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L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
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Fichier électora
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
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Une mallette
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le crépuscule
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Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
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Mademba Sock ?
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Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
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Electricité
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qui croire ?
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patriotisme ?
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l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
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quelle Républiq
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TRAHISON ?
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Globale Folie
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véritables enjeu
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vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
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La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
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Machiavel
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L’Etat a t-il
hors course
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père & fils
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Y ' EN A MARRE !
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23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
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De l’Indignation
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REPONSES
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L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
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Violences scolai
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Emploi au Sénéga
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le Premier ministre n’a jamais eu d’existence

Finita la comedia !  
Souleymane Jules Diop Jeudi 23 Jui 2009 
De là, j’entends vos cris d’indignation. Mais il y a quelque chose de rassurant dans la dernière sortie de Karim Wade. C’est qu’au lieu de le rapprocher de son objectif déclaré qui est de s’emparer du pouvoir, chaque sortie l’en éloigne davantage. De sorte que si les libéraux tiennent à garder le pouvoir au-delà du mandat d’Abdoulaye Wade, ils devront sermonner ce politicien aventureux et le ramener à la raison. En plus d’être inutilement provocateur, je trouve la dernière sortie de Karim Wade sur son prétendu débat avec Ousmane Tanor Dieng risible. Il n’y a pas d’autre mot. Il apporte au microcosme politique sénégalais ce mélange de comédie outrée et de bouffonnerie triviale qui lui manquait tant. Son sweater anglais lui fait ressembler à un Jean Paul Gaultier turc, s’il ne le réduit pas à un mannequin arabe de mauvaise école. Au lieu d’être le cadre convaincant, ce qui était l’objectif de cette grossière mise en scène, nous avons découvert un homme qui essaie d’entrer dans la peau d’un comédien burlesque sans en avoir le talent. Nous avons eu par le passé des politiciens félons, mais nous n’en avons jamais eu d’aussi moribond. 
C’est donc folie que de penser faire de ce dandy en Ray Ban un homme d’Etat sérieux et un président. Il est devenu, avec sa bande de suiveurs qui le marquent à la culotte, un plaisantin de piètre réputation. Mais il ne faudrait pas s’en plaindre. La scène politique manquait cruellement de comédien. Il nous manquait quelqu’un pour tenir ce rôle que Meissa Wade remplit bien, quelque chose entre Koutia et Saa Neex, rôle que Farba Senghor a bien voulu jouer sans trop convaincre. Le chargé de la propagande du Pds se faisait lui aussi inviter inopinément sur les plateaux de télévision pour frayer sans discontinuer sur l’actualité politique nationale. Quand un journaliste se montrait désobéissant, il se payait sa tête en direct. 
Karim Wade nous fait oublier le politicien sec qu’il a toujours été, pour devenir un comédien détestable. Mais il est dans son rôle. Tout ceci est l’œuvre d’officines médiatiques qui lui font croire que tout est affaire de « com », quand ses sémillants intellos de l’immeuble Tamarro assurent que la politique se limite à inventer des slogans. Nous devons à ses « spécialistes anglais » cette nouvelle version adoucie du fils du président de la République, le « Karim light ». Il a déserté les tribunaux pour envahir les rédactions et les domiciles des responsables de l’opposition avec ses salamalecs. Ce sont ces spin doctors britanniques qui lui ont enseigné cette nouvelle camaraderie et cette humeur folâtre que le fils du président de la République traîne partout, depuis sa débâcle du 22 mars 2009.  
Le but de toute cette manœuvre est de montrer une gentille virilité et de quitter sa posture défensive. La vérité est que Karim Wade est une tapette, une grosse bouse. Et j’imagine de là le malheur qu’éprouve Abdoulaye Wade de s’être donné tant de peine pour rien.  
Ses spécialistes de l’image ont fait croire à Karim Wade qu’avec une bonne « com », il peut se passer d’un bilan à la tête de l’Anoci. Il est allé jusqu’au bout de sa logique, pris au piège de sa mise en scène, obligé de revenir à son lieu de rendez-vous. Mais si Ousmane Tanor Dieng s’était présenté sur les lieux, ce que ses communicants anglais refusaient d’envisager, Wade fils se serait retrouvé dans une bien délicate situation. Ils lui avaient déjà juré qu’Ousmane Tanor Dieng ne se déplacerait jamais. Pour s’assurer de ce fait, « le ministre d’Etat » a lui-même retenu la date et l’heure de son enfantillage.  
On ne peut pas reprocher aux responsables de Walfadjri d’avoir trempé dans cette besogneuse comédie. Nous devons retenir que le fils du président de la République a fait une descente musclée dans les locaux de Walfadjri, s’est emparé du micro et a décidé de la programmation du lendemain. Pourquoi Sidy Lamine Niasse, une si forte tête, l’a laissé tourner son court métrage jusqu’au bout m’échappe. Si les journalistes présents avaient des raisons de profiter de cette clownerie domestique, je trouve qu’ils ont été injustes envers Ousmane Tanor Dieng. Le patron du Parti socialiste mérite meilleur traitement. Encore qu’en l’espèce, Karim Wade fait preuve d’une effronterie caractérisée, quand on sait qu’il a obtenu aux dernières élections locales zéro bureau de vote et zéro centre de vote. Les mauvaises langues disent qu’il a voté bulletin nul parce qu’il ne savait pas comment voter. De quoi se prévaut-il donc pour se montrer aussi arrogant ? D’où tire-t-il cette impunité qui lui fait faire ce qu’il veut ? Les plus jeunes membres du bureau politique du Ps, Abdoulaye Vilane et Barthelemy Dias, ont tous été vainqueurs dans leurs municipalités respectives.  
Il a été reproché aux journalistes, parfois avec raison, d’avoir « fabriqué » Karim Wade. Ce qui vient de se passer est la preuve que le président de l’Anoci traîne les tares de son père. Il aime les médias. J’ai fait le pari, avec quelques amis journalistes, d’assurer un service minimum le concernant. J’ai eu une discussion féconde à ce sujet avec mon ami Mamoudou Ibra Kane. Je me suis juré, l’espace d’une quinzaine, de passer à autre chose. J’ai pensé que les échecs scolaires méritaient l’attention des médias. Le résultat est ce qu’il est. Quand les journalistes ne l’inventent pas à longueur de colonnes, c’est Karim Wade qui s’invite dans les médias. Le fils d’Abdoulaye Wade est persuadé que l’accomplissement de son destin monacal passe par l’adoration sans fin des journalistes. Il l’a dit à quelques journalistes venus à la rencontre entre les éditeurs de presse et le président de la République, « vous êtes mon seul problème ». Depuis lors, il travaille à les soumettre. Il a déclaré la semaine dernière son intention de lancer un groupe de presse, en y évoquant des salaires qui font rêver. Depuis lors, le téléphone de son conseiller en communication ne chôme pas. De nombreux journalistes lui manifestent depuis ce jour leurs bonnes intentions. Ceux qui sont encore dans les rédactions font attention de ne pas fâcher le prince héritier, au cas où il penserait à eux. Il est le premier à trouver, dans l’histoire du Sénégal, que plusieurs conseillers en communication ne suffisent pas, et qu’il lui faudrait un porte-parole payé par le contribuable. Eh bien, cet homme traîne une anomalie naturelle. Plus il est médiatisé, plus il est impopulaire. Caramba ! 
Cette nouvelle sortie est malheureusement une ratée. Il voulait se battre ou faisant semblant, il ne voulait pas débattre. Il s’est dit puisque monsieur Dieng n’est pas venu, donc monsieur Dieng a peur de moi. Monsieur Dieng étant un politicien, donc les politiciens ont peur de moi. Ce sont les inférences médiates auxquelles parvient ce cerveau aride. La vérité est que son comportement est celui d’un homme tourmenté. S’il n’avait rien à se reprocher, il ne se donnerait pas tant de peine pour se dédouaner à grands frais.  
S’il y a un bénéfice qu’on peut attribuer à cette sortie malheureuse, c’est d’avoir passé sous silence le énième report du Festival mondial des arts nègres (Fesman). Il s’agit d’un autre échec familial, puisque l’organisation de cet évènement a été confiée à un cousin de Viviane Wade et à sa fille Sindiely. Le ministre des Affaires étrangères, qui devait jouer les premiers rôles dans l’organisation de ce genre d’évènements, a été dessaisi au même titre que le ministre de la Culture. Les principaux collaborateurs du président de la République sont son épouse, son fils et sa fille. Tout ceci parait bien drôle, mais il faudrait prendre garde à ce que la comédie ne tourne au drame. Rien ne nous assure que les Sénégalais pourront continuer à supporter toute cette niaiserie. 
SJD 
 
Auteur: Souleymane Jules DIOP  
 
Seneweb.com : Jeudi 23 Jui 2009 
LE PARTI SOCIALISTE PERSISTE ET SIGNE SUR LA GESTION DE L’ANOCI « Des milliards pour satisfaire des gamineries » !  
Dakar, Seneweb.com - Les socialistes ne changent pas un mot sur ce qu’ils avaient dit à propos de la gestion de l’Anoci. Les camarades de Ousmane Tanor Dieng estiment qu’il y a une puérilité congénitale destinée à masquer la demande populaire sur la destination des 432 Milliards de Francs CFA, sur l’opportunité des dépenses engagées, sur le coût prohibitif des ouvrages routiers et sur l’opacité des conditions de passation des marchés d’infrastructures qui a favorisé des ententes délictuelles.  
«Il est d’ailleurs à peine croyable que les responsables de l’Anoci aient pu penser se suffire de tels exercices pour s’absoudre de toute responsabilité devant le peuple sénégalais». C’est du moins ce qui ressort d’un communiqué de presse du Parti socialiste, qui nous est parvenu hier. Les socialistes estiment qu’il s’agit là de la preuve d’une puérilité congénitale destinée à masquer la demande populaire sur la destination des 432 Milliards de Francs CFA, sur l’opportunité des dépenses engagées, sur le coût prohibitif des ouvrages routiers et sur l’opacité des conditions de passation des marchés d’infrastructures qui a favorisé des ententes délictuelles. A ce effet, le Parti socialiste réitère son exigence d’une reddition détaillée des opérations et des comptes de l’Anoci, combinée à un audit de ses structures et de ses activités, de ses méthodes et de ses procédures, par un cabinet qui offre des garanties sérieuses de professionnalisme, d’indépendance et de crédibilité. La même exigence, poursuit le communiqué de presse, «doit porter sur la nécessité de faire un audit d’opportunité et technique des ouvrages pour vérifier l’existence d’études préalables ainsi que leur conformité avec les normes sécuritaires et écologiques, sans compter l’inachèvement des travaux d’élargissement, d’aménagement et d’embellissement dont on nous avait promis la livraison clefs en main bien avant la tenue du Sommet».Le bureau politique du parti socialiste persiste et signe sur la gestion de l’Anoci : «La gestion de l’Anoci et des chantiers d’infrastructures soulève de légitimes interrogations, «restées sans réponse jusqu’ici, qui renseignent sur les violations graves des règles de transparence et d’efficience de la dépense publique».  
 
D’ailleurs, Tanor et Cie informent que «ces questions portent sur les frais de cette Agence qui, à eux seuls, ont englouti plus de 16 Milliards de Francs CFA de crédits de fonctionnement (salaires faramineux de ses dirigeants et de son personnel, honoraires et frais d’assistance comptable, frais de communication, dépenses de carburant, voyages,…etc) sans compter l’aménagement et l’équipement du 10ème étage abritant le bureau du Président du Conseil de surveillance qui ont coûté plus 687 Millions de Francs CFA pour satisfaire des gamineries». Ces questions, poursuit-ils «concernent également les prix et les décomptes des quantitatifs des dépenses d’investissement attachées à l’extension et à l’aménagement de routes sur un linéaire préexistant pour l’essentiel». Ainsi, ces questions concernent, en outre, note le document, «les coûts démesurés engagés pour la réfection partielle de l’Hôtel Méridien Président, les 8 Milliards de Francs CFA dépensés pour l’affrètement d’un paquebot-hôtel en pure perte, la réquisition à coups de milliards de chambres d’hôtel inoccupées, l’achat et la location de parcs automobiles restés curieusement immobiles, les 1 Milliard 400 Millions utilisés pour les cocotiers et des dattiers plantés sur la Corniche, les 300 Millions dépensés pour l’habillement, les centaines de Millions consacrés aux ouvrages d’art et aux graffitis sur les murs…etc».  
Auteur: ABDOULAYE BADJI  
 
Reussir - magazine : Jeudi 23 Jui 2009 
TROIS QUESTIONS A... YOUSSOUPHA SAKHO, DIRECTEUR DE L’ARMP : « Il n’ y aura pas de dérogation ni de particularité pour telle ou telle agence »  
REUSSIR- En marge de la cérémonie de présentation du rapport annuel de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), nous avons accroché son directeur général Youssoupha Sakho sur les chantiers d’audit lancé par cette structure. A cet effet, M. Sakho dit sans ambages que toutes les agences sont concernées par l’audit et qu’il n’aura pas de dérogation ou de particularité accordée à telle ou telle agence pour la crédibilité de l’ARMP. 
Qu’elle est la composition de la cellule d’enquête et son rôle ? 
Tout d’abord cette cellule n’a pas été inventée et que l’enquête a été inscrite dans le décret portant création de cette agence que je dirige. L’ARMP dispose d’un numéro vert et c’est une exigence sur la base de laquelle des dénonciations anonymes sont faites de même que sur le site pour permettre à la cellule de faire la lumière sur certains dossiers qui nous serons soumises. Cette cellule d’enquête est composée de spécialistes en passation de marchés et de juristes. 
Pensez –vous arriver à échéance compte tenu des enjeux autour des missions qui vous ont été allouées ? 
Notre mission est de proposer un processus continuel. Le processus de toilettage des textes est en cours et que même un consultant a été commis en ce sens. Les préoccupations seront prises en compte, les projets de texte vont être élaborés et soumis à l’autorité pour approbation. Cependant nous avons un code qui peut rivaliser avec les autres, nous avons en même temps un code d’application de l’administration des marchés. 
En auditant l’ ANOCI pensez-vous pouvoir aller au bout de votre mission ? 
Comme toutes les autres agences ciblées, les audits se feront car on a lancé un appel d’offre international pour l’acquisition d’un cabinet d’audit et qui a été financé par la banque mondiale. Il n’ y aura pas de dérogation ni de particularité pour telle ou telle agence. L’ARMP tient à sa crédibilité car c’est quelque chose de sacré et on en fera de même en 2010. 
Auteur: Abdou FALL (Stagiaire)  
 
LE SOLEIL : 
MOUHAMADOU MOUNIROU SY, DOCTEUR EN DROIT PUBLIC : « La déclaration de politique générale est avant tout une épreuve de vérité » 
 
Docteur en droit public à l’Université de Toulouse, Mouhamadou Mounirou Sy est membre du Réseau africain de droit constitutionnel (Radc) et professeur à l’Université de Thiès. Dans cet entretien, M. Sy revient sur le sens de la déclaration de politique générale. Loin d’être une routine, dit-il, l’intervention du Premier ministre devant les députés est non seulement dictée par le constituant, mais aussi une épreuve de vérité. 
Quel sens donner à la déclaration de politique générale ? 
Au regard des dispositions qui émanent de la Constitution du 22 janvier 2001, la déclaration de politique générale revêt un cachet d’une importance capitale, et cela pour deux principales raisons. La première est d’ordre juridique et répond au souci d’un Etat de droit, c’est-à-dire la soumission de toutes les autorités au droit positif du Sénégal. C’est, la Charte fondamentale qui le prévoit de manière on ne peut plus précise dans son article 55. Ainsi, le texte dispose : « Après sa nomination, le Premier ministre fait sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale ». Donc, c’est à travers le respect de la Constitution, tant au niveau de sa lettre que de son esprit, que l’on peut appréhender le premier sens de cette déclaration. La seconde est d’ordre politique. Le gouvernement incarne l’Administration centrale par excellence et se veut la cheville ouvrière du pouvoir exécutif. En tant que bras armé, son objet premier est la réalisation concrète des orientations générales du président de la République. Lorsque celui-ci définit la politique de la Nation en rapport avec les promesses électorales répondant aux multiples sollicitudes des populations, aux exigences de l’heure, l’article 53 souligne que « Le Gouvernement conduit et coordonne la politique de la Nation sous la direction du Premier ministre ». Donc, il paraît bien normal et même souhaitable que le Premier ministre, qui n’est que le Premier des ministres, vienne devant les représentants de cette Nation-même, par un dialogue civilisé, riche et fécond, décliner et définir la voie à suivre, les objectifs escomptés et les moyens à mobiliser pour bien et mieux conduire et coordonner la machine administrative. 
Est-ce un exercice de routine ou y a-t-il des dispositions constitutionnelles qui en font une obligation ? 
Comme on l’a dit tantôt, la déclaration de politique générale du Premier ministre relève de la Constitution qui est la source et le socle de notre droit positif. C’est d’elle que trouvent leur validité, leur force juridique et leur légitimité toutes les autres normes qui lui sont inférieures. En l’espèce, l’article 55 prévoit cette opération de manière très claire et dispose en ces termes : Après sa nomination, le Premier ministre fait sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Cette déclaration est suivie d’un débat qui peut, à la demande du Premier ministre, donner lieu à un vote de confiance. En cas de vote de confiance, celle-ci est accordée à la majorité absolue des membres de l’Assemblée nationale. Loin d’être une routine, même si ce passage devant les députés a l’air d’une redondance, l’intervention du Pm est dictée par le Constituant et le faire, c’est se conformer au droit. 
Quels crédits donner aux engagements pris par le Pm devant les députés ? 
Ses engagements restent politiques, mais la suite pourrait avoir des incidences juridiques de taille. La Constitution estime que le débat peut donner lieu à un vote de confiance qui pourrait, en cas de succès, renverser le gouvernement et susciter par la suite la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République. Ce phénomène est une des caractéristiques du régime parlementaire. 
Dans un régime présidentiel (Sénégal) quelle est la portée de la déclaration de politique générale ? 
Contrairement aux apparences, le régime politique du Sénégal, selon la typologie établie par le Professeur Maurice Duverger et systématisée par notre maître, le doyen Georges Vedel, est et demeure parlementaire. Le Sénégal vit un régime représentatif avec l’Exécutif. Le gouvernement est, en l’occurrence, responsable devant le Parlement. La séparation des pouvoirs entre l’Exécutif et le Législatif est, non pas rigide comme l’exige un régime présidentiel, mais souple parce qu’elle met en place une étroite collaboration entre les deux pouvoirs qui, peut-être pour se conformer au vœu de Montesquieu, « doivent aller de concert ». C’est pour cette raison que cette déclaration révèle l’état de santé de la démocratie sénégalaise et constitue le thermomètre qui mesure la température des rapports entre l’appareil gouvernemental, la majorité parlementaire et l’opposition. C’est également un baromètre qui permet de juger et de jauger la capacité de cohabitation entre ces trois acteurs pour faire améliorer l’appareil administratif, la production législative et la conscience citoyenne quant à la gestion de l’appareil d’Etat. . 
Êtes-vous satisfait de la manière dont cet exercice est fait au Sénégal ? 
Tout dépend des conjonctures. Actuellement, les Sénégalais attendent beaucoup du nouveau Gouvernement. C’est la fin de l’année scolaire et universitaire. Les crises restent pendantes et en veilleuse. Les inondations, l’hivernage sont à nos portes. Loin d’une certaine prise de conscience des jours difficiles, il lui faut une prise de conscience certaine. Il faut aller au-delà des gageures, éviter le dilatoire qui rivalise avec le folklore et la comédie. Cet exercice est avant tout une épreuve de vérité. Vérité dans la conception des idées ; vérité dans la définition des objectifs et vérité dans les moyens optimaux et rationnels à déployer. 
En quoi peut-on améliorer ce rituel au profit du Sénégal et des Sénégalais ? 
Définir les priorités. Et pour cela, établir au sein de la Constitution une date précise pour son passage à l’Assemblée. Intégrer les langues nationales pendant la déclaration et donner plus de temps de parole à l’opposition lors des débats. Ainsi, le peuple sénégalais sera plus édifié et l’éthique politique y gagnera. 
Propos recueillis par Abdoulaye DIALLO 
GOUVERNEMENT-PATRONAT : Le dialogue social mis à mal par les querelles sur la dette 
 
Les rencontres se poursuivent entre le gouvernement et le patronat, après la sortie du Ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop qui maintient que l’Etat ne doit plus un sou au secteur privé. Le ministre d’Etat, de la Fonction publique, et des Organisations professionnelles M. Habib Sy, voulant relancer le dialogue social, a rendu visite hier à la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (Cnes) qui persiste et signe, exhibant une ardoise de 30 milliards. 
Pour rappel, lors de la revue annuelle du Document de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (Dsrp) au Méridien Président, le ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop avait vivement critiqué les patrons qui faisaient état de dettes impayées, notamment certains syndicats membres de la Cnes. Considérant que c’est un faux débat et une fausse querelle, le ministre d’Etat avait démontré, preuves à l’appui, « ne rien devoir aux entreprises privées ». Pour les dettes listées, elles concernent, selon lui des sociétés nationales et agences, comme la Sénélec, l’Agence autonome des Travaux Routiers (AATR) , etc. Par contre, a-t-il dit, « l’Etat a payé tout ce qu’il devait ». Cette déclaration avait été appuyée par le représentant du FMI. Au nom du patronat, Mor Talla Kâne avait apporté la réplique en arguant que les critiques ne s’adressent pas à Abdoulaye Diop. l’Etat nous doit, pas le ministre », dira-t-il. Revenant à sa démonstration, Abdoulaye Diop avait martelé que « la Cnes n’est ni représentative, ni responsable. Je discute de la dette avec le Cnp ». 
Habib Sy tempère 
En visite dans les locaux de la Cnes, Habib Sy a quant à lui rappelé « l’intérêt et l’attention particulière » que les autorités portent au secteur privé, vu son importance dans de l’économie nationale. « La CNES joue un rôle important et continuera toujours à le jouer », a dit le ministre. Toutefois, il n’a pas manqué d’interpeller la Cnes sur des questions comme celle des représentations syndicales. M. Sy a dénoncé la floraison de syndicats sociaux qui de dix-sept, sont passées à trente. Ce qui a provoqué un report des élections de représentativité. Alors qu’on constate des irrégularités dans le fichier où, sur 200 000 électeurs, seulement 47 000 sont inscrits. Pour résoudre ces dysfonctionnements, le président de la Cnes Mansour Kama a promis au ministre de se concerter avec les organisations en vue de « procéder à un recensement, car il faut tenir compte de la fermeture de certaines entreprises », a-t-il tenu à préciser. 
En outre, le ministre d’Etat a attiré l’attention des patrons sur le dialogue social qui, selon lui, « fait partie de notre culture qui permet d’anticiper sur les conflits, mais aussi d’apaiser les tensions. Des dispositions seront prises pour établir des comités de dialogue social », a dit Habib Sy. 
En conférence de presse aussitôt après le départ du ministre, Mansour Kama a rendu publique la lettre du 6 juillet au ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, dans laquelle il maintient que « plus de 30 milliards restent encore dus à des entreprises membres de la Cnes ». Mais, tout en citant le cas de Jean Lefebvre Sénégal qui « ne peut être passé par pertes et profits », il a ajouté qu’il n’allait pas polémiquer, et demandait simplement le règlement des sommes dues. Interpellé sur cette question, le président JLS M. Bara Tall, confirme que l’Etat lui doit plus de 10 milliards. « Je suis déterminé à rentrer dans mes fonds. Soit ils me les payeront, soit à mes fils », a-t-il lancé. 
461 FCfa 
C’est la parité avec laquelle le dollar américain, l’étalon international, semble flirter ces derniers jours. En effet, après avoir crevé le plancher des 470 FCFA, le billet flotte autour de 463 Francs, en-dessous du niveau « psychologique » des 500 FCFA autour duquel il oscillait au mois de février 2009. 
Fara Sambe, avec SMS Cissé et Fatou Gaye SECK (stagiaires) 
Une journée de lamentations 
 
Banderoles au vent et le verbe fleuri, ils ont marché jusqu’à user leurs savates sur le pavé dakarois ; ensuite, ils ont porté des brassards rouges jusqu’à ce que l’harmattan les délave ; enfin, de guerre lasse, ils se sont couchés dans un conteneur ou dans le hall d’un hôtel pour faire la grève de la faim. 
Ils se disent travailleurs dans un monde où le travail enrichit désormais chichement, ennoblit à petite dose, casse les corps et les esprits. En réalité, ces travailleurs croient encore aux vertus du travail en entreprise même s’ils sont, la plupart du temps, taillables et corvéables à merci, peu rémunérés et crachotés au loin comme des grains de jujubier, une fois la cassette de l’entreprise proprement siphonnée par des cols blancs. 
Ici et là, presque seuls dans leur lutte, ils enragent de ne pas être payés, de ne pas recevoir quelques milliers de francs. Ces travailleurs n’attendent apparemment plus rien des syndicats qui ont jauni à force de s’asseoir à la même table que les patrons. Couchés sur des lits de fortune, ils voient des politiques à leur chevet tenir des discours convenus, une meute de journalistes dans leur pas. 
Taillée à coups de serpe, voilà pour beaucoup l’image du monde du travail, aujourd’hui. Marx est mort. Les patrons paternalistes qui offraient décorations et maisons aux plus méritants en fin de carrière n’existent presque plus. Les travailleurs sont fatigués. Les luttes ouvrières n’intéressent même plus une des gauches saoûlée d’opium du peuple. On en arrive à être blasé. À considérer les grèves de la faim de travailleurs comme quelque chose de normal, de banal. On en arrive à s’habituer aux silences des syndicalistes, au cirque des politiques, à notre capacité à ne plus s’émouvoir de rien, à ne plus avoir la capacité de s’indigner devant l’inacceptable. 
On peut donc être gagné par cette apathie ambiante, par cette mondialisation de l’indifférence jusqu’à ce que, à l’écoute d’une radio, on entende un mot, une supplique, un cri du cœur qui vous bouleverse. Vous oblige à penser aux autres. 
L’autre jour, par exemple, écoutant d’une oreille distraite des travailleurs dire leur désarroi après de longs mois de labeur sans salaire, j’entends un de leurs responsables, dire une chose incroyable : « nous allons organiser une journée de lamentations devant la maison de notre patron. » J’en étais tout retourné. Une journée de lamentations devant un mur derrière lequel un homme ou une femme, pour des raisons diverses, tarde à répondre à des interpellations. La formule ne manque de nerf et, surtout, l’image qu’elle grave dans nos esprits est bien forte. C’est celle de la souffrance faite, au fil des mois sans solde, de privations au quotidien, de misères, de honte bue et de sentiments d’impuissance. Tout cela se raconte difficilement. Cela se vit. 
Dans les années 60, le président Senghor voulait que Dakar ressemblât à Paris. Les talibés et les petites gens de Dakar qui survivent, aujourd’hui, sur les trottoirs de la capitale sénégalaise nous disent que Dakar n’est pas Paris. Des travailleurs, dans leur malheur, nous soufflent que Dakar est leur Jérusalem. 
Une journée de lamentations, c’est, enfin, le miracle des incantations qui donnent du relief aux silences des syndicats. 
Prions pour le repos de l’âme de Marx et souhaitons un prompt rétablissement à la gauche et aux syndicats. 
Pour en finir, « Massla », faux marabout, effronteries d’ado 
Après avoir fricoté avec des filles mineures jusqu’à les féconder, des hommes, mis en geôle à cause de cela, promettent, à la barre du tribunal, de les marier, une fois sortis de prison. Le « massla » (arrangement) a encore de beaux jours devant lui. Ce « massla » qui permet aux familles de sauver la face et évite à tous de se poser des questions sur la sexualité hors mariage des adolescentes et des adolescents dans un pays où la précocité de la sexualité de cette tranche d’âge, le recul de l’âge au premier mariage et le faible recours de ce groupe à la contraception moderne sont mis en relief par des études scientifiques. 
Un ancien cuisinier officiant dans les cérémonies familiales, faux marabout, chérif de toc à la peau dépigmentée, vrai charlatan, photographie certaines de ses clientes, des femmes mariées, et les partage avec des amis, selon la presse. Scandale. « Nous vivons dans une société tourmentée », dit doctement un sociologue. Cette jeune fille dont des copines se photographient pour le feeling dans le plus simple appareil interpelle « les parents qui veulent continuer à éduquer leurs enfants de la même manière que leurs arrières grands-parents. Et pour des choses comme la sexualité, on refuse d’en parler, alors que tout le monde sait qu’elle devient chaque jour de plus en plus présente dans notre vie et notre environnement. » Diantre ! Des mots justes sortent de la bouche de cette effrontée. 
PAR El Bachir SOW 
 
POUR FAIRE FACE AUX INONDATIONS : Le ministre Karim Wade remet 15 motopompes en banlieue 
 
Le ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade, a offert, hier, à plusieurs quartiers de la banlieue dakaroise 15 motopompes, a constaté l’Aps. 
Composé de 10 machines d’une capacité de 400 M3/heure et de 5 de 300 M3/heure, ce matériel est destiné à leur permettre de faire face aux inondations. Ce geste a été fort bien apprécié par les populations sorties accueillir le ministre d’Etat Karim Wade. Le matériel a été remis au président de l’association Synergie des acteurs pour l’assainissement de la banlieue (Saaba), en présence de plusieurs notables de Pikine, Guédiawaye et Thiaroye. 
Avant de remettre le matériel, M. Wade, en compagnie de son porte-parole, Madior Sylla, et de sa chargée de missions, Mariétou Ndiaye, a sillonné les différents quartiers et sites auxquels les motopompes sont destinées. 
Partout où il est passé, des populations enthousiastes l’ont accueilli aux de cris de « Karim yowla » (Karim, l’homme de la situation, en wolof) accompagnés de salves d’applaudissements. « C’est la première fois depuis 1999, date des premières inondations, que nous recevons un ministre de la République », lance une dame à l’adresse du ministre d’Etat Karim Wade qui a visité de nombreuses maisons envahies par les eaux et échangé avec les habitants pour s’imprégner de leur situation. 
Il s’est rendu successivement à Pikine Guinaw-Rail, à Thiaroye, à Wakhinane-Nimzatt et à la grande mosquée de la cité Sotiba de premier Pikine où a eu lieu la cérémonie de remise des motopompes. Parlant du but de sa visite, M. Wade a indiqué qu’il est venu, à la demande du président de la République, « constater de visu la situation ». 
« La banlieue est le vrai défi du gouvernement du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye et nous devons prendre des mesures extrêmement rapides pour parer aux inondations », a dit le ministre d’Etat Karim Wade. 
En tant que ministre de l’Aménagement du territoire, il a révélé : « Je vais définir une nouvelle politique d’aménagement du territoire et la banlieue sera au cœur de cette politique ». M. Wade a toutefois ajouté : « Je ne suis pas venu faire des promesses. C’est un défi très difficile à relever, mais il faut amorcer cette politique d’aménagement du territoire et la banlieue sera au cœur de nos préoccupations et nous la définirons avec les populations. C’est pourquoi je suis venu pour m’enquérir de la situation ». 
Il a enfin assuré que le gouvernement sera aux côtés de toutes les collectivités locales, sans tenir compte des clivages politiques. 
Le président de Saaba, les chefs des quartiers et les imams des mosquées visités ont tous salué le geste du ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du Territoire, des Transports aériens et des Infrastructure sur qui ils « placent un grand espoir pour faire face aux inondations ». 
APS 
WALF FADJRI : 
La rançon de l’immaturité et de l’improvisation 
 
 
Bravo à Walf d’avoir pris le ministre d’Etat Karim Wade au mot, bravo au Parti socialiste d’avoir fait comprendre que le Premier secrétaire est tout de même une institution. Au-delà de toutes les analyses qui découleront de ce débat raté entre Tanor et Karim, les socialistes ont encore démontré qu’il faut un minimum d’habilité et de maturité pour pouvoir prétendre gérer le destin des Sénégalais. 
A l’épreuve, Karim et son équipe doivent comprendre qu’on peut avoir tous les défauts mais pour diriger les Sénégalais, il y a un minimum de maturité et ça, Monsieur le Président, en est une référence. Karim doit, une bonne fois, comprendre que l’improvisation n’a jamais permis de construire durablement et qu’un débat pareil devrait être dépassionné, mais pour nous autres observateurs de la scène politique, il est certes important de comparer deux bilans, mais avant, accordons-nous sur la manière dont l’Anoci a été montée, gérée et auditée. 
Si le débat de clarification est votre souhait, pourquoi refuser de vous confronter avec Wilane ; vous êtes de la même génération et il est aussi porte-parole du Parti socialiste, donc assume entièrement les propos de M. Tanor Dieng. Mais vivement d’autres sollicitations comme ça et à force de défier les acteurs de la vie politique certainement d’ici 2012, vous aurez l’occasion de démontrer aux Sénégalais que vous êtes capables de nous diriger. Le peuple n’est pas amnésique et il observe. 
Mbaye NIANG Wakhinane Guédiawaye Mbayeniang22@yahoo.fr 
 
Lettre ouverte au Président-directeur général du groupe Wal Fadjri 
 
 
Beaucoup de Sénégalais, moi y inclus, avions salué le lancement de Walf Tv. Les récents sondages publiés, certes contestés par vos concurrents, ont placé beaucoup d'organes (radio, télé et journal) de votre groupe leader dans leurs domaines respectifs. A mon humble avis, ces résultats sont le reflet non seulement du professionnalisme des travailleurs de votre groupe, mais également et surtout du fait que tous les non partisans de la pensée unique se retrouvent dans votre ligne éditoriale fondée sur des principes de la déontologie. 
Cependant, grande a été ma surprise de constater votre implication personnelle dans ce qu’il est convenu d'appeler le one man show de l'ancien président du Conseil de surveillance de l'Anoci. Comment une visite privée, fut-elle celle d'un super ministre, a-t-elle pu être médiatisée à ce point ? En quoi une visite de courtoisie et de remerciement, donc relevant du domaine strictement privé, peut intéresser le citoyen lamda que je suis, au point que la bande soit passée en boucle sur la chaîne que moi j'avais choisie de primer ? 
Certes, il est douloureux de perdre un être cher, mais je ne comprends toujours pas pourquoi M. Sidi Lamine Niasse s'est mis à tresser des lauriers à une femme (paix à son âme) qui aurait décidé d'embrasser la religion de son mari et de vivre dans le pays de celui-ci. Que le président de la République, par ailleurs beau-père de la défunte, fasse un témoignage en ce sens, quoi de plus normal ! Mais que ‘oustaz’ Sidi Lamine en parle, me plonge dans le même malaise que lors de la campagne effrénée de ‘kamils’ pour la réussite du sommet de l'Oci. Je ne blasphémerais point en parlant de ‘kamils’ opportunistes... 
Que Sidi Lamine et Karim soient amis, partenaires ou qu’ils aient beaucoup travaillé dans le cadre de l'Anoci ne peut aucunement déranger le citoyen lamba que je suis. Avant Karim, des Sénégalais ainsi que des étrangers vivant parmi nous, ont visité le groupe Walf et d'autres encore le feront après lui. Cependant, ce que nous ne pouvons accepter c'est que notre télé, en l'occurrence Walf Tv, soit utilisée à d'autres fins. Oui, je dis bien notre télé car nous avions, sans pression aucune, mais juste par souci d'être informé juste, vrai et à temps, décidé de régler nos postes récepteurs sur la fréquence Walf. Nous qui avions tourné le dos à la Rts sauf pour les retransmissions de certaines manifestations sportives, dont elle s'érige de force l'exclusivité, sommes prêts à zapper toutes les chaînes nationales, y compris Walf, si nous jugeons qu'elles se rapprochent de la télé de la ‘pensée unique’ qu'est la Rts ! 
Comment Walf a-t-il pu, aussi légèrement, s'engager à organiser un débat sans que l'une des parties ne soit informée et ne donne un accord de principe ? Comment Walf a-t-il osé aller au bout de sa logique (logique de Sidi ?) au point de faire croire qu'une des parties ne s'est pas présentée (pourquoi une chaise vide) ? D'ailleurs, en quoi cela nous avancerait-il d'assister à un débat ayant pour thème : le bilan croisé des deux sommets de l'Oci ? Ceux qui sont nés au moment du premier sommet de l'Oci, organisé par le Sénégal, seront en âge de voter en 2012. Alors, pourquoi vouloir nous ramener vingt ans en arrière ? 
Je reste persuadé que beaucoup ‘d'intellos’, de ‘politicards’, sans oublier certains éditorialistes n'ont toujours pas analysé et compris le sens du vote des Sénégalais lors des dernières locales, autrement ils débattraient de questions essentielles. 
Finalement, je suis heureux d'apprendre que le Parti socialiste va porter plainte contre le Groupe Wal Fadjri au niveau du Cored et du Cnra, deux structures chargées respectivement de la déontologie des journalistes et de la régulation des médias, car je partage l'idée que ce qu'a fait le groupe est inadmissible et inacceptable. 
Enfin, quelque puisse être le verdict, j'invite Walf à plus de vigilance afin d'éviter de passer de la télé de l'excellence à la télé ‘khour-dab’... car, finalement, rien n'est définitivement acquis. 
Mamadou TALLA Dakar 
De la renonciation aux luttes sociales aux assauts répétés contre le projet républicain : Quelle posture pour éviter le naufrage collectif ? 
 
 
Décidément, les choses semblent aller de mal en pis. Ce qui est surtout inquiétant, au-delà de l’irresponsabilité caractérisée de ceux qui ont en charge nos destinées collectives, c’est l’augmentation annoncée, et entrée en vigueur depuis le 1er juillet, du prix de l’électricité, qui se traduira par une flambée des denrées de première nécessité. Ce qui s’avère alarmant, dans la situation actuelle, c’est de voir les imams prendre à bras-le-corps la défense des ménages, dont le panier est déjà terriblement touché. Pourtant, il existe bien dans le pays des regroupements de citoyens, dont le rôle est de défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs (les syndicats) et des consommateurs (les organisations consuméristes). 
Cette situation, inquiétante à bien des égards, laisse clairement voir que les segments qui devraient être à l’avant-garde pour la défense des intérêts des citoyens, ont déserté la place, à eux, assignée. La nature, comme le champ social, ayant horreur du vide, cet espace déserté est, aujourd’hui, occupé par les religieux. 
De l’appel quasi-unanime au refus de payer les factures d’électricité, nul ne peut trouver à redire : le peuple sénégalais, durement éprouvé par le pilotage à vue du gouvernement et son incapacité à satisfaire la demande sociale, ne devrait qu’approuver et adhérer à la contestation de l’autorité de l’Etat car, en dernière instance, à qui ferait-on croire qu’une telle décision a été prise sans l’aval des plus hautes autorités de l’Etat ? La contestation semble d’autant plus légitime et justifiée qu’elle a lieu dans un contexte politique marqué par le débat sur les centaines de milliards engloutis par la nébuleuse Anoci et la mise sur pied du fameux Conseil économique et social, une institution budgétivore dont la nécessité reste à prouver en ces durs moments. Les explications de la mise sur pied de ladite institution seraient plutôt à chercher dans la volonté de ‘caser’ des proches et partenaires politiques, de leur trouver des strapontins et de corrompre des figures emblématiques de la contestation sociale qui ont montré, par le passé, leur capacité incontestable de nuisance politique - suivez mon regard. 
La tâche prioritaire du gouvernement, abusivement appelé de l’alternance, son intelligence politicienne est de repérer et de noyauter les forces susceptibles d’empêcher de piller en ronds les maigres ressources publiques et de menacer ultimement le projet, aujourd’hui clairement identifié, de dévolution monarchique du pouvoir. C’est le moyen le plus à même d’étouffer dans l’œuf toute démarche de contestation, de lutte sociale. Les éventuels contestataires sont invités au festin ! 
Les partis politiques, ceux de l’opposition plus précisément, qui doivent aussi prendre en charge les revendications et les récriminations des masses, brillent par leur absence ou leur manque remarquée et déplorable de combativité. De cette opposition, on a d’ailleurs dit qu’elle est républicaine ! C’est cette fausse compréhension du sens et de la signification de la République moderne - je reviendrai dans une prochaine contribution sur la notion de République telle que les modernes la réinventent - qui expliquerait pareille attitude. A celle-ci, il faudrait rappeler que c’est seulement dans la proximité avec les masses qu’elle pourra espérer, le moment venu, traduire en gains politiques les frustrations cumulées, les immenses déceptions enregistrées. 
Il y a urgence : quand dans un pays, les forces sociales et politiques se dérobent à leur responsabilité historique se faisant ainsi supplanter par un groupe de religieux pour porter les luttes sociales, il y a le risque énorme de voir l’irruption à un niveau jamais égalé et sous une forme inédite des religieux dans la sphère politique. Que personne ne vienne après dire que la menace n’a pas été perçue ; elle est clairement identifiée. Et l’élite portera la responsabilité du péril qui pourrait en résulter. 
L’appétit vient en mangeant et le poids social - pardon religieux - peut susciter et aiguiser des ambitions politiques. On me dira que les élections de 2000 ont montré que l’électeur sait bien faire la distinction entre devoir religieux et responsabilité politique. Le caractère inédit de la situation, c’est la tendance généralisée à la démission des élites syndicales et politiques, dont le signe le plus patent est la vacuité du champ de la contestation sociale et même politique. 
L’urgence du moment est, d’ailleurs, à chercher dans la volonté de dialogue, de dialogue politique sincère, mais dont le principal commanditaire a, de prime abord, exclu toute discussion sur une question qui ne cesse pourtant de tenir en haleine le pays à chaque rendez-vous électoral, la suspicion qui entoure le fameux fichier électoral puisque, de son point de vue, les dernières élections en ont, à merveille, montré, démontré la fiabilité. 
En démocratie, le dialogue n’est pas synonyme de rencontres de leaders politiques, de palabres sur une invite à entrer au gouvernement. Il se passe tous les jours dans les médias, dans ce que Daniel Dayan, à la suite de Habermas a appelé la sphère publique. C’est dans la confrontation des arguments exposant un projet politique, défendant un idéal de société et proposant une vision de l’avenir que les citoyens à la fois acteurs, auditeurs ou téléspectateurs bien informés auront toute la lucidité requise pour trancher, autrement dit, choisir parmi les projets déclinés au grand jour, c’est-à-dire à la vue et au su de tous, celui qui leur paraîtra le plus pertinent, le plus à même de sortir le pays de la situation, dont il n’est pas exagéré de dire qu’elle est catastrophique. 
Selon les gouvernants, le contexte économique mondial est le facteur essentiel, de toute façon, déterminant dans la morosité économique et sociale ambiante. Aussi faudrait-il rappeler à ces derniers qui ne cessent de convoquer la conjoncture mondiale, oubliant trop vite, peut-être à dessein, que l’homme politique est celui qui doit être capable de faire face à des situations totalement imprévisibles et de les remodeler en faveur, c’est-à-dire aux bénéfices de leur peuple. 
Quelle action ou décision a été prise dans notre pays pour juguler la crise ? Quelle stratégie concrète de sortie de crise a été élaborée ? On avait, au début de la crise, soutenu le point de vue selon lequel nos pays ne seraient pas touchés parce qu’ils ne sont pas assez intégrés dans le commerce mondial, celle-ci étant essentiellement financière. Pourtant, ce sont les mêmes qui, aujourd’hui, disent que les difficultés présentes sont les répercussions de la crise partie des Etats-Unis. Ailleurs, on concocte des plans pour faire face, pour susciter et accompagner la relance. C’est une attitude de ce type que l’on a appelée, depuis l’aube de la modernité, la responsabilité politique de l’homme ou la responsabilité de l’homme politique. 
Depuis au moins l’humanisme classique, celui de la Renaissance dans l’Italie des cités, la politique était considérée comme le moyen et l’art, par excellence, de faire face à la contingence, de vaincre la fortune au sens où l’entendaient les moralistes de la Rome antique et que Machiavel aura décisivement aidé à reformuler. C’est d’ailleurs par la pleine conscience de cet état de fait et loin des lectures simplistes ignorant la latitude de l’innovation machiavélienne que le secrétaire florentin est perçu, par les lecteurs perspicaces, comme le fondateur de la modernité politique. 
Il y a aujourd’hui, dans notre pays, une telle confusion du débat public - si tant est qu’il y en ait vraiment eu un sous le ciel sombre de l’alternance - que cette atmosphère publiquement polluée, rend difficile la tâche de démêler les enjeux. Toutefois, l’histoire ne se présente pas dans son cours avec la clarté de l’analyse ; qui plus est, quand il est question de celle se faisant ici et maintenant. Son nom, il faut en convenir, est confusion. 
L’enjeu majeur est de réfléchir à une situation où l’alternance la plus démocratique est en train d’accoucher de son autre. Le nombre de reports de scrutins a fini par rejeter, comme dans l’oubli, la nécessité, en République, de tenir les élections à date due. Refus de respecter le calendrier électoral et subversion de l’expression populaire sont deux tendances significatives des reculades démocratiques et de la tendance au basculement du projet républicain en construction depuis l’indépendance vers la monarchie. 
Illustratif de ce point, ce qui s’est passé à Mbane où il a purement et simplement été question de remodeler, au profit des puissants du moment, le suffrage universel. Atteinte ne saurait être plus grave à un droit constitutionnellement garanti. Demain, un petit juge pourrait, à la sauvette, être fondé à invalider un scrutin local, régional ou national, en se basant sur ce que les spécialistes pourraient appeler la jurisprudence-Mbane. Mbane pourrait, mais ne doit pas constituer un cas d’école. 
Nous sommes tous interpellés par ce qui se passe. Cette monarchie rampante devenue debout doit être combattue. Le devenir n’est pas toujours un progrès linéaire indéfini. Beaucoup d’actes posés par le gouvernement depuis l’avènement de l’alternance et dont on a parlé plus haut, peuvent servir d’illustration. Par ailleurs, la personnalité de Napoléon Bonaparte permettrait, en partie et malgré la différence des lieux qui doit en appeler à une nécessaire différenciation de la réflexion sur ces lieux, de rigoureusement éclairer la tendance actuelle du basculement de la République, au fond si elle a une fois existé, vers la monarchie. 
Rappelons que Bonaparte, un des acteurs de premier plan de la Révolution, donc de la naissance de la République en France, est aussi celui qui est devenu consul, consul à vie avant d’être finalement intronisé par le Pape à l’Eglise Nôtre Dame de Paris. Le personnage qui a joué les premiers rôles dans la naissance de la République, est celui qui a joué les premiers rôles dans sa liquidation. Il a cherché explicitement, pourrait-on dire, à en être le fossoyeur ! Au Sénégal, le principal acteur et bénéficiaire de l’alternance est en train, par toute une pléiade d’actes posés et qu’il serait fastidieux d’énumérer ici, de renier les règles du jeu en refusant de manière quasi-systématique de consolider et de pérenniser les acquis démocratiques. 
Par ailleurs, même si c’est dans un contexte différent et loin de moi toute tentative d’établir une analogie entre Lui et Hitler, il serait important de noter que le troisième Reich, arrivé au pouvoir par la voie légale, a ipso facto aboli la légalité. Certains ont parlé de la liberté laissée aux ennemis de la liberté de porter un coup dur à la liberté elle-même. Au Sénégal, on cherche à faire en sorte que le principe électif soit, par des combinaisons insoupçonnées et inacceptables, supplanté par le principe héréditaire. Des choses graves se trament contre la République. Le projet le plus sérieux, le plus urgent est incontestablement celui de mise sur orbite de la dynastie des Lui. Qui doit défendre la République ? Tous ceux et toutes celles qui sont convaincus qu’elle demeure, à l’époque contemporaine, la meilleure forme d’organisation des sociétés humaines. 
Cheikh FAYE Montréal, Canada sekisto431@hotmail.com 
Politique  
Par Yoro DIA*  
Souleymane Ndéné Ndiaye entre l’arbre (le père) et l’écorce (le fils) 
 
 
Quand on étudie l’exécutif sous le président de Wade, on en arrive à la conclusion qu’il n’a besoin de Premier ministre. Il maintient le poste tout simplement parce que le poste de Premier ministre est devenu un déterminisme, le président ne pouvant pas, lui-même, se charger de la tâche quotidienne de coordination de la politique gouvernementale. Le poste de Premier ministre est un déterminisme parce que Senghor l’a supprimé et l’a rétabli pour éviter le ponce-pilatisme. Diouf l’a supprimé et l’a rétabli après s’être rendu compte que la mission d’un président n’est pas de coordonner ou de faire coordonner la politique gouvernementale au secrétariat général de la présidence, en l’occurrence par Jean Collin. 
Au Sénégal, de tout temps, le Premier ministre n’a jamais eu d’existence propre. Il a toujours été le reflet du président de la République. Or Wade ne veut même pas de reflet parce qu’il est de fait le chef du gouvernement et, dans son exécutif, il n’y a de place pour un reflet, quel que soit ce reflet d’ailleurs. Idrissa Seck a été limogé parce qu’il a voulu exister et Macky Sall parce que sa volonté de ne pas exister était devenue suspecte. Moustapha Niasse a été congédié parce qu’il pensait au fauteuil présidentiel et Mame Madior Boye peut-être parce qu’elle n’y pensait même pas. Hadjibou Soumaré a demandé à être déchargé, ‘fatigué’ d’être contourné par ses ministres. Moustapha Niasse, Mame Madior Boye, Idrissa Seck, Macky Sall, Hadjibou Soumaré et maintenant Souleymane Ndéné Ndiaye, soit six Premier ministres en neuf ans alors que les socialistes en ont eu quatre en quarante ans. 
Le président a eu tous les profils possibles pour le poste : Moustapha Niasse, un chef de parti allié, Mame Madior Boye, un magistrat, Idrissa Seck, un numéro 2 puissant du Pds, Macky Sall, un numéro 2 du Pds sans pouvoir, Hadjibou Soumaré un haut fonctionnaire et enfin Souleymane Ndené, un Pds qui n’est pas numéro 2 du parti. Tous ces Premiers ministres ont eu la même mission impossible : comprendre et appliquer la volonté du président de la République qui, comme le visage de Talleyrand, est indéchiffrable. 
Les treize travaux d’Hercule de Souleymane Ndéné Ndiaye 
La mission de Souleymane Ndéné Ndiaye à qui le ‘président a fait la surprise en (le) nommant Premier ministre’ va être encore plus difficile, car si ses prédécesseurs qui devaient affronter les douze travaux d’hercule, l’actuel Premier ministre en a un treizième. Souleymane Ndéné Ndiaye va être coincé entre l’arbre (le président) et l’écorce (son fils). ‘Pas de différence entre lui et moi. Il ne faut pas qu’on puisse glisser entre nous une feuille de papier à cigarette’, disait Idrissa Seck et, pourtant, entre Lui et Moi, il y a les chantiers de Thiès et Rebeuss. Le Premier ministre va avoir la mission impossible d’être entre l’arbre et l’écorce, dans une période pleine d’incertitudes aussi bien au sommet de l’Etat que du parti. Incertitude parce que le Pds se meurt et le Pdsl ne naîtra que sous césarienne. Quelle place pour le Premier ministre dans le Pdsl. L’écorce veut prendre la place de l’arbre. 
La tâche va être encore plus compliquée parce que Idrissa Seck qui se veut partie intégrante de l’arbre, pour ne pas dire une partie des racines, ne veut pas laisser l’écorce phagocyter l’arbre. L’ancien ministre des Finances Moussa Touré a, d’ailleurs, clairement dit que ‘Karim Wade est, de fait, le Premier ministre ; Souleymane Ndéné Ndiaye s’occupant de lutte et de stade’. Le Premier ministre devrait exister entre l’arbre et l’écorce au moment où l’écorce ne veut plus se limiter à être un simple produit de l’arbre, une partie de l’arbre, mais veut pirater et parasiter les racines de l’arbre. Ainsi, le Premier ministre va avoir une double angoisse existentielle : difficulté pour avoir sa place dans l’appareil d’Etat - car Wade occupe tout l’espace - et difficulté pour avoir sa place dans le parti. 
Mais, étant donné que ‘les fonctions de l’Etat sont structurellement définies et nécessairement assumées’, le Sénégal doit avoir un Premier ministre. Il en a. Les usages veulent qu’il fasse sa déclaration de politique générale, il le fait. Qu’en attendre ? Beaucoup et rien du tout, en même temps, paradoxalement. Comme ses prédécesseurs, car il va présenter une politique de gouvernement qu’il n’a pas définie, qu’il est simplement chargé de coordonner et d’appliquer sans beaucoup de pouvoir car, de fait, le pouvoir est entre les mains de l’arbre qui en a transféré la réalité à l’écorce. D’ailleurs, personne ne s’y trompe. A commencer par le Premier ministre, lui-même. 
Non seulement Souleymane Ndéné Ndiaye est entre l’arbre et l’écorce, mais il va être entre l’enclume de la demande sociale et le marteau du président. Mission extrêmement difficile. Il a été le premier à dire qu’il appartenait au président de fixer l’ordre du jour du dialogue et que l’opposition n’avait qu’à déférer à la convocation du chef de l’Etat. Souleymane Ndéné Ndiaye, dont les ancêtres étaient intronisés au Baobab de Gouye Ndiouli, a été obligé d’aller à Canossa à la demande du président Wade pour discuter des préalables de l’opposition. C’est la première couleuvre à avaler et des boas vont suivre s’il veut rester au poste. Souleymane Ndéné Ndiaye prend les rênes du gouvernement au moment où tout est urgent. 
Première mission du Pm : être le chef du gouvernement et restaurer l’autorité et le prestige de l’Etat 
La première urgence de Souleymane Ndené Ndiaye devra consister à être le chef du gouvernement et à restaurer l’autorité et le prestige de l’Etat. Sur le papier, il est le chef, mais la réalité est autre avec autant de ministres d’Etat. Pour la restauration de l’autorité de l’Etat, il est déjà passé à côté. Les charges de l’Etat sont tellement lourdes et les urgences du pays tellement nombreuses qu’il est inquiétant de voir le Premier ministre avoir autant de temps pour aller assister à des combats de lutte et autres manifestations sportives. On a l’impression qu’il ne mesure pas l’ampleur de la tâche, la gravité de la situation, la solennité de sa mission ou, tout simplement, il n’en est pas conscient et ce serait alors une irresponsabilité illimitée. Sénèque, dans sa grande sagesse, nous enseigne que ‘long est le chemin des préceptes, court est le chemin de l’exemple’. Comment le Premier ministre, chef de l’administration, peut mettre celle-ci au travail s’il n’emprunte pas le cours chemin de l’exemple. 
Ce n’est pas avec Souleymane Ndéné Ndiaye que le prestige de l’Etat va être restauré, car ‘il n’y a pas de prestige sans distance’ et de tous les Premiers ministres de Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye sera celui qui prendra le moins de distance, car il montre déjà qu’il préfère la compagnie de Yaou Dial, Zoss et les autres qu’à la rigueur des prévisions de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Sogué Diarisso a beau tirer la sonnette d’alarme, le Premier ministre développe une surdité et préfère entendre l’appel des arènes. L’économie devrait être sa principale arène. 
Le Sénégal va perdre encore cette année des points de croissance et cela ne gêne personne, même les plus ardents défenseurs de la Stratégie de croissance accélérée. Comment parler de stratégie de croissance accélérée si on est incapable de régler la question de l’énergie qui est un pré-requis de la croissance. Cela tombe sous le sens que, pour avoir de la croissance, il faut produire et, pour produire, il faut de l’énergie. Depuis neuf ans, on annonce la fin des délestages sans résultat. La crise de l’énergie a un impact certain sur la médiocrité de notre performance économique comparée à des pays pré-émergents comme le Ghana, le Botswana et les Iles du Cap-Vert. Cette médiocrité s’explique par la crise énergétique, mais aussi par l’absence de politique économique. 
Le professeur d’économie Abdoulaye Wade professe le libéralisme et aime bien Jean Baptiste Say. Jean Baptiste Say, qu’aime bien le Pr Wade en bon libéral, place l’entrepreneur qualifié ‘d’agent principal de la production au centre du système économique’ et l’Etat doit se limiter à créer un environnement favorable au système productif. Sur le plan économique, le Sénégal est à des années lumières de Say avec un Etat qui, au-delà de la définition du cadre et des règles du jeu économique, se veut aussi un acteur et souvent un concurrent du secteur privé qu’il a presque réussi à mettre à terre avec la dette intérieure. Les entreprises qui doivent créer la richesse et donc la croissance sont très mal en point. Ce n’est pas étonnant qu’on ait perdu des points de croissance, étant donné que les entreprises qui doivent être la locomotive de croissance, ont déraillé par la faute de l’Etat. La richesse nationale est créée par des entrepreneurs, pas par l’Etat. L’Etat doit accompagner ces capitaines d’industries au front de la croissance. Pour un Etat qui veut attirer les investissements directs étrangers, la dette intérieure est un signal négatif. Cette dette prouve que le Sénégal est encore très loin du benchmarking international en matière de garantie des investissements et en matière de sécurité juridique et judiciaire car l’Etat use et abuse des prérogatives de la puissance publique. Aux Etats-Unis et en France, l’Etat est venu à la rescousse du privé pour lui permettre de faire face à la crise. Obama a injecté 800 milliards de dollars des contribuables pour sauver l’économie américaine. Au Sénégal, non seulement l’Etat ne vient pas à la rescousse, mais pousse à la faillite en ne respectant pas ses engagements. L’économie ne peut qu’aller de mal en pis quand l’Etat, le garant de tous les contrats, ne respecte pas ses propres contrats. 
De la nécessité de renvoyer l’ascenseur social 
Le Premier ministre devra aussi aller en urgence au chevet de l’école. L’école sénégalaise qui a toujours été l’avantage absolu du Sénégal qui nous a permis d’avoir une administration de qualité et des ressources humaines de qualité, se meurt. Elle se meurt dans l’indifférence totale. Elle n’a même pas droit à une ‘mort assistée’. Cette école, l’ascenseur social de la République, devrait intéresser tout le monde, à commencer par le Premier ministre qui emprunte cet ascenseur de Guinguinéo au 9ème étage du Building administratif. Le président de la République a emprunté cet ascenseur à Kébémer pour arriver à Roume. 
Djibo Kâ l’a pris à Thiargny, Niasse à Keur Madiabel, Idrissa Seck à Thiès. Ces ruraux qui nous gouvernent grâce à l’école, devraient songer à renvoyer l’ascenseur à l’école grâce à des états généraux sur l’école et un consensus. Le déclin de l’école est le grand danger pour le devenir et l’avenir de notre nation. Le président de la République lui consacre 40 % du budget, mais cette manne financière est incapable d’enrayer le déclin de notre école, prise en otage par les enseignants et l’Etat. 
On ne gagne pas la paix en Casamance en finançant les rentiers de la guerre Last but not least, le Premier ministre devra se pencher sur la Casamance. Le conflit casamançais est en train de devenir l’un des plus vieux conflits du continent. L’armée sénégalaise a gagné la guerre contre le Mfdc, il appartient aux politiques de gagner la paix. Et on ne gagne pas la paix en finançant les rentiers de la guerre. Souleymane Ndéné Ndiaye avait fait du désenclavement de la Casamance une question prioritaire quand il était ministre de l’Economie maritime. C’est sous son magistère au ministère de l’Economie maritime qu’il y a eu enfin un bateau pour la Casamance. Il doit continuer en faisant du retour de la paix dans cette région la question prioritaire. En faire une question prioritaire veut dire gérer enfin cette crise comme une crise nationale et non plus comme une crise régionale en la sous-traitant aux cadres casamançais ou ressortissants de Casamance. Il faut gérer la sortie de la guerre de façon sérieuse et rompre avec le folklore du festival Anguene et Diabone. La crise en Casamance est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux Ong et autres acteurs culturels. Le Premier ministre doit en faire l’urgence des urgences. 
Une fois sa Déclaration de politique générale lue, l’Assemblée nationale, par réflexe, lui sortira le violon de l’éloge flatteur et le parera de toutes les vertus. Ce sera un jour de gloire pour Souleymane Ndéné Ndiaye. Mais, malgré l’euphorie, il devra avoir en tête cette idée fort sage du Pr Serigne Diop qui nous enseigne qu’’en Afrique, un Premier ministre doit être suffisamment utile pour justifier son existence et suffisamment inutile pour justifier son maintien’. Cela veut dire exister mais ne jamais porter ombrage à l’arbre mais aussi à l’écorce. 
* Yoro Dia est diplômé de Sciences-Po Paris et de l'Ecole nationale d'administration (Ena) de France. Il a été rédacteur en chef de Walf Fm et est aujourd'hui président du Cabinet KYS Group. 
Montant de la dette : La Cnes s’inscrit en faux contre le Fmi 
Pour le représentant du Fmi à la revue annuelle du Dsrp, le montant de la dette non payée serait de 23 milliards. Des propos contre lesquels s’insurge Mansour Cama. 
 
Sur le montant de la dette non payée, le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) et le représentant du Fmi à la revue du Dsrp n’émettent pas sur la même longueur d’onde. En réaction aux déclarations de ce fonctionnaire, Mansour Cama a rejeté tout en bloc. ‘Que le Fmi donne raison à M. Abdoulaye Diop, et après ? Le Fmi n'est pas notre directrice en ce qui concerne nos relations avec l'Etat. Le document que je vous ai lu a été envoyé au Fmi par l'Etat du Sénégal. Dans ses relations avec la Cnes, le Fmi a toujours tenu à venir nous rencontrer pour discuter avec nous. Donc, c'est un échange permanent d'informations. Quand le représentant du Fmi à la revue du Dsrp dit que le document qu'il a reçu est de 23 milliards, je m'érige en faux là-dessus parce que c'est un principe continu d'information que nous avons avec le Fmi et nous lui avons toujours transmis des documents qui complétaient les uns les autres’, a-t-il tenu à préciser. ‘Quand Abdoulaye Diop a des difficultés, il va se réfugier dans les jupes du Fmi (sic). Maintenant, que M. Diop leur demande de l'aider, c'est son problème. Il n'a qu'à faire son travail sérieusement plutôt que de penser que ce sont les partenaires au développement qui vont lui sauver la tête. Je répète que je m’érige en faux contre ce que ce monsieur a dit’, a-t-il insisté. ‘Maintenant, nous sortirons toutes les correspondances et les documents que nous avons envoyés au Fmi pour montrer que le montant dépasse les 23 milliards dont il parle. Si c'est un avocat qui a été recruté par Abdoulaye Diop pour le défendre, cela, je n'y peut rien’, a-t-il promis. 
Complétant M. Cama, le président du Snbtp abonde dans le même sens. ‘En analysant les propos du représentant du Fmi à la rencontre sur le Dsrp, nous nous rendons compte que c'est le trésor public qui le préoccupe. Or, la dette intérieure ne se limite pas aux créances en instance au trésor. Il y a d'autres démembrements de l'Etat comme les agences d'exécution, les collectivités locales qui, si elles n'ont pas réglé leur compte avec le secteur privé, c'est parce que leurs caisses ne sont pas alimentées. Il y a toujours un lien entre le trésor et ces structures’, a signalé Abd’El Kader Ndiaye. ‘Si le ministre de l'Economie et des Finances arrête la dette intérieure à 174 milliards, cela ne nous engage pas. La Direction de la prévision des études économiques (Dpee) avait estimé la dette à 304,5 milliards en février 2009’, a-t-il ajouté. ‘Aujourd'hui, on veut nous faire croire qu'il y a 100 milliards de dépenses hors budget et nos dettes viendraient de là-bas. Les finances constituent une chaîne. Il y a des administrations qui ont organisé des appels d'offres en 2005 pour réaliser leurs travaux en 2006. Ces travaux qui ont été exécutés, du moment qu'ils sont inscrits dans des chapitres budgétaires clairement définis, doivent être payés par l’argent prévu à cet effet’, a-t-il poursuivi. Et M. Ndiaye d’expliquer la réalité des faits. ‘Ce qui se passe souvent, c'est qu'on fait beaucoup de manipulations budgétaires qui posent après beaucoup de problèmes. 
Pour simplifier la question, des commandes publiques ont été engagées en bonne et due forme. La question qui se pose aujourd'hui, ce n'est pas que ce soit des dépenses hors budget ou des dépenses de 2005 et 2006. Ce sont des dépenses publiques inscrites dans le budget et qui devaient être payées mais qui ne le sont pas encore totalement’, a-t-il souligné. ‘Pour les preuves, nous allons publier dans la presse de cette semaine l'existence de ces créances, leur consistance et leur origine. Je pense qu'il n'y a pas d'équivoque sur la question’, a-t-il confirmé. Le Directeur général de l'entreprise Jean Lefèvre Sénégal (Jls) pousse lui le pion plus loin avec un exemple précis. ‘Je vais entrer dans les détails sur ces questions de dépenses budgétisées et dépenses hors budget. (…) D'un coup de décret, on peut transformer une dépense hors budget comme l'Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) en dépense budgétisée et une dépense budgétisée comme le chantier Diana Malary - Carrefour 22 en dépense hors budget. C'est aussi simple que cela’, a dit M. Bara Tall. 
Ndakhté M. GAYE 
Non-payement du restant de la dette intérieure : La Cnes trouve suspecte l’attitude d’Abdoulaye Diop 
 
 
Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) trouve suspecte la non-prise en compte par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, des dettes contractées par des démembrements de l’Etat. Pour Mansour Cama qui s’exprimait hier lors d’un point spécialement consacré à cet effet, il n’y a pas différence ente la dette budgétisée et les dépenses hors budget parce qu’elles proviennent toutes de l’Etat. ‘Le ministre de l’Economie et des Finances ne peut pas dire qu’il ne doit pas de l’argent au secteur privé sous prétexte que ce sont des dépenses extra budgétaires. 
Pour nous, il n’y a pas de différence entre la dette budgétisée et la dette hors budget. Le ministère de l’Economie et des Finances est au cœur de la commande publique. Il est au cœur des programmes qui sont lancés par le chef de l’Etat en ce qui concerne les infrastructures. Donc, c’est l’Etat qui a lancé des programmes. L’Etat est responsable devant les contractants que sont les entreprises’, a-t-il précisé. M. Cama d’ajouter : ‘alors, vouloir enfermer le débat dans l’idée que le ministère de l’Economie et des Finances n’est pas concerné par la dette hors budget est suspect. Et c’est d’autant plus suspect qu’effectivement la responsabilité de M. Abdoulaye Diop dans l’échec de la gouvernance économique le met dans la situation où il cherche des boucs-émissaires parce qu’il ne peut pas payer. Et ne pouvant pas remplir un certain nombre d’obligations, la Cnes est certainement le bouc-émissaire idéal parce que nous sommes une organisation libre, indépendante qui a participé aux Assises nationales. Mais ça, ce n’est pas le fonds du débat’. 
Pour lui, Abdoulaye Diop ne doit pas dire qu’il n’est pas concerné par la dette de l’Agence autonome des travaux routiers (Aatr). ‘Ce n’est pas sérieux de dire que l’Etat n’est pas concerné par la dette de ses démembrements. Dans un Etat organisé, il aurait dû être rappelé à l’ordre. M. Diop ne peut pas signer des marchés, des commandes de l’Etat et puis après dire qu’il n’est pas concerné par la dette de ces structures puisque c’est l’Etat, à travers ses démembrements, qui fait exécuter ces contrats’, a-t-il déploré. ‘Peut-être, Abdoulaye Diop se retrouve dans une situation où il ne peut pas payer et ayant opéré des virements de crédit suspects ou ayant demandé à des ministères de bloquer des dossiers qui devaient remonter au trésor, on essaye d’expliquer tout cela en disant : allons tirer sur la Cnes’, a-t-il insisté. ‘Nous continuerons à parler de la dette intérieure tant qu’on devra de l’argent à nos entreprises’, a-t-il ajouté. 
Néanmoins, Mansour Cama s’est montré ouvert à la concertation. ‘Maintenant, nous ne sommes pas gênés pour un Etat qui a des difficultés de nous appeler et de dire je veux voir avec vous quels sont les aménagements qu’on peut faire pour vous payer. Nous sommes des citoyens. Nous sommes des patriotes. L’effort de l’Etat pour payer la dette n’a jamais été mis en doute par la Cnes’, a-t-il indiqué. 
Mais ce qui l’a choqué, c’est l’affirmation payement intégral de la dette. Ce qu’il a du mal à digérer. ‘Lorsqu’on dit qu’on a tout payé, j’ai dit attention. C’est à ce moment que j’ai écrit, le 03 juillet 2009, au ministre de l’Economie et des Finances à la suite de sa lettre du 4 février 2009 ’, a-t-il signalé. 
Echanges épistolaires Cama-Abdoulaye Diop 
M. Cama de revenir sur l’intégralité du contenu de la missive adressée à Abdoulaye Diop. ‘M. le ministre d’Etat, j’attire votre attention par la présente sur la situation qui prévaut à l’heure actuelle relativement à la dette intérieure partiellement résorbée et au harcèlement fiscal dont sont victimes des entreprises membres de la Cnes’, a-t-il raconté. ‘Sur la résorption de la dette intérieure, nos bonnes relations ne nous autorisent pas à polémiquer et il s’y ajoute que nous avions, d’accord avec vous, mis sur pied un mécanisme de suivi de la résorption de la dette intérieure mais force est de reconnaître que non seulement ce mécanisme ne s’est pas maintenu (les informations de règlement ne nous parviennent plus) mais encore des divergences profondes existent entre la Cnes et vos services sur les chiffres’, a-t-il ajouté. ‘Des sondages rapides montrent que plus de 30 milliards restent encore dûs à des entreprises membres de la Cnes sans compter d’autres dettes contractées auprès de nos entreprises par les mairies et les hôpitaux’, a-t-il poursuivi. 
Dans la même lancée, il a plaidé la cause de Bara Tall, président de l’entreprise Jean Lefèvre Sénégal (Jls). ‘Le cas de Jls ne peut être passé par pertes et profits et encore moins par l’autorité que vous êtes et nous continuons à croire en votre sens de l’équité et de la justice’, a-t-il souligné. 
Et M. Cama d’enchaîner sur des extraits de la réponse de M. Abdoulaye Diop. ‘En ce qui concerne le mécanisme de suivi et de résorption de la dette, j’ai tenu à fournir les informations les plus complètes possible. C’est ainsi que des Cd roms contenant plus de 80 % des règlements de la dette intérieure vous ont été envoyés. S’agissant des divergences sur les chiffres évoquées par la Cnes, je signale que le tableau que vous m’avez transmis (la lettre du 04 février) ne comportait pas suffisamment d’éléments pouvant permettre au ministre en charge des Finances en sa qualité d’ordonnateur du budget général de convenir d’un montant à mettre à la charge de l’Etat’, a-t-il rapporté. 
Pour lui, ces propos du ministre Abdoulaye Diop constituent un aveu circonstancié parce que ce dernier reconnaît n’avoir payé que 80 %. Une façon de dire qu’il reste 20 % représentant plus de 30 milliards que l’Etat doit aux entreprises. Mansour Cama de poser une question à ce propos. ‘Qui ment dans cette opération ?’, s’est-il interrogé. 
Ndakhté M. GAYE 
LE QUOTIDIEN : 
A ceux qui sont au volant de leurs véhicules. 
Qu’on le sache : la voiture fait moins de victimes en raison de la défectuosité de ses principaux organes que n’en cause le manque de politesse de ceux qui s’emparent de son volant.  
Les automobilistes croient exprimer par l’égoïsme, l’agressivité un credo résumé sur la route par «je roule, donc je suis» et en ville par «ôtes-toi de là, que je m’y mette». Les piétons sont devenus aussi mal embouchés que ceux dont ils vitupèrent le sans-gêne et martèlent volontiers la carrosserie lorsqu’ils ne peuvent frapper le conducteur.  
Quant aux représentants de l’ordre, petits chefs assermentés ou non, ils donnent plus souvent l’impression d’assouvir des revanches sociales que la certitude d’appliquer la loi. Bref, la quasi-totalité de notre société se comporte comme si les vapeurs d’essence lui étaient montées à la tête ; comme si la voiture était le seul plaisir ou le seul ennemi ; comme s’il était plus important de rouler vite que de rouler bien ; comme si la course au bonheur dépendait du nombre de chevaux à vapeur qu’on possède sous le capot sinon sur la carte grise. Je l’avoue : j’ai été longtemps aussi imprudent et aussi mufle que ceux que j’abhorre aujourd’hui. C’est là une de mes petites fiertés que de m’être rangé, même et surtout lorsqu’il n’y avait pas de place au bord du trottoir, et d’avoir fait de la banquette avant de mon véhicule le siége de l’autodiscipline. 
Certes, il m’arrive de pester contre une queue de poisson ou une file d’attente, de regarder moins le panorama que la pendule de bord ou de me féliciter bêtement d’avoir gagné sur un trajet familier cinq minutes que j’emploie ensuite si mal. Mais, je me suis beaucoup assagi, et je surveille désormais autant ma conduite personnelle que ma conduite intérieure. Ce faisant, je m’efforce de sacrifier à une vraie gentillesse et non à une courtoisie automatique et donc sans âme : je remercie d’un geste cordial les automobilistes qui me laissent passer : je m’écarte ou je freine lorsqu’il m’apparaît que le conducteur qui me suit est plus pressé que moi ; quand on veut de toutes les forces me dépasser sur un tronçon de route dangereux, je me garde bien d’appuyer sur le champignon pour rendre la manœuvre plus difficultueuse ; je n’accorde pas seulement la priorité à ceux qui en bénéficient légalement, mais à tous ceux qui en ont envie. 
Si je remarque qu’un collègue d’asphalte a mal fermé une portière, insuffisamment gonflé ses pneus, néglige d’allumer ses phares, je l’en informe courtoisement au lieu de guetter avec impatience l’accident ou la contravention. On me conseille une fois sur deux de me mêler de ce qui me regarde, mais qu’importe, j’assume la minuscule partie qui m’incombe dans la grande chaîne de solidarité que je souhaiterais voir s’étendre à tous les contemporains ayant choisi de confier leur vie, leur travail et leur plaisir à un moteur. Lorsque je cherche un stationnement, j’essaie d’éviter les badauds, les sorties de garage, les passages cloutés, la double file. Puis, je veille à couper le contact rapidement.  
Quand je redémarre, j’anticipe sur les changements de cap des personnes âgées, des enfants et des animaux errants. Je m’offre systématiquement des Ba pas chères, «une minute d’horloge et un centilitre de carburant» en laissant traverser la voie publique à tous les automobilistes qui, ayant momentanément garé leurs véhicules, se déplacent à pied. Stimulé par l’impatience des conducteurs qui me suivent, la satisfaction de favoriser le passage d’un trottoir à l’autre mère de famille nombreuse m’apparaît comme une première contribution à la sauvegarde de l’espèce. 
Enfin lorsqu’un automobiliste me serre contre le trottoir, me dépasse sans visibilité ou se rabat trop vite devant moi, j’articule un inattendu «ce n’est pas bien» assorti d’un mouvement de l’index levé vers le ciel. Le fait que des bénéficiaires de ma mansuétude vissent le même doigt à la hauteur de leurs tempes en me doublant ne me fera pas dévier de ma route. 
Aliou Diop - Ficr / aliou_diop2003@yahoo.fr  
 
 
Wade face au gouvernement parallèle du Bennoo ! 
Nul n’ignore qu’au Sénégal, la plupart des responsables de l’opposition ont une très grande maîtrise de la gestion des affaires publiques et c’est bien pour cette raison que leur retour à la tête de beaucoup de Collectivités locales fait trembler le régime de Wade. Au lendemain des élections du 22 mars 2009, il n’est pas exagéré de dire que le Parti démocratique sénégalais, après avoir perdu le pouvoir local au niveau de centres urbains très importants, est en passe de perdre le pouvoir central. La banale manœuvre mise en place par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye consistant à exposer les nouveaux maires de Dakar et banlieue à la vindicte populaire en leur filant le dossier très sensible des inondations a été vite comprise et méthodiquement éventrée par les responsables de l’opposition qui, il faut le reconnaître, communiquent mieux que le gouvernement de Wade. La mayonnaise n’a donc pas pris. Récemment, le ministre délégué chargé des Collectivités locales et de la Décentralisation, lors d’une marche des populations de Djidah Thiaroye Kaw contre toute gestion politicienne des inondations, tentait vainement de rectifier l’inintelligente position du Premier ministre avec une indélicatesse déconcertante. 
Quant aux partis de l’opposition réunis autour de Bennoo Siggil Senegaal, leur stratégie actuelle consiste à acculer Wade par des attaques à outrance contre ses multiples décisions impopulaires pour le pousser à s’énerver et multiplier les erreurs. Les instances des différents partis de la coalition, comme nous le constatons tous les jours, le chargent tour à tour et après chaque tour de table, un autre tour de table ; le processus se poursuit et redouble d’intensité au fur et à mesure que l’on avance vers 2012. Pendant ce temps, les responsables les plus bavards du Pds restent aphones, désarmés qu’ils sont par leur manque de moyen d’intervention politique. Une réalité bien de chez nous veut qu’un responsable politique pauvre ne joue jamais les premiers rôles et contrairement à ce que beaucoup de Sénégalais pensent, dans le royaume de Wade, hormis un cercle réduit de très grands cumulards de privilèges qui peuvent tout se permettre, nombre de responsables sont incroyablement pauvres et restent impuissants face à l’offensive de leurs adversaires sur le terrain. Wade a choisi de confier le prestigieux rôle de distributeur de bienfaits à Karim qui ne favorise que les membres de sa cour prêts à le servir en tous temps et tous lieux. Délaissés comme des malpropres au lendemain des élections locales du 22 mars 2009, nombre d’icônes du Pds qui hier étaient prompts à réagir à chaque fois que Wade était attaqué par ses contempteurs, sont aujourd’hui beaucoup plus préoccupés par leur quotidien que par la santé de leur parti. Avec le vieux, l’ascenseur qui vous conduit aux plus hautes sphères de l’Etat vous attend pour vous redescendre plus bas que votre station de départ. 
Pour mieux réussir l’assaut final, le Bennoo Siggil Senegaal prie et œuvre pour que Wade continue d’écraser ses responsables les plus fidèles et que ses autres fils exclus ne retournent plus jamais à la maison du père. Autant l’opposition est convaincue que Djibo et Agne ne seront d’aucun apport au Pds à la prochaine élection présidentielle, autant elle est persuadée que le frêle Karim et ses courtisans qui prennent le Sénégal pour un manège pour fils à papa ne constituent pas un obstacle à leur retour au pouvoir. Aujourd’hui, de Dakar à Kaolack en passant par Guédiawaye, Pikine, Rufisque, Mbour, et Diourbel, Wade n’a que des responsables politiques diminués et en face de lui, un réel gouvernement parallèle qui fait du mécontentement social son cheval de troie. C’est dans ce contexte si défavorable qu’il avance vers 2012, année de la probable alternance de l’Alternance. 
Libasse Wade - Cambérène Dakar / Libassewade7@yahoo.fr  
 
«Tiens donc, un Tanor qui parle !» 
«Tiens donc, une plume qui parle !». Ainsi s’était exprimé un célèbre avocat français, indigné par les interventions intempestives d’un greffier à l’audience. 
Ce manque de retenue et de discernement caractérise aujourd’hui la dernière sortie du Parti socialiste, dont le leader, Ousmane Tanor Dieng, s’aventure à tirer sur tout ce qui bouge et à émettre des critiques sur la gestion du secteur de l’électricité. 
«Tiens donc, un incompétent qui parle !», espérant faire oublier ses piètres performances quand il était aux affaires. 
Derrière un semblant de réquisitoire, l’aveu d’une mauvaise conscience éclate. Même non encore punie à la hauteur du préjudice causé au peuple sénégalais, l’infraction poursuit son auteur. 
Par un lapsus symptomatique, les créateurs du «flagrant délit continu» reconnaissent leur forfait. 
La vérité est qu’en matière d’énergie, comme dans la plupart des domaines d’activités, ce parti et son régime ont laissé un déficit structurel au gouvernement de l’Alternance qui s’est évertué à le combler, sous la direction du Président Abdoulaye Wade. 
La ficelle démagogique est trop grosse, si l’on accorde quelque crédit à la «stature d’hommes d’Etat», revendiquée à tous vents par des convertis circonstanciels de fraîche date à la bonne gouvernance, qui se veulent soucieux, mais sur le tard, du sort des Sénégalais. 
Les capacités de production, devenues suffisantes, reposent sur un équilibre d’autant plus fragile que la consommation augmente de 7 à 9% l’an. Tout arrêt d’une machine entraine un impact immédiat sur la production et la distribution. 
Certes, une augmentation de 8 % sur la facture d’électricité est décidée alors que la Commission de Régulation du Secteur préconisait plus de 20%. 
Pour l’exemple, cette situation prévaut en France, en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui la gèrent avec pragmatisme, alors que ces pays disposent, le premier de centrales nucléaires et, les deux autres, d’abondantes ressources hydroélectriques. 
Cette augmentation fait suite à la suppression de la subvention, réclamée par la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale. 
La nouvelle star des médias, Alex Segura, doit des explications aux populations. Pourquoi se tait-il sur ce cas précis alors que, pour bien d’autres, il viole son obligation de réserve ? Momar Ndao de l’Ascosen a raison de dire que s’il y a quelqu’un qui doit partir, c’est bien lui.  
Pour revenir à sa sortie, on peut comprendre que Tanor Dieng suffoque toujours de malaise après la démonstration par Samuel Sarr de la légèreté des arguments des «Assises dites nationales» sur le secteur de l’électricité. 
Pour rappel, le gouvernement socialiste a laissé en l’an 2000 des centrales vétustes fonctionnant presque toutes au fuel. Le climat social était tendu : des grèves, des procès… 
Samuel Sarr a apaisé le climat social de Senelec et piloté la construction des centrales de Kounoune, Kahone... Celle au charbon de Sendou suivra, le financement est bouclé et le contrat avec l’opérateur signé. 
Par ailleurs, le ministre dont les résultats sont si maladroitement critiqués ne gère pas que l’électricité. Des résultats visibles témoignent en sa faveur. Quelques exemples. A la Sar, le projet de doublement de la capacité de raffinage est finalisé. 
Grâce à un partenariat entre l’Etat du Sénégal et le secteur privé national à Senstock, les capacités de stockage passent de 50 000 tonnes à 210 000 tonnes. A Petrosen, l’exploitation du premier gisement débute avec un potentiel d’un million de mètres cubes/jour de gaz, disponibles pour les turbines à gaz de la Senelec. 
Tanor Dieng parle aussi d’escroquerie. Son régime a signé avec Gti un contrat selon lequel, même en cas d’arrêt de la production, quel que soit le motif, la Senelec paie chaque mois à cette société des centaines de millions de francs. L’escroquerie est là et nulle part ailleurs ! 
Mor Anta DIOP - Dea en économie du développement - Paris XVIIIe 

 

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