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qu’un vieil autocrate arrivé au pouvoir sur l

On demanda un jour au Prophète (PSL) : «O Envoyé de Dieu, quel est le plus grand des djihads ?» Il répondit : «Une parole de vérité face à un souverain inique.» (rapporté par Tirmizzi). 
Nettali : Mercredi 4 Juin 2008 
Le Premier ministre convoque des membres du bureau, selon Mouhamadou Mbodj  
NETTALI - Les tenants du pouvoir seraient prêts à tout pour contrecarrer les Assises nationales. Après la coupure de l’électricité chez Amadou Makhtar Mbow et Penda Mbow, la pression s’accentue sur les initiateurs des Assises. « Des membres du bureau des Assises ont été convoqués dans le bureau du Premier ministre », a révélé mercredi sur Océan Fm, Mouhamadou Mbodj du Forum Civil, coordonnateur du Comité ad hoc préparatoire des Assises nationales. 
La coupure de l’électricité chez Amadou Makhtar Mbow et Penda Mbow ne sont apparemment qu’un avant-goût de la détermination du pouvoir à mettre des batons dans les roues des Assises nationales. Si l’on en croit Mouhamadou Mbodj révèle que « des membres du bureau des Assises ont été convoqués dans le bureau du Premier ministre ». Le coordonnateur du Forum civil dit ne pas vouloir entrer dans les détails, soulignant que « cela ne fait qu’accroître la détermination de ces derniers et cela les renseigne qu’ils ont eu raison de participer aux Assises ». 
M. Mbodj fait savoir que le bureau des Assises nationales envisage sérieusement de renforcé la sécurité de ses membres. Le coordonnateur du Forum civil et du comité ad hoc préparatoire des assises nationales indique que « d’ores et déjà, une mesure transitoire a été prise concernant notamment la sécurité autour de leur domicile ». 
Mouhamadou Mbodj qui avoue que personne ne s’attendait à ce que les choses prennent cette tournure, note que cela renseigne « d’une absence de culture démocratique dans notre pays qui se veut le modèle ; malgré l’existence de plus de 100 partis politiques, nous avons une démocratie sans idées ». Il en veut pour preuve que depuis que le projet des Assises nationales a été lancé, il n’y a eu aucune contribution de qualité de la part de leurs détracteurs, à part des injures et des invectives. 
WalFadjri : Mercredi 4 Juin 2008 
Place de l’Armée dans le jeu politique : La participation de Généraux aux assises nationales relance le débat :  
La participation de certains Généraux de l’armée à la séance d’ouverture des assises nationales fait l’objet de controverse. Si d’aucuns y voient une prérogative que leur octroie la citoyenneté, d’autres, apparentés au pouvoir y décèlent une immixtion de l’armée dans le jeu politique. Pourtant, ce n’est pas la première fois que la ‘Grande muette’ fourre son nez dans l’espace. L’histoire regorge, en effet, d’exemples que Wade a participé à conforter en faisant des pensionnaires des casernes des électeurs à part entière. 
 
De toutes les présences à la cérémonie de lancement des Assises nationales, dimanche dernier, celle des trois généraux de l’Armée en retraite aura le plus marqué les esprits. De part et d’autre de la ligne de séparation entre le pouvoir et l’opposition, cette participation des étoilés de l’armée est diversement appréciée. Bénéficiaire de cette présence qui donne un surplus de crédit à sa démarche, l’opposition n’a raté aucune occasion pour pavoiser de la présence à ses côtés des Généraux Mamadou Mansour Seck, Amadou Abdoulaye Dieng et Mouhamadou Keïta. Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Dansokho et compagnie ne font pas fine bouche de cette présence dont ils se félicitent et qu’ils apprécient. A l’exact opposé de cette position, les tenants du pouvoir s’arrachent les cheveux et fustigent l’immixtion de soldats, fussent-ils à la retraite, dans des activités à forts relents politiques. Pour le pouvoir qui s’insurge contre la tenue de ces assises, les trois anciens galonnés de l’Armée sénégalaise trahissent, ainsi, le sacro-saint devoir de réserve auquel les astreint leur statut d’officiers supérieurs et ne sauraient, par conséquent, donner de crédibilité aux assises initiées par l’opposition radicale.  
Se pose, ainsi, la question de savoir si, oui ou non l’armée a sa place dans l’espace politique. Si dans les textes régissant la vie et le fonctionnement de l’armée, il n’y a aucune restriction quant à l’obligation faite à ses pensionnaires de n’être qu’au service de la République et de son Etat en se détachant de toute activité impliquant les acteurs (politico-syndico-religieux), il n’en demeure pas moins que la réalité actuelle ne reflète toujours pas cette disposition légale. Il ne manque pas, dans l’histoire politique du Sénégal, en effet, d’exemples qui montrent l’implication de nos soldats dans le jeu politique.  
Le premier exemple que l’on pourrait citer est celui de 1962, année pendant laquelle, le Sénégal connut sa première crise politique majeure après celle consécutive à l’éclatement de la Fédération du Mali. Ce conflit entre l’ex-président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor et l’ancien Président du Conseil, Mamadou Dia fut arbitré par l’armée qui plus qu’un arbitre, était joueur de champ. A la tête de celle-ci, rapportent certains historiens, le Général Jean Alfred Diallo joua un rôle éminemment politique. Sur ordre de Senghor, ce dernier mit aux arrêts Dia à qui on prêtait l’intention de renverser le régime d’alors avec la fameuse motion de censure que des parlementaires de l’époque avaient initiée contre le gouvernement. Pourtant, confie un proche de Mamadou Dia, l’ancien président du Conseil avait tous les pouvoirs discrétionnaires d’agir sur l’armée. Comme pour dire que, si Dia avait voulu faire un putsch telle que l’intention lui en fut prêtée, il n’aurait eu aucun problème à régler son compte avec le défunt président-poète. Mais, là n’est pas le problème qui réside dans le fait que l’Armée a pris une part active dans un conflit, politique par essence.  
Plus récemment, l’on a eu à noter une participation active des soldats dans le jeu des acteurs politiques. C’est ainsi que les Généraux Lamine Cissé et Mamadou Niang ont posé des actes importants dans l’espace politique sénégalais. Si le premier, en tant que ministre de l’Intérieur était chargé d’organiser les élections, le second avait pour mission de veiller à la régularité et la transparence des scrutins, sous le régime de l’ex-président Diouf. L’on a encore souvenance des révélations faites par le Premier ministre militaire de l’histoire du Sénégal, contenues dans son livre post-élection 2000, expliquant comment lui, Cissé, a amené Diouf à se rendre à l’évidence de sa défaite en lui communiquant les résultats du scrutin au fur et à mesure que ceux-ci tombaient. Là, l’implication des deux gradés de l’armée sous Diouf faisait suite à l’impasse politique qu’avait connu notre pays à l’époque. Pour donner des garanties de transparence à l’emblématique opposant d’alors, aujourd’hui président de la République, Diouf avait jugé nécessaire de donner à des militaires la charge des élections.  
Arrivé au pouvoir en 2000, le président Wade emboîta le pas à son prédécesseur en nommant le Général Niang à la tête du département de l’Intérieur avant de se résoudre à ‘civiliser’ ce poste, cause, aujourd’hui, de beaucoup de polémiques. ‘Tant que ce sont des gens du Pds qui auront la responsabilité d’organiser les élections, on ne peut pas s’attendre à des scrutins transparents’, se convainc Amath Dansokho. Une assertion qui en dit long sur la méfiance qui prévaut au niveau de la classe politique.  
Mais les militaires ne sont plus à la périphérie du champ politique, ils deviennent, maintenant, des acteurs politiques. De citoyens entièrement à part, le président Wade en a fait des citoyens à part entière, devenus, à l’égard de leurs concitoyens civils, électeurs. En effet, avec le vote de la loi autorisant les militaires à voter, le mythique droit de réserve autorise la relecture. Même s’il leur est, toujours, interdit de prendre part à des activités politiques, il reste que le fait de les amener à voter ôte à nos militaires la neutralité qu’exige leur statut. Pire, mus par le simple sentiment humain, des soldats d’une même caserne pourraient être amenés à se haïr à la découverte de leurs camps opposés. Imaginons alors le malaise qui pourrait prévaloir dans l’armée.  
Aujourd’hui que la participation de Généraux à la retraite fait l’objet de beaucoup de controverses, la question doit être saisie, pensons-nous, pour discuter de la place véritable de la ‘Grande muette’ dans l’espace républicain tout court. Quel risque y a-t-il à faire voter des militaires ? En quoi la participation de gradés de l’Armée à des débats sur la vie nationale peut-elle être préjudiciable à la République ? Doit-on accepter qu’un militaire en retraite intègre ou crée un parti politique comme l’ont fait respectivement le Général Da Souza et le Colonel Malick Cissé ? Voilà autant de questions dont les réponses pourraient faire avancer le débat.  
 
Auteur: Aguibou KANE  
WalFadjri : Mercredi 4 Juin 2008 
Actes de vandalisme chez Amadou Mactar Mbow : Les jeunes du front Siggil Sénégal accusent le Pds et menacent. 
Les actes de vandalisme perpétrés chez Amadou Makhtar Mbow président des assises nationales et chez la présidente du Mouvement Citoyen Penda Mbow ce dimanche ne sont que l’œuvre des nervis du parti au pouvoir. C’est la conviction des jeunes du front Siggil Sénégal qui ont réagi hier par la voix de leur coordonnateur.  
 
Pour Barthélemy Dias, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un ‘enième acte de provocation à l’endroit du front Siggil Sénégal. Mais nous tenons à dire que s’attaquer à Amadou Makhtar Mbow et à Penda Mbow ou tout autre responsable des Assises nationales, c’est s’attaquer d’abord au front siggil Sénégal et à la jeunesse de ce pays qui a perdu tout espoir. Nous ne l’accepterons pas’. Le patron des jeunesses socialistes et par ailleurs coordonnateur des jeunes du Fss, tient aussi à mettre le pouvoir en garde contre ces actes de vandalisme. ‘Nous tenons à leur dire que le Pds n’a pas le monopole de la violence et de la bêtise. Que Me Wade sache que la violence engendre la violence. Et qu’au niveau des jeunes de Siggil Sénégal, nous avons déjà averti le pouvoir par des marches et des sit-in’.  
Barthélemy Dias tient ainsi à rappeler que les assises nationales sont une forme ‘civilisée’ pour attirer l’attention du pouvoir sur la situation du pays. ‘Me Wade et son parti sont libres de ne pas y participer, mais ils n’ont pas le droit de s’en prendre aux citoyens qui ont librement choisi de réfléchir sur l’avenir du pays à travers ces assises nationales’, déclare le patron des jeunesses socialistes.  
Selon le site Nettali, des témoignages recueillis par la radio Futurs médias (Rfm), au lendemain de l’ouverture de ces assises, des personnes, à bord d’un véhicule 4X4 de type L200 immatriculé Dk-6627-AB, sont venus au quartier où habite le président du bureau des assises nationales, Amadou Moctar Mbow au Point E, près de la demeure du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, pour couper le courant au poteau. Depuis dimanche, la maison de l’ex-directeur de l’Unesco et celles de ses voisins sont dépourvues d’électricité. Les réclamations n’y ont rien fait. Amadou Mactar Mbow a renforcé sa sécurité et tous les gardiens du quartier se sont mobilisés pour barrer la route à toute personne qui s’aventurerait dans le coin pour faire des actes de sabotage ou tout autre chose répréhensible. Ses proches pensent que c’est de l’intimidation qui n’a aucune chance d’avoir l’effet escompté car ‘Amadou Moctar Mbow est un homme naturellement serein que rien ne peut ébranler’. L’historienne Penda Mbow explique être elle aussi victime des mêmes méthodes. Des inconnus se seraient présentés chez elle pour emporter le compteur, sans en donner la raison. Penda Mbow jure ne devoir aucune facture d’électricité à la Sénélec. ‘Chaque fois qu’on m’a amené une facture, j’ai payé automatiquement. je ne comprends pas’, déclare Penda Mbow qui ne manque pas de faire le lien avec les Assises nationales. Mais pour l’historienne qui a été ministre au tout début de l’alternance, ’c’est peine perdue’.  
 
Auteur: Georges Nesta DIOP (avec Nettal  
SudQuotidien : Mercredi 4 Juin 2008 
COMMENTAIRE DU JOUR : La peur et le chaos. 
Va-t-on franchir un cran supérieur dans l’intimidation ? Un degré de plus dans l’intolérance ? Passer de la menace verbale à des actes de sabotages, visant à incommoder, apeurer et certainement punir des hommes et des femmes qui n’ont que le tort de voir autrement la marche et le devenir de notre Nation ? Ce creuset de notre commun vouloir de vie commune dans cet Etat, espace que nous avons en commun et en partage. Ne pas partager les solutions mêmes légales, mais assurément insuffisantes de ceux-là qui gouvernent et de vouloir en proposer d’autres, qui, aux yeux des initiateurs, sont meilleures, est-il constitutif d’un crime abominable ? La démocratie est un assemblage de libertés et de justices sociales. Sa logique est celle du dire, du faire dire, du pouvoir dire, non seulement des convictions des citoyens mais aussi de la raison. L’espace public en démocratie, est celui de la liberté, de l’expression libre par essence.  
Même si les informations fournies hier mardi par certaines stations FM et faisant état du « délestage » forcé, pour rependre les mots de notre confrère en ligne Nettali.net, du président du Bureau des Assises nationales, le doyen Amadou Makhtar Mbow qui aurait vu son domicile privé de courant délibérément sont à relativiser. Si en effet, selon les stations FM, des témoins ont attesté que des quidams ont coupé les fils des poteaux électriques sans raisons connues et utiles, privant du coup tout le secteur où il réside d’électricité en ces périodes pourtant de délestages intempestifs revenus au galop, la Senelec s’est inscrite en faux et a argué d’une simple défectuosité sur l’éclairage public dans le secteur. Rien d’autre. En ce qui concerne la combative « société civile », Penda Mbow qui aurait elle, été sevrée de compteur électrique. Des individus sont venus lui reprendre sans crier gare le compteur électrique, alors que, déclare-t-elle, elle ne comptabilise aucun arriéré de paiement dû à la compagnie. 
La Senelec parle d’une facture arrivée à échéance depuis le 15 mai dernier qui l’aurait obligé à procéder au retrait du compteur du mauvais payeur, conformément aux clauses contractuelles. Soit, mais il n’en demeure pas moins que la coïncidence ne rassure pas du tout. 
La sortie même musclée et « exclusiviste » du président de la République qui le plus souvent s’oublie dans son camp tout au long de ce magistère libéral, du samedi 31 mai, veille du démarrage des Assises, avait pourtant redimensionné les choses en coupant la poire en deux, donnant raison aussi bien à ses faucons, qu’à ses colombes. « Je ne suis pas d’accord avec la thématique ainsi qu’avec la méthode. 
C’est anti-constitutionnel, mais je ne ferais rien pour les empêcher de se réunir, parce que je suis un démocrate et je demande à tous ceux de mon bord de ne rien tenter contre les Assises… », avait-il déclaré en substance. Et le lendemain, dimanche 1er juin, aux Assises donc de l’autre bord, le président de séance de déclarer que la rencontre n’était nullement un complot à l’encontre de qui que ce soit et qu’elle ne visait aucunement à remettre en cause une quelconque légitimité et/ou légalité sortie des urnes. L’on pouvait penser que la démocratie était sauve et que la tolérance, cette vertu de notre peuple prenait comme d’habitude le dessus sur les velléités conflictuelles politiciennes. 
C’était sans compter indubitablement avec la peur qui habite certains, les étreint et qui les fait ainsi déjuger. Cette peur viscérale de perdre des avantages et des sinécures. Cette peur qui fait voir dans une initiative politique, même politicienne, à certains aspects il vrai,-on peut en effet se demander comment appliquer les conclusions des Assises pour bonnes qu’elles seraient si les tenants actuels du pouvoir ne sont pas partis prenante ?,-une dangereuse conspiration d’une « main extérieure ». En vérité la peur de devoir simplement revoir à la baisse un statut que l’on a artificiellement gonflé, trop tôt et trop rapidement sur le dos d’un peuple confiant, si d’aventure les Assises nationales arrivent à « (re)normer » tout ça ; souhait partagé par bon nombre de démocrates du pays. 
Parce qu’on a donc peur, on apeure, intimide, menace et acte dans la violence. On invective, effarouche les autres qui ont le tort d’avoir dit oui aux Assises. En oubliant ou en feignant d’oublier que la violence appelle la violence. Que le chaos ne distingue pas les bons des mauvais. Tel un typhon, il balaie tout sur son passage, chamboule et déstructure. Que les privilèges ne s’expliquent pas dans le désordre et l’on n’en jouit que dans la paix et la stabilité. Toute chose impossible dans le chaos que l’on semble ainsi vouloir convoquer. La politique du pire ou de la terre brûlée ? 
De l’opportunité des Assises. 
Si ces Assises, initiative éminemment politique, visent à réfléchir sur les problèmes de notre société, à proposer des orientations claires, à définir un cadre normatif rénové et adapté, alors elles sont opportunes. Si elles ne sont qu’une copie des Conférences nationales issues du discours de La Baule, alors elles sont dangereusement inopportunes. Les initiateurs ont clairement affirmé qu’ils ne s’inscrivaient nullement dans le sillage de La Baule et suivant. On peut les en faire crédit et les juger sur pièce. 
On ne peut plus cependant faire l’économie des questionnements arrivés à maturité ainsi que des réponses endogènes à y apporter. Pourquoi notre économie est-elle si inefficiente ? Quels sont les secteurs de développement à valoriser le plus ? Prioritairement à quels autres ? Comment se situer dans la mondialisation ? Que faire pour que les populations réinvestissent la dimension éthique et morale indispensable en société humaine. Dans tous les rapports en communauté et dans les actions de tous les jours ? Quelle place pour la jeune pousse politique ? Que faire des anciens ? Quelle réponse à la quête du retour sur investissement d’une caste d’hommes et de femmes qui ont donné de leur temps, de leur sueur à la chose politique des années durant au détriment de leur famille souvent ? Comment réarmer la jeunesse ? Comment la mobiliser ? Au tour de quoi ? Il est à espérer que les Assises nationales procèdent à un examen approfondi de toutes ces questions et d’autres. 
Du mal de la République. Et qu’elles en fournissent ébauches de solutions. A charge à la citoyenneté d’en faire usage, bon usage, usage conscient pour le bien de la société tout entière. Sans exclusive. Du côté du pouvoir, on ne peut ignorer indéfiniment l’autre moitié de ses mandants, ses pensées, ses vouloirs. 
Auteur: Madior FALL  
African Global News : Mardi 3 Juin 2008 
Sommet FAO à Rome: wade traite la Fao d’une "farce" 
Le sommet de la Fao qui s’est ouvert ce mardi 3 juin, à Rome dans la capitale italienne a été marqué, entre autre, par les critiques du chef de l’Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade à l’endroit de l’institution.  
Le président du Sénégal Abdoulaye Wade a accusé l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, d’assister les pays en développement comme "des mendiants". Dans son discours, lors du sommet de la Fao, il a affirmé être "déçu" par l’organisation de l’ONU sur l’alimentation et l’agriculture. En effet, depuis le début de la crise alimentaire, le président Wade n’a cessé de tirer sur l’institution et sur son secretaire général, Jacques Diouf. Aujourd’hui, Me wade a réitéré ces positions au niveau de la tribune pour parler d’un concept dépassé. "Ne venez plus nous imposer des institutions, des experts, l’Afrique d’aujourd’hui ce n’est plus celle d’il y a vingt ans", a-t-il lancé à l’assistance composée d’une cinquantaine de chef d’Etat et de Gouvernement. Alors arrêtez cette farce", a t-il martéle pour conclure son propos. 
Nettali : Mardi 3 Juin 2008 
ASSISES NATIONALES - PRESSIONS SUR LES PARTICIPANTS : Amadou Makhtar Mbow et Penda Mbow " délestés "  
NETTALI - Les menaces des tenants du pouvoir contre les participants aux assises nationales ne sont pas que des paroles en l’air. Les pressions ont déjà commencé. Depuis dimanche dans la matinée, la villa d’Amadou Makhtar Mbow est sans électricité. Des personnes non identifiées, à bord d’une 4X4, ayant coupé les fils du poteau d’alimentation de la villa du Président des Assises située au quartier Point E. 
Les tenants du pouvoir n’ont pas attendu longtemps pour mettre à exécution leurs menaces. À la veille des assises nationales qui se sont ouvertes dimanche 1e juin dernier, Doudou Wade, Farba Senghor, le Premier ministre, Cheikh Aguibou Soumaré et même le président de la République, Me Abdoulaye Wade, ont fait des sorties pour fustiger la tenue de ces assises. Farba Senghor était même allé jusqu’à menacer les participants, soutenant que l’Etat va les considérer comme ses adversaires. Ceux qui croyaient que ce n’était que des paroles en l’air vont déchanter. 
En effet, selon des témoignages recueillis par la radio Futurs médias (Rfm), au lendemain de l’ouverture de ces assises, soit dimanche 2 juin, des personnes, à bord d’un véhicule 4X4 de type L200 immatriculé Dk-6627-AB, sont venus au quartier où habite le président des assises nationales, Amadou Moctar Mbow au Point E, près de la demeure du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, pour couper le courant au poteau. Depuis dimanche, la maison de l’ex-directeur de l’Unesco et celles de ses voisins sont dépourvues d’électricité. Les réclamations n’y ont rien fait. Amadou Mactar Mbow a renforcé sa sécurité et tous les gardiens du quartier se sont mobilisés pour barrer la route à toute personne qui s’aventurerait dans le coin pour faire des actes de sabotage ou toute autre chose répréhensible. Ses proches pensent que c’est de l’intimidation qui n’a aucune chance d’avoir l’effet escompté car "Amadou Moctar Mbow est un homme naturellement serein que rien ne peut ébranler". 
L’historienne Penda Mbow explique être elle aussi victime des mêmes méthodes. Des inconnus se seraient présentés chez elle pour emporter le compteur, sans en donner la raison. Penda Mbow jure ne devoir aucune facture d’électricité à la Sénélec. "Chaque fois qu’on m’a amené une facture, j’ai payé automatiquement. je ne comprends pas", déclare Penda Mbow qui ne manque pas de faire le lien avec les Assises nationales. Mais pour l’historienne qui a été ministre au tout début de l’alternance, "c’est peine perdue". 
Nos tentatives pour joindre le service de Communication sont restées vaines. 
Auteur: Nettali  
Manœuvres Politiques : Trajectoire d’un chaos politique au Sénégal 
 
Le Président de la République, Me Abdoulaye Wade a choisi le journal « Le Soleil » quotidien gouvernemental pour parler aux citoyens au début de cette semaine. Le contexte de sortie de son livre auto biographique en France, la tenue de la réunion de l’Internationale Libérale et bien évidemment les questions majeures touchant à la crise alimentaire, à l’ambition du chef de l’Etat et au dialogue politique entre le pouvoir de l’alternance et les acteurs politiques membres du « Front Siggil Sénégal » constitue probablement une explication de la décision du maître du jeu de rompre le silence. 
Le président de la République a, tout au long de cet entretien, tenté d’éclairer l’opinion publique nationale sur des aspects forts intéressants de son parcours politique, de son panafricanisme et de sa volonté inébranlable de poursuivre son œuvre inscrite naturellement dans une volonté de bâtir un pays émergent. De ce côté, l’interview renseigne sans nul doute sur l’idée que le Secrétaire général du Pds se fait de sa mission et des enjeux économiques, culturels et politiques. Seulement, voilà. 
Nous sommes en politique. Le discours est une chose. Les réalités économiques, sociales et politiques et leur prise en charge en est, une autre plus complexe à mettre en œuvre dans un programme cohérent. De ce côté, le président de la République a laissé plus d’un citoyen sur sa faim. L’impression d’un homme politique expérimenté, qui a des idées et des projets est encore au cœur des intentions de l’ancien chef de l’opposition sénégalaise sous le règle des socialistes. 
Quelques jours après cet entretien, la situation de l’école sénégalaise demeure quasi la même au regard de l’impossible compromis historique avec les radicaux de l’inter syndicale des enseignants du primaire et du secondaire. Tout laisse croire que les négociations entre le gouvernement et les syndicats des enseignants sont bien loin de leur dénouement. Bien au contraire. Les examens de fin d’année et la validité de l’année scolaires à quelques semaines de la fermeture officielle sont plus que jamais compromis. 
Au plan strictement économique, la flambée des prix se poursuit. Et, la dernière hausse des prix du carburant ouvre évidement la perspective de la poursuite du cycle infernal du renchérissement du coût de la vie. Dans ces conditions où le pouvoir n’a de réponses ni à l’inflation ni à la crise de l’enseignement primaire, moyen et secondaire, la marge du président du président sera bien étroite dans les prochaines semaines. Autrement dit, en attendant un hivernage hypothétique qui sera cette fois un test national des capacités de l’alternance à engager une campagne agricole doublée de la mise en chantier de la Goana, on ne voit pas comment les Sénégalais vont croire à un gouvernement qui n’a pas de réponses satisfaisantes aux grandes préoccupations des populations. 
Evidemment le retour de l’affaire des chantiers de Thiès conjugué à la tension née de la suppression de certains conseils municipaux et ruraux ne fera que réduire la marge de manœuvre du pouvoir du pouvoir du président Abdoulaye wade. Il est même permis de penser que nous nous acheminons vers une impasse politique significative de l’équipe gouvernementale. Le Premier ministre a du mal à se retrouver dans sa feuille de route. Entre la gestion rigoureuse des finances publiques rudement mises à l’épreuve des dépenses imprévues notamment le soutien aux populations les plus affectées par les prix des denrées de première nécessité, la pression de l’augmentation des salaires et les indemnités devenues la mode d’une part et la grande offensive agricole d’autre part, le gouvernement semble bien mal à l’aise pour trouver une cohérence et une vision globale de l’économie capable d’orienter ses actions dans le court, moyen et long terme. 
La tentation de laisser le président se « débrouiller » seul dans un tissu de problèmes économiques, sociaux, culturels et politiques est le comportement le mieux partagé par les ministres et les partis soutenant l’action du président de la République. Le sursaut du gouvernement ne viendra que du fait que le président A Wade se rende compte de cette passe difficile et qu’il décide à trouver l’unité de pensée et d’action de sa majorité sur les Grandes Questions du Sénégal. A défaut, il est fort possible que le régime tombe dans une radicalisation face aux syndicats, aux révoltes potentielles dans les villes et les campagnes que le « front Siggil Sénégal » entend exploiter politiquement. 
Paradoxalement, c’est là que les marges du Front se réduisent. Tant que les activités de cette mouvance se sont confinées à la préparation pacifique des assises nationales, à l’organisation de l’opinion autour des centres d’intérêts souhaités par les responsables du Front Siggil, il n’ y a pas eu de risque de confrontation. Par contre, tout soutien à la violence signifiera de facto le passage de l’opposition républicaine à une opposition violente.Il faudra alors choisir les méthodes de changement par des voies démocratiques ou par des voies violences. L’impasse secrétera soit un remaniement ministériel. Soit il va engendrer la confrontation de l’alternance avec tous ces radicaux ne croyant plus au dialogue, à la concertation pour le changement dans la gouvernance économique, sociale et politique sous le règne du président Abdoulaye Wade. 
MSA/FC 
Appel aux Patriotes : Sénégalaises, Sénégalais 
Ce blog a été créé pour servir de creuset à toutes les idées pouvant aider notre pays à se prémunir contre toute velléité de déviance et de despotisme. Nous constatons depuis un certain temps-2002, 2003-que le régime en place n’a cessé de poser des actes qui ont fini par défigurer la République et profondément altérer la Démocratie, si durement acquise par le Peuple Sénégalais. 
 
Les espoirs placés en Abdoulaye Wade, dont la longue marche vers le pouvoir a largement contribué au renforcement de la Démocratie et à l’avènement de l’Alternance, sont si cruellement déçus que l’heure est venue de s’interroger sur les raisons véritables de cette faillite nationale. Après avoir analysé ce qui s’est rééllement passé, il conviendra d’étudier les différents moyens pour arrêter les dégâts avant d’essayer de définir les principes fondamentaux et les modalités pratiques devant régir notre Pays afin que la République et la Démocratie s’y installent définitivement. Moi, Intendant-Colonel Oumar Ndiaye, je lance un cri de détresse, un appel pressant à tous les patriotes pour qu’ensemble, nous formions un FRONT contre le Despotisme et la Monarchisation du pouvoir, pour sauver notre pays contre les tornades et les bourrasques qui secouent si souvent et si généralement les ETATS mal dirigés de notre continent. A vos méninges et à vos plumes, pour une ACTION réfléchie et concertée !!! 
PS / Ferloo vous invite à cet espace, tous les lundi. 
Vos Assises dites « Nationales » et Vous  
 
Le mouvement de Mai 68 et les autres mouvements contestataires des syndicats et de la jeunesse qui l’ont suivi entre 69 et 73 ainsi que, dans une moindre mesure, le désir d’intégrer l’internationale socialiste avaient poussé SENGHOR à instaurer le multipartisme limité à trois puis à quatre courants. Mais c’est sous Diouf que le multipartisme intégral sera instauré permettant ainsi à une multitude de partis de se créer et de se battre pour la conquête démocratique du pouvoir. L’alternance de 2000 qui a été marquée par l’accession de Maître WADE à la présidence de la république a été une étape décisive dans le processus de maturation de notre démocratie. En 2007, Maître WADE remporte l’élection présidentielle dès le premier tour avec 54% des voix. Les principaux partis de l’opposition sont laminés. 13% pour le PS et 5% pour l’AFP. 
Quelques mois après, ces partis décident de boycotter les élections législatives. La conséquence de cette décision est qu’une seule fraction de l’opposition est présente au parlement. Privé de ce cadre d’expression et de décision qui est un atout précieux pour un parti politique dans une démocratie, la fraction de l’opposition qui a boycotté les législatives décide d’organiser des assises dites « nationales » avec une partie de la société civile. Est-ce le rôle des partis d’opposition de convoquer des assises nationales ? Des assises regroupant quelques partis d’opposition et une partie de la société civile peuvent-elles être valablement qualifiées de nationales ? 
Disons d’emblée que nous ne comparerons pas ces assises « nationales » aux conférences nationales souveraines par lesquelles, au début des années 90, certains pays africains comme le Bénin se sont dotés d’institutions démocratiques. M. Tanor DIENG, dans une contribution publiée dans le Populaire du 30 mai 2008, reconnaît lui-même que la situation de notre pays n’est pas comparable à celle de ces pays. Il avoue qu’ « ici au Sénégal les institutions existent, même si elles sont contestées par l’opposition significative… ». Fort heureusement ! 
Dans un régime démocratique, les partis se succèdent au pouvoir en fonction de la volonté du peuple qui est consulté régulièrement pour décider de qui va le représenter. Lors de ces consultations, les partis ou coalitions de partis présentent leur programme et celui qui réussit à conquérir le pouvoir assume la conduite de la politique nationale. C’est ce qui s’est passé par exemple en 2007 quand le peuple souverain a décidé de confier le pouvoir à Maître WADE et à sa coalition pour une durée de 5 ans. Libre donc à l’opposition d’organiser un forum ou des assises afin de se doter d’ un nouveau programme puisque l’offre politique qu’elle avait faite au peuple Sénégalais en 2007 a été clairement rejetée par ce dernier. Mais elle ne peut, avec ses 20% de voix, convoquer et organiser des assises de la nation. 
Cette nation, que Pierre PACTET définit comme un « être collectif et indivisible », ne lui a délégué aucun pouvoir l’autorisant à le faire. Ces assises sont d’autant moins nationales qu’elles se tiennent en dehors et indépendamment de l’Etat. Certes, M. Tanor DIENG, dans sa contribution titrée « les Assises nationales et nous », parlant de la participation de l’Etat à ces assises, déclare : « certains de ses démembrements sont présents aux Assises à travers des députés et des élus locaux ». Je pense que parler de la participation de l’Etat en évoquant la présence de deux ou trois députés non délégués par leurs pairs et de quelques conseillers municipaux et ruraux dépare avec l’image de sérieux et de rigueur qui est attribuée à OTD. 
Finalement n’ayant ni la légitimité, ni la caution de l’Etat permettant de parler et d’agir au nom de la nation, le front Siggil Sénégal a trouvé la parade : faire participer la société civile et même la mettre en avant pour montrer que ce n’est pas une affaire de partis politiques. Mais que signifie société civile ? « Société civile » est une vieille expression que l’on retrouve en France chez Bossuet, Montesquieu et Rousseau avec pour « civile » le sens de la cité (civitatis). Jusqu’au début du 19e siècle, la société civile se confond avec la société tout court. 
Et c’est Marx qui le premier dans son essai « Sur la question juive » oppose la société civile à l’Etat. Aujourd’hui, la société civile désigne tout ce qui n’appartient pas au monde politique et à l’univers de l’Etat. On y retrouve les associations, les ONG, les syndicats et même des individus jouant un rôle public du fait de leur type d’action ou de leur métier. Au Sénégal, c’est par centaines que se dénombrent les organisations de la société civile. M. Tanor DIENG dans sa contribution n’hésite pas à dire « Aujourd’hui, la majorité de nos compatriotes, à travers près de quatre-vingts organisations représentatives des différents segments de la société, se trouvent au cœur des assises nationales…. ». Regrouper quatre-vingts organisations de la société civile (qui ne sont même pas les plus représentatives) sur des centaines n’est pas une prouesse et ne donne aucun caractère national à ces assises de l’opposition. Je dis bien Assises de l’opposition car M. DIENG reconnaît que c’est le front Siggil Sénégal qui en a eu l’idée puis l’initiative. 
Cependant je ne doute pas de la bonne fois de M. Tanor Dieng et compagnie ; je pense même qu’ils agissent sub specie boni, avec l’impression de bien faire et l’intention de bien le faire. Mais quelles que soient leurs bonnes intentions et malgré tout le tapage qui est fait, leurs assises ne sont pas nationales et ne déboucheront au mieux que sur un programme du front Siggil Sénégal ou du Parti Socialiste. Et ce programme, il faudra avoir la patience d’attendre 2012 pour voir si le peuple Sénégalais l’acceptera ou pas. Telle est la loi de la démocratie. La grosse montagne médiatique des assises nationales risquent finalement d’accoucher d’une souris verte que peut-être les jeunesses socialistes, à l’image de ces enfants de la maternelle, s’amuseront à attraper par la queue … 
Oumar Hassimou DIA, Ancien secrétaire Général du MDS Ñaxx Jariñu, Responsable du PDS 
L’OBSERVATEUR : 
CONTRIBUTION La bonne portée des Assises nationales 
 
Article Par Papa Moctar SELANE, Journaliste, selane29@yahoo.fr,  
Paru le Mercredi 4 Juin 2008 
 
Plus ridicules que les responsables du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) et de l’Etat tu meurs ! Dans un contexte marqué par la cherté de la vie, l’Etat-Pds devait trouver les voies et moyens de sortir les Sénégalais de cette ornière. Mais optant pour la facilité, nos gouvernants accusent toujours le pétrole et se croisent les bras espérant que le peuple va comprendre les fluctuations du marché. A quoi sert l’Etat ? Ne dit-on pas que « Gouverner c’est prévoir » ? Si l’Etat ne peut pas réfléchir et trouver des solutions aux maux dont souffrent les Sénégalais, il ne doit pas empêcher à d’autres de le faire. Je veux parler des Assises nationales. Je crois bien qu’il n’est pas interdit de penser et de participer au débat démocratique de son pays d’autant plus qu’il est bien mentionné dans la Constitution sénégalaise, article 8 que « la République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment : les libertés civiles et politiques : liberté d'opinion, liberté d'expression, liberté de la presse, liberté d'association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation (…) ». L’article 9 précise que « toute atteinte aux libertés et toute entrave volontaire à l'exercice d'une liberté sont punies par la loi.» Donc je ne peux pas comprendre toute cette gesticulation du président de la République, de son Premier ministre et de l’élément « Hors du commun ». Primo, c’est le Directeur de cabinet politique du patron du Pds qui tente de discréditer le caractère « national » des Assises tout en arguant que seul le chef de l’Etat a la prérogative de convoquer des rencontres nationales. Mais il peut relire l’allocution de haute facture d’Amadou Makhtar Mbow, digne d’un homme d’Etat, pour se rappeler que « chaque parti politique détient un pourcentage de la population. Aucun parti tout seul ne peut se targuer de représenter toute la population sénégalaise, et de fournir les réponses à toutes les attentes sans le consensus général du peuple. Il faut lire ces Assises comme la contribution de tous pour dresser un état de la situation du pays ».  
Ne trouvant d’autres arguments massues pour faire face aux initiateurs et organisateurs des Assises nationales, le Parti-Etat jouent au gangster, menace, intimide, promet de représailles à toute personne présente aux Assises « très » nationales du peuple sénégalais.  
L’ « Opposant au pouvoir » n’a trouvé rien de mieux que de balancer une déclaration lamentable à sa lucarne préférée : « Je demande à tous ceux qui me soutiennent — syndicalistes, enseignants, partis politiques, chefs religieux— de ne pas y aller et de n’y envoyer personne, parce qu’ils (les initiateurs des Assises) ont dit clairement que c’est pour me renverser ». Après avoir cité les syndicalistes, enseignants et partis politiques qui le soutiennent, le secrétaire national du Pds et non moins président de la République y mêle les chefs religieux. Et l’Homme d’Etat turc Moustapha Kémal Atatürk nous apprenait humblement que :« L'homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'Etat. »  
Force est de constater l’ouverture des Assises nationales a été une réussite totale. Parce qu’en une journée, la matière grise nationale s’est réunie au Méridien Président non pas pour faire les yeux doux aux princes et autres monarques du Golfe, mais plutôt pour « évaluer l’état de la situation sous tous les rapports et de déterminer les voies et moyens de sortir durablement de la crise actuelle dans ses différents aspects ».  
La société civile, l’opposition et les simples citoyens soucieux des lendemains de leur Nation n’étaient pas seuls dans cette noble initiative. Les diplomates occidentaux ont rehaussé de leur présence ces Assises nationales. L’absence des diplomates asiatiques peut être expliquée par la « diplomatie prudente » souvent employés par les pays de ce continent pour entretenir de bons rapports avec les autres Etats souverains. Cependant, si les ambassadeurs africains ont brillé par leur absence, il faut ranger cela dans le cadre de la mentalité africaine qui veut toujours tourner en rond et refuse le débat démocratique. Il faut noter aussi que la plupart des chefs d’Etats africains sont arrivés au pouvoir soit par un coup d’Etat soit par des élections frauduleuses et non transparentes. Et certains d’entre eux sont restés des décennies au pouvoir et ils ne veulent pas, en aucune manière, être inquiétés demain par leurs opposants.  
L’actuel président de la République doit savoir aujourd’hui que tout le monde ne peut pas penser comme lui et tout le monde ne peut pas le soutenir. L’opposition joue un rôle fondamental dans le jeu démocratique et sa présence participe à enrichir le débat d’idées dans l’espace public. L’actuel locataire (j’ai bien dit locataire parce qu’il va quitter le Palais un jour ou l’autre) doit se méfier de ses thuriféraires zélés qui ne sont guidés que par leurs propres intérêts. Il doit se pencher plutôt sur les questions les plus urgentes car comme l’a si bien dit l’ancien Directeur général de l’Unesco « après près de cinquante ans d’indépendance, que plus de 50% des ménages sénégalais vivent en dessous du seuil de pauvreté nous interpelle tous. Que 40% des ménages qui sont les plus pauvres se partagent 17% seulement de l’ensemble des revenus souligne assez la détresse des plus démunis, dans les campagnes comme dans les villes. Nous le savons tous, il y a des Sénégalais qui ne mangent que deux repas par jour ; d’autres en sont réduits à un seul repas. »  
CONTRIBUTION ARRETONS L’HYPOCRISIE ! 
 
Article Par Adramé DIAKHATE, Enseignant chercheur à l’INEADE,  
Paru le Mercredi 4 Juin 2008 
 
Dire que l’Afrique a connu des moments pénibles : la traite et la colonisation relève du truisme mais le rappeler est un devoir de mémoire nécessaire pour que la jeune génération se souvienne.  
Les indépendances des états colonisés singulièrement africains ouvraient une ère d’espoir puisque c’était une étape importante dans la conquête démocratique et populaire.  
En dix (10) ans, on a constaté que nos pays piétinaient leurs corps malades avaient besoin d’une perfusion.  
On décida alors des Plans d’Ajustement Structurels (PAS) et pendant 20 ans on a vu de toutes les couleurs au sens propre et figuré. On a dû serrer la ceinture, avec des privations sans nombre, des troubles indescriptibles, une instabilité de nos pays.  
C’était la période des coups d’état militaires. Pendant cette période, le développement devenait un miracle dans bon nombre de nos pays ; il s’agissait plutôt de survivre, de préserver les équilibres précaires et de gérer…la dette extérieure !  
Les années 90 feront tomber sur nos têtes une autre calamité : la dévaluation. On vivait au dessus de nos moyens et ça dérangeait, il fallait donc nous ramener à une juste réalité des choses, nous « re-tailler ».  
Le travail de Sisyphe recommençait. Il fallait expliquer à nos populations ce qui arrivait, rééquilibrer, gérer et beaucoup de régimes maladroits ou impopulaires tombèrent.  
Notre stupeur fut grande quand nos bailleurs de fonds, ceux là qui, à coups d’experts et de milliards prétendaient orienter nos économies, diriger nos Etats et les guider dans « l’orthodoxie et la rigueur » vers le développement, déclarèrent qu’ils se sont trompés dans la philosophie qui a sous tendu les PAS. Mon Dieu ! On n’était en laboratoire d’essai, cela pouvait réussir ou échouer et on venait de le découvrir ! Et les millions d’hommes et de femmes qui ont accepté les pires sacrifices, les privations ? On pouvait leur dire : allons ce n’est pas grave ! C’était un essai, la prochaine sera bonne.  
Ne parlons pas de la dévaluation ! On s’est levé un beau jour pour constater et décider tout de go que les africains vivaient au dessus de leurs moyens, que leur niveau de développement n’était pas compatible avec celui pointé par les experts ; il fallait nous « retailler » pour nous ramener aux normes. Mais tout cela n’est rien à côté du drame que l’on veut faire vivre durablement les peuples les plus démunis de la planète.  
On assiste à un renchérissement du coût de la vie dû à un jeu machiavélique au plan commercial, des calculs, des positionnements projetés ou à maintenir qui créent un combat de géants dont nous n’avons que faire mais qui, malgré nous, malheureusement nous écrasent!  
Et après, on s’apitoie sur le « sort de 100 millions de personnes vivant dans des pays pauvres » ; et l’on prévoit le pire avenir, « des conséquences terribles » selon le patron du Fonds Monétaire International (FMI) qui ajoute pour ne pas nous rassurer « comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situation se finit (sic) parfois en guerre ».  
Et on s’évertue à colmater les brèches çà et là : La Banque Mondiale (BM) va octroyer 10 millions de dollars aux pays en difficulté et y dépêcher des experts qui vont les aider à sortir de la situation en « mangeant » l’argent envoyé. La BM va faire mieux elle « prévoit de presque doubler ses prêts agricoles en Afrique en les portant à 800 millions de dollars » mais on le sait dans « le même temps la hausse du prix du blé atteindra 181% et celle des prix alimentaires 83% ».  
Mais on aura au moins protester : le Président de la Banque constatera « (…) le doublement des prix alimentaires au cours des trois dernières années pourrait pousser plus profondément dans la misère 100 millions d’individus vivant dans les pays pauvres » et face à la proposition du G8 d’attendre le sommet du Japon en juillet, il déclare : « Mais franchement, nous ne pouvons attendre jusqu’à là ».  
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) de reconnaître que c’est là « une crise extraordinaire » et qu’il lui faut 756 millions de dollars pour la lutte contre la hausse des denrées alimentaires ; selon sa Directrice le PAM pourrait renoncer à certains de ses programmes d’aide s’il n’obtenait pas cette somme.  
Le PAM nourrit 73 millions de personnes dans 78 pays dans le monde. Mais le problème n’est pas de donner de l’aide après avoir provoqué des crises ou d’entretenir la pauvreté avec des programmes qui s’élargissent et poussent à une plus grande paupérisation, il faut trouver des solutions durables. Et c’est là où j’admire la franchise de la Ministre française de l’Economie Madame Christine LAGARDE quand elle déclare : « Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression sur les prix alimentaires ». Il est certain que tant dans la logique des grands, il faut promouvoir la réduction de la pauvreté au lieu de trouver des solutions courageuses de réductions de l’écart entre les riches et les pauvres, nous ne serons pas à l’abri de pareilles crises dont certains se nourrissent.  
Car Jean ZIEGLER, consultant de l’ONU, nous apprend dans le journal Libération du 14/04/08, après une étude sur la question : « la crise alimentaire est provoquée ».  
En effet, face à la crise énergétique et certainement la montée en flèche du prix du baril, beaucoup d’Etats (américains et européens se sont lancés dans la recherche d’énergie de substitution. C’est bien louable certes mais à quel prix ?  
Après avoir utilisé certaines denrées alimentaires dans ces expériences, mais n’ayant pas obtenu un rendement conséquent au vu des céréales utilisées, on a abandonné ce schéma pour en appliquer un autre ! On affecte les terres devant servir à la culture de denrées alimentaires de base à « ces cultures d’expérimentation ».  
Dans les deux cas, on arrive au même résultat la raréfaction de la denrée donc une pénurie que l’on commence à sentir et que tout porte à croire qu’elle va durer.  
On a sans doute le droit de se protéger de la pression du pétrole mais pas celui d’affamer des millions d’êtres humains de par le monde surtout si on doit par la suite s’empresser de leur venir en aide.  
En effet les Etats-Unis qui savent bien d’où vient la crise, offrent de débloquer 200 millions de dollars en urgence pour venir en aide aux affamés selon leur porte parole Madame PERINO : « cette aide alimentaire supplémentaire permettra de faire face à l’impact de la hausse des prix de denrées sur les programmes américains d’aide alimentaire en Afrique et ailleurs ». La France quant à elle annonce le doublement de son aide alimentaire aux pays pauvres à 60 millions d’euros (soit 100 millions de dollars) et compte consacrer entre 2008 et 2012 un milliard d’euros au développement de l’agriculture sur le continent africain annonce faite le Président Sarkozy lui-même qui ajoute « il est urgent d’agir pour renforcer la sécurité alimentaire à ce moment où 37 pays connaissent une crise alimentaire très grave et malheureusement on n’en est qu’au début ».  
La Grande Bretagne elle, donnera une aide de 30 millions de livres soit 37 millions d’euros ; elle annonce par ailleurs 400 millions de livres soit 502 millions d’euros pour l’agriculture locale dans les pays pauvres d’ici 5ans. Que de générosité !!  
Mais la logique semble être : on vous tire dessus certes, on vous apportera des médicaments pour vous soigner après ou alors on vous affame, mais on vous apportera une aide alimentaire !  
Sinon comment comprendre que tous les efforts faits par les pays pauvres pour s’en sortir soient annihilés ?  
A ce propos deux exemples suffiront à nous faire comprendre : le café et le coton .Quand on a cultivé, on n’achète pas nos produits ou si on les achète c’est à de vils prix parfois humiliants et ensuite on nous les refile à prix exorbitants. (comme produits manufacturés).  
Feu le Président ivoirien a dû stocker pendant un an la production de café de son pays pour refuser le prix dérisoire qu’on lui proposait sur le marché mondial et le coton africain, a été un des éléments de blocage du dernier sommet de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à cause de l’inadmissible subvention agricole que les occidentaux donnent à leurs agriculteurs en les refusant aux nôtres, tout en voulant appliquer les lois du marché à une situation aussi inéquitable.  
Alors arrêtons l’hypocrisie !!Cessons de verser des larmes de crocodiles sur le sort de pauvres hères qu’on s’emploie par ailleurs à enfoncer dans la pauvreté et le malheur.  
Mais le drame pendant ce temps c’est qu’en Afrique, avec notre logique de taupe (elle ne relève jamais la tête), on est en train de suivre les occidentaux dans leur expérimentation, sans nous demander à quoi cela va nous mener. Car, en vérité les africains ont été habitués à toujours suivre, à être de bons seconds, mais si le projet de développer des cultures pour une alternative à la tyrannie du pétrole est sans doute louable, c’est bien des hommes sur pieds mangeant à leur faim et en bonne santé qui pourront le mettre en œuvre. L’urgence est ailleurs ; les africains doivent méditer toutes ces « crises provoquées » et les rapporter à leur situation du moment.  
Alors une seule chose s’imposera à eux : l’intégration. Il faut s’en convaincre il n’y a pas d’autres issues. La chose est certes difficile parce que précisément c’est la voie : quand on voit ce que l’Europe a enduré pour se construire sans y parvenir encore, on peut bien comprendre la construction d’une Afrique forte que l’on apprendra à respecter est notre voie obligée pour sortir du marasme dans lequel nous sommes plongés aujourd’hui.  
Et les africains doivent se convaincre qu’aucun cadeau ne leur sera fait. C’est pourquoi, il y a une certaine dérision à voir des dirigeants s’accrocher au pouvoir, ruser pour se maintenir ou encore profiter de la naïveté des masses pour les endormir plutôt que de leur montrer les solutions durables même si elles sont douloureuses.  
Voilà pourquoi le NEPAD piétine et cela était prévisible car le maître ne donne jamais à l’esclave la clef de sa liberté, il faut que ce dernier la conquière. Le développement de notre continent ne proviendra que des africains et les millions que nous recevons nous tuent en reportant les échéances de notre engagement ! 
LES PARENTS D’ELEVES MARCHENT CONTRE LA GREVE Haro sur le dilatoire de l’Etat et l’intransigeance des enseignants 
 
Article Par IDRISSA SANE (stagiaire),  
Paru le Mercredi 4 Juin 2008 
 
Les élèves et parents d’élèves demandent à l’Etat de mettre fin au dilatoire. Et aux enseignants d’être moins intransigeants. Une marche pilotée par le point focal des associations de parents d’élèves a conduit les potaches de l’esplanade de l’obélisque au rond-point de la Rts sous escorte policière.  
Le Boulevard du Général De gaulle a été, hier, le théâtre d’une marche d’élèves et parents d’élèves. Des élèves venus de différentes écoles de Dakar, accompagnés de leurs parents ont marqué le pas avec à la bouche un seul cri du cœur : le droit à l’éducation. Encadrés par les forces de police, les potaches, scandaient sans trêve :«Nous voulons étudier, nos cahiers sont vides». On pouvait lire sur les pancartes : « Sauvons le droit des enfants, l’Etat doit régler la crise, non à la grève, fin de la grève. Pour des négociations rapides et concrètes, l’éducation est un droit etc». Devant les locaux de la Rts, les élèves, plus que jamais déterminés à se faire entendre, tenaient vaille que vaille à passer le message. Pour Mamadou Mané, porte-parole du point focal, ceci n’est que le début du plan de communication pour mettre fin au dilatoire de l’Etat et à l’intransigeance des enseignants. Aujourd’hui cette interminable grève met en péril l’avenir de plus de deux millions d’élèves. C’est un sacerdoce pour nous de défendre le droit à l’éducation. Cette marche fait suite à l’échec de nos multiples tentatives de médiations, confie M. Mané. Cette marche a aussi enregistré la présence de Marième Sakho Dansokho. Interpellée sur sa présence, la coordinatrice de l’intersyndicale répond : «Je suis là en tant que parent d’élève. C’est tout normal que je participe à cette marche ».  
 
 
 
FUSION PDS -GÉNÉRATION DU CONCRET La fédération de Kébémer tend la perche à Karim Wade 
 
Article Par Fatou Sarr Seck (stagiaire),  
Paru le Mercredi 4 Juin 2008 
 
Les militants et responsables de la fédération Pds de Kébémer invitent Karim Wade à intégrer leurs rangs pour faciliter son entrée dans le champ politique. Cela a fait l’objet d’une conférence de presse, hier, suite aux propos qu’avait tenus Meïssa Ndiaye, président de la fédération de Kébémer lors d’un meeting organisé par le député Omar Sy à Mbour.  
Personne ne reprochera plus à Karim Wade de ne pas disposer d’une base au Parti démocratique sénégalais (Pds). Les militants et responsables de la fédération Pds de Kébémer l’ont invité hier, face à la presse, à rejoindre leurs rangs. Meissa Ndiaye a rappelé les propos qu’il avait tenus à Mbour. Que «le Président Abdoulaye Wade ne veut pas que son fils Karim Wade fasse de la politique, car il ne veut pas qu’il souffre comme lui. Mais, si toutefois son fils veut se lancer dans la politique, cela n’engagerait que lui». Meïssa Ndiaye rappelle que c’est le Président Abdoulaye Wade qui lui avait tenu ces propos. La fédération départementale de Kébémer invite Karim Wade à venir militer chez eux. Et ils seront fiers et honorés de l’accueillir en frère et comme quelqu’un dont le potentiel dopera sans aucun doute la dynamique du concret. Le Secrétaire général de la fédération, Thierno Lô, appelle tous les membres du Pds à faire preuve d’ouverture et d’intelligence politique pour permettre la mise en place d’un Pds nouveau capable d’accueillir les forces émergentes favorables au Président Wade. Ndèye Guèye Cissé qui dirige le mouvement des femmes de Kébémer annonce que Karim Wade a toutes ses sources dans la ville natale de son père. La Fédération l’accueillera à bras ouverts. Son intégration à Kébémer sera la meilleure façon pour lui d’intégrer la scène politique.  
MAHMOUD SALEH Son Secrétariat politique salue la responsabilité et la hauteur du bureau installé par les Assises Nationales 
 
Article Par LA REDACTION,  
Paru le Mardi 3 Juin 2008 
 
Saleh  
Et voilà que l’on reparle du parti du théoricien du « coup d’Etat rampant ». Le Nouveau parti dirigé par Mahmoud Saleh a réuni hier son Secrétariat politique pour saluer la responsabilité et la hauteur du bureau installé par les Assises Nationales singulièrement son Président. Safoula ? Le Np pense que le message délivré par les compagnons de Amadou Makhtar Mbow marque une avancée significative dans la construction du Dialogue National et établit un cadre consensuel dans lequel toutes les forces vives de la nation peuvent se retrouver  
Saleh (bis)  
Le NP salue également la responsabilité de certains dirigeants de l’Opposition qui, à travers la maturité dont ils ont fait preuve ont prouvé leur volonté de respecter le cadre défini par le Président des Assises Nationales qui sans nul doute ouvrent des perspectives de retrouvailles de toutes les forces Sociales, Citoyennes et Politiques de notre Pays. Pour ensemble définir ce qui constituera le Socle à partir duquel réconforter l’espoir et susciter la Grande Mobilisation Nationale autour d’une ambition partagée : le Développement Economique et Sociale de notre Pays. Sacré Saleh 
SUD QUOTIDIEN : 
ASSISES NATIONALES 
Les foudres commencent-elles à s’abattre ? 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | mercredi 4 juin 2008  
 
Les membres du bureau et principaux acteurs des Assises nationales payent-ils déjà leur implication dans cette initiative du Front « Siggil » Sénégal. Alors que l’ancien Directeur général de l’Unesco, Amadou Mahtar Mbow présidait dimanche 1e juin dernier au démarrage des assises avec l’installation de son Bureau, des agents de la Senelec ont coupé le courant aux lampadaires situés aux environs de son domicile. La présidente du Mouvement citoyen, Penda Mbow engagée elle aussi, dans la réussite de ces assises, a vu également son compteur électrique enlevé et emporté par des agents de la Sénélec, tandis qu’elle dit ne « rien devoir à la société nationale d’électricité ». Réagissant hier, tard dans la soirée, des responsables de la société d’électricité en ont donné une autre version. 
Les menaces contre les dirigeants et les participants aux Assises nationales sont-elles à prendre aux sérieux ? Hier, mardi 3 juin des sources ont révélé que les abords de la résidence du président des Assises nationales et ancien Directeur général de l’Unesco, Amadou Mahtar Mbow ont été privés d’électricité, par conséquent plongé tout le secteur situé au Point E à quelques encablures du domicile privé du président de la République, dans le noir. 
Des témoignages de personnes qui ont requis l’anonymat indiquent que « depuis dimanche dans la matinée, les environs de la villa d’Amadou Makhtar Mbow sont sans électricité ». Ces affirmations ont été confirmées par d’autres personnages sur les ondes de la Rfm. « Au lendemain de l’ouverture de ces assises, soit lundi 2 juin, des personnes à bord d’un véhicule 4X4 de type L200 immatriculé Dk-6627-AB, sont venus au quartier où habite le président des assises nationales, Amadou Moctar Mbow au Point E, près de la demeure du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, pour couper le courant au poteau. Depuis dimanche, la maison de l’ex-directeur de l’Unesco et celles de ses voisins sont dépourvues d’électricité », ont-ils expliqué. Et d’ajouter : « les réclamations n’y ont rien fait ». La sécurité a, ainsi été renforcée chez Amadou Mactar Mbow. 
En sus, les gardiens des villas environnantes ont été sensibilisés. Selon le vigile du président des Assises, des dispositions ont été prises par tous les gardiens pour noter les plaques d’immatriculation de tout véhicule suspect qui roderait dans les parages. Ils ont, selon lui, décidé de barrer la route à toute personne qui s’aventurerait dans le coin pour faire des actes de sabotage ou toute autre chose répréhensible. 
L’ancien directeur général de l’Unesco n’a pas été la seule victime dans cette affaire. La présidente du Mouvement citoyen, Penda Mbow qui s’est engagée pour la réussite de ces assises aurait aussi fait les frais de coupure de courant à son domicile. L’historienne, Penda Mbow a confié que des inconnus ont emporté le compteur électrique de sa maison, sans en donner la raison. Penda Mbow jure ne devoir aucune facture d’électricité à la Sénélec. « Chaque fois qu’on m’a amené une facture, je paie automatiquement. Je ne comprends pas », a-t-elle déclaré. Elle ne s’est pas privée de faire la corrélation avec les assises nationales. Penda Mbow a décidé de louer les services d’un huissier de justice pour constater « le forfait » et menace de porter plainte. Si c’est une tentative d’intimidation pour qu’elle se retire des Assises nationales, c’est, selon elle, « peine perdue ». 
Pour sa part, réagissant à ces accusations, la Sénélec s’est inscrite en faux. Pour l’incident du Point E, où réside Amadou Makhtar Mbow, des responsables de la société ont argué d’une simple défectuosité sur l’éclairage public dans le secteur. En ce qui concerne le compteur de Penda Mbow, ils parlent d’une facture arrivée à échéance depuis le 15 mai dernier qui aurait obligé la société à procéder au retrait du compteur du « mauvais payeur », conformément aux clauses contractuelles. Selon certaines autorités de la boîte, « la société traverse des difficultés et cherche à recouvrer ses créances, elle ne saurait par conséquent tolérer une facture impayée… » Soit, mais avouons que la coïncidence est bizarre. 
Toujours est-il que Les autorités libérales au pouvoir semblent vouloir sévir contre les dirigeants et initiateurs des Assises nationales. Elles avaient clairement à la veille du lancement de cette rencontre, formulé des menaces à l’encontre de toute personne qui y prendrait part. 
Le chargé de la propagande du Parti démocratique Sénégalais (Pds) et non moins ministre des Transports aériens, Farba Senghor, ainsi que le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré et dernièrement le président de la République, Abdoulaye Wade ont indiqué que « les ambitions de ces assises sont inavouées et qu’elles sont dirigées contre le chef de l’Etat. Tous ceux qui prendront part à ces assises seront considérés comme des adversaires du pouvoir. Que les gens ne reviennent pas pour dire qu’on avait pas compris où n’en savait rien ». 
PAPE GORGUI TOURÉ SUR LA VENTE DES ACTIONS DE LA SONATEL 
« L’État ne pourra jamais renoncer à ses prérogatives de définition des politiques » 
Par Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN | mercredi 4 juin 2008  
 
La décision de l’État de quitter l’actionnariat de la Sonatel ne devra pas transformer le secteur des télécommunications « en jungle ». Certains observateurs pensent même que s’il se désengage de l’opérateur historique, l’État restera au moins pour jouer au régulateur dans un secteur où il y aurait de la place pour tout le monde. 
L’État ne pourra jamais renoncer à ses prérogatives en matière de définition des politiques du Sénégal en télécommunications ». C’est l’avis du manager de la société sénégalo-suisse (Tictikom), M. Pape Gorgui Touré, qui présentait à la presse un nouveau progiciel qu’il affirme avoir conçu. Interpellé sur la question du désengagement de l’État du capital de la Sonatel, M. Touré qui reconnaît au secteur des télécommunications son caractère stratégique, a affirmé : « que l’État soit actionnaire ou pas dans une ou plusieurs sociétés, il veillera certainement à ce que sa politique soit définie par elle-même ». A son avis, l’État est souverain. Et de faire savoir qu’il y a des pays comme les Etats-Unis où l’État n’est pas du tout actionnaire d’aucune société de télécommunications, alors que ce secteur marche bien. Pour lui, c’est aussi une question d’intérêt. « L’État du Sénégal a une part importante du capital de la Sonatel qui fait des résultats extrêmement importants. La société fait certainement partie des meilleures sociétés au monde qui font de bons résultats en termes de chiffres d’affaires et de bénéfices mais aussi en termes de dividendes. S’il se trouve que l’État fait face à une situation qui est telle qu’il lui faut beaucoup d’argent qu’il ne peut pas trouver ailleurs à un moment précis et qu’en vendant ses actions, il peut combler ce vide, personne ne peut l’en empêcher ». 
Par ailleurs, l’analyse que le manager de Tactikom a fait sur l’évolution du marché sénégalais des télécommunications pense qu’il y a de la place pour tout le monde. Manifestement, a-t-il ajouté, « les sociétés qui ont la concession du service de télécommunications ne sont pas dans le besoin en termes financiers ». A en croire, M. Touré, « les ressources qui sont générées par les communications, toutes catégories confondues, permettent à ces sociétés d’être même au-delà de l’équilibre financier et il y a des surplus importants ». Il pense ainsi que « les bénéfices réalisés ici au Sénégal font partie des plus importants ». Pour un élément de comparaison, indique M. Touré, « le retour sur capitaux propres, c’est-à-dire l’argent appartenant aux actionnaires, que ce soit leur investissement de base ou les réserves consolidées, doit être rémunéré avec les bénéfices réalisés ». 
D’après lui, ce retour sur capitaux propres de façon générale sur le plan international, se trouve entre 4 et 8 % en ce moment, alors qu’au Sénégal, il avoisine les 30 %. Ce qui, à son avis, veut dire qu’il y a de la place pour un troisième opérateur téléphonique. « Il y a des revenus et qu’un compétiteur qui voit ça est forcément intéressé par ces facteurs parce que, s’il prend une proportion de la clientèle, il pourra facilement équilibrer ses comptes et peut-être même, faire des bénéfices ». 
LE POUVOIR, L’OPPOSITION ET LES ASSISES NATIONALES 
Par | | mercredi 4 juin 2008  
Le Front Siggil Senegal (FSS) et les segments de la Société civile engagés dans les Assises nationales ont réussi leur pari d’installer, le dimanche 1er juin, en grandes pompes et dans la sérénité, le Bureau et les Commissions des Assises. La mouvance présidentielle, sous la houlette du chef de l’Etat, a préféré refuser de prendre part aux travaux et a intimé l’ordre à tous ses soutiens d’en faire de même. Dès lors, le pays se trouve aujourd’hui divisé entre ceux qui soutiennent la pertinence des Assises, ceux qui estiment qu’elles n’ont d’autres visées que de déstabiliser le Pouvoir du président Abdoulaye Wade, et les citoyens (en fait la majorité silencieuse) qui ne se reconnaissent dans aucun des deux camps ainsi présents, plaçant cette dichotomie dans le cadre d’une querelle purement politique. 
Depuis une semaine, les escalades verbales et les menaces fleurissent, annonçant rien de bon pour le pays, et élargissant encore plus le fossé entre l’Opposition et le Pouvoir, alors que les Assises avaient justement pour objectif de rétablir le dialogue entre ces deux franges de la scène politique. Les paroles apaisantes du Président Amadou Makhtar Mbow qui, lors de l’ouverture des Assises, affirmait haut et fort sa reconnaissance de la légitimité du Pouvoir en place et renouvelait son invite adressée au président de la République pour y participer, n’y feront rien. Les passions partisanes prenant le dessus sur la raison. 
Deux options se présentent alors pour le pays. La première option, celle du statu quo, consisterait à poursuivre dans la voie tracée ; l’Opposition, alliée avec des organisations de la Société civile, déroulant, comme prévu, le programme de travail défini pour les Assises. Dans ce cas, le camp présidentiel, comme les prémisses permettent de l’anticiper, fera tout pour contrecarrer les Assises, et personne ne peut prédire comment cette confrontation annoncée pourrait évoluer sur le terrain. 
En tout état de cause, et même si, comme on le souhaite, l’ambiance reste calme, les diatribes ne débouchant pas en affrontements, le Sénégal perdra forcément en énergies perdues dans le dialogue de sourds et dans le réchauffement du climat politico-social qui contribuerait à réduire l’attractivité du pays auprès des investisseurs et serait de nature à compromettre les grands projets d’investissements en chantier. Le peuple, confronté à d’énormes difficultés quotidiennes pour manger à sa faim, deviendrait encore plus dégoûté de la politique et mettrait les deux camps dans le même sac, se disant que chacun d’entre eux n’en, en fait, en vue que ses propres intérêts. 
C’est dire que le choix du statu quo risquerait de conduire le pays dans une impasse lourde de dangers potentiels et de risques pour le progrès économique et social du pays. Je ne pense pas que cette sombre perspective enchantera les Hautes personnalités qui ont accepté de quitter une retraite dorée pour se mettre au service de la Nation, en participant aux Assises. Ceci rend indispensable de promouvoir, hic et nunc, une seconde option. 
Elle consisterait à donner encore une chance aux possibilités de retrouvailles entre le Pouvoir et l’Opposition pour unir la Nation sénégalaise, en ces moments délicats de son histoire. 
Le préalable et la première étape de ce processus consisteraient à faire en sorte que les Sages et Eminentes personnalités regroupées dans les Assises (le Président Amadou Makhtar MBow, le professeur Ibrahima Fall, le Général Mouhamadou Lamine Keita, le Général Mamadou Mansour Seck, le président Babacar Ndiaye), fassent office de médiation entre le Pouvoir et l’Opposition, et se donnent comme première mission de rétablir le dialogue entre les deux parties. 
Et tout permet de penser que ses Hautes personnalités, en se donnant le temps et en utilisant les canaux adéquats, peuvent convaincre le président Wade d’accepter de s’asseoir avec les leaders du Front Siggil Senegal, afin de discuter de Tout (avec un grand « T », pour reprendre une formule du président Diouf utilisée, en 1993, dans le cadre des efforts de retrouvailles avec l’opposant Wade), y compris le processus électoral et le calendrier des futures échéances électorales. 
Cette reprise du dialogue serait suivie d’une large concertation nationale (qui intégrerait, en les amendant, les termes de références des Assises), qui regrouperait tous les fils et fils de la Nation, autour des urgences nationales et des orientations à long terme. Ses conclusions seraient immédiatement utilisables et engageraient, dans le cadre d’une majorité d’idées, les principaux partis politiques appelés à alterner à la tête du pays. 
• Par Moubarack LO  
• Président de l’Institut de l’Emergence  
• Email : lo.emergence@sentoo.sn 
Assises nationales au Sénégal : un rendez-vous de l’Histoire ! 
Par | | mercredi 4 juin 2008  
Une fois de plus, le Sénégal –pays réputé pour sa stabilité politique, sociale et religieuse- vient de confirmer aux yeux du monde sa foi et son aspiration aux vertus de la démocratie, au nom desquelles il avait confié les clefs du pouvoir à maître Abdoulaye Wade, en 2000 et en 2005. Car, quand dans beaucoup de pays d’Afrique et d’ailleurs, les problèmes et les antagonismes -politiques, économiques, sociaux et culturels- se règlent par les armes et par le sang, des fils du Sénégal ont, quant à eux, choisi la voie de la concertation et du dialogue social, pour se sortir des difficultés qui accablent leur pays. 
Sous le format d’Assises nationales, ouvertes à toutes les composantes du peuple sénégalais, l’événement a été lancé ce dimanche 1er juin, au « Méridien Président » de Dakar, et a regroupé une kyrielle de partis politiques, d’organisations civiles, religieuses –d’obédience islamique comme chrétienne- professionnelles et syndicales, avec l’onction de notabilités religieuses et coutumières, ainsi que de membres du corps diplomatique accrédité à Dakar. 
Bien entendu, c’est bien moins la paternité ou les motivations sous-jacentes à cette belle idée qui réjouit, que la précision, fortement soulignée, du maître de céans – le compatriote Amadou Moctar Mbow, ancien secrétaire général de l’Unesco - que ces Assises, destinées essentiellement à trouver des solutions consensuelles aux problèmes du pays, se veulent libres et responsables. Surtout, qu’elles ne sont en aucune manière un moyen d’ébranler le régime du Président Wade. 
Malheureusement, le Chef de l’Etat et ses partisans sont restés plus que sceptiques quant à la valeur de cette profession de foi de Moctar Mbow et la sincérité des initiateurs de ces Assises, n’y voyant qu’une machinerie politique pour les déstabiliser. Les plus alarmistes parmi les faucons du régime ont même parlé de complot, voire de « coup d’Etat constitutionnel » ! 
Mais, assurément, le plus grave c’est que ces sinistres surenchères politiciennes aient conditionné maître Wade, jusqu’à l’amener à vouer aux gémonies les participants à ces Assises ; les considérant, au mieux, comme des adversaires politiques, au pire, comme des ennemis ! 
Indubitablement, dans une respectable République comme le Sénégal -où la Constitution garantit les droits démocratiques des citoyens, dans le respect des lois et règlements, sans subir ni menaces ni représailles- cette posture déplorable et inquiétante n’honore personne. Ni le Président, ni même ses partisans. Surtout que maître Wade -Gardien de cette Constitution- n’a cessé de prôner les valeurs démocratiques urbi et orbi, au point d’être récemment choisi par ses pairs démocrates, de par le monde, pour conduire les destinées de l’Internationale Démocratique. 
En décidant de snober ces Assises, il est à craindre que notre « chantre national de la démocratie » soit en train de commettre une grosse erreur politique et de rater véritablement le coche. 
Disons-le, au lieu de s’essuyer les souliers tel un paillasson sur les valeurs démocratiques qui l’avaient hissé au pouvoir, dans cette grave affaire, maître Wade gagnerait à faire preuve de hardiesse politique. Notamment, en saisissant cette opportunité pour sortir de son encastrement partisan, faisant du coup pièce aux accusations de ses détracteurs, qui ne voient en lui qu’un vieil autocrate arrivé au pouvoir sur le tard et hanté par sa succession. 
Mais surtout, ce rendez-vous de l’histoire est une belle occasion de remettre tous les Sénégalais d’accord, pour s’attacher ensemble à trouver les solutions consensuelles opportunes pour sortir la tête de l’eau, dans un contexte mondial plus que délétère. 
Naturellement, relativement à l’histoire politique du Sénégal et de l’Afrique, ce rendez-vous offre une chance inouïe au Président Wade de faire date, de sortir par la grande porte et de trôner en patriarche comme Gardien du Temple. 
• Sakho Jimbira Papa Cheikh,  
• chercheur au CREM (Centre de Recherche sur les Médiations), université Paul Verlaine-Metz. 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 4.06.2008
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