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AU -D E L A
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La définition du leader politique du 21e siècle en deux prénoms et un nom : Barack Hussein Obama ! 
 
 
‘This is what change looks like !’  
‘When faced with crisis we did not shrink from our challenge, we overcame it. We did not avoid our responsibility, we embraced it. We did not fear our future, we shaped it.’  
A l’issue d’une bataille politique épique et une victoire fondée sur le courage, la ténacité, la sincérité et des valeurs humanistes solides, Barack Hussein Obama, 44e président des Etats-Unis, Prix Nobel de la Paix 2009, a asséné au monde entier une retentissante leçon de leadership. A une journaliste qui lui demandait s’il ne craignait pas de ne pas être réélu pour un second mandat s’il s’obstinait à défendre sa réforme de l’assurance-maladie, le président Obama a répondu (de mémoire) : ‘Je ne suis pas de ces hommes politiques qui ne cherchent qu’à être réélus, je suis de ces hommes politiques qui préfèrent ne pas être réélus plutôt que de faillir à leurs promesses !’.  
Et quelles promesses avait-il faites ? Des promesses sans démagogie pour un changement réel dans la manière de faire de la politique, un changement pour le respect des droits humains des prisonniers présumés terroristes islamistes, un changement pour le droit à la santé des plus pauvres et des laissés pour compte du système, un changement pour une démocratie réellement à l’écoute de tous ses citoyens et citoyennes... Pour avoir osé mettre en œuvre son programme en proposant une loi réformant l’assurance-maladie, il s’est attiré les foudres du très puissant lobby des assureurs. Des foules déchaînées et bien organisées dans tous les Etats des Etats-Unis ont déversé sur lui des torrents d’insultes et des épithètes frisant parfois le racisme (Le Tea Party Movement). Les députés, les sénateurs et sénatrices de son parti ont été menacés de ne pas être réélus. Les pressions ont été de toutes sortes. Le pire a été prédit pour l’Etat et les citoyens américains si la réforme passait.  
Chacun de ces arguments a été relayé à l’envi par une puissante chaîne de télévision. Des sondages d’opinion se révélaient catastrophiques pour Obama. Certains analystes ont même parlé de suicide politique. Mais il a tenu bon sous la tempête. Mieux, il a engagé toutes ses forces dans la bataille.  
Pourtant, cette réforme ne lui apporte rien sur le plan personnel : il n’est ni pauvre, ni exclu du bénéfice d’une assurance médicale à cause d’’une condition préexistante’ (ce qui caractérise les malades à risques que les assureurs rejettent). Il risque même son fauteuil à aller à l’encontre du puissant lobby des assurances. Seulement, il n’a pas pensé à lui ! Il a pensé aux millions d’Américains, auxquels un système d’assurance maladie injuste ôtait la possibilité de jouir d’un des droits humains les plus vitaux : le droit à la santé.  
En homme de vision et de valeurs, Barack Hussein Obama s’est battu pour une catégorie sociale à laquelle il n’appartient pas, montrant ainsi qu’un homme politique ne se distingue pas en défendant ceux qui lui ressemblent ou la qualité catégorie sociale ou religieuse à laquelle il appartient. Un leader se distingue en se faisant le champion sincère des droits humains des personnes vulnérables ou vulnérabilisées de la société.  
Barack Hussein Obama a montré qu’un authentique leader politique n’a pas pour rôle de maintenir des statu-quo en face de réformes qui s’imposent pour le respect des droits humains de toutes et tous, sans distinction ni discrimination. Il a démontré de façon magistrale que le vrai leader politique est une personne qui croit en des valeurs pour lesquelles elle va affronter vents et marées, bousculer les mentalités, faire face avec courage et fermeté aux intérêts particuliers qui se cachent derrière les préjugés sociaux, culturels et certains argumentaires religieux.  
A quand un-e Obama bien Sénégalais-e ? A quand une personnalité politique qui se préoccupe sincèrement de combattre un système injuste et de défendre les personnes vulnérables (les garçonnets livrés à la mendicité, et aux prédateurs de la rue ; les fillettes soumises au viol conjugal et aux grossesses précoces ; les épouses, de tous âges, assujetties au ‘chef de famille’ ; les enfants ‘naturels’, innocents à qui la loi fait payer la ‘faute’ de leurs parents en leur refusant une filiation (cf. L’interdiction de l’action en recherche de paternité).  
A quand le leader politique, homme ou femme, qui se fera le champion d’un Code de la famille respectueux de notre Constitution et de la dignité de chaque être humain, quel que soit son âge, son sexe ou sa religion ? A quand la parité intégrale comme condition de recevabilité de toutes les listes de candidatures dans le Code électoral, pour une représentation sensible au genre dans toutes les assemblées de la République ? A quand une femme ou un homme politique qui osera proposer ce programme et se battre avec sincérité pour lui ? A quand notre Barack Hussein Obama ?  
En attendant, nous autres membres des associations de défense des droits humains des hommes, des femmes et des enfants, soyons des dànna (tireur-e-s d’élite) alliés dans la chasse à l’éléphant (rëbbu ñày). L’éléphant est cette société patriarcale du ‘Chacune pour le mâle et toutes pour l’homme’ qui, depuis la colonisation, nous gouverne et tue à petit feu tout ce qu’il y avait de beau et de bien dans la culture noire africaine et matriarcale. Un juriste de mes amis, Médoune Samba Diop, féru de culture noire africaine, m’a expliqué comment se faisait la chasse à l’éléphant et ses résultats : une équipe de chasseurs émérites se poste tout le long du parcours du pachyderme et, à chaque étape, un chasseur bien placé décoche une flèche. Compte tenu de sa masse, l’animal ne s’effondre qu’après que la dernière flèche a atteint son but. A ce moment, les chasseurs tous ensemble découpent la carcasse et portent le tout au village. Pendant des semaines, il y aura de la viande pour tout le monde et plus personne n’aura faim. Les chasseurs auront même parfois une part moindre que celle de la plupart des villageois, mais l’exploit qu’ils ont réussi à accomplir, et le bien-être qu’ils ont apporté dans leur communauté, suffisent à leur bonheur. Par leur travail d’équipe, par la sûreté et la convergence de leurs tirs, ils étaient quelques-uns mais ils ont triomphé, pour le bonheur et le bien-être de tous et toutes.  
En attendant notre Obama, soyons donc chacun-e de nous, comme Obama, des chasseurs de pachydermes (ces lobbies puissants qui écrasent de tout leur poids toute velléité de réforme humaniste). Sur le terrain religieux, faisons appel à des théologiens éclairés et savants ; sur le terrain juridique, saisissons les tribunaux pour exiger l’application par le juge des conventions signées et ratifiées par le Sénégal ; sur le terrain économique, diffusons largement toutes les statistiques qui montrent l’apport des femmes, notamment des femmes rurales, à l’économie et le coût de la discrimination à leur encontre ; sur le terrain culturel et historique, vulgarisons l’histoire de l’Afrique précoloniale et de ses sociétés matriarcales fondées sur la sacro-sainte règle de Maât, l’exigence de Rectitude, de Vérité, de Bonté et d’Equité dans la gouvernance comme dans tous les actes de la vie quotidienne. Occupons tous les terrains en mettant partout en avant l’Ethique, la Vérité et la Justice. ‘We are not bound to win, but we are bound to be true. We are not bound to succeed, but we are bound to let whatever light we have shine.’ (Président Obama, 21 mars 2010)  
Fatou Kiné CAMARA Docteure d’Etat en Droit Secrétaire générale adjointe de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs) Membre du Conseil sénégalais des femmes (Cosef)  
 
 
Au Sénégal, la réglementation des marchés publics a connu une évolution significative, car la commande publique a été longtemps régi par la législation française à l’époque coloniale à travers le décret du 30 octobre 1935 relative au financement des marchés de l’Etat est des collectivités, modifiés par ceux des 25 aout 1937 et 2 mai 1938 : étaient également applicables dans les territoires d’outremer en matière de réglementation des travaux publics plusieurs textes réglementaires dont le décret 57-818 du 10 juillet 1957 fixant les règles générales applicables aux marchés passés au nom des groupes de territoires et provinces d’outremer et également un décret 58-15 du 08 janvier 1958 relatif aux règlements non soumis aux lois et usages de commerces passés ou exécutés dans les territoires d’outremer. 
Au lendemain notre indépendance, le législateur sénégalais, après avoir élaboré le code des obligations de l’administration, a tenté de réglementer les marchés publics à travers le décret 67-697 du juin 1967. 
Mais cette réglementation était trop inspirée du droit français. Donc, ce n’est finalement qu’à partir de 1982 que les autorités sénégalaises ont jugé utile de rompre avec cette législation archaïque jugée inadaptée pour instaurer un nouveau cadre juridique et institutionnel devant aboutir à une amélioration de la capacité de gestion administrative ainsi qu’à une meilleure harmonisation du système des marchés publics sénégalais. 
En outre, il faut signaler également que ce droit des marchés publics n’est pas stable, car il a encore connu des modifications significatives durant ces vingt (20) dernières années avec notamment le décret 2002-550 du 30 mars 2002 qui a été abrogé et remplacé par le décret 2007-745 du 25 avril 2OO7 portant nouveau code des marchés publics actuellement en vigueur au Sénégal 
Cette instabilité du droit des marchés publics est d’une part le fruit de notre appartenance à l’UEMOA avec ses implications en termes de contrôle des finances publiques et d’autres part la conséquence de nouveaux principes budgétaires comme celui de la sincérité, de la transparence et de l’efficacité des dépenses publiques. 
Le renforcement de la transparence dans la commande publique 
L’instabilité du droit des marchés publics au Sénégal s’explique très souvent par la fréquence de nombreuses révélations d’affaires de corruption et de délit de favoritisme. Ces pratiques frauduleuses et anticoncurrentielles ont amené les acteurs de la commande publique (régionaux et nationaux) à réfléchir ensemble pour mettre en place une réglementation plus adéquate et effective du point de vue de son application afin de promouvoir des pratiques plus saines, favorables à la bonne gouvernance. 
Face dons aux intérêts privés et des exigences de L’UEMOA, il importait et il importe toujours pour les agents qui engagent les finances publiques des collectivités publiques de sauvegarder l’intérêt général et de protéger les fonds publics contre les engagements trop onéreux d’où les innovations apportées par le nouveau code en conformité avec les recommandations de l’UEMOA, dans les procédures de passation des marchés et la création de nouveaux organes de contrôle qui sont ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics ) et DCMP ( Direction Centrale des Marché Publics). 
Les innovations procédurales apportées par le nouveau code 
les innovations majeures du nouveau code sont d’abord l’émergence de nouveaux modes de mise en concurrence favorable à la bonne gouvernance qui se résume à la procédure d’appel d’offre aves mise en concurrence large( consécration de la prééminence de l’appel d’offre ouvert, la nouvelle procédure dite de pré qualification et le maintien de l’appel d’offre en deux étapes) et la redéfinition des procédure de mise en concurrence limité( le réaménagement de l’appel d’offre restreint, les nouvelles conditions de recours a l’entente directe) ; ensuite la rénovation de certaines procédures dites spécifiques (innovation dans la procédure de renseignement et des prix, déterminations des conditions de régularité des avenants et nouvelles modalité de payements et de garanties) 
Les innovations institutionnelles favorables à la transparence 
IL s’agit de la Direction Chargé de Contrôle des Marchés Publics (DCMP) qui est créé au sein du Ministère de l’Economie et des Finances et qui a pour mission 
 
A)D’assurer le contrôle à priori des procédures de passation de marchés publics d’émettre des avis sur les décisions concernant l’attribution des marchés et d’accorder, à la demande des autorités contractantes, les autorisations et dérogations nécessaires lorsqu’elles sont prévues par la réglementation en vigueur ; 
 
B)d’assurer en relation avec l’organe de régulation, la formation, l’information et le conseil de l’ensemble des acteurs de la commande publique sur la réglementation et les procédures applicables ; 
C)de contribuer, en relation avec l’organe de régulation, à la collecte et à l’analyse des données ainsi qu’à l’établissement des statistiques sur les marchés publics. 
Il ya également l’ARMP qui a pour mission d’assurer la régulation du système de passation des marchés publics et des conventions de délégation de services publics. Par cette mission il peut émettre des avis, propositions ou recommandations dans le cadre de la définition des politiques et de l’assistance à l’élaboration de la réglementation en matière de marchés publics et de délégation de service publics, de contribuer à l’information, à la formation de l’ensemble des acteurs de la commande publique, au développement du cadre professionnel et à l’évaluation des performance des acteurs du système de passation, d’exécution et de contrôle des marché et des délégations de service public. 
L’ARMP a également pour mission d’exécuter des enquêtes, de mettre en œuvres des procédures d’audit indépendants comme cela ce fait actuellement ou certains ministères se voient aujourd’hui épinglés par les audits de cette institution. 
• Cheikh El hadji Malick Sy MBAYE dit maodo  
• Titulaire d’une Maitrise en droit public  
• Etudiant en Master 2 en Droit de la santé a l’UCAD  
• Et en DESS en Citoyenneté Droits de l’Homme Action humanitaire a l’IDHP  
• Email : celmasim@yahoo.fr  
• Remerciement au Professeur Madjiguene Diagne Agrégée de Droit public à L’UCAD 
 
Il y a dix ans, le 19 mars, l’Alternance… 
 
 
Le 19 mars est une date mémorable pour le Sénégal. C’est celle qui, il y a dix ans, en l’An 2000, a vu la majorité de son peuple mettre fin, de manière démocratique, à quarante ans de règne du premier régime établi depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale. Feu le président du premier Conseil des ministres, M. Mamadou Dia, pourtant négociateur et signataire des accords ayant entraîné l’indépendance, en 1960, était même allé jusqu’à dire que ‘plus que la date du 4 avril (de la fête nationale), celle du 19 mars symbolisait la conquête par le peuple sénégalais de sa propre liberté.’ Et il ajoutait : ‘La nation sénégalaise vient de rompre les derniers liens de sujétion qui avaient maintenu sa souveraineté en captivité pendant près de quatre décennies, qu’il s’agisse de la confiscation, par une minorité, de l’Etat et de ses ressources ou de la vassalisation des esprits qui découle de pratiques obscurantistes en matière de religion.’  
Cette opinion, qu’on aurait pu qualifier de jusqu’au-boutiste, traduisait l’euphorie légitime qui s’était exprimée, ce soir du 19 mars 2000, à la devanture du domicile, au quartier dakarois du Point E, de Me Abdoulaye Wade que la majorité du peuple sénégalais, dans sa diversité ethnique, politique, philosophique, avait porté à la tête de l’Etat.  
Un front uni  
C’est un front uni dans la ‘Coalition Alternance 2000’ (Ca 2000) qui, dès après les législatives de 1998, avait regroupé une partie significative de l’opposition autour ‘d’un programme commun, d’une stratégie commune et d’un candidat commun’ (en l’occurrence Me Abdoulaye Wade), face au régime du Parti socialiste qui avait plongé le pays dans un contexte de violence généralisée, conséquence logique d’une politique économique peu soucieuse de l’harmonie de la société et qui l’avait mené au bord de l’abîme, voire de l’implosion. Face à cette situation gravement dégradée dans tous les secteurs de la vie nationale, les patriotes de différents bords avaient uni leurs efforts pour mettre le pays en situation d’affronter les multiples défis de ce troisième millénaire, présentant ainsi leur pays comme le laboratoire d’une expérience sociale sans précédent pour le continent africain.  
Ainsi, par monts et par vaux, Amath Dansokho du Pit (Parti pour l’indépendance et le travail), Landing Savané de And Jëf/Pads, Abdoulaye Bathily de la Ld/Mpt (Ligue démocratique), Bamba Ndiaye du Msu (Mouvement pour le socialisme et l’unité) - avant sa transhumance vers le pouvoir plus tard - et Idrissa Seck du Pds (Parti démocratique sénégalais) s’en sont allés à travers tout le territoire, proclamer la nouvelle du mot d’ordre de changement qui s’imposait. Et derrière eux, un rassembleur qui tenait la flamme de l’union toujours allumée et rallumait celles des partenaires, souvent en baisse, du fait de la longue absence sur le champ de bataille de leur candidat Abdoulaye Wade.  
Devoir patriotique  
Et ce n’est que le 27 décembre 1999, que ce dernier consentit à rejoindre Dakar, après un an de séjour en France, et à participer à la mise en ballotage d’Abdou Diouf, au premier tour du 27 février, avant la défaite de celui-ci, au ralliement des voix de l’ ’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse, ce qui valut à ce dernier le poste de Premier ministre. En faisant ainsi bloc autour du candidat le mieux placé au premier tour, à savoir Me Abdoulaye Wade, tous les candidats de l’opposition d’alors avaient compris, quasi unanimement, et avec eux les membres de la société civile, que le devoir patriotique était d’assumer le triomphe de l’Alternance au second tour du scrutin. Et Mamadou Dia, alors de jubiler en me dictant les propos que voici, dans son salon de la Zone B à Dakar : ‘… Le Sénégal est enfin redevenu lui-même, c’est-à-dire une terre de paix et de tolérance, mais aussi une terre de dignité et d’héroïsme. La caverne d’Ali Baba, formidable forteresse du Parti socialiste, a été investie avec succès. La victoire de la jeunesse et de la démocratie est fêtée partout. Elle est fille de l’unité et de la patience, ces deux vertus cardinales que le Créateur enseigne aux hommes depuis la nuit des temps…’  
Entre les deux tours, en ce même lieu, il avait prédit ce qu’il avait appelé ‘l’assaut final des forces de l’alternance’ qui, selon lui, étaient désormais devenues ‘sourdes aux séductions de la dernière heure qui ne pouvaient que laisser indifférents les cœurs les plus tendres, les esprits les plus crédules, unanimes, regroupées dans un front unique et unifié autour d’Abdoulaye Wade.’  
Tous les secteurs  
Ces forces, il les avait clairement identifiées : ‘…Ce sont, d’abord, les masses rurales, paysannes et pastorales, pressurées jusqu’à la moelle, principaux laissés-pour-compte sur les bords des chemins de la croissance que des études des revenus sociaux au plan international classaient parmi les populations du monde au-dessous du seuil de pauvreté…  
‘Ce sont, ensuite, les masses urbaines, sous-prolétarisées, végétant dans les bidonvilles d’une banlieue mal urbanisée, victimes de magouilles des services de l’Habitat, livrées à elles-mêmes, sans protection sanitaire, devenant la proie des épidémies et endémies en pleine recrudescence ainsi que de nouvelles maladies comme le Sida.  
‘C’est cette nouvelle armée de jeunes (étudiants, lycéens et élèves) comprenant aussi des cohortes d’enfants de la rue, abandonnés à eux-mêmes, cette nouvelle armée de chômeurs, diplômés et non-diplômés, déboussolés et sans perspectives d’avenir.  
‘Ce sont les travailleurs du secteur public et du secteur privé qui ont perdu leur droit à la sécurité sociale et tout simplement à la dignité du travailleur, et qui sont désormais frappés de précarité.  
‘Ce sont nos hommes d’affaires qui ne manquent ni de compétences, ni d’efficacité, ni tout simplement de courage civique, qui sont pénalisés par une absence totale de politique de protection, face à une concurrence internationale déloyale qui est loin de respecter les règles du jeu du libéralisme et qui doivent faire face aux effets dramatiques d’une mondialisation outrancière.  
‘Ce sont également ces femmes de toutes conditions sociales, lettrées ou illettrées, employées ou sans emploi, mariées ou célibataires, mères de familles ou sans enfants, qui souffrent atrocement dans leur chair, leurs ménages et leurs foyers, des affres d’une crise de plusieurs décennies dont elles ne perçoivent pas l’issue, et qui ne peuvent plus se contenter de cadeaux électoraux dérisoires, ni de promesses démagogiques, vite oubliées, une fois les élections terminées.  
‘Ce sont, enfin, des associations de la société civile, laïques et religieuses, qui, au fil des ans, ont pu mesurer l’ampleur du danger que représente une prolongation du statu quo et se sentent, à leur tour, concernées au premier chef’…  
Dix ans après  
Dix ans après, les partis politiques, membres de Benno Sigil Senegaal et avec eux, les associations membres de la société civile, plusieurs syndicats professionnels et certaines centrales syndicales embouchent, peu ou prou, la même trompette pour vilipender les partisans de la ‘Cap 21’ (Coalition autour du président Wade pour le 21e siècle). Pour eux, ‘dans la plupart des domaines de la vie nationale, les fruits de l’alternance démocratique n’ont pas tenu les promesses des fleurs du 19 mars 2000’. Ils estiment même qu’’aux contentieux politiques d’ordre institutionnel ou électoral, viennent s’ajouter les difficultés croissantes de la vie quotidienne, dominées par une misère et un chômage endémiques, une inflation galopante et des pénuries de toutes sortes.’  
Cet état de fait est largement contesté par la récente ‘Alliance Sopi pour Toujours’ (Ast) qui regroupe les libéraux et leurs alliés (parmi lesquels certains transhumants de renom), lesquels exposent les réalisations du président Wade que le vice-président de l’Alliance Jëf-Jël (opposition), Yoro Bâ, veut limiter à des seules infrastructures qui sont cependant ‘engluées dans des nébuleuses’ (Le Populaire du 16 mars 2010). Il est d’avis que la situation du pays ‘appelle (plutôt) les gens au travail au lieu de vouloir faire la fête’.  
C’est à la reconstruction de l’Etat, qu’il fait allusion, et qui s’était posée au lendemain du 19 mars 2000 et dont Mamadou Dia disait qu’elle ‘supposait la restauration et la promotion d’une culture républicaine fondée sur les valeurs de travail, de sérieux et d’austérité qui doivent être substituées au plus vite aux anti-valeurs que sont la facilité, le laxisme et l’arrogance…’ Et celui-là (Mamadou Dia), qui a été, sinon le principal acteur du succès de cette alternance de 2000, du moins l’un des plus actifs, de lancer alors un ‘appel à toutes les forces de l’alternance victorieuse pour qu’elles s’élèvent à la hauteur des exigences de cette reconstruction nationale, en rompant définitivement avec toute conduite fondée sur des préoccupations mercantilistes et politiciennes, pour ne pas parler de marchandage de portefeuilles ministériels et de désuètes guerres de positionnement’. Pour conclure, il s’en était remis au président Wade pour une gestion ordonnée du futur : ‘Nous savons pouvoir compter, disait-il, sur l’esprit d’ouverture et la générosité du nouveau chef de l’Etat pour réussir ce pari, grâce à une concertation permanente des forces vives de la Nation.’  
Ce sont tous ces constats que je soumets en toute humilité à la réflexion de l’ensemble des Sénégalais, par devoir de mémoire...  
Justin MENDY Journaliste Email : justin_mendy@yahoo.fr  
Dans ‘Corbeille pour le troisième millénaire’ publié en avril 2000, P. 91  
Thiès en otage, 10 ans après l’Alternance… 
10 ans après l’Alternance, Thiès continue de subir de plein fouet une politique d’ostracisme qui ne dit pas son nom. Après le feuilleton-politico judiciaire des chantiers de Thiès, les Thiéssois paient toujours le lourd tribut du jeu d’échec à distance entre Me Wade et Idrissa Seck. Les chantiers de Thiès sont inachevés. Après les promesses électorales, il est nécessaire voire impérieux que le ministre d’Etat Karim Meïssa Wade, ministre de la Coopération internationale, des Infrastructures et de l’Aménagement du territoire se signale, fasse une action d’envergure, donne un souffle nouveau aux infrastructures, en direction de la ville de Thiès. Après l’excellent travail effectué entre autres, y compris les chantiers de l’Anoci, Dakar brille de mille feux à l’image des grandes métropoles. Cependant Thiès, qui était bien parti à l’aube de l’Alternance, est pris en otage et ne mérite vraiment pas ce triste sort. Aujourd’hui, le ministre Karim Wade a le devoir moral de parachever les chantiers de Thiès réalisés à coup de milliards, en tant que ministre en charge des Infrastructures. Ce geste contribuera sans aucun doute à rehausser son image de marque auprès des Thiéssois qui se sont déjà félicités de la nomination du fidèle et très dévoué Bachir Diawara comme son chef de cabinet. Par ce geste, il s’est attiré un réel capital de sympathie de milliers d’habitants de la commune de Thiès où Bachir Diawara compte plusieurs amis et parents. Pour mémoire, rappelons la genèse de cette opération des chantiers de Thiès : modernisé par le programme de décentralisation de la fête de l’Indépendance dont elle devait accueillir l’édition 2004, la ville de Thiès avec ses chantiers risque, faute d’entretien de ses infrastructures, de perdre son image d’antan.  
 
Thiès passe du vert au bleu  
Ville carrefour, stratégique de par sa position géographique, cosmopolite de par sa diversité, Thiès a toujours souffert d’un manque criard d’infrastructures polarisantes qui avaient fini d’en faire une lointaine bourgade de Dakar. Fort de ses 310 000 habitants, Thiès, en l’espace de deux ans, entre 2002 et 2004, a positivement changé de visage après l’acquisition d’équipements structurants, à la dimension de son statut de métropole moderne. Un atout pour conforter sa place de seconde ville du Sénégal. L’ancien village de Diankhéne, est une cité qui, depuis l’époque coloniale, joua un rôle stratégique dans l’armature urbaine du Sénégal. Capitale des lignes ferroviaires, la ville profita beaucoup de sa position géographique et géopolitique ; elle devint un pôle de développement incontournable sur l’échiquier économique du Sénégal. Jadis bastion socialiste, Thiès connut une kyrielle de maires : Ousmane Ngom, Amadou Wagué, Pape Diop Altiné, Dr Bathily, Pape Alioune Ndao, Moustapha Ndiaye entre autres. Mais de tous, Ousmane Ngom aura le plus marqué la population thiéssoise. Par son œuvre magnifiée par la majorité de ses mandants, il a pu intensifier l’éclairage public, sortant du coup la ville des ténèbres et sécurisant les populations victimes d’agressions très fréquentes.  
 
L’histoire des chantiers  
Quarante ans plus tard, l’Alternance politique opérée à la tête de l’Etat en 2000 va laisser une empreinte indélébile dans la ville avec l’arrivée en 2002 du maire Idrissa Seck, à la tête du collège municipal. Son élection a permis de refaire la ville avec la décision étatique de décentraliser la fête de l’Indépendance, en avril 2004. Le budget initial estimé à 20 milliards de francs n’étant pas suffisant pour conférer à la ville une nouvelle image, le maire a eu recours au concept des «grappes de convergence» développé par la défunte ministre Tiéwo Cissé Doucouré, ministre de la Décentralisation. Cette politique de mise en œuvre consista à opérer auprès des autres ministères un recensement des réalisations à effectuer à Thiès, dans l’exécution normale de leur budget, récupérer les financements afin d’exécuter en même temps lesdits travaux. Avant même la fin des travaux, une crise éclata au sommet de l’Etat : le président de la République accusa gravement son allié, l’ancien Premier ministre d’un dépassement budgétaire portant sur 26 milliards.  
 
Les grandes réalisations  
A vrai dire, est il juste d’attribuer la paternité des ouvrages effectués à Thiès au maire et ex-Premier ministre du Sénégal, Idrissa Seck ? Que non ! Rendons à César, ce qui appartient à César. Les infrastructures qui changèrent le visage de notre charmante ville furent érigées par la seule volonté du président de la République, Me Abdoulaye Wade. Le maire de Thiès ne fut qu’un exécutant, un chargé de mission en chef dans ce vaste chantier. Aujourd’hui, Idrissa demeure impuissant pour terminer ces chantiers. Je ne serais pas un de ces centaines de thiéssois qui attendent de Idrissa Seck leur dépense quotidienne pour ne pas oser dire mes pensées. Certains ouvrages sont achevés et d’autres en voie d’achèvement. Sur le plan infrastructurel lié à la mobilité et au réseau routier, la Voie de contournement nord (Vcn), l’avenue Caen, le boulevard de Nguinth sont les plus importantes réalisations. Sur le plan sportif, le stade Lat-Dior (inachevé) avec à côté une salle polyvalente fermée et l’hippodrome de Thiès ont été réfectionnés. Seront repris l’éclairage du stade Maniang Soumaré et le complexe socio-sportif de Médina Fall requalifié. Un espace jeune est construit et déjà en service depuis 2006. Ces infrastructures ont permis l’organisation de compétitions sportives de dimension continentale et mondiale. Pour la jeunesse, des plateaux multifonctionnels sont aménagés dans les quartiers de Médina Fall, Mbour II, Diassap, Hlm Thially et Keur Issa (Inachevés). Au plan culturel, à côté de la réhabilitation du musée régional qu’abrite le Fort de Faidherbe, le centre culturel Léopold Sédar Senghor (ex-Casino) et la Manufacture sénégalaise des arts décoratifs (inachevé) ont été réfectionnés avec à l’appui, un équipement neuf. Réhabilitée et agrandie, la manufacture des arts décoratifs, haut lieu de la tapisserie, donne un nouveau souffle au tourisme dans cette ville. Les canaux à ciel ouvert de Bignona, Keur Mame El Hadji, Diakhao sont fermés. L’établissement de sociétés à la ville a permis de signer des contrats de baux d’une durée de trente ans pour une somme de 4,8 milliards avec la Cbao et la Sonatel. L’hôtel du Rail a été refait (inachevé). Pour renforcer la sécurité dans le périmètre communal, trois polices de proximité ont été implantées. Mais c’est surtout l’éclairage public de l’avenue Caen qui fascine plus les visiteurs de la cité du Rail. Son opération est évaluée à 19 milliards 980 millions. L’hôtel de ville a été totalement rénové avec une extension des bureaux et la construction d’une nouvelle salle de spectacles.  
 
La maintenance, talon d’Achille de la mairie…  
Aujourd’hui, le constat est partagé : la commune peine à entretenir les infrastructures achevées. Par faute de moyens. Certains sites comme la Promenade des Thiéssois subissent l’incurie des politiciens et de leurs militants qui y affichent leurs posters ou des graffitis. Beaucoup de candélabres qui jalonnaient les artères principales de la ville sont à terre. Elles sont souvent heurtées par des camionneurs. Celles de la Voie de contournement nord sont mises à terre par les voleurs qui en extraient le plomb. Une perte qui s’élève à plus de 30 millions puisque le coût d’un poteau électrique s’élève à moins de 500 000 francs Cfa. Pendant l’hivernage, les populations souffrent de l’impraticabilité de certaines routes et de la saleté occasionnée par l’écrasement des dalles des canalisations. Le projet «bois de ville» à l’entrée ouest de la ville est stoppé dans sa gestation : les plantations asséchées, négligées, poussent difficilement à cause d’un défaut d’entretien. Il en est de même des parterres de fleurs de l’avenue de Caen et du boulevard de Nguinth qui régénèrent anarchiquement. Le bilan de l’Alternance est sombre et mitigé à Thiès où les populations souffrent terriblement de l’inachèvement des infrastructures qui sont devenues les lieux de divagation des animaux domestiques et les lieux de refuge des agresseurs et des prostitués.  
 
Ousseynou Massèrigne GUEYE - Lycée Ahmadou Ndack Seck – Thiès 
Que reste-t-il de notre République ? 
Cette question revêt un seul intérêt qui est celui de l’actualité à l’occasion de l’an 10 de l’Alternance. En effet la mémoire des faits ayant jalonné la troisième République va nous servir ici de matière à réflexion. L’Etat n’est plus, depuis ce tournant de l’histoire de notre Etat, un mythe car ses critères normatifs ont perdu leur crédit. Nombreuses sont les voix qui s’élèvent à notre quotidien ou bien pour intenter un procès à l’Etat, accusé de toutes les turpitudes et d’une coupable incapacité, ou bien même pour déclarer que l’Etat, institution dorénavant détrônée et désacralisée, est proche de son trépas. 
Le jugement est-il fondé ? 
Qu’il y ait, alors que s’achève un régime libéral, un recul de l’idée de l’Etat et des vertus civiques, que le rôle de certaines institutions étatiques soit émoussé ou modifié au gré de calculs politiques, sont des faits qui ne souffrent d’aucun doute. Du coup, on peut admettre, que l’Alternance n’est plus cette République qui nous inspirait vertu et civisme. C’est ici qu’il faut reconnaître religieusement que notre République a grandi, bel et bien, plus en corps, en images, en symboles (en infrastructures matérielles) qu’en âme, en esprit, en moralité (infrastructures immatérielles). Elle nous a enseigné une seule leçon, c’est qu’en politique, la raison (de celui qui gouverne) est toujours une raison qui prend partie. Ce qui a fragilisé l’Etat, la République. Et en République il n’y a qu’une partie, c’est son âme c’est-à-dire la Nation. La République est le lieu où l’universel surmonte le singulier, où le citoyen dépasse et surpasse l’individu. Pour que le citoyen immole au besoin sa vie au devoir républicain, nous enseigne sagement et intelligemment Rousseau, il faut que l’Etat en donne l’exemple. Or aujourd’hui, le régime actuel a montré et démontré, comme l’avait souligné Karl Marx, que l’Etat est le monopole d’une classe. Cependant, l’autorité n’ignore pas son défi, celui de repartir, parmi les citoyens, le bien et le juste, selon l’art et l’intelligence. La politique, pratiquée à tous les segments de l’Etat, a fini de convaincre les Sénégalais d’une seule chose : l’activité politique est la seule activité productrice de valeurs et de dignité. Assurément. Elle produit des valeurs et celles-ci sont fédératrices et non séparatrices. C’est en cela que la République est un système de valeurs. C’est ce qui fait de la République un idéal qui exige une profession de foi de tous et de chacun. C’est la Nation qui porte dans son âme, dans sa pensée, dans ses actes quotidiens ces valeurs que sont le civisme, la liberté, l’égalité, la fraternité, la justice, la tolérance, le sacrifice de soi, l’obéissance à l’autorité. Les évènements de Kedougou, de Thiès, de Guédiawaye, des marchants ambulants, sont une preuve du jugement émis plus haut. C’est en cela précisément que la Nation est et reste le berceau de l’Etat auquel elle donne mouvement et volonté. Toutes ces valeurs s’expriment par le civisme qui est, selon le juriste Fred constant «le sens des devoirs collectifs au sein d’une société». C’est le lieu de souligner ici que notre République souffre gravement d’une crise de citoyenneté. On connaît ses droits et on méconnaît ses devoirs, cette pensée est inacceptable. Par les faits qui parlent d’eux-mêmes sans être interrogés (contestation de l’autorité sous diverses formes, marches, grèves, émeutes…), la citoyenneté ne porte plus en elle-même la promesse de la civilité. La vertu (cette disposition à vouloir et à faire le bien), principe de toute République, a disparu des cœurs et des esprits. Or, sans cette qualité consubstantielle à l’homme, au citoyen, notre République sera debout, mais sans âme, sans poumons. C’est à nos institutions de se souvenir toujours de ce défi qui interpelle l’autorité dont Tocqueville parlait : celui de ramener «à tout moment son esprit (celui du citoyen) vers cette idée, que le devoir aussi bien que l’intérêt des hommes, est de se rendre utiles à leurs semblables». Ceux qui portent l’Etat ont, en premier chef, cette lourde responsabilité. 
Il me faut conclure. Notre République a connu avec l’Alternance, des hauts et des bas. Ainsi est faite l’histoire des peuples. Cependant, la notre, à la lumière des faits que nous interprétons ici, doit nous inquiéter et nous inviter à l’introspection afin d’éradiquer le mal. Pour y arriver, l’autorité doit toujours marcher à sa première fin que rappelle ici Platon, notre maître en la matière : «La véritable fin que doivent poursuivre les pasteurs des peuples ne doit pas être seulement d’agrandir l’Etat, ni de le rendre plus puissant, mais plutôt celle de rendre les citoyens plus heureux et moralement meilleurs.» 
Car c’est de la vertu que proviennent tous les biens et non des biens que provient la vertu. 
Qui relèvera ce défi ? Pour le présent, cette question est orpheline de sa réponse.  
 
Boubacar CAMARA -Doctorant en philosophie - Ucad / generalkaro@hayoo.fr 

 

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Modifié en dernier lieu le 28.03.2010
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