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LE JOURNAL DES JOURNAUX

Edition du 20 octobre 2007 korbigs@yahoo.fr; Kine.fa@hotmail.com 
HAUSSE DE 25 F CFA SUR LE PRIX DU RIZ 
 
Les explications des importateurs 
Par Mamadou Lamine DIEYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 20 octobre 2007  
 
 
Vingt-quatre heures à peine après la majoration de 25 FCfa sur le prix de la baguette de pain, voilà que les pauvres Sénégalais subissent, sans aucune information préalable de la part des autorités du ministère du Commerce, les contrecoups d’une augmentation du prix du riz. Ainsi, face au mutisme assourdissant du gouvernement, les importateurs de riz tentent d’expliquer cette hausse. 
 
Les consommateurs sénégalais n’en finissent pas de subir les affres du « libéralisme social » du régime de Abdoulaye Wade. Si les libéraux eux-mêmes peinent à le définir ou à lui donner un contenu, force est de constater qu’il est globalement caractérisé par des augmentations tous azimuts des prix des denrées de consommation courante. 
 
Revenant sur l’état de mise en Å“uvre des directives issues du conseil présidentiel sur l’abaissement des prix des denrées de première nécessité le 17 juillet dernier, Amadou Habibou Ndiaye, ministre du Commerce, avait sorti un arrêté portant barème des prix publics plafond des variétés de riz bisé importé. Les nouveaux prix applicables à Dakar donnaient respectivement 200 FCfa le kilogramme pour le riz indien ordinaire, 215 FCfa le Kg pour les variétés Indien Sortex, Thai A1 super, Vietnamien et Américain et enfin 225 FCfa le Kg pour le riz parfumé ordinaire. 
 
Force est de reconnaître que ces prix ainsi déterminés, qui devraient, selon la lettre circulaire signée du ministre du commerce, « être affichés dans les lieux de vente, en application des dispositions légales et réglementaires », n’ont jamais été respectés, notamment par les détaillants qui vivent avec les consommateurs. 
 
Les quelques timides actions sanctionnant les contrevenants et autres commerçants véreux, fortement médiatisées, ont toutefois fait long feu. Face au diktat des boutiquiers, les consommateurs interpellés, dans leur écrasante majorité, se sont sentis tout bonnement abusés, considérant toutes les mesures conjoncturelles et structurelles annoncées en grande pompe par le ministre comme de la poudre aux yeux. 
 
Emmurés dans un silence… 
 
Les importateurs de riz, une quinzaine au total, viennent de majorer, depuis avant-hier, de façon unilatérale, les prix du riz brisé importé. « Nous vendons avec nos coûts de revient », martèle sèchement El Hadj Moustapha Tall, Directeur Général de la Compagnie commercial cinq sur cinq (Cccc) et non moins premier importateur de riz au Sénégal. 
 
Aussi, appliquant la vérité des prix conformément aux cours mondiaux du riz, le riz a connu de nouvelles hausses sur le marché sénégalais. La tonne de l’Indien ordinaire parfumé est ainsi vendue actuellement à 218. 000 FCfa et 208.000 FCfa pour le non parfumé, le Parfumé ordinaire thaïlandais est à 233. 000 FCfa tandis que le royal Umbrella, le Sortex indien, l’A1 super, l’Américain et le Solo sont à 243.000 FCfa la tonne. À l’en croire, « la demande commandant le marché du riz, forte demande sur le plan mondial explique la rareté du produit ». Il s’y ajoute « les inondations subies dans les pays exportateurs, lesquelles ont conduit des pays comme le VietNam d’arrêter leurs exportations pour satisfaire leurs besoins locaux », a - t-il poursuivi. Il en est de même pour l’Inde « qui a arrêté depuis mardi dernier et avait même décidé de décharger les bateaux en partance pour les pays importateurs », dira-t-il. Enfonçant plus loin le clou, il estimera que « l’Egypte, qui pratiquait des prix très compétitifs, a adjoint une surtaxe à l’exportation de 35 dollars sur la tonne ». Avec ces blocages persiste comme c’est le cas à l’heure actuelle, M. Tall n’exclue pas « une pénurie imminente ». 
 
Si l’article 4 de la lettre circulaire du ministère du Commerce datée du 17 juillet dernier stipule qu ’’ en tant que de besoin, le barème peut faire peut faire l’objet de réactualisation, pour tenir compte de l’évolution des cours mondiaux des produits de base », les consommateurs approchés ont jugé très choquant et incompréhensible le fait que les pouvoirs publics se soient emmurés dans un silence religieux devant cette nouvelle donne. D’aucuns sont même allés jusqu’à se demander pourquoi le gouvernement tarde à appliquer la loi No 94-63 du 22 août 1994 qui prévoit des sanctions en cas « d’infractions sur les prix, la concurrence et le contentieux économique ». En tout état de cause, la hausse du riz, élément culturel au Sénégal, est effective. Et la majoration tous azimuts des prix des denrées de première nécessité qui ploient sur le dos des consommateurs déstabilisent davantage les ménages. 
 
 
 
EXTRAIT DU RAPPORT DU CONTRÔLE DE GESTION DE L’ANOCI Karim Wade fait un dépassement budgétaire de plus de 8 milliards de Francs Cfa. 
 
 
Article Par Latir MANÉ,  
 
Paru le Vendredi 19 Oct 2007 
 
 
Plus d’un milliard de francs, c’est le dépassement qu’a connu le budget des 9 projets validés par le Conseil de surveillance de l’Agence nationale de l’Oci. Un surplus dû au projet d’élargissement et d’aménagement de la Corniche ouest de Dakar. C’est ainsi que le montant global et initial du marché est passé de 18. 717. 647. 407 F Cfa Hors tva, à un montant réajusté de 26. 926. 396. 162 F Cfa Hors tva. D’où un dépassement de l’ordre de 8.208.748.755 F Cfa Hors tva, correspondant à un taux de 44%». C’est ce qui est inscrit dans le rapport du contrôle de gestion sur l’exécution des projets d’infrastructures routières de l’agence nationale de l’Oci au 30 juin 2007 avec, bien sûr, les causes de ce dépassement.  
 
Encore une histoire de sous dans les travaux de l’Agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci) qui risque de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Cette affaire fait penser à d’autres travaux d’aménagement célèbres du genre « chantiers de Thiès ». Parce qu’on en avait pris prétexte pour clouer au pilori l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et le jeter en prison. Et c’est comme si l’histoire se répétait. Mais avec cette fois-ci, d’autres acteurs. Il y a encore eu «un dépassement budgétaire» dans le projet «d’élargissement et d’aménagement de la corniche Ouest à Dakar, y compris la construction d’un tunnel à Soumbédioune et de 3 trémies (passages souterrains à : Stèle Mermoz (Cabinet Atépa), avenue Léo Frobénuis, et Place du Millénaire». C’est en tout cas ce qu’on peut noter dans le rapport du contrôle de gestion sur l’exécution des projets d’infrastructures routières de l’agence nationale de l’Oci au 30 juin 2007. Dans ce rapport fait par la Compagnie internationale de conseil et d’expertise (Cice), on y lit clairement à la page 10, que «pour les travaux et le contrôle, le montant global et initial du marché est passé de 18. 717. 647. 407 F Cfa Htva, à un montant réajusté de 26.926.396.162 F Cfa Htva ; d’où un dépassement de 8.208.748.755 F Cfa Htva, correspondant à un taux de 44%». Toutefois, un justificatif du dépassement est donné dans le rapport, en ce sens qu’on explique que c’est « en cours d’exécution, et sur recommandation des partenaires techniques » que sont l’Onas, l’Aatr, le Cetud que ce projet a connu « des aménagements et des adaptations techniques » qui ont entraîné une augmentation du budget initial. Ces adaptations concernent le tunnel de Soumbédioune, d’un coût de 9.802.204.286 F Cfa. Il y a aussi le Toboggan de Soumbédioune, qui enjambe le mur du cimetière, d’un coût de 273.692.349 F Cfa. Un pont routier du Canal IV, d’une valeur de 177 millions de F Cfa Ttc. Les réservations pour traversées de chaussée, qui ont coûté 109.596.252 F Cfa. La voie de desserte, accès Sea Plaza, estimée à 182.968.782 F Cfa Ttc. Sans oublier des travaux divers, qui ont coûté 371.596.792 F Cfa Ttc. Ce dépassement a causé quelques difficultés. Car, c’est le Fonds koweitien de développement économique arabe (Fkdea) qui devait financer en partie ce projet. Alors que son financement n’était que de 18,870 milliards de francs. A cet effet, une seconde requête a été adressée au Fonds koweitien en décembre 2006, pour un montant hors Tva de 5.158.100.925 F Cfa, «pour compléter le coût de construction » du tunnel de Soumbédioune.  
L’ETAT S’ÉVITE UN PRÉJUDICE D’1 MILLIARD DE FRANCS DANS L’AFFAIRE DES FAUX VOLONTAIRES DE L’EDUCATION L’ENQUÊTE BOUCLÉE ET DES SUSPECTS ARRÊTÉS 
 
 
Article Par Latir MANE,  
 
Paru le Vendredi 19 Oct 2007 
 
 
Au moment où les lecteurs auront ce journal entre les mains, la gendarmerie aura fini de boucler l’enquête sur les 750 faux ordres de service de volontaires de l’éducation. Après avoir auditionné plusieurs personnes, dont le Drh du ministère de l’Education, qui avait d’ailleurs porté plainte, la gendarmerie a procédé à des arrestations. Et compte déférer ces suspects. Pendant ce temps, du côté des inspecteurs départementaux, on réclame la lumière et demande au ministre de ne protéger personne. Pour l’intérêt de l’enseignement.  
 
Le moins que l’on puisse dire dans cette affaire de faux et usage de faux qui secoue le monde de l’éducation nationale est que c’est grave. Après le défilé de travailleurs du ministère de l’Education devant la gendarmerie de Thiong, dans le cadre du scandale qui a éclaté au ministère de l’Education, l’heure est maintenant aux arrestations. D’après une source bien au fait du dossier, des personnes ont déjà été arrêtées par les gendarmes. Et seront déférées au parquet. Contrairement à ce que pensent certains, l’affaire ne peut plus être étouffée, à en croire toujours notre interlocuteur. Car, les fautifs ont été identifiés comme étant des agents travaillant au ministère de l’Education. Et la procédure a été enclenchée. Si bien que même le ministre ne peut plus la stopper. Nos sources nous ont aussi confié que c’est le directeur des ressources humaines, Mafakha Touré, qui a saisi la gendarmerie d’une plainte lorsque l’affaire a éclaté. Il a lui-même été entendu par la gendarmerie, à l’instar de certains de ses proches collaborateurs soupçonnés d’être en cause dans cette affaire. Car au début, les gens pensaient avoir affaire à des faussaires qui auraient falsifié le cachet et la signature du directeur des ressources humaines. Mais après quelques interpellations, la gendarmerie s’est rendu compte que les ordres de service ont été confectionnés à partir du même service des ressources humaines du ministère. Elles concernent 750 personnes qui ont été affectées à Kébémer, Kaffrine, Mbacké, Vélingara, Saint-Louis…Si ces faux volontaires de la 12ème génération étaient passés, ils allaient coûter environ un milliard Cfa à l’Etat du Sénégal.  
Des inspecteurs réclament la lumière et accusent  
Des circulaires ont été envoyées, par le ministère de l’Education et le projet des volontaires, aux inspections départementales. Pour leur demander de ne pas accepter les ordres de service. Mais des inspecteurs contactés et qui préfèrent garder l’anonymat, soutiennent qu’ils faut aller au fond des choses. Ils veulent que toute la lumière soit faite dans cette affaire et que le ministre ne cherche pas à protéger les fautifs. Qui doivent être punis de façon exemplaire. Car pour eux, ces pratiques sont la cause des dérives notées dans l’enseignement. M. Abdou Faty, secrétaire général du Sels/authentique, a préféré parler à visage découvert. Soutenant qu’il y a des gens qui sont dans le service de la Drh du ministère de l’Education, et qui ont été recrutés frauduleusement. Et il ne serait pas surpris de voir ces individus se livrer à des fraudes. Il demande que l’enquête de la gendarmerie soit élargie jusque dans les Efi. Où selon lui, il se passe tous les jours des choses pas catholiques.  
 
 
 
DEPASSEMENT BUDGETAIRE DANS LES CHANTIERS DE LA CORNICHE OUEST 
 
Karim Wade « trébuche » sur 8 milliards de francs Cfa 
 
vendredi 19 octobre 2007, par Nettali /  
 
C’est la Compagnie internationale de conseil et d’expertise (Cice) qui a confectionné le rapport de contrôle ayant établi un dépassement de 8 milliards dans l’exécution des travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) sur la Corniche ouest. L’information livrée par la Radio Futurs média (Rfm) hier jeudi, est largement reprise dans l’édition du jour du quotidien L’Observateur. 
 
Selon la Radio futur média (Rfm) qui donne l’information, le budget prévu dans le cadre des travaux de l’Agence nationale de la Conférence islamique a connu un dépassement de 8,2 milliards de francs Cfa. L’enveloppe initiale prévue pour les travaux d’aménagement et d’élargissement étant au départ de 18,7 milliards sans le Taxe sur la valeur ajoutée (Tva), ce sont finalement 26,9 milliards qui vont être décaissés. Soit un dépassement de 8,2 milliards de francs Cfa. Selon le document exploité par la Rfm , les causes de ce dépassement sont dues aux blocages constatées notamment au niveau de Soumbédioune. Le pont de Canal VI est aussi cité dans les arguments explicatifs comme la voie de desserte, accès Sea Plazza etc. Pour faire face à ces dépassements, une nouvelle requête a été adressée au Fonds Koweitien en décembre 2006, pour un montant de 5 milliards de francs Cfa. 
 
Prix du pain : Le ministre du Commerce : un Salomon tardif 
 
Il s’en est fallu de peu pour que le Sénégal connaisse «les émeutes du pain», tellement a été désastreuse la gestion de l’augmentation intervenue sur le prix de cette denrée alimentaire. Pour une hausse que tout le monde savait inéluctable, le ministère du Commerce aura brillé par son incapacité d’anticipation et ses tergiversations, mettant ainsi à rude épreuve les nerfs des consommateurs. Par leur boulimie, les syndicats de boulangers n’ont pas été en reste dans ce qui est apparu comme une volonté de tailler des croupes au moral des ménages. Pendant plusieurs semaines de conciliabules en tergiversations, les calculs à la petite semaine sur la place publique ont sonné pour les populations comme les actes préparatoires d’une exécution pour un condamné à mort. Dieu sait qu’on aurait pu se passer de tous ces actes de torture psychologique.  
 
Les multiples facteurs, ayant fait monter les cours du blé, avec comme conséquence la hausse du prix de la baguette de pain, en Europe notamment, et en France tout récemment, faisaient que cela relevait du donquichotisme que de faire croire que l’îlot Sénégal pouvait être indemne face au tsunami de la hausse généralisée.  
 
Comme si, ainsi qu’ils ont tendance à le croire pour bien d’autres domaines, les Sénégalais pensaient que «cela n’arrive qu’aux autres…». Gouverner c’est prévoir, mais gouverner c’est aussi prendre la responsabilité de dire la vérité aux administrés. A la place d’une telle attitude attendue de lui, le Gouvernement, à travers le ministre du Commerce Habibou Ndiaye, s’est singularisé par ses atermoiements ayant abouti à l’exaspération des populations. Des prix qui partaient dans tous les sens, des tarifs qui passaient quasiment du simple au double d’une région à une autre du même pays. A se demander s’il y avait encore un ministre du Commerce en fonction.  
 
Ancien directeur du Commerce extérieur, du temps de Idrissa Seck déjà , le ministre du Commerce est supposé détenir suffisamment d’expérience pour éviter aux populations cette pénible attente et ses interminables bras de fer qui auront abouti à une solution connue depuis le roi Salomon, puisqu’elle a consisté à couper la… baguette en deux : les boulangers voulaient une augmentation de 50 francs, ils ont obtenu une de 25 francs.  
 
Otage de boulangers voraces, le peuple ne trouvait personne pour lui expliquer que cette catégorie est privilégiée avec une forte subvention de l’Etat sur le carburant des machines de boulangeries. Pas plus qu’il n’y avait personne pour lui dire que les intermédiaires inutiles dans la chaîne de commercialisation du pain en alourdissent le prix.  
 
Comme si, cyniquement, on se disait que le pauvre goorgoorlu n’en a pas encore pour son compte, ne voilà -t-il pas qu’on nous annonce une nouvelle hausse, cette fois-ci sur le prix du riz.  
 
Fatou DIOUF - Economiste - N° 17 - Quartier Cheikh Wade - Guédiawaye / Kine.fa@hotmail.com  
 
 
 
CONTRIBUTION NON A UN TROISIEME VOYAGE DANS L UTOPIE ……… 
 
 
Article Par Cheikhou SARR, Responsable Politique PDS Ã GUEDIAWAYE,  
 
Paru le Vendredi 19 Oct 2007 
 
 
Désordre et systématisation d’une opposition sont les seules lignes d’action de certaines formations du contre-pouvoir au Sénégal. Comment s’expliquer l’escalade du propagandisme déployé par des formations comme le PS, l’ AFP et leurs satellites qui estiment qu’une confédération de coalitions , en totale perte de vitesse, pourrait combattre un Parti ayant en charge, en toute légitimité et en toute légalité , la gestion du pouvoir et du pays ?  
 
Le Front Siggil Sénégal, sur le principe, répond à un besoin admis et reconnu, mais vouloir bâtir, au plan de l’action, son approche stratégique et tactique exclusivement sur le désordre, démontre effectivement, son impuissance et son impossible ascension.  
Il est à remarquer son manque notoire de vision, l’absence réelle de programme ou de projet politique dans le déroulement de son offensive et de sa riposte ou de sa défensive, en un mot, l’irréalisme de sa démarche ou l’inadaptabilité de ses approches, enfin l’inexistence d’un système de pertinence capable de contribuer à l’accomplissement d’un parcours politique utile.  
Le Sénégal , notre Patrie , ne sera jamais allergique à la démocratie , mais elle rejette depuis 2000 , l’électoralisme , le clientélisme et l’activisme ; il entend , dans sa nouvelle démarche , éliminer radicalement et rationnellement tout mimétisme ou toutes les velléités de contre-culture qui maintiennent , sans cesse , les pratiques politiques propres à l’expression du culte de la personnalité , au maintien d’un dirigisme anachronique et archaïque.  
Une analyse du système d’intervention de l’opposition débouche, sans aucune exagération, sur un constat qui confirme le caractère très obsolète de leurs modes opératoires qui, dans le fond comme dans la forme, demeurent analogues à ceux opposable à un régime de parti unique. Le leadership socialiste, par exemple , ne mobilise plus, de même , l AFP ne recrute pas , sans oublier le fait extraordinaire qui fait que les autres satellites comme le PIT, la LDMPT et les autres formations assimilées se sont atomisées : LEUR VERVE POLITIQUE DEPEND DU CONSTANT RECOURS QU ILS DEVELOPPENT GRACE A QUELQUES MEDIAS PRIVES.  
Des contorsions incessantes, sous forme d’intoxication, de désinformation et d’agitation, sont devenues, dans une totale mesure, le système de pertinence politique de ces formations politiques désormais incapables de motiver l’électorat : le traitement très bureaucratique de la riposte et de la propagande démontre, s’il est besoin, l’impossible ascension de l’opposition sénégalaise.  
Cibler le quotidien de l’Etat du Sénégal , s’acharner sur le vécu opérationnel du gouvernement , critiquer sa gouvernance et étaler une parade politicienne par le biais des médias , sont l’essence du combat très inefficace qu’entreprend le F.S.S « Front Sëegêul Sénégal » qui, en définitive, n’est ni une coalition , ni une fusion. L’atypisme du FSS explique donc ses très timides performances dont les acquis servent plus les leaders que la structure fédérant des formations politiques ayant en charge le management de l’opposition. STIGMATISER SANS ARRET DEMEURE LEUR VOIE ROYALE.  
L’opinion nationale , dans sa majorité reste circonspecte par ce que la voie d’approche baptisée pompeusement « Assises Nationales » , par exemple , ne cadre avec aucun contexte et apparaît , de façon visible , comme un expédient au service de compétiteurs sans préparation , sans entraînement , sans coaching et sans casting. Des faits comme la marche du 26 janvier 2007 , la non nucléarisation de leurs forces aux élections présidentielles et le boycott des législatives du 03 juin 2007 , constituent une série de griefs qui ont fini d’indigner les citoyens sénégalais ;  
Pourquoi se demande t-on, ces leaders ont-ils eu à afficher, sans aucune pudeur ni retenue, leur immaturité et leur irresponsabilité, voire leur incapacité d’indignation, en préconisant, de façon frontale, le boycott des législatives pour ensuite suggérer la tenue d’assises nationales ? Une telle inconséquence, bardée de naïveté, mérite certes une sanction en corrélation avec la grande légèreté commise par la confédération de ces leaders qui ont une ressemblance évidente, c'est-à -dire une haine et un appétit pour le pouvoir. Veulent-ils inaugurer un entrisme grâce à des Assises Nationales ou entreprendre un 3ème voyage dans l’utopie ?  
Il est utile de rappeler à l’opinion nationale et à la diaspora que le diktat des contre-cultures ne saurait prospérer car le Sénégal dispose, dans son immense diversité, de valeurs qui sont le socle de sa pratique politique et n’a point besoin de leaders recours.  
Le contre pouvoir national, imbu d’acculturation et de mimétisme, vise à accélérer la destruction de la démocratie représentative, participative et sociale ; il active sans arrêt des coalitions construites sur un éclectisme sauvage qui fait fi , terriblement , de la géographie sociale africaine , celle-là qui résiste , avec succès , à toutes les formes de désarticulation organique des peuples.  
Des frères libéraux qui saluent les performances institutionnelles du Sopi et de l’Alternance, encouragent vivement le Secrétaire Général National du PDS Maître Abdoulaye WADE à persévérer dans sa volonté d’installer le Sénégal dans la modernité sans recourir à un syncrétisme mal assimilé.  
La satisfaction des frères libéraux, engagés à assurer un futur aujourd’hui et demain au Sénégal, provient, essentiellement de la productivité institutionnelle du pouvoir qui a réalisé les élections présidentielles, les élections législatives et les sénatoriales, avec en bandoulière, la mise en place d’une équipe gouvernementale où la technocratie semble être la dominante.  
Cette satisfaction deviendrait plus immense si Maître Abdoulaye WADE convoquait sans délai, un congrès extraordinaire du PDS , pour d’abord, exprimer sa gratitude aux forces libérales , signer un contrat politique avec ses militants après que le peuple ait renouvelé son contrat de confiance et replacer le PDS dans la nouvelle contextualisation de la politique nationale, africaine et internationale afin que le quinquennat 2007-2012 amorce , avec assurance , l’émergence pour la modernisation économique et sociale du Sénégal.  
Les militants libéraux invitent le Chef de l’Etat du Sénégal à assurer avec hospitalité et dignité, le gardiennage de la cohésion sociale, l’éradication du désordre, de la décroissance et la sécurité des citoyennes et des citoyens.  
La mobilisation politique du PDS pour la promotion de la démocratie et de toutes ses variantes, l’émancipation des institutions représentatives du peuple, la réussite d’une politique de création de richesses nationales et de revenus, enfin, la réalisation d’un panafricanisme capable de donner une forme et un fond réels à l’intégration économique africaine sont devenues, en ce 21ième siècle le fondamental stratégique et tactique du leadership libéral au Sénégal.  
Assurer l’unité nationale, préserver l’intégrité territoriale et améliorer le niveau social des populations sont les éléments constitutifs de la nouvelle plateforme des libéraux qui s’engagent à vous accompagner et à combattre tous ceux qui cherchent à faire faire au Sénégal un autre voyage dans l’utopie.  
ESTIMANT LE DIALOGUE AVEC Me WADE COMME UNE QUESTION DÉPASSÉE LA CAP 2007 FAIT CAP SUR LES « ASSISES NATIONALES » 
 
 
Article Par PAPA SOULEYMANE KANDJI,  
 
Paru le Vendredi 19 Oct 2007 
 
 
La Coalition Alternative 2007 (Ca 2007) - qui regroupe, outre l’Alliance des forces de progrès (Afp), huit (8) formations politiques et un (1) syndicat, en l’occurrence l’Udts a craché, hier, du feu sur les libéraux qui n’ont « ni la compétence, encore moins l’expérience pour sortir le Sénégal de la situation catastrophique dans laquelle ils l’ont mis ». Autrement dit, les « Assises Nationales » sont sa seule préoccupation de l’heure. Et rien d’autre.  
 
Le porte-parole de la Ca 2007, M . Massène Niang, n’a pas du tout fait dans la dentelle lorsqu’il s’est agi, hier, de dénoncer ce qu’il appelle « les dérives institutionnelles consécutives à la création d’un Sénat et à la volonté de ressuciter le Conseil économique et social qui sont des structures inutiles et onéreuses à la fois ». Et c’est pour vanter le mérite des « Assises Nationales ». Non sans parler de la « question dépassée », à leur niveau, que constitue le dialogue politique avec Me Wade. La transition était toute trouvée pour aborder « la problématique du train de vie dispendieux de l’Etat qui découle d’une malgouvernance sans pareil ». Et Massène Niang de poursuivre : « Le fait de faire passer le budget de la présidence de la République , entre 2000 et maintenant, de quatre (4) à , tenez-vous bien, soixante-quatre (64) milliards de Fcfa, prouve qu’on est en face d’un pouvoir qui use et abuse de l’argent du contribuable à sa guise ». Dès lors, enchaîne le porte-parole de la Ca 2007, il ne faut pas s’étonner du « renchérissement continu du coût de la vie avec les hausses inadmissibles sur l’électricité, le carburant, le pain et bientôt le sucre ». Toujours, à en croire le Coordonnateur national du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu), le caractère « presque endémique » du choléra ne découle de rien d’autre si ce n’est du « détournement de l’argent initialement alloué aux grands chantiers comme l’assainissement, la gestion des ordures, la protection de l’environnement ou encore l’évacuation des eaux usées ». Aussi, il préconise un retour à l’orthodoxie pour prendre en charge les « véritables préoccupations » des Sénégalais. Quid de la situation « peu enviable » du monde rural qui « s’empire de jour en jour » depuis 2000 ? Là , le souteneur de Moustapha Niasse à la dernière présidentielle a cru devoir fustiger « la privatisation de la Sonacos , devenue Suneor, qui n’a fait qu’aggraver le sort des paysans et la quasi-inexistence d’intrants comme les semences et les engrais ». Toujours au chapitre des « problèmes sociaux », la Ca 2007 est revenue sur « l’accès au savoir qui est devenu un luxe pour le Sénégalais moyen ». Si on y ajoute « les grèves cycliques, les engagements non respectés du gouvernement et les 42% du budget qui seraient consacrés à l’éducation », il ne faudrait pas du tout s’étonner, souligne avec force Masséne Niang, de la prolifération des écoles privées.  
Rupture du dialogue politique, dérégulation des institutions de l’Etat La Raddho et le Forum civil ouvrent le Front citoyen 
 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE,  
 
Paru le Mercredi 10 Oct 2007 
 
 
La Rencontre africaine de défense des droits de l’Homme (Raddho) et le Forum civil, ont décidé «de bâtir avec tous les acteurs sociaux, économiques, un rempart citoyen dans le seul but de préserver les intérêts globaux de notre pays».  
 
Pour mettre sur pied ce front citoyen, des contacts seront établis à cet effet avec tous les acteurs de la société civile, les organisations patronales, les syndicats, les organisations de femmes, de jeunes…, a annoncé hier, le secrétaire exécutif de l’organisation de défense des droits humains. Alioune Tine était face à la presse, hier, au sortir d’une rencontre avec le Forum civil. Pour M. Tine, cette démarche, hors du champ partisan, ne s’oppose pas à la tenue d’Assises nationales. «Par cette démarche, la société civile entend prendre toutes ses responsabilités pour la défense de l’Etat et de l’intérêt général», précise-t-il. La Raddho et le Forum civil entendent donc travailler avec l’ensemble des acteurs de la société civile pour que le dialogue national soit une réalité et qu’un diagnostic commun et consensuel de la situation nationale soit fait, pour qu’un traitement approprié soit appliqué. La Raddho et le Forum civil jugent préoccupante la situation politique et sociale, «malgré l’embellie suite aux promesses du Groupe consultatif des bailleurs de Paris». Le monde agricole connaît les pires souffrances, le processus de paix en Casamance est dans l’impasse, la Gambie ne le facilitant nullement, avec la détention de certains membres du Mfdc et la molle intervention de l’Etat sénégalais, déplore la société civile. A ce tableau sombre s’ajoutent le blocage du secteur de l’éducation, la mauvaise gestion du dossier syndical, la persistance du choléra depuis 2001. Autant de signes d’embrasement de la situation. Tout cela aggravé par des menaces d’augmentation du coût de l’électricité, de baisse du pouvoir d’achat des Sénégalais, sans compter une justice malade, une démocratie bloquée et des médias d’Etat confisqués. «Pire, nous continuons à vivre une mauvaise répartition des maigres fruits de la croissance avec un train de vie dispendieux de l’Etat, la dérégulation tous azimuts des institutions de l’Etat, (mise en place d’un Sénat inutile et budgétivore, la déstabilisation du Craes) dans des conditions qui confirment l’ancrage d’une présidence impériale», s’indignent la Raddho et le Forum civil. La société civile en appelle à une union sacrée pour mettre un terme aux dérives et aux louvoiements du pouvoir en place, ceci, dans un contexte socio-économique marqué par une dette intérieure estimée à plus de 300 milliards de nos francs avec la quasi-totalité des entreprises littéralement essoufflées et le front social en perpétuelle ébullition.  
 
Le souci du monde ou philosophie de la globalisation 
 
Le livre de l’économiste-philosophe, El Hadj Ibrahima Sall, intitulé Le souci du monde, l’universel à l’épreuve de la globalisation a été au menu de l’émission littéraire Empreintes du mardi 09 octobre 2007, animée par Sada Kane sur la chaîne Canal Info. Deux autres ouvrages portant, respectivement, sur Hegel et l’Afrique noire ainsi que sur la poésie de Sada Weindé Ndiaye ont été, également, présentés et commentés. Notre propos porte sur l’ouvrage de Sall. Ses principaux thèmes de réflexion ont été analysés et discutés entre l’auteur lui-même et l’économiste Moubarack Lô, sous la conduite de l’animateur de l’émission.  
 
Je souhaiterais réagir, dans cette contribution, aux questions et aux enjeux qui ont été agités tout au long de cet échange, en attendant de revenir ultérieurement sur une note de lecture de l’essai.  
 
A mon avis, le premier mérite de Sall, c’est d’avoir livré la matière économique à la réflexion philosophique, cette discipline qui se définit comme une pensée de la pensée. Il fallait le faire, car autant les Mathématiques, l’Histoire et la Sociologie se développent aujourd’hui avec bonheur en investissant la matière économique, autant ils sont rares les philosophes contemporains qui alimentent l’analyse économique à partir d’un point de vue philosophique. Misère de la philosophie ou fin du monde annoncée par Fukuyama ? Pour tout dire donc, le questionnement de Sall est en soi admirable de sens : l’unification de l’espace de production et de consommation à l’échelle du globe, s’accompagne-t-elle d’une universalité des valeurs ? Ou au contraire, est-ce que la mondialisation signifie que globalisation économique et antagonismes culturels sont nécessairement charriés dans un même mouvement dialectique ? Où se situe alors le nÅ“ud gordien de cette contradiction ? Graves questions, qui surgissent pourtant à chaque coin et recoin de l’actualité.  
 
La démarche de l’auteur semble complexe, car puisant aux sources croisées de l’épistémologie, de l’histoire, de la politique et de l’économie elle-même. Malheureusement, et c’est l’une des faiblesses de l’émission, les débats se sont, très vite et pour l’essentiel, focalisés sur les conditions historiques d’émergence de la mondialisation, occultant ainsi les enjeux ontologiques posés par le livre. Les échanges entre Sall et Lô, difficilement canalisés par le journaliste, ont alors dévié vers un choc d’idées sur les conditions d’éclosion des sciences, des techniques et de grandes découvertes des régions du monde observées dans l’Europe de la Renaissance. Sall , en particulier, s’est laissé aller à des interprétations qui méritent discussion, au moins à deux niveaux : sa vision européocentriste de l’émergence de l’esprit scientifique et sa surestimation du rôle des savants philosophes dans le processus historique de mondialisation.  
 
Le développement de l’esprit scientifique  
 
A chaque stade de développement des sciences de la nature, a correspondu une ère philosophique ou plus précisément métaphysique : Thalès et la philosophie de la Nature , l’Analyse arithmétique et le Discours de la méthode cartésien, la Physique de Newton et l’Esthétique transcendantale de Kant, toutes ces deux dernières étant ensuite rendues caduques par la théorie de la Relativité d’Einstein.  
 
Cependant, en remontant l’histoire des sciences et de la philosophie, il est important d’éviter le piège de l’européocentrisme. Il ne s’agit point de nier l’origine grecque de la philosophie occidentale. Mais il faut aussi, sans cesse, rappeler que l’agriculture est née en Mésopotamie il y a 10 000 ans, affirmer l’importance de l’héritage que l’Egypte pharaonique a transmis à la Grèce , l’apport des Arabes aux Mathématiques et à l’Astronomie, noter que le décloisonnement intercontinental conduit par l’Europe à la fin du moyen âge était plutôt attendu du côté de la Chine , alors techniquement beaucoup plus avancée, et enfin, regretter à jamais la grande civilisation disparue des Mayas. Faute de ce devoir de mémoire, des penseurs comme Hegel et Heidegger, entre autres, ont développé une conception de la science et de la philosophie qui, sans être nécessairement raciste, n’en était pas moins immanquablement européocentriste. Je dis donc : attention à ne pas reproduire ces schémas de pensée. La conscience de l’héritage universel des sciences devrait plutôt favoriser l’aspérité.  
 
A ce niveau, il n’est nullement exact de dire, comme le fait Sall, que les autres cultures ont eu un rapport contemplatif avec la nature et les sciences. Lorsque le Prophète Mohamed (Psl) recommandait à ses compagnons d’aller jusqu’en Chine pour chercher la science, il ne visait certainement pas la connaissance spirituelle (il en est le foyer éternel), mais sûrement l’ensemble des savoirs scientifiques et techniques. L’application de ces enseignements a donné naissance à des génies universels comme Al Kindi de Rahazès, Al Biruni d’Avicenne, Omar Khayyam, Al Kwarizmi qui découvrit l’Algèbre et l’Algorithme, Al Hashani qui calcula, pour la première fois, le nombre ... et la liste n’est pas exhaustive.  
 
Beaucoup de penseurs ne peuvent pas imaginer la philosophie coupée des sciences. Force est, cependant, de constater que l’autorité des philosophes s’est fortement amoindrie de nos jours. Ecoutons, à ce sujet, l’épistémologue Jean-Toussaint Desanti : «...Le philosophe pourrait chercher à trouver un mince filet de voix ... car ce ne sera plus, désormais, la voix d’autrefois, celle qui, pour tous, proclamait la vérité. Il faut s’y résoudre, le philosophe n’énoncera plus le savoir.» Ce jugement est peut-être sévère, mais l’histoire semble le corroborer. Ne dit-on pas que Hegel a clos l’ère des grands systèmes philosophiques ?  
 
L’origine de la mondialisation  
 
De plus en plus d’économistes relativisent l’impact des découvertes techniques dans le progrès économique et privilégient en revanche la qualité des institutions. Ainsi, l’économie-monde européenne a émergé entre 1 450 et 1 650 dans une période sans bouleversement notable au plan des innovations techniques. Les forces énergétiques furent alors le moteur humain, le moteur animal, le vent, l’eau et le bois. A contrario, la Chine s’est trouvée plus avancée sur le plan technologique que l’Europe pendant plus de quinze siècles, sans que ne s’ensuive l’émergence d’un capitalisme marchand ou industriel. L’institution du marché et les structures étatiques ont, par contre, été pointées par plusieurs penseurs comme étant les principaux facteurs discriminants entre les deux zones. Les navigateurs et les marchands gênois et vénitiens appartenaient à des cités-Etats n’ayant pas d’ambition de leadership politique et militaire avec le coût exorbitant qu’un tel rôle devait impliquer. Les structures sociales et politiques laissaient beaucoup de place à l’initiative. D’intéressantes innovations financières ont pu voir le jour dans ces cités-Etats et Goethe disait, à propos de l’une d’elleS, en l’occurrence, la comptabilité à partie double, qu’elle était l’une des plus belles inventions de l’esprit humain. L’accélération de l’histoire n’était pas le fait des intellectuels, ni des militaires, mais bien celui des entrepreneurs comme aimait le rappeler Schumpeter. Et pourtant, depuis la Grèce antique jusque dans nos systèmes africains de castes, les philosophes et les guerriers ont toujours manifesté un dédain à l’égard du travail manuel. A mon avis, il faut également rétablir une vérité historique sur l’émergence de l’Europe du XVIe siècle en reconnaissant les profits fabuleux tirés par les marchands-conquérants du pillage des nouvelles terres d’Amérique et d’Afrique : or, argent et épices, dont la valeur représentait au moins cinq fois la valeur du commerce intra-européen de blé, la spéculation hégémonique de l’époque.  
 
Pour en venir à la mondialisation, on pourrait la définir brièvement comme la formation d’une économie-monde à l’échelle de la planète. Le concept d’économie-monde a été forgé par Fernand Braudel et enrichi par Immanuel Wallerstein qui le définit comme un espace interétatique dans lequel se déploie une division internationale du travail. Avant d’étendre ses ramifications au monde entier au XVIe siècle, l’économie-monde européenne était structurée en cercles concentriques dont le centre était constitué par les Pays-Bas, le Sud et l’Est de l’Angleterre et le Nord de la France , le second cercle par le Nord de l’Italie et de l’Allemagne ainsi que le Portugal et l’Espagne. La périphérie du système était alors formée par la Scandinavie , l’Ecosse, l’Irlande, l’Europe de l’Est l’Italie méridionale et les colonies d’Amérique.  
 
Au total, il y a une nette différence entre l’existence de relations économiques entre espaces économiques différents et la constitution d’une économie-monde, y compris celle connue aujourd’hui sous le terme de globalisation.  
 
Le phénomène d’interdépendance économique croissante a connu dans l’histoire trois séries de flux dont les deux premières ont été suivies de reflux : au XVIe siècle, au XIXe siècle et depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. La mondialisation actuelle est caractérisée par le rôle de premier plan des acteurs non-étatiques, notamment les firmes multinationales, et la financiarisation de l’économie. Au niveau structurel, le monde est devenu une seule plateforme de production et de consommation. Passons sur la libéralisation des marchés et le développement fulgurant des Technologies de l’information et de la communication.  
 
Fait curieux, la globalisation semble confirmer tout à la fois plusieurs prédictions contradictoires les unes avec les autres : le stade suprême du capitalisme de Lénine, le rendez-vous du donner et du recevoir de Senghor, le dernier homme de Fukuyama, le village planétaire de Mc Luhan et le choc des civilisations de Huntington.Mais quid alors de l'universel ? Et quel avenir pour la diversité ? Parce qu'il pose et discute ces questions brûlantes, le livre de Sall arrive à point nommé.  
 
Souleymane SALL - Pikine / korbigs@yahoo.fr - 
 
 
 
 
SEYDOU DIOUF CANDIDAT DEPUTE PDS A RUFISQUE « Les appareils politiques inhibent la démocratie ». 
Est-ce le temps du passage de témoin, le te 
 
 
Est-ce le temps du passage de témoin, le temps de la relève générationnelle dans tous les secteurs et segments de notre société ? Une « alternance » générationnelle en marche ? Sud tentera de donner la parole à plusieurs acteurs de cette génération nouvelle qui réclame et veut assumer ici et maintenant sa part de République. Seydou Diouf, l’un des candidats du Parti démocratique sénégalais (Pds), de la coalition Sopi précisément, dans le département de Rufisque pour les législatives, Ex-porte-parole du Parti pour le progrès et la citoyenneté (Ppc) de Me Mbaye Jacques Diop est le premier sur la liste. Pour lui, la réponse est oui. Il considère que les appareils politiques actuels inhibent la démocratie. Sa génération doit, selon lui, être aux commandes, parce que, plus apte à comprendre les paradigmes actuels et à les traduire en action. 
 
Le regretté Pape Babacar Mbaye du Parti socialiste (Ps), Moussa Tine de l’Alliance Jëf-Jël, Talla Sylla président de cette structure, Idrissa Seck de Rewmi, Cheikh Bamba Dièye de Fsd/Bj, Serigne Mbaye Thiam du Ps, Seydou Sy Sall de la Ld /Mpt, vous-même Seydou Diouf aujourd’hui au Pds et tant d’autres jeunes des formations politiques du pays sembliez donner l’impression d’être la relève au sein d’une classe politique qui commence à s’essouffler. Depuis 2000, c’est l’éclipse pourtant. On vous entend moins. Est-ce à dire que ce n’était que feu de paille ? 
 
Non, je ne le pense pas. Parmi ceux-là que vous citez, je crois qu’il faut également compter Macky Sall, l’actuel Premier ministre.  
 
e problème ne se pose pas de mon point de vue en termes d’alternance ou d’alternative générationnelle. L’histoire s’inscrit plutôt dans une continuité avec certes son lot de surprises, mais dans une transmission inévitable de témoins. Ségolène Royale, François Bayrou, Nicolas Sarkozy pour prendre l’exemple de la France sont aujourd’hui au-devant de la scène. 
 
Personne ne les y attendait, il y a quelques années. Ils marquent désormais la vie politique française. Au Sénégal également, nous ne pouvons pas couper à l’avènement de cette relève qui est arrivée à maturité. La période des porteurs de pancartes de 1958 est révolue. Ils ont marqué leur temps, mené leurs combats. Ils ont été au cÅ“ur de l’indépendance de ce pays. Feu Majmouth Diop et Amath Dansokho et ses autres camarades du Parti africain pour l’indépendance (Pai), se sont également investis pour les combats de la démocratie. Les soixante-huitards ont également défendu les causes de leur temps. Je pense à Abdoulaye Bathily de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt), ≈, à Landing Savané d’And/Jëf, parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads). Il faut leur rendre l’hommage mérité. Cependant, les paradigmes se posent différemment aujourd’hui pour notre génération. Nous sommes la génération de la mondialisation. Un cadre environnemental où c’est moins par un débat politicien ou teinté d’idéologie que nous allons nous en sortir. C’est plutôt par la compétitivité, par l’attractivité. De nouveaux concepts ont vu le jour. Il nous revient donc d’en assumer les contenus et les exigences. No us battre pour permettre à notre tissu industriel d’être compétitif. De faire muter le Sénégalais paysan en agriculteur performant. De faire en sorte que les nouvelles technologies charrient notre vécu quotidien et lui profitent. Des défis qui ne sont pas ceux de l’ancienne génération. Il appartient donc à la nôtre dans une intelligente convergence d’en assumer les responsabilités. Il nous faut positionner notre pays dans le concert des nations dans un environnement de globalisation et de mondialisation. 
 
Est-ce à dire que vous suggérez une jonction entre les politiques et les autres segments de la société, notamment ceux de l’économie ? Vous voulez faire tomber les barrières ? 
 
Cette jonction existe d’elle-même. Regardez ceux qui dirigent les entreprises, les banques, l’économie globalement. La moyenne d’âge se situe entre 30 ans et 40 ans tout au plus. Ils sont en train de créer des richesses faisant du coup respirer notre économie. Au plan politique, nous sommes leur répondant. Nous portons le même discours, la même vision, les mêmes ambitions liées à notre époque. La finalité de la politique étant le bien vivre de la cité, son action concerne tous les segments de la société. Maintenant, il faut peut-être le dire, il ne s’agit pas seulement d’une question d’âge car je pense que le chef de l’Etat actuel fait même plus jeune que nous quant à son audace et à ses idées et sa volonté de les mener à bien. Mais plutôt d’adaptation à l’époque, d’en comprendre les exigences et d’en donner les réponses idoines. 
 
Mais cette jeunesse reste encore marginale dans le jeu politique ? 
 
Pour la simple et bonne raison que les appareils politiques sont encore sous la coupe des anciens. Ils inhibent encore les velléités de respiration de notre démocratie, la volonté de converger des nouveaux acteurs. On note le même comportement chez certains caciques de la vie économique qui optent pour le statut quo-ante. Je dois dire qu’ayant un vécu et des échanges profonds avec le regretté Pape Babacar Mbaye dont je salue la mémoire et l’œuvre politique, une même sympathie me lie également à Cheikh Bamba Dièye tout comme j’ai partagé souvent le plateau avec Talla Sylla et Moussa Tine, Modou Diagne Fada qui est un ami, que nous sommes une génération d’hommes et de femmes de notre temps. Nous en avons claire conscience. La démocratie sénégalaise a besoin d’un souffle nouveau, même si la recomposition politique doit se fonder sur des valeurs et d’éthique. La démocratie n’est plus une démocratie d’adhésion, elle est plutôt participative. Elle exige aujourd’hui un environnement sain pour une émulation saine de ses acteurs. 
 
Douze formations politiques de l’opposition ont décidé de boycotter les législatives. N’avez-vous pas le sentiment que la démocratie va mal au Sénégal ? 
 
Quatorze partis politiques et coalitions de partis politiques ont décidé eux d’y participer. C’est tant mieux pour la démocratie. Il appartient à ceux qui ont décidé de jouer le jeu électoral de faire en sorte que la participation soit massive et représentative. Pour ma part, je considère que l’option des « boycotteurs » est extrêmement grave. Je ne sais pas s’ils ont mesuré la portée de leur acte et de ses conséquences pour leurs propres formations et pour leurs militants. Les arguments qu’ils avancent sont truffés de contradiction puisqu’on nous dit que nous allons boycotter parce que le président Wade a fabriqué des résultats le 25 février tout en clamant que des électeurs ont voté dans certains bureaux de vote au-delà de l’heure. Ce qui signifie simplement que les Sénégalais étaient dans les bureaux de vote pour exprimer leur devoir et droit citoyen. Le taux de participation en fait foi et il n’a été que la traduction de la mobilisation des électeurs qui ont voté et bien voté. Il s’y ajoute que l’on a noté nulle part des échauffourées le jour du vote. C’est la première fois dans l’histoire électorale du Sénégal. Partout le vote s’est déroulé dans le calme et la sérénité avec des électeurs disciplinés mais déterminés. L’opposition devra assurément répondre devant le tribunal de l’histoire de son acte de boycott en privant à ceux et celles qui avaient porté leurs suffrages sur ses candidats à la présidentielle passée, la possibilité, si ces derniers la suivent, de se choisir librement des représentants à l’Assemblée nationale. 
 
Pourquoi votre formation n’accepte pas le dialogue politique réclamé par l’opposition dans ce cadre ? 
 
Il faut être deux pour dialoguer. L’opposition qui boycotte refuse de reconnaître la légitimité du président Wade et veut dialoguer avec lui, c’est là encore une contradiction difficilement surmontable. Quant à Me Wade, personne ne peut nier qu’il est un fervent partisan du partage. Ne s’est-il pas toujours assis à la table de la négociation quand l’intérêt national l’exigeait même quand il se sentait spolié ? Il faut le dire, il revient aux hommes politiques d’être sérieux. Vous ne pouvez pas contester la légitimité de quelqu’un et vouloir dialoguer avec lui. Sur la base de quoi ? Je déplore même dans ce cadre l’attitude d’une certaine société dite civile. J’ai été sidéré par les propos de l’une de ses membres, qui disait en substance que l’on ne pouvait pas revenir sur l’élection de Me Wade parce que le Conseil constitutionnel a prononcé son verdict, déplaçant ainsi le problème sur le simple terrain de la légalité comme pour dire qu’à défaut de légitimité, contentons-nous de la légalité. Cela me semble extrêmement grave car le problème n’est pas l’arrêt du Conseil constitutionnel qui ne traduit qu’un état de fait observé par tous, le vote massif des Sénégalais en faveur du président Wade. 
 
Que ne confrontez-vous pas simplement vos arguments à ceux de l’opposition autour d’une table ? 
 
Nous n’avons pas les mêmes perspectives ni la même compréhension du dialogue politique. La transparence, la clarté et la régularité du scrutin ne souffrent d’aucune contestation possible. 56% des électeurs se sont prononcés pour le candidat Wade, tandis que les 44% restants l’ont fait pour d’autres. Depuis 2000, la démocratie sénégalaise s’est affranchie des élections mal organisées entraînant des contestations post-scrutin souvent même violentes. Inviter à la table du dialogue sur ce sujet est ainsi une pure perte de temps. Pour tout autre question d’intérêt national, le Pds et son Secrétaire général national ainsi que ses alliés sont tout à fait disposés comme ils l’ont toujours été. Dialoguer donc pour reporter les législatives ne me semble ni judicieux, ni faisable. Nous nous devons de respecter les Sénégalais qui réclament le renouvellement des mandats venus à expiration de leurs représentants à l’Assemblée nationale. Et l’on ne peut créer un précédent dangereux car il suffira dans l’avenir de menacer de boycotter pour prendre en otage le calendrier électoral du pays. 
 
Comment se porte la fusion Ppc-Pds ? Etes-vous désormais bien intégrés au Pds ? 
 
Je ne puis avoir qu’une réponse mitigée à ces questions. J’ai eu le privilège d’avoir été le porte-parole du Parti pour le progrès et la citoyenneté (Ppc) créé en mai 2000 par Me Mbaye Jacques Diop après sa sortie du Parti socialiste (Ps). Tout comme j’ai eu l’honneur, avec ma sÅ“ur Ngoné Ndoye, d’avoir été désignés plénipotentiaires de la formation lorsqu’il s’est agi de fusionner avec le Parti démocratique sénégalais (Pds). Né en mai 2000, le Ppc s’est retrouvé moins d’un an après en avril 2000 aux élections législatives anticipées. Et a pu ainsi affirmer une présence sur la scène politique nationale en se retrouvant à l’Assemblée nationale tout en étant classé 6ème parmi les 25 formations politiques qui avaient pris part à la compétition, engrangeant au passage un peu plus de 20.000 voix. A Rufisque, le fief de notre Secrétaire général, nous nous classâmes 2ème derrière la coalition Sopi ak moom avec plus de 14.000 voix. A la demande du frère Secrétaire général du Pds, Me Abdoulaye Wade, une requête qui était la troisième ou la quatrième du genre que le nôtre nous a consultés en vue d’une fusion avec le Pds. Cette fusion s’est très bien opéré au sommet du Pds. Au congrès du 20 avril 2002, Me Mbaye Jacques Diop avait été nommé secrétaire politique du Pds. Toutes les réformes de la structuration du Pds qui ont suivi ce congrès ont fait gré à cette position de Me Mbaye Jacques Diop dans les instances dirigeantes du Pds jusqu’à ce jour où il est membre du Comité directeur de la formation. Cela s’est également bien passé pour nos jeunes. Deux de nos camarades ont des responsabilités importantes au sein de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl) et du Mouvement des étudiants et élèves libéraux (Meel). Globalement au sommet, cette fusion s’est bien déroulée, d’autant plus que le frère Secrétaire général national, le Président de la République Me Abdoulaye Wade a bien voulu confier de grandes responsabilités d’Etat à Me Mbaye Jacques Diop. 
 
Pourquoi donc une réponse mitigée ? 
 
Simplement et il faut le reconnaître, la fusion passe difficilement à la base. Elle connaît des ratés. A Rufisque où nous n’avons pas toujours été bien accueillis par ceux-là qui étaient devenus nos frères du fait de la fusion. Beaucoup de réticences notées, beaucoup d’ostracisme observé. Une intégration non encore réalisée dans les structures du parti contrairement au procès-verbal de fusion qui en disposait. Qu’il s’agisse de Rufisque ou dans plusieurs autres contrées du Sénégal où nous étions présents et bien présents et d’où même nous avons aidé largement à la victoire de la coalition pendant les élections locales de 2002, notamment à Sokone, Kolda, Foundiougne…, on note une marginalisation de nos camarades au point que très souvent, ceux-là se sont regroupés faute de cadre d’épanouissement au sein du Pds. 
 
Certes, il faut le reconnaître dans certains endroits, les responsables locaux du Pds ont fait droit à cette intégration. Ce qui a permis à nos camarades de donner le meilleur d’eux-mêmes au sein de leur nouvelle formation. Mais c’est-là encore l’exception qui confirme la règle. D’où ma réponse mitigée. Comment ressentez-vous néanmoins votre investiture sur les listes de la coalition Sopi pour les législatives de juin prochain ? 
 
J’exprime tout d’abord ma gratitude au frère Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, président de la République qui a validé les propositions qui lui ont été soumises par la commission d’investiture présidée par le frère Secrétaire général national adjoint, Macky Sall. Il faut cependant préciser que c’est faire mauvaise querelle à Macky Sall quant à ces investitures. La commission qu’il a eu à présider n’a fait que soumettre à l’appréciation du Secrétaire général national ses conclusions. Celui-ci les a validées. En ce qui concerne mon investiture, je pense que ce n’est que justice. Il est quand même difficile de faire abstraction du poids réel de l’ex-Ppc, ne serait-ce qu’à Rufisque où il se classait 2ème derrière la coalition Sopi en engrangeant au passage pas moins de 14.000 voix en 2001. Cela compte. Nous étions également présent sur l’ensemble du département, à Bargny, à Yenn, à Diamniadio, à Sangalkam, Gorom jusqu’à Kaniak etc. Il s’y ajoute que Me Mbaye Jacques Diop entretient également des liens affectifs forts avec Rufisque et ses habitants qui se reconnaissent en lui et en son combat politique. Ce qui lui a permis, pendant la présidentielle du 25 février dernier, de mettre en pratique son concept de « dox koléré, falat Abdoulaye Wade » (retour de l’ascenseur pour la réélection de Abdoulaye Wade. Ndlr) avec les résultats que l’on sait. Ce n’est que justice que d’investir sur les listes de la coalition Sopi un des membres de sa famille politique. 
 
Rufisque semble cependant souffrir de ses « politiques ». La ville végète encore malgré sa position géographique et son rôle historique. Qu’elles en sont les causes ? 
 
Cela est vrai, Rufisque est mal loti. Nous avons le devoir et là je tends la main à tous les responsables locaux du Pds et de la mouvance présidentielle, de nous battre pour que notre département, au regard du rôle historique,-rappelons que c’est dans la salle des fêtes de Rufisque qu’a été décidée la déclaration d’indépendance du pays,-soit associé pleinement à la gestion de l’Etat et qu’il en tire aussi profit. Nous avons exprimé clairement ce souhait le vendredi 27 avril dernier au Premier ministre, Macky Sall. Mais, il faut également le dire, il va de la responsabilité individuelle des hommes et des femmes qui sont placées à des niveaux de gestion et qui doivent travailler à la promotion de notre département en termes d’infrastructures, de réponse juste à l’angoisse existentielle de nos jeunes confrontés au chômage chronique, aux sous-emplois et au manque d’emplois qui s’y vivent, de mise en place d’une carte sanitaire appropriée. 
 
L’engagement politique n’a de sens que s’il permet de répondre aux préoccupations des populations par des actions concrètes. A cela s’ajoute le fait que le département a les potentialités humaines et économiques de son développement. Même s’il est vrai que l’Etat central a des responsabilités majeures, un rôle nouveau dans un contexte de libéralisation et de mondialisation, un rôle de régulation, de redistribution de la richesse nationale de manière équilibrée et quelques fois même par un système de péréquation de sorte à soutenir les moins nantis, les plus défavorisés. Il reste entendu que la ville de Rufisque ne peut pas dire qu’elle n’a pas les moyens, elle qui a le deuxième budget communal après Dakar. Rufisque a un budget annuel de 7 milliards de Fcfa. Un budget donc plus important que celui de la ville de Pikine qui fait 4 à 5 fois la population de Rufisque. Tout est donc dans le choix des investissements pertinents à faire. 
 
EXERGUES : 
 
1/ La période des porteurs de pancartes de 1958 est révolue. Ils ont marqué leur temps, mené leurs combats. 
 
2/ Les paradigmes se posent différemment aujourd’hui pour notre génération. 
 
3/ Les appareils politiques sont encore sous la coupe des anciens. Ils inhibent encore les velléités de respiration de notre 
 
Source © : sudonline.sn 
SENEGAL-GOUVERNEMENT- DETOURNEMENT DE FONDS 
 
L’ancien ministre Yéro Deh : « Je n’ai aucun problème par rapport à cette question » 
 
samedi 20 octobre 2007, par Nettali /  
 
NETTALI - Le mystère sur l’utilisation des fonds pour le financement des élections de représentativité des centrales syndicales demeure entier. La gestion d’une sommede 100 millions dégagés à cet effet reste floue, même si les choses commencent à se préciser, avec les explications des anciens ministres en charge du dossier, selon Sud Fm. 
 
Le débat sur le financement des élections de représentativité syndicale ne fait que commencer, mais les choses se précisent, déjà . A la lumière des déclarations de certains syndicalistes et de Me Babou, l’ex-ministre de la Fonction publique, un déficit de plusieurs dizaines de millions a été constaté. 
 
Me Babou avance un chiffre de 82 millions de F Cfa, pendant que les administrateurs de crédits du temps où Adama Sall détenait le portefeuille de la Fonction publique gardent toujours le silence. Dans cette affaire, les gestions de ses prédécesseurs au poste ministériel, Yéro Deh et Souleymane Ndéné Ndiaye, ne sont pas mises en cause. 
 
Daouda Camara, Secrétaire général de l’administratif et de l’équipement de Yéro Deh alors en activité, aurait remis toutes les pièces justificatives de l’utilisation de 150 millions Fcfa mis à disposition pour les préparatifs des élections de représentativité syndicales dans la période 2002-2003. 
 
D’après certaines sources syndicales, une partie du budget a servi à financer les activités de certains agents de l’administration qui animaient, entre autres des ateliers de sensibilisation à l’intérieur du pays. Des secrétaires généraux de syndicats auraient également reçu des perdiems (gratifications) substantiels. Sidya Ndiaye de la Fgts pose le débat, là où d’autres leaders syndicaux, dit-on, ont curieusement perdu la voix. La puissance de l’argent aurait-elle émoussé leur ardeur syndicale ? 
 
La polémique autour du budget des élections de représentativité syndicale a déjà suscité la réaction de Me Babou, ancien ministre de la Fonction publique. C’est au tour de Yéro Deh qui a également occupé ce poste de clarifier le débat. Sa gestion est sans tache, a-t-il confié. « De toute manière, ma gestion est nickel dans ce ministère-là . Effectivement, j’ai reçu 150 millions. Nous avons dépensé, en tout cas engagé 137 982 847 F Cfa. Mais en réalité, nous avons payé beaucoup moins que cela. Quand je quittais le ministère, il y avait 37 945 689 F disponibles sous forme d’avoirs auprès de certaines entreprises et aussi sous forme de carburant qui a été laissé là -bas. Maintenant, ce qui a été dépensé effectivement a servi à faire le fichier qu’ils sont en train de retravailler aujourd’hui (…) Donc, toutes les factures, tout est disponible au ministère quand je quittais. Alors, moi je n’ai aucun problème par rapport à cette question et encore une fois, je dis que c’est important que ce soit des syndicalistes qui demandent aujourd’hui qu’on vérifie comment on a utilisé cet argent. Moi je trouve que c’est très bien, c’est légitime ». s’est défendu M. Deh. 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 22.10.2007
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