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ELUS
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23 JUIN 2011
Quel enseignemen
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LEçONS
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Où est l’Etat ?
CONFLAGRATION
TRAGEDIE
la montagne
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TEST
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Citoyens et patr
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L’élection prési
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la postérité
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DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
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Emploi au Sénéga
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Point-E, ville de Dakar et le Palais

Candidat Municipal Wade  
Souleymane Jules Diop Jeudi 22 Jan 2009  
« Les crimes purement moraux  
et qui ne laissent aucune prise  
à la justice humaine, sont les plus  
infâmes, les plus odieux »  
Honoré de BALZAC  
 
Nous avons beaucoup pensé, ces dernières années, à ce que serait le Pds sans Wade. Nous n’avons jamais imaginé une fin aussi brutale et aussi tragique. Ce n’est pas l’échec d’un parti, c’est l’échec d’un chef qui a toujours réduit son parti à sa propre personne. Abdoulaye Wade avait jusqu’ici exercé un contrôle absolu sur son entourage. C’est son entourage qui le contrôle maintenant. Il s’était pris au jeu de la division, et voilà qu’il est lui-même divisé. Il s’était toujours imposé à son parti. Son parti s’impose maintenant à lui. Il donnait l’impression d’avoir un avis sur tout. Il n’a plus aucun avis sur rien du tout. Les décisions qu’il prend le matin sont contestées l’après-midi. Son parti s’est transformé en factions rebelles qui se battent les unes contre les autres. Le chef de guerre, impuissant, n’est plus que l’ombre de lui-même. On ne s’oppose pas seulement à lui, on s’avise de le faire savoir. Ceux qui lui obéissaient les yeux fermés ne se contentent plus de lui dire non. Ils se moquent de lui quand il détourne le regard. Il n’y a pas un seul pouce du territoire sur lequel son autorité n’est pas contestée. Il a divisé le pays en petites parcelles pour contenter ses petits. Ils ont transformé chaque petit sentier en un champ de bataille.  
Il vous faut parfois vous rendre à la préfecture pour savoir à quelle région, à quel département vous appartenez. Si vous êtes de Kaoulack, il se pourrait que vous retrouviez vos pénates à Kaffrine. Si vous êtes de Kolda, il se pourrait que vous vous réveilliez le lendemain à Sedhiou. Il peut arriver qu’une frontière vous sépare de vos voisins immédiats et que pour voter, vous soyez dans l’obligation de changer de région. Dans ce désordre immense, même un chat aurait du mal à retrouver ses petits. Mais ce régime ne s’encombre d’aucune mesure, quand il veut parvenir à ses fins.  
Nous avons envisagé les scénarii de fin de règne les plus pessimistes, mais personne ne s’attendait à cette sortie tragique. Les hommes font tout pour entrer dans l’histoire. Abdoulaye Wade fait tout pour en sortir par la petite porte. Il avait conduit son parti à la victoire en 2000 et étendu son emprise sur l’ensemble du pays. Il couronne cette carrière finissante par la destruction de son pays et de son parti. L’opposant avait fait du Pds, il faut le lui concéder, un des instruments de conquête du pouvoir les plus puissants des temps modernes. Mais il n’a jamais réussi à en faire un parti politique. Il y a quelques mois, il feignait encore d’en faire un grand parti de rassemblement. Mais la soif de pouvoir l’a abîmé. Le Pds est devenu un cadavre trop lourd à porter. Il faut avoir le cœur bien accroché pour ne pas s’en détourner. Son Comité directeur, la seule instance qui se transforme au besoin en Congrès, est devenu un refuge d’anciens « socialistes » où le Duché va recevoir toutes les semaines son tribut d’acclamations. Les vrais « libéraux » qui avaient cheminé avec lui se gardent de telles sournoiseries. Dans toutes les localités du pays, ils se sont organisés pour résister au vent de changement que leur impose « la famille ».  
On ne sait pas de quoi ce désordre indescriptible est le nom. Mais il a un visage, celui de Karim Wade. Tout le monde n’en était pas convaincu, mais nous savons maintenant le pourquoi de tous les règlements de compte de ces dernières années. Il jurait sur tous les saints que sa Génération du concret était une organisation caritative. Nous savons maintenant que les nattes de prière et les subventions accordées à l’Eglise n’étaient pas des cadeaux du ciel. Les hommes d’Eglise et les imams doivent se sentir insultés, puisque toutes ces années durant, ils croyaient recevoir un grand bienfaiteur, alors qu’il s’agissait d’un vulgaire politicien.  
Quoiqu’il fasse maintenant, Abdoulaye Wade a livré le pays au chaos. Il a poussé si loin les divisions que toute réconciliation devient impossible. Quoi que nous fassions, Karim Wade a décidé de s’imposer à nous ou de nous imposer le chaos. Il n’y a que dans sa tête qu’existent les 800 000 cartes que son mouvement aurait vendues à travers le pays, pour le rendre si arrogant. Il en est si peu sûr qu’il s’est réfugié derrière une liste proportionnelle pour s’emparer de la capitale. Quand viendra le moment de la confrontation, il aura toujours des feddayin capables de se flageller à sa gloire. La présence de Farba Senghor, imposé par Viviane Vert, n’a pas d’autre but. Il est là pour prendre le commandement des nervis et assurer les sorties nocturnes contre les récalcitrants. Karim Wade sera loin de cette grande tension électorale. C’est aussi un des avantages attachés à son rang, de vaincre sans péril. Il attendra tranquillement son intronisation. Abdoulaye Wade nous a fait beaucoup de mal, mais il a plus de courage.  
N’importe quel homme raisonnable aurait dissuadé Karim Wade de se lancer dans cette aventure insensée. Malgré tous les moyens mis à sa disposition, les liquidations politiques, le pays se refuse à lui. Le président de la République est lui-même devenu la victime des ambitions qu’il a fait naître dans la tête de son fils. La tentative de réconciliation avec Idrissa Seck a révélé au pays entier ce que beaucoup de gens soupçonnaient déjà. Abdoulaye Wade n’a plus aucun contrôle sur le pays. Le pouvoir est passé aux mains de Viviane Vert et de son fils Robert. Après la sortie d’Iba Der Thiam, il n’a eu aucun mal à envoyer Awa Ndiaye à la télévision nationale démentir le chef de l’Etat et le remettre à sa place. C’est bien fait pour Idrissa Seck, mais c’est mal fait pour le Sénégal. La parole du président de la République ne signifie plus rien. L’institution présidentielle était fragilisée. Elle est maintenant ridiculisée. Celui qui est désigné pour remplacer le président de la République en cas de vacance du pouvoir n’est pas mieux. Il n’a rien entre les jambes. Pape Diop veut installer Karim Wade et retourner vendre du poisson. Il l’a dit au journaliste qui lui a signalé qu’il y avait des trous sur son Cv et qu’il avait changé d’état-civil. Mardi dernier, quand il a été bloqué à l’entrée de la préfecture de Dakar, le président du Sénat a obéi sans brocher. Il attendait l’ordre de Karim Wade. Il a un tempérament de théâtre, le maire de Dakar. Mais il sait d’où viennent les ordres.  
SJD 
 
 
 
 
Le Matin : Jeudi 22 Jan 2009 
ENTRE NOUS : Les " damnés " de la capitale  
"Nous vivons de la générosité des autres. Nous sommes les damnés d'une société impitoyable". Ces propos d'un homme que nous avons rencontré dans la soirée de "Tamkharit" à côté d'une banque de la place, traduisent parfaitement les états d'âme d'une frange importante de notre société pour qui vivre, c'est patauger dans une mare de galère. Ils ont vécu 2008 dans la douleur. Ces êtres de la société que la misère étreint quotidiennement. Ils sont légion dans la capitale dakaroise. Le soir, promenez-vous en plein centre-ville. À côté d'imposants immeubles, une meute humaine qui dort à la belle étoile, sous le froid glacial d'une ville qui se refuse à leur donner son hospitalité. Le regard hagard, ils scrutent l'avenir avec désespoir. L'année 2009 qui en est à son premier mois ne semble pas leur offrir de perspectives nouvelles ou d'alternatives majeures.  
Les politiques pêchent par leurs capacités à les sortir du guêpier dans lequel ils sont enfouis. Ne leur parlez surtout pas des hommes politiques qui promettent un mieux-vivre à leurs compatriotes. Sacrilège ! Ils vous répondront tout de go : "Le Sénégal en a connu des centaines et pourtant la situation va de mal en pis. L'année 2009 pourrait être celle de toutes les désillusions". La capitale qui à leurs yeux, était synonyme d'Eldorado, se présente aujourd'hui comme le condensé de leurs rêves brisés. Ainsi, tous se plaignent et ne ratent jamais l'occasion d'étaler leur détresse à la face du monde. Un monde à l'envers où les vertus se font rares.  
Un monde où la loyauté est ensevelie sous le mensonge. Un monde où les forts écrasent les faibles. Ces derniers n'ont que leurs yeux pour pleurer devant une adversité féroce. Ces "damnés" de la société encore ruminent leur colère d'"oubliés de la croissance". Ils vont encore se réveiller aujourd'hui pour se remplir le ventre de restes de la veille émanant de personnes qui le plus souvent sont insensibles à leurs complaintes. Et ces "bons Samaritains" ne font rien pour les sortir de cette vie d'assistés. En chœur, ils s'interrogent : "Quand est-ce que retrouverons-nous le bonheur ?  
Auteur: Mademba Ramata DIA  
 
 
R E A C T I O N S : 
L’âme et la plume 
 
Qu’importent donc les ignobles diatribes de la rage gratuite contre la grandeur des âmes bien nées, le bon sang, le roc SJD, ce soldat de la République reste et restera toujours debout. Rien n’y fera. Le combat de SJD est celui de tous les Sénégalais. Les hyènes et les charognards affamés, aiguisent les couteaux pour se tailler encore la part du lion. Des minables qui ne doivent leur promotion qu’aux ignobles basses œuvres historiques. 
 
Médisance déshonorante et odorante de la puanteur des médiocres souillant la conscience des hommes d’honneur. Des hommes d’honneur immunisés contre la pestilence insolente des désespérés. 
 
Nous devons du respect à l’honorable soldat de la République. La bête reprend du poil. Ceux qui s’adonnent bassement à des injures, à dessein de plaire aux traîtres, doivent savoir qu’ils n’ont pas le monopole du verbe et de la littérature rhétorique. Le wadisme ne passera pas, nous les justes, nous vaincrons assurément.  
 
Le griot de la République 
 
Der Thiam, le parrain du cirque, le griot de la République, un transhumant décomplexé, débridé, œnologue de fonction, l’homme de la démesure, retournant inlassablement sa veste de caméléon qui lui colle à la peau. Cette créature n’a aucune crédibilité au regard de la morale. Un créateur de contre valeurs, du mouvement Abdoo nioudoy, professeur émérite dans l’art de l’opportunisme déroutant et des bassesses les plus sordides, transmué honteusement en wadiste éclairé, mangeant donc sans vergogne dans tous les râteliers. Etrange destin d’un dinosaure véreux au verbiage creux ! 
 
Les fidèles ndougourous 
 
Le camp des justes, des vrais guerriers patriotes, triomphera pour le bonheur du peuple, contre les traîtres de la République aux âmes impures. Un choix aveugle du tyran se croyant éternel, qui n’a d’éternel que son bout de nez, un choix voué à l’échec, animé par des sorciers, des vers de terre, tapis dans l’ombre, des maîtres « ndougourous », aigris, et jaloux, du succès incontestable du vrai maître de la vérité blessante. La vérité de l’âme incarnée par une plume alerte au service du peuple. Une plume plus tenace, efficace, tranquille qui assène ses coups, oui des coups de massue aussi foudroyants que les marteaux. Oui le soldat tiendra bon. On peut les comprendre, ces gens, dont l’étroitesse d’esprit est à la mesure de leur point de vue toujours aussi bornée. Leur mérite, si mérite il y a, se réduit aux insanités réelles et éternelles de leurs discours, comme seule réponse, érigée en système de gouvernance. Les discours attentatoires prouvent que la bête, atteinte, blessée, chancelante, finira à coup sûr par rendre l’âme. Les faits parlent d’eux-mêmes. Kouniouy dign dëmm ngay guéné yéli liir ci penc mi lougn la dign yowa, autrement dit, l’accusé coupable d’anthropophage, donne lui-même la preuve de son accusation, en exhibant sur la place publique les cuisses d’un nouveau né. Alors, Les anthropophages, pris en flagrant délit, nient en bloc devant l’évidence et accusent avec une légèreté déconcertante l’accusateur tranquille. Un monde à la renverse. Il faut le voir pour le croire. Idrissa Seck est complice d’un coup d’Etat institutionnel. Ce n’est pas une surprise quand on connaît les deux hommes, excellant dans l’art des combines, C’est une épine qu’on ne saurait leur ôter. Idy est un allié éternel, fidèle à son mentor, salissant davantage son image déjà écornée. De toute façon, l’esclave n’a guère le choix. Dans ce pays, comme toujours, la règle du régime réactionnaire, libéral veut que le choix des voleurs l’emportent sur celui des plus honnêtes. La dictature de l’argent des magiciens. Ce deal supposé n’a que le nom. C’est une dictature. Un hold up politique. 
 
Une imposture permanente 
 
Une imposture. Ses déboires avec la justice bridée n’étaient rien d’autre qu’une machination, fabriquée par le maître d’œuvre, chef d’orchestre, habile des coups bas. Un cirque médiatique tout simplement. Une comédie pour distraire les Sénégalais. Les deux hommes tels des jumeaux, sont toujours unis en âme et en conscience par le même cordon ombilical. Extraordinaire manipulateur, Wade inculpe, libère, acquitte et anoblit à sa guise quand il veut comme il veut. Il est à la fois dieu, Président de la République et juge à la place des juges. Aujourd’hui, seuls les naïfs tombent dans le panneau. Ni l’un ni l’autre ne seront en mesure de redresser le bateau qui chavire inexorablement. Les Sénégalais doivent se réveiller et voir la réalité. Ces deux hommes partagent les mêmes valeurs funestes pour le pays. Demain, le réveil sera insoutenable. Ce sera trop tard malheureusement. Le Sénégal regorge d’intellectuels intègres, capables de diriger le pays en bonne gouvernance. Refusons donc le piège infernal des gourous du mensonge, motivés par des intérêts mesquins. Certains hommes politiques déculottés, décomplexés, s’opposent pour se poser en vulgaires patriotes. Idrissa Seck est de cela. C’est un pouvoiriste convaincu, un ultra libéral comme son mentor. Il ne croit nullement aux sourates auxquelles il ne cesse de se référer. C’est de l’escroquerie intellectuelle pour mieux avilir les consciences. Il connaît la psychologie des Sénégalais sensibles à l’islam. Et ça marche. Pour refuser, il être digne, c'est-à-dire un homme de conviction et d’honneur. Le menteur est toujours le plus habile à gagner les élections, du moins jusqu’à présent. Il sait parfaitement qu’il ment, mais il le fait quand même en toute conscience La rhétorique est un art. Ce qui compte, c’est le résultat. La fin justifie les moyens. Il ne l’est pas et ne le sera jamais. S’il refusait, il pourrait redorer son blason, mais il regagnerait l’amer saveur de la pénombre et pour toujours. En réalité, il nous prouve bien qu’ils sont de mèche et parfaitement en entente cordiale, intérêts réciproques obligent, depuis la nuit des temps. Le palais : le secret de polichinelle entre l’esclave et son maître ne passera pas. Vigipirate !  
 
Dans ce duel de combat, de mort liant les deux protagonistes condamnés par un même destin, on se demande lequel des deux est vraiment l’esclave ? Etrange destin sans fin ! Le maître ou l’esclave ? Une tragédie qu’on ne saurait qualifier. Un mélodrame qui ne dit pas son nom. Les gesticulations médiatiques de l’un et de l’autre pires que des pitres, sont à la mesure de l’étroitesse de leur esprit. Hasard du calendrier avec l’événement qu’on connaît ! Bizarre ! Talents ou mesquineries ? Le but du jeu est facile à comprendre. Pendant que SJD est empêtré dans son procès, lequel sera peut être condamné, on ne sait jamais, il faut passer par derrière et accélérer vite la succession. Et le tour est bien joué par l’effet de surprise. La campagne d’intoxication peut désormais commencer pour valider l’inacceptable. Il n’est pas question de cautionner un régime de tarés, recrutant à la pelle des voyous, sans retenue, peu importent les moyens d’Etat, pour ses seuls plaisirs de garder le pouvoir. Un tel régime si moribond, excellant dans le mensonge, les intimidations, les emprisonnements aveugles, le népotisme révoltant, doit être combattu vigoureusement. C’est un impératif, un sacerdoce. Se taire, c’est se complaire. Nous ne pouvons plus tolérer les arriérés de gourous motivés par des intérêts égoïstes. Utilisez vos armes bien bénies, insultes, menaces, l’artillerie répressive, cela ne nous fera jamais reculer d’un iota. Nous sommes blindés. Nous connaissons la chanson. Il n’est pas possible de mettre tout un peuple dans une bouteille. Nous pensons, donc nous existons. En l’espace de moins de huit ans, une caste de ramassis, incultes, s’enrichit en toute insolence, alors que les mêmes hier, jetaient l’opprobre au parti socialiste, l’accusant de ne pouvoir résoudre la simple équation de l’électricité, aujourd’hui les mêmes, toujours les mêmes créent des sociétés bidon avec des prête noms derrière lesquelles ils se sucrent. Un racket organisé sur le dos du peuple. Plus personne n’ose plus parler au risque de sa vie. Maintenant, nous avons bien compris la leçon. 
 
 
La diversion ne passera pas 
 
Puisque SJD a travaillé au sein du gouvernement, il doit donc se taire, affirment ces détracteurs. Des arguments qui n’engagent que leurs auteurs. 
Critiquer SJD d’avoir été conseiller en communication d’Idrissa Seck, c’est manqué de respect au peuple Sénégalais. En tant que patriote, pouvait-il refuser l’offre de la république ? 
 
C’est comme si on reprochait à l’opposition d’avoir balisé le terrain à Wade en mars 2000, laquelle opposition a claqué légitimement la porte quand son honneur a été bafoué. De la même façon, dire que SJD n’a pas apporté de preuve de son procès contre Karim Wade, privilégié en flagrant délit du régime de son père, c’est faire preuve de légèreté notoire, c’est voir le soleil et le nier. L’argumentaire auquel se réfèrent les détracteurs de SJD, selon lequel ALC avait apporté la preuve dans son imbroglio avec la lonase. Bien que Abdou Latif Coulibaly ait fourni des preuves matérielles, indiscutables, accablantes, il a été pourtant condamné pour vols et recels de documents administratifs dans son procès contre la Lonase. ALC et SJD mènent le même combat contre l’injustice ambiante. La condamnation éventuelle de Karim contre SJD n’aura aucun effet plausible sur la crédibilité certainement ragaillardie de ce dernier. En réalité, la victime préfère être du côté de son bourreau, son oppresseur, plus tôt que du côté de son libérateur. Ne pas souscrire à la noble tâche de SJD, c’est participé en quelque sorte au complot idéologique d’antan, selon lequel la mentalité africaine est prélogique, qu’il est incapable de penser. D’ailleurs, SJD n’est pas une exception. Prenons le cas de Senghor contre Cheikh Anta Diop, le savant africain. Sous prétexte que des querelles personnelles les opposaient, ce qui était totalment faux, car le blanc, le maître, est toujours derrière les traîtres. Senghor, un allié sûr du colonialisme, a bien écrit ceci, concernant les nègres : l’émotion est nègre, mais la raison est hellène. En d’autre terme, le nègre est dépourvu de raison cartésienne par rapport à l’homme blanc. Tout intellectuel qui défend la bonne cause est toujours stigmatisé. On essaie de le déstabiliser par tous les moyens, en achetant les consciences fragiles. Il est tant que cesse la démocratie de l’argent. C’est inacceptable. Il est inconcevable que ce pouvoir continue de brider la parole des justes. La corruption des esprits est légalisée par un pouvoir corrompu et incorrigible. Il est l’adversaire résolu de tout un peuple qui n’en peut plus. Nous demandons un soutien massif pour le soldat de la république, SJD. Le combat des justes contre le mal absolu continue avec la même détermination. Nous ne sommes pas des godilltots d’un régime répressif, incapable de résoudre la simple équation de l’électricité. Karim Wade n’a aucune légitimité. Il est malheureusement le fils d’un président grisé par le pouvoir, croyant pouvoir vaincre tout un peuple en colère. Et qui dit non. Tout n’est pas permis. Nous ne céderons jamais. Le combat de la bonne plume toujours plus aguerrie, l’assaut contre la bande des nouveaux riches de la dernière heure. Le wadisme ne passera pas, nous les justes, nous vaincrons assurément.  
 
Auteur : Honneur 
 
Ferloo.com : Jeudi 22 Jan 2009 
Financement des partis politiques : Macky à la méthode Obama  
Par un communiqué parvenu à notre rédaction, hier, nous apprenons qu’après la vente des cartes de membre de son parti au Sénégal et à l’étranger, "Macky Sall, leader de l’Alliance Pour la République, APR-YAAKAAR, lance la vente de cartes de membre prestige". 
 
En effet, selon ce même document : "La recherche de fonds par les partis politiques constitue souvent un obstacle à cause des barrières juridiques relatives au financement des partis politiques. De ce fait, diverse stratégies sont adoptées par les chefs de parti pour pouvoir financer leurs activités en contournant la loi. Macky Sall, Président de l’APR (Alliance Pour la République) semble bien inspiré par la stratégie du tout nouveau Président des Etats-Unis qui a financé sa campagne électorale grâce à de petites donations de ses concitoyens en lançant la vente de cartes de membre Prestige ». 
Ces cartes sont classées Gold, Silver et Bronze et se vendent respectivement à 1.000.000 Fcfa, 500.000Fcfa et 100.000Fcfa. Selon Seydou Guèye porte-parole du parti : 
"Cette approche innovante de financement de l’APR les cotisations massives des militants, les contributions des Sénégalais plus nantis qui veulent soutenir le projet politique et socio-économique de l’APR permettront de rompre d’avec les logiques traditionnelles qui ont fait tant de mal à la démocratie et aux partis politiques, devenus un actif au patrimoine du leader, au lieu d’être un bien commun, à tous les membres et à tous les sénégalais, tous égaux en dignité". 
La vente semble bien démarrée, car selon nos sources, "un bon nombre de cartes Gold a déjà été acheté, surtout, par des souteneurs de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, encore, tapis dans l’ombre. D’ailleurs, selon toujours lces mêmes sources, "de grosses pontes du PDS posséderaient déjà le sésame". 
A noter que les cartes sous forme de livret d’une vingtaine de pages au format « passeport » comportant les statuts du parti et à la première page on peut lire le Président Macky Sall s’adressant à ses compatriotes en ces termes : "Cher Compatriote, 
Le Sénégal, notre bijou le plus précieux, traverse l’une des crises les plus graves de sa riche histoire. Aujourd’hui, plus que par le passé, toutes ses filles et tous ses fils doivent s’armer d’un patriotisme ardent pour abréger les souffrances de notre peuple qui ne survit que par les seules forces de sa foi et de sa dignité. 
L’APR-YAAKAAR que j’ai l’insigne honneur de diriger, inscrit sa logique politique dans cette dynamique. Elle trouve en vous, au regard de votre patriotisme avéré et de votre engagement en faveur de la cause et des intérêts du Sénégal, un soutien agissant, à la mesure des enjeux de survie nationale de l’heure ! 
L’APR-YAAKAAR compte sur Vous pour relever, avec Vous, les grands défis qui se posent à notre cher pays"". 
Auteur: Mor BADIANE  
 
Discrimination et civilités  
Amadou Gueye NGOM Lundi 19 Jan 2009  
“Le français est une langue de gentillesse et d’honnêteté” disait Senghor.” 
Dur d’y croire…Cette langue que nous pratiquons avec toutes sortes de fortunes peut s’avérer fort discriminatoire. Jugez-en ! 
Le mot chaumière désigne, en France, la demeure en toit de chaume alors que chez nous le même type d’habitat prenait le nom de case, emprunt déformé de la casa espagnole qui signifie maison.  
Pourquoi agriculteur là-bas, cultivateur sous nos cieux ? N’exercent-ils pas fondamentalement les mêmes activités ? Ces questions m’agacent lorsque je songe au tirailleur sénégalais faisandé à la place du soldat français. C’est miracle que « cultivailleur » n’ait pas été forgé pour nous. Autre exemple discriminatoire: de l’inconnu ou du coquin lynché a mort, le vocabulaire l’appelle « cadavre ». Même terme méprisant pour designer le chien écrasé par un « car rapide » effréné. S’agit-il de l’épicier voisin, du commis des PTTT ou d’un instituteur qui vient de trépasser ? Il sera derechef un « corps » dont la levée est annoncée, par voie de presse, aux parents et amis. Montons en grade…Général De Gaulle s’en est allé, suivi par Houphouët Boigny. En raison sans doute de leur rang, les voila, ipso facto, « dépouille mortelle ». L’une gisant à Yamoussoukro la Basilique, l’autre à Colombey-les deux Eglises.  
Qui a déjà entendu parler de la dépouille mortelle d’un vagabond ? La langue anglaise ne fait pas tant de chichis. Tout mort devient « body ». Qu’il s’agisse de Lincoln ou du voyou des bas quartiers. 
Langue de gentillesse et d’honnêteté ? Le Français, mauvais caractère qui naguère jetait le potage à la figure de son convive, s’initie désormais aux bonnes manières en adoucissant les mots qui pendant longtemps désignaient les paumés et laissés pour compte de plus en plus nombreux sur notre bonne vieille Terre. Le sourd est devenu tout juste « mal entendant » dont on n’a fini de s’amuser avec des gestes entendus. De même, plus de grimaces et pieds de nez à l’aveugle, aujourd’hui, « déficient visuel ». Etes-vous manchot, bancal ou cul de jatte, vous redevenez un être entier sauf que de « mobilité réduite ». Les nains « short people » que d’incultes enfoirés égorgent puis enterrent en guise de sacrifices aux démons Célébrité et Richesse sont redimensionnés à « personnes de petite taille ». 
Par contre, la bonne vieille chaud-de pisse, la syphilis et autres blenno que les adolescents de l’époque Jerk ou Cha Cha Cha s’avouaient d’un air gaillard ne sont plus que de stupides « maladies sexuellement transmissibles » aussi passagères que le rhume des foins ou la rougeole de n’importe quel puceau.  
On en arrive aux « handicapés sociaux » communément appelés les fous, tocards, barjots et autres cinglés de l’espèce « farba senghorâne » qu’aucun vocable ne pourrait supplanter. Pour la simple raison que crétin et imbécile résistent à toute évolution.  
 
Amadou Gueye Ngom 
Critique social 
 
 
Auteur: Amadou Gueye Ngom  
 
 
Pressafrik : Mercredi 21 Jan 2009 
Crise alimentaire : les paysans prennent leur destin en main  
Le secteur agricole du monde paysan est confronté à plusieurs difficultés. Le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) qui l’a affirmé veut mettre en place une politique agricole durable en concertation avec les paysans. Pour ce faire, il a initié un atelier international de trois jours sur «la crise alimentaire et les stratégies paysannes pour la souveraineté alimentaire». Le CNCR a approuvé la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA) lancée par le chef de l’Etat pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, mais il a émis des réserves car c’est «une campagne à très court terme décidée sans concertation».  
L’atelier international sur «la crise alimentaire et les stratégies paysannes pour la souveraineté alimentaire» s’est ouvert ce mercredi 21 janvier à Dakar. Organisé par le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), il vise à «cerner tous les problèmes liés à l’agriculture dans le monde et notamment au Sénégal pour promouvoir une agriculture saine et durable» a indiqué le président du CNCR Samba Guèye. C’est parce que, a-t-il expliqué, «nous avons constaté plusieurs difficultés dans le monde paysan. Ces problèmes sont liés à l’augmentation des prix, à la mauvaise récolte, au manque de moyens, de matériel agricole, d’intrants, de semence certifiée».  
La GOANA initiée par le chef de l’Etat et lancée en avril 2008, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire ne peut pas régler le problème de l’avis du président du CNCR. «Tout n’est pas négatif dans la GOANA car il a permis au sénégalais de retourner à la terre. Elle s’est caractérisée par un rush, vers la terre, de personnes qui dans le passé n’avaient rien à voir avec l’agriculture. Elle a été lancée sans aucune concertation. Beaucoup de voix, sauf celles des paysans, se sont faites entendre sur la crise alimentaire» s’est offusqué Samba Guèye. Au cours de la rencontre, le CNCR a estimé que les autorités de l’Etat, malgré les engagements pris dans le cadre de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale votée en 2004, n’ont pas jugé utile de se concerter avec les principaux acteurs que sont les organisations agricoles.  
L’autre imperfection de la GOANA notée par le CNCR est le fait qu’elle soit initiée uniquement pour la campagne 2008/2009. «Chaque année quand la campagne approche, nous (Sénégal) essayons de mettre en place une campagne pour l’agriculture. Je pense que nous devons avoir une politique agricole dans la durabilité comme le font les pays développés tels que l’Europe où il y a des politiques durables de dix à vingt ans. Il faut qu’on puisse échanger davantage avec les autorités pour bâtir ensemble une vraie politique agricole» a estimé le président du CNCR.  
Abordant la commercialisation des produits agricoles, le président du CNCR a fait savoir que c’est le principal problème des agriculteurs à cause de l’absence d’une véritable politique agricole. «Il faut avoir une commission qui travaille sur les prix, savoir les prix sur le marché mondial, mobiliser les fonds pour que le paysan puisse choisir le produit qu’il veut cultiver avant même la campagne agricole » a-t-il suggéré.  
Ainsi, cet atelier de trois jours doit aboutir sur une définition d’une stratégie paysanne pour la souveraineté alimentaire. En amont, les participants vont échanger sur les causes de la crise alimentaire et les moyens pour prévenir ce type de fléau. 
Auteur: Awa DIEDHIOU  
 
L'Office : Mercredi 21 Jan 2009 
Floraison de listes parallèles et « rébellions » Le parti de Me Wade implose. 
De mémoire de Sénégalais, jamais un parti au pouvoir n’a vécu, à la veille d’élections, la crise que traverse actuellement la formation politique du président de la République. En dépit de la poigne du maire-sénateur Pape Diop , et de la mise en orbite du fils du chef de l’Etat et du Pds, Karim Wade, des responsables libéraux se sont quand même révoltés. Parmi eux, le ministre Lamine Bâ. Pis, aux Parcelles assainies, à Grand-Yoff, Hann-Bel Air et à Dakar-Plateau , ils iront à l’assaut des collectivités locales sous la bannière de la coalition « Bëgg Bëggou Askan-wi ». La banlieue n’échappe pas à la contestation.  
 
Le « pape du sopi » , saura-t-il recoller les morceaux de la formation politique qu’il a portée sur les fonts baptismaux , il y a de cela trente-cinq ans ? Quoi qu’il advienne, le Parti démocratique sénégalais (Pds) va au-devant d’élections de tous les risques. Car, il n’aura pas qu’en face de lui l’opposition radicale et celle dite parlementaire. 
« Beug bijou askan-wi » veut une place au soleil  
En effet, outre la société civile, la coalition « sopi 2009 » va en découdre avec des militants de première heure de Me Wade. Ce sera le cas aux Parcelles assainies. Car, après avoir été préféré à Tété Diedhiou, aux élections locales de 1996, qu’il avait pourtant remportées, puis à Mbaye Ndiaye en 2001, en dépit d’avoir été la tête de liste, le ministre Lamine Bâ se présentera contre le candidat désigné par son parti : le député-maire Moussa Sy. Administrateur-adjoint du Pds, sans bureau, le Docteur Lamine Bâ ira à la conquête de la mairie des Parcelles assainies, sous les couleurs de la coalition « Bëgg Bëggou Askan-wi ». Pourtant , M. Bâ, qui a été défenestré plusieurs fois du Gouvernement, est le chargé des relations extérieures du Pds !  
Son « frère » de parti, Babacar Ndao, sera la tête de liste de la même coalition dans la commune d’arrondissement de Grand-Yoff, où les libéraux souffriront , du fait du bilan du maire sortant Pape Mamour Guèye, qui a même eu maille à partir avec la justice. C’est Moustapha Diakhaté, inspecteur général démissionnaire du Pds, qui va diriger la liste de la même coalition à Dakar-Plateau, où le camp du maire-sénateur, Fadel Gaye, décrie et s’oppose au « parachutage » de l’ancien ministre Farba Senghor. À Hann Bel-Air, c’est Bassirou Ndiaye qui a été choisi pour diriger la coalition « Bëgg Bëggou Askan-wi » dans cette commune d’arrondissement que dirige le député Amadou Dia, et que convoite également Mbacké Seck ; un produit du mouvement associatif et non moins militant de « Rewmi ». A Saint-Louis, c’est le directeur de cabinet du ministre d’Etat Souleymane Ndéné Ndiaye, qui va diriger la liste de la coalition « Bëgg bëggou askan-wi ». Des « révoltes » de leaders libéraux qui n’augurent rien de bon pour leur formation politique, qui a pris le risque de se séparer de son ancien numéro 2, Macky Sall, qui a basculé dans l’opposition. 
Le tsunami déferle sur la banlieue  
Le Pds est encore au bord du gouffre, parce que dans la commune de Dalifort, les militants de la « génération du concret », zappés par la tête de liste Kansoubaly Ndiaye, maire de la localité et sénateur, ont décidé de boycotter les élections locales ; la plupart d’entre eux penchent pour un vote-sanction. La fièvre libérale n’épargne pas Pikine et Guédiawaye. Depuis lundi dernier, jusqu’aux environs de zéro heure, hier, les têtes de liste ont essayé d’arrondir les angles avec les contestataires de ces communes. Parmi les « mutins », la ministre Aminata Lô Dieng, les sénateurs Mme Aïda Senghor et Amadou Barry, la députée Fatou Sow, le secrétaire général de la section libérale de Thiatoye Djidah-kao, Ousmane Djigo et son compagnon , le Docteur Modou Bousso Lèye. Ici et là donc , des cocktails Molotov, qui peuvent bien mettre le feu à la case libérale.  
Auteur: Alioune Badara DIALLO  
 
 
Lobservateur: Mardi 20 Jan 2009 
LE COUP DE GUEULE DES FRERES GUISSE « La situation est invivable au Sénégal »  
Révélés au grand public en 1995, les « Frères Guissé » continuent leur p’tit bout de chemin. Après une tournée internationale qui les a menés en Europe et aux Etats-Unis, ils reviennent, un nouvel album en bandoulière. « Yaakaar » comme l’Espoir. Mais les artistes aux voix langoureuses ont beaucoup de griefs contre les autorités et le public sénégalais qui n’accorderaient que peu d’importance à la musique. Et c’est Djiby Guissé que nous avons coincé au Kubata à Mermoz qui porte la contestation.  
« La « piraterie » musicale et le non- payement des droits d’auteurs sont en train de tuer la musique au Sénégal », dénonce en effet Djiby Guissé qui se désole du fait que « cela ne constitue ni la préoccupation des autorités, ni celle du public ». Pour lui, on se contente au Sénégal, d’écouter les productions musicales d’apprécier un morceau ou un artiste particulier sans se demander comment les musiciens font pour vivre ». Membre fondateur de l’Association des métiers de la Musique et actuel Vice-Président de cette organisation qui défend les intérêts de musiciens, Djiby Guissé s’étonne des lenteurs du processus qui doit aboutir à la pénalisation de la « piraterie ». En effet, dit-il, « le projet de loi sur les droits d’auteur est déjà passé à l’Assemblée nationale. Il reste juste le décret d’application. Depuis deux ans, on traîne. Mais il paraît que c’est nous qui devons dire aux autorités comment faire. Leur donner le contenu du décret d’application en prenant des exemples dans d’autres pays.  
Une situation que Djiby Guissé qualifie d’injuste. « Les radios et les télévisions ne paient pas. Même les pays africains sont en avance. Babacar Diagne a amené les droits d’auteur jusqu’à 50 millions, mais on ne les paie pas. Idem pour les radios. Au Cameroun, les droits d’auteur par la Télévision nationale sont de 250 millions et on les paie », lance-t-il. Et d’ajouter : « les gens se demandent pourquoi nous sommes obligés d’aller à l’étranger. Mais je réponds que c’est pour gagner notre vie. C’est intenable au Sénégal. Tu ne fais que survivre. Donc si on a des opportunités à l’étranger, on est obligé de prendre l’avion. Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais nous y sommes forcés », dira-t-il.  
Djiby, Cheikh et Alioune Guissé ont dernièrement donné une série de concerts dans 4 villes des Pays Bas : Tilburg (11 octobre), Leuwerden (12 octobre), Breda (13 octobre) et Amsterdam (14 octobre) en compagnie du groupe de jazz "Paul Van Kemenade quintet".  
Les frères Guissé,se sont révélés au grand public après leur première cassette « Fama » en 1995. L’amour est un thème récurrent. Siré en 1998 est en effet venu confirmer toute l’importance que ce groupe accorde à la femme.  
Auteur: MARIA D. THIAM  
L’OFFICE : 
Broken English  
Wade est revenu de son long périple à travers le monde. A un moment où le désordre s’est installé dans le pays, concernant l’organisation des élections locales de mars 2009. Le pays traverse aussi une crise économique sans précédent. Les décisions qu’il avait prises pour une baisse des prix des denrées de première nécessité ne sont pas appliquées. Les commerçants les ont jetées à la mer. Au lieu de nous parler de nos problèmes, il s’adresse à Barack Obama dans un broken english dont il est le seul à détenir le secret. Obama s’occupe d’abord des problèmes de ses compatriotes. Un exemple pour tout chef d’Etat... 
( Mor Todjangué )  
L’ OBSERVATEUR : 
AUDIT DES ESCALES ET DES CAMPAGNES DE PELERINAGE A AIR SENEGAL INTERNATIONAL TROU D'AIR DE PLUS D'UN MILLIARD 
 
Article Par Mamadou SECK,  
Paru le Jeudi 22 Jan 2009 
 
Air Sénégal international n’en finit pas de traverser une zone de turbulence. Une Inspection sur quatre points d’escale entre Milan, Cotonou, Accra, Lomé et Praia a établi un trou de plusieurs centaines de millions, selon des sources bien au fait du dossier. Sans compter l’audit commandité des campagnes de pèlerinage de 2005 à 2007. Suffisant pour que les délégués syndicaux montent sur leurs grands chevaux.  
Les syndicalistes de la compagnie aérienne Air Sénégal international (Asi) ont d’ailleurs rencontré avant-hier mardi le nouveau directeur général de la boîte M Boutayeb. Le collège lui a remis une correspondance avec ampliation au Président directeur général de la Royal air Maroc (Ram), le ministre des Transports aériens et le Suttaaas, pour la publication « du rapport d’audit sur la gestion commerciale des escales de Milan, Cotonou, Accra, Lomé et Praia ». Ce, pour l’interpeller sur ce fameux rapport d’audit sur la gestion commerciale des escales de Milan, Cotonou, Accra, Lomé et Praia. Des audits qui sont bloqués, selon le collège pour protéger certaines têtes. Car, révèlent-t-ils, de hauts cadres ont été épinglés dans cette affaire. On estime le montant des sommes à plusieurs centaines de millions.  
Mais le chargé de la communication d’Asi ne l’entend pas de cette oreille. « Je ne suis pas sûr qu’il y a eu un blocage d’audit. Les délégués comme naturellement, ils ont eu des préoccupations par rapport aux audits. Ils s’en sont ouverts, hier, au directeur général. Ils l’ont rencontrés pour lui poser ce problème. Bon on attend, l’appréciation du directeur général par rapport à cela. Mais, très sérieusement je ne suis pas au courant qu’un audit concernant les escales a épinglé qui que ce soit. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il y a des escales où l’on a vu des problèmes, notamment à Ziguinchor et Bissau et immédiatement les responsables en charge de ces escales ont été rappelés et suspendus. Donc, des sanctions ont été prises par rapport à ces escales et d’autres représentants ont été nommés », explique Matar Diop.  
Des arguments pourtant balayés de revers de main par des sources proches du dossier qui maintiennent effectivement qu’une inspection a été initiée. Et qu’un cadre épinglé a d’ailleurs accepté de vendre sa maison pour payer. Les mêmes sources qui assurent que le nouveau Directeur général, soucieux de la bonne marche de l’entreprise, souhaite faire toute la lumière dans cette affaire.  
 
Un audit sur l’organisation du pèlerinage exigé 
En tout cas, les syndicalistes soutiennent « qu’ils ne peuvent pas concevoir que des personnes coupables de faute de gestion ne soient pas sanctionnées. Alors qu’une autre catégorie du personnel paie cash la plus petite faute». D’ailleurs, le collège révèle que « ces pratiques ont été à l’origine de leur mutisme lorsqu’Asi a perdu le marché du pèlerinage 2008 ». 
Dans la correspondance dont nous avons copie, le collège des délégués souhaite ainsi « un audit sur la gestion du pèlerinage pour les années 2005, 2006 et 2007 ». Car, soutient le collège, « l’Agence générale de vente qui représente Asi à Jeddah a bénéficié d’un marché de gré à gré ». En effet, constatent les syndicalistes, « l’Agence prélève 12ur chaque billet des pèlerins. Une pratique qui dure depuis bientôt quatre ans ». Ce qui fait dire au collège « que le Gsa a pu soutirer d’une manière frauduleuse plus d’un milliard de francs Cfa à Asi ». Alors que soulignent les syndicalistes, «les commissions internationales se limitent à 9. « Le règne de l’impunité doit être un mauvais souvenir à Asi. Jusqu'à présent nous ne savons pas si Asi gagne ou perd de l’argent. Nous ne savons rien des entrées et sorties d’argent à Asi. Il n y a pas de bilan », explique le collège.  
Sur ce point précis, le chargé de la communication précise que Tidiane Ndiaye n’a pas la compétence de signer un marché pour Asi. «Tidiane Ndiaye n’est pas habilité a signé un marché pour Asi. Les marchés sont signés par le directeur général lui-même et au niveau d’Asi les procédures sont claires. Il n y a pas de gré à gré. Il y a des consultations qui ont été faites et ce qu’il faut comprendre, c’est avec Gsa, qu’Asi travaille depuis 2001. Il a été choisi pour accompagner Asi dans le pèlerinage. Je pense que c’est un Gsa qui s’est toujours acquitté parfaitement de sa mission et qui a poussé souvent Asi à réussir cette opération du pèlerinage», dit-il. Concernant les 12 rélevés sur les billets d’avion par le Gsa, il note qu’il ne peut pas avancer de chiffres». Mais poursuit-il, « pour qu’un contrat soit signé, il y a toujours une revue du contrat des différentes directions concernées. Il y a d’abord la direction commerciale à travers son service Accords commerciaux. Qui est maîtresse d’oeuvre en général. Il passe après au service financier avant d’atterrir au service juridique. Et s’il y avait des anomalies, ces différentes directions allaient les détecter», souligne Matar Diop, chargé de communication à Asi.  
 
DEGRADATION DU CLIMAT DES AFFAIRES, FRAUDES, DERAPAGES BUDGETAIRES… La grosse peur des investisseurs français 
 
Article Par Bocar Alpha Kane (Paris),  
Paru le Jeudi 22 Jan 2009 
 
Le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) a publié son rapport 2009 sur les entreprises françaises et l’Afrique. Il pourrait tenir en une phrase : «Le continent africain offre un environnement plus moteur que jamais». Selon le conseil présidé par Gérard Pélisson, co-président fondateur du groupe Accor, cette embellie est tirée par les flux financiers de la diaspora qui deviennent des éléments clés de certaines économies comme celle du Sénégal. Les envois d’argent des émigrés dynamisent des secteurs comme les banques, la construction, l’immobilier et les services en général. Mais malgré un taux de croissance moyen compris entre 4 à 6epuis 5 ans, le pouvoir d’achat de la majorité des Africains reste en berne. Les besoins sociaux ne sont pas couverts et la répartition des fruits de la croissance est inexistante.  
Au Sénégal, le rapport annuel présentant les perspectives économiques en Afrique, assorti d’une analyse par zone et par pays, note un «petit fléchissement» des résultats des entreprises françaises : 9 sociétés sur 10 étaient bénéficiaires en 2007, 7 sur 10 en 2008 et 8 sur 10 devraient l’être en 2009». Autrement dit, tout va bien dans l’ensemble. Sauf que le CIAN relève dans son rapport des facteurs préoccupants pour l’avenir des affaires.  
Dégradation du climat des affaires  
L’environnement des affaires au Sénégal obtient une note de 2,7/5. Cette note, à peine la moyenne, est déterminée en fonction de points forts et faibles. Au chapitre des avantages, le rapport cite «les infrastructures portuaires et aériennes, les télécommunications les mieux cotées de l’Afrique de l’ouest-, le régime fiscal, la qualité du personnel de maîtrise, le coût de la main d’œuvre, la formation et la sécurité».  
En revanche, les investisseurs français se plaignent du «mauvais état du réseau ferroviaire, de la fraude douanière et fiscale, des jugements arbitraires, des délais et procédures de paiement, des coûts élevés de l’énergie et de l’impact du secteur informel ». Alors que le ministère de l’Economie et des finances annonce une croissance de 5,3our l’année 2008, le rapport prévient que «ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précaution». En effet, plusieurs facteurs permettent de revoir cette prévision à la baisse. «La dégradation du climat des affaires, notamment la fraude, les problèmes d’approvisionnement en électricité, les délais de livraison et les lenteurs administratives, la difficulté de recouvrer les créances notamment dans le Btp», préoccupent les investisseurs français. «En outre, le pays fait face à d’importants dérapages budgétaires», ajoute le rapport. L’Etat doit d’importantes sommes à près de la moitié des entreprises françaises installées au Sénégal. Le niveau de corruption n’a pas échappé au rapport qui le trouve «moyen», à 2,1/5.  
Le Sénégal, pays à risque  
Par ailleurs selon le rapport, le Sénégal n’est pas un pays très sûr pour des investissements. En effet, sur une échelle de notation qui va de A1 pour les pays à risque faible à D, pour les pays à risque élevée, en passant par A2, A3, A4, B et C. Le Sénégal se retrouve avec une note B, juste devant des pays comme le Zimbabwé, le Rwanda ou encore la RDC et la Gambie. Le peloton de tête est conduit dans l’ordre par le Botswana (A2), suivi de l’Afrique du Sud, de Maurice et de la Namibie (A3).  
Malgré cette notation, l’année 2009 s’annonce bien. Les perspectives agricoles sont «excellentes» selon le rapport. Après deux années de recul, la production de céréales devrait atteindre 1,8 millions de tonnes, près du double de l’année précédente. Les projets des pays du Golfe, qui sont déjà en tête des investissements directs étrangers (Ide), devraient porter la croissance dans les années à venir. En octobre 2007, Dubaï Port World (Dpw) a remporté la concession du port à conteneurs de Dakar pour une durée de 25 ans avec un plan d’investissement de 300 milliards de FCFA. La Jebel Ali Free Zone (Jafza), filiale de Dpw, a signé la convention de développement de la zone économique spéciale de Dakar avec 800 millions de dollars d’investissement.  
Ce n’est pas tout. Arcelor Mittal devrait, selon le rapport, investir 2,2 milliards de dollars dans le développement de la mine de fer de la Falémé. L’Australien Mineral Deposits Limited (Mdl) construit une mine à ciel ouvert à Sabodala pour des prévisions de productions estimées à 168 000 onces d’or en 2009. Mdl exploitera aussi les gisements de zircon et de titane sur la Grande Côte avec un investissement de 90 milliards de FCFA. Pour l’instant, ce ne sont que des perspectives qu’une crise politique pourrait contrarier.  
 
 
24 heures après le dépôt des listes de la Coalition Sopi 2009 Révolte libérale contre la volonté de la «constante» 
 
Article Par NDIAGA NDIAYE,  
Paru le Jeudi 22 Jan 2009 
 
Le vent de la révolte souffle au Pds avec une intensité jamais égalée auparavant. Des positions radicales se sont exprimées contre les choix de Wade et des menaces claires sont proférées contre ses listes.  
A peine les listes sont-elles déposées que des actes sont posés pour s’offusquer des choix opérés. La rébellion a commencé au cœur du Baol. Et de manière courageuse et vive, les partisans du maire sortant, Aminata Tall, ne digèrent pas que Moussa Sakho soit préféré à leur leader pour être le mandataire. En effet, le secrétaire général du mouvement national des femmes du Pds démissionnaire, il y a quelques mois, boude la liste et ses hommes radicalisent leur position en bloquant toutes les listes de la coalition Sopi 2009 issues des communautés rurales du département de Diourbel. Conséquence : Le Pds et ses alliés sont forclos. Du côté des Parcelles Assainies l’administrateur adjoint du parti et ancien ministre de l’Environnement, Lamine Bâ a préféré tourner le dos au seul parti qu’il a connu, le Pds, pour mettre en place sa propre : «Taxaw si bëg bëg askanwi ». Dans la communauté rurale de Yène le responsable Ahmet Ndir, mis en minorité par le sénateur Saliou Ndione promus tête de liste, a opté pour une solution extrême. M. Ndir s’est allié avec l’opposition pour combattre la liste de la coalition portée par son parti. A Joal la tendance de Joseph Ndong a décidé de croiser le bras et de ne pas battre campagne pour la liste. Ce mot d’ordre est une manière pour eux de s’offusquer de leur non-prise en compte au moment d’établir de la liste que «Paul Ndong a taillée à sa mesure».  
Retrait des listes et boycott de la campagne électorale  
A Pikine le ministre du Tourisme, Aminata Lô Dieng, menace de croiser les bras en s’abstenant de poser tout acte de nature à favoriser un soutien à la «liste confectionnée par Daour Niang Ndiaye avec la complicité du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck». Au bout du fil, c’est une Mme Dieng amère qui se désole de n’avoir rien connu sur les listes. «Cela veut dire que ça cloche dans ce parti». Elle confie attendre la publication des listes pour savoir la conduite à tenir. «Si je ne me reconnaîtrais pas sur la liste qui sera proposée, je ne battrai jamais campagne. J’ai cette liberté et je compte en jouir pleinement. A partir de ce moment, il appartiendra aux populations de Pikine de juger», raisonne-t-elle. Toutefois, elle précise : «Je n’irai pas jusqu’à appeler à un vote sanction. Mais, pour ma part, je m’abstiendrai de faire voter pour la liste de Daour Niang Ndiaye.»  
Au Plateau où Farba Senghor et Diop Sy dirigent les listes majoritaire et proportionnelle au détriment du maire-sénateur, Fadel Gaye, la contestation envahit les cœurs des militants. Le maire que nous avons joint au téléphone s’émeut des «manœuvres politiciennes de responsables en mal de base et de représentativité». Il promet de saisir la direction du parti pour la correction relative à la mise à l’écart de ses hommes très représentatifs des listes. Selon Fadel Gaye, «cette affaire peut aller très loin». S’il opte pour la voix responsable, les jeunes, les étudiants et les femmes de la section Pds du Plateau l’invite sur le terrain de la radicalisation.  
 
MISE EN ACCUSATION DE FARBA SENGHOR PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE Les avocats dénoncent la mauvaise volonté des autorités politiques 
 
Article Par MAKHALY NDIACK NDOYE,  
Paru le Jeudi 22 Jan 2009 
 
Le comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj), en présence de ses avocats, a dénoncé le dilatoire dont fait preuve les autorités étatiques sur l’affaire Kambel-Kara et sur celle du commanditaire de la mise à sac de L’As et 24 heures Chrono. Aussi les avocats du Cdpj n’ont pas manqué de dénoncer la mauvaise volonté des autorités politiques sur ce dossier, notamment sur la mise en accusation de Farba qui est au point mort.  
Le Cdpj, par la voix de son porte-parole du jour, Madior Fall, a, à travers un face à face avec la presse tenu hier dans les locaux de Futurs Médias, fait le point sur le combat « citoyen et démocratique » qu’il mène depuis l’agression de Kambel et Kara. Les lenteurs qui sont notées sur le dossier de l’affaire de la mise à sac des journaux L’As et 24 heures Chrono sont dues à des micmacs politiques. Compte tenu qu’on sait les coupables qui, lors de leur procès, ont indexé l’ancien ministre Farba Senghor comme étant le commanditaire. Cependant depuis que le dossier est transmis à l’Assemblée nationale pour sa mise en accusation, ce qui reste à vérifier si l’on s’en tient aux dires de Me El hadji Diouf, celle-ci n’a connu aucune évolution. Cette situation inconcevable est dénoncée par les conseils des journalistes. « C’est inacceptable que dans un pays de Droit les délinquants circulent librement. Ceci démontre la mauvaise volonté des autorités politiques », a fulminé Me Diouf. Dans cette même lancée, Me Demba Ciré Bathily de constater qu’ « il n’y a aucune volonté politique de faire aboutir ce dossier ». Avant de prendre des émeutes de Kédougou où les forces de l’ordre ont fait le tour des maisons de la localité pour procéder à des arrestations comme exemple. « Même dans le cas d’un meurtre, la police, par des recoupements finit toujours par mettre la main sur la coupable », a laissé entendre Me Issa Diop de L’organisation nationale de défense des droits de l’homme (Ondh). Alors que dans le cas en l’espèce, les bourreaux et le commanditaire sont, disent les avocats, identifiés par les victimes. Ainsi, ont-ils appelé les autorités à cesser de politiser des dossiers judiciaires. « Quand une affaire est entre les mains de la justice, il faut laisser celle-ci faire son travail avec toute l’indépendance que lui confère la Constitution », a aussi expliqué Me Diouf. Les avocats pensent que le fait même pour le président de la République de désigner la juridiction compétente pour juger Farba Senghor est une tentative de brouiller le dossier. Aussi, « Farba devrait être arrêté et jugé puisqu’il ne doit pas envoyer notre Assemblée Nationale aux poubelles », a fini de proférer Me Diouf. Cependant, loin de la barre des tribunaux comme le veulent les journalistes et les partisans de Fadel Gaye, Farba Senghor est investi sur les listes du Pds.  
 
LE QUOTIDIEN : 
Coalition sopi 2009 - Wade-fils, troisième sur la liste proportionnelle à Dakar : Le Karim imparfait. 
22-01-2009  
- Forclos à Ndindy et à Ndoulo : Le Pds repêché par le préfet 
- L’opposition commet un huissier 
Enfin, tout devient clair et net : la «Génération du concret» dont le patron est Karim Wade n’est plus l’éléphant…politique qui se cache derrière un buisson…politique. Ses membres ont décidé, à la faveur des élections locales, de dévoiler leur jeu.  
Par Boucar Aliou DIALLO(Avec Soro DIOP) 
 
On ne peut pas encore dresser le pointage exhaustif des membres de la «Génération du concret» au niveau des listes des investitures à l’échelle du pays. Mais, ce qui est sûr, c’est qu’à l’image de Karim Wade à Dakar, Abdoulaye Baldé à Ziguinchor et Abdoulaye Racine Kane à Galoya, ils ont investis la Coalition Sopi 2009 dont la base fondamentale est constituée du Parti démocratique sénégalais (Pds) dont Me Wade est le secrétaire général national. Mise à part cette coalition, la stratégie de la «Génération du concret» consiste à investir ou à infiltrer d’autres partis et coalitions de partis, comme le Parti de la réforme (Pr), le Psds du colonel Cissé et même de la coalition avec Moustapha Diakhaté et Cie. On parle même de réseaux dormants dans les listes de l’opposition dans certaines zones. Des proches de Karim Wade refusent cependant de révéler l’identité de leurs membres présents dans ces partis ou coalitions, autres que celles de la mouvance présidentielle.  
Par ailleurs, la «Génération du concret», le mouvement dirigé par le fils du chef de l’Etat, Karim Wade, siégera au niveau des nouvelles collectivités locales de la région de Diourbel. Ainsi en ont décidé les différents mandataires de la Coalition Sopi 2009. Pour la commune, parmi les personnes les plus en vue en ce mouvement, on aura Thierno Ibrahima Diakhaté, actuel commissaire au pèlerinage à la Mecque et Ibrahima Sow, premier adjoint au maire de la capitale du Baol. A Mbacké, ils seront quatre conseillers sur les 66. Parmi eux, on notera Malick Mbaye, le premier sénégalais à avoir, en 2003, mis sur pied une cellule de soutien à Karim Meissa Wade. Il aura à ses côtés, si la coalition Sopi 2009 rafle tous les siéges, Amadou Mbaye, Pape Fall et Khady Fall.  
Au sein du Conseil rural de Touba Mosquée, Fallou Touré, conseiller spécial du président de l’Anoci, est aussi pressenti pour présider aux destinées du Conseil régional. A Bambey, après que l’actuel directeur de la Décentralisation ait craché sur le poste de conseiller régional qui lui a été proposé, parce que ses proches n’ont pas été pris en compte dans les listes de la Coalition Sopi dans la commune de Bambey, on retrouve les partisans de Karim dans la communauté rurale de Keur Samba Kane où ils ont été investis par le parti du colonel Malick Cissé 
CONTREPOINT- Le dévoilement d’une entreprise de succession monarchique : Les avantages immérités. 
22-01-2009  
Par Soro DIOP 
 
Karim Wade est un «innocent» au sens où Pascal Bruckner conçoit ce mot. Dans son livre, La tentation de l’innocence, Bruckner appelle «innocence cette maladie de l’individualisme qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir aucun de ses inconvénients». L’écrivain ajoute qu’«elle s’épanouit dans deux directions, l’infantilisme et la victimisation, deux manières de fuir la difficulté d’être, deux stratégies de l’irresponsabilité bienheureuse». En politique, et aujourd’hui pour les élections locales, c’est une posture semblable qu’adopte Karim Wade qui apparaît, dans son silence bruyant sur ses ambitions politiques, à l’image d’un innocent cherchant à échapper aux conséquences de ses actes, ne voulant souffrir d’aucun des inconvénients de sa volonté de succéder à son père de président. Ce faisant, son «innocence», dans ce cas précis, s’épanouit dans les deux directions et les deux manières indiquées par Pascal Bruckner. Ne quittons pas ce dernier qui semble camper le personnage de celui à qui le maire sortant, Pape Diop, pourtant porteur d’un bilan défendable, veut céder le juteux poste d’édile de la ville de Dakar, un probable rampe de son lancement vers la succession de son père de président, locataire du Palais Léopold Sédar Senghor.  
De Karim Wade, on pourrait dévaliser la formule de Pascal Bruckner à propos de l’adulte qui joue à l’enfant. Précisément, l’auteur de La tentation de l’innocence disait : «Jouer à l’enfant quand on est adulte (…), c’est (…) chercher des avantages immérités, placer les autres en état de débiteurs à son égard.» En dehors du fait que la présence de Karim Wade dans une liste de la coalition Sopi 2009 est révélatrice de son entêtement sournois, à la limite phobique, d’emprunter un raccourci pour succéder à son père, mais elle est indicatrice de sa peur bleue de souffrir des inconvénients d’une confrontation aux rigueurs de l’arène politique. Décidément, le leader de la «Génération du concret» qui se cache derrière la pouponnière politique de son «tonton» Pape Diop éprouve du mal à s’émanciper, à devenir, comme le disent nos cousins ivoiriens, un «grand garçon». Voilà un capitaine d’une Génération dite concrète qui s’abrite derrière le confort d’un douillet bunker, mais, qui envoie «ses» soldats à l’étuve électorale. Finalement, Karim Wade ne briguera pas le suffrage des populations du Point E, le quartier qui abrite pourtant sa demeure paternelle, pendant que ses proches comme Abdoulaye Baldé, ont pris le courage d’aller à la rencontre de leur base politique. Monsieur «je-suis-derrière-Papa» se contente, lui, de se blottir derrière son père et d’utiliser de seconds couteaux pour se hisser au sommet du pouvoir. Une telle couardise politique est incompatible avec l’étoffe d’un homme qui ambitionne de régner sur le destin de près de 11 millions de Sénégalais. Elle ne peut s’accommoder que d’intrigues de palais, de combinaisons et autres artifices politico-institutionnels, dignes des écorcheurs baltes des règles et principes de la démocratie. Jusque-là, Karim Wade n’a pas montré et démontré que les avantages dont il bénéficie sont bien mérités. Alors qu’il songe donc à cette vérité proverbiale : «A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.»  
sodiop@lequotidien.sn 
 
 
PLUS LOIN AVEC… …Abdou Aziz Diop, analyste du discours politique : «Faire face au népotisme» 
22-01-2009  
L’investiture de Karim Wade sur les listes du Parti démocratique sénégalais (Pds) est un autre acte posé dans le projet de patrimonialisation de la République. Pour le politologue, analyste du discours politique, Abdou Aziz Diop, il est temps que les citoyens s’organisent pour faire face au népotisme.  
Receuillis par Cheikh F. BARRO 
 
Le pouvoir semble faire fi de ce consensus et continue de dérouler le processus électoral à sa guise. On a vu que le fils du président est présent sur les listes d’investiture du Pds. Comment appréciez-vous cette investiture ?  
A partir du moment où il n’y a pas de clarté sur le fichier électoral, tout peut arriver, y compris le fait que le fils du président soit en pôle position à Dakar sur une liste libérale, alors qu’en réalité, il ne jouit d’aucune légitimité. Cela veut dire tout simplement que le népotisme et la patrimonialisation triomphante sont de rigueur au Sénégal. Il ne fait aucun doute que le président de la République n’a qu’une ambition, celle de se faire succéder par son fils parce qu’il sait que son bilan ne peut pas être endossé par un autre, autre que son fils. Mais, dans ces conditions, les militants authentiques du Pds doivent prendre leur responsabilité vis-à-vis de leur secrétaire général national pour que la démocratie interne triomphe des dérives, pour que le Sénégal puisse sortir de l’impasse politique où il se trouve. Faute de quoi, les citoyens, à qui incombe en dernier ressort la souveraineté, prendront leur responsabilité et s’organiseront en conséquence contre le népotisme, la patrimonialisation et la monarchisation du Sénégal. 
Pourtant, d’aucuns pensent que le fils du président est un citoyen comme tout le monde et qu’il a le droit de souscrire au suffrage…  
C’est cela qu’on appelle un argument spécieux ! Vous ne pouvez pas octroyer à un citoyen des privilèges indus, le mettre à la tête d’une agence sans contrôle de sa gestion. On ne peut pas, non plus, permettre à un citoyen de s’impliquer dans des affaires comme la gestion des ordures à Dakar, la reprise des Industries chimiques du Sénégal et tant d’autres dossiers et sans contrôle parlementaire, sur fond d’enrichissement sans cause et dire en même temps qu’il est un citoyen comme tous les autres. On ne peut pas, de manière indue, disposer d’un trésor de guerre vous permettant de triompher par l’argent et prétendre être comme tout le monde. Dans une démocratie, tous les protagonistes doivent être dans une même ligne de départ avant que les arbitrages ne soient faits. C’est dire que, s’agissant de Karim Wade, ce n’est manifestement pas le cas. Il n’est donc pas un Sénégalais comme les autres. Ce qui se produit sous nos yeux, c’est que Abdoulaye Wade s’attribue la souveraineté populaire et viole la Constitution.  
Alors, quelle doit être l’attitude des citoyens pour arrêter cette monarchisation du Sénégal ?  
Il est évident que nous ne pouvons pas, tous en même temps, nous organiser contre cette monarchisation de notre société, contre le projet de succession de père en fils. Mais, il appartient aux citoyens sénégalais de souscrire aux projets d’organisation qui se concoctent un peu partout pour rejeter toute forme d’usurpation du pouvoir au Sénégal. Cette souscription peut être intellectuelle, financière ou d’un autre ordre. De toutes les façons, dans les jours qui viennent, les Sénégalais seront obligés de choisir un camp : celui de la démocratie et de la République ou celui du népotisme, de la monarchisation ou de l’impasse. Devant un tel choix, les patriotes et les démocrates n’ont pas à frémir ; ils doivent s’organiser et engager la lutte pour qu’en définitive la souveraineté revienne au peuple.  
delfa@lequotidien.sn 
 
 
Vous avez dit «Famille libérale» ? 
22-01-2009  
Le 12 janvier dernier a été, au siège du Parti démocratique sénégalais, au pouvoir, l’occasion d’une énième représentation autour du thème de l’unité retrouvée. Les quelques rappels qui vont suivre sur une notion d’usage ou, pour être exact, les usages d’une notion, celle de «famille libérale», nous semblent fort utiles dans le contexte politique actuel.  
Une «famille», pour quoi faire ? 
La notion de «famille libérale» n’est pas une donnée tangible. Il s’agit d’une élaboration théorique, dont le succès, il faut le reconnaitre, est réel. Mais l’usage sans modération et sans précaution, notamment par l’emploi de guillemets à l’écrit, que nous en faisons est dommageable. En procédant de la sorte, nous occultons certaines de ses dimensions. Notamment, la construction idéologique dont elle procède et la part de violence symbolique qu’elle colporte. Pour rappel, les sociologues qui se réfèrent à Bourdieu parlent de «violence symbolique» à chaque fois qu’un pouvoir produit des significations, des rapports de sens, qu’il impose comme légitimes, tout en dissimulant les rapports de force qui les sous-tendent. Un singulier paradoxe est également souligné dans cette même explication. Il réside dans cette propension que les dominés auraient de donner leur aval aux «mots» de cette coercition qui s’exerce contre eux, en les reprenant comme tels.  
La «famille libérale», une admirable fable 
Il est heureux pour le Pds d’avoir fait preuve d’inventivité, voire même de génie, en s’auto-désignant à partir de l’imaginaire de la «fable familiale». Cela permet, à cette formation politique de relativiser, à l’occasion, les tensions potentielles ou réelles qui marquent sa pratique du pouvoir. L’élaboration de cette notion lui a également permis de gérer ses recompositions opportunistes ou de panser ses plaies béantes de la manière la moins «blessante» pour les protagonistes. Il est encore chanceux, pour ce parti, d’avoir trouvé, par ce moyen, le parfait bouc-émissaire en la vieille figure de Satan qui divise les familles. Il est toujours heureux, pour lui, que cette métaphore de l’unité familiale recouvrée puisse, de temps à autre, servir à la plus «salutaire» des œuvres d’exclusion : le procès en «défaut de légitimité historique» à l’endroit de certains membres de «la famille», derniers nés ou alliés, qui n’ont plus l’onction du maître des céans. Autre avantage, elle distrait les regards, en faisant d’un «machin» politique basé sur l’autorité d’un seul homme (le Pds), la relation entre un pater familias, détenteur du patria potestas, le «pouvoir paternel», et ses «enfants».  
Un libéralisme à dimension variable 
Mais, cela va de soi, parler de «famille libérale» présuppose l’agrégation de libéraux. L’on est donc «obligé» d’être regardant, un tant soit peu, sur la signification et les usages, de la notion sous ce rapport. Or, les historiens objectifs le savent, le chef de l’Etat est un libéral de circonstance. Jean-Paul Dias qui, en phase de négociation, se dit «l’ainé de la famille libérale», dispute aux autres formations le monopole du centrisme dès lors que les tractations tardent à aboutir. Nous savons tous d’où vient Macky Sall mais surtout où il va. Après les eaux tumultueuses d’un maoïsme de jeunesse, il s’élance, allègre, vers la création d’un parti dit «sans idéologie». Les hôtes socialistes de cette «famille libérale» sont, par ailleurs, si nombreux que probablement, Ousmane Tanor Dieng, n’aurait pas de grande difficulté d’adaptation au sein de ses instances.  
A vrai dire, notre «famille libérale tropicale» est d’une étrangeté remarquable. Car, de tous ses membres, Idrissa Seck est le seul qui soit authentiquement libéral. Il s’en réclame. Ses actes et même ses références plaident pour lui. Sa citation douteuse de Alain Minc, dont il s’est fait le rapporteur fidèle : «La seule liberté pour un employé, c’est de choisir son employeur», participe de cela. Il est regrettable, que les syndicalistes sénégalais n’aient pas pris la peine, après cette conférence de presse, de rappeler à leurs «camarades» la liberté inaliénable de chaque travailleur à se défendre devant tout employeur dont les décisions menaceraient sa santé, et même son outil de travail. Ils pourraient également demander pourquoi l’attrait des libéraux pour les vocables «famille», «père», «fils» et même, depuis peu, «bajaan (gox)», ne se solde pas par une politique familiale à la hauteur de cet intérêt ? Ce genre de rappels dispose d’une fonction vitale : celle qui consiste à empêcher nos hommes publics, de «payer de mots vides de sens», comme disait Aristote. 
Peut-on se dire démocrate, sans «parler» de la démocratie ? 
Dans le champ politique, les mots sont d’une importance fondamentale. Dire qu’ils y sont marqués revient à énoncer une banalité. Ils sont les premiers objets par, et pour, lesquels s’expriment les lignes idéologique et stratégique que les formations politiques déploient pour arriver à leurs desseins. C’est de bonne guerre. C’est même une «bonne guerre» : l’animosité et les hostilités surviennent lorsque les mots sont tus. Mais, pour faire la part des choses, pour ne pas être menés en bateau, les citoyens doivent faire preuve d’une vigilance à tout instant. Nous autres analystes et journalistes, avons, quant à nous, l’obligation, d’être avisés. Nos fonctions, si ce n’est nos professions, consistent, entre autres, à naviguer entre le dit, et le non-dit, des discours politiques. C’est pourquoi, nous devons, nécessairement, faire preuve d’esprit critique, afin de ne pas réduire notre besogne en une simple amplification des constructions politiques, à la manière d’une caisse de résonnance. Il y va de la santé, voire même de l’avenir de la démocratie. Car, cette métaphorisation «familiale» perpétue et estampille dans certaines consciences citoyennes, des schémas féodaux, la patrimonialisation du pouvoir et, peut-être demain, des modes de dévolution antidémocratiques de celui-ci.  
 
Mouhamed A. LY - Docteur en Sciences du langage Dipralang Ea 739 Montpellier 3 
 
Karim Wade, un cas pathologique. 
22-01-2009  
Quand on prétend faire la politique autrement, il faut commencer par être autrement en gérant autrement et en considérant autrement la responsabilité qui s’attache à la gestion de deniers publics. L’arrogance la plus choquante dont un homme public peut se rendre coupable est celle qui le fait surfer au-dessus des lois et de la morale, c’est-à-dire au-dessus de ses compatriotes. Avec Karim Wade et Farba Senghor, investis sur des listes candidates du Parti démocratique sénégalais aux élections locales du 22 mars prochain, le pouvoir étale sur la place publique la grande élasticité de ses ressorts immoraux. Mais, cela est déjà ancré dans les codes politiques nouveaux inaugurés par le président de la République depuis mars 2000. 
La rengaine qui consiste à considérer que le fils du président de la République est un citoyen comme les autres participe de l’instauration d’une culture de l’hypocrisie et de la malhonnêteté. Ceux qui soutiennent cette posture ont un intérêt bien compris, immédiat ou en perspective, à le faire ou sont, simplement, dans le registre de l’ignorance involontaire.  
La réalité est que Karim Wade est un Sénégalais entièrement à part, depuis que son père l’a mis en situation de construire un «destin» à plusieurs secteurs stratégiques vitaux de l’économie nationale : une forte implication dans la recapitalisation des Industries chimiques du Sénégal (Ics), un statut de cheville ouvrière du projet de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Néanmoins, son heure de «gloire» reste l’organisation du Sommet de la Conférence islamique à Dakar dont il fut le maître de cérémonie tout puissant.  
Karim Wade est un Sénégalais entièrement à part car, dix mois après cette rencontre, lui et ses collaborateurs n’ont pas encore justifié l’utilisation de 376 milliards de francs Cfa que l’Anoci indique avoir «aidé à injecter dans l’économie sénégalaise» depuis sa création (Ndlr : 2004). Son adjoint dans la défunte agence, Abdoulaye Baldé, disait avec certitude que «l’Anoci est prête à se soumettre à tout contrôle». Dix mois après, peut-il dire que l’audit a été réalisé, dans les règles de l’art en plus ? Pire, l’amorce d’un contrôle parlementaire sur l’agence a créé les conditions d’un conflit dont le fondement politique était justement de protéger le fils du président, avec les dégâts que l’on sait. Karim Wade est un Sénégalais entièrement à part car, de mémoire d’homme ou de femme de ce pays, une seule personne n’a jamais disposé d’autant de pouvoirs, de moyens juridiques et financiers pour la réalisation de ses missions. A ceux qui réfutent ce postulat, prière de fournir un cas, mais alors un seul ! 
Karim Wade peut-il postuler à la mairie de Dakar en laissant derrière lui un passif moral aussi gigantesque que celui de traîner un bilan financier publiquement injustifié à ce jour ? Non, c’est insoutenable. Peut-il laisser la Vdn dans l’état de monstre inachevé dans lequel il est cloué depuis plusieurs mois alors que des aménagements paysagers déjà budgétisés y avaient été programmés ? Non, c’est un signe pertinent de mauvaise gouvernance. Sur cette même Vdn, mais également sur la route de l’aéroport, des citoyens dont beaucoup de handicapés physiques, de vieilles femmes, des jeunes filles avec enfant au dos, des gamins naturellement étourdis sont contraints d’enjamber les blocs de béton séparant les deux côtés de la chaussée parce que simplement l’incompétence et l’insouciance empêchent l’érection de passerelles. Quand on est aussi peu soucieux de la sécurité des personnes, on doit avoir honte de demander les suffrages des électeurs. 
Karim Wade, comme beaucoup d’autres citoyens de ce pays, est bien un Sénégalais entièrement à part. On ne savait rien de son patrimoine personnel avant sa propulsion au sommet de l’Etat ; on n’est pas plus avancé aujourd’hui sur cet aspect. Et pourtant, il ne paraît pas dépourvu de moyens. D’où tire-t-il les largesses dont il fait profiter les communautés religieuses de ce pays, les mouvements politiques ou associatifs ? Il est un mystère complet. Il n’est pas un citoyen ordinaire. 
L’ersatz de trotskisme auquel lui et ses amis recourent pour infiltrer un grand nombre de listes candidates aux élections locales ne relèvent nullement de la stratégie politique. C’est simplement l’expression d’une incapacité évidente à formuler un projet politique en toute transparence et à l’intention de tous. On peut bien aimer la formule suave utilisée par notre confrère Walf Grand Place. Mais la cure par le biberon est si reposante qu’il peut s’avérer humainement déraisonnable de s’en priver. Lorsqu’il redeviendra un citoyen ordinaire, comme avant le 19 mars 2000, le fils du président de la République sera un Sénégalais à part entière. Un vrai ! 
Par Momar DIENG - momar@lequotidien.sn  
 
BAOL- Arbitrage entre la «Génération du concret» et le Pds : Les erreurs fatales à la Coalition. 
22-01-2009  
La crédibilité et la neutralité de l’administration territoriale risquent d’être sérieusement entachées, si jamais la Coalition Sopi 2009 briguait le 22 mars prochain les suffrages des électeurs des dix communautés rurales du département de Diourbel, tombées pour cause de non dépôt de listes de candidatures entre les mains de l’opposition. Dans le Baol, on assistera à de belles empoignades entre partis et coalitions de partis politiques en lice, avec en toile de fond, un arbitrage entre la «Génération du concret» et le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui veulent tous présider aux destinées du Conseil régional. Par Boucar Aliou DIALLO 
 
Avant même que les choses sérieuses commencent, les partis politiques issus de l’opposition contrôlent déjà dix collectivités locales sur les quarante que compte la région. La faute aux partis membres de la Coalition Sopi 2009 qui n’avaient pas pris au sérieux Sidy Badiane qui avait menacé de ne pas déposer les listes. Ils n’ont, sans doute,pas bien assimilé la leçon : «En politique, les erreurs se paient cache». Du coup, en mars prochain, ils partent avec un handicap de 376 conseillers. Ce qui pourrait peser lourd sur la balance lors de l’élection des mem-bres du prochain Conseil régional. 
C’est maintenant sûr et certain : les dix communautés rurales du département de Diourbel seront désormais administrées par l’opposition. Et pour cause : le mandataire de la Coalition Sopi 2009, chargé de déposer les listes des candidatures au niveau des arrondissements de Ndindy et Ndoulo, a mis en exécution sa menace (Lire Le Quotidien d’hier). Ce qui a valu à Sidy Badiane, le mandataire, une interpellation et un garde à vue dans les locaux du commissariat urbain de Diourbel de 00h à 10h. Du côté de la police, des sources bien informées font état de «l’application d’un ordre venu de leurs supérieurs hiérarchiques». Pour quel motif ? Nos interlocuteurs restent évasifs et n’osent pas trop s’avancer. D’ailleurs, cet acte posé par le mandataire de la Coalition Sopi 2009 a pris tout le monde de court, y compris dans les rangs des partis membres de cette coalition qui pensaient que Sidy Badiane n’irait pas jusqu’au bout de sa logique qui consistait, avec les militants proches de Aminata Tall, de récuser Moussa Sakho, désigné, au pied levé (lundi à 18heures), mandataire au niveau de la commune de Diourbel. Toute la journée d’hier, le ministre de l’Enseignement technique, après avoir pris langue avec l’administration pour apposer leurs signatures sur les listes de la coalition avait, en vain, essayé de convaincre les contrôleurs de la Commission électorale départementale autonome (Ceda) de leur donner un quitus favorable. Les libéraux, qui n’en croyaient pas leurs oreilles, ont fini, hier matin, par déposer au niveau des deux sous-préfectures, par l’entremise du député Khadim Guèye des listes sans dossier. Cela est contraire à la loi et a montré à la face du pays la non neutralité de l’administration territoriale. Mais c’était sans compter avec Cheikh Seck, le mandataire de la Coalition Benno Siggil Senegaal qui a fait constater par huissier cet état de fait. Mieux, des sources proches des libéraux renseignent qu’aux dernières nouvelles, le ministre Moussa Sakho était encore hier, toute la journée avec Khadim Guèye.  
 
500 SIEGES EN JEU A BAMBEY 
Au niveau du département de Bambey, les coalitions And Ligguey Senegaal, Dekkal Ngor, Benno Siggil Senegaal et Sopi 2009 vont se disputer les 500 sièges des onze communautés rurales, mais ce sera sans Niakour Fall. L’ancien député libéral qui nourrissait le rêve de devenir conseiller rural à Ndangalma devra repasser. Il paie ainsi les frais de son opposition à Aïda Mbodji, mandataire désignée par le Pds au niveau de cette collectivité locale. La 4e vice-présidente de l’Assemblée nationale a passé outre les instructions du Comité électoral national qui lui demandait, dimanche dernier, de laisser Niakour Fall procéder aux investitures dans cette communauté rurale. Ce qui a mis dans tous ses états le secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl), qui pourrait, avec ses partisans, sanctionner la coalition Sopi. Joint au téléphone, Niakour Fall a laissé entendre : «Nous sommes prêts à tout maintenant, car depuis 17 ans, nous militons dans le Parti démocratique sénégalais : donc, nous ne pouvons pas accepter qu’on nous préfère à des militants nouveaux venus. D’ailleurs, je ne comprends pas que Aïda Mbodji soit mandataire et en même temps superviseuse du parti dans le département».  
A Keur Samba Kane, le Président du conseil rural (Pcr), Ibrahima Khalil Fall, est en intelligence avec le parti du colonel Malick Cissé pour contrecarrer la Coalition Sopi 2009 qui a refusé de l’investir. A Dinguiraye, la famille maraboutique Gadiaga a déposé une liste pour faire face à la Coalition Sopi 2009. Dans le département de Mbacké, les partis et coalitions en lice, And Ligguey Senegaal, Dekkal Ngor, Bennoo Siggil Senegaal et Sopi 2009 devront se disputer les postes de 586 conseillers répartis entre 14 communautés rurales.  
 
TOUBA MOSQUEE : L’EXCEPTION 
Moustapha Cissé Lô ne rempliera pas au Conseil rural. Ainsi en a décidé le khalife général des Mourides, en dépit du lobbying intense déployé par l’ami de Macky Sall pour figurer sur cette liste qui n’a pas de concurrent. Ce qui fait dire à certains observateurs que la communauté rurale de Touba Mosquée constitue une exception du simple fait que les femmes ne sont pas représentées. Il s’y ajoute aussi que, pour cette fois, El Hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké a même mis sur la liste des personnes qui habitent Darou Mousty et Mbacké. Dans sa logique, confie une source digne de foi, «il faut y mettre tous les descendants de la famille de Serigne Touba». Dans le prochain conseil rural de cette collectivité locale, siégeront des personnalités comme le ministre d’Etat, ministre de la Justice Madické Niang, le député Abdoulaye Babou, le conseiller spécial de Karim Wade, Serigne Fallou Touré, l’ancien président du Conseil Mactar Diakhaté. Seulement, renseignent des sources dignes de foi, le prochain Président du conseil rural devrait être El hadji Fall, conseiller du khalife pour l’agriculture, Fallou Touré ou El Hadji Ndiaye un proche de Serigne Bara, et cela après la confection de la liste par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre.  
 
MUNICIPALITES 
En ce qui concerne la commune après le retrait des partisans du maire sortant ainsi que des partis alliés qui étaient sur leurs listes, la course au fauteuil de Aminata Tall est maintenant lancée et mettra aux prises Démocratie citoyenne, le Rassemblement du peuple, le Mouvement des serviteurs de masses, Solidarité active, le Rassemblement des écologistes du Sénégal, les coalitions And Ligguey Senegaal, Dekkal Ngor, Bennoo Siggil Senegaal et Sopi 2009. D’ailleurs, cette dernière avait du mal à confectionner sa liste pilotée maintenant par le député Abdou Khadim Guèye, parce que le député Serigne Mactar Mbacké n’avait pas apprécié que le mandataire Moussa Sakho soit en conclave avec son collègue président de la Commission de l’Agriculture. Finalement, c’est vers 3h qu’ils ont pu mettre au propre les listes.  
Pour la commune de Bambey, le maire Papa Diouf de Rewmi dont le mandat a été abrogé par la dissolution du conseil municipal, croisera le fer avec Aïda Mbodji, porte-étendard de la Coalition Sopi 2009 et la Nouvelle intelligence démocratique africaine dirigée par Mamadou Ndiaye, président de la fédération des anciens du Pds de Bambey. C’est dans cette liste qu’on retrouve Oumar Khassimou Dia et Papa Diéye, secrétaire général de la fédération de And-Jëf/Pads, ainsi que des libéraux proches de la sensibilité du député Assane Diagne.  
Du côté de Mbacké, les diverses coalitions devront en découdre.  
 
CONSEIL REGIONAL 
Seules les coalitions And Ligguey Senegaal, Dekkal Ngor, Benno Siggil Senegaal et Sopi 2009 sont en lice ; cela après que le Rassemblement pour les écologistes (Res) et le Rassemblement du peuple (Rp) aient été recalés au motif que les dossiers de candidatures de leurs futurs conseillers étaient incomplets. Ce qui a mis dans tous ses états le docteur Aliou Camara qui, face à la presse hier, n’a pas manqué de s’en prendre à l’administration qui a commis le péché de zapper leur liste. Pour lui, «il y a eu un blocage du fait d’une incompréhension entre le gouverneur et notre mandataire, parce que nous avions appris au niveau du gouverneur qui se trouve être le président de la Commission de dépôt des listes qu’on pouvait compléter éventuellement les dossiers dans les 24 heures ou dans les 72 heures. Nous avions compris dossier, mais en fait et en réalité, quand nous lui avions présenté le dossier, il a dit qu’il s’agissait de pièces à compléter et non de dossier. Et nous nous sommes même étonnés de la présence du président à la gouvernance parce qu’il s’agissait du président de la délégation. Nous avons jugé qu’on ne peut pas être juge et partie. Donc, nous pensons que le président de la délégation spéciale ne devait pas diriger la Commission de dépôt au niveau de la gouvernance. Nous avons pris acte du rejet de notre dossier». Du côté de l’administration, des confidences dignes de foi renseignent que «le dossier était incomplet. Ce que le représentant du Rp ne dit pas ou feint de refuser de dire, c’est que le président de la délégation spéciale du Conseil régional est aussi adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives et à ce titre, et au regard des dispositions du Code électoral qui l’autorise, il peut bel et bien présider la commission, car la loi est claire là-dessus : le gouverneur préside la commission ou bien peut désigner un de ses adjoints pour le faire à sa place».  
 
Correspondant  
 
CONSTAT - Agression de Kambel et Kara, saccage de l’As et 24 Heures Chrono . 
22-01-2009  
Les dossiers toujours bloqués, selon les avocats 
Des mois se sont écoulés, et aucune lumière n’a encore jailli de l’affaire de l’agression des journalistes Kambel Dieng et Kara Thioune et les saccages des locaux des journaux l’As et 24 Heures Chrono. Des lenteurs qui ont été dénoncées par le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj) et ses avocats.  
Par Mamadou DIALLO 
 
Les dossiers sur l’agression des journalistes Kambel Dieng et Kara Thioune ainsi que les saccages des locaux des journaux L’As et 24 Heures Chrono sont bloqués. Malgré toutes les actions menées jusque-là par le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj), aucune évolution n’est encore notée dans cette affaire. L’annonce a été faite, hier, par les avocats des journalistes, au cours d’une conférence de presse. Selon les conseils du Cdpj, les lenteurs sont notées partout dans cette affaire. Pour Me Demba Ciré Bathily, il faut considérer que ce dossier est totalement au point mort. «Il ne faut pas se voiler la face. Il n’y a pas de volonté politique pour faire aboutir ce dossier. Ce n’est pas une question de compétence. On a tout fait pour que ce dossier traîne et le résultat est là. Il n’est pas un dossier judiciaire mais politique donc, son avancement dépend de la volonté politique», lance-t-il d’emblée. 
Sa position est confortée par Me El hadji Diouf qui, lui, appelle les journalistes à poursuivre la bataille. Pour le député, la presse ne doit plus se taire tant que cette affaire n’aura pas abouti. «C’est inacceptable dans un Etat de droit comme le Sénégal que des délinquants soient épargnés. Nous dénonçons le manque de volonté de nos dirigeants. Mieux, nous devons refuser la politisation d’une affaire judiciaire. Nous devons interpeller la Justice qui est censée être indépendante», râle-t-il. Aussi Me Diouf tire sur l’Assemblé nationale par rapport à la non mise en accusation de l’ancien ministre Farba Senghor qui est présumé commanditaire des saccages commis dans les locaux des journaux L’As et 24 Heures Chrono. Pour lui, il y a un problème au niveau de l’Assemblée nationale et cela contribue à discréditer les institutions du Sénégal. Et, pour éviter cela, il faut que «l’Assemblée nationale s’assume en faisant correctement son travail». «Si elle fait preuve de parti pris, elle perd toute sa crédibilité. Il faut que la mise en accusation de Farba Senghor soit faite pour qu’il soit déferré devant les tribunaux. Farba mérite ce qui lui est arrivé mais, on ne peut pas condamner son chauffeur et ses gardes du corps sans qu’il soit jugé. Nous sommes dans une République, chacun doit jouer correctement son rôle», soutient l’avocat. 
En outre, Me El Hadji Diouf fustige le décret du Président Wade selon lequel l’ancien ministre des transports ne doit pas être jugé par un tribunal régional. Car, à l’en croire, un décret ne délimite pas le choix épistémologique des juridictions. «Il y a des manquements au niveau du parquet général dans cette affaire», précise-t-il. Seulement, de l’avis de Me Demba Ciré Bathily, il y a parfois une incohérence dans la démarche des journalistes. Il fonde son argument sur le fait que le Cdpj n’a jusqu’à présent pas saisi les juridictions internationales comme la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). «Il y a un ensemble de faits qui se sont produits par rapport au manquement dans les libertés de la presse donc, il fallait saisir ces juridictions-là», dit-il. 
Des manquements qui ont été confirmés par le journaliste Oumar Diouf Fall. Pour le directeur de Sud Fm, le Cdpj a péché par manque de vigilance. «Il nous faut une nouvelle démarche», préconise-t-il. Selon Me Issa Diop de l’Organisation nationale des droits de l’homme (Ondh), il faut que les journalistes prennent en main cette affaire parce que, ajoute-t-il, tout a été mis en œuvre pour faire avancer le dossier sur l’agression de Kambel Dieng et Kara Thioune et les saccages des locaux des journaux L’As et 24 Heures Chrono. Donc, autant de préoccupations auxquelles le Cdpj doit, aujourd’hui, faire face. Mais, son porte parole rassure. Madior Fall tente d’apporter quelques éclairages sur ces différents points qui ont été soulevés. «Ce combat est pour notre survie. C’est une bataille éternelle, un combat mature. Nous sommes un regroupement de journaliste donc, nous utiliserons les armes qui sont à notre disposition. Ceci dit, nous allons continuer à dénoncer. Un nouveau plan d’action est en train d’être mis en exécution», informe-t-il. 
madiallo@lequotidien.sn  
 
SUD QUOTIDIEN : 
 
LIBRE PROPOS Le bouquet du Président  
par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN , jeudi 22 janvier 2009  
Les yeux rivés sur l’écran de télévision, j’ai guetté l’instant éternel de voir Obama serrer la main de mon Président - assis quelque part, dans la loge officielle - quand il entreprenait cette marche résolue, empreinte d’engagement, vers le toit du monde. Une image que chaque Sénégalais devrait avoir la fierté de montrer aux générations futures. 
Rien. L’inattendu venait de se produire. Me Wade n’était pas à ce rendez-vous historique pour remettre le bouquet de rose à Obama avec ces mots au coin des lèvres : « Mon fils, tu es sur le toit du monde, mais attention à la chute, à la terrible loi de l’attraction ! ». Absence-présence ! Me Wade a « forcé » le passage avec son bouquet, trompant la vigilance des milliers d’éléments de sécurité. Il a parlé à Obama comme un père à son fils qui vient de se voir confier une lourde responsabilité. Il doit porter sur ses frêles épaules tout le poids du monde. Une réalité qui n’échappe point à notre Président. 
Mélange de bonheur et de crainte. Les feuilles du bouquet de rose sont le symbole de l’espoir. Mais en y laissant entrevoir la possibilité d’une épine (dans le bouquet), Me Wade ne perd pas de vue - lui qui est confronté à la réalité du pouvoir - que le bouquet puisse se transformer en couronne d’épines d’où les roses sont tombées. Notre Chef d’Etat prodigue des conseils au Président le plus puissant du monde. Certainement Obama, en homme ouvert, saura tirer profit de ces conseils qui ne manquent pas, à certains égards, de pertinence, pour asseoir son autorité sur le plan mondial. 
Mais comme il n’est jamais trop tard pour balayer devant sa porte, les Sénégalais sont en droit d’attendre leur bouquet de solutions pour sortir de la crise économique qui frappe les ménages. J’entends d’ici les rires moqueurs qui tournent en dérision la « culture » du bouquet de fleur. Et si les Sénégalais éprouvés envoyaient des sacs de riz et des marmites vides au nouveau Président des Usa ? Le symbole serait encore plus fort. 
Laissons à notre Président la prérogative d’envoyer le bouquet à son homologue américain et attendons le retour de l’ascenseur. Yes, we can ! 
 
Un bouquet pour Barack Obama  
L’Afrique et le Sud ne manquent pas de solutions pour sortir de la crise financière et économique 
Je suis pleinement d’accord avec le président de la République dominicaine qui, à l’Assemblée générale des Nations unies de septembre 2008 à New York, affirmait que les citoyens du Sud ne devaient pas faire de la crise une affaire du Nord mais avaient le devoir de participer à la réflexion sur la gouvernance mondiale. 
C’est dans cet esprit que j’ai voulu m’adresser en fait à tous les dirigeants du monde sous la forme d’un bouquet de propositions au président élu des Etats-Unis : 
Pour moi, l’économie mondiale a besoin d’un leadership qui imprime le sens de l’évolution globale. Les accords de Bretton Woods , en fixant le taux de change de 35 dollars l’once d’or, avaient mis en place un ordre économique mondial autour des Etats-Unis. Assez rapidement, la quantité de dollars due à la limitation des quantités d’or s’est révélée insuffisante pour alimenter un commerce mondial en pleine expansion. 
Richard Nixon rompit le lien dollar-or en 1970 permettant ainsi aux Etats-Unis d’émettre des billets sans limitation, c’est-à-dire de s’endetter sans limitation. Toutefois, ce système était indispensable au commerce international. 
Suite à la détérioration du dollar, effritant d’autant la confiance dans cette monnaie et l’apparition de nouvelles devises fortes (euros, yens, notamment) jouant aussi bien le rôle d’étalon international, le système est remis en cause, et les Etats-Unis sommés de solder leurs dettes. Problème en apparence insoluble, sauf à reconduire le dollar, sans lien avec l’or, comme monnaie standard du système monétaire international. 
Cette option, la plus sage à mon avis pour éviter un chaos, doit être subordonnée à deux conditions : - les Etats-Unis devraient accepter des autres… De soumettre à une discipline monétaire internationale dont les termes restent à définir, - les pays en voie de développement ne devraient pas être abandonnés derrière le système de gouvernance mondiale comme la queue d’une comète. A cet effet nous ferons des propositions. 
En conséquence, je pense que le dollar devrait être surévalué par un consensus international ou , du moins, par accord entre les pays à monnaie forte convertible qui acceptent un certain sacrifice destiné à sortir l’économie mondiale de la crise actuelle. 
Je n’ignore pas le coût qu’il en résultera pour de nombreux pays dont ceux de la zone euro, mais, en un certain sens, cette surévaluation pourrait être une anticipation de la détérioration de l’euro qui semble inévitable. 
Pour éviter d’alourdir le poids des pays débiteurs en dollars, le volume des dettes des gouvernements et des compagnies devrait être allégé dans la même proportion. La différence réduirait ainsi l’inflation et, mieux, pourrait être investie dans le développement. 
L’allocation de droits de tirages spéciaux (DTS) par quota pour la constitution du capital du FMI devrait être maintenue, mais pas proportionnellement à la richesse des Etats membres. Elle devrait prendre en considération la dualité de notre monde et, par exemple, attribuer la moitié ou les deux tiers aux pays riches et le complément au tiers-monde. Leur part s’en trouvera améliorée. 
Je propose donc un tirage spécial de DTS pour l’Afrique dans le but de financer exclusivement les infrastructures, l’éducation, la santé et les technologies de l’information et de la communication. L’Afrique prendrait en charge elle-même tous les autres secteurs, principalement en s’ouvrant aux capitaux extérieurs et en promouvant l’association entre le secteur public et le secteur privé. 
L’une des causes de l’actuelle crise financière, comme cela a été observé dans le cas des Etats-Unis avec la faillite de Lehman Brothers et en France avec les difficultés du Crédit lyonnais et de la Société générale, est l’absence de transparence dans les transactions interbancaires. 
Tout en respectant le principe sacro-saint du secret bancaire pour les personnes, on pourrait combiner les deux concepts en imposant aux banques des solutions numériques qui consisteraient à référencer les grandes transactions interbancaires par les Etats, selon des codes sources indiquant les données globales et les rendant accessibles au public, ceci sans violation du secret bancaire. 
La fermeture des Bourses pour une période de huit jours pourrait calmer les tensions et éviter que l’instabilité financière ne soit amplifiée par des facteurs psychologiques. L’assistance accordée aux banques est très certainement une bonne politique, mais je suggère aussi que le gouvernement américain aide les acheteurs de maisons qui ont été victimes de la pratique des subprimes en empruntant bien au-delà de la valeur de leurs biens. 
Le gouvernement pourrait fixer le maximum de l’endettement des emprunteurs immobiliers à 70 e la valeur marchande de la maison en payant la différence aux créanciers. Ceci constituerait une aide supplémentaire aux banques. C’est cette mesure de limitation de la capacité d’endettement des ménages qui protège actuellement le Canada de la crise des subprimes qui secoue son grand voisin. 
La récurrence des crises peut trouver une solution stratégique en Afrique, grand continent qui pourrait absorber les surplus des fonds spéculatifs largement responsables de l’inflation comme cela a été constaté récemment dans l’augmentation rapide des prix du pétrole et des produits agricoles qui a entraîné une inflation générale transmise vers les pays du Sud. Riche en ressources naturelles et en ressources humaines, l’Afrique pourrait se développer suivant le modèle des Etats-Unis du XIXe siècle. Elle pourrait s’ouvrir aux capitaux privés et aux scientifiques, mais cela suppose que nous ayons le contrôle des leviers économiques à l’intérieur d’une organisation continentale sous la forme d’Etats unis d’Afrique. 
L’Afrique devrait se préparer dès maintenant au rôle imminent qu’elle est appelée à jouer, celui d’être la dernière frontière du développement du monde. C’est le bouquet que j’offre au président Barack Obama . Comme n’importe quel bouquet, il peut y avoir une épine. Si tel est le cas, on l’enlève et le bouquet restera aussi beau. 
Abdoulaye Wade 
 
FERMETURE DE 23 POSTES DE SANTE DANS LA REGION DE SEDHIOU Les infirmiers contractuels plient bagages, les populations s’inquiètent  
par Moussa Dramé | SUD QUOTIDIEN , jeudi 22 janvier 2009  
Les infirmiers chefs de poste de Sédhiou ont mis fin à leurs prestations de service depuis le 31 décembre 2008. C’est la conséquence directe de l’expiration de leur contrat. Sur place, les populations s’inquiètent et invitent les pouvoirs publics à décanter très vite la situation. 
Sur les trente huit (38) postes de santé que compte la région de Sédhiou, vingt trois (23) sont fermés depuis le 31 décembre dernier. C’est la conséquence du départ des infirmiers et sages femmes dont le contrat est arrivé à expiration. 
Auparavant, le déficit de personnel de santé se faisait déjà durement ressentir notamment à Djibanar, Binako et Safane dans le département de Goudomp et Oudoucar, Diana Bâh, et Moricounda dans le centre et le nord ouest de Sédhiou. 
Dans ces collectivités à forte concentration démographique, les travaux de construction des postes de santé sont terminés depuis fort longtemps mais sans jamais avoir de technicien de la santé. 
A Dialambéré, Simbandi Brassou et dans plusieurs autres contrées non moins peuplées, les entrepreneurs chargés de la construction sont volontairement portés disparus laissant derrière eux une population à la merci des pathologies courantes telles que le paludisme. 
Toutes choses qui compliquent chaque jour la prise en charge sanitaire des populations surtout celles établies en zone d’accès difficile et sans moyen d’évacuation efficace. 
« Depuis leur départ, nous sommes laissés à nous-mêmes, sans une moindre assistance sociale. Cette situation se corse de plus en plus surtout pour nous qui sommes dans une zone d’accès difficile. On ne devrait vraiment pas en arriver là d’autant que gouverner c’est prévoir. Comment un peuple peut-il relever les défis du développement sans une couverture sanitaire adéquate », s’interroge Massy Dabo un producteur du Pakao. 
Son épouse Maï d’ajouter : « que les femmes souffrent atrocement dans cette zone une fois tombées en état de grossesse. Aux difficultés d’ordre pécuniaire, s’ajoute la fermeture de ces établissements de soins de santé primaires. Avec nos pistes en état de décrépitude intolérable, je me demande comment évacuer celles qui auront « tort » de tomber enceinte durant cette période de dèche sanitaire », se désole-t-elle. Et malheureusement, cette situation intervient au moment où le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade cherche à infléchir le taux de mortalité maternelle et néonatale jugé très élevé dans les régions de Kolda et Sédhiou. 
 
WALF FADJRI : 
 
II - Les défis majeurs du secteur de la santé dans la banlieue de Dakar 
 
 
Au niveau de la banlieue, en dehors des quartiers traditionnels, la cohésion sociale repose souvent sur l’appartenance ethnique, la religion ou l’origine géographique plutôt que sur l’intérêt commun de la collectivité. D’autres formes indiquent une résistance à l’individualisation, un désir profond de renouer avec la tradition comme les associations de jeunes, les organisations de femmes avec ou sans but précis, avec ou sans programmes mais qui répondent au besoin d’être ensemble et d’exister dans une identité reconnue par les autres. Il est donc souvent impossible d’asseoir la participation communautaire sur les mêmes principes que dans les groupes plus stables, car la responsabilité collective ne concerne pas forcément un quartier défini de la ville. Même si de telles attitudes ne sont pas propices à la participation de la communauté au développement sanitaire, nous avons malgré tout compris que nous ne pouvions nous réserver la responsabilité d’élaborer ou de mettre en œuvre seules les mesures qu’appelle la prévention des maladies (hygiène de l’environnement, distribution de moustiquaires etc.). Nous avons établi de nombreux partenariats afin que ces questions deviennent la responsabilité conjointe des collectivités locales et de tous les groupes qui vivent dans le même environnement.  
L’ordre politique qui s’est ainsi constitué autour des inondations, a fait également intervenir l’usager qui n’est détenteur ni de compétence, ni pourvu d’une autorité particulière, ce dernier tire sa légitimité de l’autorité de la cité. Cette question de la participation a servi de fil conducteur dans l’exploration de la démocratie locale, puisqu’en référence à des stratégies communautaires, les autorités locales imposent souvent un modèle de citoyenneté dont les inondations ont révélé les contradictions. Or les risques sanitaires engendrés par ces inondations exigent l’émergence en acte et en vérité d’une communauté modèle.  
La scène nationale se présente, en réalité, comme un jeu serré où chaque partie marque son territoire, et où les nouveaux points d’équilibre doivent être sans cesse recherchés aboutissant à un ordre négocié. L'immersion du champ politique dans le champ sanitaire pouvant permettre de construire des mécanismes de pouvoir et de régulation sociale, on comprend que les inondations créent souvent des espaces scéniques où les politiciens locaux jouent leur texte alors que le décor impose des jeux de rôle limités. La rhétorique de la participation communautaire doit donc être soumise à un exercice d’identification des logiques qui la sous-tendent et de décryptage des pratiques qui s’en réclament. On constate que l’accord unanime suscité par cette participation dans le cadre de la lutte contre le choléra, masque souvent des intérêts et des lectures divergents.  
Cette crise a révélé l’importance des journalistes comme vecteurs de transformation sociale lorsqu’ils sont engagés, c'est-à-dire lorsqu’ils ont choisi l’information alternative. Celle-ci est un recentrage qui accorde plus d’importance à l’information juste et qui aide les populations à mieux lire leur situation, à s’approprier leur environnement au lieu de s’aliéner dans des informations à sensation. Nos populations ont besoin d’informations qui ne soient pas une caisse de résonance des bruits lointains et des soucis qui hantent le quotidien des Européens. Il est apparu, pendant ces crises, que les spécialistes de la communication, mieux que toute autre personne, sont à même de transformer la vision des Sénégalais en matière d’urbanisation, en des messages capables de mobiliser les autorités pour la construction d’un espace compatible avec une bonne santé.  
Ce que les inondations ont aussi montré, c’est que les grandes villes du Sénégal comme Dakar, sont incapables de prendre en compte tous les facteurs qui influencent la santé et à se doter des moyens nécessaires pour que toutes les institutions et organisations concernées travaillent dans la même direction. Les cloisonnements verticaux entre les organismes publics et autres, de même que les cloisonnements horizontaux entre les différents secteurs d’activité rendent difficile l’instauration de politiques et de programmes cohérents. La politique urbaine apparaît souvent comme un assemblage de politiques sectorielles concernant l’aménagement du territoire, le développement, le logement, la lutte contre la pollution, la circulation routière, etc. L’approche banlieue/santé demande une action collective, dans laquelle tous les acteurs de quelque secteur qu’ils soient, travaillent en commun dans un but commun.  
Si nous avons insisté sur la prévention des risques au cours de ces inondations, nous avons aussi, à travers les postes médicaux avancés, assuré la prise en charge des malades. S’agissant de ce volet, c’est le triptyque : globalité, continuité et intégration qui a guidé notre démarche. Si aussi, la structuration à trois niveaux de notre système de santé est cohérent, logique et va dans le sens de la résolution des problèmes sanitaires, cependant, au niveau de la banlieue, elle trouve parfois des limites dans son opérationnalisation du fait de l’insuffisance de coordination des acteurs impliqués.  
Les difficultés rencontrées aujourd’hui dans la mise en œuvre du volet infrastructures, seront sans doute atténuées avec la validation récente de la carte sanitaire. Cette dernière a l’avantage d’offrir un cadre de planification plus fiable en matière d’infrastructures, mais aussi, en matière d’équipements et de personnels. Il est aujourd’hui plus facile de mettre en œuvre au niveau de la banlieue la politique novatrice de santé, de par ses capacités de coordination et de pilotage. Cette politique permettra de favoriser la structuration et l’articulation des actions, la mobilisation des acteurs, le décloisonnement des institutions et la confrontation des pratiques professionnelles. Nous pourrons, en définitive, mieux organiser la complémentarité entre les différentes composantes d’une offre de soins destinée à répondre aux besoins de la population de la banlieue, en tirant le meilleur parti possible des ressources publiques et privées. Cette complémentarité peut prendre la forme de partage d’équipements, de collaboration de professionnels ayant des compétences différentes, de répartition de tâches entre structures, de gestion associée à la permanence des soins.  
L’hôpital qui est à la fois l’aboutissement d’une logique institutionnelle et la valorisation extrême d’une gestion technique de la maladie, est au cœur de la réflexion menée sur le couple santé/banlieue. Aujourd’hui, la triple approche des inégalités territoriales, de l’équité sociale et d’une prise en charge globalisante a permis déjà de favoriser des établissements situés à des échelons inférieurs de la hiérarchie hospitalière par un enrichissement de compétences jusqu’alors réservées aux établissements de rang supérieur (soins obstétricaux et néonataux d’urgence). C’est aux communes que revient le plus légitimement le rôle de coordination en favorisant des approches transversales et partenariales ; elles sont encouragées, dans tous les cas, à prendre des initiatives en matière de promotion de santé. Celle-ci doit être envisagée d’avantage sous l’angle de son cadre (ville - santé, école - santé etc..) ; la promotion de la santé mettant l’accent sur l’action et le cadre intersectoriels, et l’éducation pour la santé étant l’instrument de ce changement.  
En ce qui concerne l’offre de soins en banlieue, nous réfléchissons à une meilleure prise en compte des aspects chronopathologiques, géopathologiques et des formes d’organisation sociale, dont les populations se sont dotées. Avec les réseaux traditionnels de solidarité qui ont toujours existé au Sénégal, on s’est toujours interrogé sur ce que l’apparente évidence d’un déterminisme de facteurs socio-économiques pouvait avoir quelque chose de relatif lorsqu’on aborde dans notre pays les problèmes relatifs à la santé, le capital social que l’on peut mobiliser pouvant être aussi important que le capital économique. Aujourd’hui, ces réseaux traditionnels sont malheureusement menacés par les contraintes issues du processus de développement. La solidarité fait l'objet de plus en plus d'une pression due à diverses tendances comme, par exemple, le changement des normes culturelles, les besoins concurrents. Une définition plus opérationnelle de l’équité, avec la mise en place d’un cadre conceptuel d’affectation des ressources (Plan Sésame, gratuité de césariennes, etc.), permet aujourd’hui d’assouplir les écarts qu’une vision ethnocentrique des faits tendrait à figer.  
Dans le même sens, et pour éviter que l’efficience gestionnaire affecte les théories du soin, et pour éviter aussi que ces dernières se déplacent vers des conceptions de thérapies plus pensées en terme de coût efficacité, nous essayons de mettre en place des formules de partage de risques (mutuelles), ce qui devrait permettre de réduire les incertitudes pour se soigner, et rendre plus probable l’avènement d’une situation où les patients sont plus à même de fréquenter les services. On pourrait ainsi évoluer vers la mise en place progressive en banlieue d’un schéma de financement équitable, solidaire et pérenne. Les menaces qui pèsent sur l’environnement, notamment de la banlieue, ont un impact potentiel majeur sur l’état sanitaire des populations, et pourtant toutes échappent à ce que l’on définit dans notre pays comme la politique sanitaire. Il est évident qu’au niveau de la banlieue, plus qu’ailleurs, les problèmes de santé ne peuvent être résolus par une démarche strictement sanitaire et donc la densification du système de soins ne suffit manifestement pas.  
Même si l’administration sénégalaise est très peu perméable à des logiques qui impliquent un décloisonnement des appareils, nous devons, malgré tout, essayer de mettre en place des espaces de concertation et de médiation avec comme exigence majeure, l’opérationnalisation de la multisectorialité. Au niveau déconcentré, cette dernière doit être prise en charge par les représentants de l’Etat que sont les préfets et les sous-préfets. Ces espaces peuvent permettre aussi de contribuer au développement durable et à l’institution d’une bonne gouvernance en termes de transparence, d’efficacité, mais aussi d’intégration et de rationalisation des interventions du secteur public et privé. Une définition élargie du système de santé non limitée, comme c’est souvent le cas, au seul système de soins et incluant les déterminants environnementaux, sociaux et culturels d’état de santé, permet aujourd’hui de jouer plus sur les causes que sur les conséquences sanitaires. Réciproquement, une conception élargie de l’aménagement du territoire incluant les questions de santé publique, pourrait constituer un levier important de développement économique. Trop d’évènements et d’évolutions (inondations, crise financière etc.) contribuent à distancer, à séparer, à ignorer ce qui nous concerne collectivement ; le service public est l’enjeu de la résistance à ce cours de déconstruction sociale et symbolique. La santé comme droit humain essentiel, droit constitutionnel et bien pour la société en est non seulement l’expression, mais aussi le cœur de son élaboration démocratique.  
Au début de ce 21e siècle, le secteur de la santé au Sénégal surtout au niveau de la banlieue est confronté à trois défis majeurs : l’équité en ce qui concerne l’accès aux soins, le deuxième défi concerne la qualité des soins et le troisième est relatif à celui du financement de la santé. Face à ces défis, nous menons la réflexion en fonction de trois grands objectifs : d’abord, contribuer à l’élaboration de politiques urbaines favorisant la santé et qui mettent l’accent sur les relations réciproques entre population, environnement, mode de vie et santé, ensuite, encourager les modifications organisationnelles et institutionnelles qui vont dans le sens d’une plus grande coopération entre les principaux secteurs de l’administration urbaine et enfin, promouvoir l’approche communautaire/participative. Le but étant de réaliser un juste équilibre entre les besoins et l’offre, entre la centralisation et la décentralisation, entre les coûts et les effets, et conférer d’avantage de souplesse à l’ensemble du système de prestation de soins de santé y compris l’orientation recours. Finalement, la banlieue/santé doit être un endroit dynamique où les citoyens et les autorités établissent des relations et des processus qui leur permettent de collaborer pour s’attaquer à toute difficulté émergente. (Fin)  
Professeur Oumar FAYE Directeur de la Santé  
 
Déclarée forclose à Guédiawaye : L’opposition menace d’empêcher la tenue du scrutin 
Les coalitions de l’opposition que sont Benno Siggil Senegaal, And Liguey Sénégal d’Idrissa Seck et And Dekkal Ngor ont été déclarées forcloses pour les élections locales à Guédiawaye. Les responsables locaux qui rejettent la décision préfectorale, accusant le préfet de parti pris, menacent d’empêcher la tenue des élections dans ce département si l’autorité ne revient pas sur sa décision. 
 
Les élections locales sont parties pour être troublées dans le département de Guédiawaye si rien n’est fait. En effet, déclarées forcloses par le préfet de Guédiawaye, les coalitions de partis de l’opposition dite significative ont catégoriquement rejeté hier la décision de l’autorité préfectorale. ‘Nous ne pouvons pas accepter d’être déclarés forclos, car nous étions dans la préfecture avant l’heure de clôture de dépôt des listes de candidatures’, clame Babacar Ndiaye Ngaraf, tête de liste de la Coalition Benno Siggil Sénégal dans la commune de Wakhinane Nimzat. Ainsi, explique-t-il, ‘presque toutes les coalitions de l’oppositions ont été déclarées forcloses par le préfet qui a préféré prendre les listes de la Coalition Sopi 2009 et fermer la porte aux listes de l’opposition. C’est inadmissible’.  
Pour trouver une solution à leur forclusion, les coalitions concernées (Benno Siggil Senegaal, And Ligueyal Senegaal, And Dekkal Ngor) se sont retrouvées hier pour faire face à la décision du préfet de Guédiawaye. C’est ainsi qu’un collectif des coalitions pour la défense de la démocratie a été mis sur pied. ‘Ce collectif regroupe tous les membres des partis concernés par la forclusion que nous jugeons illégale’, martèle l’un des candidats investis à la mairie de Wakhinane Nimzat. Et comme première mesure, le collectif rencontre ce jeudi le préfet de Guédiawaye à 10 h pour se plaindre de la situation. ‘Nous allons lui faire comprendre que sa décision est illégale, car nous étions dans les rangs. Et comme il y avait beaucoup de monde, nous avons attendu sagement notre tour pour déposer. On ne peut donc pas comprendre qu’on nous déclare forclos au profit des listes de la Coalition Sopi 2009’, fulmine Babacar Ndiaye Ngaraf qui s’étonne que le préfet puisse ‘favoriser’ le parti au pouvoir ‘au point de commettre une telle forfaiture’.  
Si l’autorité préfectorale ne revient pas sur sa décision, le collectif des coalitions pour la défense de la démocratie ‘va empêcher la tenue des élections sur toute l’entendue de Guédiawaye. Et nous allons le signifier au préfet pour qu’il prenne ses responsabilités. Il n’y aura pas d’élections à Guédiawaye sans les listes de l’opposition’, menacent les membres de l’opposition. ‘Nous appelons donc les autorités à bien mesurer les conséquences de leur décision. Nous userons de tous les moyens pour que les élections ne se tiennent pas à Guédiawaye sans l’opposition. Ce sera des élections truquées et nous ne l’accepterons pas’, avertit le porte-parole du collectif.  
Georges Nesta DIOP  
 
Agriculture  
Pour une sécurité alimentaire : Le Cncr promeut l’exploitation familiale 
Les politiques visant à aider les petites exploitations familiales doivent être au cœur des initiatives, si l’on veut améliorer de manière durable la sécurité alimentaire dans nos pays. Telle est la conviction du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr). Malheureusement, de nombreuses contraintes plombent encore cette activité.  
 
Face à la crise alimentaire sans précédent, caractérisée par une hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité, le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) promeut l’exploitation familiale. Pourvu qu’elle soit productive, compétitive et durable au point de se traduire par l’amélioration des revenus des paysans, de leur cadre de vie et des relations sociales des populations rurales en général. Cette position des acteurs ruraux a été rendue publique hier par leur président, Samba Guèye, au cours de l’atelier de trois jours consacré à la réponse paysanne face à l’insécurité alimentaire. ‘La crise alimentaire : les voix paysannes vers les voies de la souveraineté alimentaire’ est le thème de cette rencontre au cours de laquelle les participants ont unanimement reconnu que les exploitations familiales sont la clé de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté dans nos pays fortement touchés par l’accroissement démographique, l’exode rural et l’urbanisation croissante.  
Cette idée rejoint celle déjà émise par le Fonds international de développement agricole (Fida) pour qui les politiques visant à aider les petites exploitations familiales des pays en développement doivent être au cœur des initiatives prises à l’échelle mondiale, suite à la flambée des prix des produits alimentaires. Ce n’est qu’ainsi, d’après le Fida, qu’il sera possible d’améliorer de manière durable la sécurité alimentaire dans les pays pauvres.  
Seulement, les ruraux déplorent les nombreuses contraintes auxquelles ils font face car, jusqu’à une date récente, ce sous-secteur ne bénéficiait pas d’une reconnaissance proportionnelle à son efficacité. Les petits exploitants étaient, en effet, considérés comme faisant partie du problème de la pauvreté alors qu’en réalité, ils constituent un atout essentiel pour la planète et peuvent jouer un rôle de premier plan, en particulier pour ce qui concerne l’augmentation de la production vivrière, la croissance économique et le développement. Un facteur qui fait que les exploitations familiales, pourtant essentielles pour l’alimentation et les produits d’exportation, sont pénalisées par l’accès limité à certains facteurs de production comme les intrants et équipements, et par la concurrence liée à la mondialisation et aux politiques agricoles protectionnistes des pays du nord.  
Au cours de cet atelier international qui prend fin demain, vendredi, l’organisation paysanne a rappelé sa principale mission qui est de travailler, d’une part, à favoriser un partenariat entre l’Etat et les autres partenaires publics et privés et, d’autre part, à l’émergence et le développement d’une plate-forme de concertation entre les organisations paysannes de la région Afrique de l’Ouest. Et c’est dans ce sens qu’elle compte mener une réflexion pouvant déboucher sur une stratégie qui permettra d’accroître durablement la productivité de l’Agriculture et de préserver l’environnement. Il s’agira aussi d’asseoir une bonne gouvernance et de renforcer les mécanismes de dialogue et de négociations inter-organisations de producteurs.  
Ibrahima DIAW  
 
Halte au dilatoire ! 
 
Voilà sept mois qu’une agression policière est arbitrairement exercée sur deux journalistes : Kambel Dieng et Kara Thioune. Les auteurs de la forfaiture du 21 juin 2008, bien qu’ils soient identifiés, ne sont pas inquiétés. Moins de trois mois après, le 17 août précisément, les locaux des rédactions de l’As et de 24 heures Chrono sont saccagés par des nervis. Les assaillants sont condamnés au moment où le présumé commanditaire, reconnu et connu, se pavane en toute impunité, à Dakar et à l’intérieur du pays. (Mieux, il est libre comme l’air et nargue son monde.) Certes des procédures sont enclenchées, mais la presse reste vigilante, en exigeant, aujourd’hui plus qu’hier, que justice soit rendue. C’est bien cette posture, restée constante malgré les manœuvres de division du pouvoir en place, qui a motivé les différentes actions menées jusque-là, par le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj), de concert avec le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics) et avec l’implication des forces éprises de justice. 
Bien malheureusement, les cris d’indignation et les appels au respect des Droits de l’Homme ne sont ni entendus ni traités avec l’attention qui sied. La longueur des procédures ne saurait être expliquée que par une tentative d’endormissement de la Presse. Une volonté d’anesthésier la détermination de la presse sénégalaise décidée à se battre jusqu’au bout… du droit. Cette démarche, bien sournoise, est inacceptable en ce qu’elle remet en cause le droit de chaque citoyen à réclamer justice, lorsque ses droits les plus élémentaires, sont bafoués au vu et au su de tous. Qu’il s’agisse de l’agression policière contre Kara et Kambel ou du saccage de l’As et de 24 Heures Chrono, il ne manque en effet pas d’éléments probants qui puissent nécessiter, à tous égards, la poursuite des procédures. 
Les gesticulations et autres actes superficiels tendant à faire croire que l’Etat était résolument engagé dans la voie de l’administration de la Justice, ne sauraient casser notre détermination. Ces signes ne trompent plus personne. Car, en vérité, les maintes assurances des autorités en charge de ces affaires sont confondues par la réalité des actes posés. Les dossiers dorment de fait dans les tiroirs et la procédure d’audition du commanditaire du saccage des deux rédactions est diligentée avec une vitesse d’une tortue. 
Que les autorités engagées dans cette opération d’étouffement de dossiers judiciaires se le tiennent donc pour dit. L’option prise par elles, d’une justice à plusieurs vitesses, ne saurait cependant constituer un motif de découragement ou de lassitude pour le Cdpj à réclamer que justice soit faite. Au nom de la démocratie que le Sénégal a choisie comme modèle. Ainsi, il en restera toujours des hommes et des femmes prêts à défendre des principes d’égalité devant la loi, de quelque bord que le citoyen impliqué se trouve. 
En effet, ce principe immuable devant faire foi en toutes circonstances, les auteurs de l’agression contre les deux journalistes et le commanditaire du saccage de ces rédactions ne doivent bénéficier d’aucun privilège dans le traitement de leurs dossiers ou d’une quelconque protection. C’est une exigence démocratique et une nécessité morale de dire le droit dans ces affaires. Car, autant de faits similaires imputés à des citoyens ont été punis. Pourquoi ne le seraient-ils pas pour les personnes citées dans la commission des délits punis par la loi ? Laquelle est faite pour toutes les couches et catégories sociales comme professionnelles. A moins qu’on démontre, une fois de plus, que la responsabilité des citoyens dans des délits cités et dans des crimes commis dépend essentiellement de la position où l’on se trouve et de la proximité qu’on a avec l’autorité (le prince). Dans quel cas, il y a de quoi s’inquiéter et avoir peur pour la République. 
Le Cdpj réaffirme aux autorités toute sa détermination à garder intacte la mobilisation de ses membres et à poursuivre sa campagne de dénonciation d’une Justice à double vitesse jusqu’à ce que le Droit soit rendu dans ces deux affaires. Et ce n’est certainement pas en exerçant un chantage qui ne dit pas son nom ; consistant à bloquer la subvention de 300 millions de francs Cfa légalement alloués à la presse, qu’elles réussiront à faire fléchir les positions ici exprimées. 
Fait à Dakar, le 21 janvier 2009 
Le Comité pour la Défense et la Protection des Journalistes 
NETTALI.COM : 
JEUDI 22 JANVIER 2009 - YOUSSOUPHA DIOUF, RESPONSABLE GENERATION DU CONCRET DALIFORT 
"Karim Wade est candidat à la mairie du Point E" 
NETTALI.NET - Plusieurs membres de la génération du concret sont investis sur les listes de la Coalition Sopi. C’est le cas à Dalifort malgré les rumeurs persistantes faisant état de la mise à l’écart des camarades de Karim Wade. Selon Youssoupha Diouf, cinq membres de la génération du concret sont investis sur les listes de la Coalition Sopi. Diouf révèle par ailleurs que Karim Wade est candidat à la mairie du Point E et investi sur la liste proportionnelle de Dakar. 
 
« Nous sommes cinq à être investi sur les listes de la Coalition Sopi. Il s’agit de moi, de Pape NDiaye, de Pape Loum, d’Abdoul Khadre Sylla, de Lamine et Alpha Ly. Kansoubaly Ndiaye a abattu un excellent travail de supervision. Nous sommes vraiment satisfait » a affirmé Youssoupha Ndiaye qui a joint Nettali pour apporter un démenti aux rumeurs faisant état de la mise à l’écart des membres du mouvement dirigé par le fils du président. 
Interpelé sur la volonté de la Génération du concret de faire main basse sur les collectivités locales, Diouf déclare : « notre objectif est que la coalition Sopi gagne la commune. Il est trop tôt pour parler de victoire. Il faut d’abord que l’on se concentre sur la campagne électorale » avance t-il. 
Quant à la présence suspecte de Karim Wade à l’hôtel de Dakar hier soir, M Diouf s’empresse de révéler que Karim Wade est candidat à la mairie du Point E et qu’il ira à l’assaut de la mairie de Dakar car il est investi sur la liste proportionnelle. « Notre objectif est de faire de Karim Wade le prochain maire de la ville de Dakar » conclut-il. 
 
 
 
R E A C T I O N S : 
Je crois que si karim wade est candidat à la mairie du point E , ça donnera l’occasion au senegalais de trancher le débat, s’il est battu dans son propre fief,il devra mettre un terme à sa supposée carrière politique mis en branle juste parceque qu’il s’est emparé des milliards des senegalais sous le couvert des sentiers de l’OCI. Dans aucun pays au monde,mis à part les dictatures et les monarchies,une personne ne peut gérer autant d’argent et refuser sous la bénédiction de son père , de se soumettre à la justification devant ceux à qui appartienne tout cet argent qu’est le peuple. Karim devrait avoir honte de vouloir se présenter devant les senegalais en sachant en âme et conscience qu’il leur a volé des milliards, qu’il a contribué à faire brader les ICS, la SAR , lE MERIDEIN PERÉSIDENT, SUDATEL , LA SONACOS,LE PORT AUTONOME DE DAKAR , L’AMERICAN MILLENIUM CHALLANGE ,LE PATRIMOINE FONCIER À DAKAR...Mais tout ça , ce n’est pas grave , les senegalais ont une première occasion de l’apprécier même si les sondages lui ont donné déjà une idée claire qu’ils ne l’apprécient pas ! Je ne manque pas cependant de m’inquiéter du goût immodéré de certains de nos compatriotes et la facilité avec laquelle ils peuvent se faire corrompre avec l’argent. J’ai vu des gens huer Karim Wade à Montréal lors de son procé avec SJD, aller faire le pieds de grue devant son hotel, espérant lui retirer une petite portion de nos milliards qu’il a englouti dans des comptes tapis au Maroc, à Dubai et autres monarchies arabes....ses amis. senegalais levez vous, seul les peuples debout sortiront des difficultés de toutes sortes que nous connaissons dans le monde d’aujourd’hui. 
 
MERCREDI 21 JANVIER 2009 - SACCAGES DES LOCAUX DE L’AS ET DE 24 HEURES CHRONO 
Comment Wade protège Farba Senghor 
 
NETTALI.NET - Le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj) qui s’est réuni ce mercredi 21 janvier, a encore fustigé l’attitude des autorités qui essayent d’étouffer dans l’œuf les affaires d’agressions des journalistes Kambel Dieng et Karamokho Thioune et de saccages des locaux de L’As et de 24 Heures Chrono. La réunion s’est tenue en présence des avocats du Cdpj qui trouvent inadmissible que l’on cherche à protéger des personnes ayant exercé des actes de délinquance. 
 
Existerait-il un plan déroulé par l’État et visant à protéger Farba Senghor contre toutes poursuite judiciaires ? Le Cdpj et ses avocats en sont convaincus. Sinon, comment expliquer que le dossier concernant Farba Senghor accusé nommément d’être le commanditaire des saccages des locaux des quotidiens L’As et 24 Heures Chrono. L’enquête menée par la police sur cette affaire a permis l’arrestation et la condamnation des membres du ’’commando’’ chargés d’exécuter la sale besogne. Tous les éléments de l’enquête confirmés par des membres du ’’commando’’ désignent Farba Senghor comme étant le commanditaire de ces actes barbares qui heurtent violemment la conscience de tous les démocrates. 
Farba Senghor avait été démis de ses fonctions ministérielles, et les autorités avaient donné l’assurance que le dossier ira jusqu’à son terme. D’autant plus, déclaraient-elles, qu’une fois la mise en accusation votée par l’Assemblée nationale et le Sénat, Farba Senghor allait être jugé par la Haute cour de justice. Seulement, le dossier traîne depuis, Farba Senghor est toujours libre de ses mouvements, et continue à se distinguer par son arrogance et ses attitudes « barbares ». Témoin, les actes de violence qu’il vient d’exercer sur notre reporter Ndèye Khady Lô qui couvrait à la préfecture les évènements marquants la clôture du dépôt des listes de candidatures aux élections locales. 
Le Cdpj ne comprend donc pas qu’un tel individu continue toujours de pavaner, alors que des dossiers de justice le concernant, traînent toujours. Face à la situation, les interrogations ne manquent pas. Au cours de la réunion du Cdpj, un de ses avocats qui était présent, Me Demba Ciré Bathily résume ainsi la situation. Pour Me Demba Ciré Bathily, le fait que le dossier concernant Farba Senghor dans cette affaire de saccages des locaux des quotidiens L’As et 24 Heures Chrono soit confié à la Haute cour de justice et non à une juridiction de droit commun, est la preuve qu’on cherche juste à brouiller les pistes pour faire échapper l’ancien ministre des griffes de la justice. Ainsi, pour Me Demba Ciré Bathily, le dossier concernant Farba Senghor doit être remis à une juridiction de droit commun. Mais, il est devenu maintenant « un dossier politique et son évolution dépend de l’évolution politique ». Pour lui, il a été transmis à la Haute cour de justice « juste pour brouiller les pistes ». 
Ce que semble confirmer Me El Hadji Diouf, lui aussi présent à la réunion, et qui soutient que « l’État n’a pas la volonté de faire évoluer le dossier et cherche à l’étouffer ». Me El Hadji Diouf qui est député à l’Assemblée nationale révèle que cette affaire Farba Senghor ne fait pas partie des dossiers qui seront examinés par l’Assemblée lors de sa prochaine séance. Les avocats tout comme les membres du Cdpj sont d’avis que les agressions sur Kambel Dieng et Karamokho Thioune, ainsi que les saccages des locaux des quotidiens L’As et 24 Heures Chrono risquent de connaître le même sort que celle de l’agression sur Talla Sylla. 
Les participants à la réunion du Cdpj en appellent à une justice indépendante et digne. C’est pourquoi, ils ont comptent saisir la Haute Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Leur porte-parole du jour, Madior Fall annonce que leur plan d’action qui a démarré par la publication commune d’un éditorial à travers les différentes publications, v se poursuivre dans les prochains jours. Le Cdpj envisage d’organiser une marche et de mener une campagne internationale. 
 
DEPOT DES LISTES DE CANDIDATURES A DAKAR 
Que manigancent Karim Wade et Pape Diop ? 
 
NETTALI.NET - A quelques minutes du délai pour la clôture du dépôt des listes de candidats aux élections locales, on s’active au niveau des États-majors politiques. Partout, les tractations sont en train d’être menées. A la préfecture de Dakar où nous nous sommes rendus pour avoir le point sur les partis et coalitions qui sont en train de déposer leurs listes de candidats, nous n’avons pu accéder dans les locaux. 
 
C’est à l’hôtel de ville de Dakar que les principaux responsables libéraux de la capitale, se sont donnés rendez-vous avec leurs alliés. D’intenses négociations s’y mènent en ce moment. Et, selon les témoignages que nous avons en ce moment, ces négociations se mènent âprement dans le bureau de l’actuel maire de Dakar, Pape Diop. Le fils du président de la République, Karim Wade à qui l’on prête des ambitions politiques, c’est à dire de diriger la mairie de Dakar, en attendant de succéder à son père, multiplie les va-et-vient sur les lieux. Rien qu’en cette soirée, Karim Wade est venu à trois reprises à l’hôtel de ville de Dakar et s’est enfermé à chaque fois avec Pape Diop dans son bureau. Pour cette troisième fois, Karim Wade est rejoint par Hassan Bâ, un autre responsable de la Génération du concret. Au même moment, les défilés de 4X4 se multiplient dans l’enceinte de l’hôtel de ville où on note une foule immense de militants. 
Le maire de la commune d’arrondissement de Dakar-Plateau, M. Fadel Gaye dont on dit qu’il pourrait perdre son fauteuil au profit de Farba Senghor est également présent. Même si c’est ce dernier qui a été chargé par la direction du Pds pour superviser les investitures dans cette commune, Fadel Gaye indique que, investi ou pas, il mènera campagne pour son parti, en militant discipliné. D’ailleurs, son rival est arrivé lui aussi sur les lieux alors qu’il était 23H15. 
Du côté de la préfecture, on nous signale la présence de Waly Fall de Rewmi qui est le maire de la commune d’arrondissement de Dieuppeul – Derklé. Affaire à suivre. 
 
XALIMA.COM : 
Karim, ce paresseux 
Karim Wade est un personnage pour le moins spécial dans la jungle politique sénégalaise. Voila un monsieur qu'on dit intelligent, à la limite même doué mais dont l'attitude est tout à fait contraire à ces traits de caractère qu'on lui prête. En effet depuis qu'il a été mis en orbite, Wade junior a tout fait avec sa clic pour se donner une image d'une personnalité diffèrente, voire complètement à part dans le champ politique sénégalais. D'ailleurs le nom de "génération du concret" qu'il donne à son (...) 
Par : Mouhamadou SOW , jeudi 22 janvier 2009 
Karim Wade est un personnage pour le moins spécial dans la jungle politique sénégalaise. Voila un monsieur qu’on dit intelligent, à la limite même doué mais dont l’attitude est tout à fait contraire à ces traits de caractère qu’on lui prête. En effet depuis qu’il a été mis en orbite, Wade junior a tout fait avec sa clic pour se donner une image d’une personnalité diffèrente, voire complètement à part dans le champ politique sénégalais. D’ailleurs le nom de "génération du concret" qu’il donne à son mouvement est très symbolique même si derrière c’est un vide, y’a du tout sauf du concret ! Ces messieurs opportunistes jusqu’à la moelle des os sont ont fini aussi de montrer à la face du monde que après tout ce sont des paresseux de premier ordre incapables de rien assumer. Ils se cachent derrière des incapables comme eux pour mener leurs activités. Certains diront que c’est stratégique, mais ce n’est nullement le cas. La réalité est que ces "concrétistes" sont des faux. Karim et sa bande doivent savoir que le Sénégal n’est pas né en 2000, ce pays a une histoire et des hommes et femmes valeureux ont toujours porté le combat pour le bien être des sénégalais depuis des siècles. Ablaye Wade a eu sa part dans la construction de notre pays même si une fois au pouvoir, il a tout détruit jusqu’à mettre en ruine tous les efforts entrepris par les dignes fils du Sénégal. Nous n’accepterons jamais que notre pirogue soit piloté par des paresseux surtout des gens qui ne savent pas nager. Ces arrivistes doivent piller et se taire, c’est déja suffisant comme ça ! Ce pays ne sera jamais dirigé par ce grand paresseux qui n’est sénégalais que sur sa carte d’identité obtenue après 2000.Nous ne l’accepterons jamais, nous sommes prêts à défendre ce pays qui est notre seule patrimoine sur ce monde. Si cela ne dépendait que de wade fils, il n’y aurai jamais eu l’alternance politique pour laquelle tout un peuple s’est battu. Ce que Karim veut faire c’est de l’usurpation et ça ne passera pas inchalla. Peut être pense t il que avec un père diplômé en ruse il peut arrivé à ses fins, mais il se trompe car Wade est à bout de souffle, ce vieux n’a pas plus vingt années devant lui, il va tôt ou tard débarrasser le plancher. Et en ce moment là, ce sera une autre génération composée de jeunes et de femmes enracinées dans le Sénégal des profondeur qui n’ont aucun complexe, qui vont prendre en main le destin de ce pays que nous chérissons tant. Jamais nous ne leguerrons notre barque à des gens qui n’ont que la ruse, la tricherie, le mensonge comme arme. La paresse de cette génération est tellement concrète qu’elle se manifeste toujours au quotidien. Si aujourd’hui ces individus utilisent la PDS pour se faire des places dans les collectivités locales, c’est parce qu’ils ont peur car ils seraient laminés si ils avaient présenté leurs propres liste. Malgré tout ils seront sanctionnés le moment venu. Demain, il fera jour et toute cette bande de paresseux vont fuir ce pays à commencer par leur chef qui à coup sûr n’ira pas se réfugier à Kébémer, encore moins à Nangalma ou à Keur ayib quand se mettra en place la résistance. A ces messieurs nous leurs demandons de bien méditer sur cette pensée perasane " la paresse est le commencement de la misère".  
L’extinction du soleil pour bientôt ? Par Bacary GOUDIABY. 
En regardant autour de nous, on est amené à se poser cette question concernant cette apocalyptique prévision. 
 
« Jusqu’ à l’extinction du soleil… ». C’est le refrain que nous chantait Idrissa Seck au plus crucial des accusations portées contre lui concernant le détournement du budget destiné à la réalisation des fameux chantiers de Thiès. 
 
A suivre le chassé-croisé au sein du parti au pouvoir au Sénégal, on en vient à se demander s’il ya vraiment un pilote dans l’avion. Des amis d’hier deviennent des ennemis impitoyables qui se servent de la constitution pour parvenir à leurs desseins funestes. 
 
Alors que les observateurs attentifs à la vie politique sénégalaise n’ont pas fini de saluer la démarche courageuse de Macky Sall qui a administré là la preuve irréfutable d’un courage politique certain. Et c’est un tel courage qui fallait saluer. D’autant plus que le fait est rarissime dans les arènes politiques africaines. On ne quitte généralement pas un parti majoritaire et surtout pas de façon si ostentatoire. Et malheur à l’imprudent atteint de myopie politique qui s’aventurerait à le faire. Il n’aurait pas assez du restant de sa vie pour expier l’impardonnable crime dont il se serait rendu coupable. Macky Sall l’a fait ! Et tout le mérite lui en revient. Son combat ne semble pas terminé puisqu’il n’aurait pas obtenu le précieux document de reconnaissance de son parti de la part du ministère de l’intérieur sénégalais. Pendant ce temps, on se pose sérieusement la question à savoir si l’extinction du soleil est pour  
ôt. Car il ya quelques temps à travers des références plus ou moins mystiques, Idrissa Seck se défendait contre les accusations portés contre lui de détournement de milliards. En essayant de comprendre les vrais motivations du retour annoncé à grand coup de médiatisation dans la maison « paternelle » de l’ancien numéro deux du Parti Démocratique Sénégalais, ancien Premier Ministre et ancien Maire de Thiès, on pourrait pensé que ce dernier a « encore vu » par des révélations que le poteau rose était sur le chemin d’être découvert. Puisqu’il affirmait lui-même que jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne pourra prouver qu’il avait détourné les sommes dont on l’accusait. Même ce confrère qui semblait être au courant des plus petits rumeurs du palais semblait être surpris par ce « non événement » de la vie politique sénégalaise. 
 
Pour certains analystes de la presse locale sénégalaise, le retour d’Idrissa Seck au sein de la famille libérale n’est pas seulement pour servir de bouclier contre des attaques du Pds et de son leader, mais aussi « régler » la question de la succession. Car comme l’a laissé entendre l‘intéressé lui-même, il est revenue pour la bonne et simple raison. Je le cite : « Je ne veux pas qu’il (Abdoulaye Wade ) (NDLR), nous laisse un pays en lambeaux qui sera difficile à reconstruire » Mais le retour en casserole d’Idrissa Seck et de sa formation, Rewmi, au sein de la famille libérale n’est pas gagné. D’abord certaines résistance s’or ganisenet de l’intérieur comme celle du député Aliou Sow qui affirme à qui veut l’entendre que : « le PDS n’est pas un lieu de refuge pour des politiciens en perte de vitesse et de repères, et le PDS ne cherche pas de roues de secours ». 
 
Mais tout laisse à penser que le véritable blocage sans pour autant se tortiller pour danser le « Bolokass » se trouve être le fils du président. Des sources très introduites et bien informées nous murmurent que le premier des descendants de la famille présidentielle a des « relations exécrables avec l’ancien Premier ministre », en raison notamment de leurs ambitions présidentielles communes. Ce qui pourrait expliquer, donc, pourquoi « Karim sonne la révolte contre son père » comme l’annonce nos confrères de Walfadjri qui constatent dans leurs colonnes « qu’après avoir reçu le pardon du père, Idrissa Seck doit faire face au fils, Karim Wade, qui ne "clignote" pas dans le même sens que son père ». 
 
« Tout ce qui m’opposait à Wade est désormais derrière nous » avait déclaré Idrissa Seck lors de sa conférence de presse avant de tenter de dérouler ses raisons du retour au bercail qu’il justifie par le fait que les sénégalais sont fatigués et inquiets, mais continuent de garder espoir puisqu’ils ont fondé sur la clairvoyance des autorités étatiques qu’ils se sont librement choisies et qui ont la ferme volonté de construire un Sénégal meilleur. 
 
En ce qui me concerne, j’aimerais y voir plus clair puisqu’ à la suite des événements ne semble pas être de bonne augure puisque l’extinction du soleil est pour bientôt. 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 23.01.2009
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