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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
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Une mallette
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Le mérite ne se
Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
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AU -D E L A
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LES RICHES PAUVR
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véritables enjeu
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Collectivités Lc
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Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Karim Méga Watt
IGNORANCE
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LEçONS
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TEST
TRIBUNAL
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Citoyens et patr
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une génération g
L’élection prési
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le 23 décembre 2
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FORTUNE & ARROGANCE DEFAITES

elhadjdiop@yahoo.com, syllaye@gmail.com, Latsukabe.fall@gmail.com, Mandione15@gmail.com, 
FORTUNE & ARROGANCE DEFAITES 
 
 
VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME 
Amnesty international épingle à nouveau le Sénégal 
NETTALI.NET - Le Sénégal figure toujours dans la liste des pays, où les droits de l’homme ne sont pas respectés, dressée périodiquement par Amnesty international. La section sénégalaise d’Amnesty international qui faisait face à la presse, ce mardi 24 mars, cite les nombreux cas de violation des droits de l’homme, notamment les bavures et répressions policières perpétrées au Sénégal. 
 
Amnesty international continue toujours de citer le Sénégal et de le mettre dans la liste des pays où, les droits de l’homme sont violés. Le secrétaire général de la section sénégalaise d’Amnesty international, M. Seydi Gassama qui faisait face à la presse, ce mardi 24 mars, dénonce les nombreuses manifestations réprimées par les forces de l’ordre, les exactions et autres bavures exercées par ces mêmes forces sur de nombreux citoyens et qui sont restées impunies. 
Les bavures policières sont répétitives au Sénégal, parce qu’elles sont jusqu’ici impunies, pense Amnesty international. Des citoyens sont morts dans des locaux de la police et de la gendarmerie et jusqu’ici, ce sont des affaires qui n’ont pas été élucidées, poursuit l’organisation internationale de défense des droits de l’homme. 
Amnesty international dénonce également la manière dont sont parfois traités les journalistes au Sénégal. Le secrétaire général de la section sénégalaise d’Amnesty international, M. Seydi Gassama a évoqué la situation à Kédougou, durant sa conférence de presse. M. Seydi Gassama reconnaît que le Sénégal s’est doté d’un bon code minier. Il appelle les sociétés minières installées à Kédougou à respecter les droits des populations, par rapport à l’environnement et à l’accès à l’emploi. 
 
Seneweb.com : Mardi 24 Mar 2009 
Et si on reparlait de l’audit de l’ANOCI ? 
Les sénégalais viennent de mettre fin à une comédie des plus mauvais goûts de notre histoire politique en signifiant à Abdoulaye Wade la fin d’un cirque qui n’avait que trop duré, au point ou l’on se demandait si on ne souffrait pas tous d’hallucination générale. Avec tout le respect que nous devons au peuple frère togolais qui en 1990 a bravé le régime sanglant de Eyadema pendant huit mois de grève générale, les sénégalais s’horrifiaient d’avance à l’éventualité d’un scenario à la togolaise. 
Eh bien voila que les sénégalais en général et les Dakarois en particulier en ont décidé autrement. Il était temps de couper la chienlit! Pour des raisons qui nous restent encore mystérieuses et qu’il faudra élucider un jour, Wade-père s’était mis en tête de nous refiler à tout prix un fils qu’il a cru plus apte à diriger le Sénégal qu’aucun des 11 millions d’âmes que compte notre cher pays. Et pourtant, rien dans la vie de ce soi-disant fils prodigue n’indique un coefficient intellectuel au dessus de la moyenne. 
Tout ceci n’aurait plus intérêt majeur et l’épisode Karim Wade pourrait être rangé au placard déjà encombré des lubies de notre vieux président si celui-ci ne s’en était pas pris à nos impôts, dons, subventions et autres liquidités du trésor public, pour tailler à son fils un destin national. Cette victoire du « non à Karim Wade » serait inachevée si on devait juste jubiler brièvement et en rester la. Il ne saurait y avoir d’amnésie, encore moins d’amnistie quant à l’obligation de Karim Wade de nous rendre des comptes sur la gestion de ce gouffre à milliards qu’à été l’ANOCI. 
Le Sénégal est un pays pauvre, très pauvre. Des milliers de gens meurent tous les jours faute d’accès aux soins médicaux, nos écoles sont délabrées, la malnutrition est généralisée dans nos villages. Vivre est tout simplement devenu un chemin de croix pour beaucoup de nos concitoyens. Aussi, il est important que l’on sache ce que Karim a fait de tous ces milliards qui furent allouées à l’ANOCI. La plupart des travaux de l’ANOCI ont été réalisés à Dakar et sa banlieue. Eh bien, que les nouvelles autorités municipales fassent leur travail et réclament un inventaire précis de tous les investissements de l’ANOCI, des cocotiers importées de Dubaï, aux tentes bédouines climatisées! 
Nous réclamons des comptes et des comptes clairs! A défaut, il est de notre droit de citoyens de nous saisir de tous les opportunités que nous offre le droit sénégalais et le droit international pour récupérer notre argent spoliée! 
 
Ami Coulou 
Sacre Cœur 1 
 
WebNews : Mercredi 25 Mar 2009 
Dakar impitoyable pour la famille Wade ( Bakhich.info)  
Pour ses 9 ans à la tête du pays, Gorgui Wade a reçu une soufflante assez inattendue aux dernières élections, programmées pour lancer son fils Karim en politique. Et un violent bizutage, un ! 
Un vent frais balaie Dakar en cette fin de dimanche après midi. Et malgré un soleil resplendissant, les Sénégalais ont sorti leur petit pull. Et mis une grosse veste au régime de l’Alternance du président Wade. Après neuf ans de règne, le Sopi (changement en wolof) connaît sa première défaite électorale avec les élections locales du 22 mars. Quasi pile neuf ans après l’historique victoire du 19 mars 2000. Joyeux anniversaire Gorgui [1] ! 
La route a pourtant été bien déblayée. Entre la mainmise de l’Anoci, dirigée par l’héritier du président Karim Wade, les « défenestrages » successifs des Premiers ministres (successeurs potentiels passés dans l’opposition), l’usure des chefs de l’opposition aussi marqués par leur appartenance aux quarante années de règne socialiste que leurs 9 ans de purgatoire, rien ne semblait pouvoir gêner le pouvoir. Sauf ces farfadets de Sénégalais, « des gorgorlu » ces électeurs. « T’as qu’à voir en banlieue (de Dakar), se marre le truculent opposant Ali Aidar, ils ont pris l’argent du pouvoir pour faire la claque lors des meetings et sont allés voter dans le sens contraire ». Les farceurs… 
Giflée à Saint-Louis (sept ministres battu), fessée à Fatick (l’ancien PM Macky Sall vainqueur), submergée à Thiès malgré la retape de Karim (son frère ennemi Idrissa Seck l’a emporté), la coalition Sopi 2009 a eu ce qu’elle voulait… le changement. 
Bien plus qu’un symbole. Certes, le pouvoir pourra gloser sur un scrutin qui n’a rassemblé « que » 51% de votants (35% à 16 heures), selon les dernières estimations. Certes, l’opposition ne maîtrise pas le pays – le redécoupage électoral l’a pris de court et ses listes ont été déposées dans deux fois moins de localités que le pouvoir. Mais comment gouverner sans être maître des grandes villes du pays ? Seule Ziguinchor, capitale de l’instable Casamance, a été gagnée. 
Sanction familiale 
Et surtout, la famille Wade s’est retrouvée humiliée à Dakar. Père, mère et fils battus dans leurs propres bureaux de vote au Point E, quartier fort coquet de la capitale ; elle aussi tombée dans l’escarcelle de Benno Siggil Sénégal (S’unir pour un Sénégal debout), la coalition de l’opposition. 
« En descendant dans l’arène, Wade a transformé le scrutin en référendum contre lui. Et il a largement perdu, entraînant son fils dans la chute ». Tout juste sorti de la table du Régal, Jupiter Tamsir Ndiaye, l’un des plus célèbres chroniqueurs du pays, répond au téléphone pour livrer son édito. En direct. Et en stéreo pour les habitués qui ont allumé la radio dans le restaurant. 
Chez Jamal comme ailleurs, les résultats ont surpris. Journalistes, avocats, opposants ou proches du pouvoir réunis en ces murs rivalisent d’adjectifs. « Naufrage », « désastre »… répétés à l’envi. Lundi, ils couvriront les unes des journaux. Qui n’avaient rien vu venir. 
Comme en 2007. Quand la réélection de Wade au premier tour de la présidentielle avait abasourdi milieux diplomatiques, médiatiques et économiques. « Imprenable », glissait Madiambal Diagne, le patron du Quotidien, à l’idée d’une victoire de l’opposition à Dakar « Mêmes les gens qui ont agité des foulards, qui sait pour qui ils voteront au final ». « Inéluctable », comme la victoire de Karim à Dakar, y compris dans ces colonnes. 
« Même là où les gens ne savaient pas qui se présentait contre Wade, relance Jupiter, revenu terminer son steak, ils ont voté pour l’opposition, le rejet est clair ». 
Et la chute d’autant plus vertigineuse dans le camp présidentiel, un peu aphone depuis l’annonce des premiers résultats. 
Texto à 8h32 pour annoncer le vote de Karim, relance à 18 heures pour enjoindre à écouter les résultats. Mais même avec un wolof balbutiant, les infos sont claires. Et Benno Siggil Sénégal, bureau de vote par bureau de vote, écrase le Sopi. 
Hassan Ba, Cheikh Diallo, Racine Talla… Injoignables. Les soutiers de la Génération du concret, le mouvement de Karim Wade, restent muets en soirée électorales Messageries, répondeur, sonnerie dans le vide. Téléphone en dérangement pour Karim. Un mutisme logique, tout juste troublé par une inquiétante annonce. « L’ARTP (l’agence de régulation des télécommunications et des postes) a demandé aux groupes privés de couper leurs émissions dès minuit ». Autant dire de jeter un voile sur le vote. 
Depuis 2000, les journalistes, qui annoncent en direct et du bureau de vote à chaque élection, constituent un excellent pare-feu à un magouillage des résultats. Et à cette heure-là, Dakar n’est pas encore tombée… L’ambiance monte. « Ils ne vont pas faire ça, passer en force, déjà ils ont prolongé l’heure de vote à Dakar ». « Le vieux est capable de tout, rappelle-toi, il avait viré tous les exécutifs régionaux ». « Mais les gars, ça va se voir là, non ? ». Ouf de soulagement à 22h30, le gouvernement a demandé à l’ARTP de retirer son ordre. Nouvelles tournées. Bière, gi tonic, coup de fil. 
Karim Wade : GC mais j’y arrive pas 
Rires à table à l’annonce du message : « Le pays est tombé, glisse dans un souffle un responsable de la Génération du Concret, le mouvement de Karim Wade. nous sommes devant à Dakar mais c’est serré ». Énième signe de la confiance - « arrogance » - qui a habité la GC tout au long de la campagne et s’est avérée particulièrement communicative. Nul ne pensait Dakar prenable. Ni l’opposition, ni bien sûr et en premier chef, Karim Wade et les Concrétistes, le surnom des membres de la Génération du Concret. Qui, vendredi 20 mars déjà, voyaient bien plus loin que la mairie. 
« Mieux vaut que Karim ne parle pas au meeting de son père », phosphorait à deux jours du scrutin, Hassan Ba, conseiller présidentiel et filiale. Echappé du siège de l’Anoci où il reçoit, le conseiller présidentiel et filiale, responsable « mobilisation » de la GC sirote son Coca. Un peu pressé dans ce restaurant huppé du plateau, nom africain mais pas un plat du continent. « Imagine, que son nom soit plus scandé que celui du président lors du meeting de clôture, les cadres du PDS risquent de mal le vivre. Mieux vaut qu’il ne s’y rende même pas et qu’il ménage Pape Diop [2] . » Finalement, Karim ménagera les susceptibilités. Pas de discours mais un petit défilé, main dans la main, avec Pape Diop… Son père, lui, aura enjoint les vieux leaders de l’opposition à prendre leur retraite, un peu plus tôt, pour ce meeting de cloture de la campagne. Et d’expliquer que les manifestations de brassards rouge étaient l’œuvre de ses propres partisans qui voulaient l’alerter… Raté. 
Sorti de son interview à la RFM et après un détour à la mosquée, Wade junior se réfugie… au Fuji. Un restaurant japonais, en plein Dakar. Racine Talla ne tarit pas. « Il avait ça en lui depuis tellement d’années », s’extasie le vieux militant. Mine approbatrice du président de l’Anoci. Plan sur l’avenir. 2012 ? « Oui, la présidentielle évidemment qu’on travaille pour cela, il faudra structure la Génération du concret ». Une GC alors appelée à dépoussiérer le Parti démocratique Sénégalais, où ne « restent plus que des notables, sans base politique, des rentiers du régime ». Bref, place aux jeunes. A l’abordage les jeunes Turcs… Même les brassards rouges aperçus le long de ses périples ne l’inquiètent pas outre mesure. « Je suis conscient des problèmes, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont contre le président, ou moi. Et puis l’opposition n’existe pas ». Sans doute l’aveuglante lumière du pouvoir. Pas encore vraiment dissipée. 
« Nous avons perdu Dakar, mais si nous n’étions pas descendus sur le terrain pour sauver les meubles, cela aurait été un désastre », se persuadent les membres de la GC, convaincus « que le PDS et les vieux barons ont perdu leurs troupes ». Une nuit des longs couteaux qui s’annonce… 
Reste à écouter la prochaine allocution du président, prévue pour vendredi, jour officiel de proclamation des résultats. Avant le scrutin, volontiers hâbleur et bravache Gorgui Wade avait assuré qu’il tiendrait compte du message envoyé par les Sénégalais après le scrutin. 
En attendant, sur les plateaux télé, radio, et au Régal, les scenarii possibles s’égrènent joyeusement. Au milieu des volutes de fumée, des commandes, des sonneries, des verres qui trinquent. Gouvernement d’union nationale, législatives anticipées, entrée de Karim au gouvernement… Et peu de mots sur Benno Siggil Sénégal, ou Khalifa Sall, qui menait la liste victorieuse à Dakar. « Il faudra quand même que l’opposition se renouvelle, c’est la chance de Khalifa. Il faudra seulement que les vieux l’acceptent ». Pas gagné. 
Des plans sur la comète teintée d’un brin d’inquiétude. A minuit, des bureaux sont encore annoncés ouverts. Un dernier frisson avant l’évidence. Le Sénégal a voté, le pouvoir n’a pas triché, l’opposition a gagné. En Afrique, un improbable tiercé… 
Auteur: Xavier Monnier 
Source : Bakhich.info 
Auteur: Bakchich.info  
 
Seneweb.com : Mardi 24 Mar 2009 
Saint- Louis, le summum de la débâcle bleue ! 
Les Sénégalais, dans un élan massif, viennent d’administrer un impitoyable coup de massue à la « génération du concret » et aux débris du PDS. Dans cette débandade d’envergure nationale, la ville de Saint-Louis a admirablement réussi la prouesse d’envoyer à la retraite 6 colosses aux pieds d’argile qui -ironiquement- occupent tous des postes ministériels (Ousmane M. Ndiaye, Cheikh Tidiane Sy, Ousmane Ngom, Awa Ndiaye, Madické Niang, Bacar Dia). Du jamais vu ! Le summum du désaveu. Pour cette raison, nous devons tous une fière chandelle à la ville de Saint-Louis.  
 
Par cet acte hautement historique, la vieille ville entend sans équivoque dire NON au pédantisme, au complot et à l’arrogance d’une horde de politiciens en compétition les uns avec les autres sans qu’aucun n’exerce un ascendant décisif sur le sort de la ville et des populations locales.  
Dès les premières heures de l’alternance, la ville de Saint-Louis était vite tombée entre les mains déjà suspectes d’un maire dont la suffisance et la mécanique interne des discours cachaient mal une intention d’infantiliser et de réduire les populations à des « chiwawa » maniables et malléables à souhait. Notre nouveau maire croyait bien conquérir une ville en vendant à tours de bras des illusions. Dans son entourage immédiat, ça transpirait de carence de toutes sortes. Des jeunes sans formation ni métier, de viles individus qui n’ont que l’insulte à la bouche étaient devenus ses principaux interlocuteurs et collaborateurs dont il fallait satisfaire le goût immodéré des 4X4, des voyages, et autres facilités au détriment de la satisfaction des préoccupations essentielles des populations. Une rare et flagrante générosité à l’allure sectaire qui trahit l'origine de son aisance subite.  
Le rubicond fut franchi quand Monsieur le maire, certainement pour flatter l’égo du Tout-craint Wade, s’est permis de baptiser la place de la gare du nom d’Abdoulaye Wade, un président dont les reniements et trahisons parlent pourtant pour lui-même.  
Nonobstant la présence de ses 6 ministres dans le gouvernement, la ville de Saint-Louis présente un décor triste avec une absence méprisante de systèmes d'assainissement, que ce soit pour les eaux pluviales, les eaux de crues, les eaux usées ou l'enlèvement des ordures ménagères. Le pont Faidherbe, le seul point reliant l’île au faubourg de Sor, se trouve aujourd’hui dans un état de vétusté comateux et menace de tomber à tout moment. Que Dieu nous en préserve !  
Avec un cadre de vie dégradant qui n’a rien à envier à celui des favelas, nous sommes en droit de nous demander à quoi a finalement servi la mobilisation régulière des recettes communales de la ville. D’où la nécessité pour la nouvelle équipe triomphante de procéder à un audit immédiat de la gestion municipale.  
 
À présent que le brouillard s’est dissipé, l’équipe jeune, déterminée et crédible de la coalition Beenno Ligueey Sénégaal, avec à sa tête Cheikh Bamba Dièye, a plusieurs cordes à son arc pour répondre efficacement aux aspirations de cette ville longtemps oubliée. Pour commencer, il est impératif de remettre « l’église au milieu du visage » en débaptisant « la place Abdoulaye Wade » afin d’annoncer la rupture qu’attendent justement les populations locales. Pour sûr, gommer cette inutile provocation qui, à tout le moins, n’honore que la mal gouvernance et l’homme dont on accuse être le commanditaire du meurtre de Me Babacar Sèye sera un coup symbolique qui participera du respect de la mémoire de ce dernier et de la dignité des populations qui souffrent encore le martyre.  
Par pudeur, nous nous garderons de tirer davantage sur l’ambulance bleue. Surtout quand on ne sait pas si elle va aux urgences ou à la morgue.  
 
Alors, Messieurs les ministres, préparez vos gilets de sauvetage car le naufrage est à vos portes. Au lieu de vous renvoyer la balle, apprenez à faire des silences avec un adverbe qui a dû disparaître de votre lexique durant 9 ans de magistère. Modestement !  
 
Moustapha DIOP/ elhadjdiop@yahoo.com  
Québec, Canada. 
Seneweb.com : Mardi 24 Mar 2009 
Le rôle de la finance dans le développement. 
Le point de convergence de l’actualité mondiale ces derniers mois est la finance. La crise, révélatrice du dysfonctionnement des marchés, du laisser faire et aller, de la déréglementation, emmène à se poser des questions légitimes sur la finance. Malgré tout cela, la finance n’en reste pas pour autant élément incontournable du développement et constitue une base centrale des systèmes économiques, les énormes fonds mis à sa « dispositions » dans les plans de relance l’attestant, la chute du secteur financier équivaudrait à la chute de économie toute entière, elle a un effet domino énorme sur le reste de l’économie. 
 
Dans les pays développés où la majorité des achats se font à crédit, la finance est vectrice de consommation. De ce fait, son rôle dans la résorption du chômage est indiscutable. En effet en finançant le crédit, la consommation croît, entrainant une demande importante avec comme conséquence un tournage à plein régime des industries. Corollaire, une croissance économique, une chute du chômage car une demande plus forte entraine un problème de satisfaction de tous les consommateurs, une production croissante, il s’en suit une embauche et donc une situation de plein emploi. 
 
De même, le monde, aujourd’hui connaît une course vers l’innovation, la productivité. Ceci a un coût, la recherche-développement étant chère. Tous les pays, toutes les entreprises n’ont pas une capacité d’autofinancement. Ce faisant, ils se tournent vers le marché financier sous forme d’obligations, bons du trésor, emprunts bancaires….. La technologie croissant, le pays, l’entreprise gagnent, produisent mieux et beaucoup à moindre coût. Sur le marché de la concurrence ou du commerce international, ils gagnent. La dette financière selon son utilisation est un avantage ou un inconvénient. Si elle est investie, alors l’entité ne sen portera que mieux. Si elle est dépensée dans le prestige, es éléphants blancs comme lors de l’indépendance des pays africains, c’est un facteur de reculade, la dette plus des intérêts exorbitants nous attendent. Deux exemples banaux et simples : en Amérique du Nord, les études universitaires sont financées par des prêts. Est-ce une dette? Non, c’est un investissement car les études terminées, l’entrée dans le marché du travail, le prêt sera relativement facile à rembourser. Cela contraste avec les dettes avec les dettes contractées par les dictatures militaires latino américaines où l’argent a été, sans apport notable pour le pays. A l`heure de payer, des problèmes de liquidité, d`où la quasi-faillite de ces pays à la fin des 90, début 2000. Nous sommes passés d’un exemple microéconomique à un autre macroéconomique. 
 
La croissance fulgurante de la Corée du Sud l`a été en partie grâce aux banques. Retour dans les années 60. Le gouvernement prit contrôle des banques, organisa le prêt aux secteurs prioritaires tels définis dans les plans quinquennaux. Utilisés avec diligence, les fonds permirent une croissante à deux chiffres. S`en suivit une venue des capitaux des corollaires comme une éducation généralisée, une main d`œuvre mieux formée, les ingrédients réunis d un passage du sous-développement au développement et chose affective, constatable de nos jours. 
 
Il ne s’agit pas de dire ou de démontrer que la finance est un ange, non loin de là, les différentes crises qui découlent de ces excès nous empêcheraient : crise des années 30, crise de 1987, des années 90, bulle internet au début 2000 et maintenant crise des subprimes. Mais une utilisation judicieuse de ses bons côtés inconscients pourrait apporter des bénéfices Dans le contexte actuel sénégalais, les banques se vantent d’avoir un matelas de liquidités? Mais à quoi cela sert-il si non injecté dans l’économie. Des idées brillantes et économiquement viables sont condamnées à mourir dans les tiroirs faute de financement. 
 
Le boom informatique l’a été en partie grâce aux banques d’affaires de Wall Street. Ce sont elles qui soutenaient les startups les plus brillantes de la Sillicon Valley. Aujourd’hui, celles-ci sont viables, sont devenues des géants jouent leur plein rôle dans l’économie américaine. Il n’est pas dit de négliger les défauts de crédit mais garder de l’argent dans les coffres bancaires n’est-il pas équivalent à la thésaurisation? Il est navrant de voir les banques sénégalaises adopter les pratiques bancaires médiévales, prêter aux riches seulement ou prêts scandaleusement usuraires. Il en est de notre décollage l’attitude des banques. 
 
Moussa SYLLA - Étudiant finance, Québec, Canada 
Le Soleil : Mercredi 25 Mar 2009 
Pour une nouvelle monnaie de réserve : La Chine appelle à détrôner le dollar  
SHANGHAI : A l’approche du sommet du G20, la Banque centrale de Chine a appelé à l’adoption d’une nouvelle monnaie de réserve internationale, pour remplacer le dollar, dans un système placé sous les auspices du Fonds monétaire international (FMI). 
Le but serait de créer un nouveau système économique mondial, qui ne soit pas facilement influencé par les politiques de certains pays, a expliqué le gouverneur de la Banque centrale, Zhou Xiaochuan, dans un texte publié sur le site internet de l’institution lundi soir. 
La Chine dépend du système actuel dominé par le dollar et suit de près l’impact de la politique de relance de l’économie américaine décidé par l’administration Obama, ainsi que ses conséquences éventuelles sur les réserves de change chinoises. Une grande part de ces réserves, de près de 2.000 milliards de dollars, sont aujourd’hui libellées en dollars. Et la Chine s’est inquiétée à plusieurs reprises de l’avenir de ces avoirs. L’établissement "d’une nouvelle monnaie de réserve largement acceptée (...) pourrait prendre du temps", a souligné M. Zhou. 
Mais "à court terme la communauté internationale et particulièrement le Fonds monétaire international (FMI) devraient au moins (...) faire face aux risques résultant du système actuel, conduire des contrôles réguliers et des évaluations", a ajouté le gouverneur. La réforme de l’architecture financière devrait être au menu des discussions du G20 qui réunit les dirigeants des pays riches et émergents, le 2 avril à Londres. Sur la place du dollar comme monnaie de référence internationale, la réponse des Etats-Unis a été hostile : ils rejetteront tout ce qui pourrait l’affaiblir. 
Interrogés hier devant la Chambre des représentants, le secrétaire au Trésor Timothy Geithner et le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke ont indiqué qu’ils s’opposeraient à la proposition chinoise. L’Europe, par la voix du commissaire aux Affaires économiques Joaquin Almunia, a exprimé son scepticisme. "Je pense que tout le monde est d’accord avec le gouverneur Zhou sur la nécessité de renforcer le rôle du FMI. Mais je pense que tout le monde est aussi d’accord pour dire que la monnaie de réserve internationale actuelle, le dollar, va continuer à être là pour longtemps", a indiqué M. Almunia. 
La Chine devrait avoir de son côté un sympathisant : la Russie, qui a déjà proposé que le sommet discute de la création d’une monnaie de réserve supranationale. 
Pour M. Zhou, celle-ci pourrait être les Droits de tirage spéciaux (DTS) : "on devrait étudier tout particulièrement comment donner un rôle plus important aux DTS" qui ont le potentiel de devenir une monnaie de réserve supranationale, écrit-il. Une idée déjà évoquée, notamment par le financier George Soros en 2002. Ces DTS, dont la valeur est liée à un panier de monnaies, ont été créés en 1969 comme avoir de réserve mondial par le FMI, pour compléter les réserves de ses pays membres alors que l’offre d’or et de dollars ne suffisait plus. Leur rôle a depuis été réduit et ils servent surtout d’unité de compte. 
Le FMI a accueilli l’idée de manière positive. 
"C’est une proposition sérieuse. Je ne pense pas que ceux qui l’ont proposée la voient comme une question urgente, mais plutôt comme une question à long terme, qui mérite d’être étudiée et examinée sérieusement", a déclaré son directeur général adjoint, John Lipsky. 
Auteur: AFP  
 
Seneweb.com : Mercredi 25 Mar 2009 
Après le coup de semonce du 22 mars, il ne faut pas baisser la garde  
Il ne faut pas faire la fine bouche. L’attitude responsable adoptée par le peuple sénégalais, le 22 mars, est à saluer à juste titre. Ce peuple dont beaucoup avaient trop vite désespéré devant les manquements récurrents à son encontre. On a parlé ça et là de démission, d’apathie ou encore de sommeil profond. 
Après avoir avalé avec stoïcisme tant de couleuvres, il a décidé de tirer un coup de semonce retentissant, dimanche dernier. C’est tout à son honneur. Nous lui en savons gré. Un sévère avertissement a été donc lancé à tous. Trop, c’est trop. L’adage dit qu’il n’ y a pire eau que celle qui dort. Il faut s’en méfier. Cela s’est vérifié. 
Notre joie est tellement grande qu’il y a une semaine, à l’occasion de l’anniversaire du 19 mars, nous invitions ce peuple à se relever et à marcher vers la réhabilitation de sa dignité bafouée par une gestion irresponsable de la collectivité (voir site Pressafrik du 19 mars). Notre appel a été entendu au-delà de nos espérances. Merci au peule sénégalais pour cette belle leçon de citoyenneté active. 
Ce peuple sénégalais renvoie à la parabole contenue dans Soundiata ou l'épopée manding, le fils de Sogolon Kédiou, qui à force d’être chahuté par la reine-mère Sassouma Bérété pour son handicap, se releva miraculeusement montrant avec éclat toute sa puissance et sa défiance. 
La démocratie sénégalaise vient de nettoyer ainsi à grande eau sa vitrine ternie par de nombreuses souillures. Nous n’avions rien fait pour mériter autant d’arrogance et d’insouciance au plus haut sommet. Les résultats des locales sont donc à lire avec une vue globale. Ce qui a été sanctionné à un niveau inférieur existe en pire forme à l’étage supérieur. 
Le Président Wade, qui a semblé l’avoir compris, avait déclaré lors du meeting de clôture de sa coalition qu’il allait bien lire le message déposé au fond des urnes. Nous le prenons au mot. Il ne perd rien pour attendre. 
La vigilance est de mise au niveau du peuple qui a refusé d’acheter la camelote qu’on a voulu lui fourguer sous un bel emballage fait de ponts, routes et hôtels (inachevés), extrêmement onéreux pour le contribuable sénégalais. Ce projet d’apparence socio-économique est en réalité un grossier tremplin pour se propulser à la station suprême, sans coup férir. Halte là, ont répondu la majorité des votants. 
 
Si le Chef de l’Etat a réellement décodé les signaux émis par le vote du 22 mars, il doit prendre ces mesures, que nous lui suggérons de : 
- Dissoudre le Sénat et renoncer au retour annoncé du Conseil économique et social qui ne conseille rien ; 
- Réduire la taille de son gouvernement à 20 ministres ; 
- Réduction de moitié du salaire des ministres et des députés (à payer en fonction de leur assiduité aux séances) 
- Opérer des coupes claires dans son cabinet personnel pléthorique (plus de 100 conseillers y sont) ; 
- Diminuer les voyages présidentiels intempestifs, (1 à 2 voyages au maximum par mois) ; 
- Constater la fin de mission de l’ANOCI en la dissolvant purement et simplement ; 
- Regrouper l’APIX et de l’AATR qui font sensiblement le même travail et prévoir à terme leur dépérissement au 
profit des directions des ministères de tutelle. Des dizaines d’agences véritables doublons, budgétivores et floues existent au Sénégal au détriment des ministères ; 
- Recrédibiliser l’IGE par son automatisation;  
- Renforcer la Cour des Comptes et restituer à la justice son indépendance ; 
- Réhabiliter l’Assemblée nationale par son pouvoir de contrôle de l’Exécutif ; 
-Ne plus modifier la Constitution pour des visées politiciennes ; 
-Renouer les fils rompus du dialogue politique national ; 
-Respecter les tous les droits et libertés et mettre fin à l’impunité sous toutes ses formes ; 
- Apurer la dette hospitalière de 15 milliards qui étouffe nos structures de santé malades et la dette intérieure de manière globale ; 
-Organiser une campagne agricole digne de nom ; 
-Mieux éclairer et assainir les quartiers notamment inondés ; 
-Relancer les industries et entreprises en difficulté comme les ICS et la SAR 
- Faciliter l’accès à l’emploi pour réduire le chômage massif; 
- Régler adéquatement et avec volontarisme et équité les revendications légitimes des enseignants ; 
- Rendre à la RTS sa dignité pour un traitement équilibré de l’information. Les apparitions et interventions du chef de l’Etat et de son entourage y sont excessives et éloignent le public de cette chaîne importante dans la construction citoyenne. 
Ces mesures non exhaustives rationaliseront le train de vie dispendieux de l’Etat et redonneront confiance aux Sénégalais en améliorant incidemment leurs conditions de vie et de travail. 
En ce qui concerne les moyens des collectivités locales, nous invitons humblement le Président de la République à être républicain en accordant, conformément à la loi et au règlement, les fonds prévus aux conseils régionaux, municipaux et ruraux qui ont été élus, quelle que soit leur coloration politique ou civile. Mais aussi, il doit ranger son sabre émoussé des délégations spéciales utilisées pour sanctionner des adversaires. C’est inopérant et inutile. Les citoyens ont compris.  
Après le coup de semonce du 22 mars, ne pas baisser la garde 
L’alerte du 22 mars est à double sens. En direction des équipes victorieuses, nous disons de gérer cette marque de confiance sans triomphalisme aucun. L’enjeu dépasse de loin les coups de klaxon, les sabar et autres tam-tams de même que les torses bombés en signe de revanche. L’heure est arrivée pour se retrousser les manches et attaquer les vastes chantiers laissés par la mal gouvernance. Ce n’est pas une mince tâche. Loin s’en faut. Les populations jugeront les nouvelles équipes à l’aune de leur engagement, de leur probité morale, de leur compétence, de leur sobriété et des résultats qu’elles produiront pour soulager leurs peines. Sinon ces nouveaux mandataires écoperont à la première occasion du carton rouge du peuple-arbitre. Un responsable averti en vaut deux. 
Le nouveau management des collectivités locales doit adopter une démarche concertée et participative. Les citoyens ont plébiscité des équipes et non des personnes ou des partis. Aucune formation politique ne doit s’arroger cette reprise en main populaire au risque de l’apprendre à ses dépends. Gérer ensemble et non régner seul, doit être le nouveau leitmotiv. 
Après voir relancé notre machine démocratique, en panne, il serait bien dommageable que des personnes ou des groupes veuillent la gripper pour des intérêts bassement partisans. Nous ne l’accepterons pas. Le pouvoir en démocratie est délégué et non légué. Cette valeur centrale retrouvée a été considérablement perdue ces dernières années chez nous. Mais attention, le virtuose de la politique qu’est Me Abdoulaye Wade n’est pas du genre à abdiquer ou lâcher prise à la première escarmouche. Oh que non ! Quand il a une ambition, il n’en démord pas facilement. On n’est pas opposant durant 26 ans pour rien. De l’endurance, il en a certainement à revendre. Son marathon mouvementé pendant cette dernière campagne malgré son âge avancé en est une preuve irréfutable. 
Son génie politique pourrait le pousser à imaginer et construire un autre scénario de succession anti-démocratique. Le Sénat, véritable institution somptuaire pourrait l’y aider par un tour de passe-passe constitutionnel. La fenêtre du Sénat est encore disponible pour faire passer ce que la porte du scrutin a refusé. Mais le peuple veille au grain et n’a pas encore tiré toutes ses cartouches. 
Encore une fois, nos congratulations vont à ce vaillant peuple sénégalais qui est appelé à encore faire preuve de vigilance et de prudence sur la longue route vers le sommet de la citoyenneté et de la vraie émergence. 
syllaye@gmail.com 
 
Auteur: Abdoulaye SYLLA  
 
xibar.net : Mardi 24 Mar 2009 
PROLONGATIONS DES LOCALES A TRAVERS UN REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT : Ce que Wade avait retenu. 
Peu avant les Locales, et en toute logique politique, Wade avait lancé un avertissement. Si les gagnants seront traités comme cela se doit, mais les responsables libéraux qui occupent des postes dans le gouvernement et qui perdront dans leur fief lors des locales en paieront le prix. A l’époque, le chef de l’Etat, qui compte réagir après la publication officielle des résultats, avait précisé que cet avertissement n’épargnait qu’une seule personnalité : le Premier ministre, Hadjibou Soumaré. Il reste maintenant à savoir si Me Wade va mettre cet avertissement sur décret et l’appliquer contre les « ministres perdants », mais aussi contre Pape Diop, président du Sénat et les ministres issus de la société civile, investis sur les listes de Thiès.  
Selon des sources très sûres, le président de la République ne compte pas, pour le moment, faire de commentaires sur les résultats provisoires des élections locales. Comme lors de la présidentielle, il compte attendre la publication officielle des résultats pour réagir sur l’issue des élections locales. N’empêche selon des sources sûres, Wade avait averti ses responsables contre une déroute. Ainsi, on renseigne qu’avant les locales, il avait affirmé, en présence de plusieurs responsables, qu’il comptait procéder à un remaniement du gouvernement sitôt les élections locales passées. S’il avait garanti que ceux qui auraient de bons scores seraient « récompensés », le Président Wade avait clairement indiqué que les responsables dans l’actuel gouvernement qui perdraient dans leur localité seraient déchargés de leur fonction. « A l’exception du Premier ministre », avait-il ajouté. Ni le président du Sénat, Pape Diop (battu à Dakar), ni celui de l’Assemblée, Mamadou Seck (qui a gagné à Mbao), n’étaient donc épargnés par cet avertissement. D’ailleurs lors d’une conférence de presse, Ousmane Masseck Ndiaye, appelant à la raison certains de ses frères de parti, avait affirmé que si la liste de la Coalition Sopi 2009 ne passait pas, eux les ministres de Saint-Louis en paieraient le prix avant tout le monde. Reste maintenant à savoir si le Président va aller jusqu’au bout de sa logique en appliquant la mesure d’une part contre les responsables politiques et d’autre part contre les ministres issus de la société civile qui ont été défaits dans leur fief, comme on le constate notamment dans une localité comme Thiès. Même si Wade avait précisé que le Premier ministre n’était pas concerné par ses propos, il n’en demeure pas moins qu’ils sont nombreux à penser que Hadjibou Soumaré va quitter lors de ce remaniement qui aura bel et bien lui. Lui-même dit-on, n’attendrait d’ailleurs pas qu’on lui fasse signe pour plier bagage. Il est fort probable dans ce cas de figure que le futur Premier ministre soit issu des rares hauts responsables Pds qui ont gagné dans leurs localités. Cela dit, si l’opposition, dans sa majorité, réclame depuis hier une dissolution de l’Assemblée et l’organisation d’élections législatives anticipées, il semble que cela ne soit pas encore à l’ordre du jour du côté du locataire du Palais. Ici, le discours est : « les électeurs ont sanctionné les responsables locaux mais non le Président. Si c’était une Présidentielle, nous passerions ». Cela dit, après les locaux, nos interlocuteurs pensent que le Président va reprendre le dialogue avec l’opposition, comme il l’avait jadis promis.  
Cheikh Mbacké GUISSE : Source: L'as  
Ferloo.com : Mardi 24 Mar 2009 
L’impasse politique de l’alternance : La première défaite du président Abdoulaye Wade  
Les résultats provisoires des élections locales annoncent des changements profonds dans le comportement des électeurs de l’alternance de mars 2000. Le doute n’est pas permis quant à la volonté de sanctionner le pouvoir du président de la République et son gouvernement. C’est un renversement d’une tendance psycho-affective. Elle a lié pendant longtemps le Secrétaire général national du Pds au pouvoir à des franges significatives restées fidèles au vent de changement pour lui avoir renoué le contrat de confiance en février 2007. 
Les dernières élections législatives de 2007 boudées par le « Front Siggil Sénégal » constituent à ce titre un repère pour mesurer les contours du nouveau processus se mettant en place au cœur de la capitale Dakaroise, ses banlieues d’une part et entre le gouvernement et toutes les communes et communautés rurales qui ont tourné le dos à la coalition sopi très fortement bousculée d’autre part. Il s’agit là d’un vote de rejet qui ne souffre d’un quelconque doute dans son interprétation politique. 
Les résultats définitifs confirmeront certainement le basculement de pans entiers de l’électorat de l’alternance dans la mouvance de la contestation sociale lisible dans le tissu social urbain et péri urbain depuis la reconduction du président sortant à la tête du Sénégal. A ce titre, la défaite dans la commune du Point E qu’il perd pour la première fois depuis 1996, dans certaines communes des départements de Dakar, de Pikine, de Rufisque traduit à bien des égards une tendance lourde de modification progressive du vote dans les bassins traditionnels du Sopi. Elle est porteuse de la défaite du Parti démocratique sénégalais sur son propre terrain de prédilection. Ces zones d’implantation qui ont toujours fait la différence suivent aujourd’hui la perspective d’une autre tendance amorcée par l’ancien premier ministre à Thiès que le départ de cet autre ancien premier notamment Macky Sall vient d’amplifier dans la région de Fatitick et au Nord du pays. 
Autrement dit, en dépit de la résistance de la formation libérale dans certains îlots classiques, force est de constater un recul notoire du Parti démocratique à l’échelle régionale et nationale. Le Pds est ainsi mis à la croisée des chemins. Il doit s’en prendre avant tout à lui-même. Dans le contexte de crise multiforme auquel le Sénégal fait face, le Parti démocratique a très mal géré sa propre crise interne. Les querelles de positionnement dans la guerre de succession ont fini par discréditer le parti au pouvoir aux yeux de bien des électeurs. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdoulaye wade à nos jours, son parti n’a point su se transformer en un parti de pouvoir capable de dépasser ses divergences et de gérer politiquement des conflits naturels entre des responsables aspirant à diriger le pays et ou leur parti à qui ils doivent absolument tout. La suppression du poste de Secrétaire général adjoint est le reflet de son incapacité à traiter des questions ayant trait à des questions idéologiques et politiques. 
La gestion de l’Etat par le Pds a subi les conséquences catastrophiques de ces conflits interpersonnels empoisonnant le climat politique tant à l’intérieur du Pds qu’au sommet de l’Etat. Et l’opinion a une idée bien négative du Pds, de ses dirigeants et de ces cadres. Les citoyens électeurs ont été à la limite dégoûtés par ces conflits de pouvoir dans une famille déchirée en morceaux et par la gestion de l’Etat par un parti état qui ne dit pas son nom. Ce sont des clans constitués menant une guerre sans merci pour contrôler l’Etat et les collectivités locales. L’explication de ce retournement du vote des électeurs de l’alternance réside dans une révolte contre le Pds, contre son incapacité à traiter ses propres problèmes mais également par la peur des lendemains très inquiétants pour l’avenir du Sénégal. Ces électeurs ne se retrouvent plus dans la manière de conduire les destinées du pays et de leurs localités. 
La crise économique et sociale est là. Elle n’a pas connu une réponse satisfaisante, loin s’en faut. Et, les tournées du chef de l’Etat n’ont fait que renforcer l’image d’un pouvoir en délicatesse s’éloignant des véritables préoccupations légitimes des populations et jouant de surcroît sur des promesses électorales alors que la demande sociale ne cesse de croître. En dépit des efforts notables dans des domaines sociaux cruciaux en l’occurrence la Santé, l’éducation etc…, le système éducatif est rudement mis à l’épreuve par des syndicats animés par des acteurs de la première alternance politique au Sénégal. Ils réclament le dialogue social, l’amélioration de leurs conditions de travail et se heurtent à un mur infranchissable pour le moment. 
Au plan politique, le Président de la république n’a pas pu trouver un consensus national sur les questions majeures de la gouvernance économique et politique. Bien au contraire. L’alternance a perdu tous ces alliés qui ont participé activement à l’avènement du changement de régime. Et, le parti socialiste a eu l’intelligence de travailler en harmonie avec tous les partis de l’opposition et à se réconcilier avec les électeurs traditionnels de l’alternance et même du Pds. Gagner des élections locales dans le cadre d’une élection placée sous le signe d’un référendum relèverait franchement d’une vision stratégique tenant peu compte du rapport de force entre le Pds et ses électeurs potentiels lui tournant le dos et les exigences de l’opinion publique nationale centrées sur des comportements de rupture dans la gouvernance économique et sociale. 
Au-delà de cette première défaite du président Wade, c’est tout l’avenir politique du Pds qui est remis en cause. Persister à croire qu’il ne passe rien serait un suicide politique. C’est le moment pour le Président de la république de faire le point sur l’état du contrat de confiance le liant encore à son peuple. Toutes les initiatives allant dans le sens de changements réels pour sortir l’alternance de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis le début du second mandat du président Wade méritent d’être exploitées au plus vite avant qu’il ne soit tard. A défaut de réformes profondes portées par un changement effectif dans la conduite de l’Etat et des rapports entre le Pds et les populations, l’alternance ne fera que creuser le fossé grandissant entre elle, ses dirigeants et le peuple souverain reprenant en main sa souveraineté absolue dans le choix des hommes devant prendre en charge ses destinées. 
Auteur: Mamadou Sy ALBERT  
Le Soleil : Mercredi 25 Mar 2009 
Ecovision : Les misères du franc Cfa. 
Les plus hautes autorités africaines qui, ces derniers mois, se sont élevées contre la marginalisation du continent dans les discussions sur les solutions concertées à trouver à la crise qui tourmente le monde vont avoir gain de cause. Le 2 avril prochain, à Londres, elles seront bien représentées à la rencontre convoquée par le G20 pour la redéfinition du système financier international dont la dérégulation à l’extrême est une des causes majeures de la récession ambiante. Entre autres dossiers de fond, celui des rapports entre la Zone franc et l’Union européenne devrait normalement y être ouvert, dès l’instant qu’il s’agira de remettre toutes les pendules à l’heure. 
Le franc Cfa doit-il continuer à être arrimé à l’euro ? La question est très délicate, comme il en est de toute interrogation, affirmation ou rumeur fondée ou pas sur une monnaie, du fait des réactions spéculatives et risques de fuite de capitaux qu’elle peut susciter. Mais elle n’en demeure pas moins posée, comme cela a été récemment le cas, justement dans le cadre préparatoire du sommet de Londres, par les autorités financières et économiques de la France, de l’Uemoa et de la Cemac. En fait, il s’y est plutôt agi de persuader les représentants de la Zone franc que la thèse à défendre unanimement, le mois prochain dans la capitale anglaise, est que « la parité fixe entre le franc Cfa et l’euro est un élément de stabilité pendant cette période de crise mondiale » et permet « un ancrage solide pour la politique macroéconomique et une protection efficace contre une crise de balance des paiements ». 
Bien évidemment, le franc Cfa, en tant que monnaie commune aux pays de la Zone franc entretient la stabilité dans les échanges entre les pays qui l’ont en partage, puisqu’ils se déroulent sans distorsion, au plan monétaire. 
Sous ce rapport, la monnaie unique est pour les pays de l’Uemoa et de la Cemac un acquis indispensable à maintenir pour la densification de leurs relations commerciales et de leur développement intégré. Elle est effectivement un facteur de stabilité, surtout en période de crise. 
L’arrimage du franc Cfa à l’euro pose problème, en revanche. C’est une sorte de camisole de force maintenue pour canaliser les exportations des pays de la Zone franc vers l’Union européenne, alors qu’ils doivent diversifier au maximum leur partenariat avec le reste du monde. 
L’obstacle majeur est justement que les exportations africaines - des produits de base essentiellement - sont de moins en moins compétitives sur les marchés autres qu’européens. C’est parce que le couple rigide franc Cfa-euro étant structurellement surévalué par rapport au dollar. 
L’euro s’est certes quelque peu déprécié par rapport à la monnaie américaine, depuis quelque temps, suite à la décision de la Banque européenne de réduire son taux directeur, parmi d’autres solutions de sortie de récession, mais également parce que le dollar reste une valeur-refuge, surtout dans ce contexte de crise. 
La monnaie européenne n’en demeure pas moins forte. Le franc Cfa, dont le cours réel dépend fondamentalement des décisions de stratégie économique européenne et non des priorités de développement des pays de la zone franc, garde ainsi son poids relatif. Et la propension à importer des pays qui l’ont en partage tend à reprendre le dessus sur le souci de consommer africain. 
Honorant en monnaie forte -franc Cfa ou euro - leurs achats extérieurs qui ont tendance à croître et recevant, en d’autres devises toujours faibles pour le paiement de leurs exportations de produits de base, ces pays voient le déficit structurel de leur balance commerciale se creuser davantage. La libre convertibilité du franc Cfa a pour corollaire l’ouverture sans entrave de comptes bancaires en euros, une fuite de capitaux qui ne dit pas toujours son nom, une saignée très épuisante pour leurs économies. 
Non seulement le rattachement fixe du franc à l’euro n’a pas d’effet dynamique sur les échanges extérieurs des pays de la Zone Cfa, mais encore son impact n’est guère évident, ni sur les flux d’investissements qu’ils escomptent, ni sur leur croissance. Ils sont économiquement bien moins performants que des pays comme le Ghana, le Maroc ou la Tunisie qui bénéficient de la souveraineté monétaire depuis les indépendances. 
L’arrimage du franc Cfa à l’euro dénie aux autorités de l’Uemoa et de la Cemac la latitude de piloter eux-mêmes leur politique monétaire, de gérer leur balance des paiements, en fonction de l’état de leur économie, de la tendance des marchés, des cours mondiaux des produits et des devises. 
Si la France fait des pieds et des mains pour le maintien du statu quo, c’est assurément parce qu’il lui profite. En effet, même si le franc Cfa n’est plus arrimé au défunt franc français, mais à l’euro, les pays africains de la Zone franc demeurent obligés de déposer plus de la moitié de leurs réserves de change sur des comptes d’opérations ouverts au Trésor public de l’Hexagone. Ce sont des milliers de milliards de francs C. L’Etat français a la latitude de les utiliser à sa guise. Il n’est pas exclu qu’il y puise pour financer le plan de sauvetage de ses banques et entreprises nationales en crise, ou encore...accorder des prêts aux Etats de l’Uemoa et de la Cemac. 
Il est temps que ce pactole retourne et profite à ses propriétaires légitimes. Ils sont bien en droit de faire valoir leur droit et compétences à gérer leurs avoirs et une monnaie souveraine au service premier de leur développement économique et social, avec efficacité et responsabilité. 
Le rythme de croissance des pays de la Zone franc est certes au ralenti, comme il l’est d’ailleurs pour toutes les autres régions de la planète encore plus rudement affectées par la crise financière et la récession économique mondiale. Mais les fondamentaux de la région sont globalement solides et excluent qu’on replace le franc Cfa sous la menace traumatisante d’une deuxième dévaluation très peu assurée d’être compétitive. C’est une éventualité qui n’est nulle part ailleurs envisagée. Il n’y a pas de raison qu’elle le soit pour la Zone franc. 
L’avenir du franc Cfa, ou de toute monnaie souveraine qui en prendrait le relais, est dans sa sortie du carcan européen. Mesure de la vitalité de l’économie des pays auxquels elle est commune, la valeur réelle de cette monnaie doit nécessairement être la résultante d’une politique macroéconomique librement choisie et menée pour le développement endogène et d’une capacité de résistance aux chocs exogènes. 
L’option initiatique serait de la rendre flexible en l’intégrant dans un panier de devises reflétant l’éventail des relations commerciales et financières avec le reste du monde et non plus seulement avec l’Europe. 
Auteur: Amadou FALL  
 
Nettali : Mercredi 25 Mar 2009 
DILAPIDATION DES RESSOURCES, BRADAGE DU PATRIMOINE NATIONAL, ARRESTATIONS ARBITRAIRES, RISQUES DE DERAPAGE: Alternative citoyenne Sunureew vilipende Wade auprès de Hilary Clinton . 
NETTALI.NET - L’opposition au régime du président de la République, Me Abdoulaye Wade s’élargit. L’Alternative citoyenne Sunureew basée aux Etats Unis, dont le président se nomme Arona NDoffène Diouf vient de saisir le secrétaire d’État américain, Mme Hilary Clinton pour porter à son attention toutes les « dérives » du régime de Me Abdoulaye Wade. Cette association qui se réclame de la société civile tient à alerter l’opinion nationale et internationale sur la situation du Sénégal qui reste explosive et risque de déraper à tout moment. 
L’Alternative Citoyenne Sunureew dont Nettali a reçu copie de la lettre adressée à Mme Hilary Clinton déclare porter à l’attention de cette dernière, l’urgence d’une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein de la société civile sénégalaise, mais également au niveau de la communauté internationale et des organisations onusiennes des droits de l’homme et des peuples. 
« En effet, depuis son arrivée au pouvoir en Février 2000, le régime du Président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, est fondé sur l’irresponsabilité, l’appropriation des institutions et la dilapidation des ressources de l’État au bénéfice d’intérêts privés. Son attitude encourageante de la corruption qui gangrène la gestion du pays a fini par exacerber la situation désastreuse de l’économique sénégalaise. Ce que confirment tous les rapports des institutions financières internationales qui aident ou prêtent de l’argent au pays : le Fmi, la Banque Mondiale, et tous les autres bailleurs de fonds. », déclare Alternative citoyenne Sunureew, sous la plume de son président Arona NDoffène Diouf. 
Cette association basée aux Etats Unis dénonce le bradage tous azimuts du patrimoine national par Me Abdoulaye Wade et son entourage. Ces derniers sont accusés d’avoir « développé une culture de la gabegie qui a permis le sacrifice des sociétés nationales de l’État Dans son paroxysme, la tendance a offusqué les représentants du Fmi au Sénégal au point qu’ils aient révélé en novembre 2008, un trou de plus de 450 milliards dans les trésors publics. Ont été incriminés dans cette affaire, une dizaine de ministres et d’administrateurs de l’État avec à leur tête l’actuel Premier ministre. Abdoulaye Wade a en effet dans ses basses manœuvres nommé pas moins de cinq Premier Ministres en huit ans. ». 
Pourtant, soutient Alternative citoyenne Sunureew, ceci n’est pas le premier scandale financier sous le régime du président de la République, Me Abdoulaye Wade. « Depuis l’an 2000 en effet, notre pays en a vu plusieurs qui se succédèrent de manière vertigineuse : Dans le cadre de la mobilité urbaine, les Chantiers de Thiès (région du Sénégal), son troisième ex-Premier ministre Monsieur Idrissa Seck et deux de ses ministres ont été accusés de détournements de fonds publics pour une affaire non encore élucidée. Les projets de l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence Islamique au Sénégal (Anoci), ont été confiés à Monsieur Karim Wade fils du président de la République Abdoulaye Wade, en 2007. A cet effet, ont été mobilisés plus de 350 milliards de francs pour lesquels, jusqu’à présent, aucun audit n’a été présenté au peuple sénégalais. Ces travaux qui devaient être livrés depuis 2007 ne sont pas encore achevés. », soutiennent Arona Ndoffène Diouf et ses camarades. 
Ils poursuivent : « Les détournements constatés à la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), la vente à des entrepreneurs Indiens des Industries chimiques (Ics) fleuron de l’économie nationale, les licences de télécommunications octroyées arbitrairement à des sociétés Indiennes et arabes, les contrats non amendés ou non ordonnés par l’État, les dessous de table de la corruption, les surfacturations des projets définis par l’État, les passations arbitraires de marchés sans compter la banqueroute de toutes les grandes sociétés nationales du pays telles que la Sar, la Sonacos, la Senelec, la Sde, etc. ». 
Alternative citoyenne Sunureew attire l’attention de Mme Hilary Clinton sur la « longue liste d’arrestations, d’intimidations, d’agressions d’hommes politiques, d’agressions et d’emprisonnements arbitraires de journalistes, de fermeture de radios communautaires pendant la période des élections locales, etc. ». Pour cette association de la société civile : « Les conséquences structurelles du comportement irresponsable du Chef de l’État sénégalais Me Abdoulaye Wade et de son fils Monsieur Karim Wade ont engendré une crise sociale, financière et économique très aiguë qui a détruit le tissu social du Sénégal et poussé ses enfants à la mendicité ». 
C’est ainsi que : « Des milliers de jeunes, sans emploi et sans instruction sont réduits à quitter le pays en bravant les océans dans des pirogues de fortune. Cette immigration imposée à la jeunesse est déjà source de multiples drames pour de nombreuses familles. Cette situation a fini par écœurer tous les patriotes, Sénégalaises et Sénégalais. Ce phénomène d’un genre nouveau a engendré de violentes manifestations dans les banlieues et dans les villages. L’escalade risque, si rien n’est fait de se traduire par une guerre civile dans ce pays à l’instar de ce qui se passe dans la sous-région ouest africaine rendue instable par les coups d’État suivis de génocides (Guinée-Bissau, République de la Guinée, Gambie, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, Burkina Faso, Niger, Nigeria). », selon toujours Alternative citoyenne Sunureew. 
Cette association qui déclare dans sa lettre, se mettre à la disposition de Mme Hilary Clinton pour des informations complémentaires, l’interpelle « pour mettre fin aux abus de pouvoirs délibérés et répétés, des membres de la famille du Président Abdoulaye Wade et de son gouvernement qui ont transformé le Sénégal en monarchie. Nous ne voulons pas que notre pays tombe dans le chaos que connaissent nombre de pays d’Afrique. » 
 
Washington DC, March 18, 2009 
From: Alternative Citoyenne Sunureew  
Internationale 
To: Secretary of State Hillary Rodham Clinton  
U.S. Department of State  
2201 C Street NW  
Washington, DC 20520 
Honorable Madame la Secretaire d’Etat,  
La République du Sénégal se meurt.  
Nous citoyennes et citoyens sénégalais vous écrivons afin de porter à votre attention l’urgence d’une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein de la société civile sénégalaise, mais également au niveau de la communauté internationale et des organisations du système des Nations Unies des droits de l’homme et des peuples.  
En effet, depuis son arrivée au pouvoir en Mars 2000, le régime du Président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, est fondé sur l’irresponsabilité, l’appropriation des institutions et la dilapidation des ressources de l’Etat au bénéfice d’intérêts privés. Son attitude encourageante de la corruption qui gangrène la gestion du pays a fini par exacerber la situation désastreuse de l’économie sénégalaise. Ce que confirment tous les rapports des institutions financières internationales qui aident ou prêtent de l’argent au pays : le FMI, la Banque Mondiale, et tous les autres bailleurs de fonds.  
En plus du bradage tous azimuts du patrimoine national, Me Abdoulaye Wade et son entourage ont développé une culture de la gabegie qui a permis le sacrifice des sociétés nationales. Dans son paroxysme, la tendance a offusqué les représentants du FMI au Sénégal au point qu’ils aient révélé en novembre 2008, un trou de plus de 450 milliards de francs CFA dans les trésors publics. Ont été incriminés dans cette affaire, une dizaine de ministres et d’administrateurs de l’Etat avec à leur tête l’actuel Premier Ministre. Le Président de la République Me Abdoulaye Wade a, en effet, dans ses basses manœuvres nommé pas moins de cinq Premier Ministres en huit ans. 
Honorable Madame la Secretaire d’Etat,  
Bien sûre que ce n’est pas le premier scandale financier du régime du Président de la République Me Abdoulaye Wade. Depuis l’an 2000 en effet, notre pays en a vu plusieurs qui se succédèrent de manière vertigineuse : Dans le cadre de la mobilité urbaine, les Chantiers de Thiès (région du Sénégal), son troisième ex premier ministre Monsieur Idrissa Seck et deux de ses ministres ont été accusés de détournements de fonds publics pour une affaire non encore élucidée.  
Les projets de l’Agence Nationale pour l’organisation de la conférence Islamique au Sénégal (ANOCI), ont été confiés à Monsieur Karim Wade, fils du Président de la République Abdoulaye Wade, en 2007. A cet effet, ont été mobilisés plus de 350 milliards de francs pour lesquels, jusqu’à présent, aucun audit n’a été présenté au peuple sénégalais. Ces travaux qui devaient être livrés depuis 2007 ne sont pas encore achevés.  
Les détournements constatés à la loterie nationale sénégalaise (LONASE), la vente à des entrepreneurs Indiens des Industries Chimiques (ICS) fleuron de l’économie nationale, les licences de télécommunications octroyées arbitrairement à des sociétés Indiennes et arabes, les contrats non amendés ou non ordonnés par l’Etat, les dessous de table de la corruption, la surfacturation des projets définis par l’Etat, les passations arbitraires de marchés sans compter la banqueroute de toutes les grandes sociétés nationales telles que la SAR, la SONACOS, la SENELEC, la SDE, etc.  
A ceci s’ajoute une longue liste d’arrestations, d’intimidations, d’agressions d’hommes politiques, d’agressions et d’emprisonnements arbitraires de journalistes, de fermeture de radios communautaires pendant la période des élections locales, etc.  
Aujourd’hui, le Président de la République Me Abdoulaye Wade est entrain, par des manœuvres politiciennes antidémocratiques de vouloir faire de son fils Mr. Karim Wade, son successeur imposé au peuple sénégalais. Ainsi, plus d’une vingtaine de fois en huit ans, il a déjà arbitrairement changé différents points de la constitution de notre pays à des fins personnelles.  
Il dépense sans compter, dans une compétition déloyale et n’hésite pas à se compromettre en dilapidant les ressources de l’Etat.  
C’est ainsi que malgré la crise économique qui mine le pays, le fils du Président de la République se déplace régulièrement en jet privé, entre Dubaï et Paris en passant par les Emirats Arabes, Bahreïn, Koweït et le Maroc où il a tissé son réseau de businessmen milliardaires parmi les cheikhs et princes héritiers arabes.  
Les conséquences structurelles du comportement irresponsable du Chef de l’Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade et de son fils Monsieur Karim Wade ont engendré une crise sociale, financière et économique très aigue qui a détruit le tissu social du Sénégal et poussé ses enfants à la mendicité.  
Des milliers de jeunes, sans emploi et sans instruction sont réduits à quitter le pays en bravant les océans dans des pirogues de fortune. Cette immigration imposée à la jeunesse est déjà source de multiples drames pour de nombreuses familles.  
Cette situation a fini par écœurer tous les patriotes sénégalaises et sénégalais. Ce phénomène d’un genre nouveau a engendré de violentes manifestations dans les banlieues et dans les villages. L’escalade risque, si rien n’est fait, de se traduire par une guerre civile dans ce pays, à l’instar de ce qui se passe dans la sous région ouest africaine rendue instable par les coups d’Etats suivis de génocides (Guinée Bissau, République de la Guinée, Gambie, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, Burkina fasso, Niger, Nigéria).  
Honorable Madame la Secretaire d’Etat,  
Nous vous interpelons pour mettre fin aux abus de pouvoirs délibérés et répétés, des membres de la famille du Président Abdoulaye Wade et de son gouvernement qui ont transformé le Sénégal en monarchie.  
Nous ne voulons pas que notre pays tombe dans le chaos que connaissent nombre de pays d’Afrique. 
Nous vous prenons à témoin ainsi que toute la communauté nationale et internationale des dérives du Président de la République du Sénégal Me Abdoulaye Wade et attirons votre attention sur les conséquences graves qui pourraient en découler. En effet, au moment même où les deux tiers de la population du Sénégal vivent au dessous du seuil international de pauvreté, avec moins d’un dollar par habitant par jour, la situation reste explosive et risque de déraper à tout moment. 
Nous nous tenons à votre disposition pour des informations complémentaires. 
Veuillez considérez, Honorable Madame la Secretaire d’Etat, nos sentiments distingués et tous nos souhaits de réussite dans votre prestigieuse nouvelle fonction. 
Le Groupe de Coordination 
De l’Alternative citoyenne Sunurèew 
Sénégal  
Arona NDoffène Diouf, PhD  
Président de l’AC Sunureew Internationale 
www.acadsunureew.com  
 
Elections locales du 22 mars 2009 : L’épreuve de force nationale en perspective 
 
Ils sont non identifiables, politiquement s’entend. On ne peut, à l’état actuel de l’évolution de l’épreuve de force qu’ils ont engagée contre le président de la République, classer tous ces actes qu’ils posent ici et là dans la région de Dakar et dans les régions de l’intérieur du Sénégal, dans le registre des logiques traditionnelles des mécontentements de jeunes déçus par l’alternance de mars 2000. Cette explication naturelle du reste, serait trop simpliste à quelques jours des élections locales de mars 2009, puisqu’ils n’ont rien à perdre à attendre pour sanctionner démocratiquement le Pds et son chef historique. 
La généralisation du phénomène du port des brassards rouges y compris dans les coins les plus reculés dans les profondeurs de nos campagnes, tout comme dans les banlieues de la capitale de notre pays, semble indiquer que la vague des protestations n’est point spontanée. La dimension de la violence ouverte et aveugle exprimée contre le président en exercice et ses cortèges laisse penser que les huées et les brassards rouges expriment des messages politiques relativement clairs au regard de la cible visée. 
A ce titre, le caractère national de cette forme de protestation ne souffre d’un doute quant à l’organisation planifiée d’une révolte en perspective. Elle est bien là. Tout dépendra du facteur qui déclenchera les passions et les convictions des uns et des autres. Autrement dit, ces petits faits et gestes suffisamment troublants politiquement qui ne cessent de s’accumuler et de prendre de l’ampleur sociale à quelques jours du scrutin du 22 mars, constituent des actes annonciateurs de remous sociaux sur l’ensemble du territoire national. A moins d’un renversement extraordinaire de cette tendance au cœur des élections locales, nous sommes partis pour connaître au moins des lendemains électoraux incertains. La situation de l’école quasi paralysée est au moins un indicateur des possibilités d’une aggravation de la situation pots élections locales. La transformation de ces dernières en une élection référendum grandeur nature ne sera que le prétexte idéal dans ce genre de contexte propice à des mouvements sociaux d’envergure. La classe politique observe le phénomène de la violence qui se développe sans jamais se poser les véritables questions touchant à ses origines, à ses acteurs et aux conséquences immédiates sur le déroulement du prochain scrutin. 
Le premier concerné à savoir le président de la République, Me Abdoulaye Wade accepte de fait, de subir le cours politique malgré lui. Ce qui l’intéresse pour le moment reste et demeure de finir au plus vite ses tournées économiques dont il ne doute pas le caractère éminemment politique. Le Pds va très mal. Il est le seul capable de fédérer son parti et de convaincre ses électeurs et ses militants que seule la victoire comptera après tout. Le geste de libérer les jeunes de Kédougou participe d’une volonté de casser la violence pointant son nez partout où le Pds est affaibli par ses divisions et le déficit de leadership à l’échelle des régions. Il est bien conscient que la défaite de la Coalition Sopi entraînera des remises en cause significatives de son approche pour mettre en place un grand parti libéral. 
La politique gouvernementale et la Coalition soutenant son action en prendraient également un sacré coup. Tout est alors possible au soir d’une défaite. Le président Abdoulaye Wade est probablement surpris par l’ampleur de cette tendance de rejet imprévisible dans le cadre d’une élection locale devant aboutir à terme au choix des futurs responsables de la gouvernance locale. Au-delà de cette surprise, on ne peut pas ne pas, noter l’absence de réactions politiques à la hauteur des dangers menaçant la paix sociale nationale et la gestion des conflits se dessinant à l’horizon de la journée de dimanche prochain. Le président fait à la limite avec cette nouvelle tendance en attendant l’issue de ce rapport de force entre le Parti démocratique sénégalais et des franges de citoyens déterminés à le signifier au chef de l’Etat. En face, les forces de l’opposition ont choisi d’exploiter intelligemment la violence en tant facteur sociologique cristallisant le mécontentement des populations en général et singulièrement des jeunes des villes et des campagnes. Le discrédit de celui qui incarne les institutions républicaines est dès lors le cadet de ses soucis. 
Dans ces conditions où le président subit pour la première fois de sa carrière politique la pression de la rue et la violence aveugle et l’opposition prépare minutieusement les conditions de la défaite du régime libéral, le vote du 22 mars pourrait bien être le jour d’un dénouement renversant. Qui pourra contenir ces acteurs non seulement mécontents du pouvoir mais qui ont osé défier frontalement le président de la république. Ce ne sont pas les responsables du Pds qui résisteront au premier déchaînement de ces jeunes révoltés ne reculant plus devant absolument l’autorité de l’Etat et des forces de l’ordre. Ils feront mieux que les commerçants ambulants de Sandaga devenus des héros dans l’imaginaire de certains acteurs politiques rêvant d’abréger les jours de l’alternance. 
De ce côté, force est de souligner l’absence de réaction politique de la Coalition Sopi face à la vague de protestations et de violence. Elle se contente de réagir localement en invitant ces militants à l’apaisement social et au respect du droit d’exprimer son mécontentement. La Coalition sopi entend donc prouver qu’elle est majoritaire le jour tant attendu. C’est là une attitude sage au regard des risques d’une confrontation avant le jour des élections d’autant que le chef de l’Etat et par ailleurs Secrétaire général du national fait avec pour le moment. Il attend peut être le dernier jour de campagne pour reprendre l’initiative. Elle pourrait bien être tardive. Il faut peut être mieux tard que jamais dit l’adage. Il pourrait bien s’agir là d’une tactique dont l’objectif consiste à laisser les mécontents exprimer leur colère et puis de passer à la contre attaque dès l’annonce des premières tendances de la victoire. 
Plus violents que les libéraux, les Sénégalais en cherchent diront certains. L’épreuve de force est au cœur de cette stratégie de la Coalition Sopi. Il en est de même de la stratégie de l’opposition qui elle est désormais convaincue que le régime du président Abdoulaye Wade vit ses derniers moments de popularité et de légitimité. Dans son entendement, les locales seront tout simplement un exercice de confirmation de l’isolement du chef de l’Etat et du rejet du peuple de sa politique. Elle rêve et son droit le plus légitime. L’explication de la violence que nous observons entretient alors des liens étroits avec ce silence des acteurs politiques se préparant soit à fêter la fin de l’alternance avant même la présidentielle de 2012, soit la victoire du pouvoir de l’alternance aux locales débouchant sur une certaine violence sélective. On ne voit pas comment le Sénégal pourrait échapper cette fois ci à la violence politique entre deux camps plus préoccupés par la conquête du pouvoir local ou la conservation du pouvoir central à tout prix. 
La société civile doit se rendre à l’évidence. Aucun de ces protagonistes n’est conscient des risques pesant sur la démocratie dans notre pays. Les citoyens sénégalais sont bien tentés de bouder ces locales prenant de plus en plus le caractère d’une épreuve de force non pas électorale mais bien politicienne avec les nervis et les jeunes au titre de chair à canon. 
Mamadou SY ALBERT 
- Par Mayaram -  
NETTALI.COM 
Bakchich relate comment Me Abdoulaye Wade a déblayé le terrain pour son fils 
NETTALI.NET - Les ambitions de Karim Wade ne sont un mystère pour personne. Le fils du chef de l’Etat veut succéder à son père. Pour ce faire, Karim Wade veut d’abord conquérir la mairie de Dakar. Assez donc pour que Bakchich s’intéresse au fils du chef de l’Etat et vienne le suivre sur place. « Nul n’en fait mystère. L’accession à la mairie après le scrutin de ce week-end n’est qu’un galop d’essai. Un tour de chauffe, histoire que le métis parfasse son wolof, sa science des bains de foule et des grands discours. Avant la conquête du Palais de l’avenue Roume, prévue pour 2012, au plus tard… », écrit Bakchich dans un article sous le titre : « Karim, Wade libitum ». 
 
L’élection de Karim Wade, inéluctable à la mairie de Dakar dimanche, n’est qu’un nouveau jalon sur son parcours vers la présidence, pense Bakchich Qui poursuit : « Avec sa candidature à la mairie de Dakar, que Bakchich est parti suivre sur place, Karim Wade, fils et conseiller de son président de père, a perdu sa meilleure vanne : ’’Ma seule ambition politique est de devenir maire de Dubaï’’ ». Que ce fut dans la presse sénégalaise, française ou les milieux politiques sénégalais, cette formule balancée à l’envi par Karim Wade depuis son apparition « aux côtés de Pa Wade », n’a jamais blousé grand monde, soutient Bakchich 
Karim Wade est le prince héritier. Bakchich relate : « Dans le Golfe, depuis ses débuts, les officiels l’appellent ’’le Prince héritier ». Sarko en a fait on interlocuteur privilégié sur l’Afrique de l’Ouest et veut lui refourguer une jolie centrale nucléaire. Petit plus, le destin du petit Wade l’intéresse au plus haut point, lui qui a aussi une lignée politique... L’opposition s’est faite à l’idée de devoir l’affronter, dans les urnes, elle qui n’a pas remporté un scrutin depuis 2000 et s’est pris vague bleue sur vague bleue. Tout juste une tentative de modification de la constitution, pour empêcher qu’un fils de chef d’Etat soit élu à la présidence, avait été déposée, et sitôt remballée à l’Assemblée nationale ». 
Difficile de cacher qui est le fils préféré. D’autant que « Le Président », comme l’appelle Karim, a toujours salué l’œuvre de son rejeton, en même temps qu’il lâchait les chiens sur ses successeurs potentiels, note Bakchich. « Idrissa Seck, dit Ngorsi, et Macky Sall en ont fait les frais. Sitôt « Défenestrés », selon l’expression consacrée des journalistes sénégalais, les deux loustics ont eu le droit à de menus ennuis judiciaires. Sans condamnation, mais avec de multiples convocations à la DIC, la redoutable Division des investigations criminelles. Et sont depuis tombés au mieux dans les limbes de l’opposition, ou dans les bras du président gabonais Omar Bongo ». 
Pour Bakchich, le châtiment est dur pour qui veut s’intercaler entre un père et un fils. D’ailleurs, « depuis fin 2007, plus personne ne s’y est risqué. Peu à peu, tout le monde s’est même fait à l’idée. L’apparition de son mouvement « la Génération du Concret », n’a pas non plus floué grand monde. ’’Un mouvement apolitique conçu pour réaliser l’œuvre du Président’’… Ben voyons ». 
Tout passe par Karim Wade. « Conseiller de la présidence, grand ordonnateur du sommet de l’organisation de la conférence islamique, VRP de luxe du Sénégal au Moyen-Orient et en France, renégociation des licences UMTS avec les opérateurs de téléphonie portable ; la liste est longue des missions de confiance accordées par « Gorgui » Wade à son petiot. Avec en prime, une arrivée massive de fonds et d’investisseurs venus de l’Orient compliqué. Au hasard, le Groupe Ben Laden pour construire le nouvel aéroport, Dubaï Port World pour succéder à Bolloré dans la rade de Dakar, ou encore un consortium d’entreprises amenées à développer une ’’zone franche’’ autour de Dakar. », indique Bakchich. 
Karim Wade est lancé dans un combat où face à ses adversaires, les armes sont inégales. « En 2006, sa nomination à la tête de l’Agence nationale pour l‘organisation de la conférence islamique, l’a placé à la tête d’une manne financière venue du golfe avec laquelle il a transformé Dakar. Un levier parfaitement utilisé. Et à dessein. Réfection des routes, ouverture de nouveaux hôtels, ripolinage de la Corniche, nouveaux échangeurs autoroutiers, Dakar a changé d’air. Même si la capitale étouffe encore. ’’Cela fait trois ans que l’on fait campagne’’, en sourit l’un de ses conseillers, ’’et cela va porter ses fruits’’ ». 
Et Bakchich de soutenir : « ’’Au moins va-t-il passer par les urnes, soupire une vieille concierge des palais africains,dans un pays où le bourrage des urnes n’est pas même nécessaire’’. Opposition laminée, machine électorale présidentielle rôdée et parfaitement maîtrisée par Karim lui-même, et fichier électoral « radiographié ». La panoplie du parfait rouleau compresseur électoral est en place. Un combat à armes plus qu’inégales. ». 
Ainsi : « Papa a bien déblayé le chemin. Et armé son rejeton. L’élection de Karim Wade, inéluctable, à la mairie de Dakar dimanche, n’est qu’un nouveau jalon sur son parcours vers la présidence… ». 
- Par Mayaram -  
R e a c t i o n s 
• Béni soit ce peuple qui a su faire honneur à tout ceux qui ont combattu et beaucoup sacrifié pour les libertés ! Béni soit cette terre du SENEGAL qui a toujours su faire face dans les moments critiques de son histoire ! On peut te plier, te courber on ne te cassera jamais ! On peut te tuer, on ne te desohnnorera jamais ! 
DEMB CI DIBEER GI , ÑAANI BAÑATINA ! LI LEER NA WADDAKI ÑOÑAM ! 
GOORGA JOMMI NA, NDEYE JA WAARU, DOOM JA NAAW LAXXUJI NASSARAAN CA REEWAM ; 
WAW ÑOOM, LII ANA FUNU KOY NETTALEE ? ANA FUNU KOY JOOYEE ? 
KHEYNA KU MEUNA WOR ASKANUB LUMM, MEUNA ATTAN JII GACCE ; 
SEENUB AND TOJNA, SEEN MBOTAY TASS, NDAKH YALLA REEWMI NOYYI. 
MANDEY FÔGÔN NÂ NE FIT AK NGOR GADDAY NA MIM REW, 
NDEKE BÔBA DA MÂ REERE SAMAW ASKAN CI FULLA AK FAYDA, 
NDEKE LENNE MOSU FEE JOK, KHANA KAY DOOMI NJUMA YU DÔN GUENT ; 
BEUGA WECCEE SEENI DEUREUM AK SAMAW NGOR, TABBILMA CIK NDIAAM. 
SEEN BAYE DIB WAANE LOOL, NASSALLEN NIY PEXE, NARA TASSUB ASKAN. 
CI DAL AK TEEY, ÑAANI LANK, FOXXATI YELLEEF YI DELLOO KO SEENI BORÔM. 
GACCE NGÂLÂMA YOW MI KHAM SA DEMB TE MEUN SA TEY. 
MAN DEY NJORTE NAA NE SA EULEUK DI NA LEER. 
En ce matin du lundi 23 mars 2009, les mots, FULLA, FAYDA, DIOM, FIT, NGOR, DEGGU semblent avoir repris leur saveur d’entant. Le soleil de cette matinée semble s’être levé avec une lueur nouvelle. Quel bonheur de constater que la démocratie malgré tout n’a pas été totalement dissolue dans ce liquide perfide de la fausse alternance. Le peuple égale a lui-même, dans une très grande élégance, a été au rendez-vous de l’histoire. Merci mes frères d’avoir remis tous les prétentieux à leur place ; Merci d’avoir prouvé que la pauvreté pouvait bien rimer avec la dignité ; Merci d’avoir sauvé la paix en allant majoritairement voter et avec sérénité ; Merci d’avoir sauvé notre démocratie et nos valeurs républicaines ; 
Ces remerciements vont à toutes les composantes de la population qui ont joué chacune son rôle : Le peuple pour avoir continué à croire que le vote demeure encore moyen pacifique de changer les choses ; Le ministère de l’intérieur qui malgré le manque de confiance dont il est l’objet a quant même joué son rôle. La gendarmerie pour la sécurité et l’ordre publique assuré dans les différents bureaux de vote Le CENA qui n’a pas été en reste dans ces élections ; La presse qui malgré quelques insuffisances à combler demeure le principal rempart de la démocratie ; L’opposition qui malgré le mépris dont elle a été l’objet ces dernières années de la part du pouvoir comme du public, malgré un fichier électoral douteux, est quand même allé aux élections moyennant des mises en gardes qu’elle était en droit de faire. 
Ceux qui ont perdu et qui l’acceptent, dans le fair-play, parce qu’ils auront tiré les leçons de leur échec et appris à les rectifier et ainsi nous revenir bonifiés dans quelques années participant ainsi au développement de notre démocratie. 
La réussite d’une élection n’est pas l’affaire d’un seul groupe, mais de tous. Il reste beaucoup à faire, à parfaire dans chaque groupe. Le peuple doit parfaire sa citoyenneté, aidé en cela par des partis politiques responsables. Les partis politiques en plus de leur responsabilité de prendre en charge la formation des citoyens, doivent également inventer une nouvelle façon de faire la politique, plus saine, plus respectables. Les journalistes doivent conquérir leur indépendance financière qui est le meilleur garant de leur liberté d’expression (un journaliste pauvre ou lourdement endetté est un homme dangereux pour la société). Les forces de sécurité doivent demeurer en toutes circonstances des forces républicaines en charge de la sécurité des citoyens et non de les brutaliser. 
Nous venons de réussir une épreuve, ils en restent beaucoup d’autres ; restons lucide dans la victoire en évitant de commettre l’erreur de livrer des chèques blanc à nos élus, comme nous le fîmes avec Abdoulaye WADE en lui octroyant tous les pouvoir dans la constitution comme il le souhaitait au lendemain de l’alternance ; soit disant pour lui permettre de travailler à l’aise. Le résultat nous le vivons tous aujourd’hui. Nous avons choisi des hommes pour leur confier des responsabilités, des tâches pour notre bénéfice et avec nos moyens, donc ayons la conséquence de les encadrer, de les contrôler, de les soutenir dans leur missions afin qu’ils réussissent. Préparons nous à choisir notre futur président de la république en ayant à l’esprit que les chantiers qui l’attendent sont immenses, donc il nous faudra un homme très responsable et bien encadré ; pas un amateur. Pour bien choisir il faut être bien informé, alors améliorons notre citoyenneté pour être des hommes avertis afin de nous informer juste. 
Encore une fois merci à tous de cette belle victoire ! 
Latsoukabé FALL 
Latsukabe.fall@gmail.com 
WALF FADJRI : 
Le ras-le-bol des populations 
 
 
Les élections locales du 22 mars 2009 viennent de livrer leur verdict sous la forme d’un vote-sanction. La compétition qui s’est déroulée dans le cadre de l’ancien fichier électoral, dont la fiabilité a été contestée par l’opposition, a été marquée par la déroute de la coalition Sopi 2009. Une défaite qui aurait été plus éclatante si le taux d’abstention était plus faible. L’analyse des résultats renseigne sur la popularité et la représentativité du président de la République, de son fils, des coalitions, des partis et des leaders politiques, sur l’incursion de la société civile dans le terrain politique, l’effet des scissions, des querelles et de l’injustice politiques, sur le mécontentement des populations, sur la désaffection des masses de la chose politique, sur l’importance de l’argent, l’appui des forces religieuses et l’appartenance affective du leader local. Il est aujourd’hui établi que ni l’argent, ni les forces religieuses, ni le nombre infini de partis politiques attelés dans une coalition ne peuvent parer le rejet électoral d’une politique par les populations que l’appartenance affective locale du leader ne pourrait du reste qu’atténuer.  
Le président et son fils avaient besoin de mesurer leur popularité et leur représentativité en s’impliquant directement dans cette campagne électorale. La lecture des signaux doit les conduire à tirer les enseignements et les conséquences qui leur permettront de mieux apprécier et profiler leurs perspectives politiques. La problématique de la succession du président doit être correctement reconsidérée, le dialogue politique relancé et la satisfaction de la demande sociale posée comme une priorité. Le secrétaire général du Pds aura de plus en plus du mal à maîtriser l’indiscipline débordante dans son parti, plus on s’approche de la fin du mandat présidentiel de Me Wade qui, de toute évidence, ne se représenterait pas en 2012. L’effet des querelles politiques internes et de l’injustice politique, dont Macky Sall a été victime, a amplifié sans nul doute la débandade électorale, tout en indiquant qu’en politique, il vaut mieux rassembler que diviser et éviter surtout la surestimation ou l’arrogance politique.  
Le taux d’abstention qui exprime l’autre vote, manifeste la désaffection des populations d’une certaine politique incarnée par une classe politique à court de solutions alternatives et dont le discours et le comportement ne cessent d’ajouter à la confusion et à la perte de repères des masses. La participation des partis politiques aux élections sous forme de coalitions, aussi efficace qu’elle soit du point de vue résultat, ne permet cependant pas d’avoir une visibilité sur les programmes politiques individuels et sur la représentativité des partis et des leaders. Cette pratique ou culture politique risque d’encourager la multiplication ou l’émiettement des forces politiques qui conduit à un affairisme politique en favorisant la politique de ‘la fin justifie les moyens’ qui privilégie le résultat et sacrifie les programmes et la qualité. Les partis qui ont pris part à ces joutes électorales sous leur propre bannière ont plus de chance d’estimer leurs forces.  
Les Sénégalais n’ont pas aussi voulu cautionner la confusion des genres et des rôles, en indiquant à la société civile sa place naturelle. Que chacun se met à sa place et joue le rôle qui lui est dévolu.  
L’issue des prochaines échéances électorales de 2012 se joue dès à présent. L’enjeu de ces élections tournera autour des bilans que l’opposition et le pouvoir présenteront au moment de ces élections. Il s’agit donc pour l’opposition, pendant les trois prochaines années, de montrer qu’elle représente une alternative plus crédible. Ce qui n’est pas évident lorsque l’on sait qu’ils ne détiennent pas les rouages du pouvoir central. Le pouvoir, au lieu de récupérer les municipalités des mains des opposants par délégations spéciales, opterait de leur mettre les bâtons dans les roues pour rendre, le moment venu, leurs bilans négatifs.  
Au total, ces élections du 22 mars constituent une opportunité pour le président Wade de rectifier le tir et pour l’opposition de revenir aux affaires, mais aussi et surtout permettront à la classe politique dans son ensemble de revoir son discours, son comportement et son programme relativement à la demande sociale. Les défis pour remporter les élections présidentielles de 2012 sont désormais plus sérieux aussi bien pour l’opposition que pour le pouvoir. Le faible taux de participation et le fort taux d’abstention n’expriment que le ras-le-bol des Sénégalais.  
Dr. Abdoulaye TAYE Enseignant à l’Université de Bambey Président National de TGL Initiateur du RBG-AMO Tél : 77 413 14 49  
Rien ne pourra plus être comme avant  
 
 
Les locales de mars 2009, plusieurs fois reportées, avec en première ligne le président de la République dirigeant des troupes peu combatives pour une bataille qui ne le concernait pas, ont consacré une double défaite personnelle d’Abdoulaye Wade, mais aussi, collective de la coalition Sopi. Le raz-de-marée incontestable et incontesté sur presque la totalité du territoire national, en dépit des moyens d’Etat colossaux utilisés, de l’achat de conscience ou d’autres subterfuges, démontre s’il en était encore besoin de la grandissime impopularité de Me Wade et de la coalition Sopi. En réalité, l’histoire s’est répétée en ce que le peuple souverain avait averti dès 2002, en manifestant son désaveu sur la manière dont le Sénégal était gouverné et dont la forme achevée vient d’être confirmée de manière on ne peut plus claire en 2009 à la suite du scrutin du 22 mars.  
Le scrutin de 2009 a permis de démontrer, non seulement l’existence d’une situation latente de perte de confiance du peuple dès l’entame de l’alternance vis-à-vis du régime libéral, mais a permis également d’administrer la preuve que l’élection présidentielle de 2007 était une parodie d’élection, en plus du fait qu’on se retrouve en présence d’une assemblée législative illégitime dans la mesure où moins du quart de l’électorat avait voté pour les législatives la même année. C’est dire aujourd’hui que l’exécutif et le législatif, y compris le Sénat, souffrent d’illégitimité absolue.  
Ce désaveu populaire que viennent de subir Me Wade et la coalition Sopi, est engendré par une dégradation continue des conditions de vie et d’existence des Sénégalais au triple plan économique, social et de la gouvernance politique, après un long processus de déstructuration des leviers économiques et institutionnels. En effet, le déluge s’est abattu sur le peuple sénégalais pendant ces neuf dernières années de souffrance sanctionnée par le vote du 22 mars 2009. Le divorce de Me Wade avec le peuple dont les germes étaient visibles dès l’entame de son magistère, crée aujourd’hui une grave crise de légitimité, consécutivement au retrait de sa confiance. Comment le régime libéral peut-il continuer à gouverner le Sénégal dans une situation de crise de confiance ?  
A partir du moment où nous acceptons que le régime libéral s’est mis dans un environnement ne permettant pas d’exercer son magistère sans anicroche du fait de la perte de confiance du peuple, des solutions politiques doivent voir le jour très rapidement afin d’éviter que le Sénégal ne bascule vers des situations encore plus difficiles. Compte tenu du fait que le Sénégal traverse des moments durs de son évolution, en raison de la grave crise politique, économique et financière interne, en plus du désaveu populaire que vient de subir le régime libéral, une transition politique avec toutes les forces vives de la nation pouvant déboucher à terme sur des élections législatives et présidentielles anticipées afin de restaurer la confiance et la légitimité, devrait être organisée dans les plus brefs délais par la classe politique. Le président de la République, tirant les leçons de sa participation aux locales, devrait aider à la formation d’un gouvernement d’union nationale de transition en suivant les exemples du Général De Gaulle et du président Senghor qui avaient tiré les conséquences de leur baisse de popularité, en se retirant volontairement du pouvoir pour d’autres alternatives plus porteuses. Il faut savoir partir à la bonne heure et dans les meilleures conditions, puisqu’en tout état de cause, le départ est inéluctable.  
Kadialy GASSAMA Economiste Rue Faidherbe x Pierre Verger Rufisque  
Les leçons d’une débâcle victorieuse 
 
 
La première leçon à tirer des élections locales est que Karim Wade a été victime d’un faux jeu électoral qui ne devait que l’amener faussement à la mairie de Dakar. Alors qu’aucune mairie sénégalaise n’a jamais permis d’aboutir à la magistrature suprême. Le deuxième enseignement est que les personnes qui lui ont tendu ce piège sont elles-mêmes plus que prétendantes au dauphinat en question.  
Toutefois, une courbe en J s’impose devant nous. Les effets a posteriori de l’article 35 sous le régime de Senghor telles qu’appliqués pour faire hériter le pouvoir à Diouf, ont été l’unique instrument ayant servi à l’alternance, par peur d’une opération bis repetita au profit de Tanor. En permettant à Karim de se faire battre par la voie des urnes, c’est une victoire de la démocratie telle que conduite par Wade qui s’affirme avec hauteur. Car si le ramassis de partis d’opposition peut célébrer une certaine réconciliation avec les populations, c’est Wade qui culmine au sommet de la démocratie pour laquelle il devient le Pharaon. Par là même, il aura montré la porte de sortie à tous les laudateurs et autres politico-mensongers devenus des habitués du Palais autant que ses cafards. Oui, Wade est enfin libéré des suspicions, des qu’en dira-t-on et surtout des procès d’intention et autres, l’accusant d’avoir ourdi un complot contre la démocratie pour imposer son fils au détriment des règles du jeu.  
La Génération du concret est en fait un feu de paille parce que prise en otage par une caste ethnique de Foutanké, sans troupes ni troupeaux. Qui s’étaient tous mis en compétition pour conquérir une nouvelle région administrative électoralement moins importante qu’une seule des nombreuses communautés rurales de la région naturelle du Sine Saloum. Cela me permet de rappeler un dicton que j’avais dit à Wade en 1974 au moment de la création du Pds : ‘Personne ne peut gagner le Sine Saloum et perdre le Sénégal ; personne ne peut perdre le Sine Saloum et gagner le Sénégal. Personne ne peut gagner le Sine Saloum contre moi.’ Demain, j’y accueillerai Karim avec un million de personnes. Le terrain sera occupé. L’activité sera la règle. Et c’est notre seule manière de donner à la jeunesse, et à elle seule, les outils de son avenir.  
Quant à toute cette horde qui n’a ni histoire, ni historicité, ni popularité, ni légitimité, on pourra toujours en implanter près de nos poubelles, en guise de leçon d’hygiène politique.  
Pour terminer je voudrais, pour l’histoire, souligner ici que j’ai moi-même dressé la liste des défaites électorales de Sopi 2009 que j’ai remise à Me Wade 15 jours avant les élections. En lui précisant que la débâcle commencera par Dakar.  
J’affirme ici et maintenant que la victoire commence aujourd’hui et partout au Sénégal.  
Ahmed Khalifa NIASSE Ministre au cabinet du président de la République Président du Présidium du Fap (Cap21)  
Les enseignements d’un scrutin 
 
 
En remportant la plupart des grandes villes, communes et communautés rurales du pays, la coalition Bennoo Siggil Senegaal met un coup de frein aux intentions monarchiques pittoresques dans un Sénégal qui semblait s’être trompé d’époque en haut lieu. Le film catastrophe d’une république du père transmise au fils avec des années de luttes âpres pouvant verser dans des méthodes de conservation et de conquête non démocratiques, a été déjoué le 22 mars par une population avisée qui a préféré lancer tout de suite sa carte plutôt que la pierre le lendemain. Plus qu’une victoire de Bennoo Siggil Senegaal, c’est le mérite d’un peuple debout et averti.  
Bennoo est là, mais le président Wade aussi est encore là, même si sa légitimité acquise dans le double flou de 2007 a subi une large gifle. La logique et l’élégance démocratiques voudraient que le président Wade, pour assurer une certaine cohérence et une stabilité dans le fonctionnement des affaires, dissolve le parlement et organise des élections législatives anticipées. La sagesse aurait même recommandé de franchir le Rubicon d’une élection présidentielle anticipée pour être en phase avec le message des électeurs.  
Va-t-il le faire ? A-t-il renoncé au projet limpide et sale à la fois de legs du pouvoir à son fils ? Aura-t-il assez de garanties pour laisser la souveraineté populaire s’installer ? Va-t-il profiter des effets désastreux et inéluctables de la crise financière mondiale pour tout mettre sur le compte de la gestion locale et faire revenir son fils en messie en 2012 ? Des faucons tapis dans l’ombre continueront, dans l’intérêt égoïste de leur ventre, de se battre pour que règne la cacophonie entre un pouvoir central laminé par les électeurs et un pouvoir local légitimé par ces mêmes électeurs. Si le président Wade va aux élections législatives, voire présidentielles anticipées, il entre dans l’histoire sans effacer pour autant son devoir de rendre compte en plus et en moins des 9 ans de règne. S’il ne le fait pas, le bras de fer sera là, avec le risque d’instabilité née de conflits de compétence.  
En attendant la décision de cet octogénaire à qui le peuple avait tout donné et qui a une dette vis-à-vis de ce même peuple, l’urgence des nouvelles autorités locales issues de l’opposition pourrait s’articuler à mon humble avis autour de 10 axes majeurs : Audit de la gestion des maires et Pcr sortant, rectifier certains aspects des budgets en cours au profit des questions d’investissement, élaborer un programme communal pour 2010 articulé autour d’un budget qui mettra en avant l’investissement, élaborer, sans délai, un programme avec les intervenant étatiques, publics, parapublics et privés pour régler certaines questions urgentes pour les populations (exemple le problème des égouts à la Médina ne peut pas attendre et l’Onas doit très rapidement, en relation avec la nouvelle équipe, régler cette question), informer les populations sur les compétences décentralisées pour éviter l’amalgame avec les missions de l’Etat qui pourrait être entretenu de manière politicienne dans la perspective de la présidentielle de 2012, installation des conseils de quartier et de village regroupant les jeunes, les femmes et les personnes du troisième âge pour recueillir les urgences des populations, suivre et appuyer les actions communales, installer des conseils consultatifs avec les acteurs et experts locaux pour appuyer les élus qui ne sont pas forcément ‘the right men on the right place’, impliquer la diaspora des ressortissants de la localité en mettant en place un vaste réseau pour capter les opportunités de la coopération décentralisée, élaborer un code de conduite des élus pour ne pas tomber dans les dérives des équipes sortantes et élire des maires ouverts sur la modernité.  
Quelle que soit la décision du président Wade (organisation ou pas d’élections législatives et/ou présidentielles anticipées), les élus locaux doivent exercer pleinement leurs rôles en impliquant les populations et en rendant compte au jour le jour.  
Le peuple a, pour l’essentiel, donné le pouvoir local à Bennoo Siggil Senegaal. C’est un challenge dans la perspective de 2012. L’unité de cette coalition doit résister aux appétits partisans. C’est dans l’intérêt du Sénégal et de la démocratie qui a assez vacillé. Osons espérer que la sagesse et l’élégance inspirent le président Wade qui doit savoir que ce peuple est assez mature pour faire ses choix en toute liberté. Le président Wade a le devoir historique de laisser ce pays intact du point de vue démocratique.  
Mamadou NDIONE Bennoo Siggil Senegaal Médina Mandione15@gmail.com  
Le bulletin de vote, une arme de destitution massive 
 
 
Le Sénégal n'est pas une monarchie mais plutôt une République ! Ses fils l'ont encore une fois prouvé ce dimanche 22 mars 2009 avec leur carte d'électeur. Lorsque qu'un ministre de la République commandite le saccage des bureaux de presse, lorsque ceux qui sont censés protéger les fils du Sénégal s'en servent comme des punching ball, à vouloir imposer le fils du père aux Sénégalais comme maire de Ndakaaru, une mairie qui en fait ne servirait que de tremplin pour le hisser à la présidence, le peuple dit non.  
Quand le père veut regagner la sympathie de son peuple, il bat campagne pour les locales malgré son interdiction par la Constitution. En fait, ce n'est pas une mauvaise chose de faire son ‘doxantu national’. Ainsi, il a pu tâter le pouls du peuple qui bat rouge. Est-il bien informé ? Est-il bien conseillé ? En tout cas, avec ces élections locales qui sont d'ailleurs les dernières avant 2012, le signal est très fort pour le chef de l'Etat. Le bâton au pouvoir, le vote au peuple. Je suis fier de toi, Sénégal.  
Laay FAAL  
Homosexualité : Le Sénégal face au dilemme de la dépénalisation  
Le Sénégal va-t-il dépénaliser l’homosexualité ? D’après le directeur exécutif d’Onusida, ‘les négociations sont en bonne voie avec le gouvernement’, alors que les chefs religieux du pays le disent clairement : ‘Jamais, l’homosexualité ne sera autorisée au Sénégal’.  
 
GENEVE - Le débat fait rage au Sénégal et oppose les gardiens de la morale religieuse et coutumière aux homosexuels soutenus par des organisations des Droits humains et d’autres lobbies. Ainsi, à Dakar, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont déclaré faire face à la stigmatisation et à la violence généralisée. De même, dans une étude conduite à Nairobi, un homme sur quatre ayant des rapports sexuels avec des hommes avait fait l’objet d’agression ou d’humiliation en public au cours des douze derniers mois. Une autre recherche a montré que les hommes qui avaient subi des violences physiques ou autres, étaient moins susceptibles d’utiliser le préservatif lors de rapports anaux. Mais est-ce une raison pour dépénaliser une pratique largement condamnée en Afrique noire ?  
Tout semble converger vers l’idée que le gouvernement sénégalais, soucieux de son image au niveau international, souhaite faire évoluer le dossier de la dépénalisation de l’homosexualité. Si la justice a eu la main lourde en condamnant récemment des homosexuels, le gouvernement d’Abdoulaye Wade s’est singularisé dans un mutisme dont la meilleure lecture qu’on pourrait en faire est de dire que l’Etat est soucieux de la séparation des pouvoirs. Jusqu’à quand ? Pour sa part, Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, s’est dit confiant : ‘Les négociations avec le gouvernement sénégalais sont en bonne voie’, nous confiera-t-il. Seulement, interpellé le 6 février dernier à Genève au Conseil des Droits de l’homme par des ambassadeurs de pays occidentaux, le ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Madické Niang informait la communauté internationale qu’’il faudrait que les gens comprennent nos contingences sociales d'autant que le Sénégal est un pays à majorité fortement islamisée….’.  
Au Sénégal, sous la magistrature d’Abdou Diouf qui a eu le courage d’alerter très tôt les populations sur la gravité du sida, les chefs religieux ont joué un rôle déterminant dans la sensibilisation qui a aidé à la faiblesse de la prévalence dans ce pays. Ces mêmes marabouts, notamment ceux des grandes confréries mouride et tidjane, ne veulent pourtant pas entendre parler d’homosexuels au Sénégal. Approchés par l’Ong ‘Jamra’, ils ont déjà annoncé qu’ils mèneront la croisade contre l’’Initiative 66’.  
Pourtant, la lutte contre le Vih/Sida dans laquelle s’illustre ‘Jamra’ pose aussi un problème de pleine jouissance des droits humains puisque le risque d’infection au Vih et son impact se nourrissent aussi des violations des droits de l'homme, notamment la discrimination à l’encontre des femmes et des groupes marginalisés tels que les professionnel(le)s du sexe, les personnes qui s’injectent des drogues et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. Le 18 décembre 2008, à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, l'ambassadeur d'Argentine Jorge Arguello, a lu un Appel pour la dépénalisation de l’homosexualité au nom de 66 pays signataires sur les 192 Etats membres. De l’autre côté, 77 pays continuent à pénaliser les pratiques homosexuelles. La peine capitale est prévue dans 7 pays (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Soudan, Yémen). Et trois pays détenteurs d’un veto n’ont pas adhéré à cet Appel ; il s’agit de la Chine, des Etats-Unis et de la Russie.  
Cet Appel, dont l’une des avocates distinguées est Rama Yade, le ministre français d’origine sénégalaise, se fonde sur le principe d'universalité des droits de l'homme, consacré dans la Déclaration universelle. Mais il faudra beaucoup d’endurance à Mme Yade pour faire plier au Sénégal la classe maraboutique qui constitue en réalité la première société civile sénégalaise. L’initiative qualifiée d’’historique’ peut cependant compter sur des membres d’organisations des Droits de l’Homme, comme ceux de l’Ong Raddho qui défend que ‘les homosexuels, ont toujours été tolérés au Sénégal’.  
N’empêche, la dépénalisation de l’homosexualité divise les Sénégalais et constitue une épée de Damoclès sur le gouvernement pris entre ses obligations internationales de respect de la Déclaration universelle des Droits de l’homme et les contingences sociales d’une population sénégalaise fortement islamisée et dont la culture généralement tolérante est rétive aux pratiques homosexuelles. Se pose l’équation du Vih et des droits humains, de même que celle de la Liberté (orientation sexuelle) et de la morale (l’islam et le catholicisme et une culture traditionnelle forte dans une société ouverte, mais foncièrement conservatrice).  
El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com).  
L’OBSERVATEUR : 
DÉFAITE DE LA COALITION SOPI 2009 : REGLEMENTS DE COMPTE AU PDS Pape Samba Mboup : "Le Président va tirer toutes les conséquences" 
 
Article Par Serigne Saliou SAMB,  
Paru le Mardi 24 Mar 2009 
 
Au lendemain de la bérézina politique subie par la Coalition Sopi lors des élections locales, des vagues se soulèvent jusqu’au Palais. Pape Samba Mboup pense que le chef de l’Etat va en tirer toutes les conséquences et reconsidérer son entourage qui ne lui dit pas toujours la vérité. Le chef de cabinet du président de la République affirme, par ailleurs, que la défaite n’est que la résultante du départ massif de certains responsables libéraux qui ont renforcé l’opposition.  
L’Observateur : M. Mboup, comment analysez-vous la raclée électorale subie par la Coalition Sopi, malgré l’implication personnelle du président de la République et son fils Karim Wade dans ces élections ?  
Je voudrais d’abord souligner que cette défaite est consécutive aux renouvellements qui ne se sont pas faits dans les règles de l’art. Après les investitures, il y a eu beaucoup de frustrations et de mécontentements que les militants ont exprimés dans leur vote de dimanche. Il faut donc reconnaître que cette victoire de l’opposition n’est que la résultante de la division de la famille libérale. L’opposition est toujours minoritaire dans ce pays et les populations restent viscéralement attachées à la personne du président de la République. J’en veux pour preuve, l’accueil chaleureux et la déferlante humaine qui l’ont accompagné ces derniers jours.  
Vous dites que les populations aiment toujours Me Wade. N’empêche, elles ont voté contre sa coalition, sanctionnant du coup de nombreux responsables libéraux.  
Il faut préciser que les Sénégalais sont toujours avec Wade. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont avec tous les élus locaux. Surtout ceux qui n’ont pas su trouver des réponses adéquates face aux attentes des populations. Ces derniers ont tous perdu chez eux.  
Parlant des responsables libéraux qui ont mordu la poussière, on peut aussi dire que Pape Samba Mboup a perdu à Grand-Yoff.  
Non, vous savez que moi, je ne suis pas un responsable politique. J’ai certes été investi, mais je n’ai pas battu campagne sur le terrain. Néanmoins, j’assume ma part d’échec.  
Y a-t-il eu vote sanction ou est-ce, selon vous, le résultat du départ de certains responsables libéraux du Pds ?  
Depuis longtemps, j’ai tiré la sonnette d’alarme, en mettant en garde contre le départ de grands responsables du parti. On me disait à l’époque que ces derniers sont seuls et qu’ils n’ont personne avec eux. Mais aujourd’hui, tout le monde voit les conséquences, car ceux qui sont partis ont contribué à la victoire de l’opposition.  
En parlant de départ de grands responsables, vous faites peut-être allusion à Idrissa Seck et Macky Sall. Êtes-vous prêt à œuvrer pour leur retour au bercail?  
J’ai toujours œuvré pour les retrouvailles de la famille libérale. Mais, dans tous les cas, ce que je peux dire, c’est que le président de la République va faire une lecture très lucide de la situation.  
Voulez-vous dire qu’il y aura des sanctions, que des têtes vont tomber ?  
Si j’étais à sa place, j’en aurais tiré toutes les conséquences. Je pense qu’il doit le faire, car son entourage ne lui dit pas toujours la vérité.  
Quelle est la part de responsabilité de Karim Wade dans la déroute de la Coalition Sopi 2009 ?  
Je ne peux pas me prononcer sur son cas, parce que je ne sais pas.  
Peut-on envisager aujourd’hui la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale qui s’ouvrirait à l’opposition ?  
Cela se décide à un niveau où je n’interviens pas. Donc vous comprenez aisément que je ne suis pas en mesure d’évoquer cette question.  
Aujourd’hui, la cohabitation. Demain, l’alternance ? 
 
Article Par Mamoudou Ibra KANE, Directeur de la RFM,  
Paru le Mardi 24 Mar 2009 
 
Le peuple sénégalais, en toute intelligence et en toute souveraineté, vient de décider. Son verdict est sans appel : le pouvoir a perdu, l’opposition a gagné et l’alternance est localement alternée. Un verdict, plusieurs lectures.  
Le Président Abdoulaye Wade, à force de prendre des libertés avec les Institutions et les Lois de la République, se voit contraint à une cohabitation avec son opposition. Il ne peut plus se prévaloir, ni de sa propre légitimité acquise en février 2007 en tant que chef de l’Exécutif, ni d’une quelconque légitimité parlementaire pour son parti, auteur d’une victoire à la Pyrrhus en juin de la même année, lors d’élections législatives boycottées par l’opposition dite significative.  
Ce 22 mars 2009, les Sénégalais lui ont adressé, à lui Wade et à ses alliés, un message clair : vous êtes devenus minoritaires dans le pays. «Non seulement Dakar a été perdue, mais il faudra beaucoup de temps pour la reconquérir.» Paroles prémonitoires de Lamine Diack*, l’actuel président de l’Association internationale des Fédérations d’athlétisme, analysant avec détachement la double défaite électorale du Parti socialiste à la Présidentielle et aux Législatives de 1993. Et Lamine Diack de prévenir ses camarades socialistes de l’époque : «Si le monde rural avait la conscience politique de la capitale, le Ps serait aujourd’hui dans l’opposition.» Cette analyse, faite avec une rare lucidité il y a une quinzaine d’années à l’endroit des tenants du pouvoir d’alors, est d’une brûlante actualité. Pour le régime libéral actuel, non seulement Dakar est perdue, mais le pire, pour lui, est que le monde rural a bien la conscience politique de la capitale. Même plus qu’une capitale : l’ancienne capitale, Saint-Louis, l’actuelle, Dakar, la capitale du Rail, Thiès, la capitale du Bassin arachidier, Kaolack… C’est une grande secousse politique, un de ces scénarios catastrophes auquel Wade et ses soutiens ne s’attendaient sûrement pas. La bourrasque «Benno» a balayé le «Sopi» presque partout. Au nord, à l’ouest, à l’est, exceptées les quelques poches de résistance du sud, notamment, qui ne traduisent, en fait, que l’ampleur de la débâcle.  
L’heure de la cohabitation a sonné pour un pouvoir sanctionné pour ses innombrables défauts : richesse subite aussi bien injustifiée qu’injustifiable de certains, achats de conscience à une échelle industrielle, corruption des valeurs par des contre-valeurs sans se soucier que le pays leur a été légué et qu’ils vont forcément le léguer un jour à d’autres, passons sur l’arrogance et l’arrivisme de beaucoup parmi les gouvernants actuels hissés parfois jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.  
Ce moment de la cohabitation a d’autant plus sonné que le pouvoir a perdu le Sénégal «essentiel», c’est-à-dire le pays «réel» : Dakar, Saint-Louis, Kaolack, Thiès, Fatick, Kaffrine, Louga, Podor, Bakel, Tambacounda… Bref, là où il ne fallait pas perdre. Et la comptabilité électorale est d’une terrible vérité : les régions et localités énumérées pèsent, à elles seules, beaucoup plus que la moitié de l’électorat national qui avoisine officiellement les cinq millions d’électeurs.  
Se pose maintenant, pour le Président Wade, cette question qui lui fera certainement mal, lui, particulièrement qui n’a jamais envisagé la défaite : comment gouverner dans un tel cas de figure ? Comment gouverner surtout avec le président d’une Assemblée nationale, le président d’un Sénat et même un Premier ministre, tous battus chez eux ? Le constat est que le chef de l’Etat, par ailleurs chef du Pds (c’est le lieu de dire ici que les deux fonctions ne vont pas de pair dans une démocratie qui se veut moderne), se retrouve avec trois Institutions : Assemblée nationale, Sénat et Gouvernement, dont les trois premiers occupants et, avec eux, le président du groupe parlementaire majoritaire, ne jouissent pas, mais alors pas du tout, de légitimité populaire consacrée par les urnes.  
Que faire alors ? Dissoudre le très contesté Sénat ? Ce ne serait que justice rendue aux nouveaux élus locaux, d’autant plus que ce sont ceux-là mêmes, dont le mandat a définitivement expiré au soir du 22 mars, qui avaient désigné, avec les députés, trente cinq des cent sénateurs actuels. Et dire que c’est ce Sénat-ci, que le président de la République a domestiqué en nommant 65% de ses membres, qui a la primauté sur une Assemblée nationale élue, fut-elle l’une des plus mal élues de l’histoire politique du Sénégal. Imaginez, en cas de vacance du pouvoir aujourd’hui dans les conditions telles qu’elles sont prévues par notre Constitution, que ce soit le président de ce Sénat plus que jamais illégitime qui devienne le président de la République ne serait-ce que le temps d’organiser des élections anticipées ! Cet autre scénario catastrophe (nous ne souhaitons aucunement le pire) suffit comme raison pour dissoudre la Chambre Haute actuelle.  
De même, il nous semble tout aussi logique de remettre les 150 sièges des députés en jeu. Certes, au plan institutionnel, l’Assemblée nationale pose moins de problèmes que le Sénat. Mais au plan politique, il ne serait pas illogique que la Chambre Basse subisse la même logique de dissolution que celle dite Haute. Certes aussi, pour le président de la République et son parti, le risque politique majeur est de se retrouver minoritaire à l’Assemblée nationale (si le verdict des urnes du 22 mars devrait se confirmer lors d’élections législatives anticipées), mais il en est ainsi du jeu démocratique. Il allie forcément légalité et éthique politique. Sans préjuger de ce qui adviendra en cas de Législatives anticipées, disons tout simplement qu’il est temps pour notre classe politique, dans son ensemble, d’envisager sérieusement l’éventualité d’une cohabitation.  
Une cohabitation ? Oui, nous avions bien dit, cohabitation, car il faut bien se rendre à l’évidence : le choix de dimanche veut bien dire que le peuple sénégalais n’écarte plus cette éventualité que la majorité présidentielle puisse ne pas concorder avec la majorité parlementaire.  
La classe politique française avait toujours redouté, sous la V ème République, une cohabitation gauche-droite ou droite-gauche, c’est selon. Pourtant, c’est sous cette même V ème République que le Président François Mitterrand, le socialiste, a cohabité successivement avec Jacques Chirac et Edouard Balladur, tous deux chefs de gouvernement de droite. Devenu président de la République, Jacques Chirac, inversement des rôles, a cohabité avec Lionel Jospin, Premier ministre socialiste. Tout cela sans casse, si ce ne sont que quelques moments d’énervement bien compréhensibles. Et les Institutions de la V ème République, dont on craignait qu’elles ne soient pas assez solides pour supporter le choc, n’en sont sorties que plus fortes.  
Dans la grille de lecture du présent choc électoral causé par le peuple sénégalais, choc pour le pouvoir bien entendu, il y a lieu de relever à la suite d’autres la dimension personnelle et familiale du Président Abdoulaye Wade dans la contre-performance de son parti. Défaite personnelle parce que le chef de l’Etat s’est trop mis en avant, qui plus est, en violant la loi, dans la campagne électorale alors que sa posture institutionnelle devait le pousser à plus de retenue. Familiale - c’est regrettable d’être obligé d’utiliser ce qualificatif dans une démocratie, mais que voulez-vous ? - parce que le président de la République et son fils Karim, leader de la Génération du concret, ont donné à l’opinion, y compris à celle supposée la moins avisée de la chose politique - erreur ! -, qu’ils nourrissaient, en commun (?), un projet successoral à la tête de l’Etat. Eh bien, si c’était le cas, les Sénégalais ont dit non ! Un non d’autant plus cinglant qu’il faudra remonter à bien loin dans l’histoire électorale de Maître Wade pour le voir battu dans son propre bureau de vote. Et cerise sur un gâteau amer et… bien concret celui-là, le même sort réservé au fils qu’on voulait ou qu’on veut peut-être encore, héritier politique. Suicidaire à notre avis, si l’intention est toujours d’actualité, malgré le «Stop, il y a une limite à ne pas franchir !» marqué et martelé par le peuple dimanche dernier.  
Finalement, et c’est un autre angle de lecture du tremblement de terre politique, l’opposition peut se permettre de rêver, c’est maintenant loin d’être une simple vue de l’esprit, d’une nouvelle alternance à la tête de l’Etat. En tout cas, l’élection présidentielle de 2012 se présente, aujourd’hui, sous de meilleurs auspices pour elle, l’opposition. A condition, toutefois, pour elle, incarnée par «Benno Siggil Sénégal», de bien décrypter cet autre message des populations : «Unis, nous vaincrons. Désunis, nous perdrons.» L’énoncé de l’équation à résoudre sur le chemin du pouvoir est donc clair pour cette opposition : un pour tous, tous pour un ! D’où la nécessité de régler le problème du leadership longtemps mis sous le boisseau. Cela est d’autant plus vrai que les résultats du scrutin local du 22 mars ont révélé la naissance de nouveaux leaders en plus de ceux déjà connus au sein du pôle oppositionnel. Une opposition qui, pour le moment, a le vent en poupe au point que les Assises nationales qu’elle a initiées avec des pans importants de la Société civile, ne peuvent plus être ignorées par un pouvoir boycotteur desdites assises à moins d’être atteint d’une cécité politique chronique.  
En conclusion, nous assistons à une redistribution totale des cartes, tant dans les futures relations entre le pouvoir et l’opposition, qu’au sein de chacun des deux blocs politiques sous la menace de forces émergentes de la Société civile et dans une situation où le maître du jeu n’a plus, aujourd’hui, toutes les cartes en main.  
Comment ne pas saluer la maturité du peuple sénégalais ? Il peut être fier de son entrée définitive dans le cercle de ces peuples qui votent un dimanche et vaquent, lendemain lundi, à leurs occupations. La tête haute.  
• Lamine DIACK cité par notre confrère Abdou Latif COULIBALY dans son ouvrage : «Le Sénégal à l’épreuve de la démocratie», publié aux éditions L’Harmattan en 1999. Le même Lamine Diack déclarait dans l’émission «Le Grand Jury» de la RFM en mars 2008 que «le Sénégal n’est pas le Togo» en réponse à une question sur la succession du Président Wade par son fils Karim.  
 
 
SUD QUOTIDIEN : 
LE RAS-LE-BOL DES POPULATIONS  
par , mercredi 25 mars 2009  
Les élections locales du 22 mars 2009 viennent de livrer leur verdict sous la forme d’un vote sanction. La compétition qui s’est déroulée dans le cadre de l’ancien fichier électoral dont la fiabilité a été contestée par l’opposition a été marquée par la déroute de la coalition sopi 2009. Une défaite qui aurait été plus éclatante si le taux d’abstention était plus faible. 
L’analyse des résultats renseigne sur la popularité et la représentativité du Président de la République, de son fils, des coalitions, des partis et des leaders politiques, sur l’incursion de la société civile dans le terrain politique, l’effet des scissions, des querelles et de l’injustice politiques, sur le mécontentement des populations, sur la désaffection des masses de la chose politique, sur l’importance de l’argent, l’appui des forces religieuses et l’appartenance affective du leader local. Il est aujourd’hui établi que ni l’argent, ni les forces religieuses, ni le nombre infini de partis politiques attelés dans une coalition ne peuvent parer le rejet électoral d’une politique par les populations que l’appartenance affective locale du leader ne pourrait du reste qu’atténuer. 
Le Président et son fils avaient besoin de mesurer leur popularité et leur représentativité en s’impliquant directement dans cette campagne électorale. La lecture des signaux doit les conduire à tirer les enseignements et les conséquences qui leur permettront de mieux apprécier et profiler leurs perspectives politiques. La problématique de la succession du président doit être correctement reconsidérée, le dialogue politique relancé et la satisfaction de la demande sociale posée comme une priorité. 
Le secrétaire général du PDS aura de plus en plus du mal à maîtriser l’indiscipline débordante dans son parti plus on s’approche de la fin du mandat présidentiel de Me Wade qui, de toute évidence, ne se représenterait pas en 2012. L’effet des querelles politiques internes et de l’injustice politique, dont Macky Sall a été victime, a amplifié sans nul doute la débandade électorale tout en indiquant qu’en politique il vaut mieux rassembler que diviser et éviter surtout la surestimation ou l’arrogance politique. 
Le taux d’abstention qui exprime l’autre vote manifeste la désaffection des populations d’une certaine politique incarnée par une classe politique à cours de solutions alternatives et dont le discours et le comportement ne cessent d’ajouter à la confusion et à la perte de repères des masses. 
La participation des partis politiques aux élections sous forme de coalitions, aussi efficace qu’elle soit du point de vue résultat, ne permet cependant pas d’avoir une visibilité sur les programmes politiques individuels et sur la représentativité des partis et des leaders. 
Cette pratique ou culture politique risque d’encourager la multiplication ou l’émiettement des forces politiques qui conduit à un affairisme politique en favorisant la politique de « la fin justifie les moyens » qui privilégie le résultat et sacrifie les programmes et la qualité. 
Les partis qui ont pris part à ces joutes électorales sous leur propre bannière ont plus de chance d’estimer leurs forces. Les sénégalais n’ont pas aussi voulu cautionner la confusion des genres et des rôles en indiquant à la société civile sa place naturelle. Que chacun se met à sa place et joue le rôle qui lui est dévolu. 
L’issue des prochaines échéances électorales de 2012 se joue dés à présent. L’enjeu de ces élections tournera autour des bilans que l’opposition et le pouvoir présenteront au moment de ces élections. Il s’agit donc pour l’opposition pendant les trois prochaines années de montrer qu’elle représente une alternative plus crédible. 
Ce qui n’est pas évident lorsque l’on sait qu’ils ne détiennent pas les rouages du pouvoir central. Le pouvoir au lieu de récupérer les municipalités des mains des opposants par délégations spéciales opterait de leur mettre les bâtons dans les roues pour rendre, le moment venu, leurs bilans négatifs. 
Au total ces élections du 22 mars constituent une opportunité pour le Président Wade de rectifier le tir et pour l’opposition de revenir aux affaires mais aussi et surtout permettront à la classe politique dans son ensemble de revoir son discours, son comportement et son programme relativement à la demande sociale. 
Les défis pour remporter les élections présidentielles de 2012 sont désormais plus sérieux aussi bien pour l’opposition que pour le pouvoir. Le faible taux de participation et le fort taux d’abstention n’expriment que le ras-le-bol des sénégalais. 
• Dr. Abdoulaye Taye  
• Enseignant à l’Université de Bambey  
• Président National de TGL  
• Initiateur du RBG-AMO 
CHRONIQUE DE L’IMPROVISTE En mars, qui sème trop dru, récolte menu  
par Henriette Niang-Kandé | SUD QUOTIDIEN , mercredi 25 mars 2009 
Jusqu’au dimanche 23 mars avant le dépouillement des votes des citoyens, certains étaient plus que jamais persuadés que le wadisme serait encore triomphant et étaient loin de s’imaginer qu’ils laisseraient leur fauteuil aux membres d’une coalition de l’opposition jusque là siphonnée par le rouleau compresseur wadien. 
Mais la réalité des résultats des scrutins a mis en évidence une chose : il y aura un avant et un après élections régionales, municipales et locales pour Maître. Le choc du verdict électoral est rude, et le pire n’a pas pu être évité. Le pire, c’est pour le Palais de la République. Le scénario sombre mais pas totalement noir qui a prévalu, n’a donc pas surpris. Sauf le camp de la « dynastie et de la galaxie ». Car se sont bien des symboles qui ont été touchés et même atteints. 
Les défaites de personnalités « emblématiques » du wadisme et de la Génération du Concret atteignent directement Maître : le Maire de Dakar, son fils Karim, les ministres originaires de la région de Saint-Louis et ceux de Thiès. C’est un soufflet qu’ont infligé à Maître, les citoyens sénégalais, non sans lui rappeler qu’un peu de retenue et de méthode ne nuisent pas quand on cherche des solutions à un problème. Toutes ces déconvenues personnelles ne sont pas compensées par quelques si rares succès, comme la victoire de Abdoulaye Baldé à Ziguinchor, Oumar Sarr à Dagana, Souleymane Ndéné Ndiaye à Guinguinéo, Mamadou Seck à Mbao. Et les souteneurs ne se racontent pas d’histoire, même si « la » victoire de l’opposition est à la faribole publique : « de grands responsables ont appelé à voter contre Sopi ». Arguments verbeux et pseudo réthoriques de candidats vaincus... L’entre-soi ne produit-il pas sa propre musique ? 
Ce rappel à l’ordre républicain n’est pas une mise au point ni une remontrance. C’est la remise à l’endroit d’une vertu jusque-là atterrée face au vice qui prenait sa « route vers le sommet ». Car au fil du temps, les micro amplifiaient leurs paroles, faits et gestes. Et même s’ils ne buvaient que de l’eau, l’ivresse des applaudissements leur a fait confondre public et sujets. C’est la sanction à cette « bulle présidentielle » en même temps que le refus d’entendre la résonance d’un couple père-fils se parlant sur le ton de la complicité patinée : « Mon enfant, je te protège et tout ce qui est à moi est à toi ». N’avait-il pas déclamé à la face du Sénégal une touchante satisfaction paternelle, en lançant à son fils : « Karim, je dirai à ta mère que tu as bien travaillé ». Aujourd’hui, on entend d’ici ce qu’il doit dire la maman du fils qui a échoué. Par contre, on espère seulement qu’il aura l’élégance de dire à celle du numéro 2 et jumeau putatif de doomu Viviane, que le 22 mars, c’est Abdoulaye… Baldé qui a été au tableau d’honneur. 
Les Sénégalais, grands observateurs de la vie politique ne sont pas ce peuple que l’on a voulu retourné à l’adolescence, en quête d’un vieil oncle sachant manier tour à tour la caresse et les gros yeux. Ils ont rappelé à Maître, les codes d’une République et d’une démocratie dont il s’est allègrement éloigné. Ils lui ont rappelé qu’ils ont besoin d’un président qui s’occupe des Sénégalais et pas seulement de lui et du bonheur de ses proches. Ils ont besoin d’un président qui ne se fixe pas cet objectif de « sculpter » un fils en modèle. Un chef qui « salue » à parts égales tous les citoyens, la République et la démocratie. En un mot, un président qui est président. Est-ce que c’est encore possible pour lui ? Là est toute la question. Comme en amour, une fois que le charme est rompu, l’Histoire peut-elle recommencer ? 
En tout cas, la gueule de bois a changé de camp ce lundi matin. Les vaincus d’aujourd’hui, si prompts hier, à parader sur les plateaux de télévision et « réagir » sur les stations de radio sont devenus muets comme des carpes. La gestion de leurs actions politiques ne s’est résumée au cours de toutes ces années qu’à un jet continu de coups d’éclat où toutes les notions de bien et de mal et tous les repères du beau et du laid s’étaient inversés. Ils n’ont fait que réagir. Or, la réaction n’est que l’expression d’un sentiment et elle n’informe finalement que très peu sur l’essentiel. 
Résultats ? Un Etat délétère conduit par des hommes et femmes sans vision et sans imagination dans les fossés d’une chienlit programmée que tous les laissés-pour-compte, rassasiés de promesses non tenues, affamés, découragés, humiliés ont refusé et sont sortis de leur muette révolte pour crever les yeux de ces politiciens, qui nous dirigent derrière les vitres teintées de leurs voitures ou en se retranchant dans des maisons au luxe insolent. 
Dans les quelques jours, on assistera à des cérémonies de passation des pouvoirs. Moment délicieux et cruel à la fois. Un sourire trop large, des yeux un trop pétillants, monter les marches en courant, jeter un regard circulaire dans le bureau pendant que le sortant fait son speech, sont des réactions bien compréhensibles, mais que le vainqueur doit réprimer. Elles peuvent être interprétées comme étant le comportement d’un embryon de star qui se prend déjà pour une vedette grisée par des spots et les résultats des urnes. Quant au sortant il doit faire des efforts surhumains pour accueillir celui qui l’a envoyé valser et à qui, comble de démocratie il doit céder son fauteuil. Un visage fermé, une lèvre pendante, une moue boudeuse, une main hésitante avant d’être tendue (pour la photo) suffisent très amplement à qualifier le néo « has been » de ne pas être fair-play, d’être mauvais perdant 
Pour nombre d’entre ceux qui rendront leur siège, 2009 est encore bien jeune (seulement un trimestre) mais elle a tout l’air de s’annoncer comme une année catastrophique. Ceci ne nous empêchera cependant pas de dire que les Sénégalais, n’ont fait qu’exprimer un cri : « Maître et ses hommes ont cherché à casser les codes…de la République, nous avons repris notre pouvoir ! » La seule chose donc qui compte aujourd’hui, c’est d’avoir pris part à l’événement survenu et d’être entré dans l’ère nouvelle qu’il a inaugurée. 
Henriette Niang Kandé 
KHALIFA SALL VAINQUEUR DE PAPE DIOP FACE A LA PRESSE « Aujourd’hui 2009 a effacé 2007… »  
par Bemba Ibn Younoussou SIBY | SUD QUOTIDIEN , mercredi 25 mars 2009 
Kahlifa Sall, le vainqueur de l’édile libéral de la ville de Dakar a fêté ce lundi, 23 mars, sa victoire au siège du Parti Socialiste (Ps) à Colobane. Selon Khalifa Sall, la coalition Bennoo Siggil Sénégaal est allée unis à ces élections et elle est entrain de s’organiser pour, « véritablement, répondre unis aux aspirations des populations et aller à la quête du bien être des dakarois ». Mais bien plus,« aujourd’hui 2009 a effacé 2007 » et il s’agit pour nous, les acteurs politiques, de tenir compte de cet aspect », a-t-il soutenu. 
Les partisans du nouvel homme fort de Dakar ont répondu présent à l’appel. Ils étaient nombreux à s’être déplacés au siège du Parti socialiste (Ps) pour fêter leur victoire. La victoire de Khalifa Sall. Un sentiment de réconfort et d’espoir est exprimé par le vainqueur de l’édile libéral de Dakar qui précise que les Sénégalais viennent de donner la preuve qu’a chaque fois que de besoin, ils savent prendre leur responsabilité. « Aujourd’hui 2009 a effacé 2007 » et il s’agit pour nous, les acteurs politiques, de tenir compte de cet aspect. Me Wade et ces affilés doivent tirés toutes les leçons de ces élections pour que les trois ans qui les reste, à faire au pouvoir, soit des années qu’ils mettront en contribution pour le bien être des sénégalais » précise le probable futur maire de Dakar. Khalifa Sall ajoute qu’ils mesurent l’ampleur du défi qui les attend « Il s’agit pour nous de relayer les difficultés des populations de Dakar et surtout de les résoudre ». 
Les idées des populations constitueront notre programme 
La gestion de la municipalité sera une gestion participative, selon lui, « nous voulons bâtir un partenariat où le citoyen sera responsabilisé. Ils seront les décideurs et nous les facilitateurs c’est pourquoi la gouvernance que nous préconisons est une gouvernance participative ». Le futur probable chef de l’équipe municipale de Dakar affirme sa sérénité et leur espoir à leur capacité à relever ces défis. Il ajoute que sur le budget de 44 milliards de Fcfa qu’ils ont trouvés sur place, ils ont consenti à mettre 1 milliard à la disposition de chaque commune qui décidera de l’affectation de cette somme aux secteurs qu’ils estimeront prioritaire et, selon lui, 1 milliard dans une commune çà se voit. « Nous allons mettre le budget de la municipalité sur le net ». 
L’opposition à la mairie… 
Selon Khalifa Sall, cette situation ne doit pas poser de problème car, explique t-il, nous sommes dans un Etat régis par des lois et des règles ; nous avons des compétences précises et déterminés par la loi. Il ajoute qu’ils veulent bâtir Dakar en intelligence avec l’Etat « nous sommes des collectivités locales, on est des démembrement de l’Etat avec des prérogatives et une certaine souplesse ». 
L’ARTP n’a rien compris… 
Khalifa Sall poursuit en disant que l’ARTP n’a rien compris . Il n’est qu’un organisme parmi tant d’autres qui sont des boucs émissaires. C’est ce pourvoir répréhensible qui ne veut pas laisser les organes de presse faire leur travail qui est fautif. En 2000, nous avons pâtis de la presse et c’est ce qui a permis à ce régime d’être là aujourd’hui. Je crois que les médias contribuent beaucoup à l’émergence d’une grande démocratie. 
(Stagiaire) 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 25.03.2009
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