir ici , au Sénégal , pour échanger sur la façon dont l’Afrique peut encourager encore l’ excellence du leadership et de la gouvernance politique sur notre continent. 
J’ai fondé la Fondation Mo Ibrahim en 2006 pour soutenir la gouvernance sur le continent. Le cœur de cible de la Fondation, c’est de promouvoir l excellence de la gouvernance et des leaderships africains. Car c’est bien de la gouvernance et du leadership que dépendra notre capacité à convertir la croissance économique que connaît aujourd’hui notre continent en amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens. . 
Sans gouvernance de qualité, les ressources naturelles continueront d’être gaspillées, les investisseurs continueront à être dissuadés, et les citoyens n’auront pas la sécurité physique et économique qui leur est due. Mais si les gouvernements de notre continent relèvent ce défi, l’Afrique sera enfin en mesure de réaliser l’immense potentiel qui est le sien ;. 
Une nouvelle génération de dirigeants s est d’ores déjà engagée à combattre la corruption et à autoriser l’examen de leurs performances. La Fondation Mo Ibrahim souhaite soutenir ces dirigeants visionnaires, face a une occasion sans précédent d’assurer un changement durable à leurs concitoyens. Elle le fait au travers de deux grandes initiatives : l’Index Ibrahim et le Prix Ibrahim 
L’Index Ibrahim de Gouvernance Africaine classe chaque pays d’Afrique subsaharienne en fonction de sa capacité à améliorer la situation de sa population ., Lorsque ces informations auront été collectées sur plusieurs années, il sera possible d’évaluer l’évolution de cette gouvernance sur la durée. 
Établi sous la direction de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard et avec l’appui d’éminents universitaires africains, l’Index Ibrahim utilise 58 critères pour évaluer la gouvernance. 
Ces critères visent à définir la qualité des services rendus aux citoyens par les pouvoirs publics. Il s’agit bien de mesurer les résultats concrets pour la population, et non les engagements pris ou les sommes dépensées. 
Les performances d’un gouvernement sont évaluées dans cinq grands domaines : sécurité ; droits de l’homme et participation, transparence, corruption et application des lois ; développement humain ; développement économique durable. L’Index a été publié pour la première fois en septembre dernier .Il sera mis à jour chaque année, ce qui permettra d’évaluer les évolutions. 
Sans surprise, le Sénégal a obtenu un des meilleurs scores, se classant 9° sur 48 pays, avec des performances particulièrement remarquables pour les critères relatifs à la sécurité , la participation et les droits de l’homme. J’espère que cette belle réussite se poursuivra ; 
Nous espérons que l’Index Ibrahim fournira un cadre utile à un débat constructif entre la société civile et les responsables politiques sur le mode de gouvernance. Il s’agit la d’une initiative africaine qui doit permettre à l’Afrique de se réapproprier les sujets de gouvernance. 
Au delà de cette initiative, la Fondation a mis en place le Prix Ibrahim de la bonne gouvernance africaine , pour honorer les chefs d’Etat ou de gouvernements qui auront fait preuve d’excellence et améliore le sort de leurs concitoyens par leur mode de gouvernance. 
Notre premier lauréat, Joaquim Chissano, ancien Président du Mozambique, incarne les valeurs que la Fondation entend promouvoir. Pour avoir su ramener la paix et la démocratie à son pays après des années de guerre civile violente, et engager un dialogue constructif avec les représentants de l’opposition, il apparaît bien , non seulement comme un remarquable chef d’Etat pour son propre pays, mais aussi comme un exemple pour notre continent. 
J’espère que ce prix et la médiatisation de cette remarquable réussite qu’est celle du Président Chissano permettront d’équilibrer le point de vue, souvent dominant en dehors de l’Afrique, selon lequel notre continent est incapable de faire preuve de bonne gouvernance. Joaquim Chissano, Nelson Mandela, qui a été fait Lauréat d’Honneur, Kofi Annan, Président du Comité du Prix, sont là pour démontrer que notre continent peut produire des leaders v qui sont autant d’exemples pour l’ensemble du monde. J’espère aussi que ce prix incitera d’autres dirigeants de talent et de vision à s’engager à œuvrer pour le bien de leurs pays, tant il est vrai que confrontés à l’immensité et à l’ampleur des défis, l’Afrique a besoin de beaucoup des Chissano, Mandela et Annan. 
C’est dans cet esprit que la Fondation Mo Ibrahim est venue ici , chez vous, pour mieux comprendre l’histoire de cette « success story africaine » , et examiner comment, ensemble, entre nous , nous pouvons œuvrer pour améliorer la gouvernance sur notre continent et ainsi aider l’Afrique à réaliser son immense potentiel. 
Le titre est de la Rédaction 
* Dr Mo Ibrahim est un expert international dans le secteur des télécommunications, qui a mené une brillante carrière universitaire et entrepreneuriale. D’origine soudanaise, il est le fondateur de la société africaine de télécommunications Celtel International, l’une des plus grandes entreprises africaines. 
 

 

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