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DIVERS
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L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
Corruption :
L'usure (riba)
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Les 3
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indifférent
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PRESSE
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délires et de ra
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Délestages !
Karim Wade,
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quelle pertinenc
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que force reste
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AU -D E L A
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Les troubadours de Karim Wade

Le prix du culot-wade  
Souleymane Jules Diop Jeudi 5 Fév 2009  
« Le cœur grossier de la prospérité  
ne peut comprendre les sentiments  
délicats de l’infortune » 
CHATEAUBRIAND 
 
Abdoulaye Wade nous avait habitués aux promesses jamais tenues, aux engagements sans lendemain. Mais l’année 2009 s’annonçait différente. Du président de la République, nous pensions qu’il avait enfin renoncé à se prendre pour un immortel. Son discours réaliste était celui d’un repenti, conscient de tout le mal qu’il avait fait, déterminé à ne plus se laisser tenter. Quand quelqu’un vous parle de lui-même avec autant de franchise, vous vous dites que tout ce qu’il dit par la suite est empreint de la même sincérité. Ensuite arrivent les promesses : la baisse des prix des denrées, l’engagement ferme de payer la totalité de la dette intérieure. Abdoulaye Wade, rappelez-vous, avait poussé la comédie jusqu’à déclarer, dans un latin frelaté, que l’erreur est humaine. Nous avons dit quel courage ! Il avait ajouté que persister dans l’erreur était du ressort du diable. Nous avons fondu d’attendrissement, contents d’avoir enfin retrouvé l’homme que nous avions porté au pouvoir le 19 mars 2000. Nous devons nous résoudre à accepter que nous avons élu le diable à la place de l’homme.  
Ce qui est désarmant chez monsieur « doublevé », rare chez les hommes, c’est cette capacité à se renouveler sans cesse, même dans le mensonge. Il nous prend au piège parce qu’il est doué dans la mise en scène de sa propre personne. Quelque habitude que nous prenions à regarder l’artiste jouer au funambule sur sa corde raide, sa forfanterie nous étonne toujours. La tête jetée vers son ciel, nous le regardons jouer ses anciens numéros comme s’il venait de les inventer. Son pas est devenu lent, ses traits noyés dans la graisse, mais le roublard en lui n’a pris aucune ride. Il est toujours aussi efficace quand il doit promettre ce qu’il n’a pas pour avoir ce qu’il veut. 
Le stratagème inventé pour soutirer de l’argent aux sénégalais suit sa propre logique qui n’a jamais été démentie. Il en est ainsi depuis qu’assis sur le trône présidentiel, il a lancé à celui qui deviendra plus tard son Garde des Sceaux : « nos soucis d’argent sont terminés ».  
Les Sénégalais paient trois fois plus d’impôts et de taxes qu’il y a huit ans, quand il s’installait au pouvoir. Il faut ajouter à cet apport financier sans précédent, l’annulation de la dette, proche de zéro. L’Etat a donc trois fois plus de moyens qu’il y a huit ans. Mais nous n’avons jamais autant souffert de notre vie. Le besoin effréné de liquidités est tel que le président de la République a réduit sa noble fonction à celle d’un vulgaire collecteur d’impôt. La nouvelle redevance qu’il réclame aux usagers du téléphone est une façon de prendre d’une main ce qu’il a été obligé de céder de l’autre.  
L’opposition frontale notée quand il a voulu faire payer aux usagers deux fois la même facture d’électricité l’a obligé à cette pirouette honteuse. Il sait qu’il rencontrera chez les usagers du téléphone portable plus de mollesse que chez les imams de Guédiawaye. Il le fera quoi qu’il en coûte à la paix sociale. Plusieurs fois, nous avons été proches de l’explosion sociale. Les 11 milliards qu’il veut prendre aux usagers du téléphone, il peut les trouver en réduisant du tiers ses déplacements à l’étranger. Ce drogué du voyage nous coûte entre 30 et 40 milliards de francs Cfa par année. Il nous fait oublier jusqu’à des réalités très simples. Quand l’argent entre dans une poche, c’est qu’il sort d’une autre poche. La logique aurait voulu qu’avant de saigner les plus pauvres, il s’occupe de ses gras courtisans. Quand il déclare que la vie est dure, la « Wade formula » omet de dire pour qui elle est dure. Elle est dure pour tous les laissés pour compte qui refusent de se soumettre. D’une main il terrorise, de l’autre il corrompt. Les laudateurs bouffons et les moralistes de la raison d’Etat n’ont jamais été aussi prospères. Si une tribu de macaques s’installait au palais de la République, ils la serviraient utilement. Bacar Dia et Babacar Diagne sont de cette race.  
Mais ce qui rend notre sort plus cruel, c’est le mensonge qui l’accompagne. Dans les mois à venir, le pays entier sera laissé à lui-même et aux lois sauvages du marché. L’excuse du régime, c’est qu’une bonne partie du budget a servi à subventionner les denrées de première nécessité. Ce qui est faux. Tout cet argent a servi à financer une trentaine d’agences inutiles, mais surtout à financer les chantiers de l’Anoci. Si Karim Wade avait accepté d’être entendu sur la gestion de son agence, nous aurions au moins eu la maigre consolation de savoir où sont passés les milliards du contribuable sénégalais. Mais sitôt un bilan de fin d’exercice demandé, son père l’a remis en « mission ». Il est injuste et immoral qu’une agence incapable de livrer la moindre chambre d’hôtel jusqu’à la tenue du sommet de l’Oci se substitue au ministère des Transports pour construire des routes. C’est pourtant de cette pompe majestueuse et des ambitions qu’elle a enfantées que se réclame la « Génération du concret ».  
L’argent qui devait servir à payer les entrepreneurs bernés a encore une fois servi à nourrir Abdoulaye Wade et sa cour. Le régime déclare qu’il a financé « l’humanitaire ». C’est là tout son cynisme. Wade aurait fait un grand auteur de fiction, mais c’est un piètre économiste. En refusant de payer les entreprises sénégalaises, il oblige des milliers de pères de famille au chômage et à la mendicité. Pendant que la plupart des sénégalais sont forcés au chômage, il n’y a de travail que pour son fils. L’élargissement de l’avenue Cheikh Anta Diop ? A lui. La route de l’aéroport ? A lui. La route nationale qui part de Cambérène à Rufisque ? A lui. L’aéroport de Diass ? Encore à lui. Quand on y ajoute que des Etats mettent à sa disposition des Jets privés ; qu’il représente son père auprès de nombreux chefs d’Etat dans le monde, on comprend pourquoi on parle tant de lui. Abdoulaye Wade a oublié de préciser ce détail au journaliste qui l’interrogeait : son fils est candidat aux élections municipales à Dakar.  
Mais il n’avoue qu’à moitié, le président. Et je ne pense pas que nous l’aidons à devenir plus sincère. Au lieu de s’en prendre à lui, les consommateurs et leurs représentants s’en prennent à leurs téléphones portables comme s’ils étaient les coupables. Ce n’est pas le téléphone le coupable, c’est Abdoulaye Wade le coupable.  
SJD 
Auteur: Souleymane Jules Diop  
 
L'Office : Jeudi 5 Fév 2009 
Qui croire ?  
Le Sénégal vit-il ses heures les plus sombres de sa jeune histoire politique. En effet, jamais l’autorité de nos dirigeants n’a été aussi malmenée. La parole du premier d’entre eux, en l’occurrence le chef de l’Etat, est difficilement applicable. Dans son discours de fin d’année, il avait annoncé en grande pompe la baisse des prix des denrées de première nécessité à partir du 10 janvier. Et depuis rien, nada, dara, touss. La dette intérieure devait être soldée au plus tard, le 31 janvier. Nous sommes aujourd’hui, le 04 janvier. Encore rien, nada, dara, touss, dara. Et voilà que son ministre des Finances repousse le deadline pour quelques semaines. Pourquoi le croire ? Tout ce qu’il avait dit sur le gaz et autres déclarations n’est pas réalisé. Vraiment triste, ce qui se passe dans notre cher Gaal. 
( Mor Todjangué )  
 
élections locales, Idrissa Seck à la Primature et dissolution du Sénat  
À quarante jours des élections locales, le parti au pouvoir est à l’image d’un navire qui prend eau de toute part ; le pays également. En conséquence, le scrutin de mars prochain risque fort bien d’être différé. Pour égayer la galerie, comme nous l’annoncions dans ses colonnes, Idrissa Seck se prépare pour retrouver la « station primatoriale » ; contrairement au président du Sénat, Pape Diop, qui prépare ses valises. Le dauphinat de Karim Wade, fils du chef de l’Etat, serait à ces prix. 
Le Parti démocratique sénégalais est inquiet ; très inquiet. La coalition « sopi 2009 », qu’il a mise sur orbite pour le scrutin local prévu dans quarante jours, n’a plus la même densité et le même attrait que ses machines électorales des années 2000, 2001, 2002, 2007 et 2008. Il le sait ; son secrétaire général national également. 
Un parti sombre, dans un pays sombre  
Il a perdu Macky Sall et les proches de celui-ci. Il n’a pas su faire l’unité autour du retour dans le Pds de Idrissa Seck. Pis, en « montant » un dossier contre le président de l’Assemblée nationale, qu’il a destitué au mois de novembre dernier, le parti au pouvoir a commis une seconde bourde ; au moment qu’il ne fallait pas. L’aura de M. Sall monte pendant que le Pds est secoué par les contestations de militants frustrés, et affaibli par l’appétit d’ogres de la « génération du concret », que dirige Karim Wade. Une situation d’un parti politique au pouvoir qui se détériore, à un moment où le Sénégal marque le pas, pour ne pas dire recule, dans bien des secteurs névralgiques. Car, il faut maintenant faire de longues queues pour trouver la bonbonne de gaz ; comme du temps de l’Urss. Ensuite, en dépit de la baisse du baril du pétrole, le prix du transport n’a pas baissé. De par une dette intérieure de plus de cent-soixante quatorze milliards, le régime a aussi asphyxié les entreprises. Également, en dépit des « menaces » de répression de tout « trouble à l’ordre » par le Gouvernement, le front social se réchauffe. Last but not least, l’opposition durcit le ton, et tend vers l’unité. Le tableau est loin d’être complet. Ainsi, confient des sources proches du palais de la République et du Pds, aller dans ces conditions à un scrutin, quelconque, équivaudrait à se faire plus que hara-kiri, politiquement. Ce serait même engager le pays dans « une réelle zone d’incertitude ».  
Que faire ? Nos sources de confier que le président de la République envisage, « les prochains jours », de poser un second acte ; après avoir scellé ses retrouvailles avec son fils putatif : Idrissa Seck. 
Dialoguer d’abord, compétir ensuite  
Le Gouvernement Cheikh Hadjibou Soumaré « n’étant pas à la hauteur », Me Wade envisagerait « plus que jamais » de ramener le prédécesseur de Macky Sall à la Primature. Les avantages d’un tel « remaniement » ministériel : Éloigner les attentions des Sénégalais du « phénomène » Macky Sall, et des conditions de vie de plus en plus précaires. Et, Idrissa Seck sait occuper la galerie ; par ses discours et ses « sourates ». Il agitera également des projets, dont le plus ardu sera de travailler à renouer les files du dialogue entre le pouvoir et l’opposition. C’est la banquise entre les deux blocs, depuis l’élection présidentielle de février 2007. Grand joueur de Yoyo, il a su avoir pied dans les deux camps. C’est d’ailleurs ce « besoin de dialogue, qui prévaut sur tout scrutin », qui sera le prétexte pour différer les élections locales. Une seconde fois. Et la brèche a été ouverte par l’opposition, qui l’a refermée en catimini : elle n’a pas pu déposer sur l’ensemble du territoire ses listes de candidatures ; la coalition « sopi 2009 » également. Le chef de l’Etat tendra la perche qui sera rejetée par … « orgueil ». Mais, pourquoi aller à un combat pour lequel personne n’est prêt ?  
Nos sources sont même d’avis que les religieux seront mis à contribution pour « dépassionner » les débats. Le report des élections devrait, selon nos sources, engendrer la dissolution des collectivités locales, qui seront confiées à des délégations spéciales… 
Rassurer les bailleurs et partenaires  
Le « plan de la Présidence » comprend également un autre volet : démontrer aux bailleurs de fonds et aux partenaires du Sénégal, très remontés contre le Gouvernement du fait de la dette intérieure qui plombe l’initiative privée, sa bonne foi. Ainsi, il y aurait de « très fortes chances » de voir le Sénat dissous. Il a été jugé « coûteux et inopportun » par l’opposition et les partenaires au développement. Mettre fin au service de Pape Diop, serait donc apaiser la colère des uns et des autres. Les manœuvres reprennent donc, autrement. D’ailleurs, de l’avis de nos interlocuteurs, la nouvelle mission confiée à l’Anoci de reconstruire la route nationale n° 1 est « un signal fort », pour dire que les locales ne seront pas pour le mois de mars prochain. Il s’y ajoute que Karim ne serait pas « fin prêt » pour postuler à la succession de son père.  
 
Auteur: Alioune Badara DIALLO  
 
Seneweb.com : Jeudi 5 Fév 2009 
Dr. Malick Diop " le Courage Politique Aurait Voulu Que Karim Wade Se Présentât Dans Sa Commune "  
Karim Wade a manqué de courage politique, en ne se présentant pas à Fann - Point E - Amitié, à en croire le responsable progressiste Dr Malick Diop, tête de liste majoritaire de "Bennoo Siggil Sénégal" dans ladite commune. M. Diop estime en outre que "les locales seront un referendum populaire pour dire non à la monarchisation du Sénégal".  
Analysant l'investiture de Karim Wade à la ville de Dakar, alors qu'il était attendu sur la liste de la coalition "Sopi 2009" à Fann - Point E - Amitié, Dr Malick Diop indique d'emblée que "le courage politique, c'est d'abord d'être reconnu par ses concitoyens, plus particulièrement dans la commune d'arrondissement ou l'on milite ou l'on habite". Et d'ajouter dans la foulée: "Nous avions eu des informations selon lesquelles le fils du président de la République allait être investi sur la liste majoritaire de la coalition Sopi 2009 de Fann - Point E - Amitié". A l'en croire, "de deux choses l'une: soit ces informations se sont révélées fausses, soit Karim Wade a décline l'offre, vu l'adversité qui s'est dessinée au sein de la coalition Bennoo-Siggil-Senegal". "Je crois que le courage politique aurait voulu que Karim Wade se présentât dans sa commune d'arrondissement. N'empêche, nous allons engranger le maximum de voix à Fann - Point E - Amitié, mais nous allons également nous battre pour gagner la Ville de Dakar". 
A la question de savoir s'il pense que l'investiture de Karim Wade sur la liste de "Sopi 2009" à Fann - Point E - Amitié aurait bouleversé la donne au niveau de ladite commune d'arrondissement, lors des élections locales, le responsable progressiste déclare: "A Fann - Point E - Amitié, le fils du président de la République sur une liste nous aurait permis d'avoir une victoire certaine". Dr Diop est en effet convaincu de "l'impopularité" du leader de la "Génération du concret" dans la commune d'arrondissement précitée. Il assure que "même au niveau de la ville de Dakar, Karim Wade ne passera pas". "Le sondage populaire que nous avons fait montre que depuis que le fils du président a été annoncé à la quatrième place sur la liste de Sopi 2009, même ceux qui ne voulaient pas aller aux urnes le 22 mars 2009 vont y aller", explique la tête de liste majoritaire de "Bennoo Siggil Sénégal" à Fann - Point E - Amitié. Avant de conclure, en indiquant que "les locales seront un referendum populaire pour dire non à la monarchisation du Sénégal".  
 
Barka Isma Ba 
Tiré du Journal Le Populaire  
 
APS : Mercredi 4 Fév 2009 
Un officiel de la BM relève ’’ l’absence d’informations ’’ sur l’emploi  
Dakar, 4 fév (APS) – L’économiste principal de la Banque mondiale (BM), Moukim Temourov, a relevé mercredi à Dakar ’’l’absence d’informations’’ sur la politique du gouvernement sénégalais en matière d’emploi. 
’Le Sénégal a fait preuve d’une forte appropriation du développement des capacités et d’un fort leadership (en matière de politique d’emploi). Il est paradoxal qu’il n’existe aucune information détaillée sur l’impact concret des programmes en termes de création d’emploi au cours des temps’’, a affirmé M. Temourov. 
Avec le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes Mamadou Lamine Keita, il a procédé au lancement d’un projet triennal (2009-2011) de suivi-évaluation en matière d’emploi, financé avec 218,7 millions de francs CFA de la BM.  
Au Sénégal, ‘’les informations existantes (en matière de politique d’emploi) se limitent à mesurer les intentions des bénéficiaires et pas forcément leurs réalisations. Il n’existe aucune évaluation ni sur le caractère permanent ou non de ces emplois, ni sur leur qualité’’, a souligné M. Temourov, chargé de ce projet à la BM.  
Dans une étude qu’elle a menée récemment sur le marché du travail sénégalais, la BM avait recommandé au gouvernement de ‘’renforcer le suivi-évaluation des programmes publics d’emploi’’. 
L’institution financière avait aussi constaté qu’au Sénégal ‘’aucun système efficace de suivi-évaluation de l’emploi n’est en place pour évaluer l’efficacité des dépenses et la viabilité des programmes d’emploi’’. 
Plusieurs participants au lancement du projet ont partagé la remarque de Moukim Temourov. 
‘’Il y a peu d’informations sur la politique de l’emploi et peu de statistiques sont connues sur les personnes qui travaillent au Sénégal’’, a indiqué Mademba Ndiaye, chargé de communication au bureau régional de la BM à Dakar. 
Selon Abdoulaye Diop de la direction de l’emploi (ministère du Travail), ‘’il est difficile, aujourd’hui, de faire une appréciation de la participation de l’Etat dans le suivi-évaluation de l’emploi’’. 
‘’Il y a peu d’informations fiables sur l’emploi ou peu de partage d’informations (parce que) le fonctionnaire communiqué mal avec le public’’, a souligné Khalifa Mboup, du Centre national d’information des jeunes (CNIJ), un service sous tutelle du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes. 
A l’instar de plusieurs intervenants, M. Mboup a suggéré la création d’‘’un mécanisme d’évaluation participative’’ de la politique de l’emploi du gouvernement. 
L’économiste de la BM Mamadou Ndione propose de mettre sur place un ‘’dispositif qui permette d’indiquer le nombre d’emplois créés chaque année dans les secteurs public et privé’’. 
Auteur: ESF/AD  
 
 
L’OBSERVATEUR : 
GUERRE DES CHIFFRES SUR LA DETTE PUBLIQUE LES BAILLEURS DÉNONCENT LA CACOPHONIE DE L’ÉTAT 
 
Article Par IDRISSA SANÉ,  
Paru le Mercredi 4 Fév 2009 
 
L’Etat du Sénégal et ses partenaires sont sommés par les bailleurs de fonds de régler la question relative au montant exact de la dette publique intérieure. Mieux, nos partenaires au développement dénoncent la cacophonie du gouvernement.  
Le représentant de la Commission de l’Union européenne, Gilles Hervio a dénoncé le «tintamarre qui pollue la question de la dette intérieure». M. Hervio s’est prononcé sur la question, hier, en marge de la réunion de suivi des engagements du Groupe consultatif de 2007 entre l’Etat et ses partenaires au développement. La rencontre a porté sur la seconde phase du Document de stratégie et de réduction de la pauvreté (Dsrp-2), pour la période 2006-2010. Gilles Hervio a déploré la «cacophonie sur le montant exact de la dette intérieure», et appelé l’Etat du Sénégal à assainir ses finances publiques. Il a en outre demandé à l’Etat et ses partenaires de trouver un consensus sur le montant exact de la dette. Le Fmi avait avancé un chiffre de 500 milliards pendant que le patronat brandissait relève un montant de 300 milliards. «43 milliards non payés»  
Pour le ministre de l’Economie et des Finances : «Globalement la dette s’élève à 174 milliards dont 131 milliards Fcfa payés et il reste 43 milliards non payés. On n’a pas pu les payer parce qu’il y a eu des dépenses de souveraineté, des dépenses extrêmement urgentes qui devaient être payées», selon le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop. Ces dépenses tiennent au financement de la présente campagne agricole, à la contribution de l’Etat au pèlerinage à la Mecque et au paiement de fournitures destinées aux forces de sécurité, a expliqué le ministre d’Etat. Nous étions obligés de faire ces dépenses extrêmement urgentes. Nous ne pouvions pas payer ces dépenses qui s’élevaient à 98 milliards», a déclaré M. Diop, réitérant l’engagement du gouvernement de s’acquitter du reliquat de la dette (43 milliards) au plus tard en mi-février. M. Diop a invité le secteur privé à prendre encore son mal en patience, «le temps de régler certains détails avec le Fonds monétaire international».  
Le Fmi mécontent  
Dans un communiqué parvenu hier soir à notre rédaction, le ministère de l’Economie énonce une «Stratégie pour résorber la dette» dans laquelle figure le recours à l’emprunt obligataire. A en croire M. et ses services, cela est fait, et « l’argent pour régler toute cette dette est disponible». Ils précisent qu’il reste «quelques réglages» à faire avec la mission du Fmi en séjour à Dakar, depuis hier matin, pour une semaine». Mais d’autres sources font savoir que le Fmi est à Dakar depuis lundi. Les experts seraient très remontés contre le Sénégal qui n’a pas respecté l’engagement d’épurer la dette publique intérieur avant fin janvier dernier, en plus du flou sur le montant exact.  
Interrogations sur l’efficacité des dépenses publiques  
De même, les bailleurs de fonds ne seraient pas contents du Fmi qui a donné en décembre quitus au dossier du Sénégal lui donnant droit à des financements dont le prêt français de 82 milliards. La France a alors joué de toute son influence dans le sens favorable au pouvoir de Wade. Il fallait «redonner confiance au Sénégal » avait expliqué l’ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Rufin. Ce n’est pour le moment pas le cas apparemment. Les partenaires techniques financiers ont indiqué au gouvernement de prendre toutes les mesures adéquates pour régler la situation macroéconomique et assainir les finances publiques. Les bailleurs disent attendre, avec intérêt, de connaître les niveaux d’exécution du budget par secteur et, s’interrogent sur l’efficacité de la dépense publique dans les secteurs qui consomment le plus de crédits.  
 
LE FSS SUR LA SORTIE DE WADE SUR RFI A PROPOS DE KARIM «Une déclaration de diversion» 
 
Article Par Harouna FALL,  
Paru le Mardi 3 Fév 2009 
 
Sur la sortie de Wade sur Rfi à propos de son fils, le Fss a laissé entendre que si c’est Wade qui a échoué, ce n’est pas le fils plus minable qui va réussir.  
«Si le père n’a pas réussi, le fils plus minable que son père ne réussirait pas». Telle est la réaction du Fss par la voix de Massène Niang, sur la sortie de Me Wade avant-hier sur les ondes de Rfi. Selon Massène Niang, après Blaise Diagne, Ngalandou Diouf, Lamine Guèye, Senghor, Mamadou Dia, Abdou Diouf, ce n’est pas Karim Wade qui va diriger le Sénégal. Ce n’est pas cet avènement minable d’Abdoulaye Wade qui peut envisager cela. Le régime de Wade est une parenthèse malheureuse qui a mis le pays à genoux. «Nous n’accepterons jamais un dauphinat monarchique au Sénégal. Nous rejetons la déclaration de diversion de Wade sur Rfi. La démarche de Wade est claire. Depuis son avènement, il ne cesse d’orienter son fils. Tout ce qu’il est en train de faire, c’est pour imposer son fils comme dauphin» a dénoncé le porte-parole du jour, Massène Niang. Tous les patriotes de ce pays l’ont annoncé et cela doit être très clair pour Wade. Le Fss, apporte son soutien à la presse. Il demande à Wade de diligenter les dossiers de Kara et de Kambell et de ne pas s’immiscer dans le problème de la justice. Il condamne aussi les agressions des journalistes lors de l’audition de Macky Sall au niveau de la police centrale. Les journalistes font leur travail pour informer les populations. Le Fss rejette ces comportements qui ne font que bloquer le travail des journalistes de la presse privée.  
 
LE QUOTIDIEN : 
LOCALES 2009 - Prétexte d’une crise financière: La dette intérieure, cheval de Troie pour un report. 
 
05-02-2009  
Alors que les tripatouillages sur des listes et les forclusions enregistrées dans certaines localités qui ont abouti à une «plainte» à la Cour d’Appel de Dakar sont susceptibles de porter un sacré coup sur la date du 22 mars prochain, le régime en place serait en train de finaliser un autre schéma plus machiavélique pour obtenir le report. Celui-ci va consister à convaincre le secteur privé de la nécessité de leur payer d’abord leur argent avant de songer à des élections. Par Aly FALL Les sceptiques à l’idée de la tenue des élections locales, le 22 mars prochain, auront encore du grain à moudre. Cette date, comme ils en doutent encore, risque sérieusement d’être revue. Des sources très au fait de l’organisation des prochaines consultations électorales sont formelles : le paiement de la dette intérieure, ainsi que les difficultés à trouver la somme de 10 milliards de francs Cfa pour les élections, seront opposés comme arguments pour légitimer une telle décision. Le régime au pouvoir a jusque-là observé un silence très bavard par rapport aux tripatouillages de certaines listes, aux forclusions notées dans certaines localités et qui ont amené la Cena à décider de «saisir la Cour d’Appel de Dakar aux fins d’annulation de ces listes et de toute autre liste irrégulière». Déjà, le chemin semble tracé pour remettre en cause la date jusque-là retenue. A propos des irrégularités relevées, nos interlocuteurs assurent qu’un plan était bien en gestation pour reculer la date du 22 mars prochain. Ils ajoutent que les libéraux attendaient sagement que des partis de l’opposition saisissent la Cour suprême pour tenir enfin un rapport «tant souhaité». Ce que ces partis se sont jusqu’ici abstenus de faire pour savoir la suite des évènements. Mais, le nouveau schéma qui aurait séduit des pontes du régime et qui est envisagé est plus machiavélique. En effet, les aveux du ministre de l’Economie et des Finances sur le paiement de la dette intérieure, largement relayés dans notre édition d’hier, seraient loin d’être fortuits. Selon toujours nos sources, une des stratégies «bien élaborée» est de convaincre le secteur privé de la nécessité de leur payer d’abord intégralement leur argent avant d’organiser des élections qui demandent des moyens financiers énormes. Le régime aura réussi un coup de maître en persuadant, dans la foulée, les populations de l’impossibilité de tenir des élections dans un contexte extrêmement difficile. Seulement, ajoute t-on encore, il sera fait en sorte que ce soit le privé lui-même qui va réclamer le report des échéances électorales jusqu’à une date ultérieure pour leur permettre de rentrer dans leurs fonds. Ce schéma permettra au régime d’être exempt de reproches et de se blanchir face à une telle forfaiture. alyfall@lequotidien.sn  
 
 
 
Nuages sur la transparence des élections locales. 
04-02-2009  
Wade prêt à corrompre l’administration, selon Bennoo Siggil Senegaal 
Les nombreuses irrégularités commises par la Coalition Sopi lors de la clôture des listes pour les élections locales ont conforté le scepticisme des leaders de la coalition Bennoo Siggil Senegaal. Réunis hier chez Amath Dansokho, ces leaders ont déclaré, dans un communiqué, que Wade n’hésitera pas à corrompre l’administration pour sortir victorieux au soir du 22 mars prochain. 
Par Birame FAYE 
La Coalition Benno Siggil Senegaal redouble de vigilance en vue des prochaines élections locales. En effet, Ousmane Tanor Dieng et ses alliés ont déjà reçu un signal fort, à travers les tripatouillages orchestrés par la Coalition Sopi, lors de la clôture du dépôt des listes d’investitures avec la complicité de certains secteurs de l’Admi-nistration territoriale. Dans un communiqué sanctionnant la Conférence des leaders réunis chez Amath Dansokho, cette Coalition de l’opposition déclare rester sur ses gardes face aux machinations multiples du Président Wade obnubilé par une victoire au soir du 22 mars prochain. Pour ce faire, «il ne compte plus que sur la corruption de certains secteurs de l’administration, l’achat des consciences, les manipulations et la fraude pour espérer réussir un passage en force», déclarent-ils. L’illustration la plus évidente est l’acceptation hors délai des listes de la Coalition du Pds dans l’ensemble des communautés rurales, des arrondissements de Ndindy et Ndoulo (département de Diourbel), listes déjà forcloses au vu et au su de toute l’opinion. Néanmoins, les leaders de Benno Siggil Senegaal apprécient positivement l’attitude républicaine et courageuse de certaines autorités administratives et de la Commission électorale nationale autonome (Cena) qui ont refusé de se plier aux pressions de la hiérarchie politique et mis en garde les autorités administratives tentées de servir de bras armés au Pds. 
La Coalition Bennoo Siggil Senegaal réitère son opposition à tout nouveau report des élections locales, ainsi que sa ferme détermination à combattre toute tentative de confiscation ou de détournement de la volonté populaire. Elle appelle «l’ensemble des démocrates et patriotes à se mobiliser pour défendre les libertés conquises au prix de sacrifices immenses contre tous plans despotiques et monarchiques de dévolution dynastique du pouvoir dans notre pays». Analysant la crise sociale, la Conférence des leaders dénonce «l’irresponsabilité du gouvernement face à la situation catastrophique des hôpitaux et du système éducatif, du fait du refus inacceptable du pouvoir d’appliquer les accords signés avec les syndicats». Et s’en suit un tableau sombre du Sénégal, marqué par la cherté de la vie, le chômage des jeunes, les pénuries récurrentes de toutes sortes, dont celle du gaz domestique, la persistance des délestages, le sabotage de la campagne de commercialisation agricole, l’asphyxie financière des entreprises nationales victimes du non paiement de la dette intérieure malgré les engagements solennels du chef de l’Etat, les agressions en toute impunité contre la presse, les violences d’Etat et le piétinement des libertés démocratiques. «Autant d’indications qui révèlent l’incapacité du pouvoir de prendre en charge correctement la demande sociale populaire et la construction d’un véritable Etat républicain», selon la Coalition Benno Siggil Senegaal. 
Stagiaire 
 
CREANCES - Règlement de la dette intérieure. 
04-02-2009  
Le Mdes demande à l’Etat d’apaiser les inquiétudes  
Par S. KANE 
Le Mdes n’était pas présent hier, au Méridien, lors de la réunion trimestrielle de suivi du gouvernement avec le groupe consultatif sur les engagements de Paris, mais comme s’il avait pressenti les sujets des débats, l’organisation de Mbagnick Diop a publié un communiqué de presse, à l’adresse du gouvernement, sur les arriérées de créances dus aux entreprises.  
«La plupart des sociétés membres du Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes) attend toujours le payement des sommes qui leur sont dues par l’Etat.» Si l’on en croit un communiqué signé par M. Mbagnick Diop président dudit mouvement patronal. Pour lui, cela se fait «contrairement aux engagements des pouvoirs publics de solder entièrement la dette due aux entreprises au 31 janvier 2009». Alors que les autres structures patronales avancent des chiffres sur cette dette, le Mdes demande au gouvernement «de fournir les informations appropriées sur le montant global de la dette, les sommes déjà libérées et l’échéance proposée pour le solde définitif de la question».  
Le mouvement souhaite attirer l’attention de l’Etat sur les conséquences du non-règlement des dettes dues au secteur privé, c’est-à-dire l’hypothèque de la campagne agricole actuelle et une menace du tissu économique, notamment sur l’existence des Petites et moyennes entreprises et des Toutes petites entreprises. Aussi, demande-t-il à l’Etat d’adopter les dispositions propres à soutenir la pérennisation des entreprises.  
Et, de mettre en place des mesures efficaces pour régler définitivement la crise énergétique qui affecte la compétitivité des entreprises sénégalaises. Enfin, le Mdes relance l’éternelle demande des associations patronales, «la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre l’Etat et le patronat, qui permettrait d’harmoniser nos actions et nos décisions». 
sakane@lequotidien.sn  
 
 
 
SUD QUOTIDIEN : 
BAïDY AGNE, PRESIDENT DU CNP « Le montant avancé par le ministre ne règlera pas toute la dette »  
par Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN , jeudi 5 février 2009 
Vingt-quatre heures après la sortie du ministre de l’Economie et des finances sur la dette intérieure, la réaction du secteur privé ne s’est pas fait attendre. La question a fait partie de l’ordre du jour d’une réunion que le bureau du Conseil national du patronat (Cnp) a tenue ce mercredi 4 février à Dakar. Le président de cette organisation patronale, Baïdy Agne qui, au terme de la rencontre s’est entretenu avec une partie de la presse, a estimé que les efforts faits par le gouvernement sont en deçà des attentes et que l’Etat doit faire preuve de transparence sur les sommes avancées. 
A l’issue de votre réunion ce jour, qu’est ce que vous avez retenu à propos de la dette intérieure ? 
Avant cette dernière discussion, je rappelle que j’avais moi-même rencontré le président de la République et le ministre des finances. Ce qui avait suscité, lors du Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi) l’annonce du 31 janvier 2009 comme date pour le paiement de la dette intérieure. Quand on parle de dette intérieure, c’est probablement tout au moins 90% de cet argent qui sont dus à des entreprises du Conseil national du patronat. Donc, nous sommes les premiers concernés. Nous avions, à un moment donné, parlé de l’impact négatif de cette dette intérieure sur notre économie dans sa globalité. Nous avions fait le point précis des différentes entreprises Btp et autres. Nous avons fait l’évaluation auprès de nos adhérents sur ce que constituait la dette intérieure pour nous. Nous l’avions fait avant le 31 décembre 2008, c’est-à-dire même vers fin octobre. Nous en avions fait une réactualisation pour la réunion que nous avions tenu aujourd’hui. C’est vrai que même s’il y a eu des efforts qui ont été faits, c’est quand même en deçà de nos attentes. Cependant, avant de rentrer en réunion, j’ai pris le soin de parler au ministre des finances pour avoir plus de précision sur les montants qui ont été payés. Au-delà des montants qui ont été payés, parce qu’à la réunion d’hier, pour le Groupe consultatif, il avait indiqué avoir payé 130 milliards de FCfa avec un reliquat de 40 milliards de FCfa sur les 174 milliards de FCfa. Il m’a réaffirmé et confirmé que dans les 48 heures, il y aurait une discussion avec les banques de la place. Cette information a été confirmée par le représentant de l’association des banques qui est membre de notre bureau. Des montants importants sur lesquels il y a des engagements et le Fonds monétaire international (Fmi) doit aussi porter son avis et son opinion. Le Fmi est là. Donc le représentant de l’association des banques qui, non seulement a indiqué qu’en effet ils ont pris des engagements sur des montants importants et qu’aussi, même le Fmi est en train de vouloir les rencontrer d’ici demain pour traiter cette question d’une façon définitive. 
Est ce que ce nouveau délai d’une semaine ne suscite pas des craintes ou des doutes ? 
Bien sûr, même si une date de 31 janvier 2009 avait été avancée et qu’encore une fois, ce que nous, nous montrons, c’est en deçà de nos attentes. Nous ne pouvons cependant que donner les trois à quatre jours que le ministre des finances a indiqué, ou la semaine qui suit pour encore injecter dans notre économie à peu près 80 milliards de FCfa. Si tel est le cas, bien sur encore une fois, les premiers concernés par la question de la dette intérieure c’est nous les entreprises. En tant qu’entreprise, notre seul souci, c’est d’être payé parce que si on ne l’est pas, toutes les conséquences négatives sont connues. Bien sûr s’il y a un glissement d’une semaine et que la question est réglée, tant mieux. Mais, ce que nous estimons aussi et qui n’est pas acceptable, c’est qu’il y ait au même moment une pression fiscale sur les entreprises à qui l’Etat doit déjà de l’argent. Il faut que la pression fiscale soit réduite. En plus, le bureau du Cnp m’a mandaté pour essayer de rencontrer dans 48 heures le ministre des finances pour avoir plus de précision. Le bureau du Cnp considère qu’il faut qu’on soit un tout petit peu plus précis sur les montants et sur l’évaluation de la dette. Il faut qu’on ait peut être plus de transparence. Ceci va aider peut être à la discussion. Comme je dis, c’est pour cela qu’il faut la validité des chiffres et de l’information qui circule. C’est tout à fait important qu’on ait un sentiment, de part et d’autre, de transparence des données évoquées pour plus de sérénité. La dette intérieure constitue un énorme problème pour notre économie, les emplois, entre autres. 
Avec les sommes déjà annoncées par l’Etat et les 80 milliards qui seront dégagés, est-ce que c’est suffisant pour régler définitivement le problème ? 
Je pense qu’il y a quand même un problème que moi-même je n’arrive pas à comprendre. Normalement si on est assez organisé, nous ne devrions pas débattre du montant de la dette. Maintenant, pour une économie, à tout moment il y aura une dette intérieure, mais tout dépend de l’entendement global de ce que nous savons du niveau de la somme globale. Il faut s’entendre sur ceci. Il est clair qu’il y a des dépenses qui sont engagées dont l’Etat et les bailleurs disent qu’il faut auditer pour savoir si elles ont été correctes ou pas. Si ce ne sont pas des dépenses qui ont été gonflées… Le plus important pour moi, je pense qu’on arrive à un point où, non seulement il faut payer, tout le temps payer et en même temps être précis sur les montants qui sont concernés. Nous ne pouvons pas en tant que pays continuer à douter du montant de la dette. Nous ne devons pas. Tout au moins, ça impliquerait alors une nécessité d’une certaine modernisation de nos administrations. Je ne sais pas si cela suffit mais tout l’argent qui est injecté par rapport à ce que nous estimons être la dette due à nos entreprises, ce montant-là ne règle pas toute la dette. 
Est-ce que vous connaissez des entreprises qui ont été déjà payées ? 
Quand on a fait une réactualisation, comme je l’avais dis plus haut, certaines entreprises qui avaient des créances sur l’Etat ont répondu en disant que nous avons perçu ça et d’autres aussi disent qu’elles ont perçu d’autres sommes. Il faut faire un travail plus poussé même auprès des entreprises. Il faut de la transparence de part et d’autre sur le paiement. Nous du Cnp, nous ne sommes pas les seuls mais dans tous les cas, il y a une nécessité de plus de communication, de plus de transparence, pour savoir effectivement si tel montant a été payé et à qui ? Ceci pour qu’on puisse recenser, confronter et en même temps continuer à régler le problème dans sa globalité. Ce que je sais c’est qu’on traverse des moments difficiles pour notre pays et le sens de la responsabilité suggère une certaine forme de solidarité parce que si l’économie est bloquée ça n’arrange personne. L’économie fonctionne sur la base de la confiance. Si nous rompons totalement cette confiance entre nous, si nous perdons la sérénité nécessaire, c’est notre économie dans sa globalité qui en souffrira et par la suite les populations. De notre position de premier créancier, nous sommes concernés par le paiement et la résolution de ce problème au premier chef. Donc, nous ne pouvons qu’essayer d’accompagner le ministre des finances dans ce qu’il venait de me dire et que le représentant des banques m’a confirmé. Que cette opération puisse se passer bien et que dans la semaine qui suit, on puisse injecter autant d’argent dans l’économie et dans le paiement de la dette. 
Combien d’entreprises sont concernées par cette question de la dette intérieure ? 
Il y a beaucoup d’entreprises concernées. Toutes les entreprises d’une façon globale qui contractent avec l’Etat sont concernées. 
 
XALIIS : (L argent)  
par , mercredi 4 février 2009 
L argent le malheur des sénégalais) 
Ou soubillaahi Mina Saytani Rajiim : il est bien de prononcer ce verset coranique avant de parler d argent, sous nos tropiques. 
L argent est certes d’une importance capitale, mais aussi porte des dangers majeurs. Bien de comprendre ce matériel sensible avant d aller a la recherche effrénée, ça rend fou. L argent est un outil destine pour l échange et la mesure. Il est devenu une priorité dans la société moderne. L’argent est fait par du papier ou par du métal, portant une identification numérique. Chaque pièce ou papier porte une valeur d échange. Le cash est une somme d argent présent. 
L argent peut être aussi dans des comptes bancaires ou des cartes électroniques, mais porte le même pouvoir que le cash. Le crédit peut être numérique, cash ou des objets : Exemple : la marchandise. Les services rendus ou peines attribuées aussi peuvent être mesurer en montant d argent. Exemples : la main-d’œuvre et les peines affectées par la justice. Cette courte introduction renseigne sur l argent et son rôle. 
L argent est très facile a manipuler, mais parfois, trouble le cerveau de certains hommes. Les hommes de la maladie d argent souffrent d une dépression mentale et même parfois physique. La maladie porte des phénomènes psychologiques multiformes. Elle oppresse d abord le coeur, surmonte la foi et paralyse le moral du malade avant de le faire plonger dans des délires. Le malade d argent dort peu, son esprit est agite. Dans le sommeil, le festival des rêves commence. Plusieurs de ces malades croient être abandonnés par la famille et les amis. Ils délirent et même pleurent secrètement. Pourtant plusieurs de ses Hommes sont des croyants, mais quand la foi et la morale s en vont, l homme devient nu. 
Le malade dépourvu d’argent pense être rejeté par la société, et devient plus dangereux, gênant et parfois malhonnête. Le malade riche pense autrement. Il se sent en forme, vaniteux, capable de tout, même parfois arrogant dans la parole et l’action. Ce malade regarde de travers tout le monde et se croit être le nombril du monde. Ces deux malades portent les mêmes symptômes et peuvent partager les remèdes contre la dépression. Il est conseille a ces malades de rester dans la famille, lire écouter le coran ou les livres sacrets, aides les pauvres et invalides dans leur quotidien. Des pilules pour dormir tranquillement si le docteur le juge nécessaire. 
Au Sénégal la maladie d argent est devenue une épidémie. L argent est le propre ennemi de certains Sénégalais, qui a tout prix, veulent l avoir : Mentir, Voler ou même agresser des personnes. Pour plusieurs de ces malades, l argent est le seul remède possible. Ils sont prêts a sacrifier leur vie, responsabilité personnelle, sociale, et spirituelle pour l argent. Ces malades se sentent inconfortables dans la famille ou le cercle qu ils adorent évoluer pour des folies d argent. Un croyant qui perd sa conscience à cause de l argent, ignore sa personne, son devoir et son créateur. Le sénégalais est bien un capitaliste, mais compris a l’envers. Le luxe et les rivalités empoisonnent l esprit de ces malades. Plusieurs des familles sénégalaises ne cherchent pas à savoir, l origine de la fortune survenue un beau jour à leur fils ou père. Des que l argent se présente, les projets se multiplient : Une nouvelle maison, une deuxième femme, une voiture et même le pèlerinage avec l argent sale. Dans ces familles, le petit frère riche est le prince, Il donne les ordres dans la maison. Beaucoup de sénégalais consultent les charlatans ou marabouts pour obtenir son argent. Les races et les castes n ont plus de sens, l argent oriente la noblesse. Un pays ou l argent est la principale valeur. Les fonctionnaires vident les caisses de l Etat, sans même penser à la population locale ou le bon Dieu. 
Plusieurs de ces politiciens, qui parlent à longueur de journée, ne se soucient guère du bien être de la population. Au tribunal, l’argent dicte la loi. Les prisons sont surpeuplées de pauvres citoyens dont le seul tort est d’être sans argent. Le poids des élections se repose sur l argent, pas aux projets politiques. Plusieurs partis politiques de l’opposition cherchent a entrer dans le gouvernement, pourde largent. Les politiciens bavards savent comment agresser les élus, ils reçoivent d énormes sommes d argent. La famille, les amis ou l entourage du Président tous des pauvres avant, maintenant des nantis grâce au Trésor publique et la corruption. Le vrai problème entre le Majesté Wade et Idrissa Seck est l argent. Beaucoup de journalistes du prive ou publique ignorent la vérité, tous manipules par l argent. Dans les hôpitaux, l’argent ou la souffrance de la mort. Le policier et le douanier, une seule question a leur victime : le trésor ou ma poche ? 
Les talibés prospères sont mieux reçus par le marabout. Dans plusieurs mosquées les nantis choissent l imam dans leur rang. En général, ces hommes occupent le premier rang lors de la priere a la mosquée. Le griot traditionnel plus malade que jamais, il ne chante plus la lignée, mais l argent. Le petit Sénégalais, rejette l éducation pour la recherche d une fortune. Cette victime encouragée par ses parents prend le chemin de l’exile. Elle arrive à risquer sa vie dans des navires de fortune pour échapper a la misère du pays. Les jeunes filles défilent nues dans les hôtels la nuit, a la recherche de de sous . Beaucoup de ces adolescentes assurent la nourriture de la famille. Vraiment nous avons un grand problème au Sénégal. L Assemble nationale devrait voter un budget pour combattre cette épidémie qui transforme le type sénégalais. Ces malades méritent un traitement psychologique suivi, pour un bon retour à la société. 
Toute chose a des exceptions, beaucoup de Sénégalais travaillent durement et honnêtement. Des Hommes conscients de leur devoir. L argent ne dérange jamais leur attitude, ils le maîtrisent. Beaucoup parmi nous travaillent (24h / 7), sans se rendre compte de l état de leur corps. Des hommes debouts pour économiser le maximum d argent possible. Le travail est conseille par toutes les sociétés et religions. Il est une occasion pour l Homme d avoir les ressources pour gérer sa vie. Nos grands parents voyaient autrement la richesse et l’argent. Ils ignoraient le luxe et les rivalités. La famille, le bon voisinage, la religion, et le travail formaient la base de leur culture de vie. Maintenant personne ne comprend plus rien, une seule culture l argent. Nos valeurs sont menaces par les folies d argent. Les sociologues et psychologues sénégalais ont un sérieux travail, pour remettre l’ordre dans la société sénégalaise. Le coran ne cesse de nous enseigner la bonne voie, mais l homme est naturellement têtu. 
Al-Baqara S. 2 V. 11 : Et quand on leur dit : « Ne semez pas la corruption sur la terre », ils disent : « Au contraire nous ne sommes que des réformateurs ! » 
Al-’An`âm s6 v123 : Ainsi, Nous avons placé dans chaque cité de grands criminels qui y ourdissent des complots. Mais ils ne complotent que contre eux-mêmes et ils n’en sont pas conscients. 
Hadis : D’après ’Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui), le Prophète (pbAsl) a dit : « La richesse ne consiste pas dans l’abondance des biens ; mais, elle est plutôt celle de l’âme ». 
Vive le Sénégal libre. 
Vive L Unité Fédérale et Révolutionnaire des Etats d Afrique. 
• Ousmane Drame, NYC USA  
• Monarchie.non@gmail.com 
 
ABDOULAYE WADE « Karim est un phénomène public à cause de la presse »  
par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN , mardi 3 février 2009 
Me Abdoulaye Wade, président de la République interrogé hier, lundi 2 février depuis Adis Abeba où il se trouve pour les besoins du sommet de l’Union africaine, par nos confrères de RFI, a déclaré en substance que si Karim Wade « est devenu un phénomène public, c’est à cause de la presse qui lui a créé cette réputation ». Et d’ajouter, « c’est cette presse qui a fait sa propre campagne électorale ». 
Le chef de l’Etat sénégalais a assurément le don de dérouter son public. Un jour, son fils a le meilleur profit, un autre, il ne fait pas sa promotion. N’empêche, l’homme est cité à tort ou à raison depuis quelques années maintenant dans tous les dossiers « chauds » de l’Etat. Les Ics, le port du Futur, l’Aéroport international de Ndias, l’Anoci, la plate-forme de Diamaniadio, les phosphates de Matam, la Goana et que sais-je encore. On dit qu’il régente la République et le gouvernement de Aguibou Soumaré porte son empreinte, même s’il n’a qu’un titre de Conseiller spécial du président de la République. Un conseiller « véritablement spécial », quasiment Calife à la place du Calife à en croire ses contempteurs. Un véritable PCA de la République, disent-ils. 
Conseiller personnel du président de la République, Karim Wade dirige, depuis quelques mois, un mouvement politique dénommé « Génération du concret ». Au titre de ce mouvement, l’homme s’est finalement décidé à se jeter dans la mêlée à l’occasion des élections locales du 22 mars prochain en étant parmi les investis en « bonne place » des listes de la Coalition Sopi-2009 dans la capitale. Au détriment de quel autre méritant militant ? Cuisine interne au Parti démocratique sénégalais (Pds), à sa coalition et à ses alliés assurément. 
Toujours est-il que le président de la République Abdoulaye Wade s’est défendu hier sur les ondes de RFI de faire la promotion de son fils pour sa succession à la tête du Sénégal, même si souligne-t-il, alternant le chaud et le froid ou faisant dans le clair-obscur, la nuance dira-t-il certainement, son fils est devenu « un phénomène public » dont tout le monde parle, sauf lui. Il pourrait ajouter également ainsi que le principal intéressé qui s’est montré jusqu’ici très avare en paroles contrairement à son « politicien » de Papa. 
Qu’à cela ne tienne : « pour l’instant, je ne suis pas en train de faire la promotion de Karim. Il fait sa propre promotion tout seul. Je n’ai rien à dire là-dessus. Mais en tout état de cause, je ne me suis pas encore prononcé », a indiqué Me Wade qui ajoute, « au demeurant, si je le faisais… Mais franchement, combien de chefs d’Etat font la promotion de leur fils ? Le président W. Bush, s’il n’était pas le fils de son père, vous croyez qu’il serait le président des Etats-Unis ». Se voulant rassurant : « au moment où je vous parle, ce n’est pas le cas. Et je puis vous assurer que quelqu’un d’autre que lui pourrait être le président du Sénégal ». 
Avant de soutenir néanmoins que si Karim Wade « est devenu un phénomène public, c’est parce que c’est la presse qui lui a créé cette réputation ». Selon lui, « c’est cette presse qui a fait sa propre campagne électorale ».Le chef de l’Etat oublie simplement de mentionner que cet intérêt des médias est doublement « suscité ». D’abord par la position « officieuse », mais non moins « régnante » qu’occupe son fils sur l’échiquier étatique et de décision et également « l’incitation organisée » à relayer ses moindres faits et gestes, voire ses virtuels faits et gestes. 
« Lorsque je quitterai le pouvoir, s’il m’appartient d’organiser la transmission du pouvoir, ce sera par des élections libres et démocratiques. Tout le monde pourra se présenter. J’espère que le prochain président qui me remplacera sera issu d’un vote populaire sans aucune contestation même avec les observateurs étrangers », a confié le président Wade qui dit ne point ainsi se chercher successeur désigné, même si quelques secondes après, il semble se contredire allégrement. « J’ai tout fait pour avoir un successeur. Idrissa Seck dont vous parlez, je lui ai même dit que je voulais qu’il me succède. Et Macky Sall aussi. Donc si j’étais allé chercher un remplaçant, c’est parce qu’il ne s’agit pas de Karim. Autrement, je ne l’aurais pas fait », a-t-il en effet ajouté. Me Wade a 82 ans. Il est réélu à la tête du pays en mars 2007 pour un mandat de cinq ans. L’Assemblée nationale a (re) ramené le mandat présidentiel à sept ans pour compter, assure-t-on, de la prochaine présidentielle de 2012. 
Le président de la République s’est par ailleurs, défendu de ravaler l’opposition pour faire la part belle à son fils. « Vous vous trompez. Idrissa Seck et Macky Sall, lorsque je les ai sortis du gouvernement, ils n’étaient pas dans l’opposition. Ils étaient dans le parti au pouvoir, ne dites pas je suis en train de faire quoi que ce soit à l’opposition. Idrissa est revenu au Pds », a-t-il affirmé, ne pipant mot cependant sur les déboires actuels de son ex-avant-dernier Premier ministre, ex-Président de l’Assemblée nationale, ex-dernier n°2 du Pds, Macky Sall harcelé sous l’accusation de blanchiment d’argent. 
 
WADE DOIT 225 MILLIARDS AUX PRIVES Le Ps annonce une banqueroute  
par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN 
« Au total, et en raison de la banqueroute financière de l’Etat, il ne fait plus de doute que le stock des factures impayées, évalué à 225 Milliards au lieu des 174 Milliards annoncés par Abdoulaye Wade, ne sera pas soldé avant le 31 janvier 2009, en violation des engagements fermes du gouvernement ». C’est la déclaration faite par le Bureau du Parti socialiste (Ps) en date du 28 janvier. 
Pour les camarades du Secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng, la « débâcle financière persiste, et l’Etat se débat dans des problèmes courants de trésorerie, illustrés par la persistance des engagements sociaux non respectés et de l’endettement intérieur ». Ils constatent qu’à la place d’une procédure transparente de règlement de la dette intérieure, le gouvernement procède par des paiements ciblés et systématiquement affectés d’acomptes. 
Pire, le secteur privé se trouve désorienté par des créances décrétées hors budget et sans contrepartie de crédits, illustrant ainsi les pratiques inadmissibles de délinquance financière et l’absence de fiabilité de notre système financier. Et selon eux, le « recours peu glorieux aux emprunts obligataires ou bilatéraux dans des conditions médiocres de taux d’intérêt et de durée de remboursement (exemple du prêt de l’Etat français de 82 Milliards assortis d’un taux d’intérêt anormalement exorbitant de 6,2 % à payer sur 5 ans), n’améliore pas l’état des finances publiques parce que surtout le régime libéral maintient son rythme effréné de pillage et de gaspillage des ressources publiques ». 
En effet, les socialistes soutiennent qu’il y a un lien évident entre la faillite des finances publiques et la crise du pouvoir d’achat, accentuée par la surtaxation des revenus et des prix à la consommation. Le régime libéral qui ne veut toujours pas ajuster son train de vie, disent-ils, maintient des taxes exorbitantes qui fixent les prix à la consommation à un niveau toujours insupportable pour les ménages. « De plus, les baisses des prix des denrées, annoncées avec fracas, ne sont pas toutes effectives par la faute de la démarche unilatérale des autorités qui ont refusé toute concertation préalable avec les opérateurs économiques et avec les syndicats des travailleurs. Le calvaire du coût de la vie continue avec une nouvelle pénurie persistante de gaz butane, conséquence aussi des difficultés de trésorerie de l’Etat qui n’arrive plus à assurer un approvisionnement régulier et à moyen terme de la SAR », constate le Ps. 
Par ailleurs, les camarades de Ousmane Tanor Dieng estiment que les difficultés de financement de la campagne de commercialisation s’expliquent, pour partie, par une dette de 29 Milliards contractée par l’Etat auprès des opérateurs privés et représentant le prix des semences et autres intrants que ces derniers lui avaient vendus. « Incapable de mobiliser les fonds nécessaires au financement de la campagne, le gouvernement se prépare à abuser, une nouvelle fois, les producteurs en renouant avec la pratique des bons, véritables monnaies de singe mises dans le circuit, dans le but de dépouiller les paysans de leur production », affirment-ils. 
Le Parti socialiste dénonce cette « mauvaise pratique de jadis qui accentue la pauvreté dans le monde rural ». Et « met en garde le régime libéral et ses suppôts affairistes contre toute tentation de spolier les paysans qui comprennent qu’avec le régime du PDS, dépourvu de tout sens des priorités économiques, la filière arachidière n’a ni présent, ni avenir ». 
Pour les socialistes, les Sénégalais comprennent largement aujourd’hui que la situation difficile que connaît notre pays est la résultante d’une gestion gabegique « aggravée par l’incompétence de nos dirigeants qu’il urge de faire partir pour mettre fin aux souffrances des populations ». 
 
LOCALES 2009 : VERS LA DEFAITE POLITIQUE DE LA DYNASTIE DES WADE  
par SUD QUOTIDIEN , mercredi 4 février 2009 
Au moment où le pouvoir libéral amorce la dernière ligne droite menant vers sa décadence et sa déchéance ultimes, il n’en continue pas moins d’user de ses vieilles recettes consistant à manœuvrer et à se servir de l’appareil d’Etat pour neutraliser des adversaires, qui risquent de lui disputer l’électorat traditionnellement acquis à la mouvance libérale. En témoigne la cabale organisée contre l’ancien directeur de campagne du candidat Wade aux élections présidentielles de février 2007, ex-premier ministre et ex-président d’une Assemblée, dont la naissance était frappée, dès le premier jour du sceau de l’illégitimité. 
S’il est une leçon à retenir de la disparition du président Mamadou Dia, auquel nous rendons un hommage sincère, c’est bien qu’il a eu le courage politique de procéder à une autocritique franche, contrairement non seulement aux différentes composantes de la famille socio-démocrate, si pressés de revenir aux commandes de l’Etat sénégalais, mais aussi aux anciens Premiers Ministres du Président Wade, dont on n’arrive pas toujours à déterminer, si leurs divergences d’avec leur ex-mentor sont d’ordre crypto-personnel ou relèvent de désaccords profonds et substantiels sur la conduite des affaires de l’Etat sénégalais. 
Le dernier communiqué du gouvernement sur la situation scolaire, venant à la suite de l’admirable lutte des imams de Guédiawaye et des légitimes revendications de la jeunesse kédovine est révélateur de l’état d’esprit du gouvernement libéral qui semble se replier sur la défensive, reconnaissant aux partis d’opposition, que le président n’hésitait pas, il n’y a guère longtemps, à qualifier de poltrons et de couards, l’initiative de luttes sociales si importantes qu’elles méritent d’être traitées en conseil des ministres. 
La bienveillance dont bénéficiait le pouvoir libéral au niveau du peuple sénégalais, s’est volatilisée face à une situation sociale dramatique, occasionnée par un état de quasi-banqueroute financière, essentiellement due au train de vie dispendieux de l’Etat et aux coûts exorbitants induits par un clientélisme politique onéreux. L’ampleur du dérèglement des finances publiques, se manifestant entre autres par une colossale dette intérieure remet au goût du jour les plans d’ajustement structurel de triste mémoire ! 
Dans le même temps, le pouvoir libéral acculé se voit contraint de dévoiler les mécanismes de transmission illégale du pouvoir à un héritier politique illégitime, mécanismes contre lesquels des secteurs de plus en plus larges du pouvoir libéral émettent les plus sérieuses réserves. C’est ainsi que se développent des scissions et de nouveaux courants aux dépens du parti libéral dominant, qui se trouve dans l’incapacité d’absorber de nouvelles forces mises à disposition par de vieux complices discrédités et censées le fortifier. 
Les multiples listes parallèles et autres mouvements de défiance que ce soit à Diourbel, Oussouye ou aux Parcelles Assainies sont là pour attester, qu’au-delà des chapelles politiques, le Sénégal qui a connu plusieurs Républiques dans la période pré-coloniale (au Fouta, chez les Lébous…), n’est pas prêt pour accepter l’instauration d’une nouvelle dynastie, dont le seul mérite aura été de faire reculer notre processus démocratique de plusieurs décennies, de défigurer notre Constitution et de mettre les finances publiques dans un état lamentable ! 
Les prochaines élections locales de mars 2009 offrent à l’opposition l’occasion d’une « dernière confrontation démocratique » avec le pouvoir libéral, dont les sénégalais ont fini de se détourner. Il faudra donc, après la tenue d’élections régulières, tirer toutes les conséquences politiques d’une défaite politique du pouvoir libéral. 
Cela induit en premier la recherche de consensus forts au sein de la classe politique, mais aussi de la société civile tels qu’ils pourront émerger des Assises Nationales (regroupant l’ensemble des forces vives de la Nation, à l’exclusion du pouvoir libéral et de ses satellites) sur la voie d’un gouvernement de transition vers de véritables consultations électorales libres et démocratiques, d’où seront issues des Institutions fortes, légales, légitimes et aptes à remettre le pays sur la voie d’un développement économique durable. 
• NIOXOR TINE  
• TATTAGUINE/ESCALE 
 
LE PARTI SOCIALISTE ET LA CRISE SCOLAIRE L’éducation n’appelle pas des « mesurettes »  
par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN , jeudi 5 février 2009 
Le Parti Socialiste (Ps) dans une déclaration sur la situation scolaire parvenue à notre rédaction, estime que la crise chronique qui affecte le système universitaire en particulier, l’éducation nationale de façon générale, n’appelle pas des « mesurettes » « démagogiques et improvisées, mais plutôt de véritables réformes, courageuses et énergiques ». 
Dans une déclaration datée d’hier, les camarades de Ousmane Tanor Dieng trouvent que cette année encore, peut-être davantage que les années précédentes, la situation des universités sénégalaises est plus qu’alarmante. Les revendications des membres de la communauté universitaire, enseignants, étudiants et personnel administratif et technique confondus, s’amoncellent sans qu’aucune perspective de solution sérieuse et durable ne soit proposée par le gouvernement. 
Selon eux, la situation des étudiants et des nouveaux bacheliers inquiète particulièrement les Sénégalais. La persistance des retards de paiement des allocations d’études pour les uns, y compris pour les étudiants sénégalais à l’étranger, la non orientation pour les autres, les difficultés pédagogiques et sociales, qui nourrissent la tension et la violence dans l’espace universitaire, hypothèquent le calendrier académique et font planer le spectre d’une année blanche ou invalide. 
La responsabilité d’une telle situation incombe principalement à Me Abdoulaye Wade, au gouvernement et « à leur gestion désinvolte de l’espace et des problèmes universitaires. La remise en cause du PAES (Programme d’amélioration de l’enseignement supérieur) qui avait commencé à résoudre la question des flux et se fixait comme objectif de garantir la qualité des enseignements, s’est accompagnée des habituelles promesses, plus farfelues et irresponsables les unes que les autres. Depuis huit années, la traditionnelle méthode de la fuite en avant, marque de fabrique d’Abdoulaye Wade, a encore et toujours consisté à repousser les problèmes sans les résoudre tout en continuant à multiplier les promesses irréalisables ». 
Khalifa Sall, la tête de liste de Benno Siggil Sennegal à Dakar et ses camarades « socialistes » disent constater que l’ouverture improvisée des Centres Universitaires Régionaux (CUR), abusivement comptés au nombre des universités et dévoyés dans leur format et leurs finalités d’origine, apparaît aujourd’hui comme un pis-aller dont l’indigence a été manifestement prouvée par la décision de rendre à l’Ecole Polytechnique son autonomie vis-à-vis de la virtuelle université de Thiès. « En effet, la mise en place des CUR s’est faite dans la précipitation et sans prendre les mesures nécessaires à l’existence de centres pédagogiques et sociaux dignes de ce nom en termes d’infrastructures, de personnel et de documentation », notent-ils. 
Dans la même logique, « l’Etat aborde de façon démagogique la question de l’accès à l’université en promettant l’orientation et au moins une aide financière à tous les nouveaux bacheliers alors qu’il n’a manifestement pas les moyens de faire face à cette promesse. Le gouvernement n’a pas mis à la disposition des autorités universitaires les capacités humaines, financières et matérielles pour accueillir tous les bacheliers, transférant ainsi illégitimement à ces autorités et aux enseignants la responsabilité de gérer des difficultés qu’ils n’ont pas créées et qu’ils n’ont pas pour tâche d’assumer. Il est évident qu’une telle méthode ne peut qu’accentuer le nivellement par le bas dont les effets sont désastreux pour ces milliers de jeunes qui constituent l’avenir du Sénégal », soulignent-ils avec force. 
Et d’ajouter, que « l’irresponsabilité du gouvernement actuel réside dans l’absence totale de perspective pour les bacheliers qui ne bénéficient pas d’une orientation dans les universités et dans la stratégie du pourrissement systématiquement employé comme c’est le cas face aux revendications concernant le statut des enseignants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ». C’est pourquoi, le Ps estime que la crise chronique qui affecte le système universitaire en particulier, l’éducation nationale de façon générale, « n’appelle pas des « mesurettes » démagogiques et improvisées, mais plutôt de véritables réformes, courageuses et énergiques. Au-delà du nécessaire développement des infrastructures, réalisable grâce à une meilleure allocation des ressources publiques gaspillées dans des dépenses de prestige (…) » A cet égard, conclut-il, « il s’agit pour l’Etat de créer d’autres universités dignes de ce nom et d’offrir une alternative à l’accès à l’université par la diversification des filières parallèles et par le développement des formations professionnelles adaptées aux besoins du marché du travail ». 
 
POUR REAGIR CONTRE L’AUGMENTATION DU COUT DES TELECOMMUNICATIONS Les consuméristes invitent les usagers au boycott  
par Cherif FAYE | SUD QUOTIDIEN , jeudi 5 février 2009 
L’association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) s’insurge contre la décision de l’État du Sénégal d’augmenter de plus de 2 % les coûts d’utilisation des télécommunications. En considérant que ce mode de taxation est « contraire au bon sens », Momar Ndao invite tous les usagers de boycotter les télécoms vendredi prochain 6 février 2009 et d’éteindre les portables de 13 h à 15 h. 
En réaction contre la décision de l’État d’augmenter les factures de téléphone au Sénégal, l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) et ses partenaires ont décidé de dérouler un plan d’action à deux temps à partir de vendredi prochain 6 février 2009. Du moins c’est la déclaration liminaire faite hier mercredi 4 février 2009 par Momar Ndao, Président national de l’Ascosen. « L’Etat du Sénégal, a décidé de manière unilatérale, péremptoire et sans aucune justification, d’augmenter de plus de 2% les coûts d’utilisation des télécommunications », a souligné Momar Ndao dans une déclaration liminaire à la presse. « Pour lutter contre l’augmentation des télécommunications les associations de consommateurs signataires, l’ASCOSEN (Association des consommateurs du Sénégal), l’UNCS (l’Union nationale des consommateurs du Sénégal) et leurs partenaires ont décidé de boycotter les agences de télécommunications et les boutiques, d’arrêter toute opération de paiement de facture de télécommunications, d’abonnement, d’achat et de partage de crédit de 8H à 15 heures, dans la journée du vendredi 6 février prochain », a déclaré Momar Ndao. 
Dans le même élan, le Président national des consuméristes du Sénégal a ordonné à tous les usagers « d’éteindre tous les portables, le même jour du vendredi 6 février 2009 de 13 heures à 15 heures ». Selon lui, cette mesure sert à « refuser cette forfaiture et éviter à l’Etat d’engranger des dizaines de millions de FCFA rien que sur un seul jour ». Momar Ndao a noté l’importance de cette action, dans la mesure où, toujours selon lui, « les sénégalais payent près d’un milliard de FCFA par jour de téléphone ». Momar Ndao n’a pas manqué de rappeler à l’occasion que « cette augmentation de 2% instaurée par la loi 2008-46 du 3 septembre 2008 et portant création de la Redevance d’utilisation des télécommunications (RUTEL) est applicable depuis le 1er février 2009 ». Mieux, le Président national de l’Ascosen explique que « la redevance s’applique sur le montant hors taxes des factures et sur ce montant global obtenu, sera appliqué la TVA ; ce qui fait que l’augmentation sera supérieure aux 2 % annoncés ». 
Momar Ndao est convaincu que cette stratégie de taxation est « contraire au bons sens », car toujours de son point de vue, « en instaurant cette augmentation sur plus de 5 000 000 de consommateurs détenteurs de téléphone et plusieurs autres milliers d’usagers des télécommunications résidant au Sénégal ; et au vu des chiffres d’affaires des opérateurs déjà opérationnels, sans compter le chiffre d’affaires du nouvel opérateur, l’Etat du Sénégal va récupérer au minimum 33 millions 336 713 FCFA par jour, soit 12 milliards 167 millions 900 400 FCFA sur le dos des consommateurs », a-t-il révélé. Par la même occasion, le Président de l’association des consuméristes reproche à l’Etat d’avoir « choisi de faire des opérateurs de téléphonie ses complices dans cette opération, en leur chargeant de faire payer aux consommateurs les augmentations ». 
Cette mesure de hausse est applicable à tous les abonnements et tarifs du téléphone fixe et du téléphone mobile, les abonnements et tarifs keurgui Khewel et ses cartes,les SMS et les MMS,les cartes de crédit, les transferts de crédit, SEDDO et EASY et EXPRESSO, la messagerie vocale, les renseignements 1212, les services clients 1441, 1677, 1111, les serveurs vocaux des radios, des ambassades et des administrations, les abonnements temporaires, les télécommunications nationales et internationales, le fax, l’internet fixe et l’internet mobile, la TV sur ADSL, les lignes spécialisées, les connexions satellites VSAT, le Roaming international, l’hébergement des sites internet par les opérateurs, et autres.Momar Ndao a aussi annoncé que « d’autres actions seront prises par la suite, en fonction de l’évaluation de cette première action de vendredi prochain ». Ainsi, a-t-il invité « tous les sénégalais à être solidaires avec nous dans cette lutte, et à suivre le mot d’ordre ». 
 
WALF FADJRI ; 
La ‘Sall’ guerre dans le ‘Maquis’ libéral  
 
 
‘Les lois sont muettes au milieu des armes’. (Proverbe)  
Question visiblement saugrenue et infantile : Et si Wade tournait simplement un nouvel scénario avec comme acteur principal Macky Sall ? Nos mémoires semblent tellement amnésiques que nous n’avons rien retenu en termes de leçons du polar ‘Idy et les chantiers de Thiès’. Amnésie et amnistie font bon ménage dans nos poreuses mémoires.  
L’épisode tragi-comique de l’alternoce a pour titre le ‘Marquis Sali’ ou la Sall guerre dans le maquis libéral. Macky Sall, ancien commandant des troupes libérales, aujourd’hui traqué, est entré en rébellion dans le maquis national. L’ancien Premier ministre et ex-Président de l’Assemblée nationale a donc pris les armes politiques pour, dit-on, faire mordre la poussière à ses anciens camarades de troupes et reprendre le commandement des armées. Sall n’a rien perdu pour attendre, le Pds avec sa machine de guerre a affûté et fourbi ses armes pour mener le combat frontal, j’allais dire mortal kombat (film américain). L’angle d’attaque : le blanchiment d’argent sale. Avouez que cette salve est une arme non conventionnelle et ressemble fort à une arme de destruction massive. Et bonjour l’escalade avec la guerre des communiqués entre le très martial ministre de l’Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, et l’état-major du ‘Marquis’ Sall. Du côté de Fann-Résidence, on prend soin de numéroter les communiqués-roquettes (n°1, n°2, n°3…) après le communiqué-missile de la Place Washington, siège du ministère de l’Intérieur. Israël et Gaza inspirent certainement Dakar.  
Le nouveau feuilleton auquel on assiste entre le commandement libéral et l’officier supérieur Macky ‘déserteur’ est un remake insipide du film à rebondissements ‘Idy et les chantiers de Thiès’ qui nous a tenus en otages pendant plus de quatre ans (nous l’avons évoqué dans un récent article). Le scénario est fade et sans originalité. On prend un autre et on recommence la même trame. Ici aussi, l’argent est également au cœur de cette dramatique à deux sous qui n’émeut que les effarouchés et autres âmes hypersensibles. On soupçonne ainsi un ancien homme de confiance (devenu un homme de défiance) de fricoter illégalement avec de l’argent sale après lui avoir tressé, il n’y a guère, des lauriers aujourd’hui fanés. Le pestiféré est accusé de tous les péchés d’Israël et, par conséquent, bon pour l’abattoir. Il appelle au secours et crie sans sourciller : ‘Ils veulent m’éliminer.’ Le persécuté prend le soin de solliciter au préalable le ‘soutien’ et les ‘conseils’ d’un chef d’Etat étranger au pouvoir depuis 42 ans. Quelle rupture !  
Le personnage central de cette nouvelle production ironique et tragique et celui qui tire aujourd’hui à sa défaveur les ficelles ne se couvraient-ils pas mutuellement des éloges ? Un éminent analyste politique (bon mathématicien certainement) disait que la politique, c’est comme l’algèbre, un membre change de signe (discours) dès qu’il change de terme (position). Réécoutez les déclarations de nos hommes politiques et vous vous en rendrez facilement compte.  
Il ne faut pas exclure que Wade et son ancien sherpa se retrouvent demain après des réconciliations que faciliteraient les autorités confrériques. Elles offrent gratuitement leurs bons offices pour ça ! Mais auparavant, l'infanterie (nationale) et l’artillerie (étrangère) de Macky auront dégarni la garnison de l’opposition. Cela ne vous rappelle pas une histoire récente faite d’’ancien cadavre’ et de ‘serpent venimeux’.  
Plus trivialement, tout cela paraît bien comique s’il n’était pas dramatique pour nos consciences et esprits durablement flagellés. Au Sénégal, il y a une pénurie de sérieux et une inflation de dérisions au plus haut niveau au moment où les priorités et urgences sont légion. Qu’en est-il de la dette intérieure, des prix des denrées de consommation courante, de l’école, de la santé, des routes, etc. ? Ces chantiers méritent-ils le peu d’attention qu’on leur accorde. Assurément non !  
Ce qui est regrettable, c’est que la classe politique, la presse et la société civile sont totalement embarquées dans cette diversion et risquent, à coup sûr, d’être encore une fois menés en bateau. Ils y vont à fond la caisse dans les dénonciations, soutiens et autres attitudes passionnées. Le réveil risque encore d’être brutal et nous ne serons pas remboursés après le dernier clap libéral. Floués, nous le serons, en plus des dégâts collatéraux.  
Souvenons-nous que Wade avait annoncé que son parti allait rester 50 ans au pouvoir. Cela autorise toutes les manœuvres, même les plus irréalistes. Il ne veut pas mettre tous ses œufs dans un même panier. Le franc-tireur Wade a plus d’une corde dans son arc, même celle filiale dont tout le monde parle ‘sauf’ lui. Suivez mon regard.  
Quand on se réconcilie avec Idrissa Seck, et d’autres contempteurs plus virulents, on peut bien, sans frais, le faire un jour avec Macky qui n’a jamais dit du mal sur son ‘père’Wade. Ne prêtez aucune foi aux déclarations de bonne foi des apparatchiks de l’Apr qui soutiennent mordicus que la rupture est définitive avec le Pds. Un porte-parole du parti Rewmi l’avait soutenu, il n’y a pas longtemps. On connaît la suite.  
Ne hurlons pas gratuitement avec les loups pour amplifier le vacarme actuel. Soyons des objecteurs de conscience devant cette Sall guerre et disons : Rideau, la comédie tragique a assez duré !  
Décidément, être bon politicien, c’est aussi être metteur en scène ou acteur. Si l’on y prend garde, bientôt nos hommes politiques enverront au chômage nos professionnels du 4e et du 7e art. Sauf que sous nos tropiques politiques, on est des fois en panne d’inspiration. Il était une fois ‘Au théâtre ce soir…’ ou ‘Coumba am ndèye ak Coumba amoul ndèye’ pour faire local… Cey politique, cinéma ak théâtre !  
Samba Saër DIOP Citoyen Inquiet sambasaerdiop@yahoo.fr  
 
Assurance et responsabilité hospitalière : Ce qui se fait ailleurs 
 
 
Au Sénégal, un petit pays par sa superficie et par sa population mais combien turbulent, l’actualité a convoqué un métier noble et où l’on sait se montrer discret : la médecine. Des hôpitaux ont mal soigné s’ils n’ont pas tout simplement refusé de soigner des personnes malades ou victimes d’accidents, ce qui a été largement relayé par les médias. Nous avons pensé que notre position de juriste, assureur et auteur nous autorise à dire un petit mot sur le sujet à l’intention du public certes, mais aussi des médecins, des avocats, des magistrats, du ministère de la Santé et autres journalistes appelés à connaître du sujet.  
En effet, l’environnement économique et social est différent d’un continent à un autre, mais l’assurance est une affaire internationale qui ne s’arrête donc pas aux frontières. Son effet d’entraînement est bénéfique à beaucoup de secteurs professionnels, de l’avocat à l’expert, en passant par le garagiste. L’Etat n’est pas le moins concerné, l’assureur étant considéré par beaucoup comme un collecteur d’impôts, sans oublier son rôle d’investisseur. Sans l’assurance, transporteurs, entrepreneurs, maîtres d’œuvre et autres promoteurs auraient un goût du risque tellement modéré que le rythme du développement ne serait pas celui souhaité.  
Le secteur des assurances est donc si important qu’il serait dangereux de ne pas s’informer de ce qui se passe ailleurs. Il n’y a pas que la réassurance (au plan vertical) qui nous lie à l’extérieur, car nous pourrions nous inspirer de méthodes qui ont fait leurs preuves ailleurs. En s’associant davantage par le biais de la coassurance (au plan horizontal), les assureurs nationaux pourraient faire face à plus de risques avec de meilleures capacités de souscription, donc de rétention, avant de laisser des primes s’échapper vers l’étranger (l’Europe) qui a moins besoin que nous de cette manne financière pour son développement.  
En France, l’assurance de la responsabilité hospitalière est une réalité et on peut citer par exemple la Société hospitalière d’assurances mutuelles (Sham), première société française d’assurance hospitalière où l’on a été reçu en stage en septembre 1985, puis en juin, juillet et août 1986. La Sham a donc, compte tenu de l’étendue des activités des Etablissements hospitaliers et de la diversité des victimes d’accidents, mis au point ‘un contrat qui présente la particularité de couvrir tous les aspects de la responsabilité susceptible d’être encourue par les hôpitaux du fait de l’exploitation du service publi’.  
Les conséquences les plus inattendues de la vie hospitalière sont ainsi couvertes. En effet, le développement des parcs automobiles avec pour conséquence une augmentation des accidents de la circulation ainsi que les progrès accomplis par la médecine ont entraîné, vers les hôpitaux, différentes couches de la population. Aussi, les patients d’un certain niveau de vie deviennent-ils pressés et exigeants. Une interprétation excessive fait croire que le médecin est tenu à une obligation de résultats et pas seulement de moyens, ce qui entraîne parfois des réclamations injustifiées.  
Cependant, un problème juridique de taille oppose deux tendances. Faudrait-il prouver l’existence d’une faute ou suffirait-il de démontrer qu’il y a un lien de causalité entre l’acte médical et le préjudice subi ?  
L’évolution de la responsabilité hospitalière en Europe et notamment en France, au cours des trente dernières années, devrait servir d’exemples à nos jeunes Etats. Des risques nouveaux, imputés aux progrès techniques enregistrés dans l’administration des soins, sont apparus. C’est ainsi qu’il y a eu des réclamations liées à des interventions très délicates à mener ayant nécessité l’usage de microscope opératoire et à des brûlures dues à des incubateurs ou à des bistouris électriques. Il est à noter des erreurs de diagnostic et un manque de vigilance lors des soins postopératoires, ainsi que des incidents causés par des insuffisances d’examen, des accouchements difficiles, l’anesthésie, une paralysie après réanimation ou encore par une erreur de groupe lors d’une transfusion sanguine.  
L’assurance de la responsabilité hospitalière peut couvrir, comme c’est le cas à la Sham, les conséquences pécuniaires de la responsabilité que l’Etat peut encourir du fait : De toute personne collaborant à son fonctionnement ; des bâtiments affectés à l’exploitation hospitalière ; de tous appareils utilisés par ses services ; de tous produits fabriqués par ses services même s’ils sont livrés à l’extérieur (ex. produits pharmaceutiques) ; de la détérioration ou de la disparition d’objets confiés au personnel hospitalier ; de toute activité gérée par budget annexe (ex. école d’infirmières).  
L’activité des Centres de transfusion sanguine doit faire l’objet d’un contrat d’assurance spécial. C’est le principe de la responsabilité pour faute qui domine.  
Le versement d’une surprime permet de bénéficier, à côté de ces garanties de base, de garanties facultatives couvrant :  
- Les dommages matériels subis par les collaborateurs du service public au cours de leurs fonctions (le personnel administratif et de soins, les collaborateurs bénévoles, les stagiaires et administrateurs).  
- Les dommages matériels subis par l’établissement lui-même, du fait des agissements des malades hospitalisés ou venant en consultation. - Les dommages corporels subis par les hospitalisés occupés à de petits travaux et les enfants confiés à l’établissement.  
- Les dommages corporels et matériels subis et causés par les malades mentaux en placements familiaux.  
- Les dommages corporels et matériels causés par les hospitalisés en long séjour et par les enfants confiés à l’établissement (responsabilité civile personnelle).  
Il convient toutefois de préciser que la Sham assure essentiellement des établissements hospitaliers publics. En matière d’assurance, même s’il est son propre assureur, l’Etat, pour se désengorger, devrait pouvoir lâcher du lest et laisser plus de champ aux assureurs, ne serait-ce que dans des domaines limitativement énumérés. En retour, il pourrait exiger de ces derniers davantage de diligence et une indemnisation correcte pour une meilleure protection des assurés et bénéficiaires de contrats.  
En Suède, le système d’assurance des malades a connu un changement depuis le 1er janvier 1975. Avant cette date, un malade mental hospitalisé et victime d’un dommage corporel n’était dédommagé que s’il prouvait qu’une faute avait été commise et le dommage causé par un membre du personnel hospitalier. Depuis 1975, une assurance dite assurance des malades permet de réparer, qu’il y ait faute ou non, tous les incidents thérapeutiques en relation directe avec la santé publique et les soins aux malades. Cette assurance a vu le jour grâce à des contrats entre, d’une part, les responsables de la santé et des soins aux malades et, d’autre part, un consortium des principales compagnies d’assurances. Il existe une limite car le préjudice corporel doit ‘avoir découlé directement d’un examen médical, de l’emploi de médicaments, du traitement médical ou d’autres mesures similaires’ et ne pas être la conséquence naturelle ou prévue d’une mesure justifiée médicalement.  
Aux Usa, l’on a pu parler, à une certaine époque, de ‘crise de la négligence médicale’ tout simplement parce que les demandes d’indemnités ainsi que le montant des dommages-intérêts versés aux victimes se sont considérablement accrus (sources : Colloque international de Lyon sur la responsabilité des hôpitaux du 24 au 25 avril 1981).  
De nos jours, on assiste, à travers le monde, à la mise en cause de la responsabilité tant civile que pénale du médecin, que ce soit dans ses activités publiques ou privées. L’on parle dès lors de responsabilité médicale. La loi, qui est faite pour les hommes, doit pouvoir évoluer pour une meilleure protection de ceux-ci, les victimes en particulier. En attendant, dura lex sed lex (la loi est dure mais c’est la loi).  
Cependant, il faudrait attirer l’attention sur le fait qu’en matière médicale, les méthodes modernes utilisées impliquent des prises de risques que l’on ne saurait éviter dans certains cas si on veut arriver à soigner avec succès.  
Aussi, n’est-il point possible de toujours garantir des résultats certains ou un traitement sans complication. Toutefois, il ne faudrait pas que le médecin, par sa faute, ou l’Etablissement hospitalier, par son défaut d’organisation ou son mauvais fonctionnement, fasse perdre au malade ses ‘chances de survie ou de guérison’. Aussi, a-t-on pu penser que la sanction de la faute restera toujours une incitation à l’organisation et à la pratique d’une médecine toujours plus attentive et plus efficace. Elle contribue également à protéger le médecin qui n’en aura pas commise. Une autre solution pourrait être l’indemnisation par l’Etat, mais ne serait-ce pas trop lui demander à lui seul, surtout dans un pays en développement ? Pourquoi ne pas associer davantage les assureurs ?  
Cependant, un assureur peut se retrouver devant le cas d’un assurable (établissement hospitalier) responsable, dans le passé, d’un acte dommageable mais dont on n’a pas suffisamment connaissance ou dont on ne connaît pas l’étendue ou le montant exact de l’indemnisation qui en découlera. En effet, les dommages corporels peuvent évoluer (s’aggraver) avant la consolidation définitive et entraîner une indemnisation plus élevée que ce qui a été initialement provisionné. En d’autres termes, il s’agit pour l’assureur de connaître le coût global des sinistres dont le fait générateur est antérieur à une année considérée, mais déclarés au cours de cette année et des suivantes dans l’optique d’une détermination du coefficient de majoration à appliquer à la cotisation de l’année pour prendre en charge le passé. C’est la ‘reprise du passé’ qui nécessite une surprime évolutive sur les trois premières années, en plus de la prime d’assurance (cotisation) normalement payée par l’assuré afin de bénéficier d’une garantie encore appelée couverture. Cette tarification nécessite un calcul assez technique (objet de notre stage), car le risque est différent sur les quatre années et il faut tenir compte de la masse globale des tardifs antérieurs à l’année de déclaration et déclarés durant cette année et les années suivantes.  
En ce qui concerne le médecin, qui exerce, tout comme l’enseignant, le métier le plus noble qui soit, il mérite mieux que d’être livré à la vindicte populaire. Une distinction est à faire d’abord entre la responsabilité civile et la responsabilité pénale, ses activités publiques et privées.  
Quant aux victimes, elles méritent plus d’attention et les compagnies d’assurances, faudrait-il y insister, peuvent être associées à la recherche de solutions parce qu’elles détiennent des solutions. Plus de cotisations équivaut à plus de primes pour les assureurs, plus d‘emplois pour les Sénégalais, plus de recettes fiscales pour l’Etat et plus de garantie pour les victimes.  
Nonobstant notre propre approche (sénégalaise) et donc au-delà de la souhaitable participation de tous, nous pourrions également nous inspirer de ce qui se passe ailleurs, tout en restant assez vigilants pour ne pas commettre les mêmes erreurs. C’est notre modeste contribution au débat.  
Biram Ndeck NDIAYE Auteur, juriste et assureur-conseil Diplômé de l’Institut des assurances de Lyon  
 
Ousseynou GOUMBALA (Directeur des bourses) : Pourquoi les bourses ont tardé à tomber  
L’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar est entrée en ‘ébullition’ ces derniers, à cause notamment du retard dans le paiement des bourses. Directeur des bourses, Ousseynou Goumbala, dans l’entretien qu’il nous a accordé, s’explique sur ce retard qui serait en voie de solution. 
 
Wal Fadjri : Qu’est-ce qui est à l’origine du retard dans le paiement des bourses des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar ?  
Ousseynou Goumbala : Il n’y a pas de problème de paiement. Nous avons un chronogramme qui consiste d’abord à renouveler les bourses de ceux qui étaient boursiers l’année dernière. Parce que pour nous, au début de chaque année, l’étudiant boursier doit renouveler sa bourse. Cela veut dire qu’il doit venir, après les examens, déposer un dossier comprenant une inscription et sa carte nationale d’identité, plus une fiche que nous lui remettons. C’est ce que l’on appelle le dossier de renouvellement. Nous prenons ces dossiers et nous les traitons. Nous en faisons un état de paiement. Ceci sous-entend qu’avant le renouvellement, il faut que les cellules pédagogiques, au niveau des écoles et des instituts, aient terminé leur travail de correction, d’examen, etc., pour que les étudiants puissent s’inscrire. Un étudiant non inscrit, même s’il était étudiant l’année dernière et boursier, nous le considérons comme non-boursier parce qu’il faut qu’il soit inscrit. C’est cette inscription qui montre que, pour l’année universitaire 2008-2009, c’est bien un étudiant régulièrement inscrit et qu’il étudie. Et nous avons déjà terminé de payer les premiers à avoir déposé leur dossier. Nous en sommes à notre deuxième dépôt, et même au troisième puisque le deuxième est en train d’être payé. Pendant un mois, nous avons ouvert pour permettre aux gens de venir déposer leurs dossiers. Nous avons tout ramassé, et nous avons fait un état de paiement. Actuellement, ils sont en train d’être payés.  
Wal Fadjri : A quel niveau se situent les retards et autres blocages ?  
Ousseynou Goumbala : A mon avis, c’est au niveau des cellules pédagogiques. Parce que les étudiants viennent et disent qu’ils n’ont pas encore de carte d’étudiant, qu’ils n’ont pas d’inscription. S’ils n’ont pas d’inscription, cela veut dire qu’ils ne connaissent pas leurs résultats pour pouvoir s’inscrire, soit en année supérieure, soit ils redoublent…  
Wal Fadjri : Et comment collaborez-vous avec les cellules pédagogiques pour décanter la situation ?  
Ousseynou Goumbala : Nous les exhortons à nous livrer très tôt les informations dont nous avons besoin. Au début de l’année, j’ai fait une tournée à l’université pour sensibiliser l’ensemble des scolarités. Pour leur dire que, cette année, nous avons besoin de ces informations le plus vite possible, parce que nous sommes dans un projet d’externalisation des bourses. C’est-à-dire que les bourses vont être payées par les banques. Alors, si nous savons, dès le départ, tous les étudiants boursiers, nous donnons ces informations à la banque qui fait des cartes bancaires, puis ils sont payés à partir de là. Et il n’y a plus de problème. Mais jusqu’à présent, nous ne sommes pas en mesure de vous dire combien de boursiers nous avons cette année. Nous ne le savons pas, car des étudiants continuent de déposer des demandes de bourses parce qu’ils viennent de recevoir leurs cartes d’étudiant ou leur inscription.  
Wal Fadjri : Mais pourquoi les nouveaux bacheliers n’ont-ils pas encore reçu leur quota de bourse ?  
Ousseynou Goumbala : Parce que les inscriptions ne sont pas encore terminées. Nous ne pouvons pas tenir une commission d’attribution des bourses au niveau bachelier pour recevoir après un autre grand contingent d’étudiants qui viendraient dire : ‘Nous n’étions pas encore inscrits quand vous donniez les bourses !’ Cela veut dire donc que nous allons revenir sur ce que nous avons fait. Ce mardi, vous avez suivi un mouvement d’humeur des nouveaux bacheliers qui demandent à être orientés à l’université. On m’a dit qu’ils sont au nombre de cinq mille. Alors, ces gens, on ne peut pas ne pas leur donner des bourses s’ils sont inscrits. Ou un certain nombre d’entre eux. Tout le monde n’est pas boursier d’accord, mais il y a quand même un certain nombre de boursiers que nous allons sélectionner. Cela suppose qu’il faut attendre, au moins, que tout le monde soit inscrit ou, en tout cas, que les ayants droit soient inscrits.  
Wal Fadjri : Il y a apparemment une question de synergie au niveau de la Direction des bourses, de l’université, du ministère de tutelle…  
Ousseynou Goumbala : Voilà (il répète). En tout cas, depuis des années, nous demandons aux pouvoirs pédagogiques d’être en phase avec nous. Dès la rentrée, nous sommes fonctionnels. Nous sommes prêts à recevoir des dossiers à payer. Mais à condition qu’on nous donne les informations dont nous avons besoin pour pouvoir les traiter.  
Wal Fadjri : S’achemine-t-il vers un règlement définitif de la question ?  
Ousseynou Goumbala : Mais oui. Aujourd’hui à l’université, il n’y a plus de problème. Les étudiants ne sortent que quand ils ne sont pas payés. Ils sont en train de les payer. En attendant que l’on tienne la commission d’attribution des bourses des nouveaux bacheliers.  
Propose recueillis par Joseph DIEDHIOU  
 
Retard des bourses à l'Ucad : Le calvaire au quotidien des étudiants 
 
 
‘J’ai déposé ma carte d’étudiant il y a quinze jours et je ne parviens pas à la retirer. C’est la raison pour laquelle je suis dans l’incapacité de retirer ma bourse afin de régler mes problèmes notamment scolaires’, s’est plaint Mamadou Gningue, étudiant en deuxième de Lettres modernes à l’Ucad. Comme lui, beaucoup d’étudiants courent derrière leurs bourses à cause du retard enregistré dans les inscriptions. ‘C’est dur ! Le logement, la restauration, les conditions de vie sont difficiles. Si quelqu’un dit le contraire c’est qu’il n’est pas étudiant ou qu’il n’est pas venu ici’, se lamente Ousmane Diop, étudiant en deuxième année de Droit, originaire de Saint-Louis.  
Mais la situation est encore plus difficile pour les nouveaux bacheliers, surtout ceux qui viennent hors de Dakar et qui sont confrontés à un casse-tête journalier pour s’adapter, s’assurer le paiement de leur transport - parce qu’ils habitent loin de l’université -, leur nourriture et régler leur question de logement. Ces étudiants deviennent alors des adeptes du ‘système D (débrouillardise)’. ‘Nous sommes en train de prendre en charge des étudiants qui n’ont pas où aller, et qui viennent des régions. Si vous allez dans les pavillons, vous y trouverez un bon nombre d’étudiants qui cherchent un hébergement’, explique Ousmane Diop qui se bat pour trouver où caser des étudiants ressortissants de sa région. A sa suite, Mamadou Gningue martèle : ‘Nous sommes obligés de nous entasser dans les chambres ou de dormir dans les couloirs’.  
Nouveau bachelier en série L2 au lycée Babacar Cobar Ndao de Kaffrine, Galas Dia raconte : ‘Depuis le début de l’année, nous sommes confrontés à des problèmes d’orientation. Malgré nos démarches, nous ne sommes pas encore inscrits. J’habite à Guédiawaye chez des parents et il me faut débourser cinq cents francs, aller et retour, tous les jours’. Même son de cloche chez ses camarades Ousmane Sow venant du lycée des Parcelles Assainies et Seydou Nourou Guèye qui vient du lycée de Taiba Ics de Mboro. ‘Nous lançons un appel aux autorités pour qu’ells prennent toutes les dispositions pour régler nos problèmes sinon il n’y aura pas de cours’, intiment ces étudiants qui se plaignent de ne pas être suffisamment informés sur ce qui les attend après le Bac.  
J. DIEDHIOU  
 
Avis  
Entreprise : La pression fiscale, l'autre crainte du Cnp 
En plus du problème de la dette, le Cnp craint une pression fiscale sur les entreprises.C'est tout le souci de la structure patronale qui réunissait, hier, son bureau.  
 
Il n'y a pas que la dette qui trouble le sommeil des chefs d'entreprise. Un autre souci vient de s'ajouter à cette problématique. C'est celui de la pression fiscale. Le président du Conseil national du patronat (Cnp) en a exprimé sa crainte hier à la sortie de la réunion du bureau de cette organisation patronale. ’Ce que nous craignons aussi, et qui n’est d'ailleurs pas acceptable, c’est qu’il y ait au même moment une pression fiscale sur les entreprises à qui l’Etat doit déjà de l’argent’, a déclaré M. Baïdy Agne. ‘Il faut que la pression fiscale soit réduite’, a-t-il ajouté.  
Et ce n'est pas le seul souci du Cnp. Son président s'est aussi interrogé sur le montant exact qui a été payé. ‘Nous avons fait une réactualisation au cours de la réunion que nous avons tenue aujourd’hui (hier, Ndlr). Avant de rentrer en réunion, j’ai pris le soin de parler au ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances pour avoir plus de précision sur les montants qui ont été payés’, a-t-il signalé. ‘A la réunion d’hier (mardi, Ndlr) avec le groupe consultatif, le ministre d'Etat avait déclaré avoir payé 130 milliards de francs Cfa sur les 174 milliards et qu'il restait un reliquat de 43 milliards. Il m’a réaffirmé qu’il est en discussion avec les banques de la place et le Fonds monétaire international qui doit donner son opinion et son avis sur cette question. Ce qui a été confirmé par le représentant de l’association des banques qui est membre de notre bureau’, a-t-il fait savoir. ’En plus, le bureau du Cnp m’a mandaté pour essayer de rencontrer, dans les 48 heures, le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des des Finances pour avoir plus de précision sur cette question. Bien sûr, le bureau du Cnp considère que les discussions sur les montants, sur l’évaluation de la dette doivent être plus précises. Il faut qu’on ait peut-être plus de transparence. Il faut que nous sachions qui a été payé. Si c’est payé à l’égard des entreprises, il faut que nous essayions au moins d’être informés des différents payements. Ceci va aider peut-être à la discussion. Certains entrepreneurs disent qu'ils ont été payés. D'autres défendent le contraire. C’est pour cela qu’il faut la validité des chiffres et de l’information qui circule. C’est tout à fait important qu’on ait un sentiment dans la globalité, de part et d’autre, la transparence des données évoquées pour plus de sérénité’, a soutenu le président du Cnp.  
Pour Baïdy Agne, il est clair qu’il y a des dépenses qui sont engagées dont l’Etat et les bailleurs disent qu’il faut les auditer pour savoir si ces dépenses ont été correctes, si ce ne sont pas des dépenses qui ont été gonflées. Mais le plus important pour lui, c'est qu’on arrive à un point où tout le monde c'accorde sur les montants qui sont concernés. ‘Nous ne pouvons pas, en tant que pays, continuer à douter du montant de la dette. Tout au moins, ça impliquerait alors une nécessité d’une certaine modernisation de nos administrations’, a-t-il souligné.  
Mais les patrons ne se sont pas seulement préoccupés de l'argent. Ils ont aussi joué sur les sentiments en manifestant leur solidarité avec le gouvernement qui traverse des moments difficiles, ainsi que l'a affirmé Baïdy Agne. ‘Ces moments sont difficiles pour notre pays. La responsabilité suggère une certaine forme de solidarité parce que si l’économie est bloquée, ça n’arrange personne. L’économie fonctionne sur la base de la confiance. Si nous rompons totalement cette confiance entre nous, si nous perdons la sérénité nécessaire, c’est notre économie dans sa globalité qui en souffrira et par la suite les populations aussi’, a-t-il dit. ‘Donc, nous ne pouvons qu’essayer d’accompagner le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des finances dans ce qu’il venait de me dire et que le représentant des banques m’a confirmé. Que cette opération puisse se passer bien et que dans la semaine qui suit qu’on puisse injecter autant d’argent dans l’économie et dans le paiement de la dette’, a-t-il souhaité.  
En outre, le président du Cnp a tenu à rappeler que les 90 % de cette dette intérieure concernent des entreprises membres de son organisation qui sont les premiers concernés.  
Ndakhté M. GAYE  
 
Emploi des jeunes au Sénégal : La Banque mondiale fait l’inventaire des lacunes du gouvernement  
Une cérémonie de lancement du ‘Projet suivi-évaluation en matière d’emploi IDF’ a réuni hier à Dakar cadres et techniciens du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi et experts de la Banque mondiale. Occasion pour ces derniers soulever les lacunes de l’Etat du Sénégal dans sa politique de lutte contre le chômage des jeunes à travers ses multiples projets.  
 
Le projet est financé à hauteur de 450 mille dollars, sous forme de don du Fonds pour le développement institutionnel (Idf) et s’étale sur trois ans (2009-2010). Son financement vise à renforcer les capacités en suivi-évaluation des cadres et techniciens du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes. De même, il aidera à planifier, à gérer et à mettre en œuvre, de manière efficace, ses programmes d’emploi des jeunes qui semblent être dans l’impasse. En effet, selon le diagnostic découlant du rapport de la Banque mondiale sur l’emploi des jeunes au Sénégal, il résulte que ‘Les difficultés entravant l’efficience des programmes d’emploi actifs au Sénégal résident à la fois dans leur manque de ressources financières, la mauvaise qualité de la gestion, l’absence de suivi des résultats concrets sur le terrain, et le manque de coordination’. Tel est le diagnostic sans complaisance de la Banque mondiale sur l’emploi des jeunes au Sénégal. Au cours de la présentation de ce rapport de la Bm, hier, au cours du lancement du ‘Projet suivi-évaluation en matière d’emploi Idf, l’expert en économie Mamadou Ndione a indiqué que ‘seuls 50 % de la population active de Dakar touchent un salaire minimum légal’. Il s’y ajoute qu’au Sénégal, ‘1/3 seulement des travailleurs ont un contrat en bonne et due forme, c’est-à-dire légal’. Poursuivant, l’exposant a constaté et fait constater que ‘l’Etat du Sénégal affecte peu de ressources aux financements de l’emploi’. A ce jour, note l’économiste de la Banque mondiale, ‘le niveau de financement du gouvernement du Sénégal dans ce domaine est de l’ordre de 0,3 % du produit intérieur brut (Pib), comparé à la moyenne standard qu’est de 1% dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde)’.  
Mamadou Ndione n’a pas fait dans la langue de bois pour décrier la mauvaise qualité de la gestion des programmes d’emploi. Selon lui, ‘les projets investissent plus d’argent dans le mode de leur fonctionnement que dans les voies et moyens qui leur permettent d’atteindre les objectifs sur le terrain qu’ils se sont fixés’.  
Mamadou Ndione a également abordé l’agenda des réformes entreprises par la Banque mondiale dans le monde du travail et qui s’articule autour de sept axes dont celui des ‘programmes de l’emploi’, entre autres. Depuis 2000, plusieurs projets pour la promotion de l’emploi des jeunes, notamment le Fnpj, le Fnea, l’Anej, le Fnij etc., ont vu le jour. Mais, à ce niveau, fait remarquer l’économiste de la Banque mondiale, d’énormes dysfonctionnements ont été notés à cause des chevauchements qu’il y a souvent eu entre eux. ‘Il y a eu des problèmes de gouvernance au niveau du Fonds national pour la promotion de l’emploi des jeunes (Fnpj) et cela suite aux travaux de la Cour des comptes’, a-t-il rappelé. Résultat de cette mauvaise course : le Sénégal peine à atteindre la barre des 16 000 emplois par an, tels que dictés par l’institution financière internationale.  
Abondant dans le même sens, l’économiste principal et chargé du projet à la Banque mondiale, Moukim Temourov ajoute qu’’il n’existe aucune information détaillée sur l’impact concret des programmes en termes de création d’emploi au cours du temps’. Pis, fait-il savoir, ‘il n’existe aucune évaluation ni sur le caractère permanent ou non de ces emplois, ni sur leur qualité’. M. Temourov se désole du fait que ‘les seules informations existantes se limitent à mesurer les intentions des bénéficiaires et pas forcément leurs réalisations’.  
Face à ces multiples lacunes pointées du doigt par l’institution financière internationale, l’Etat du Sénégal, à travers le financement du fonds pour le développement institutionnel (Idf), se doit d’accroître la rigueur sur les moyens destinés à l’emploi des jeunes. Il doit aussi améliorer la coordination de ses différents projets destinés à l’emploi des jeunes, mais également et surtout cibler, dans sa politique de lutte contre le chômage des jeunes, les groupes vulnérables. De même, pour que le Sénégal baisse son taux de chômage, il lui est impératif d’instituer un encrage institutionnel stable, accroître la qualification par la diaspora, optimiser l’allocation des travailleurs entre secteur public et privé, favoriser la demande de travailleurs des entreprises, développer des réseaux pour l’accès à l’information et enfin réglementer le secteur du travail.  
MAMADOU LAMINE KEÏTA (MINISTRE DE LA JEUNESSE) : ‘Les jeunes en milieu carcéral bénéficieront des programmes d’emploi’  
Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, Mamadou Lamine Keïta, a reconnu hier que ‘le problème de l’emploi des jeunes persiste dans tous les pays, mais que le Sénégal s’est identifié parmi les pays d’Afrique de l’Ouest par son dispositif d’accompagnement des jeunes en matière d’emploi’.  
D’ailleurs, selon le ministre qui procédait au lancement officiel des activités du ‘Projet suivi-évaluation en matière d’emploi Idf’ financé à près de 500 mille dollars, il sera cette fois-ci question de la prise en charge de la population jeune en milieu carcéral. ‘Les jeunes actuellement en prison vont bénéficier de ces programmes’, a affirmé Mamadou Lamine Keïta. Avant d’ajouter : ‘Nous avons l’ambition de nous rapprocher d’eux, de les sensibiliser pour qu’au sortir de la prison, ils puissent bénéficier d’un emploi’. Pour le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, ‘c’est le seul moyen d’éviter les cas de récidive’.  
Aboulaye SIDY  
 
L'Office : Jeudi 5 Fév 2009 
Spectre d’une année blanche dans les universités du Sénégal : Wade pointé du doigt par les socialistes. 
« Depuis huit années, la traditionnelle méthode de la fuite en avant, marque de fabrique d’Abdoulaye Wade, a encore et toujours consisté à repousser les problèmes sans les résoudre tout en continuant à multiplier les promesses irréalisables ». Ces propos sont des socialistes qui soutiennent que la situation des universités sénégalaises est plus qu’alarmante. Dans un communiqué qui nous est parvenu, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades diront que les revendications des membres de la communauté universitaire, enseignants, étudiants et personnel administratif et technique confondus, s’amoncellent sans qu’aucune perspective de solution sérieuse et durable ne soit proposée par le gouvernement. 
Apportant des clarifications sur la situation de l’éducation au Sénégal, les socialistes défendront que la responsabilité d’une telle situation incombe principalement à Abdoulaye Wade, au gouvernement et à leur gestion désinvolte de l’espace et des problèmes universitaires. Abordant de plein fouet cette crise qui mine l’école sous tous ses démembrements, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades monteront au créneau pour décrier plus particulièrement la situation des étudiants et des nouveaux bacheliers qui inquiète au plus haut point les Sénégalais. En effet, citent-ils, « la persistance des retards de paiement des allocations d’études pour les uns, y compris pour les étudiants sénégalais à l’étranger, la non-orientation pour les autres, les difficultés pédagogiques et sociales, qui nourrissent la tension et la violence dans l’espace universitaire, hypothèquent le calendrier académique et font planer le spectre d’une année blanche ou invalide. Car, pour eux, il reste évident que la remise en cause du Programme d’Amélioration de l’Enseignement (PAES) qui avait commencé à résoudre la question des flux en se fixant l’objectif de garantir la qualité des enseignements, connaît des difficultés. À ce propos, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades diront qu’elle s’est malheureusement accompagnée « des habituelles promesses, plus farfelues et irresponsables les unes que les autres ». Poursuivant ses propos, ils ajouteront, « l’ouverture improvisée des Centres Universitaires Régionaux (CUR), abusivement comptés au nombre des universités et dévoyés dans leur format et leurs finalités d’origine, apparaît aujourd’hui comme un pis-aller dont l’indigence a été manifestement prouvée par la décision de rendre à l’Ecole Polytechnique son autonomie vis-à-vis de la virtuelle université de Thiès ».Seulement, contestent-ils, un fait ; que « l’Etat aborde de façon démagogique la question de l’accès à l’université en promettant l’orientation et au moins une aide financière à tous les nouveaux bacheliers alors qu’il n’a manifestement pas les moyens de faire face à cette promesse ». Toujours par rapport à la non-orientation de nombre de jeunes, les socialistes crieront haut et fort que le gouvernement n’a pas mis à la disposition des autorités universitaires les capacités humaines, financières et matérielles pour accueillir tous les bacheliers, transférant ainsi illégitimement à ces autorités et aux enseignants la responsabilité de gérer des difficultés qu’ils n’ont pas créées et qu’ils n’ont pas pour tâche d’assumer. 
Auteur: Abdoulaye Mbow  
 
Nettali : Jeudi 5 Fév 2009 
MAHMOUT SALEH ET SES CAMARADES LANCENT UNE FATWA CONTRE LE GOUVERNEMENT : « Nous en avons assez ! Dehors » 
NETTALI.NET - Qu’attendre du gouvernement ? S’il faut poser la question à Mahmout Saleh et à ses camarades, la réponse est toute trouvée. C’est : le non respect des engagements pris (paiement de la dette intérieure, réduction des prix de denrées de première nécessité, de l’électricité, fin des pénuries de gaz, problèmes liés au démarrage de la campagne agricole) et en plus agressions permanentes contre la démocratie et les principes de la République. Le théoricien du « Coup d’État rampant » ensuite « Coup d’État debout » et ses camarades sont les auteurs d’une déclaration « Saleh » contre le gouvernement. N’en pouvant plus face à la situation actuelle, ils déclarent : « Nous en avons assez ! Dehors ». 
Le Nouveau parti (Np) de Mahmout Saleh n’y va pas du dos de la cuillère dans sa déclaration. Pour ce parti : « En finir avec ce gouvernement, tout de suite et maintenant, est la seule exigence qui vaille et à partir de laquelle construire la Grande Mobilisation Nationale pour dire : NOUS EN AVONS ASSEZ ! DEHORS ! ». 
Pour en arriver à cette conclusion, Mahmout Saleh et ses camarades notent que l’ancien président de l’Assemblée nationale qui fut également Premier ministre « Macky SALL a fait l’objet d’une convocation à la Sûreté urbaine pour répondre d’un supposé délit de blanchissement d’argent en rapport avec un chef d’État africain. ». 
Ils indiquent : « Cette convocation participe d’un plan Politique visant à la liquidation d’un homme dont l’irruption dans l’arène politique sous sa bannière propre perturbe les schémas visant à exclure le peuple sénégalais du choix de ses dirigeants. En même temps, qu’elle offre une nouvelle perspective politique crédible unifiante, porteuse de l’alternative intensément attendue par notre peuple. ». 
Dès lors, « cette Agression intervient dans un contexte marqué par la généralisation des attaques contre toutes les couches et segments de notre Nation. Aucun engagement pris par le Gouvernement n’est respecté ( paiement de la Dette Intérieure, réduction du des prix de denrées de première nécessité,de l’Electricité,fin des pénurie de Gaz, problème liés au démarrage de la Campagne Agricole) et en plus Agressions permanentes contre le Démocratie et les Principes de la République. ». Pour Mahmout Saleh et ses camarades qui lancent une Fatwa contre le gouvernement, « nous ne pouvons rien attendre de (ce dernier) sauf la poursuite de cette politique ». 
Auteur: Mayaram  
 
FERLOO.COM : 
5 FEVRIER 2009 
Le Cnra prévient : Halte à la campagne déguisée dans les médias 
Le conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a invité hier les médias à assurer avec responsabilité les période de pré-campagne et de campagne électorales. Il a fait cet appel lors d’une rencontre avec les acteurs de la presse dans le cadre d’une série de rencontres sectorielles qu’elle a démarrée hier. La période de pré-campagne est en cours depuis le 29 janvier et se termine le 28 février courant à minuit alors que la campagne proprement dite pour les échéances locales débute le 1er mars pour prendre fin le 22 mars à 00h. 
 
Mais particulièrement à la période de pré-campagne en cours, le Cnra rappelle aux médias de toute catégorie de veiller au respect de l’interdiction de toute propagande déguisée à travers leur support. Parce que, selon l’article L59 du code électoral, toute « manifestation ou déclaration publique de soutien à un candidat ou à un parti politique ou coalition de partis, faite directement ou indirectement est considérée comme de la propagande ou campagne déguisée. » Le Cnra alerte également sur la relation des visites et tournées à caractère économique, sociale ou autres de quelque autorité étatique qui donnent lieu à des déclarations assimilables à une campagne déguisée. Tout comme, il promet de s’élever contre tout procédés de publicité commerciale par voie de presse, radio ou télévision à des fins de propagande électorale. 
Pour la période de la campagne, contrairement aux élections présidentielle et législatives, il n’y a pas de contrainte pour le respect du temps d’antenne dans le cadre des élections locales, mais le Cnra demande toutefois, aux organes de respecter les principes du pluralisme, d’équité et d’équilibre dans la couverture de la campagne. 
Il demande par ailleurs de lui communiquer dans les meilleurs délais, leurs grilles de programmes établies pour la couverture de la campagne et aux acteurs politiques des calendriers des manifestations des listes en compétition pour le scrutin. 
Amphal Aïdara 
 
5 FEVRIER 2009 |  
Des voix profondes pour des voies fécondes 
 
Les élections locales du 22 mars 2009 se profilent à l’horizon. Le Président de la République, à travers le décret portant convocation du collège électoral, vient de donner le coup d’envoi vers l’assaut des différentes citadelles du Sénégal. 
Ces joutes électorales se préparent dans un environnement marqué par la paupérisation insoutenable des Sénégalais, l’inaccessibilité des denrées de première nécessité, les fréquentes et lancinantes pénuries de produits essentiels à la production et à la consommation, l’insalubrité, instrumentalisation des Institutions de la République, l’accaparement des ressources du pays par une classe de nouveaux arrivistes, etc. 
Cela justifie, à suffisance, leur pertinence et leur enjeu en ce sens que leur but est d’enraciner la démocratie locale en vue d’une mobilisation plus rationnelle, plus efficace des ressources locales pour un développement durable et intégré, pour un « développement de l’homme par l’homme et pour l’homme ». 
Dix jours après la clôture des dépôts des listes électorales, nous percevons, des profondeurs des quartiers de la commune d’arrondissement de Fann-Point E-Amitié, des voix qui ne cessent d’enfler. Elles traduisent, d’abord, un sentiment d’inquiétude suite à un article paru dans un quotidien de la place qui titrait, dans son édition du lundi 26 janvier 2009, « Denise d’ERNEVILLE de l’Afp introuvable pour les locales ». L’auteur de cet article, tout en soulignant, et à juste titre, que Madame d’ ERNEVILLE, femme de valeur et de principe qui a lancé le slogan « la citadelle est prenable » bénéficie de beaucoup de sympathie au niveau des populations locales, n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme en précisant que « la non participation aux locales de celle qui serait combattue au sein même de sa formation politique est, sans conteste, synonyme de déroute pour l’opposition, dans cette commune d’arrondissement qui abrite le domicile des Wade, l’une des plus intellectuelles du Sénégal ». 
Ces voix profondes expriment également un sentiment de désolation quand ces populations pour lesquelles elle a toujours combattu ont constaté, après la publication des listes électorales par les autorités administratives, que son nom, ainsi que ceux de ces collaborateurs ne figurent nulle part parmi les investis de la coalition Benno Siggil Senegaal. 
Connaissant Denise d’Erneville, nous pouvons dire, en notre qualité de militants actifs partageant le même espace communal, qu’elle ne tardera pas à se prononcer, par respect pour ses nombreux et fidèles électeurs. En attendant, nous confirmons qu’elle est effectivement combattue par ceux qui ont fini de verrouiller les instances de décisions du parti à leur seul profit et dont les vieux réflexes ont pris le pas sur les méthodes objectives exigées par la politique pratiquée « autrement ». Nous précisons au passage, que la coalition Benno Siggil Senegaal, via l’Afp, n’a jamais fait à Denise d’Erneville l’offre de faire d’elle la tête de liste de la commune. 
En réalité, elle a une conception de la politique, puisée dans son éducation, son humanisme et son caractère, qui ne peut s’accommoder avec des pratiques de trafic d’influence, de rejet de valeurs qui jurent d’avec les leurs. Pour Mme d’Erneville, faire la politique est la combinaison optimale des ressources de la localité pour produire des biens et des services en vue de satisfaire de manière solidaire les besoins de la communauté. La quête en permanence du développement de cette communauté est son sacerdoce et non attendre l’approche des élections pour faire de l’activisme et profiter d’une proximité avec certains décideurs qui prennent en otage le parti. 
C’est cette vision de Madame d’ERNEVILLE, son franc-parler et tout le travail qu’elle abat quotidiennement, qui justifie sa popularité et l’adhésion des populations de la commune d’arrondissement de Fann-Point E-Amitié à son programme politique. Ce charisme fait certainement peur à ses adversaires mais surtout à certains de ses camarades de parti. 
En ce qui nous concerne, militants de l’Afp de la commune proches collaborateurs qui n’avions pas pour habitude d’exprimer notre désaccord en dehors du parti, nous tenons à dire tout haut notre refus de laisser passer cette injustice et c’est pourquoi, nous réaffirmons notre fidélité à notre camarade, Denise d’Erneville. Rien ne saurait nous dévier de cette voie féconde qui nous lie à elle. Mieux, rejetant avec force la liste qui vient d’être publiée, nous n’excluons pas un vote-sanction... 
En somme pour que l’Afp survive et recommence à susciter beaucoup d’espoir, comme par le passé, nous sommes convaincus que seule cette voie lui est salutaire ! 
Section Fann-Point E-Amitié Contact : Romain Badji, Secrétaire général adjoint (77 642 75 83) 
 
 
 
 

 

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