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désinfecter
Les 3
La grève
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Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
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AU -D E L A
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quelle Républiq
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vers une dynasti
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La ruse
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mendicité
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E R R E U R
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un prix à payer
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que la LUMIERE
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TEST
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Impasse
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L’élection prési
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Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
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Violences scolai
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Emploi au Sénéga
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Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
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Pour une sortie paisible et honorable

Pour une sortie paisible et honorable  
 
 
 
Les événements du 23 juin ont symbolisé à plus d’un titre l’expression d’une volonté populaire réelle qui a eu le mérite de réveiller et de faire entendre raison à certains dirigeants du régime qui continuaient à briller par leur surdité, leur cécité et leur égoïsme qui ne vous ont pas toujours servi en bien, Monsieur le président de la République. En effet, au-delà du projet de loi de la controverse que vous avez récemment introduit puis retiré à l’Assemblée nationale, il a existé au Sénégal, surtout ces dernières années, une lame de fond qui a toujours cristallisé le mécontentement populaire et qui s’est brusquement soulevée, exposant en plein jour les difficultés fondamentales de vie et de survie des Sénégalais que nombre de responsables du pouvoir continuaient à minimiser. Pourtant à l’interne comme à l’externe, des voix se sont élevées pour alerter à temps. Malheureusement, leurs auteurs ont été taxés soit de catastrophistes ; soit de mécontents voire de simples opportunistes qui cherchaient à se positionner alors qu’ils étaient conscients du fait que la patience d’un peuple avait des limites objectives qu’aucun pouvoir ne pouvait franchir au monde. 
 
Ainsi, au-delà de L’impréparation qui a caractérisé l’introduction du projet dans le circuit officiel expliquant du coup la faiblesse de la mobilisation des partisans du pouvoir et le tâtonnement noté dans la communication de la mouvance présidentielle, Monsieur le président, beaucoup de vos partisans ont été gênés par leur manque de maitrise réelle des tenants et aboutissants d’une telle initiative. D’ailleurs, c’est ce qui explique la cafouille dans la prise de position de certains députés et la confusion totale qui s’est installée dans les deux cadres unitaires alliés au régime (Cap21 et Ast). 
 
Au niveau du peuple, le vote de ce projet n’a été qu’un prétexte pour s’adresser, cette fois-ci, de manière radicale, au pouvoir en place qui ne cesse d’ignorer royalement les aspects sociaux et humains de la gouvernance politique malgré les signaux forts envoyés par les jeunes à travers le phénomène de l’immigration clandestine (barsa ou barsakh) et les actes de suicide spectaculaires de citoyens désespérés (immolations) devant la plus prestigieuse institution de la République (la présidence).Et c’est fort de ces considérations que nous annoncions le risque de rupture fondamentale entre Wade et sa jeunesse, il y a de cela quelques mois dans un article paru dans le Walf quotidien numéro 5675 du vendredi 18 février 2011 alors qu’on s’inquiétait de l’absence de dialogue fécond entre le pouvoir et les instances nationales de jeunesse du pays pour entrevoir des solutions et dégager des perspectives plus heureuses pour la jeunesse sénégalaise. Une telle situation Monsieur le président, a favorisé la désorganisation de ce puissant segment social ; véritable potentiel de transformation politique et économique qui s’est finalement orienté vers l’informel prenant la rue, en ralliant massivement le coup de gueule donné par certains rappeurs à travers le mouvement ‘Y en a marre’. Car, comme le dit l’adage, la nature a horreur du vide et malheureusement, l’espace a été occupé par des jeunes avec qui il sera très difficile de dialoguer car ne se trouvant dans aucune des instances légales ou officielles de jeunesse du pays. 
 
Malheureusement, le jeudi 23 juin 201, des pans entiers du peuple ont profité de leur désapprobation du projet de loi pour exprimer leur ras-le-bol face aux difficultés réelles qu’ils supportent dans leur chaire en terme de manque d’emploi, de cherté de la vie, de difficultés à assurer la dépense quotidienne. Même si on comprend par ailleurs les contraintes liées à la conjoncture internationale. 
 
(A suivre) 
 
Ma vision du Sénégal de demain 
En vérité, Dieu ne change pas l’état d’un peuple tant qu’il n’a pas changé ce qui est en lui-même ’ (Coran, Sourate XIII, Verset 11)  
C’est à la suite d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de m’impliquer dans la Présidentielle de 2012, dans une perspective mue par un constat, une conviction et un but.  
Le constat, c’est les maux multiformes qui assaillent notre pays. Plus de cinquante ans après son indépendance, le Sénégal tarde toujours à assurer son développement et demeure classé parmi les pays sous-développés. Aujourd’hui, près d’un Sénégalais sur deux est considéré comme pauvre ou souffrant d’une alimentation insuffisante. Le chômage gangrène les jeunes, y compris les diplômés, et les pousse à chercher à émigrer. De nombreux chefs de famille arrivent difficilement à assurer la dépense quotidienne, du fait d’un coût de la vie excessif et mal maitrisé. Neuf enfants sénégalais sur 100 meurent avant d’atteindre 5 ans et quatre femmes sur mille décèdent en donnant naissance. Dans le monde rural, les agriculteurs et des éleveurs sont presque laissés à eux-mêmes, sans possibilité de crédit, d’intrants, de conseil ou d’équipement pour améliorer leur productivité, tandis que les prix au producteur demeurent faibles comparés aux marges engrangées par les autres acteurs intervenant en aval. Des milliers de villages sont encore privés d’eau potable, d’électricité et de pistes d’accès. Trente ans après son déclenchement, le problème casamançais demeure entier, malgré les multiples efforts engagés par les Pouvoirs publics. Notre patrimoine culturel national se délite, l’Etat se préoccupant insuffisamment de sa sauvegarde.  
Notre pays accuse plus de dix siècles d'existence. Mon dixième arrière-grand père, Dassami (Ndasmi) Lô, descendant de Cheikh Abdoul Khadre Dieylani et du prophète Mohamed, venant de Chinguetti en Mauritanie, s’est installé à Mboul dans le Cayor, au début du seizième siècle, en enseignant le coran et en gérant tranquillement une exploitation de coton florissante. Notre pays a toujours contribué à forger l'histoire de l’Afrique, par la capacité de ses fils et filles à marquer leur époque. Le Sénégalais est évocateur, aussi bien au plan religieux, politique, économique, social et culturel. Notre pays, terre d’escale, de rencontre de plusieurs cultures et de Teranga, peut assurément prétendre au statut de patrimoine de tous les peuples du monde. Aujourd'hui, en tant qu’héritiers de la riche et longue histoire de notre pays, pouvons-nous être fiers du flux inexorable de bras valides de la brousse vers Dakar, et de Dakar vers l'espoir tant entretenu de l'eldorado européen ou américain. Oui, si l'on regarde ce qu'il est advenu des contrées du Sénégal où le goût de l'aventure a tardivement tenté ses habitants. Non et trois fois non, si l'on constate que l'Europe ferme ses portes, que Dakar ne peut plus supporter davantage la misère dans ses banlieues, et qu'aucune perspective rassurante ne s'offre aux jeunes qui se sont stoïquement résolus à rester dans le pays.  
Pendant ce temps, certains responsables publics et élus, en toute insouciance, continuent à mener un train de vie dispendieux, dans un contexte de mal gouvernance, d’affaiblissement permanent de l’Etat, de politique politicienne et de promotion des contre-valeurs au détriment des valeurs. Le Sénégal, naguère célébré partout pour sa sagesse et ses avancées démocratiques, fait l’objet de railleries, au niveau africain et mondial, et le pays perd, année après année, de son influence sur la scène diplomatique.  
A qui la faute ? Nul ne peut se dédouaner face à cette situation et chaque acteur a une certaine part de responsabilité. Au premier plan, l'Etat, pour n’avoir pas pu ou su, depuis l'indépendance du pays, matérialiser l'articulation indispensable entre la politique de développement et les potentialités du pays. S'y ajoute, malheureusement la politique dite ‘politicienne’ et, depuis quelques temps, les méfaits de la mal gouvernance. Les élites et les forces vives de la société ont également leur part de responsabilité, du fait de leur faible implication dans la gestion de la Nation, leur manque d'engagement citoyen et, malheureusement, de plus en plus, la priorité donnée à la défense des intérêts personnels ou corporatistes. Enfin, les populations de base ne sont pas étrangères à cette situation, en raison de leur manque de culture citoyenne qui se manifeste dans la propension à ne tenir nullement compte des programmes proposés par les candidats aux élections, à monnayer parfois leur choix électoral et à ne pas sanctionner les promesses non tenues.  
Ce panorama apparaît sévère et pessimiste. Faut-il rester fataliste ? Assurément non. Car, fort heureusement, ces populations ont pris la pleine mesure du malaise ambiant. Ces derniers temps, elles ont posé d’importants actes pour montrer leur rejet de la forme de gouvernance en cours : port de brassards rouges lors de visites du chef de l’Etat sur le terrain, interventions dans les émissions de radio (‘Wax Sa Xalat’), marches, immolations par le feu, grèves de la faim, irruption du mouvement ‘Y en marre’, etc.  
De leur côté, la Société civile et les partis d’opposition (absents pour la plupart du Parlement) ont su bâtir sur ce lit de mécontentement populaire pour exercer une pression sur le Pouvoir, dénoncer ses errements et organiser, avec succès, des Assises nationales ayant abouti à l’élaboration d’une nouvelle charte de la gouvernance publique que toutes les parties prenantes s’engagent à mettre en œuvre dans le futur.  
En tant que simple citoyen, je comprends et partage toutes ces manifestations, puisque je vis, avec ma famille large et mes voisins, les mêmes difficultés. Nous souffrons, du point de vue physique ou moral, des mêmes manques. En un mot, nous sommes tous dans la même galère et nous disons tous ‘Y en a marre’. Mais, il ne saurait suffire de dénoncer cette situation et de n’avoir comme seul slogan ‘ Na dem, Na dem Na dema dema dem ’ (en français : ‘que le Pouvoir dégage, qu’il dégage vite’). En 2000, c’est ce même slogan qui a emporté le régime d’Abdou Diouf qui était pourtant engagé dans un vrai aggiornamento au sortir de la dévaluation du francs Cfa en 1994 et qui commençait à recueillir les fruits de ses efforts de réforme. Onze ans après, la déception l’emporte très largement sur l’enthousiasme, même si Abdoulaye Wade a pu remporter de vrais succès dans certains domaines, aidé en cela par le sens républicain des fonctionnaires qui, comme les militaires commis, ont continué à gérer les chantiers économiques et sociaux de l’Etat, sans états d’âme, n’ayant comme seul souci que celui d’être au service du peuple.  
Aujourd’hui, il est urgent de bien établir, sans parti-pris, le diagnostic du pays, de corriger les faiblesses et de consolider les acquis, en dessinant de vrais programmes alternatifs, crédibles parce que bien réfléchis et proches des faits réels. Et, il est regrettable de constater qu’à huit mois de la présidentielle, la classe politique n’ait jamais pris la peine de penser, dans le cadre de séminaires spécifiques, les programmes sectoriels qui pourraient être mis en œuvre après l’élection de 2012. La Charte des Assises nationales, même pertinente, ne saurait représenter à elle seule un programme de gouvernement, ni les quelques idées discutées en marge des réunions. Rien, en dehors des questions de gouvernance qui ne pourront que s’améliorer au vu de l’état actuel de fragilité, rien ne garantit que la vie puisse être globalement meilleure demain pour les citoyens s’ils décidaient d’alterner l’alternance. Et, aujourd’hui, la sphère politique s’est transformée en une foire d’empoignes sur des faits crypto-personnels, plutôt que d’être un lieu de sérieux débats sur les douloureux problèmes que vivent les Sénégalais.  
Or, le peuple a donc urgemment besoin d’être rassuré sur les pistes d’avenir que ses dirigeants potentiels souhaitent lui tracer et mettre en œuvre. Tel est le sens de mon engagement personnel en direction de l’élection présidentielle de 2012. Tel est l’objet des lignes qui suivent.  
De fait, trois défis majeurs caractérisent le Sénégal d’aujourd’hui : le défi de l’accélération de son développement, celui de l’amélioration de la qualité de vie des populations, en particulier les plus démunies d’entre elles, et, enfin, le défi de la consolidation des valeurs nationales. Chacun de ces défis devra trouver des réponses adaptées, à travers des stratégies et actions clairement définies.  
Ma conviction, une forte conviction, c’est que le Sénégal regorge d’atouts lui permettant de relever ces défis. ‘Yalla yalla baye sa toole’, dit l'adage wolof. J'ajouterai ‘Mbédioum kanam, borom mokoy fadial bopam’.Je martèle enfin que ‘Lou fa djiwou djogoul, diekhoufa’. Le Sénégal dispose de ressources humaines capables de matérialiser l'adage ‘Nitt, nitay Garabam’. Dans le monde entier, se trouvent des fils et filles du pays, connus et appréciés pour leur discipline, leur ingéniosité et leur sens de la solidarité. Malheureusement, le Sénégal ne tire pas assez profit de ses ressources humaines. Ceci doit changer, ici et maintenant. En vérité, ce pays ne saurait connaître l'essor auquel il est en droit de prétendre sans des ruptures majeures dans la façon de gouverner. Les jeunes, les femmes et les hommes du Sénégal méritent un sort autre que celui de vivre dans des cités ou des villages sans perspectives autres que l'émigration, des bourgades insuffisamment loties au plan des infrastructures de base et de la voirie, sans tissu industriel, avec une agriculture qui se meurt.  
Ma conviction, c’est encore que la pauvreté et le sous-développement ne sont pas une fatalité. Pour y faire face, il suffit de susciter l'engagement résolu de tous les citoyens, à la mesure de leurs capacités, autour des défis essentiels. Rien, absolument rien ne justifie, à notre avis, que les villes et villages du Sénégal en soient encore, au 21ième siècle, à réfléchir à des solutions pour assurer les services de base à leurs habitants. Il faut nous donner la main et poser des actes forts pour que la majorité silencieuse soit entendue. Le Mouvement ‘And Suxxali Senegal/ Mouvement pour un Sénégal émergent (Mousem)’ s'inscrit dans cette dynamique.  
En mettant en place cette structure, notre but exclusif est d’élargir le débat jusque-là concentré entre les seuls partis politiques. Pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixé, nous comptons mettre en œuvre une approche fondée sur la concertation, l’élaboration d’un programme rigoureux, sa promotion auprès des citoyens et son enrichissement.  
Ma Vision du Sénégal de demain, c’est un Sénégal émergent, pleinement intégré à une Afrique unie, où la pauvreté et l’ignorance auront été vaincues. C’est un Sénégal, en paix avec lui-même, fier de ses valeurs, qui allie modernité et tradition, dont la gouvernance s’inspire des enseignements et de la pratique de ses illustres fils comme : (i) le grand leader Abdoul Khadre Kane, connu pour sa vertu et ses capacités d’homme d’Etat ; (ii) Serigne Cheikh Mbacke Gainde Fatma et Abdoul Aziz Sy, intellectuels et marabouts à la fois ; (iii) Mamadou Dia, pour son sens élevé de l’Etat et pour sa rigueur ; (iv) Cheikh Anta Diop, pour son attachement au patrimoine culturel et à l’unité de l’Afrique.  
Ma Vision du Sénégal de demain, c’est un Sénégal aussi prospère que la Malaisie, aussi ingénieux que la Corée du Sud et aussi organisé que Singapour. C’est un Sénégal, dirigé par des responsables honnêtes et équitables, sages et sobres, qui mettent les populations au cœur des politiques publiques, qui les servent sans se servir des ressources publiques pour améliorer leur propre sort, qui considèrent chaque citoyen comme un enjeu et qui ont à cœur de lui permettre de vivre une vie digne, partout sur le territoire national et à l’étranger.  
Je détaillerai, au cours des deux prochains mois, le programme complet, chiffré et daté, que je propose aux Sénégalais. En attendant, je voudrais présenter ici quelques mesures-phares qui en constitueront l’ossature en ciblant cinq domaines : le social, l’économie, la culture et les valeurs, les relations extérieures et la gouvernance.(A suivre)  
Par Moubarack LO Président du Mouvement pour un Sénégal émergent (Mousem/And Suxli Senegal) Email : moubaracklo©gmail.com Tel : 33 8640899 Site Web : www.moubaracklo.blogspot.com  
17 décembre 1962 : le jour où le Sénégal emprunta des sentiers obscurs 
La crise qui a opposé Président de la République Léopold Sédar Senghor et le Président du conseil des ministres Mamadou Dia a marqué à jamais notre conscience nationale. A peine deux années après son indépendance le Sénégal prit un virage historique qui allait modifier à jamais le socle de notre vivre ensemble. Senghor s’installa définitivement au pouvoir, Mamadou Dia et ses compagnons furent emprisonnés comme on le sait à la faveur d’un coup d’Etat imaginaire. On l’a vu, le 19 mars 2011 une marionnette désarticulée a pu se payer le luxe d’inventer un coup d’Etat ceci en toute impunité.Il s’en suivi une pantalonnade constitutionnelle qui a eu pour effet de permettre aux sénégalais de se réapproprier leur destin.L’histoire contemporaine nous dira si un pays comme le nôtre habitué aux joutes électorales permettra l’instauration au Sénégal d’une dynastie des Wade en quête de grandeurs… 
 
 
Il manque aujourd’hui de sérieuses références pour les jeunes générations tant la guerre de la mémoire ou plutôt le complot au service de l’argent roi est fort. Les « vainqueurs » de cette forfaiture indigne ont imposé leur histoire comme si le Sénégal n’avait pas d’histoire. Ces vainqueurs soutiers de la néocolonisation ont été les bras armés d’une certaine France dans la neutralisation de nos intérêts au profit d’autres intérêts liés à des réseaux d’affaires français qui n’avaient rien à voir avec nos aspirations, notre culture. Au Sénégal il ne faut surtout pas convoquer les héros qui avaient osé dire non. Pourquoi cette haine de l’histoire ? Pourquoi l’omerta autour de faits historiques qui se sont déroulés chez nous, à l’image de ce moment de l’histoire de notre pays relaté par le regretté Mansour Bouna N’diaye dans son livre « le prince qui croyait à la démocratie » : 
 
« Ce Sénégal [de Mamadou Dia et Senghor] était une synthèse de l’éthique, de l’excellence et du dynamisme. Malheureusement cette orientation n’était pas au goût de forces obscures tapies dans l’ombre, qui réussirent à casser l’excellent duo en train de bâtir un pays moderne et prospère. Pire, ils iront jusqu’à travestir l’Histoire en tentant de gommer de la mémoire nationale que c’est sous la signature du Président du conseil Mamadou Dia que le Sénégal a accédé à l’indépendance. Ces accords furent signés le 04 avril 1960 avec le premier ministre Michel Debré par Mamadou Dia Président du conseil du gouvernement du Sénégal et Modibo Keïta Président de la Fédération du Mali. Le Président Mamadou Dia, père de l’indépendance mais surtout pionnier d’une vision socialiste du développement fondé d’abord sur nos propres potentialités ,mit en place un plan de développement économique et social hardi qui n’était pas du goût des forces néocoloniales et de leurs complices locaux » 
 
En 1962 toute une génération d’hommes politiques s’était empressée de suivre la voie senghorienne teintée d’un lyrisme poétique au service d’une politique qui se voulait au service des Sénégalais mais qui n’était rien d’autre qu’une politique de dénaturalisation de nos aspirations pour un développement endogène et panafricain. Ceci en porte à faux avec celles que le duo de choc que Senghor formait avec Dia pour l’époque et qui mettait au cœur de son projet le bien-être de tout un peuple. 
 
L’Afrique n’étant pas en reste. Nous ne sommes pas là pour dénigrer l’apport du Président poète, avec la complicité de son ami Aimé Césaire, à l’émancipation de l’homme noir. Nous nous intéressons ici à la politique qui broie les âmes qui divise les hommes, et qui grève l’avenir. Jouer la partition d’autrui c’est jouer contre le temps à l’instar de cet adage espagnol qui suggère de « laisser le temps au temps ». Le temps est l’ami des monarques et il ne devient leur ennemi que lorsque la sénescence perturbe leurs prévisions. Les marchands de patience savent cela et ils en raffolent. Combien sont-ils à regretter le choix de 1962 ? En ce temps là, Jacques Foccart avec une cruauté raffinée et au grand jour effaçait de la surface de la terre des hommes comme Félix Moumié, Ruben Nyobé et bien d’autres encore. 
 
Les velléités progressistes ont été étouffées avec une violence innommable au nom de la guerre froide et des intérêts supérieurs du colonisateur. La solitude du combattant était devenue l’avenir immédiat pour ceux qui voulaient le meilleur pour leur pays. Beaucoup d’acteurs politiques de l’époque ont, au soir de leur existence regretté de n’avoir pas fait le choix qui aurait été de refuser l’injustice, l’arbitraire et le « prestige » éphémère que l’argent procure. 
 
Un choix qui n’aurait pas été contre Senghor mais pour le Sénégal. Déjà l’argent faisait des ravages dans notre société et le festival ne faisait que commencer. Une culture de la trahison s’installa avec la motion de censure contre le gouvernement de Dia, une sorte transhumance politique avant l’heure qui est devenue par la suite, nous l’avons vu, une pratique nationale. Le Président Senghor pressé de donner corps à sa vision politique n’a pas vu venir, aussi, il serait injuste de lui faire porter tout seul le fardeau de la plus grande forfaiture de l’histoire politique contemporaine du Sénégal. C’est-à-dire l’élimination politique de Mamadou Dia. 
 
Le Foccartisme était à son apogée. Sans doute que la carrière politique de Senghor allait être stoppée net s’il avait décidé d’accompagner son ami Mamadou Dia visionnaire. Puis arriva le temps de la succession de Senghor épuisé par une longue carrière politique par Abdou Diouf impétrant du « multipartisme foccartien » et successeur au pied levé de son mentor grâce à l’article 35, ceci au détriment d’autres candidats tout aussi capables de conduire les destinées de notre pays. Le cours naturel des choses avait été dévié tel un arbre sain en pleine croissance que l’on aurait choisi d’abattre. Le jeu démocratique fut contourné encore une fois. Mais ceux qui nous aimaient plus que nous nous aimions avaient préféré mettre aux manettes, Abdou Diouf, beaucoup plus malléable et qui se révélera beaucoup plus habile lorsqu’il a fallu survivre au sommet de l’Etat. Dés lors, la fabrique des serviles pouvaient commencer, même la poésie avait disparu de notre quotidien. 
 
C’était le temps des croupiers de l’assistanat, l’argent toujours l’argent. Une décennie plus tard François Mitterrand emboucha sa trompette au service de la démocratie. Cela permit aux Mobutu et autres rois nègres de se pavaner pendant que leurs peuples étaient de manière subtilement françafricaine conduits à l’abattoir. Mais à quoi sert le peuple ? Il faut l’inviter à voter après l’avoir affamé puis le tenir en respect avec des moyens policés et policiers. Nous y avons eu droit ici au Sénégal même si la démocratie que nous chantions était plus attrayante que celle de nos voisins. Malgré tout, de grands hommes parmi nos compatriotes étaient formés et officiaient au sein des instances internationales. 
 
Nos diplomates, nos professeurs, nos médecins, nos artistes étaient reconnus partout pour leurs compétences et comme étant les produits d’une nation en parfaite harmonie avec son histoire. Mais voilà nous avions et continuons d’avoir de sérieux problèmes avec notre histoire commune, c’est ce qui explique peut-être que le professeur Cheikh Anta Diop ait été combattu par les siens et par l’occident. Ils lui ont préféré les historiens (lettrés ou non) fossoyeurs de la République qui ont montré tout leur talent de transhumants politiques lorsque le Dioufisme souffreteux dégénéra en Wadisme à l’issue d’un scrutin libre et transparent. Ce fut un tremblement de terre dont les secousses telluriques étaient différées dans le temps. Même le Président Dia y cru un moment, lui qui avait œuvré pour le rapprochement du célèbre « opposant » avec une partie de l’opposition sénégalaise jadis radicale mais gagné par la real politique. Un radicalisme de gauche déposa les armes puis changea son fusil d’épaule en « gauche ultralibérale »lorsque le festin libéral commença. Cette gauche emmaillotée ne devait sa légitimité que par rapport à sa capacité à refuser les appels du pied du dioufisme en voie de dislocation. Cette gauche de la gauche assena des coups décisifs à la conscience des citoyens prisonniers de la vraie fausse histoire. C’était le début du cauchemar. 
 
Les institutions de la république si chères aux présidents Senghor et Diouf étaient devenues des paravents au service d’une concupiscence jamais égalée. Il fallait digérer définitivement le socialisme dioufien rejeté par les urnes. Puis la génuflexion intéressée finit par donner le coup de grâce au compromis sociopolitique avec les marabouts qui avait si bien réussi au modèle sénégalais. Sa majesté couronnée courut les rues, gava le peuple pétrifié par son image lisse de grand-père fondateur à tous les coins de rue. Il parcourut le monde, distribua de l’argent à ses partisans, qui sortis de leurs ghettos, prirent la mesure de l’enjeu et portèrent cravate. Une nouvelle aristocratie sénégalaise bariolée et vindicative était née. A chacun son ascension comme l’explique Henriette Niang-Kandé dans un éditorial : 
« C’est ainsi que pour certains, l’ascension doit se voir. Coûte que coûte. La transhumance géographique est le premier acte qu’ils posent. Ils découvrent alors La ville, jusque là, pour eux, un espace délimité, contrôlé, sécurisé, infranchissable. Si l’on ne perçoit pas automatiquement tout à fait dans les langes de leur nouveau statut, ce qu’ils seront au juste, on voit déjà ce qu’ils ne sont pas. Nulle humilité dans ces personnages, d’un cynisme effrayant et d’une rare hypocrisie. Pour eux, rien de plus important que leur place parce qu’il faut bien assurer la « rentabilité » d’un investissement (le compagnonnage) aux fins de pouvoir s’en donner à cœur joie avec la République, ses fastes, ses ors et ses deniers. Boulimiques, fanfarons et démagogues, n’ayant aucun sens de l’Etat, incapables de se réserver pour les batailles décisives, comme la lutte contre la pauvreté par exemple. » 
 
Les avalanches de paroles creuses proférées révélèrent leur empressement et leur goût pour les biens terrestres par delà leur inculture somme toute attendue car ce sont eux les véritables héritiers du tournant de 1962. Si tout ce beau monde, c’est-à-dire, les senghoristes affamés (car le senghorisme était plus prestigieux que thésauriseur) et les dioufistes révisionnistes se sont retrouvés dans le camp du pouvoir c’est parce qu’ils appartenaient tous, à quelques exceptions prés, au même conglomérat, celui qui était contre Mamadou Dia et ses courageux partisans. Le recyclage réussi des orphelins du socialisme senghorien puis dioufiste en atteste. Elle est là l’origine de nos problèmes car nous n’avons pas d’histoire et l’on nous raconte des histoires sur mesure, au fur et à mesure que le projet destructeur se révéle au grand jour. Et nous pouvons dire quarante six ans plus tard que c’est Mamadou Dia, « embarqué dans la galère de son temps », qui avait raison et que c’est à lui que revient la victoire sur le temps, le temps des assassins. La restauration de la république passera forcément par la prise en compte d’une culture d’éthique politique et sociale au service du développement inspiré du diaisme. 
 
 
Almamy Mamadou WANE 
Du bon usage des promesses... 
Du bon usage des promesses... Créé le 18 Juillet à 19:54  
 
 
 
 
L´attente aura duré trois semaines. Le Président de la République n´avait pas habitué ses compatriotes à garder le silence aussi longtemps. Pour cette raison, nombreux se croyaient en devoir d´espérer du Chef de l´Etat un discours innovant, un message de rupture, gage d´un décryptage lucide et courageux des événements des 23 et 27 juin. Il n´en a rien été. 
Comme à son habitude, le Maître a joué sur le registre qu´il affectionne : le show médiatique. A l´endroit de ceux qui s’attendaient à un sursaut de réalisme, il a administré la preuve ultime qu´il restait égal à lui-même. Il persiste et signe dans son projet de se maintenir au Pouvoir. Aussi longtemps que possible. J´y suis, j´y reste. Telle a été la réponse, on ne peut plus claire, de celui qui a tenu à avertir tout aussi clairement, qu´il ne saurait admettre une réédition de ce qui s´est passé en juin et qu´il juge "inacceptable et indigne d´une démocratie qui se respecte". 
 
Le Président a indiqué que rien, sauf la volonté divine, ne saurait empêcher sa candidature à l´élection présidentielle de février 2012. A ceux qui lui opposent que celle-ci est anti constitutionnelle et lui rappellent ses propres propos sur cette candidature, il répond "maa waxoon waxeet", autrement dit, "je me dédis", car "seuls les imbéciles ne changent pas", comme il avait déjà fait remarquer à ce sujet. En d´autres termes, il admet que s´il a pu les tenir, ces propos ne l´engageaient plus, dès lors qu´il avait évolué par rapport à l´appréciation de cette candidature. 
 
Le secrétaire général du Parti Démocratique Sénégalais a poussé le tragi-comique jusqu’à affirmer que "les promesses n´engagent que ceux qui y croient". Les Sénégalais apprécieront. Particulièrement ceux nombreux, qui ont eu à "lever la main" en 2.000 et l´ont entendu encore annoncer la création de 100.000 emplois que devrait générer la Haute Autorité pour l´emploi des jeunes. 
 
De la même façon, les ménages et petits artisans qui vivent au quotidien les affres des coupures de courant sauront à quoi s´en tenir lorsque le Président de la République avance que les délestages ne seront plus que "mauvais souvenir dès le mois de septembre". Il en sera sans doute de cette nouvelle promesse comme de bien d´autres entendues de sa part, au sujet des coupures qui ne datent pas d´hier. Les Sénégalais ont encore en mémoire les instructions faites à celui qui fut son premier ministre de l´Energie. "J´attends de vous une solution définitive des problèmes de courant. Il est inadmissible qu´un pays comme le Sénégal soit incapable d´assurer une alimentation continue du courant électrique", ont été ses propos au moment de l´installation de la première équipe gouvernementale en 2.000. Onze ans après, en lieu et place d´une solution, les consommateurs sont confrontés à une situation autrement plus alarmante. C´est vrai que les promesses engagent ceux qui y croient. 
Mais, en se dédisant par rapport à sa déclaration de 2007 sur un éventuel troisième mandat, le Président de la République ne risque-t-il pas de se démarquer d´une catégorie de dirigeants africains de la trempe de Nelson Mandela, Amadou Toumani Touré et autre Alpha Oumar Konaré, pour se ranger dans une autre catégorie, celle incarnée par des hommes qui ont nom Robert Guei, Ibrahim Bare Mainassara, et Mamadou Tandja ? 
 
Arrivé au pouvoir après avoir passé 27 ans de sa vie embastillé à Robben Island, Nelson Mandela s´est satisfait d´un seul mandat à la tête du plus puissant pays d´Afrique. A ceux qui le poussaient à rempiler pour un second mandat, il avait répondu que son âge avancé ne le lui permettait pas. Il avait préféré laisser à plus jeune que lui, Thabo Mbecki, le soin de parachever la mission de construction de l ´Afrique du Sud post-apartheid. Mandela est sorti de prison auréolé de gloire, en champion incontesté de la lutte contre l´odieux système d´apartheid. Cette stature ne lui a jamais faire perdre la tête au point de le pousser à se prendre pour un messie. Il a toujours soutenu à l´endroit de ceux qui auraient pu s´y m´éprendre, qu´il est un humain comme tout un chacun et rien d´un être surnaturel. Cette humilité lui a sans doute permis de s´affranchir de toute tentation mégalomaniaque au point de chercher à s´incruster au pouvoir. L´eût-il souhaité qu´il serait peut-être encore au pouvoir à 90 ans passés. Mais, il a eu la sagesse de comprendre, comme on dit communément, que les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient indispensables. Il avait fait la promesse de remplir un mandat à la tête de son pays et l´a respectée à la lettre. 
 
Plus près de nous, Alpha Oumar Konaré, élu Président du Mali, après l´insurrection populaire qui a eu raison de la dictature de Moussa Traoré, a refusé de modifier la Constitution de son pays pour se maintenir au Pouvoir, au terme de son second et dernier mandat. Il l´a fait contre l´avis de membres de son entourage qui le pressaient de retoucher la Loi fondamentale. Il aurait pu le faire, à l´image de certains chefs d´Etat africains de l´époque. Mais, il a dit non de la manière la plus catégorique par attachement à la démocratie et à l´alternance qui lui est consubstantielle, car lui fournissant la sève qui la vivifie et la revigore. 
 
Konaré a coupé de ce fait l´herbe sous le pied à tous ceux qui auraient pu être tentés dans son pays, de s´amuser d´une manière ou d´une autre, à un tripatouillage de la Constitution aux fins de se maintenir au Pouvoir. Son successeur et à la fois prédécesseur, Amadou Toumani Touré, soupçonné par moments de velléités de modification de la Loi fondamentale, a clairement indiqué qu´il n´en était rien et qu´il était encore en poste pour organiser les élections en 2012. Ce sera pour ensuite passer le témoin à celui que les Maliens auront choisi pour prendre en main les destinées du pays. ATT s´inscrit encore une fois, dans la voie qu´il avait tracée en 1991 en renversant Moussa Traoré. Il avait tenu sa promesse de rendre le Pouvoir aux civils après une courte période de transition. Il a pu ensuite revenir par la grande porte, après avoir troqué sa tenue militaire contre le grand-boubou civil. 
 
A l´opposé de Mandela, Konaré et ATT, l´Afrique compte des dirigeants qui se sont singularisés par le reniement par rapport à des engagements pris antérieurement. Mainassara et Guei ont en commun d´être des officiers et d´avoir pris le pouvoir au moyen d´un coup d´Etat militaire. Tous deux avaient fait, au départ, le serment de rendre le plus rapidement possible le Pouvoir aux civils, après une élection à laquelle ils s’abstenaient de se présenter. 
 
L´appétit du Pouvoir jouant, et sans doute sous l´influence de leur entourage, ils firent volte-face pour se représenter. Le premier a remporté le scrutin au Niger après avoir dissout la Commission électorale en milieu de journée électorale pour se proclamer vainqueur nuitamment. On connaît la suite. Quelques mois plus tard, il est abattu sur le tarmac de l´aéroport, victime d´un coup d´Etat perpétré par des éléments de sa garde rapprochée. Le Niger a connu ensuite plusieurs mois, voire des années de crise. 
 
Concernant Robert Guei, sa tentative de confiscation du Pouvoir par la fraude électorale après le coup d´Etat de décembre 1999, débouchera sur un soulèvement populaire et la proclamation de Laurent Gbagbo comme vainqueur du scrutin d´octobre 2 000. Cet épisode ouvrira une des pages les plus douloureuses de l´histoire de la Côte d´Ivoire. Guei laissera malheureusement sa vie dans ces événements, aux premières heures de la crise politico-militaire en 2002, ainsi que plusieurs membres de sa famille. Il faut espérer que ce pays, naguère le plus prospère et le plus stable de la sous-région, retrouve désormais la paix et l´unité nécessaires à son développement économique et social. 
 
Mamadou Tandja, ancien militaire passé a la vie civile, élu démocratiquement à la présidence du Niger, s´est lui aussi singularisé dans sa volonté de se maintenir au Pouvoir après un second mandat, nonobstant les dispositions constitutionnelles le lui interdisant. Sous le prétexte fallacieux d´un besoin de conduire à leur terme des projets initiés durant son second mandat, Tandja a tenté de se maintenir au Pouvoir. Contre vents et marrées. Il s´est cru indispensable à son pays jusqu´à ce qu´un coup d´Etat militaire sanglant finisse par emporter son régime. S´il a pu avoir la vie sauve, il n´en passera pas moins plusieurs mois en prison avant de bénéficier d´une mise en liberté. Il reste passible devant les juridictions de son pays pour répondre de plusieurs chefs d´accusation de crimes et délits. Les exemples de bons et mauvais élèves de la démocratie en Afrique, d´auteurs de promesses tenues ou non tenues, sont assez nombreux et devraient inciter à réfléchir. 
 
Pour revenir au Sénégal, comment ne pas évoquer le cas de celui qui fut le premier Président de la République ? Léopold Sédar Senghor a abandonné le Pouvoir en 1981. Il l´a fait volontairement, c´est-à-dire sans y avoir été contraint ni forcé. Il avait alors 74 ans révolus. 74 ans, c´est aussi l´âge qu´avait Abdoulaye Wade en arrivant au pouvoir en mars 2.000, après une brillante victoire à une élection, mettant fin à 26 années d´opposition. A 86 ans, tout porterait à croire que le moment était venu pour lui de tirer sa révérence. Sans y être contraint, à l´image de Senghor. 
 
Ils sont en effet très nombreux à n´avoir jamais pris au sérieux son annonce de candidature faite en 2009, au cours d´un voyage aux Etats-Unis. D´aucuns y avaient vu une façon bien à lui de ruser, histoire de pousser ses adversaires de l´opposition à la faute. Depuis jeudi dernier, aucun doute ne semble plus permis au sujet de la volonté de Abdoulaye Wade de s´accrocher désespérément au pouvoir. Vaille que vaille. Il a lancé, à ce propos, une sévère mise en garde à l´endroit de ceux qui seraient tentés de provoquer des troubles du genre de ceux vécus les 23 et 27 juin. Son message a été on ne peut plus clair : tout manquement à la loi sera réprimé avec la dernière énergie. 
 
Reste à savoir si ces menaces auront raison de la détermination de ceux qui jurent de réserver à cette candidature le même sort que le fameux projet de réforme constitutionnelle. Regroupés au sein du Mouvement du 23 Juin, ces derniers préviennent qu´aucune force de répression ne pourra imposer la candidature de Wade. Ils invoquent deux raisons : d’une part, la Constitution qui rend impossible un troisième mandat, d’autre part, un âge trop avancé pour permettre de diriger un pays dont plus de 60 pour cent de la population a moins de 25 ans. 
 
Puisse le bon sens finir par prévaloir afin d´épargner à jamais notre pays d´une crise aux conséquences imprévisibles. 
 
 
 
Emeutes du 27 juin- Abdoulaye Wade accuse les banlieusards : Réponse d’un Pikinois 
Dans son insipide et impertinente intervention du 14 juillet 2011, devant les élus de son clan politique, Abdoulaye Wade, le vieillissime secrétaire général du Parti démocratique sénégalais, parlant des émeutes contre les coupures d’électricité dans lesquelles son fils de ministre de l’Energie nous plonge, a accusé les habitants de la banlieue de Dakar, que nous sommes, d’avoir cassé la capitale lors de ces manifestations de rue. 
L’accusation est déplacée, injuste et ingrate. 
Sur quels éléments se base le chef du PDS pour formuler cette singulière accusation à l’endroit des « pauvres » habitants de la grande banlieue de Dakar ? 
N’est-ce pas que ce sont tous les Sénégalais qui sont sortis ce soir-là pour étaler leur colère sur toute l’étendue du territoire national ? 
Abdoulaye Wade a tout faux. 
Le 27 juin, les habitants de Niarry Tally ont brûlé Niarry Tally, les résidents de Grand-Yoff ont incendié Grand-Yoff, les populations de Pikine ont saccagé Pikine, les riches des Almadies ont pillé les Almadies, les Mbourois ont mis Mbour sens dessus sens dessous, les privilégiés du Point E ont secoué le Point E, jusqu’à pousser un de leurs voisins (Karim Wade) à appeler la France pour une intervention militaire (et pourtant, c’est ce pompier de circonstance qui a attisé le feu par son impuissance à mettre fin aux délestages). . . 
Bref, chaque Sénégalais, chaque victime des délestages a manifesté, à sa façon, le 27 juin, contre les assassines coupures du courant électrique. 
Diable ! Pourquoi, alors, Abdoulaye Wade accuse ainsi, gratuitement, la population de la banlieue de Dakar, d’avoir mis le feu dans la ville cette nuit de juin dernier ? 
C’est une façon de coller aux banlieusards une étiquette d’émeutiers, d’agresseurs, de bandits, de grands bandits ; même si ces populations démunies ont été dans les années 70, 80 et 90, le bras armé politique de l’opposant Abdoulaye Wade (le PDS a rarement perdu, à l’époque, des élections à la périphérie de Dakar). 
Pikine, Guédiawaye, Thiaroye, Yeumbeul, Keur Massar, Keur Mbaye Fall et les autres coins de notre chère banlieue ne sont pas cette niche imaginaire de voyous. 
Nous sommes plutôt une pépinière de futurs cadres (nous l’avons toujours été). 
La preuve, le lycée Limamoulaye de Guédiawaye vient de décrocher, pour la troisième année consécutive, la première place du Concours général, en obtenant le plus grand nombre de lauréats. 
Nous disons, donc, à l’endroit du chef du Sopi que les malfrats et les voyous sont à chercher ailleurs ; peut-être à côté de lui-même, Laye Wade. 
Ce ne sont pas les banlieusards qui ont assassiné Me Babacar Sèye, le vice-président du Conseil Constitutionnel lâchement abattu le 15 mai 1993, au lendemain de législatives. 
Ce ne sont pas les populations de la banlieue de Dakar qui ont provoqué la mort tragique de 6 policiers sur l’avenue du Général De Gaulle, le 16 février 1994, suite à des émeutes qui ont découlé d’un rassemblement auquel avait participé un certain. . .Abdoulaye Wade.  
Ce ne sont pas les habitants de Pikine et de Guédiawaye qui ont ôté la vie à Ismaël Mbaye, le garde-du-corps du Président de la République présumé impliqué dans l’agression sauvage contre l’opposant Talla Sylla dans la nuit du 05 octobre 2003. 
Des exemples comme cela, on peut en donner, encore ! 
Tout cela pour dire les bandits de grand chemin se trouvent sur l’axe Kébémer-Point E.  
Babacar Fall 
Journaliste RFM 
Le Wade man Show : Wade, Walaat ; Waxeet ! 
Nous étions des milliers, voire des millions de Sénégalais ce 14 juillet, les yeux rivés à la télé, à scruter minute par minute, l’arrivée du Président à l’hôtel des Almadies, en attente d’un discours censé être adressé à la Nation, sans position partisane, compte tenu de la situation chaotique qu’a connue le pays le 23 et 27 juin dernier.  
 
 
 
Le Président ayant hiberné dans sa tour d’ivoire pendant trois semaines, les observateurs de la scène politique pouvaient aisément imaginer que l’invitation des élus locaux, à laquelle il a accepté de répondre, pouvait également lui servir de tribune pour revenir sur les violents évènements qui se sont récemment succédés au pays, y compris ceux qui ont ôté la vie à Malick, maçon, jeune père de famille de trois enfants aujourd’hui orphelins, unique espoir de toute une famille.  
 
 
 
Nous attendions tous Wade avec sa « délégation très spéciale » sur un discours et un ton conciliateur et fédérateur, différent de celui qu’il nous a servi ce 14 juillet. 
 
 
 
Les premières images que nous ont offertes les caméras braquées sur le Maître des céans étaient celles d’un homme qu’on peinait à voir. Le visage du Président, devenu Black opal, sans doute à cause de l’enferment et d’un excès de fond de teint destiné à lui procurer une meilleure mine, le regard hagard, Wade avait l’air désinvolte, dépassé par tout ce qui se jouait à ses yeux.  
 
Une fois le micro en main, le Président a retrouvé son élément favori, le populisme. Wade est devenu moins méconnaissable par son apparence physique que par le contenu de son discours. Les propos élogieux et courtisans des nombreux intervenants qui se sont succédés à la tribune, n’ont fait que le rassurer et le revigorer dans sa position d’homme partisan dont la grandeur ne peut dépasser la dimension du PDSL décadent, un parti qui se prévaut de la violence et de la terreur sur les populations pour mieux se maintenir au pouvoir.  
 
De tous les secteurs socio-professionnels qu’il a mentionnés dans son discours, c’est le domaine de l’emploi et de la formation des jeunes qui s’est révélé le plus catastrophique. 
 
 
 
Depuis plus de 25 ans de lutte dans l’opposition que Wade promet de l’emploi aux jeunes, depuis plus de deux décennies que ces derniers lèvent la main à la demande de l’ancien opposant qui s’amusait ainsi à évaluer le nombre de chômeurs dans son pays, le Chef de l’Etat, champion de l’improvisation lors de ses one man show, continue toujours à tâtonner sur l’épineuse question de l’emploi et de la formation des jeunes de son pays. 
 
 
 
Les Sénégalais qui l’ont élu le 19 mars, en majorité les jeunes, continuent encore à user leurs sandales en avalant la poussière, sous un soleil d’aplomb, à la recherche désespérée d’un premier stage ou d’un premier emploi incertain. 11 ans après son accession au pouvoir, Maître Wade continue à tenir aux jeunes les mêmes promesses d’il y a 36 ans !  
 
 
 
La mise en place du FNJP, de l’ANEJ et de l’OFEJBAN, n’a toujours pas suscité d’espoir dans la prise en charge, l’accompagnement et l’orientation des jeunes dans leur insertion professionnelle.  
 
Les nombreuses tergiversations et la légèreté avec laquelle le Chef de l’Etat prend des décisions aussi essentielles comme la formation et l’emploi de cette composante majoritaire de la population sans qu’elles ne soient pensées, réfléchies et évaluées, sont inquiétantes.  
 
L’objectif de créer 100.000 emplois avec des Bac + et Bac – en recrutant des auxiliaires aides de maîtres pour les classes primaires n’a pas de sens. Cette idée farfelue vient corroborer, une fois de plus, l’échec patent de notre système éducatif où l’Etat prétend injecter plus de 40% de son budget. Il n’est dès lors pas surprenant, compte tenu de ces agissements, que le niveau des élèves soit de plus en plus en baisse et que les résultats des examens soient catastrophiques au bac.  
 
 
 
L’objectif de l’école sénégalaise n’est pas de mettre en place un système éducatif parallèle qui génère des emplois précaires tout en maintenant les élèves dans leur condition de sous-enseignés. Les parents d’élèves doivent rester vigilants et rejeter un tel projet en soutenant les enseignants dans leurs revendications pour qu’ils soient mieux rémunérés et libérés des urgences vitales afin qu’ils puissent s’adonner entièrement à leur travail. Ces mêmes enseignants pourraient, s’ils sont payés, assurer des heures supplémentaires aux élèves dans l’aide aux devoirs après les cours.  
 
Pour une meilleure réussite de notre système éducatif, l’Etat doit d’abord s’engager à respecter l’âge minimum de scolarisation des jeunes. Il doit prendre toutes ses dispositions et mettre en place des conditions qui permettent de ne pas exclure des élèves qui rencontrent des difficultés à suivre les cours. Ces derniers peuvent être accueillis dans des classes relais regroupant des secteurs géographiques, le temps de les aider à travailler les matières où ils éprouvent des difficultés, avant de regagner leur classe d’origine.  
 
L’éducation, notamment l’enseignement, ne s’improvise pas et ne doit en aucun cas être bidouillé dans le seul but de satisfaire d’éternelles promesses à l’approche des élections électorales. Il y a un grand fossé entre savoir et savoir transmettre le savoir que seul un Etat généreux et responsable, soucieux de faire passer l’éducation et l’instruction de sa jeunesse en priorité, se préoccupe. 
 
 
 
Ce projet du chef de l’Etat serait d’autant plus injuste que la plupart des hommes et femmes politiques qui nous gouvernent ont leurs enfants à l’extérieur ou dans des écoles privées catholiques au Sénégal.  
 
D’autre part, l’idée de Maître Wade d’« utiliser des milliers de jeunes » dans la construction d’habitations ne règle en rien le problème de l’emploi pour les jeunes ni celui de l’habitat pour les populations. Le problème de l’habitat au Sénégal est essentiellement dû à la spéculation foncière qui ne permet pas à un jeune couple à revenus modestes d’accéder à la location à plus forte raison à la propriété.  
 
 
 
Les difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde de l’emploi n’en serait pas non plus résolues quand on sait qu’il y a des milliers de maçons et autres travailleurs du bâtiment qui chôment actuellement au Sénégal et que tous ces jeunes n’ont pas vocation à travailler dans ce secteur. Que deviendraient ces « incasables » lorsque la construction des bâtisses des nouveaux riches sera terminée ? N’est-ce pas, là encore, une meilleure façon d’exploiter les enfants des pauvres et de les maintenir dans leur condition sociale de classe ouvrière ? Si nous sommes d’accord qu’il y a pas de sots métiers, convenons ensemble que les secteurs que Wade réserve aux jeunes sont ceux de l’emploi précaire offre qui ne leur offre aucune opportunité de sortie de leurs conditions sociales. Qu’en est-il donc de nos jeunes et vieux diplômés chômeurs ?  
 
 
 
Plutôt que d’imaginer et de mettre en place un système de formation en alternance qui leur permet de rester scolarisés tout en accédant au monde de l’entreprise afin qu’ils puissent avoir de nouvelles perspectives d’évolution en plus de la maîtrise d’un métier, Wade tâtonne et joue de l’avenir de ces milliers de jeunes qui l’ont élu au soir du 19 mars 2000.  
 
 
 
Cette même jeunesse, digne et sans emploi, vit dans le noir et patauge dans la boue et les eaux usées des inondations tandis que le monument de la renaissance du Maître triomphe majestueusement. Les jeunes sont venus rappeler à Wade qu’ils refusent de s’engouffrer dans d’éternelles promesses d’un homme censé représenter la sagesse qui ne cesse de se dédire. Ma waxoon, waxeet ! Telle est la nouvelle devise de l'homme qui décide tous les jours de notre destinée et celui de nos enfants.  
 
 
 
Dans son discours, Maître Wade feint d’ignorer que la tempête du 23 juin qui a secoué le pays émane de la force de chaque Sénégalais qui, où qu’il soit, a essayé de faire bouger les choses dans son petit microcosme. Contesté jusque dans son propre rang, son Premier ministre, finalement résigné à se « ranger derrière le gosse », n’a pas échappé aux huées de ses partisans de circonstance.  
 
 
 
Wade ignore peut être que les petits partis insignifiants qui ont accroché leurs Wagons à sa locomotive et son parti réunis, ne peuvent, tout au plus, lui assurer que 25% des suffrages -Walaat-, de leurs familles et proche entourage, avant de le mener à la perdition.  
 
En attendant, le combat continue.  
 
 
 
Madame Hélène Della CHAUPIN 
 
 
 
AFP, porte-parole de Benno Siggil Sénégal/France 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 19.07.2011
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