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HOPITAUX SÉNÉGALAIS Quelles solutions pour sortir de la léthargie ? 
 
Article Par Dr Abdoulaye Bocoum, Pharmacien, Centre hospitalier rég,  
Paru le Mardi 27 Mai 2008 
 
C’est une lapalissade que de le dire, les hôpitaux au Sénégal traversent une crise sans précédant. Sauf quelques exceptions, aussi bien au niveau national (Chn) qu’en zone décentralisée (Chr), le constat est le même : il y a des problèmes dans nos hôpitaux. Ces problèmes sont souvent liés au fonctionnement et ont pour noms : manque de médicaments, de matériels médico-chirurgicaux, des locaux vétustes et insalubres, un personnel malformé et recruté sur la base du népotisme, un clivage entre les personnels (technique et administratif) qui ont du mal à se faire confiance, chacun jetant l’anathème sur l’autre. Donc, un contexte qui n’est pas à même de favoriser la performance dans ces établissements publics de santé dans lesquels la non-qualité a fini de s’installer. Ce jour là, il est encore loin où nos hôpitaux vont atteindre le niveau de certaines structures de santé comme Hôtel Dieu ou la pitié Salpetrière.  
Le Sénégal est-il malade de ses hôpitaux ? L’on est tenté de répondre par l’affirmative eu égard à ce tableau on ne peut plus sombre. Ce grand malade a besoin en toute urgence d’un traitement pour sortir des eaux troubles dans lesquelles il ne cesse de patauger. Pour cela il faut à mon sens :  
1 / Mettre les hommes qu’il faut aux places qu’il faut  
Le clivage entre le personnel technique et le personnel dit administratif est une réalité dans nos structures. Ces deux catégories professionnelles cohabitent dans les hôpitaux et ne collaborent presque pas ou collaborent peu. L’autorité de l’administration est contestée on lui fait un procès d’incompétence et souvent à juste titre, posant ainsi de réels problèmes de management au niveau de ces établissements. La réalité c’est que les directions des hôpitaux sont occupées par des gens qui n’ont rien à voir avec la pratique médicale. Les directeurs des hôpitaux sont pour la plupart des fonctionnaires qui appartiennent à d’autres catégories professionnelles, qui ont fait le module de gestion hospitalière au Cesag et qu’on a parachutés à la tête des hôpitaux pour manager un personnel qui a ses réalités et ses exigences.  
Un chirurgien qui a fait un bac plus douze soit quatre années d’études après son doctorat se voit souvent très mal se faire coacher par des gens qui ont à peine un bac plus quatre pour les meilleurs d’entre eux, qui plus est n’ont rien à voir avec la médecine, d’où la nécessité de rectifier le tir et corriger très vite cette aberration en mettant à la direction des hôpitaux de véritables cadres médicaux (médecins, pharmaciens, dentistes) qui ont une expérience hospitalière et qui seront aussi formés au Cesag dans le domaine de la gestion hospitalière. Cela aura le double avantage de régler les difficultés liées au clivage dont nous avons fait allusion, mais aussi les problèmes liés au management et à la gestion des priorités. Ce n’est pas pour rien que l’hôpital principal de Dakar, le seul hôpital au Sénégal dirigé par un médecin (jusqu’au dernier mouvement des directeurs) est le seul qui marche comme il faut.  
2/ Donner plus de pouvoir à la Cme et à la Cte  
C’est un secret pour personne la commission médicale d’établissement (Cme) et la commission technique d’établissement (Cte) crées dans le cadre de la réforme hospitalière n’ont aucun pouvoir, ces commissions si elles existent passent leur temps à inaugurer des chrysanthèmes. Elles sont confinées dans des positions consultatives, les directions ne sont pas liées à leurs avis. C’est une autre aberration dans la mesure où la Cme qui est constituée par les différents chefs de services médicaux est la structure la plus habilitée à prendre des décisions les plus à même de conduire à la bonne marche des hôpitaux. Il urge sous ce rapport de donner à ces commissions plus de pouvoir. Aucune mesure importante ne devrait se tenir dans les hôpitaux sans que la Cme ne donne un avis favorable. La Cme doit être présente du début à la fin du management des hôpitaux, c'est-à-dire depuis la définition des différentes politiques et orientations jusqu’à leur évaluation quant à leur applicabilité. Ce n’est pas trop demander à mon avis car on n’a pas besoin de le rappeler la santé c’est avant tout une affaire de médicaux, les autres doivent tout juste venir en appoint, c’est eux les spécialistes de la santé qui avant tout constitue pour eux un sacerdoce. Vouloir les exclure pour confier la gestion de la santé des populations à des mercenaires animés par des volontés obscures ne peut conduire qu’à des situations désastreuses comme celles qu’on est entrain de vivre présentement.  
3/Se tourner résolument vers l’hôpital entreprise  
L’hôpital d’aujourd’hui ne peut plus se concevoir en dehors de la démarche entreprise, en réalité c’était cela l’esprit de la reforme hospitalière. Chaque hôpital en ce qui le concerne avait défini un projet d’établissement qui devrait aboutir à un désengagement progressif de l’Etat par la subvention qu’il alloue à ces structures. Les hôpitaux par leur politique managériale devraient définir des stratégies pour pouvoir fonctionner sur ressources propres. L’idée est bonne en soit et je crois de façon inextricable que c’est la seule logique qui si elle aboutit pourrait sauver nos établissements. Cette idée est d’autant plus pertinente que les plus grands spécialistes de l’hospitalisation pensent que notre problématique fondamentale réside dans des difficultés de trésorerie. La réponse à cette problématique coule de source, il faut mettre en place des stratégies pour équilibrer nos finances et faire face avec beaucoup plus d’efficacité à nos charges, pour cela il faut :  
-Appliquer la vérité des prix : Les tarifs pratiqués pour les actes médicaux, les consultations et l’aide au diagnostic sont obsolètes. Nous sommes obligés de revoir ces tarifs à la hausse pour faire face à nos charges et par conséquent être capable d’offrir un paquet minimum de soins de qualité. La santé qui ne peut se concevoir que dans la qualité a un cout, les populations doivent participer à l’effort de santé. L’hôpital dispensaire de nos grands parents est désormais derrière nous.  
-Externaliser certains services : La cuisine, la buanderie et la manutention constituent de vrais gouffres financiers pour nos structures, les externaliser aidera à amener la qualité et à soulager notre trésorerie. On pourra facilement recourir à des prestataires de services qui vont s’occuper de la restauration des malades hospitalisés et de la buanderie. De la même façon on peut contracter avec une société spécialisée qui va nous fournir des manœuvres qualifiés pour les services de soin, ainsi l’argent dépensé pour les services sus évoqués pourra sensiblement être réduit.les directeurs qui doivent être de véritables chefs d’entreprise doivent oser investir, diversifier les activités et surtout aller chercher les ressources partout où elles peuvent se trouver (banques, partenaires au développement…) pour financer ces investissements la.  
-Lutter contre les déperditions et le laxisme : Les travailleurs, depuis les chefs de services jusqu’aux manœuvres, doivent s’approprier leur outils de travail et faire leur job avec toute la conscience que cela requiert. Chacun doit se mettre dans la tête que chaque malade détourné (dans le privé), chaque franc arnaqué, chaque heure de travail non honorée nuit gravement à la bonne marche de l’entreprise qui si elle tombe en faillite va emporter dans sa chute tous les autres travailleurs. Les partenaires sociaux ont un grand rôle à jouer par rapport à cette thématique, leur vocation n’est pas seulement la revendication. L’autre paradigme est la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des finances hospitalières. Et, à ce niveau, c’est l’administration qui est interpellée. Car, si chacun doit faire son travail, l’administration, qui a la charge de la gestion des deniers de l’entreprise, ne doit pas être à la traîne. Sinon, tout effort serait vain.  
• LA SOURCE PROFONDE DE LA PERTE 
A tous ceux qui cherchent encore les vraies raisons de notre enlisement collectif (mais surtout à tous les autres) 
Le Jugement « Eureka » du JUGE 
« Il n’est jamais trop tard de s’investir avec vaillance pour sauver sa propre dignité ». 
Il y a déjà très longtemps que les économistes nous ont appris que les facteurs de production (le capital et le travail) sont à l’origine de la création des richesses et partant du développement économique et social auquel toutes les nations aspirent. 
De la conception « primaire » de David Ricardo jusqu’au modèle « mythique » de Harrod-Domar qui est la référence en économie, l’idée la plus répandue était que la production résulte exclusivement de la mise en combinaison d’une certaine quantité de capital (les moyens de production) et de travail (la main d’œuvre). 
Ce n’est que plus tard que Robert Merton Solow a pu démontrer avec pertinence que ces deux principaux facteurs interagissaient en réalité de façon moins statique que ne l’avaient fait entrevoir certaines théories classiques et néoclassiques de la croissance. 
En effet, il fit remarquer avec vigilance, qu’au cours de leur évolution ils subissaient fatalement l’influence du progrès technologique dont l’effet inévitable est de les insérer de façon dynamique dans un cycle productif beaucoup plus vertueux. 
A partir des années 80, le modèle formel de cet éminent professeur américain, prix Nobel d’économie, fut lui même relativisé par les paradigmes du développement endogène. 
Ces nouvelles approches lui ont contesté avec légitimité le postulat du progrès technologique qui, en aucun cas, ne saurait être considéré comme une « manne qui dévale de la voûte céleste ». 
Depuis lors, le facteur travail est perçu comme un « capital humain » imbu de beaucoup de « substances vitales » (dont l’éducation et la formation, la santé, la recherche scientifique et technique) qui rehaussent considérablement son efficacité. 
C’est d’ailleurs cela qui a fait qu’il est devenu aujourd’hui cette ressource valorisée plus que déterminante dans tout processus de production. 
Voilà qui permet d’indexer avec fermeté la vraie cause fautive du retard économique et social de nos jeunes nations africaines, en l’occurrence la faiblesse avérée des aptitudes individuelles et collectives de leurs propres citoyens. 
En effet, leurs capacités intrinsèques, au lieu de s’être améliorées au fil du temps, ont vu plutôt leur vigueur s’atrophier face aux terribles épreuves que leur a imposées l’histoire. 
Et même si le président François Mitterrand avait quelque part raison de vanter leur ténacité devant les vicissitudes de leur laborieux parcours, il ne faudrait jamais perdre de vue que les pénibles étapes qu’ils ont franchies ont déposé des marques indélébiles qui sont la source incontestable de toutes leurs souffrances présentes. 
Actuellement, comme des enfants qui, à force d’être battus et rabaissés, ne redoutent plus le châtiment corporel et l’humiliation, ils sont devenus carrément indifférents à toutes les menaces quelque soit leur nature et leur origine. 
Ils sont surtout devenus totalement blasés parce que n’ayant plus peur de rien tellement ils ont été blessés dans leur chair et dans leur âme. 
C’est dire que les brimades de toutes conformations sont finalement arrivées à bout de ce socle physique et moral « inébranlable » sur lequel tout le reste de l’humanité s’est lâchement adossé pour se façonner un avenir radieux. 
Le plus terrible encore et non moins regrettable, c’est qu’ils n’estiment plus nécessaire de réagir quelque soit la réalité et l’ampleur des périls qui pèsent sur leur propre existence. 
Cette attitude de renoncement partagé explique, dans une large mesure, leur inertie face à la crise présente que chacun d’entre eux contemple avec une surprenante indifférence coupable. 
Pourtant, au lieu d’être une terrible fatalité, cette situation devrait plutôt les inciter à davantage de bon sens et de courage mais surtout à plus de responsabilité dans l’action utile. 
En effet, malgré la ténacité du contexte, ils ont en face d’eux l’occasion rêvée pour sonner la mobilisation générale qui pourrait les aider enfin à vaincre avec honneur la misère et l’infortune qui les avilissent si tristement. 
A moins qu’ils ne veuillent bien se soustraire à leurs obligations et ignorer leurs chances réelles de maîtrise de leur propre avenir, cette accablante condition qui les calfeutre pourrait subitement devenir pour eux une fantastique source d’affranchissement inespéré. 
Alors, ils auraient pu essayer d’aller puiser au plus profond d’eux-mêmes, la toute dernière énergie d’orgueil qui leur reste, pour engager résolument le sursaut final que leur exige leur fabuleux destin. 
Si au prix de cet ultime sacrifice ils parviennent à libérer la Mère Patrie avec respect, nous serons tous sauvés avec dignité et mérite, ne L’OUBLIEZ JAMAIS ! 
Le JUGE 
talamy5@yahoo.fr 
 
CONTRIBUTION Barthélemy/Massaly ou le triomphe de l’arrogance 
 
Article Par MOUSSA DIAKHATE, Chargé de la communication CLC de Daka,  
Paru le Mardi 27 Mai 2008 
 
Depuis quelques semaines, voir quelques mois, nous assistons à des sorties maladroites d’une certaine jeunesse politique qui frise la médiocricité, aidée en cela par une certaine presse en manque de programmes qui accrochent. Les plus en vue, entre autres sorties, sont celles de Mamadou Massaly (du côté de la mouvance présidentielle) et celle de Barthélemy Diaz (du côté de l’opposition front sigguil sénègal) qui se livrent ainsi un duel à distance, sous-tendu par une ignorance notoire et une arrogance affichée.  
Vous n’honorez aucunement la jeunesse politique du Sénégal, Messieurs !  
Oui, Barthélemy Diaz, vous pouvez faire preuve d’ignorance, cela passe, mais si vous persistez dans votre arrogance, le jeune politique que je suis et l’intellectuel que j’aspire à être vous interpelle et vous demande de changer de cap. Car vous n’honorez ni votre parti encore moins les jeunes que vous représentez. Le P.S, quoi que l’on puisse dire, a quand même réussi à façonner de grands hommes d’Etat qui peuvent servir de modèle pour la jeunesse Sénégalaise. Alors, Barthelemy, où avez-vous puisé votre arrogance ? Certainement pas au P.S. Car la jeunesse socialiste , depuis leur défaite en 2000, a emprunté un chemin digne du poète Président L S Senghor ; lequel chemin balisé par un jeune, certes, mais grand par l’attitude, grand par la pertinence, grand par le courage intellectuel : je veux nommé le regretté Pape Babacar Mbaye. Il a honoré toute la jeunesse sénégalaise.  
De ce fait, si vous pensez séduire les sénégalais par votre arrogance, vous vous trompez royalement. S’opposer, c’est sans doute critiquer, mais pas au point de se verser dans le vulgaire. S’opposer, c’est plutôt critiquer le pouvoir en place en proposant une solution de rechange.  
Oui Barthelemy, c’est la qu’on vous attend, sur des débats d’idées mais non pas sur des chahuts, des insultes à l’égard des personnes qui peuvent être votre grand-père, notamment le Président de la République, qui est avant tout une institution avant d’être un compagnon de votre père pour ne pas dire son maître. Et un proverbe wolof dit que « celui qui insulte le père d’autrui ne ménage aucunement le sien ».  
Alors, au nom de l’espace politique sénégalais et des jeunes, que nous avons en commun, je vous demande de changer de style ; car cela ne vous grandit pas, même si de notre côté, il y a un certain Massaly qui agit de la sorte.  
A lui, je demanderai de méditer cette maxime d’un grand penseur : « mieux vaut se taire et passer comme un nullard que de parler pour confirmer son ignorance ». Oui Massaly, si vraiment tu veux servir Maître Wade, le PDS et sa jeunesse, arrêtes tes conférences de presse et tes débats à la télévision surtout en français. Parce que tes propos sont généralement truffés de fautes, dénudés de sens mais surtout teintées d’une arrogance qui irrite la conscience.  
Nous savons que vous avez été nommé chargé des relations avec les jeunes du parti. Si nous ne contestons pas ouvertement ce choix, ce n’est pas parce que tu nous as convaincu. C’est tout simplement par discipline de parti. Comprenez donc que défendre Wade dans la position où tu es, ce n’est pas de suivre Barthélemy comme son ombre en proférant des insultes ou des menaces. Non Massaly ! je suis désolé, votre nouvelle responsabilité au niveau du parti vous impose plus de retenues. Et sachez que défendre Wade c’est communiquer sur ses réalisations et ses grands projets, c’est également expliquer les raisons de la primauté de sa politique infrastructurelle et argumenter sur sa politique de jeunesse (ANEJ – FNPJ – PLAN REVA – Coopération avec l’Espagne etc…).  
Oui Massaly, quand vous défendez un parti qui est au pouvoir depuis Sept ans, utilisez les forces de l’argument et non pas l’argument de la force. Donc allez étudier ou plutôt allons étudier. Car le Sénégal de demain sera rigoureux quant au choix de ses dirigeants, ce sera l’ère du mérite. Nous comptons sur la presse pour enclencher le processus d’assainissement de l’arène politique qui commencera naturellement par les jeunes ; non pas avec des émissions qui les tournent au ridicule mais plutôt avec des émissions qui permettent d’évaluer leur pertinence.  
Profitant de ce constat sur ce diptyque Massaly/Barthelemy dont la célébrité émane plus de leur arrogance que de leur pertinence, j’invite les jeunesses du Sénégal à méditer sur le quatuor de jeunes politiques qui peuvent servir d’exemple : il s’agit du fidèle Moussa SY, du courageux Diagne Fada, du pertinent Moussa Tine et de l’éloquent Cheikh Bamba Diéye.  
Si, ces Messieurs forcent le respect, fascinent et façonnent de par leurs valeurs cardinales, marque de fabrique de grands hommes (fidélité, courage, compétence et éloquence).  
Jeunesse politique de mon pays, quelque soit le parti où l’on se trouve, ne perdons pas de vue que ce qui doit nous unir (le Sénégal) est encore beaucoup plus grand que ce qui peut nous diviser ( nos visions politiques). Que l’instruction permanente, soutenue par une éducation de base solide soient notre viatique dans ce voyage dans le temps si nous voulons compter parmi les décideurs de demain.  
Demain, c’est déjà aujourd’hui.  
APRES SES VIVES CRITIQUES CONTRE WADE Moustapha Niasse sommé à se ressaisir 
 
Article Par LAITY MBASSOR NDOUR,  
Paru le Mardi 27 Mai 2008 
 
Les attaques entre le président de la République et son ex-Premier ministre Moustapha Niasse sont loin de connaître leur épilogue. Après les vives déclarations de ce dernier contre leur secrétaire général national, les jeunes et responsables libéraux du département de Nioro invitent le leader progressiste à un débat d’idées, avant de le sommer de ne plus critiquer le chef de l’Etat.  
En assemblée générale dimanche dernier à Keur Madiabel, les libéraux du département de Nioro se sont prononcés sur les récentes déclarations du leader de l’AFP, Moustapha Niasse contre le Président Abdoulaye Wade. Jeunes et responsables libéraux de la fédération départementale PDS de Nioro, ont, tout au long de leur meeting, tiré à boulets rouges sur Moustapha Niasse. En fustigeant son comportement et celui des autres leaders du front « Siggil Sénégal », ces libéraux promettent de s’ériger désormais en bouclier devant toutes les attaques portées contre leur responsable national. Et à en croire leur secrétaire administratif, Bassirou Kébé, «Aujourd’hui, nous ne permettrons plus à personne d’attaquer les projets de développement du chef de l’Etat ». Ils ont essentiellement porté leurs critiques sur Moustapha Niasse. Et selon le secrétaire administratif de ladite fédération départementale PDS, les déclarations du chef de file des progressistes, qu’il qualifie de très graves et inopportunes, ne visent qu’à ternir l’image du pays, le département de Nioro, en particulier, et à intoxiquer les populations par rapport à la vision du président de la République. Désormais, a déclaré Bassirou Kébé, ils mèneront la vie dure à ces détracteurs de Wade. Et pour le responsable départemental des jeunes, Matar Sall, leur localité ne servira jamais de lieu de profération de telles attaques. Ils invitent Moustapha Niasse à un débat d’idées plutôt qu’aux attaques. Sur un autre registre, Bassirou Kébé, coordonnateur du projet de lutte contre la traite et les pires formes de travail des enfants, a offert plusieurs lots de matériels aux femmes de la communauté rurale de Keur Madiabel pour une valeur de 60 millions de francs. Auparavant, les jeunes libéraux ont effectué une tournée d’explication de la Goana dans les villages de leur localité.  
 
 
 
NAISSANCE DE «SOS DROIT À L’ÉDUCATION» Religieux, anciens ministres et ambassadeurs, professeurs, étudiants… au secours de l’école 
 
Article Par Latir MANE,  
Paru le Mardi 27 Mai 2008 
 
Pour éviter coûte que coûte au Sénégal une année blanche, des religieux, d’anciens ministres et ambassadeurs, professeurs, étudiants et membres d’Ong pour la défense des droits de l’Homme, ont décidé de s’impliquer dans la crise scolaire. Réunis au sein de «Sos droit à l’éducation», initié par Mme Amsatou Sow Sidibé, ils ont décidé de prendre leur bâton de pèlerin pour faciliter le dialogue entre l’Etat et les enseignants.  
C’est Mme Amsatou Sow Sidibé, professeur à la Faculté des Sciences juridiques et politiques, qui est l’initiatrice de cette association. Mme Sidibé a lancé «Sos droit à l’éducation». Cette structure veut sauver l’école sénégalaise. Et elle compte sur des religieux, d’anciens ministres et ambassadeurs, des professeurs, des étudiants et des membres d’Ong pour la défense des droits de l’Homme. Parmi eux, on peut citer, entre autres, l’abbé Jacques Seck, Abdoul Aziz Kébé (islamologue). Il y a aussi Seydou Nourou Mar (ambassadeur), Adama Cissé (ambassadeur), Makhily Gassama (ancien ministre de la Culture), Annette Mbaye Derneville (journaliste), Mbathio Diop (journaliste), Me Demba Ciré Bathily (Société civile), Bouba Diop (Congad), Théodore Ndiaye (Présence chrétienne), Daouda Thiam (vice-président de la chambre de commerce), Alioune Tine (Raddho), Cheikh Bamba Guissé (Unesco), le président et le vice-président de l’association des parents d’élèves du Sénégal… Mme Sidibé a tenu à s’entourer «de personnes sans coloration politique affichée et qui sont de bonne volonté».  
Interpellée hier à son domicile, Mme Sidibé a laissé entendre qu’ils veulent amener les acteurs de l’éducation à résoudre l’équation de la crise scolaire. Et leur mission, à court terme, consiste à faciliter l’entente entre l’Etat et l’intersyndicale des enseignants pour «une convergence des points de vue». A ce titre d’ailleurs, Sos droit à l’éducation» a déjà rencontré une partie des acteurs et est en train de démarcher l’autre partie. Ces personnes sont convaincues qu’une année blanche doit être évitée à tout prix. A cause des conséquences sur les ressources humaines, les ressources économiques, mais aussi sur le plan social et politique.  
Mme Sidibé n’a pas manqué d’expliquer que le droit «à l’éducation est inaliénable, imprescriptible et exigible». Et par conséquent, les acteurs chargés de cette éducation doivent être informés par rapport à ce fait. Même s’il y a un blocage et des contradictions entre les différents acteurs de l’éducation. «Sos droit à l’éducation» veut aussi, à l’avenir, servir de structure d’alerte et de prévention à toute crise scolaire ou universitaire.  
ASSISES NATIONALES DU FRONT SIGGIL SÉNÉGAL 74 associations lancent les travaux le 1er Juin au Méridien 
 
Article Par PAPA SOULEYMANE KANDJI,  
Paru le Mardi 27 Mai 2008 
 
C’est Yoro Bâ de l’alliance Jëf-jël, en sa qualité de porte-parole du jour, qui a donné la nouvelle sur le démarrage effectif des Assises Nationales. Il a également annoncé la rencontre qui sera organisée, aujourd’hui, par les femmes du Front Siggil Sénégal. Non sans suggérer que «les milliards tirés des taxes sur les prix des billets d’avion, qui devaient servir à la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), servent de subventions pour réduire les effets de la flambée des prix».  
Le compte à rebours a commencé pour la tenue des Assises Nationales initiées par le Front Siggil Sénégal. En effet, ce sont exactement soixante-quatorze (74) organisations et partis politiques qui ont confirmé leur participation à ce conclave qui s’ouvre le 1er juin prochain à l’hôtel Méridien-Président. La liste des participants est désormais officielle. On retrouve dans la liste rendue publique des organisations comme le Conseil national du Patronat, la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), le corps diplomatique, le Syndicat des Agents des Impôts et Domaine, le Syndicat des professionnels de l’information et de la Communication (Synpics), le Comité national de concertation des ruraux (Cncr), l’Association des parents d’élèves du Sénégal, l’Action de solidarité islamique (Asi). Des formations politiques du front Siggil Senegaal, initiatrices de la manifestation, se fondent dans la suite des organisations listées. Une participation de l’État n’est pas, pour le moment, à l’ordre du jour. Dans une longue interview accordée la semaine dernière au quotidien national Le Soleil, le président Wade avait déclaré que les Assises nationales ne l’intéressaient pas. L’ancien Directeur général de l’Unesco, Amadou Makhtar Mbow, qui dirige le Comité national de préparation des Assises nationales, s’était donné pour mission de faire participer les autorités étatiques à ces rencontres. Mais, avait-il prévenu, en mi-février, "si l’Etat ne veut pas participer aux Assises nationales, elles se tiendront sans lui". C’est, malheureusement, ce qui risque de se passer. En tout cas, les «xoy» nous auront prévenu. À bon entendeur …  
APRÈS LE JEUDI NOIR L’INTERSYNDICALE VERS TROIS JOURS DE PARALYSIE 
 
Article Par MAKHALY NDIACK NDOYE (STAGIAIRE),  
Paru le Mardi 27 Mai 2008 
 
L’Intersyndicale regroupant la Cnts, la Csa, l’Udts et l’Uts a tiré un bilan « très satisfaisant » de la grève générale d’avertissement du jeudi dernier. Malgré la défaillance du syndicat des transports dirigé par Alassane Ndoye, les camarades de Mody Guiro restent ouverts au dialogue. Toutefois, ils menacent d’observer, en cas de non-satisfaction de leur plate-forme, 2 à 3 jours à un rythme plus soutenu et mieux organisé.  
«La grève générale d’avertissement a eu un impact réel sur le pays». C’est du moins le satisfecit que relève le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro. Avec, à l’appui, des documents attestant la réussite de la grève dont le taux de participation se chiffre à 90%. «Nous n’avons jamais eu la prétention de faire une journée morte », fulmine Mamadou Diouf, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa). Le mot d’ordre de grève est suivi par les secteurs concernés, à l’exception du secteur des transports qui était pourtant partant, ajoute M. Diouf. Alassane Ndoye et ses amis retourneront leur veste à la dernière minute après une audience au palais de la République avec le Président Wade. L’Intersyndicale a beaucoup regretté cette volte-face du secteur des transports. Un retournement de situation qui n’a pas empêché les grévistes d’atteindre largement les objectifs visés. Mody Guiro et ses amis restent pour autant ouverts aux négociations avec le gouvernement et le patronat. Puisque, disent-ils, «la hausse des salaires et la baisse de la fiscalité sur les salaires sont bien possibles». Ils comptent mieux s’organiser pour continuer la lutte, remobiliser les troupes et surtout chercher les réels motifs qui ont fait reculer leurs amis des transports. Les travailleurs saluent les efforts du patronat qui, disent-ils, restent insuffisants. Le secrétaire général de l’Union démocratique des travailleurs du Sénégal (Udts), sur un ton ferme, menace : «La machine est déclenchée et il n’est plus possible d’arrêter. Ce qui arrive sera mieux préparé, plus planifié et plus corsé». La grève de jeudi dernier n’était qu’un avertissement. «Nous n’excluons pas une grève générale de 48 heures, voire de 72 heures, et qui sera plus large et mieux soutenue», prévient Mody Guiro. Les travailleurs restent zen face aux menaces du gouvernement. Rien ne peut les arrêter, assènent-ils. «Tout le monde est d’avis que la vie est dure et que les salaires ne suffisent plus à faire vivre correctement les familles, sans oublier que l’impôt prélevé sur les salaires est énorme. Une grève générale de 2 à 3 jours guette le Sénégal si le gouvernement et le patronat ne reviennent pas à de meilleurs sentiments pour soulager les travailleurs en augmentant les salaires et en baissant les fiscalités sur les salaires. Choses qui pourront augmenter le pouvoir d’achat des salariés en cette période de crise mondiale.  
Retrait éventuel de l’État du capital de la Sonatel Plus de 900 Pme et associés menacés, des pertes annuelles de près de 30 milliards 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE, (envoyé spécial à Fatick),  
Paru le Mardi 27 Mai 2008 
 
L’État du Sénégal, actionnaire à hauteur de 28% dans le capital de la Sonatel, veut céder ses parts. Un retrait qui entraînerait la «mort» de plus de 900 Pme/Pmi. Mais aussi une perte annuelle de près de 30 milliards de nos francs représentant les dividendes versés par l’entreprise dans le trésor public.  
Le retrait éventuel de l’État du capital de la Sonatel ne se fera pas sans dégâts. Des pertes incalculables sur l’économie du pays. Plus de 900 Pme/Pmi et associés sont menacés de mettre la clé sous le paillasson. La Sonatel, au titre de l’année 2007, a apporté un chiffre d’affaires de plus de 60 milliards Fcfa à 966 Pme/Pmi sénégalaises. Ces petites et moyennes entreprises se verraient le robinet coupé si l’État venait à vendre ses parts à des spéculateurs étrangers. La menace est d’autant plus réelle que la préoccupation première d’une entreprise étrangère se résume, pour la plupart des cas, à la recherche du profit. La cession des parts de l’État à des spéculateurs financiers étrangers entraînerait aussi des pertes de recettes fiscales de 30 milliards de Fcfa par an. L’entreprise dirigée par Abdoul Mbaye ne pourrait plus recouvrer à 100%. Puisque, explique Gaïdy Ndaw - président de l’Amicale des femmes de la Sonatel - des marchés naguère sous traités à des Pme/Pmi sénégalaises pourraient tomber entre les mains d’entreprises étrangères. Avec comme conséquence la baisse des recettes fiscales. Et pour cause, poursuit-il, «le manque du chiffre d’affaires. Mais aussi, la Tva sera désormais remplacée par le Bénéfice net comptable (Bnc) associé à l’importation». À cela s’ajoute une raison liée au taux de la Tva. Pour la plupart des Pme/Pmi, la Sonatel collecte à l’avance pour le compte de l’État un taux de recouvrement et d’intégrité de quasiment 100%. Or, en donnant la prestation à une entreprise étrangère, le système Bnc intervient immédiatement avec des risques de non recouvrement, prévient le président de l’Amicale des femmes de la Sonatel. L’autre conséquence fâcheuse qui pourrait découler du retrait de l’État du capital de l’entreprise, c’est la perte de centaines d’emplois des travailleurs. On rappelle qu’en Allemagne, chez Deutch telekom, l’introduction des fonds de pensions, même minoritaires, a eu comme effet immédiat le licenciement de milliers d’emplois pour des raisons qui seraient spéculatives. Qu’est-ce qui pourrait empêcher la reproduction d’un tel scénario dans le cas de la Sonatel ? 
LE QUOTIDIEN : 
Le Goana/Gaawna ou les limites méthodologiques de Wade 
Le Président Abdoulaye Wade, virtuose politique certain, comme ses prédécesseurs et en tant que suzerain, a habitué les Sénégalaises et Sénégalais, chaque fois que la situation devient encore un peu plus tendue, à des déclamations sans consistance, ni contenu concret formulées comme plans de résolution durable de la crise pour mettre le Sénégal sur les rampes du développement équitable et durable et ce, durant tout le cours de son règne.  
Les bassins de rétention, plan Jaxaay, les fabriques de nourriture déjà cuites, les njamalas de Dakar Dem Dik, le plan Reva, les Ape et tout récemment encore, sa dernière trouvaille le Plan Goana, participent tous de cette agitation politique tous azimuts de cette campagne électorale permanente, tapageuse, brouillante et grouillante, surtout sans répit, auxquelles les politicien(ne)s de ce pays nous ont habitué(e)s.  
Cette rhétorique rébarbative du Président Wade qui, certainement, pense proposer et faire, et du bien, est un analyseur pertinent qui révèle les limites suivantes :  
Wade n’a aucune vision nette, aucune perspective claire pour le développement du Sénégal et l’épanouissement du peuple dans le court, moyen et long terme. Jusqu’à ce jour, il n’a formulé aucune proposition pour l’édification économique, politique, sociale et culturelle du Sénégal qui nous autorise en tant que Sénégalaises et Sénégalais, à fonder un espoir pour un meilleur devenir du pays. Ses thuriféraires et autres laudateurs attitrés au lieu de se cantonner et de se limiter à des généralités douteuses et sans aucun approfondissement constructeur sur la crise du système international gagneraient pour la propre crédibilité de leur fameux hercule de Président et la leur propre, nous édifier par des illustrations, des pratiques et des théories bien focalisées sur cela. A défaut, chasseurs de primes, taisez-vous !  
Wade confond idée, vision, perspective, programmes et plans. Très prolifique en idées, il en a toujours de très belles. Mais avant que l’idée n’en vienne à devenir une photographie en rose de ce que l’on veut édifier pour en convaincre les populations sénégalaises, toutes catégories socioprofessionnelles et toutes classes sociales confondues, c’est-à-dire une vision, en quelques secondes, Wade la transforme en perspectives de programme et avant que ce dernier n’ait été travaillé, analysé, évalué et budgétisé, il devient un plan d’actions à réaliser et avant que le plan d’actions n’ait été mis au point, le voilà en train de se réaliser pleinement quelque part. Et avant toute petite avancée sur la question, une nouvelle idée, toujours la meilleure et la plus radicale, a encore pointé sans germer dans le “puissant” cerveau de Wade. Tout est évanescent chez Wade. Tout dure le temps d’une évocation, le temps d’un instantané et la page est tournée, définitivement oubliée.  
Cette virtuosité plastique forte et dangereusement prégnante chez Wade qui relève d’une faiblesse méthodologique et d’un esprit prélogique, est à la base des difficultés qu’éprouvent les membres de son gouvernement, quelles que soient leurs volonté et engagements à traduire en actes dans les réalités de tous les jours, ses propositions. Les ministres de l’Elevage et de l’Agriculture ont tout fait pour réajuster et enrichir la mise en perspective du Goana pour montrer que cela s’inscrit dans le moyen terme (5 ans), période sur laquelle, elle est réalisable. Mais c’est sans compter avec Wade.  
Il est vrai que Wade a été et reste un professeur qui a écrit et réécrit sur toutes les questions mineures et majeures qui interpellent le développement de l’Afrique et du Sénégal, voire du tiers-monde, mais il lui manque à se faire et à asseoir à son niveau une façon de faire, une manière de procéder et une base rigoureuse d’analyse avec des ouvertures à des hypothèses mêmes faibles et potentiellement irréalisables, en apparence. Ce problème résolu, tout le Sénégal pourrait profiter de sa générosité débonnaire en idées de toutes sortes et dans tous les domaines.  
Une ministre de Wade répondant dans le Bignona à une interrogation provocatrice sur les promesses et ouvertures de perspectives de Wade rarement tenues, l’avait très bien défendu et sans emphase aucune, devant un gouverneur et un préfet dans la région de Ziguinchor en disant que le Président ne peut que sortir une vision, dégager des perspectives, formuler des promesses, mais ne pouvait en aucun cas les mettre en œuvre de façon pratique pour les traduire en réalisation dans les actes de tous les jours et qu’il revenait aux ministres et cadres de le faire comme les populations ont dit qu’elles l’ont fait elles-mêmes et que elles, elles respectent leurs engagements qu’elles ont elles-mêmes présentés comme celles du Président.  
Ceci avait convaincu les populations presque toutes ancien(ne)s combattant(e)s du Mfdc. Ce que la ministre avait oublié ou refusait de voir, c’est que les perspectives, engagements et promesses de Wade sont perpétuellement changeants et peuvent ne plus tenir quelques minutes après, si le maître des lieux qui ne sait pas s’effacer, ni se taire, ni réserver son avis, se retrouve devant une situation où ses intérêts du moment (pas forcément ceux du peuple) dictent autres positionnements.  
Le deuil officiel du Nepad qui était montré et approuvé comme programme sérieux pour le développement de l’Afrique, mais dont les moyens et modalités de sa réalisation avaient été totalement ignorés, nous donne déjà une photo parfaite des idées généreuses et sans lendemain de notre cher Président, Président de l’Afrique qui refuse, malgré ce titre, de s’ouvrir au Maep.  
Le plan sésame, le plan manioc, le plan Reva et le Goana, relèvent tous de la même idée, s’inscrivent tous normalement dans une même perspective, peuvent ressortir d’une seule vision et s’articuler dans une seul programme de production et de développement agricole, avec des entreprises (Pme) artisanales, semi artisanales, semi industrielles et industrielle de transformation articulée à l’ouverture de marchés locaux, régionaux, nationaux, ouest-africains et africains, voire internationaux. Mais comme c’est du coq à l’âne, du niébé au caïman, sans articulations, sans voies de passage, sans mise en perspectives, sans moyens de réalisation en dehors de galipettes et d’inénarrables politiciens, au bout du compte, le Sénégal recule toujours un peu plus et s’enfonce dans la misère, la désolation et surtout, la perte d’espoirs.  
Avec la Goana, il faut désormais coller à Wade les sobriquets : Wade dafa gaaw. Wade gawna. Wade day reer. Le devoir des ministres et conseiller(e)s de Wade, c’est de lui résister et de lui apprendre cela par patriotisme, comme nous en sommes venu(e)s par lui à l’heure des informations, des formations et des enseignements : lui qui adore tant montrer que tout le monde est nul et que lui seul est savant, professeur, agrégé, avocat brillant, économiste éminent, scientifique et ‘’sciençant’’ dans le Sénégal, en Afrique et probablement, sur la terre entière.  
Comme toutes les caractéristiques extraordinaires et marques pleines de Wade n’ont pas développé le Sénégal ni ne l’ont mis sur les rampes de transformations structurelles et structurantes profitables à toutes les couches de la population, quelles que soient les catégories socioprofessionnelles, et qu’en plus, tous les schémas de développement qui ont été mis en œuvre au Sénégal et certainement ailleurs en Afrique, ont été conçus par les hommes super diplômés et les experts attitrés à ce titre, osons déplacer les échanges sur le terrain des propositions consistantes et porteuses de développement équilibré avec épanouissement réel du peuple, dans une dynamique de progrès social constant à renforcer et élargir à chaque instant.  
Tant que les discussions seront circonscrites dans les limites dessinées par les grands expert(e)s et l’expertise riche développée par les populations dans leurs luttes quotidiennes pour survivre, vivre et faire vivre, le débat n’aura aucun intérêt pour une édification de quoi que ce soit. Il ne relèvera que de la pédanterie, de querelles d’écoles et de tribulations d’occupation de l’espace par une meute de politicien(ne)s jamais rassasié(e)s. Wade et la classe politique sénégalaise semble ne se mouvoir que dans cette optique.  
Il est temps de changer les mœurs et pratiques politiques en vigueur au Sénégal et qui nous collent jusqu’à la moëlle et qui nous structurent toute notre épine dorsale. La politique au service du peuple dans toutes ses composantes se joue à ce niveau. Il revient à la jeunesse et aux femmes qui n’ont pour perspectives que de se perdre dans les heurts et mœurs de la classe politique actuelle, surtout constituée de dinosaures inamovibles, à se lever pour frayer et baliser les nouvelles voies pour le salut du pays et de tout le peuple de notre Sénégal en dérive depuis les temps de l’Ups/Ps, dérive que Wade accélère.  
Daouda DIOP  
Entre les deux, mon cœur ne balance plus 
Pourquoi proposer des solutions de sortie de crises à des prétentieux qui mènent tout droit le Sénégal dans le gouffre. Pourquoi proposer des solutions à des “copier coller”. Pourquoi proposer des solutions à des vampires de notre économie qui ont bradé tous les secteurs vitaux de notre économie en tant que valets de l’impérialisme international pur et dur, au nom de leur sacro-sainte idéologie, un libéralisme béat, bête et méchant ?  
Une et une seule solution pour le dernier et turbulent élève de la classe : l’exclusion définitive. Les professeurs Niasse, Bathily, Dansokho, Djibo Kâ, Landing et bien d’autres professeurs y ont cru et, pendant 7 ans de cycle primaire, formé l’élève Wade. Cet élève est nul. Mais est-ce de son fait ou de celui de ses profs ? L’élève se fait passer, de son propre chef, au second cycle. Va-t-il y faire du bon travail ? Des «réconciliateurs» interviennent, alors pour demander aux Sénégalais de «donner des solutions de sortie de crises» à ceux qui, nantis de supers diplômes universels, investis de la «confiance du peuple», tripatouillent la constitution au quotidien pour asseoir une dynastie qui ne dit pas son nom.  
Ensuite, en face de cet incapable, une classe politique nulle dans son ensemble, qui se doit impérativement de faire son mea culpa devant ce peuple, avant de vouloir lui faire enfourcher un autre cheval de bataille. «J’ai tort et j’ai entièrement tort doit-elle dire au peuple. Je t’ai trompé en ne t’ayant pas tout dit sur mes véritables intentions quand je te disais que Wade était le meilleur. Si aujourd’hui, je retourne ma veste pour te dire qu’il est le plus mauvais, c’est parce que je suis un être humain et comme tout être humain, je peux me tromper et je me suis trompé.»  
Je me rends compte de ta famine et de ta soif en tout. Moi qui t’accusais, ô peuple, de n’être qu’un vulgaire «tube digestif», aujourd’hui, sans honte, je m’accapare de tes marches et de ton tube digestif pour crier plus haut que toi à la face du monde que tu as faim. Je demeure, devant toi, la bouche béante pour phagocyter tout aliment qui te sera destiné. Ta faim donne de l’ardeur à mon combat. Ta soif me permet de bouger, donc d’être. Que longtemps tu restes affamé et assoiffé pour que je puisse survivre dans cette dure opposition où je ne crée pas l’événement, mais l’a subi, plus vite que ma capacité de réaction.  
En attendant, face à un peuple amnésique, las de sa classe politique, on prend les mêmes et on recommence. Le Fss est retourné à l’aube de notre indépendance pour reprendre les mêmes et prétendre constituer une équipe de choc qui sera gagnante ! Et pourtant oui, ça ne doit être en principe difficile de battre une équipe dont les joueurs passent leur temps à se tirer dans les pieds entre eux (deux femmes ministres qui se crêpent le chignon et deux hommes ministres à moins d’un mois d’intervalle qui se caressent la barbe auraient permis de faire une économie de quatre salaires de ministre pour aider le monde paysan), preuve, s’il en était, d’une fin de règne.  
Mais, le vol sera de courte durée et l’atterrissage décevant, si les différents acteurs du Fss ne savent pas taire ce qui les divise pour s’unir autour de la seule lutte qui en vaille la peine pour «relever le Sénégal» : le départ de Wade.  
Professeur El Hadj Hamidou DIALLO / partirds@yahoo.fr 
INTERSYNDICALE DES CENTRALES - Vers une deuxième grève générale : Mody Guiro et Cie menacent d’observer 48 à 72 h, si… 
Que l’Etat et le Patronat se le tiennent pour dit. L’Intersyndicale des centrales n’est pas prête à démordre. Mody Guiro de la Cnts et ses camarades n’excluent pas d’observer un nouveau mouvement. Cette fois-ci, avec comme mot d’ordre, 48 à 72 h de grève générale, si les négociations tripartites n’avançaient pas à leur guise.  
Une nouvelle menace plane sur la marche des secteurs d’activité. Après la grève générale de 24 h observée, jeudi dernier, et jugée satisfaisante, l’Intersyndicale des centrales menace de remettre ça. «Si, toutefois, on décide d’observer à nouveau la grève, ce sera pour 48 à 72 heures», déclare Mody Guiro, leader de la Cnts et coordonnateur de l’Intersyndicale. Seulement, cette menace est suspendue à une satisfaction de sa plateforme revendicative par l’Etat et le Patronat. Une autre façon de dire que cette unité d’actions syndicales n’exclut pas de corser la dose, si le Patronat continue de faire la sourde oreille, après l’avertissement de la semaine dernière. M. Guiro et ses alliés ont reçu le soutien de la Confédération syndicale internationale (Csi). Cette organisation demande à l’Etat d’initier le dialogue avec l’intersyndicale pour satisfaire ses revendications. La grève du 22 mai dernier serait alors un coup de semonce pour amener le patronat à augmenter les salaires dans la fourchette de 15 à 20 % exigée par les travailleurs, contre une proposition ne dépassant par les 5 % de la part des employeurs.  
Si d’aucuns avaient estimé mitigés le bilan et l’impact de cette première manifestation sociale – dû notamment à un échec dans la communication et l’information auprès des travailleurs - Mody Guiro (photo) et ses camarades affichent leur satisfaction. Sauf qu’ils ont déploré la défection au dernier moment du syndicat des transporteurs, invitant ses responsables et militants à l’union.  
L’Intersyndicale des centrales exigeait, jeudi dernier, à travers sa grève générale, la satisfaction de plusieurs revendications. Celles-ci sont essentiellement la baisse du coût de la vie et le renforcement du pouvoir d’achat des travailleurs. On retient, entre autres, l’augmentation des salaires dans le secteur privé et le secteur public, la baisse de la fiscalité, la baisse des prix des denrées de première nécessité, la baisse du coût du loyer, la réforme de la loi sur la presse.  
Avec Nettali.ne 
ENTRETIEN AVEC...Ousmane SENE «BLAY», ex-responsables des jeunesses socialistes sous Senghor : «La trajectoire que Wade a utilisée travaille contre Karim Wade» 
«Blay» est amère. L’ex-jeune de l’Union progressiste sénégalaise (Ups) n’est pas fière de la jeunesse politique au pouvoir. A cœur ouvert, Ousmane Sène, alias Blay, passe en revue les différents régimes du Sénégal indépendant, et décrypte la gestion étatique sous Léopold Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Il prédit la «Révolution sénégalaise», l’échec de la Goana (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance) et dénonce la trajectoire prise par Wade pour introniser son fils Karim Wade.  
Quelle lecture faites-vous de l’alternance ?  
Je suis peiné, malade. Senghor, c’était l’Etat et pas autre chose. J’aurais été Français aujourd’hui, je chanterai La Marseillaise en disant que c’est mon jour de gloire, car votre présence me renforce dans mes convictions et me permet de sortir ce que j’ai dans le cœur (…) Nous, nous défendions un idéal et ce n’est pas comme aujourd’hui où les jeunes sont ministres dès 25 ans. Leur premier poste, c’est ministre ou député. Aujourd’hui, quand j’entends les jeunes du pouvoir, je frémis. J’ai honte pour la jeunesse de mon peuple. Victor Hugo disait qu’il n’a «que de pitié pour un jeune venu au monde l’injure à la bouche». Et les combinaisons, les trahisons, l’intéressement des gens avec l’alternance me bouleversent.  
Pourriez-vous nous faire une étude comparative entre l’Etat sous Senghor, Diouf et Wade ?  
Senghor, c’était l’Etat. Je vais vous raconter deux anecdotes. La première : il y a eu une brouille entre un directeur de service national et son ministre de tutelle pour un problème d’argent. Senghor a envoyé une inspection d’Etat et, après six mois d’inspection, l’inspecteur a révélé à Senghor que son ministre de l’Information est un voleur, il fallait l’arrêter. Et le ministre en question était un ami de longue date. Senghor était gêné ; il appela son conseiller juridique et lui demanda que faire : «Mon ministre a volé de l’argent et l’inspecteur d’Etat me demande de l’arrêter.» Son conseiller juridique lui dit. «Vous êtes le président de la République, Chef supérieur de la magistrature, on ne peut arrêter aucun ministre sans votre autorisation. Qu’il démissionne à 20h et prend l’avion à minuit et le débat est clos.» Senghor l’a fait. Ensuite, quand il a voulu instaurer le vote obligatoire, en Conseil des ministres, Ousmane Camara, qui était le ministre de l’Information, l’interpella : «Supposez que le Khalife Abdoul Ahad refuse de voter, qu’est-ce qu’il faut faire ?» Il a arrêté le processus. C’est dire que Senghor n’a jamais mélangé l’Etat avec qui que ce soit et quelles que soient vos relations. Abdou Diouf est venu, et en bon fonctionnaire, il a suivi l’œuvre de Senghor avec beaucoup de failles et moins de rigueur, mais c’est toujours l’Etat. Diouf, c’est mon ami. D’ailleurs, il m’a envoyé récemment un carton rouge en magnifiant ma loyauté, ma fidélité. (Ndlr : sur une table basse du salon est posé un carton d’invitation pour la cérémonie de remise du Doctor honoris causa de l’université Jean …) Avec Wade, c’est autre chose. Personnellement, j’aime bien Wade, car il a été mon maître d’internat au lycée Van Vollen. Et je n’oublierai jamais ce vendredi, où le conseil de professeurs m’a appelé et que j’ai refusé de répondre. Abdoulaye Wade est allé à pied du lycée à Niayes Thioker pour appeler ma mère à me supplier d’assister. Ce que je n’ai pas fait ; d’où mon renvoi du lycée. Je sais ce qu’il a fait en huit ans ; si Abdou Diouf et Senghor l’avaient fait en quarante ans, Dakar serait comme Paris. C’est un homme qui a de l’ambition pour son peuple. C’est aussi un homme qui est plein de bonne volonté, un Sénégalais, un musulman, un talibé. Hélas, il est entouré par ses fils et ses petits-fils. «Te mag buur là.» Je l’ai entendu dire à la télé qu’il est un homme pressé. Abdoulaye Wade accepte ses défauts, mais il n’a pas d’équipe ; il n’a que des courtisans, des gens intéressés qui ne croient en rien ! Des gens qui ont trahi ce qu’il y a d’essentiel : l’honneur. Tous les gens qui défendent Abdoulaye Wade sont des transhumants. Les véritables militants du Pds, on ne les entend pas. Ils préfèrent rester dans le silence, tout en sachant que Abdoulaye est un homme de volonté. Incontestablement, je ne le souhaite pas, mais quelqu’un avait prédit la révolution française 49 ans avant, en disant que tous les clignotants sont au rouge. Il a fallu 49 pour qu’il ait la révolution de 1889. Actuellement, quelle que soit la bonne volonté de Wade, je ne sais pas, je suis au soir de ma vie et je suis un homme croyant, j’ai peur pour mon pays. J’ai peur qu’il ait un affrontement. J’ai peur que les gens acceptent le sacrifice pour d’autres. Trop, c’est trop. Dans toutes les révolutions et à travers les âges, les gens ont faim. Toutes les révolutions ont pour soubassement la faim. J’habite dans un quartier Lébou, et les gens ont une certaine fierté. Quand ils sont dans le besoin, ils viennent tardivement, au moment où tout le monde dort. Ils ne le faisaient pas dans le temps, mais quand on a des gosses qui ont faim, on n’a pas le choix. Très souvent, dans ce salon-là, je vois des gens qui quand ils partent je n’ai même pas envie de manger ou de dormir. Et quand je suis moi-même dans le besoin, je suis obligé de partager. Je salue l’humilité de Wade. Nous n’étions pas habitués avec Diouf et Senghor à se rendre dans des deuils ou à aider les gens quand ils sont fatigués. Nous n’étions pas habitués de voir des gens dans le besoin et aider. Wade est un talibé et c’est important chez nous, car nous croyons à la religion. C’est important que Wade reçoive Yawou Dial et l’aide ; c’est ça le Sénégal. Donc, pourquoi convoquer une Convention nationale quand les gens marchent ? Quand les gens (les opposants) parlent à la radio, Wade répond. Or, il n’a pas besoin de le faire.  
Avec la cherté de la vie, ne peut-on pas craindre un deuxième Mai 68 ? Est-ce que Wade n’est pas dans la posture d’une démonstration de force pour répondre aux attaques d’opposants ?  
(Catégorique) J’ai la ferme conviction que Wade est largement majoritaire dans ce pays. Les gens qui boudent ne sont pas de l’opposition ; ce sont des Sénégalais honnêtes qui voient que sa démarche n’est pas la bonne. Et il y a eu trois marches sans problème ; les autres qui ont été interdites ont eu des problèmes. Il n’y a pas de Pds, il y a Wade. Les gens disent que durant 40 ans de règne de Ps, les socialistes n’ont rien fait, mais il fut un temps où les ex-Ps étaient plus nombreux que le Pds dans le gouvernement ! Si Wade est assez naïf pour croire ce que les gens lui disent à la radio, il se trompe. J’ai dit en 1999, dans le journal Sud Quotidien, que Diouf doit revoir sa copie et que ses amis doivent se lever, sinon nous allons vers la catastrophe. En 2000, il y a eu l’alternance. Wade a son bilan pour lui ; il n’a pas besoin de petites querelles. Il doit faire l’histoire et non faire de l’histoire. Le bilan de Wade est positif. En huit ans, il a travaillé pour le Sénégal et pour les Sénégalais (…) Hélas, il est mal entouré par des gens qu’il a fabriqués. Senghor avait trouvé Ibrahim Sidy Ndao, l‘avocat en caftant Me Guillabert. Il avait trouvé des instituteurs, Ibrahima Diouf et Oumar Sy. C’est avec ceux-là que Senghor a composés. Quand il a créé le Bds, il y avait déjà des sénateurs. Quand Abdou Diouf est venu, il a trouvé des gens sur place qui étaient avec lui. Le drame de Wade, c’est que tous ceux qui sont avec lui y sont par sa grâce.  
Donc, il n’y a pas eu de continuité ?  
Non pas du tout ! Si Wade avait l’équipe de Diouf ou de Senghor, il serait là pour 100 ans. Il aurait installé facilement son fils Karim Wade sans problème. Il n’avait pas besoin de l’Oci (Organisation pour la conférence islamique) pour le faire, parce que le bilan est positif, réel, visible, concret. Nous sommes des Sénégalais et comme dit Senghor «la raison est Hélène et l’émotion est nègre». Vous voyez l’émotion qu’ont suscitée les décès de Serigne Saliou, Senghor à 93, Abdou Aziz Sy, et Latif Guèye récemment. Quand il y a un choc, tout le monde est ému, mais trois mois après, tout le monde oublie.  
A vous entendre, on dirait que Karim Wade a toutes les chances de succéder à son père?  
Avec la trajectoire que Wade a utilisée, jamais de la vie ! C’est travailler même contre Karim Wade. Si Wade avait de bons conseillers, il aurait fait de Karim Wade, un ministre comme Abdou Diouf l’a fait pour Maguette Diouf et Senghor pour Adrien Senghor. Il aurait dû lui confier des responsabilités, afin qu’il (Karim) aille dans le pays et parle avec les gens. Il a son parti et il aurait pu le lui céder. Karim est encore jeune ; il le fait entourer. Les Sénégalais n’accepteront jamais qu’il veuille faire de lui, coûte que coûte, son successeur. Ce n’est pas sénégalais. Il aurait pu le mettre à l’épreuve. Qu’il (Karim) bénéficie de l’aura de son père, la pilule passerait en douceur, mais en voulant mettre obligatoirement Karim au détriment des autres, cela ne marchera pas. Incontestablement, il y a une erreur de casting. Abdoulaye Wade est un homme intelligent, mais il ne faut pas oublier que c’est un avocat. Et les avocats ne retiennent que leurs idées personnelles. Je ne suis pas Wadiste.  
Vous êtes «Senghorien…»  
Je ne suis pas «Senghoriste» !  
Etes-vous un Ps ?  
(Ferme) Je ne le suis plus. (Il hausse le ton). Ils ont tous trahi. Senghor, en installant Abdou Diouf, nous a trahis, car il a sauté une génération ; celle des Cissé Dia, Aliouna Badara Mbengue qui était mon ami personnel. Guillabert, Emile Badiane… C’est à ce moment-là que Abdoulaye Ly, un homme que je respecte beaucoup, a dit à Senghor : «Si vous pensez qu’il n’y a pas de génération intermédiaire, je m’en vais.» Et il a quitté le gouvernement. N’empêche, quand Abdou Diouf est venu, en 1981, nous l’avons soutenu. En 1993, nous l’avons plébiscité et il a été élu avec une majorité, mais il a rayé tous les barons. Il a mis une jeune équipe qui a nui au parti. Le parti n’existait plus. Abdou Diouf s’était enfermé dans son palais et il ne savait pas ce qui se passait. En 2000, il a été battu le plus normalement possible. Il est parti sans dire au revoir. Il n’a laissé que des orphelins. Wade est venu avec son équipe, et c’est bien normal. Nous ne faisions pas partie de son équipe. Par honnêteté intellectuelle et morale, si Abdoulaye Wade m‘avait appelé, j’aurai dit non. Quand bien même j’aurai pu le conseiller, mais je n’accepterai jamais d’être avec lui. Il s’est battu, c’est un travailleur, mais, hélas, il y a trop de couacs. Le Sénégal connaîtra des heures sombres. Cela ne peut pas continuer. Et puis, on ne peut pas se lever un bon matin et lancer des slogans. Sans les préparer !  
Voulez-vous parler de la Goana (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance)?  
(Il se redresse). Cela ne marchera pas ! Les ministres ne sont pas des cultivateurs. Chacun a son métier. Et c’est par lâcheté que des ministres vont aller cultiver la terre, alors qu’ils n’y croient pas. Un ministre est assez pris pour aller cultiver la terre. Un ministre n’a pas le temps. De Gaulle disait que la fonction la plus importante dans un pays, c’est un ministre. Il demandait à ses ministres d’aller solliciter les suffrages des citoyens, sauf André Malraux qui était un homme de Culture. La fonction de ministre est solennelle, importante. (…) Un ministre, c’est un Monsieur !. Même s’il faut reconnaître que Wade a lancé une idée généreuse qu’on aurait dû lancer, il y a 40 ans. Avec tout ce que nous avons comme cours d’eau, fleuves et terres, nous n’aurions pas dû, aujourd’hui, avoir une crise alimentaire. Savez-vous qu’en 1965, les Corée étaient plus pauvres que le Sénégal ? En 1965, Yakidi, le ministre du pétrole saoudien venait au port pour demander au Sénégal à manger. Il n’y avait rien à la Mecque. Les gens ont travaillé. Wade a des idées généreuses, mais qui trop embrasse mal étreint. Wade n’a personne. Les gens qui l’entourent sont ses fils, ses petits-fils. J’ai vu Senghor qui disait vouloir comme directeur de cabinet Djibo Kâ. Je lui ai dit : «Président ne le faites pas, un vieux ne se déshabille pas derrière son fils.» Prenez Ibou Sylla. Comme tout chef, il me dit : «Moustapha Niasse ne part pas définitivement ; il va être dans le gouvernement, mais il va être mon secrétaire politique ; je l’aurai là tous les soirs.» Et quand Senghor est parti, il a été rayé de l’histoire. Pendant 20 ans, personne n’a parlé de Senghor. Voilà, le pays. J’aimerais bien que Wade entende ce que je dis en toute objectivité et loyauté, sachant que s’il y a 5 milliards de personne dans le monde, je n’ai pas un père dedans. Je suis au soir de ma vie, je ne suis là que pour dire la vérité.  
Quelles sont vos rapports avec certains jeunes avec lesquels vous avez vécu Mai 68 ?  
Il y a le notaire Boubacar Seck, Moustapha Niasse et Djibo Kâ, avec qui j’ai vécu cette situation. Nous sommes plus nombreux. Quarante ans, c’est beaucoup dans la vie. Djibo Kâ est notre création, mais le pouvoir, c’est comme l’argent, il enivre. Quand on a le pouvoir, on n’a plus d’amis, mais des larbins. Ce n’est pas bon. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de bouffons du roi, car tout en vous amusant, ils vous disent des vérités. Aujourd’hui, les gens ne disent plus la vérité. Personne ne dit la vérité. «Tu es le plus beau, le plus généreux. Tu es infaillible» : c’est que les gens leur disent. On tombe dans le panneau. Je n’ai plus de relations avec eux, mais je n’oublierai pas qu’ils sont venus présenter leurs condoléances, quand j’ai perdu mes parents. Maintenant, je n’ai que mes amis de jeunesse. Mes amitiés politiques, je les ai toutes perdues. Nos relations n’ont pas pu résister au temps.  
Votre tableau du Sénégal est bien sombre…  
Le drame du pays, c’est que les gens sont des larbins. J’ai vu Ousmane Ngom dire à Mamadou Dia, président du Conseil en bureau politique : «Mamadou Dia, vous m’avez toujours engueulé au téléphone, mais que cela soit la dernière fois. Je ne suis ni votre femme ni votre enfant.» J’ai vu Valdiodio dire à Cissé Dia : «Vous ne connaissez pas l’histoire de ce pays-là.» J’ai vu Ibrahima Sarr avec Senghor d’égal à égal. (…) Ibou Diallo de Kolda, Valdiodio, Cheikh Anta Diop, Majmout Diop, ces hommes de dignité. Au procès de Dia, le juge a demandé à Ibrahima Sarr : «Vous avez passé la nuit à l’Assemblée nationale.» Il lui a répondu : «J’ai passé la journée avec Dia (…) Je sais que mes amis sont brimés et frappés et licenciés, mais je fais confiance à ce vaillant peuple sénégalais qui n’est ni lâche ni vil.» Ousmane Goudiang, le président du tribunal dit à Ousmane Sarr : «Pas de déclaration de principe, asseyez-vous !» Ibrahima Sarr s’assied. Ousmane Camara Diop, le procureur de la République, prend la parole et dit : «Accusé, j’ai trois questions à vous poser.» Ousmane Sarr lui rétorque: «Je n’ai plus à répondre à vos questions, car on m’a coupé la parole. J’ai passé la journée avec le président Dia et je demande la même part de responsabilité que mon ami Mamadou Dia.» Il n’a plus parlé jusqu’à sa mort. Quand on a grandi sous l’ombre de ces gens-là, on ne peut pas tricher, mentir ni faire plaisir. J’avais une société où j’avais trois millions par mois et qui s’appelait la Soninco. J’avais que 72 millions ; ce, grâce à Amadou Sow qui était le directeur de l’Usb (Union sénégalais des banques). Cela fait 25 ans que je l’ai perdu. Sur ma pension bimestrielle, la société de recouvrement prend le tiers, parce que je suis le garant de la société et ce, dans 172 ans. Ils me prennent ma pension pour m’humilier. J’ai dû vendre une de mes maisons pour soutenir cette société. On prend le tiers de ma pension, alors que je suis marié à deux femmes et père de famille. J’ai perdu huit millions de FCFA par mois ; n’empêche, je vis bien et je ne m’en plains pas. Je ne mange pas n’importe quoi, parce que je suis un régime diabétique. Et pourtant, je n’ai jamais fais d’épargne. Garder l’argent n’a jamais été mon dada. Mon argent, je le garde chez moi, dans mes poches et mes armoires. Cela fait 25 ans que je ne travaille pas, mais je ne dois rien à personne. Je crois en Dieu. Entre Jean Collin et moi, cette histoire, je ne l’ai jamais raconté.  
Racontez-nous alors…  
Abdou Diouf était mon ami ; d’ailleurs, il m’a envoyé récemment un carton où il loue ma loyauté. Il m’a pris dans son bureau pour me dire : «Ousmane, tu ne peux pas être mon ami sans être l’ami de Collin.» Je lui ai répondu : «Président qu’à cela ne tienne.» Il me dit : «Si je te demande d’aller le voir, tu vas le voir.» Je lui dis ; «oui, Président». Derrière le bureau de Diouf, il y avait une passerelle qui menait directement au bureau de Collin. Il a téléphoné pour lui dire : «Monsieur le secrétaire général, pourrez vous recevoir Ousmane Sène Blay ?» Après les discussions avec le Président, je pars voir Collin. Je viens dans son bureau, il a fumé pendant une demi-heure. Puis, il me dit : «Qu’est-ce qui y avait ?» Je lui réponds : «Rien, absolument ; vous savez, Monsieur le secrétaire général, je ne vous demanderai jamais de l’argent. C’est le président de la République qui m’a demandé de venir vous voir et j’étais dans son bureau quand il vous appelait. Je n’ai jamais demandé à vous voir.» Il se lève et me dit : «On ne me parle pas comme cela !» Moi, aussi, je me suis levé et je l’ai injurié. En sortant, la porte a claqué, mais je ne l’ai pas fait exprès. Il m’a ruiné. Diouf n’a rien dit. Quand aujourd’hui il (Diouf) m’envoie des trucs pareils, cela ne me fait ni chaud ni froid ; j’ai été loyal avec lui. Je l’ai servi loyalement dans les moments difficiles, mais en partant, il ne nous a même pas dit au revoir.  
Que pensez-vous de Idrissa Seck ?  
Est-ce que les chantiers de Thiès gênent ? Les Sénégalais sont des partisans. On n’a jamais traduit quelqu’un au tribunal de la Hayes parce qu’il doit de l’argent. Les billets que Wade distribue, c’est plus gênant que Idrissa Seck. Il a sorti 100 millions au décès de la maman de Diouf ; j’en suis témoin. Tout récemment avec Latif Guèye, il a donné 15 millions. Il y a deux ans, quand je suis parti aux courses hippiques, il a donné 16 millions et un ministre m‘a dit qu’il a donné 400 millions à un guide religieux. Idrissa a de l’argent et il a des idées. Il faudra compter sur lui pour la construction de ce pays.  
Boly BAH  
SUD QUOTIDIEN : 
ALTERNATIVE À LA CHERTÉ DU FIOUL SENELEC 
Le Sénégal est bien assis sur du gaz 
Par Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN | mardi 27 mai 2008 
 
 
En plus des puits de gaz en exploitation dans la zone de Gadiaga (région de Tivaouane), le projet d’exploitation du même gaz sur le bloc de Tamna (sous préfecture de Pambal, région de Thiès), promet. Le puits producteur de 30 mille mètre cubes par jour qui alimentait une tribune à gaz pour seulement quatre heures par jour, est désormais passé à un débit de 300 000 mètres cubes/jour, selon les responsables de Petrosen. De quoi faire sourire les responsables de la Senelec actuellement en discussion avec Petrosen sur un partenariat dans ce sens. 
 
 
 
 
 
La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), très tenaillée par le cours du pétrole sur le plan international, est en passe de trouver une alternative bien de chez nous. L’exploitation locale du gaz méthane capable d’alimenter les turbines de l’entreprise d’électricité, constitue un motif sérieux d’espoir en vue de réduire ses charges. Les potentialités du bloc de Tamna poussent ainsi les techniciens à l’envisager comme une alternative à la forte demande en fioul lourd de la Senelec. Le projet que mène Petrosen et son partenaire la société Nord américaine Fortesa International dans le département de Tivaouane (sous préfecture de Pambal, région de Thiès) présente des résultats jugés positifs. Le ministre de l’Energie, Samuel Amète Sarr, au terme d’une visite de terrain effectuée ce lundi 26 mai, a fait savoir que : « entre janvier 2007 et mars 2008, les travaux d’exploration ont abouti à quatre nouveaux forages ». 
Selon lui, les résultats positifs, qui en ont résulté, ont permis de passer d’un puits producteur de gaz de 30 mille mètres cube/jour pour alimenter une turbine à gaz, à la production, désormais, d’un débit de 300 mille mètres cube/jour. A son avis, la mise en production des six puits permettra d’alimenter, deux turbines à gaz de 20 MW pendant 24 heures, soit des économies de plus de 100 mille tonnes/an de fioul, ce qui présente un quart des besoins en combustibles lourds de la Senelec. Sur cette lancée, le directeur général de la Senelec, Lat Soukabé Fall, confirme : « avec le gaz méthane, les possibilités d’économie sont de l’ordre de 40 % par rapport au Diesel ». 
Reste à connaître l’issue des discussions menées depuis le mois de mars dernier entre la Senelec et Petrosen qui doit lui fournir ce gaz à un coût compétitif. Le directeur général de la Senelec qui évoque l’impact positif de l’utilisation du gaz à la place du diesel pour le fonctionnement des turbines, fait part de l’ambition de la société d’électricité d’étendre l’utilisation de gaz au niveau de la production privée à travers, par exemple la Gti. 
Quant au directeur général de Petrosen, Djibril Mamadou Kanouté, il juge l’utilisation du gaz méthane « plus que bénéfique notamment sur le plan environnemental ». Selon lui, « le gaz méthane ne dégage pas de fumée, contrairement au diesel, les coûts d’entretien s’en retrouvent diminués et son stockage ne pose pas de problème. » 
Suffisamment de gaz pour douze ans 
Le ministre de l’Energie fait savoir que les techniciens de Petrosen et de Fortesa estiment qu’il y aurait suffisamment de réserves de gaz dans la zone, pour une production continue sur une période d’environ douze ans. A son avis, « avec la poursuite du programme d’exploitation et de développement prévu dans les années à venir, la production journalière de ce nouveau champ de gaz pourrait être doublée ». Et d’ajouter que dans la partie offshore, Petrosen et ses associés Tullow Oil, compagnie irlandaise, et Dana Petroleum, compagnie britannique, viennent de boucler une importante campagne sismique 3 D d’un coût de 12 millions de dollars Us, dans le bloc de Saint-Louis offshore. A l’en croire, il a récemment reçu en audience les responsables de ces compagnies pétrolières, pour leur transmettre les attentes du gouvernement relatives à l’accélération des travaux de traitement et d’interprétation des données de ladite campagne sismique afin de parvenir, très rapidement, « à la fixation d’objectifs techniques, et à la réalisation d’un forage d’exploration ». 
Le ministre de l’Energie de rappeler la campagne sismique 3D réalisée en début année 2007, dans le bloc de Rufisque profond par Petrosen et ses associés que sont la compagnie pétrolière italienne Edison Spa et la brésilienne Petrobras, réputée leader dans les forages en eaux profondes. Samuel A. Sarr a affirmé que ces compagnies ont terminée le traitement et l’interprétation des données recueillies qui, à l’en croire, « révèlent la présence d’une dizaine de gisements probables d’hydrocarbures prometteurs, dont l’un des plus importants aurait une superficie de plus de 200 kilomètres carrés ». Et de confier : « la décision a été prise d’explorer ce gisement probable d’hydrocarbures par un forage ». Dans ce cadre, a ajouté le ministre de l’Energie, « une réunion est prévue à ce sujet, le mois prochain au Brésil ». 
Sur cette liste de campagne sismique 3 D, s’ajoute celle faite dans le bloc de Rufisque offshore et Sangomar offshore par Petrosen et ses associés dont la nord américaine Hunt Oil et l’australienne First Australian Ressources. Selon lui, ces compagnies ont terminé le traitement et l’interprétation des données recueillies, qui ont confirmé la présence d’intéressants prospects (gisements probables), dont le plus important pourrait avoir des réserves de l’ordre d’un milliard de baril de pétrole. 
Le regain d’intérêt des compagnies pétrolières internationales à l’égard du Sénégal s’expliquerait par les potentialités que présente le bassin sédimentaire. A en croire, le ministre de l’Energie, actuellement, sept blocs sur les dix-neuf que compte le bassin sédimentaire sénégalais, font l’objet de contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures entre l’État et huit compagnies pétrolières étrangères, en association avec Petrosen. Dans cette dynamique, il a résumé le soutien de l’État dans la recherche pétrolière par « l’amélioration de l’environnement. 
LES VIVRES DE LA DECEPTION SUR LA SELLETTE 
N’diamacouta déçue de la modicité, le président du conseil rural appelle à la solidarité locale 
Par Moussa Dramé Correspondant permanent | SUD QUOTIDIEN | mardi 27 mai 2008 
 
Les opérations de distribution des vivres de soudure se déroulent sur fond de déception et sans aliments de bétail. Les quotas par tête sont jugés trop faibles. Certains peinent encore à voir la couleur du riz. A N’diamacouta, le Président du conseil rural appelle à un élan de solidarité locale pour venir en aides aux plus démunis menacés de famine. 
N’diamacouta est la plus vaste et plus peuplée des vingt communautés rurales du département de Sédhiou. Samedi dernier 24 Mai, les cent soixante et un chefs de village de la collectivité s’étaient retrouvés à Saré Alkaly pour décider de la clé de répartition des vivres de soudure par tête et par village. 
Mais il est apparu que la population a augmenté de plus de dix mille individus sur les trente et un mille habitants initialement recensés et sur la base duquel la commission de distribution leur a affecté cent neuf tonnes de riz. 
D’où un ratio de moins de deux kilogrammes de riz par tête. Ce qui serait très loin d’assouvir les besoins de ces populations. 
Le président de la communauté rurale qui dit être prêt à appuyer à hauteur d’un million de francs CFA, appelle à un élan de solidarité locale des riches hommes d’affaires et marabouts de la zone : ce sont des populations qui sont vraiment dans le besoin. Et ce riz est loin de les satisfaire malgré l’effort de l’Etat. C’est pourquoi je lance un vibrant appel à tous les fils de ce terroir à apporter du soutien à cette population. Nous avons la chance d’avoir dans cette contrée de N’diamacouta de riches hommes, si chacun donne une somme d’un million comme moi je suis prêt à le faire, le problème serait à moitié résolu » a dit Hadji CISSE. 
A l’exemple de la communauté rurale de N’diamacouta, toutes les collectivités locales restent sur leur faim en terme de quota par village et par tête. 
Pendant ce temps, celle de Kolibantang et Simbandi Brassou dans l’arrondissement de Tannaff et Sakar et Diana Malary dans le Diendé attendent avec exaspération leurs vivres de soudure. 
« Jusqu’ici nous n’avons rien reçu comme vivres de soudure alors que l’hivernage a presque commencé dans la zone. Et tout le monde sait que nous sommes la communauté rurale la plus enclavée au Sénégal ; si jamais il pleut abondamment, nos quotas seront stockés quelque part dans l’arrondissement. Dans ce cas, nous serons obligés d’aller les chercher moyennant 400F le sac pour des gens qui ont déjà faim. 
Par ailleurs et à la déception générale, aucun aliment de bétail n’est encore parvenu à la préfecture de Sédhiou a t- on appris de sources concordantes. 
WALF FAJRI : 
 
Assises nationales : 74 organisations et partis politiques sur la ligne de départ 
 
 
Ce sont exactement soixante-quatorze (74) organisations et partis politiques qui ont confirmé leur participation aux Assises nationales qui s’ouvrent le dimanche 1er juin prochain au Méridien-Président. La liste des participants est désormais officielle. On retrouve dans la liste rendue publique des organisations comme le Conseil national du Patronat, la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), le Syndicat des Agents des Impôts et Domaine, le Syndicat des professionnels de l’information et de la Communication (Synpics), le Comité national de concertation des ruraux (Cncr), l’Association des parents d’élèves du Sénégal, l’Action de solidarité islamique. Des formations politiques de Siggil Senegaal, initiatrices de la manifestation, se fondent dans la suite ds organisations listées.  
Une participation de l’Etat n’est pas encore à l’ordre du jour. Dans une longue interview accordée la semaine dernière au quotidien national Le Soleil, le président Wade avait déclaré que les Assises nationales ne l’intéressaient pas.  
L’ancien Directeur général de l’Unesco Amadou Makhtar Mbow qui dirige le Comité national de préparation des Assises nationales s’était donné pour mission de faire participer les autorités étatiques à ces rencontres. Mais, avait-il prévenu en mi-février : ‘si l’Etat ne veut pas participer aux Assises nationales, elles se tiendront sans lui’.  
(Nettali)  
Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance : Les ingénieurs agronomes déplorent leur non-implication dans la mise en œuvre  
Lancée, le 18 avril 2008 par le président de la République pour venir à bout de la crise alimentaire structurelle qui frappe le Sénégal, la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) suscite des réactions d’approbation, mais aussi de désapprobation. La dernière en date est celle du Collectif des ingénieurs agronomes chômeurs qui déplore leur non implication dans la mise en œuvre de la Goana.  
 
Deux millions de tonnes de maïs, 3 millions de tonnes de manioc, 500 000 tonnes de riz, 400 millions de litres de lait ou encore 43 500 tonnes de viande pour l’élevage, tels sont les objectifs à atteindre par la Goana, ‘dès le prochain hivernage et sa contre-saison’, selon le président Abdoulaye Wade. Réaction du Collectif des ingénieurs agronomes chômeurs qui déplorent leur mise à l’écart dans la mise de ce programme : ‘Il est normal pour le président de la République de proposer des objectifs de production pour la relance de l’agriculture, et assurer ainsi l’autosuffisance alimentaire eu égard à la crise alimentaire mondiale’. Mais, ‘malheureusement, des hommes politiques risquent de se l’approprier’, craint le Collectif des ingénieurs chômeurs qui font partie des dernières promotions de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) de Thiès.  
‘Par contre, pour réussir un tel programme, nous pensons que les acteurs principaux en général et singulièrement, les ingénieurs agronomes doivent être impliqués’, estime sous couvert de l’anonymat un responsable du Collectif des ingénieurs chômeurs qui était dans nos locaux. Selon ce dernier, ’il est inconcevable que les cadres de l’agriculture soient au chômage dans leur pays, alors que leur président lance une Grande offensive pour l’agriculture, la nourriture et l’abondance (Goana) pour atteindre des objectifs de production record. Vouloir assurer l’autosuffisance alimentaire, la souveraineté alimentaire par la Goana alors que des ingénieurs agronomes sénégalais chôment pendant des années, voilà qui est un paradoxe avéré’, martèle-t-il. Estimant que c’est seulement par les ingénieurs que la Goana pourra réussir et non pas par les politiciens et les opposants.  
C’est la raison pour laquelle, le président du collectif des ingénieurs agronomes chômeurs, au nom de ses collègues, lance un appel au président Wade. ‘Je lance un appel à Me Abdoulaye Wade pour lui faire savoir qu’au moment où il lance la Goana, il y a des agronomes qui sont au chômage’, souligne-t-il. Pour discuter de leur sort et de leur implication dans la Goana, le Collectif des ingénieurs agronomes chômeurs sollicite une audience auprès du président de la République.  
Mamadou SARR  
LA SENTINELLE : 
Sénégal | Msu /Cnrp de France fustige le régime libéral et appelle à une réforme du parti 
Publié le 27 mai 2008 à 10h44  
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce lundi 26 Mai, la Commission nationale de redressement du parti(Cnrp) du Mouvement pour le socialisme et l’unité(Msu)/section France, revient largement sur « l’incompétence, l’incurie et l’arrogance du régime libéral d’Abdoulaye Wade ». Avant d’ouvrir une large fenêtre sur les maux qui gangrènent le parti et d’indiquer les voies et moyens pour une sortie de crise. 
 
Le communiqué de Msu/Cnrp stipule que « le régime libéral d’Abdoulaye Wade vient encore une fois de démontrer à la face du monde son incompétence, son incurie, et son arrogance au moment où l’infinie majorité des sénégalais a d’énormes difficultés à faire bouillir la marmite, à se soigner convenablement ou à se trouver un toit sur la tête ». Les auteurs du communiqué en veulent pour preuve la chèreté des denrées de première nécessité pour les familles et particulièrement les masses rurales qui depuis2000 n’ont pas bénéficié d’aucune politique agricole digne de ce nom. « Après le maïs, le manioc et le bissap, Wade n’a trouvé rien de mieux que de lancer la Grande offensive pour l’agriculture et l’autosuffisance alimentaire (Goana) sans une consultation préalable avec les techniciens en la matière ». 
Au plan scolaire, le Msu juge que l’école sénégalaise connaît au niveau de tous les ordres d’enseignement une crise sans précèdent. Et à la place de solutions adéquates, on assiste à une intervention de politiciens de tout acabit qui ne font que conduire ce secteur sur une voie de garage. 
Le communiqué continue tour à tour sur les voyages de Abdoulaye Wade, sur son « livre autobiographe » et sa ‘’polémique stérile et humiliante’’ avec le Directeur général de la Fao. Toutes choses qui font, selon eux, que ‘’la masse critique est atteint et qu’il faut agir au plus vite pour abréger la souffrance des sénégalais en faisant partir Wade par le biais d’une grève générale illimitée de toutes les forces vives du pays et instaurer un plan d’austérité et de rigueur pour sauver les finances publiques’’. 
Pour en venir à leur propre parti, les auteurs du communiqué laissent entendre que depuis la mort de leur camarade coordonnateur général Amadou Tidiane Bâ, leur formation politique est au bord de l’implosion, voire l’étiolement ou la dégénérescence, si des mesures idoines ne sont pas prises afin de lui assurer un rôle de premier plan sur l’échiquier politique sénégalais conformément aux exigences du moment. Ces mesures doivent passer d’abord par la création de nouveaux instruments démocratiques de fonctionnement du parti en proposant des alternatives crédibles pour le sortir du coma dans lequel il est plongé depuis belle lurettes, en ravivant ses structures sur la base de textes clairs, nets et précis comme tout parti politique digne de ce nom . 
Pour cela, il urge que la communauté politique du parti fasse respecter ces textes en veillant à préserver tous les particularismes et les droits fondamentaux. Il s’agit également d’utiliser notre expérience accumulée durant notre longue traversée du désert pour le bien être du parti et de permettre enfin l’avènement d’une démocratie interne au sein du mouvement. Dans le même registre le Msu souhaite réunir tous les nombreuses personnes reconnaissent dans le combat du Président Dia qu’ils reconnaissent comme une référence et autorité morale et œuvrer ainsi à la construction d’un Sénégal meilleur, au respect des droits de l’homme, aux valeurs de paix, de justice sociale et d’écologie, au soulagement de la souffrance et de la misère physique ou morale. Ceci dans un esprit de tolérance et de liberté, sans distinction d’appartenance ethnique ou religieuse. Fort de tout ce constat le Directoire de la section Msu/Cnrp lance un appel solennel à Massene Niang, coordonnateur intérimaire pour la convocation d’un congrès ou d’un conseil national dans les prochains trois mois.il lui demande aussi de prendre contact avec la Commission nationale de redressement du parti (Cnrp) pour définir les modalités pratiques de désignation des délégués d’organisation dudit congrès ou Conseil national. 
Si dans un délai de 60 jours aucun progrès notoire n’a été constaté, ils précisent qu’ils soumettront un document de travail, une base de départ pour u n manifeste du socialisme à tous ceux qui souhaiteront travailler avec eux. 
Khalifa Ababacar DIOP 
 
 
 
LAs : Mardi 27 Mai 2008 
LE COMITE NATIONAL DE PILOTAGE DES ASSISES NATIONALES PREND FORME: : Babacar Ndiaye, Mansour Kama, Maria Diatta : vices-présidents, le général Mouhamadou Keïta désigné rapporteur général. 
Il ne reste plus que quatre jours exactement pour que s’ouvrent les assises nationales initiées par les partis politiques de l’opposition membres du Front Siggil Sénégal. Il sera, en effet, procédé le dimanche 1er juin prochain à la présentation et à l’installation des membres du Comité national de pilotage (Cnp) qui seront au nombre de 148 personnes, soit deux représentants (un titulaire et un suppléant) pour chacune des 74 organisations ayant accepté de participer aux assises nationales. C’est dans ce groupe de 148 personnalités que seront choisis les membres du bureau du Cnp à la tête duquel trône Amadou Mokhtar Mbow. Selon des sources dignes de fois, l’ancien secrétaire général de l’Unesco va être accompagné dans sa mission par trois vices-présidents. Ces derniers sont, dans le désordre, Babacar Ndiaye, Mansour Cama et Maria Diatta. Banquier chevronné et haut fonctionnaire international, le premier nommé a présidé, durant de longues années, la Banque africaine de développement (Bad). Le deuxième est le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) tandis que Maria Diatta travaille à l’université des Mutants. «Cette Catholique convaincue appartient à la société civile», confie notre source. Mais la révélation de taille constitue la présence du Général Mohamadou Lamine Keïta dans le bureau du Cnp. Ce haut gradé de l’Armée qui fût Chef d’Etat major général des armées de 1993 à 1996, sous le régime socialiste, a été désigné rapporteur général au sein du bureau du Cnp qui sera composé, d’après certaines indiscrétions, de 25 personnes.  
A l’intérieur de bureau, l’on compte dix commissions dont trois fonctionnelles et sept thématiques. Dans le premier lot, on retrouve une commission scientifique présidée par Abdoulaye Bara Diop, ancien directeur général de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan). Il s’y ajoute une commission chargée de l’organisation et une commission chargée de la communication. Sur les 7 commissions thématiques, indique en vrac notre interlocuteur «certaines s’occuperont des Institutions, de la liberté, de la citoyenne, l’économie, d’autres porteront sur le monde rural, la politique intérieure, la politique extérieure…».  
Même s’ils constituent les concepteurs de l’idée des assises nationales, les responsables du Front Siggil Sénégal n’occuperont pas une place centrale dans le dispositif. Dans ce cadre, ils se contenteront juste d’être de simples membres du Cnp dans lequel ils seront représentés par 7 leaders. Cependant, signale un responsable du Fss, «ils n’auront pas de fonctions précises».  
Par ailleurs, il y a lieu de souligner que 74 organisations et partis politiques prendront part aux assises nationales. Dans la liste rendue publique, on retrouve d’abord les partis membres du Front Siggil Sénégal, initiateurs de la manifestation, le Comité national de concertation des ruraux (Cncr), la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), le Forum Civil, le Conseil national du Patronat (Cnp), le Syndicat des professionnels de l’information et de la Communication (Synpics), la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), la Confédération des syndicats autonomes (Csa), l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), le Mouvement citoyen… 
Toutefois, l’Etat a écarté toute idée de participer à ces assises que le Président Abdoulaye Wade juge inopportunes.  
Auteur: Hawa BOUSSO  
FERLOO : 
Le Fss invite les conseillers ruraux à ne pas céder des terres pour la Goana 
Après le boycott des cérémonies de passation de service aux délégations spéciales, le Front Siggil Sénégal (Fss) est en train de mener une campagne de sensibilisation des conseillers ruraux et municipaux en vue de les dissuader d’attribuer des terres au Chef de l’Etat dans le cadre de la réalisation de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana). Puisque, selon les leaders du Fss, « la loi n’autorise pas le Chef de l’Etat à distribuer des terres ». 
 
Le duel entre le pouvoir et les leaders du Fss est loin d’être terminée. Pour ne pas dire qu’il ne fait que commencer. En effet, après s’être catégoriquement opposé aux passations de service aux délégations spéciales suite à la dissolution des collectivités locales, les leaders de cette structure de l’opposition se lancent dans un autre combat. 
Selon Yoro Bâ, vice-président de l’Alliance Jëf-Jël, et porte parole du jour du Fss, « dans leur perspective de résistance, les partis membres du Fss vont mener une campagne de sensibilisation des conseillers ruraux pour leur demander de refuser de céder des terres au Chef de l’Etat pour la réalisation de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) ». Cela pour la simple raison, précise le Fss, que « la loi n’autorise pas le Chef de l’Etat à distribuer des terres ». Selon Yoro Bâ, cette même campagne de sensibilisation des conseillers sera menée dans les communes d’arrondissements des centres urbains. 
Evaluant la situation nationale, la conférence des leaders du Fss estime qu’elle est toujours alarmante. En ce sens que « les 10 milliards du gouvernement au monde rural n’ont pas réglé les déficits alimentaires des populations ». D’ailleurs, en raison du coût de la vie trop cher, les camarades d’Amath Dansokho demandent à ce que les 190 milliards des taxes sur les billets dans le cadre de la construction de l’aéroport international Blaise Diagne, soient versés au monde rural. D’autant plus que cette infrastructure aéroportuaire n’est pas une priorité. 
Ils demandent par ailleurs au gouvernement d’Adjibou Soumaré de diminuer son train de vie. Conscients également que la hausse de 25% du transport entraînera des répercutions sur les produits à l’intérieur, les leaders du Fss, s’en référant toujours au gouvernement, exigent que soit revue à la hausse l’aide apportée aux populations. 
Au des Assises nationales prévues dimanche prochain, la Conférence des leaders a confirmé la participation de généraux de l’armée sénégalaise, toute la représentation diplomatique dans notre pays et 74 organisations. A en croire le porte-parole du jour, les assises nationales vont durer 3 à 6 mois. Car, explique-t-il, les différentes commissions réfléchiront sur tous les problèmes pour y trouver des solutions. 
AT/FC 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 27.05.2008
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