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Au mépris des valeurs morales

 
 
Au mépris des valeurs morales 
Discrimination et civilités  
Amadou Gueye NGOM Lundi 19 Jan 2009  
“Le français est une langue de gentillesse et d’honnêteté” disait Senghor.” 
Dur d’y croire…Cette langue que nous pratiquons avec toutes sortes de fortunes peut s’avérer fort discriminatoire. Jugez-en ! 
Le mot chaumière désigne, en France, la demeure en toit de chaume alors que chez nous le même type d’habitat prenait le nom de case, emprunt déformé de la casa espagnole qui signifie maison.  
Pourquoi agriculteur là-bas, cultivateur sous nos cieux ? N’exercent-ils pas fondamentalement les mêmes activités ? Ces questions m’agacent lorsque je songe au tirailleur sénégalais faisandé à la place du soldat français. C’est miracle que « cultivailleur » n’ait pas été forgé pour nous. Autre exemple discriminatoire: de l’inconnu ou du coquin lynché a mort, le vocabulaire l’appelle « cadavre ». Même terme méprisant pour designer le chien écrasé par un « car rapide » effréné. S’agit-il de l’épicier voisin, du commis des PTTT ou d’un instituteur qui vient de trépasser ? Il sera derechef un « corps » dont la levée est annoncée, par voie de presse, aux parents et amis. Montons en grade…Général De Gaulle s’en est allé, suivi par Houphouët Boigny. En raison sans doute de leur rang, les voila, ipso facto, « dépouille mortelle ». L’une gisant à Yamoussoukro la Basilique, l’autre à Colombey-les deux Eglises.  
Qui a déjà entendu parler de la dépouille mortelle d’un vagabond ? La langue anglaise ne fait pas tant de chichis. Tout mort devient « body ». Qu’il s’agisse de Lincoln ou du voyou des bas quartiers. 
Langue de gentillesse et d’honnêteté ? Le Français, mauvais caractère qui naguère jetait le potage à la figure de son convive, s’initie désormais aux bonnes manières en adoucissant les mots qui pendant longtemps désignaient les paumés et laissés pour compte de plus en plus nombreux sur notre bonne vieille Terre. Le sourd est devenu tout juste « mal entendant » dont on n’a fini de s’amuser avec des gestes entendus. De même, plus de grimaces et pieds de nez à l’aveugle, aujourd’hui, « déficient visuel ». Etes-vous manchot, bancal ou cul de jatte, vous redevenez un être entier sauf que de « mobilité réduite ». Les nains « short people » que d’incultes enfoirés égorgent puis enterrent en guise de sacrifices aux démons Célébrité et Richesse sont redimensionnés à « personnes de petite taille ». 
Par contre, la bonne vieille chaud-de pisse, la syphilis et autres blenno que les adolescents de l’époque Jerk ou Cha Cha Cha s’avouaient d’un air gaillard ne sont plus que de stupides « maladies sexuellement transmissibles » aussi passagères que le rhume des foins ou la rougeole de n’importe quel puceau.  
On en arrive aux « handicapés sociaux » communément appelés les fous, tocards, barjots et autres cinglés de l’espèce « farba senghorâne » qu’aucun vocable ne pourrait supplanter. Pour la simple raison que crétin et imbécile résistent à toute évolution.  
Amadou Gueye Ngom 
Critique social 
 
 
Discrimination et civilités  
Amadou Gueye NGOM Lundi 19 Jan 2009  
“Le français est une langue de gentillesse et d’honnêteté” disait Senghor.” 
Dur d’y croire…Cette langue que nous pratiquons avec toutes sortes de fortunes peut s’avérer fort discriminatoire. Jugez-en ! 
Le mot chaumière désigne, en France, la demeure en toit de chaume alors que chez nous le même type d’habitat prenait le nom de case, emprunt déformé de la casa espagnole qui signifie maison.  
Pourquoi agriculteur là-bas, cultivateur sous nos cieux ? N’exercent-ils pas fondamentalement les mêmes activités ? Ces questions m’agacent lorsque je songe au tirailleur sénégalais faisandé à la place du soldat français. C’est miracle que « cultivailleur » n’ait pas été forgé pour nous. Autre exemple discriminatoire: de l’inconnu ou du coquin lynché a mort, le vocabulaire l’appelle « cadavre ». Même terme méprisant pour designer le chien écrasé par un « car rapide » effréné. S’agit-il de l’épicier voisin, du commis des PTTT ou d’un instituteur qui vient de trépasser ? Il sera derechef un « corps » dont la levée est annoncée, par voie de presse, aux parents et amis. Montons en grade…Général De Gaulle s’en est allé, suivi par Houphouët Boigny. En raison sans doute de leur rang, les voila, ipso facto, « dépouille mortelle ». L’une gisant à Yamoussoukro la Basilique, l’autre à Colombey-les deux Eglises.  
Qui a déjà entendu parler de la dépouille mortelle d’un vagabond ? La langue anglaise ne fait pas tant de chichis. Tout mort devient « body ». Qu’il s’agisse de Lincoln ou du voyou des bas quartiers. 
Langue de gentillesse et d’honnêteté ? Le Français, mauvais caractère qui naguère jetait le potage à la figure de son convive, s’initie désormais aux bonnes manières en adoucissant les mots qui pendant longtemps désignaient les paumés et laissés pour compte de plus en plus nombreux sur notre bonne vieille Terre. Le sourd est devenu tout juste « mal entendant » dont on n’a fini de s’amuser avec des gestes entendus. De même, plus de grimaces et pieds de nez à l’aveugle, aujourd’hui, « déficient visuel ». Etes-vous manchot, bancal ou cul de jatte, vous redevenez un être entier sauf que de « mobilité réduite ». Les nains « short people » que d’incultes enfoirés égorgent puis enterrent en guise de sacrifices aux démons Célébrité et Richesse sont redimensionnés à « personnes de petite taille ». 
Par contre, la bonne vieille chaud-de pisse, la syphilis et autres blenno que les adolescents de l’époque Jerk ou Cha Cha Cha s’avouaient d’un air gaillard ne sont plus que de stupides « maladies sexuellement transmissibles » aussi passagères que le rhume des foins ou la rougeole de n’importe quel puceau.  
On en arrive aux « handicapés sociaux » communément appelés les fous, tocards, barjots et autres cinglés de l’espèce « farba senghorâne » qu’aucun vocable ne pourrait supplanter. Pour la simple raison que crétin et imbécile résistent à toute évolution.  
Amadou Gueye Ngom 
Critique social 
 
 
24hchrono : Lundi 19 Jan 2009 
Comment les milliards de l’autoroute à péage et l’Aéroport de N’Diass vont être utilisés par le régime libéral  
Le journal 24 heures Chrono avait évoqué dans un dossier, la nébuleuse sur les travaux de l’aéroport de Ndiass. Voilà que le Colonel Omar Ndiaye dans son bloc revient sur cette affaire. Selon lui « pour les grands travaux de Me Abdoulaye Wade, l’équipe d’experts financiers autour de Karim et de l’APIX avait imaginé l’utilisation du financement par contrat BOT (Built, Operate and Transfert), avec un opérateur privé, disposant d’une concession sur une période suffisante d’amortissement, qui Construit, Exploite et Transfert ( CET ). C’est ainsi qu’une loi fut spécialement votée le 13 Février 2004 pour constituer le cadre légal des contrats de type CET. Malheureusement, les investisseurs ne se sont pas bousculés pour la réalisation des projets de Wade, ni pour l’autoroute à péage, encore moins pour l’aéroport international de N’diass"  
« Grands travaux de l’Etat ou le libéralisme de type « Alternance »  
Dans son blog (www.frontpatriotique.blogspot.com), le colonel Omar Ndiaye a mis le pied dans les grands travaux de l’Etat, notamment l’autoroute à péage et l’aéroport de Ndiass. « L’Etat, par la volonté de Wade s’engagea dans les travaux de la première phase de réalisation de l’autoroute grâce aux milliards obtenus dans des emprunts obligataires successifs et des fonds issus du budget d’investissement et de l’apport des bailleurs. Selon les circonstances, le projet est estimé à 280 ou à 200 milliards de francs CFA. La phase Dakar- Pikine de plus de 12 km sera entièrement réalisée par l’Etat ; la 2e phase d’un peu plus de 20 km sera réalisée dans un partenariat public-privé que l’Etat tente de susciter » révèle Omar Ndiaye. Et selon lui, «Le schéma dessiné à priori par l’APIX prévoit une participation privée à hauteur de 40 % du financement pour un montant de 47 milliards de francs ». d’ailleurs dit-il, « en tout cas, le Directeur de la Banque Mondiale au Sénégal aurait adressé le 16 juin 2008 une lettre au FMI pour les convaincre à aider le Sénégal à lever des fonds auprès d’ une banque internationale à un taux non concessionnel. En sus un appel d’offres pour la sélection d’un opérateur serait lancé depuis le 2 Avril 2007 et sa désignation se terminerait vers la fin de l’année 2008 ».  
 
«Voilà une drôle de concession », ajoute l’ancien Directeur de la Lonase, qui à l’en croire, « sera offerte pour 25 ans à des privés qui n’auraient décaissé que moins de 20% d’un projet au coût global avoisinant les 280 milliards ». Et de poursuivre que « dans le cas d’espèce la logique économique voudrait que l’Etat finançât la totalité de l’opération et confiât ensuite la gestion à un opérateur qui lui verserait une substantielle redevance, tout en assurant à l’infrastructure un entretien et une maintenance adéquats pendant la durée de la concession ». Il ajoute que « ceci d’autant plus que c’est l’Etat du Sénégal qui devrait assister les partenaires privés à trouver des fonds dont il garantirait par ailleurs le remboursement intégral. Mais le libéralisme de type « Alternance » encourage l’enrichissement d’amis bien choisis dans des cas où l’Etat aurait pris tous les risques et supporté le fardeau financier le plus lourd. Ici il n’y a point de CET et le partenaire privé ne devrait être qu’un gestionnaire choisi sur la base de sa capacité technique et le niveau de son offre financière compensatrice». Ainsi, le colonel parle d’une nébuleuse dans cette affaire.  
Nébuleuse autour de la construction de l’Aéroport Blaise Diagne de Ndiass  
Selon toujours le colonel Oumar Ndiaye, « la tortuosité des manœuvres de la famille Wade se manifeste de la façon la plus éclatante dans le montage financier de la réalisation de l’aéroport international de N’diass ». Il note que « dans son justificatif de projet, l’APIX notait que le développement du Sénégal à l’horizon 2020 commandait d’avoir un aéroport aux normes internationales, qui nécessitait, si l’on voulait garder celui de Yoff, un investissement de 210 milliards de francs CFA, et que dans tous les cas l’emprise actuelle de 800 hectares de l’aéroport Léopold Sédar Senghor était loin du besoin d’extension se situant à 2600 hectares. L’agence concluait qu’il était plus pertinent de construire un nouvel aéroport dont le coût était estimé à seulement 173 milliards de francs ».  
Lorsque, selon le colonel, « l’option de construire un aéroport fut arrêtée sur la base de cet argumentaire, le projet bizarrement fut réévalué à 2oo milliards. Pour le financement, l’APIX a retenu l’action de l’Etat par emprunt obligataire ou bancaire, garanti par la Redevance de Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA) et pour l’exploitation, la sélection par appel d’offres d’un gestionnaire privé de classe internationale. BMCE CAPITAL, cette fameuse banque d’affaires marocaine fut choisie pour étudier la structuration du financement à partir de la RDIA ». A l’en croire, « lorsqu’il s’est agi d’emprunter pour la réalisation de l’aéroport, le projet grimpa à 235 milliards. Cette façon cavalière d’estimer cette activité montre encore une fois le peu de sérieux et la légèreté des pseudo-spécialistes qui gèrent cette affaire ».  
Selon le colonel Omar Ndiaye, «le résultat de cette magouille est connu de tous : l’Etat créa dans le style Partenariat-Public-Privé (PPP), une société anonyme au capital de 100 millions dont 55% des actions sont détenus par Monsieur OUSMANE DIOP du Groupe Prestige et ses amis qui interviennent déjà à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, et 45% par l’Etat du Sénégal, le 24 Février 2006 . Cette société dénommée AIBD.sa, est désignée par l’Etat comme la société de projet, dans une convention relative à la conception, la réalisation, l’entretien, la maintenance, l’exploitation et le développement de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Pour réaliser sa mission, Il ajoute que « AIBD.sa va s’adosser sur la RDIA créée et fixée par les décrets 2005-138 et 2005-1021 des 28 Février et 24 Octobre 2005.Cette redevance, estimée par certains à une quarantaine de milliards par an, sera perçue jusqu’à complet remboursement du prêt de 235 milliards dont AIBD.sa sera porteur, pour la construction du nouvel aéroport ». Il faut rappeler que la RDIA est collectée conformément aux dispositions de l’OACI par l’Association Internationale des Transporteurs Aériens ( IATA ),capturée dans un compte séquestre et gérée à travers la BMCE CAPITAL . « Ce dispositif a permis à la BMCE de structurer les modalités de l’emprunt avec la BNP-Paribas et d’autres partenaires». Toujours dans ses révélations, le front patriotique du colonel Omar Ndiaye indique que « AIBD.sa jouit d’une concession de 30 ans pour construire, exploiter et transférer la structure à l’Etat Sénégalais, ainsi que d’un bail de 99 ans sur un terrain de 4500 hectares dont seulement 2600 constitue l’emprise maximale du nouvel aéroport ». Le colonel parle dans ce sens d’un « opérateur bidon, propriétaire d’un aéroport potentiel d’une valeur de 235 milliards de francs disposant en outre d’un terrain de 1900 hectares sur lequel il pourra mener toutes sortes de spéculations. Mais, il faut construire l’aéroport et l’exploiter et notre opérateur ne sait pas le faire ». Ainsi donc, « l’AIBD.sa va trouver des moyens pour la réalisation de ce projet. AIBD.sa va faire faire, par des spécialistes de rang international ». C’est dans ce cadre que « le chef de projet, AIBD.sa , a sélectionné , par appel d’offre international, un consortium dirigé par Fraport AG pour assurer la gestion du futur aéroport. Fraport créa une société de droit sénégalais, DAPORT, pour exécuter la mission et celle-ci reçut de AIBD.sa, dans le cadre d’une convention d’une durée de 25ans, une concession de gestion de l’aéroport AIBD », explique le colonel. Avant de révéler que « la société de gestion (SG) bénéficiera de l’exclusivité, sans exception ni réserve, de l’exploitation commerciale aéroportuaire relative au trafic aérien régulier international et régional au départ et à destination du Sénégal et ce, dans un rayon de 150 km autour de DIASS ».  
Aux origines de la guerre engagée par Farba Senghor contre l’Asecna ?  
 
De l’avis du colonel Oumar Ndiaye, l’on comprend mieux à travers cette affaire, la crise qui a secoué l’ASECNA. Et que malheureusement Fraba Senghor alors ministre avait mal piloté le dossier. Car le secret a fini par être éventré. Cela fait partie d’ailleurs des griefs que Wade a contre son Ministre propagandiste Farba Senghor qu’il lâchera plus tard après que ce dernier ait fait un acte de trop, notamment les casses de 24 heures Chrono et L’AS. Le moment était donc venu pour Wade de sanctionner son «fils», comme il a fait à Idrissa Seck et Macky Sall. En effet, le colonel Oumar Ndiaye indique dans son blog que «la société de gestion versera à la société de projet une redevance dans les conditions définies par la convention et négociées entre parties ». Il rappelle que même le contenue de la convention signée à ce propos dans le quel il est dit « dans le cadre de la convention et de la Loi, la société de gestion est autorisée, en contrepartie des services rendus, à percevoir des redevances sur les usagers de l’aéroport, ainsi que toute autre forme de revenu tiré de l’exploitation de l’aéroport……….. En contrepartie des dépenses qu’elle s’engage à faire, en exécution de la convention, la SG est autorisée à percevoir toutes les redevances à l’exclusion de la RDIA et de celle revenant à l’ASECNA». Ce qui est dira le colonel « en porte à faux avec ce qui se faisait ». D’ailleurs, selon le front patriotique, «la convention rappelle qu’en échange des missions qu’elle exécute au titre de l’article 2 de la Convention de DAKAR, l’ASECNA est autorisée à percevoir directement la redevance relative à l’usage des dispositifs d’assistance à la navigation aérienne qu’elle met en œuvre ».  
Et à ce niveau que le Colonel situe la crise qui s’est emparée de l’ASECNA avec la volonté de l’Etat de le faire partir du Sénégal. «C’est l’occasion de trancher le débat actuel sur les redevances de l’ASECNA que le Sénégal perçoit indûment; les redevances d’atterrissage et de balisage dans les aéroports cités nommément dans l’article 2 de la Convention de Dakar et listés en annexe de cette convention, constituent la contrepartie naturelle de l’assistance relevant des missions dévolues à l’ASECNA. Aussi longtemps que le Sénégal restera au sein de l’ASECNA, les redevances relatives à l’assistance de l’ASECNA au profit de l’aéroport de Dakar, devront être directement perçues par l’ASECNA. La position actuelle du Sénégal est donc illégale et indéfendable ». La raison la plus évidente, ajoute-t-il est que « AIBD.sa rappelle à DAPORT cette prérogative de l’ASECNA, pour un aéroport qui n’est même pas encore construit ».  
«Farba Senghor envoyé au charbon par ses proches»  
« On sait combien Farba Senghor est un ministre (ex- Ministre) sérieux dans sa manière de gérer ses dossiers, aussi on pense que ceux qui l’exposait dans l’affaire de AIBD, de l’ASECNA et des redevances détournées, lui ont toujours caché la vérité. Ils l’ont envoyé au combat comme un bon tirailleur, quitte à lui faire assumer les conséquences d’une action vouée naturellement à l’échec, rien que pour préserver des intérêts présentement bien menacés. Aujourd’hui le Ministre des Transports Aériens a un rôle majeur à jouer dans le dénouement de la crise qui va naître de l’échec de toutes les magouilles ourdies autour de l’Aéroport fictif de Ndiass qui peine à émerger de terre. Pour ne pas condamner ses propres structures à la disparition et rendre vains tous les efforts déployés depuis des années pour le développement du secteur, le Ministre doit saisir l’opportunité que lui offrent les bailleurs, notamment le FMI et la Banque Mondiale qui ont vigoureusement dénoncé le scandaleux montage financier de l’’Aéroport International Blaise Diagne et demandé avec insistance à l’Etat du SENEGAL de racheter les parts du privé dans le capital d’AIBDsa. Pour lui, la solution la plus pertinente aujourd’hui et la plus juste, serait de racheter totalement, sans frais, ni bénéfice, ni plus-value, la portion privée du capital d’ AIBD.sa qui constitue une forfaiture, et de faire d’ADS la Société de Projet. L’avantage d’un pareil dispositif est de préserver la pérennité des activités aéronautiques nationales tout en s’aménageant la possibilité d’associer ADS avec tout partenaire stratégique pertinent pour la construction et la gestion du nouvel aéroport Blaise Diagne ». «Cette recapitalisation d’AIBD.sa, disons sa disparition au profit d’ADS, est la seule issue pour corriger le montage inique de son financement, garantir les prérogatives et les intérêts de l’Etat du Sénégal et répondre à la demande des bailleurs, à la tête desquels les Institutions de BRETTON WOODS », a indiqué le colonel Omar Ndiaye. 
Gestion incertaine des aéroportuaires nationales  
Dans ce chapitre, le colonel s’intéresser à l’avenir de la gestion des activités aéroportuaires nationales. Le colonel renseigne que « Depuis le 10 Mai 2008 le Sénégal a repris à l’ASECNA la gestion de ses activités nationales qu’il lui avait confiée, avec les mesures illégales de rétention de redevances déjà signalées ci-dessus ». Or, ajoute-t-il « avec les conventions signées entre l’Etat, la Société de Projet et la Société Gestionnaire, un an avant la fin des travaux de N’diass, des dispositions de transition devraient être prises pour transférer les activités de YOFF vers N’diass, c'est-à-dire la responsabilité de la structure actuelle Aéroports du Sénégal ( ADS ) vers le binôme AIBD.sa-DAPORT Sachant qu’ADS ne dispose que des ressources issues des redevances et services perçus à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, comment pourrait-il prospérer ? Avec quelles ressources les agences telles que ANACS, AMNS, Haute autorité de l’Aéroport, qui sont financées exclusivement par ADS, pourront-elles assurer leur fonctionnement, sans remettre en cause les missions d’intérêt national dont elles sont investies. Avec quel budget le Sénégal va assurer la survie et le développement de ses aérodromes régionaux » s’interroge-t-il.  
 
«Les Grands Travaux des Wade ne sont qu’une vaste arnaque » selon le colonel Ndiaye  
 
Toujours dans ce projet, le colonel relève un scandale dans l’attribution du marché que la société Saoudienne Ben Laden va gagné d’une manière nébuleuse. «L’appel d’offres pour la construction de l’Aéroport International Blaise Diagne, lancé en Août 2006, a été dépouillé en Décembre 2006 et le contrat adjugé dans des conditions scandaleuses à la société saoudienne Ben Laden. La question n’a pas été de contester la compétence de la société attributaire, loin s’en faut, mais les conditions dans lesquelles le choix du bénéficiaire a été opéré. En effet c’est le consortium ZAKHEM / Etat Chinois qui avait présenté la meilleure offre, tant du point de vue technique que financier et il a fallu retarder de quelques jours la publication des résultats prévus le 20 Décembre, afin de permettre à Ben Laden de s’ajuster ». Il faut rappeler que « l’offre du consortium écarté était de 110 milliards, alors que Ben Laden culminait à 165 milliards. M. Ndiaye rappelle dans son blog que « la phase de présélection arrêtée en Juin 2006 avait permis de verrouiller l’appel d’offres afin que le contrat ne puisse pas échapper à Ben Laden, des amitiés soigneusement entretenues devant réserver au consortium un rôle de simple faire-valoir. Le nom de Pierre Aim, cité déjà dans l’affaire des fonds Thaiwanais et d’autres dossiers obscurs touchant les Wade, a été mentionné dans ce cadre comme un acteur de l’ombre ». Et Monsieur Ndiaye de révéler à nouveau «la décision est d’autant plus curieuse que le consortium avait accompagné sa proposition d’un budget bouclé à hauteur de 90 % , soit 100 milliards de francs, là où Ben Laden n’avait réussi à lever que 44 milliards sur 165». Il fait comprendre que «des personnes perchées au palais se partagèrent une commission de 10% du marché, soit 16,5 milliards, versés dans un compte ouvert à DUBAI au nom d’un habitant du palais présidentiel». En tout état de cause, selon lui «l’affaire Ben Laden, comme toutes celles qui ont suivi, semble avoir été arrangée par les Wade, lors du fameux voyage présidentiel d’avril 2006 en Arabie Saudite et aux Emirats Arabes Unis, toutes les procédures de sélection et d’adjudication utilisées n’ayant été que pur formalisme». Selon M. Ndiaye « quand on voit aujourd’hui comment APIX.sa continue de gérer cette histoire d’aéroport malgré la désignation de l’Opérateur AIBD.sa, du Constructeur Ben Laden et du Gestionnaire DAPORT, on comprend aisément que les Grands Travaux des Wade ne sont qu’une vaste arnaque ». Sinon selon le colonel « comment expliquer que selon des informations fournies par la presse, l’offre de Ben Laden ait été ramenée à 126,5 milliards après qu’on eût modifié les spécifications techniques et les termes de références du projet initial ? Si l’on considère que la construction de AIBD va revenir à 126,5 milliards auxquels il faut ajouter 7 à 10 milliards de frais d’ « impenses », le coût de l’opération ne devrait pas dépasser 140 milliards ». La question qui se pose dès lors au regard de M. Ndiaye « est de savoir ce que l’opérateur AIBD.sa va faire du reliquat du prêt de 235 milliards, garanti par l’Etat et la RDIA ! L’absence de délimitation de responsabilités claires entre Etat, APIX.sa et AIBD.sa dans la gestion des problèmes induits par le projet de l’Aéroport International de N’diass est la preuve manifeste de la duplicité du régime pseudo-libéral de Maître Abdoulaye Wade ».  
Auteur: Sambou BIAGUI  
 
 
APS : Dimanche 18 Jan 2009 
L’accès au crédit, obstacle majeur à l’emploi des jeunes  
Saint-Louis, 18 jan (APS) - L’accès au crédit a été identifié comme un problème récurrent dans les différents secteurs d’activité par le rapport produit par les conseils de quartiers et exposé au cours du forum sur l’emploi des jeunes et la formation organisé samedi à Saint-Louis par l’Agence de développement communal (ADC). 
 
 
A coté du problème d’accès au crédit, les six domaines d’activités où les jeunes sont les plus présents sont le commerce, la pêche, l’agriculture et l’élevage, l’artisanat, l’éducation le transport et le tourisme, indique le document qui relève que ‘’le manque de formation constitue également un goulot d’étranglement’’ pour les jeunes.  
Ainsi les quinze conseils de quartiers qui se sont exprimés ont formulé des doléances pour la mise en place d’écoles de formation aux métiers de la pêche, du transport, du commerce et du tourisme où l’informel règne en maître. 
Paradoxalement, ce rapport note le peu de jeunes inscrits — seulement une cinquantaine — à l’école d’élevage pour un établissement d’un niveau assez appréciable avec des enseignants de bon niveau. 
Un appel a été lancé aux jeunes pour s’approcher de cet établissement qui peut jouer un rôle important dans la formation et la résorption du chômage dans la ville de Saint-Louis. 
L’agriculture également, malgré les potentialités dont regorge la vallée du fleuve Sénégal, s’est signalée par le peu de jeunes qui y sont engagés. Dans ce rapport qui appelle les jeunes à s’investir davantage dans ce secteur porteur d’emplois avec les différents programmes développés par le gouvernement, ils sont au nombre de 1.000. Ce qui est dérisoire, si l’on sait que les jeunes avoisinent le chiffre de 150.000. 
Dans le secteur de l’éducation, le document souligne que les jeunes diplômés au chômage donnent des cours du soir à leurs cadets dans les quartiers moyennant une rémunération. Mais ils sont confrontés à des problèmes de locaux pour dispenser leurs cours à coté du manque de subvention pour se doter d’un équipement minimal. 
Il a été demandé aux autorités d’agir pour régler ce problème en autorisant au moins l’accès des écoles à ces jeunes débrouillards et à leurs élèves les jours non ouvrables. 
Durant la plénière qui a suivi l’exposé des différents responsables de structures invités à ce forum, les jeunes ont aussi émis le souhait d’être recrutés prioritairement dans les travaux engagés dans la ville avec notamment les travaux pour l’embellissement de la berge et les routes, et le pont Faidherbe. 
Ce chantier a été attribué à l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (AGETIP). 
Auteur: AMD/AD  
 
 
L'OBSERVATEUR; 
 
ABDOULAYE BATHILY, SECRETAIRE GENERAL DE LA LD «Une succession réglée apportera le chaos» 
 
 
Article Par MAMOUDOU WANE ET HAROUNA FALL,  
Paru le Lundi 19 Jan 2009 
A 24 heures du dépôt des listes pour les élections locales, le Secrétaire général de la Ligue Démocratique (Ld) Abdoulaye Bathily revient sur les enjeux du rendez-vous électoral du 22 Mars 2009. Le chef de file des Jallarbistes évacue tout risque d’implosion de l’opposition non-parlementaire aborde également les querelles de leadership au sein de celle-ci. Bathily qui estime que le temps d’abréger le régime de Wade est arrivé, met en garde sur les dangers qui, selon lui, guettent le Sénégal.  
La presse a fait état de division au sein de la coalition « Benno Siggil Sénégal ». Qu’en est-il exactement ?  
Je voudrais préciser que dans l’écrasante majorité des cas sur toute l’étendue du territoire, il y a eu des accords. Qui ont été scellés par les partis politiques de « Benno Siggil Sénégal ». Cela est à saluer. Parce que ce n’est pas évident de voir plus d’une trentaine de partis politiques, arriver à un accord sur des questions aussi complexes que des élections locales. Qui ne sont pas des élections qui concernent seulement la vie politique. Mais qui enclenchent des dynamiques internes dans la société. Puisque les communautés rurales, les communes, les régions suscitent en même temps des types de relations que les gens entretiennent entre eux dans le terroir. Et qui convoquent leur passé aussi proche que lointain ; l’histoire des collectivités locales, celle des relations humaines sur ce territoire. Ce sont des problèmes culturels très complexes qu’il faut gérer. Les gens veulent être sur des listes. Non pas seulement pour des ambitions politiques, dans le sens étroit du terme. Ils veulent être sur les listes pour que tel ne s’accapare pas des terres de leurs ancêtres. Ça suscite beaucoup de problèmes. Et donc, ce que nous avons réussi est une prouesse. Les négociations sont en cours. Samedi, nous avons eu une très longue réunion de « Benno Siggil Sénégal » où nous avons recensé les cas qui restent à être réglés. Nous avons, à partir de ces cas, donné des directives pour que les organisations concernées saisissent leurs éléments à la base et que des accords soient signés pendant le week-end. Le travail est en train d’être fait. D’ici lundi soir, tout sera réglé. Je ne peux pas dire que dans 100% des cas, tout sera réglé. Mais j’espère au moins que dans 80 à 90% des cas, ce sera le cas. Ce qui est quand même extrêmement important. Ce que nous avons retenu, c’est que ces élections locales doivent être l’occasion d’un référendum contre le régime de Me Abdoulaye Wade. Non, j’insiste, on ne peut pas dire vraiment qu’il y a des risques d’implosion. Il se peut qu’ici et là des accords ne soient pas scellés. Mais, dans l’écrasante majorité des cas, ce sera fait. Il y a quand même un mouvement que j’ai noté. Une volonté d’aller ensemble. Je pense que pour l’essentiel nous arriverons à des accords. Les leaders prennent de la hauteur. Il n’est pas pour eux de se mettre en avant. Moi-même, je ne vais pas briguer la mairie de Backel. Ce ne sont pas les personnes qui sont importantes, seule la victoire qui nous intéresse.  
Vous dites que ces élections constitueront une sorte de référendum contre le régime de Wade. Vous pouvez être plus clair ?  
Ces élections pour nous doivent être un référendum contre le régime de Me Abdoulaye Wade. C’est pourquoi nous avons dit aux militants de mettre de côté leurs petites ambitions. Et de s’occuper des grandes ambitions. Qui consistent à remettre le Sénégal à l’endroit. C’est-à-dire mettre en échec le plan d’ Abdoulaye Wade de mettre en coupe réglée ce pays. Abdoulaye Wade est dans une logique de pouvoir personnel. Les élections locales doivent être une occasion de sceller l’unité de tous ceux qui veulent mettre fin à ces dérives pour que le pays, à partir de ces élections, puisse s’engager résolument dans une nouvelle dynamique pour le faire partir. Ce serait une opération salutaire pour le Sénégal. Et même pour l’extérieur. Parce que Abdoulaye Wade est non seulement un danger pour le Sénégal mais un danger pour l’extérieur. Regardez la manière cavalière avec laquelle il traite le dossier de la Guinée. Contrairement aux usages diplomatiques. Nous sommes dans des entités sous-régionales, internationales. Il fait fi de tout cela. Il ne se concerte pas avec ses collègues chefs d’Etat dans les institutions sous-régionales, dans les institutions internationales pour arriver à des positions communes. Aujourd’hui, c’est comme si le Sénégal était un bateau à la dérive. Il faut y mettre fin. Partout où je vais en Afrique, les gens se posent la question de savoir ce qui se passe au Sénégal… Le Sénégal est maintenant le dernier de la classe. Le Ghana est devenu un pays démocratique avec deux alternances successives et une commission électorale nationale indépendante. Ici, nous avons la Cena (commission électorale nationale autonome) qui est sous l’emprise du ministre de l’Intérieur. C’est honteux. Si on compare avec la Ceni du Ghana, de la Sierra Léone, Libéria. Pendant que tout le monde avance à pas de géant, nous reculons gravement.  
A part le fait de vous prouver que vous êtes réellement majoritaires comme vous le soutenez, est-ce que vous pensez que cela sert à quelque chose d’aller à des élections locales si l’on sait que le Président de la République a le pouvoir de dissoudre les collectivités et d’installer des délégations spéciales ?  
C’est pourquoi nous disons aux militants de ne pas se faire d’illusions sur le sens de ces élections. Elles ne seront pas des élections transparentes. Elles ne seront pas élections libres. Pour moi, ça doit être un exercice pour prouver par la pratique sur le terrain l’unité des forces pour mettre fin à ces dérives d’une part. Et d’autre part, il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui en ce qui me concerne, le jour où nous nous débarrasserons du régime de Me Abdoulaye Wade, il faut reprendre tout le système électoral. Remettre tous les compteurs à zéro. Reprendre les élections locales, législatives et la présidentielle sur la base d’un nouveau fichier. Sur la base d’un nouveau Code électoral et d’un nouveau système électoral. Aujourd’hui ce que nous devons constater, c’est que le découpage qui est fait est absolument sans rapport avec les besoins des populations. Il y a une semaine, il continuait à créer en catimini de nouvelles collectivités locales. Aujourd’hui nous sommes à deux jours des dépôts des listes, il y a des localités où les gens ne savent même pas dans quelle collectivité locale ils sont à cause du nouveau découpage. Il y des militants dans les régions de Sédhiou, de Tambacounda et de Kédougou qui ne savent à quelle communauté rurale, ils appartiennent. Ils ont appris, il y a une semaine qu’il y a un nouveau découpage. Les militants vont voir des sous-préfets qui eux-mêmes ne savent pas si tel village appartient à telle ou telle communauté rurale. Par exemple, la région de Kédougou, est une région artificiellement créée pour mettre la main sur les ressources de cette zone. Aujourd’hui le Sénégal est en train de marcher sur la tête. C’est pourquoi je dis que ces élections doivent être un exercice de mobilisation politique pour mettre les troupes en état d’alerte et créer les conditions pour déménager ce système qui est là.  
L’autre problème majeur soulevé, c’est l’unité de l’opposition. Cela n’a pas laissé indifférent votre parti qui en a parlé lors de votre congrès. Finalement, est-ce que le premier adversaire de l’opposition n’est pas elle-même, si l’on sait qu’aussi bien Tanor, Niasse et vous-mêmes, ont des ambitions présidentielles. Et que personne n’est dans les dispositions de laisser la place à l’autre. C’est un problème quand même.  
Non, le problème ne se pose pas ainsi. C’est tout à fait normal dans la vie politique, avec des partis politiques qui ont des trajectoires différentes qu’il y ait des identités qui s’expriment sur le terrain. Aujourd’hui, ce qui est constant, c’est que tous ceux qui se réclament d’un minimum d’idéal de progrès, de démocratie, il y a chez eux cette volonté d’aller ensemble non seulement du point de vue tactique, c’est-à-dire faire l’unité d’action mais il y a cette volonté d’aller plus loin, c’est-à-dire de faire une véritable unité organique sous les formes qu’il faut étudier. A l’occasion de notre sixième Congrès ordinaire, nous avons largement débattu de cette question de l’unité de la Gauche. L’unité des forces de progrès, des forces qui se réclament de la solidarité, du socialisme et de la justice sociale. Avec ces forces-là, nous sommes en train d’engager des discussions exploratoires. Ce n’est pas une question de personne. Nous pouvons nous mettre d’accord sur une plate-forme commune et à partir de cette plate-forme nous allons bâtir une nouvelle organisation. Pour nous à la Ld, nous n’avons aucun fétichisme. Nous ne nous attachons pas à un sigle ou à des personnes. La Ld se bat autour de principes, autour d’un idéal. Une fois que nous nous mettrons d’accord sur ces principes, sur cet idéal et que ces principes et cet idéal se retrouvent sur une plate-forme et que les modalités organisationnelles sont définies, nous sommes prêts à aller. Et Abdoulaye Bathily n’est pas intéressé par un leadership. Absolument pas. Le temps presse. Il nous faut aller vers cela. Parce que le système actuel au Sénégal se dit libéral sans l’être réellement. Le libéralisme a un contenu économique, politique. Ce régime-là n’est pas libéral au plan politique. Il a assassiné les libertés. La liberté de presse. La liberté démocratique et la liberté sur le plan électoral. Il n’est pas libéral au plan économique. Il a détruit l’économie nationale. C’est un régime de cleptocratie généralisée. Ils se sont emparés des ressources financières et foncières de notre pays. Ils ont mis en coupe réglée toutes les entreprises. Ils ont mis le pays en faillite. Ce n’est pas un régime libéral. Il faut mettre fin à ce système « Adou kalpé ».  
Vous décrivez une situation catastrophique, mais à chaque fois que ça bouge du côté du peuple, on ne sent pas l’opposition. Récemment avec le mouvement des Imams on ne vous a pas vu sur le terrain, contrairement à Wade qui, dans l’opposition, utilisait ces mouvements de masse. On a comme l’impression que vous voulez le Pouvoir mais sans vous mouiller le maillot.  
La question à mon avis n’est pas de profiter d’occasions. Le problème des Imams et tous ces groupes qui se lèvent aujourd’hui, c’est tout à fait normal. En démocratie, les partis politiques ont leur rôle à jouer. Je vois ce problème des Imams comme une manifestation de la montée de la conscience citoyenne dans notre pays. Qui transcendent la dimension politique, l’action politique. Les partis concourent à l’expression du suffrage. Et ils peuvent demander les suffrages, quelque soit par ailleurs, le groupe auquel ils appartiennent. Pour moi c’est un élément de la vie sociale. Et c’est tout à fait normal.  
Je suis la vie politique de ce pays depuis au moins 40 ans, il n’y a jamais eu autant de revendications. Ce qu’on voit maintenant on ne l’a jamais vu au Sénégal. Même avant 1988. Lui (Wade), il prenait des jeunes, il brûlait les pneus. Mais c’est tout. Regardez ce mouvement des Assises, il n’y a jamais eu de mouvement de cette nature. Que des partis politiques, des syndicats, des organisations de la société civile, personnalités à la retraite se mettent ensemble pour diagnostiquer la situation du pays. Cela ne s’est jamais vu. Il y a plusieurs mouvements aujourd’hui. A mon avis c’est une avancée énorme qu’il faut saluer. Bien entendu que chacun dans son coin le fait, dans son secteur le fait.  
A quoi peut-on s’attendre comme impact des Assises nationales ? Est-ce que vous ne craignez pas par ailleurs que tous ces fronts ouverts de gauche et à droite ne créent non pas des convergences mais de la cacophonie. Et le Pouvoir d’en profiter pour baliser le chemin qu’il veut ?  
Je ne le pense pas. Je pense que le pays va vers une situation qui demande beaucoup de réflexion. Parce qu’Abdoulaye Wade a mis le pays dans un état tel que tout peut basculer. Je suis d’avis qu’il faut assurer les changements qui inévitablement arrivent. Et nous mettre dans une perspective qui nous permet d’aller dans une situation qualitativement meilleure. L’économie qui est déjà exsangue doit en prendre un coup plus dur et la société de manière générale. Donc il faut créer des convergences sur des bases positives.  
Certains n’écartent pas la perspective militaire. N’est-ce exagéré tout cela ?  
C’est un aspect qui est aujourd’hui une perspective que personne n’exclut malheureusement. Parce que si les forces qui veulent une issue positive, une issue organisée qui amène le Sénégal vers une étape qualitativement supérieure, si cette perspective ne s’affirme pas, c’est la perspective du chaos qui va s’imposer. Et la perspective du chaos mène vers des forces qui peuvent être tentées de mettre un peu d’ordre. Et le Sénégal ne peut pas échapper à cette dynamique. Malheureusement, c’est ce que je constate.  
Il y a aussi une autre perspective, celle d’une succession réglée. Il y des acteurs qui s’activent, Idrissa Seck, Karim Wade etc. Vous ne pensez pas que cette perspective est crédible ?  
C’est cette perspective qui n’apportera que le chaos. Parce qu’il y a des forces qui ne l’accepteront jamais.  
Elles en ont les moyens ?  
Ce n’est pas avec de l’argent qu’on réussit à enclencher des dynamiques. Cette perspective de se faire succéder par des coups d’Etat constitutionnel ou institutionnel apportera le chaos. Il y a des forces qui ne l’accepteront jamais. Qui vont s’y opposer. Et il y aura un clash.  
Et si cela se passe de façon démocratique ?  
Cela ne peut pas se passer de façon démocratique.  
Si le Pds parvient par exemple à réunir sa famille libérale et se poser comme alternative crédible ?  
Cette famille libérale n’existe plus. Le Pds est une force du passé. Comme on dit « dioudou rek bidiaw » (venir au monde avec des cheveux blancs). Plusieurs facteurs sont à l’origine. La transhumance, l’anarchie etc. Le Pds ne peut pas être l’avenir pour le Sénégal. Cette famille libérale n’existe pas. Le Pds est un Gie (groupement d’intérêt économique). Ce n’est pas une force politique aujourd’hui.  
Comment appréciez-vous l’arrivée de Macky Sall dans votre coalition électorale ?  
Les négociations sont en cours. Je ne sais pas jusqu’où l’on pourra aller. De toutes les façons, tous ceux qui se déclarent objectivement contre Abdoulaye Wade et qui disent qu’ils ont rompu avec Abdoulaye Wade et qui sont dans l’opposition, il y a des raisons d’aller avec ces gens-là. Maintenant ceux qui disent qu’ils sont dans la famille libérale ou le matin, ils sont là-bas, à midi et le soir, ils reviennent, ces gens-là, on ne peut les accepter chez nous.  
Vous voulez parler d’ Idrissa Seck ?  
Je n’ai pas besoin de citer des noms. En tout cas ceux qui disent qu’ils sont dans la famille libérale, nous n’avons pas besoin de faire une alliance avec eux. Il y en a d’autres. Les partis de la Cap 21.  
Il y a des rumeurs d’un gouvernement d’union nationale qui circulent. Seriez-vous partant pour un tel gouvernement ?  
Non ! Jamais avec Abdoulaye Wade. Jamais de gouvernement d’union nationale avec Abdoulaye Wade.  
Même si c’est pour sauver le pays ?  
Non, on ne peut sauver le pays avec celui qui a englouti le pays. On ne peut pas sauver le pays avec celui qui est responsable du naufrage.  
Et s’il propose un schéma alternatif crédible ?  
Non, Abdoulaye Wade ne peut pas présenter de schéma alternatif qui va dans le sens de sauver ce Sénégal. C’est impossible. Il a fait la preuve de qu’il est capable. Ce qu’il est capable, c’est ce qui est dans ce pays. Les finances publiques sont à genoux. Ce qui arrive au Sénégal est une tragédie. Tous les clignotants sont au rouge. Celui qui est responsable de cela qu’est-ce qu’on peut faire avec lui. C’est un véritable cauchemar que nous vivons.  
Et le mandat que votre parti vous a donné pour la mise en place d’un grand parti de l’opposition, est-ce que les contacts ont commencé dans ce sens ?  
Nous avons commencé à discuter. Pour le moment avec les échéances électorales, on a mis un peu le bémol. Mais aussitôt après les élections, nous allons reprendre les contacts. D’autant que les élections vont donner l’occasion aux partis, aux militants, à la base de travailler ensemble, de mieux se connaître. Et ce sera une bonne base pour approfondir les discussions. D’ailleurs une très bonne occasion de faire avancer l’idéal unitaire.  
 
 
 
LE QUOTIDIEN: 
ELECTIONS LOCALES - Contre tout report des élections : Bss met en garde les autorités  
19-01-2009 A quelques heures de la date fatidique de dépôt des listes de candidats pour les Locales de mars, la coalition Bennoo Siggil Senegaal constate les «impréparations» et dilatoires destinés à empêcher la tenue des scrutins. Une perspective qu’elle rejette de toutes ses forces. Par Cheikh Fadel BARRO 
 
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark. Tout comme sur le processus électoral sénégalais où la coalition de l’opposition pressent «une ruse» du gouvernement pour reporter les élections locales prévues le 22 mars 2009. Hier, le Comité électoral national de Bennoo siggil Sénégaal (Bss) a tenu une conférence de presse pour alerter l’opinion sur les «impréparations» qui risquent de plomber la tenue des élections à bonne date. Serigne Mbaye Thiam du Parti socialiste, porte-parole du jour, constate, en effet, que le gouvernement «multiplie les actes dilatoires, en vue de rendre impossible les déclarations de candidatures dans le délai fixé par la loi».  
D’abord, fait remarquer le chargé des élections du Ps, quand le gouvernement a reporté pour la première fois les Locales, alors prévues le 18 mai 2008, prétextant la création de nouvelles régions, le chef de l’Etat a attendu «le 10 juillet 2008 pour prendre le décret 2008/747 portant création de nouveaux départements et arrondissements et le décret 2008/748 portant création de nouvelles communes et communautés rurales». Et, à 20 jours de la date limite du dépôt des listes, le président de la République a modifié les décrets susvisés en créant encore de nouvelles communes et communautés rurales, déplore Bss. «Comble de la duplicité, la loi fixant le nombre et la répartition des conseillers par collectivité locale était encore en cours d’examen par le Parlement à moins de quinze jours du dépôt des listes. Ce n’est que le 13 janvier 2009, soit sept jours avant la date limite de dépôt des listes de candidats, que le ministère de l’Intérieur a commencé à communiquer le nombre de conseillers par collectivité locale aux partis politiques en toute illégalité, d’ailleurs, car, à cette date, la loi n’avait pas été promulguée et le décret portant nombre et répartition n’avait pas été signé.» A cela, s’ajoutent les difficultés enregistrées dans la délivrance du casier judiciaire du fait de «l’indisponibilité d’imprimés ou de timbres fiscaux».  
La conviction de M. Thiam est que tous «ces subterfuges» participent d’une stratégie planifiée pour conduire à une forclusion massive des listes de candidats au soir du 20 janvier. Ce qui pourrait être, également, le prétexte pour un nouveau report des scrutins, ou pour l’organisation d’élections dans la confusion et la manipulation, «propices à des fraudes massives et autres coups de force». Mais déjà, l’alibi de la forclusion des listes de candidats comme motif du report des élections locales est une ruse éventée, se satisfait M. Thiam. 
La Coalition Bss exige donc du gouvernement qu’il mette en œuvre tous les moyens permettant aux partis politiques et à leurs candidats de respecter le délai de clôture des listes de candidats et le tient pour responsable de toute forclusion que pourrait connaître une liste de candidats. 
Par ailleurs, sur la question des investitures, Serigne Mbaye Thiam révèle que sur environ 550 collectivités locales, il n’y a que 38 cas de litiges qui ont été enregistrés. Il informe en même temps que les leaders se penchent sur ces cas et les discussions sont très avancées.  
 
delfa@lequtidien.sn 
 
Abdoulaye Wade et Idrissa Seck ne sont pas des exemples pour la jeunesse africaine  
19-01-2009 Le Président Abdoulaye Wade est un homme politique qui maîtrise les ficelles de la politique politicienne. Dans ce domaine précis, il n’a pas d’égal dans la classe politique sénégalaise actuelle. C’est pourquoi, il sera difficile de l’affronter sur ce terrain glissant. Idrissa Seck, que l’on considère comme son fils spirituel, et qui aurait dû assimiler ses leçons après leur long compagnonnage, n’est en fait, à la lumière de sa pratique, qu’un simple amateur contrairement à l’avis de certains commentateurs qui le créditent d’homme intelligent et futé. Aujourd’hui, il cherche désespérément à sortir du trou dans lequel il s’est engouffré à cause des fautes politiques qu’il ne cesse de commettre depuis qu’il a été nommé ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République en avril 2000, au lendemain de l’alternance politique qui a amené les libéraux au pouvoir. Sa suffisance, son arrogance, ses certitudes et les versets du Coran déclamés à tout bout de champ, ne sauraient le dispenser d’une analyse sérieuse des problèmes qui se présentent à notre pays.  
Dans sa longue marche vers la présidence de la République, Abdoulaye Wade, convaincu très tôt qu’il ne pourrait atteindre seul son objectif, a utilisé tous ses adversaires qu’ils aient été du pouvoir ou de l’opposition et ce, sans état d’âme. Sans doute a-t-il assimilé les leçons tirées du Prince de Machiavel.  
Son avantage sur certains hommes politiques est qu’il n’a jamais été, avant son arrivée au pouvoir suprême, mêlé à des problèmes d’argent au détriment de l’Etat sénégalais. Ce qui n’est pas le cas de monsieur Seck, prétendant à la présidence de la République, qui a avoué, dans une radio privée, avoir puisé dans les fonds politiques- donc de l’argent public-, à des fins personnelles. Cela explique sans doute, qu’il ne parle plus maintenant de la fameuse extinction de son soleil, que dans le cadre des chantiers de Thiès où il est difficile d’engager sa responsabilité financière. Idrissa Seck est le seul homme politique qui ait osé reconnaître publiquement qu’il a beaucoup de biens dans son pays et à l’étranger. Cela est d’autant plus choquant que, devenu Premier ministre en déplacement à Ziguinchor, il avait déclaré devant les bailleurs de fonds être né pauvre.  
Dans un article le concernant intitulé : «Infantilisme politique ou stratégie bien élaborée ?» publié dans le quotidien Walfadjri1 au lendemain de son limogeage, nous avons souligné le rôle qu’il avait joué pendant les campagnes électorales de 1988, 1993 et 2000, mais en même temps signalé les fautes qui ont été à la base de ses déboires. Voici ce que nous écrivions : «Il nous semble, malgré tout, que l’homme à commis des fautes et erreurs politiques, qu’il aurait pu éviter avec un peu plus d’expérience, s’il s’était entouré de conseillers politiques avisés, à la place de flagorneurs et d’individus intéressés seulement par l’argent facile. A l’intérieur de sa formation, il s’est créé inutilement des ennemis, en cherchant à la veille des élections législatives et locales de 2001 et 2002, à liquider sans discernement, tous ceux qui avaient une certaine personnalité et qui étaient capables de s’opposer à ses desseins. Tout le monde se souvient de sa polémique dans la presse audiovisuelle et écrite avec Abdoulaye Faye, Abdou Fall, Lamine Ba, Doudou Wade et autres qui sont revenus aujourd’hui en position de force dans le gouvernement et dans le parti. Dans toutes les régions, il a cherché à placer ses hommes et femmes de confiance, ce qui a créé beaucoup de tension et de frustration au niveau du Pds. C’est la même méthode qui a été utilisée avec ses alliés en particulier avec la Ligue Démocratique et And Jef. Il a même cherché à humilier les leaders de ces formations, Abdoulaye Bathily et Landing Savané dans leurs fiefs électoraux respectifs, en s’alliant avec les éléments de l’opposition, afin de les battre. L’homme Idrissa Seck, trop pressé, semble manquer visiblement d’expérience politique.» 
Il suffisait d’observer attentivement la télévision nationale sénégalaise, surtout le visage des protagonistes, pour se rendre compte qu’il n’y avait rien de sincère dans la comédie qui nous était servie. Nous étions en face d’un marché de dupes dont le bénéficiaire immédiat, n’était autre que le Président Wade qu’on n’a pas entendu, à aucun moment, se prononcer sur ces retrouvailles. Le Président Wade semble avoir atteint son objectif qui consistait à neutraliser Idrissa Seck et son groupe, pour mieux s’occuper, à la veille des élections locales, de la véritable opposition à son pouvoir. Cette opposition qui va participer à de nouvelles élections avec le même fichier électoral décrié en 2007 ; alors que le Code électoral a été modifié dans le sens des intérêts du pouvoir, violant ainsi les dispositions de la Cedeao, interdisant toute modification du processus électoral six mois avant le déroulement des élections. Malgré ses difficultés avec le Pds de Abdoulaye Wade alors qu’il est membre d’une autre formation politique, Idrissa Seck, qui implore une réconciliation, n’a pas tiré toutes les leçons de ses fautes passées. Je n’en citerai que quelques unes : au cours de cette rencontre, Idrissa Seck avait-il besoin de rappeler, qu’à Thiès pendant la présidentielle de 2007, il a eu 70% des suffrages exprimés au moment où le chef du Pds Abdoulaye Wade n’a obtenu que 18% et que sans l’apport de Moustapha Niasse au 2e tour à la présidentielle de 2000, le Pds serait certainement encore dans l’opposition. Dans une pareille circonstance, un homme politique avisé n’aurait pas rappelé de telles situations connues de tous, mais qui peut agacer ses interlocuteurs. Dire aussi qu’à l’annonce de ces retrouvailles avec le Président Wade, certains responsables ont dû avoir peur est une forme fanfaronnade inutile qui le rend suspect aux yeux de certains membres du Pds et le dessert aux yeux de l’opinion. Enfin, demander au fils du président de la République, Karim Wade et ses amis d’intégrer les instances du Pds alors que sa propre réintégration n’est pas encore une réalité, constitue incontestablement un manque notoire d’humilité et de lucidité. Le Président Wade a dû le piéger encore une fois, en lui faisant croire que son retour ne saurait poser problème au niveau du Pds. Or, la suite des évènements montre qu’il y a une forte résistance, pour ne pas dire une hostilité, à son égard. 
Le Pds avant l’alternance a joué un rôle politique important dans l’histoire du Sénégal. Mais aujourd’hui, il est dans un processus de déclin. Sa disparition avec son fondateur qui l’avait créé à son image n’est pas une vue de l’esprit. Les responsables actuels y compris Idrissa Seck qui n’est pas un fédérateur, ne pourront pas le diriger tel qu’il fonctionne actuellement. N’étant pas bâti sur des principes éthiques et démocratiques, malgré les efforts inlassables de certains militants, il y a de fortes chances qu’il éclate en plusieurs morceaux après le départ de Me Wade, du pouvoir. Les rares responsables qui, comme ce courageux Moustapha Diakhaté, ont encore conservé une certaine sympathie aux yeux de l’opinion publique, ne sont pas déterminants dans son fonctionnement.  
Pour en revenir à la conférence de presse du 12 janvier 2009, pourquoi Idrissa Seck passe-t-il l’essentiel de son temps à l’étranger en laissant le travail de terrain à ses lieutenants que l’on n’a pas vu à ses cotés lors de sa rencontre avec Me Wade. Tout indique que Idrissa Seck est un partisan du moindre effort qui veut le pouvoir sur un plateau d’argent. Qu’est-ce qui l’empêche de développer sa propre formation qui regorge de gens de valeur au lieu de s’arrimer au char d’un Pds en décomposition. 
En mars 2000, les électrices et les électeurs sénégalais, en portant le candidat Abdoulaye Wade à la magistrature suprême, espéraient voir le nouveau chef de l’Etat opérer une rupture d’avec des pratiques du passé : gabegie, clientélisme, népotisme et corruption. Malheureusement, il n’en est rien. Nous avons plutôt élu un chef de clan dont le seul objectif est de s’occuper de son pouvoir absolu et de son entourage. Si Me Wade avait suivi l’exemple du modèle planétaire qu’est devenu Nelson Mandela qui a été détenu pendant vingt sept ans dans les geôles d’Afrique du Sud, notre cher pays continuerait d’être un modèle de démocratie à l’instar du Ghana, pays du panafricaniste de légende qu’est le Dr Kwame NKrumah dont l’œuvre colossale de libération et d’édification d’un Etat moderne, est en train d’être vivifiée par ses successeurs. 
Abdoul Aziz DIAGNE - Enseignant et Analyste politique / Aadiagne262000@yahoo.fr 
 
 
1 Walfadjri, mercredi 12 mai 2004  
 
Que reproche-t-on à Idrissa Seck ? 
19-01-2009 Ignorons les réactions d’adversaires politiques qui veulent profiter de l’occasion pour ternir l’image d’un empêcheur d’exister, mettons de coté les remarques puériles et insensées qui renvoient à une litanie d’inspiration douteuse, Concentrons-nous, sans passion, sur certaines questions soulevées, parfois en toute bonne foi.Ignorons les réactions d’adversaires politiques qui veulent profiter de l’occasion pour ternir l’image d’un empêcheur d’exister, mettons de coté les remarques puériles et insensées qui renvoient à une litanie d’inspiration douteuse, Concentrons-nous, sans passion, sur certaines questions soulevées, parfois en toute bonne foi.  
Ils disent : «Idrissa Seck nous a trahi en rejoignant le Pds.»  
Idrissa Seck a toujours été constant dans sa position. Il a toujours déclaré sa volonté de participer aux retrouvailles de la grande famille libérale. Déjà le 4 avril 2006, en annonçant sa candidature à la présidentielle, il avait déclaré :  
«La force politique sur laquelle je compte m’appuyer pour cela est d’abord le Pds, ma famille naturelle au sens des hommes et des femmes qui y partagent ma vision et mes valeurs et qui sont majoritaires, qu’ils se soient manifestés ou cachés.» Et tout récemment, en rendant visite au journaliste de la Rfm, Kambel Dieng, mercredi 8 juin 2008, il avait renouvelé sa volonté de réunification de la famille libérale en ces termes : «(..) On a dévié du chemin ! C’est ma responsabilité de veiller à l’unité, au renforcement, mais surtout au retour à ces valeurs fondamentales de ma famille politique.»  
Trahir c’est après avoir dit tout cela, agir autrement quand les portes lui sont ouvertes  
Ils disent : «Dans cette affaire, Idrissa Seck n’a fait que défendre ses intérêts.»  
Quand Idrissa Seck quittait le gouvernement le 21 avril 2004, il avait laissé une économie qui présentait des signaux verts. Il avait réussi à récolter au Club de Paris 840 millions de dollars (une performance qualifiée à l’époque d’historique par le chef de l’Etat.). Le Sénégal était éligible au Mca et a été mené au point d’achèvement de l’initiative Ppte. Mieux, la Banque mondiale considérait que nous avions le meilleur cadre macroéconomique en Afrique subsaharienne. 
De même, sur le plan politique, tout était entre ses mains comme Wade l’a reconnue dans son meeting à Thiès le 21 février 2007.  
C’est en ces moments de grâce qu’Idrissa Seck a préféré partir. Il avait tout intérêt à rester et conserver ses privilèges mais il avait, en vue, la mission qu’il s’était assigné et consistant à soulager les souffrances des sénégalais.  
Il le précise dans une déclaration sur cd publié le 23 septembre 2006, en ces termes : «Il m’aurait suffi de dire oui à tout, de n’exprimer aucun désaccord, ni sur le projet de loi Ezzan, ni sur la place de la famille dans l’Etat ni sur les délais irréalistes des nombreuses promesses présidentielles, pour conserver tous les privilèges attachés à ma position d’alors, de quasi président de la République ; et l’idylle d’un compagnonnage ininterrompu de 30 ans se serait poursuivie sans heurts. Mais comment aurais-je pu alors accomplir la mission que je m’étais assignée en mars 2000 ?»  
Aujourd’hui, Idrissa Seck revient à un moment où le Sénégal va mal où il est plus facile d’être dans l’opposition que d’être avec le pouvoir. Idrissa Seck ne perd cependant pas de vue que les Sénégalais doivent être secourus sans délai. L’heure est plutôt à l’action pour soulager leurs souffrances. Il le précise en ces termes lors de sa conférence de presse du 12 janvier : «Mon choix a été dicté par les difficultés du pays. Je suis animé par l’esprit de travail pour l’intérêt du Sénégal. Notre intention est de régler les problèmes du Sénégal (…) Mon apport sera de donner toutes mes compétences pour résoudre les difficultés du pays, avec ma liberté de lui dire ce que je trouve utile et non ce qui lui plait.»  
Ils disent : «De toutes les façons, c’est malsain de se retrouver après les injures et attaques qu’ils se sont livrés.»  
Bizarrement, on juge normal d’éventuelles retrouvailles de la grande famille socialiste, Tanor a défendu les retrouvailles de la famille socialiste en ces termes, (Invité dans l’émission Grand Jury de la Rfm, dimanche 16 septembre 2007) : «Nous devons pouvoir nous retrouver puisque nous sommes tous des petits fils de Senghor.»  
Des retrouvailles qui concernent aussi bien les partis de Djibo Ka, Mbaye Jacques Diop… (Mouvance présidentielle) que celui de Moustapha Niasse… (Opposition).  
Qu’est ce que Moustapha Niasse n’a pas dit au Ps quand il était avec Wade et vice-versa ? Rappelons-nous de sa déclaration de politique générale.  
Qu’est ce que Djibo Ka n’a pas dit au Ps et vice-versa ?  
En faisant cette déclaration, Tanor souhaite (légitimement), se procurer un appareil de conquête du pouvoir capable de renverser la donne et de ramener le Parti socialiste ou plus précisément, la famille socialiste, au pouvoir.  
Pourquoi alors vouloir refuser à Idrissa Seck sa volonté légitime de s’appuyer sur une réunification de la famille libérale pour accéder au pouvoir?  
Ils disent : «Idrissa Seck devait s’allier avec l’opposition pour venir à bout du pouvoir de Wade.»  
D’abord ça serait renier ses convictions politiques, du moment que les retrouvailles avec sa famille naturelle qu’il a toujours souhaité, lui sont facilitées par une bonne volonté de l’autre partie de la famille regroupée au sein du Pds.  
Ensuite, politiquement parlant, le contexte de 2000 qui a abouti à la victoire de l’opposition n’est pas le contexte actuel et ne le sera pas d’ici 3 ans. En 2000 Wade (après plusieurs entrées au gouvernement de Diouf) était devenu le mieux placé parmi tous pour accéder à la Magistrature Suprême. Et, il lui a fallu le soutien de tous pour s’en sortir au deuxième tour avec 58,5% des voix.  
De 2009 à 2012, parmi les leaders de l’opposition, il y en aura qui jouerons leurs dernières cartes et qui n’accepterons jamais de se laisser tuer politiquement en se rangeant derrière un autre candidat. Il y en aura d’autres qui sont de la même génération et qui n’accepterons jamais que l’un d’entre eux prenne le devant sur eux en se rangeant derrière. Entrer dans ce méli-mélo politique n’est pas forcément le meilleur choix. Malgré l’appel à l’unité de l’opposition, elle peine encore à se concrétiser. Si la famille libérale parvient à se retrouver, ça sera l’avènement d’une grande entité politique qui fera face à une opposition dispersée et minée par des querelles partisanes. Idrissa Seck aura tout intérêt à se ranger du coté de sa famille et de se donner des chances de pouvoir mettre en œuvre ses convictions.  
Ils disent : «Idrissa Seck a été piégé. Wade va lui refermer la porte et il sera fini politiquement.»  
Si Wade pense pouvoir le piéger en lui fermant les portes, il aura réussi à se piéger lui-même. Les réactions qui ont suivi la sortie d’Idy montrent que le Pds est largement favorable à son retour. Ceux qui ont manifesté leur désaccord ne constituent, pour l’instant, qu’un regroupement de privilégiés insignifiants et sans base politique, qui n’ont de mérite que d’avoir été choisi et imposés par Karim. A ceux-la s’ajoutent deux personnes à la moralité douteuse, tels que Aliou Sow, l’homme aux multiples revirements de la trempe d’un vieux routier et Habib Sy dont ses appels au meurtre sont encore frais dans nos mémoires : «Il faut briser la plume de Latif», disait-il  
Si malgré ce constat, Wade s’entête à soutenir son projet de succession monarchique du pouvoir, il aura réussi à se piéger tout seul et ceci pour plusieurs raisons  
1/ Il aura choisi de compter sur des militants qui ne veulent pas de ce projet et qui l’ont démontré à travers leur adhésion massive aux retrouvailles de la grande famille libérale. Karim ne comptera alors que sur quelques alliés alimentaires aux pieds d’argile.  
2/ Les Sénégalais seront définitivement fixés sur sa volonté de mettre son fils à la tête de l’Etat. Une sainte alliance pour barrer la route à ce projet macabre aura des conséquences fâcheuses qui n’épargneront ni le père ni le fils et même au-delà, toute la famille libérale.  
3/ Il aura réussi à braquer définitivement Idrissa Seck et ses militants qui ont tout fait pour que des retrouvailles de la famille libérale puisse permettre de conserver le pouvoir avec une majorité confortable et sur la base d’une orientation qui prendra en compte la rectification des erreurs précédentes au grand bénéfice des sénégalais.  
Ils disent : «Ces élections locales constitueront un test pour mesurer la force de frappe de la Génération du concret et celle de Rewmi.»  
C’est une erreur de penser de cette sorte. La «génération du concret» qui veut se départir du Pds du point de vue des convictions et de la démarche, n’est pas conséquente avec elle-même. En réclamant que Rewmi aille seul aux élections, elle aurait dû faire de même. Le Pds n’est pas la «Génération du concret». Cette dernière structure n’a pour l’instant réussi qu’à imposer ses hommes au sein de l’Etat, avec la bénédiction du fils. Du point de vue politique, elle n’a rien prouvé et ne veut rien prouver. Elle veut entretenir le flou et chercher à faire croire, par des démarches trompeuses et une communication agressive, qu’elle est bien implantée.  
Parmi les leaders de la famille libérale, Idrissa Seck a la base locale la plus solide et la base nationale la plus large, après Wade. Pour devoir le concurrencer, il faudra se départir des accointances familiales et montrer ses capacités sur le terrain politique.  
 
 
Fatou DIOP - fatouivon@yahoo.fr 
www.fatouivon.blog.com  
 
THIES-Rentrée politique du Pvd de Serigne Modou Kara Mbacké : «Me Wade conduit le pays vers le chaos 
19-01-2009 En attendant d’apporter son soutien à un parti ou coalition de partis en vue des Locales, le Pvd exige la suppression du Sénat et dénonce les engagements non respectés du président de la République. Par Birane GNING 
 
Le Parti de la Vérité pour le Développement (Pvd) du guide religieux Mouride Serigne Modou Kara Mbacké est au moins formel sur une chose : il ne va briguer aucun siège lors des prochaines élections Locales. C’est ce qui ressort de la première manifestation de cette formation tenue le week-end passé à Thiès avec l’installation de la cellule départementale des élèves de ce parti. L’annonce a été faite par le tout nouveau directeur politique national de la formation, Youssou Diop, dont c’était la première grande sortie nationale après sa nomination intervenue le 7 novembre 2008.  
Cependant, le Pvd fait dans le clair-obscur au sujet d’un soutien éventuel à un autre parti politique ou à une alliance de partis. Youssou Diop s’est contenté de recommander aux militants de son parti, selon la formule consacrée, «de rester à l’écoute du guide (le président du parti)». Une invite qui laisse néanmoins présager d’un appui futur au camp du président de la République pour peu que, du coté du Palais présidentiel, l’on s’engage à «respecter certaines clauses». C’est du moins ce que laissent entrevoir les propos de Youssou Diop qui a beaucoup insisté sur la violation des engagements antérieurs pris par le Président Wade dans «ses rapports personnels» avec le marabout. «Notre guide a respecté avec élégance tous les engagements pris avec le président, mais c’est ce dernier qui n’a pas tenu les siens», a souligné le directeur politique du Pvd. 
Dans son intervention, le nouveau bras flingueur de Serigne Modou Kara Mbacké s’est livré à un tir groupé sur le régime en place «qui n’a rien fait depuis l’an 2000, dans l’intérêt des populations et qui conduit le pays vers le chaos». C’est par un avertissement envers les tenants du pouvoir que le responsable du Pvd a clôturé son discours. «Ces gens ont intérêt à faire attention.»  
Auparavant, le tout nouveau directeur politique du Pvd a décliné sa feuille de route qu’il compte conduire sur deux axes majeurs que sont «la réorganisation du parti et sa massification» en s’appuyant sur les valeurs incarnées par le guide spirituel de Touba et que Serigne Modou Kara a fait siennes. Dans cette marche vers l’installation d’un «Guide de la Nation», le Pvd entend «impliquer au maximum» les chefs religieux dans un «Conseil des sages qui va remplacer l’actuel Sénat».  
 
Correspondant  
 
 
SUD QUOTIDIEN: 
ELECTIONS LOCALES DU 22 MARS La pagaille organisée  
par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN , lundi 19 janvier 2009  
Initialement prévues le 18 mai 2008, les élections locales ont été reportées au 22 mars prochain au terme de l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi introduite par la député du Parti démocratique sénégalais (Pds), Aminata Tall. Le vote de la loi a été assorti de la prorogation du mandat des conseillers régionaux, municipaux et ruraux élus le mai 2002. À deux jours de la date « impérative » de clôture du dépôt des listes de candidature, demain mardi 20 janvier à minuit au plus tard, partis politiques et coalitions de partis politiques, notamment de l’opposition sont à la bourre. Ils ne sont pas prêts et accusent le gouvernement « d’avoir sciemment organisé la pagaille » pour reporter à nouveau. 
Le gouvernement du Sénégal semble être dans l’impossibilité de reporter encore les élections locales. Il souffrirait en effet, font remarquer plusieurs observateurs, d’arguments « politiquement valables » pour le faire. Il s’y ajoute, que la continuation de plusieurs programmes de développement souscrits auprès des partenaires est assujettie à l’organisation à date de ces élections qui « remettront » quelle que soit l’issue, dans le circuit républicain, l’opposition boycotteuse. Faute de disposer ainsi d’argumentations politiques susceptibles de rallier la classe politique nationale et les « amis » du Sénégal, pour un report à nouveau, on paraît opter pour la « pagaille organisée qui obligerait tout le monde à se rendre à l’évidence : l’impossibilité d’organiser à date les élections ». 
Hier, dimanche 18 janvier à deux jours de la date « impérative » de clôture du dépôt des listes de candidature pour les élections locales du 22 mars prochain, plusieurs coalitions de parti et partis politiques désireux de participer ne disposaient pas encore des décrets portant composition et répartition des conseillers des collectivités locales. La loi portant modification du code électoral récemment votée à l’Assemblée nationale n’a été promulguée que le vendredi 16 janvier dernier. À la Direction générale des élections (Dge) du ministère de l’Intérieur, on informe que les décrets y afférents et portant composition des conseils locaux ont été pris en même temps,-une autre curiosité bien libérale,- le même vendredi 16 janvier par le président de la République pourtant hors du territoire national depuis le 13 janvier dernier. 
Qu’à cela ne tienne, il peut signer partout où il se trouve sur la planète un décret, il se trouve simplement que si certaines formations politiques et coalitions annoncées disent disposer depuis quelques jours maintenant des brouillons de ces décrets pour pouvoir dresser leurs listes, d’autres disent attendre encore de connaître de la répartition des conseillers au niveau des collectivités locales parmi ceux-ci, Moustapha Diakhaté de la coalition beugou beugou askanwi qui peste fort et n a pas assez de mots pour fustiger les manquements. La commission électorale nationale autonome (Cena) en disposait-elle, elle qui est chargée de la régularité et de la transparence du processus, jusqu’à hier, dimanche 18 janvier ? Rien de moins sur. Certains de ses membres joints au téléphone n’étaient pas en tout cas dans le secret si d’aventure la structure du vieux juge, Moustapha Touré avait reçu copie. Ils attendaient d en être informes 
La coalition « Sopi » se dit prête 
Omar Sarr, à ne pas confondre à son « ex-frère ? » de parti et non moins homonyme de Rewmi de Idrissa Sck, mais bien le ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la construction, le Monsieur Election du Pds, joint hier au téléphone, affirme que sa coalition sera fin prête mardi prochain pour déposer sur l’ensemble du territoire national ses listes. « Nous serons prêts et nous couvrirons toutes les collectivités locales ». Si le parti au pouvoir et sa coalition ont les moyens de leur politique, même si des observateurs demandent à voir, leurs « challengers » ne l’étaient pas en majorité. Ils étaient encore en train de se creuser la tête pour finir les investitures et s’inquiétaient de la confection des dossiers de candidature. On s’attend aujourd’hui, lundi 19 et demain, mardi 20 janvier à une bousculade monstre auprès des greffes des tribunaux pour trouver la fameuse pièce n°3 du casier judiciaire et auprès des officiers d’Etat civil également pour l’extrait de naissance. 
En effet, dresser liste de 24142 conseillers locaux et leurs suppléants pour animer les 14 régions (780 conseillers), les 530 communautés rurales dont certaines ont vu le jour, il y a quelques jours à peine, (15476 conseillers), les cinq « grandes » villes (422), les communes d’arrondissement (2660), 4884 conseillers des 14 chefs lieu de région en 24 heures. Trouver « dossier complet » à chacun d’eux. C’est le pari que doit réussir les coalitions de partis et les formations politiques désireuses de participer aux élections locales du 22 mars prochain. Les partis qui y vont dans le cadre d’un regroupement doivent dès aujourd’hui, lundi 19 janvier faire enregistrer auprès des autorités compétentes de l’administration territoriale, les noms de leurs coalitions, couleurs et symboles. Et toute liste qui ne sera pas déposée demain, mardi 20 janvier au plus tard à minuit sera forclose. 
Un chahut accommodé 
Les coalitions de partis et les partis politiques désireux de concourir aux élections locales du 22 mars prochain peinent à investir et à confectionner la liste des candidatures de leurs 24142 conseillers locaux et leurs suppléants, soit 42 249 candidats à qui, il faut impérativement trouver casier judiciaire et extrait d’Etat civil. Les greffes compétents des tribunaux croulent sur les requêtes de la pièce n° 3 du casier judiciaire. La Direction générale des élections (Dge) du ministère de l’Intérieur et la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) du même département, disent être fin prêtes. L’administration territoriale attend instruction. Tout est fait cependant comme si l’on s’accommode du chahut des futures consultations. 
En effet, souligne Nicolas Ndiaye de la Ligue démocratique (Ld), membre de la coalition Benno Siggil Sénégal, « tout est fait pour que nous soyons dans l’impossibilité de confectionner les dossiers de candidatures. Les greffes sont submergés. Des régions nouvelles comme Kédougou ne disposent pas de tribunal régional. Il faut aller jusqu’à Tambacounda pour la pièce. Les tribunaux n’ont pas reçus de dotations nouvelles. Ils manquent de bras ». 
Si le report « Aminata Tall » du nom de l’édile libéral de Diourbel et non moins encore Secrétaire générale du Mouvement des femmes libérales avait trouvé explication sur le nouveau découpage administratif (création des régions de Sédhiou, Kaffrine, Kédougou) décidé le 1er février 2008, le décret de septembre 2008 d’application semble bien dépassé aujourd’hui. De 359 communautés rurales l’année dernière, on est passé à 530 collectivités dont certaines ont vu le jour, il y a à peine quelques jours. Subitement le pouvoir libéral semble atteint d’une fièvre « morcelleuse » du territoire national. 
Pourtant l’autonomie d’administration des collectivités locales reconnue par la Constitution se traduit par l’élection au suffrage universel direct des organes qui les composent. À ce titre le Code électoral fixe les modalités d’élection des conseillers régionaux, fait remarquer Serigne Mbaye Thiam du Parti socialiste et de la coalition « Benno Siggil Sénégal », la coalition qui regroupe l’ensemble des partis du Front Siggil Sénégal, la coalition « Initiative citoyenne pour la République des Cheikh Mbamba Dièye, Talla Sylla, Mamadou Diallo de Tekki, Imam Mbaye Niang, Dr. Pape Diop Blondin… Le Rassemblement social démocratique de Robert Sagna, l’Apr-Yakar de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Macky Sall…Bref, la quasi-totalité de l’opposition nationale. Pour Serigne Mbaye Thiam, « l’Etat Pds fait tout pour que l’on ne puisse aller correctement aux élections et certainement y trouver encore un argument pour ne pas les organiser d’autant plus qu’il sait que ces élections, véritable référendum lui prouveront son impopularité. Son ministre de l’Intérieur refuse l’audit du fichier et suscite chaque jour la naissance d’une nouvelle collectivité locale ». 
À la Dge, on se dit cependant prêt « depuis longtemps ». Quand les partis et coalitions de partis auront fini de déposer leurs listes, les appels d’offres pour la confection des bulletins, documents électoraux ainsi que le matériel électoral, seront lancés. Tout sera prêt pour le 22 mars, y rassure-t-on. Mais on y reconnaît cependant que la « seule donne inconnue reste les finances publiques. Est-ce que trésor public va suivre ? » Interrogation bien à propos, au regard des difficultés actuelles auxquelles sont confrontées les finances publiques aux maigres ressources sollicitées par les fournisseurs impayés. 
 
 
WALF FADJRI: 
Wade, Karim, Idy… : ‘J’avoue aux Sénégalais que tu as échoué, mon fils’ 
 
 
Le travail de sape aura duré plus de quatre ans, pour que Karim Wade et sa bande finissent de liquider le Parti démocratique sénégalais à leur profit. Le constat clinique de la disparition des ‘restes’ de cette formation s’est fait à travers la levée de boucliers des affidés du fils du président’ opposés à la volonté du père de ramener Idrissa Seck dans ce qui était, jusqu’à ce jour-là, son parti, à lui Laye Wade, et qui est dorénavant dans le giron de Karim. En vingt-quatre heures, le projet a été étouffé, avec une explication pathétique par sa légèreté : on a invoqué une proximité d’élections qu’on a semblé ignorer la veille seulement.  
Après l’Etat, notamment le gouvernement, il vient donc de prendre possession du Pds. On y entendra de moins en moins les références à un militantisme ‘depuis 1974’ : elles se feront, ces références-là, moins à Laye Wade qu’à Karim. C’est de la capacité des uns et des autres à s’aplanir devant ce dernier, leur virtuosité affligeante à lui faire allégeance que dépendront les positions dans tous les compartiments du pouvoir. Le parti de Laye est mort ; vive celui de Karim ! Le fils, qui n’a pas voté pour son père en 2000, tout simplement parce qu’il n’avait pas la qualité d’électeur, ayant obtenu sa carte d’identité sénégalaise seulement en 2002, a fait désavouer son père en suscitant le tir de barrage médiatique contre le retour d’Idrissa Seck. C’est un double aveu qui a conduit Wade à tenter de renouer à l’ancien maire de Thiès. Le premier est que les restes de son parti sont devenus squelettiques, après le départ de Seck et la saignée hémorragique du Pds au profit de Macky Sall, qu’il est devenu largement minoritaire dans le pays. On a entendu Abdoulaye Baldé parler de ‘problème moral’ pour fustiger l’entrevue entre Abdoulaye Wade et Idrissa Sek. C’est dire que ce sont des âmes inquiètes qui se sont exprimées ainsi, moins que des vigiles actionnés pour fermer la porte du Pds à un ‘serpent venimeux’ sous des traits humanoïdes. Les termes employés pour s’opposer à ce retour qualifiaient autant Seck que Wade. C’est une logique de survie qui a amené Wade à faire appel à Seck, la même qui a fait braquer la Génération du concret contre ce projet.  
Quelques semaines avant cette dernière audience avec Seck, Pape Samba Mboup avait sonné l’alerte dans la presse. Il expliquait que leur parti allait dans le mur, et que sa responsabilité à lui est de freiner un tel processus. Ainsi a-t-il tenté d’endiguer le flux des départs par un travail de récupération commencé auprès des ex-responsables libéraux de France partis avec Macky Sall. Devant la radicalité du refus qui lui a été opposé, mais aussi la déclaration publique faite de dignité et de responsabilité du leader de l’Apr, il a compris que cette voie-là était une impasse. Il n’est jusqu’à Idrissa Seck, pour confirmer ce constat, lui qui a déclaré lors de sa conférence de presse que la moindre des intelligences était de comprendre que tout est réuni pour la perte du pouvoir par le Pds, à l’image du Ps en 2000, les mêmes causes produisant les mêmes effets.  
Le second constat fait par Me Wade est que la Génération du concret a échoué, parce qu’elle n’a pas, malgré tous les moyens de l’Etat dont elle dispose, pu être mieux qu’une petite bande de copains jouisseurs de privilèges indus, dont la seule force est leur capacité à ourdir des complots et des conspirations. Même le vocable est une mauvaise trouvaille : se faire appeler ‘Génération du concret’, en plus d’être réducteur, avec une telle charge comparative, relève d’un mépris pour le parti au pouvoir. C’est l’expression d’une arrogance sans fondement, puisque, autant il est indéniable que c’est le Pds et ses alliés qui ont amené Wade au pouvoir, autant il est patent que Karim et sa bande vont les bouter dehors.  
Ce double constat s’étant imposé à Wade, sa ‘retrouvaille’ avec Seck sonne ainsi : ‘Karim, je dis aux Sénégalais que tu as échoué’, après son historique ‘Je dirais à ta mère que tu as bien travaillé’. Karim Wade et son projet sont devenus le principal thème de campagne contre Abdoulaye Wade, au Sénégal et à l’étranger.  
Qui peut citer aujourd’hui des personnalités crédibles, se réclamant de la Génération du concret qui peuvent revendiquer un apport important pour lui ? Pire, à ce jour, on n’a jamais entendu le principal concerné porter de façon publique le combat de son père. Sa bataille à lui se mène entre les douillettes cabines des jets privés et des cabinets financiers, entre des palaces huppés et des palais arabes dorés. Ses seules sorties hors ce cadre se limitant à des procès, très sélectifs, le concernant personnellement.  
La première victime de la situation actuelle, c’est… Karim lui-même, intoxiqué par des individus sans moralité, maîtres dans l’art de la girouette, esprits hantant les couloirs et allées de la présidence, qui ont joué sur l’ivresse du pouvoir, le persuadant de son destin présidentiel pour s’enrichir personnellement. Ils lui ont fait croire que la banlieue de Dakar est en pamoison devant lui, qu’elle est sa base naturelle d’où il irait à l’assaut final du pouvoir. Et voilà que Guédiawaye se révèle la plus prompte à la contestation du régime qu’il incarne. Exemple ne saurait être plus éclairant pour lui prouver que tout ce qu’on lui a dit à ce jour, pour le convaincre qu’il va succéder à son père, n’était que leurre pour gogo enivré par la découverte des privilèges de la filiation présidentielle.  
Mais ce que Wade, le père, n’a pas réalisé, c’est que son fils a été amené trop loin dans le plan de prise du pouvoir qui passait par l’élimination des hommes émergents du Pds. Ils sont allés si loin, Karim et ses gourous à la petite semaine, que tout échec leur sera fatal. Ils ont bâti leur carrière et assis leur ambition sur les cadavres de personnalités dont le seul tort a été de leur faire de l’ombre par leur compétence.  
En appelant Seck auprès de lui, Abdoulaye Wade est entré dans un jeu que Karim et Viviane Wade ont perçu comme trop dangereux pour le fils. L’initiative présidentielle et le discours de Seck, encadré par Abdoulaye Faye et Iba Der Thiam, auront fini d’alerter ce camp sur la dangérosité de la tournure des événements. On a entendu un Idrissa Seck raillant Wade, méprisant Ablaye Faye et Cie, condescendant avec Der, et surtout menaçant pour la Génération du concret. Il n’en fallait pas plus que cette tentative de retour soit perçue comme des clous s’enfonçant dans le tombeau politique des partisans de la Génération du concret. Décrypté, le message sibyllin de Seck renvoie à une très forte probabilité de devoir de bilan de Karim et Cie, notamment en ce qui concerne les travaux de l’Anoci. Plus Seck martelait qu’il n’entendait pas s’adonner à un jeu de vengeance, plus ceux qui se sentent visés percevaient le contraire. L’enjeu de pouvoir a commandé le réflexe de survie. On s’est dit quelque part que ce qui se jouait là, aura des répercussions sur la page d’histoire qui s’écrira dans le chapitre de l’après Wade.  
Un personnage comme Awa Ndiaye, après avoir interrompu une cérémonie publique pour annoncer avec joie le retour de Seck, a été actionné pour monter au front quelques heures plus tard, prenant le contre-pied de ce qu’elle avait dit. Comme elle n’est pas à une incongruité près, à un reniement de plus, elle était dans son rôle quand on lui a fait comprendre que ce qu’elle approuvait avec jubilation, était le début de la fin pour la bande à laquelle elle appartient.  
Triste sort que celui de Me Abdoulaye Wade, lui qui perd de plus en plus ses moyens, proie d’une meute actionnée par le camp de son fils. Comme avec les marchands ambulants ou les imams de Guédiawaye, le vieux a battu en retraite. Concédons-lui la lucidité de savoir que, s’il devait suffire à un pouvoir d’avoir beaucoup d’argent pour se maintenir, il n’aurait pas battu Diouf en 2000. La cause défendue par procuration au profit de Karim, pour son accession au pouvoir, est celle-là qui tient le pays en otage depuis quatre ans. Ses tenants poussent le manque de courage jusqu’à se réfugier dans les arrière-postes du combat démocratique, alliant manipulation, magouilles et mises en scène imaginées dans leurs messes basses, et exécutées par des tâcherons à la petite main et à la conscience imperméable. En réalité, eux-mêmes sont les derniers à croire à l’aboutissement de ce scénario de la tragédie du Sénégal vendue à Karim Wade : ils ne font que profiter d’une situation de privilèges, période d’accumulation du capital personnel pour eux.  
Les Sénégalais s’opposent et continueront de s’opposer à cette tragédie politique que l’on voudrait leur faire vivre. Contrairement à ce qu’on serait tenté de croire, la dignité et l’engagement patriotique sont de rigueur dans ce pays, malgré la précarité économique et sociale largement partagée. Un pouvoir arrogant, un parti au pouvoir implosé, des populations en proie aux affres de la détresse économique, un scénario de succession qu’on tente d’imposer par la force de l’argent : on se croirait revenu en 2000. A la seule différence que, cette fois-ci, l’homme au pouvoir a montré que l’on ne doit pas attendre de lui une attitude démocratique, comme de Diouf à l’époque.  
Abou Abel THIAM  
 
Le Sénégal de la République à la Monarchie 
 
 
Le Sénégal indépendant depuis 1960 a été, pendant 40 ans, la première République démocratique d’Afrique. Mais voici que depuis l’an 2000, notre pays s’est transformé en monarchie. Comment les Sénégalais qui ont envoyé un Cahier de doléances aux Etats généraux de 1789 ayant entraîné la Révolution française et la fin de la monarchie, comment ces ’fiers guerriers dans les savanes ancestrales’ ont-ils pu descendre aussi bas en se résignant à devenir les sujets d’un prince français ? Telle est la lancinante question qui interpelle aujourd’hui toute l’opinion nationale et internationale.  
Léopold Sédar Senghor qui a fondé l’Etat du Sénégal en créant de solides institutions républicaines, doit se remuer dans sa tombe en constatant que son pays est désormais gouverné par une famille princière : un père qui emprisonne et élargit au gré de ‘protocoles de Rebeuss’, une mère ‘d’ethnie toubab’ qui contrôle tout et à qui on rend compte de la bonne exécution des chantiers de l’Etat, un neveu qui destitue et élit des députés, un fils concrètement entouré d’une génération de minables qui s’amuse avec les deniers du pays en attendant son intronisation !  
Senghor n’a jamais voulu mêler sa famille à la politique. C’est pourquoi j’ai sursauté hier en suivant une émission où un éminent patron de presse déclarait que ‘Senghor se proposait d’installer son fils Philippe au pouvoir’. Non ! Non ! Non ! Une telle affirmation est contraire à l’histoire et surtout aux convictions de celui qui a créé l’Etat de droit sénégalais. Heureusement que Mme Penda Mbow a alors immédiatement rétabli la vérité.  
D’abord peu de Sénégalais ont vu ou entendu parler la mère de Philippe Senghor, si discrète, contrairement à celle que je ne veux pas nommer, celle qui se mêle de tout, celle qui se fait appeler par usurpation Madame la Présidente. Ensuite Philippe, né en 1958, n’avait que 22 ans au moment où son père quittait le pouvoir. Comment celui-ci aurait-il osé le placer à la tête de l’Etat à cet âge ? Enfin si Senghor avait eu ce projet, pourquoi aurait-il nommé et conservé son dauphin qui a été secrétaire général de la Présidence, ministre du Plan et surtout Premier ministre pendant 10 ans ?  
Que maintenant Senghor ait été poussé à la démission par les spectacles terrifiants de la révolution islamique d’Iran et du coup d’Etat militaire du Libéria, il ne s’agit là que de calomnies qui ne résistent pas à l’analyse. En homme d’organisation et de méthode, il avait déjà planifié son départ. De multiples signaux démocratiques indiquaient dès 1968 que ce poète tombé accidentellement en politique pour soulager la misère du monde rural, était impatient de retrouver sa liberté. Il n’est que de relire les trois versets suivants extraits des Elégies majeures publiées en 1979 mais composées bien avant cette date :  
Maintenant que les greniers craquent et que les taureaux sont lustrés / Maintenant que les poissons abondent dans nos eaux, aux franges des courants marins / Il ferait si bon de dormir sous les Alizés…  
L’annonce de sa retraite prochaine à travers ce poème est on ne peut plus claire. C’est bien l’ancien député des 3 ‘P’ (paysans, pasteurs, pêcheurs) qui s’apprête à quitter volontairement le pouvoir après avoir accompli sa mission auprès du monde rural. Ces versets qui datent de 1979 ne sont pas postérieurs à la révolution iranienne qui leur est contemporaine, encore moins au coup d’Etat libérien de 1980.  
L’homme de culture qui considérait la politique comme une occupation terre à terre et dangereuse n’aurait jamais introduit son fils dans cette jungle sauvage. Et puis, le fils de Senghor n’était pas de la même trempe que notre prince. C’était un jeune homme qui parlait parfaitement le wolof, qui n’était sorti du Sénégal que pour de courtes vacances, qui était un brillant étudiant de la faculté de Droit de Dakar. Philippe aimait tellement le Sénégal et les Sénégalais que, chaque fois qu’il commettait la moindre faute, son père le menaçait de l’envoyer en… France.  
Mieux, entre l’ère senghorienne et l’alternance se sont écoulés plus de 20 ans de luttes démocratiques. Est-il alors décent de considérer comme des modèles tous les mauvais comportements que le peuple sénégalais a précisément sanctionnés le 19 mars 2000 par l’avènement de l’alternance qui signifie étymologiquement ‘une autre forme de gouvernance’ ? Quoi qu’il en soit, j’interpelle le président de la République pour attirer son attention sur la gravité de ce projet successoral que la rumeur lui prête à tort ou à raison. Si jamais l’on tente d’utiliser cette dévolution monarchique du pouvoir, même avec un vernis institutionnel, le pays risque de basculer dans un terrible bain de sang. Car c’est une injure aux Sénégalais que 50 ans après le départ de la France, le Sénégal soit encore dirigé par le fils d’une Française.  
Oumar SANKHARE Réseau des Universitaires du Parti socialiste  
 
FERLOO.COM: 
Karim Meissa Wade, leader de la mouvance présidentielle, futur Maire de Dakar  
La majorité présidentielle affiche clairement son choix nodal en la personne de Karim Meissa Wade pour, aux côtés avec et derrière Me Wade, conduire ses destinées. Ce choix judicieux que la mouvance présidence a pris suit clairement les signes tracés par l’histoire politique de Me Wade. Expérimenté comme un homme qui a pleinement vécu son quart de siècle d’opposition politique en Afrique, moderne comme un citoyen d’un monde sans cesse en mouvement, le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), en lui-même, est une école de patience et d’humilité. Sans se prendre pour un faiseur de destins, il a accepté de l’histoire que celle-ci lui laisse, au Panthéon des Grands Hommes, au moins un titre de « conducteur de trajectoires politiques au cœur de la République ». L’Alternance a eu de beaux accomplissements perceptibles même l’œil couvert, affronté des gros temps sociaux et économiques. Elle a tenu la barre, insensible aux Odes du Fond du Gouffre et ouverte à mille sensibilités. La messe est dite. L’univers de la mouvance présidentielle est désormais réglé autour de la personne de Karim Meissa Wade. 
La politique, comme la nature, a horreur du vide. Le temps et les épreuves ont donné à la scène politique la preuve d’un leadership de type nouveau ayant éclos sur le terreau de la persévérance, de l’innovation, de l’action et du résultat. Ce leadership est serti des valeurs d’humilité, de compétence, d’efficacité et d’ouverture. Il est l’émanation de la détermination et de la foi d’une Génération. Mais elle est une autoroute du progrès ouverte à toutes les générations passées ou à venir sur le terreau du Concret. Aujourd’hui, de brique en brique, la mouvance présidentielle a un nouveau leader capable de continuer l’œuvre colossale abattue par Me Wade depuis 1974. Karim Meissa Wade, militant libéral depuis 1986, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a démontré sa dextérité à construire un mouvement social de grande envergure capable de le conduire au faîte de l’Etat, suivant en cela les leçons incandescentes tracées par Me Wade et lisibles dans le champ des panthéons. La Génération du Concret est un rouleau compresseur qui a tissé sa toile d’araignée sur toute l’étendue du territoire et étendu ses tentacules partout. Pas un village du Sénégal absent de la carte électorale de la Génération du Concret. La Génération du Concret ou tout simplement la Génération de l’Ethique. Oui, « éthique » parce que le militant de la Génération du Concret vit la fidélité jusqu’à l’obscurantisme. Proclamons le net et fort : la GC est un mouvement dont l’axialité se porte sur les données éthiques. La raison en est que chez le militant de la GC, la fidélité est un générateur d’enthousiasmes. Respect, loyauté, fidélité, intégrité et courtoisie sont les points nodaux de la Génération du Concret. Des notions qui font partie de l’ensemble vaste de l’éthique, donc des éléments fondamentaux parce que moteurs de l’exercice de tous les jours. L’éthique, comme ferment de l’action de la GC, marque une rupture épistémologique par rapport à une certaine façon de faire la politique, une certaine façon de vivre la mission noble de rendre service aux citoyens. Il est vrai, comme disait Saint Just, que « la vertu est rare en ce monde. » Les animateurs de la GC en sont conscients, eux qui en ont fait leur leitmotiv. La GC est née au moment où la mouvance présidentielle vit les secousses telluriques nées des chocs causés par les hommes qui devaient porter haut le flambeau de l’héritage de Me Wade. Il y a eu une tentative de confiscation d’un idéal suscité et entretenu par le Secrétaire général national du Pds et chef de l’Etat. Hélas, un oubli fatal a eu cours. La centralité du pouvoir a fini par causer, au niveau de ces militants, un déficit d’éthique. Ce déficit d’éthique, ce déni des valeurs fondamentales qui fondent la volonté de vivre ensemble exprimée et voulues par les citoyens soucieux de leur devenir et conscients que le futur doit avoir un avenir maîtrisé parce que construit, est un acte néfaste dont la trame essentielle s’articule autour des notions funestes et fumeuses de trahison et de perfidie. L’éloge de la fourberie et les louanges à l’ego ne sont pas des lignes sur le livre de bord de la GC. Cette GC est une vision prospective qui pose, comme possible et réalisable, la construction de l’avenir du futur. Oui, répétons le encore, les membres de la mouvance présidentielle ont, en un choix libre et démocratique, élu Karim Meissa Wade, le symbole de la qualité et de l’excellence, comme leur leader incontesté. Nous sommes de plain pied dans la reconfiguration de l’espace politique majoritaire avec, comme enjeu, la victoire aux élections locales qui se dessinent. Et Karim Meissa Wade assure à la mouvance présidentielle une victoire éclatante. Il assure cette victoire car il sera aux postes pour diriger la grande Mairie de Dakar afin que l’idéal d’une capitale aux atours dorés et où il fait bon vivre soit une réalité. Ce vœu des populations dakaroises sera réalisé par cet homme qui a démontré aux yeux du monde entier sa formidable capacité à diriger et à inventer le futur harmonieux. « Dakar 9 » est né. Le programme politique pour développer les énormes potentialités que contient le capitale s’articule autour de la prise en compte des attentes de la population urbaine : éducation, santé, commerce, PMI et PME, développement de l‘industrie culturelle et touristique. Karim Meissa Wade met en place une véritable administration locale efficiente et dynamique. . 
La politique du désarroi 
Aujourd’hui un spectre hante l’opposition. Ce spectre porte un nom : Karim Meissa Wade. Dés l’annonce de sa participation aux joutes électorales, les cœurs se sont emballés. De toutes parts l’opposition affiche son désarroi et propose à la face des sénégalais un ensemble composite d’éléments désarticulés. Donnons-nous le courage théorique de gratter l’émail des certitudes vaines pour délivrer la sève avérée des faits. Le politicien partage avec la femme (je suis pour la discrimination positive et la politique de genre) le goût du maquillage. Certains vont jusqu’à parler de lifting. Mais bref, regardons de plus près le logos en cours dans le champ traumatisé de l’opposition. Une analyse des interventions publiques de certains segments de la société donne à voir une propension rhétorique à attribuer à la situation politique et sociale actuelle un statut singulier de crise. Le substantif « propension » définit largement le phénomène. En évoquant allégrement la notion de crise pour qualifier la situation actuelle, certains politiques et analystes déroulent, par devers eux, le schéma opérationnel de leur stratégie de liquidation du régime actuel. La meilleure manière d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur une situation politique ou économique donnée, c’est d’y accoler le substantif de « crise » comme instance explicative des faits en cours. La « crise » que proclame une bonne partie de l’opposition n’est qu’une illusion judicieusement entretenue pour dénaturer un fait social qui se déroule aux antipodes des images projetées. Malheureusement, tout ce qui est excessif est immature et sans fondement. Et les cris qui traversent en filigrane le champ politique ne requièrent pas la dignité d’une réponse. Aux aboyeurs pétrifiés, aux marchands de vertus et aux vendeurs d’illusions, la Génération du Concret propose la saine quiétude et la responsabilité historique. En réalité, ce qui effraie cette opposition c’est la posture centrale de Karim Meissa Wade. Ils ont parlé de monarchisation en vain, d’irrecevabilité de candidature, ils ont crié dans le désert, dresser barricades et embuscades et aujourd’hui ils se cachent sous les sceaux des déboires et attendent un signe du destin. Mais où est l’opposition ? Se demande-t-on dans ce pays ! Elle se cherche, à coups de formule magiques un leader capable de la diriger avec en filigrane une lutte acerbe pour le leadership. Des alliances se nouent sous le label de la reconstitution d’une famille touchée par la parricide et la dispersion de ses fils. La situation politique actuelle n’est nullement frappée du sceau de la crise. Loin s’en faut ! C’est l’opposition qui est en crise de performance et de représentativité. Jugez-en. Une crise est une perturbation, une désarticulation dans le fonctionnement routinier d’un système ou d’un processus. La crise crée une rupture d’équilibre, laquelle, à son tour, provoque une tension pouvant déboucher sur une dramatisation de la situation donnée. En politique, la crise renvoie à trois catégories sociales. La première a trait à la crise gouvernementale. Elle est actuelle quand l’Exécutif n’a plus la confiance du Parlement et doit démissionner au terme d’une motion de défiance dont les règles de présentation et de vote sont clairement définies par la Constitution. La deuxième situation concerne la crise de régime et touche le manque de consensus des forces politiques autour des processus constitutionnels en vigueur. Ce qui n’est pas le cas au Sénégal. Les modifications constitutionnelles suivent toutes les voies légales et acquièrent le consentement de la majorité des représentants du peuple. Nous sommes dans un régime qualifié de « semi-parlementaire » au sein duquel le Parlement occupe une place de choix que lui confère le peuple qu’il représente. Nul besoin de revenir sur les notions explicatives basiques de démocratie. La coalition au pouvoir, composée de plus de quarante partis politiques, est solide et organique. Elle gouverne sous la direction d’un président élu au terme d’une élection libre, transparente et démocratique. Les forces présentes au Parlement sont diverses et plurielles. La troisième situation est la crise de l’Etat. Elle existe là où le fonctionnement efficace des services publics devient problématique. L’Etat se trouve dans une déperdition de légitimité et une incapacité à faire respecter le monopole de la coercition. Une simple et rapide observation montre que le Sénégal, en sa situation actuelle, est loin de ces schémas. Lucian Pye ne s’y est pas trompé en écrivant : « une crise de régime et une crise d’Etat sont le point de d’aboutissement politique de diverses formes d’instabilités susceptibles de traverser une société en évolution. ». Cinq idéal-types principaux émergent de l’analyse, il s’agit de la crise d’identité (quand les valeurs et les symboles communs disparaissent), de légitimité, de participation et distribution (quand il y a blocages conflictuels autour du partage des pouvoirs et ressources entre segments de la société et enfin crise de pénétration (quand on note une résistance active au renforcement de l’interventionnisme étatique). Ne démordant pas, des analystes, embusqués dans les forêts sombres et touffues, soutiennent qu’il y a crise parce que la majorité actuelle et une infime partie de l’opposition ne dialoguent pas et ne communiquent pas autour des questions liées à la bonne marche de la société. Une nouvelle équation mathématique voit le jour. L’idéal aurait voulu que tous les segments de la société se retrouvassent autour des questions d’importance nationale, en dehors des schémas théoriques et idéologiques, pour, ensemble, apporter des solutions. Mais si une frange refuse la main tendue, en y voyant que ruses et stratégies politiques, il est alors loisible au pouvoir en place de gouverner avec les forces qui acceptent la synergie des actions salvatrices. Ce refus notifié par cette minorité de la classe politique de renouer le dialogue selon des préalables éthiques, ne constitue en rien une crise. La majorité gouverne et l’opposition s’oppose. Chaque entité communique pour exposer ses propres visions. Il se noue dès lors une communication verticale vers une seule cible : la population. La frange minoritaire de l’opposition fait appel au chaos et à la crise pour légitimer son essence et sa pertinence comme seule future instance thérapeutique. Elle convoque ces notions pour dénier au pouvoir en place une légitimité électorale. Pour cette minorité de l’opposition, rien de bon ne peut sortir des politiques mises au point par le régime actuel pour la simple raison que la légitimité électorale de Me Wade est sujette à caution du fait d’une absence de majorité sociologique qu’elle (la frange minoritaire de l’opposition) s’attribue. Rires. La majorité sociologique est une notion floue dont use et abuse ladite opposition pour se persuader de s’être fait usurper sa victoire. Au-delà du factuel, il urge de faire un bond en arrière pour comprendre que depuis un siècle le Sénégal est plongé dans une même symbolique politique. 1902, François Carpot prend le pouvoir représentatif des mains des hommes de la métropole. La première indépendance. L’évocation de ce pan de l’histoire nous dicte d’en tirer des leçons afin de tracer une autre ligne directrice pour le bien-être des populations. Nous sommes le 27 avril 1902. en ce jour est déclarée la victoire de l’avocat François Carpot, un natif de Saint Louis, face aux candidats Louis Dreyfus et le comte d’Agoult. Soutenu par le clergé et les Lébous, François Carpot gagne les élections avec 3292 voix, son rival Louis Dreyfus en récolte 1640 et le comte d’Agoult se contente de 281. Cette élection est importante dans la mesure où se sont nouées des alliances avec le milieu religieux : le clergé catholique, et les populations indigènes : les jeunes lébous. Ces derniers bravèrent les consignes de vote données par leurs aînés et leurs chefs. Dans ces correspondances, le Gouverneur-Général Roume évoque largement ces faits. Depuis lors les élections suivent le même cheminement : alliances, mésalliances, désalliances, attaques personnelles, etc. Nous sommes tenus d’inventer une nouvelle façon de faire la politique car la séquence ouverte par Carpot s’achèvera avec Me Wade. Me Wade ne partira pas seul, il emmènera avec lui tous les secrétaires généraux à vie des partis politiques de l’opposition comme de la mouvance présidentielle et beaucoup de jeunes qui ont le même « âge politique » qu’eux parce que moulés dans les mêmes parcours initiatiques, c’est-à-dire adoptant les mêmes modes opératoires et stratégiques de faire la politique. La deuxième alternance se fera, non pas en termes de personnes, mais de changement radical dans les paradigmes d’exposition de la politique. Une réforme de l’entendement politique s’impose, pour paraphraser David Hume. L’exercice politique se fera autrement avec la nouvelle génération dont la figure séminale est Karim Meissa Wade. Avec un profil technocratique avéré, le leader de la nouvelle génération présente, en lieu et place des slogans, des attaques ad hominem et des guerres de tranchées, des projets quantifiables, des plans de développement harmonieux et des systèmes de création de richesses idoines. La libération des énergies créatrices. La souveraineté politique s’accompagnera de ses expressions économique et culturelle. Une souveraineté qui s’opérera dans la diversification des partenaires et dans le changement psychologique de l’appropriation des modes opératoires de travail. Discipline et fonctionnalité régneront en maîtres et seront les deux mamelles de la réussite du pays. Voilà le pari de la nouvelle génération. Voilà ce que Karim Meissa Wade propose aux Sénégalais. C’est pour cette raison fondamentale et impérative qu’il sera le quatrième Président du Sénégal (Inchallah). 
Abdoulaye Sèye Journaliste Militant actif de la Génération du Concret 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 19.01.2009
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