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le 23 décembre 2
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LEQUOTIDIEN: 
Les 82 milliards de la France et les vrais amis  
13-12-2008 C’est dans le malheur que l’on reconnaît ses vrais amis, déclare la sagesse populaire. Le Sénégal, depuis l’arrivée au pouvoir du Président Abdoulaye Wade, a entrepris d’élargir autant que possible, le cercle de ses amitiés. En plus de ceux que l’on appelle, les «alliés traditionnels», au premier rang desquels on trouve la France et les Etats-Unis d’Amérique, ont a vu arriver, chaque jour avec plus de force, la République populaire de Chine et, surtout, les pays arabes, en particulier ceux du Golfe arabo-persique.  
Les amitiés que le Sénégal a pu nouer de par le monde, ont souvent démontré leur utilité, surtout si elles sont appuyées par une diplomatie dont le dynamisme s’est renforcé avec les années. Rares sont les fois où nos amis nous ont fait défaut. Mais parfois, on a vu le bénéfice d’amis sûrs. 
Une belle preuve d’amitié a été donnée le lendemain de la Tabaski, par le gouvernement français. L’ambassadeur Jean-Christophe Ruffin a confirmé ce que Le Quotidien avait déjà annoncé, à savoir, le prêt, bien opportun, de 82 milliards de francs Cfa, pour permettre au gouvernement de commencer à payer la dette due aux entreprises privées. C’est, quoi que l’on puisse en dire, la marque d’une amitié indéfectible, comme disent les diplomates. 
Il ne faut pas oublier que si l’Etat à atteint ce niveau d’endettement envers les entreprises privées, c’est aussi parce que certains de ses «amis» n’ont pas respecté leur parole. Pour les travaux entrepris dans le cadre de la tenue du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) de mars dernier, le gouvernement avait cru en un premier temps, que les dons en provenance essentiellement de l’Arabie saoudite et du Koweït allaient couvrir les charges. Ensuite, il nous a été dit que c’est plutôt le Fonds koweitien pour le développement qui allait financer, pour 15 milliards de francs Cfa, «l’embellissement» de la Corniche Ouest, la Vdn étant pris en charge par la Banque islamique de développement, avec un prêt de 22 milliards de francs Cfa. 
A la fin, il s’est avéré que les fonds arabes espérés ne sont jamais venus au moment où on les attendait. Finalement, c’est le Trésor public qui a dû prendre en charge l’ensemble des travaux. Cela aurait pu continuer sans trop de difficultés, si la crise alimentaire et la flambée des prix des produits énergétiques ne s’étaient pas mêlées à l’affaire. Les finances sénégalaises, plus sollicitées que de raison, n’ont pas pu tout supporter, et les pouvoirs publics ont préféré sacrifier les moteurs de l’économie nationale. Avec des conséquences que l’on note aujourd’hui, et qui n’ont rien à voir avec les retombées de la crise financière internationale, dont nous avons jusqu’à présent, pu être préservés. 
L’économie sénégalaise à bout de souffle, ce ne sont pas nos amis chinois ou arabes, adeptes convaincus du «partenariat gagnant-gagnant», qui sont venus nous tirer d’affaire. Malgré les rodomontades de certains, le coup de force de Nicolas Sarkozy qui met la pression sur le Fmi afin qu’il avalise la dernière revue de la mission et permette la poursuite du programme Ispe, est une vraie bouée de sauvetage. Les Français n’ont pas voulu être rancuniers, après avoir vu leur compatriote Bolloré, ami personnel de Sarkozy, se faire débouter du Port de Dakar au profit d’un Arabe nouveau venu, aux termes d’un appel d’offres nébuleux.  
Des manières de faire très différentes, par exemple, de celles des nouveaux «amis» Chinois. Ces derniers, après avoir prêté à l’Etat 24 milliards de francs Cfa pour la réalisation de la Boucle de Dakar, le renouvellement du réseau électrique de Dakar par la Senelec, ont obtenu que le marché soit attribué sans appel d’offres, à une de leurs entreprises. Cette dernière va réaliser les travaux avec des travailleurs chinois recrutés depuis la Chine pour les besoins de la cause. Et l’on peut être sûr, si on les laisse faire, qu’ils auront la même attitude que Henan Chine lors de la construction du stade Léopold Sedar Senghor. Ils vont garder par-devers eux les plans de l’ouvrage, de sorte que l’on ait toujours besoin d’eux pour la plus petite intervention de maintenance sur le réseau. En somme, des amis dont on ne pourrait plus jamais se passer.  
Signature d’un appui budgétaire avec le Sénégal : La Hollande attend le Fmi  
13-12-2008 Le gouvernement néerlandais ne signera d’accord sur un appui budgétaire multi annuel avec le Sénégal, qu’après la conclusion de la troisième revue de l’Ispe en 2009. C’est ce qu’a indiqué jeudi dernier, l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, lors de la signature d’un accord de financement relatif à un appui budgétaire de 6,5 milliards de francs Cfa, au ministère de l’Economie et des Finances. Par Dialigué FAYE 
 
Il n’y aura pas de protocole d’accord pour un appui budgétaire multi annuel entre le Sénégal et le Royaume des Pays-Bas avant que le Fonds monétaire international (Fmi) n’ait conclu son programme Ispe avec le Sénégal. C’est du moins ce qu’a indiqué, il y a deux jours l’ambassadeur des Pays-Bas, Johannes W. Gunivortus Jansing, lors de la signature d’un accord de financement d’un appui budgétaire de 6,5 milliards de francs Cfa, au Ministère de l’Economie et des Finances. «Le gouvernement néerlandais ne décidera de la signature d’un protocole d’accord sur un programme d’appui budgétaire multi annuel qu’après la troisième mission de revue Ispe en 2009», a déclaré le diplomate.  
Pour quels motifs ? Le représentant des Pays Bas explique : «Les finances publiques sénégalaises ont connu en 2008, une détérioration, suite non seulement à des chocs exogènes liés à la conjoncture mondiale, mais aussi à des problèmes de gouvernance financière et de gestion budgétaire, qui se sont relevés dans la deuxième moitié de l’année. Ces problèmes ont affaibli la base de confiance qui est essentielle dans tout programme d’appui budgétaire.»  
Cependant, estime Johannes W. Gunivortus Jansing, «le programme de mesures correctives, convenu par le gouvernement du Sénégal et la deuxième mission de revue du Fonds monétaire international (Fmi) dans le cadre de l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe) de novembre 2008, devrait permettre de rétablir cette confiance».  
Pour rassurer le diplomate, Abdoulaye Diop a indiqué qu’«aujourd’hui, le gouvernement du Sénégal, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Ispe, a signé avec le Fmi un plan d’actions pour renforcer la transparence, la fiabilité et l’efficacité de la gestion des finances publiques».  
Le financement de 6,5 milliards obtenu du gouvernement néerlandais, vise à soutenir la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Cela, en soutenant la mise en œuvre par le gouvernement du Sénégal de sa stratégie de croissance accélérée (Sca) et de sa stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp). Une approche qui selon, l’Ambassadeur des Pays-Bas, s’inscrit dans le cadre de la Déclaration de Paris et de l’Arrangement cadre relatif aux appuis budgétaires (Acab) entre le gouvernement sénégalais et ses partenaires au développement signé en 2008. 
Cet appui budgétaire général vient compléter l’appui budgétaire sectoriel des Pays-Bas. Et si l’on en croît l’ambassadeur néerlandais, «l’aide des Pays-Bas au Sénégal accroîtra considérablement». Il annonce que le montant total du financement néerlandais prévu pour la période 2008-2011 est de 90 milliards de francs. 
 
dialigue@lequotidien.sn 
 
Canons de Noël  
Souleymane Jules Diop Jeudi 11 Déc 2008  
« La persévérance dans l’illusion béate  
est la maladie héréditaire des pacifistes » 
Jacques FAIZANT 
Montesquieu avait une curieuse façon de railler la crédulité de ses contemporains. Dans les Lettres persanes, il vante les dons d’un charlatan capable d’enfermer des vents dans des outres. « Vous voulez être riches ? Imaginez-vous que je le suis beaucoup, et que vous l’êtes beaucoup aussi ; mettez-vous tous les matins à l’esprit que votre fortune a doublé pendant la nuit ; levez-vous ensuite ; et si vous avez des créanciers, allez les payer de ce que vous aurez imaginé, et dites-leur d’imaginer à leur tour ». Le libéral Abdoulaye Wade étend ce principe à sa pratique politique : « imaginez que vous avez des usines d’avions gros porteurs, des greniers remplis de céréales, et demandez à tout le monde d’imaginer la même chose ». La situation ainsi décrite dans les Lettres persanes avait causé une émeute qui a fait 17 morts. Prions pour que ça n’arrive pas, mais nous ne sommes pas loin d’une issue fatale du même genre. Les temps sont durs, chers lecteurs. 
Du moins, ce que disent les « renseignements généraux ». Abdoulaye Wade ne prend pas pour argent comptant tout ce que radotent ces encagoulés de la Place Washington. Ils avaient prévu sa défaite au deuxième tour de la dernière présidentielle de 2007. Il s’est élu au premier tour. Ils avaient prévu une montée en puissance de Karim Wade. Il est tombé en impuissance. Mais cette fois-ci, leur prévision catastrophique donne la chair de poule. Ils envisagent, ces gens de la « DST », un embrasement total du pays entre janvier et février. Ca semble un peu surprenant, mais n’importe quel élève de CM2 aurait pu aboutir aux mêmes conclusions : l’Etat, à moins de renflouer les caisses du Trésor, n’a plus les moyens de payer ses fonctionnaires. Quand on y ajoute la menace qui pèse sur les entreprises du fait de la dette intérieure, on tombe sur ce scénario apocalyptique. Partout, des manifestations sont envisagées, dues à un mécontentement général de la population. Les imams de Guédiawaye ont déjà indiqué la voie, dans ce qui semble une première dans l’histoire du Sénégal. Là même où le petit charmeur de serpent, Hassan Bâ, promettait à son khalife une soumission molle et totale de la jeunesse des banlieues. Un jeune chômeur s’était désespérément jeté sur le cortège présidentiel pour corriger « le magicien ».  
Abdoulaye Wade expérimente parfois ce mécontentement général par des cérémonies cruelles d’immolation par le feu. Il a décidé d’y remédier avec sa médication favorite, les promesses insensées. La méthode est d’une efficacité inouïe. A chaque fois qu’il s’engage dans ce genre de supercheries, c’est comme s’il administrait une dose de tranquillisants aux populations. Même ses plus farouches opposants se ramollissent.  
Ce n’est plus le cas. Tout le monde admet que « trop c’est trop », et que « ça va exploser ». Les prévisions sont si alarmistes que l’ambassadeur de France, habitué aux scènes de famine apocalyptiques du temps de Médecins sans frontière, a alerté l’Elysée : si la France ne fait rien, le Sénégal risque de basculer dans l’horreur. Le pays est menacé de banqueroute. Les hôpitaux manquent de tout, parfois même de gants pour les interventions chirurgicales. Des milliers de bacheliers risquent de se retrouver dans la rue. Les recettes fiscales ont baissé de façon drastique ces derniers mois. Trois fois moins de recettes, selon les constats les plus optimistes. L’Etat a mis à genou des milliers d’entreprises et ce sont ces entreprises qui assuraient l’essentiel des recettes du Trésor. Tout le drame est là. Le pays « émergeant » s’endette à des taux usuraires pour payer ses dettes. Evidemment, c’est pour la dette échue. Entre 130 et 174 milliards, selon celui qui parle. Quand l’économiste Abdoulaye Wade parle, il est plus nuancé. C’est « entre ». Quand c’est Abdoulaye Diop, finie la langue de bois. C’est « carrément » 174 milliards. Reste la totalité de la dette due, qui avoisinerait les 300 milliards selon le patronat. C’est ce qui nous donne une Tabaski avec cette mine d’enfant battu. Le président de la République s’adresse à la Uma islamique au lieu de s’adresser aux sénégalais, son imam prie pour le président des Etats-Unis au lieu de prier pour son président, qui en a pourtant plus besoin. Nous n’avons plus droit à des messages présidentiels, encore mois les appels à l’unité. Un spécialiste de la morosité présidentielle, à qui j’ai posé la question sur les raisons de cette mine malheureuse du chef de l’Etat, m’a fait savoir qu’il a commencé à payer « sa dette intérieure ». Il est en audience intime avec lui-même, voulait-il dire. 
Abdoulaye Wade disait lors du dernier Conseil présidentiel sur l’investissement, que le Sénégal avait les moyens de payer sa dette intérieure. C’est faux, puisque nous sommes obligés de recourir à un prêt de la France, soumis aux conditionnalités du FMI. Si les banques ne veulent nous prêter qu’à des taux « usuraires », c’est parce que nous ne valons plus rien. Un pays qui n’arrive pas à faire face à sa dette intérieure ne peut pas faire face à sa dette extérieure. C’est le raisonnement très logique de tous les bailleurs de fonds et institutions financières qui observent la situation du Sénégal avec une inquiétude mêlée de surprise. Pour faire face à cette situation, la France va nous accorder un « prêt » de 82 milliards. Jean « catastrophe » Rufin le fait pour des raisons évidentes de stabilité politique. Mais en sauvant le régime d’Abdoulaye Wade d’une fronde généralisée, il sacrifie les générations à venir, qui devront payer cette dette due à la France. C’est dans la logique du médecin, celle qu’il décrit bien dans Globalia : la sécurité d’abord, la liberté ensuite. Quand les émeutes ont éclaté suite à l’élimination des Lions, il avait aussi volé au secours du régime de Wade, en lui octroyant une aide d’urgence de 20 milliards pour l’achat de combustible. Le courant est revenu dans la banlieue, mais nous avons étouffé un mouvement de révolte qui aurait peut-être été utile au pays. Après plus d’une année de présence au Sénégal, l’ambassadeur français n’ignore pas que c’est l’absurdité radicale d’Abdoulaye Wade qui nous a menés à cette situation catastrophique.  
Nous avons un président qui veut mener une vie de riche à la tête d’un pays pauvre. La flotte familiale compte trois avions luxueux, pendant que le pays entier croupit dans la misère. On espérait de la France qu’elle rappelle au moins certains principes de bonne gouvernance. Quand la crise est intervenue au milieu des années 90, Abdou Diouf avait fermé de nombreuses représentations diplomatiques et baissé les salaires des membres de son gouvernement. Abdoulaye Wade les augmente. Le nombre de représentations diplomatiques est passé de 29 en 2000 à 63 en 2008. Les salaires des ministres et des députés ont plus que doublé, comparés à leur niveau d’il y a dix ans. Il menace ses ministres de représailles, alors que depuis huit ans, il racle les fonds des ministères pour se soumettre à sa soif de grandeur universelle. Toute cette histoire de dépassements budgétaires est la conséquence de la gabegie orchestrée pour l’organisation du sommet de l’Oci. Des fonds ont été tirés des ministères pour alimenter les comptes de l’Anoci. Abdoulaye Diop a dit souhaiter que ces ministères soient audités pour situer les responsabilités, mais il sait qu’il ne l’obtiendra pas. Ce serait auditer l’Anoci de Karim Wade. Ils ont fait exactement ce qu’ils reprochaient à Idrissa Seck, en pire. Même les chantiers de Fatick, engagés pour donner un petit souffle à la ville en déclin ont été abandonnés pour financer les travaux de Karim Wade. 
Nous lui aurions pardonné tout ceci s’il n’avait pas ajouté à son échec monumental, une arrogance à toute épreuve. Le bilan est si médiocre que plus personne ne veut l’assumer. Même la Génération du concret parle de changement, figurez-vous !  
Un internaute a magistralement démontré, avec des indications à l’appui, ce que j’ai toujours soutenu dans ces colonnes. Abdoulaye Wade a beau s’abaisser pour élever son fils, Karim Wade ne vaut pas mieux que son père. Il a été moulé dans cette même vieille cimenterie familiale. Son père en a fait le sénégalais le plus connu, mais c’est le sénégalais dont on connait le moins de choses. A part quelques phrases creuses du genre « le travail est mon idéologie », c’est que de la poussière et du vent. Son Cv est d’ailleurs aussi mystérieux que le personnage. Ce que nous pouvons dire avec certitude, c’est qu’il est allé très tôt à l’école, mais il a fait une maîtrise en économie à un âge aussi tardif que son père, à 28 ans. C’est pourquoi quand il s’est agi de rédiger son mémoire, qui lui a permis l’obtention de son diplôme, il s’est contenté de celui de sa sœur Sindiely. 
SJD 
Auteur: Souleymane Jules Diop  
Ce qu’on reproche à Karim c’est ce que le singe avait reproché au gorille « golo béye baboune doundé » 
C’est le fait qu’il soit resté en marge du Sénégal et des préoccupations des sénégalais, qu’il ait choisi sa « françaisité » quand il était au Sénégal et ignorer sa « sénégaléité » quand il s’est retrouvé en France, c’est le fait qu’il n’ait rien retenu du Sénégal ni la langue ni la culture ni les valeurs ni la tradition, qu’il n’ait retenu du Sénégal qu’un vaste business dont l’exploitation fut rendu possible par l’accession d’un papa à la plus haute fonction de l’Etat.  
 
Ce qu’on reproche à Karim c’est de jouer le rôle de l’aveugle qui a déclenché une intifada parce que assis sur un tas de pierre appartenant à autrui 
 
C’est le fait qu’il utilise nos maigres deniers pour réussir des paris fou (10 milliards pour un tunnel de 300 mètre, 4 milliards pour un kilomètre de route…), c’est le fait qu’il cumule et confisque l’argent des contribuables en amont pour leur distribuer une partie, en aval et ainsi, chercher à se tailler une posture de présidentiable. 
 
Ce qu’on reproche à Karim c’est aussi beaucoup trop de choses : Détenir un vrai pouvoir sans être l’attributaire légitime, violer le protocole républicain en permanence, Utiliser des deniers de l’Etat et refuser d’être audité, intervenir dans tous les montages financiers de l’Etat sans avoir officiellement la prérogative…. 
 
Karim est pour les sénégalais ce que l’hyène a toujours été pour le troupeau : un prédateur.  
Lui, il a juste réussi à se mêler à nous pour un but cynique : nous guider à l’abattoir en rang serré. 
LeQuotidien : Vendredi 12 Déc 2008 
PUBLI-REPORTAGE DU FINANCIAL TIMES SUR LE SENEGAL : L'Etat paye pour se faire chicoter  
L’Etat sénégalais a payé pour un encarté spécial sur le Sénégal dans le journal économique britannique de renommée international, Financial Times. Bien que la rédaction ait été payée par le gouvernement pour cette sortie, ouverte par un éditorial du Président Wade, les articles des journalistes n’hésitent pas à donner la parole aux opposants les plus virulents à la politique du gouvernement.  
C’est ce que l’on appelle payer pour se faire fouetter. Payer un publi-reportage pour plus de 300 millions de francs Cfa, dans un des journaux les plus connus dans le monde, pour s’y faire traiter de despote et se voir dire que «la croissante concentration de pouvoir dans les mains du président Abdoulaye Wade est en train de faire perdre sa vigueur à l’une des démocraties les plus admirées d’Afrique», relève presque du masochisme, si l’on n’était pas ici dans le cadre politique.  
Le Special report sorti dans le Financial Times du mardi 25 novembre 2008 est un encarté de six pages sensées étaler la gloire du visionnaire qui est en train, selon ses thuriféraires, de changer en profondeur la face du Sénégal. D’ailleurs, sur la première page, le commanditaire signe un éditorial, estampillé avec son sceau de président de la République du Sénégal. Il y crie essentiellement sa fierté d’avoir «gagné (son) pari» de la sécurité alimentaire, grâce à la Goana. D’autres articles parlent, entre autres, de la nouvelle configuration financière de la place de Dakar, entamée sous la poussée de la marocaine Attijariwafa Bank, du dynamisme des confréries religieuses, en particulier de l’implication toujours plus forte des chefs religieux dans la politique. Sous un ton assez neutre et sans l’air d’y toucher, les articles sont, de manière générale, très critiques envers la politique officielle. 
 
Couacs d’une politique agricole 
Ainsi, l’article consacré à la Goana, et signé Christopher Thompson fait parler un agronome, établi à Dakar qui juge que «il y a eu peu de concertation concernant l’approche du gouvernement sur l’agriculture, ce qui fait qu’il y a un sentiment que l’arrière pays est négligé». Par ailleurs, bien que non pris en compte dans la Goana, l’arachide reste le moteur de l’agriculture sénégalaise et y exerce, selon les dires du président, rapportés dans l’article, une «tyrannie». Malheureusement, la mise à l’écart du «tyran» n’a pas toujours produit des résultats enviables pour la Goana. Un producteur de la région de Kolda, dont le nom est donné dans l’article, indique que la Goana ne lui a servi à rien, parce qu’il ne lui offre pas la possibilité d’un crédit abordable, en plus du fait qu’il n’a pas de tracteur. 
Un autre article traite de la phase difficile que connaît le secteur de la pêche, tué petit à petit par la surexploitation des ressources halieutiques. Juste à côté, comme pour montrer la relation de cause à effet, un autre article raconte les infortunes de ceux qui tentent l’aventure de l’émigration clandestine, principalement par la voie maritime.  
Democratie en regression 
Si le traitement de l’économie dans le journal n’est pas des plus satisfaisant, la politique est encore plus terrible. L’article d’ouverture est titré, «une réputation enviable commence à se défaire». On y parle du fameux sujet qui a fait sortir le Président Wade de ses gonds à Lyon, dernièrement. Le journaliste explique la montée des mécontentements dans le pays à, entre autres, la perception répandue que le président prépare son fils Karim Wade pour qu’il lui succède. Cela passe difficilement quand le secteur privé court après le paiement de ses créances et que le coût de la vie devient de plus en plus difficile. La parole est donnée à des opposants comme Ousmane Tanor Dieng, leader du Ps, Moustapha Niasse, de l’Afp, ou des membres de la société civile comme Alioune Tine de la Raddho, qui tous, constatent que le modèle démocratique sénégalais a bien régressé. Même des musiciens, comme les rappeurs de Daara J ou le gutariste Nuru Kane, ne cachent pas leur volonté de «s’opposer au gouvernement pour se débarrasser de cette politique de la corruption», qui caractérise le pouvoir en place. Au point que le journaliste conclut en affirmant que, «la plus grande question est de savoir si M. Wade pourrait assurer une succession qui va maintenir la stabilité que les investisseurs étrangers en étaient venus à considérer comme acquise. Dans l’affirmative, la vision de la «Renaissance africaine» de M. Wade serait autre chose qu’une statue de 50 mètres», en rapport avec la statue de 11 milliards de francs Cfa que Me Wade fait ériger sur l’une des Mamelles.  
Publi-reportages critiques 
Cet encarté du Financial Times n’a pas été fait par charité ou juste par professionnalisme. On sait que les autorités sénégalaises aiment bien ce support, où M. Wade signe à chaque fois des articles que seuls ses féaux ou ses opposants politiques prennent la peine de lire attentivement. Cela ne poserait pas de problème si, une fois encore, cela ne revenait pas aussi cher au Trésor public, qui est déjà si tendu. Après une première parution d’un encarté du même type, en 2005, Le Quotidien avait pu apprendre que le gouvernement avait payé 300 millions de francs Cfa pour cette publication. Puisque les tarifs de publicité dans la presse internationale n’ont pas baissé depuis lors, on peut imaginer que c’est toujours le même tarif qui s’applique dans ce nouveau publi-reportage, sinon même plus. C’est dire que Me Wade a choisi de payer 300 millions de francs pour des articles de presse qui ne sont nullement tendres à l’égard de son régime ou de sa politique. Il serait intéressant de savoir ce qui le motive à continuer, quand on sait qu’un autre Special Report, de même dimension, était sorti le 10 avril 2007, à la même place, pour le même prix. A cette période, Me Wade venait de gagner la présidentielle et plusieurs articles reflétaient un optimisme de bon aloi. Me Wade venait de lancer sa Wade formula, à laquelle est consacrée toute une page. 18 mois plus tard, le ton des articles est comme l’humeur du pays. Maussade. Mais ici, l’exercice n’est pas gratuit.  
Auteur: Mohamed GUEYE  
SUD QUOTIDIEN: 
NAPOLEON III RENAÎT DE SES CENDRES Au nom du Père, du Prince et de la Sainte Vert…de terre  
par , samedi 13 décembre 2008 
Notre Père ou Grand-père qui est au Palais,  
Que ton règne monarchique perdure sans délai,  
Que ta volonté soit faite, sur terre et sur mer,  
Au sud du Sahara, comme dans l’au-delà. Père,  
Donne-nous encore notre lot d’humiliation quotidienne  
Auquel tu nous as habitués, par ces temps de géhenne !  
Oh seigneur des cieux et de la terre sainte du Sahara,  
Nous, idiots, t’avions pris pour Thomas Sankara  
Trahi par ses frères, comme tu nous as trahis, père  
Grand père, je devrais dire, je perds même mes repères.  
Pardonne-nous, père, d’être insolents et insoumis  
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,  
Vous en premier. Même si tu nous prends pour des défoncés  
Ne nous soumets pas à la tentation, d’hériter de ton fils.  
Nous ne sommes pas en tennis, pas de place pour Monfils. 
Ce serait trop nous demander, nous ne sommes pas à vendre,  
Faudra le dire en chinois, pour que tu puisses comprendre.  
Délivre-nous du mal que tu incarnes, ainsi que ta descendance.  
Grand père nous te vouons, loyauté fidèle et confiance  
Oh seigneur des cieux et de la terre sainte du Sahara,  
Nous, débiles, t’avions pris pour Thomas Sankara  
Pour te confier le destin de toute une nation  
Que tu sacrifies devant l’irrésistible tentation. 
Vieux petit Napoléon, comme tu prêches le faux  
Maladie d’Alzheimer, quand la mémoire fait défaut !  
Tu nous as rendus dociles, nous, agneaux de panurge  
Tes pouvoirs envoûtants, plus personne ne s’insurge.  
Ta magie nous a transformés, en de véritables abrutis.  
A toi la grandeur mesquine, Napoléon le Petit  
Loin de toi la petitesse, toi, grand apprenti  
Assis à ta table nous coupe déjà l’appétit. 
Toi qui as choisi d’affamer ton peuple ennemi  
Au Sahara tu demeures, la seule et unique pandémie.  
Père, y a-t-il des démons qui hantent ta termitière  
T’obligeant à te réfugier, jusque dans l’exosphère ?  
Si ce n’est pour mieux nous surveiller, pauvres mortels,  
Sache que tes longs séjours dans les airs empêchent nos prières  
De monter au ciel, oh syndrome de la montgolfière ! 
Du néant tu sors des héros, à la fidélité irréprochable,  
Des personnes qui jusqu’au dernier souffle sont incapables  
De renier leur relation fusionnelle avec l’avocat ou le diable.  
Tu crées, Petit Napoléon, mais tu tues aussi.  
Tous ceux qui lorgnent le trône, sur lequel tu es assis.  
Il t’arrive de ressusciter, même ceux qui t’ont trahi  
Ces ingrats que tu sors de l’ombre pour les incinérer  
Et répandre leurs cendres dans les tiroirs de l’oubli.  
Tu fais la pluie et le beau temps, souffles le froid, le chaud  
Nos foyers brulent comme sur le feu des artichauts  
Oh seigneur des cieux et de la terre du Sahara  
Nous, crétins, t’avions pris pour Mandela,  
Le messie, le sauveur, qui jusque dans l’au-delà  
Expie nos péchés, et punit les conspirateurs de Sankara  
Si seulement nous pouvions, remonter le temps  
Huit ans en arrière, corriger une erreur d’antan  
Recouvrer notre liberté, notre honneur bafoué  
Notre dignité négroïde violemment secouée. 
Oh seigneur des cieux et de la terre du Sahara,  
Nous, idiots, t’avions pris pour Sankara  
En toi nous croyions, grand-père Noël,  
Par toi aussi nous jurions, avant et après Noël. 
Père, aurais-tu des nouvelles de la fille de sept ans,  
Cette insoumise abusée pendant tous ces temps,  
Plus d’une douzaine de fois, par un vieil homme sans foi  
Un rêveur, un grand mytho, qui a menti cent fois  
Et qui pour anticiper sa succession, prépare l’accession  
Au trône de son prince, en quête désespérée d’ascension,  
Père, veux-tu des nouvelles de cette fille pauvre ?  
Elle a été abusée par un vieil homme chauve.  
Elle a été retrouvée, dépecée en mille morceaux  
Son crâne fracturé, à coups de marteaux. 
Elle n’avait que sept ans, la pauvre malheureuse  
Elle qui pourtant, avait l’air si heureuse.  
En paix elle repose, dans la demeure des morts  
Je ne vous en veux pas, père, vous n’avez pas tort,  
Si c’est pour votre fils, ce meurtre est de bonne guerre. 
Permettez-moi de vous tutoyer car je vous respectais naguère.  
Vous ne faites qu’accomplir, une coutume, un rituel  
Une croyance démentielle, un devoir paternel  
Nous crétins, t’avions pris pour Mandela  
Pour notre salut ici-bas comme dans l’au-delà.  
Sur sa tombe j’appose, une fleur, une rose  
Que tous les soirs j’arrose, de mon encre morose. 
Momar Mbaye  
mbayemomar@yahoo.fr 
Pourvu que les rapaces…  
par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN , vendredi 12 décembre 2008  
« La ronde des hyènes… » (David M. Diop) 
Avant-hier avec la France devenue subitement moins parcimonieuse en donnant d’un coup 82 milliards de Fcfa, hier avec les Pays-Bas pour 7 autres milliards, la pêche des Argentiers est fructueuse, même miraculeuse pourrait-on dire. Ils récoltent en effet, en moins de 48 heures, près de 90 milliards de Fcfa. 
Les deux Abdoulaye, Diop et Sow du ministère de l’Economie et des finances qui déroulent ainsi pour conforter les promesses présidentielles d’éponger la dette intérieure avant le 31 janvier prochain, ont déjà dans leur besace 135 milliards si l’on comptabilise les dividendes « Sonatel » « touchées » par anticipation et la vente des actions flottantes que détienne l’Etat au sein de cette société encore fortunée, le tout faisant 48 milliards de Fcfa. 
A ce rythme, surtout quand on sait que l’on espère à la place Washington recevoir pas plus tard que le 19 décembre prochain à l’occasion du passage du « dossier Sénégal » au conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) dans le cadre de la revue Ispe la rondelette somme de 36 autres milliards de Fcfa au titre de la Facilité contre les chocs exogènes (Fce), nos deux trésoriers seront à même de solder la dette intérieure, celle bien légale s’entend, avant le terme présidentiel du 31 janvier prochain. 
On peut donc respirer dans le pays car l’Etat semblait en situation de quasi-faillite sur le plan financier pour s’être autorisé des largesses exagérées entre juin 2007 et décembre 2008 en subventionnant sans retenue : denrées et produits à grande consommation de peur de mécontenter les près de 12 millions de Gorgolu même si dans la foulée, 1000 entreprises se précarisaient dangereusement avec les 174 milliards de Francs qui leur étaient dus. Le gouvernement et certaines de ses structures périphériques se payant le luxe également d’opérer des dépenses sans couverture au mépris de toute orthodoxie budgétaire et comptable. Le tout pour un montant apuré par l’Inspection générale des finances de 104 milliards de Fcfa. 
Faisant toujours confiance à l’économie sénégalaise ou se donnant les moyens de mieux surveiller « leurs investissements », nos partenaires au développement diligentent leurs générosités. Nos entreprises, grandes, moyennes et petites qui risquaient de déposer la clé sous le paillasson et de renvoyer au chômage des milliers de travailleurs voire des millions de laborieux pères et de mères de familles, précarisant ou disloquant plutôt des milliers de ménages de pousser un ouf de soulagement. Elles ont failli succomber sous le poids des factures impayées du plus gros client qu’est l’Etat. Faut-il cependant désespérer du Sénégal post-alternance que disent diriger ceux-là qui se réclament du camp libéral et leurs alliés ? En assistant impuissant à la déconvenue de l’autorité chaque jour qui passe ? Au refus systématique de certains citoyens de se conformer aux règles qui régissent la République ? Quand l’Etat se délite sous nos yeux ? Quand la course vers les milliards à accumuler occupe la classe dirigeante et devient si effrénée et si vitale au point que l’on sent le besoin de menacer physiquement et de mort souvent toute personne, grande ou petite qui tenterait de s’opposer à cet enrichissement sans cause ? 
Le trésor d’ingéniosité déployé par le tandem des Finances pour nous sortir de l’ornière n’arrête nullement les « comploteurs ». Ceux-là qui, fâchés certainement de devoir justifier l’emploi des deniers publics mis à leur disposition, ou pis, voulant s’enrichir rapidement et à coup de milliards sur le dos du contribuable, remettent ça. S’ils ne distillent au sein d’une opinion que l’on pense sans défense des tentatives d’assassinat dans le dessein évident d’apeurer les empêcheurs de voler, violer et détourner en paix la République, ils commanditent des rapports de RG où amalgame et boniments se le disputent. Ceux qui avancent ces inepties ne pensent pas un seul instant au Sénégal. Ils ne pensent qu’à s’enrichir quitte à mettre les banlieues à feu et à sang et embraser tout le pays. 
Tous ceux qui s’intéressent à la marche du pays, sont déprimés par ces actes qui plombent les efforts et annihilent les espoirs. Il serait assurément judicieux que l’Inspection générale d’Etat (Ige) nous renseigne sur le comment et sur la légalité de commissions que l’on avance de près de 3% sur tous les contrats obtenus par les « nouveaux amis » investisseurs pas très regardant du Sénégal, commissions qui seraient versées rubis sur ongle à de supposés « négociateurs ». Ou nous informe sur les pourcentages supposés ou réels octroyés sur la troisième licence du mobile. Aider l’opinion à se faire religion sur ces affaires qui polluent sa République au lieu de nous divertir en tentant de chercher encore des poux à d’honnêtes citoyens, procéderait grandement au combat pour la transparence, combat qui vaille en démocratie. Pourvu seulement que les rapaces ne déchiquètent pas la proie Sénégal avant… la succession 
Espérons que cela ne serve à payer le Sénat  
par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN , samedi 13 décembre 2008  
Son excellence reboute sa pensée, (re) place dans son contexte son propos liminaire d’avant signature du soutien budgétaire français si attendu, même drastiquement conditionné par les temps qui courent. Ces mots que l’on débite souvent hésitant, parfois taquin, toujours emprunté même si on est un boute-en-train plein de facéties, pour se mettre en train d’un discours qui s’amène malaisément parfois. Le tout étant dans la manière de donner ; n’est-ce pas ? Le Sénégal (pour flatter notre ego en commençant par nous citer d’abord) et la France sont d’amitié longue et sincère fortifiée par l’épreuve et le temps. Près de quatre siècles de commerce humain et de civilisation marquent assurément des relations. 
Quelques mots maladroitement énoncés ou perçus comme tel d’un diplomate fut-il un Immortel s’essayant en diplomatie, ne sauraient constituer un casus belli entre le Sénégal et la France. Paris et Dakar ont des liens que ne pourraient distendre quelques colibets, gentiments envoyés dussent-ils empourprer nos joues d’énervement. 
La déclaration de son Excellence même sortie de son contexte et recadrée, choque ou peut choquer en tout cas, ceux et celles qui sont sensibles sur ces questions-là. Cela a été assurément le cas de Madame le Sénateur qui invitait dans notre édition d’hier vendredi Monsieur l’ambassadeur de France au Sénégal à présenter ses excuses les plus plates au peuple sénégalais ainsi offensé, selon-elle. La fierté nationale l’exige. Espérons que les 82 milliards ainsi octroyés ne servent à payer son salaire de Sénateur de … Me Wade. 
Cependant, l’emportement si rare pour ne pas être souligné de la Dame,- on ne l’a pas souvent entendu se plaindre des pratiques politiques et diplomatiques de son temps, gomme-t-il pour autant le fait que des hauts responsables aux citoyens anonymes, on est devenu trop prolixe, bavard, très bavard même sur tous les sujets ? 
On s’intéresse et parle de tout et du rien pour ne rien dire. On est expert en tout. Rien ne nous rebute, tout est occasion de discours pour nous. Aucune prudence encore moins de retenue sur des sujets qui nécessitent pourtant parfois réserve et circonspection aussi bien morale qu’intellectuelle. Que dire maintenant de notre inclinaison à un misérabilisme de la pensée ou à tout le moins un nivellement par le bas de la réflexion ? Sinon que cette pauvreté de la réflexion nous empêche de nous remettre en cause. Il faut, pensons-nous, nous en prendre d’abord à nous. 
Si nous produisions ce que nous consommons, ou encore si nous consommions ce que nous produisons, nous ne serions nullement amenés à quémander ci et là au point de devoir subir les « récriminations » agassées de donnateurs lassés. La naissance ne saurait consolider la fierté. La main qui reçoit est toujours celle d’en dessous. Celle qui donne ne manque pas, partenellement, condescendante, de nous rappeler notre condition de Cigale chantant et dansant tout l’été. 
WALFADJRI: 
Réagir à temps pour sauver la banlieue 
 
 
La récente visite du président de la République au niveau de la banlieue a fait couler beaucoup d’encre. Pour autant, même si l’initiative doit être saluée, deux faits méritent d’être soulignés. Premièrement, il ne s’agit pas d’un prolongement ou d’une comparaison du phénomène de banlieue en France et deuxièmement, l’appel du chef de l’Etat doit être traduit comme une invite à mieux repenser et à anticiper les phénomènes de banlieue.  
La banlieue se définit comme la zone périphérique urbanisée autour d’une grande ville et qui dépend d’elle d’une part, et, d’autre part, au pluriel, il s’agit de communes suburbaines où vivent les travailleurs que la grande ville emploie mais ne peut pas loger (Wiképédia). De cette définition classique, on peut retenir que la banlieue joue une fonction de régulation et doit être harmonieusement impliquée à la ville. Cette fonction exige de la part des décideurs une anticipation et un aménagement cohérent qui garantissent tous les paramètres essentiels d’un espace habitable. Mais qu’en est-il de nos banlieues ? En héritant des modèles occidentaux d’aménagements de l’espace, nous n’avions pas pu à temps intégrer certaines réalités sociales et au finish l’implantation de nos banlieues n’a répondu pour l’essentiel qu’à des soucis de recasement. Les noms des quartiers comme Sam, Gueule Tapée, etc., montrent comment nous avons été attrapés par des évolutions démographiques galopantes.  
Si ailleurs, les banlieues sont en toute cohérence des espaces pourvoyeurs d’emplois parce que souvent intégrées dans des zones industrielles et de services, ici tel n’est pas le cas. En effet, nos banlieues ont plus un caractère de bidonvilles dont un nombre important de services et infrastructures sont inexistants. Or la pertinence d’un espace comme nous l’apprennent les géographes dépend de sa capacité à s’auto développer et maintenir une certaine attractivité par rapport à son environnement. A y voir de près, la banlieue dakaroise est essentiellement un lieu de dortoir et c’est normal qu’elle soit aussi sensible si en amont aucune initiative ou stratégie ne semble anticiper ses plus légitimes complaintes.  
Faites l’expérience d’emprunter les routes secondaires de la banlieue, vous vous rendrez compte que les fonctions ne sont pas clarifiées. Les habitats jouxtent des marchés permanents avec des rues mal dimensionnées très proches de certaines infrastructures. Pensez-vous que les honnêtes citoyens qui ont investi dans ces zones ont eu tord ? Je pense que non ! La politique de ‘cantinisation’ des autorités locales ne fait que renforcer les difficultés auxquelles ces populations sont confrontées. Elle n’est accompagnée ni de concertation préalable et, très souvent les populations saisissent mal l’opportunité de telles opérations.  
La seule responsabilité dans ce cas d’espèces incombe à l’Etat et de ses démembrements. Toute intervention doit être coordonnée par une vue d’ensemble de nos espaces dans le respect des paramètres d’un bon cadre de vie. Je reste persuadé que les bonnes stratégies doivent provenir de ces banlieues et qu’une prise en compte des réalités locales est une nécessité impérieuse. Quoiqu’on puisse évoquer la précarité socio-économique dans laquelle se trouvent ces localités (aggravée par la crise économique actuelle) fait que les problèmes de la banlieue se posent de plus en plus avec acuité. Mais au-delà de ces espaces, il est évidemment admis que la réflexion concernant ces zones suburbaines intéresse à la fois l’ensemble des villes secondaires de nos pays.  
Nous avons l’obligation d’accorder une attention particulière à l’équilibre de nos différentes localités, car c’est cela qui apaise les revendications mêmes les plus spontanées. Il a été noté pendant les émeutes de 2005 en France que ‘les violences ont eu lieu essentiellement dans les quartiers les plus défavorisés du pays qui concentrent dans de mêmes zones urbaines, taux de chômage, de délinquance, d'échec scolaire, une grande densité de logements sociaux, de populations issues de l'immigration. Loin des centres-villes, des quartiers d'affaires et des quartiers touristiques’.  
Tous ces problèmes ci-dessus énoncés se retrouvent parfaitement dans le lot quotidien de nos banlieues. Avons-nous une idée de ce que cela crée comme choc psychologique et stress. Faites l’expérience de discuter avec les résidents de Mbao, de Diacksao, de Pikine, de Guédiawaye, de Rufisque et j’en passe et voyez combien de temps ils passent dans les embouteillages pour rallier Dakar, le centre des affaires. Tout notre défi doit viser à ne pas concentrer nos espaces dans des cercles vicieux ou leur développement serait hypothéqué.  
Ainsi, nous devons promouvoir et démultiplier les voies de communication, créer des emplois et faciliter la satisfaction des besoins essentiels d’un cadre de vie adéquat. C’est sans doute là que réside la grande vision de toute la politique d’infrastructures visant à rendre les centres urbains plus accessibles.  
Les émeutes partent souvent d’un prétexte parfois ‘banal’ mais elles sont le summum d’un malaise profond qu’il convient de circonscrire à temps afin de bien réagir pour mieux le contenir. Pour le cas de nos banlieues, nous disposons encore d’une marge mais nous devons faire vite car, la patience ne fait pas bon ménage avec les malaises sociaux. On ne sait jamais jusqu’à quand les masses vont contenir leur mal. S’il est urgent de repenser toutes les stratégies en matière de gestion d’espaces, les collectivités locales sont, en premier chef, interpellées et doivent réagir pour anticiper sur les implications du développement des villes.  
Babacar DIOUF Planificateur, Spécialiste des Questions de Développement Local Contact : Baks.diouf@gmail.com  
Trois questions à…  
Ousmane BADIANE, chargé des questions électorales de la Ld/Mpt : ‘La lutte pour une alternative à l’alternance est devenue une nécessité’ 
 
 
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les textes législatifs et réglementaires, notamment un projet de loi modifiant certains articles du Code Electoral. Comment avez-vous accueilli ces changements en dans le jeu électoral ?  
C’est un scandale que nous avons toujours dénoncé. Quand on réalisait l’alternance, on ne pouvait pas du tout un seul moment penser qu’elle allait se traduire par un recul des libertés démocratiques et une violation continue de la Constitution. Les spécialistes ont fait la comptabilité, en sept ans, il y a eu quinze modifications de la Constitution. Ce qui fait en moyenne une modification tous les sept mois. C’est record absolu en Afrique et ailleurs. On vient d’apprendre encore que des décisions ont été prises pour modifier le code électoral, en ses articles L 189, 190, 225, 226, 239, 242, 244. Mais ce qui est plus grave, c’est que ces modifications se font sans aucune concertation avec les partis politiques. Cela veut dire qu’on ira certainement à une modification de la composition des conseillers ruraux régionaux et municipaux. Et certainement le mode de scrutin alors qu’on n’en a pas discuté. Mais cela n’est pas acceptable à trois mois des scrutins. C’est pourquoi nous avons demandé au ministre de l’Intérieur de procéder à l’évaluation critique de l’élection présidentielle du 25 février, des législatives du 03 juin 2007, des sénatoriales du 19 Août de la même année pour tirer tous les enseignements utiles et permettre d’améliorer le scrutin précédent. C’est ce qui a toujours été fait après chaque élection.  
Mais le ministère de l’Intérieur dit avoir déjà fait son évaluation dans un rapport de 300 pages  
Cette évaluation ne nous engage pas. L’évaluation qui nous engage et celle faite autour d’une table où chaque acteur donne son point de vue sur le scrutin. Cela confirme ce que nous venons de dire : la violation continue de l’Etat de droit, le tripatouillage répété de la Constitution et ce qui est absolument inacceptable en démocratie. Le président Wade est l’opposant qui a le plus bénéficié du dialogue politique dans ce pays, depuis la création de son parti. Aujourd’hui, il refuse systématiquement le dialogue. Il ne fait que ce qui sert son parti. Les leaders vont se pencher sur la question lors de leur prochaine rencontre pour analyser cette nouvelle décision du gouvernement et tirer les conclusions qu’il faut. Mais il est clair que cette situation ne peut pas continuer indéfiniment. Les élections, c’est l’affaire du peuple sénégalais, de tous les acteurs politiques. On doit en discuter, convenir de ce qu’il faut faire et de ce qu’il ne faut pas. Cette énième modification est un forfait qui nous renforce dans nos convictions que la lutte pour une alternative à l’alternance est devenue une nécessité.  
La question de leadership a, de nouveau, été soulevée au sein du front Siggil Senegaal, quelle est la position de la Ld/Mpt ?  
Cette question de leadership ne doit pas se poser au niveau du front Siggil Senegaal. Parce qu’elle n’est ni opportune, ni même importante par rapport à la lutte que nous menons. Aujourd’hui, nous sommes face à un régime qui fait tout pour s’arc-bouter au pouvoir et, avec cette volonté, ce régime nous démontre qu’il ne reculera devant rien. Et, lorsque l’on fait face à des modifications intempestives de la charte fondamentale du pays ; lorsque chaque jour c’est la violation répétée des lois et règlements qui régissent le fonctionnement d’un Etat de droit ; lorsque tous les jours, les libertés et droits individuels et collectifs sont piétinés, il est clair que face à un tel régime, c’est l’ensemble des forces vives, coalisées qui doivent mener ensemble ce combat.  
La question du leadership ne se décrète pas. Et c’est la raison pour laquelle nous pensons que cette question n’est pas d’actualité. Nous devons faire en sorte que ce combat soit celui de toutes les couches et forces sociales qui acceptent de lutter pour qu’il ait une alternative à l’alternance. Mais le moment n’est pas pour un combat pour des chefs. Aujourd’hui ce qui doit nous préoccuper c’est le sort du peuple sénégalais, le renforcement et la cohésion dans nos rangs, et non pas créer les conditions qui seront source de division pour affaiblir notre force.  
Y. MASSALY  
LA SENTINELLE: 
Les fondements de la République à l’épreuve du pouvoir de Me Wade 
 
On ne sait plus si le Sénégal est une République ou une monarchie. Ce doute s’impose dans la mesure où nous sommes en face d’un système politique dont tous les pouvoirs sont entre les mains d’un super homme : le président de la République. La séparation des pouvoirs tant clamée jure d’avec les actes que ne cesse de poser le chef de l’Etat dont la mainmise sur les Institutions du pays ne font plus l’objet d’un doute. Signe d’une régression démocratique. 
La Constitution a subi, il y a une semaine, un nouveau viol douloureux suite à la volonté du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, de se défaire d’un président de l’Assemblée nationale, Macky Sall, qui n’aurait commis que "l’honorable péché" de cautionner l’audition d’un citoyen, fut-il le fils du Président de la République, après qu’il a géré des centaines de milliards de F Cfa dont une partie provient des fonds publics. C’est en voulant faire jouer à l’Assemblée nationale son rôle de contrôle des dépenses publiques que Macky Sall a accepté la convocation de Karim Wade devant les députés. Mais, cette volonté des parlementaires a été perçue par les faucons de la formation libérale comme un coup de poignard dans le dos du Président Wade. 
Et c’est le président de l’Assemblée nationale qui en paie les frais. Avec lui, tout l’appareil législatif qui devait pourtant, au nom des populations qu’il représente, faire valoir son indépendance. Et le comble, c’est quand le Chef de l’Etat choisit son successeur sous le prétexte qu’il est la seule constante du parti majoritaire à l’hémicycle. Les jeux sont faits et le nouveau président de l’Assemblée profite de la première audience avec le Chef de l’Etat pour le remercier et jurer de ne rien faire sans sa bénédiction. Sacrilège ! 
Que faut-il attendre de cette chambre législative déjà soumise à un homme alors qu’elle est censée assurer sa mission de contrôle de l’action du gouvernement ? Cette mainmise de Wade sur le pouvoir législatif est d’autant plus grave que les députés et les sénateurs se plaisent à rabâcher à chaque occasion lui devoir leur élection après qu’il les a choisis. Il serait dès lors plus approprié qu’on leur coller l’étiquette d’ "élus de Wade" et non plus celle d’"élus du peuple". 
Les excès de pouvoir de Me Abdoulaye Wade entravent aussi la marche de la justice. L’indépendance du pouvoir judiciaire a été mise à rude épreuve à maintes reprises par l’immixtion du chef de l’Etat dans des affaires pendantes devant les juridictions. Si le Président ne se mue pas en procureur pour instruire à charge ou à décharge. L’on se rappelle de l’arrestation de feu Abdou Latif Guèye dans le dossier des antirétroviraux. Il a suffi que Me Wade fasse une déclaration publique pour dire que "Latif m’a déçu" pour qu’une inculpation l’envoie en prison. Il en est de même dans l’affaire des Chantiers de Thiès dont le dossier a été évoqué lors d’un "meeting politique" au Cices par le Président. Le clin d’œil assez expressif pour que la machine judiciaire s’emballe contre l’ancien Premier ministre et ancien maire de Thiès. De la même manière, c’est loin du système judiciaire que Idy a été libéré après que des négociations nocturnes ont été menées entre lui et le Palais, du fond de sa cellule de Rebeuss. 
Il y a moins d’un an, les trois journalistes que sont Moussa Guèye et Pape Moussa Doukar et "l’Exclusif" et Papa Amadou Gaye, le directeur de publication de "Courrier" ont été incarcérés pour des délits de presse. C’est de Paris que Me Wade a demandé leur élargissement au moment où l’instruction suivait son cours. Ce pouvoir que Me Wade exerce sur le pouvoir judiciaire est compréhensible en ce sens qu’il lui est possible d’agir sur la promotion des magistrats. Car, il préside le Conseil supérieur de la magistrature et nomme les magistrats à la tête des juridictions. 
C’est le même diktat que le Chef de l’Etat exerce sur les pouvoirs locaux. Le choix des maires, présidents des conseillers régionaux et ruraux sont de son seul ressort alors que la règle démocratique voudrait que ces derniers soient élus, c’est-à-dire choisis par les populations. Combien de collectivités locales a-t-il dissout pour avoir eu des différends avec leur maire, Président de conseil régional ou rural ? On ne peut le dénombrer. Quid des maires révoqués pour n’avoir pas satisfait sa volonté, fut-elle illégale ? La dernière victime de la superpuissance de Me Wade est Mbaye Ndiaye qui a été révoqué de sa fonction de maire des Parcelles assainies. Son tort ? Avoir soutenu Macky Sall dans le différend qui l’oppose à Wade. 
Par Ndiaga NDIAYE 
L’opposition face aux « huit ans de dérives » de Wade : Le temps des comptes à régler  
 
 
Abdoul Aziz Diop est diplômé de l’Ecole doctorale régionale africaine de Droit et de Science politique de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, chargé de Cours à l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic) de Dakar, auteur du livre « Sarkozy au Sénégal, une réflexion sur le discours du 26 juillet 2007 ». Au milieu de l’euphorie générale sur fond d’un enthousiasme débordant, suscité par l’avènement de l’alternance en mars 2001 et le référendum de janvier 2001 pour une nouvelle Constitution qui sanctifie un présidentialisme outrancier, il fait partie des rares intellectuels sénégalais à s’être dressés pour choisir la République. Un choix qui n’a subi aucune ride et qui fait qu’il s’oppose farouchement à une dévolution monarchique du pouvoir par Wade. Un combat qui, selon M. Diop, interpelle l’opposition obligée de faire face et qui devra avoir une culture de la guérilla urbaine, comme naguère l’actuel locataire du Palais. 
Vous êtes un des observateurs attentifs de la marche et des actions de l’opposition, depuis bientôt neuf ans. Même si on ne peut pas prétendre, en cette circonstance, faire un bilan exhaustif, quelle lecture faites-vous succinctement de cette marche et de ces actions ? 
Globalement, il semble que l’opposition sénégalaise n’ait pas une culture de guérilla urbaine, comme ce fut le cas avant février et mars 2000. Avant l’alternance survenue le 19 mars 2000, Abdoulaye Wade avait, quelque part dans son action, une certaine culture de guérilla urbaine. Dans son entendement, pour bouter dehors le Parti socialiste, il lui fallait parfois investir la rue et permettre à ses partisans, puisqu’ils investissent la rue, de se faire entendre car les créneaux dans lesquels l’opposition d’alors pouvait être entendue n’étaient pas, à son sens, porteurs pour une possible conquête du pouvoir. Il semble que l’opposition sénégalaise actuelle, dix ans après l’avènement de l’alternance, n’ait toujours pas épousé cette culture de guérilla. Elle semble avoir adhéré, après mars 2000, à une nouvelle donne. Je suis de ceux qui croient que l’opposition sénégalaise, après mars-février 2000, et le Parti socialiste en tête, avait la conviction qu’un modèle sénégalais était en construction et qu’au lieu de s’y opposer, il fallait mieux l’accompagner. La preuve : le Parti socialiste, qui n’avait encore pas ruminé sa défaite, avait quand même appelé à voter « oui » au référendum ratifiant la Constitution de janvier 2001. Cela veut dire qu’il y avait une adhésion, même tacite, du Parti socialiste défait, à un modèle qu’il pensait être en construction. 
Aujourd’hui, l’opposition est obligée, dix ans après avoir adopté cette posture, de faire le bilan de son action face à un régime qui se radicalise et qui ne semble pas avoir tourné le dos aux dérives ayant caractérisé le pouvoir actuel, les premiers mois, ensuite les années suivantes. De deux choses l’une : ou l’opposition se montre capable d’une guérilla urbaine qui ne dégénère pas, en s’opposant énergiquement aux dérives du pouvoir, ou elle garde cette posture républicaine et, dans ce cas, sera obligée de communiquer avec les Sénégalais, d’adopter une pédagogie envers eux pour les amener à adhérer à un programme alternatif aux dérives auxquelles nous assistons. 
Voudriez-vous dire alors que l’opposition est ankylosée par le fait qu’elle n’a pas été capable de choisir ni l’un ni l’autre ? 
Oui, l’opposition n’a choisi, en définitive, ni l’un ni l’autre. C’est la raison pour laquelle elle a boycotté les législatives ; un boycott naturellement qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Je suis de ceux qui croient que ce boycott était justifié, parce qu’on peut être en désaccord sur tout dans une démocratie, sauf sur le processus électoral. Dès qu’il y a désaccord sur le processus électoral et rupture de consensus sur la manière pour les citoyens de choisir leurs dirigeants, il y a blocage ; donc, il n’y a plus démocratie. Donc fonder un boycott des élections législatives sur le défaut de consensus en matière électorale me semble recevable. 
Pour n’avoir adopté ni la posture de guérilla urbaine ni celle d’une communication tous azimuts en direction des Sénégalais pour mettre en forme une pédagogie recevable, l’opposition est allée aux Assises. Elle s’est sentie seule à un certain moment donné, puisqu’elle n’était pas suivie, pas comprise dans la démarche qui est la sienne. Alors l’opposition a appelé la société civile, le patronat, les syndicats et les particuliers de toutes les couches socioprofessionnelles, à des Assises nationales. La démarche n’est pas mauvaise en soi. Encore faut-il que l’opposition, au bilan, dix ans après, sache quoi faire des résultats de ces Assises-là. 
N’y a-t-il pas quand même une sorte de lumière qui pointe, si on observe aujourd’hui la radicalisation au niveau de l’opposition, même si c’est de manière générale, sous l’impulsion de sa frange juvénile ? 
Wade sait parfaitement de quoi l’opposition sénégalaise est capable. De même que celle-ci sait de quoi il est capable. On prête à Abdoulaye Wade d’avoir tenu des propos du genre : « Je ne transigerai pas sur ma succession. » Ce qui veut dire, dans la tête de Abdoulaye Wade, que de toutes les façons, du fait d’un charisme qu’il autoproclame, il imposera son fils aux Sénégalais. Wade aurait tenu ces propos-là à l’étranger. Si l’opposition a eu vent de tels propos antidémocratiques, anti-républicains, qui ne correspondent à aucune de nos traditions démocratiques, elle est obligée de se radicaliser pour lui faire face. Il y a quelque chose sur laquelle il n’y a pas de concession possible : le caractère républicain de l’Etat du Sénégal. C’est l’une des dispositions de notre Constitution qui ne peut faire l’objet d’aucune révision. Si la succession devait se passer autrement que dans un cadre démocratique, si un désordre constitutionnel devait favoriser cette succession de père en fils, l’opposition n’a d’autre option, avec les démocrates et patriotes de ce pays, que faire face à Wade qui leur aura déclaré la guerre et qu’ils seront obligés de faire. 
Justement, par rapport à cette succession, l’alternative pour l’opposition consiste-t-elle, pour le moment, à avoir tout juste une posture d’indignation par rapport à la perception de cet agenda du Président Wade ? Ou bien y a-t-il des formes et des stratégies que l’opposition doit pouvoir déjà mettre en place pour montrer que, de toutes les façons, elle n’avalisera pas l’intention du président de la République ? 
Je crois que l’opposition en est consciente : Abdoulaye Wade se moque éperdument d’une indignation quelle que soit la source. L’indignation, les beaux articles de journaux, les éditoriaux enflammés n’arrêteront pas Wade. Cet homme est persuadé que lorsque le pouvoir lui échappera et qu’il n’a pas la possibilité de le contrôler à distance, il ne sera plus jamais rien. Il n’accepte pas de quitter avec la conviction qu’il n’est plus rien, dès l’instant qu’il remet le pouvoir. A partir de cet instant-là, l’opposition ne peut pas se contenter d’indignation ; elle ne peut pas non plus se contenter de dire que le principal concerné, Karim Wade, ne s’est toujours pas prononcé sur la question. En politique, comme disait Franklin Roosevelt, « tout ce qui se passe en politique n’est pas fortuit » ; tout est calculé, programmé. Ce qui se dit, concernant la succession de Abdoulaye Wade, est sans doute quelque chose de programmé contre laquelle, il ne suffit pas de s’indigner, à laquelle il faut s’opposer avec la même conviction. 
Pensez-vous que l’opposition a objectivement les moyens et les atouts de faire face à une telle situation ? L’opposition a les moyens et les atouts de faire face à une telle situation pour une raison très simple : elle a réussi à cristalliser le plus grand nombre autour des Assises nationales. J’ai personnellement pris part à ces Assises au niveau national et départemental. Dimanche dernier (l’entretien s’est déroulé dimanche 30 novembre 2008 : Ndlr), j’étais à Tivaoune où j’ai pris part aux consultations citoyennes. Il n’y a pas une seule localité du département qui n’a pas été représentée. Celles et ceux qui ont représenté les différentes localités du département ont exprimé leur ras-le-bol et dit leurs doléances, à quoi ils s’attendaient, une fois qu’on arrivera aux conclusions de ces Assises. Donc, cette chance qu’a l’opposition de cristalliser les Sénégalaises et les Sénégalais autour d’une réflexion sur ce que se sera l’avenir de ce pays, sur une projection sur un quart de siècle, lui donne les coudées franches, pour faire prospérer cette pédagogie vers une organisation, afin d’affronter ceux qui veulent faire dériver notre République. 
Est-ce qu’il n’y a pas des facteurs endogènes qui peuvent être des entraves à la volonté du président de la République de se faire succéder par son fils ? Pensez-vous que les hommes de la « Génération du concret » peuvent porter le projet du président de la République ? 
Karim Wade, Abdoulaye Baldé et toutes les personnes pour la plupart insignifiantes qui gravitent autour de la « Génération du concret » ne disposent d’aucun atout intellectuel, moral, leur permettant d’organiser un mouvement politique capable de convaincre selon les rouages par lesquels on peut convaincre en politique. Dans un cadre démocratique et dans un débat contradictoire, il n’y a aucun, à commencer par Karim Wade, qui puisse porter un projet recevable pour les citoyens sénégalais. Cela n’existe pas dans la « Génération du concret ». A partir de cet instant-là, ce dont nous devons tous nous persuader, c’est que cette « Génération du concret » ne peut profiter que d’un désordre constitutionnel. On tripote la Constitution, en ayant la garantie que l’actuel président de l’Assemblée nationale et l’actuel président du Sénat marcheront dans tous les cas. C’est la première possibilité qui s’offre à Wade. La seconde, c’est d’organiser des élections qui, de toutes les façons, ne seront ni régulières ni transparentes. Donc, quel que soit le schéma retenu par Abdoulaye Wade, la « Génération du concret » est hors-jeu. Elle ne correspond à aucune trajectoire politique, du point de vue historique, au Sénégal. A partir de cet instant, ils (Ndlr : les tenants de la « Génération du concret ») sont disqualifiés. Je ne vois pas dans la « Génération du concret » l’émergence d’un mouvement politique capable de porter et de défendre un projet et de le faire triompher, autrement que par un désordre constitutionnel ou par un coup de force lors d’un simulacre électoral. 
Au-delà de la « Génération du concret », il y a le Parti démocratique sénégalais. Pensez-vous que ce parti reste toujours, et eu égard à ce que l’on a vécu, une machine apte à faire triompher Wade ou son candidat ? 
Ne perdons pas de vue une chose : le Parti démocratique sénégalais (Pds) est au pouvoir et donc dispose de la rente, à condition que Wade accepte de la mettre à sa disposition. On sait comment ça marche en Afrique : le parti au pouvoir utilise la logistique et les moyens de l’Etat pour asseoir sa politique, essaimer et conserver le pouvoir. Donc, le Pds, pour se maintenir au pouvoir, ne lésinera pas sur les moyens. Il n’y a pas de doute là-dessus. Est-ce que le Pds est capable de porter Wade ou un autre candidat ? A condition que celles ou ceux qui ont fait ce parti, qui l’ont accompagné jusqu’au pouvoir, continuent à jouer un rôle de premier plan. Pour une raison très simple : ils bénéficient d’une légitimité dont ne bénéficie aucun membre de la « Génération du concret ». Donc, si Wade veut laisser à ceux qui sont allés avec lui, fait la prison avec lui, qui ont réussi à débouter le Ps du pouvoir, l’héritage d’un parti viable, capable de tenir la dragée haute à un courant socialiste de gauche, à partir de ce moment, aucun des ténors du Pds ne doit accepter qu’une « Génération du concret » joue le trouble-fête. 
Le problème qui se pose, c’est qu’au niveau de ce parti, les ténors qui ont accompagné Abdoulaye Wade et qui sont capables de porter son héritage sont victimes de plus en plus de procédés consistant à les écarter, comme c’était le cas de Idrissa Seck et aujourd’hui celui de Macky Sall ? Le Pds peut-il survivre en se livrant à ces « petits massacres politiques » ? 
Il ne fait aucun doute que Wade n’accepte pas qu’un jeune qu’il a formé, qui a connu la politique grâce à lui, à qui il a confié certaines responsabilités au sein du parti et de l’Etat, et qui ne s’appelle pas Karim Wade, puisse lui succéder par le truchement d’une voie démocratique incontestable. Ce n’est pas son projet. Alors, dans ce jeu interne au parti, avec comme satellites la « Génération du concret » et des courants qui sont en train de se former au sein du Pds, il ne faut pas perdre de vue une chose : dans ce débat, les Sénégalaises et les Sénégalais sont partie prenante. Par conséquent, il arrivera un moment où, puisque la souveraineté en dernier ressort incombe au peuple, ce dernier prendra ses responsabilités. Lorsque les Sénégalaises et les Sénégalais se rendront compte que le modèle en construction est totalement déconstruit et que l’on ne peut plus compter sur le Pds pour tenir la dragée haute à un courant socialiste de gauche, ils prendront leurs responsabilités pour recouvrer leur souveraineté qui, en dernier ressort, leur incombe. 
Considérez-vous le fait que Macky Sall soit sorti du Pds et qu’il ne se réclame plus d’un courant libéral, pour être ouvert à toutes les forces de l’opposition, que cela change la donne au Pds et dans le processus de succession ? 
La manière dont Macky Sall a été chassé du Perchoir de l’Assemblée nationale montre qu’il n’a pas d’autre choix que de s’opposer à ceux qui ont provoqué cette situation à la tête de laquelle se trouve le Président Wade. Si Macky Sall considère que, désormais, il n’a pas d’autre choix que de s’opposer à une succession de nature monarchique aux Sénégalais, il sera obligé de renforcer le camp des démocrates et patriotiques. Je ne dis même pas le camp de l’opposition, celui du Front Siggil Senegaal, mais celui des patriotes et des démocrates. Macky Sall a plus d’avenir, après avoir démissionné de toutes ses fonctions électives, dans le renforcement du camp des démocrates et des patriotes au Sénégal que dans une autre démarche. 
Par rapport à tout cela, pensez-vous qu’il soit opportun et pertinent de poser, dans le contexte actuel, la question du leadership au niveau de l’opposition ? 
La question du leadership, dans la situation actuelle du pays, est un débat qui n’est pas porteur pour les Sénégalais. Il faut que l’opposition se rendre compte d’une chose : qu’est-ce qui prime entre l’intérêt du Sénégal, son devenir et celui des individus qui s’agitent en son sein ? Il n’y a pas de choix possible entre ce que doit être l’avenir du Sénégal dans le contexte actuel de crises tous azimuts. Au plan politique, il n’y a plus de consensus politique. Au plan économique, la dette intérieure montre que l’Etat n’a pas les coudées franches pour accompagner l’économie nationale. Au plan social, la cherté de la vie ne permet à aucun ménage de lever la tête. Et au plan culturel, tout s’est effondré au bénéfice de capitales comme Bamako ou Ouagadougou. Dans un contexte où tout est à refaire et à recommencer sur tous les plans, où la démocratie sénégalaise est obligée de renaître sur ses cendres, poser la question du leadership, c’est simplement tourner le dos aux Sénégalais. J’ai l’habitude de dire que le Sénégal est mal aimé. Pour que le Sénégal soit bien aimé, il faut que l’opposition qui a réussi à cristalliser la société civile, les syndicats, le patronat autour d’une nouvelle manière de penser la politique et de conduire le développement de notre pays, dépasse ces clivages qui lui sont internes, pour enfin de compte, au nom du rassemblement des citoyens, recouvrer notre souveraineté mise en cause par les dérives générales. Il faut qu’il abandonne ce débat, le mette en veilleuse. De toutes les façons, si le projet porté par l’opposition est viable, si les Sénégalais sont prêts à se mobiliser autour des conclusions des Assises, ils feront porter ces conclusions-là à une Sénégalaise ou à un Sénégalais. Ils ont montré dans l’histoire qu’ils en sont capables. 
L’enjeu électoral aujourd’hui le plus imminent, ce sont les Locales. L’opposition a annoncé qu’elle y ira sur une liste unique. Quelle est la pertinence d’une telle démarche ? Qu’en est-il de sa faisabilité ? 
Si on devait hiérarchiser l’importance des élections, on mettrait les Locales en tête, les Législatives ensuite et l’élection présidentielle viendra en troisième position. Il se trouve, malheureusement, que nous sommes en régime présidentialiste et la clef de voûte de nos institutions est le président de la République. Mais au-delà, il n’y a pas élection plus importante que les Locales. Si l’opposition accepte d’y aller d’une même voix, cela veut dire que le débat sur le leadership est un faux débat, parce que l’enjeu l’oblige à ne pas y aller de manière dispersée. Pour une raison très simple : une assise locale donne des coudées franches à une opposition qui bénéficie, désormais, d’une caution intellectuelle dont on tire la quintessence des conclusions des Assises. Cette opposition, qui a un soubassement intellectuel du fait des conclusions des Assises et qui va à des Locales, pas en ordre dispersé, pour obliger le pouvoir à des élections régulières et transparentes, a tort de débattre de leadership. De toutes les façons, à l’issue de ces élections, le peuple sera à même de dire qui va porter les conclusions sorties des Assises. 
Du point de vue même de l’analyse prospective, à l’élection présidentielle de 2012 ou même avant, serait-il même pertinent de poser le problème de leadership de l’opposition en termes de candidature unique ? 
Au Sénégal, le problème, c’est ce que tout le monde dit : on n’est d’accord sur rien. Mais, il ressort d’une analyse, sur une assez longue période de 2000 à 2008, que le seul consensus politique qui existe au Sénégal est relatif au meilleur régime. Qu’il s’agisse de Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Madior Diouf, Amath Dansokho, Abdoulaye Bathily, Massène Niang, Momar Sambe, tous les partis qui se cristallisaient autour du Front Siggil Senegaal, quand on traque les discours de ces ténors entre 2000 et 2008, on s’aperçoit qu’ils adhèrent tous à un régime parlementaire. Autrement dit, ils veulent donner des coudées franches au Parlement et empêcher le président de la République de disposer de pouvoirs exorbitants lui permettant même de décider de la vie de chacun d’entre nous. Bien que Wade soit le chef de file d’un régime présidentialiste fort, implacable, n’oublions pas que dans le programme pour un gouvernement de transition, suite à la victoire du 19 mars 2000, il avait opté pour un régime parlementaire. Il l’avait écrit dans la préface au programme de gouvernement de transition. Si on cherchait au Sénégal un consensus politique fort, l’unanimité, c’est qu’il faut accroître le pouvoir du Parlement et dessaisir le président de la République de certaines prérogatives qui empêchent le pays d’avancer. A partir du moment où le pouvoir est au Parlement, pourquoi chacun voudrait-il être le président du Sénégal ? Donc, le débat sur qui va être le président n’est pas pertinent. Si le parlementarisme est triomphant chez chacun d’entre eux, le débat de fond concerne le contrôle de l’Assemblée nationale ? 
Pourquoi le débat sur le leadership de l’opposition se pose souvent à la proximité d’une échéance électorale ? Est-ce un débat manipulé pour disperser l’opposition, pour semer la confusion ? 
Wade ne permettra jamais à l’opposition de s’organiser ; il fera tout ce dont il est capable pour l’en empêcher. Il sait qu’une opposition réunie autour de l’Afp et du Ps est capable de le battre à des élections régulières et transparentes. C’est la raison pour laquelle il a tout fait pour s’opposer au développement de la fameuse alliance Jamm-Ji qui réunissait Rewmi de Idrissa Seck, le Parti socialiste, la Ld/Mpt et tous les autres partis qui en étaient membres. Il a tout fait pour déstabiliser cette alliance qui pouvait lui ravir l’Assemblée nationale. Il appartient à l’opposition d’en prendre acte et de s’organiser en conséquence. Cela veut dire que si l’intérêt du Sénégal est la préoccupation de chacun d’entre eux, ils trouveront parmi eux celle ou celui qui peut porter, en définitive, les conclusions des Assises. C’est sur ces conclusions qu’ils vont enfin se retrouver. S’ils se retrouvent sur les conclusions des Assises, pourquoi n’accepteraient-ils pas qu’un homme ou une femme porte ces conclusions ? 
Vous avez assisté aux consultations citoyennes des Assises nationales. Tout le monde s’interroge sur quoi vont déboucher ces Assises ? 
J’ai personnellement participé au niveau national et j’ai contribué à animer la Commission « Institutions, libertés et citoyenneté ». J’ai eu la charge, avec Aïssata Tall Sall du Parti socialiste, de rédiger le Rapport de la sous-commission « Le système démocratique sénégalais ». Les conclusions auxquelles cette commission est parvenue sont consensuelles sur ce que pourrait être un modèle démocratique au Sénégal. Il en est de même au niveau des consultations citoyennes. Au niveau départemental, toutes les localités se cristallisent autour du chef-lieu du département pour fédérer les doléances et les consigner dans un Rapport destiné à la région et qui doit arriver au niveau national. Donc, les Assises nationales, incontestablement, vont déboucher sur des conclusions quant à une meilleure manière de gérer le Sénégal sur les plans politique, économique, social et culturel. Ces conclusions seront portées à la connaissance des Sénégalais. Il faudra donc communiquer pour qu’ils portent ces conclusions. Si les Sénégalais les portent, leur avancée sera irrésistible. 
Vous aviez écrit un livre intitulé, Nous avons choisi la République. Aujourd’hui êtes-vous plus que jamais dans ce choix ou y’a-t-il quelque chose que vous seriez tenté d’en réviser ? 
Nous choisissons plus que jamais la République. Quand Wade a prêté serment le 3 avril 2000, le 21 avril 2000, j’ai publié dans Walfadjiri une tribune intitulée De l’attentisme de Diouf au sectarisme de Wade. Le sectarisme de Wade s’appuie sur une « confrérisation » de notre société ; autrement dit, distiller dans l’imaginerie communautaire mouride la dévolution du pouvoir à un clan. Voilà pourquoi, très tôt, nous nous sommes soulevés contre cette idée fausse, d’ailleurs qu’aucun membre de la prestigieuse communauté mouride n’a endossée et n’endosse aujourd’hui pour dire : « Plus que jamais, nous avons choisi la République. » Ce choix réitéré correspond à nos textes fondamentaux depuis l’indépendance. Depuis l’indépendance, le caractère républicain de l’Etat du Sénégal ne peut faire l’objet d’aucune révision. Nous avons choisi la République ; c’est pourquoi nous adhérerons à tout mouvement, y compris à un mouvement insurrectionnel, contre une dévolution monarchique du pouvoir de père en fils. Ce qui n’est pas acceptable dans la République théocratique léboue, sous la haute figure de Thierno Souleymane Baal, ne peut pas l’être au 21e siècle au Sénégal.  
 
 
 
Sources : Le Quotidien  
 
Face aux defis du futur : S’unir ou Périr ! 
NETTALI.NET-Des Etats Unis où il se trouve, le très bouillonnant chef de file du Jef Jel, Talla Sylla a adressé une lettre aux leaders du Front Siggil Senegaal. Publiée sur le site www.alliancejef jel.com, cette adresse interpelle les dirigeants de ce regroupement de partis politiques de l’opposition dite significative sur les défis qu’ils doivent relever. Elle les exhortent, par ailleurs, à taire leurs querelles internes pour le bien du Sénégal. Nettali.net publie intégralement cette lettre.  
"Pour faire l’union dans le combat, il faut savoir clairement, nettement et d’ailleurs par expérience en quoi précisément et dans quelle mesure précise nous pouvons être unis ; sans quoi tout ce que l’on dit de l’union dans le combat n’est que mot, mot et mot." Vladimir Illitch Oulianov 
Votre mérite est immense, d’avoir initié les Assises Nationales. Des secteurs significatifs de notre Nation ont, dans un élan magnifique et une parfaite symbiose, répondu à votre appel. Vous avez suscité l’enthousiasme du peuple et participé, avec une conviction qui force le respect, à ces Rencontres Citoyennes. Un travail colossal a été fait durant ces mois de communion et de consultations des citoyens de notre pays. Bientôt le moment de livrer les conclusions de ces importants travaux ; et déjà des forces obscures sont en action pour semer dans certains secteurs de la Nation, un scepticisme de mauvais aloi quant à la finalité de nos efforts. Face à cette manœuvre des partisans du sur place, vous comme nous tous qui avons porté cette action de salut public, sommes interpellés : il nous faut, à temps, dégager les moyens de promotion, politiques ou autres, de ces "Solutions pour le Sénégal". La voie royale et simple, pour le Front Siggil Sénégal et toutes les forces disposées à engager le combat pour le triomphe des conclusions des Assises nationales du Sénégal, serait de nous ériger en Front organique pour les imposer par un dialogue sérieux, ou en assumer la défense par toute autre forme légitime d’action. En dehors de cela, point d’espoir ! Point de salut ! C’est aussi simple que tragique. 
Nos èchecs antérieurs en matière de rassemblement et d’union patriotiques, argument-massue de nos contempteurs, nous serviront cette fois de leçons qu’une dispersion de nos forces faciliterait un hold-up électoral, prolongerait les souffrances des populations. et serait un pas décisif vers l’instauration de la monarchie au Sénégal Aujourd’hui que nous sommes arrivés à la croisée des chemins, le challenge de choisir la bonne voie est aussi exaltant, que le risque de faire encore un mauvais choix est grand. Divisés nous perdrons sûrement. Unis nous gagnerons certainement. Le vieux paradoxe sceptique aurait-il raison qui déclarait : "les humains apprennent de l’histoire qu’ils n’apprennent rien de l’histoire" ? Aurait-il raison le journaliste ( Fadel BARRO) qui a écrit : "L’opposition s’unit toujours pour le pire, jamais pour le meilleur." ? Nous avons le devoir d’éviter le pire car. nous en avons aussi les capacités. Le plan des Wades est clair, limpide et impitoyablement orienté vers la confiscation de tous les pouvoirs, de tout le Pouvoir. Il s’agit, pour ce clan néo-monarchiste, d’une question de survie. Nous avons le devoir d’ opter pour le meilleur : marcher ensemble et gagner ensemble. Nous en avons aussi les capacités. Il ne faudrait point attendre que les solutions qui sont possibles aujourd’hui, deviennent obsolètes. Notre salut à tous se trouve dans le renforcement de notre unité, dans une entente multipartite et un élargissement aux forces nouvelles pour qu’ensemble, dans le cadre d’une Alliance Nationale Démocratique et Populaire -And Siggil Sénégal-, nous puissions faire face au monstre. Nous avons le devoir de porter secours au sénégalais. Nous en avons aussi les capacités. Après les Assises Nationales, les citoyens attendent un Sénégal Debout, en Mouvement vers un nouvel horizon porteur d’espoir, de solidarité et de mieux être palpable pour tous. Notre Nation a besoin de retrouver ses marques pour un nouveau départ vers le Progrès et la Justice. C’est possible ! 
Fait à New Jersey, le 10 décembre 2008 
Talla SYLLA 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 13.12.2008
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