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LETTRE OUVERTE à Wade

L'OFFICE : 
Crise d’autorité 
La baisse des denrées de première nécessité, a été annoncée en grande pompe par le régime d’Abdoulaye Wade. Mais, malheureusement, il peine à appliquer cette décision. Rien n’a changé dans le panier de la ménagère, sinon qu’on assiste encore à des pénuries de toutes sortes. Wade s’envole comme d’habitude aux Usa, en nous laissant un os à ronger, ses fumeuses retrouvailles avec Idrissa Seck, qui n’intéressent que « deux grands bandits ». Et la Gc nous pompe l’air, dans ce débat stérile. De meilleures conditions de vie « lagnou wax ». 
( Mor Todjangué )  
 
 
SUD QUOTIDIEN: 
Nos deux dëmm entrent encore en scène  
jeudi 15 janvier 2009  
Ce « père » et ce « fils » sont effectivement des dëmm, des anthropophages qui se croient chacun plus rusé que l’autre et qui vont se livrer encore un combat sans merci, un combat dont l’issue devrait être l’enfer pour tous les deux, la seule place qu’ils méritent. Voilà que, comme par enchantement, et après tout ce qu’ils nous ont fait vivre de la période qui va du 21 avril 2004 à nos jours, ils sortent de leur boîte pour oser nous déclarer que tout est désormais derrière eux ! Ces deux compères n’en sont pas, loin s’en faut, à leur premier coup : ils nous ont habitués à leurs interminables ruptures-retrouvailles. Cette fois-ci quand même, la coupe est vraiment pleine, même pour nombre de leurs militants respectifs, à qui il reste encore au moins une part de lucidité. A la sortie de l’audience surprenante et malheureusement fortement médiatisée de ce lundi 12 janvier 2009, le « fils » donne une conférence de presse pour nous jeter à la figure ceci : « Tout ce qui nous opposait est maintenant derrière nous, sans aucune ambigüité. » Le Coordonnateur de la Cap 21, désormais témoin de tous les forfaits, le confirmera en ces termes : « Léépp lu baayam jàppoon, bayyi na ko. » Autrement, le « père » a tout oublié et a pardonné à son « fils ». Ce n’est pas plus simple que cela : comme si entre les deux acolytes, il ne s’est jamais rien passé de vraiment grave. Le plus zélé défenseur de Me Wade a également tenu à nous assurer que les deux larrons n’ont parlé que de politique et a rappelé – il a osé – « l’attachement de Me Wade à la séparation des pouvoirs ». 
Je rappelle souvent dans mes contributions que ces deux individus nous prennent pour des demeurés. Et ils n’ont peut-être pas tout à fait tort d’ailleurs, car nous sommes prêts à avaler toutes leurs couleuvres. Le scandale du contrat signé avec Zam-Zam est déjà tranquillement derrière nous, malgré les conséquences catastrophiques que sa mise en œuvre pouvait entraîner. Idrissa Seck peut donc se permettre de se présenter devant nous pour faire avaler que tout ce qui l’opposait à son « père » est désormais derrière nous. Ce serait moins grave s’il s’était contenté de déclarer que c’était plutôt derrière eux, qui ont trouvé certainement une clé de répartition du « butin ». Pour ce qui nous concerne, tout est encore devant. 
Nous avons beau être frappés d’amnésie, nous nous souvenons quand même encore que, recevant au Cices une délégation de femmes transhumantes de Thiès venues faire acte d’allégeance, il avait copieusement chargé Idrissa Seck en usant de la métaphore qui est encore fraîche dans nos mémoires. Il l’enverra ensuite en prison pour au moins six mois. Nous nous rappelons aussi parfaitement que, de Paris, il confiait à L’Express du 10 novembre 2 005, sa position sur le cas Idrissa Seck en ces termes sans ambiguïté : « Je me suis trompé et il m’a trahi (….). Il est tout à fait exclu que nous continuions à coexister dans le parti. » Et il ajouta ce terrible commentaire : « Quand vous réchappez à la morsure d’un serpent venimeux, vous ne l’hébergez plus chez vous[1]. » 
Auparavant, il avait lâché la bride à certains de ses collaborateurs qui rivalisaient d’ardeur à déverser sur le pauvre Idrissa Seck des tombereaux d’injures et d’accusations aussi graves les unes que les autres. On retiendra en particulier les accusations publiques gravissimes de Me Ousmane Ngom, qui venait de retrouver la « maison du père » et avait besoin de se faire pardonner. C’était lors d’une interview accordée à L’Observateur du 26 avril 2004. Après l’avoir traité au passage de Raspoutine africain et accusé de félonie, de ruse, de boulimie de pouvoir, d’argent et de possession, de perfidie, de séduction (par le Coran) et de blasphème, Me Ngom évoque « le scandale de l’achat du nom de domaine de la Sonatel. Com sous le faux nom de Paul Stewart avec une fausse adresse aux Etats-Unis », ainsi que « le scandale des autorisations d’importer des véhicules avec un réseau national et un réseau international ». Me Ngom ne s’arrête pas en si bon chemin et va bien plus loin encore dans ses graves accusations. Ainsi, assénait-il : « Au Ministère du Commerce, Idrissa avait fixé des objectifs financiers (comprenez des valises ou grosses enveloppes qu’ils devaient lui remettre chaque semaine) et ceux qui faisaient de la résistance ont été limogés sans ménagement ». 
Me Ousmane Ngom se fait ensuite le plaisir de rappeler cette phrase qu’Abdourahim Agne aurait lancé un jour à la figure de M. Seck : « Tout le monde peut parler de corruption au Sénégal sauf toi, Idrissa. » Il poursuit son sévère réquisitoire en ironisant à l’envi : « Je ne parle pas des scandales plus récents, depuis l’avènement de l’alternance, qui sont cent fois plus énormes, avec des transferts massifs de fonds en Europe, en Australie, aux Etats-Unis et j’en passe. Sans parler des acquisitions immobilières à Paris, à Lille, aux USA, à Dakar et surtout à Thiès où la moitié de la ville a été achetée par Idrissa Seck et son clan. » « C’est quand même scandaleux, poursuivait Me Ngom, comme pour donner le coup de grâce, c’est quand même scandaleux pour quelqu’un qui, à la veille de l’alternance, a laissé des arriérés de loyers à l’Agence immobilière, qui lui louait son cabinet. » L’interview comporte de nombreuses autres accusations aussi graves les unes que les autres. Pour toutes réponses, Idrissa Seck s’était contenté de citer un verset de Coran[2]. 
Quelque temps après, c’est le même Me Wade, toujours le même vraiment, de qui tous les déboires d’Idrissa Seck sont arrivés, qui le reçoit en grande pompe, exactement le 22 janvier 2007, à quelques encablures de l’élection présidentielle de cette année-là. Le candidat sortant, qui craignait alors comme la peste de ne pas être réélu et de rendre compte de ses nombreux forfaits fit, contre toute attente, appel à son « fils d’emprunt », malgré les graves accusations que lui-même et ses proches ont portées sur lui. La fameuse audience était malheureusement parrainée par le chef religieux Serigne Abdoul Aziz Sy Junior. Nous avons vu et entendu, à l’occasion, Me Wade « blanchir » sans état d’âme son compère. « Ses contempteurs, avait-il alors lancé, n’ont pas pu apporter les preuves de leurs accusations ». N’était-il pas le premier contempteur ? Lui aussi n’avait-il pu trouver aucune preuve ? Bref, il annonça publiquement et officiellement le retour de son « fils d’emprunt » à ses côtés, non sans préciser que l’intéressé allait faire une déclaration dans ce sens. On connaît la suite : point de déclaration de la part de M. Seck qui déposa, le même jour, sa candidature à l’élection présidentielle. 
A l’arrivée, Me Wade est gagnant dès le premier tour et le1er mars 2007, la Cour d’Appel le déclare provisoirement élu. C’est l’occasion qu’il choisit pour faire sa première apparition à la télévision nationale. Il manque alors manifestement de grandeur et de magnanimité : le premier acte de sa nouvelle gouvernance – il y était déjà – a été de pilonner ses pauvres adversaires défaits, les accusant de tous les péchés d’Israël, tout en sachant qu’ils n’avaient pas la possibilité de lui porter la contradiction par le même canal. Ce jour-là, il a porté des accusations particulièrement graves sur son ancien Premier ministre et fit, le concernant, cette terrifiante révélation, comme s’il avait bu du yassi : « Nous étions dans une sorte de jeu d’échec à distance. Il m’a demandé à sortir de prison. Je lui ai demandé de rapporter l’argent qu’il avait pris. Et il s’est engagé à rembourser l’argent qu’il avait pris. » Et pour se faire plus convaincant et nous étonner encore plus, notre président affairiste brandit, contre toute attente, le fameux « Protocole de Reubeuss ». 
Dans ce document en date du 29 décembre 2 005, il est mentionné : « Je soussigné, Monsieur Idrissa Seck, ex-Premier ministre du Sénégal, m’engage, dès ma libération, à remettre à Maître Ousmane Sèye et à Maître Nafissatou Diop, pour le compte de Monsieur Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, la somme de 7 milliards de Fcfa à titre de d’acompte sur les fonds politiques pour l’organisation des élections législatives et présidentielles de 2 007. Les élections générales de 2 012 seront financées sur le reliquat des fonds. » L’homme qui nous dirige continue, en verve son ndëpp : « Nous pensons qu’il y a entre quarante milliards et plus déposés dans un compte trust à New York chez un avocat. La Justice a fait des commissions rogatoires dans le cadre des accords judiciaires. (….). 
La France a donné un rapport (et, de ce pays), nous avons reçu pratiquement toutes les informations. Il reste le Luxembourg, la Suisse et surtout les Etats-Unis. » Me Wade ajoute que les tentatives de l’ancien Premier ministre de planquer des milliards au Luxembourg se sont soldées par un échec, les autorités de ce pays s’y étant opposées. Ce jour-là du 1er mars 2007, nous apprendrons encore de la bouche de Me Wade – beaucoup le savaient déjà d’ailleurs – que les fonds spéciaux qui sont une autorisation de l’Assemblée nationale, s’élèvent à 620 millions de francs Cfa et, qu’avec Idrissa Seck, qui « glanait des fonds à droite et à gauche », ils sont montés à 14 milliards. Ce qui était plus cocasse encore, c’est que Me Wade voulait nous faire croire qu’il n’avait été pour rien dans tous ces milliards et que c’est Idrissa Seck qui les « a glanés à droite et à gauche » et, tenez-vous bien, à son insu. Quand même ! Sommes-nous aussi sots pour croire à cette histoire ? Pour ce qui est de la gestion des fameux fonds spéciaux d’ailleurs, M. Seck s’était déjà longuement expliqué devant la Commission de la Haute Cour de Justice, en révélant notamment que, dans ce cadre, il avait eu à gérer des dizaines de milliards de francs Cfa. A la question des magistrats de savoir d’où provenaient ces milliards, il répondit sans fard : « Des fonds diplomatiques et autres aides budgétaires que Me Wade ramenait de ses nombreux voyage. » Il ajoutera que, sur instruction du Chef de l’Etat, il en a fait profiter à des chefs religieux, à de hauts magistrats, à des officiers supérieurs et généraux de l’Armée nationale, à des ministres de souveraineté, etc. Il ne dira pas qu’il s’est largement servi lui aussi : il le dira plus tard. 
C’est énorme, tout cela ! Quel est le montant réel du « butin » qui oppose ces deux individus ? 70, 80, 100 milliards ou plus ? Dans quel pays sommes-nous et qui est vraiment cet homme qui nous dirige ? Revenons à ses propos de ce 1er mars 2 007 ! Á une question sur le profil de l’homme ou de la femme qui devrait lui succéder, il répond : « (…) En tout état de cause, ce n’est pas Idy. J’ai rompu définitivement avec lui. Nous nous retrouverons devant Dieu. » Et il martèle, comme pour s’en convaincre lui-même : « Ce ne sera pas lui, il faut qu’il le comprenne. » 
Notre Goor gi national prétendait donc, publiquement, avoir rompu définitivement avec Idrissa Seck et lui donnait rendez-vous devant Dieu. Nous nous souvenons encore qu’il affirmait, en se frappant la poitrine : « Je peux lui pardonner tous les torts qu’il m’a faits, mais l’argent du contribuable, jamais ! » Alors, le rendez-vous devant Dieu a-t-il déjà eu lieu ? L’argent du contribuable a-t-il été rendu ? Si oui, quel en est le montant ? D’où a-t-il été puisé ? A toutes ces questions, point de réponse et les deux compères veulent nous faire tourner aussi facilement la page ! Qui va désormais accorder le moindre crédit à leurs propos et à leurs engagements ? 
Idrissa Seck, l’hypocrite, le fieffé menteur, qui traitait son père d’ancien spermatozoïde et de futur cadavre, n’est pas le moins du monde gêné de se pavaner (daagu) dans la « maison » du Pds. Il revient sans état d’âme sur cette fameuse déclaration qu’il semble tant affectionner tout en sachant, chaque fois qu’il la brandit, qu’il ment effrontément, devant Dieu et devant les hommes. « Jusqu’à l’extinction du soleil, dans huit milliards d’années, personne ne pourra m’imputer un seul franc qui ne soit pas licite », a-t-il la fâcheuse habitude de crier sous tous les toits. Pourtant, c’est lui-même qui va apporter son propre démenti : invité du « Grand Jury » de Mamadou Ibra Kane de la radio privée Rfm, il fera cet aveu de taille, sans que personne ne lui ait vraiment mis du sucre dans la bouche : « Je ne me suis pas enrichi à la faveur du pouvoir. Les seules ressources que mon passage au pouvoir a mises à ma disposition et qui renforcent mes moyens d’intervention politique et sociale, ce sont les fonds politiques que le Président de la République lui-même m’a discrètement alloués. » Mensonge que tout cela. Les fonds politiques autorisés ne suffisent même au président Wade pour se rincer les dents. Si c’est vrai qu’il lui a alloué des fonds, ceux-ci proviennent sûrement des milliards qu’il déclare avoir lui-même gérés et qui viendraient des fonds diplomatiques et autres aides budgétaires, dont la place naturelle est au Trésor public. Ce sont donc des fonds détournés et Idrissa Seck le sait parfaitement. Farba Senghor avait bien raison : Idrissa Seck est un sacré voleur, et il le reconnaît lui-même, publiquement. 
Voilà le bref rappel que je me suis résolu à faire, après bien des hésitations et des réticences. Il le fallait, je crois, pour administrer la preuve aux deux acolytes et à tous les automates qui les entourent et sont prêts à tout avaler, que tous les Sénégalais ne sont quand même pas les imbéciles et les demeurés qu’ils croient. C’est l’occasion de jeter un clin d’œil à tous ces prétendus médiateurs, notamment certains chefs religieux, qui s’impliquent un peu trop facilement et trop imprudemment dans le différend qui oppose les deux coquins – puisque c’est ainsi que les appelle désormais une bonne partie de la presse et de la classe politique –, et dont ils sont les seuls à maîtriser les tenants et les aboutissants. Leur retrouvaille – si toutefois celle-ci dure – devrait inciter en particulier toutes les composantes de l’opposition à resserrer leurs rangs. Aucune d’elle, prise isolément, ne peut faire seule face, quelle que soit sa représentativité supposée, à leur ruse, à leur intelligence diabolique et à leur fortune immense, qui trouvent un terreau fertile dans l’analphabétisme et la pauvreté des populations des banlieues déshéritées des villes et du monde rural ainsi que, malheureusement, dans la cupidité morbide de certains chefs religieux et grands notables. 
MODY NIANG,  
e-mail : modyniang@arc.sn 
[1] Dans sa conférence de presse, Idrissa Seck semblait bien se réjouir, Iba Der avec lui, de ces mots que lui auraient adressés son « père « : « Le temps que j’ai vécu avec toi, je ne l’ai pas vécu avec Karim. » Ce temps qu’il a vécu avec lui pour découvrir que c’est un serpent venimeux ! 
[2] Je passe sous silence les attaques règle du plus irréductible adversaire d’alors de M. Seck, le truculent Farba Senghor. 
 
DIFFICULTES DANS LA MISE EN ŒUVRE DES PROJETS DE LA BAD L’Etat appelé à payer ses arriérés de 2008  
par Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN , jeudi 15 janvier 2009  
Le non-respect total des engagements de l’Etat dans le cadre de sa coopération avec le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a impacté sur la bonne application des opérations qui étaient retenues en 2008. La cinquième revue annuelle conjointe de la coopération tenue ce mercredi 14 janvier à Dakar a révélé que les difficultés conjoncturelles pour l’Etat, en 2008, de mobiliser sa contrepartie, font partie des éléments qui ont pénalisé l’exécution des opérations et de certains chantiers. 
Le gouvernement est appelé à apurer les arriérés de paiement 2008 dans le cadre de la coopération avec la Banque africaine de développement (Bad) et s’assurer de la mobilisation de l’ensemble des ressources de contrepartie prévues au titre de l’année 2009. Ces recommandations font suite à l’impact que les difficultés conjoncturelles de l’Etat en 2008, de mobiliser les ressources de contrepartie, ont eu sur l’exécution des opérations et de certains chantiers. « Un problème relevé par certains projets financés par la Banque c’est le non décaissement de la contrepartie nationale. Nous décaissons notre part et la contrepartie nationale a eu quelque retard », a affirmé le représentant résident régional du bureau régional de la Bad au Sénégal. En marge de la cérémonie d’ouverture de la présente revue annuelle, M. Mohamed H’Midouche a expliqué que cet état de fait s’explique par la situation macro-économique qui prévaut dans le pays. 
La revue des projets nationaux montre que le portefeuille actif de la Bad compte 16 opérations nationales en décembre 2008. Ce qui représente ainsi un volume net d’engagement de 146 milliards de F Cfa. La dernière opération financée par la Banque concerne le Projet d’appui à la stratégie de réduction de la pauvreté, approuvée en décembre 2008, alors que l’opération la plus ancienne remonte à mai 2000 avec le Projet d’appui à l’élevage. Le représentant résidant du bureau régional de la Bad informe que ces 16 opérations se décomposent en 11 projets, deux études, deux appuis institutionnels et un appui budgétaire. Les financements se répartissent en prêts (95,7%) et en don (4,3%). Le taux global de décaissement de 52,04% (104,8 millions d’UC) pour un age moyen du portefeuille de 4,7 ans. Ce qui représente un décaissement annuel de l’ordre 11,2%. Globalement, la performance des opérations a été « relativement satisfaisant » en matière d’acquisition des biens et services, d’exécution financière, de réalisation des activités et travaux. 
Les procédures de passation de marché non maitrisées par les cadres 
Le ministre d’Etat, ministre de l’économie et des finances, M. Abdoulaye Diop pense que le niveau du taux de décaissement enregistré est la conséquence des quelques insuffisances notées et qui sont, d’après lui, liées notamment à la faible maîtrise des procédures de passation de marché, principale source de retard dans le traitement des dossiers. Sur ce point le représentant résident du bureau régional du Groupe de la Bad à Dakar affirme que « les sources de retards sont multiples. D’abord entre l’approbation et la signature, il y a un délai qui est estimé parfois à 180 jours. On a réduit ce délai à deux jours voir une semaine. C’est un effort important qui a été fait mais la non maîtrise des procédures d’acquisition des biens et services par les cadres pose problème ». M. Mohamed H’Midouche a précisé qu’il ne parle pas des cadres des projets qui sont déjà opérationnels et qui exécutent. « Il s’agit surtout des nouveaux projets. Chaque fois on passe par de nouvelles agences d’exécutions. Ce qui nécessite la formation des gens et ça prend du temps ». 
Avec le retard noté dans la mobilisation de la contrepartie nationale, M. H’Midouche a rappelé que des fonds qui ont été mobilisés à travers différents bailleurs de fonds avec l’engagement du gouvernement pour apurer les arriérés de l’Etat vis-à-vis des entreprises et des agences qui travaillent dans les projets qui sont financés par la banques. « Je peux vous témoigner que des actions sont en train d’être prises et les problèmes sont en train d’être réglé ». Par contre sur la gestion des ressources humaines engagées dans l’exécution des projets, M. H’Midouche a jugé contraignant le taux « relève » de rotation du personnel. Ainsi, s’est-il désolé, « là, nous ne pouvons pas le maîtriser parce qu’on ne peut pas prévoir si quelqu’un va rester ou pas jusqu’au terme de son contrat. Vous recrutez quelqu’un, vous le former, il est bien outillé et puis il abandonne son poste pour une autre opportunité de travail ». 
Dans le même cadre, il a ajouté que : « nous avons constaté par exemple que des médecins formés à l’intérieur du pays aussi disparaissent de leur lieu de travail et ce qui est inadmissible ». C’est ainsi que, renseigne le représentant résident du bureau régional de la Bad à Dakar, « On a demandé au gouvernement d’introduire la notion de contrat de performance, d’assurer que la gestion soit accès sur le résultat et que tout le monde s’implique ». Pour lui, cette démarche va permettre aux cadres de s’approprier des projets. Par ailleurs, il reconnaît que : « c’est vrai que nous faisons une pression terrible aussi à travers les missions de supervision de projet que nous organisons tous les six mois sur le terrain. Ce qui ne veut pas dire qu’entre les deux missions on ne fait rien parce qu’il y a un suivi qui est assuré par le bureau qui est en train d’être étoffé avec le doublement de l’effectif qui passe de 15 à 30 pour mieux servir ». 
Ces difficultés relevées ne sont pas exclusivement du ressort de la partie sénégalaise. Le représentant résident du bureau régional de la Bad a également souligné que « à notre niveau aussi, il y avait des problèmes. Il y avait des tasks managers situés à Abidjan ou à Tunis qui doivent donner des avis de non objection et aujourd’hui, ils sont chez moi. On ne remonte plus à Tunis ou ailleurs parce que les décisions sont prises et vous verrez les améliorations ». 
Devant l’acuité des problèmes de non maîtrise des procédures de passation de marché, le ministre d’Etat, ministre de l’économie et des finances, a salué l’organisation par l’Institut africaine de développement en mars 2009 à Dakar d’un atelier sur la mise en œuvre des projets et programmes à l’intention des projets. M. Abdoulaye Diop pense que « cet exercice, couplé au renforcement du bureau régional de la Bad en personnel et en pouvoir de décision, devrait permettre de corriger sensiblement les défaillances et les retards constatés dans la préparation et le traitement des dossiers et améliorer le taux de décaissement ». Sur cette lancée, il a exhorté les responsables de la Bad à finaliser rapidement les modalités du processus de transfert de la mission de conduite des audits des projets par la Cellule d’appui à la Mise en œuvre des Projets et Programmes (CAP) de son département ministériel. 
La présente revue annuelle révèle que plus d’un tiers des opérations en cours vont être clôturées au cours de l’année 2009, ce qui contribuera à un rajeunissement sensible du portefeuille. Le document de préciser que le secteur rural est majoritaire, avec cinq opérations et 31,5% des financements, suivi des secteurs de l’eau (19,5%) et des infrastructures (19,5%), des infrastructures (19,2%) et social (13,0%). 
KARIM WADE, A LA MAIRIE DE DAKAR ? UNE VRAIE HISTOIRE A DORMIR DEBOUT… « Au pays des boiteux, chacun pense qu’il marche droit. »  
par SUD QUOTIDIEN  
Il aura tout fait, pour hisser son fils au sommet de l’Etat ; mais Il aura aussi tout fait, pour liquider tous ses héritiers potentiels. Jamais dans l’histoire du Sénégal, un père n’aura été aussi dévoué pour mettre son fils en avant. Le mensonge, même s’il donne des fleurs, ne donnera jamais de fruits. Si la nature a horreur du vide, Me Wade, lui, adore la politique du vide. C’est son domaine de prédilection. 
« L’année 2009 ne se fera pas sans Karim Wade », à coup sûr, parce que c’est en 2009 que les Sénégalais ont décidé d’en finir avec lui, pour dire non à la monarchie rampante, pour corriger la désillusion de l’alternance et rappeler à Abdoulaye Wade que le peuple est souverain. Ils viennent d’annoncer la couleur, les lieutenants de Karim Wade, cet individu qui ne s’adresse aux Sénégalais que par personnes interposées. Mais de quoi a-t-il peur ? Et pourtant, il aimerait bien pouvoir s’adresser aux Sénégalais, seulement, il ne parle pas leur langue… On lui prête l’intention de vouloir succéder à Pape Diop à la mairie de Dakar, un passage obligé pour ensuite succéder à son père. Décidément, le Sénégal regorge de guignols qui n’ont pas encore fini d’amuser la galerie. Quant au père, il a déjà montré ses limites : il lui a fallu deux mandats seulement, pour qu’il réussisse à faire voler en éclat, une bonne partie des symboles de la République. Inutile donc de perdre du temps avec le fils, nous avons mieux à faire. Les priorités de la République sont ailleurs. Au passage, nos sincères condoléances pour le regretté PDS, ce parti fantôme qui vient d’être phagocyté par la GC, et qui désormais repose au cimetière des promesses de l’alternance. D’ailleurs, Abdoulaye Wade même n’en parle plus, il a déjà fait le « deuil » de cette formation politique depuis belle lurette. 
Une candidature irrecevable et illégitime 
On a beau fouiller dans les archives du Sénégal pour trouver le nom de Karim Wade parmi ceux qui avant 2000, ont rendu un seul service à la nation, fût-il le moindre… Ce serait donc insulter les Sénégalais que de vouloir leur imposer une personne méconnue de leur histoire politique, un individu dont on n’aurait sans doute jamais entendu parler si son père n’était pas arrivé au pouvoir. La République ne mérite pas d’être méprisée à ce point, à moins que nous acceptions d’abdiquer devant la monarchie rampante. L’intronisation du prince de la République passerait obligatoirement par la prise de contrôle de la mairie de Dakar. Cette étape sera la phase test du hold-up électoral que le pouvoir compte mettre en œuvre pour 2012, comme le Togo l’a si bien réussi. Après avoir élu et réélu Abdoulaye Wade, la pire des erreurs que nous puissions commettre est de confier à Karim Wade la ville de Dakar. Voila bien une façon pour le président de légitimer son fils aux yeux de l’opinion, malgré les mises en garde répétées. Tout se joue donc aux élections locales de mars prochain, si elles ont bien lieu. Il est encore possible d’interrompre le processus de togo-isation du Sénégal, afin de laver l’honneur sali de cette République dont nous étions tous fiers au lendemain de la chute du régime socialiste. Oui, nous pouvons y arriver et nous allons y arriver. Nous serons tous debout comme une seule personne pour faire face au hold-up électoral sur lequel comptent les cinq mousquetaires de la GC qui n’arrêtent pas de cirer les pompes au fils du président. Nous avons les moyens de mettre fin à leur volonté d’asseoir une main mise sur les collectivités locales que ces vautours veulent assaillir à tout prix. 
« Seul un sot mesure la profondeur de l’eau avec ses pieds » 
Une démocratie ne se mesure pas seulement par la pléthore de partis politiques, ni par le nombre de journaux, radios ou chaînes télé, mais aussi par l’indépendance de la justice, le respect des libertés et l’équilibre des pouvoirs. Heureusement qu’au Sénégal, la presse républicaine joue le rôle de contre-pouvoir malgré l’acharnement et les vaines tentatives de musèlement dont elle a fait l’objet. Le contre-pouvoir est pour la démocratie, ce que la virilité est pour l’homme car une démocratie sans contre-pouvoir n’est qu’une copie pâle et imparfaite de la monarchie. Malgré la séparation théorique des pouvoirs, l’exécutif a réussi à assujettir le législatif et le judiciaire. Le Sénat, par le biais de son président, a déjà signé l’acte d’allégeance au Prince, pour ne pas être mangé à la même sauce qui a complètement « démackisé » l’assemblée nationale, ce temple de la somnolence dont les locataires ont été élus à moins de 24 pour cent des suffrages. « Allah n’aime pas les traîtres », la République, non plus. La traîtrise, même si elle n’est pas héréditaire, est très contagieuse de nos jours… Les traîtres, comme les anciens bourreaux, adorent la victimisation : voila pourquoi ils finissent tous par être « démackillés » avant de passer à la trappe. 
Des institutions déjà à genoux 
A peine nommé, le nouveau président du parlement et successeur de Macky Sall jure fidélité au Père, au Fils et à la Sainte Vert, ces symboles de la trinité sénégalaise, comme le veut la tradition monarchique. Quand aux collectivités locales dissoutes par décret, le tour est déjà joué : elles sont déjà moulues et assaisonnées à la sauce du Concret, comme l’a été l’ambassade du Sénégal à Paris, malgré les réticences de l’Elysée. Le diplomate Doudou Salla Diop ne nous démentira pas. Abdoulaye Wade ne fait rien de gratuit. Il a toujours une idée derrière chaque acte posé. Le dénominateur commun à tous ces remaniements institutionnels est Karim Wade. On comprend le président : il veut bien assurer ses arrières, jusque dans l’au-delà, quoi de plus normal ? Tous ces tripatouillages abusés et abusifs de la Constitution visent à baliser la voie au fils du président, comme la loi constitutionnelle 2008/66 qui prolonge illégalement le mandat du président de cinq à sept ans. Même un élève de grande section réfuterait les arguments fournis par le président de la République à ce sujet. L’anglais George Orwell nous avait déjà prévenus : « le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges… et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent ». Ils viennent de lancer un défit à tous les citoyens soucieux de l’avenir de la République. 
Ces oiseaux de « mauvais augure » sont entrain de s’accaparer du « bol de riz » qu’ils ne lâcheront pour rien au monde. Il faut avoir la mémoire courte pour se rappeler que, malgré tous les moyens de l’Etat mis à sa disposition, Abdou Diouf n’a pas cherché à s’imposer à la tête d’un Etat qui ne voulait plus de lui. Il a eu la sagesse de partir à temps ; autrement, il n’aurait pas survécu au séisme populaire qui a mortellement foudroyé le régime socialiste. La République survivra au régime de l’alternance, comme elle a survécu aux socialistes. La « togo-ïsation » du Sénégal a déjà avorté ; elle a échoué sur toute la ligne, malgré tout le tapage médiatique et la pollution sonore dont font montre les conspirateurs de la GC. 
Le pouvoir, de père en fils, comme au Togo 
En élisant le père à la Magistrature Suprême en 2000, les Sénégalais ont aussi élu le fils, sans s’en rendre compte. Depuis lors, bonjour dérive. Les représentations diplomatiques sont multipliées par quatre ; des agences budgétivores se substituent au gouvernement parce que le pays s’est retrouvé avec deux présidents : l’un est officiel, très rusé et s’exprime sur toutes les questions internationales même si on ne lui demande pas son avis, et passe la majeure partie de son temps à s’adonner à son sport favori : survoler l’atmosphère, pour « multiplier les voyages planétaires », empêchant nos prières de monter au ciel, alors que l’autre, très officieux et très discret, est assis sur le « rivage », en train de bâtir un château sur du sable mouvant, tout en se réfugiant dans un mutisme très assourdissant. Le père et le fils ont l’air d’en vouloir beaucoup aux Sénégalais, on ne sait pour quelle raison. Les deux sont l’alpha et l’oméga de la politique. Et pourtant, il est si « parfait », notre prince de la République…Nous venons de comprendre à peine pourquoi il s’appelle « Karim », ce nom divin qui fait partie des quatre vingt dix neuf noms du Tout-Puissant. Ce fils ‘extraordinaire’ et ‘brillant économiste’ aurait toutes les « qualités » et les meilleurs diplômes au monde, laisse entendre le père. Seuls des amateurs sont capables de construire un tunnel de 300 mètres sans bande d’arrêt d’urgence ni issues de secours… 
Voilà pourquoi certains travaux de la corniche nous ont été facturés 4 milliards le kilomètre sur un tronçon de 6 km, ce qui revient à plus de 24 milliards au total, là où un économiste ordinaire aurait dépensé 400 millions le kilomètre seulement pour les mêmes travaux. Sans doute le prix du baril est passé par là…pardon, il a du anticiper sur la crise financière. Il faut être plus que ‘brillant’ pour en arriver à de telles « économies », pour un pays pauvre très endetté. Un beau jour, Wade nous dira que son fils « bien né » est polyglotte et parlerait plusieurs de nos langues nationales, sans les avoir appris. Seulement, « aussi longtemps que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur. » Le feu qui te brûlera, c’est celui auquel tu te chauffes ! 
Le journaliste et polémiste Eric Brunet nous apprend que même si « les socialistes sont athées, ils croient quand même à l’enfer pour y mettre leurs adversaires. » Abdoulaye Wade, lui, même s’il n’a jamais été à Pudlar, devrait croire fermement à la magie pour ‘introniser’ son fils au palais de la République, sans notre consentement. Seulement, on a beau jouer avec une poupée Barbie, elle ne parlera jamais, fût-elle une poupée vaudou... Et « le monde aura beau changer, les chats ne pondront pas. » On ne s’improvise pas ‘maire de Dakar’ ou président de la République du jour au lendemain ; la fonction n’est pas héréditaire : elle trop sacrée pour être laissée à des amateurs qui n’ont aucune culture politique, ni la posture nécessaire. 
Toutefois, Wade pourra, s’il le souhaite, installer son fils dans un palais virtuel, comme il en existe dans les consoles de jeux vidéo, où n’importe qui peut s’amuser à devenir locataire de la Maison Blanche ou de l’Elysée, afin de satisfaire tout autre fantasme que la réalité lui refuse. Barack Obama, même s’il est Kenyan d’origine, se garderait bien de demander aux Kenyans de l’élire pour diriger une collectivité locale d’un pays dont il ignore une bonne partie de la culture, un territoire où il n’aura séjourné que très peu de temps. 
Le cas échéant, le ridicule aurait tué, puisqu’il a commencé à tuer maintenant… Si les colons ont réussi à régner en maître sur l’Afrique, s’ils ont réussi à se bâtir une légitimité, c’est parce qu’ils ont usé de la violence, de l’intimidation ainsi que de la complicité des Africains eux-mêmes, comme cela a été le cas pendant l’esclavage où les négriers africains livraient leurs frères et sœurs à l’ennemi, moyennant quelques piètres avantages en retour. Les cinq mousquetaires de la GC veulent nous livrer au fils du président : ces conspirateurs veulent faire de nous leur bétail électoral. Même le mouton de tabaski, jusqu’au dernier souffle, se débattra pour résister à son bourreau qui, d’une façon ou d’une autre finira par lui trancher le cou. 
Toutefois, il n’est point obligé de lui faciliter la tâche. Un lion, même si on le tue, on ne le déshonore jamais. À terre ou à genoux, nous serons toujours debout, pour défendre la République car elle est sacrée. Il va falloir trouver mieux pour nous intimider. Nous ne sommes pas à vendre. 
Momar Mbaye  
mbayemomar@yahoo.fr 
REACTIONS: 
La mairie est un test pour Wade et cela a été le cas pour lui même. Souvenez-vous qu’il avait été candidat à la mairie de Dakar et à l’époque, seul Amath Dansoko et le PIT qui avaient compris qu’il faut un laboratoire pour faire des essais et montrer par la preuve ce que l’on peut obtenir comme résultat à l’échelle nationale en appliquant les même recettes qu’on a réussies à expérimenter dans sa mairie. 
Prenez le cas de Maître Ousmane N’Gom qui a bien compris la théorie du père et maître Wade ; il se bat pour être maire de Saint Louis depuis longtemps. 
Ceux qui veulent avoir une chance de succéder au père et maître Wade doivent se faire d’abord élire au plan local comme c’est le cas pour ses ex seconds Idrissa Seck maire de Thiès et Maky Sall maire de Fatick ou de son très proche et fidèle compagnon Pape Diop maire de Dakar. 
Lorsque vous arrivez à vous faire élire maire vous montez en grade c’est le cas de Ousmane Masseck N’Diaye à Saint Louis, Oumar Sarr à Dagana, Habib Sy à Linguère et Souleymane N’Déné N’Diaye à N’Guinguinéo tous devenus ministre d’Etat après leur élection dans leur localité. D’autre comme Cheikh Tidiane Gadio, maître Madické Niang et Awa Diop ont du s’imposer comme interlocuteur principale au sein de leur communauté respective « Poular, Mouride et les groupement féminin ». 
C’est ce qui explique aussi que Aminata Tall n’accepte pas, que des non élus soient mieux considérés qu’elle dans l’entourage du père et maître Wade. 
C’est ce que tous les libéraux ont compris maintenant et c’est pourquoi la bataille pour l’investiture est toujours sanglante dans la famille libérale. 
Ne voyez-vous pas que pour être réhabilité Mamadou Seck a du se battre pour être élu au moins maire de M’Bao avant de retrouver la confiance du père et maître Wade qui le nommera ministre et aujourd’hui il le fait élire président de l’Assemblée Nationale. 
Aujourd’hui, c’est Pape Diop maire de Dakar qui a la faveur du père et maître Wade car sa ville et plus importante numériquement en claire Dakar rapporte plus de voies pour qui veut se faire élire président et c’est pourquoi il a été élu président de l’assemblée et aujourd’hui président du Sénat donc le dauphin en tous cas au plan constitutionnel. 
C’est pourquoi il ne faut pas prendre à la légère l’éventualité de la candidature de Karim Wade à la mairie de Dakar. Cela sera un test et un tremplin pour la présidence s’il réussi cette épreuve. 
Après tout il faut souhaite qu’il sollicite le suffrage des goor goorlu qui passent par cette belle mais très coûteuse corniche et le chiffrage de ceux qui ne passent pas par la corniche et qui n’ont pas pris part à la onzième OCI et qui détiennent encore des bons impayés ou qui ne trouvent plus de pains dans nos boulangeries. 
Pour être président du sénégal le coup d’état étant exclus car nos militaires grassement entretenus savent que leur place est à la caserne comme le père et maître Wade leur a rappelé récemment à partir de la Guinée. 
Il faut être élu ou assurer un intérim en cas de vacance du pouvoir et pour cela les textes sont claires c’est Pape Diop président du Sénat et maire de Dakar lui seul, sauf s’il veut lui même succéder au président empêché au quel cas c’est Mamadou Seck président de l’Assemblée Nationale et maire de petit M’Bao au GRAND M’BAO mais MAIRE quand même. 
Alors si vraiment les sénégalais ne veulent pas de Karim Wade comme président ils savent se qui leur reste à faire. Si Karim veut être président il sait qu’il doit appliquer la théorie de son père : réussir le test de la mairie de Dakar car Versailles ne fait pas partie du sénégal et Kébémer est quand même petit pour tester la représentativité d’un présidentiable même si on lui rajoute les voies de son second Abdoulaye Baldé candidat à Ziguinchor et celles de Racine Ly qui gagne des galons de représentant de la communauté Poular ça risque d’être court. Alors sénégalais debout comme nous le commande notre hymne nationale. 
je suis heureux de constater qu’il continue d’exister des patriotes sénégalais qui font une analyse pertinente de la situation du pays et du labyrinthe dans lequel on veut nous mener sans notre avis. c’est pourquoi nous nous devons de refuser l’avallissemnt le parachutage la corruption ... etc. ce pays nous appartient a tous fils de paysans et autres. En fait ki est Karim wade ? nul ne le sait. Moi j dirais kil est l’insulte de l’intelligence sénégalais ki a fait de ce pays ce kil est présentement c’est a dire d’hommes et de femmes intégres et dignes préts a se donner pour leur patrie. Ou était il quand on se battait sur tous les fronts pour faire partir le régime socialiste ? Et puis s’il était aussi intelligent qu’on le dit et aussi riche pensez vous qu’il aurait quitté sa banque ? NOn je ne le crois pas du tout. barrons la route à tous ceux qui veulent faire de nous des esclaves. Halte à Karim et à sa bande (Abdoulaye Baldé, Hassane Ba...) qui veulent faire une OPA sur le sénégal sous le prétexte d’avoir des idées concrétes. Pour ce faire il se sont entourés de sois disant intellos la preuve Baldé est entouré a zig par des gens qui n’ont aucune compétence réconnue et qui hier donnait des cours particuliers dans les CEM car n’étant apte à dispenser des cours. Et ces ont ces mémes personnes qui prétendent diriger une commune comme celle de zig ce qui est pour des gens comme moi originaire de la ville inadmissible méme si l’équipe actuelle est responsable de l’état de dégration de la ville dans son ensemble. Je ne peux terminer sans pour autant appeller à une vigilance de la part de toutes les personnes qui militent pour l’émergence d’un sénégal nouveau havre de paix , de justice , d’égalité, de générosité, de foie religieuse, de réussite. QUE DIEU VOUS BENNISSE  
XALIMA.COM: 
ISLAM, PHILOSOPHIE ET CIVILISATION. 
source : xalima.com Aujourd'hui, nous vivons une ère particulièrement complexe et perplexe que les conceptions philosophiques et scientifiques classiques ne permettent plus de décrypter. Nous assistons, à l'évidence, à un véritable changement de paradigme et il apparaît donc de plus en plus nécessaire de retourner aux Textes Sacrés pour s'initier à une nouvelle rationalité, afin de mieux appréhender les problématiques de l'heure. Ainsi, religion et sciences – tant humaines qu'exactes - doivent être (...)  
 
 
Aujourd’hui, nous vivons une ère particulièrement complexe et perplexe que les conceptions philosophiques et scientifiques classiques ne permettent plus de décrypter. Nous assistons, à l’évidence, à un véritable changement de paradigme et il apparaît donc de plus en plus nécessaire de retourner aux Textes Sacrés pour s’initier à une nouvelle rationalité, afin de mieux appréhender les problématiques de l’heure. Ainsi, religion et sciences – tant humaines qu’exactes - doivent être réconciliées, comme dans l’Ancien temps où tous les intellectuels étaient multidisciplinaires. Et dans cette perspective de réconciliation entre la foi et de la raison, il est essentiel de savoir ce qu’est véritablement l’Islam – une véritable civilisation ! (*) 
Au commencement, les hommes étaient dans un égarement manifeste, puis Dieu leur envoya successivement des messagers doués de Science et de Sagesse pour les tirer des ténèbres vers la lumière. Ainsi, les messagers ont une mission essentiellement civilisatrice. A vrai dire, il n’y a de civilisation véritable que celle que Dieu nous propose. Et du fait de l’immuabilité de la coutume de Dieu, il ne s’agit que d’une seule et même civilisation qui cependant évolue régulièrement en fonction de l’évolution de l’homme et de la société pour déboucher sur l’Islam qui est le parachèvement de toutes les religions de la tradition biblique - et donc essentiellement du judéo-christianisme, comme en témoignent les très nombreuses références bibliques annonçant la venue du Prophète Mouhammad (PSL). 
(12) [Jésus leur dit :] « J’ai beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant (13) Mais quand arrivera celui-là, l’« Esprit de Vérité », il vous guidera dans toute la vérité, car il ne parlera pas de son propre (chef) mouvement, mais il dira tout ce qu’il entend, et il vous annoncera les choses a venir.  
(Jean 16 : 12 – 13). (Voir aussi : Jean 14 : 29).  
Le Coran confirme que l’Islam est effectivement une religion de la tradition biblique et le parachèvement du judéo christianisme : 
(6) Jésus, fils de Marie, dit : « Ô fils d’Israël ! Je suis, en vérité, le Prophète de Dieu envoyé vers vous pour confirmer ce qui, de la Tora, existait avant moi ; pour vous annoncer la bonne nouvelle d’un Prophète qui viendra après moi et dont le nom sera : Ahmad ». 
Mais lorsque celui-ci vint à eux avec des preuves incontestables, ils dirent : « voilà une sorcellerie évidente ! » … 
(8) Ils (les incrédules) veulent éteindre de leurs bouches la lumière d’Allah, alors qu’Allah parachèvera sa lumière en dépit de l’aversion des mécréants. 
(9) C’est Lui (Dieu) qui a envoyé son messager avec la guidée et la Religion de Vérité, pour la placer au dessus de toute autre religion, en dépit de l’aversion des associateurs (polythéistes). 
(61. Le Rang : 3 – 9 – As-Saff). 
Ainsi, la civilisation islamique qui est, en vérité, la « civilisation de l’universel », car prônée dans ses principes par tous les prophètes, n’a pour objectif que le salut de l’humanité. Il s’agit d’un véritable savoir être et savoir-faire ; et ainsi, le Prophète Mouhammad (PSL) constitue le modèle et le maître à penser parfait - Un humaniste et un universaliste par essence et par excellence ! 
(28) Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas. (34. Saba’ : 28 – Saba’) 
(21) En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. 
(33. Les Coalisés : 21 – Al-Ahzâb) 
(107) Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. (21. Les Prophètes : 107 – Al-Anbiyâ’) 
L’Islam donne une solution à toutes les problématiques – Une promesse de Dieu l’Omniscient au Prophète (PSL) : 
(33) Ils ne t’apporteront aucune parabole (problématique), sans que Nous ne t’apportions la vérité (Coran) avec la meilleure interprétation (Hadith). 
(25. Le Discernement : 33 – Al-Furqâne) 
Et en cas de discussion, le Coran et le Hadith restent les seules références valables pour les croyants : 
(59) Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement).  
(4. Les Femmes : 59 – An-Nisâ’) 
Avec les incrédules, la discussion peut être difficile, faute de références communes, mais l’Islam leur reconnaît leur liberté d’opinion (109. Les Infidèles : 1-6 – Al-Kâfirûne) 
Ainsi, le philosophe musulman n’a pas une liberté absolue. Il ne peut se mouvoir que dans les limites que lui fixe le dogme islamique ; sinon, c’est l’égarement et la perdition. 
(60) N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâgût (fausse divinité), alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. 
(4. Les Femmes : 60 – An-Nisâ’) 
En principe, cette philosophie islamique ne devrait pas différer de celle des chrétiens ou des juifs, car toutes reposent sur la sagesse de Dieu qui est immuable. 
(46) Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre (Chrétiens et Juifs), sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : « Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons ». 
(29. L’Araignée : 46 – Al-Ankabût) 
’’Dès l’origine, la philosophie ne s’est imposée aucune limite dans son champ de connaissance ; sa volonté de savoir total’’ et ’’sa préoccupation concernant les causes premières l’a conduit jusqu’aux frontières de la théologie’’ (3) – voire au-delà, pour certains auteurs qui la définissent comme ’’la science des choses divines et humaines et de leurs causes’’ (4). 
Et dans un tel champ d’investigation, le philosophe musulman doit être parfaitement à l’aise, car d’après le Coran, la création n’est point le fait du hasard et Dieu nous exhorte à la recherche pour percevoir ses Signes et témoigner de la Vérité. 
(44) C’est pour une juste raison qu’Allah a crée les cieux et la terre (Pas de hasard !!!). Voilà bien là une preuve pour les croyants. 
(29. L’Araignée : 44 – Al-Ankabût) 
(53) Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela (le Coran), la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? 
(41. Les Versets détaillés : 53 – Fussilat) 
(82) Ne méditent-ils pas sur le Coran ?  
Si celui-ci venait d’un autre que Dieu, ils y trouveraient de nombreuses contradictions. 
(2. Les Femmes : 82 - An-Nisâ’) 
A l’évidence, il s’agit-là d’un appel à la méditation et à la clairvoyance pour nous faire percevoir la dimension transcendantale de l’homme et de l’univers et de la vie – Une interpellation des scientifiques et un appel à plus d’humilité ! 
(28) … Parmi ses serviteurs, seuls les savants craignent Dieu. Allah est, certes Puissant et Pardonneur. 
(35. Le Créateur : 27-28). 
C’est tout cela qui a fait dire au Prophète Mouhammad (PSL) : « La religion, c’est la raison ; celui qui n’a pas de raison n’a pas de religion. ». [Rapporté dans (10)] 
Ainsi, la Philosophie ne pouvait pas ignorer les religions qui ont ’’vocation d’expliquer le monde’’ (5). Oui, les Textes Sacrés (Thora, Evangile, Coran) sont une explication de toutes choses : 
(89) … Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre (Coran), comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu’un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans. 
(16. Les Abeilles : 89 – An-Nahl) 
(154) Puis Nous avons donné à Moïse le Livre complet, en récompense pour le bien qu’il avait fait, et comme un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde. Peut-être croiraient-ils en leur rencontre avec leur seigneur (au jour du Jugement dernier). 
(6. Les Bestiaux : 154-155 – Al-An’âm) 
Ainsi, ’’la philosophie, entendue comme ’’recherche de la vérité, des principes et des fins des choses, comme étude de la nature et de la morale’’ (2) et surtout comme ’’amour de la sagesse’’ et contribuant donc à la résolution des problèmes existentiels qui interpellent l’homme au quotidien, entre dans les objectifs fondamentaux de la religion et ’’conserve toute sa raison d’être’’ (3). 
Selon les philosophes agnostiques, la sagesse, c’est la ’’juste connaissance, naturelle ou acquise, des choses’’ (1). Il s’agit là, bien entendu, de la sagesse païenne (ou laïque). 
Mais pour les croyants, ’’toute sagesse vient de Dieu, le Souverain Seigneur’’ (6) ; ’’c’est la connaissance inspirée des choses divines et humaines’’ - Un don du Saint-Esprit (1) ; ce qui fait de Jésus Christ, le Sceau de la Sainteté universelle et ’’la Sagesse personnifiée’’ : 
(253) Parmi ces messagers, nous avons favorisé certains par rapport à d’autres. Il en est à qui Dieu a parlé ; Il en a élevé d’autres en grade. A Jésus fils de Marie, Nous avons apporté les preuves décisives, et l’avons fortifié par le Saint - Esprit (ou Esprit de Sainteté) [c’est ce qui fait de Jésus le Sceau des Saints – titre qu’il porte lors de son retour à la fin des temps]. 
(2. La Vache : 253 – Al-Baqarah). 
(63) Et quand Jésus apporta les preuves, il dit : « Je suis venu à vous avec la sagesse et pour vous expliquer certains de vos sujets de désaccord. Craignez Allah donc et obéissez-moi ». 
(43. L’Ornement : 57-63 – Az-Zukhruf) 
Oui, la sagesse, c’est ’’la faculté de juger’’, d’étayer et d’arbitrer ; c’est un don de Dieu, le Maître de la grâce incommensurable : 
(269) Il [Dieu] donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c’est un bien immense qui lui est donné. Mais seuls les doués d’intelligence s’en souviennent. … 
(282) … Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne. Allah est Omniscient. (2. La Vache : 269 … 282 – Al-Baqarah). 
Selon notre vénéré maître, Serigne Babacar SY, la sagesse, c’est tout simplement ’’mettre chaque chose à sa place’’ (*). Et donc la sagesse, du fait de sa pertinence, tue forcément le débat. 
Ainsi, à l’opposé de la vraie sagesse, d’essence divine, il y’a une fausse sagesse, d’essence païenne (ou laïque) qui repose toujours sur des prémisses fausses ; elle est particulièrement nocive, car source d’errements, de tourmente (névrose) et de délires (psychose). 
Et BOSSUET de s’interroger sur la philosophie avec beaucoup d’ironie : « Comment puis-je me fier à toi, ô pauvre philosophie ? Que vois-je dans tes écoles, que des contentions inutiles qui ne seront jamais terminées ? On y forme des doutes, mais on n’y prononce point de décisions’’ (7). 
Ainsi, pour LAMARTINE, ’’d’autres siècles viendront, chargés d’autres promesses, qui tromperont encore nos trompeuses sagesses’’ (8). 
Cette philosophie païenne (ou laïque) n’est rien d’autre que celle de l’Antéchrist – le Libre Penseur, l’Imposteur (1) (2). Il s’agit, selon le Prophète Mouhammad (PSL), d’une idéologie borgne, tronquée, car dépourvue ou délestée de la dimension spirituelle, précédant toujours la vérité et conduisant inexorablement ses adeptes vers l’égarement et la perdition. 
Abû Hurayra rapporte ces propos de l’Envoyé de Dieu - sur lui la grâce et la paix – « … Nul n’est plus en droit de se réclamer de Jésus, fils de Marie que moi-même, car entre lui et moi il n’y a aucun prophète. Si vous le voyez (à son retour, à la fin des temps) sachez le reconnaître : … il (Jésus) tuera le porc [Interdiction implicite aux chrétiens : Lévitique 11 : 7 – 8 ; Luc 16 : 16 ; Matt : 5 : 17], brisera la croix, répandra l’argent et Dieu fera périr en son temps toutes les religions à l’exclusion de l’Islam. Il tuera le Messie de l’égarement, le borgne menteur [l’Antéchrist], et la paix se répandra sur terre (Trêve universelle miraculeuse). 
Ainsi, entre la Vérité et le Faux (l’Erreur), il y a incontestablement une relation fatale : 
(81) Et dis : « La Vérité est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître ». 
(82) Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Cependant, cela ne fait qu’accroître la perdition des injustes. 
(17. Le Voyage Nocturne : 81-82 – Al-Isrâ’) 
Oui, toute erreur est névrose (tourmente) ; toute névrose est maladie. L’Islam est venu, la névrose doit donc disparaître et avec elle la maladie ! Une mine d’or pour les médecins, psychiatres et psychologues !!! 
D’une manière générale, chaque fois qu’un messager est venu pour nous civiliser, le Démon est venu nous tenter en nous proposant une alternative – une pseudo civilisation pour contrecarrer le projet de Dieu (22. Le Pèlerinage : 52 – Al-Hajj). 
Cette pseudo civilisation, toujours sous-tendue par une certaine philosophie, constitue une épreuve pour les croyants, tant par son rayonnement que par sa force ; mais a fini toujours par décliner. A vrai dire, son déclin est inéluctable ¾ un défi coranique, du fait de l’immuabilité de la coutume de Dieu (35. Le Créateur : 42-45 - Fâthir). 
Ainsi, la civilisation occidentale qui n’est qu’un judéo-christianisme « sans Dieu », ne peut être considérée que comme une pseudo civilisation – une alternative ’’antéchristique’’ - et ne peut pas avoir un autre sort que celui de ses prédécesseurs : le déclin !!! (22. Le Pèlerinage : 42-47 – Al-Hajj) (*). 
En effet, l’Occident s’est détourné du christianisme pour épouser la laïcité et d’autres trouvailles positivistes. C’est là qu’il faut, très certainement, chercher les raisons de tous les maux qui le frappent (crise financière et économique, morale, mal-être, etc.). 
En mettant Dieu entre parenthèses, comment les occidentaux pouvaient-ils réussir ? Comment peut-on accéder au bonheur, en dehors de la foi en Dieu ? 
(1) Bienheureux, sont certes les croyants,  
(2) ceux qui sont humbles dans leur prière,  
(3) qui se détournent des futilités, 
(4) qui s’acquittent de la Zakat,  
(5) et qui préservent leurs sexes [de tout rapport interdit] …  
(8) et qui veillent à la sauvegarde des dépôts confiés à eux et honorent leurs engagements, (9) et qui observent strictement leur prière. (10) Ce sont eux les héritiers, 
(11) qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement. 
(23. Les Croyants ; 1-11 – Al-Mu’minûne). 
C’est important de noter que dans la perspective islamique, la voie du bonheur se confond pratiquement avec celle de la santé mentale (19. Les Voies d’Ascension : 19-35 – Al-Ma’ârij). 
Et très certainement, DIDEROT avait raison de dire que la sagesse, c’est la ’’science du bonheur’’ (9). N’est-ce pas ? 
Nous l’avons dit tantôt, l’Islam propose une solution durable à toute problématique ; il a donc vocation de sauver ce monde en perdition. Ainsi, le Coran et le Hadith constituent un héritage précieux que le Prophète (PSL) nous a légué et qu’il convient d’exploiter pour y puiser ces solutions – ce qui hélas n’est pas à la portée de tout le monde, du fait du caractère parabolique du message. Ils renferment, en effet, tous les principes généraux qui doivent nous faciliter notre existence sur terre et le salut dans la vie future. 
Fait important, l’Islam n’exclut pas les connaissances profanes - Bien au contraire ! En effet, le Prophète (PSL) nous exhorte à chercher la connaissance même en Chine (contrée infidèle en son temps). Mais au même moment, il (PSL) nous prévient des méfaits de l’Antéchrist – le Libre-penseur, le Borgne – qui a une vision tronquée du monde, car dépourvue de la dimension spirituelle. 
Il est donc fondamental de s’enquérir de toutes les sciences, mais de les réactiver ensuite en y réintroduisant la dimension spirituelle. C’est ainsi qu’il faut comprendre que les Textes Sacrés (Coran, Tora, Evangile) soient véritablement ’’une explication de toute chose’’. 
C’est dire que les musulmans doivent forcément s’ouvrir aux autres, en particulier à la civilisation occidentale, et s’approprier toute connaissance licite (technologie en particulier). Oui, nous sommes condamnés à cohabiter avec les non-croyants et souvent à recourir à leur assistance, car Dieu leur a donné l’hégémonie pour les choses de ce bas monde. 
A l’évidence, il s’agit-là d’une démarche périlleuse, car le musulman insuffisamment armé spirituellement peut succomber à la fascination de l’Occident, le prendre comme modèle (Tâgût) et s’égarer irrémédiablement. 
A notre humble avis, le retard des pays musulmans tient essentiellement à ce manque d’ouverture ou à l’incapacité de ses oulémas à jeter les ponts entre l’Islam et la modernité. Il est donc heureux de noter actuellement, de la part des intellectuels, une plus grande considération et un regain d’intérêt pour le fait religieux ; ’’ils le considèrent de plus en plus positif et rationnel’’. Il faut saluer donc cette ’’nouvelle tendance à reconnaître aujourd’hui plusieurs rationalités (philosophique et croyante) qui, loin d’être antinomiques, doivent communiquer et se féconder mutuellement’’ (11). Et dans cette perspective, le philosophe devrait pouvoir jouer un ’’rôle d’interface ou d’échangeur’’ entre les divers protagonistes (religieux, politiques, scientifiques, intellectuels, etc.) (12). 
Ainsi, la mission des intellectuels musulmans est essentielle pour l’Islam. C’est à eux qu’incombe de faire la synthèse de la civilisation occidentale et islamique et d’apporter les solutions aux problèmes de l’heure (SIDA, pauvreté, réchauffement climatique, terrorisme, etc.). 
Oui, enracinement dans la civilisation islamique, mais ouverture nécessaire aux autres civilisations – Tel est la perception islamique du dialogue des civilisations. 
Voilà donc l’Islam, en toute vérité et en toute clarté. Et si tel est l’Islam, ne sommes-nous pas tous musulmans ? Comme le disait GOETHE (philosophe allemand). 
A vrai dire, le débat sur ’’l’Islam et la raison’’ que ses détracteurs agitent n’a pas sa raison d’être. En Europe et aux Etats-Unis, l’Islam est pourtant, et sans conteste, la religion qui a la plus forte progression. Est-ce à dire, dans la logique des détracteurs de l’Islam, que l’Occident a perdu la raison ? Non ! … 
Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE 
Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar 
Pédiatre à Thiès 
Recteur de l’Université Virtuelle « La Sagesse » de la Fondation Serigne 
Babacar SY Ihsaan – Bienfaisance (Thiès). 
(*) Dits et écrits de Son Eminence Serigne El Hadj Madior CISSE 
REFERENCE : 
(1) Dictionnaire Littré. 
(2) Dict. de l’Académie française. 
(3) Amady Aly DIENG. Commentaire l’essai : « La Philosophie est-elle inutile ? (Six essais autour du principe d’utilité) par E. Njoh-MOUELLE. Edition Clé, Yaoundé. 111 pages). ». Quotidien Matin, 2 janvier 2009. 
(4) VILLERS, Kant, p. 29. 
(5) Frédéric LENOIR : Malraux et le religieux Editorial. « Le Monde des Religions ». Septembre Octobre 2005). 
(6) SACI, Bible, Ecclésiastique, I, 1. 
(7) BOSSUET, Sermons, Quinquagés. I. (Rapporté par Dict. Littré). 
(8) LAMARTINE, Ep. à Cas. Delavigne. (Rapporté par Dict. Littré). 
(9) DIDEROT, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme) 
(10) M. A. BOISARD. L’Islam aujourd’hui. Chapitre : Science et Technologie. Edité par Unesco, Paris, 1985. 
(11) J. P. GETNI (du mensuel « L’Actualité des religions ») – Entretien avec G. DELRUE dans « Religions du monde » sur RFI. Septembre 2002. 
(12) M. SERRES (Professeur de philosophie – Université Paris II). Propos recueillis par J. P. ALMERAS. Le Concours Médical, N° 44, Vol. 107, Décembre 1985. 
..ICONE MAGAZINE: 
Jihad citoyen Par Mansour Dieng (Icône Magazine)  
Source : Icône Magazine. Devant la faillite des députés censés être les porte-voix de la population, devant la léthargie des partis politiques ayant (...) 
 
 
Devant la faillite des députés censés être les porte-voix de la population, devant la léthargie des partis politiques ayant le devoir de s’occuper des doléances des citoyens, la démission des syndicats et des associations consuméristes devant mener la bataille de la demande sociale, les imams de Guédiawaye ont décidé de monter en ligne de front pour prendre en charge les préoccupations du Sénégal qui souffre. La Senelec, ce boulet au pied des Sénégalais, qui a fini de mettre l’économie nationale à genoux, tient non seulement tout le pays en otage, mais a, également, contraint les ménages à souffrir le martyre d’une existence devenue insupportable. Ceux qui récusent aux imams le droit de s’ériger en porte-voix et défenseurs des citoyens passent complètement à côté de la plaque, pour reprendre nos amis de Walf Grand-Place. L’imam est une institution dans la société sénégalaise qui, bien que laïque, est à majorité musulmane. De par ses responsabilités, il est, dans sa religion, l’autorité religieuse la plus proche du citoyen, l’encadrant du berceau à la tombe. Chez les croyants musulmans, qui baptise le nouveau-né pour lui donner une identité ? Qui dirige la prière rituelle des fidèles cinq fois par jour ? Qui valide les mariages ? Qui dirige la prière mortuaire avant la dernière demeure ? N’est-ce pas l’imam ? Par conséquent, au-delà de ses responsabilités religieuses, l’imam est un citoyen comme les autres qui a des droits et des devoirs vis-à-vis de l’Etat et de ses concitoyens. Il ne doit croiser les bras face à la précarité qui gangrène la société des fidèles où il évolue. La marche de la société exige qu’il intervienne sur les terrains religieux, culturel, éducatif, politique et social. Il doit faire face, grâce à ses prêches et à ses sermons, à toute forme d’oppression et d’inégalité et, au besoin, entreprendre un jihad citoyen, pour améliorer le vécu social des fidèles. Et ce, dans le strict respect des lois en vigueur. Pour l’exemple, et dans un autre registre, les évêques du Sénégal, du Cap-Vert, de la Mauritanie et de la Guinée-Bissau, se sont particulièrement interrogés sur les difficultés touchant le développement et le bien-être des populations dans leur pays respectifs. C’était au cours de leur récente Conférence Episcopale interterritoriale tenue à Thiès du 24 au 30 novembre 2008. C’est donc dire que la préoccupation du bien-être des populations transcende les catégories et les religions. ... 
 
WALF FADJRI: 
 
Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye, pourquoi n'avez-vous pas fait état de l'accident du bateau-taxi Le Guélewar ?  
 
 
Monsieur le Ministre d'Etat, j'ai, tout à fait par hasard, suivi votre intervention à Walf-Tv le dimanche 11 janvier en début d'après-midi. Permettez-moi de vous affirmer que j'ai été choqué et déçu pour deux raisons : 1 - Vous vous êtes attaqué sans retenue à un homme et à une femme pour qui la grande majorité de nos concitoyens qui ont eu la chance de les connaître n'éprouvent que respect, admiration et reconnaissance. Il s'agit de M. Amadou Makhtar Mbow et de Mme Maïmouna Kane.  
M. Amadou Makhtar Mbow a formé une grande partie de l'élite sénégalaise à laquelle il a inculqué, avec une rare compétence, le sens de la dignité, du courage, de l'honnêteté et de la persévérance. Il fait partie des premiers hommes politiques sénégalais des années 50 à oser proclamer haut et fort son attachement à l'indépendance de notre pays et à la démocratie.  
M. Amadou Makhtar Mbow a dirigé l'Unesco avec une compétence reconnue et saluée à travers le monde et un courage et une abnégation à toutes épreuves. Il est le premier Africain à s'être battu pour l'avènement d'un Nouvel ordre mondial de l'information et de la communication (Nomic). Le Nomic est l'ancêtre des Ntic. Cela lui a valu des batailles épiques avec les représentants des grandes puissances à la tête desquelles se trouvaient les Usa. M. Mbow, notre maître, est une fierté pour notre pays. Il l’est aussi pour toute l’Afrique. C'est pourquoi, entre autres marques d'admiration et de reconnaissance, feu Sa Majesté Hassan II l'avait coopté en qualité de membre de la Grande Académie royale de Rabat.  
M. Amadou Makhtar Mbow, même s'il ‘a fait son temps’ comme vous dites, ne s'est jamais réuni dans des salons pour échapper à je ne sais quelle vindicte de ses adversaires. Cet homme ne mérite pas vos diatribes irrespectueuses et haineuses. De grâce, ayez au moins du respect pour ce grand Sénégalais dont la valeur intrinsèque dépasse, et de loin, celle de beaucoup de personnes que vous semblez vénérer.  
Quant à Mme Maïmouna Kane qui me connaît à peine - si elle me connaît (elle a été une aînée brillante à la faculté de Droit et des Sciences économiques) - elle a assumé avec élégance, compétence et discrétion les fonctions de ministre de la République pendant de nombreuses années. Tous ceux qui l'ont connue - et ils sont nombreux - la respectent et l'admirent pour ce qu'elle a fait pour le Sénégal et pour ce qu'elle est : Magistrat (e) de haut niveau, compétente et discrète. Sa participation aux assises nationales (que beaucoup de Sénégalais comme moi saluent et prient pour leur succès) ne saurait justifier que vous teniez à son égard des propos discourtois et inélégants.  
2 - Votre prestation qui, du reste, a été courtoise à mon égard, n'a pas manqué de me décevoir. Non pas parce que vous me refusez toute expertise dans ce secteur maritime et acceptez mon interview ‘comme une alerte à laquelle vous ne pouvez être indifférent’. Le dictionnaire Le Robert définit l'expert : ‘Qui a, par l'expérience, par la pratique, acquis une grande habileté’. Je suis dans le secteur maritime depuis 1979, soit près de 30 ans de présence occupant de hautes fonctions de Directeur général de sociétés. En y arrivant, j'avais déjà acquis un savoir, une expérience et des connaissances dans la gestion des ressources et des hommes. J'ai, en effet, obtenu une licence ès Sciences économiques avec mention assez bien en 1967 ; je suis également titulaire du Brevet de l'Enam. J'ai aussi dirigé un cabinet ministériel (Mdrh). J'ai ensuite dirigé l'Oncad pendant près de 5 ans (l'Oncad avec un chiffre d'affaires d'environ 100 milliards francs Cfa avant dévaluation). J'ai également eu le privilège d'avoir été conseiller technique du Premier ministre Abdou Diouf.  
Monsieur le Ministre d'Etat, de quelle expertise faudrait-il disposer pour pouvoir se permettre de dénoncer les graves errements qui compromettent l’avenir d'un projet que vos collaborateurs ont plagié (puisque ce projet en toute modestie, est le mien) ? Le projet ‘Transport maritime de Banlieue’ (c'est son vrai nom) que j'ai conçu avec des collaborateurs en service au Coec depuis 1998 et que les responsables actuels du Cosec ont proposé à Monsieur le président de la République en changeant l'intitulé (bateaux-taxis), présente effectivement des risques graves qui peuvent entraîner (je ne le souhaite pas) une catastrophe susceptible de rappeler à notre population, encore sous choc, le terrible accident du Joola.  
Monsieur le Ministre d'Etat, la courtoisie avec laquelle vous avez réagi à mon interview du samedi 10 janvier, courtoisie refusée à mon cher maître Amadou Makhtar Mbow et à ma grande sœur Maïmouna Kane ne serait-elle pas calculée ? Ne craignez-vous pas que les graves fautes et autres errements commis sous votre autorité (ou avec votre consentement) n'apparaissent au grand jour dans la grande ‘Opération sarcophage’ que je viens de lancer pour traverser la grande muraille qui entoure la ‘centrale nucléaire’ en panne du seul fait des ‘transhumants’ ? Certains parmi eux travaillent sous votre tutelle.  
Croyez-moi, Monsieur le Ministre d'Etat, comme vous, mon action vise à permettre à Monsieur le Président de la République (mon professeur Abdoulaye Wade) de se libérer de l'emprise d'hommes et de femmes avides de pouvoir et d'argent et ne disposant d'aucune compétence avérée. La plupart de ces parasites futés n’ont que de longs Cv et des titres ronflants du genre : ‘anciens élèves’ de telles grandes écoles de l'Occident. Pour ma part, cela n'est possible que si Monsieur le président de la République Abdoulaye Wade retrouve les vrais militants Pds (ceux d'avant le 19 mars 2000) et les membres de l'opposition qui ont pris part à l’avènement de l’alternance politique.  
Monsieur le Ministre d’Etat, pourquoi, au cours de votre intervention du dimanche à Walf Tv, n'avez-vous pas fait état de l'accident du bateau-taxi, Le Guélewar ? J'espère que vous n'avez pas omis d’en informer Monsieur le président de la République. Savez-vous, Monsieur le ministre d’Etat, que cet accident que vos services (le Cosec) dissimulent, pourrait être suivi de bien d'autres si vous n'y prenez garde dès maintenant. En effet, cet accident est survenu alors que Le Guélewar n’avait pas de passagers à son bord. Qu'en aurait-il été s'il était plein ?  
Décidément, mon ‘alerte’, comme vous dites, est venue à point nommé. En réalité, les choses paraissent plus graves si l’on prête foi aux rumeurs qui circulent dans certains chantiers navals. Est-il exact que la commande des vedettes aurait été passée avec un chantier qui a confié l'exécution à des stagiaires ? Pourquoi, malgré l'engagement solennel pris par le chef de l'Etat devant les Sénégalais et à l'égard des bailleurs de fonds, ce marché de plusieurs milliards n'aurait-il pas fait objet d'un appel d'offres, comme c'est la règle pour toutes les commandes publiques de montant important ? Pourtant, le Cosec est un établissement public, dans un démembrement de l'Etat. Aussi ses commandes doivent-elles respecter la réglementation régissant les marchés publics.  
Notre sens de la loyauté nous enseigne qu'un ministre et ses collaborateurs doivent respecter et faire respecter les engagements et les directives de la première institution de ta République, qu’incarne Monsieur le président de la République. Quelle raison d'Etat aurait-on brandie pour convaincre de l'opportunité d'une dérogation qui risque de coûter plusieurs milliards de nos francs et (je ne le souhaite pas) des vies humaines ? De grâce, si l'on laisse ce forfait se commettre, que l’on ne vienne pas servir le peuple sénégalais de bruyants cris d'orfraie !  
Monsieur le Ministre d’Etat, permettez-moi de vous aider à arrêter rapidement l’œuvre destructrice et coûteuse que des ‘transhumants’ qui opèrent sous votre autorité, sont en train de réaliser avec empressement parce qu’à leur profit. Prenons l'exemple du Cosec. Commencez par exiger :  
a- l’annulation immédiate des contrats de travail comportant des parachutes dorés (golden parachutes) que certains responsables se sont octroyés. Ces contrats garantissent à leurs bénéficiaires, entre autres avantages, plusieurs millions de salaire par mois, un véhicule Mercedes ou 4 x 4 lorsque le responsable quitte ses fonctions. Une Mercedes serait déjà achetée dans cette perspective.  
b- Le respect par vos collaborateurs (qui sans doute l’ignorent) de la règle selon laquelle ils ne peuvent pas se consentir des prêts en puisant directement sur les ressources financières de l’organisme qu’ils dirigent. En vertu de cette règle, le prêt de plus de 30 millions de francs Cfa qu'un des responsables s'est accordé tout récemment dont être immédiatement remboursé au Cosec.  
De même, les fonds du Cosec ne devraient pas être utilisés - du moins, c'est mon sentiment - ni pour préparer une campagne électorale ni pour récompenser des militants, ni pour payer des frais de missions à des agents étrangers à l’entreprise, toutes pratiques devenues courantes dans cet établissement public. Ils ne devraient pas, non plus, être utilisés pour financer des projets dont la rentabilité économique, financière et sociale est pour le moins douteuse. Le projet d’entrepôt prévu dans le bourg de NDioum et dont l'appel d'offres serait déjà lancé, a une forte connotation politique et ne présente, à mes yeux, aucune pertinence sur le plan économique et financier.  
Ces quelques propositions seront - si vous me le permettez, Monsieur le Ministre d'Etat - complétées par une analyse plus poussée, mais objective, des graves dérives qui ont cours au Cosec et que je vous annonçais dans ma lettre du 5 septembre 2007, envoyée par courrier recommandé avec ‘Ar’. Vous avez bien reçu ce courrier, du moins la Poste l’affirme. Cette contribution sur le Cosec sera - je vous en donne l’assurance - une véritable opération Augias, car ces écuries que constitue le Cosec, le méritent bien.  
Je vais conclure en me permettant, en tant qu'aîné, de vous donner un sage conseil : Il faut toujours savoir raison garder. La politique n'est pas l'art de proférer des injures, ni de tenir des propos inélégants à l'égard de l’autre. C'est l'art de bien gérer ce qui appartient à tous : la cité. Les Grecs et les latins l'ont pratiquée avec courtoisie, éloquence, élégance et pertinence. Pourquoi nous Sénégalais ne pourrions-nous pas nous permettre d'avoir l'ambition sinon de faire mieux qu’eux, du moins de faire aussi bien qu'eux.  
Monsieur le Ministre d’Etat, veuillez excuser notre manque d’expertise. Haute considération.  
Saliou SARR Administrateur civil à la retraite Commandeur dans l'Ordre national du Lion 24 B Zone B Dakar - Tét. : 33.825.78.44  
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La nouvelle politique française d’accueil des étudiants étrangers 
 
 
Depuis 30 ans, la France se demande s’il faut accepter ou non les étudiants étrangers. Jusque dans les années 80, on ne constate pas vraiment de politique d’accueil des étudiants étrangers en France bien qu’il existe une tradition de solidarité avec les pays du Sud. La Grande-Bretagne, la première, a estimé qu’elle ne pouvait pas accueillir tout le monde. Elle a mis des barrières financières, en faisant payer des frais d’inscription au prix fort pour les étudiants étrangers, tandis que les nationaux ne paient pas, ou moins. En France, il est plus compliqué de rendre l’université payante.  
Etudier à l’étranger  
Auparavant, la procédure n’avait pas vraiment de cadre. Elle ne répondait pas à un dispositif précis et relevait plus du cas par cas. Un étudiant étranger non-Erasmus qui souhaite poursuivre ses études en Franc,e doit d’abord envoyer une candidature libre auprès d’une université en France. Tout cela au format papier : photocopies, traductions de diplômes, files d’attente et course aux tampons étant de mise. Et à chaque université à laquelle l’étudiant souhaite postuler, rebelote : il lui faut recomposer l’ensemble du dossier et l’envoyer par la poste à chacune d’entre elles. L’université lui répond par l’acceptation ou le refus de sa pré-inscription. Une fois sa pré-inscription universitaire en poche, deuxième sélection : il faut aller à l’ambassade déposer un dossier de demande de visa avec son projet, des preuves de sa solvabilité financière (il est exigé de pouvoir disposer d’environ 400 euros par mois) et la preuve de sa pré-inscription universitaire. Le plus souvent, un entretien a lieu pour vérifier son niveau de français et la solidité du projet. Puis, le consulat accepte ou refuse le visa d’études.  
Dans le cas où l’étudiant étranger veut commencer ses études en France en premier cycle (ce qui n’est pas la majorité des cas, puisque 70 % des demandes concernent les deuxième et troisième cycles), il doit passer par une procédure particulière, la Demande d’admission préalable (Dap), avant le 31 janvier de chaque année. Le service culturel de l’ambassade le convoque à un examen universel pour tous les pays au mois de février : des tests de langue et de connaissances assez généraux. Si la note est supérieure à 10, l’étudiant peut choisir trois universités par ordre de préférence et attendre leur réponse positive de pré-inscription. La procédure consulaire pour le visa suit.  
Mais toutes ces procédures appartiennent désormais au passé, depuis qu’une convention a été discutée et signée le 14 décembre 2005 entre la Conférence des Présidents d’Université et le ministère des Affaires étrangères. Cette convention instaure le principe des Cef devenus aujourd’hui Espaces Campus France appelés à se multiplier sur le globe. Que l’université ait décidé ou non d’adhérer au Cef en signant la convention, le passage de l’étudiant par ce dispositif est aujourd’hui obligatoire dans tous les pays où il est en place.  
En quoi consistent ces Cef ? Ils existent aujourd’hui en Chine, au Brésil, en Algérie, au Sénégal, en Tunisie et au Maroc. Ils sont un passage obligé pour les étudiants qui souhaitent partir en France poursuivre leurs études. Un Cef abrite le Centre d’évaluation linguistique et académique (Cela), service pré-consulaire chargé des demandes de visas étudiants long-séjour et des visas concours. Le but de ces centres est de mieux orienter en amont les étudiants étrangers. Durant un entretien, la question des moyens dont dispose l’étudiant est abordée.  
D’un point de vue pragmatique, les Cef apportent de bonnes choses : ils répondent à la nécessité de pouvoir mieux distribuer les étudiants étrangers sur les universités du territoire français, d’avoir une véritable politique d’accueil des étudiants étrangers à l’image de celle du Canada ou de l’Australie. D’autre part, si c’est payant, c’est responsabilisant. Il faut que l’étudiant soit en mesure de financer ses études. Mais les Cef posent problème sur d’autres points. L’aspect financier est mis au-devant pour la délivrance des visas au détriment de la pédagogie. Alors que la qualité des études n’est pas du tout envisagée par l’administration consulaire. Le ministère des Affaires étrangères souhaite les développer partout pour pouvoir filtrer et orienter les étudiants étrangers. Or, le ministère n’a pas les compétences pédagogiques dont dispose une université pour examiner le dossier d’un étudiant et juger de sa recevabilité. D’autre part, aujourd’hui l’université française n’est pas philosophiquement basée sur la sélection de ses étudiants.  
Ce premier pas franchi pour les étudiants étrangers serait-il une étape vers la sélection des étudiants dans leur ensemble ?  
Les enjeux des associations étudiantes  
C’est dans ce sens qu’il semble important que des structures associatives puissent se faire entendre. Ces étudiants dits étrangers font partie intégrante du système universitaire français, d’où l’intérêt de renouer un dialogue sincère avec les associations d’étudiants. Ces dernières devraient davantage prendre conscience de leur véritable rôle d’ambassadeurs, et sortir des traditionnels Tabaski et khawaré (soirée culturelles au Sénégal).  
L’intégration sociale et culturelle dans le pays d’accueil et l’apprentissage du ‘métier d’étudiant’ en général passent largement par les activités des associations étudiantes. Qu’elles s’organisent par nationalité ou par affinité, un nombre croissant d’entre elles agit aussi bien pour défendre les étudiants en difficultés administratives que pour leur proposer la découverte de notre société. Avec l’essor des mobilités étudiantes en cours et à venir, il faudra mettre les bouchées doubles, multiplier les initiatives et renforcer les capacités, afin de se faire entendre des institutions pour prendre part réellement au processus d’intégration.  
Malgré l’image que traîne l’Afrique d’un continent corrompu par ses dirigeants et d’une population peu instruite, la libre circulation est un droit fondamental de l’être humain. A l’heure où la croissance d’un pays passe nécessairement par la formation, une barrière au séjour d’étudiants maliens, sénégalais, togolais ou guinéens sur le sol français porte préjudice au développement du continent. D’autant que dans le cadre de la francophonie et de l’histoire commune qui lie certains pays d’Afrique à la France, la coopération doit logiquement prévaloir : la priorité doit être donnée aux Africains pour se former en France. Si cette priorité n’est plus à l’ordre du jour, c’est un coup dur porté au continent dans les quinze années à venir, mais aussi à la France qui aura besoin de cerveaux étrangers. Il est impératif de rendre les informations accessibles et le procédé plus fluide. Surtout pour les Etats africains qui souffrent d’un exode massif de leurs compétences. Comme on a pu le lire dans un rapport connu de l’Unesco : on dit que le Nord aide le Sud pour former ses travailleurs qualifiés. Le problème en France depuis 50 ans, c’est qu’on dirait plutôt le contraire. En réalité, ce sont les pays pauvres qui sont obligés de fournir les cadres qualifiés des pays du Nord !  
Abdoul ANNE Secrétaire National d’Animafac aanne@animafac.net abdoulane@yahoo.fr.  
L'OBSERVATEUR: 
 
L'APR SEVRÉ DE RÉCÉPISSÉ Cheikh Tidiane Sy brise le "Yaakaar" de Macky Sall 
 
 
Article Par PAPA SOULEYMANE KANDJI,  
Paru le Jeudi 15 Jan 2009 
Le ministre de l'Intérieur prolonge la guerre contre son (ex) frère libéral, Macky Sall, en refusant de lui délivrer le récépissé de reconnaissance de son parti : Alliance pour la République (Apr/Yaakaar). La notification de cette décision est intervenue, hier, à une semaine de la date limite de dépôt des listes pour les élections locales du 22 mars prochain.  
Macky Sall et ses partisans devront rapidement chercher une solution palliative pour participer aux élections locales. Car le refus du ministre de l'Intérieur de délivrer le récépissé de reconnaissance de l’Alliance pour la République (Apr/Yaakaar) ne sera pas sans perturber leur schéma. Ce qui va les obliger à tenter une nouvelle parade pour éviter la forclusion aux Locales. En effet, le délai imparti au dépôt des listes étant très court, il leur serait impossible de trouver un autre nom à donner au parti et respecter toute la procédure qu'impose la reconnaissance du parti. Ce rejet tardif de la demande de récépissé d’Apr/Yaakaar suscite des interrogations en ce sens que Macky Sall avait, au lendemain de sa sortie du Pds, déposé sa demande de reconnaissance à la Préfecture de Dakar. D'ailleurs, il a eu à déférer à deux convocations de la Direction de la surveillance du territoire (Dst) pour les enquêtes d'usage sans qu'une opposition ne lui soit notifiée tout au long de la procédure.  
Divers motifs avancés  
Les motifs évoqués par le ministère de l'Intérieur pour refuser la délivrance du récépissé à Macky Sall sont divers. Les services de Cheikh Tidiane Sy s'expliquent que le mot Yaakaar est un nom commun de Sénégalais. Cet argument est d'autant plus léger que le nom Yaakaar est déjà porté par une formation politique. En effet, l'utilisation de Yaakaar dans la dénomination du parti de l'ancien président de l'Assemblée nationale avait suscité une levée de boucliers de la part de Mor Dieng, un ancien militant de l'Alliance des forces de progrès (Afp). Ce dernier s'était offusqué de l'utilisation du nom de son parti. Allant même jusqu'à menacer de saisir la justice au cas où Yaakaar, le nom de son parti, était «attribué» à Macky Sall.  
L’Apr invite à la vigilance  
Réagissant à cette situation, l’Apr/Yaakaar exhorte, par la voix de son porte-parole Seydou Guéye, ses responsables et militants, notamment les candidats aux investitures, «à redoubler de diligence dans la confection des listes de candidats, en relation avec les partis alliés, pour une large victoire aux élections locales de mars 2009». Et les partisans de Macky Sall de ruer dans les brancards : «Le pouvoir en place, pris de panique, devant ses problèmes internes et le rejet unanime par les populations de ses combinaisons politiciennes, a, sur la base d’arguments fallacieux, fait interdire le vocable Yaakaar dans l’appellation complète, et le cercle de 15 étoiles dans le logo de l’Apr». Au surplus, l’Apr prend acte de la décision prise par l’administration, et fait remarquer à l’opinion le caractère non fondé des arguments soulevés : «La jurisprudence administrative sur les noms et appellations de partis politiques montre, en effet, à suffisance, que le partage d’un même vocable entre deux partis politiques ne peut aucunement empêcher la reconnaissance de l’un».  
*L’espoir  
 
 
 
 
DECHUS DE LEUR MANDAT DE DÉPUTÉ Moustapha Cissé Lô va saisir la justice, Mbaye Ndiaye parle de farce 
 
 
Article Par S. S. SAMB et P. S. KANDJI,  
Paru le Jeudi 15 Jan 2009 
La «connivence manifeste» de Moustapha Cissé Lô et Mbaye Ndiaye avec des adversaires du Parti démocratique sénégalais (Pds) a fini par excéder la direction de leur désormais ex-formation politique. Qui, en se basant sur l’article 5, alinéa 1er, de ses statuts - lequel stipule que l’adhésion en droit ou en fait à un parti national concurrent entraîne, ipso facto, la perte de la qualité de membre du Pds - les a déchus, hier, de leurs mandats de député. Ils seront remplacés par Amadou Fall de Mbacké et Lamine Dia, le maire de Biscuiterie.  
«Tout député qui démissionne de son parti en cours de législature est automatiquement déchu de son mandat». Ainsi est libellé l’article 60 de la Constitution. C’est en s’appuyant sur cette disposition et l’article 7, alinéa 2, du règlement intérieur de l’Assemblée nationale que M. Doudou Wade, le président du groupe parlementaire «Libéral et Démocratique», a annoncé la déchéance, de leur mandat de député, de Moustapha Cissé Lô et Mbaye Ndiaye. «Cela étant posé et assumé», Doudou Wade balance, tout de go, que «quiconque s’échine à l’analyser en dehors de ces angles se condamne à de vaines supputations». Dans la mesure où, poursuit le président du groupe «Libéral et Démocratique», l’article 7 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale renferme, «parce qu’étant de rédaction limpide», toute la mesure de l’obligation de loyauté et de fidélité à laquelle le député est astreint à l’égard de son parti. Car «il n’est pas permis de conserver le mandat et les avantages de député en piétinant les règles qui les encadrent». En langage plus clair, cela veut dire, tranche Doudou Wade, qu’il est question «de proscrire le comportement consistant à bénéficier du prestige et des moyens d’un parti pour le combattre». Or un parti est défini comme étant «un groupement d’hommes qui, partageant les mêmes idées sur l’organisation et la gestion de la société, cherchent à les faire triompher en accédant au pouvoir». Autant d’obligations dont Moustapha Cissé Lô et Mbaye Ndiaye ont cessé, croit savoir M. Wade, de se conformer. Il s’y ajoute qu’ils ont soutenu, publiquement, ne plus adhérer aux idéaux du Parti démocratique sénégalais. Comme «la date de la perte de la qualité de membre du Pds est souverainement constatée par les instances du parti», son prolongement politique qui se trouve être le groupe «Libéral et Démocratique» en a tout simplement déduit que «la sanction et automatique». Par conséquent, Doudou Wade invite le Bureau, en tant qu’organe habilité de l’Assemblée nationale, à constater la déchéance. Et le président du groupe «Libéral et Démocratique» de tirer, en des termes sans équivoque, un trait sur les nouveaux «responsables» de l’Alliance pour la République (Apr/Yaakaar) : «Messieurs Lô et Ndiaye ont été rattrapés par la loi et la morale. Il est heureux et salutaire pour notre démocratie qu’il en soit ainsi».  
Moustapha Cissé Lô: « Je vais saisir la justice »  
Pour l’instant, je n’ai pas grand chose à dire. J’attends qu’on me notifie les fautes que j’ai commises. Mais je considère Doudou Wade comme un enfant qui joue, un oiseau qui gazouille dans le vide. Je voudrais aussi rappeler qu’en la circonstance, c’est le président de l’Assemblée nationale qui doit nous saisir, pour nous notifier la mesure. Pour l’instant, je me considère toujours comme un député. Et le moment venu, je vais saisir les juridictions compétentes. Car il ne faut pas oublier que je suis dépositaire d’un mandat électif que le peuple m’a confié.  
Mbaye Ndiaye: « C’est une farce »  
La Constitution est au-dessus des articles que Doudou Wade a convoqués. Selon l’article 60 de notre charte fondamentale, je perds mon mandat si et seulement si je démissionne de mon poste de député. J’attends donc d’être saisi officiellement par l’Assemblée nationale. Mais pour le moment, je pense qu’il s’agit là d’une farce.  
 
 
 
 
Retrouvailles au sommet de l’espièglerie politique : Quel triste destin pour la démocratie sénégalaise! 
 
 
Article Par Alassane K KITANE, professeur au Lycée Serigne Ahmadou ,  
Paru le Jeudi 15 Jan 2009 
Le spectacle triste et désolant qu’offrent les deux hommes politiques les plus controversés de l’histoire politique du Sénégal confirme bien les propos pessimistes de l’écrivain anglais Samuel Johnson : « La politique n'est rien d'autre qu'un moyen de s'élever dans le monde ». S’élever au-dessus de tous et au détriment de tous, s’élever matériellement au mépris de toutes les valeurs morales, s’élever socialement même s’il faut, pour y parvenir, vendre son âme : telle est la maxime politique que Wade et Idrissa Seck proposent à la démocratie sénégalaise. Quatre ans durant ces deux hommes ont, sans aucune forme de scrupule, rétrogradé les problèmes de la démocratie sénégalaise au rang d’accessoires à leur salut personnel ! Quatre ans durant ils se sont mutuellement accusés de tous les crimes, y compris ceux pour lesquels n’importe quel citoyen devrait logiquement être vomi par la Cité ! Et puis, sans aucun respect pour le peuple, sans souci de cohérence politique, sans avoir soldé le litige financier qui était censé être la cause de leur brouille, ces deux hommes qui symbolisent désormais la dénaturation de la politique, décident de se retrouver pour, dit-on, prendre en charge les « problèmes des Sénégalais » ! Quel problème les Sénégalais sont-ils confrontés aujourd’hui et qui n’est pas la conséquence de cette légèreté qui caractérise la gestion du pouvoir et l’animation de la vie politique par le PDS ? Quel problème est plus urgent que le retour à l’orthodoxie dans le domaine de la bonne gouvernance ; retour que ne permet justement pas cette trajectoire nébuleuse qu’empruntent les deux hommes depuis 2000? Quels problèmes les Sénégalais ont-ils et qui seraient plus graves que le problème Wade/Idy ? Après avoir cadenassé son parti du dehors par cet ovni politique qu’on appelle la génération du concret et après avoir banni Macky Sall, revoilà Wade prêt à continuer le jeu d’échecs avec Idrissa Seck. Ce dernier peut se permettre de minimiser la génération du concret, mais il ne tardera pas à se rendre compte de l’espièglerie politique dont Wade a fait preuve en laissant croître ce machin à la périphérie de son parti. De toute façon ce trucage politique qu’on appelle de manière euphorique « retrouvailles » a au moins ceci de positif pour les Sénégalais avisés : Wade et Idrissa Seck ne sont pas la solution, ils constituent le problème le plus urgent que les Sénégalais doivent résoudre. Comment Idrissa Seck regardera-t-il désormais M. Djibo L. Kâ à qui il reprochait la tortuosité ? Le discours politique prend parfois les relents du délire : c’est, en effet, son propre Moi que l’homme des chantiers nébuleux de Thiès décrivait avec éloquence lorsqu’il qualifiait le reniement de Djibo (entre les deux tours de la présidentielle de 2000) de manifestation de tortuosité. L’homme qui disait que ce qui comptait avant tout pour lui c’est que ses enfants ne souffrent pas d’une image de lui ternie, devra peut-être leur expliquer ce que vaut la parole de Idy lorsqu’il s’agit d’apprécier Wade. Et aux Sénégalais il devra proposer autre chose que la rhétorique sur le pardon et la tolérance comme justifications des intrigues allant de la violation de la sacralité de la fête de l’indépendance aux enregistrements des conversations compromettantes qu’il aurait tenues avec son « père ». Wade et Idy ont toute la latitude de se réconcilier et d’oublier leur brouille, mais ils n’ont pas le droit de dire aux Sénégalais que toutes les péripéties qu’ils les ont fait vivre relevaient simplement de la stratégie politique ou qu’elles relevaient de simples malentendus circonstanciels et périphériques par rapport à « l’essentiel » ! Si deux hommes d’État font preuve d’une si grande légèreté dans la gestion de leur mésentente et utilisent avec une si grande intempérance les institutions de la république et la crédulité du peuple, qu’est ce qui nous garantit qu’ils hésiteraient un seul instant à nous duper indéfiniment pour assouvir leur soif de pouvoir? Il n’y pas d’essentiel là où des hommes politiques se permettent d’instrumentaliser la démocratie, les citoyens et les deniers publics, pour régler des comptes personnels. Idrissa Seck convoqué à la DIC a trouvé plus prudent de prendre l’opinion à témoin sur sa santé physique et ce, pour sous-entendre que sa vie était menacée par ceux précisément avec qui il s’apprête à cheminer encore : comment le même homme peut-il venir aujourd’hui chercher à nous convaincre que ses retrouvailles avec Wade sont justes et opportunes ? Soit ses élucubrations relevaient de l’affabulation pure et simple, soit ce qu’il suggérait était la vérité !  
Déloyauté et compromission  
La première éventualité signifierait que la parole de Idy ne connaît pas de censure lorsqu’il s’agit de faire face à ses adversaires et qu’il ne connaît guère le sens et la portée du principe de la loyauté même dans l’adversité. Or une défaillance morale pareille est incompatible avec les exigences de transparence et d’éthique politique que requiert la vie démocratique. La deuxième éventualité quant à elle suggèrerait que Idy est un homme qui, lorsque ses intérêts sont en jeu, ne trouve aucune gêne à collaborer avec le diable ou à évoluer dans la compromission. Quant à Wade, il n’est pas exagéré de chercher un moyen pour exiger qu’il rende des comptes devant la justice après l’aveu de l’existence du protocole de Rebeuss et l’exploitation propagandiste qu’il en a faite. Le même Wade qui, à l’occasion de son adresse de fin d’année à la nation prétendait faire son mea culpa sur les dérapages budgétaires de ses ministres vient, quelques jours après, sceller sa réconciliation avec celui qu’il a accusé d’avoir détourné d’énormes deniers publics. Quel Wade doit-on en fin de compte croire ? Les bailleurs de fonds ne se font d’ailleurs plus d’illusion sur la volonté du régime d’assainir les finances et de faire preuve de bonne gouvernance : un régime qui commandite et suspend le cours des audits en fonction des aléas politiques n’est guère digne de confiance en matière de transparence et de bonne gouvernance. En offrant ce spectacle affligeant et lamentable de combines et de querelles politiques permanentes, Wade et ses alliés dénaturent le champ politique et corrompent les chances du Sénégal de façonner des citoyens respectueux du jeu démocratique et de la république. Ces pratiques montrent, par leur réussite même, jusqu’à quel point les Sénégalais sont parfois coupables de passiveté et de résignation face à ce qui dépend pourtant de leur volonté. Dans d’autres pays Wade et son fils spirituel seraient définitivement disqualifiés et ne pourraient plus convaincre et rallier à leur cause même le plus naïf des hommes. Il nous faut absolument couper les cordes de la servitude et nous affranchir des hommes politiques si nous voulons bâtir un Sénégal émergent. Sous ce rapport, il convient de rappeler la plainte que le maréchal Pétain avait adressée à ces concitoyens lorsqu’il fut obligé de signer l’armistice par la déroute de la France face à l’Allemagne : « l’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice a établi ». C’est justement cet esprit de jouissance que l’alternance a cultivé et consolidé dans nos mœurs de sorte que ce qui relève de l’anodin dans la vie d’un gouvernement est accompagné d’un folklore dont la seule finalité est d’endormir le peuple : les chantiers de Thiès, ceux de la corniche, etc., ne relèvent souvent d’aucune cohérence économique. Les dépenses de prestige ne visent qu’à voiler un pilotage à vue dont les effets pervers font parfois regretter le régime de Diouf. Quel enjeu les retrouvailles entre Wade et Idy peuvent-elles avoir pour un volontaire de l’éducation qui n’a pas perçu son salaire jusqu’à présent et qui se rappellent que ce Idrissa Seck est accusé par celui qui l’accueille, à bras ouverts dans sa maison, d’avoir planqué des milliards à l’étranger? Ils nous parlent de paix sociale à préserver et de dialogue politique à privilégier pour justifier leurs retrouvailles comme si le destin du pays était suspendu à leurs grimaces et comme si la vie politique sénégalaise se résumait au PDS. Face à cette supercherie politique il faut désormais que chaque citoyen fasse sienne la résolution que le Président Wilson avait prise pour légitimer l’entrée des États-Unis en guerre en 1119, c’est-à-dire « préférer le droit à la paix » ! Une paix dans l’humiliation constante des citoyens et la violation permanente des institutions de la république est pire que n’importe quelle guerre. Nous autres Sénégalais avons été toujours pauvres, malchanceux dans les sports et mal lotis en matière de ressources naturelles, mais notre seule fierté résidait dans notre démocratie et dans la valeur de nos ressources humaines, or c’est précisément ce trésor que les pratiques de Wade et de Idy risquent de nous prendre : ils jouent avec la démocratie et font la promotion des médiocres et des tortueux. Notre pays ne mérite pas cela !  
 
 
 
 
DOOR MU DAANU Ingéniosité 
 
 
Article Par OBAMA ,  
Paru le Jeudi 15 Jan 2009 
Nos « amis » les libéraux sont si ingénieux en politique. Lorsque le peuple tend la langue, exigeant son pain et son lait, on lui sert des pulsions sur la table. Ça passe ou casse, Idy est dans la place. Karim se signale. Et naturellement, ils occupent l’espace. Et pas les ventres, bien malheureusement. Les choses fonctionnent ainsi chaque fois que le Vieux a de sérieux problèmes économiques ou sociaux, il essaie de les noyer dans la grande mare politique, ou politicienne. Bien vrai que les Libéraux ont bien intérêt à s’unir, comme le dit si bien Idy, pour ne pas se faire expédier 50 ans dans l’opposition. Mais ils ont surtout beaucoup plus intérêt à donner aux populations leurs vitamines à elles dûes. Et non pas à travailler seulement pour la seule brillance de notre porte-monnaie. C’est peut-être là leur premier talisman. Mais où est donc passé Farba Senghor ?  
 
 
 
L’acrobate  
15-01-2009 Nous venons de constater, aujourd’hui encore, que l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, pour la deuxième fois, nous parle de retrouvailles avec son père d’emprunt et sa soi-disant famille politique, jetant au passage des flèches au président Macky Sall, leader de l’ Apr. 
L’Apr, notre parti, en ce qui le concerne, avait déjà intégré cette donne dans sa stratégie de conquête du pouvoir ; car, pour nous, l’homme de Thiès est un caméléon aux versets. 
Ainsi, nous aurons face à face deux grands blocs symboles de la vitalité de la démocratie ; il appartiendra au peuple sénégalais, si amer dans cette grisaille généralisée, de choisir entre le parti des tortueux et les Sénégalais dignes d’intérêts. 
 
M. Dior THIAM 6 Militant de L’Apr  
 
Qui trop embrasse…  
 
15-01-2009 «En pardonnant trop à qui a failli, on fait injustice à qui n’a pas failli.» 
Castiglione Baldassare 
 
 
Les différents états-majors politiques s’activent dans la recherche de compromis pour nouer des alliances lors des élections locales. Dans ces cas de figure, on pourrait emprunter aux juristes la méthodologie consistant à distinguer «ce qu’il faut faire» et «ce qu’il faut éviter». Justement, pour les partis du Front Siggil Senegaal, ma conviction est qu’il faut éviter de s’allier avec l’Apr, le tout nouveau parti de Macky Sall. 
En effet, cette alliance peut poser problème. Le contexte politique et le passé récent de l’ex-président de l’Assemblée nationale ne militent pas en faveur d’une telle agrégation. L’introduction de la morale dans la démarche peut remettre en cause beaucoup de principes et bien des comportements. Tout ou presque sépare les deux entités. Deux extrêmes difficilement conciliables. Véritable alliance contre nature. Or, les alliances contre nature n’ont jamais prospéré. Elles peuvent profiter pendant un certain temps mais elles ne durent jamais. Les positions de Rewmi avec l’alliance Jaam Ji renseignent peu ou prou sur les comportements des libéraux et sur l’idée d’escalator qu’ils se font des opposants.  
Macky Sall est l’artisan de la victoire de Abdoulaye Wade en 2007, victoire toujours contestée par l’opposition. Le plus grand contentieux électoral jamais vidé au Sénégal depuis l’indépendance. Le conflit politique permanent y trouve son origine. 
Dans son projet politique, Macky veut «restaurer les valeurs de la République». C’est toujours une bonne chose. Seulement, il a lui-même torpillé ces valeurs du temps de sa splendeur. Aux différentes stations qu’il a occupées, il a été le bras armé de Wade dans cette funeste entreprise. Pour avoir été le numéro deux de l’Etat et du parti, ses prises de positions ont souvent été décisives et son acharnement à combattre l’opposition sans faille. 
Bien avant cela, il s’était tristement distingué à Fatick en violentant des membres d’un bureau de vote. La République avait reçu un sacré coup. D’autres coups plus acerbes viendront lacérer davantage le visage de notre Res publica considéré comme un patrimoine personnel de Wade qui en avait confié les clefs à son ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre deux fois et successeur potentiel. Où était la République quand Macky, du haut de la tribune du Méridien Président, donnait déjà le verdict dans l’affaire des chantiers de Thiès ? Où était-elle cette chère et précieuse République quand lui-même, puissant Directeur de campagne de «son père», annonçait avec un insondable mépris, la victoire de ce dernier à la dernière présidentielle avant même la fin de la collecte des résultats ?  
En vérité, Macky ne s’est jamais battu pour la République. Il était un pion essentiel du dispositif politique et institutionnel de Wade. Il a fait son temps ; il ne servait plus à rien et constituait même un sérieux obstacle au projet de «clonage politique» en cours. 
Ainsi, il n’a pas opéré une prise de conscience sur la crise qui sévit au Sénégal. Il n’a pas décidé de restaurer les valeurs de la République après un constat objectif et sincère de la situation du pays. Il a été combattu, persécuté et finalement poussé à la sortie par ses anciens frères. Il a observé la stratégie du silence, cela n’a rien donné. Il est parti à Canossa, cela n’a rien donné. Il n’avait pas d’autres solutions. Ses intérêts ont été menacés et ses privilèges enlevés. Il a quitté par dépit. Il se bat pour survivre politiquement. Pour lui d’abord. 
Mais, il faut surtout noter que l’ancien homme lige de Wade est comptable du bilan désastreux de ce dernier. Au jour du jugement de l’alternance, il devra, lui aussi, rendre compte. Cet exercice peut être différé mais pas annulé.  
L’histoire politique récente montre que les dissidents du Pds constituent des succursales du parti ou pour parler trivialement des équipes B. Les retrouvailles sont toujours possibles. War wi en a donné la preuve. Le leader de Rewmi affirme compter d’abord sur sa propre famille politique naturelle. 
Aussi, quel instrument de mesure permet de quantifier la représentativité de l’Apr, dernier né des partis politiques ? 
Si, demain, par un curieux sortilège de l’histoire, la «Génération du Concret», ce machin du bout de chou du Président, en conflit avec le Pds, voudrait s’allier avec l’opposition, aurions-nous les moyens objectifs de dire non ? Quelle serait la différence entre le dissident Macky et le dissident Karim ? Quelle est, dès lors, la différence entre Wade et Macky ? 
Les alliances en politique relèvent, dit-on, de stratégies. L’on n’a point besoin de théories alambiquées pour nouer des alliances politiques ou électorales. Il suffit simplement de faire preuve de lucidité et de loyauté. Le réalisme béat tue l’éthique. S’allier avec l’Apr, c’est entretenir les souches d’une renaissance du projet libéral. C’est en définitive consacrer la version politique de la Loi Ezzan : effacer crimes et délits politiques d’un homme du sérail libéral.  
Ma conviction est que l’opposition peut gagner ces élections en réalisant de bonnes investitures à la base. Inviter les populations par des programmes audacieux à adhérer à son projet. Eviter tout contact avec des libéraux à la retraite, actifs, déviants ou rebelles.  
Au moment où la Commission des Assises nationales sur les valeurs rend ses conclusions, il serait fort dommage que les initiateurs en soient les premiers pourfendeurs. L’éthique doit être notre crédo. Il est urgent que l’éthique politique devienne une réalité dans notre pays. 
 
 
Moussa TAYE - Parti socialiste / tayemoussa@yahoo.fr 
Lettre ouverte : Le Colonel Oumar Ndiaye lance un appel "patriotique" à Maître Abdoulaye Wade en charge de la République  
"Cher Maître, 
Je dis partout que je suis votre ami pour qu’à travers mes écrits, les gens ne s’imaginent pas que je vous en veux personnellement. Et c’est toujours à ce titre que j’ai entretenu avec vous depuis plusieurs années, des relations épistolaires, c’est vrai à sens unique, mais toujours par rapport à ce que nous avons en commun : le Sénégal. Je vous ai parlé des Industries Chimiques du Sénégal que Godard avait mises à genoux, de la Jeunesse oisive qui se déverse tous les matins des trains et des cars de transport dans les rues de Dakar, et même de notre Football en agonie au moment où la fédération, se cachant derrière la FIFA, tenait en otage l’Etat et le Ministre des Sports. Dans tous ces dossiers, j’ai développé des thèses et proposé des solutions, et toujours, les faits m’ont, par la suite, donné raison. Aujourd’hui, je voudrais m’adresser à vous en public, afin que nul n’en ignore et que demain l’on ne dise pas que personne n’avait vu venir le danger. 
Maître, souvenez-vous des combats que vous meniez quand le parti socialiste était au pouvoir, de l’attachement que vous manifestiez pour la République, pour la Démocratie et pour les droits des individus et la Liberté. J’ai toujours été à vos cotés, cheminant par une allée parallèle, partageant vos idées et vos combats. En 1988, au plus fort de la crise alors que vous étiez injustement détenu, j’étais là à veiller sur vous, jusqu’au fond de votre geôle. Lorsque le pouvoir a donné à l’armée les réquisitions spéciales avec autorisation de l’usage des armes, nous avons dit Non, et évité de tirer sur le peuple comme le suggérait les directives du palais. Nous avons obligé le pouvoir à négocier avec vous pour éviter tout dérapage dans la gestion de la crise. Moi et quelques uns de mes camarades nous avons payé le prix fort, puisque Jean Collin a tenu à ce que nous soyons radiés des cadres de l’Armée, n’ayant jamais pardonné le fait qu’on ait récusé les réquisitions qu’il avait établies. Pendant plusieurs années nous avons fait l’objet d’investigations, d’écoutes et de filatures et l’on nous a fermé les portes des emplois et des activités conformes à nos compétences et à nos aspirations. Je voudrais enfin vous préciser que je suis toujours un patriote sans parti politique, même si j’ai appuyé et encouragé mon ami et frère Ibrahima Sall à créer le MODEL, pour la défense de la Démocratie et des Libertés. Si j’ai tenu à faire ce rappel, ce n’est point pour vous reprocher à nouveau le fait que vous ayez préféré amnistier, réhabiliter et indemniser des criminels reconnus coupables et condamnés au lieu de nous réintégrer dans nos droits, nous qui n’avions subi que des sanctions administratives en 1989 et qui avons bénéficié de deux amnisties en 1991 et en 2004. J’ai fait ce rappel pour vous prouver que je mène toujours le même combat que nous menions, pour la République, la Démocratie, la Liberté, la Justice et la Paix. Et c’est au nom de cet idéal que je vous lance cet appel, très patriotique. Maître, comme beaucoup de Sénégalais, je suis très déçu par les orientations et les réalisations du régime libéral. Je sais que vous avez toujours voulu bien faire, mais depuis 2002, vous êtes prisonnier de votre propre famille politique et cela a détruit le Pays. Je n’ai pas besoin de ressasser vos échecs à trouver et à recruter les hommes capables de résister à la tyrannie intellectuelle que vous imposez à votre entourage, afin de pouvoir vous dire la vérité sur la vie et les choses et vous aider à faire les bons choix quant au processus de réalisation de vos idées souvent généreuses. Cependant, je suis obligé de vous dire quelques mots sur ces questions importantes qui interpellent tout sénégalais soucieux de l’avenir de notre pays. Aujourd’hui, ce qui frappe le plus, c’est la paupérisation du peuple, renforcée par l’augmentation des coûts des denrées de première nécessité, des coûts des loyers et de la Terre, des coûts des services publics tels que la fourniture d’eau potable, l’électricité, les services de santé, les coûts de carburant et de gaz etc. Vivre tout court devient difficile, sinon impossible pour une large couche de la population. Si on peut penser que la crise est mondiale, il n’en est rien pour ce qui concerne la vie quotidienne du Sénégalais, qui est la conséquence directe d’actions délibérées menées par votre régime libéral. Ces options, je vais essayer de les citer pour m’en plaindre, tout en sachant d’avance que je vais en oublier certaines : 
* Destruction de l’Etat en créant des agences autonomes partout où l’action gouvernementale possédait un budget de contrepartie qui devait en assurer le succès. Cette façon d’amputer l’administration des moyens financiers nécessaires à son action a consacré les abus, les détournements et la corruption dans le secteur public soustrait à la responsabilité régulière de l’administration. L’octroi de l’autonomie juridique et financière des entités placées hors du contrôle et de la responsabilité de la tutelle gouvernementale a permis de financer les activités partisanes des ministres du PDS qui y puisent leurs ressources de publicité et de propagande. 
* Déplacement du cadre des décisions stratégiques vers le palais où d’obscures personnalités se trouvent investies de responsabilités occultes, notamment dans les domaines juteux tels que les Communications, l’Energie et les Mines, les ministères ne gérant que des portefeuilles vides, même si les ministres en charge continuent de jouer le rôle de démarcheurs pour le chef de l’Etat ou ses conseillers délégués. Cette manière de faire a créé dans le secteur public, un secteur informel où la responsabilité est diluée et masquée. Tout cela avec comme objectifs, le développement de l’affairisme d’Etat au profit de personnes sélectionnées tapies sous l’ombre tutélaire des plus hautes autorités. 
négociations pas clairement définies pour l’octroi de licences dans le domaine des télécommunications, de l’énergie et des mines (Sudatel, Mittal…et aujourd’hui phosphates de Matam et Sentel). Le plus souvent ces actions s’accompagnent de contentieux où le tort de l’Etat sénégalais apparaît comme évident ;  
L’exemple le plus cynique est constitué par l’attribution du transport des pèlerins sénégalais aux lieux saints de l’islam à ZAM-ZAM, un obscur GIE sorti de nulle part ; cette structure dont les promoteurs sont signalés dans l’entourage immédiat du Président a été désignée sans appel d’offres au détriment d’Air Sénégal International à qui l’Etat avait pourtant octroyé en la matière une concession de dix ans. Mais le scandale réside dans le fait que l’Etat ait cautionné et agréé l’utilisation de vieux DC10, récupérés de la casse pour les besoins de la cause. Encore une fois le régime libéral pour enrichir un de ses membres a mis en péril la vie de plus de cinq mille de nos compatriotes sans état d’âme. Cette opération est en soi un crime, que le peuple impuissant condamne avec la plus grande rancune. 
* Le plus grave est peut être cette façon cavalière d’adapter en permanence la Loi et la Constitution au bénéfice et aux intérêts exclusifs du Parti et de son chef. La démocratie est violée depuis plus de cinq ans et sa mort annoncée par ce désir qu’on vous prête de vouloir vous faire remplacer par Karim. Vous mettriez la sécurité du pays en danger si réellement vous persistiez dans cette voie car Karim n’a rien qui le prédestine à cette charge suprême ; il n’en a ni le charisme, ni la compétence. Tous les dossiers dont il s’est personnellement occupé sont des scandales juridico financiers ficelés aux antipodes de l’intérêt national : DISEZ, Terminal portuaire de Dakar, AIBD, ANOCI, ICS, les problèmes des hydrocarbures et de la SAR, les licences de téléphonie mobile etc., et tout le monde a été choqué par ses tractations avec Nicolas Sarkozy concernant le nucléaire, comme si le pays était un patrimoine de sa famille. Dans toutes ses affaires avec Dubaï ou avec le Maroc et les autres pays arabes où vous l’avez introduit il n’a fait qu’hypothéquer nos terres et l’avenir de nos propres enfants pour des périodes allant de 25 à 50 ans. Je l’aime trop, parce qu’il est votre fils, pour lui souhaiter un avenir aussi sombre que celui de Président du Sénégal après vous. Les laudateurs, magouilleurs et autres gens de peu d’importance qui grouillent autour de lui veulent simplement se construire un avenir que leur valeur personnelle ne leur permet pas d’envisager mirobolant. Cette idée est un poison mortel qu’il faut abandonner dés maintenant. 
* La gestion du PDS est basée sur le profit direct et la récompense à la famille libérale.  
Dans les collectivités locales sont désignés des maires militants très actifs qui utilisent les budgets de leurs communes pour distribuer des salaires, des bourses et des secours à tous les militants de leur terroir sans oublier de se servir et, à l’occasion des fêtes, les services de la Présidence distribuent aux responsables des femmes des secteurs du parti, aux chefs de quartier, à certains imams, des sommes importantes. 
Les ministres de la république, en dehors des budgets de leur département, vivent surtout sur le dos des agences et des sociétés dont elles ont la tutelle, le tout au nom du PDS et de Maître Abdoulaye Wade et le DG qui refuse de participer perd son fauteuil.  
Dans le domaine de l’Education, les initiatives démagogiques prises en multipliant la création d’établissements scolaires de tous niveaux, dans toutes les régions n’ont servi qu’à octroyer des marchés de construction à des militants généreux parce que la fonctionnalité de ces établissements n’a jamais été réalisée, souvent par manque d’équipements et surtout de personnels. En encourageant sans contrôle la prolifération des établissements scolaires privés, votre régime a contribué grandement à la dégradation de la qualité de l’enseignement au Sénégal. Pire, dans les universités s’est développé un secteur privé très lucratif qui vit en appendice du système public dans lequel il puise la plus importante part de ses moyens humains et de ses infrastructures et équipements. En définitive ce sont les professionnels de l’Education Nationale qui se sont enrichis au détriment du système scolaire et de la qualité de l’enseignement. Les secteurs primaires et secondaires qui ont le moins bénéficié de cette évolution se révoltent et réclament leur part du gâteau même si au niveau secondaire les professionnels ont depuis plusieurs années mangé dans les râteliers du public et du privé en même temps. Ces dysfonctionnements introduits dans le domaine de l’Education Nationale sont aujourd’hui une source sérieuse de conflits et de perturbation dont la victime principale est la population la plus démunie, dont l’enfant, soumis dans le primaire au cycle dévastateur du « double flux », ne peut espérer poursuivre ses études dans le secondaire, pris en otage par des professionnels peu qualifiés et un enseignement de mauvaise qualité. Les taux de passage dans les différents cycles sont si étroits que le petit sénégalais n’a qu’une chance infime à sa naissance de devenir bachelier. Rien que des billevesées et des gesticulations politiciennes dans toutes les démarches du gouvernement où il n’y a aucune politique bien cernée dans aucun des domaines qu’il pilote. Or le monde a beaucoup changé et le Sénégal doit refaire ses assises de l’Education ou alors tirer partie des résultats des assisses nationales dans ce domaine. Les cycles primaires et secondaires sont nécessaires à l’éclosion de tout esprit normatif et ils doivent être obligatoires pour tout sénégalais de sept à dix huit ans. L’enseignement supérieur doit être analysé à travers les missions qui lui sont assignées pour le développement économique et social. L’université a un rôle qui doit être défini, à côté des autres établissements d’enseignement supérieur à caractère technique et scientifique. Le Sénégal n’ayant pas développé le label « Grandes Ecoles » comme pourvoyeur de cadres spécialisés, doit réfléchir avec une grande acuité sur le type de structures universitaires à mettre en œuvre et leur mission dans le système global d’acquisition de connaissance et de formation des hommes. Le mandarinat et le règne des maîtres tout - puissants dans le système universitaire doit faire place à la création de pôles d’excellence et de recherche pour apporter des solutions aux vrais problèmes du pays dans tous les domaines de développement. Il est regrettable que les mécanismes d’exécution du PDEF n‘aient pas introduit la prééminence des autorités de la Décentralisation sur les professionnels du système académique car les fonds des bailleurs auraient été mieux utilisés 
Réviser le fichier électoral  
Mettre en place un calendrier électoral républicain  
FPRIVATE "TYPE=PICT;ALT=-" Trouver une procédure logique et consensuelle pour réduire les partis politique à un niveau raisonnable et normé. 5 .Prendre les mesures nécessaires pour apporter à la population l’assistance nécessaire à sa survie, par une politique de subventions appropriées 
6 Assurer en 2012 des élections libres et transparentes sur la base d’un consensus national, en évitant de privilégier les solutions imposées par le PDS ou ses alliés. Il serait souhaitable que dans cette période de transition, le chef de l’Etat collabore avec tous les partenaires politiques de la vie sénégalaise et qu’aucune décision majeure ne soit prise sans discussion avec toute l’opposition et tous les acteurs sociaux. Il est clair que cette solution exclut la passation monarchique du pouvoir à tout descendant, légitime ou putatif. En se mettant au dessus de la mêlée pour permettre au Sénégal de passer le cap de 2012 sans dégâts. Maître Abdoulaye Wade écrirait sur le livre de l’Histoire du Sénégal une nouvelle page encore plus éclatante que celle de ses prédécesseurs. Pendant ces trois ans, Abdoulaye Wade l’africaniste pourrait développer la stratégie qui lui permettrait de voir se dessiner, et peut être naitre, ces Etats-Unis d’Afrique dont il est le chantre le plus ardent, en laissant à son gouvernement d’union nationale totalement responsabilisé l’entier exercice du pouvoir réglementaire et administratif. Le Sénégal et l’Afrique lui devraient TANT !! 
Les nuages qui s’amoncellent aujourd’hui au dessus de nos têtes sont striés de sang ; faites Maitre, qu’ils se transforment en pluie nourricière et non en ouragan dévastateur qui plongerait le Sénégal dans la tourmente et le désordre. Le Sénégal aurait un tribut trop lourd à payer s’il devait attendre encore longtemps pour faire cette transition, sans votre supervision, ou après 2012. 
Merci Maître, très fraternelle ment et très humblement, avec tous mes respects". 
Source : frontpatriotique.blogspot.com 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 15.01.2009
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