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de mal en pis

SITUATION ECONOMIQUE, ASSISES NATIONALES, CRISE AU PDS ETC 
Maître Wade, dos au mur  
mercredi 28 mai 2008  
NETTALI - Ses sorties répétées fonctionnent comme un effet de brouillage. Le président Wade n’a jamais été autant acculé que ces derniers mois. Sans doute, la hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité est le facteur le plus important de la crispation remarquée au niveau social. Car tant que Me Wade se contentait de porter atteinte aux libertés individuelles ; précisément de journalistes, hommes politiques etc, les sénégalais pouvaient bien supporter ces petites agressions. 
Le grand tournant a été la perte constatée du pouvoir d’achat des sénégalais. Avec les hausses enregistrées sur les prix des denrées de première nécessité. Les dernières hausses sur le riz ont joué un rôle psychologique sûr. Les sénégalais se rendent bien comte que même « sa Majesté le riz » n’est pas à l’abri des soubresauts du marché. Si tranquille « riz » qui avait jusqu’ici su rester relativement insensible aux grimaces de la Conjoncture. Et qui aujourd’hui doit subir des effets de la loi du marché. Bien vrai que le pouvoir a essayé d’en juguler les effets en subventionnant cette denrée oh combien précieuse, tout comme il l’a fait avec le gaz butane. 
Ce n’est sans doute pas un hasard si les sacs de riz vides sont exhibés de plus en plus par les populations. Signe que le malaise est bien là, lié à la dégradation des conditions de vie, ce jeune sénégalais Cheikh Diouf qui s’est invité à l’Hémicycle en pleine plénière sur la réforme de la Justice. Ce jeune qui a exhibé un sac de riz vide sur lequel était inscrit « le peuple a faim » a été interpellé, déféré au parquet, jugé en flagrants délits et…relaxé par le juge. 
Mais au-delà du riz, c’est que la crise est bien réelle au Sénégal. Et surtout la peur du lendemain. La situation des ménages s’est dégradée, le pouvoir d’achat des sénégalais s’est affaissé. Une situation qui frappe aussi bien les capitales régionales que les zones rurales les plus reculées. Le coup de grâce, il sera donné par le Représentant du Fonds monétaire international (Fmi) au Sénégal, Alex Segura qui a indexé le niveau excessif de la dette intérieure du Sénégal (150 milliards Cfa). Une situation qui étouffe les Petites et moyennes entreprises en même temps qu’elle créé une asphyxie relative de la petite économie, celle qui permet, ont constaté les économistes, une bonne répartition des richesses. 
Au même moment, le Sénégal se permet d’injecter des centaines de milliards de Cfa pour le financement d’infrastructures routières dont l’impact économique en termes de retombées (Tourisme, relance des entreprises de Travaux publics) n’est point prouvé. Cette nouvelle donne conséquence de ce que Jacques Habib Sy a appelé l’Agencialisation ainsi les effets conjugués au train de vie de l’Etat - Ce que Ségura a pudiquement qualifié de « gaspillage dans le système » - ont créé une situation inédite que tout sénégalais ressent, de façon directe ou indirecte. 
Me Wade lui-même semble pris conscience de la crise qu’il a lancé un plan intitulé Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana). Dans la précipitation, il faut le dire, car même les spécialistes les plus neutres sont d’avis qu’il est impossible de produire cinq-cent mille tonnes de riz, deux tonnes de maïs, trois tonnes de manioc etc en une année. Le bond que ferait le Sénégal dépasserait alors les 200% de hausse en termes de production. Ce qui est impossible à réaliser dans un contexte national marqué un affaissement des finances publiques et un contexte international de plus en plus hostile. C’est pourquoi d’ailleurs les affiches placardées à Dakar sur cette campagne Goana ressemblent beaucoup plus à des enfantillages qu’aucun effet de masse ne saurait être atteint. C’est que les populations en ont tellement vu d’affiches se succéder sur les panneaux qu’elles ne servent plus qu’à « embellir » Dakar. Et accessoirement quelques routes nationales qui mènent vers l’intérieur du pays. 
En vérité, la crise qui frappe le Sénégal est multiforme et profonde. Et sans nul doute, le déficit de créativité constatée depuis quelques années dans la culture (Musique, danse, littérature, arts plastiques, etc) en constitue une des facettes. En effet, on assiste de plus en plus à ce qui s’apparente à un endormissement collectif des intelligences. Une situation qui frappe de plein fouet plusieurs secteurs de la vie nationale. 
Et comment occulter la grande confusion qui règne dans le milieu syndical que Me Wade a réussi à affaiblir en décrédibilisant plusieurs de ses leaders ? Les syndicalistes eux-mêmes se regardent en chiens de faïence que les accusations de corruptions sont brandies par certaines centrales syndicales contre d’autres. Ce qui participe à affaiblir le syndicalisme d’une façon générale au Sénégal, tout autant que la presse a beaucoup souffert des attaques que certains mercenaires armés ont portées à certains de ses membres, même les crédibles. Visiblement le Sénégal a connu un grand recul dans beaucoup de secteurs sur un plan social que cela effraie les observateurs les plus zens. 
S’y ajoute que côté politique, dans sa propre formation politique, la crise est bien réelle. D’anciens responsables politiques exclus (Idrissa Seck, Modou Diagne Fada etc) du Parti démocratique sénégalais (Pds) ou mis à l’écart (Macky Sall) revendiquent leur part de légitimité qu’ils se préparent à faire face au candidat que le Président Wade se choisirait dans le cadre d’une succession démocratiquement « maquillée ». Les germes d’une bataille pour le contrôle de l’appareil du Pds (ou ce qu’il en restera) sont présents et bien visibles. La dissolution du Conseil municipal de Thiès et d’autres mairies proches du leader de Rewmi peuvent être lus comme des signes d’une bataille politique interne au Pds qui n’a pas encore livré tous ses secrets. 
Dos au mur ? Le Président Wade l’est surtout par rapport aux Assises nationales initiées par front Siggil Sénégal. A mesure en effet qu’on avance vers le démarrage des travaux qui seront une sorte de diagnostic de la situation présente en même qu’un schéma de sortie de crise, l’opposition dévoile tout le sérieux de son initiative. Plus de 70 organisations et partis politiques ont confirmé leur participation effective. Dans le lot, on retrouve les syndicats (Cnts, Unsas etc), les organisations patronales (Cnp, Cnes), et regroupements de ruraux (Comité national de concertation des ruraux) entre autres, qui peuvent se prévaloir d’une certaine représentativité. Sans compter que certaines fortes personnalités comme Amadou Makhtar Mbow ou le Général Mouhamadou Keïta etc, qui constituent quelque part des cautions morales. 
Les conclusions de ces travaux devraient sans doute servir. Mais toute la question est de savoir quel moyen de pression disposent les organisations et partis politiques engagées dans cette entreprise pour contraindre le pouvoir à les prendre en charge. E c’est l’argument posé par les tenants du pouvoir qui pensent qu’il ne se passera rien, sinon peut-être quelques manifestations réunissant la société civile et les partis politiques qui ne mèneraient pas loin. C’est que les termes du problème ne sont donc pas simples. Ce n’est sans doute pas parce que le constat de la crise est fait que la mobilisation des forces devient automatique. Et depuis 2000, le Président Wade a démontré qu’il pouvait survivre même dans les conditions politiques, sociales et économiques très hostiles. Mais aujourd’hui, plus qu’hier, il fait face à une adversité réelle qui, différence de taille, est organisée dans un cadre beaucoup mieux structuré. Et surtout à la légitimité plus grande. 
Que va faire Me Wade dans les circonstances présentes ? Sans doute ne va pas adopter la posture qu’il s’est dessinée dans son interview publiée au quotidien national (Le Soleil du lundi 19 Mai 2008). Le Président avait confié à Mamadou Sèye : « ces assises nationales ne m’intéressent pas ! Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, ça ne me dérange pas ». Il faudra bien douter qu’il respectera cette posture d’indifférence. Ce n’est ni dans son style, ni dans ses habitudes politiques. Et sans doute cherchera-t-il encore à créer ailleurs un centre d’intérêt pour détourner les attentions vers une direction voulue. Toute la question est de savoir ce qu’il va encore faire et avec quelle efficacité ? 
SUD QUOTIDIEN : 
Pourquoi Karim ne vous défend pas, Maître ?  
Par | | mercredi 28 mai 2008  
Même vos pires adversaires doivent éprouver une réelle pitié pour vous, Me Wade, tellement vos échecs sont aussi immenses que les espoirs placés naguère en vous. Certes vous avez eu des réalisations notables, dans le domaine des infrastructures routières, qui permis aussi la construction de la fortune de votre fils. 
Au vu de la situation dans laquelle vous avez placé le Sénégal, la tension permanente, la fragilisation des institutions, la corruption et le discrédit de l’image des autorités, vous devenez pitoyable, et pas seulement à cause de votre naufrage dans la vieillesse, vous qui êtes le plus vieux chef d’Etat en activité au monde, derrière votre ami Robert Mugabé (ceux qui se ressemblent…). Comment ne pas nourrir le même sentiment que celui qu’inspire la tragédie humaine, lorsqu’on assiste au spectacle de votre fils multipliant les incohérences qui plombent votre plan d’en faire votre successeur ? 
Conseiller officiel de son père de président, il s’affiche en même temps comme le garçon de courses des autorités de Dubaï. En plus de prouver par là qu’il n’est pas étranger à l’attribution du port de Dakar à Dubaï World, il suscite également de légitimes questions sur ce que serait son attitude si les intérêts du Sénégal entraient en conflit avec ceux de ses patrons arabes dans les pays africains où il leur sert d’entremetteur. Son « patriotisme », tout nouveau, résisterait-il aux pétrodollars de ses employeurs ? Avouez, Maître, que Karim voudrait plomber votre plan d’en faire un héritier institutionnel qu’il ne pourrait s’y prendre plus piteusement. Etant conseiller, il prouve qu’il est capable de manger à deux râteliers à la fois, comme il le fait actuellement : qu’est –ce qu’il ne ferait pas si on lui confiait la responsabilité du pays, ce qu’à Dieu ne plaise ? 
Vous avez, Abdoulaye Wade, battu le rappel de ceux que vous appelez les « membres de la famille libérale » lorsque les circonstances vous commandent de leur plaire, comme actuellement avec toutes les attaques que vous subissez. Dans cette recherche de boucliers vous faites appel à des ex-Pds, d’ex-alliés hors de votre parti, de lointaines relations politiques, des marabouts que vous noyez d’argent…Vous ratissez large, cherchez soutien partout, parce que vous avez pris peur : les foyers de tension sont devenus trop nombreux, à l’interne comme à l’étranger, dans lesquels vous tenez le mauvais rôle. Vous savez que vous ne pouvez pas l’emporter. Vous faites pitié parce que vous donnez ainsi l’image d’un organisme en fin de cycle, cherchant désespéramment de l’oxygène. 
Mais où sont donc Karim Wade, Abdoulaye Baldé, Samuel Sarr, Assane Ba et Cie ? 
Ils ne savent pas vous défendre ? Ils ne veulent pas vous défendre ? 
Ils sont pourtant les principaux bénéficiaires des libéralités de votre régime ! Ne sont-ils pas donc pas « sénégalais comme tout le monde » ? 
Doit-on douter de leur capacité à relever le défi ? 
Ne seraient-ils bons qu’à voyager dans des jets privés, ourdir des plans, monter des stratagèmes et remplir leurs comptes bancaires ? 
Comment ne pas vous prendre en pitié Monsieur Wade, quand on voit que votre fils n’est pas capable défendre son père, par le verbe et la plume en se faisant comprendre du plus grand nombre pour expliquer vos projets et absoudre vos insuffisances ? Tout ce qu’il sait faire, c’est vous desservir, par exemple en appelant au téléphone, depuis son nouveau pays, Dubaï, le représentant du FMI et tenter de l’intimider. Comme il ne peut rien contre la fièvre qui monte, il tente de casser le thermomètre. Piteux ! 
Monsieur le président, le spectacle que vous donnez est à ce point pitoyable que même les pitreries de Farba Senghor ne font plus rire. Car vos plus féroces adversaires n’auraient pas réussi à vous discréditer comme il l’a fait avec ses attaques contre le Pr Sourang, pendant que vous brettiez avec la Fao, Amadou Makhtar Mbow, le front Siggil Senegal, Idrissa Seck etc, à l’heure où votre combat pour la Goana commence à connaître le même destin que votre lutte contre le APE. Votre numéro de comédie, contre votre inénarrable ministre, consistant à donner l’impression de le désavouer, et la « fuite » dans la presse organisée par vos gourous, auront accentué le discrédit sur les institutions dont vous rendez coupable. 
Le comble pour vous, M. le Président aura été la tentative de prendre votre défense à laquelle s’est adonné votre ministre Souleymane Ndéné Ndiaye : il a qualifié Amadou Makhtar Mbow de « magum fitna » (vieillard querelleur). Se rend-il compte de la charge ironique de son propos lorsqu’il s’agit de vous défendre, vous, Me Wade ? 
Quand dans une même période un chef d’Etat doit faire face à des grèves généralisées, un péril sur le système éducatif, une polémique avec la Fao, une autre avec le Fmi, des « unes » d’alerte du Point, le Monde et Nouvel Horizon, un dossier de Jeune Afrique, des enquêtes du Pop, les révélations de scandales du Quotidien, des alertes de Sud, une mise en garde de Walf…tous de la même veine, la vérité commande de se dire que le plus important ne marche pas. 
Il n’est peut être pas trop tard pour arrêter les frais, M. le Président. Pour vous, personnellement, comme pour notre pays, il est grand temps que vous vous ressaisissiez. Il en est du pouvoir comme de la vie : plus ça vous échappe, plus vous tentez de vous y accrocher. Tout le monde n’est pas De Gaulle, hélas ! Pourvu seulement que demain, la situation du pays n’inspire pas pitié, par votre faute, M. le Président. 
• Coumba Marguerite FALL  
• Legal PONT  
• Tambacounda  
• Fall.coumba@gmail.com 
DES ASSISES NATIONALES 
Par | | mercredi 28 mai 2008  
• Par Moubarack LO  
• BP 5730 Dakar-Fann  
• Email : emergence27@yahoo.fr 
Le 1er juin 2008, démarreront formellement les assises nationales initiées par le Front Siggil Senegal (FSS) qui regroupe les principaux partis de l’Opposition. Le Président Wade et son Gouvernement, sollicités, ont refusé d’y prendre part, au contraire de la Société civile fortement représentée et dotée d’importantes responsabilités dans la préparation et dans le pilotage des Assises. Se posent alors des questions de pertinence, de cohérence dans la démarche du FSS, d’attitude attendue du Pouvoir en place et de ses alliés, de qualité dans l’organisation des travaux, ainsi que d’efficacité et d’impact des Assises sur la vie de la Nation. 
1. La pertinence d’abord. 
Les Assises sont-elles vraiment nécessaires ? Répondent-elles à un besoin réel du pays ? Oui, sans hésiter. Car, comme indiqué dans les Termes de Référence des Assises, le pays traverse une période difficile faite de rupture du dialogue entre le Pouvoir et l’Opposition et de détérioration du pouvoir d’achat des populations. Il est donc essentiel que les forces vives du pays se penchent sur sa situation et s’évertuent à trouver des solutions aux problèmes constatés. Il ne s’agit point d’une Conférence nationale souveraine (similaire aux expériences du Bénin de 1990 et du Niger de 1991), mais d’une simple occasion de dialogue destinée à trouver une majorité d’idées et une « solution consensuelle globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle (éthique, politique, économique, sociale et culturelle) qui sévit dans le pays ». 
Plus spécifiquement, les Assises visent, selon leurs initiateurs, à :  
dresser l’état de la crise nationale,  
proposer des réponses appropriées aux urgences et priorités du présent et du proche avenir ;  
bâtir un consensus dynamique sur les principes essentiels fondant une bonne gouvernance politique et un Etat de droit, une gouvernance économique de qualité, transparente et soucieuse des intérêts nationaux, une gouvernance sociale, culturelle et sportive basée sur des valeurs de progrès ;  
concevoir les mécanismes d’un dialogue périodique et pérenne au niveau politique, économique, social, culturel et sportif entre, d’une part, le pouvoir et l’opposition et, d’autre part, le pouvoir et les partenaires sociaux, afin de créer les conditions du développement du pays dans la paix civile, la démocratie, la stabilité et la sécurité. 
Les thèmes prévus pour être débattus couvrent ainsi : (i) la gouvernance politique, (ii) la gouvernance économique et financière, (iii) la gouvernance sociale, (iv) le monde rural et le secteur primaire en général, (v) l’éducation et la formation, (vi) la santé, (vii) la culture, (viii) la jeunesse, l’emploi et l’insertion socioprofessionnelle, (ix) la dimension genre et la promotion de la femme, (x) la situation des personnes âgées, (xi) le problème des migrations, (xii) le défi écologique, (xiii) les questions liées aux sports, (xiv) les questions liées à l’éthique, aux comportements et aux valeurs. 
2. De la cohérence de la démarche 
La pertinence des Assises étant établie, demeure la question de la cohérence du processus choisi pour les préparer et les organiser. Le FSS, une fois qu’il a retenu le principe de tenir les Assises, a invité plusieurs Organisations de la Société civile à se joindre à lui et a fait de même avec le Pouvoir qui a décliné son offre. La Société civile s’est ensuite vue attribuer de larges prérogatives dans le pilotage des Assises. C’est elle qui a pensé l’architecture des Assises et l’a fait adopter par les plénipotentiaires du FSS. C’est elle qui va diriger les Assises, les partis politiques ne jouant, du moins, au point de vue formel, qu’un rôle mineur dans la direction des choses. 
Si toutes les composantes de la sphère politique étaient présentes, il n’y aurait rien à dire sur le rôle attribué à la Société civile qui, comme le montre l’exemple réussi du Bénin en 1990, peut, de cette façon, faciliter la réalisation de consensus forts entre acteurs de la classe politique. Mais, en l’absence de l’Etat et des partis au Pouvoir, il devient plus problématique pour la Société civile de jouer une fonction de leadership des Assises. Car, de facto, elle devient l’alliée objective de l’Opposition dans sa dénonciation de la mal gouvernance qui gangrène le pays. Elle renforce ainsi le président Wade dans sa conviction, pas forcément fondée, que la Société civile fait de la politique et se compte parmi ses opposants. La dureté des expressions utilisées dans les TDR des Assises, et qui reprennent, presque mot à mot, les travers dénoncés continuellement par les opposants du régime, en est une parfaite illustration. 
Il eût donc été plus prudent pour la Société civile, dès lors que le niveau de représentation aux Assises était devenue déséquilibrée, de ne pas accepter de piloter les Assises, de laisser le leadership au FSS et d’apporter uniquement sa contribution dans les débats des Assises comme le veut l’esprit citoyen et républicain qui l’anime. 
3. Quelle sera l’attitude de l’Etat et des partisans du président Wade ? 
Jusqu’ici le camp du Pouvoir a été très réservé sur les Assises, en dehors de l’intervention laconique du Président Wade, à travers une interview au journal le Soleil (en date du 19 mai 2008), déclinant l’invitation qui lui a été adressée. Est-ce le calme qui annonce la tempête ? Le PDS et ses alliés pourront-ils vraiment assister les bras croisés et laisser les Assises se dérouler en toute sérénité ? Une telle attitude serait fort surprenante, eu égard à la culture de confrontation qui irrigue le PDS. Même si ce scénario de la retenue ne doit pas être rigoureusement écarté, il est possible d’en dresser deux autres. Le premier, c’est celui de la déstabilisation, consistant à convaincre, par des moyens divers, plusieurs organisations membres à rompre les amarres des Assises, affaiblissant la cohésion interne et réduisant le niveau de participation. Le second, c’est celui du sabotage, qui ferait adopter aux partisans du Pouvoir une logique offensive pour empêcher la tenue des consultations décentralisées. Devant le chaos généré par les bisbilles, les préfets feraient vite de signer des arrêtés d’interdiction de réunion, sapant d’emblée la portée des Assises. 
On peut penser que la présence d’officiers supérieurs de l’Armée pourrait pousser le PDS à adopter une position plus prudente (peut-être que c’est ce qui a motivé le FSS à faire appel à eux), mais la seule garantie que le calme pourra régner durant les trois ou six mois que vont durer les Assises, ce serait que le président Wade en personne intervienne dès la semaine prochaine pour demander à ses partisans de ne pas chercher, par quelconque moyen, de troubler les Assises. Il ferait ainsi preuve de haute responsabilité, tout en conservant une cohérence à sa décision de ne prendre part à des Assises convoquées par une Opposition qui conteste sa légitimité. 
4. Le succès des Assises dépendra de la qualité de l’organisation du travail 
La réussite des Assises se mesurera à l’aune de la qualité de son déroulement. A cet effet, ses organisateurs auront un lourd défi de tenir des réunions crédibles au niveau départemental, de coordonner efficacement les multiples interventions et de bien communiquer sur la durée. 
L’autre défi à relever concerne la cohésion interne des membres. Dans les TDR, il est noté que le Comité national de pilotage est constitué par l’ensemble des représentants des organisations ayant accepté d’y participer, à raison d’un délégué titulaire et d’un suppléant par organisme membre. Or le mode de décision adopté, la règle du consensus, pourrait très vite se révéler contre-productif, si certaines organisations, de bonne ou de mauvaise foi, décident de bloquer l’obtention de consensus. Le Comité de pilotage des Assises devrait ainsi, dès le 1er juin 2008, proposer la modification de ce principe du consensus, pour faire place au principe de décision à la majorité des deux tiers. 
5. L’efficacité et l’impact réel des Assises dépendront de facteurs de nature différente 
Les Assises, dès lors qu’elles impliquent les partis politiques, ne pourraient représenter uniquement des rencontres scientifiques, du même type que les colloques , dont le seul but est de faire avancer les connaissances sur des problématiques données et de faire éventuellement un plaidoyer pour l’adoption des recommandations par les décideurs. Les initiateurs l’ont bien compris en indiquant que « les participants doivent accepter que les conclusions consensuelles de même que les recommandations qui en seront issues s’imposent à tous et, par conséquent, engagent chacun à les appliquer et à les faire appliquer ». Toutefois, rien n’a été dit sur les mécanismes de mise en œuvre des conclusions et des recommandations qui ne seront définis qu’au terme des Assises. Pour corriger l’incertitude ainsi créée et prouver sa sincérité dans l’ouverture à la Société civile, le FSS devrait indiquer, hic et nunc, et de manière solennelle, qu’il s’engage à aller uni aux prochaines élections et, en cas de succès, en cas de succès, à mettre scrupuleusement en œuvre les décisions des Assises. Ceci permettrait à la Société civile d’avoir bonne conscience en allant aux Assises, en se disant qu’elle pourra au moins influencer effectivement le programme de gouvernement futur d’une partie de la classe politique, en y incluant des exigences fortes des citoyens pour une gouvernance de qualité, transparente et soucieuse uniquement des intérêts de la Nation 
BONS ELEVES DE LA CROISSANCE EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE  
Toujours les mêmes  
Par Moustapha THIANDOUM | SUD QUOTIDIEN | mercredi 28 mai 2008  
 
La croissance économique des pays subsahariens est attendue à 6% en 2008 et le taux d’investissement (en pourcentage du PIB) est passé de 4% en moyenne dans les années 1991-2000 à plus de 13% entre 2005 et 2007. Mais ce sont toujours les mêmes économies qui tirent les marrons du feu. 
2,3% en moyenne dans les années 1990, 5% entre 2001 et 2006, la croissance économique des pays subsahariens dépassera 6% en 2008, selon les prévisions rapportées par l’hebdomadaire « Jeune Afrique » dans sa dernière livraison. Cette embellie, selon le confrère, tire son origine de la hausse des exportations ainsi que des prix des matières premières comme les hydrocarbures et les mines). Notre confrère juge par ailleurs les bons fruits de la « Bonne gouvernan ce » par le taux d’investissement (en pourcentage du PIB) qui est passé de 4% en moyenne dans les années 1991-2000 à plus de 13% entre 2005 et 2007. 
Dans ce contexte, il apparaît que les « bons élèves » qui affichent des performances sont les mêmes qu’auparavant, à commencer par l’Afrique du Sud qui reste la première puissance économique du continent avec un taux d’investissement de 36% du PIB, suivie du Botswana, du Mozambique, du Nigéria, du Rwanda et du Ghana tandis qu’au Nord du continent, ce sont l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et l’Algérie qui tiennent toujours le haut du pavé. 
Pour autant et globalement, les investissements privés sont jugés « trop faibles » pour assurer une croissance durable dans les pays en développement. Si l’on en croît le Dr. Spencer, économiste américain, prix Nobel d’économie en 2001, interrogé par l’hebdomadaire, « l’Etat doit taxer les industries extractives et les exportations afin d’investir dans les infrastructures. » Le Dr. Spencer, aux antipodes du credo ultralibéral et en tournée mondiale depuis le 20 mai 2008 pour présenter le rapport de la Commission « croissance et développement » de la Banque mondiale, va plus loin en plaidant « pour un retour de l’Etat dans les économies nationales ». 
Tout en étant favorable à l’économie de marché, il se veut néanmoins « pragmatique » dans ses conclusions qui seraient le fruit d’un travail collectif de deux ans qui aurait rassemblé d’éminents spécialistes. 
Spencer et ses collègues recommandent ainsi la mise en place de stratégies de croissance planifiées à long terme, la formation et le recrutement de fonctionnaires compétents, motivés et bien rémunérés, ainsi que la réalisation d’investissements massifs dans les infrastructures et l’éducation afin, disent-ils, de favoriser le développement du secteur privé. 
Autre intérêt dans le postulat de Spencer, il ne croît pas aux systèmes de subvention en matière alimentaire et énergétique sauf, soutient-il, temporairement, pour atténuer les chocs. En revanche, il milite pour l’accès sans restriction des pays africains au marché international, ces derniers devant bénéficier « de protections pour ouvrir progressivement leurs économies au reste du monde. » 
Pourvu qu’il soit entendu et bien entendu. 
Contribution LE MANIOC, LA MEILLEURE ALTERNATIVE AU RIZ POUR LES POPULATIONS SENEGALAISES 
 
Article Par Dr Momar Talla GUEYE, Chercheur, Coordonnateur du Proje,  
Paru le Mercredi 28 Mai 2008 
 
Le manioc, de son nom scientifique Manihot esculenta Crantz, assure la sécurité alimentaire de plus de 200 millions de personnes à travers le monde. Le manioc présente plusieurs atouts parmi lesquels sa robustesse et son caractère rustique. Il a besoin de peu de soins pour se développer comparativement aux autres cultures connues au Sénégal. Les rendements peuvent atteindre 20 tonnes à l’hectare ou plus si le paquet technologique est bien appliqué.  
Le Sénégal a hérité d’un système de consommation extraverti depuis la colonisation avec une alimentation à base de riz au détriment des autres cultures vivrières que sont le mil, le maïs, le manioc, etc. Cependant, du fait que l’essentiel de nos besoins en riz, soit 80%, estimés à en moyenne à 700 000 tonnes par année, la sécurité alimentaire des populations a toujours été précaire et dépendante de cette spéculation. La crise alimentaire mondiale fait aujourd’hui que bon nombre de pays jadis exportateurs de riz réserve leur production à leurs populations. Combiné au fait que nos cultures vivrières n’ont jamais couvert la totalité de nos besoins, il devient évident que notre sécurité alimentaire reste plus que jamais hypothétique sans aucune politique volontariste.  
Il est heureux de noter que des solutions s’offrent à nous si on accepte d’inverser la tendance. Pour résorber le déficit chronique en produits vivriers notamment en céréales, le Chef de l’Etat, par Arrêté n° 005737/MAEH du 09 juillet 2004 avait mis en œuvre un Programme d’Urgence de Relance des Cultures Vivrières afin d’assurer par la diversification des productions agricoles la sécurité alimentaire tant recherchée par le Sénégal. Le programme « Maïs » fut le premier à être lancé en 2003. Des résultats très intéressants avaient été obtenus. En effet, prés de 500 000 tonnes de maïs furent récoltés dès la première année qui a suivi le lancement de ce programme représentant une augmentation de plus de 400%. Ce qui confirme que le défit de la production peut être relevé si on y met les moyens. Par la suite, et fort de ces résultats, le gouvernement a lancé le « Programme Spécial de Relance de la Filière Manioc », PSRFMS qui a couvert toutes les régions du pays. Il a démarré durant la campagne 2004-2005. En collaboration avec le gouvernement du Nigéria, du matériel végétal fut importé à partir de ce pays. Les rendements qui étaient trop faibles, entre 3 et 5 T/ha, de 1994 à 1997 sont passés à plus de 10 T/ha en 2005. La production quant à elle a progressé de 181 721 T en 2003 à 401 448 T en 2004.  
Pourquoi, le programme manioc n’a pas eu les résultats escomptés malgré une augmentation record de la production ?  
Cette question revient à se demander suffit-il de produire abondamment pour assurer la sécurité alimentaire du Sénégal. La réponse est évidemment non. Pour preuve, revenons au « Programme Maïs » qui malgré un accroissement de 400% de la production nationale n’a pas influé de façon significative sur le mode de consommation des populations.  
Que faut-il faire alors ?  
En effet, vu l’ancrage du riz dans notre alimentation, il nous faut une véritable stratégie pour adopter petit à petit l’introduction d’autres aliments en substitut au riz. Bien évidemment, l’Etat peut et c’est d’ailleurs un de ses objectifs immédiats investir davantage sur la riziculture pour obtenir à moyen terme l’autosuffisance pour cette denrée. Mais parallèlement, il me semble préférable conformément à l’esprit du « Programme d’Urgence de Relance des Cultures Vivrières » de développer les autres cultures pour disposer davantage d’opportunités en ressources alimentaires, ce qui pourrait du coup nous libérer de la tyrannie du riz.  
Ainsi, afin de valoriser réellement les atouts du manioc au niveau des populations, il faut une grande sensibilisation sur les possibilités de transformation. La transformation devra être le levier de la production car il ne sert à rien de produire des tonnages impressionnants si on n’arrive pas à les valoriser par la suite. Pourtant l’Etat du Sénégal avait demandé le soutien de la FAO qui à travers un projet a eu à implanter 15 Unités de transformation du manioc dans quelques départements du pays. Lors de la clôture de ce projet, il a été mentionné que les producteurs et les autorités de toutes les localités visitées ont souhaité pouvoir transformer leurs surplus sur place. Qu’en est-il de ces unités ? Il faut dire que les unités avaient été implantées mais malheureusement il ne s’en est pas suivi le développement des marchés des produits transformés du manioc. Le matériel est toujours sur place mais l’effet escompté n’a pas eu lieu. La question est pourquoi celles-ci n’ont pas eu l’impact visé sur nos modes de consommation. Simplement par le manque d’organisation de la filière qui était pourtant l’objectif final du « Projet Manioc».  
Eu égard à ces constats, l’Institut de Technologie Alimentaire de Dakar (ITA) en collaboration avec l’Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA) et de l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural (ANCAR) ont proposé un projet au Fonds National de la Recherches Agricoles et Agro-alimentaires (FNRAA), structure de financement de la recherche sur une base compétitive. Le projet sélectionné et financé à hauteur de 80 millions est intitulé « Valorisation du manioc au Sénégal par la mise au point de produits transformés et de méthodes de conservation adaptées ». Vu la modestie du financement (que nous apprécions à sa juste valeur), le projet est circonscrit dans les trois premières régions productrices de manioc au Sénégal, à savoir Thiès, Louga et Kaolack. Ce projet qui s’incruste dans les priorités de l’Etat à pour objectif général de contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire du Sénégal par la mise au point de produits transformés à base de manioc. Les objectifs spécifiques sont les suivants :  
• Réaliser un diagnostic (contraintes et atouts) sur la transformation, conservation et valorisation du manioc ;  
• Diffuser des variétés assainies et adaptées aux différentes zones agro-écologiques ;  
• Identifier et acquérir des équipements de transformation du manioc : râpeuse, presse et prototypes de trancheuse dans la sous-région pour la fabrication de cossettes, de farine de manioc et d’autres produits dérivés puis établir un partenariat avec les équipementiers locaux pour leur reproduction ;  
• Développer des produits et recettes à base de manioc ;  
• Mettre au point des méthodes de conservation post-récolte adaptées ;  
• Evaluer les qualités microbiologique, physicochimique, technologique, sensorielle et sanitaire des produits mis au point ;  
• Transférer les technologies vers les bénéficiaires.  
L’approche n’est pas alors purement productiviste. Au contraire, c’est le marché, c'est-à-dire, la demande en produits transformés par les populations qui va tirer la production. Les Sénégalais devront avant tout connaître et apprécier les produits dérivés du manioc qui sont du reste très nombreux. On peut en citer les cossettes pour l’alimentation des hommes et du bétail. C’est un mode de conservation du manioc très utilisé dans les pays de la sous-région (Bénin, Nigéria, Côte d’Ivoire, Ghana Togo, etc.). A ce niveau, il faut signaler que le manioc est très périssable. Ce qui fait que sa transformation en divers produits est indispensable une fois que les tubercules sont déterrés. Hormis les cossettes, il y a le gari, le tapioca, les farines, etc. Tous ces produits sont pratiquement méconnus des Sénégalais. Par ailleurs, toutes les variétés de manioc ne doivent pas être destinées à la consommation. En effet, certaines d’entre elles sont caractérisées par une amertume et peuvent être toxiques du fait d’un taux élevé d’acide cyanhydrique. Des cas d’intoxication mortelle ont été relevés dans la sous-région. Mais, par une transformation adéquate, le cyanure peut être presque entièrement éliminé. Le travail de screening que fera l’ITA dans ce sens orientera les variétés aptes à la consommation humaine. Les autres seront orientées vers l’industrie pour la fabrication de gommes, d’éthanol, d’amidons, etc. Ceci nous amène à dire que la transformation du manioc au Sénégal est dans un état embryonnaire. Cependant, l’ITA maîtrise parfaitement l’incorporation de la farine de manioc en panification avec un taux de 15%. Pour les besoins de maintien de notre équipement, la boulangerie expérimentale de l’ITA produit depuis peu sur demande du Directeur Général du pain composé chaque jour (blé-mil, blé-manioc, blé-riz, blé-soja, etc.).  
L’Etat aura à faire beaucoup d’effort dans l’implantation d’Unités de transformation. En effet, à la suite de l’organisation de l’Atelier de lancement dudit projet, le 10 avril 2008, à Thiès, nous venons d’entamer comme prévu le diagnostic et l’on s’aperçoit de la méconnaissance des possibilités qu’offre le manioc. Dans la région de Kolda, qui a abrité les premiers travaux, il n’existe aucune unité de transformation. Toutefois, le seul transformateur rencontré (Mouhamadou Fall de Diaobé) dispose d’une solide expérience acquise au bout de plus de 30 ans de pratique en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo. Grâce à sa bonne volonté, il transforme péniblement le manioc car ne disposant d’aucun outil mais malgré tout fait des produits de qualité. Il travaille sur commande et les produits sont destinés pour la plupart à ses amis. Ceci nous amène à insister sur la sensibilisation et l’information des populations que l’Etat devra effectuer.  
La formation devra être une activité névralgique si on sait que le Président a décliné récemment un objectif de 3 millions de tonnes pour la prochaine campagne. La formation est la seule mesure à même de permettre aux producteurs d’avoir de meilleurs rendements et aux transformateurs de maîtriser les process afin de produire en quantité et en qualité. Mais, il va de soi que seul un équipement adapté permettra d’assurer une transformation efficiente car les rendements obtenus avec un travail manuel sont dérisoires et ne peuvent pas assurer une couverture grandeur nature.  
Les discours des différents intervenants invités lors de la cérémonie de lancement ont fait état des préoccupations actuelles des professionnels de la « filière ». Ainsi après avoir magnifié la pertinence et le financent de ce projet et rappelé le rôle historique joué par le manioc dans la sécurité alimentaire surtout lors des périodes de guerre, les principaux problèmes qui ont limité les succès du programme national de manioc lancé depuis 2004 et dans lequel le gouvernement du Sénégal a investi 1 080 000 000 F CFA rien que pour acheter des boutures ont été passés au peigne fin. On peut en citer :  
• manque de formation et d’information des producteurs ;  
• difficultés de transformation et de commercialisation ;  
• non adaptation des équipements ;  
• non adaptation des boutures à certains types de sols ;  
• maladies du manioc ;  
• accessibilité des produits phytosanitaires ;  
• sécurisation des champs de manioc contre les animaux qui divaguent.  
Les transformateurs et producteurs du manioc, venus d’un peu partout du Sénégal ont tous demandé l’engagement des autorités et des producteurs à s’impliquer pour la réussite du projet. Leur souhait est de disposer de résultats pertinents à l’issue du projet et de voir l’édification d’une filière manioc fonctionnelle pour une meilleure organisation et une augmentation des revenus des producteurs. Enfin, ils veulent une production et une transformation de qualité pour avoir une bonne commercialisation. Vu l’intérêt qui accorde à ce projet, ce travail devra être élargi à toutes les régions du pays, ainsi nous sollicitons l’appui de l’Etat pour arriver aux résultats escomptés.  
La gestion de la qualité dans les futures unités de transformation, la formation des acteurs (boulangers, pâtissiers, meuniers, transformateurs, etc.) dans la maîtrise des process et des équipements, la mise au point de recettes à base de manioc et d’autres céréales locales ainsi que leur adoption par les populations constitueront à n’en pas douter les axes d’intervention de l’ITA dans les PROGRAMMES « Retour vers l’Agriculture, REVA » et « Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance (GOANA) ». Nous insistons sur l’aspect « Qualité » qui aujourd’hui est le seul gage de compétitivité. Elle est fondamentale vis-à-vis des consommateurs qui sont de plus en plus exigeants mais aussi pour la survie des entreprises dans un monde où la concurrence est des plus âpres.  
LE QUOTIDIEN : 
Tout dire, tout entendre 
L’Ecole sénégalaise est, actuellement, confrontée à une grave crise qui risque de compromettre l’avenir même de la Nation. Je crois qu’aucune personne de bonne foi ne peut le nier.  
Il faut dire, d’ailleurs, que les évènements actuels ne sont que les conséquences de la crise qu’elle traverse depuis 1960. Et le paradoxe c’est que des sommes considérables ont été investies dans ce secteur. Personne ne peut le contester. Il serait, du reste, très facile de le démontrer. Mais le problème ne se trouve pas là. Plus exactement, il se pose en termes de paradoxe : plus on investit, plus les conflits et les malentendus se multiplient.  
Par conséquent, que la part du budget consacrée à l’Education soit 40 ou 41%, que le nombre d’écoles élémentaires, de collèges, de lycées ou d’établissements d’enseignement supérieur soit multiplié par x, y ou z ne constituent pas le véritable sujet du débat.  
Ce dernier se pose en des termes très simples : pourquoi, malgré les investissements massifs, malgré un nombre considérable d’établissements de tous ordres, malgré l’attribution de bourses et d’aides à tous les étudiants, malgré les augmentations de salaires dont la valeur absolue n’est pas à négliger, malgré d’autres mesures, notre système éducatif connaît des perturbations si fréquentes, qu’il est installé maintenant dans une crise permanente avec en plus une violence accrue, revêtant quelquefois des aspects sans précédent.  
En fait, depuis plus de 10 ans, je ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. En 1997, j’ai écrit au chef de l’Etat pour lui demander de faire examiner en profondeur les maux qui rongent notre système éducatif et d’en tirer les conséquences. Il m’a, certes, répondu ou plus exactement accusé réception de ma lettre, mais ne m’a rien dit de consistant. En 1998, j’ai adressé au Premier ministre, un Mémorandum dans lequel j’ai fait l’historique de l’Ecole sénégalaise dont j’ai énuméré les crises récurrentes et les problèmes actuels avec comme solution, la tenue de nouveaux états généraux.  
Tout récemment, c’est presque un livre que j’ai rédigé sous le titre : L’Ecole sénégalaise : Crise multidimensionnelle et exigence de lucidité et de courage et dont j’ai envoyé des exemplaires au chef de l’Etat et au ministre de l’Education. Je reviendrai là-dessus.  
Il y a, pour le moment, un problème d’une urgence capitale. Il s’agit du conflit qui oppose l’Intersyndicale des enseignants au Gouvernement et qui prend de plus en plus l’aspect d’un dialogue de sourds.  
Pourtant, il faut en finir et on en finira, d’une manière ou d’une autre, par la négociation ou par la confrontation. Tous ceux qui se soucient de l’avenir du pays, souhaitent ardemment que ce soit par la négociation.  
Quand une épreuve ne peut sortir vainqueur ou vaincu que le Sénégal, notre bien commun, il est vital pour notre survie collective que de part et d’autre, on fasse preuve de lucidité, de sérénité et de courage pour sortir de cette sorte d’impasse et arriver à des accords satisfaisants pour tous. L’importance de l’enjeu exige que chacun se fasse violence pour sauver ce qui peut être sauvé, car il ne faut pas se faire d’illusions et encore moins se voiler la face ; les perturbations récurrentes qui affectent notre système éducatif, provoquent immanquablement des dégâts irréversibles. J’affirme que quand une année scolaire, sénégalaise par-dessus le marché, est perturbée d’octobre à avril, on ne peut pas tout rattraper. C’est la triste réalité qu’il vaut mieux ne jamais perdre de vue.  
Si, par bonheur, le contentieux actuel est réglé, et il faut qu’il le soit immédiatement par des négociations sereines et franches que le gouvernement doit ouvrir sans délai, il faudra organiser des Assises nationales sur l’ensemble du système éducatif, dont l’analyse est déjà faite dans mon Mémorandum de 1998 et surtout dans la brochure que j’ai envoyée, il y a un an, au chef de l’Etat et au ministre de l’Education.  
Dans ces documents, j’ai passé en revue les maux qui affectent notre système éducatif et les turbulences qui le secouent depuis 1960. Je n’y reviendrai donc pas ici. Je me contenterai simplement de rappeler, à titre d’exemples, quelques questions évoquées.  
Ce qui m’importe ici, c’est de trouver la voie dans laquelle il faut s’engager pour en finir avec cette crise. Cette voie, c’est celle des Assises nationales ou plus précisément des états généraux. Et d’abord, que faut-il entendre par «états généraux» ? La réponse m’est donnée par le ministre de l’Education dans son admirable rapport qui ouvrait les états généraux de 19981. Les états généraux ce sont donc des Assises qui rassemblent «non seulement tous les grands corps de la Nation, tous les organismes publics, parapublics et privés, toutes les autorités religieuses et coutumières, tous ceux qui, en tant qu’élus ou simples citoyens, sont concernés par cette entreprise vitale qu’est l’Education». C’est encore le ministre qui définit l’esprit de ces Assises : «Vous avez, nous avons tous la libre parole, la liberté la plus entière d’expression… Nous allons tout nous dire, tout entendre et nous allons forger les armes d’une ère nouvelle.»  
Ensemble, nous allons libérer l’école sénégalaise de ses entraves, la reconstruire sur de nouvelles bases, afin qu’elle réponde aux espoirs que nous avons mis en elle.  
Maintenant, pourquoi les états généraux ?  
Plusieurs raisons le justifient :  
1) En 1981, il avait été décidé de tenir les états généraux tous les quatre ans. Mais cette décision n’a, malheureusement, pas été respectée.  
2) Depuis bientôt trente ans que les états généraux se sont tenus, beaucoup de changements se sont produits sur les plans éducatif, économique, institutionnel et politique qui nécessitent un réexamen approfondi de notre système éducatif.  
Ce réexamen est d’autant plus indispensable que depuis l’indépendance, nous n’avons jamais pu remettre en cause le système hérité du régime colonial pour en évacuer les aspects inadéquats, le redéfinir dans le cadre de notre projet de société et de notre vision de l’avenir avec comme soubassement notre culture qui, qu’on le reconnaisse ou non, est notre meilleur et seul viatique face aux dérives de l’époque contemporaine.  
A propos de la remise en cause de l’école coloniale que je viens d’évoquer, une précision s’impose. Elle avait été, effectivement, tentée lors des états généraux de 1981, qui s’étaient déroulés exactement dans l’esprit défini par le ministre avec une franchise, une passion patriotique et une pertinence inoubliables.  
Certaines décisions ayant été prises, des pistes de réflexion et de recherche dégagées, une Commission nationale de réforme de l’éducation et de la formation (Cnref) avait été mise en place pour approfondir les travaux des états généraux, procéder aux mises au point nécessaires et faire des propositions définitives au gouvernement. Elle s’est admirablement acquittée de cette tâche et a remis au chef de l’Etat en 1984, un rapport en neuf volumes qu’on gagnerait à revisiter.  
L’essentiel des propositions de la Cnref ayant été accepté, le ministère de l’Education nationale a fait de son côté ce qu’il fallait pour les appliquer et bâtir à terme, l’école nouvelle voulue par le peuple.  
Malheureusement, cet élan novateur a été interrompu dans des circonstances qu’il ne convient pas d’évoquer ici. Toujours est-il qu’il y a des leçons que pourraient en tirer les nouveaux états généraux.  
3) Les états généraux devront constituer justement une sorte d’opération «Portes ouvertes», permettant à tout un chacun de s’imprégner du fonctionnement du système éducatif, des servitudes et des risques du métier d’enseignement, de la place et du rôle de l’école dans la Nation, de ce que la Nation, à son tour, doit faire pour l’école, etc.  
Les enseignants, de leur côté, devront saisir cette occasion pour bien écouter le peuple, savoir comment il les perçoit et les juge.  
Quant au gouvernement, il lui appartient de jouer cartes sur table, faire un inventaire clair et convaincant des moyens dont il dispose et de susciter la discussion autour de la vision qu’il propose à la Nation.  
On voit bien que ces questions ne peuvent être réglées dans le cadre restreint des négociations syndicats-gouvernement.  
Il y en a bien d’autres que je ne peux pas toutes reprendre ici. J’en citerai simplement quelques unes : 4 L’Université  
- Rôle  
- Conditions d’accès  
- Conditions de vie et de travail  
Les franchises  
4 La décentralisation et la déconcentration  
4 la discipline  
4 la neutralité scolaire  
4 L’année scolaire  
- la durée  
- le découpage  
- les vacances et jours fériés  
4 la notion d’établissements de proximité : avantages et effets pervers  
4 L’enseignement privé  
4 rapport dialectique en politique éducative et politique culturelle  
4 Quelles améliorations faut-il apporter dans l’administration, dont le dysfonctionnement est à l’origine d’une très large part des troubles qui, depuis des décennies, affectent le système éducatif ?  
4 Comment assurer une connexion indissociable entre l’extension du réseau scolaire et universitaire, d’une part, et, d’autre part, la qualité des enseignements et la paix dans les établissements ?  
Cette question soulève implicitement le péché originel du Pdef (Programme de développement de l’éducation et de la formation) et le problème général du personnel auquel je réserve un développement spécial sans, cependant, entrer dans les détails. Il y a, d’abord, le cas des corps de contrôle dont j’ai parlé dans mes documents cités ci-dessus. Il s’agit des Inspecteurs départementaux, des Inspecteurs d’académie et des Inspecteurs généraux dont le recrutement, la formation, la rémunération et les attributions posent problème, surtout dans le cadre de l’extension du réseau scolaire et universitaire, et de la décentralisation et son corollaire, la déconcentration. Si ce problème n’est pas réglé, il y aura de graves dysfonctionnements qui entraîneront d’autres complications.  
Du reste, la colère qu’on décèle chez les Inspecteurs est un signal fort qu’il faut décrypter. D’une manière générale, il y a le problème de la rémunération des enseignants qu’il faudra poser et résoudre dans le cadre d’une nouvelle harmonisation du statut de la Fonction publique.  
En second lieu, la situation actuelle des instituteurs et des professeurs ne me semble plus correspondre aux statuts particuliers des cadres de l’enseignement.  
En troisième lieu, il faudra examiner la question de ce que les enseignants appellent, la «Gestion démocratique» qui a une longue histoire et des implications d’ordre social, politique et institutionnel dont il conviendra de discuter publiquement pour l’évacuer définitivement.  
Enfin, parmi tous les nouveaux textes qu’on aura à élaborer à l’issue des états généraux, -si on accepte de les tenir, ce que, pour ma part, je souhaite ardemment-, devront figurer une charte de l’éducation nationale et un véritable code de déontologie qui dépassera très largement ce que j’ai lu récemment à propos de l’éducation des jeunes filles et de leurs rapports avec les maîtres. Ce code pourra faire l’objet d’un enseignement systématique dans les écoles de formation et même d’une évaluation.  
Pour terminer, je formule, à nouveau, le vœu que nous ayons le courage de procéder à une critique sereine et objective de l’ensemble de notre système éducatif, que nous ayons le courage de nous regarder dans le miroir sans fard ni maquillage, que nous ayons le courage de tout nous dire et de tout entendre. Nous n’aurons à faire le procès de personne, nous aurons simplement à examiner des faits, à dépister des maux et à nous entendre sur la thérapeutique à leur appliquer.  
En ce qui me concerne personnellement, je dois avouer non sans regret, que je ne peux plus participer à des réunions, à des colloques ou autres séminaires.  
Je suis, cependant, disposé à discuter à fond de toutes ces questions avec toutes les parties prenantes qui voudront bien prendre contact avec moi.  
Si je me donne actuellement tant de peine, c’est parce que, de mon point de vue, l’enjeu en vaut justement la peine.  
L’éducation a été et demeure ma vocation. C’est mon métier et ma passion. Quand, il y a plus de cinquante ans, j’ai choisi, en toute lucidité, en toute liberté, en toute responsabilité, la carrière d’enseignant entre plusieurs autres qui s’ouvraient devant moi, j’avais l’inébranlable conviction que l’éducation est le facteur fondamental du progrès sous tous ces aspects, même dans sa dimension économique, alors que de brillants économistes soutenaient que les dépenses effectuées dans le secteur de l’éducation étaient improductives.  
C’est pourquoi, j’avais fait le serment de rester fidèle à l’éducation jusqu’à la fin de ma vie ou de ma carrière. Grâce à la Miséricorde infinie du Souverain Créateur, j’ai pu respecter ce serment.  
Aujourd’hui, je n’attends plus rien de la vie. Je n’ai, d’ailleurs, besoin de rien. Mon seul souhait, c’est que nous ayons un système éducatif apaisé et performant pour qu’à mon tour, je puisse m’écrier à la suite d’un penseur contemporain : «Heureux celui qui voit croître et prospérer l’œuvre à laquelle il a voué son existence.»  
Mamadou Alpha LY - Inspecteur de l’Enseignement à la retraite - Ancien Directeur de l’Education Préscolaire et de l’Enseignement Elémentaire  
RENCONTRE - L’ancien Pm échange avec une délégation de l’ambassade des Usa : Idrissa Seck expose la situation économique et sociale du Sénégal 
Le Conseiller aux affaires politiques de l’ambassade des Etats-Unis, David Mosby, accompagné de deux de ses collaborateurs, a rencontré hier l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, au domicile de ce dernier. Les échanges entre M. Seck et les représentants diplomatiques du pays de l’Oncle Sam au Sénégal ont commencé à 11 h pour se terminer à 13 h. Pendant deux heures, Idrissa Seck a répondu aux questions de ses hôtes, portant, entre autres, sur la situation économique et sociale du pays, sa vision, sur les libertés d’expression.  
L’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, depuis son dernier face-à-face, mercredi 21 mai 2008, avec la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, dans le cadre de l’affaire des chantiers de Thiès, multiplie les rencontres. Après ses rencontres avec les autorités religieuses de Touba et de Tivaoune, le week-end dernier, M. Seck, qui avait à ses côtés Pape Diouf, secrétaire politique du parti Rewmi, Omar Sall, son porte-parole et Omar Guèye, ex-président de la Communauté rurale de Sangalkam, a reçu hier pendant deux heures d’horloge une délégation de l’ambassade des Etats-Unis. Cette délégation était conduite par David Mosby, Conseiller aux affaires politiques, accompagné d’un deux de ses collaborateurs dont El Hadj Sarr.  
Un des points qui aura été au centre des échanges entre l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, et ses hôtes américains concerne l’actuelle situation économique et sociale du Sénégal, «très préoccupante». Idrissa Seck répondant aux questions relatives à cette situation en a profité pour revenir sur sa dernière campagne électorale à la présidentielle, notamment ses différents axes de son programme. Il a aussi abordé la séquence relative à son passage dans le gouvernement, en insistant sur «la gestion rigoureuse qui avait prévalu à cette époque». Il a beaucoup insisté, rapporte un des membres du parti Rewmi ayant participé à la rencontre, sur «ses réalisations dans quatre secteurs socio-économiques prioritaires que sont l’eau, l’électricité, la Santé et l’Education». L’hôte des Américains a, sur ce plan, fait état de l’électrification de 2000 villages, «en un temps court, au moment où il était aux affaires» à la tête de la Primature. Il a fait part de sa certitude : «Avec le problème de la sécheresse qui ne dépend pas seulement de l’homme, l’alternative demeure la maîtrise de l’eau.» Il a rappelé au passage «l’aide massive octroyée aux paysans en 2003 ou 2004». C’est-à-dire à une période où il était chef du gouvernement. Idrissa Seck a évoqué, dans la foulée, «sa prestation au niveau des bailleurs de fonds», précisément avec le Club de Paris.  
Auparavant, les échanges ont, cependant, démarré avec une question de la délégation américaine relative à la «vision globale» du président de Rewmi. Pendant de longues minutes, Idrissa Seck a entretenu ses hôtes de sa vision fondée, entre autres, sur «des principes fondamentaux de toute démocratie». Sur ce volet, «il a été beaucoup question de la liberté d’expression». L’ancien Premier ministre «a fait cas de la presse», en évoquant «les tracasseries dont celle-ci fait l’objet». «Le libéral qu’il est a également indiqué à la délégation de l’ambassade des Etats-Unis sa vision de la liberté d’entreprendre», en expliquant que celle-ci «a pour centre d’intérêt, l’homme, en tant que finalité de toute politique». Idrissa Seck a aussi abordé une question plus d’ordre personnel, relative à l’honneur en faisant devant ses hôtes «l’éloge du respect de la parole donnée» (suivez son regard !). «Les affaires pendantes au niveau de la Justice» ont été aussi au menu des échanges. Il s’agit notamment de l’affaire des chantiers de Thiès, pour laquelle il avait été de nouveau face à la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, le 21 mai dernier.  
Sur l’ensemble de ces questions, quelle a été la réaction de la délégation américaine ? A cette question, notre interlocuteur ayant participé à la rencontre fait juste remarquer qu’en pareille circonstance, «les diplomates ne laissent pas apparaître leurs sentiments». Cependant, la longueur des échanges, pour lui, est la manifestation «de l’intérêt qu’ils ont accordé aux propos de Idrissa Seck».  
Soro DIOP  
ASSISES - Après la mise sur pied d’un Comité national de pilotage : L’étrange légèreté du pouvoir 
Les Assises nationales, qui débutent dimanche prochain, après la mise en place d’un Comité de pilotage, animé par de hautes personnalités au cursus national et international conséquent, figurent, qu’on le veuille ou non, que l’on l’eût accepté ou brocardé, parmi les rendez-vous majeurs sous le ciel devenu brumeux d’une alternance dévouée et rattrapée par une crise sans précédent. Face à ces Assises nationales fortes de la présence de plus de 70 organisations, venues de divers horizons politiques et de différents segments de la société civile, le régime acculé par les cris de plus en plus stridents des damnées de la faim, n’oppose comme réponse que des non-réponses, des sauts de cabris et autres coups de cornes de rhinocéros blessés, fonçant de manière débridée sur de fausses cibles. Comment ne pas souligner l’étrange légèreté du pouvoir, face à cette lame de fond particulièrement corrosive pour elle, que constituent ces assises qui ont gagné en crédit dans l’opinion du fait, non seulement des figures emblématiques qui l’animent, mais aussi des pertinentes questions nationales inscrites à l’ordre du jour ? Comment ne pas relever les dérisoires, les fragiles esquifs des arguties brandies par le pouvoir, qui appellent à la rescousse ses «petites sommités» aux discours somnifères et des gens qui ont fini par parasiter les émissions interactives ?  
La crosse verbale en l’air, les fayots du pouvoir libéral nous serinent, à longueur d’ondes et d’images, les mêmes discours sur les réalisations de l’alternance, opposables au projet de la tenue d’Assises nationales. Oui, l’alternance a fait des réalisations. Sans aucun doute. Cependant, les impasses sévères constatées, aujourd’hui, au plan économique et social, les béances d’une crise porteuse de tous les dangers, les perspectives sombres, qui ont assailli même les épigones naguère les plus acharnés de l’alternance, interrogent, aujourd’hui, non seulement la pertinence de ces réalisations en termes de priorités pour le développement, mais aussi du point de leur impact réel sur le vécu des populations. Aucun génie de la communication, aucun miracle médiatique et aucune politique assourdissante et envahissante du microphone ne peuvent oblitérer les sévères conditions que vivent les Sénégalais, huit ans après l’alternance célébrée comme un moment de libération nationale, mais qui a fini par se consumer sous les feux des errances politiques, des trompe-l’œil populistes et des délectations d’un pouvoir en festin sans fin.  
Combien d’épigones illuminés du pouvoir à la cécité sélective avaient prédit que les Assises nationales n’allaient point se tenir, en misant sur l’impossibilité d’en définir les termes de référence ou sur une inéluctable guerre de leaderships au sein du Front Siggil Senegaal ? Sur ce plan, la fatale méprise aura été de lire la situation actuelle à la lumière du processus ayant abouti à l’alternance en 2000. Comme si on avait oublié la fameuse formule selon laquelle «l’histoire se répète, la première fois comme tragédie, la seconde fois comme comédie». Et puis d’ailleurs, la question du leadership pose beaucoup plus problème au sein du pouvoir actuel face à la perspective de l’après-Wade. Une question des artifices constitutionnels ne régleront pas ou régleront au prix de convulsions dramatiques la stabilité nationale.  
LES ERREURS DU POUVOIR  
La question du leadership, aujourd’hui, n’emprunte pas forcément les mêmes trajectoires que hier dans l’évolution d’une démocratie. Elle n’est, d’ailleurs, pas si pertinente et si prégnante par rapport aux réalités et aux défis actuels. Plus prosaïquement, elle est un faux débat. Tout comme est ruiné l’argument, naguère défendu que l’opposition significative a commis l’erreur fatale de boycotter les élections législatives. Or, l’absence de cette opposition du champ parlementaire a participé à une anémie de la représentation parlementaire. On a beau soutenir qu’il existe une opposition parlementaire, l’Assemblée nationale actuelle n’est franchement pas à la hauteur de l’image que la démocratie sénégalaise aurait dû renvoyer. D’ailleurs, si l’opposition significative avait été représentée à l’Assemblée, elle serait probablement plus ankylosée, moins imaginative dans ses formes de lutte contre le pouvoir, moins encline à chiper la rue à ses anciens occupants. Qui plus est, des hommes et femmes de la dimension de Amadou Moctar Mbow, ancien directeur général de l’Unesco, Babacar Ndiaye, ancien président de la Banque africaine de développement, Mansour Kama, président de la Cnes, l’ancien chef d’Etat-major général des Armées, Mouhammadou Keïta, ne souffrent d’aucun complexe face au Président Wade, aussi bien sous l’angle de leur trajectoire intellectuelle que de leur légitimité historique. Aucun mythe wadien, cultivé à volonté et jusqu’à l’overdose par l’entourage présidentiel, n’est opératoire face à ces hommes.  
Mais, au-delà même des hommes, de ce qu’ils symbolisent, il y a surtout le diagnostic global du Sénégal d’aujourd’hui et les propositions de sortie de la crise actuelle que quelques téméraires du régime s’abîment encore et toujours à nier, en évoquant et en convoquant les sempiternels et inopérants salmigondis des prix du pétrole. L’âpreté des réalités économiques et sociales, les dignités bafouées des damnés d’une crise alimentaire aigüe donnent aux assises, qui commencent dimanche prochain, une incontestable dimension d’historicité. L’effet pervers de la stratégie du Président Wade, consistant à refuser toute forme de participation à ces assises n’aura comme conséquence que d’en renforcer l’intérêt, de cimenter un vaste camp de compétences plurielles, qui peut apparaître comme l’alternative toute désignée pour des populations sénégalaises saisies par le doute quant à la capacité de ceux qui nous dirigent aujourd’hui.  
Soro DIOP -  
ETUDE - Corruption dans l’exploitation des mines : Le Forum civil indique les tares 
Faible gouvernance, une corruption qui ne dit pas son nom, désarticulation des textes et multiplicité des acteurs sont les maux qui minent le sous-secteur minier du Sénégal. Une étude faite par des universitaires, financée par les Pays-Bas et initiée par le Forum civil l’a montré.  
La synthèse du rapport de l’étude des chercheurs et universitaires dans le sous-secteur minier, qui a été présenté, hier sous l’égide du Forum civil, fait état de «différents cas de fraudes et de pratiques de corruption notés dans l’exploitation des carrières. Ces pratiques impliquent l’ensemble des acteurs, et leur récurrence laisse apparaître un fait socialement accepté par les acteurs en jeu». Elle ajoute que, «suivant les différentes catégories d’acteurs en présence, l’ampleur des actes de corruption et ou de fraude est minimisée et/ou banalisée suivant le type de lien qui mobilise mais également suivant le lieu de transaction et de pratique». Ainsi, «entre le camionneur, le manœuvre, le chargeur, l’intermédiaire, les pratiques de corruptions sont plus assimilées à des liants qui renforcent les relations de coopération ultérieure même si, la finalité reste l’obtention d’un service ou d’une facilitation». Par contre, les cas de fraudes ou de corruption sont remarquables à certain niveau, notamment dans l’extraction des ressources, le respect des quotas, le convoyage sur les axes de circulation, sur la vente de matériaux, le payement des taxes hors des lieux habilités, l’absence de documents et l’ouverture illégale de tiers.  
Le rapport sur l’étude a été lu par Mme Awa Ndao, du Forum civil. Cette étude a été initiée par cette organisation, pour «susciter un débat dans la gestion des ressources naturelles. Pour une mise en place de la Législation et une meilleure réglementation de ce secteur cruciale», selon le chargé d’affaire de l’ambassade des Pays-Bas, M. Yann. Et pour le coordonnateur du Forum civil, M. Mouhamadou Mbodj, «on a toujours pensé qu’il manquait quelque chose pour comprendre comment se passe la corruption». L’étude sur le sous-secteur minier a un intérêt double, «c’est un levier d’utilisation et de convergence de tous les acteurs. Mais aussi il va permettre d’élargir les perspectives et avoir une plate-forme de relais», soutient-il.  
Le rapport, dont le thème porte sur la gouvernance et la corruption dans le sous-secteur des mines, va permettre de mieux documenter la recherche et faire un plaidoyer pour une bonne gestion des ressources. Et l’atelier de restitution devrait apporter une valeur ajoutée et partager les résultats obtenus. Mais surtout, pour Mme Ndao «on s’attend à des engagements pour de meilleures pratiques. La gestion de l’environnement doit se baser sur la durabilité. Les ressources sont épuisables et non renouvelables». Elle ajoute que «la gestion des ressources naturelles fait intervenir l’Etat, la société civile, les Ong, les Collectivités locales. Chaque acteur doit connaître ce que fait l’autre. Il est nécessaire d’avoir des stratégies de convergence et une participation responsable des acteurs avec à la clé la transparence et l’efficacité».  
Si le Sénégal a ratifié les différentes conventions et fait des efforts dans l’amélioration des finances, il existe un certain nombre de contraintes avec l’absence de clauses dans l’attribution des marchés, un décalage entre les règles et les pratiques. Il s’agit d’une réglementation désarticulée, d’une recherche scientifique qui n’appuie pas le secteur. «Les acteurs sont de plus en plus vulnérables. Il y a un impact environnemental et écologique alarmant dans le secteur. Un dysfonctionnement institutionnel et le transfert de compétence n’est pas effectif», indique-t-elle.  
Selon le rapport sur l’étude les pratiques corruptives dans l’exploitation du sous-secteur minier, il y a fraude à l’extraction, «les gens qui ont une licence dépassent la quantité réelle. Ils ont créé des zones de dépôt où ils mettent des quantités de sable», informe Mme Ndao, qui ajoute que «certaines populations sont de connivence avec les charretiers. Des privés ont ouvert des concessions privées pour la vente de sable». Il y a aussi les offres de cadeau à des agents assermentés de l’Etat. «Les charretiers disent qu’il faut 10 000 francs par jour pour circuler avec la marchandise. Il a été constaté aussi le retard dans le paiement des taxes. Et l’absence de document sur le nombre de rotation et la quantité prélevée». Elle conclut «l’état de la bonne gouvernance est faible, et il existe une faible visibilité de l’état des stocks. Il y a aussi une incertitude et chevauchement de la régulation, avec une multiplicité des acteurs qui sont parfois non identifiés».  
Safiètou KANE  
 
 
WalFadjri : Mercredi 28 Mai 2008 
Des assises nationales  
 
 
Le 1er juin 2008, démarreront formellement les assises nationales initiées par le Front Siggil Senegal (Fss) qui regroupe les principaux partis de l’opposition. Le président Wade et son gouvernement, sollicités, ont refusé d’y prendre part, au contraire de la société civile fortement représentée et dotée d’importantes responsabilités dans la préparation et dans le pilotage des Assises. Se posent alors des questions de pertinence, de cohérence dans la démarche du Fss, d’attitude attendue du pouvoir en place et de ses alliés, de qualité dans l’organisation des travaux, ainsi que d’efficacité et d’impact des Assises sur la vie de la Nation.  
1- La pertinence d’abord  
Les Assises sont-elles vraiment nécessaires ? Répondent-elles à un besoin réel du pays ? Oui, sans hésiter. Car, comme indiqué dans les termes de référence des Assises, le pays traverse une période difficile faite de rupture du dialogue entre le pouvoir et l’opposition et de détérioration du pouvoir d’achat des populations. Il est donc essentiel que les forces vives du pays se penchent sur sa situation et s’évertuent à trouver des solutions aux problèmes constatés. Il ne s’agit point d’une Conférence nationale souveraine (similaire aux expériences du Bénin de 1990 et du Niger de 1991), mais d’une simple occasion de dialogue destinée à trouver une majorité d’idées et une ‘solution consensuelle globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle (éthique, politique, économique, sociale et culturelle) qui sévit dans le pays’.  
Plus spécifiquement, les Assises visent, selon leurs initiateurs, à dresser l’état de la crise nationale ; proposer des réponses appropriées aux urgences et priorités du présent et du proche avenir ; bâtir un consensus dynamique sur les principes essentiels fondant une bonne gouvernance politique et un Etat de droit, une gouvernance économique de qualité, transparente et soucieuse des intérêts nationaux, une gouvernance sociale, culturelle et sportive basée sur des valeurs de progrès ; concevoir les mécanismes d’un dialogue périodique et pérenne au niveau politique, économique, social, culturel et sportif entre, d’une part, le pouvoir et l’opposition et, d’autre part, le pouvoir et les partenaires sociaux, afin de créer les conditions du développement du pays dans la paix civile, la démocratie, la stabilité et la sécurité.  
Les thèmes prévus pour être débattus couvrent ainsi : (i) la gouvernance politique, (ii) la gouvernance économique et financière, (iii) la gouvernance sociale, (iv) le monde rural et le secteur primaire en général, (v) l’éducation et la formation, (vi) la santé, (vii) la culture, (viii) la jeunesse, l’emploi et l’insertion socioprofessionnelle, (ix) la dimension genre et la promotion de la femme, (x) la situation des personnes âgées, (xi) le problème des migrations, (xii) le défi écologique, (xiii) les questions liées aux sports, (xiv) les questions liées à l’éthique, aux comportements et aux valeurs.  
2- De la cohérence de la démarche  
La pertinence des Assises étant établie, demeure la question de la cohérence du processus choisi pour les préparer et les organiser. Le Fss, une fois qu’il a retenu le principe de tenir les Assises, a invité plusieurs organisations de la société civile à se joindre à lui et a fait de même avec le pouvoir qui a décliné son offre. La société civile s’est ensuite vu attribuer de larges prérogatives dans le pilotage des Assises. C’est elle qui a pensé l’architecture des Assises et l’a fait adopter par les plénipotentiaires du Fss. C’est elle qui va diriger les Assises, les partis politiques ne jouant, du moins, au point de vue formel, qu’un rôle mineur dans la direction des choses.  
Si toutes les composantes de la sphère politique étaient présentes, il n’y aurait rien à dire sur le rôle attribué à la société civile qui, comme le montre l’exemple réussi du Bénin en 1990, peut, de cette façon, faciliter la réalisation de consensus forts entre acteurs de la classe politique. Mais, en l’absence de l’Etat et des partis au pouvoir, il devient plus problématique pour la société civile de jouer une fonction de leadership des Assises. Car, de facto, elle devient l’alliée objective de l’opposition dans sa dénonciation de la mal gouvernance qui gangrène le pays. Elle renforce ainsi le président Wade dans sa conviction, pas forcément fondée, que la société civile fait de la politique et se compte parmi ses opposants. La dureté des expressions utilisées dans les Tdr des Assises, et qui reprennent, presque mot à mot, les travers dénoncés continuellement par les opposants du régime, en est une parfaite illustration.  
Il eût donc été plus prudent pour la société civile, dès lors que le niveau de représentation aux Assises était devenue déséquilibrée, de ne pas accepter de piloter les Assises, de laisser le leadership au Fss et d’apporter uniquement sa contribution dans les débats des Assises comme le veut l’esprit citoyen et républicain qui l’anime.  
3 - Quelle sera l’attitude de l’Etat et des partisans du président Wade ?  
Jusqu’ici le camp du pouvoir a été très réservé sur les Assises, en dehors de l’intervention laconique du président Wade, à travers une interview au journal le Soleil (en date du 19 mai 2008), déclinant l’invitation qui lui a été adressée. Est-ce le calme qui annonce la tempête ? Le Pds et ses alliés pourront-ils vraiment assister les bras croisés et laisser les Assises se dérouler en toute sérénité ? Une telle attitude serait fort surprenante, eu égard à la culture de confrontation qui irrigue le Pds. Même si ce scénario de la retenue ne doit pas être rigoureusement écarté, il est possible d’en dresser deux autres. Le premier, c’est celui de la déstabilisation, consistant à convaincre, par des moyens divers, plusieurs organisations membres à rompre les amarres des Assises, affaiblissant la cohésion interne et réduisant le niveau de participation. Le second, c’est celui du sabotage, qui ferait adopter aux partisans du pouvoir une logique offensive pour empêcher la tenue des consultations décentralisées. Devant le chaos généré par les bisbilles, les préfets feraient vite de signer des arrêtés d’interdiction de réunion, sapant d’emblée la portée des Assises.  
On peut penser que la présence d’officiers supérieurs de l’armée pourrait pousser le Pds à adopter une position plus prudente (peut-être que c’est ce qui a motivé le Fss à faire appel à eux), mais la seule garantie que le calme pourra régner durant les trois ou six mois que vont durer les Assises, ce serait que le président Wade en personne intervienne dès la semaine prochaine pour demander à ses partisans de ne pas chercher, par quelconque moyen, à troubler les Assises. Il ferait ainsi preuve de haute responsabilité, tout en conservant une cohérence à sa décision de ne prendre part à des Assises convoquées par une opposition qui conteste sa légitimité.  
4 - Le succès des Assises dépendra de la qualité de l’organisation du travail  
La réussite des Assises se mesurera à l’aune de la qualité de son déroulement. A cet effet, ses organisateurs auront un lourd défi de tenir des réunions crédibles au niveau départemental, de coordonner efficacement les multiples interventions et de bien communiquer sur la durée. L’autre défi à relever concerne la cohésion interne des membres. Dans les Tdr, il est noté que le Comité national de pilotage est constitué par l’ensemble des représentants des organisations ayant accepté d’y participer, à raison d’un délégué titulaire et d’un suppléant par organisme membre. Or le mode de décision adopté, la règle du consensus, pourrait très vite se révéler contre-productif, si certaines organisations, de bonne ou de mauvaise foi, décident de bloquer l’obtention de consensus. Le Comité de pilotage des Assises devrait ainsi, dès le 1er juin 2008, proposer la modification de ce principe du consensus, pour faire place au principe de décision à la majorité des deux tiers.  
5 - L’efficacité et l’impact réel des Assises dépendront de facteurs de nature différente  
Les Assises, dès lors qu’elles impliquent les partis politiques, ne pourraient représenter uniquement des rencontres scientifiques, du même type que les colloques, dont le seul but est de faire avancer les connaissances sur des problématiques données et de faire éventuellement un plaidoyer pour l’adoption des recommandations par les décideurs. Les initiateurs l’ont bien compris en indiquant que ‘les participants doivent accepter que les conclusions consensuelles de même que les recommandations qui en seront issues s’imposent à tous et, par conséquent, engagent chacun à les appliquer et à les faire appliquer’. Toutefois, rien n’a été dit sur les mécanismes de mise en œuvre des conclusions et des recommandations qui ne seront définis qu’au terme des Assises. Pour corriger l’incertitude ainsi créée et prouver sa sincérité dans l’ouverture à la société civile, le Fss devrait indiquer, hic et nunc, et de manière solennelle, qu’il s’engage à aller uni aux prochaines élections et, en cas de succès, en cas de succès, à mettre scrupuleusement en œuvre les décisions des Assises. Ceci permettrait à la société civile d’avoir bonne conscience en allant aux Assises, en se disant qu’elle pourra au moins influencer effectivement le programme de gouvernement futur d’une partie de la classe politique, en y incluant des exigences fortes des citoyens pour une gouvernance de qualité, transparente et soucieuse uniquement des intérêts de la Nation.  
Moubarack LO BP 5730 Dakar-Fann Email : emergence27@yahoo.fr  
Bouffée délirante du people 
 
 
Et pourtant, le peuple sénégalais avait fondé beaucoup d'espoir en lui. En votant massivement pour son élection à la magistrature suprême de notre pays. La transition a été d'une fluidité telle que le continent africain dans sa globalité et même tout le monde dans son intégralité ont exprimé toute leur admiration à notre pays. Qui aurait pu imaginer qu'aujourd'hui, celui que la plupart d'entre nous ont adoré, supporté, idolâtré, piétinerait les candidatures sénégalaises à de hautes responsabilités internationales, tenterait de liquider celles déjà en place dans des organismes internationaux.  
Qui aurait pu imaginer que par ses agitations multiformes, il aurait pu ternir l'image de notre cher pays. Qui aurait pu imaginer qu'il se distinguerait à travers ses comportements ironico-haineux vis-à-vis de lui-même et de la société. Qui aurait pu imaginer qu’en lieu et place de sauver le peuple sénégalais, il tenterait à le faire disparaître de l'échiquier mondial en faisant subir à ses filles et fils une souffrance sans précédent.  
C'est la déraison et la désillusion la plus totale. Il n'hésite aucun moment à tripatouiller notre institution simplement pour assouvir sa propre soif de consolider son pouvoir et à l'éternaliser. Ne sait-il pas qu'il favorise lui-même une véritable désaffection du peuple en quête de thèmes fédérateurs cohérents répondant concrètement aux préoccupations des populations. Oh, quel gâchis. Véritablement, la démocratie est de la science-fiction au Sénégal. Elle est plus qu'obscure et il est temps de pouvoir distinguer l'homme d'Etat de l'homme politique. Que le peuple sénégalais fasse une remise en question de l'homme qui prétend diriger ses destins avant qu'il ne soit trop tard.  
Notre responsabilité est grande vis-à-vis des générations futures, devant ses dérives qu'on ne peut plus supporter même si, sous un autre rapport, nous ne maîtrisons pas les tenants et les aboutissants de l'inconscient de l'Etat du Sénégal. Nous en avons assez de l'insensibilité éthique, morale et juridique à toute épreuve. Pourrions-nous un jour nous débarrasser du carcan de la vieille époque et commencer du politiquement correct.  
Assane FALL Médecin Formation en psychanalyse appliquée et en sciences criminelles  
 
Par crainte de représailles du pouvoir : Des personnalités invitées aux Assises nationales exigent l’anonymat  
Certaines personnalités apolitiques, invitées des assises nationales, craignent des représailles de la part du pouvoir. Ce qui donne des idées aux organisateurs de ces assises. Ces derniers ont, en effet, pris les devants pour éviter que le pouvoir ne les sabote.  
Les partis politiques, membres du front Siggil Sénégal, qui avaient boycotté les élections législatives se dirigent inexorablement vers la tenue de leurs ‘Assises nationales’. Celles-ci débuteront le 1er juin au Méridien Président, sous la présidence d’Amadou Moctar Mbow, ancien directeur général de l’Unesco. Mais si déjà plus de 70 organisations politiques et apolitiques ont annoncé leur participation, en revanche, certaines personnalités apolitiques, du monde des affaires et de l’Université, même si elles sont favorables et même si elles vont participer financièrement à ces assises, refusent que leurs noms soient mentionnés. En effet, selon un membre d’une organisation de la société civile et membre de la commission préparatoire de ces assises, qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat, ces dernières redoutent des pressions, voire des représailles de la part du pouvoir, d‘autant que le président de la République s’est dit hostile en affirmant clairement qu’il n’était pas intéressé par ces assises initiées par l’opposition radicale. C’est pourquoi d’ailleurs, le front Siggil Sénégal, initiateur de ces assises, demeure convaincu que le gouvernement tentera par tous les moyens de saboter la manifestation.  
D’autre part, le Fss est persuadé que le nombre sera déterminant dans la réussite ou l’échec de cette manifestation. Ainsi, selon notre source, qui a assisté à une réunion préparatoire aux assises, les organisateurs ont décidé d’imprimer un surplus de cartons d’invitation pour remplir vaille que vaille la salle du Méridien président, lieu de la manifestation. Et cela, au cas où il y aurait des personnalités prévues et qui désisteraient au dernier moment. Car, les leaders du front Siggil Sénégal restent convaincus que c’est sur la base du nombre de participants qu’ils seront jugés par l’opinion et par les autorités. ‘Si la salle de la réunion n’est pas pleine, le gouvernement va jubiler et dira que ces assises ont été un échec. Par contre, si elle est bien remplie, alors là, nous pourrons dire que nous avons réussi et le gouvernement ne pourra pas parler d’échec’, renseigne notre source. Avant de poursuivre : ‘les organisateurs veulent, au cas où les invités refusent de participer, que ces places soient occupées par d’autres personnes de moindre importance, qui vont faire de la figuration’.  
En plus de l’impression du surplus des cartons d’invitation, des militants des partis politiques, membres du Fss, seront également mobilisés. De ce fait, le Fss veut faire du 1er juin une journée de démonstration de force. Il y aura un jalonnement de militants de l’opposition du croisement des Almadies jusqu’à l’hôtel.  
Si en public, tout se passe à merveille, en aparté, les choses ne sont pas aussi simples, surtout en ce qui concerne le financement. En effet, des voix discordantes, se sont élevées lors de cette réunion. Car, si les partis politiques comme le Ps ont décidé de prendre en charge l’intégralité du financement des assises, d’autres organisations comme le Synpics ont refusé cette proposition, redoutant d’être ‘menées par le bout du nez par les hommes politiques’.  
Auteur: Charles Gaïky DIENE  
Le Matin : Mercredi 28 Mai 2008 
INQUIETS DE LA SITUATION POLITIQUE DU SÉNÉGAL : Les Américains consultent Idrissa Seck  
La situation politique actuelle du Sénégal ponctuée par des remous qui ont mis aux devants de la scène le camp présidentiel et celui de l’ancien Premier ministre, M. Idrissa Seck, suscite –t-elle des inquiétudes au sein de la représentation diplomatique résident dans notre pays ? Tout porte à le croire. 
En fait, une délégation de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique basée à Dakar s’est, hier, rendue au domicile de I’ancien Premier ministre, sis au Point E. Selon une source bien informée, cette visite des Américains serait due à la détérioration de la situation politique-sociale du Sénégal. Ainsi, pendant deux tours d’horloges, les émissaires de l’ambassadeur des Etats unis se sont enquis des derniers développements de l’actualité politique marquée surtout par la visite du leader du parti Rewmi auprès du Khalife général des Mourides, Serigne Mamadou Lamine Bara Mbacké, qui a mis le Palais présidentiel dans tous ses états. 
À en croire notre source, le conseiller politique de l’Ambassade des Etats unis, qui a conduit la délégation a fait part à l’ancien bras droit de Me Abdoulaye Wade sa vive préoccupation de la montée de l’adrénaline dans le camp du parti au pouvoir et des « Rewmistes » notée ces derniers jours, par ricochet le climat politique délétère au Sénégal. Par ailleurs, les hôtes de l’ancien maire de Thiès se sont intéressés à la vision politique de ce dernier sur le Sénégal. 
À signaler que cette rencontre s’est déroulée en présence des lieutenants de Idrissa Seck en l’occurrence Oumar Sarr et Pape Diouf. Pour ce qui de la délégation de l’Ambassade des Etats unis, elle est composée de trois personnes. Il avait le conseiller politique, son adjoint et un autre diplomate de l’Ambassade.  
C’est dire que cette délégation telle que configurée renseigne sur la teneur des sujets soulevés lors des discussions. Depuis sa dernière audition mercredi 21 mai par la Commission d’instruction de la Haute cour de justice sur l’affaire des chantiers de Thiès, l’ancien Premier ministre multiple ses initiatives de rencontres avec de hautes personnalités.  
Auteur: Boubacar Demba SADIO  
FERLOO : 
Tenue des Assises nationales : L’Afp met en garde contre toute tentative de manœuvre politicienne  
Considérant que les Assises nationales sont « une expression plurielle » parce que rassemblant toutes les forces vives du pays en vue de trouver des solutions aux problèmes que traverse le Sénégal, le Bureau politique de l’Alliance des forces de progrès (Afp) met en garde contre toute tentative de manœuvre politicienne. 
 
Le Bureau politique de l’Afp a ouvert une large fenêtre sur la situation nationale. Et c’est pour mettre en exergue « la fuite en avant du régime de Me Wade qui continue de se recroqueviller dans son monde virtuel, en restant sourd à la clameur populaire qui exige la fin immédiate de la gabegie, de la corruption et de l’impunité, les mamelles de la mal-gouvernance chronique que connaît notre pays depuis l’avènement des pseudo libéraux ». 
A en croire les camarades de Moustapha Niasse, la situation nationale est caractérisée par « un manque de production de richesses, une économie nationale subissant les contrecoups des choix aventureux accompagnés de gesticulations fébriles ». Les progressistes donnent l’exemple de la Goana qu’ils considèrent comme « un slogan bruyant auquel les paysans opposent les réalités têtues qui ont pour noms famine, péjoration des sols, manque d’eau, de vraies semences, d’engrais et de matériels agricoles ». En plus, « il n’existe pas de politique de crédit agricole adaptée à la situation tragique que traverse le monde rural », dit l’Afp. 
Et les camarades de Moustapha Niasse de dénoncer dans la foulée « les pratiques peu orthodoxes qui accompagnent la distribution des vivres de soudure, avec son cortège de frustrations et de désillusions ». Pour eux, « ces problèmes économiques qui touchent l’écrasante majorité des populations sont aggravés, au seuil de l’hivernage, par les inondations récurrentes dont le gouvernement de Me Wade n’a jamais traités avec le sérieux et le suivi que requiert un tel fléau ». 
« Le plan Jaaxay se révèle au grand jour comme une double supercherie avec deux principales victimes : la démocratie et les sinistrés, qui ont permis aux tenants du pouvoir de caser une partie de leur clientèle insatiable », déclare l’Afp. Pour se désoler « des dizaines de milliards » que le gouvernement a déclare avoir mis dans le plan Jaaxay, alors que les populations des localités qui abritent les zones inondables du pays « retiennent encore leur souffle et sont gagnées par l’angoisse ». 
Les progressistes se sont également penchés sur la situation sanitaire caractérisée, selon eux, par ce qu’ils appellent « la mort à petit feu de principales infrastructures sanitaires du pays comme c’est le cas de l’hôpital Le Dantec ». A cause, accusent-ils, « des mains criminelles aux fins de spéculations foncières en faveur d’intérêts privés nébuleux ». Autant de problèmes qui accablent les progressistes qui estiment, d’ailleurs, que « les Assises nationales sont l’expression plurielle de forces vives de la nation qui ont décidé de coller au réel du pays, pour l’améliorer dans un esprit patriotique ». D’où leur conviction « qu’aucun état d’âme ni aucune manœuvre ne pourront en empêcher le déroulement jusqu’à leur terme ». 
AT/FC 
 
Lobservateur : Mercredi 28 Mai 2008 
Plainte contre le gouvernement, départ exigé de Sourang : Les enseignants vident leurs sacs  
L’Intersyndicale des enseignants menace d’ester en justice le gouvernement. Les enseignants disent être victimes d’une série de violations de la part des pouvoirs publics. Aussi exigent-ils le départ du ministre de l’Education, Moustapha Sourang.  
Dans le cadre du déroulement du 8e plan d’action qui prend fin le 31mai prochain, l’Intersyndicale de l’enseignement avait prévu, hier, un débrayage suivi de sit-in devant le ministère de l’Éducation. La manifestation a été purement et simplement réprimée. En lieu et place du sit-in, les enseignants, face à la presse hier, ont dénoncé «les manœuvres utilisées par l’État pour fragiliser le mouvement syndical ». Par référence aux conventions 87 et 98 portant sur le droit à l’association et à la négociation collective, Casto et Cie disent être victimes d’une série de violations sans précédent. Ils menacent de porter plainte contre le gouvernement. Cette mesure est prise suite à la déclaration du ministre de la Fonction publique, du travail, de l’emploi et des organisations professionnelles, Innocence Ntap Ndiaye, sur la clause des négociations. Pour l’intersyndicale, «le ministre ignore même son statut d’employeur de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat. Le dossier de ladite plainte est en train d’être préparé auprès de l’Organisation des instituteurs du Sénégal (Ois) et sera très prochainement déposé au Bureau international du travail (Bit) », informent les enseignants. L’intersyndicale exige dans la foulée le départ du ministre de l’Éducation, Moustapha Sourang. Pour Marième Sakho Dansokho, coordinatrice de l’intersyndicale, « il n’est pas de notre ressort de faire quitter le ministre, mais Sourang a, pour la énième fois, montré ses limites et il est temps qu’il rende le tablier ». La déclaration récente de son collègue Farba Senghor vient réconforter nos propos. Plus scandaleux, malgré le pourrissement de la gestion de la crise que traverse l’école sénégalaise, le ministre de tutelle continue à nier l’évidence, s’entête et clame urbi et orbi que l’école fonctionne à merveille. Au nom de l’éthique de la responsabilité, qu’il se démette ou se taise, fulmine Marième Sakho Dansokho. 
LeQuotidien : Mercredi 28 Mai 2008 
FINANCES - Besoin urgent de liquidités : L’Etat vide les coffres des notaires  
Les notaires n’auront très bientôt plus le droit de conserver en dépôt dans leurs comptes bancaires, de l’argent confié par leurs clients. Le gouvernement veut les obliger à le déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation qui, dorénavant, réglera les particuliers qui le voudront. Pour beaucoup d’auxiliaires de Justice, l’Etat a trouvé un autre moyen de renflouer ses caisses.  
Dans sa recherche des finances, l’Etat n’entend négliger aucune niche, si l’on en croit à la note confidentielle transmise au président du Conseil de l’Ordre des notaires et à tous ses collègues, par le Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, M. Mamadou Falilou Mbacké Diagne. Cette note, datée d’avant-hier lundi 26 mai, rappelle à tous les notaires, à travers leur président, les dispositions que l’Etat a prises pour la gestion des dépôts qui leur sont confiés par leurs clients.  
Il va s’agir, à partir de lundi prochain, 2 juin, pour tous les notaires établis à Dakar, de «verser les dépôts reçus à compter du 2 juin, directement aux guichets de la Caisse des Dépôts et Consignations ; de procéder à la clôture de vos comptes dans les banques et au transfert progressif des soldes après identification des affaires». A partir de la date fatidique du lundi 2 juin, les notaires devront en plus utiliser un carnet à souches pour toutes les opérations de versement qu’ils vont effectuer, et ils auront besoin d’un bordereau de mouvement, pour les débours, que la Caisse des dépôts et consignation va effectuer directement aux créanciers.  
Ceux établis à l’intérieur du pays, vont travailler avec les agences de PosteFinances dans les capitales régionales.  
Interpellé sur l’applicabilité de ces mesures, le président de l’Ordre a semblé tomber des nues, hier. Me Papa Sambaré Diop a déclaré être hors de son bureau, et n’avoir pas encore vu le document de la Caisse des dépôts, pour pouvoir donner une réponse précise. Tout au plus, a-t-il laissé entendre que les termes de la mesure, tels qu’ils lui avaient été rapportés par certains de ses collègues, n’étaient pas conformes à ce sur quoi les parties s’étaient accordées. De son côté, Me Moustapha Ndiaye, que Le Quotidien a joint sur recommandation de son président, a affirmé être en réunion, et promis de rappeler dans l’heure qui suivait. Son horloge doit être sans doute bloquée.  
Néanmoins, les nombreux autres notaires qui ont accepté de s’exprimer sous le couvert de l’anonymat, n’ont pas manqué de souligner les nombreux problèmes que la note 00000061/CDC/DG du 26 mai va leur poser. L’un d’eux s’est posé des questions sur sa légalité, rappelant qu’à ce jour, la loi n’obligeait les notaires à déposer auprès de la caisse, que des avoirs qui ont résidé dans leurs études pour une période de 6 mois au minimum. Par ailleurs, pour eux, cette mesure devrait s’expliquer par le constat, fait au plus haut niveau, de l’accroissement des affaires immobilières dans le pays. «L’Etat a dû se dire que c’est une très importante manne d’argent que gèrent les notaires, et il a sans doute voulu en capter une bonne part à son compte», avancent certains. Ceux-là prédisent qu’il ne faudrait pas s’étonner d’une sensible réduction des affaires traitées au niveau des notaires, dans les jours à venir.  
«Souvent, quand un Sénégalais veut aliéner l’une de ses propriétés, c’est qu’il a un besoin urgent de liquidités. Avec les nouvelles procédures, les notaires ne pourraient verser à leurs clients que des bordereaux, pour leur permettre de se faire payer auprès de la Caisse des dépôts. Or, tout le monde sait que les services de l’Administration ne sont jamais pressés. Les particuliers pourront-ils comprendre et accepter cela ?», s’interroge l’un d’eux. De nombreux particuliers risquent de plus en plus de réaliser leurs transactions hors de la présence d’un notaire, et ne se rendre dans les études de ces derniers que pour les formalités de légalisation. Cela, pour éviter, par ce biais, d’avoir à déposer leur argent dans les cabinets de ces auxiliaires de Justice, qui ne pourraient de toute façon plus le garder par devers eux.  
Les notaires qui s’expriment de cette manière, se désolent de ce que la situation financière de l’Etat les mette bientôt, dans une mauvaise posture face à leurs clients. Pour eux, seul un urgent besoin d’argent pourrait expliquer la «manœuvre» que vient d’opérer l’Etat, à travers la Caisse des dépôts et consignations. Pour expliquer le contexte de ces propos, il faut rappeler que, face aux injonctions de ses partenaires au développement d’éponger sa dette intérieure, l’Etat cherche rapidement le moyen de se procurer de l’argent. Le ministre de l’Economie et des Finances a annoncé il y a quelque temps, que son gouvernement comptait lancer un emprunt obligataire sur le marché financier sous-régional. Entre autres mesures.  
Auteur: Mohamed GUEYE  
LA SENTINELLE : 
 
Sénégal | Contribution : Le supposé messie arrivé en 2000, ne fut en vérité, que malheur pour le peuple sénégalais. 
Publié le 22 mai 2008 à 12h22  
« Celui qui se vante et qui ne tient point ses promesses est comme le vent et les nuées qui ne sont point suivies de la pluie. » [La Bible] Extrait de « Le Livre des proverbes » 
Le peuple sénégalais ou tout au moins, une de ses composantes la plus consciente, devrait en ce moment précis de l’évolution de notre pays, avoir une claire conscience de l’homme qui nous dirige depuis 8 ans. Tant dans son style de gestion des affaires publiques que celui de ses engagements personnels et rapports envers n’importe quel interlocuteur. 
 
De mémoire de Sénégalais, depuis l’avènement de Me Wade, aucun progrès significatif n’a été noté dans notre pays tant dans les domaines de l’économie, de l’éducation, de la culture, de la sécurité, de la démocratie, de l’agriculture et de l’élevage, comme aussi du sport. C’est plutôt, le recul dans bien des domaines ainsi que le nombre de catastrophes économiques, humanitaires, écologiques et des crimes de sang non élucidés qui constituent l’essentiel du bilan de son magistère. 
L’échec de Me Wade est total et historique à la dimension de son élection à la magistrature suprême. Nous n’en voulons pour preuve que les différents programmes de développement dans tous les domaines initiés depuis son arrivée au pouvoir, qui se sont tous soldés par un fiasco. 
La GOANA, l’un des derniers programmes en date, a été certainement concoctée dans un moment d’hallucination du maître, tellement elle est, à l’évidence, tout à fait utopique même pour un enfant. Aussi bien le moment choisi avec précipitation –à 3 mois de l’hivernage, crise économique et sociale sans précédent– que les performances fallacieuses attribuées à ce fameux programme illusoire et fait de généralités – des centaines de milliers de tonnes par espèce céréalière- il faut être vraiment un économiste « hors pair » comme Me Wade, pour imaginer un tel programme qui subira sans aucun doute le même sort que les précédents. 
Sans doute, Me Wade a été trahi par sa langue mais il voulait certainement dire (Goor naa) en Wolof, ce qui signifie à peu près ceci « je me suis affaissé ». Ce qui, correspond exactement à la situation réelle de Wade en tant que détenteur du pouvoir et de son régime aux abois à l’heure actuelle. Les tenants du pouvoir sont plus près de la sclérose et de la paralysie que, des acteurs aptes à faire face à une crise qui s’approfondit chaque jour davantage. 
Continuer à nier l’évidence de l’échec total du régime libéral et de la crise qui frappe de plein fouet notre pays, est tout simplement une tactique de rusé (joombor), pour retarder l’échéance d’une défaite inéluctable ou une solution durable de sortie de crise. Avoir géré si mal les deniers d’un pays, au point d’en affamer la majorité de sa population au profit de son seul bien être personnel, est assimilable à de l’indécence caractérisée, voire une trahison des aspirations de son peuple. C’est même pour une large part, une agression faite au peuple sénégalais tout entier. C’est assurément être naïf, que de penser un seul instant, qu’un régime si décrié et décrédibilisé, qui a fait tant de mal en 8 ans à son peuple, pourrait être sauvé par un avocat fut-il le plus rusé, par des discours inconsistants, creux, parfois terre à terre et de bas étage. Comme en témoignent ses propos discourtois dénués de tout bon sens tenus récemment à l’endroit de ses adversaires politiques. Il est en effet reconnu que, ceux qui exhibent souvent les diplômes à tout bout de champ, sont généralement des mal diplômés au mérite douteux. Mais c’est connu, Me Wade, a de tout temps, eu le mythe du diplôme et a un faible pour les diplômés méritants et les intellectuels en général. En cela, il oublie cruellement qu’il n’y a aucun lien direct et dialectique entre les valeurs telles que : la compétence, le savoir-faire, la probité morale et intellectuelle, l’honnêteté, la culture démocratique, républicaine et citoyenne etc.., et le diplôme en tant que tel. Et comme le dit si bien Koan zen : « Les ignares se délectent du faux clinquant et de la nouveauté. Les gens cultivés trouvent leur plaisir dans l’ordinaire. » Contrairement à ce qu’il croit et en rapport avec sa stature de Président de la République, donc logiquement président de tous les Sénégalais, ces attaques le desservent au plus haut point, au profit de sa cible. Je suis persuadé que Me Wade pense dans son for intérieur, que sa grandeur suffit, pour peupler à lui tout seul le Sénégal, au point qu’il n’y est plus d’espace pour tous les autres citoyens qui, pour lui ne comptent pour rien du tout. Comme il le manifeste à toutes les occasions qui lui sont offertes et Dieu sait qu’elles sont nombreuses, de nous déclarer : qu’il est le plus grand de nous tous et le premier d’entre nous. Me Wade n’est vraiment pas loin de faire ses propres éloges. Mais, ne dit-on pas en Wolof que « Saabu du fóót boppam », « te muy dëgg gu wér péng » 
Les vrais hommes d’Etat prêtent toujours une oreille attentive aux messages de leur peuple. Ils se gardent de déclencher la colère de leur peuple, sachant que quand celle-ci est engendrée par la faim, la soif, la maladie et le chômage de sa jeunesse, aucun pouvoir ne peut lui résister. 
Notre peuple aura noté au cours des 8 ans de pouvoir libéral ou de l’alternance, que Me Wade a été dans une incapacité totale à produire un seul programme de développement cohérent et viable, moins encore un plan de développement septennal ou quinquennal fiable et digne de ce nom pour notre pays. Les faits durant ces 8 ans ont suffisamment apporté la preuve aux Sénégalais de bonne foi, ce que leur Président savait véritablement faire. C’est à dire rien du tout ! Si ce n’est parler, polémiquer, toujours discourir dans le vide ou tourner en dérision ses interlocuteurs sans le moindre respect. Un pouvoir entre les mains d’un tel homme, c’est un calvaire pour tout peuple. Les armes favorites que Me Wade trouve imparables pour se maintenir au pouvoir, sont la parole et l’argent en guise d’appât. Pourtant l’adage Wolof dit bien : « Buur bu waxam gattee kenn du ko yab ». 
L’heure de sauver le Sénégal a sonné, beaucoup de voix et non des moindres le font entendre chaque jour maintenant. Par conséquent, nous sommes tous – patriotes s’entend – interpellés pour agir chacun dans son domaine afin de freiner un pouvoir devenu obnubilé et qui ne recule plus devant rien pour uniquement s’arc-bouter à la tête du pays, préserver et sauvegarder des privilèges égoïstes aux dépens des intérêts bien compris de notre peuple. La réalité qui crève l’œil laisse indifférent le pouvoir libéral qui ferme les yeux sur toutes les dérives et les méfaits de sa gouvernance. 
Comme je ne cesse de le répéter, aux heures graves comme celles-ci dans un pays, il n’existe que deux camps seulement : celui du pouvoir affameur d’une part et l’autre, le camp du peuple affamé. A ces heures de choix décisif, toute indifférence ou tergiversation est un soutien dissimulé ou direct au pouvoir ou, un acte conscient ou inconscient contre son peuple. Les forces vives de la nation, démocratiques, républicaines et citoyennes doivent, dans un élan patriotique et une parfaite cohésion, se ceindre les reins et se joindre au camp du peuple pour faire face à ce pouvoir qui affame ses populations. Trop c’est trop ! Croire aux dires ou promesses illusoires de Me Wade, c’est comme croire au père Noël. Tous les Sénégalais indécis doivent se rendre à l’évidence maintenant, qu’il n’y a plus rien à attendre de ce pouvoir. Au lieu de traiter tous les Sénégalais sur le même pied d’égalité et à égale chance, non, il fait du parti pris, du favoritisme au profit des médiocres, des laudateurs de tous bords y compris certains marabouts, des dignitaires et autres religieux musulmans qui, comme des abeilles devant une ruche, se ruent au Palais de la république pour de la pitance. Ainsi, de fait, par ce biais, il est en train de consolider son camp avec des individus qui lui obéissent au doigt et à l’œil parce que, tous tenus par une laisse. 
Paradoxalement, voici un régime qui, au lieu de se prémunir contre des coups d’Etat, en fomente lui même contre son peuple. Ainsi, toutes les institutions de la république sans exception aucune, subissent des agressions répétées des tenants du pouvoir, par des modifications et violations permanentes. Le décret de dissolution de certaines collectivités locales qui ne lui sont pas favorables, est un abus de pouvoir et d’autorité caractérisé, qui n’est rien d’autre qu’un Coup d’Etat. Le respect de la légalité est un terme inexistant dans le vocabulaire ce pouvoir. La preuve nous est donnée par les attaques tout à fait primaires du chef de l’Etat contre ses adversaires politiques, la presse et les syndicalistes. La dernière en date, c’est à l’occasion de la fête du 1er Mai. A cela, il n’y a rien d’étonnant, car Me Wade nous a habitués à ces genres de sorties, pour faire diversion face à la réalité des problèmes, auxquels le pays fait face sous sa direction et, ceci n’est que la nième fois. Il me semble qu’il est utile, voire nécessaire, de dresser à l’attention du peuple sénégalais un sommaire bilan et peu élogieux de Me Wade chef de l’Etat du Sénégal depuis 8 ans, pour que tout Sénégalais en prenne connaissance. Nous devons par conséquent, évaluer l’homme qui préside à la destinée de notre pays, dans la mesure où, lui même, refuse par crainte du résultat terrifiant qui en découlerait, de s’évaluer objectivement par rapport à sa gouvernance nauséabonde. 
En effet, dans le même temps où les populations sénégalaises dans les villes comme les campagnes meurent de faim, lui se paye le luxe de s’acheter un avion ou d’en louer un quand cela lui plait et organise des festivités à travers le monde, pour recevoir une médaille ou dédicacer un livre. Il édifie des infrastructures inadéquates, coûteuses, inopportunes et de surcroît non exécutées dans les règles de l’art. Des monuments inutiles, coûteux et qui n’ont aucune signification historique pour notre peuple sont parsemés à travers Dakar. Il initie à chaque hivernage, un programme agricole mort-né et GOANA en est le dernier. La tragédie du Joola avec ses 1863 victimes est encore fraîche dans nos mémoires. Le plan jaxaay véritable arnaque, les meurtres et morts suspectes jusqu’ici non élucidés ; des agressions diverses et attentats sur des personnalités, des journalistes, des maisons de presse, une ambassade ; ainsi que des bavures sans suite. On ne peut oublier aussi, ses nombreux projets et plans illusoires qui ont englouti des sommes faramineuses déclarées de nos maigres ressources, je veux nommer : le NEPAD, AIDBD, le plan REVA, le plan Formula, le plan Sésame, les tramways, les 7 TGV, le chemin de fer Dakar Ziguinchor, le Yékalma, le pétrole au large de St louis qui ferez de nous exportateurs, les centrales nucléaires, les pluies artificielles, les lacs artificiels dans le Ferlo, le réseau hydrographique national, les milliers de bassins de rétention et j’en passe. Au plan des promesses de réformes institutionnelles avec la CA2000, que sont-elles devenues : Interdiction du cumul des fonctions de chef d’Etat et celles de chef de parti politique, la réduction du nombre de ministres à 20, la réduction du train de vie de l’Etat, le règlement du problème de la Casamance en 100 jours, faire augmenter le pouvoir d’achat des ménages, réduire le prix des denrées comme le riz, l’institution d’un régime parlementaire à la place du régime présidentiel déconcentré d’avant 2000, le renforcement de la délocalisation de la gestion des projets et programmes logés à la présidence et à la primature vers les ministères compétents, l’introduction de l’obligation de déclaration de fortune du Président de la République, des membres du gouvernement et des directeurs de sociétés publiques à leur entrée en fonction et à la fin de leurs fonctions etc.. 
Au plan industriel : l’essentiel de notre tissu industriel a été bazardé et liquidé au profit du capital étranger. Il en est de même de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, secteurs où l’Etat a liquidé tout encadrement et assistance technique de même que les subventions pour soutenir l’agriculture. 
Au plan de l’éducation : Cela saute aux yeux, notre système éducatif est malade et agonisant ainsi, nous nous acheminons irrémédiablement vers une année blanche sauf miracle. Au plan social : l’augmentation du coût de la vie et surtout les produits et services de première nécessité, a tétanisé la majeur partie des ménages sénégalais. 
Un tel tableau si sombre qui engage la responsabilité totale du Gouvernement et met à rude épreuve les consommateurs qui n’en peuvent plus, devrait être la principale préoccupation prioritaire du moment de l’Etat. Mais voilà, il ne prend aucune mesure ou initiative pour la recherche de solutions durables dans les plus brefs délais. Sa réponse aux enseignants le 1er Mai est on ne peut plus claire. Weedi Guiss bokku ci’ 
On ne peut jamais être neutre. Le silence est une opinion. 
[Henri Moret] 
 
Mandiaye Gaye Retraité (Chef Comptable) Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 28.05.2008
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