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La Constitution du ficher électoral sénégalai

 
 
 
La Constitution du ficher électoral sénégalais 
L’organisation de consultations régulières, sincères et transparentes est la condition primordiale de légitimation du pouvoir politique. C’est sans doute l’esprit de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, à laquelle le Sénégal affirme son adhésion à travers le préambule de sa Constitution, stipule en son article 21, alinéa 3 :« La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes, qui doivent avoir lieu périodiquement au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. » 
Dès lors, il devient indispensable d’installer des mécanismes permettant d’asseoir les bonnes règles du processus démocratique. Or la constitution du fichier électoral est une étape importante du processus. 
 
I- De l’importance du fichier 
Le fichier électoral représente le substratum sur lequel s’appuie tout le reste de ce processus. Ainsi il doit allier deux axiomes : fiabilité et viabilité. 
• Un fichier fiable suppose que seuls les électeurs ayant rempli les conditions y soient et que l’unicité de l’électeur soit assurée. Tout le stock mort doit en être extirpé. Cependant, il convient de reconnaitre que la modernisation et la fiabilité du fichier d’état-civil sont des conditions essentielles pour la sécurisation du fichier électoral et, partant du processus. Ainsi, il faut faire en sorte que tous les nationaux sénégalais disposent principalement d’un acte de naissance, d’une carte nationale d’identité et d’une carte d’électeur s’ils remplissent les conditions. 
• La viabilité du fichier est vue sous l’angle de sauvegarde et de la consolidation des données enregistrées de sorte que l’on soit à tout moment en mesure d’organiser des élections. C’est tout le sens du principe de la permanence des listes électorales édicté par la loi électorale en son article L35 - 
Un rapide survol de l’existant nous permet de retenir que : 
Le Sénégal dispose d’un fichier électoral informatisé depuis 1977. 
Le code électoral prévoit des révisions annuelles et des révisions exceptionnelles en année électorale pour procéder à des radiations et à de nouvelles inscriptions. Des réclamations peuvent être faites pendant la période des inscriptions auprès du tribunal départemental par tout électeur omis, radié d’office pour d’autres causes que le décès ou celui dont l’élection est contesté. Aussi, à la fin des opérations d’inscription, les listes électorales sont publiées et une période est fixée pour le contentieux. 
Des refontes partielles sont opérées à la veille de consultations (1999-2000). La première a été initiée lors de la préparation de la présidentielle de 2000, la seconde en direction des législatives de 2001. Il a été retenu, pour chacune de ces refontes, un noyau dur, comprenant les votants et/ou les électeurs ayant retiré leur carte lors des échéances précédentes, auquel se sont ajoutés de nouveaux inscrits. L’audit du fichier électoral effectué une première fois à l’approche des consultations 2000 s’est installé comme une tradition. 
II- De la refonte partielle à la refonte totale 
Au lendemain des élections locales de 2002, les concertations initiées par le Ministre de l’intérieur a montré l’importante d’une réforme de l’état civil et du système de confection des cartes nationale d’identité et d’électeurs. En effet, le Directeur de l’Automatisation des Fichiers (DAF) a reconnu que certains Sénégalais détenaient plus d’une carte nationale d’identité ; il suffisait simplement de se présenter avec un nouvel extrait de naissance contenant des filiations différentes de celles qui figurent sur le premier acte. D’où la nécessité de fiabiliser le fichier d’état civil caractérisé par la mauvaise gestion, l’absence de personnel qualifié, le déficit de centres ou encore le manque de matériel informatique. 
Il importe de souligner qu’en juillet 2003, sous l’égide du Général Mamadou NIANG, à l’époque, Ministre de l’intérieur, et en accord avec les partis politiques, un projet de termes de références fut élaboré par les techniciens de son ministère. Le document portait sur deux options, à savoir, une refonte partielle à partir d’un noyau dur, et une refonte totale sur la base d’une carte d’identité numérisée. En s’appuyant sur ce projet de termes de références transmis par lettre n° 008699 M.INT/DGE/DFC en date du 21 juillet 2003, chaque formation politique devait faire parvenir par écrit ses observations au secrétariat particulier du Directeur Général des Elections au plus tard le 11 août. 
En réponse à la lettre susmentionnée, notre Parti, l’Alliance Jëf Jël, après l’analyse du contenu des options proposées a estimé que les deux fichiers électoraux ayant servi aussi bien pour les législatives de 2001 et les locales de 2002 pouvaient être fusionnés pour renforcer davantage le noyau dur du fichier des Sénégalais vivant sur le territoire sénégalais. 
C’est alors qu’un remaniement ministériel intervint en août. Monsieur NIANG quitta le Gouvernement. Il fut remplacé par un responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS), le parti au pouvoir. Ainsi, la tradition installée depuis 1998, qui voulait que le Ministre en charge des élections soit une personnalité neutre, fut rompue. 
Toujours est-il qu’en exploitant les termes de référence cités plus haut, la plupart des partis politiques ont approuvé la refonte partielle mais ne se sont pas accordés sur un noyau dur. Le Gouvernement a alors opté pour le fichier de 2001 et soumis un projet de loi à l’Assemblée nationale. L’article 2 de ce projet de loi énonce que : « les électeurs ayant voté lors des élections législatives du 29 avril 2001, sont inscrits d’office dans le nouveau fichier électoral pour en constituer le noyau dur de bas. » Le projet est retiré par la suite, et remplacé par un autre, portant sur le fichier de 2002, qui sera déposé à l’Assemblée nationale. Un troisième projet est en gestation. 
C’est durant cette période qu’un groupe de partis d’opposition regroupés au sein du Cadre Permanent de Concertation (C.P.C.) décida de boycotter les rencontres organisées par le Ministre de l’Intérieur. En réalité, ces partis reprochaient au nouveau Ministre d’avoir voulu, à la réunion d’octobre 2003, que le débat portât simplement sur la constitution du fichier et non sur les autres questions liées au processus électoral. 
Sans doute, le contexte de l’époque, marqué par de rares violences et des menaces perpétrées sur des responsables politiques et religieux, ne pouvait qu’altérer le dialogue politique. 
C’est ainsi que des individus armés ont voulu, dans la nuit du 05 au 06 octobre attenté à la vie de Monsieur Talla SYLLA, Président de l’Alliance JËF JËL. Il a été gravement blessé. L’enquête menée par la Gendarmerie nationale incrimina de proches collaborateurs du Chef de l’Etat. Le siège d’un parti de l’opposition a été brûlé. Amath Dansokho, responsable du Parti de l’Indépendance et du Travail (P.I.T), Vice-président à l’Assemblée nationale a subi de graves menaces. Ce fut la consternation lorsque Monseigneur Théodore Adrien SARR, Archevêque de Dakar reçut des appels téléphoniques, à travers lesquels, des énergumènes tentaient de l’intimider. 
Les Sénégalais furent sous le choc. Notre pays renoua ainsi avec les tensions postélectorales vécues durant la période 1988-1994 marquées surtout par des émeutes, des arrestations de leaders politiques, l’assassinat du vice président du Conseil constitutionnel ou encore des policiers tués au cours d’une manifestation de l’opposition dirigée par l’actuel Chef de l’Etat. 
La première Alternance politique réalisée dans un climat parfaitement apaisé venait une nouvelle fois de montrer qu’elle « pouvait déboucher sur le chaos ou le pire. » 
Le Président de la République n’ayant plus le choix, tenta d’apaiser le front social. Il accordera, quelques mois plus tard, une audience au C.P.C au cours de la quelle il s’engagea à mettre en place une C.E.N.A. et déclara que le fichier de 2000, avec lequel le Sénégal a réalisé l’Alternance politique, pourrait être valablement admis par tous. 
Finalement, des calculs politiciens le poussèrent à décider d’une refonte totale du fichier électoral. 
III- La refonte totale : une reforme improvisée 
Le Gouvernement a décidé unilatéralement de réaliser le projet de Refonte malgré le délai réduit qui nous séparait des échéances électorales. Instituée par la Loi 2004-32 du 25 août 2004, la refonte ne débutera qu’en septembre 2005, soit un an plus tard. 
A l’origine, le Président de la République, voulant justifier le projet a déclaré qu’il comportait trois révolutions : un fichier informatisé, des cartes numérisées et un vote électronique. Cependant, il y a lieu de noter que ce projet comportait des lacunes aussi bien dans la définition de son cadre juridique que sur sa réalisation. 
➢ Le cadre juridique 
Des défaillances sur le décret d’application n° 2004-1616 : Les Commissions d’inscription ont exercé au-delà de leurs compétences. Elles pouvaient procéder à l’inscription de citoyens non résidents de la Commune ou de la Communautés rurale. 
La problématique du contrôle de nationalité : 
Le décret n° 2005-787 du 06 septembre 2006 fixant le mode d’obtention de la Carte Nationale d’Identité Numérisée (C.N.I.N) a permis la délivrance des Cartes nationales d’Identité « sur la seule présentation d’un extrait de naissance », sans la preuve de la nationalité sénégalaise en violation flagrante de la loi portant code de la nationalité. 
Cette situation est d’une extrême gravité puisqu’elle offre la possibilité à des non Sénégalais de détenir la C.N.I.N. et de devenir électeurs. Il faut signaler que même la plus performante des systèmes de biométrie ne permet de détecter les étrangers une fois inscrits sur les listes. 
➢ Des insuffisances techniques 
Le Ministre de l’intérieur a établi la carte électorale avant le démarrage des inscriptions et a annoncé la création de 500 Commissions fixes et 200 commissions mobiles pour une population de onze (11) millions d’habitants. 
Au Sénégal, l’illusion a consisté à penser que six (06) mois suffisaient pour inscrire trois (03) millions d’électeurs alors qu’ailleurs, il a fallu plusieurs années pour établir un fichier numérisé. Pourtant, les premières études de faisabilité prévoyaient une durée de trente (30) mois pour boucler l’ensemble des opérations liées à cette option. 
Selon les prévisions, l’on devait confectionner six (06) millions de Cartes nationales d’identité numérisées (C.N.I.N.) et trois (03) millions de cartes d’électeurs numérisées. Les opérations d’inscription ont débuté officiellement le 06 septembre 2005 et devaient se poursuivre jusqu’au 28 février 2006. Elles se sont poursuivies jusqu’au 15 septembre 2006 après la prorogation, à quatre reprises, du délai initialement fixé pour la fin des inscriptions. Mais, nombreux seront les irrégularités et les dysfonctionnements notés dans le déroulement du nouveau processus d’inscription : 
o Les commissions d’inscriptions sur les listes électorales ont démarré timidement à Dakar pendant plusieurs mois sans qu’à l’intérieur, la moindre commission ne fonctionne ; 
o L’insuffisance des commissions, surtout dans les zones rurales ainsi qu’à l’étranger n’a pas facilité l’inscription de beaucoup de nos concitoyens. La prorogation, à plusieurs reprises, de la période des inscriptions en est la preuve. 
o L’impossibilité de délivrer les Cartes d’identité et d’électeur numérisées au bout d’un délai de trois (03) à quatre (04) jours après l’inscription, comme initialement prévu. Des Sénégalais inscrits sont restés plus de six mois sans disposer de leur carte d’électeur malgré « une capacité de production de quatre vingt mille cartes (80.000) par jour » annoncé par le D.A.F. 
o Un nombre important d’inscriptions ont fait l’objet de rejet sans que les concernés n’en soient informés. 
o Les cartes produites ces derniers temps n’ont pas la même qualité que celles éditées aux premiers jours - le système de contrôle-qualité n’a pas bien fonctionné. 
o Une autre difficulté a découlé du format de la nouvelle carte d’électeur puisque celle-ci ne pouvait recevoir le cachet « A VOTE ». Or, cette mention est nécessaire avec un vote manuel. 
➢ Des rapports heurtés entre la CENA et le Ministère de l’intérieur 
A ces contraintes techniques, s’ajoute l’état des rapports entre la CENA et le Ministère de l’intérieur qui a incontestablement eu des implications négatives sur le processus électoral. C’est ainsi que sur les soixante (60) motifs de rejet de demande d’inscription (adresse électorale imprécise, manque de taille, absence visa CENA, extrait périmé, absence cachet commission etc.), seul le motif « absence visa CENA » a fait l’objet d’un recours auprès du Conseil d’Etat. Or, la CENA, en refusant de valider ces demandes d’inscription, a simplement mis en œuvre ses attributions énumérées dans l’article L8 du code électoral. 
➢ Le port du voile : un obstacle 
Le port du voile, pour une partie de la communauté musulmane, est une obligation chez la femme. Alors que ce voile pouvait empêcher la prise de toutes les données nécessaires pour le besoin de la nouvelle procédure d’instruction de la C.N.I.N (obligatoire pour tout citoyen âgé d’au mois (16) seize ans). Mais, à la suite de plusieurs médiations, un arrangement sera trouvé pour que cette communauté puisse jouir de ses droits. Nous ne pouvons que nous féliciter de l’issue heureuse d’une question aussi complexe et qui pouvait avoir des conséquences dommageables au principe de laïcité défini dans notre Constitution ou à la stabilité sociale. 
➢ Le budget 
Le budget de ces opérations reste une nébuleuse. Mais si l’on se fie à l’annonce faite par Me Ousmane NGOM, à l’époque, Ministre de l’intérieur, lors d’une rencontre avec les partis politiques, à la veille du démarrage des opérations, nous pourrons avoir une idée du montant dépensé. Selon le Ministre, le prix unitaire de la carte est chiffré 2.500 FCFA. Donc on obtient : 2.500Fcfa (5 millions x (6+3) = 22,5 milliards FCFA, compte non tenu des frais engendrés par les prorogations. Sans nous étendre sur le budget qui est resté une vraie nébuleuse, nous retiendrons qu’environ de 30 milliards FCFA ont été dépensés, 
Nous avons pensé que le coût financier de la refonte du fichier sur des bases numériques mérite d’être souligné pour la simple raison que la question du budget constitue l’argument principal sur lequel s’est appuyé le Chef de l’Etat pour demander le report et le couplage des élections. 
Les inondations connues principalement dans le Département de Pikine lors des fortes pluies enregistrées entre août et septembre 2005 amèneront le Chef de l’Etat à annoncer la conception du plan Jaxaay destiné à reloger les sinistrés. Pour financer une partie de ce programme, il compte s’appuyer sur sept (07) milliards d’économie dans le budget des élections au cas où elles sont regroupées. 
Cet argument ne saurait nullement nous convaincre puisque le budget des opérations de refonte pouvait, à lui seul financer intégralement ce programme. Il aurait suffi de renoncer à la refonte totale, pour initier une refonte partielle réalisable dans un délai de 06 mois et dont le coût global était estimé à 522.670.000 FCFA. Ainsi que le révèlent les termes de références, son exécution est facile à cause des expériences acquises dans les précédentes refontes de 1999 et de 2000. 
Le système de biométrie sur lequel devrait reposer toute la procédure de production des cartes d’identité et d’électeur « numérisées » n’a pas fonctionné comme en atteste les doublons relevés dans lors de l’audit de 2007. Mais il faut avoir le sens élevé du devoir et le courage pour l’admettre eu égard aux enjeux constituait un tel aveu. Tout au plus, les deux réunions du Comité national de pilotage de l’audit que j’ai eu l’honneur de présidé pendant cette période en ma qualité de Vice président, et qui ont porté sur l’examen du système de la biométrie suffisent pour révéler les divergences profondes sur la question. 
A l’arrivée, la refonte n’a été qu’un prétexte pour le Président WADE et son régime pour installer un système de fraude démasquée lors de l’audit du fichier électoral car la biométrie qui devait être à la base du nouveau système n’a pas fonctionné. 
Comment est-on passé de trois (03) millions à cinq (05) d’inscrits sur une population de 11 millions et dont cinquante trois (53) pour cent (100) ont moins de 16 ans ? 
Pourquoi les services de la Direction de l’Automatisation du Fichier (D.A.F) ont-ils accepté de confectionner une Carte identité à des milliers de personnes qui ont le même numéro d’extrait de naissance délivré la même année par le même centre d’état civil au point d’avoir quatorze (14 chiffres) pour éviter de se retrouver avec neuf (09) numéros d’indentification nationale identiques ? 
Comment le même individu avec des filiations quasi-identiques peut-il se retrouver plus d’une fois dans un système de « biométrie » ? Pourquoi les plus hautes juridictions de notre pays ont-elles pu proclamer des résultats avec un nombre de votants supérieur à celui des inscrits dans des bureaux de vote ? 
Recommandations 
Généralement, les spécialistes du système électoral préfèrent ne pas s’appesantir sur les modalités d’institution du fichier électoral. Selon plusieurs d’entre eux, cette question est moins complexe et relève d’une simple procédure administrative qui ne mériterait pas que l’on s’y attarde. Mais, eu égard à toutes les complications liées à la constitution de notre fichier électoral, il nous paraît important de poursuivre la réflexion pour arriver à un fichier fiable et viable pour la consolidation de notre système démocratique. 
Il faudrait : 
• Orienter les études sur les modèles de constitution de fichiers valides garantissant la sincérité des scrutins 
• Réformer l’état civil par : l’audit de tous les fichiers, l’informatisation la création d’un corps spécialisé et l’implantation de centres secondaires fonctionnels 
• Reconstituer et fiabiliser les fichiers 
• Relier les fichiers concernant les élections 
• Exploiter les données sur la population du Sénégal 
• Instituer l’audit du fichier électoral 
• Installer un cadre permanent de suivi du fichier électoral 
Comme nous pouvons le constater, il est indispensable que les acteurs s’entendent sur les règles du jeu politique. La pratique du sport nous enseigne la belle notion de « Fair-play ». Sans doute, il n’est pas étonnant de voir l’ensemble des équipes en compétition s’entendre sur les règles de sorte que l’équipe gagnante aura été la plus performante et celle qui aura fourni le meilleur jeu et que la perdante n’aura à s’en prendre qu’à elle-même car elle aura certainement péché, soit par manque de performance des joueurs, soit par les choix tactiques... Mais la défaite ou la victoire d’une équipe ne sera jamais imputable à la dimension du terrain, au poids du ballon ou à la prolongation du jeu au-delà des normes. Parce que les normes sont définies et acceptées par tous et qu’elles ne font jamais l’objet de modifications en cours de jeu. Enfin, ce que nous pouvons attendre de la mission de l’Union européenne et de l’Usaid sur le processus et le fichier électoral sénégalais, c’est qu’elle permette non seulement à l’ensemble des acteurs politiques de comprendre et d’admettre que notre système électoral comme tant d’autres dans le monde, comporte des imperfections, mais aussi qu’elle accompagne et soutienne tout ce processus afin que les correctifs nécessaires et adaptés aux exigences démocratiques y soient apportés. Il demeure évident que sans de vraies concertations, nous ne parviendrons pas à faire l’évaluation et les réformes nécessaires à notre système électoral, conditions sine qua none pour asseoir les bonnes règles du processus démocratique. 
• Ndiaga SYLLA,  
• Expert électoral  
• Membre de ICR/Bennoo  
• Email : diekamsylla@yahoo.fr 
 
 
 
LA PESANTEUR DE LA FAMILLE SENEGALAISE SUR LA REPUBLIQUE : Les symptômes flagrants d’une gestion oligarchique de la république  
Écrit par Alassane K KITANE  
Jeudi, 27 Mai 2010 14:32  
Le Sisyphe que peint Camus est certes l’image archétypale de l’homme toujours confronté à la vanité de ses efforts face à l’invincible mal inhérent à l’existence, mais Sisyphe représente davantage la fatale infirmité des hommes d’État face à l’étendue des espérances que les peuples placent immodérément en eux. Les hommes sont tellement avides de héros qu’ils contribuent eux-mêmes à l’échec de leur propres idoles dès lors qu’ils les attendent sur un terrain que ces dernières ne peuvent fréquenter sans frôler l’abime et risquer la perte du sens de la mesure. Tous les abus des grands hommes naissent de ce piège que ne sont habiles à esquiver que ceux dont la foi et la vertu sont exceptionnellement au-dessus de la moyenne. On ne naît pas monstre, on le devient quoiqu’en pense le psychanalyste avec son postulat du caractère déterminant de l’éducation et de l’ambiance familiales dans le destin psychique des individus. Que se passe-t-il alors lorsque l’homme d’État, en plus de la pente naturelle vers laquelle l’incline inéluctablement la nature même du pouvoir, se complait lui-même dans l’accumulation des péchés ? Si les hommes d’État modèles sont obligés, pour ne pas décevoir les attentes populaires, de scarifier leur existence et de tenter toujours d’incarner des vertus hors de portée, que devient alors l’homme d’État dont une de ses mains détruit tout ce que l’autre tente de construire ?: 
 
Le problème avec le Président Wade c’est justement cette sorte d’incohérence dans la ligne générale de sa gouvernance : on dirait qu’il a deux mains qui refusent de travailler en harmonie. Dès qu’il réussit une prouesse quelconque c’est lui-même qui en altère le sens et la portée par une incroyable inaptitude à sacrifier l’inessentiel à l’essentiel, la contingence à la nécessité. Des débats inutiles, voire préjudiciables à son pouvoir et à ses réalisations ; des mesures inopportunes et précipitamment prises, des provocations d’une opposition qui, comme lui, ne s’intéresse qu’à des détails et à des futilités sans enjeu véritablement national ni même démocratique. Pourquoi certains actes ordinaires du Président doivent-ils être institutionnalisés et servis aux Sénégalais comme une camisole de force ou comme une soupe nationale que tout le monde est obligé de déguster ? L’institutionnalisation d’un amour qu’un père porte à son fils est une absurdité politique. La confiance (du reste chantée sous tous les toits du monde) qu’un Président de la république a envers son Ministre devient suspecte dès lors que ce dernier se trouve être son fils. Que Karim Wade soit la cible de tous les adversaires politiques de son père : voilà un phénomène tout à fait naturel et logique. Mais que le père soit obligé de défendre son fils (même au cas où ses justifications seraient fondées) : voilà ce que ni la conscience morale ni la conscience politique ne peuvent tolérer. La communication d’un chef d’État doit être affranchie de toute pesanteur familiale, ses décisions doivent être référées aux principes de la république et son comportement doit toujours s’efforcer d’être en conformité avec la culture de la tolérance sans laquelle il ne serait plus le garant de l’unité nationale. Personne (à moins de faire preuve de populisme) n’a jamais dit que Karim ne doit pas être Ministre ni même qu’il est incompétent, mais sa posture devrait l’incliner à être plus discret et à refuser la médiatisation excessive (qui est une forme d’institutionnalisation) de ses implications dans certains dossiers de l’État. La culture du partage n’est pas seulement à entendre au sens d’un entrisme politique entre leaders de partis opposés participant à un Gouvernement, c’est avant tout l’altruisme consistant à prendre en compte l’existence et l’avis des autres (même minoritaires) dans la façon de gérer la cité.  
 
L’espace médiatique doit refléter la mosaïque qu’est la société et le Gouvernement doit avoir une personnalité totalement indépendante des familles, des groupuscules et des clans. Lorsque la personnalité morale d’un Gouvernement devient identique à celle des personnes, cela à un nom et ça s’appelle dynastie. Or le destin de toute dynastie est d’être fatalement corrompue, de s’employer politiquement à préparer l’érection des médiocres dans la mesure où, comme l’avait dit Rousseau, elle ôte au futur gouvernant les notions de bien public et de respect du peuple. Toute forme de dynastie est corrompue parce qu’elle chercher à se perpétuer en tant que nom alors même que la clameur populaire n’épargne même pas les actes anonymes d’un Gouvernement démocratique. Un nom renvoie à une famille et à des personnes physiques auxquelles on se rapporte avec une charge émotionnelle qui fausse toujours le jeu démocratique et la valeur politique des hommes qui portent ce nom. L’image pathétique (JT de la RTS du Lundi 20/05/10) d’un Madické Niang, Ministre des affaires étrangères, se faufilant laborieusement derrière Karim Wade pour être visible à la télé, est le symbole vivant de l’irruption et de la mainmise (supposée ou réelle) de la famille de Wade sur l’appareil d’État. Une telle maladresse donne une très mauvaise image du Gouvernement, car l’identification de celui-ci à la famille du président est sa pire forme de personnalisation et, par conséquent, la justification du transfert du mécontentement populaire (du reste naturel en démocratie) sur la famille du Président. L’obsession de certains adversaires politiques de Wade à se focaliser sur la personne de Karim est donc encouragée et cultivée par cette quasi assomption quotidienne du fils par le père. Cependant ce péché n’est guère le monopole des Wade, on a même l’impression que les mœurs sénégalaises actuelles sont foncièrement incapables de trouver dans leurs fondements des arguments solides pour dénoncer de telles pratiques. 
 
L’omniprésence et la quasi toute-puissance de Karim Wade dans les sphères de l’État suscite des interrogations et des protestations légitimes de part et d’autre, mais rarement on s’est posé la question de savoir si un tel phénomène n’avait pas des racines dans notre culture. Dans nos mœurs, dans nos comportement privés et publics, et même dans nos croyances, il semble que la pratique de dévolution familiale du « pouvoir » et des honneurs soit une constante. Notre société déborde de dynasties de toutes sortes et elle aspire à la démocratie : voilà le paradoxe de la société sénégalaise. Les élites qui devraient lutter pour éradiquer les freins culturels au développement et à la démocratie sont les premiers à en tirer profit ou à en reproduire les mécanismes. La preuve symptomatique de ce trait de dérèglement est perceptible dans les motivations qui déterminent les choix de carrière. Lorsqu’un Sénégalais convoite un poste de responsabilité politique ou civil, la première motivation de sa quête est à situer dans les services qu’il pourrait rendre à ses proches et parents : s’il s’agit de recruter on recrute d’abord dans sa cour sans se soucier de la compétence et de l’abnégation de ceux dont on fait la promotion. Nous sommes tous moulés dans une sorte de féodalisme qui nous empêche franchement de penser république avant de penser famille. Combien de fois se voit-on reprocher par ses propres parents d’avoir quitté un parti qui pouvait donner des opportunités ou d’être dans un parti qui n’en offre aucune ? 
Mame Birame Diouf, Madame et la sœur de cette dernière, Aliou Sow et Madame, Mbaye Diack et Madame : tous ont des postes de responsabilité dans le même régime. La liste est très longue mais nous nous limitons à ne prendre que ces exemples justement parce que ces personnes citées méritent toutes leur poste au regard de leur profil et de leur engagement. Mais justement, pour donner des gages suffisants de bonne gouvernance et d’esprit républicain, un homme d’État doit parfois sacrifier les compétences qui lui sont proches (en termes de parenté et d’amitié) pour aller trouver la bonne graine hors de ces cercles toujours suspects et compliqués à faire accepter en politique. Nous sommes malheureux de citer le nom de personnes peut-être intègres et compétentes, mais ce n’est que le fruit d’une observation empirique. La liste de personnes promues par relation parentale ou amicale est longue, mais celles dont le mérite est douteux ne nous intéressent pas pour la simple raison que le doute qu’il y a dans leur promotion est la preuve manifeste du féodalisme qui les a promues à leur poste.  
 
Au regard de toutes ces considérations on doit dire que Wade et sa famille renvoient à la société sénégalaise sa propre image : ils font à la tête de État la même chose que nous avons l’habitude de faire dans nos sphères de responsabilité. On ne peut pas adopter des mœurs féodales et népotiques dans toutes nos façons de faire et s’attendre à ce que ces mêmes pratiques ne soient pas perceptibles au sommet de l’État. Néanmoins ces tares de la société sénégalaise n’absolvent guère le régime, car le principe fondamental de la gouvernance sociale est que l’élite soit constamment la locomotive de la société et qu’elle travaille résolument à rendre les hommes meilleurs. Tout chef qui ne réfléchit pas de la sorte est intrinsèquement napoléonien et fera sienne la maxime qui veut qu’on gouverne les hommes, non par leurs qualités, mais par leurs vices 
 
Halte à la transmission dynastique du pouvoir ! 
 
 
Au nom du père, du fils… et du peuple ! Karim Meissa Wade, président ! Voilà le cauchemar de beaucoup de Sénégalais. Tous les scenarii sont envisagés pour voir comment Abdoulaye Wade, son père, pourrait arriver à lui passer le pouvoir. On parle de possible coup d’Etat politique, de démission du père au profit du fils, etc. Le père n’aurait d’yeux que pour le fils et le peuple regarde fébrile devant cet amour congénital qui, dit-on, risquerait de lui confisquer cette place de démocratie majeure et de vitrine politique en Afrique. Le meilleur élève va devenir alors, avec cette ‘régression dynastique’, le cancre de la classe. Cela me rappelle quand j’étais au collège, en classe de cinquième ; premier en arabe, au premier semestre et dernier au second semestre. Mon professeur et mes camarades en avaient ri aux larmes, si bien que je ne pouvais plus marcher. Quand le groupe se moque de quelqu’un !  
Le Sénégal, certains Sénégalais ont déjà peur que l’on se moque d’eux, parce qu’ils savent que tout le monde les attend aux coins de la rue pour leur dire : ‘Bien fait, vous pensiez que vous étiez un peuple préféré de Dieu, avec votre grande gueule, partout vous développiez, qu’on vous le demande ou non, que vous êtes les champions de la démocratie !’. Les premiers à partir ne sont pas toujours les premiers à arriver.  
Dévolution monarchique, régression dynastique, régression démocratique !  
Le Sénégal, la risée de la communauté internationale, et pourtant tout le monde sait que les régimes démocratiques n’ont pas le monopole de l’efficacité politique. Cependant, la démocratie étant dans l’air du temps, il faut faire comme tout le monde ou quoi que vous fassiez, ce n’est pas bon ! Il est fort à parier que tous ceux qui sont contre cette dévolution dynastique du pouvoir sont animés principalement de deux sentiments :  
- Premièrement, ils ne veulent pas être la risée du monde,  
- Deuxièmement, c’est frustrant de se passer ainsi le pouvoir, comme si tous les autres sont des tarés, d’autant qu’on n’est pas parvenu ainsi au sommet.  
A juste titre, cette entreprise de forcing politique est non cautionnable pour peu que l’on soit doué de raison. Mais, pourquoi donc le Père veut nous refiler son Fils ? Au nom de Père et du Fils ! Il faut reconnaître que dans beaucoup de domaines, ce ‘au nom du père et du fils’ est très présent.  
- Dans le domaine religieux, qui s’est levé un beau jour pour contester cette dévolution du pouvoir religieux au sein d’une seule et même famille ? Cela se passe ainsi à Touba, à Tivaouane, à Kaolack, à Ndiassane, etc. La seule fois que l’on a observé cette contestation au Sénégal, c’était en… 1776, avec ce qu’il est convenu d’appeler la révolution Torodo ! Mais, très vite, l’on a noté un retour à la case de départ.  
- Dans le domaine politique, hormis le cas de Cheikh Bamba Dièye qui a succédé sans débat à son père, tous les autres partis politiques ne connaissent pas cette gestion dynastique du pouvoir politique. Cependant, il est à remarquer que beaucoup de leaders politiques se comportent avec leur parti, comme si c’était leur propriété. Pour la plupart, ils sont là, indéboulonnables (Abdoulaye Wade, Moustapha Niasse, Djibo Kâ, Dansokho qui vient de raccrocher parce qu’il n’en pouvait plus, il n’a pas les mêmes moyens que Wade pour se faire retaper de temps en temps).  
- Dans le domaine de ce que l’on pourrait appeler ‘la société civile’, ce n’est pas reluisant non plus ! Combien d’individus ont créé des Ong et s’y agrippent comme ce n’est pas possible et il est fort à parier qu’ils sont aussi véreux et voraces que nos politiciens, nos marabouts.  
Ainsi, sans risque de se tromper, on peut avancer que cette entreprise du père Wade trouve son lit dans le tissu social sénégalais. Le mutisme des marabouts face à cette dévolution dynastique est bien révélateur. Que peuvent-ils dire ? Rien ! Nos marabouts savent qu’ils sont aussi parasites qu’Abdoulaye Wade et son enfant, eux qui n’ont aucun mérite que d’être fils de… ou petit-fils de… Lamentable ! Les gens de la société civile aussi ! On peut citer à volonté ces messieurs et dames qui s’accrochent comme des sangsues à ce qui les fait vivre, c’est-à-dire l’Ong qu’ils ont créée. L’Ong est aussi un parti et sa gestion est souvent gabégique et népotique, à l’image de ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas au niveau du plus haut de l’Etat. C’est ce qu’on a appelé ‘la gouvernementalité du ventre’ !  
Pour en revenir au cas du père Abdoulaye Wade et de son fils Karim Wade, rien ne peut expliquer ce penchant de Wade si ce n’est qu’il est à l’image de tout le monde. Tout père aspire à donner à son fils le meilleur ! Je pense que ce qui est particulier chez Wade, c’est qu’il ne fait rien par demi-mesure. S’il ment, il le fait entièrement et s’il dit vrai, c’est tout aussi entièrement et s’il s’engage, c’est à fond. Sa longévité politique en est une parfaite illustration.  
J’en connais des personnes que cela ronge et qui se sont demandé pourquoi ils ont raccroché ce désir de devenir président. Père Abdoulaye est teigneux et jusqu’au bout, il ira dans cette entreprise. Face à cette situation, il y a plusieurs attitudes que l’on peut avoir :  
- La première étant de croiser le fer avec Abdoulaye Wade, d’être aussi zélé que lui en dénonçant partout son entreprise et en prenant soin de balayer devant soi, c’est-à-dire de voir si on n’a pas les mêmes pratiques que lui. - La deuxième consiste à se demander s’il n’y a pas lieu de supprimer les élections présidentielles pour éviter qu’une seule personne empêche tout un peuple de dormir ?  
- La troisième étant de se dire que le retour à une forme d’aristocratie politique n’est pas mauvais en soi pour la bonne et simple raison que s’il y a des mentalités promptes à s’aliéner, ce serait une économie de temps, d’argent et de bavardages inutiles que s’adonner périodiquement à des élections. Les démocraties n’ont pas forcément le monopole de l’efficacité politique, économique et de tout ce que l’on veut.  
Cela dit, il est aisé de voir que pour éviter pareilles situations, il faut apprendre, dès à présent, à donner le pouvoir au peuple, c’est-à-dire de le mettre à sa portée. Au lieu de lui faire croire que politiquement, religieusement, moralement, mentalement et autre…ment, il a besoin de guide, de mentor ; on devrait s’atteler à faire comprendre au peuple qu’il est maître de son destin et qu’on ne peut pas faire son bonheur à sa place.  
Abdoulaye Wade, Youssou Ndour, Bara Tall, Serigne Bara Mbacké, Serigne Mansour Sy, c’est des gens qui ne sont pas plus méritants que tous les autres et même s’ils doivent être des exemples, c’est en tant qu’individus (pour certains d’entre eux) qui ont su, par la force du travail et de la persévérance, se hisser au-dessus de la mêlée. Ils sont guides ou élites en ce sens qu’ils essayent de tirer tous les autres vers le haut et non de les maintenir dans une sorte de dépendance servile. Su dul man du bakh (sans moi, le déluge !) ! Rien de plus faux et ce dans tous les domaines d’ailleurs !  
Maintenant, pour contrecarrer cette situation, il ne faut plus qu’on mise ou qu’on se rive sur un individu, mais qu’on essaye de développer des institutions fortes qui n’oppriment pas l’individu, mais qui ne le laissent pas non plus libre de toute facétie. Mon père est meilleur que le vôtre ! Mon fils est meilleur que le vôtre ! Ma famille est meilleure que la vôtre ! Mon marabout est meilleur que le vôtre ! Si des individus éprouvent le malin plaisir de le dire, d’autres individus ont ce devoir de leur dire que c’est de la pure démagogie !  
Mamadou Moustapha WONE Sociologue moustaphawone@voila.fr BP : 15812 Dakar-Fann Sénégal.  
 
 
 
 
Le raciste Béranger-Ferraud continue d’encombrer Dakar 
 
 
Le Sénégal indépendant a cinquante ans et cinquante mille problèmes. En premier, sa relation avec la France, l’ancienne puissance coloniale. L’actualité le démontre à suffisance. Mais l’histoire reflète aussi un contentieux qui a du mal à disparaître. Même des mémoires. De par leurs thèses et leurs actes singuliers, des hommes ont incarné, à eux seuls, l’idéologie néfaste du colonialisme. Béranger-Ferraud en est un, alors qu’une rue de Dakar, la capitale sénégalaise, continue de porter son nom. Sans raison. ‘A mesure que nous connaîtrons mieux ces nègres, nous pourrons plus sûrement et avec moins de chances d’erreurs que par le passé, exercer notre action sur ces pays qui appellent notre commerce, notre civilisation, en nous offrant en revanche des richesses incalculables’, soutenait, en 1879, Béranger-Ferraud, dont le nom pèse lourd sur les plaques d’une rue du centre-ville de Dakar.  
Au moment où les actes de foi (ou actions d’éclat) marquent une volonté large de nous réapproprier notre histoire, cet encombrement de la mémoire des Dakarois mérite d’être traité avec diligence par qui de droit. A notre avis, un droit de regard s’impose sur un pan essentiel du passé colonial de la France sur le sol sénégalais, particulièrement sur ce colonialiste à l’esprit réducteur et, par conséquent, aux thèses simplistes sur la société sénégalaise d’antan. Il paraît qu’il fût médecin...  
Dès ses premiers jours en terre coloniale du Sénégal, Béranger-Ferraud s’est hasardé à inventer des clés de répartition des ethnies, à leur différenciation et, insidieusement, à une certaine hiérarchie sur une échelle de valeurs purement européenne. Dans son ouvrage-clé Sénégal, les ethnies et la Nation (page 176), l’éminent chercheur Makhtar Diouf commente les premières constatations de l’aventurier de la France coloniale : ‘Et c’est ce qui l’autorise, après une semaine passée à Dakar, à déclarer qu’il arrive sans peine à reconnaître le Soninké du Bambara : une aventure à laquelle ne se risquerait aucun Sénégalais, même appartenant à l’une ou l’autre de ces deux ethnies.’  
Si l’on se fie aux écrits de Diouf, les futurs dérapages de Béranger-Ferraud sont plus enfoncés que ceux de ses débuts en raciologie appliquée à la société sénégalaise. Les Wolofs et leur langue, de même que les Lébous, ne trouvent point de grâce auprès de l’ethnologue colonial, à cause de leur caractère manifestement hostile à la colonisation du pays. Une volonté de résistance qui leur a valu la haine du prototype du scientifique qui vend la science à la cause inhumaine. A ce niveau de dédain de ce groupe ethnolinguistique, rien ne différencie le docteur Béranger-Ferraud du général Pinaud, commandant supérieur des troupes de l’Afrique occidentale française, lequel impérialiste s’essayera à son tour à l’ethnologie sommaire du Wolof-Lébou.  
Sur ce terrain glissant, il n’y avait pas que ces deux colonialistes et il n’y avait pas non plus que les Wolofs à tailler en pièces pour réussir une monographie du peuple sénégalais. Dans la même veine de Béranger-Ferraud, le docteur Lasnet, un autre médecin, trouve pourtant des vertus aux Wolofs, aux Jolas et quelque peu aux Soninkés. Mais ses fleurs sont sans commune mesure avec les piques qu’il a lancées aux Maures, aux Toucouleurs, aux Peulhs et aux Sérères.  
Ainsi s’incruste insidieusement l’ambition impérialiste d’assouvir de sinistres intérêts par la fameuse logique du diviser pour mieux régner en maître absolu et couru. Une fois de plus, au-delà de ses funestes envies mercantiles de scientifiques de la coloniale, ces faits culturels établis montrent la part d’ombre du colonialisme français et de ses hérauts au Sénégal. Cependant, la sagesse des ethnologues ‘incolores’ peut, aujourd’hui, rendre à la raciologie l’éclat que lui ont privé des colonialistes comme Béranger-Ferraud.  
Pour leur part, les ‘chefs nègres’ contemporains sont appelés à prendre leurs responsabilités devant l’Histoire, en procédant prestement et sous l’éclairage des chercheurs blancs ou noirs, à la rectification des quiproquos de l’histoire coloniale. Le contexte s’y prête. Un regain de patriotisme émerge de la célébration des cinquante ans d’indépendance du Sénégal. Cette tendance augure d’une certaine ‘nationalisation’ de l’histoire du pays afin de permettre à ses fils de se faire une fière idée de ce qu’ils sont réellement, de qui veulent-ils ressembler en termes de valeurs et enfin de prendre leur destin en main. Sans tutelle ni parrain !  
A la faveur du ‘vent d’avril’ et à la suite du président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, l’actuel maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, et le Conseil municipal qu’il préside, ont posé les jalons d’une réappropriation du Sénégal, en donnant à des places fortes de la mémoire collective les noms de deux grands hommes pleins de dignité et d’humanisme, en l’occurrence les regrettés président Mamadou Dia* et Me Valdiodio Ndiaye. La liste des grands seigneurs n’est pas exhaustive en vue de donner leur nom ou leurs combats pour l’émancipation à des endroits emblématiques du territoire national. D’autres Sénégalais ou des Toubabs (il n’en manque certainement pas) ont servi le Sénégal sans mépriser son peuple et ils méritent des plaques à leur nom sur des façades de Dakar, tandis que les vestiges de Béranger-Ferraud et compagnie de la coloniale sont bons pour la poubelle de l’histoire. Tant, ces colonialistes ont spolié la science, l’humanisme et les Sénégalais en prime.  
Serigne BOYE  
* Sur le prochain baptême du Boulevard Mamadou Dia, le défunt patriarche est digne d’en être le parrain. Mais le Conseil municipal de Dakar aurait dû lui trouver un ailleurs tout aussi prestigieux car, à notre avis de citoyen, la République, ses illustrations, ses symboles et ses institutions constituent un héritage inaliénable d’un peuple libre, surtout en ce moment trouble de l’histoire politique du Sénégal. 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 28.05.2010
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