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RECUL DEMOCRATIQUE

ASSEMBLEE NATIONALE/ LE MANDAT DU PRESIDENT PASSE DE 5 A 7 ANS La majorité force le barrage de l’opposition  
 
par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN , mardi 29 juillet 2008  
 
 
 
La durée du mandat du prochain président de la République sera de sept ans renouvelable une fois. Les députés de la majorité en ont décidé ainsi hier, en votant le Projet de Loi constitutionnelle modifiant la première phrase de l’alinéa premier de l’article 27 de la Constitution. L ’opposition parlementaire et certains de leurs collègues de la mouvance n’ont pu rien faire, en dépit de leurs arguments. 
 
Mais le projet de loi voté récuse la rétroactivité, autrement dit la « présente modification ne s’applique pas au mandat du président de la République en exercice au moment de son adoption ». 
 
Le Projet de Loi constitutionnelle modifiant la première phrase de l’alinéa premier de l’article 27 de la Constitution , a été voté hier, lundi 28 juillet, dans la soirée par les députés de la majorité présidentielle. Ramenant du coup la durée du mandat du président de la République de cinq à sept ans. Toutefois, l’article unique amendé par le gouvernement précise que « la présente modification ne s’applique pas au mandat du président de la République en exercice au moment de son adoption ». 
 
Mais comme il fallait s’y attendre, l’opposition parlementaire de même que certains députés libéraux et de la majorité ont rejeté le projet de la loi en question. 
 
La compétence du Parlement en la matière a été questionnée : est-il compétent pour modifier ce que le peuple a adopté par référendum ? La réponse coule de source, selon eux. Mieux, pour les partisans du rejet,il existe un verrou qui impose le recours au référendum pour modifier l’article 27 de la Constitution. Pour étayer leurs arguments, ils soutiennent que l’article 27 traite du mandat du président de la République qui constitue un bloc auquel s’applique le recours au référendum. Donc, selon eux, « l’alinéa 2 de l’article 27 s’applique en bloc aux deux phrases de l’alinéa premier du même article de la Constitution , conformément à la thèse soutenue par certains à travers les médias ». 
 
Les partisans du rejet déroulent 
 
Les partisans du rejet ont aussi posé la question de l’opportunité de la modification de l’article 27de la Constitution , d’autant qu’elle ne s’applique pas au président mandat du Président. Imam Mbaye Niang de se demander si Président Wade n’est pas en train de préparer la voie à un dauphin. D’autres ont posé la question de l’opportunité en la liant au contexte actuel caractérisé par la flambée des prix de denrée de première nécessité. Histoire de dire qu’il existe d’autres urgences auxquelles l’actuel régime doit apporter réponses. 
 
Me Ndèye Fatou Touré voit dans ce vote du projet de loi modifiant l’article 27 une « rupture du contrat moral qui a présidé à l’élaboration de cette Constitution ». Son collègue de la mouvance présidentielle, Moustapha Diop Djamil ne dit pas autre chose en soulignant que la majorité qui a décidé de voter ce projet de loi ont tourné le dos à « l’Assemblée de rupture » qu’ils ont toujours prônée. Pour lui, le député doit toujours mettre en avant l’intérêt du peuple et non du parti. Il ne voit aucune opportunité à voter ce texte. 
 
Wade rattrapé par l’histoire 
 
Son collègue, le député libéral de Nioro soutient aussi bien le Parti démocratique sénégalais (Pds) que le peuple, personne n’y gagne. Il rappelle que c’est le « tripatouillage honteux de la Constitution par le Parti socialiste (Ps) » qui avait, entre autres, amené le Président Wade, en 2001, à soumettre le texte fondamental à référendum. « Je sais que le contexte seul ne suffit, il y a plus important encore : la morale politique. Il me plait alors de donner lecture du discours d’ouverture du 15 janvier 1987 à Dakar à l’occasion de la Convention nationale du Pds : « La seule chose qui me rend un peu triste et compatissant, c’est que l’adversaire n’hésite jamais à franchir les frontières morales qui balisent la vie politique. Il y a des limites que nul ne devrait franchir. Ce sont les limites de la morale politique qui n’est inscrite dans aucun code hors celui de l’honneur. La morale ne se codifie pas. Elle participe de la culture. Si vous voulez modifier le régime, alors organisez un référendum populaire. Pas de tour de passe-passe par le Parlement (…) 
 
La démocratie a des règles contraignantes pour tous » », souligne-t-il avec force. Il rappelle à ses collègues libéraux et de la majorité que le Pds a toujours opté pour le 2x5=10 ans au pouvoir au moment où le Ps défendait le 2x7=14, voire 3x5. « Ma crainte est que si nous adoptons aussi facilement le 2x7, je ne serai pas surpris demain que d’autres adoptent le 2x15=30 ans. Le verrou a sauté », explique le jeune député libéral de Nioro. 
 
L’élu fait remarquer, contrairement à l’exposé des motifs qui souligne que la « pratique a montré que cinq ans est une durée très courte pour l’exercice serein de la majorité suprême », qu’en réalité le problème ne devrait pas se poser pour un régime qui a un programme clair. « L’homme sénégalais n’est pas moins intelligent que les autres », dit-il, avant d’ajouter : « Si les hommes politiques changent, et doivent changer, l’administration reste et doit rester, aucun pouvoir ne pourra créer sa propre administration ; l’administration est sénégalaise ». 
 
Les arguments de la majorité 
 
Quant aux députés partisans du vote du projet de loi constitutionnelle modifiant la première phrase de l’alinéa premier de l’article de la Constitution , ils ont soutenu l’idée de la compétence du Parlement pour changer les dispositions de l’article visé. Ils avancent que l’homme se doit de se remettre en cause, initier des actions, les mettre en œuvre, les évaluer et les adapter par rapport à l’environnement global, aux préoccupations et aux priorités. Les députés de la majorité ont insisté sur le fait que l’article 27 ne soit pas adapté à la réalité. « Lorsque vous venez pour la première fois au pouvoir pour cinq, vous faites deux ans d’imprégnation, la troisième année vous prenez des initiatives que vous commencerez à matérialiser pendant la quatrième année qui constitue une année de pré-campagne électorale, alors que le président de la République n’a même pas eu le temps de réaliser son programme, encore moins de l’évaluer », expliquent-ils. 
 
Quant à la légalité de la modification, les députés de la majorité soutiennent que du point de vue grammaticale, « cette » qui est un adjectif démonstratif, renvoie à la dernière idée exprimée, donc à la seconde phrase de l’alinéa premier de l’article 27 de la Constitution , à savoir la limitation du nombre du mandat à deux et non à la durée du mandat ». 
 
En ce qui concerne l’opportunité de la modification de l’article 27, les députés libéraux et leurs alliés avancent qu’en politique, le juge de l’opportunité, c’est celui qui détermine la politique, en l’occurrence le président de la République. En plus, disent-ils, le mandat de sept ans ne devrait gêner personne. Au contraire, il y aurait plus d’efficacité pour le prochain Président. 
 
« La compétence du parlement ne souffre donc d’aucune contestation sérieuse ». 
 
Prenant la parole, le Ministre d’Etat, Me Madické Niang a d’abord précisé qu’ « il n’a jamais été question, au niveau de la Commission cellulaire chargée de rédiger la Constitution de 2001, d’appliquer la disposition relative au recours au référendum sur la durée du mandat. La durée du mandat avait fait l’objet d’un accord consensuel de la classe politique ». Et d’ajouter : « par contre la grande bataille à livrer et pour laquelle il fallait un verrou, c’est la limitation à deux des mandats, parce qu’on était convaincu que jamais par des élections, on ne pouvait faire partir le pouvoir en place. En limitant le nombre de mandats, on avait la possibilité d’amener le président de la République sortant à ne pas se représenter au bout de deux mandats et d’avoir un postulant qui n’avait pas les rouages de l’Etat et qu’on pouvait bousculer par des élections. Le seul artifice qu’il fallait après le discours de la Baule sur la démocratie, c’était d’imposer au Président en place, de se soumettre à la règle de la limitation des mandats ». Le Ministre d’Etat a rassuré sur le caractère non rétroactif de la loi. « La rétroactivité d’une règle s’énonce, elle ne se déduit jamais », dit-il. 
 
Revenant sur les alinéas de l’article 27, Me Madické Niang souligne « qu’après les deux phrases successives, l’expression « cette disposition » ne concerne que la phrase précédente et les deux ne peuvent former un bloc pour se voir appliquer le référendum. Aucune forme d’acrobatie intellectuelle ne peut démontrer le contraire. La compétence du parlement ne souffre donc d’aucune contestation sérieuse ». 
 
Le référendum n’a jamais été utilisé… 
 
Se baisant sur l’expérience de l’histoire politique de notre pays, Me Madické Niang soutient que le référendum n’a jamais été utilisé au Sénégal pour modifier la durée du mandat présidentiel. 
 
En effet, s’agissant des impératifs du moment, le Ministre d’Etat trouve que c’est « le moment le plus opportun pour parler des élections de 2012 et que, si on posait le problème à l’approche des élections, le débat serait encore vicié ». Quant aux députés qui ont annoncé qu’ils ne vont pas voter le projet de loi, le Ministre d’Etat lance ces mos à leur endroit : « Il y a des moments où il faut assumer et avancer. La République ne peut pas donner du temps au temps ». 
 
Deux manifestants interpellés 
 
Deux militants de l’opposition, ont été interpellés hier, lors d’une manifestation de protestation contre le projet de Loi constitutionnelle modifiant la première phrase de l’alinéa premier de l’article 27. Ne pouvant pas accéder aux grilles de l’hémicycle, les manifestants ont investi le boulevard de la République , avant d’être neutralisés, puis dispersés par des forces de l’ordre. 
 
IV - L’inculcation des valeurs de développement par la promotion de nouvelles figures sociales de la réussite 
 
 
Pour que les valeurs de développement soient sociologiquement enracinées, il est nécessaire qu’elles s’incarnent à travers des personnalités qui ont réussi sur cette base. Auparavant, les modèles de la réussite sociale étaient ombilicalement liés à l’école, au diplôme et à l’administration. Etre instruit et formé pour devenir fonctionnaire était le rêve de la plupart des jeunes.  
 
Ensuite, avec la crise économique qui a frappé l’Etat de plein fouet à partir de 1980, avec l’application des programmes d’ajustement structurel, il s’en est suivi une diminution drastique des dépenses de l’Etat : diminution de la masse salariale, réduction des parts du budget national alloué à l’éducation, à la culture et à la santé, qui sont jugées de façon aberrante comme étant des dépenses improductives. L’Etat devient alors un Etat stratège qui se retire de plus en plus de l’économie, en privatisant notamment la plupart des entreprises publiques et parapubliques, pour se cantonner à l’exercice des fonctions régaliennes : justice, sécurité, relations extérieures, défense etc. Des maîtrisards de l’Université de Dakar commencent à chômer, alors qu’auparavant, il était fréquent que des emplois soient proposés aux étudiants, alors qu’ils n’avaient pas encore terminé leurs études.  
Parallèlement, bourgeonne le secteur informel, où s’activent tous ceux qui n’ont pas pu s’insérer dans le secteur moderne ou qui en ont été écartés par déflation, compression de personnel entre autres formules et formulations juridico-économiques. On voit alors émerger progressivement la figure sociale du ‘modu-modu’, qui d’abord a quitté son village d’origine, quelque part dans le Sénégal profond, pour venir en ville se débrouiller, notamment dans le commerce de détail. Progressivement, avec l’affermissement des réseaux de solidarité familiale, ethnique ou religieuse, il se rend en Europe, pour travailler dans des conditions difficiles. Grâce aux énormes sommes d’argent récoltées en Europe, qu’il réinvestit dans des dépenses de prestige, pour épouser de belles femmes et construire de belles villas, il finit par supplanter le fonctionnaire, le bureaucrate, dévalué et dévalorisé, du fait que sa puissance de frappe financière est de portée limitée.  
Aujourd’hui l’immigré, le venant de France, d’Italie ou d’Espagne, exerce une fascination telle chez les jeunes, que ceux-ci ont l’impression de perdre leur temps à étudier, sans être sûr de trouver après un emploi, qui en définitive ne leur permettrait pas de mener la vie à laquelle ils aspirent. Avec l’aggravation de la crise du système éducatif, et la crise dans certains secteurs de l’économie, comme la pêche et l’agriculture notamment, beaucoup de jeunes, après beaucoup de sacrifices pour épargner, choisissent le chemin de l’immigration clandestine ; aventure dans laquelle beaucoup perdront la vie. Pis encore, c’est que des Sénégalais bien insérés professionnellement, parfois même des cadres, abandonnent leur travail pour aller chercher fortune en Europe, cet Eldorado illusoire. Et quelle ne sera pas leur déception, confrontés aux réalités. Psychologiquement, cette attitude révèle un manque de confiance en notre pays, comme s’il était impossible de réussir et de vivre décemment au Sénégal.  
Les autres figures sociales de la réussite ont pour dénominateur commun d’être toutes liées au jeu et à l’amusement : le chanteur, le rappeur, le danseur, le footballeur et le lutteur. Avec le développement du rap, beaucoup de jeunes veulent devenir rappeurs ; ce qui est préoccupant, si l’on sait que ce qui nourrit l’inspiration des rappeurs, ce sont les dysfonctionnements de la société, c’est le malaise économique et social. En plus, c’est autant de jeunes qui risquent très tôt de se détourner du système éducatif, et inciter d’autres à le faire. A côté du chanteur, tend à se développer également le métier de danseur, qui attire de plus en plus de jeunes. Après le chanteur et le danseur, il y a le footballeur international qui fait rêver beaucoup de jeunes, voulant suivre légitimement ses traces, en raison des sommes faramineuses qu’il gagne. Enfin, vient le lutteur, qui fascine de plus en plus de jeunes qui s’identifient à lui. Le mouvement de la génération ‘Boul falé’ en est une parfaite illustration. A remarquer que ce mouvement ne semble pas s’ancrer dans une position nationalitaire, mais tend à s’identifier aux Etats-Unis d’Amérique ; ce qui entretient d’une certaine manière le mythe de l’extérieur et le culte de l’immigration. La lutte est devenue d’autant plus séduisante que les cachets peuvent aller jusqu’à la centaine de millions, par lutteur et par combat, pour les lutteurs les plus en vue, de la trempe de Yakhya Diop Yékini, Bombardier, Tyson, Moustapha Guèye, Baboye, Gris-Bordeaux et autres.  
Mais lorsque nous analysons tous ces modèles, on se rend compte que ceux qui réussissent dans ces domaines : musique, football, danse, lutte, etc., constituent une infime minorité. Mais du fait qu’on a du mal à trouver d’autres modèles, ils apparaissent dans la conscience collective comme étant les seuls modèles. Par ailleurs, tous ces modèles ont ceci de commun qu’ils concernent des domaines où il est possible de gagner beaucoup d’argent en très peu de temps. Les études apparaissent ainsi comme beaucoup trop longues : 13 ans au moins pour obtenir le bac, sans compter l’Université. Ou alors, le Bac est recherché comme sésame pour quitter le pays, pour aller étudier à l’étranger. Et beaucoup alors choisissent de travailler et délaissent les études, changeant régulièrement de filière et parfois d’Université, pour obtenir un titre de séjour, que la préfecture risque à la longue de leur refuser, en raison d’un manque de diplômes, ce qui crée alors d’autres problèmes.  
Parce que l’Europe est en train de verrouiller ses portes, la solution de l’immigration ne me semble pas pouvoir être érigée en modèle général de réussite sociale. Dès lors, il me semble que l’Etat doit œuvrer à faire émerger des modèles plus généralisables de réussite sociale, dans tous les domaines de l’activité économique, culturelle et sociale, pour diversifier les possibilités d’identification des jeunes. Pour cela, il s’agit de spécifier les secteurs prioritaires de développement, parmi lesquels d’abord - aussi paradoxal que cela puisse paraître - le secteur primaire : l’agriculture, la pêche et l’élevage. Il ne s’agit pas de rester à un niveau artisanal, mais de promouvoir un nouveau type d’agriculteur, de fermier moderne, qui exporte ses produits, après avoir satisfait la demande nationale de produits agricoles. Il s’agit également de promouvoir la pisciculture à une échelle industrielle.  
Les autres modèles doivent également s’appuyer sur d’autres secteurs, celui des technologies de pointe, l’industrie, les services, la recherche-développement, etc. Il s’agit d’adapter davantage le système scolaire et universitaire avec le monde professionnel, pour que les jeunes puissent savoir clairement, ce qui les attend après leur formation ; et qu’ils puissent voir dans la société des personnes ayant bien réussi à travers les filières qu’ils ont choisies.  
Pour tout cela, il faut encourager la création et l’innovation par une politique d’infrastructures, qui permet de libérer plus facilement les initiatives privées. Bref, il faut que, par rapport au modèle de développement choisi, l’on promeuve des figures sociales de la réussite dont les valeurs sont en phase avec ledit modèle. Il s’agit de créer les conditions pour que ceux qui cultivent ces valeurs, soient socialement et économiquement valorisés. Ces conditions objectives à réaliser peuvent consister encore une fois à construire des infrastructures, à mettre en œuvre des institutions et une législation qui facilitent la réussite aux porteurs de ces valeurs, et qui sanctionnent négativement les porteurs d’anti-valeurs.  
Tout au long de cette réflexion, il a été question de mettre en exergue la crise des valeurs comme obstacle au développement, ensuite d’identifier des valeurs de développement qui soient une mixture homogène entre nos valeurs ancestrales et les valeurs positives empruntées aux autres, avant de nous atteler à dégager les pistes de leur intériorisation, pour un développement des valeurs qui vise le développement.  
Toutes choses qui m’amènent à conclure, que l’’homo senegalensis’ du 21e siècle, devra être un homme pétri dans sa culture dont il est fier, tout en étant ouvert au monde ; enraciné dans ses valeurs de civilisation et ancré dans la modernité. Il devra être un homme nanti de savoir, de savoir-être et de savoir-faire. Il devra être un homme qui maîtrise les sciences, la technique et la technologie. Il devra être un homme de devoir, intellectuellement libre et moralement fort.  
L’’homo senegalensis’ du 21e siècle devra être un homme tout acquis à la rationalité, certes, mais également un homme de foi, capable de se réaliser pleinement. Il devra être un patriote ardent, un travailleur acharné et citoyen exemplaire, qui remplit ses devoirs envers la société, et s’investit dans la promotion et la protection de l’Etat de droit. Il devra être un entrepreneur dynamique, qui investit et s’investit dans tous les secteurs de l’économie, y compris le secteur primaire : agriculture, élevage, pêche, etc.  
L’’homo senegalensis’ du 21e siècle devra être un citoyen sensible à l’intérêt général, et ayant un sens élevé du respect de la ‘chose publique’. Car l’avenir du pays sera ce qu’en feront les Sénégalais. Mais, en tout état de cause, il faut qu’il soit indélébilement inscrit en lettres d’or, au plus profond de la conscience de chaque citoyen, qu’il est éminemment interpellé, pour relever les défis du développement. Pour éviter qu’un jour, notre mère patrie, le Sénégal, avant de rendre l’âme dans son agonie, ne se retourne vers chacun d’entre nous, pour lui dire comme César à Brutus, celui-là qui lui était si proche et qu’il avait tant aimé comme son propre enfant, qui va tremper dans le complot de son assassinat : ‘Tu quoque, mi fili’ (toi aussi, mon fils…). (Fin)  
Maurice Soudieck DIONE Maîtrise en droit public Master II Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication Doctorant en Science politique IEP Bordeaux Centre d’Etude d’Afrique Noire (Cean) momzolito@yahoo.fr (Lire depuis Walf n°4903 du vendredi 25 juillet 2008)  
 
Oui au retour de la région naturelle du Sine-Saloum 
 
 
De deux royaumes voisins aux liens multiples et séculaires, le Sine et le Saloum ont donné, à l’indépendance, naissance à une seule et même région. Son potentiel de développement était non négligeable et reposait sur l’arachide, l’élevage, le tourisme, la pêche et éventuellement sur l’exploitation de minerais que le sous-sol encore mal connu pourrait receler. Tous ceux qui appartiennent aux générations des années 60 et même 70 se souviennent de la mention région du Sine-Saloum sur les papiers administratifs. C’était alors, à l’époque, le bassin arachidier. La région avait une forte identité, une homogénéité sociologique, un riche patrimoine culturel et artistique et contribuait pour une bonne part à l’économie nationale.  
 
Mais la loi 84-22 du 22 février 1984 créant les régions de Kaolack et de Fatick est venue séparer deux contrées jumelles que tout liait et dont la communauté de destin au sein d’un Sénégal un et indivisible ne faisait pas de doute. Pire, en rattachant Kahone, la capitale historique du Saloum, à la région de Fatick (en fait l’ancien Sine), la réforme semble avoir était menée sans l’avis des historiens et des sociologues. Aujourd’hui, Kahone est revenu dans le giron de la région de Kaolack, mais celle-ci doit faire face à un autre coup dur avec sa partie Est, Kaffrine, qui a été récemment érigée en région.  
Cet émiettement de l’espace national en une multitude de petites régions (14 au total contre 7 en 1975, c'est-à-dire avant la création de la région de Louga en 1976), divisant ainsi leurs forces et leurs potentiels, ne semble pas aller dans le sens de favoriser leur développement. D’autant plus que certaines d’entre elles n’ont été créées que pour satisfaire les revendications de populations actionnées par des hommes politiques.  
Il est alors heureux que des citoyens des régions de Kaolack et Fatick, prenant conscience que, prises isolément, ces deux régions auront du mal à s’en sortir, demandent le retour à l’ancienne région du Sine-Saloum. Il s’agit d’un mouvement citoyen dont il faut saluer la naissance, car il va dans le sens de l’histoire. Il est vrai que la nouvelle région de Kaffrine va compliquer un peu la réalisation de cette revendication. Mais c’est un problème qui devra être réglé dans le sillage de la revendication principale.  
Une région doit obéir à des critères économiques et sociaux (entre autres) reposant sur une assise territoriale bien pensée. Elle doit avoir une taille critique sur tous les plans. Ainsi, on peut s’apercevoir que la dynamique de développement qui était celle de l’ancienne région du Sine-Saloum a été interrompue par la naissance de deux régions distinctes qui s’étouffent mutuellement. Depuis, qu’est-ce qui peut être montré comme étant un acquis réel de cette politique de régionalisation, en dehors des bâtiments administratifs ? Le résultat est là sous nos yeux depuis 24 ans : aucune des deux régions n’a fait de progrès économiques notoires. Au contraire, c’est plutôt une régression qu’elles ont connue pour peu qu’on se rappelle de la période d’avant la scission. Alors vivement le retour à l’ancienne région du Sine-Saloum.  
 
Guédel MBODJ regionales@orange.sn  
 
Vote de loi sur la durée du mandat présidentiel : La Police sur les dents étouffe le sit in de l’opposition  
 
 
La police sénégalaise a interpellé lundi à Dakar deux militants de l’opposition qui manifestaient contre la modification par les députés de la durée du mandat du président de la République , selon l’Aps. Quelques heures avant, les autorités de la Police ont déployé un impressionnant dispositif dans tous les points névralgiques de Dakar pour prévenir d’éventuels troubles. L’opposition représentée et non à l’Assemblée nationale avait appelé à un sit-in devant l’institution pour protester contre l’examen, ce lundi, en plénière du projet de loi modifiant l’article 27 de la Constitution. Tenue de combat, grenades lacrymogènes en main, casques composites bien vissés sur la tête, les éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) étaient visibles partout à Dakar notamment à la place Soweto (devanture du siège de l’Assemblée), aux alentours du palais présidentiel, à la place de l’Indépendance et à Sandaga. Tout rassemblement était immédiatement dispersé. Tout véhicule circulant dans les parages devait montrer patte blanche. Même les journalistes ont été priés d’aller voir ailleurs.  
 
Parlant au nom du professeur Abdoulaye Bathily de la Ld , Amadou Oumar Coulibaly avait expliqué les motivations de la manifestation d’aujourd’hui. ‘Par rapport au sit-in du lundi, nous appelons le peuple à la mobilisation. Et dire également à la population sénégalaise que même si le sit-in n’est pas autorisé, leur amour pour la patrie devrait les conduire à l’Assemblée nationale pour manifester, pour empêcher que cette forfaiture passe’, plaide le jallarbiste. ‘Trop, c’est trop. Abdoulaye Wade, depuis quelque temps, s’inscrit dans une logique de défiance et agit dans un je m’en-foutisme extraordinaire. C’est au peuple maintenant de prendre ses responsabilités. On ne saurait également terminer sans condamner cet acte ignoble commis contre votre confrère Souleymane Jules Diop. Un acte que nous condamnons, que nous regrettons et nous exigeons que justice soit faite’, ajoute le porte-parole de la Ld /Mpt. La manifestation a finalement été étouffée dans l’œuf par la présence massive des forces de répression.  
(Nettali)  
 
Humeur : Non, le Sénégal ne mérite pas ça !  
 
 
Non, le Sénégal ne mérite pas un tel sort. Parce que ce qui n’était pas compréhensible et acceptable sous Senghor, l’est encore moins sous Wade. Vous aurez compris que je veux parler de cette honteuse séance d’exorcisme à laquelle ont participé des ministres de la République , députés et sénateurs. Je souhaite sincèrement que ce soit un rêve, que dis-je, un mauvais cauchemar. En l’an 2008, décréter l’asphyxie de la presse sous le prétexte fallacieux que celle-ci combat le gouvernement, le président de la République et le parti au pouvoir ! Un homme du 21e siècle devrait s’interdire d’extérioriser pareille réflexion même si, par extraordinaire, elle lui traversait l’esprit. Aussi, j’émets le vif souhait que cela soit un songe. Je m’interdis de discuter du fond de cette attitude qui, d’ailleurs, n’en a pas, pour me limiter à ceux qui se sont chargés d’en exposer le contenu. Si mes souvenirs sont bons, il s’agit, en premier lieu, d’Ablaye Faye. Quelqu’un dont la dénonciation de la position dans le bureau politique du Pds a été à l’origine de la fronde de Jean-Paul Dias et de l’exclusion subséquente de ce dernier. Victime d’une bastonnade policière qui lui avait valu un bras cassé, tout le monde se rappelle de l’élan de sympathie dont il avait bénéficié au niveau de l’opinion. Cette opinion qui n’a pu être informée que grâce aux relais que constituaient, à l’époque, les quelques médias indépendants de l’époque. Aujourd’hui, c’est sa manière à lui de retourner l’ascenseur.  
 
Quant à Abdourahim Agne dont les propos aigres-doux contre Wade - il prononçait Vade - résonnent encore dans la salle du bureau politique du Ps, il devrait, à moins d’adopter le profil bas, se garder de fanfaronner quand il s’agit de débiter des menaces contre la presse. Cette presse si riche d’archives le concernant, y compris le fameux ‘encore un mensonge de Vade’ dont il est l’auteur entre les deux-tours de la présidentielle de 2000.  
C’était sa manière à lui de répondre au futur président de la République qui avait déclaré que de hauts dignitaires du régime socialiste dont lui-même se livraient à des fuites de capitaux. Ayant repris ses esprits après la défaite du Ps dont il incarnait l’extrême arrogance et après quelques mois d’hibernation en France, il avait mis sur orbite le Parti de la réforme qui sera, par la suite, la tête de file d’une coalition dénommée le Mcr. Laquelle, progressivement, se videra de toutes ses composantes qui surent qu’en définitive, Agne voulait les utiliser pour peser plus lourd sur la balance de l’entrisme. Finalement, il y est resté avec quelques durs à cuire comme Moustapha Fall ‘Ché’ qui, eux-mêmes, se résoudront à le lâcher. Entre-temps, M. Agne qui n’avait pas l’habitude des cellules, avait appelé les Sénégalais à faire comme les Ukrainiens. C’est une liberté provisoire qui le sortit du trou et le rapprocha du pouvoir à partir duquel il flingue aujourd’hui ceux qui ont largement médiatisé son inculpation, ses réels ou imaginaires ennuis de santé qui ne s’accommodaient pas d’une vie carcérale et, finalement, participé à son élargissement.  
Que dire de Landing Savané, la seule personne capable d’avoir des mains propres au sein d’une bande de voleurs. Sanctionné pour cette participation irresponsable et assimilable à un recel de malfaiteurs, crédité d’un score qui le rapproche du fond, chassé du gouvernement dans des conditions inélégantes (ses lignes de téléphone à lui et à ses autres compagnons furent résiliées sans sommation), le sieur Savané a préféré voir son parti cassé en deux en étant dans les bonnes grâces du pouvoir. Pour cette fin, que de courbettes, reniements et clins d’œil. Mao saura reconnaître les siens !  
Quid de toute cette racaille de fondus, alliés, ralliés, libéraux de circonstance et autres politiciens à la petite semaine ? Eux qui n’ont que la préservation de leurs intérêts comme seul guide. Rien ! Sinon qu’ils auraient pu consacrer le temps et l’énergie qu’ils consacrent à ces funestes activités à d’autres plus utiles. Qu’ils sachent, en tout cas, que le Sénégal n’est pas l’Urss. On n’est plus à l’heure de la Pravda où, pour son bon plaisir, une minorité se donnait la prérogative de décider de ce qu’il faut lire ou non, sériait la bonne ou mauvaise information selon ses propres paramètres. A ces messieurs qui semblent se tromper d’époque, il n’est pas inutile de rappeler que leur ‘résolution’ comminatoire risque de produire un effet inverse à celui escompté.  
Dites donc, il paraît qu’ils se sont offusqués de l’absence de Macky Sall et de Pape Diop. Comment un homme responsable, aspirant à diriger ne serait-ce qu’une chefferie de village, peut-il associer son nom à une entreprise aussi sordide que celle de vendredi dernier au siège du Pds ? Que l’on veuille préserver son pain, c’est légitime. Mais, que l’on veuille pousser le zèle jusqu’à pareille extrémité dans le seul but de plaire, je pense qu’il y a des limites que la dignité devrait interdire de franchir.  
Ibrahima ANNE  
FERLOO : 
 
Wade parti pour un 3ème mandat : Une Constitution menteuse et pécheresse ! 
 
En 2012, le Président Wade aura officiellement 86 ans. Malgré cet âge caduc qu’il aura porté à cette échéance qui coïncide avec la fin de son deuxième - et non second mandat -, le « pape du Sopi » irait encore à la quête des suffrages des Sénégalais. Affirmatif, le Garde des Sceaux ministre de la Justice dira que le leader du Pds va se représenter à une élection présidentielle. Ainsi, le principe constitutionnel de limitation du mandat du Président de la République n’est que manipulation mentale derrière le paravent de la durée du mandat du « gardien de la Constitution ». 
 
 
 
Le député Mbaye Niang s’est plu à dire que la Constitution n’est ni la Bible ni le Coran - rejoignant ainsi une position de Me Abdoulaye Wade qui justifiait les tripatouillages de notre Charte fondamentale -, mais il s’est empressé de noter qu’elle n’est pas non plus un « cahier de brouillon ». Son jeune collègue El Hadji Wack Ly, pourtant issu de la mouvance présidentielle, souscrit à cette vérité : « Pas de passe-passe par le Parlement », met-il en garde ses frères de parti et leurs alliés siégeant à l’Assemblée nationale. 
 
Malgré l’indignation des uns et des autres quant au sort réservé à la Constitution , celle-ci subit une modification du fait d’une majorité mécanique. En effet, la première phrase de l’alinéa premier de l’article 27 est abrogée et remplacée par les dispositions suivantes : « La durée du mandat du Président de la République est de sept ans ; la présente modification ne s’applique pas au mandat du Président de la République en exercice au moment de son adoption ». 
 
Cette disposition de la Constitution dans sa version amendée, se propose seulement d’allonger la durée du mandat du Président de la République. Et écarte, dans la manière dont elle est libellée, un prolongement dudit mandat. C’est ce dont Me Madické Niang a essayé de convaincre les députés réfractaires à l’idée de voter le projet de loi, avant de vendre la mèche lui-même. En indiquant, sur un ton affirmatif, que Me Abdoulaye Wade va se représenter en 2012. L’esprit de l’article 27 pourvoit à cette logique, puisque le patron du Pds a terminé un septennat et pourrait, s’il le désire, entamer un autre septennat. Comme il aurait pu avec la Constitution de 2001, après avoir épuisé ses cinq ans, commencer un autre mandat de même durée. Parce que tout simplement, la loi dit que le mandat présidentiel est renouvelable une fois. 
 
Le Garde des Sceaux ministre de la Justice fait mentir la Constitution , cette Loi fondamentale qui n’est ni la Bible ni le Coran. 
 
Abdourahmane SY 
 
« Le pays a soif de changements en profondeur » 
 
Parler en fait de la nouvelle forme de gouvernance qu’il faut pour ce pays, revient à placer l’homme au centre des préoccupations ; les statistiques et autres indices macro économiques passeront après la résolution des problèmes humains. Le Sénégal est à un moment crucial de son histoire où la tension sociale est arrivée à son paroxysme. Entre 2000, date de l’alternance et aujourd’hui, les prix des denrées ont presque doublé. De remaniement en remaniement ministériel, les choses sont restées immuables. On a l’impression de tourner en rond. Que faut-il faire ? 
 
 
 
La réponse doit venir à mon avis de la classe dirigeante qui a la prétention de mener le peuple à un avenir meilleur. Cet avenir meilleur passera nécessairement par une classe dirigeante bien intentionnée, très volontaire, tenace, persévérante, qui osera rompre avec le système interne et externe, nous maintenant dans cet état de misère et de dépendance. Le Chef de l’Etat se doit dès sa prise de fonction, de s’engager résolument à instaurer la démocratie dans ce pays ; démocratie au vrai sens du terme, c’est-à-dire un gouvernement du peuple, pour le peuple et, surtout contrôlé par le peuple. Et pour réaliser cet objectif, un bouleversement radical dans les institutions s’avère nécessaire. Ainsi, il faudrait qu’à tous les niveaux des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire, le contrôle soit continu et les lois justes et démocratiques pour s’appliquer à tous, sans exception. L’immunité ne doit être accordée qu’au Président de la République qui dispose du droit de grâce dans certaines conditions. Les fonctions de député et de maire ne doivent plus être cumulées. Le maire devra effectivement résider et travailler dans le territoire où il est élu. Le Gouvernement devra se départir des entraves que constituent les intérêts partisans ou des préoccupations électorales pour, qu’à chaque fois que le besoin se fera sentir, dire la vérité aux populations et, faire fi de toute pression autre que celle mue par l’intérêt général. Le Gouvernement n’aura comme préoccupation que celle de mener le pays vers un mieux être effectif. Il est inconcevable que les politiciens qui font espérer aux populations une amélioration de leur sort, restent dans les mêmes dispositions de mauvais comportement, d’imprévoyance, d’incivisme, d’insouciance et de paresse. A y observer de près nous ne pouvons pas admettre que nos pays africains soient riches en minerai, gisement et autres et que nos populations continuent à vivre dans la pauvreté ; alors que le Japon par exemple, est une puissance économique construite sans grands atouts naturels : aigu, ruiné par la défaite de 1945, fortement dépendant de l’extérieur pour de nombreuses ressources (en quasi-totalité pour le pétrole, le charbon et la plupart des métaux, 60% pour les produit alimentaires). Il occupe aujourd’hui le deuxième rang économique mondial derrière les USA, et, représente 15% du PNB de la planète contre 4% en 1960. Le miracle japonais de la période 1955-1973 durant laquelle le taux de croissance annuelle moyen dépassait 10%, puis l’internationalisation de l’économie depuis1973, ont fait du Japon un véritable géant qui fascine et inquiète à la fois : 1. 1er rang mondial pour la construction automobile 2. 2eme pour la sidérurgie et la chimie 3. 3eme pour le textile 4. Il est à la pointe des industries de haute technologie (électronique, bio-industries), et s’affirme comme leader incontesté dans les domaines tels que l’audiovisuel. Les causes de ces succès sont : une étroite cohésion sociale, (homogénéité ethnique), le respect strict de la hiérarchie, le culte du travail et pas de gaspillage. Israël, lui, dispose du même climat que les pays sahéliens mais, se trouve malgré tout à un niveau de développement très élevé. Aujourd’hui, malgré une stabilité politique et une situation géographique enviable, le Sénégal est très pauvre en ressources naturelles. Le secteur de l’arachide, principale culture de rente du pays, est en crise. Cette filière est en chute libre. L’autosuffisance alimentaire n’est pas à l’ordre du jour. Malgré le fait que le secteur agricole emploie environ 70 % de la population, la part du secteur primaire dans le Produit Intérieur Brut (Pib) est en constante régression. La pêche, qui est restée jusque-là un secteur-clé de l’économie familiale sénégalaise, subit les conséquences de la dégradation des ressources halieutiques qui sont l’objet d’une surexploitation sans nul autre pareil. Dans le même registre, le secteur des phosphates malgré une production de 1800000 tonnes /an, est mis en péril par les difficultés financières des Industries Chimiques Sénégalaises (ICS). Malgré l’optimisme des pouvoirs publics sur les prospections des mines aurifères du Sénégal oriental, il n y’a à ce jour point d’or produit à l’échelle industrielle si ce n’est la production artisanale des orpailleurs de la contrée. Les perspectives d’exploitation du gisement de pétrole off-shore décelé au large de la frontière Sénégalo-Bissau-guinéenne sont pour le moment assez floues et aucun investisseur n’est sur le coup. Ce qui se passe dans notre pays est quand même extraordinaire en matière de désordre organisé. Il est même risible de voir des << politiques de développement >> se mettre en place dans ce chaos que constitue le désordre urbain alors qu’il y a suffisamment d’espace. Nos gouvernants, en tant qu’être humains faillibles, doivent savoir être à l’écoute du peuple, avoir le sens de l’initiative, éviter l’immobilisme et avoir autant que faire se peut, un minimum de bon sens pour en toute circonstance, savoir et pouvoir réagir dans l’intérêt général et de la manière la plus efficiente. La remise en cause doit se faire aussi souvent que possible afin de ne pas se complaire dans une autosatisfaction de bon aloi. Cette question se pose quand on regarde comment le pouvoir est exercé dans nos pays africains. Il est quasiment impossible d’entendre les gens du pouvoir faire leur autocritique, se remettre en cause ou admettre leurs erreurs. On a l’impression que nous sommes gouvernés par des surhommes. Ceux qui ont la charge de diriger ce pays l’ont peut-être fait avec autant de patriotisme, d’honnêteté et d’intelligence qu’ils pouvaient et, il ne faudrait pas penser que tout ce qu’ils ont fait est mauvais, loin s’en faut. La volonté d’accéder au pouvoir ne doit nous dispenser d’une certaine objectivité. Quels changements devra-t-on véritablement apporter ? Notons qu’une nouvelle façon de gouverner doit voir le jour et cela doit commencer par : • La réduction de la taille du gouvernement qui peut être limité à 17 ministres. Un Premier ministre puis : 1 : un ministre de l’intérieur (habitat, aménagement du territoire) 2 : un ministre des forces armées et de la sécurité publique 3 : un ministre de la santé, de l’environnement et de l’hygiène publique 4 : un ministre de l’agriculture (élevage, pêche) 5 : un ministre de l’équipement (transport et infrastructures) 6 : un ministre du commerce, de l’économie et des finances 7 : un ministre du budget 8 : un ministre de l’industrie, de l’artisanat et des mines 9 : un ministre de l’action sociale (réinsertion, solidarité et culture) 10 :un ministre de l’énergie et des biocarburants 11 :un ministre de l’éducation nationale et de la recherche 12 :un ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle 13 :un ministre de la jeunesse et des sports 14 :un ministre de la fonction publique, de l’emploi et du travail 15 :un ministre de l’information, des relations avec les institutions et porte parole du gouvernement. 16 : un ministre de la justice garde des seaux. 17 : un ministre des affaires étrangères. • Le désenclavement et l’utilisation rationnelle de la voie publique ; charrettes et pousse-pousse seront interdits dans les villes, les ateliers (mécaniques, menuiseries, cordonneries) mieux contenus dans des locaux clos, sécurisés et déclarés. • Les industries seront délocalisées, il ne sera plus question de les installer dans les centres urbains. • L’accent sera mis sur les productions agricoles locales dont l’objectif premier sera de nourrir les populations. • L’école sera le complément de ce que les parents apprennent à leurs enfants. On s’évertuera à compléter l’éducation parentale en leur inculquant des valeurs qui permettent d’en faire de bons citoyens grâce à un enseignement de qualité aidant à intégrer facilement la vie professionnelle. L’éducation religieuse, civique, morale et sanitaire débutera à partir de la maternelle, le code de la route et le droit à partir de la 6e . • Ouvrir l’université à la vie, faire en sorte que les universitaires soient des acteurs de développement. • Encourager la participation des intellectuels à la gestion du pays. • Financer des pistes de production pour désenclaver l’intérieur du pays. • S’appuyer sur l’agriculture : la Malaysia , est un bel exemple. Elle a su tirer profit de son riche potentiel de ressources naturelles : huile, étain, bois et terre tropicale fertile pour transformer son économie et accroître rapidement le revenu individuel qui a augmenter de 3% par an en moyenne de 1965 à 1990. • Encourager l’investissement en permettant au monde en développement d’investir dans sa croissance. Sur ce point, rappelons que le Koweït et le Sultanat de Brunei ont investi leurs rentes de ressources en d’autres formes de capital assez productif. En fait, ils les investissent dans l’achat de bons et d’actions sur les marchés internationaux de capitaux, voir dans les industries d’autres pays. C’est ainsi que Brunei, par exemple, a investi en Australie dans le grand élevage et, aux Etats-Unis, dans l’hôtellerie. • Protéger certains produits contre la concurrence étrangère. • Accroître le rendement et la production. A titre illustratif, les cultivateurs de la région centrale du Kenya ont fait des plantations très ingénieuses pour porter au maximum la production de leurs lopins de terre, leurs homologues soudanais ont à leur niveau mis au point, sur des sols arides, des techniques qui leur permettent de tirer le meilleur parti des chutes épisodiques de pluie tandis que les petits paysans d’Indonésie gèrent avec compétence des réseaux d’irrigation complexes. • Encourager et soutenir le développement des produits locaux de substitution en promouvant le consommer sénégalais. • Veiller à une meilleure distribution des richesses et à une élimination progressive de l’analphabétisme. • Combattre la corruption sous toutes ses formes. • Veiller au respect de la démocratie et des droits de l’homme. • Développer une stratégie de communication cohérente et constante. En tout état de cause, l’accent doit être mis sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations. Il ne peut y avoir de développement sans que le problème de l’insécurité alimentaire et sanitaire soit résolu, sans que le niveau d’éducation des hommes et des femmes, acteurs du développement local soit élevé. A la notion d’un modèle imposé de l’extérieur doit se substituer l’idée que le développement devrait être un processus endogène, favorisé par la mise en place d’un cadre politique, financier et juridique favorable à l’initiative économique. Les populations devraient être plus étroitement associées aux projets de développement. Pour finir, je dirai que le développement est un processus, une logique à suivre, une organisation à installer et une méthode à appliquer. 
 
Serigne Samba Ndiaye, Enseignant-Chercheur-Phytothérapeute web :www.sambamara.com 
 
L’ OBSERVATEUR : 
LA MODIFICATION DE L'ARTICLE 27 ADOPTEE WADE RAMÈNE LE MANDAT PRÉSIDENTIEL À 7 ANS, DES 4x4 NON IMMATRICULES FONT REGNER LA TERREUR 
 
 
Article Par PAPA SOULEYMANE KANDJI ET MAKHALY NDIACK NDOYE (STAGIAI,  
 
Paru le Mardi 29 Jui 2008 
 
 
L’histoire récente en a fait, à une certaine époque, ses choux gras. Il s’agit de la honteuse saga des Duvalier avec leur milice tristement célèbre. Dénommée les «tontons macoutes», cette horde semait à tout bout de champ la mort et la désolation. Ce qui s’est passé, hier, avec de jeunes leaders de l’opposition, rappelle, à bien des égards, cette page sombre qui fait encore sursauter en Haïti. Mais, avec les menaces à tout bout de champ de champ et l’impunité ambiante sous nos chaudes latitudes… Quant à Aly Mané du Front Siggil Sénégal, nos sources sont formelles : c’est une véritable chasse à l’homme qui est déclenchée afin de le débusquer. Pour lui faire la peau ? Allez savoir !  
 
Le président des jeunes de l’Alliance Jëf-Jël, Ousmane Ndiaye, a été arrêté et violenté, hier, par des nervis d’un genre particulier. A bord de 4x4 neuves, de surcroît non immatriculés, ils excellent dans l’art de torturer ces empêcheurs de matraquer en rond. Des sentinelles qui se font, d’ailleurs, de plus en plus nombreux sous le ciel bleu azur de l’Alternance. C’était lors d’une manifestation de l’opposition qui voulait exprimer son indignation, suite à la volonté de la mouvance présidentielle de modifier, pour la énième fois depuis 2001, la Constitution. En l’occurrence l’article 27. Ainsi donc, Ousmane Ndiaye, président de la jeunesse de l’Alliance Jëf-Jël et porte-parole des jeunes du «Front Siggil Sénégal», a été arrêté, avec Aïda Niang du mouvement des jeunes du Pit, par des «gens en 4x4 sortis on ne sait d’où». «Ils nous ont arrêtés et nous ont conduits, à bord d’une voiture 4x4 qui n’était pas immatriculée», fulmine Ousmane Ndiaye. Curieusement, ces deux personnes arrêtées ne sont conduites, selon nos sources, ni au commissariat de police, ni à la brigade de gendarmerie. Leurs bourreaux les ont, nous dit l’un d’eux, acheminés derrière le Palais de la République «pour les insulter et les brutaliser». C’est ainsi que M. Ndiaye, après avoir passé un sale quart d’heure, verra sa puce téléphonique confisquée «par des éléments qui sont sortis de nulle part».  
Des nervis aux trousses d’Aly Mané de Siggil Sénégal  
Mais, toujours de l’avis de notre interlocuteur, «ces nervis étaient à la recherche d’Aly Mané, membre de la jeunesse du Front Siggil Sénégal». Les manifestants, qui devaient être devant le siège de l’Assemblée nationale, sont arrivés par le boulevard de la République. Ils ont, ensuite, été dispersés par des éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) de la police nationale. En un mot, comme en mille, les Sénégalais sont chaque jour que Dieu fait, davantage confrontés aux bavures du pouvoir. En effet, au moment où les journalistes réclament toujours justice, suite à l’agression sauvage perpétrée par des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) sur notre confrère Kambel Dieng, les autorités ne trouvent ont remis ça pour (re) casser, cette fois-ci en terre américaine, en la personne de notre confrère installé au Canada, Souleymane Jules Diop. Ne voudraient-ils pas se donner, encore, en spectacle sur la scène internationale, voire jeter en pâture ce qui reste de crédibilité à nos institutions avachies, que les sbires de Me Abdoulaye Wade ne s’y prendraient pas autrement. Pour dire à quel point le Sénégal, jadis modèle démocratique dans une Afrique en proie à des régimes dictatoriaux, marche à reculons.  
ŒIL POUR ŒIL, DENT POUR DENT Le Cdpj boycotte le Pds et ses alliés 
 
 
Article Par BABACAR NDAW FAYE,  
 
Paru le Mardi 29 Jui 2008 
 
 
Le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj) a pris la décision, à l’issue de sa réunion d’hier, de boycotter toutes les activités politiques du Pds et de ses alliés. Lesquels ont, à travers une résolution, déclaré la guerre à la presse engagée dans le combat de la lutte contre l’impunité. En réponse à ladite résolution, qui demande de lâcher le fisc aux trousses des groupes de presse, les agents des Impôts et Domaines, réunis hier, ont souligné qu’ils ne sauraient être au service d’un quelconque parti politique, fût-il celui au pouvoir. Enfin, une délégation des syndicats des travailleurs de l’Asecna a rencontré le Cdpj pour marquer son «soutien total» au combat que mène la presse contre l’injustice.  
 
Suite à la résolution sortie ce week-end par le Pds et ses alliés, incitant les services compétents de lâcher le fisc aux trousses des organes de presse, tout en asphyxiant ceux-ci en les privant de publicités provenant des sociétés publiques, les réactions ne se sont pas faites attendre. Ce sont d’abord les agents des Impôts et Domaines qui ont pris le contre-pied du Pds en soulignant qu’ils ne sauraient être au service d’un quelconque parti politique pour régler un problème. Le syndicat des agents des Impôts et Domaines refuse ainsi d’être utilisé pour un règlement de comptes entre deux entités dont il ne défend pas les intérêts. Hier, ils ont tenu à souligner à leur direction générale, lors d’une rencontre entre celle-ci et les travailleurs, leur ancrage à l’esprit républicain.  
Conjurer le spectre des agressions  
Par conséquent, il ne faudrait pas compter sur eux pour une entreprise de liquidation particulière, car ne faisant pas de distinction entre une entreprise de presse et une autre entité. Le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj) n’a pas, non plus, tardé à répondre à la résolution du Pds et de ses alliés contre les organes de presse qui se sont engagés dans le combat contre l’injustice et l’impunité depuis l’agression, le 21 juin dernier, de Kambel Dieng et Karamokho Thioune. À l’issue de sa réunion, tenue hier dans les locaux du Groupe Futurs Médias, le Cpdj a annoncé avoir pris la décision, par mesure de précaution, de boycotter toutes les activités du Pds et de ses alliés. «C’est une mesure de sécurité car on ne veut pas d’une autre “affaire Kambel”», explique Yakham Mbaye, porte-parole du Cdpj. Qui demande aussi à «toutes les rédactions engagées dans ce combat contre l’injustice, d’éviter d’envoyer leurs reporters couvrir des manifestations de ceux qui menacent la presse et taxent les journalistes d’agresseurs». Le Comité, même s’il a toujours refusé d’être en ordre de bataille contre le Pds ou le gouvernement dans cette affaire, précise que c’est une décision qui s’impose pour éviter aux journalistes de prendre le risque d’être encore une fois lynchés.  
Sus aux coups de pied de l’âne  
Dans la logique de la démarche annoncée la semaine dernière de s’ouvrir aux organisations syndicales, le Cdpj a reçu une délégation des six syndicats de l’Asecna. Les travailleurs du secteur de l’aéronautique ont tenu à faire le déplacement «pour marquer leur soutien total dans ce combat noble contre l’impunité qui a tendance à être érigée en règle dans le pays». Par ailleurs, le Cdpj a apporté quelques clarifications par rapport aux attaques dont il a fait l’objet le week-end dernier, mais ce sera surtout pour souligner que ses membres ne vont pas répondre aux coups de pied de l’âne. «On n’acceptera pas que des gens malintentionnés utilisent le combat du Comité pour se dérober et régler d’autres problèmes qui ne nous engagent pas», a martelé le porte-parole du Cdpj. Qui ajoutera, à l’endroit de «ceux qui s’égosillent les week-end à travers leurs médias», que la presse indépendante ne saurait être perturbée ou distraite par «des gens qui s’accroche pour rester au-devant de la scène ad vitam eternam». Enfin, face aux nombreuses tentatives de médiations, le Cdpj insiste sur le fait qu’il n’est pas preneur et «se refuse de négocier des principes» car ce qui est arrivé à Kambel et Kara ne se négocie pas : «ça se répare».  
 
 
 
 
 

 

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