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L'alternoce
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Les 3
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Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
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Les masques tomb
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AU -D E L A
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l'ivresse du pou
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pour manipuler
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véritables enjeu
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vers une dynasti
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La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
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AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
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Machiavel
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Violences scolai
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Nihil Obstat
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A la recherche du VRAI maître Wade?

 
A la recherche du vrai Me Wade ? 
 
Où se trouve le Président de la République, le vrai Maître Wade, celui-là qui a été porté en triomphe en l’an 2000 par tout un peuple ? 
Oui, avons-nous vraiment affaire à ce Président auquel tout le monde, y compris ses adversaires, s’était rallié au nom de la nation sénégalaise, souveraine et libre, et de la pérennité transcendante de l’Etat pour lui faciliter la tâche. 
Comme en témoignent du reste et fort éloquemment les leçons de management de la Présidence qui lui ont été gracieusement prodiguées par Monsieur Ousmane Tanor Dieng juste avant sa prestation de serment et cet état de grâce exceptionnellement long dont il a eu à bénéficier de la part de ses compatriotes pourtant particulièrement tourmentés par des urgences de toutes sortes et dont également aucun de ses homologues d’ici et d’ailleurs ne peut se prévaloir ! 
Avons-nous toujours affaire à ce Président qui, jetant au diable l’étiquette et tel un père, s’empressait de communier dans la rue, s’il vous plait, avec son peuple dans l’allégresse à l’occasion des sublimes prestations de l’équipe nationale de football durant la Coupe du Monde de 2002 ? 
Avons-nous toujours affaire à ce Président Wade qui, bravant risques et périls et tel un grand-père, est descendu jusqu’aux grilles du palais présidentiel pour consoler son peuple éprouvé très durement par le naufrage tragique du bateau le Joola ? 
Avons-nous affaire, enfin, à ce Président Wade dont l’humanisme et l’affabilité avaient fini d’ériger en carrefour référentiel de toutes les revendications auprès de qui tous les partenaires sociaux étaient assurés de trouver réconfort et soulagement à leurs maux. 
Mais où est-il donc ce Président qui se dépêchait de recevoir un concitoyen qu’il avait par mégarde grondé au cours d’une réunion publique pour s’excuser et le combler de cadeaux ? 
Parce qu’on ne comprend plus que le plus grand multiplicateur commun soit devenu le plus grand diviseur commun, que le trait d’union soit devenu tiret, que le serviteur du peuple se comporte comme un roi, que le gardien de la Constitution devienne son grand agresseur ! 
Parce que l’on ne comprend pas ce raidissement subit du régime ! Comme on n’arrive pas à comprendre l’abus du langage guerrier contre l’opposition ! 
Bref, il est incompréhensible que celui qui écoutait tous se bouche à présent les oreilles, que celui qui parlait à tous se renfrogne et que celui qui prévoyait pour tous ne pense plus à tous ! 
Est-ce le même président, ce premier président africain à constitutionnaliser le statut de l’opposition ? 
Mais alors, qu’est-ce qui a, donc, fait changer Abdoulaye Wade à ce point ? Et pourquoi a-t-il autant changé ? Ou est-ce le Sénégal qui aurait changé à une vitesse fulgurante qui nous aurait étourdis ? 
Nous ne tomberons certainement pas dans le piège sénégalais qui consiste tout le temps à jeter l’opprobre sur l’entourage de quelqu’un pour masquer les défauts de ce dernier. Comme ce fut le cas avec ses illustres prédécesseurs. Aussi, notre propos ne s’adresse-t-il qu’à Abdoulaye Wade, himself, en tant que délégataire exclusif, légal et légitime du pouvoir populaire. En tant qu’aussi que c’est son comportement personnel et ses manières qui sont sujets à caution. 
S’il a tant changé, en effet, c’est, en grande partie et à notre avis, parce qu’il a cherché à convertir mentalement le mandat populaire qu’il détient en investiture divine. Confondant bénédiction et prophétie. Ainsi, il s’est mis dans la posture d’un homme ayant rencontré l’absolutisme, un surhomme en fait, qui ne saurait souffrir de la moindre critique. 
Des critiques que l’on ne peut manquer de considérer comme vénielles, au même titre que leurs auteurs, dès lors qu’elles ne lui ont pas empêché d’être brillamment réélu au premier tour et que malgré les difficultés de toutes sortes, son aura et sa popularité sont restés intacts. Nonobstant que les Sénégalais, en si bons croyants, savent bien que leur sort, c’est le Dieu de Majesté et de Gloire ! 
Le Président est si absorbé par la contemplation solitaire de l’éther que les choses raisonnables lui passent sous le nez. Sa solitude est, de ce fait, son principal handicap. Il souffre de l’absence d’un alter ego. Qui peut argumenter chaque fois avec lui, le convaincre ou le forcer au besoin ! 
Et la preuve de cette solitude est son rejet des Assises nationales initiées par le front Siggil Sénégal qu’aucun de ses proches, malheureusement, n’ose lui présenter sous leur véritable jour. Autrement dit, que ces assises nationales sont un exutoire populaire utile comme les concepts d’Etats Généraux ou de Convention nationale l’ont été sous d’autres cieux pour d’autres peuples. 
En participant à ces assises, le gouvernement aurait signé un acte de grandeur sans égal et léguerait à la postérité un consensus national. L’avenir se chargera de toutes façons de montrer au gouvernement actuel qu’il a eu grand tort de railler cette initiative citoyenne. Car ces assises seront sûrement un raccourci au bénéfice des générations futures notamment parce qu’elles aideront à l’identification de bonnes réponses aux vraies questions en rapport avec les fondamentaux de la République, l’intégration économique nationale et le statut citoyen. 
La participation du Président à ces assises aurait été un bon présage de sa réconciliation avec lui-même davantage qu’avec une partie du peuple. Quel dommage de ne pas retrouver notre bien-aimé Président, le vrai Me Wade. 
Je laisse à chaque Sénégalais le soin d’imaginer la suite des évènements si Me Wade de retour de voyage s’en était allé directement répondre à l’invitation des leaders du front Siggil Sénégal à la Salle des Congrès du Méridien Président ! 
N’est pas sénégalais qui veut, n’est-ce pas ? 
Mamadou SimalCilpdak@yahoo.fr 
Seneweb.com : Mardi 10 Juin 2008 
[ LETTRE OUVERTE ] Au Président de la République, par Pape Alé Niang  
Excellence, c’est étrange mais votre victoire à l’élection présidentielle ressemble à celle obtenue par les lions sur les fennecs d’Algérie à la veille de la tenue des assises. Une victoire aux forceps et dont l’heureux bénéficiaire ne fera jamais la fine bouche. Il empoche tranquillement la victoire mais refuse de jubiler. Car conscient de ses limites qui soulèvent beaucoup d’inquiétudes. Au soir de votre victoire aucun de vos partisans n’a osé jubiler. Etrange pour « une si belle victoire » ! Pourquoi ? Pourquoi cette inattendue mutité ? Parce que les résultats ont surpris plus d’un, car cette torpeur - j’allais dire stupeur – semble indiquer que les résultats sont très loin de refléter la réalité sur le terrain et que tous les camps confondus, les uns par leur silence inexplicable et les autres par leur véhémente contestation, semblent en être d’accord. Aucune rhétorique ne saurait contester ce constat. Que s’est –il donc passé ? La réponse – malaisée - n’est pas immédiatement intelligible. Elle est à chercher au cœur de l’appareil d’Etat et de processus électoral. Qu’à cela ne tienne, par honnêteté intellectuelle et en tant que démocrate, il faut accepter et respecter le verdict des urnes. Dès l’instant qu’on ne peut pas prouver qu’il y a eu fraude. Même si, à travers les législatives avec le boycott prôné par une partie de l’opposition, nous avons commencé à percer un tout petit peu le mystère. Je ne sais pas si vous en êtes pleinement conscient, Maître, mais vous êtes effectivement le Président de la République du Sénégal. Par la force des choses et de ce qui est surtout des urnes. En conséquence, l’opposition regroupée pour l’essentiel autour des membres du Front Siggil Sénégal que vous querellez pour avoir contesté votre légitimité, me paraît vaine et de surcroît stérile. Une majorité électorale ne correspond pas nécessairement à la majorité sociologique. Personne, en démocratie, ne doit s’offusquer que votre victoire puisse être lue de cette manière par de larges secteurs de l’opinion publique. 
Excellence, la présidence de la République est une fonction qui implique, exige un comportement. En âme et conscience, loin des flagorneries et autre envolée dithyrambique à la gloire de sa majesté, jugez –vous, vous-même, si vous êtes le Président de la République de tous les Sénégalais ou tout simplement d’une partie du Sénégal qui vous prend en otage. 
Excellence, je reviens encore sur une autre image frappante lors du match des lions. Les 11 joueurs portant le maillot national regroupés autour du rond central pour une longue séance de prière. Et pas moins de 50.000 supporters qui avaient fini de remplir les gradins accompagner cette longue prière. On avait oublié les appartenances et les clivages étaient transcendés pour regarder tous vers la même direction dans un élan de communion intense. Alors je me suis posé une seule question : pourquoi sur d’autres questions plus essentielles un comportement identique ne s’impose pas. Avec davantage de force puisqu’il s’agit de la Nation ! La réponse coule de source : la stratégie d’accaparement, développé par votre parti, a un otage de luxe : l’Etat lui-même et par conséquent ce dernier, qui devait veiller à l’intérêt général comme en atteste sa genèse, ne peut servir dès lors que des intérêts partisans. 
Excellence, votre refus de dialoguer avec une partie de l’opposition est une erreur. Une erreur politique. Finalement on ne sait même pas quelle est votre position ? Tantôt vous êtes pour tantôt contre. Cela dépend de vos humeurs. Mais à chaque fois que vous essayez de justifier votre refus de dialoguer on ne ressent dans votre discours qu’une réaction épidermique d’un homme fâché. La colère est mauvaise conseillère et les sages grecs l’avaient compris qui l’assimilaient à une folie passagère. Or, parmi les qualités d’un homme d’Etat la capacité à contenir ses émotions est essentielle. Et avec votre age cela devrait être facile. 
Excellence, fort votre parcours et votre âge vous devriez être un homme pétri de sagesse. Un homme qui ne nourrit plus de querelle. Autre que celle de son Pays en cherchant à éteindre tous les feux, à déterrer toutes les braises qui dorment sous la cendre. 
Excellence, parlons des assises. Ce n’est pas être partisan de ces assises que de les défendre ou de reconnaître leur bien-fondé. Il indéniable qu’il est urgent aujourd’hui de faire un diagnostic sans complaisance face à cette crise multisectorielle qui frappe notre pays. Qui ose dire que le Sénégal n’est pas en crise et aller se regarder devant un miroir? Personne, excepté bien sûr vos troubadours qui vivent dans un autre Sénégal, tout en vous desservant, sous le déluge de compliments à la limite de la décence. Je parle des nouveaux parvenus qui vivent dans une opulence injurieuse. Sans être philosophe me revient ce propos de Rousseau : « il est manifestement contre nature qu’une minorité regorge de superfluités, tant disque la multitude affamée manque du nécessaire ».Et comme disent le wolof « kou sour dou kham kou khif ». Au fond, en écoutant vos « collaborateurs » prendre votre défense on a envie de rire. Parfois de pleurer. On se rend compte au fond qu’ils ne cherchent qu’à entrer dans vos bonnes grâces pour en retour mettre en sécurité leur fromage. Au péril de leurs âmes. La vacuité de leur conviction n’a d’égal que l’inanité de leurs discours. Nul doute que si notre pirogue venait à tanguer, ils feraient partie des premiers déserteurs. 
Excellence, pourquoi avoir peur des assises ? Kou bagne kou tééne da am lo wéék. Qu’en serait-il quand elles seront debout ? Votre comportement violent à l’égard des personnes libres courageux et dignes est assez révélateur de votre état d’esprit à l’heure actuelle. Vous avez peur car manifestement la situation semble vous échapper. Et tous les actes que vous posez contribuent à dévêtir la République. L’insulte à la bouche, ceux qui incarnent l’Etat sont devenus des personnages ubuesques, insolents et arrogants. Des monstres froids qui se déploient dans le harcèlement et l’intimidation. Pour preuve les actes perpétrés aux domiciles de Amadou Makhtar Mbow – sans égard pour son grand âge et son absence d’ambition personnelle - et Penda Mbow. En vérité l’Etat est faible. Il suffit d’une petite émission où des citoyens de bonne foi s’expriment librement avec une certaine pertinence (ils peuvent même persifler, c’est leur droit) sur les véritables questions de l’heure pour ébranler toute une République. A tel point qu’en haut lieu on crut devoir exercer des pressions afin que la rediffusion de l’émission soit censurée. Excellence j’ai été victime de cela mais je n’en retiens qu’une chose : Votre régime est fragile. 
Excellence, c’est avec mépris que vous disiez dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil « ………….les assises ne m’intéressent pas……. ». Alors pourquoi déployer autant d’énergie pour empêcher la tenue des assises. Les menaces et intimidations proférées aussi bien par vous que vos hommes sont suffisamment éloquentes pour prouver qu’en réalité vous êtes obsédé par les assises. Et le niveau de participation et la qualité des participants dans ces assises doivent vous renseigner sur d’abord l’état d’inquiétude des sénégalais mais également encore que dans ce pays il existe des Sénégalais dignes qui sont encore capables de dire « Non ça suffit le Sénégal n’est pas une propriété privée » ! Conformément à la devise de l’Almamy Samory d’illustre mémoire : « quand un homme refuse n’est pas d’accord il dit NON ».  
Excellence, le Sénégal d’aujourd’hui ressemble à la fameuse pirogue du chanteur « qui tournant, tournant ne savait pas si le vent voulait pleurer ou rire ». Et le peuple est étouffé par une chape de plomb qui l’avilit. Les soupapes de sûreté, ces sortes d’exutoire pour contenir le mécontentement populaire, sont fermées. Dans tous les segments de la Nation sourdent des récriminations et un mécontentement général dont la cristallisation ferait courir au Pays de graves périls. Car si rien n’est fait ce mécontentement populaire va se transformer en explosion sociale qui n’épargnera personne. 
Excellence, vous êtes victime du syndrome du second mandat doublé de votre age. Votre autorité s’effrite. J’allais dire votre hégémonie. Vous êtes craint plus que respecté. Aucun membre de votre entourage n’ose vous dire la vérité, se contentant de murmures inaudibles dans les salons feutrés. Ils sont plus préoccupés par des disputes de positionnement pour l’héritage que par le destin du Pays. 
Excellence, regardez au tour de vous : à coup sur vous ne pourriez jamais citer de nom 10 personnes qui ont véritablement œuvré pour l’avènement de l’alternance. En réalité votre régime est parasité.  
Excellence, il est urgent maintenant de prendre l’exacte mesure des événements pour l’image que vous souhaiteriez laisser à la postérité. Car comme disait le penseur « l’œuvre dure au delà de son créateur ».  
Avec l’expression de ma haute considération. 
Pape Alé Niang 
 
 
Sénégal: la Banque mondiale suspend de ses projets une société pour fraude 
11 Juin 2008 16:50 heure de Dakar 
DAKAR (AFP)-La Banque mondiale (BM) a suspendu mercredi de ses projets financés au Sénégal une société locale spécialisée dans la construction et l'équipement accusée de "pratiques frauduleuses", une première au Sénégal, a-t-on appris auprès de l'institution. 
"La Banque mondiale a annoncé ce jour qu'elle a rayé Générale de l'ingénierie des travaux et de l'équipement (GENITE) de la liste des sociétés et personnes autorisées à participer à des projets qu'elle finance (...) pour pratiques frauduleuses", déclare l'institution dans un communiqué transmis à l'AFP à Dakar, où est basé son bureau régional. 
"GENITE a été déclarée ne plus être admise à bénéficier de contrats financés par la banque pendant une période de deux ans", et son directeur, un Sénégalais, "exclu de la même liste pour une période de deux ans", explique le texte, qui ne précise pas le montant du préjudice causé. 
La suspension a été prononcée par le "Conseil des sanctions de la BM dans le cadre général de la lutte contre la corruption menée par la banque", peut-on encore lire. 
"C'est la première fois qu'une société sénégalaise est sanctionnée par la BM" qui a approuvé son premier projet au Sénégal en 1966, a précisé un responsable de la banque. 
Les pratiques frauduleuses ont été découvertes "par l'organisme de travaux publics chargé d'exécuter les travaux dans le cadre des projets" de la BM, qui en a informé le bureau de la banque au Sénégal. 
Elles ont été confirmées après investigation du "Service de déontologie institutionnelle (INT)", ayant pour mission "d'enquêter sur les allégations de fraude et de corruption liées aux projets financés par la Banque". 
La GENITE est accusée d'avoir falsifié des "garanties de remboursement d'avances" et des "garanties d'offres" afin de se faire attribuer des marchés dans le cadre de deux projets financés par la BM au Sénégal. 
Le premier est "le Programme urbain de développement et de décentralisation", déjà "clos", qui devait permettre de "moderniser les infrastructures de base et améliorer la gestion financières dans certaines villes sénégalaises". 
Le second est le Projet d'amélioration de la mobilité urbaine (Pamu), qui doit être achevé en septembre 2008 et vise à "améliorer la sécurité, l'efficacité et la qualité de la mobilité urbaine" à Dakar, Thiès (est de Dakar) et Kaolack (centre du Sénégal). 
"Le peuple sénégalais mérite que la passation de marchés publics soit soumise à une concurrence ouverte, juste et transparente afin que ses ressources financières soient utilisées de la manière la plus efficace", a commenté Madani Tall, directeur des opérations de la BM pour le Sénégal. 
Depuis 1966, la BM affirme avoir "consenti au Sénégal un soutien financier global de plus de 2,8 milliards de dollars US". 
 
L’OBSERVATEUR : 
FACE AUX MENACES DES LIBÉRAUX D’ÉTOUFFER LES ASSISES NATIONALES Niasse, Tanor, Bathily…signalent qu’ils seront même à Kébémer 
 
Article Par Latir MANE,  
Paru le Mardi 10 Juin 2008 
 
Les commissions départementales des Assises nationales seront installées sous peu. L’annonce a été faite hier à l’issue de la rencontre hebdomadaire du Front Siggil Sénégal, qui promettent de descendre aussi à la base où le Pds les attend. Mais cela ne leur fait pas peur, ils ont même prévu de descendre à Kébémer.  
Attention ça sent la confrontation ! Pour cause ni les formations politiques qui participent aux assises nationales, ni le parti au pouvoir ne veut lâcher du leste à propos des assises. Après le lancement des assises nationales, le Parti démocratique sénégalais (Pds) a sonné le rappel des troupes pour organiser la réplique et tenter d’étouffer ces Assises à la base. Mais cela ne fait pas peur aux partis politiques qui participent aux assises, précisément ceux du Front Siggil Sénégal. Hier, lors de leur rencontre hebdomadaire les alliés de Ousmane Tanor Dieng ont annoncé l’installation des commissions au niveau des départements dans le cadre des assises. Et invitent leurs militants à la base à s’organiser pour la réussite de ces consultations à la base. M. Aly Aïdare, porte-parole du jour explique que si les libéraux veulent les bloquer, «ils savent où les trouver . d’autant plus qu’ils ne se cachent pas quand ils se déplacent». M. Aïdare signale d’ailleurs qu’ils se rendront dans toutes les localités du Sénégal et ils seront même à Kébémer.  
La conférence des leaders du Front Siggil sénégal n’ont pas manqué de faire une évaluation de leurs activités du week end dernier. Et ils ont exprimé leur satisfaction par rapport à la marche organisée à Kolda. Les leaders ont aussi exprimé leur inquiétude face à la crise scolaire et à la façon dont il est géré par les autorités sénégalaises. Mais aussi par la prochaine campagne agricole, avec la non distribution des semences, et de l’engrais.  
LE QUOTIDIEN : 
Amadou Makhtar Mbow, un homme de convictions 
A l’heure où le Sénégal – et, avec lui, l’ensemble des pays africains, voire du Tiers-monde – traversent d’énormes difficultés, du fait de la conjoncture internationale, reconnues par tous (autorités au pouvoir, dans l’opposition politique et dans toutes les franges de la société civile), - mais aussi du contexte local – la question est, pour nous Sénégalais, de savoir s’il faut «brûler» Amadou Makhtar Mbow, pour avoir accepté de présider les Assises nationales du Sénégal.  
A 87 ans, au crépuscule de sa vie, au moment où après un parcours élogieux, digne des plus célèbres fils de son pays et du continent africain – dont il nous réserve des révélations inédites dans un travail qu’il est en train d’achever – l’homme n’a, assurément, pas besoin d’un quelconque strapontin, pour se faire une prétendue nouvelle santé politique, pour briguer une quelconque station sociale autre que celle qu’il a connue durant son existence.  
L’état d’esprit actuel de Amadou Makhtar Mbow le porte plutôt à mener une vie paisible du citoyen ayant accompli sa mission – ô combien couronnée de succès ! – aux différentes positions où la Providence, jointe à ses compétences intrinsèques, l’a successivement placé.  
Exigences majeures  
Ayant des relations personnelles avec Monsieur Mbow, lorsqu’un certain matin de décembre 2007, je lui appris qu’il était pressenti par un groupe de citoyens pour présider les Assises nationales, sa réaction a été radicale : «Je te demande – si tu en as encore les moyens – de dissuader les initiateurs de cette idée de vouloir m’honorer, car j’ai décidé, depuis que j’ai quitté la scène politique, de ne plus y remettre les pieds…»  
J’eus un second entretien avec lui, après que la nouvelle est rendue publique de la visite, le 28 janvier 2008, à son domicile, d’une délégation de seize personnalités, d’obédiences diverses, venues officiellement lui faire la proposition, à laquelle, sans la refuser, il «réserva son accord».  
La réserve majeure qu’il émit, fut que ces Assises ne devaient pas revêtir un caractère politique, partisan, susceptible de diviser les citoyens.  
Le déroulement de cette importante rencontre a prouvé que Amadou Makhtar Mbow a dominé la situation, avec sa maîtrise de soi et sa sérénité habituelles, pour en faire une réussite totale.  
La seconde exigence de Amadou Makhtar Mbow était qu’il lui fallait faire certaines consultations, en priorité avec le chef de l’Etat, le Président Abdoulaye Wade, et les dignitaires religieux. Toutes ces démarches ont été accomplies avant l’ouverture des Assises nationales.  
Dans son adresse, le 1er juin dernier, en sa qualité de Président, Monsieur Mbow a clairement dit en ces termes :  
«Ces Assises ne sont pas l’occasion de critiques stériles, d’invectives, de mise en cause, de quelque personne que ce soit…»  
«Ces Assises ne sont pas un prétendu complot…»  
«Ces Assises ne seront ni source de réprobation, ni de rejet, ni l’occasion de propos menaçants comme de mise en cause de quelque personne que ce soit…».  
Autres propos édifiants et sans cachoterie :  
«… Si le Front Siggil Senegaal en a lancé officiellement l’idée et entrepris des démarches pour en faire une réalité, il est bien vite apparu que cette idée était déjà en germe dans l’esprit de beaucoup d’autres Sénégalais et qu’il fallait l’étendre à toutes les sensibilités nationales…»  
C’est convaincu que c’est grâce à l’apport de tous les fils de ce pays sans exception, a fortiori ceux qui exercent aujourd’hui le pouvoir dans la Nation, que Amadou Makhtar Mbow, du haut de la tribune de la séance d’ouverture des Assises Nationales, a «lancé de nouveau un appel au président de la République et à son parti pour qu’ils participent aux Assises».  
Un homme de parole  
Faut-il encore persister dans le fait d’incriminer quotidiennement Mbow de fautes qu’il n’a pas commises, lui qui a proclamé «haut et fort» qu’il «reconnaissait sans restriction la légitimité du président de la République (Maître Abdoulaye Wade) et des pouvoirs établis». Et «rien, dans ces Assises, précise-t-il, ne sera fait pour empêcher cette légitimité de s’exercer selon la Constitution et les lois de la République».  
Ces propos sont ceux d’un homme de parole, connu et reconnu comme tel, même par ses adversaires du moment, au Sénégal, en Afrique et partout dans le monde.  
Homme de convictions et de courage, Amadou Makhtar Mbow sait défendre ses opinions chaque fois que l’occasion se présente.  
A l’appréciation des citoyens, je soumets son engagement sans faille, en 1958 déjà, pour l’indépendance immédiate du Sénégal (et partant de l’Afrique francophone), sous la bannière du PRA.-Sénégal (avec Abdoulaye Ly, Assane Seck, Thierno Bâ, ect.), un démembrement local du grand Pra (Parti pour le rassemblement africain) qui avait pris une telle option, qui, à l’époque, fut remise en cause par de plus influents dirigeants du Continent, dont ceux du Sénégal, son pays.  
C’est encore lui qui, à la tête de l’Unesco – premier Africain à occuper un poste aussi élevé dans la sphère des organisations internationales – a conduit les réformes qui s’imposaient au sein de cette structure, pour la rendre plus accessible aux pays du Tiers-monde et moins dépendante de l’Occident, malgré l’opposition farouche de la puissante administration américaine, entre autres. Pour nous, journalistes, sa présence à l’Unesco durant quatorze ans et dans le cadre des réformes, nous a fait bénéficier du «Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication (Nomic)».  
Un intérêt unique  
Que les partis politiques membres du Front Siggil Senegaal poursuivent leur lutte politique contre leurs adversaires de la mouvance présidentielle, c’est de bonne guerre, mais Amadou Makhtar Mbow n’est pas responsable de cette situation antérieure à la tenue des Assises nationales. Son unique intérêt est qu’aujourd’hui, face aux difficultés de tous ordres, on puisse «fédérer les initiatives venues des secteurs les plus divers de la Nation, utiliser toutes les capacités intellectuelles, toutes les initiatives du secteur formel comme du secteur dit informel, écouter tout le monde … de tous les secteurs d’activité et de la vie sociale…», «… dans un espace de neutralité politique absolue…»  
Tel est, en finalité, le dessein de ce serviteur de la Nation et de l’Afrique.  
Si ces faits, hautement civiques, constituent un quelconque crime envers notre pays, alors il faut «brûler» Amadou Makhtar Mbow. Sinon, ce harcèlement quotidien déshonorant doit cesser.  
Nous devons -avec tout le respect dû aux autorités et aux Institutions- nous tous, hommes de bonne volonté, manifester, calmement, pacifiquement, sans aucune ostentation, notre soutien citoyen à ce Grand Africain, dont nous retiendrons du parcours de sa vie un seul viatique : servir.  
Justin MENDY - Journaliste 
Célébrons la mort de Lamine Guèye avec Makhtar Mbow 
A Maître Mbow, 
Allons paraphraser Aimé Césaire : Maître des trois vies, vous avez devant vous un homme qui a longtemps cheminé avec vous. Depuis le Sénégal. Depuis la France. Et maintenant en Martinique.  
Maître Makhtar Mbow ! La Caraïbe, terre de rébellion et des impatiences, m’a parfois éloigné des brises porteuses de sagesse qui soufflent du côté du Sahel. La quête de nous-mêmes -vous me comprendrez aisément- m’a conduit à vivre à l’ombre de votre aîné, Aimé Césaire, depuis 20 ans. Il s’en est allé, nous laissant entre autres héritages, la lutte contre l’afropessimisme.  
Dernièrement, vous étiez à Cayenne pour rendre hommage à Léon Damas, l’indomptable de la Trinité fondatrice de la Négritude. Mes enfants étaient à vos côtés toute une journée. Malgré leur jeune âge, ils m’ont appelé le soir pour me parler de vous : Papy. Ils ont reconnu en vous ce que j’ai toujours cru en vous : le porteur de lumière.  
A distance, je suis vos traces. L’une d’elles était une conférence que vous aviez donnée à Dakar en 2004, année de la célébration du bicentenaire de la Révolution haïtienne. «Le pays où la Négritude se mit debout pour la première fois», qualifie Césaire. Comment vous oublier ? Car des quatre coins de la Caraïbe, votre nom sonne comme celui qui a fait sortir les identités noires de la marginalité dans laquelle l’Occident les a confinées, pour les faire entrer dans le concert des civilisations de l’Universel. Sous votre impulsion à l’Unesco, le rendez-vous des Cultures n’a pas consisté qu’à recevoir. C’était aussi donner. A ce titre, vous êtes ce que Césaire a dit de Fanon : «Le soldat de l’Universel».  
Nos chemins se sont croisés il y a une quarantaine d’années. C’était dans l’ascenseur du Building administratif. Vous montiez à vos bureaux en compagnie de l’un de vos collègues ministres, Assane Seck. J’avais 14 ans. J’étais en rupture de ban au plan scolaire et social. Porté par la seule force que l’innocence de l’enfance me procurait, je vous ai fixé droit dans les yeux en ne vous adressant pas un mot de salutation. Comme un affront. J’ai gardé en mémoire votre tolérance, votre fair-play, votre générosité silencieuse. Pas un mot. Même pas une réponse à l’injonction, au demeurant, justifiée de M. Seck. Mais avant cette rencontre décidée sur recommandation d’une haute personnalité religieuse casamançaise, vous étiez présent dans ma vie : de la tendre enfance au début de l’adolescence. C’était en 1968, année à laquelle vous auriez à faire des révélations, comme vous l’aviez dit dans votre discours inaugural des Assises.  
Maître, à votre âge, vous auriez pu refuser les sollicitations de la délégation, venue vous “réquisitionner”. Mais la mission de poursuivre votre promesse de Sénégal debout et digne, vous a guidé devant la scène. Merci au nom de ma génération et celles qui viendront.  
Je n’ai pas entendu votre voix depuis 1968. J’étais adolescent. Les bombes des colons portugais hantaient nos nuits. C’est justement cette année que je souhaite rappeler. Elle marque ma prise de conscience. C’était le 10 juin 1968. Lamine Guèye décédait. Le Sénégal pleurait une disparition. Quarante ans n’ont pas effacé votre voix de ma mémoire. Vos propos sortaient d’un transistor familial. C’était au soleil couchant. Subitement, la peur que la mort de Lamine Guèye avait entraînée dans notre petit village, se transforma en un sursaut général.  
Maître, 40 ans ont passé. Et revoilà votre voix qui me parle au-dessus de l’Océan atlantique. 1968-2008. Dans la première époque, ceux qui partaient, étaient des voyageurs. Nos langues sahéliennes les identifiaient comme tels. Mais, de nos jours, nous sommes des immigrés. Les mêmes langues s’accommodent de l’emprunt du français pour parler de ceux qui sont partis. C’est la preuve qu’une catégorie d’Africains est née ailleurs. J’en assume l’étiquette, mais refuse d’être l’otage en rompant le cordon ombilical avec le pays de naissance. Là est le piège qu’entraînent la faim, les intimidations et l’absence de liberté que nos gouvernants ont instaurées dans nos pays. Votre appel du 1er juin est salutaire. J’en fais mien avec cette mission du travail bien fait au service d’un idéal du respect de la dignité et la liberté.  
Oui, commémorons Lamine Guèye, homme de tolérance et visionnaire. Et vous, Mbow, je vous salue en karamokho et jaatigi.  
Adama KOUYATE dit Adams Kwateh - Journaliste au quotidien France-Antilles, Fort de France (Martinique) 
Quand l’arrogance du Roi damne sur la Raison 
L’histoire retiendrait, le peuple sénégalais s’en souviendrait de 2000, l’année magique et d’espoir d’une brave Nation asphyxiée qui croyait tourner la page du régime socialiste. Mais très vite, l’espoir s’est dissipé, laissant place aux désolations accrues.  
Le Président Wade s’est vite débarrassé des partis qui l’ont porté au pouvoir, avant d’installer une bande d’énergumènes incapables, incompétents et pilleurs de caisses de l’Etat.  
La situation politique, sociale et économique s’est dégradée de manière constante, la tension grimpe, c’est l’impasse, le Roi s’entête et refuse tout dialogue avec l’opposition, alors que les populations crient à la faim. Wade avait annoncé qu’il rompait les discussions avec l’opposition : «Je ne dialogue plus», a-t-il affirmé dans le quotidien Le Soleil. Créant un Etat policier, plus de possibilités de faire la marche, pourtant prévue dans la Constitution, les journalistes défilent à la Dic comme de vulgaires individus, la répression accrue des policiers, torture et mort en garde-à-vue dans des commissariats, la démagogie, l’insécurité, la famine, la dépravation des mœurs, voilà autant de maux qui gangrènent le Sénégal, le pays laïc par excellence, une Nation d’une religiosité sans complaisance. Les «Démons de la République», obsédés par l’enrichissement illicite, enfoncent le Sénégal dans une série noire.  
«A quoi riment ces plaisanteries de mauvais goût», me demandait un père de famille incapable d’assurer les trois repas à sa famille et vous savez mieux que moi, que de nombreuses de familles sont dans cette situation. Wade, un président par défaut, disait l’autre, mais c’est objectivement vérifiable. Il suffit d’observer sa politique d’improvisation qui, souvent, engendre des situations désastreuses. La situation politique est critique dans le pays depuis la réélection au premier tour de la présidentielle, en mars 2007. Si effectivement, c’est le peuple sénégalais qui l’a élu, pourquoi ne s’évertue-t-il pas à soulager la souffrance de ce dernier ; Dieu seul le sait. La Génération du concret est le slogan le plus scandé au Sénégal par un groupe sans scrupule incarné par Karim Wade, le fils-conseiller du roi et Président de l’Anoci. Et sur cette lancée, son papa-président veut l’imposer aux Sénégalais comme son digne successeur ; ce qui illustre, manifestement, la dictature des vieux dinosaures de notre continent.  
Les Sénégalais ne sont pas dupes et ne se laisseront pas faire comme ce fut le cas réussi au Togo, du dictateur et tyran Eyadema, qui avait passé plus de 30 ans au pouvoir, a installé son fils Faure au pouvoir via le massacre des populations civiles togolaises.  
Le Président Wade doit impérativement revenir à la raison, en renouant le fil du dialogue avec l’opposition à travers de telles Assises nationales, pourtant indispensables pour une convergence d’idées devant déboucher sur une vraie sortie de crise au Sénégal.  
Sourou Adada HAZOUME - florenca12@yahoo.fr - Dakar- Sénégal  
REUNION - Amadou Makhtar Mbow rencontre les Sénégalais à Paris : Les enjeux des Assises nationales et l’implication de la diaspora 
Après la mise en place, le 1er juin 2008, du Bureau des Assises nationales à l’hôtel Méridien Président et en dépit des menaces proférées par le régime libéral, les activités des membres dudit bureau se poursuivent. C’est dans ce cadre que des organisations de la société civiles, des partis politiques du Front Siggil Senegaal et la diaspora sénégalaise, selon un communiqué de Res publica, tiendront une réunion d’information le vendredi prochain, à 18h 30, 120 Rue Lafayette à Paris. Cette réunion verra la participation de Amadou Makhtar Mbow, président du Bureau des Assises nationales. Le thème de cette réunion d’information portera sur «Les enjeux des Assises nationales et l’implication de la diaspora dans les Assises nationales»  
Soro DIOP  
ENTRETIEN AVEC...Mamadou DIOP, Sg du Bds, ancien maire de Dakar : «Les retrouvailles socialistes sont une nécessité» 
A Ziguinchor où il s´est rendu dans le cadre de sa tournée nationale pour l´installation des structures politiques du (BDS) dont il est le secrétaire, Mamadou Diop, ancien socialiste et ex-édile de Dakar sous le régime de l´ancien Président Abdou Diouf, se prononce sur la situation du monde rural, les Assises nationales organisées par l´opposition, les raisons qui l´ont poussé à quitter le Parti socialiste (Ps) et à créer sa propre formation politique, avant de déplorer la gestion du conflit casamançais.  
Vous êtes le secrétaire général du Bloc de la démocratie et de la solidarité. Vous êtes en tournée dans le pays pour l´installation des structures politiques de votre parti. Vous étiez en contact avec le monde rural. Quelle appréciation faites-vous sur ce monde rural ?  
Justement, c´est une bonne question. Depuis la création du parti, nous avons sillonné tout le Sénégal, toutes les régions, les départements. Nous sommes allés dans les endroits les plus reculés du Sénégal pour écouter et saisir les préoccupations du monde rural, des paysans et comprendre leur situation, afin de réfléchir ensemble sur les voies et moyens pour les aider à s´en sortir. Mais, j´avoue que je ressens un sentiment de désolation parce que les gens vivent dans des conditions très difficiles. Nous avons constaté qu´ils ne savent plus là où aller. Ils sont vraiment désespérés. Ils ont faim et n´ont pas les moyens pour préparer la saison des pluies qui a déjà commencé. Il est du devoir du gouvernement du Sénégal de dégager suffisamment de moyens pour leur venir en aide, non seulement pour préparer cette saison, mais également, pour l´avenir de cette situation dramatique que nous déplorons et partageons avec le monde rural et tout le monde. C´est ça la réalité. Il faut impérativement les aider, les assister dans le cadre d´un programme à long terme. Si les conditions sont réunies, la Goana peut répondre à cela. Mais, il est nécessaire de trouver immédiatement des solutions à cette crise en leur donnant des vivres de soudure en dehors de l´enveloppe des 10 milliards, parce que c´est très insuffisant. Il faut renforcer l´aide qu´on doit donner à ces populations pour leur permettre de survivre. Elles en ont vraiment besoin.  
Que pensez-vous des Assises nationales organisées par les partis de l´opposition du pays ?  
Nous sommes dans un pays de liberté. Les libertés publiques sont dans la Constitution. Les libertés d´association, de réunion. Ainsi, des partis sont isolément ou collectivement rassemblés avec d´autres acteurs politiques pour se retrouver et parler de la situation de ce pays. C´est tout à fait normal. Je ne condamne pas ces Assises. Les gens sont libres de donner leurs points de vue sur la marche et la gestion du pays. Mais pour moi, qu´il yait un véritable dialogue entre le pouvoir et l´opposition pour bâtir un cadre démocratique durable, afin qu´on puisse accéder, dans ce pays à une vraie culture démocratique, une démocratie apaisée, parce qu´on n´a pas besoin de s’insulter, de s´affronter physiquement. On doit établir des règles politiques de manière consensuelle qu´on doit éviter de changer à la veille des élections. C´est ça le vrai problème. Si nous arrivons à bâtir un tel cadre démocratique concerté et que le Président Abdoulaye Wade accepte de discuter avec tous les acteurs politiques, sans exclure un parti politique, de manière permanente, sur les problèmes auxquels le pays est confronté, nous atteindrons un niveau qui nous permettrait d´espérer un affermissement de notre Nation et de notre République sénégalaise et de notre système démocratique.  
Vous êtes l´ancien maire socialiste de Dakar. Aujourd´hui, vous créez votre propre parti, le Bloc de la démocratie et de la solidarité dont vous êtes le secrétaire. Travaillez-vous, en ce moment, pour les grandes retrouvailles de la famille socialiste dans son ensemble ?  
Je dois vous dire quelque chose. L´éclatement du Parti socialiste en plusieurs partis est dû à un problème de démocratie interne. A un moment donné, on a organisé un congrès sans débat du Parti socialiste. Une direction a été imposée. Ceux qui ne sont pas satisfaits de cela ont été presque poussés à partir. C´est ce qui est déplorable pour ce Ps, qui est un parti de masse, d´expérience, d´ouverture et de dialogue interne. Quand on a cessé d´appliquer la démocratie interne, c´est en ce moment qu´il y a eu l’éclatement du Ps. Je suis le dernier à partir à contre-cœur, car je ne pouvais pas faire autrement. Je ne pouvais pas rester à subir ce qui se fait : une marginalisation, l´existence d´amis ou de clans pour diriger un parti que j´ai aidé à s´implanter, à se consolider. La plupart des comptes du Parti socialiste, moi, je suis comptable jusqu’à 1/3 sur l´ensemble du pays et à tous les niveaux. C´est la raison pour laquelle je ne peux pas accepter d´être marginalisé. Lorsque j´ai parlé, on ne m´a pas écouté. J´ai ainsi préféré, sur la recommandation de mes parents, amis et camarades, créer le Bloc de la démocratie et de la solidarité (Bds) senghorien pour leur montrer que je suis un socialiste pur et dur et que j´ai une ligne très claire, pour que je puisse me battre pour la démocratie authentique au Sénégal et me battre, également, pour une solidarité agissante sur l´ensemble des couches et pour que tous les Sénégalais se mettent au travail. Il est très nécessaire que nous travaillions pour que le pays se développe et qu’on puisse se partager de manière équitable les fruits de cette croissance que nous devons créer ensemble. Donc, il c´est nécessaire pour moi de travailler dans le cadre des retrouvailles de la famille socialiste pour pouvoir réaliser l’alternance en l´alternance, pour qu’il yait une grande force politique novatrice. Il faut véritablement créer une nouvelle force crédible et capable de capter la confiance à nouveau. Pour ce faire, il faut dépasser le facteur personnel qui est très important au Sénégal. Il faut absolument que ce facteur personnel soit dégagé et que l´on voie l´intérêt général du pays. Donc, les retrouvailles sont une nécessité, mais il faut créer les conditions.  
Vous êtes un officier retraité de la Gendarmerie sénégalaise. Aujourd´hui, vous êtes à la conquête du pouvoir. Vous arrivez à Ziguinchor quelques jours après une brève reprise des hostilités. Que pensez-vous concrètement de la gestion du conflit casamançais qui a tant duré et versé beaucoup de sang ?  
Je pense que ce problème aurait dû être réglé depuis longtemps. Le Président Wade s´était engagé à le régler en 100 jours. Je connais bien les mouvements insurrectionnels. Je les ai étudiés. J´ai écrit un ouvrage sur les mouvements insurrectionnels, en général. Ce sont de petits groupes qui n´ont aucun intérêt à s’intégrer et qui agissent. C´est en quelque sorte du banditisme qui existe un peu partout. Globalement, les gouvernements doivent pouvoir traiter avec les responsables pour régler définitivement ce problème. Mais cette région de la Casamance doit être appuyée. Il faut dégager un plan spécial pour la Casamance. Il faut impérativement un investissement massif, parce qu´il y a, énormément, de possibilités économiques dans ce pays-là. Si on arrive à créer un plan de développement spécifique pour la Casamance avec des moyens adéquats, je suis sûr que le résidu du problème de cette rébellion qui a trop duré, sera absorbé et la Casamance reprendra sa place qu´elle avait dans le temps avant ces événements, parce qu’elle était le point de mire, car il y a énormément de possibilités ici, qu´on n´a pas encore fini d´exploiter.  
Le Président Wade a mis en place l´Anrac. Pensez-vous que cette agence peut remplir la mission qu´on attendait d´elle ?  
Il faut un dialogue franc et direct avec la rébellion. Il faut, également, que les chefs de guerre se retrouvent. Il faut aussi que la rébellion parle d´un même langage et que le gouvernement, également, ose aller de l’avant. Les Sénégalais doivent cesser de subir des frustrations à tous les niveaux, que ce soit ici ou ailleurs au Sénégal. Il y a souvent un malentendu de ce conflit entre l´Etat et la population. Il y a un déficit de dialogue. C’est ça le véritable problème et c´est ce qui a fait que le conflit a trop duré et devient très pénible pour tous les Sénégalais. Et c´est en essayant de dépasser les considérations crypto-personnelles : on crée des individus, on leur donne des moyens, au lieu de voir comment régler ce conflit. J´ai circulé librement et traversé la Casamance de long en large. Mais pour le moment, je constate que le pays est relativement calme. Il reste encore des groupes. Maintenant, il faut lancer le développement économique de la Casamance. Mais effectivement, il faut agir par des actes et non parler seulement, sans rien faire quelque de concret.  
Quel est votre point de vue, en tant qu´officier retraité, sur l´implication de la Guinée-Bissau et de la Gambie comme pays garants dans ce dossier casamançais ?  
Je ne peux pas répondre à cette question. Je ne vous permets pas de me la poser.  
Propos recueillis par Eric S. BASSENE - (Correspondant) 
INDICE - Prix à la consommation : C’est toujours la hausse ! 
Léger infléchissement des prix pendant le mois de mai 2008. L’indice harmonisé des prix à la consommation laisse voir, pour ce mois, une petite baisse de 0,1 %. Toutefois, l’inflation se situe à 4,9 %, en glissement annuel.  
Les prix à la consommation se sont accrus de 6 % au Sénégal depuis le mois de mai 2007, alors que l’inflation sous-jacente s’est inscrite en hausse de 0,3 %, en rythme mensuel et de 4,9 %, en glissement annuel. C’est ce qu’on peut lire dans la dernière parution du bulletin de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. L’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) de ce mois de mai 2008 enregistre, toutefois, «une baisse mensuelle de 0,1 %, imputable au repli des prix des fonctions «produits alimentaires, boissons non alcoolisées» (-0,7 %), «boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» (-0,5 %) et, dans une moindre mesure, ceux des fonctions «santé» (-0,1 %) et «loisirs et culture» (-0,1 %)».  
La fonction «produits alimentaires, boissons non alcoolisées» doit ainsi son repli, selon l’Ihpc, «au recul de celle des «fruits» (-21,4 %), des «céréales non transformées» (-9,2 %), des «poissons et autres produits frais de la pêche» (-6,6 %) et de la viande de bœuf (-0,4)». L’arrivée massive de fruits locaux sur les marchés présente ainsi une incidence positive à laquelle s’ajoutent les effets des mesures prises par le gouvernement pour atténuer la hausse des prix du riz. Toutefois, l’infléchissement de cette fonction est contrecarré par une hausse de 15,6 % enregistrée sur les prix des légumes frais et des produits alimentaires non classés ailleurs (Nca). Malgré tout, en glissement annuel, la hausse est importante, car elle est de 10,9 %.  
Sur le transport, les effets de la crise pétrolière se font, durement, sentir dans la mesure où les prix de la fonction ont cru de 7,2 % en un an. Pour ce mois de mai, les prix des services de transport ont connu une croissance de 1,1 % dont les 5 % résultent directement de l’accroissement des prix des carburants et lubrifiants. Pendant ce temps, la fonction «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» enregistre un renchérissement de 0,1 % des prix des services, qui est «en liaison avec l’accroissement des prix des combustibles liquides» qui ont subi une hausse de 1,9 %. Comparés au mois correspondant de l’année précédente, les prix de ces services se sont accrus de 1 %, précise l’Ihpc.  
La «santé» et les «loisirs et cultures» restent plutôt stables avec une dépréciation de 0,1 %. Cependant, les prix des produits médicaux ont connu une baisse de 2,8 % qui «explique le repli des prix de la fonction «santé»», souligne le bulletin de l’Ansd. L’enseignement, pour sa part, subit une hausse annuelle de 7,9 %, même si, pour ce mois, la fonction n’a pas enregistré de variations sensibles. Par contre, la fonction «boissons alcoolisée, tabacs et stupéfiants» connaît un repli de 0,5% dû à la baisse de 5,6 % enregistrée sur les prix des stupéfiants. En mai 2008, les prix des produits locaux ont augmenté de 0,5 %, tandis que ceux qui sont importés ont fléchi de 1,7 % par rapport au mois d’avril 2008. Les prix de ces produits ont été majorés, respectivement, de 6,4 et 5,1 % sur 12 mois, renseigne l’Ihpc.  
Mame Woury Thioub 
SUD QUOTIDIEN : 
MODY GUIRO DE LA CNTS 
« CE QUI NOUS INTERESSE, C’EST LA STABILITE DU SENEGAL ET LE DIALOGUE SOCIAL ENTRE L’OPPOSITION ET LE POUVOIR » 
Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com) | | mercredi 11 juin 2008  
 
GENEVE-(Palais des Nations-Unies)- Membre de la délégation sénégalaise à la 97ème session (28 mai au 13 juin) de l’organisation internationale du travail (OIT), Mody Guiro, secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), qui est l’une des centrales syndicales la plus représentative du pays avec ses 60.000 membres sur les 300.000 travailleurs issus du secteur structuré de l’emploi au Sénégal, demande à son pays de signer des accords bilatéraux pour que les migrants sénégalais puissent bénéficier de l’extension de la protection sociale et de la transférabilité de la sécurité sociale. M. Guiro n’est pas par ailleurs ébranlé par les menaces du Gouvernement qui pèsent sur les participants aux Assises nationales organisées sous la houlette de l’opposition dite significative du Sénégal (entretien exclusif)… 
Vous êtes venus à Genève au moment où se tiennent à Dakar des Assises Nationales organisées sous la houlette du Front Siggil Sénégal. Qu’avez-vous envie de dire aux Sénégalais et aux Sénégalais ? 
Je pense que nous faisons face à une période difficile caractérisée par la spéculation financière qui traverse le monde, elle n’est même pas maîtrisée par les grands financiers. Il y a également la crise du pétrole. Le baril du pétrole a atteint aujourd’hui des niveaux insoutenables avec un pic récent de 139 dollars le baril. Les prix des céréales ont en même temps monté en flèche. On a même l’impression que les spéculateurs financiers se font de l’argent sur le dos des pauvres. En effet plus le nombre des pauvres augmente, plus le prix du riz augmente. Il s’agit donc de montrer la disparité à l’intérieur d’un monde où les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 
Cette situation qui n’épargne pas notre pays requerrait que les Sénégalais s’asseyent autour de la même table pour assurer la stabilité de notre pays. Je précise que nous ne sommes pas des hommes politiques. Ce qui nous intéresse au CNTS, c’est la stabilité du pays et le dialogue social entre l’opposition et le pouvoir. Que cette retrouvaille se passe à l’intérieur d’Assises de Conférence nationale ou « Waxtaan », l’essentiel pour nous, c’est de trouver des formules pour que le pouvoir, l’opposition, les décideurs économiques, les partenaires puissent se réunir pour dire comment faire pour relever tous les défis de notre pays. C’est en soi, des défis qu’un gouvernement seul ne peut relever. Nous pensons qu’il faudrait définir des réseaux de solidarité. » 
Des menaces venant du ministre Farba Senghor et même du Président Wade ont été proférées contre les participants à ces Assises dont votre syndicat ? Qu’avez-vous envie de dire au gouvernement ? 
Rien du tout. Je pense que nous sommes dans un pays démocratique et ceux qui ont envie de discuter peuvent le faire librement. Les menaces n’y ont donc pas leur place. 
Quel intérêt portez-vous à la Conférence internationale du BIT ? 
Nous sommes venus assister à cette conférence annuelle tripartite qui permet aux travailleurs du monde entier de se retrouver au sein de cette institution des Nations-Unies qui est la seule organisation tripartite du système onusien pour discuter et réfléchir sur des questions importantes qui touchent le monde du travail. La CNTS est donc présente chaque année pour non seulement échanger avec l’ensemble des délégués à cette conférence, recueillir les différents avis et informations de par le monde et donner également sa contribution à la réflexion et contribuer à relever les défis auxquels le monde du travail africain fait face. » 
M. Guiro, vous êtes également président de la CSI- Afrique (confédération syndicale internationale) créée en 2007, un an après la fusion entre le CISL et la CNT qui a donné naissance à la CSI au mois de novembre 2006 à Vienne. La jeunesse africaine se tue dans sa route vers l’Occident. Quelle place occupe la migration dans vos travaux ? 
La migration est un nouveau phénomène auquel nos jeunes nations sont confrontées. La migration occupe une grande place dans nos stratégies et dans nos débats de tous les jours. Nous avons même organisé lors de notre dernier congrès un symposium intitulé « l’émigration une menace pour le développement de l’Afrique. En réalité, nous savons que des filles et des fils de l’Afrique émigrent avec leur volonté d’acquérir des connaissances, des diplômes mais après, ils restent dans leur pays d’accueil or cette matière grise pourrait bien servir à l’Afrique. La meilleure formule est de créer des conditions favorables en Afrique pour que ces jeunes n’émigrent pas. Il faudrait faire de sorte qu’ils n’aient plus besoin d’aller ailleurs mais faute d’emplois salariés, de travail rémunéré et décent, l’on ne pourra pas arrêter la mer de l’émigration avec ses bras. 
Ce qui devrait retenir aussi l’attention de l’OIT et de toute la communauté internationale, ce sont les conditions dans lesquelles les immigrés vivent. On a l’habitude de dire au Sénégal, « gros gaillard ne peut pas mourir de faim sur son lit. Il faut donc nécessairement développer des solidarités qui permettront à tout un chacun de pouvoir vivre décemment et dans la dignité par le travail. Par ailleurs certains émigrés ne bénéficient même pas d’une protection sociale. Pour la plupart du temps et malgré leurs diplômes, certains émigrés occupent des postes dégradants ou en deçà de leur profil. 
Certains sont mal payés et ne bénéficient même pas de la sécurité sociale. Nous nous battons donc et conformément aux dispositions des conventions internationales du BIT pour que ces migrants puissent bénéficier d’une protection sociale. Il faudrait arriver à ce que les travailleurs migrants soient mieux protégés, qu’ils puissent être régularisés avec des papiers légaux. Sinon, ils seront d’éternels travailleurs clandestins. 
Comment considérer le renvoi d’un clandestin chez lui après 25 ans de présence dans son pays d’accueil. Si vous le renvoyez, qu’est ce qu’il va devenir ? Voici une question de fond qui devrait interpeller toute la communauté internationale. » 
Certains migrants bien établis veulent rentrer volontairement chez eux mais sont confrontés à la non portabilité de leur sécurité sociale parce que leur gouvernement n’a pas signé d’accord avec leur pays d’accueil. Qu’allez-vous faire dans ce cas précis ? 
Avec des syndicats européens nous sommes en train de définir des stratégies pour permettre au gouvernement du Sénégal et les autres pays africains d’avoir des coopérations en ce sens. Si des accords sont signés, les émigrés qui atteignent l’âge de la retraite ou ceux qui veulent tout simplement revenir pour investir dans leur pays d’origine, parce qu’ils ont des compétences ou qu’ils ont acquis un certain capital d’expériences, pourront le faire plus facilement en gardant la protection sociale qu’ils ont eue à l’étranger. A défaut de la signature d’accords sur la sécurité sociale entre pays émetteurs et pays récepteurs, les migrants sont condamnés à rester dans le pays d’accueil. 
Nous essayons donc de faire engager le Sénégal par exemple de signer de tels accords avec l’Italie, l’Espagne, la Hollande, la Suisse etc… Le BIT devrait aussi aider à l’application des conventions et autres résolutions relatives aux migrants. Nous allons le réitérer au Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail qui se tiendra à la fin de ce mois à Séoul. » 
EXERGUES 
« Nous sommes dans un pays démocratique et ceux qui ont envie de discuter peuvent le faire librement. Les menaces n’y ont donc pas leur place. » 
« Ce qui devrait retenir l’attention de l’OIT et de toute la communauté internationale, ce sont les conditions dans lesquelles les immigrés vivent. » 
LE DOMAINE NATIONAL ET LA GOANA : QUELS ENJEUX POUR UN PROGRES ECONOMIQUE ET SOCIAL DU SENEGAL. 
SUDONLINE.SN | mercredi 11 juin 2008  
En milieu rural, ce sont les ainés qui transmettent l’essentiel des savoirs et des savoir faire aux jeunes. Chaque chef de famille a la responsabilité de préparer ses enfants à leur futur rôle de chef d’exploitation agricole. Cette transmission interne est encore avec la GOANA indispensable. Mais avec l’intégration de plus en plus grande de l’agriculture paysanne sénégalaise dans l’économie de marché et la crise alimentaire mondiale, d’autres modes de transmission ainsi que des connaissances de plus en plus variées et complexes de l’agriculture et de la gestion de la terre sont indispensables pour que les paysans soient en mesure d’affronter la compétition économique. 
Aujourd’hui, les terres du Sénégal sont détenues par des particuliers, des organisations privées et publiques qui y mènent des activités diverses. Certaines parties du territoire national n’ont toutefois reçu jusqu’ici aucune exploitation particulière. Il reste entendu que le territoire sénégalais appartient, en principe, à tous les citoyens sénégalais. L’Etat détient les terres du Domaine National en vue d’assurer leur utilisation et leur mise en valeur rationnelle, conformément aux plans de développement comme c’est le cas de la Grande Offensive pour l’Agriculture, la Nourriture et l’Abondance GOANA. 
Une étude de la loi du 17 juin 1964 relative à la création d’un domaine national sénégalais est intéressante pour au moins deux raisons : d’abord parce qu’elle concerne la terre qui, dans un pays à vocation agricole, comme le notre, constitue le principal moyen de production. 65% des sénégalais s’y emploient. Ensuite, à cause du mode de gestion particulier qu’elle institue à mi-chemin entre la propriété individuelle occidentale et le collectivisme étatique des régimes communistes. 
Avant d’analyser cette loi du double point de vue économique et socioculturel, il est nécessaire d’en engager la consistance essentielle. Le domaine national comprend toutes les terres, qui, à la date de son entrée en vigueur, n’étaient pas immatriculées et ne faisaient pas partie du domaine public de l’Etat. Soient environ 95 % du territoire national. Une réserve était toutefois faite sur celles qui, à cette date, faisaient l’objet d’une procédure d’immatriculation ou qui étaient susceptibles de l’être à la suite d’une mise en valeur dûment constatée dans les 6 mois qui ont suivi la publication du décret d’application du 30 Juillet 1964. Les terres du domaine national sont réparties en quatre catégories : les zones urbaines ; les zones classées, les zones de terroirs, et les zones pionnières. 
Les deux premiers groupes sont relativement bien délimités dans la mesure où les étendues qu’ils englobent se situent sur les territoires des communes telles les zones urbaines, soit dans des espaces strictement localisés qui ont fait l’objet d’une réglementation précise : c’est le cas des zones classées. 
Alors que ces deux catégories sont destinées à l’urbanisation future avec l’extension rapide des villes ou au maintien de l’équilibre écologique du milieu naturel par la création des périmètres forestiers et de parcs nationaux protégés, les zones de terroirs et les zones pionnières ont essentiellement une vocation socio-économique. 
Avec la loi sur le domaine national, le législateur a voulu instaurer moins un nouveau mode de propriété des terres qu’un changement de régime juridique de celle-ci. Ce point sera traité plus amplement dans la partie de cet article consacré à l’aspect socioculturel de cette mesure. En tout état de cause, l’objectif avoué des auteurs de la loi est de confier à l’Etat cet outil privilégié qu’est la terre dans la mise en œuvre de sa politique de développement économique et social. Alors la question qui vient naturellement à l’esprit du lecteur est de savoir ce qui a été concrètement réalisé sur le terrain grâce à l’avènement de cette loi. Il faut d’abord constater qu’elle a connu une longue période de dormance. En effet pendant les huit années qui ont suivi son entrée en vigueur, rien n’a été entrepris pour lui faire produire les promesses qu’elle contenait en puissance. 
Il a fallu attendre l’intervention de la loi du 19 avril 1972 relative à la reforme territoriale et locale, pour qu’elle puisse connaître un début d’exécution. La loi de 1972 dans le souci d’amener les populations rurales à assumer plus de responsabilité dans le cadre de la division sociale du travail national, a créé la communauté rurale qui est une collectivité publique personnalisée. Elle est dotée d’organes propres : le conseil rural et le président du conseil rural. Le premier est l’organe de délibération et le second celui d’exécution. 
C’est la communauté rurale qu’a été confiée la gestion des terres du domaine national comprises dans son ressort territorial. On remarquera qu’il s’agit surtout des zones des terroirs constituées de l’habitat rural, des terres de culture et d’élevage. 
Les opérations de gestion consistent en l’affectation, la désaffectation et l’enregistrement de ces actes dans des documents fonciers tenus en double exemplaire par le président du conseil rural et le sous préfet. Jusqu’en 1980, l’affectation et la désaffectation des terres étaient de la compétence du président du conseil rural ; l’avis du conseil rural n’étant requis que pour l’attribution des terres de culture. Mais depuis cette date, le législateur a transféré ce pouvoir au conseil rural. Toutefois, ces opérations peuvent être annulées ou suspendues par le sous préfet sur réclamation de la personne lésée qui aura démontré le bien-fondé de ses prétentions ou s’il estime qu’elles ont été prises en violation des lois ou règlement en vigueur. La décision du sous préfet est néanmoins susceptible de recours hiérarchique ou contentieux. 
LE DROIT D’USAGE ET ASPECT SOCIOECONOMIQUE. 
Quelles sont les personnes qui peuvent être attributaires de ces terres ? Ce sont, dans l’esprit des lois du 17 juin 1964 et du 19 avril 1972, tous les membres de la communauté rurale ou même ceux d’une commune constituant avec la communauté rurale un groupement d’intérêt rural. Une seule condition est requise pour l’affectation des terres : que le bénéficiaire soit en mesure d’en assurer la mise en valeur, soit directement, soit avec l’aide de sa famille. Il faut noter que l’attributaire ne peut avoir qu’un droit d’usage personnel sur sa terre qui ne peut faire l’objet d’aucune transaction ni transfert. 
L’affectation prend fin en cas de décès ou de dissolution si le bénéficiaire était une association, mais aussi en cas de désaffectation qui peut être prononcée soit à la demande de l’affectataire, soit d’office si celui-ci n’a pas mis en valeur les terres qui lui étaient données ou s’il a cessé de les exploiter personnellement avec l’aide de sa famille. 
La désaffectation peut aussi avoir d’office si le conseil rural en décide ainsi pour motif d’intérêt général. Dans ce cas l’ancien affectataire reçoit en compensation soit une parcelle équivalente soit une indemnisation de ses impenses. La réaffectation est réalisée soit à la demande des héritiers du défunt ou de toute autre personne intéressée en cas de désaffectation, soit à la suite d’une délibération du conseil rural à la majorité absolu de ses membres pour une révision des affectations antérieurs eu égard aux conditions démographiques ou culturelles. Le contrôle des actes du conseil se fait d’une façon interne et par l’autorité administrative. 
Le contrôle interne est réalisé grâce à la tenue d’un dossier foncier et d’un registre foncier au niveau de chaque communauté rurale où toutes les décisions d’affectation et de désaffectation sont mentionnées. En plus, ces dernières doivent être publiées et notifiées aux intéressés. Le contrôle externe est celui de la légalité que le sous préfet en tant que autorité administrative peut exercer sur les actes du conseil rural. L’exploitation économique de la loi sur le domaine national a aussi consisté à attribuer à des établissements publics ou à des sociétés d’économie mixte de terres appartenants aux zones pionnières. Cette procédure a permis instamment la mise en place d’une certaine politique de diversification des cultures ou de décongestion démographique de certaines zones culturales. C’est ainsi que la société des terres neuves du Sénégal oriental a accueilli le surplus de bras qui existait dans certains bras du bassin arachidier. On peut aussi citer l’exemple de la SAED pour la région du fleuve. Et la GOANA en tant que programme de développement d’envergure nationale peut s’inscrire dans ce sillage. Comment ? L’agriculture doit maintenant sortir des arcanes de la petite paysannerie et se basée sur l’investissement des détenteurs privé de capitaux, le recours aux techniques modernes de production et l’utilisation d’une main d’œuvre rémunérée afin d’absorber le nombre impressionnant de jeunes sans emplois issus dans la plupart des cas du monde rural. 
Ce nouveau mode de production peut constituer la locomotive du développement agricole. Et une reforme du domaine national, le développement de l’irrigation et la mise en place d’un crédit adapté permettraient aux investisseurs privés qu’ils soient du monde rural, urbain, ou même étranger de développer ce type d’agriculture. Mais aussi l’agriculture basée sur la transformation et la modernisation de l’exploitation familiale. Et cette vision pose les problèmes ardus liés : au développement d’exploitations familiales morcelées, sur des terres pauvres et dégradées et ave pour conséquence l’extension endémique de la pauvreté et l’exode rurale. Notre point de vue est que la priorité doit être donnée à la modernisation de l’agriculture pour des raisons d’équité sociale. 
L’ASPECT SOCIOCULTUREL. 
Il nous reste maintenant à apprécier l’aspect socioculturel de la loi du 14 juin 1964. 
Avant l’indépendance, les terres comme les hommes connaissaient un statut juridique dualiste. D’une part il y’avait celles qui étaient soumises à la législation française et d’autre part celles qui relevaient du régime foncier coutumier. 
Cette dernière catégorie de terres était gérée par les maitres de la terre : Lamanes qui faisaient toujours valoir le droit du feu, de la hache et de la lance. La plus grande partie des terres du domaine national est constituée par elles. La loi sur le domaine national a finalement consisté à les confier à la gestion de l’entité étatique. 
Il convient toutefois de préciser que ces terres ne sont pas la propriété de personne, pas même de l’Etat qui n’a que l’administration. C’est le statut national de ces terres qui explique que le législateur n’a prévu qu’une seule modalité de sortie du domaine national : l’immatriculation au nom de l’Etat qui peut ensuite procéder à une retro cession. Même ce privilège accordé à l’Etat est soumis à une restriction quand il s’agit des zones des terroirs ou pionnières. En effet le retrait des terres appartenant à ces zones est soumis à la déclaration préalable d’utilité publique. 
Ainsi conformément à l’éthique negro africaine, la terre est propriété exclusive de la collectivité nationale. D’autre part en prévoyant expressément la communauté rurale, qui ne sera mise ne place que huit ans pares, comme organe de gestion des terres rurales, la loi sur le domaine national peut être considérée comme l’élément initiateur d’une démocratie économique qui doit nécessairement accompagner l’expérience démographique en cours. Que peut-on dire des années d’application pratique de la loi sur le domaine national : deux constatations au moins, peuvent être faites. La première a trait à la réaction des populations à l’égard de cette loi. Ici il faut distinguer le comportement de la petite paysannerie, victime de l’ancien regime du Lamanat et celui des grands propriétaires terriens d’autrefois. 
Il arrive que ces derniers continuant à disposer de leurs anciens domaines comme par le passé en les affermant aux petits exploitants moyennant une redevance en espèces ou en nature. Les petits exploitants qui avaient investi beaucoup d’espoirs dans cette loi qui, pensaient-ils, allait enfin les libérer, non plus dans ce cas, qu’une alternative : se résigner ou se révolter et même dans cette dernière situation, ils ne sont toujours pas surs d’avoir gain de cause. Cet état de fait s’explique par un certain manque de rigueur et de détermination dans l’application conséquente des dispositions du texte par les pouvoirs publics. Peut-être par souci de ménager une certaine clientèle politique parmi les gros propriétaires. 
La seconde remarque concerne le grand nombre de litiges qui surviennent entre communautés rurales à propos des terres situées à leurs limites. Ces conflits sont dus au fait que les communautés rurales ont été définies à partir d’un certain nombre de villages et à partir de relevés topographiques précis. Même à l’intérieur d’une communauté rurale, il n’est pas rare que la décision du conseil rural concernant l’affectation ou la désaffectation des terres, soit contestée par les personnes qui s’estiment lésées. Dans ce cas, le président du conseil rural n’a d’autre recours que d’en aviser le sous préfet. Il n’a aucune faculté de requérir les services d’ordre. 
En conclusion nous pouvons dire que la loi sur le domaine national est sans conteste un facteur potentiel de progrès économique et social mais à condition qu’il soit utilisé d’une manière conséquente et efficiente. En définitive sa réussite ou son échec sont étroitement liés à la volonté politique du gouvernement. Et sur le long terme, une reforme et une restructuration du foncier est indispensable. L’Etat et les collectivités locales n’ont pas été en mesure de faire accepter les populations la loi sur le domaine national qui date pourtant de 1964, par manque de ressources financière et humaines mais aussi par la crainte d’imposer aux ruraux une loi manifestement contraire à leurs intérêts. Pour la grande majorité des paysans, le droit coutumier reste la référence. Cette situation où coexistent deux références juridiques, favorise un morcellement du foncier familial et donc le développement d’exploitations non viables. Elle favorise l’exploitation destructrice des ressources naturelles sur les terres communes qui ne sont gérées ni par le conseil rural, ni par les instances coutumières. Ce sont des évolutions, plus que le besoin de permettre à des non paysans d’investir dans la terre, qui rendent urgente une reforme foncière. 
Dans beaucoup de régions, les paysans qui en ont les moyens doivent pouvoir agrandir leurs exploitations pour les moderniser et les rentabiliser. Ils ne peuvent le faire qu’en reprenant les terres cédées par les petits exploitants qui ne peuvent plus vivre de leurs productions agricoles et qu’il faut aider à s’insérer dans d’autres activités non agricoles. Ceci ne nécessite pas de transformer tous les droits en titre foncier. Il ne s’agir pas non plus de créer une classe de paysans sans terre, taillable et corvéable à merci. Il faut des règles, des institutions et des incitations qui favorisent le regroupement et l’insertion économique. Il faut des modes d’exploitation des ressources naturelles des terres communes ou non affectées. Une telle reforme suppose beaucoup de moyens, de compétences et aussi du temps et la GOANA est une occasion donnée à la paysannerie pour comprendre les enjeux et demander aux autorités étatiques la réforme foncière. 
• Ibrahima POUYE  
• Consultant en Monde Rural  
• Enseignant-Chercheur à l’Université de Thiès (UFR SES).  
• Email : ibpye@yahoo.fr , ibpye@voila.fr 
Le Mouvement TEKKI dénonce les ‘’actes de vandalisme’’ visant les Assises nationales 
Par APS | | mercredi 11 juin 2008 
 
Le bureau national du Mouvement TEKKI a dénoncé les ‘’actes de vandalisme’’ visant selon lui à intimider des personnalités ayant décidé de participer aux Assises nationales lancées le 1-er juin par les partis du Front Siggil Sénégal (opposition) et des organisations de la société civile. 
’Les tenants du pouvoir semblent prêts à tout pour exorciser la panique que l’annonce et le lancement réussi des Assises nationales ont suscitée en eux et masquer le désarroi que ces larges concertations citoyennes, démocratiques et nationales ont installé en leur sein’’, souligne le mouvement dans un communiqué reçu mardi à l’APS. 
TEKI dénonce notamment les délestages, le ‘’refus’’ d’approvisionner en électricité domiciles ‘’d’honnêtes citoyens tels que Amadou Makhtar Mbow, Penda Mbow, après avoir mené une incursion chez le Dr Ciré Ly’’. ‘’Cela commence à faire beaucoup et il faut y mettre un terme’’, souligne le mouvement. 
Pour cette formation représentée à l’Assemblée nationale, ‘’les Assises Nationales sont des Assisses citoyennes’’ et les Sénégalais ‘’doivent se rendre à l’évidence : le gouvernement cherche à faire de la diversion et à installer la scène politique nationale dans un cercle de violence pour tenter un énième coup de force contre les institutions et les échéances électorales’’. 
‘’Il (le gouvernement) crie au « coup d’état » alors que parallèlement, il est entrain de préparer le terrain pour suspendre le fonctionnement régulier des institutions de la République’’, estime le bureau national du Mouvement TEKKI. 
Selon le communiqué, ‘’la thèse du « Complot » et de l’« Atteinte à la sûreté de l’Etat » ne constituent qu’un faux prétexte pour faire voter des « lois d’exception » et manipuler le calendrier électoral à sa guise avec un dessein inavoué : repousser ou rapprocher les élections’’. 
‘’En vérité, poursuit le texte, le gouvernement se montre incapable de résoudre les crises alimentaire, énergétique, scolaire et financière qui secouent le pays. Il ne veut pas céder aux enseignants mais ne trouve rien d’autre que d’alourdir encore le train de vie de l’Etat avec l’augmentation du nombre de ministères.’’ 
Le Mouvement TEKKI estime que ‘’le seul combat qui mérite présentement d’être mené est relatif à la lutte contre la cherté de la vie, la mobilisation citoyenne contre les gaspillages de l’Etat, l’amélioration des revenus des acteurs du monde rural, l’approvisionnement régulier en énergie du pays, la promotion des systèmes éducatif et de santé publique performants à la hauteur d’un objectif de développement durable, la sauvegarde de la cohésion dans la conduite des Assises nationales, la vigilance et à la sécurité autour des animatrices et animateurs des Assises…’’ 
REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT 
Wade divise en trois le portefeuille de Sourang 
Par | | mardi 10 juin 2008 | 
Le président Abdoulaye Wade a procédé hier lundi 9 juin à un léger remaniement ministériel en nommant Kalidou Diallo ministre de l’Education chargé de l’enseignement préscolaire, élémentaire et moyen. 
Kalidou Diallo est maître-assistant en histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Responsable syndical (membre du bureau du Sudes), M. Diallo était jusqu’à sa nomination ministre-conseiller du président de la République chargé des syndicats depuis 2 mois. Il est par ailleurs membre du Parti démocratique sénégalais (Pds) au pouvoir. 
Moussa Sakho revient au gouvernement et reprend son poste de l’enseignement technique et de la formation professionnelle Wade divise ainsi le département du professeur Moustapha Sourang qui devient ministre de l’enseignement secondaire, des centres universitaires régionaux et des universités. 
En procédant à cet énième réaménagement, Me Wade conserve le Pr. Sourang dans l’équipe gouvernementale du Premier ministre Hajibou Soumaré. Le chef de l’Etat atténue de même la « sanction » envers Sourang pour les grèves de l’Intersyndicale des enseignants qui dure depuis décembre dernier au point de faire planer le spectre d’une « année blanche ». 
REACTIONS... REACTIONS... REACTIONS.. 
MARIEME SAKHO DANSOKHO : 
L’éclatement du ministère de l’Education ne règle ’’absolument rien’’ 
(APS) – La coordinatrice de l’intersyndicale enseignante, Marième Sakho Dansokho, a estimé que l’éclatement lundi du ministère de l’Education en trois départements ‘’ne répond à aucune logique’’ de gestion et ne constitue pas une réponse aux problèmes des enseignants. 
‘’Ce n’est pas une réponse aux problèmes, ça ne règle absolument rien. Ce saucissonnement du ministère de l’Education en trois départements n’obéit à aucune logique par rapport à un management de qualité’’, a réagi Mme Dansokho sur les ondes de Radio Sénégal. 
Pour la syndicaliste, ‘’le gouvernement nage à contre-courant des conclusions des états généraux qui prônaient que tous les secteurs de l’éducation soient réunis dans un même département pour un problème de cohérence et de rationalité’’. 
Le ministère de l’Education a été éclaté en trois départements suite à un réaménagement intervenu lundi. Moustapha Sourang, précédemment ministre de l’Education, devient ministre de l’Enseignement secondaire, des Centres universitaires régionaux et des Universités. 
Kalidou Diallo est nommé ministre de l’éducation chargé de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire et du Moyen, tandis que Moussa Sakho a été nommé ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. 
Eclater le ministère ‘’c’est disperser les forces, mais cela ne règle absolument rien’’. ‘’Là où les enseignants devraient faire face à un seul ministre, aujourd’hui ils vont avoir trois interlocuteurs’’, a ajouté Marième Sakho Dansokho. 
Interpellée sur la nomination d’un syndicaliste, le professeur Kalidou Diallo, au poste de ministre de l’éducation chargé de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire et du Moyen, ne rassure ‘’en rien’’ les enseignants. 
‘’Nous avons vu des syndicalistes qui, arrivés à la tête des départements ministériels, aussitôt retournent leurs vestes’’, a-t-elle dit à ce propos avant d’ajouter : ‘’ce sont d’anciens syndicalistes qui proposent au gouvernement, au président de la République de couper les salaires des enseignants, de procéder à des suspensions, à des radiations’’. 
‘’Cela ne nous rassure en rien. Ce que nous disons c’est que le gouvernement prenne ses responsabilités pour faire face aux problèmes du monde enseignant. Si c’est une tentative de division du corps enseignant, c’est peine perdue’’, a conclu la coordinatrice de l’intersyndicale enseignante. 
L’intersyndicale des enseignants déroule un plan d’actions fait de débrayages et de grèves pour pousser le gouvernement à réévaluer ses propositions sur la question des indemnités de recherche documentaire (IRD). 
Les enseignants n’ont pas accepté la proposition de l’Etat de leur accorder, pour 2008, une IRD de 75.000 francs CFA payable en deux tranches (6250 francs par mois) et d’augmenter la mise en accordant 8. 300 francs par mois en 2009. 
Le 1-er juin dernier, le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, avait appelé l’intersyndicale à la ’’compréhension’’ avant de l’inviter ’’à la levée ou à la suspension’’ de son mot d’ordre de grève pour sauver ce qui reste de l’année scolaire. Cette proposition de trêve avait été rejetée. 
KAOLACK / PROFESSEUR AMADOU MOUSTAPHA SOW AU SUJET DE LA RELANCE AGRICOLE AU SENEGAL 
« Les techniciens d’abord avant les politiciens » 
Par Abdoulaye FALL | SUD QUOTIDIEN | mardi 10 juin 2008 
 
Le doyen de la faculté d’Histoire et de Géographie de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), le Pr. Amadou Moustapha Sow s’est exprimé sur la nouvelle politique de relance agricole au Sénégal, le week-end dernier lors de la foire agro-alimentaire tenue dans la commune de Ndoffane. Il a assuré à l’occasion que "la question de l’autosuffisance alimentaire dans ce pays est toujours resté sans réponses durables. 
Les autorités ont bien fait de relancer une nouvelle politique visant à assurer une autosuffisance alimentaire, mais pour réussir un tel challenge, elles doivent aussi comprendre que ce sont les techniciens qui seront les seuls habilités à occuper la première loge avant les politiciens". 
L’universitaire trouve que la réussite d’un tel programme dépend exclusivement de la compétence des techniciens. Le facteur le plus indispensable cependant est lié à l’eau, a-t-il, aussi indiqué, avant de poursuivre « lorsque l’autre disait que l’eau est la source de vie, le second avait répliqué en d’autres termes indiquant ainsi que »la source de la vie c’est l’eau". 
Aucune politique d’autosuffisance alimentaire ou un quelconque programme agricole ne peut réussir dans ce pays sans une maîtrise abondante de l’eau a souligné le géographe. 
Le résultat dans n’importe quel programme agricole dépend sans doute de la promotion des cultures contre-saison, pour ne pas dire qu’il est la relance absolue d’un nouveau programme d’exploitation agricole s’étalant sur toute l’année. Pour ce fait, le professeur de géographie de l’Ucad attire l’attention des acteurs sur la place de l’eau dans l’ensemble des programmes agricoles 
WALFADJRI : 
Crises alimentaires et infrastructures : A toutes faims utiles 
 
 
La France va doubler son aide alimentaire aux pays pauvres pour l'année prochaine, devant la folie meurtrière qui s'est emparée de certaines populations du Tiers-monde (Afrique, Asie, Caraïbes) qui n'ont pas hésité à braver la mort comme ultime solution face au dénuement qui les frappe avec les émeutes de la faim et les pillages, forme de réappropriation de biens qu’elles estiment être de leur dû mais dont elles auraient été injustement privées de fait de mauvaises politiques sociales ou de rapports de forces sociaux viciés et déséquilibrés ; la resquille sociologique n’est pas forcément une déviance sociale et renvoie à une nouvelle redéfinition des règles sociales à un moment donné de l’évolution sociale, surtout quand une crise sociale remet en question la réification antérieure, ce qui est pratiquement le cas actuellement, partout à travers le monde.  
Cette position de l’Hexagone est antérieure au coup de sang du président sénégalais qui ameute la communauté internationale devant les risques de déstabilisation de l’autre partie du monde qui se meurt tranquillement (22 avril 2008), après une position équivoque qui rappelle celle du président nigérien Tandian en 2003 lorsqu’il a refusé de reconnaître les difficultés de la vie rurale dans son pays… avant de tendre la main sur l’autoroute de la solidarité internationale invitée à aider à éviter un génocide de pauvres Nigériens.  
De son côté, face à la crise alimentaire somme toute prévisible depuis les tsunami de 2003 et 2004 (26 décembre) et leurs conséquences sur l’environnement local et international, la Banque mondiale s'apprête à doubler les prêts consacrés à l'accroissement de la productivité, et ce, dans le but d’améliorer considérablement les rendements agricoles en Afrique subsaharienne. ‘Bien que l'accroissement de la productivité agricole soit un objectif crucial à long terme, cette initiative - qui n'est guère nouvelle et qui a fait l'objet du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale en 2002 - semble faire complètement fi du fait que la plupart des ménages ruraux en Afrique subsaharienne vivent en autarcie, c'est-à-dire qu'ils ne sont ni acheteurs ni vendeurs sur le marché des aliments de base’ (1). L’assertion est d’autant plus réelle qu’il est de notoriété publique que l’aide alimentaire aux pays pauvres a baissé de 50 % entre 1990 et 2000, aveu grave du directeur de la Fao, Jacques Diouf, le 23 avril dernier, qui n’en est pas à sa première contradiction, après la sortie virulente opérée contre le président Wade à la même occasion.  
Enfin, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) vient d’adopter la mise en œuvre d’un plan d’urgence de 100 milliards de Fcfa, ainsi que d’autres groupes et pays (le Koweït notamment) pour lutter contre la flambée des prix des denrées de première nécessité. Ce plan d’urgence, adopté en session extraordinaire du conseil des ministres de l’Uemoa tenue le 23 avril à Abidjan, est tout aussi aléatoire que les précédents puisqu’il ne sera pris en charge qu’à raison de 40 milliards de FCfa par les institutions communautaires et… les 60 % autres nécessaires sont à rechercher auprès des partenaires au développement, autant dire que tout est remis à la théorie ‘Incha Allah’. La réunion a également décidé de mettre à la disposition de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) sur une période de trois ans la somme de 100 milliards de francs Cfa, à l’effet de lever un fonds de 300 milliards de francs Cfa pour le financement exclusif des projets agricoles.  
(L’International Magazine du 27/04/2008)  
La crise alimentaire qui s’est accentuée au lendemain de l'échec de la conférence Nord-Sud de Lisbonne du 9 décembre 2007 pose cependant le problème de la portée réelle de la croisade du Sud, menée principalement par le président Abdoulaye Wade du Sénégal, contre les Accords de partenariat économique (Ape) et la volonté du vieux continent de ‘s'affranchir (désormais) de la tutelle et du sous-développement’. Cette position du président sénégalais pose en effet mal la problématique de la lutte du Sud dans ses relations avec le Nord, de Pisani l’enchanteur, comme disait le regretté Albert Bachir de Malem Hodar, à Javier Solana, en passant par Claude Chesson ; limitées en effet à la seule actualité immédiate de l’enchérissement du coût de la vie, les relations de partenariat avec le monde développé échaudées laissent sous silence les effets collatéraux de la logique d'intervention globale par le truchement du document de Stratégie de réduction de la pauvreté (Drsp II) complété depuis peu par une Stratégie de croissance accélérée (Sca) et qui servent de cadre à la coopération entre l'Union européenne et l’ensemble des autres pays Afrique-Caraïbes-Pacifique.  
Ainsi, au Sénégal, les trois domaines de concentration retenus au titre du 9e Fed sont la bonne gouvernance politique économique et sociale, les transports routiers et l'assainissement. Pour le 10e Fed, la stratégie globale vise à appuyer la mise en œuvre de la stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté du Sénégal (Dsrp II). Les deux grands secteurs retenus sont l'intégration régionale et commerciale et le même secteur de l’assainissement que précédemment.  
Les transports routiers ?  
Facteur complémentaire, le désenclavement de l’hinterland par une facilitation de mobilité rurale est déterminant dans le processus d’intégration nationale au développement et de densité morale grâce à l’interactivité entre les populations d’une même Nations ou de pays frontaliers. La route, début de la civilisation, est aussi facteur d’enrichissement matériel et de réduction du coût de la vie par les facilités et avantages qu’elle offre. Par exemple, la Boad a mis à la disposition du Sénégal deux prêts d’un montant global de 6,7 milliards de francs Cfa destinés au financement du secteur des infrastructures routières, révèle Le Soleil du 17 décembre 2007, pour désenclaver Tambacounda (pourtant bien assisté par Taïwan en 1998 avec la route Tamba-Kidira-Bakel à hauteur de 15 milliards prélevés sur les fonds alloués aux vallées fossiles) et Kolda.  
Peu d'analystes font en effet le lien entre la crise actuelle et la réponse originale et anticipée apportée par le Sénégal, d’abord théorisée par le régime socialiste et matérialisée par le président Wade sous forme de...mobilité (plus urbaine que rurale, pour le moment), terme populaire préférable à la politique des infrastructures perçue uniquement comme raccourci vers le sommet de l'Organisation de la conférence islamique (8-14 mars 2008) ; il est vrai que les travaux d'embellissement de la corniche ouest ont suscité quelque polémique, surtout avec la variante proposée par le Sénégal, soit un tunnel à Soumbédioune à la place du toboggan, avec, toutefois, une rallonge de 8 milliards qui ont donné aux contempteurs de Karim Wade l'occasion de jaser.  
Une étude de la Banque mondiale commanditée en 1998 fonde la politique de mobilité urbaine appliquée sous l'alternance qui accentue les pertes cumulées de 240 000 000 d'heures avec des incidences évidentes sur le Produit intérieur brut et le Produit national brut (8 %). Mais le Programme d’amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) négocié en 1998 et signé en mai 2000 a souffert dans son application d’un retard qui s’est répercuté sur le coût des intrants, donc du projet en lui-même qui connaîtra ainsi une hausse de 21 % entre 2001 et 2004, en dehors des avenants qui ont grevé le budget initial avec la variante observée sur le toboggan de Soumbédioune devenu tunnel et une majoration de quelque 8 milliards, selon certaines sources confirmées du côté de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique (Anoci) alors en charge des travaux d’embellissement de corniche ouest qui sont venus se greffer au plan initial du Pamu.  
La Radio mondiale a joué sa partition face aux difficultés des pays pauvres : dans la semaine du 14 au 18 avril, elle a versé différents éléments sur les ‘émeutes de la faim’ et les ‘pillages’ en Afrique, avec ses morts, blessés et autres. Il est vrai que quand 38 pays à travers le monde sont réveillés par les affres de la crise dans une société où la densité mentale n'est pas très forte, on assiste à de telles exactions de la part de populations se sentant trahies. Dans le monde civilisé, on parle de lutte normée pour le pouvoir d'achat, dans des pays où on se fait élire sous cette rubrique (France, mai 2007, Italie, 13 et 14 avril 2008) pour aussitôt après oublier de raser gratis : Sarkozy double son salaire et Berlusconi oublie ‘Alitalia’ livrée à elle-même.  
Les infrastructures ne règlent pas tout, cependant : si leur absence est un élément d’exclusion au développement et à l’intégration nationale, une existence sans une incidence réelle sur le coût de la vie des populations traversées participerait de considérations autres. Au Sénégal par exemple, et selon le directeur des opérations de la Banque mondiale, le prix des produits alimentaires seraient 24 % supérieurs à la moyenne africaine et les plus élevés de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), exception faite du Nigeria et du Cap-Vert (3). Les récentes difficultés des Matamois en matière de fourniture en riz le prouvent, lorsque les commerçants peinent à répercuter le coût du transport sur le destinataire final qu'est le consommateur.  
Pathé MBODJE  
Journaliste, sociologue Notes bibliographiques  
(1)- Marc F. Bellemare, Economiste du développement et professeur adjoint en étude des politiques publiques et en sciences économiques à l'université Duke, in Le Devoir, Montréal, Edition du jeudi 17 avril 2008.  
(2) L'Observateur n° 1373, 19-20 avril 2008, page 2.  
(3) L’Observateur n° 1378 du 25 avril 2008, page 8  
Au-delà de la Goana, le casse-tête de la politique agricole pour le Sénégal… 
 
 
L’environnement économique international est caractérisé par une forte dose d’imprévisibilité et d’incertitudes dues aux aléas climatiques (sécheresses, inondations…), aux effets collatéraux des rapports de forces géopolitiques gouvernés par le libéralisme, le productivisme et l’économisme… Pour survivre dans un tel monde en mutations incessantes, il faudrait développer de réelles capacités de prospective, de pro-action, d’anticipation et de veille… pour avoir une bonne visibilité des signes avant-coureurs et une claire lisibilité des tendances lourdes du monde afin de prendre à temps opportun les décisions idoines et agir en conséquence. Au regard de ce qui précède, il est possible de résoudre les maux de l’agriculture sénégalaise.  
Dans cette optique, nous sommes de ceux qui soutiendront la Goana si elle est fondée sur une gouvernance prospective des enjeux et défis réels du développement agricole et rural. Mais nous émettrons des réserves sur la Goana si c’est le fruit d’un pilotage à vue sous-tendu par des décisions ‘par à-coups’, par des actions de ‘sapeurs pompierss’, et si elle n’est qu’une initiative prise au gré des humeurs et d’un amateurisme… Ce serait donc dommage de considérer et concevoir la Goana comme une solution conjoncturelle ! Ce serait également malheureux de constater un non arrimage de la Goana à l’existant programmatique (Psaop, Pdmas, Pndl…) ; et si tel est le cas, elle risque de déstructurer l’échiquier institutionnel du développement rural car toute l’énergie des ressources humaines de l’administration territoriale et des services techniques déconcentrées de l’Etat compétentes en la matière (Drdr, Irsv, Cadl), des Srdr (Saed, Sodadri, Sodefitex) et autres instituts et agences d’appui au monde rural (Isra, Ita, Ancar…) serait dépensée en vain à tenter une mise en œuvre de la Goana, devenue par la force des choses une utopie, une chimère.  
De plus, si dans son montage technico-financier et dans sa mise en œuvre, la Goana venait à marcher à contre-courant des aspirations de la ruralité sénégalaise, elle annihilerait les énormes efforts consentis par un certain pan de la société civile, du tiers-secteur associatif et du secteur privé pour sortir le monde rural du gouffre. Et, last but not least, si l’on ne s’assure pas d’un bon ancrage socioéconomique et ethnoculturel de la Goana dans le paysage rural sénégalais, elle risque de désorienter et de déboussoler encore une fois les paysans dans un contexte d’endémisme de la paupérisation rurale. Ce serait tout aussi désolant de constater que nos gouvernants actuels n’en fassent qu’à leurs têtes, qu’ils ne sachent pas et ne veuillent point prêter une oreille attentive aux avis autorisés (et Dieu qu’il en existe dans ce pays); et encore moins décrypter les signaux et voyants d’un environnement mondial extrêmement mouvant.  
Avec la Goana, évitons d’être infatués et imbus de nos personnalités ; ce qui est du reste complètement aux antipodes de l’humilité dont il s’agit de faire montre quand on est à un certain niveau de responsabilité d’autant plus que nul ne saurait prétendre avoir la totalité du savoir et encore moins le savoir de la totalité ! En sus, à défaut de savoir partager ou se prêter à des débats contradictoires sur les options de développement agricole et rural, sachons apporter au Président de la République les conseils qu’il faut ; des conseils qui sachent prendre en compte la pluralité, la divergence, l’objectivité et la rationalité des opinions. Parce que c’est aussi cela être responsable et savoir assumer son devoir d’imputabilité, c’est-à-dire être comptable de ses actes et être redevable de ses résultats devant les hommes et devant Dieu, ici et maintenant, demain et ailleurs.  
Faire sienne et s’approprier la Goana ne saurait se faire que si sa mise en œuvre est sous-tendue par une certaine éthique culturelle et une conscience professionnelle de ses décideurs et exécutants ; s’ils ont un background familial qui en est le ciment ; si leur parcours de vie est probe, décent et auguste ; s’ils disposent d’une compétence socioprofessionnelle avérée et irréprochable ; s’ils ont un cursus expérientiel ad hoc … Toutes choses qui, si elles ne figurent pas dans les cartes de visites ou curriculum vitae des décideurs et exécutants de la Goana, verront celle-ci vouée à l’échec.  
Arrêtons le malin plaisir à faire dans l’apologie, la dithyrambe, le panégyrique, l’immobilisme… dans la mesure où l’heure est grave pour le monde rural et pour nos villes parce que cette crise alimentaire n’est que la partie visible de l’iceberg qu’est la crise agricole ; laquelle s’enracine profondément dans une crise morale, un déclin identitaire, une déliquescence de nos valeurs culturelles, une perte de repères et de référentiels où la place est au culte de la facilité, dont le pendant n’est autre que la médiocrité…  
Ce cri de chœur, cette complainte est un appel à l’endroit du chef de l’Etat et à de son gouvernement afin que l’on n’utilise pas la Goana pour répondre à des adversaires politiques. Tout au contraire, il faudrait plutôt écouter la voix et les réels besoins du peuple dont les masses paysannes constituent l’écrasante majorité. Veuillez donc appeler, Monsieur le Président de la République, à une large concertation et consultation des ressources humaines compétentes en la matière autour de la crise alimentaire, et partant de la crise agricole pour résoudre durablement, et pourquoi pas définitivement, les maux dont souffre la ruralité sénégalaise. (Fin)  
Mohamed Simon NDENE Email: ndenesimon@yahoo.fr  
Balance commerciale déficitaire : Le Sénégal perd encore 48,5 milliards 
Le déficit de la balance commerciale du Sénégal a enregistré un creusement de 48,5 milliards, entre mars et avril dernier, d’après la Direction de la prévision et des études économiques dans sa note conjoncturelle du mois d’avril. Ce qui a porté ce déficit de 406, 7 milliards en 2007 à la même période à 502,4 milliards de francs Cfa. 
 
L’évolution des échanges commerciaux a été marquée, en avril dernier, par des hausses de 11,7 % des exportations contre 33,3 % des importations. Un déséquilibre qui a eu pour conséquence le creusement de 48,5 milliards du déficit de la balance commerciale, entre mars et avril dernier. Ainsi, le Sénégal se retrouve avec un déficit qui passe de 104,4 à 152,9 milliards, d’après la Note mensuelle de conjoncture du mois d’avril de la Direction de la prévision et des études économiques qui en fait état. La situation cumulée sur les quatre premiers mois de l’année 2008 dégage des hausses, en glissement annuel, de 18,8 % et de 21,8 % respectivement dans des importations et dans des exportations. A cette même période de l’année, en 2007, le Sénégal enregistrait un déficit de la balance commerciale de l’ordre de 406,7 milliards de francs Cfa contre 502,4 milliards cette année.  
Par contre, sur les échanges extra communautaires, le Sénégal connaît un excédent de 15,9 milliards enregistré en courant du mois passé. Globalement, sur les quatre premiers mois de 2008, le solde commercial vis-à-vis des pays de l’Uemoa est excédentaire de 57,6 %.  
Par ailleurs, la valeur des exportations de biens a augmenté de 7,4 milliards de francs. Elle passe de ce fait de 63,4 milliards de nos francs, en mars à 70,8 milliards au mois suivant. Les exportations d’acide phosphorique et d’engrais minéraux et chimiques ont été favorisées par la croissance de cette valeur. En outre, la commercialisation des produits alimentaires à l’extérieur s’est décrue de 32,4 % entre les deux derniers mois. La chute est intervenue à la suite du repli des exportations de produits halieutiques et d’arachides. En ce qui concerne les importations de biens, elles se sont fortement accrues, passant de 167,9 à 223,8 milliards, entre mars et avril, soit une augmentation de 55,9 milliards. La base de la hausse reste les importations d’huiles brutes de pétrole et de riz. En glissement annuel, la valeur des importations a augmenté de 46,2 %, sous l’influence des produits pétroliers, des produits alimentaires, notamment le riz et le blé, des véhicules et des machines.  
Les importations en provenance de l’espace Uemoa sont chiffrées à 6,7 milliards en avril, soit 3 % des importations totales, contre 5,2 % le mois précédent. Le gros des importations provient de la Côte d’Ivoire avec 94 %. Les produits qui y sont importés, sont constitués essentiellement de bois et ouvrages, d’huiles et graisses animales et végétales, de fruits et légumes et d’autres produits pétroliers.  
Khady BAKHOUM  
L’Afp sur le réaménagement ministériel du lundi : ‘Les manœuvres politiciennes du pouvoir aggravent la crise scolaire’  
Le réaménagement opéré ces derniers jours pour régler la crise scolaire a été maladroit et ne fera qu’en rajouter au dysfonctionnement sans ouvrir des pistes de solutions. C’est du moins la conviction de l’Afp qui invite Me Wade et son gouvernement à discuter avec les vrais syndicats en lieu et place des menaces contre les grévistes. 
 
La crise scolaire qui perdure a été hier au cœur des débats du bureau politique de l’Afp. Les progressistes qui mettent cette crise sur le dos du régime estiment que ‘les manœuvres politiciennes du pouvoir en place sont en train d‘aggraver une crise qui était déjà assez complexe, eu égard aux données en présence, qui rendent manifeste le fossé entre les immenses besoins et les moyens insuffisants et mal distribués’. Et pour le parti de Moustapha Niasse, le réaménagement opéré ce lundi n’est nullement la solution de sortie de crise. ‘Le réaménagement maladroit ajoutera à l’incohérence et aux dysfonctionnements, sans pour autant ouvrir des pistes de solutions durables’, affirme le Bp de l’Afp. Quant à la récente sortie du chef de l’Etat contre les grévistes, les progressistes précisent que ‘les menaces et autres incartades cèderont tôt ou tard la place à de véritables négociations, avec les véritables syndicats, pour sauver l’essentiel’. Par conséquent, le Bureau politique de l’Afp invite le gouvernement de Me Wade à prendre des mesures d’apaisement et à réaménager le calendrier scolaire pour éviter l’année blanche et la formation au rabais. Par ailleurs, les progressistes estiment qu’il convient de se pencher en urgence sur le brûlant dossier des vacataires de l’Université, ainsi que ceux des personnels administratifs dont les luttes ‘légitimes’ pourraient avoir des incidences sur le déroulement des évaluations. En effet, martèle le parti de Niasse, ‘seuls des irresponsables peuvent feindre l’indifférence, face à la régression économique et financière, aux tensions sociales, à la grève générale, à l’année blanche qui plane, à la famine, à la misère et à l’insécurité’. Ces maux, accusent les progressistes, sont aggravés par ‘les dérives monarchiques et fascisantes du régime des pseudo-libéraux, dont le discours officiel pose Me Wade en absolu’.  
Au sujet des assises nationales, l’Afp souligne que ‘malgré les menaces, la manipulation et la désinformation, le peuple sénégalais debout, dans sa diversité, a choisi parmi ses meilleurs fils pour concevoir et mener jusqu’à leur terme les travaux salutaires des Assises nationales, une nécessité historique et démocratique, devenue un épouvantail pour tous ceux qui tentent de s’agripper désespérément à la mal gouvernance meurtrière à tous points de vue’. C’est pourquoi Moustapha Niasse et ses camarades souhaitent que la raison finisse par l’emporter et que ‘les tenants du pouvoir arrivent à se hisser à la hauteur des exigences du mouvement historique que des gesticulations nourries par la panique ne pourront jamais arrêter’. Une occasion pour le Bureau politique de dénoncer ‘avec la dernière énergie les actes de vandalisme subis par le Président Amadou Makhtar Mbow, le Professeur Penda Mbow et le Docteur Ciré Ly’.  
Georges Nesta DIOP  
L'Office : Mercredi 11 Juin 2008 
Intimidation, menaces et actes de vandalisme : Tekki assimile le régime de Wade à celui de… Pinochet !  
Avec nombre d’actes posés par le pouvoir, surtout en rapport avec la tenue des assises nationales, pousse le mouvement Tekki à se poser une lancinante question. À savoir, « si le Pds veut instaurer un régime à la Pinochet au Sénégal ? » Pinochet, un nom qui en dit plus qu’il ne renseigne après qu’il eut mis en place un régime de terreur en Chili. Aussi, pour le mouvement Tekki, c’est le même procédé au vu d’un délestage volontaire commis contre Amadou Moctar et Penda Mbow, l’interdiction à la jeunesse d’une manifestation de lutte, pression et menaces contre des participants aux assises, actes de vandalisme, exorcisation de la panique, diversion, et…vote de « lois d’exception » en invoquant la thèse du « complot et de l’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Entre autres. Ils l’ont fait savoir dans un communiqué parvenu à notre rédaction. 
D’emblée, le mouvement Tekki se demandera, « Le Pds veut-il instaurer un régime à la Pinochet au Sénégal ? ». Ceci, pour plusieurs raisons. En effet, pour le mouvement Tekki, au-delà du caractère citoyen des assises, « le seul combat qui mérite d’être mené est relatif à la cherté de la vie, la mobilisation citoyenne contre les gaspillages de l’Etat, l’amélioration des revenus des acteurs du monde rural ». Poursuivant leurs propos, pour les membres du bureau national dudit mouvement, il est aussi question « de l’approvisionnement régulier en énergie du pays, la promotion des systèmes éducatifs et de santé publique performants à la hauteur d’un objectif de développement, la sauvegarde de la cohésion dans la conduite des assises nationales », mais également, « la vigilance et la sécurité autour des animatrices et animateurs des assises ». Seulement, pour eux, le Pds cherche à tout prix à torpiller la tenue des assises nationales, en usant de méthodes contraires à la bonne marche d’une démocratie comme le Sénégal. En quoi faisant ? Par des actes d’intimidation, de pression, menaces et de vandalisme. « Indigne ! » se sont exclamés les membres de Tekki, en référence « au refus d’approvisionner les domiciles d’honnêtes citoyens tels que Amadou Moctar et Penda Mbow, après avoir mené une incursion chez le docteur Ciré Ly, tout en plongeant les Sénégalais dans le noir ». À cela s’ajoute, « l’interdiction à la jeunesse de la tenue d’une manifestation sportive de lutte, tout en intimant l’ordre aux représentants légaux d’entreprises nationales membres de la Cnes de quitter celle-ci pour délit de participation de son président Mansour Kama aux assises nationales en qualité de vice-président ». Et, au-delà des menaces, intimidation et actes vandalisme, pour eux, il reste évident que « les tenants du pouvoir veulent exorciser la panique après le lancement réussi des assises, (…), larges concertations citoyennes, démocratiques et nationales ». Mieux, Tekki accusera, « le gouvernement cherche à faire de la diversion, et à installer la scène politique dans un cercle de violence, pour tenter un énième coup de force contre les institutions de la République ». Donnant plus d’arguments à leurs propos, pour encore les membres du bureau national du mouvement Tekki, faire appel à la « thèse du complot » et de « l’atteinte à la sûreté de l’Etat », équivaudrait pour le pouvoir « à un faux prétexte pour faire voter des lois d’exception et manipuler le calendrier électoral ». Ils termineront en criant, « cela commence à faire trop, et il faut y mettre un terme ! ».  
Auteur: Abdoulaye MBOW  
FERLOO : 
Bureau politique de l’Afp sur la situation nationale : « Seuls des irresponsables peuvent feindre l’indifférence… »  
« La situation nationale en plus d’être délétère est devenue un condensé de crises et de tensions alimentées inutilement par le pouvoir en place plombé par le poids de la médiocrité qui l’étreint », déclare le Bureau politique de l’AFP qui s’est réuni aujourd’hui, sous la présidence de M. Cheikh Hamidou Kane, alias Mathiara, Secrétaire national chargé des Infrastructures et des Transports, en l’absence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire général, en mission. 
 
A en croire les progressistes : « Les Assises nationales ont été ouvertes solennellement dans un contexte où des maux de toutes sortes se télescopent, avec des conséquences gravissimes pour le présent et l’avenir de notre pays. Seuls des irresponsables peuvent feindre l’indifférence, face à la régression économique et financière, aux tensions sociales, à la grève générale, à l’année blanche qui plane, à la famine, à la misère et à l’insécurité. Ces maux sont aggravés par les dérives monarchiques et fascisantes du régime des pseudo-libéraux, dont le discours officiel pose Me Wade en absolu. Malgré les menaces, la manipulation et la désinformation, le peuple sénégalais debout, dans sa diversité, a choisi parmi ses meilleurs fils pour concevoir et mener jusqu’à leur terme les travaux salutaires des Assises nationales, une nécessité historique et démocratique, devenue un épouvantail pour tous ceux qui tentent de s’agripper désespérément à la malgouvernance meurtrière à tous points de vue ». 
Le Bureau politique de l’AFP « souhaite que la raison finisse par l’emporter et que les tenants du pouvoir arrivent à se hisser à la hauteur des exigences du mouvement historique que des gesticulations nourries par la panique ne pourront jamais arrêter ». 
Apeurés par la situation nationale, ils s’écrieront : « Comment ne pas s’inquiéter face à la ruine du monde rural, une nouvelle fois victime de l’incurie qui le prive de la préparation d’une bonne campagne agricole ? Comment ne pas s’inquiéter devant la volonté d’accaparement des terres des paysans par la nouvelle caste de prédateurs têtus qui menacent gravement la paix civile ? » 
Selon Mathiara et ses camarades : « Dans le domaine de l’Education, les manœuvres politiciennes du pouvoir en place sont en train d‘aggraver une crise qui était déjà assez complexe, eu égard aux données en présence, qui rendent manifeste le fossé entre les immenses besoins et les moyens insuffisants et mal distribués. Le réaménagement maladroit décidé hier ajoutera à l’incohérence et aux dysfonctionnements, sans pour autant ouvrir des pistes de solutions durables. Les menaces et autres incartades cèderont tôt ou tard la place à de véritables négociations, avec les véritables syndicats, pour sauver l’essentiel ». 
Le Bureau politique de l’AFP ne se limite pas là, il « invite le gouvernement de Me Wade à prendre des mesures d’apaisement et à réaménager le calendrier scolaire pour éviter l’année blanche et la formation au rabais. Par ailleurs, dit-il, il convient de se pencher en urgence sur le brûlant dossier des vacataires de l’Université, ainsi que ceux des personnels administratifs dont les luttes légitimes pourraient avoir des incidences sur le déroulement des évaluations ». 
Parlant des « nombreux délestages », l’AFP « déplore leurs conséquences négatives dans l’industrie, les petites et moyennes entreprises et les ménages, sans oublier l’attractivité nulle pour l’environnement des affaires, qui se heurte déjà à l’obstacle des coûts de facteurs de production. Le Bureau politique de l’AFP dénonce avec la dernière énergie les actes de vandalisme subis par le Président Amadou Makhtar Mbow, le Professeur Penda Mbow et le Docteur Ciré Ly ». 
Le Bureau politique de l’AFP a aussi procédé aux derniers réglages relatifs à la célébration de l’Appel du 16 juin 1999, qui aura lieu à Louga, le dimanche 15 juin 2008. A leurs camarades responsables et militants de Louga, le Bp de l’Afp, « demande de dérouler le format choisi, qui est conforme à l’esprit du mémorable événement annonciateur de ruptures ». 
AD/FC 
Wade-Idrissa Seck : La rupture définitive ! 
On aura toujours épilogué sur les relations faites de « deals et accords secrets » entre le Président de la République, Me Abdoulaye Wade, et son ancien Premier ministre, Idrissa Seck, mais cette fois-ci la rupture semble définitive. C’est en tout cas la conviction d’une source très proche des deux hommes. Et l’explication de cette nouvelle tournure des événements se trouverait dans le fait que « Me Wade (aurait) demandé à Idrissa Seck ce qu’il pensait de son fils Karim Wade » 
 
L’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, ne serait plus disposé à être au centre de négociations secrètes ou à s’engager dans des conciliabules avec son père spirituel. Il se serait alors mis dans une logique de confrontation avec le patron des libéraux, le « pape du Sopi », apprend-t-on de bonne source. Celle-ci bien introduite dans la famille politique du leader de Rewmi, a confié à Ferloo que « l’ex-maire de Thiès serait très remonté contre son ancien patron du fait que ce dernier a envoyé un émissaire lui demandant ce qu’il pense de Karim Wade ». 
« Que penses-tu de Karim qui a maintenant une base politique ? », aurait demandé Me Wade à Idrissa Seck via son émissaire, la veille de sa dernière audition devant la Haute Cour de Justice. Toute chose qui justifierait « le défoulement du sieur Seck sur les magistrats ». La dernière sortie d’Idrissa Seck à Touba reprenant un proverbe sud-africain pour dire « qu’un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit et qu’une forêt qui pousse est silencieuse » est à ranger dans l’ordre d’un début de confrontation. 
D’ailleurs, poursuit notre source, « Idrissa Seck ne veut plus entendre parler de négociations ou d’un quelconque accord avec le Président de la République. Il est plutôt dans une logique de confrontation pure et dure avec son ancien patron au Pds ». « Contrairement à ce qui a été dit dans la presse dernièrement portant sur une rencontre secrète entre Idy et Me Wade en France, il n’en est rien du tout. Idy s’est rendu à Paris pour une affaire strictement personnelle », clarifie notre source qui annonce une sortie très prochaine de l’ancien maire de Thiès pour parler d’une rupture définitive d’avec Me Abdoulaye Wade. 
HS/FC 
Assises nationales : Le Professeur Amadou Mahtar Mbow et les autres sont bien à leur place ! 
 
On a beaucoup fustigé l’acte posé par Monsieur Amadou Mahtar MBOW, ces derniers jours : présider les Assises nationales. 
Je voudrais avant tout livrer une anecdote toute personnelle, dire l’image que j’ai toujours conservée de M. MBOW et qui adhère parfaitement à ce qu’il est demeuré : professeur dans l’âme, de surcroît homme engagé pour la cause africaine, patriote, défenseur des libertés. Il y a bien des années, après avoir été une première fois ministre, il redevient professeur, ce qu’il est profondément. C’est à la fin de cette période que j’ai eu le bonheur de l’avoir pour examinateur à l’épreuve orale d’Histoire – Géographie du Baccalauréat de philosophie. Cela se passait à la Faculté de Médecine de l’Université de Dakar. Après avoir traité le sujet que j’avais tiré, surprise, je me suis entendu dire : « C’est très bien. Maintenant, sortons du programme, parlons un peu de l’Afrique. Que savez-vous de l’OUA ? » Il indiquait en fait la voie. Ce sont des choses qui marquent et qui ressortent certainement au moment des vrais choix. Après tout le parcours qu’on lui connaît (apparemment certains l’ignorent vraiment et d’autres ont perdu la mémoire !), je ne suis donc pas étonnée que ce soit cet homme – là qui, à l’unanimité, ait été choisi pour présider les Assises nationales et qu’il l’ait accepté. Dans son allocution d’ouverture de ces Assises, il dira lui-même : « Au soir d’une vie aussi longue que la mienne au cours de laquelle j’ai participé à tant de combats pour la liberté, la dignité et le progrès des peuples, les miens comme les autres, sans en attendre que la satisfaction d’un devoir accompli, d’une responsabilité assumée, on ne peut se dérober. » Et plus loin : « Rester sourd serait un reniement de soi… ! ». 
Mais que fait le Sénégal de ses grands hommes, de ses femmes et de ses hommes de qualité ? 
Ils peuvent être critiqués (pas par n’importe qui cependant !) ; ils ne doivent pas être insultés, piétinés. C’est à notre pays que nous ferions, alors, perdre toute dignité, car ils sont la vitrine du sénégal. Leurs qualités et leurs compétences sont reconnues sur le plan mondial. En face de cela, que voit-on ? Des personnes qui, hier des quidams, aujourd’hui grisés par les ors de la République qu’ils ne font que traverser tels des météores, veulent leur donner des leçons ! Et pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ont dit ce qu’ils pensaient de la situation du pays, leur pays. Parce qu’ils disent qu’il existe des solutions. 
On a vu aussi attaqués Moustapha NIASSE, il y a quelques semaines, ensuite Amadou Mahtar MBOW, Penda MBOW, les participants aux Assises les plus en vue, les généraux à la retraite Mansour SECK, Lamine KEÏTA, Abdoulaye DIENG…. Ce pouvoir qui a accordé le droit de voter en 2007 aux militaires et paramilitaires en activité, faisant fi de toutes les réticences et oppositions, prend aujourd’hui à partie ces grands généraux à la retraite, parce qu’ils décident, en toute liberté, de se joindre à la réflexion de leurs concitoyens sur des questions liées à l’avenir d’un pays dont ils ont défendu et préservé l’intégrité et la stabilité, d’un pays qu’ils ont hautement représenté à l’étranger et sur plusieurs fronts. Il importe pourtant de se souvenir des raisons qui sont à l’origine de la tenue des Assises nationales. 
La démarche du Front Siggil Senegaal : l’initiative 
Le refus opposé par le pouvoir à tout dialogue sur le processus électoral et sur les questions de démocratie, et face à l’acuité grandissante des difficultés sociales et économiques vécues par les Sénégalais, le Front Siggil Senegaal s’est vu dans l’obligation de trouver une solution à ce blocage. Pour cela, il a pris l’initiative d’aller vers ses concitoyens en vue de créer un lieu de dialogue à travers ce qu’il a baptisé « Assises nationales ». J’ai eu l’honneur de représenter mon parti l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), aux côtés des leaders des autres partis du Front (Amath DANSOKHO, Ousmane Tanor DIENG, Aabdoulaye BATHILY, Madior DIOUF, Momar SAMBE, entre autres), lors de la toute première rencontre du Front avec le Forum civil et la CNES, en juillet 2007. Il faut rendre justice à Mansour KAMA, à Mohamed MBODJ et à leurs organisations. Ils nous ont accueilli notre démarche avec la courtoisie, l’objectivité et l’intérêt que l’on pouvait attendre d’eux. 
C’est à la suite de ces visites que les Termes de références leur seront envoyés pour recueillir leur avis et leur contribution, avant toute réponse définitive. Comme d’autres organisations, ils ont souhaité la participation de tous les partis et du gouvernement. L’opposition regroupée au sein du Front Siggil Senegaal ne nie pas le fait que Maître Abdoulaye Wade soit le Président de la République, mais elle remet en cause la sincérité du vote et sa conviction reste qu’elle a été « flouée » à la dernière présidentielle. Que le Président des Assises nationales reconnaisse la légitimité du Président de la République, c’est un droit absolu qu’il exerce et que personne ne saurait lui contester. Le débat ne se situe pas là. Le propos de ces Assises, ce sont les multiples crises et difficultés, dont l’origine n’est pas seulement mondiale, auxquelles il faut trouver des solutions consensuelles et dont le pouvoir lui-même reconnaît en partie la réalité : il s’agit de la crise alimentaire, de celle de l’agriculture, de l’enseignement….) ; il s’agit aussi de la crise des Institutions, avec ces grands bouleversements ou tentatives de bouleversements de la Constitution, l’irrespect des Institutions et des symboles, avec des ministres qui s’attaquent publiquement entre eux et suggèrent, proposent même, que l’on démette de leurs fonctions certains de leurs éminents collègues, en les renvoyant comme des malpropres ; avec des gouvernants qui se présentent, l’injure à la bouche, devant un peuple sénégalais médusé, des gouvernants au plus haut niveau qui, périodiquement, amusent la galerie, pour tourner en décision leurs adversaires et mettre les rieurs de leur côté. Pendant ce temps, rien de viable ou de durable n’est proposé à la grande majorité des Sénégalais, jeunes et moins jeunes, qui souffre et désespère. 
Les Assises nationales : une grande leçon de démocratie et d’humilité 
Ces Assises ne sont ni sectorielles, ni locales, ni régionales, ni privés, ni étrangères, ni internationales. Elles ne sont pas organisées par l’Etat, mais ouvertes à tous les citoyens de ce pays, elles en regroupent toutes les catégories et vont se dérouler dans chaque département et de manière participative, afin de recueillir l’avis de tous. Vox populi, vox Dei ! Elles sont bien nationales ces Assises ! La cérémonie de lancement l’a prouvé. Quelle lecture doit – on faire de l’affluence impressionnante ce dimanche 1er juin 2008 au Méridien Président, à un tel niveau et dans une telle diversité ? 
C’était une traduction du génie du peuple sénégalais, de son sens de la justice et de son sens de la liberté, face au recul qui ne frappe plus seulement à notre porte, mais qui est déjà là. Cependant, les invectives et les menaces contre les libertés individuelles et collectives n’y feront rien. Le Sénégal, dans sa diversité, a répondu « présent ! », conscient de la nécessité d’une reconstruction nationale à tous les niveaux en sauvant d’abord les acquis démocratiques de 1992 avec un code électoral engendré par le dialogue et le consensus ; ceux du 1er mars 2000 avec l’alternance à la tête de l’Etat. 
Ce 1er juin 2008, j’ai vu des représentants du clergé catholique, de nombreux guides religieux musulmans et des organisations confessionnelles de ces deux religions. J’ai vu l’une des plus fortes présences d’universitaires. J’ai vu des Sénégalais de tous âges, de toutes les catégories sociales et professionnelles, de toutes ethnies. J’ai vu le Sénégal. Et on voudrait remettre en cause le caractère « national » de cette rencontre ? Le Sénégal va être sillonné, quadrillé pour recueillir l’avis, l’expression des populations et on voudrait nous dire que cette réflexion ne sera pas nationale, ne sera pas prise en compte ? 
Et les politiques dans tout cela ? 
Les politiques, c’est-à-dire les partis politiques du Front Siggil Senegaal, ne peuvent qu’être pleinement satisfaits de ce qu’a été le lancement des Assises nationales et qui laisse présager qu’elles seront porteuses de fruits ; satisfaits de l’appropriation par tous de leur concept d’ « Assises nationales », qui s’est concrétisée par une réflexion commune ayant abouti à un produit commun : les Termes de références de ces Assises, puis leur méthodologie et le choix de leurs dirigeants ; satisfaits de l’identification de réels espaces de convergence entre la société civile, les partenaires sociaux et les partis politiques. 
Les partis, en effet, ont été d’emblée compris parce que, justement, plusieurs organisations de la société civile de chez nous, avaient déjà le souci d’amener l’Etat et ses partenaires à un dialogue pertinent et efficace sur la gestion et l’avenir de notre pays. De ce fait, la jonction entre toutes ces organisations devenait inévitable. Le Front Siggil Senegaal qui a pris son bâton de pèlerin pour aller vers ses concitoyens ne peut que se réjouir d’avoir été le catalyseur de cette rencontre et aussi du formidable travail d’organisation de l’ensemble. 
En ce qui concerne l’Etat, précisément le Président de la République, le souhait le plus ardent que l’on puisse formuler est qu’il ait la capacité de se mettre à l’écoute de tout le Sénégal, de ses hommes et de ses femmes de qualité, dont le patriotisme ne souffre d’aucun doute ; à l’écoute du pays profond, non pas seulement de sa clientèle politique, que cessent la négation de l’évidence et les ripostes inutiles et qu’enfin il participe au dialogue. 
Jeanne LOPIS – SYLLA Chercheur à l’IFAN / UCAD Coordonnateur national adjoint de l’Alliance nationale des Cadres pour le Progrès (ANCP) / AFP 
e-mail : jeannelopis@yahoo.fr 
Dualité au sommet du pouvoir entre les acteurs des Assises et les contre-assises : Le Pit crie à « la mauvaise foi » et invite le gouvernement à venir prendre sa place 
En conférence de presse, le comité central du Pit Sénégal a rejeté les arguments soutenus par le pouvoir et le Front de la citoyenneté pour la défense de la République qui parlait de « l’existence d’une dualité et qui pourrait conduire au chaos ». Tout comme le complot dont les uns et les autres ont évoqué. Et pour couper court à toute supputation, le Pit invite le gouvernement à venir prendre sa place dans le bureau des Assises. 
 
Les arguments n’ont pas du tout manqué au Pr Sémou Pathé Guèye, membre du Comité central et porte-parole du Pit pour démonter, pièce par pièce, les arguments soutenus par les membres du Front de la citoyenneté pour la défense de la République. « Je suis catégorique, il n’y a pas de dualité », a-t-il martelé. Non sans le prouver. D’abord, soutient-il, « il ne s’agit pas d’un côté le pouvoir, et de l’autre, l’opposition. En ce sens qu’il y a des acteurs des Assises nationales qui n’ont jamais contesté la légitimité de Me Wade. Au contraire, il y a une dynamique nationale qui transcende vers l’orientation des partis politiques réduits en un carré de résistance autour de Me Wade. C’est dire que les Assises nationales sont un cadre de réflexion pour trouver des solutions aux problèmes du pays que même le pouvoir ne nie pas ». Mieux, il poursuit en précisant que « la réflexion des Assises est située dans le cadre des institutions qui existent déjà. Sinon, ce serait une conférence nationale à laquelle, le Pit s’est démarqué, de tout temps ». C’est pour cela d’ailleurs, ajoute le Pr Guèye, que « le Pit encourage Amadou Mathar Mbow à poursuivre ses démarches pour faire comprendre aux tenants du pouvoir, les buts des Assises nationales ». Dans la même veine, il va balayer d’un revers de la main l’argument du complot contre le régime en place, soutenu par les tenants du pouvoir. « A-t-on jamais vu les comploteurs tenir des Assises dans la place publique et inviter la personne contre laquelle on complote à venir prendre part audit complot ? », s’interroge-t-il. D’ailleurs, dit-il, M. Guèye, nous invitons toujours le gouvernement à venir prendre sa place dans le bureau des Assises. Selon le Pr Guèye, « ce serait un cadre idéal pour expliquer à l’opinion sénégalaise, ce qui a été fait et ce qui reste à faire dans le cadre la lutte contre la cherté de la vie ». 
AT/FC 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 11.06.2008
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