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Discours à... grand écartement.

Discours à... grand écartement. 
Le Sénégal a décidément des problèmes avec la sécurité dans le transport. L’on n’a pas fini de pleurer les morts dans le plus grand naufrage de toute l’histoire, qu’un autre accident survient dans le domaine du transport. Cette fois ci, ce n’est pas un bateau qui est en cause, mais l’Express Dakar-Bamako. Bilan déclaré 7 morts 35 blessés, tous maliens. Rien à voir certes avec le nombre de morts du Diola, mais même 1 mort, c’est toujours trop ! 
Et l’on a vu le tout nouveau Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye accompagné de ses ministres sur les lieux, les caméras de la Rts braqués sur lui, évoquant les mesures prises pour évacuer les blessés et acheminer le reste des voyageurs vers leurs destinations. Le baratin habituel ! Il a prononcé un discours comme on en entend souvent au Sénégal, de la communication de crise à la sénégalaise, toujours similaire "on va mener une enquête", "des mesures vont être prises", .... et après plus rien ! C’est passé, on oublie et à la prochaine catastrophe. 
Mais là n’est pas le réel problème de son intervention. Le hic de son discours, c’est, lorsqu’il agite cette bien vieille promesse du Chef de l’Etat, ces fameux rails à grand écartement. En bon disciple de Wade, il a adopté la posture qui consiste à toujours donner une réponse politicienne aux événements malheureux qui surviennent. Telle cette solution politicienne que le Président a pensé trouver à la "crise alimentaire", c’est à dire la Grande offensive pour la nourriture et l’abondance (Goana). Et pourtant, ce bien pompeux sigle tout sorti d’une initiative populiste aurait pu faire faire un grand bond en avant au Sénégal, en termes d’autosuffisance alimentaire, si elle était bien inscrite dans la cadre d’une politique agricole sénégalaise bien pensée, mûrie, planifiée et exécutée. Mais, elle était juste une réponse politicienne à une "crise alimentaire" qui n’en était réellement pas une, à un moment où le gouvernement cherchait à justifier une hausse des prix savamment orchestrée et enrobée dans une crise mondiale utilisée à tout bout de champ, comme justification à tout. Et au finish, la Goana, c’était de la communication accompagnée d’actions éparses, dont les fruits ont été en partie une récolte de légumes en... plastique ! 
Même scénario dans le cas de ce déraillement de train, l’on nous sert comme réponse, ces fameux projets agités depuis 9 ans, face à un Transrail qui se débat encore dans ses difficultés. Les gouvernants n’ont pas fini de se moquer du peuple, en lui donnant chaque fois, un os à ronger, en lui trouvant des solutions provisoires, sur le moment, et qui fondent après, comme neige au soleil. L’on se rappelle ces fausses mesures prises lors du naufrage du Diola. Les sénégalais y étaient allés de leurs vœux pieux « plus jamais ça », de leurs résolutions à n’en plus finir sur la sécurité. Même les conducteurs de Ndiaga Ndiaye, ces escadrons de la mort, s’y étaient mis, refusant mêmes jusqu’aux « surcharges ». Et les sénégalais ont pensé un moment que cette vague d’espoir et de sécurité allait continuer et que ce naufrage historique avait suffisamment été instructif. Mais rien n’y fait, les habitudes ont la peau dure dans ce petit pays pourtant si facile à organiser. Tout se passe comme si au Sénégal, il y a un refus manifeste de la rigueur, de la prévention et du progrès. Mais enfin, ce n’est pas une affaire de citoyens, c’est une affaire de gouvernants, mieux une question de volonté politique. 
Et voilà que les mêmes causes attribuées au naufrage du Diola le sont dans cet accident de train, même si l’enquête évoquée par le Pm, n’a pas pour le moment livré tous ses secrets. Le journal l’Observateur dans son édition du vendredi 15 mai 2009, pointe du doigt une charge de 1000 tonnes sur une voie ferrée vieille de 85 ans (1924) et entretenue depuis son existence, seulement une seule fois, c’est-à-dire sous l’ère Mbaye Diouf. Sacré sénégalais, l’entretien, c’est le cadet de leurs soucis ! Plus grave encore, ainsi que le décrit le quotidien qui cite d’autorité, le chef de la sécurité, Abdoul Aziz Diop, 1 km de voie ferrée est censée vivre 50 ans. Ce technicien a par ailleurs estimé que, du fait de la canicule dans cette zone est, les voies peuvent se « lézarder » et un déraillement peut vite se produire, en cas de défaut d’entretien. On se croit en plein délire ! 
Le « Diola » était aussi vétuste et la surcapacité du bateau érigée en règle. Mais au Sénégal, la fatalité et le laxisme sont les règles et la rigueur et le principe de précaution, les exceptions. Il suffit juste de dénoncer un mal quelques temps, et on reprend plus tard, les vieilles habitudes. Le problème n’est sans doute pas alors, une question de rails à grand écartement, ni d’innovation, mais d’apprentissage de la planification, de la prévention, du suivi et de la rigueur. 
Mais au point où on en est, il faudrait réellement que les gouvernants fassent preuve d’une plus grande volonté politique. Qu’ils ne s’étonnent pas après, que de « petits juges », si tentés est qu’il en existe, les poursuivent en justice comme dans la cas du Diola. Les vies humaines sont à ce point sacrées que l’on ne comprend la détresse des gens que lorsqu’un de ses proches meurent. Demandez à Sassou Nguesso président du Congo qui a versé de chaudes larmes, lors du décès de sa fille, et ex-épouse du Président Bongo. 
Sénat, Conseil économique et social, vice-présidence…. et quoi encore ?  
Eh oui, ça continue de plus belle. Wade était vraiment sérieux, lors de son discours du 04 avril puisque l’on a cru jusqu’ici que c’était une de ses diversions de plus, dont il est le seul à avoir le secret. Il a bien décidé de nommer un vice-président. En atteste ce texte voté à l’Assemblée nationale, ce vendredi 15 mai et qui a fini d’indigner Me El Hadji Diouf, qu’on a vu et entendu crier toutes les cordes vocales de sa gorge, sur les chaînes de télévision et ondes de radio, pour dénoncer cette « loi scélérate ». Voilà des députés comme on aimerait en avoir, à condition qu’ils soient constants dans leur démarche. 
La race de députés dont on aimerait s’épargner la présence et l’existence au Sénégal, c’est bien Fatou Youssouf AÎdara qui s’est permise de souhaiter la prise du pouvoir par l’armée, après le départ de Wade. Lorsqu’on est analphabète et qu’on comprend difficilement ce qu’il est permis de dire ou non dans une démocratie, l’on ne peut raconter que des inepties. Cette "parlementaire" n’a franchement pas sa place à l’hémicycle. Il n’est alors pas étonnant que l’on vote des lois telles que celle Sada Ndiaye, ou Ezzan ou alors la celle de la vice-présidence. 
Me El hadji Diouf aura cette fois utilisé son énergie dans le bon sens. Il s’est en effet mis dans l’habit du juriste, du "grand intellectuel" et du républicain, pour fustiger l’attitude de ces parlementaires qui n’ont d’autres choix que de dire oui, quel que soit ce qu’on puisse leur proposer comme texte de loi. La création de ce poste est en tout cas inédit dans l’histoire du Sénégal et inscrit directement ce pays dans le registre des républiques bananières. Vitrine démocratique d’antan, le Sénégal est aujourd’hui devenu risée de ses voisins de la sous région. Senghor doit se remuer dans sa tombe, et Diouf se mordre les doigts. 
PS : que les sites d’informations en ligne nous laissent au moins cette chronique. A force de nous prendre tout ce que l’on produit, il ne nous restera plus rien 
- Par Nettali -  
MARDI 19 MAI 2009 - L’ALLIANCE JEF JEL ANALYSE LE PROJET DE VICE-PRESIDENCE 
"Une hérésie pour un chef d’Etat décadent, désireux de se faire remplacer par son propre fils" 
NETTALI.NET- Après des mois de silence sans doute dû à l’absence de son leader, l’Alliance Jef Jël est enfin sortie de son mutisme. Elle a en effet tenu une conférence de presse, ce mardi, pour donner sa position sur les questions qui ont marqué l’actualité politique nationale ces derniers temps. 
 
Cette conférence de presse, en plus du bilan des locales qu’il a permis de dresser, a également été l’occasion pour les membres du Jef Jël de jeter un regard critique sur le dernier remaniement ministériel ainsi que sur le vote de la loi instituant la vice-présidence. « Dans le sillage des inopportuns tripatouillages d’une Constitution dépouillée de sa substance, le régime de Wade se donne en spectacle, en nous imposant un gouvernement sans âme, pléthorique et bigarré, certainement le plus ridicule de l’histoire politique du Sénégal. Un gouvernement formé après un tâtonnement suspect et un colmatage qui n’augure rien de bon », jugent-ils. 
Convaincu que le message lancé par les Sénégalais à Wade et les attentes légitimes qui n’ont pas été pris en compte, Jef Jël dénonce : « ce mépris des plus ostentatoires est caractéristique du régime libéral. Le remaniement ministériel organisé le week end coïncidant avec la fête du travail est un pied de nez, un acte de défiance d’un système qui planifie la mainmise des Wade sur l’appareil politico- économique du Sénégal. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les attributs gouvernementaux, frisant la démesure, concédés au fils du Président ». 
En ce qui concerne le projet de vice-présidence, l’Alliance Jëf Jël l’assimile à une énième « trouvaille sans originalité et foncièrement inutile » de Me Wade. « Un projet présidentiel ne répondant à aucun impératif politique. Une hérésie confortant cette logique du président Wade, qui a décidé d’installer notre pays dans une permanente instabilité politique et institutionnelle. Cette manœuvre n’est pertinente que pour un chef d’Etat décadent, obsédé par sa propre succession et désireux de se faire remplacer par son propre fils qui n’inspire aucune confiance et que les Sénégalais ont désavoué », fait remarquer le parti de Talla Sylla. 
- Par Béatrice L. -  
ME MADICKE NIANG : « La Constitution doit être tripatouillée » 
jeudi 21 mai 2009 
Ceux qui s’offusquent des multiples révisions constitutionnelles opérées sous le régime libéral, qui en neuf ans de règne, en est à sa quinzième modification, sont avertis. Ils n’ont qu’à extraire de leur subconscient toute faculté d’indignation. Wade et son gouvernement n’auront aucun scrupule à passer la charte fondamentale au scalpel autant de fois qu’ils le désireront. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Madické Niang, pour qui les Constitutions sont faites pour être tripatouillées. 
C’est peine perdue si l’opinion nationale pense réellement atteindre le Président Wade et son pouvoir en assimilant les nombreuses révisions constitutionnelles effectuées depuis la survenue de l’alternance à un honteux « tripatouillage » de la Constitution ! Le régime libéral s’en « moque » royalement. Son slogan pourrait se résumer à « tripatouiller la Constitution, encore tripatouiller la Constitution et toujours tripatouiller » lorsqu’on se fie à la sortie du ministre de la Justice, garde des Sceaux devant le Sénat en plénière pour l’examen du projet de loi portant création de la vice-présidence. Face aux sénateurs, Me Madické Niang a lancé un véritable pavé dans la mare de certains observateurs en martelant avec toute la force de ses arguments qu’une « Constitution doit être tripatouillée ». Pour éviter que son propos ne soit considéré comme un simple lapsus, Me Madické Niang va se faire précis. « Toutes les Constitutions sont faites pour être tripatouillées, je ne dirai même pas révisées. Je dis bien tripatouillées, mais de manière légale », clame le garde des Sceaux qui ajoute : « la légalité de l’acte, c’est cela la réalité. Ceux qui parlent comme si l’acte ne devait pas être réalisé, je leur réponds en leur disant que c’est possible ». Chargé de défendre au nom du gouvernement le projet de loi instituant le poste de vice-président devant le Parlement (Assemblée nationale et Sénat), l’avocat pense que la révision de la Constitution est prévue à condition qu’elle soit légale. Pour lui, toutes les révisions qui ont été opérées sous l’alternance sont « légales, légitimes et fondées ». A ceux qui se réfèrent aux grandes démocraties occidentales pour brocarder les habitudes révisionnistes de Wade et de son régime, Me Madické Niang rétorque : « allez en France, allez dans d’autres pays et vous verrez les nombreuses modifications qui y ont été introduites ». Cela dit, il pense que le Sénégal n’a pas les mêmes réalités ainsi que les mêmes contingences sociales que les autres pays. De plus, argue-t-il : « nos constitutions n’ont de sens que si elles répondent à nos réalités, à nos besoins. A partir du moment où nos règles constitutionnelles ne sont plus à même de répondre à nos réalités, il faut les changer. Ce n’est pas la parole de Dieu. Ce n’est pas une vérité absolue, une fois de plus ». Sur le débat soulevé autour de l’opportunité de la mise en place d’un poste de vice-président, Me Niang pense que le président de la République est habilité à déterminer l’opportunité ou non d’une chose parce qu’étant le seul à pouvoir définir la conduite de la politique de la nation. « Lui seul peut dire : je veux ceci ou cela dans la conduite des affaires de la Nation. Qui d’autre peut le dire ? Personne ! L’opposition n’a pas voix au chapitre. Les parlementaires non plus, car ils n’ont pas qualité à déterminer la politique de la Nation », argue-t-il. 
H. BOUSSO 
Woula Ndiaye et Binta Samb Bâ s’opposent à la loi Auparavant comme il fallait s’y attendre, les sénateurs, convoqués en séance plénière hier, ont adopté les yeux fermés le projet de loi portant création de la vice-présidence après avoir rivalisé de dithyrambe à l’endroit de Wade « l’homme visionnaire, le bâtisseur… ». Dans cet exercice, la palme a été remportée par l’inégalable Ahmet Bachir Counta. Mais dans ce flot intarissable de mots élogieux et flatteurs à l’endroit du pape du Sopi pour son texte de loi, les sénateurs Woula Ndiaye (Pds, mais proche de Macky Sall) et Binta Samba Ba (Aj/Pads) se sont distingués à travers leur opposition à l’institution d’un poste de vice-président. Selon Woula Ndiaye et Binta Samb Bâ, qui ont voté contre le projet de loi, un débat sur l’opportunité du texte se pose. Accroché au terme des travaux de la plénière pour une explication sur son vote, Woula Ndiaye soutient ne pas être convaincu par l’exposé des motifs fourni et pense que le poste ne servira à rien. 
Hawa BOUSSO 
L’AS 
SENEGAL TERRE DE LIBERTE: Ziegler ’’impressionné’’ par la liberté de parole dans notre pays. 
21-05-2009  
xamle.net  
sociologue et écrivain suisse Jean Ziegler, qui a participé mercredi à une conférence organisée à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, s’est dit ‘’impressionné par la liberté de parole au Sénégal’’, un pays qui demeure toujours selon lui ‘’une terre de liberté’’.  
 
 
‘’J’ai été particulièrement été impressionné cette matinée par la liberté de parole, parce que le Sénégal, depuis Léopold Sédar Senghor’’, demeure ‘’une terre de liberté, de discussion, de confrontation (des idées)’’, a-t-il dit.  
Jean Ziegler s’exprimait ainsi en marge d’une conférence qu’il a animée à l’Ucad 2 sur le thème : ‘’La haine de l’Occident et les grands défis du développement’’. Des étudiants et des universitaires avaient assisté à cette rencontre.  
Membre du comité consultatif du conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Jean Ziegler a loué ‘’la vivacité des étudiants et professeurs’’ venus prendre part à la conférence qu’il a animée. Quelques ambassadeurs et représentants de corps diplomatique accrédité à Dakar ont également pris part à la manifestation.  
Ziegler, qui s’est dit ‘’très reconnaissant’’ à l’endroit de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a rappelé que c’est dans la même salle de l’Ucad 2 que le président français Nicola Sarkozy a prononcé en en juillet 2007 son ‘’discours de Dakar’’.  
Membre du comité consultatif du conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Jean Ziegler a loué ‘’la vivacité des étudiants et professeurs’’ venus prendre part à la conférence qu’il a animée. Quelques ambassadeurs et représentants de corps diplomatique accrédité à Dakar ont également pris part à la manifestation.  
Ziegler, qui s’est dit ‘’très reconnaissant’’ à l’endroit de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a rappelé que c’est dans la même salle de l’Ucad 2 que le président français Nicola Sarkozy a prononcé en en juillet 2007 son ‘’discours de Dakar’’.  
Dans cette salle de conférence de l’UCAD 2, Nicolas Sarkozy avait alors soutenu que ‘’le colonialisme a du bon, que les Africains ne sont pas sortis de leur mythe, qu’ils ne sont pas entrés dans l’histoire’’, a-t-il dit, avant d’ajouter : ‘’Il évident que je récuse totalement les jugements du président Sarkozy ’’.  
Ces paroles du président Sarkozy ‘’non seulement historiquement totalement erronées, mais insultantes pour la mémoire de Cheikh Anta Diop que j’ai connu et qui était un des hommes, un des savants les plus formidables de son siècle’’, a-t-il poursuivi.  
Ziegler a été rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’ONU de 2000 à 2008. Il fut également professeur de sociologie à l’université de Genève jusqu’en 2002 et à l’université de la Sorbonne à Paris.  
 
 
SG/BK pour l'APS 
La CHRONIQUE DE DMF: Leçons d'une déroute 
 
 
Depuis le 22 mars dernier, nous savons que notre Président bien aimé, son parti le PDS et son régime de majorité présidentielle se sont pris une sacrée raclée aux élections locales. Cela, nul ne peut le nier ni le tempérer comme certains apprentis-sorciers libéraux tentent de le faire depuis qu’ils sont sortis de leur K.O.généralisé.  
Dans le détail, dans les profondeurs, de quelque côté qu’on le prenne, la première leçon des ces locales est que les électeurs ont majoritairement exprimé leur désapprobation de la gouvernance libérale et des méthodes du PDS. Sans chercher la petite bête, cela est incontestable. Il serait plus fair-play pour nos gouvernants déchus de l’admettre humblement, à l’image de Me Wade himself, président de la République du Sénégal et de Pape Diop, Président du Sénat et adversaire vaincu de la coalition Benno Siggil Senegaal à la tête de la mairie de Ville de Dakar. Voilà des hommes politiques aguerris qui ont su reconnaître clairement leur défaite et ont courageusement regardé la vérité en face. Il faut dire qu’ils ne sont pas des politiciens à la petite semaine.Lorsque la tête jauge elle-même l’étendue des dégâts et décrypte les signaux envoyés par le peuple sénégalais, il ne sert à rien pour l’armée mexicaine libérale de se voiler la face avec des arguties. La défaite est là et bien là. 
Entrons maintenant dans les détails de cette élection qui a pris la forme d’un référendum contre les dérives du régime de Me Wade. Que l’opposition réunie au sein de Benno Siggil Senegaal ne prenne pas pour argent comptant le fait qu’elle a triomphé sur son adversaire parce qu’elle offrait un meilleur profil de gouvernance et de gestion. On ne doute pas de sa compétence dans cette matière, mais le referendum contre le régime de Me Wade n’est pas un en soi un plébiscite en faveur de l’opposition, loin de là. C’est aussi et surtout un vote de dépit et d’humeur comme il en avait été ainsi en 2000 contre Diouf et son régime. N’oublions pas que Me Wade mo fi seusson à l’époque, tout comme Benno Siggil Senegaal est aujourd’hui l’alternative obligée. Les électeurs sont très vite oublieux de leurs amours d’antan et leurs humeurs électorales sont changeantes. Il ne faudrait pas que les nouvelles équipes municipales, rurales et régionales l’oublient. Les électeurs n’ont pas voté pour leurs beaux yeux mais pour trouver rapidement des solutions à leurs multiples problèmes : assainissement, voiries, éclairage, sécurité, logement, scolarité, emplois et tous les domaines de la demande sociale. C’est une évidence, direz-vous, mais l’arrogance et la suffisance ont vite fait de vous rattraper un homme ou une femme politique bien installé dans son fauteuil. Souvenez-vous de 2000…. 
Pour preuve, à peine ont-ils été élus, que les anciens compagnons élus sous le sigle signification de Benno, qui veut dire unité et union, se bouffent déjà le nez pour savoir qui va occuper les postes de président de conseil municipal, rural et régional. Alors qu’il y a une semaine à peine, ils étaient d’accord sur tout et ne se disputaient sur rien. Ils offraient alors aux électeurs une alternative morale, éthique et sincère pour disaient-ils, bouter l’incompétence et l’arrogance hors du champ de la gouvernance locale. Chassez le naturel et il revient au galop. Il faut également admettre, à leur décharge, qu’ils ne pensaient pas être les arbitres de ces locales ni être aussi brillement élus. C’est ce qui explique, qu’avec cinq conseillers seulement, Moubarak Lô se paie le luxe de vouloir contester le choix porté avant la victoire sur Aminata Mbengue Ndiaye par la coalition Benno Siggil Senegaal, en vue de diriger la mairie de Louga. C’est ce qui explique aussi ces voies discordantes sur la démarche à mener dans les mairies. Pendant que Khalifa Sall, le tombeur de Pape Diop et Ousmane Tanor Dieng du Parti Socialiste disent qu’ils ne feront pas de bilan en expliquant le bien-fondé de leur position, Moustapha Niasse de l’AFP estime de son côté que les bilans doivent être faits. A la mairie de Medina, alors que Me Birame Sassoum Sy du Ps avait été désigné avant la victoire pour diriger la mairie, Hawa Dia Thiam de Yonu Askan Wi la lui dispute. Vraiment du grand n’importe quoi ! 
Par ailleurs, le régime de Me Wade n’est pas resté les mains vides après la défaite. Pendant que le chef reconnaissait la défaite et félicitait les vainqueurs, les vaincus s’affairent à présent à vider le vote des Sénégalais de son sens en tentant de détourner les voix des conseillers. Il leur serait offert, selon les porte-parole de l’opposition, de l’agent et des terrains pour voter en faveur des candidats vaincus de la coalition Sopi. Ces pratiques de corruption sont condamnables au plan moral. Ce serait violer l’expression de la démocratie et le sens de la démocratie tel qu’il s’est déroulé le 22 mars 2009. Mais on ne va pas jouer les vierges effarouchées : ces pratiques anti-démocratiques ont eu lieu, ont lieu et auront lieu encore tant qu’il se trouvera des personnes pour leur dire oui. Si les conseillers de l’opposition dûment investis et mandatés par Benno Siggil Senegaal reçoivent de telles propositions, ils n’ont qu’à les refuser et la pratique obscène ne prospérera pas. Ce n’est pas la peine de pousser des cris d’orfraie : il suffit de dire non. 
Les arguments du genre « Wade doit démissionner et rendre le tablier » servis par ces honorables leaders de Benno Siggil Senegaal, s’ils sont basés sur les résultats de ces locales, sont absolument fallacieux et faux. On dirait du Wade, période d’avant 2000, lorsqu’il était le chef charismatique de l’opposition d’avant et disait tout et son contraire pour déraciner le Ps et Diouf. Sauf que le Wade de la belle époque le faisait mieux et était, lui, écouté et entendu. De grâce, laissons-lui son style et n’essayons pas de le copier vainement. Ces locales ne sont pas une élection présidentielle ni législative. Le gouvernement local n’a rien à voir avec le gouvernement ni avec la présidence de la République, ces leaders sont bien placés pour le savoir. Alors, cessons la politique politicienne de papa et regardons le futur. Karim Wade a réussi deux choses : faire perdre le parti de son père et ringardiser la classe politique de papa. Il est clair qu’à Dakar, les électeurs ont voté contre le projet dynastique des Wade père et fils. Et Khalifa Sall n’a même pas eu besoin de faire campagne. Le nouveau maire élu de Dakar a juste eu à rappeler aux électeurs qu’en votant pour Pape Diop, c’est Karim Wade, en embuscade confortable, qu’ils allaient élire. Comme ils n’en voulaient pas, ils ont élu la tête de liste de Benno. 
Karim Wade peut lui aussi présenter ses excuses à Me Wade : grâce à lui et ses Tartarins de la Génération du Concret, Me Wade va gouverner dans une capitale qui est gérée par l’opposition. Au demeurant, il a bien fait de se faire oublier un peu en regagnant l’étranger. Qu’il y reprenne des forces avant de se mettre vraiment au travail avec des gens sérieux et compétents s’il veut toujours croiser le fer avec les hommes et femmes politiques. Surtout qu’avec la victoire de Baldé à Ziguinchor, tout n’est pas perdu pour lui. Il lui reste à apprendre sur le tas et à cesser de donner l’impression qu’il éprouve du mépris culturel pour le peuple dont il quête les suffrages. Si le français est la langue officielle du Sénégal, il n’est pas la langue d’expression politique des populations. Ici, on vit, on aime, on mange, on drague, on fait l’amour, on rit et on pleure en langue nationale. Karim Wade doit s’adresser aux populations dans la langue nationale parlée et comprise de tous. Sinon, son action et son discours politique continueront d’être rejetés par la majorité des électeurs. Quant aux conseillers du genre qui se trompent lourdement et gravement, comme celui qui a fait prendre des vessies pour des lanternes au clan Wade, il devrait s’en débarrasser vite fait ou les affecter à des postes où ils feront moins de dégâts. Pour la gouverne d’Hassane Bâ, en République, un conseiller qui se trompe autant ne demande pas pardon au chef de l’Etat : il démissionne proprement. 
Revenons à Me Wade. Les électeurs rejettent son mode de gouvernance et particulièrement celui de ses ministres, directeurs et hauts responsables. Ces derniers sont, pour la plupart, particulièrement arrogants, irresponsables et incompétents et parfois les trois à la fois. Ils ont des comportements qui frisent l’hérésie dans une démocratie et se jouent de la morale, de la bonne gouvernance et de l’équité. C’est le règne du je-m’en-foutisme érigé en mode de vie et de gouvernance aux yeux des sénégalais qui n’en peuvent plus. Les consultants qui sont en embuscade pour proposer leurs services aux nouveaux élus de l’opposition devraient plutôt offrir des kits de bonne éducation et de bonnes mœurs aux libéraux : les allées du Pouvoir, ce n’est pas la jungle urbaine. Les libéraux et les libérales de Me Wade ne rendent guère service à leur Pygmalion, celui qui les a faits et rendus présentables. Ils sont eux-aussi responsables de la défaite de leur camp. Ils n’offrent d’autre alternative que le partage des prébendes, les xiiro, les ngayo, les xassaté et les tessanté. Gnaka foula, gnaka fayda, gnaka jom : ils sont incapables de gagner avec tout l’argent que leur chef a dépensé. Ciim !Il y en a marre ! Ils devraient rendre grâce à Dieu de vivre dans un pays où le peuple souffre en silence leurs mauvais comportements. 
Son éloignement de la gestion du PDS a également porté préjudice à Me Wade. Dans le parti au pouvoir aussi, c’est le grand n’importe quoi : patrimonialisation, népotisme, mauvaise gestion, copinage, investissements à la hussarde comme au bon vieux temps de Macky Sall, détournements des fonds de campagne, blindage, votes-sanction, sabotages tous azimuts. Me Wade devra y mener une grande opération mains propres et un grand coup de balai pour ramener l’ordre dans sa maison-mère. Au plan gouvernemental, une rupture nette s’impose ainsi qu’un changement chirurgical après le message envoyé par les électeurs sénégalais. Les Sénégalais veulent un gouvernement ajusté à leurs moyens, une équipe réduite, la réduction drastique du train de l’Etat et le départ des ministres impopulaires ou défaits. Parmi les ministres d’Etat défaits le 22 mars, il en est un que Me Wade a intérêt à conserver et il saura le reconnaître. Il devra cependant récompenser ceux qui ont gagné sinon on n’y comprendrait plus rien. Franchement, comme Premier ministre, M.Soumaré est bien gentil mais il ne fait pas l’affaire : nous avons besoin d’un PM consensuel certes, mais qui a de la présence et de l’esprit. Nous avons besoin de femmes certes, mais pas de femmes- alibi mais à la compétence et à l’intégrité vraiment indiscutables. Nous avons besoin de jeunes certes, mais intègres et pas vraiment pourris avant l’âge. Que Dieu et Me Wade nous entendent ! 
Dié Maty FALL  
 
FERLOO.COM : 
20 MAI 2009 |  
Le roi et le procureur 
 
A chacun ses problèmes. Ici, au Sénégal, on parle politique et des dégâts causés par le « Sopi », assaisonnés par la ferme volonté de Me Wade de se faire succéder par son fils ; on parle de la criminalité galopante, de la crise financière, du chômage des jeunes, de la cherté du coût de la vie, des « Lions » du basket qui n’iront pas à la prochaine coupe d’Afrique des nations (oh, sacrilège !), des premières pluies. Mais comme on dit, à chacun ses problèmes. Regardez le pauvre Procureur général de la Guinée-Bissau, Luis Manuel Cabral ! Il a déclaré le lundi 19 mai de l’an de grâce 2003, que son institution n’a pas d’argent pour continuer le processus de recherche dans l’enquête sur l’horrible assassinat du président Nino Vieira et du général Tagme Na Waié, tué dans un attentat à la bombe. Il a souligné qu’il avait « peur », compte tenu du manque de moyens financiers, de ne pouvoir « terminer le travail » d’enquête avant de quitter ses fonctions de procureur et avant les élections présidentielles du 28 juin. En clair l’Etat n’y existe plus. Si c’est seulement le fait de ne pouvoir terminer « le travail » avant de quitter ses fonctions de procureur qui lui faisait « peur », gageons que c’est un sacré adepte du contraire de la vérité, -parlons ainsi pour ne pas enfreindre la loi qui traite dans le Code pénal d’outrage à magistrat. Certes, l’Etat n’a plus d’argent chez nos voisins, mais l’ami Luis voulait surtout dire à tous les nombreux porteurs de Kalachnikov de Bissau et aux narco trafiquants qui contrôlent le pays : « je m’en lave les mains ! Affaire classée, ne me tuez pas, je ne cherche des poux à personne, de grâce, laissez-moi tranquille dans mon trou et la vie sauve ! » En attendant, pour tous ceux qui espèrent des poursuites judiciaires à l’encontre les meurtriers et leur traduction devant les tribunaux, leur optimisme est de bon aloi. Dans la vie, il faut être patient, et comme le conseille Rabelais, « tout vient à point à qui peut attendre ». On a un bon exemple, nous Sénégalais, des vertus de la croyance en des promesses. Me Wade ne nous a-t-on pas promis ici le kilogramme de riz à 60 francs ? Et ne l’a-t-il pas fait dès qu’il a accédé au pouvoir ?N’a-t-il pas respecté sa parole ? De grâce, laissez « le vieux travailler », (Baayi leen Gourgui mou liguey) ! Lui, il n’est pas comme le magistrat de Guinée-Bissau. Même sans moyens, il cherche à « terminer le travail ». Le fils. 
 
L’Alternance décapitée : L’enjeu de la perte de l’autorité du Chef de l’Etat 
Les erreurs politiques se payent. Souvent, très cher. La formation du sixième gouvernement de l’alternance constitue assurément un exemple fort intéressant à étudier par la mouvance présidentielle. C’est un tournant historique de la page ouverte en mars 2000. Les cafouillages ont été nombreux à l’occasion de la constitution de l’équipe gouvernementale. Nous avons tout au bout de quelques semaines de remaniement sauf un orchestre et un chef, maître de la musique de son orchestre et de ses hommes. La nomination éphémère d’un ministre, le repêchage de ministres au dernier moment, l’absence de réflexion sérieuse sur des ministères nouvellement créés de manière artificielle et la répartition hasardeuse de fonctions entre des entités ministères taillées en fonction de la tête de celui devant occuper le fauteuil, ont fortement discrédité l’autorité du président de la République et ses hommes de confiance. 
 
L’image du Sénégal en a pris un sacré coup médiatique au sein de l’opinion publique nationale, africaine et mondiale. C’est de l’amateurisme au sommet de l’Etat, Il est inacceptable moralement et politiquement au regard de l’expérience accumulée par le régime de l’alternance depuis bientôt dix ans. Elle a eu le temps d’apprendre l’exercice du pouvoir pour éviter de donner une image aussi négative de notre système qui n’a absolument rien à envier aux démocraties européennes en matière de management des hommes et des équipes chargées de gérer les biens publics. Evidemment, les adversaires du régime ont saisi naturellement cette conjugaison de maladresses pour agiter la fin de règne du pouvoir du président de la République, Me Abdoulaye Wade. C’est un pas franchi par des pans entiers des franges de l’opposition. Cette réaction d’adversaires est normale. C’est le jeu démocratique qui fonctionne ainsi dans tous les pays se réclamant de la démocratie. On ne fait pas de cadeau à son ennemi politique déclaré. Bien au contraire. Il faut exploiter toutes ces faiblesses sans état d’âme. Il faudra peut être aller plus loin que cette appréciation pour mieux comprendre ce qui se passe dans les rangs de la mouvance présidentielle en général et singulièrement au cœur du pouvoir de l’alternance. Tout laisse croire que le chef de l’état est entrain de subir une pression énorme dont les premiers effets visibles se mesurent aux cafouillages dans les actes posés depuis la fin des élections locales marquées par la défaite du régime dans les grandes villes de notre pays. Cette pression résulte de la défaite du Parti démocratique sénégalais au terme des résultats des élections locales et de l’incapacité du pouvoir à lire correctement l’évolution du cours politique, social et culturel. L’impression d’une alternance décapitée est lisible à plus d’un titre. Le Pds vit des moments extrêmement difficiles. Les alliés n’ont aucune existence politique La cap 21 est plus qu’en panne d’idées. Le gouvernement lui n’a pas réellement un chef libre de ses mouvements et de son action. Il cherchera longtemps ses marques dans une mission quasi impossible. Le temps presse. Les urgences se multiplient sur tous les fronts. Aucune politique cohérente de redressement du tissu économique n’est à l’ordre du jour. Il faut de l’argent et il faut aller le chercher partout à travers la planète vivant une des crises financières les plus dures à supporter par les investisseurs. Jamais le Pds n’a été aussi mécontent de son propre pouvoir et de son chef. Tous les responsables libéraux vaincus au soir du 22 mars 2009 ont refusé de subir la sanction au regard du traitement de faveur accordé au responsable moral de la Génération du concret, Karim Wade. Alors que la lecture politique la plus cohérente aurait consisté à sanctionner au premier chef ce dernier pour avoir été battu dans son propre bureau de vote, le Secrétaire général national du Pds a plutôt promu le Président de l’Anoci au rang de ministre d’état avec un porte feuille ministériel à la limite défiant les exigences d’une gouvernance à la hauteur d’une meilleure rationalisation des activités du gouvernement. Cette récompense illégitime dans l’entendement des militants du Pds a ainsi secrété une résistance ouverte de certains leaders libéraux refusant de subir une injustice notoire. Le résultat est là. Dans le sixième gouvernement cohabitent des ministres ne s’entendant sur rien. Sinon sur leur appartenance à une équipe bâtie sur un mal entendu extraordinaire. Ceux qui ont gagné les locales sont devenus les frustrés du Pds, du gouvernement et du président de la république. Le monde à l’envers. Les partisans de la génération du concret sont désormais décidés à prendre tout le pouvoir politique. Rien ne les arrête plus sur ce chemin tout ouvert d’autant que le Pds révèle chaque jour que Dieu fait sa plaie et ses faiblesses internes. Le refus de la Ministre Aida Mbodji d’occuper un ministère imaginaire traduit à bien des égards le sentiment de révolte contenu. Les ministres libéraux se sentant à l’étroit aussi bien dans le gouvernement et que dans la formation libérale décapitée depuis la suppression du poste de Secrétaire général national adjoint dorment d’un seuil œil. Ils peuvent à tout moment partir. Il sera alors impossible dans ces conditions 
de trouver une unité de pensée et d’action au sein de ce gouvernement. La crise au sommet du gouvernement est alors dans le domaine des possibles. Les cafouillages ne sont en fait que les premiers signes de l’affaiblissement de l’autorité du président de la République par des camps se disputant le contrôle du pouvoir exécutif et la succession du président de la république. Ce qui se dessine à l’horizon, c’est simplement une autre crise de nature fort différente certainement aux crises nées sous le règnes des Premiers Ministres Idrissa Seck et Macky Sall. Elle débouchera sur la formation d’un autre gouvernement susceptible de donner tout le pouvoir à la génération du concret. Et,elle ne demande pas moins au chef de l’Etat. 
Mamadou SY Albert 
PRESSAFRIK.COM : 
Pr Mamadou Diouf sur la situation du Sénégal: "les gens acceptent des situations inacceptables"  
 
Des vérités toutes crues. C’est ce que l’on peut retenir de l’entretien que le professeur, Mamadou Diouf a accordé à Pressafrik.com. Diagnostiquant la situation alarmante du Sénégal, le chef du l’institut Afrique de l’université Colombia des USA a suggéré des pistes de solutions qui passent pas la construction d’une démocratie citoyenne institutionnalisée dont le pilier serait un projet national. La vieille garde de la classe politique, la prétention des membres de la société civile et la responsabilité des intellectuels de la diaspora dans la situation actuelle du pays en ont eu pour leur grade. Même les journalistes n’y ont pas échappé. Selon lui c’est eux qui ont créé Karim Wade et son père en a profité. Entretien !  
Du point de vue économique, il y a des problèmes, cela va dans tous les sens. C’est une situation catastrophique en particulier sur le plan financier. Wade a dépensé tous azimuts, il a dépensé sans compter. Il a augmenté les salaires des ministres, des enseignants, des magistrats. Le système a favorisé une sorte de corruption généralisée. Il y a des gens qui ne sont partis de rien et qui construisent aujourd’hui des châteaux. Moi j’ai vu dans la ville où je suis né à Rufisque. Qu’on puisse ou non donner des preuves concrètes, cela existe. Les journaux en parlent constamment. Même Wade a eu à arrêter des gens pour cela. C’est le cas d’Idrissa Seck qui est politicien qui a été accusé de malversation, de même que les dirigeants d’entreprise comme Jean Lefèvre Bara Tall. Cela montre dans une certaine mesure qu’il y a un problème.  
 
La multiplication des groupes de presse derrière lesquelles, il y des politiciens sont aussi des indications qu’il y a des choses pas catholiques qui se passent. C’est quelque part une situation qui exprime une profonde crise politique, sociale, financière et surtout de la société sénégalaise en tant que telle. Les gens acceptent des situations inacceptables. Une partie de cette société a profité de cette manne, de cet argent ignoble qui circule. Des citoyens ordinaires qui auraient pu représenter la légitimité morale comme des marabouts, des chefs traditionnels ont bénéficiaient de cet argent qui circulait à flot. Et ils ne se sont jamais posés la question de savoir d’où vient l’argent. Cela est aussi un énorme problème et peut-être plus important que tout. Cela invoque la refondation de la société sénégalaise et le retour plus que des questions politiques mais à une éthique sociale et citoyenne. Aujourd’hui c’est de cela qu’il faut discuter et je pense que probablement les assises ont ouvert ce débat. C’est là où c’est intéressant. C’est pour cela que quelque soit la position des gens, l’idée de travailler sur la documentation des assises pour ouvrir un vrai débat qui n’est pas strictement politique mais plutôt de refondation de la société est cruciale. Ce débat devrait permettre la mise en place d’un projet majoritaire éthiquement fondé.  
 
Refondation de la société sénégalaise  
 
Avant les élections locales, j’étais complètement déçu et perplexe. Ma grande déception face à cette société qui avait fait cette action extraordinaire en 2000 et qui s’est trouvée comme tétanisée devant un pouvoir qui s’affole. Je me disais que ce pays est en train de s’enfoncer tout doucement. Et de loin, on le voit quand on lit les journaux. On se posait la question : «qu’est ce qui ne va pas, qu’est ce qui s’est passé entre 2000 et 2007 pour qu’on se retrouve dans cette situation ?» C’est pour cela que l’idée de refondation morale est essentielle en fait.  
 
Ce que les élections locales ont démontré, c’est que ce pays a encore des ressorts extraordinaires. Quelque soit ce qui s’est passé, cela a démontré que il y a des choses que la société a désormais décidé que c’est inacceptable. La corruption généralisée en fait partie  
 
-Tous les gens qui ont été punis par le suffrage universel local l’ont été pour ce qu’ils ont fait en tout cas plus que pour leur appartenance politique.  
 
La vieille classe politique envoyée à la retraite par les jeunes  
 
-La deuxième chose, c’est l’émergence à cause de cette descente aux enfers d’une nouvelle génération de politiciens beaucoup plus jeunes qui a un enracinement local. Ils ne sont pas simplement en train de mettre Wade et le PDS en congé, ils sont aussi en train de mettre la vieille opposition à la retraite. Et l’opposition doit tirer les leçons qu’eux aussi ne sont plus de saison. Ce n’est pas seulement le parti au pouvoir. Que la meilleure chose qu’ils feraient (Tanor, Djibo ka, Niasse, etc.), c’est de préparer la relève. Que ce pays a besoin d’une relève.  
 
Quand on regarde bien dans beaucoup de localités, les gens qui ont un enracinement local et qui ne sont pas dans les partis politiques ont gagné. C’est cela qui démontre que les sénégalais ont besoin d’une représentation par circonscription, de la capacité de savoir qui nous représente. Si vous vous rappelez il y a eu des élections, il y a plusieurs années, le slogan du saint-louisien, Golbert Diagne était : «nous voulons un maire qui se réveille à Saint louis».  
 
Le débat pour un projet national  
 
Les gens sont entrain de constituer une classe politique locale qui n’a pas nécessairement la vision d’un destin national. C’est à partir de cela qu’il faut créer une démocratie citoyenne représentative à la base. C'est-à-dire que les gens sachent que telle personne, c’est leur député mais pas quelqu’un dont la loyauté ne doit dépendre que du parti parce que justement, il est élu ministre du parti. Les gens sont choisis à la base. Ils ne sont plus choisis dans le parti, ils ne sont plus choisis à cause de leur proximité avec le chef. C’est justement cela le début d’une refondation. Il faut ouvrir un débat national avec les assises qui pose le débat d’un projet national, pas de projet partisan. C’est cela l’intérêt des assises.  
 
Mais il faudrait aussi que cela donne de l’espace aux projets partisans d’une part. D’autre part si on arrime ce débat aux discussions politiques ouvertes par les élections locales, ce pays se retrouve effectivement dans un moment où le dialogue et la conversation tournent autour d’un projet national. Un projet national qui va permettre de rétablir les principes, les institutions pour ensuite avoir un jeu politique ouvert, démocratique, et pluriel qui va alimenter la construction d’une démocratie citoyenne institutionnalisée. Mais si on n’a pas une société ouverte et plurielle qui accepte les différences sans s’engager dans les luttes à mort, même si on a l’organisation institutionnelle démocratique, elle n’est pas alimentée par la substance d’une culture civique. Une culture civique ne se réduit pas à une culture politique. Elle déborde la culture politique et lui permet d’avoir ce fondement social et culturel.  
 
«L’alternance a démontré la possibilité de la régression»  
 
Ce sont les signes qui permettent de penser que le pays est en train de revenir à ces fondamentaux. On doit garder l’espoir. Toutefois, on peut régresser. L’alternance a démontré la possibilité de la régression. si vous faites une analyse parallèle des batailles dans lesquelles le président Wade s’était engagé au moment où il était dans l’opposition autour de l’administration des élections et des décisions qu’il a prise en arrivant au pouvoir, on se rend compte qu’il a remis en cause les piliers fondamentaux de son action politique quand il était dans l’opposition. Donc la régression est possible. Mais la chance historique que ce pays a aujourd’hui c’est que il y a eu cet éveil d’une société ouverte qui est en train de réclamer l’émergence d’une nouvelle classe politique dont la culture civique est différente et qui porte en fait sur la culture d’association, des mouvements populaires, sportifs qui sont en train de renouveler la classe politique et le discours politique.  
 
Responsabilité de la diaspora sur la situation du pays  
 
Je ne pense pas qu’il ait véritablement une responsabilité sur ce qui se passe dans le pays. Ils ne vivent pas ici. La responsabilité qu’ils ont, ils l’assument .ils envoient énormément d’argent dans ce pays, à leurs parents, ils participent à énormément de projets locaux, ils participent à un discours politique constant à travers les blogs, les forums des journaux en ligne et portails. A un moment Wade disait à ces intellectuels de la diaspora, «vous ne devez pas parler parce que vous ne vivez pas ici». Cela montre que ce sont des gens qui sont concernés et qui jouent le jeu dans leur propre position. Ils ne peuvent pas ni se substituer aux sénégalais vivant au Sénégal qui sont les véritables citoyens de ce pays, ils ne peuvent pas non plus imposer leur vision parce que tout simplement ils sont dehors ou parce qu’ils ont une grande éducation ou parce qu’ils ont de l’argent.  
 
Le jeu politique, c’est un jeu de l’engagement et de la bataille sur l’espace public. Et on paye un prix dans cette bataille. La qualification politique ne repose pas sur des diplômes ou de l’argent qu’on donne. La qualification politique repose sur une bataille dans le champ politique, ou on est dedans ou on n’est pas dedans. Les gens qui sont à l’extérieur peuvent participer à travers les partis politiques ou les mouvements de la société civile et ils le font dans la plupart des cas. La plupart des partis politiques ont des sections à l’étranger. Donc, ils participent mais ils ne peuvent pas participer plus que le sénégalais au Sénégal parce que c’est eux d’abord qui sont concernés parce que c’est eux qui sont dans la société sénégalaise, c’est eux qui connaissent mieux ce qui se passe. Je ne pense pas qu’il y ait problème.  
 
Etre de la société civile ne signifie pas qu’on est plus propre que les politiciens  
 
Quand aux intellectuels, il y’a une espèce de fiction qui cherche à accréditer la thèse que les intellectuels sont capables de tout changer ou c’est à eux de changer quelque chose où c’est eux qui ont trahis. Les intellectuels sont des citoyens comme les autres. Leur intelligence et leur expertise peuvent servir au débat politique. Ce n’est pas cela qui les qualifie comme des gens qui doivent être les responsables ou les leaders. Je veux dire que le fait que je sois un historien, le fait que j’ai une thèse ne me qualifie pas à diriger les gens. Ce qui me qualifie, c’est mon engagement dans le jeu politique.  
 
L’autre fiction dangereuse est de croire que parce qu’on est dans la société civile qu’on est moralement plus propre que les politiciens. Finalement pour moi, les gens qui sont courageux ne sont pas dans la société civile. La société civile sert à ouvrir un débat au-delà des positions partisanes. La société civile concrètement n’est fort sur l’espace public que parce qu’il y a ce débat politique. C’est l’idée de dire qu’il y a quelque chose qui nous réunis au-delà de nos positions partisanes et ces principes-là assurent la démocratie et la société ouverte. Cela est très important à comprendre pour éviter une partie des confusions que la société civile fait. La société veut participer et doit participer au renforcement de l’espace public aussi de l’Etat et de son rôle légitime. Elle doit aider à mieux canaliser le jeu partisan.  
 
Le procédé est valable pour les intellectuels qui sont des membres de la société. Ils doivent contribuer au débat mais ne doivent pas nécessairement diriger s’ils ne sont pas engagés politiquement.  
 
Ce qui est fondamental c’est qu’ils doivent assurer de manière permanente la discussion, ils doivent alimenter de manière permanente le débat public sur le bien commun, l’éthique partagée. Et c’est cela qui assure la mise en place d’un savoir de structure et d’un espace dans lequel par la discussion, la société ouverte s’alimente et se consolide. C’est le rôle aussi des journalistes.  
 
«Ce sont les journaux qui ont créé Karim Wade»  
 
Malheureusement, les journalistes sénégalais ne le jouent pas. Ils se sont enfermés dans une logique de commentaire et non de l’information. Même si c’est normal dans une certaine mesure. L’idée serait aujourd’hui de séparer dans les journaux sénégalais comme dans ceux des Sud africains le commentaire et l’information et de s’arrêter à des choses importantes au-delà de la politique pour alimenter la société ouverte. Aujourd’hui si vous étudiez les journaux sénégalais, il y a toujours la politique à la une. La politique a tout bouffé, la culture, le sport, les faits divers. Ce qui fait qu’il n’y a rien d’autre. Cela créé le culte de la rumeur. J’ai toujours été fasciné et je le dis toujours, ce sont les journaux qui ont créé Karim Wade. Ils en ont fait quelque chose et le père a sauté dessus. L’occasion a fait le larron. On a commencé à en faire quelque chose à un moment où ce n’était même pas la question. On lui a donné de l’épaisseur à force de parler de lui dans un contexte qui est plus de rumeur que d’information. Il faut rétablir cela en donnant de l’information. Et de l’autre côté, on créé un espace journalistique pour le commentaire où les journalistes peuvent écrire des commentaires qui les intéressent comme dans les journaux Sud africains et américains. A ce titre, on avancerait beaucoup plus et on éviterait ces pièges. La propagande est faite gratuitement pour Karim Wade.  
 
Aujourd’hui le problème n’est pas de prévenir la fuite des cerveaux  
 
Je pense qu’on se trompe beaucoup. Pour la plupart d’entre eux, ce n’est pas la recherche d’argent. L’Afrique ne peut pas résister au mouvement de la globalisation des intelligences. Je ne suis pas persuadé que les gens partent pour l’argent. On a une vision non conforme à la réalité par rapport à l’argent qu’on gagne à l’étranger. L’argent que les gens gagnent aux USA est dépensé aux USA pour leur vie quotidienne, pour la scolarisation de leurs enfants, mais aussi l’argent qu’ils renvoient à leurs familles. C’est vrai qu’ils gagnent beaucoup plus que les sénégalais. Il ne faut pas se faire d’illusions, mais ils dépensent beaucoup plus. Je pense que la plupart d’entre eux ne sont pas partis pour cela.  
 
Dans mon cas personnel je ne suis pas parti pour cela. Quand j’étais au Sénégal et que je travaillais dans une autre institution avec l’université qui est le CODESRIA, j’étais dans une situation meilleure que celle que je vis aux USA. Je gagnais un salaire très décent. Mais à un moment, dans la vie d’une personne les préoccupations intellectuelles sont plus importantes. Et quand on fait partie d’une conversation dont les principaux intervenants ne vivent pas au Sénégal, le fait de se déplacer ailleurs est très facile. Moi je peux me retrouver dans une université chinoise tant que je peux enseigner en français ou en anglais. J’ai des collègues historiens avec je discute la même chose. Ils travaillent sur l’Afrique tout comme moi. Aux USA, les gens avec qui je discute l’histoire de l’Afrique ou du Sénégal sont des américains ou des européens qui vivent et enseignent aux USA.  
 
L’environnement intellectuel dans lequel on vit est très déterminant. Aujourd’hui le problème n’est pas de prévenir la circulation, le départ des gens, mais c’est de recréer la circulation que les gens puissent aller et venir, que les gens puissent effectivement enseigner, faire des recherches dans les conditions les meilleures en Afrique. Et généralement pour les structures universitaires, c’est beaucoup moins cher. Ils peuvent revenir au Sénégal, ils ont besoin probablement d’un logement pour certains, d’un petit perdiems à la place d’un salaire pour d’autres. On ne peut pas arrêter cela parce que cela fait partie du temps du monde. Le temps du monde aujourd’hui surtout pour des intellectuels postule la circulation, l’engagement et la confrontation des idées en d’autres lieux. Cela peut bénéficier à l’Afrique si elle s’accroche à cette conversation globale qui est celle qui définie aujourd’hui le temps du monde. C’est tout fait naturel.  
 
Sénégal - une vice-présidence à mi-parcours pourquoi et pour qui ?  
 
Le feuilleton « la succession » continuera certainement cette semaine avec l’épisode cruciale dont le titre pourrait s’intituler « la vice-présidence ». Une invention subite qui vient à mi-parcours d’un mandat et qui ne fera certainement pas que modifier seulement la constitution mais en révisera fondamentalement le substrat parce que touchant les institutions telles que définies par l’article 6 de la loi fondamentale. En son état actuel, la Constitution ne reconnaît que cinq institutions que sont le Président de la République, le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat), le Gouvernement, le Conseil Economique et Social et, l’institution judiciaire (conseil constitutionnel, cour suprême, cour des comptes et cours et tribunaux).  
Avec la vice-présidence, c’est une institution nouvelle qui inévitablement viendra s’incruster quelque part avec des incidences certaines. L’annonce de la mise en place d’une vice-présidence faite au lendemain du séisme politique du 22 mars, ne semble obéir qu’à un mobile politique calculé et calculateur dans une logique de contournement politique de la volonté populaire. C’est sans doute le fameux plan B sorti après l’échec du plan A que les électeurs avaient vite fait de déjouer le 22 mars. Le gouvernement mouvant, muant et, mutant actuel qui s’illustre par un rappel des troupes pourrait participer de cette volonté de contournement. Les ministres limogés puis repris vont faire preuve d’allégeance prononcée vis-à-vis du maître sauveur qui les a repêchés par sa seule et unique volonté. Ils auront à l’égard du Patron une dette à payer en constituant un bouclier de bronze pour la pérennité du système et en acceptant unilatéralement toutes les décisions à venir touchant l’organisation de la préséance au sein de l’Etat et du parti au pouvoir. Au moins, ces ministres repêchés in extremis n’auront plus de dents assez longues pour oser demain manger le fromage à l’horizon 2012. Ils vont non seulement entrés dans les rangs mais s’ériger en défenseur surtout contre les adversaires intra muros qui s’agitent déjà à affirmer leurs ambitions pour 2012. Le rappel des troupes préparerait en réalité le tapis d’épines pour l’ex camarade à accueillir par réalisme mais aussi à contenir par stratégie en vue de décisions à venir. Et Dieu sait que décisions importantes et historiques, il pourrait y en avoir dans les jours, semaines et mois prochains.  
 
Nous allons donc vers une semaine cruciale «spéciale vice-présidence », qui pourrait voir le projet prendre une vitesse TGV et être institué dans la précipitation. Le visage de celui ou celle qui va l’incarner devrait, sauf grain de sable, être connu avant que les sénégalais ne se réveille pour constater l’ampleur de la « révolution constitutionnelle ». Révolution dans le sens de la reculade.  
 
Mais pourquoi cette vice-présidence à mi-parcours ?  
 
Pour aider le patron, diraient en chœur les hauts parleurs. Et quid du premier ministre et de bientôt la quarantaine de ministres, n’aident-ils pas le patron diraient les « douteurs méthodiques »?  
Que va renfermer cette vice-présidence au-delà du bonnet ou du foulard qui va en garnir la tête ? Va-t-elle (la personne vice-présidente) remplacer le Patron en cas de vacance du pouvoir ? Si oui, pour combien de temps ? En cas de remplacement éventuel du Patron, va-t-elle se conformer à la durée de remplacement prévue par l’actuelle constitution (entre 60 et 90 jours avant un nouveau scrutin) ou bien finira-t-elle au besoin l’intégralité du mandat en cours ?  
Ces quelques questions simples et naïves sont le noeud gordien du problème. Tout le reste n’est que du vernis politico juridique.  
 
Parlant de remplacement, notre naïveté n’ira pas jusqu’à vouloir dire que le Patron actuel ne finira pas le mandat. Il peut bien aller jusqu’au bout et même vouloir franchir lui-même la haie 2012. Le scénario peut cependant déboucher bel et bien sur une cession du pouvoir à mi-parcours en deux temps. D’abord à une vice-présidence qui accompagnera le Patron le temps de tester le peuple avant le sprint final qui ferait encore modifier la constitution en passant du simple remplacement à la continuation de mandat. Entre temps, un autre visage connu pourrait atterrir à la vice-présidence avec plus de latitude. Ce scénario n’est pas à exclure. Tout dépendra d’une conjonction d’éléments dont le plus déterminant pourrait être l’écoeurement manifeste du peuple. Plus la clameur va monter plus le projet sera paradoxalement accéléré. C’est une question vitale pour le régime à moins de trois ans du jury tant redouté des urnes qui, pourtant, sont à la modernité démocratique ce que l’oxygène est à l’atmosphère. Le Sénégal appartient d’abord aux électeurs qui, au-delà des questions matérielles semblent avoir compris que la démocratie vaut plus que de l’or et que le Sénégal ne mérite pas une succession suggérée.  
 
Les promoteurs du projet de vice-présidence seraient les mêmes que ceux de la succession et semblent avoir choisi la politique politicienne à la place de la sérénité démocratique qui élève les hommes politiques au-delà des calculs du moment. Ces questions sur la vice-présidence ne devraient pas seulement être de politique politicienne. Elles ne sont pas innocentes. Ce sont des questions vitales pour la démocratie sénégalaise. Ce sont des questions dont les réponses pourraient défigurer ce qui reste d’essentiel de la constitution de 2001 malmenée à l’applaudimètre par un parlement sans reflet démocratique. Nous sommes à des années lumières de la séparation des pouvoirs. Nous sommes loin de l’élégance républicaine à léguer aux générations futures qu’il aurait fallu préférer à toute autre génération.  
 
En vérité, l’individu vice-président sera hors du commun parce que parachuté au sommet sans égard pour la constitution actuelle qui dispose en son article premier « La République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d'origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances ». L’institution vice-présidence aussi sera hors du commun parce que non validée par referendum. Au nom de la conjoncture, on risque d’entrer dans une autre république sans l’avis du peuple souverain. Moins que le contenu, c’est la position du vice-président par rapport aux Présidents du sénat et de l’assemblée nationale qui fera un peu plus de lumière sur les mobiles de l’acte.  
 
En l’état actuel de la constitution sénégalaise notamment en l’article 39, « en cas de démission, d'empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président du Sénat. Celui-ci organise les élections dans les délais prévus à l’article 31. Au cas où le Président du Sénat serait dans l'un des cas ci-dessus, la suppléance est assurée par le président de l'Assemblée nationale ». L’article 31 fixe le délai de remplacement pour vacance du pouvoir à au moins soixante jours et, au plus quatre vingt dix jours à l’issue desquels un scrutin doit être organisé.  
 
Si le projet de vice-présidence pousse l’audace jusqu’à modifier tout de suite ou, par stratégie, dans un futur proche les articles 39 et 31 de la constitution, ce sera un enterrement de première classe pour l’humus de notre ossature démocratique. Dans un premier temps, le bluff pourrait consister à seulement toucher à l’article 39 qui parle du remplaçant. Si la pilule passe sans heurts, on pourrait passer à l’article 31 qui parlera alors de continuation d’un mandat par le vice-président et non plus de remplacement. On aura alors sans tambours ni trompettes contourner momentanément (sur une durée plus longue que les trois mois maximum) le suffrage universel par la dévolution d’un pouvoir qui permettra demain à l’individu ultime vice président d’user de leviers de l’Etat pour se préparer calmement à une campagne électorale. La question morale est de savoir si un chef d’Etat en exercice élu par le suffrage universel peut choisir librement son remplaçant par un subterfuge politico juridique. On n’en est pas encore là mais, le scénario est encore possible dans la tourmente actuelle marquée par une volonté inadmissible de contournement. Nous ne sommes plus en 1981 pour permettre un legs du pouvoir avec une version maquillée de l’ex article 35 de la constitution.  
 
En définitive, nous assistons depuis quelques temps à une démarche accélérée de contournement du suffrage par des modifications de la constitution. Avec la vice-présidence, on risque de franchir l’ère de la modification pour entrer dans la nébuleuse des révisions inélégantes qui nous feront basculer par maquillage juridique occasionnel dans une république spéciale et inédite. L’article 103 de la constitution dispose que « la révision ne doit pas toucher à la forme républicaine de l’Etat ». Après le tsunami du projet de vice-présidence que l’on n’osera jamais présenté au référendum, la république sera plus que secouée. Elle aura littéralement reculée. En instituant la vice-présidence à mi-parcours du mandat, on n’est ni en modification encore moins en révision de la constitution. C’est plus que tout cela. C’est une « révolution constitutionnelle » pour simple convenance individuelle au grand dam de la république.  
 
Et pourtant en république, une constitution ne doit pas être un habit cousu à la taille d’un individu. C’est un patrimoine qui doit résister aux calculs du moment. L’ignorer, c’est naviguer à contre courant de l’histoire qui s’écrit en actualités tous les jours. En réalité, cette vice-présidence à mi-parcours ne semble intéresser que ces promoteurs qui, sans doute, ont des exigences très éloignées de la consolidation démocratique. Le peuple attend plus de décence dans l’expression des ambitions individuelles obsédées par le compte à rebours.  
 
Ce qui est troublant avec cette vice-présidence, c’est que ces promoteurs ont semblé n’en avoir fait la découverte subite qu’après le séisme des élections locales. Cela pose la question de la sincérité du projet. Les deux seules questions essentielles à poser sont les suivantes : Une vice-présidence à mi-parcours pourquoi ? Une vice-présidence pour qui ? La réponse à ces deux questions est la même et c’est « la mèche la plus vendue dans ce pays » qu’il n’est pas besoin de cacher avec tant de maladresse. La vérité est que même si la vice-présidence passe et repasse, le peuple électeur a déjà fait le choix du non choix de la succession suggérée. Du sommet, cette vérité crue ne peut être vue qu’avec plus de hauteur et de grandeur.  
Mamadou NDIONE  
Mandione15@gmail.com  
 
Mamadou NDIONE le Lundi 11 Mai 2009 
 
Opinion - face a la crise, dégraisser le mammouth Sénégal  
 
Avec la chute du mur de Berlin en novembre 1989, le monde occidental libéral donnait un sacré coup au communisme utopique qui, n’ayant pas pu répondre aux exigences physiologiques de l’homme, en avait assez rajouté en portant atteinte aux autres exigences immatérielles et essentielles comme la liberté.  
Le capitalisme drapé du manteau de l’euphémisme libéral donnait l’impression, dans l’euphorie de 1989, d’avoir triomphé de sa vieille ennemie théorisée par Marx et Engels et pratiquée dans un chaos plus passif que positif presque partout dans les cinq continents. Le capitalisme libéral avait beaucoup ri à la noyade du communisme alors que lui aussi n’avait pas encore fini de traverser le fleuve.  
Aujourd’hui, vingt ans après la chute du mur de Berlin, la crise est là malgré la mue du capitalisme en terme plus nuancé sous le jargon moins chargé de « mondialisation » concept galvaudé à usage conjoncturel en fonction des intérêts nationaux des plus forts. La récession est là et frappe le symbole le plus avancé du capitalisme : les USA. Certains « esprits éclairés » parlent de crise du capitalisme financier comme pour ne jeter la pierre que sur le versant spéculatif et immatériel des marchés financiers qui seraient devenus brusquement dans leur tourbillon déréglé le ventre mou d’un système dont ils ont été l’adjuvant depuis plusieurs années. Le capitalisme à la peau de centaure avait résisté à la prophétie sur sa mort que devait causer la baisse tendancielle des taux de profits. Sa trouvaille a été l’innovation concept appliqué au réel et qui suscite le besoin de façon perpétuelle et fait que l’homme, au-delà de l’utilité du véhicule par exemple qui sert simplement à se déplacer, éprouve le désir suscité de changer de bagnoles en fonction de la mode.  
 
L’innovation a prolongé la vie du capitalisme par le changement perpétuel des besoins nommés et innomés, réels et virtuels, en définitive, crées dans le subconscient de l’homme qui doit renouveler sans cesse son « ticket pour la modernité ». Autre ressort ayant renforcé les bases du capitalisme : la titrisation de l’économie mondiale par le biais du marché financier qui fait qu’aujourd’hui selon les spécialistes, cette économie non réelle représenterait quatre fois le PIB mondiale. Il y avait là une façon, sans produire en réel de faire du profit comme au poker dans les marchés financiers.  
 
La crise mondiale actuelle à l’origine financière aura et est entrain d’avoir des conséquences inéluctables sur l’économie réelle par la récession annoncée avec une baisse progressive et difficilement corrigeable du PIB mondial.  
 
Et le Sénégal dans tout cela ?  
 
Que signifie pour l’économie sénégalaise une récession mondiale ? Quelles pourraient être les effets de cette crise sur l’économie, le quotidien et le vécu des sénégalais ? Sommes-nous préparés par une politique d’anticipation à gérer et à juguler les effets de la crise ? Au moment où l’économie mondiale compte sur les actions énergiques des gouvernements pour redresser la barre, qu’est-ce que nos autorités font ou prévoient de faire ? Au moment où Obama et les autres comme Sarkozy communiquent avec leur peuple et font tout pour garder intact la crédibilité de l’Etat, que faisons-nous en haut lieu ? Ces questions méritent d’être posées face au mutisme ambiant au sommet sénégalais sur cette crise qui ne nous a pas encore globalement touché du fait de notre faible poids dans l’économie mondiale. Ce poids quoique petit ne nous protège cependant pas. « Quand les éléphants maigrissent, les souris meurent » !  
 
Une analyse rapide et succincte des bases de notre économie montre un système bancaire extraverti avec des filiales de multinationales fortement imbriquées dans le système financier mondial. Ces banques locales qui seront fortement secouées pourraient en cette période de crise faire l’objet d’un encadrement rapproché de la part des maisons mères. Les règles de crédit pourraient être plus draconiennes avec probablement des retraits de fond au niveau des filiales pour faire face aux difficultés des maisons mères. Le tissu bancaire sénégalais n’échappera pas à la crise parce que simplement nos banques ne nous appartiennent pas pour l’essentiel.  
 
En outre, une récession sape forcément les bases de la crédibilité et la solvabilité des entreprises avec un renchérissement du recours aux prêts à court terme et autres découverts bancaires. La quasi-totalité des entreprises sénégalaise ne sont pas liquides et recourent à des découverts bancaires pour régler des urgences comme les salaires. Déjà, avant la crise, les opérateurs économiques locaux reprochaient aux banques commerciales leur trop grande prudence à financer le développement. La crise en toute logique pourrait aggraver cette tendance et, les conséquences sur l’économie réelle risquent d’être catastrophique. Le cercle vicieux va aussi happer les recettes fiscales qui déjà subissent les effets du mal congénital de notre économie d’abord importatrice. La baisse des recettes fiscales sera difficile à juguler par un élargissement de l’assiette du fait du faible niveau de revenu global en formel et en informel.  
 
Quid du financement par l’extérieur ?  
 
L’Etat pourra-t-il compter sur des rentrées de fond massifs étrangers via les institutions financières internationales ou la coopération inter état ? Un optimisme dans ce registre serait utopique puisque ce sont « toutes les barbes du monde qui ont pris feu ». Chaque Etat essaiera d’abord d’éteindre son feu et les institutions internationales pour contenir la crise, pensent d’abord l’attaquer au niveau de sa rampe des USA. Déjà Obama compte sur des pays comme la chine (ironie du sort encore communiste et plus gros créancier étranger des Etats-Unis !) pour acheter les bons du trésor américains pour financer son plan. Un recours à la planche à biais fragiliserait encore le dollar et toutes les économies ayant leurs réserves étrangères en dollars.  
 
En vérité, les rares rentrées de fonds dans notre pays en provenance de ces deux mamelles externes (institutions de Bretton-Woods et Etats étrangers) ne pourront pas permettre au Sénégal de s’en sortir si nous gardons le standing de notre niveau de vie d’Etat flambeur. Il nous faut dégraisser le mammouth Sénégal en évitant d’exacerber la crise au niveau des populations les plus démunies qui déjà ne vivent globalement pas au niveau des standards du monde. Nous n’avons pas besoin de décrire la situation générale de morosité du pays avec, plus grave, l’absence de perspectives pour la grande majorité notamment les jeunes.  
 
Face à cette situation, le devoir recommande aux autorités de tenir un langage de vérité sur l’Etat réel de la nation secteur par secteur. Ce bilan sans complaisance devrait expliquer les causes et mettre sur la place publique les solutions de sortie de crise et d’anticipation sur les conséquences à venir de la récession mondiale sur notre économie. Dans la kyrielle de solutions, l’Etat devra dire concrètement ce qu’il va faire tout de suite pour réduire son train de vie en recentrant les priorités et l’efficacité des dépenses.  
 
Cette démarche sans doute nous débarrassera au plus vite du sénat et des autres dépenses inutiles et sans impact sur le vécu du peuple.  
 
Pour éviter le dépôt de bilan d’un Etat qui a du mal à régler globalement la dette intérieure, il nous faut tout de suite « dégraisser le mammouth » au lieu de vendre les bijoux de famille comme les actions de la Sonatel. Cependant, « Dégraisser le mammouth » ne signifie pas se lancer aveuglément dans des économies décidées par des donneurs d’ordre externes et qui toucheraient les secteurs sociaux comme la santé, l’éducation et, les denrées de premières nécessité.  
 
Beaucoup d’économies sont possibles dans les administrations et le train de vie ubuesque de l’Etat. La crise impose ce recentrage des dépenses si nous voulons négocier le virage.  
Mais cela ne suffira pas.  
 
Pour mettre le Sénégal dans une position de rupture et d’ancrage vers le développement, il faudra aussi mettre en œuvre une réflexion sérieuse pour une utilisation rationnelle de nos ressources. Nous devons compter d’abord sur nos propres forces et éviter de caler notre sort à des projets encore « éléphant blanc » comme la ZES (zone économique spéciale de Diamniadio). Nous devons, au nom de la préférence nationale, faire faire par nous même tout ce que nous pouvons faire. Cette réflexion devra être dépouillé de tout comportement mimétique qui nous fera mettre la charrue avant les bœufs. Nous sommes un pays pauvre et nous devons construire le pays dans sa sève et non en peignant la coque Dakar qui ne représente que 0,3% de la superficie.  
 
Dégraisser le Mammouth pourrait signifier d’abord informer sincèrement le citoyen sur l’Etat réel de la nation. Cette démarche aura le mérite de la sincérité. Le Sénégal est malade et vraiment malade. Le reconnaître grandit. Sembler l’ignorer dans le contexte actuel est suicidaire.  
Mamadou NDIONE  
Médina  
Mandione15@gmail.com  
 
Mamadou NDIONE le Lundi 27 Avril 2009 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 21.05.2009
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