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Le vieillard et
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le 23 décembre 2
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du Sénégal

CONTRIBUTION Ça suffit, c’est le ras-le-bol ! 
 
Article Par Souleymane LO, julessouleymanelo@yahoo.fr,  
Paru le Mardi 1 Avr 2008 
 
Le Sénégal avait déjà amorcé un voyage riche en incidences fertiles de tout genre depuis la fatale erreur commise par le peuple dans l’opération du choix de son Président lors des élections présidentielles 2007. La réélection de Maître Wade a été et continue d’être l’erreur handicapante de notre développement socioéconomique étouffé par les tenants du pouvoir. Dans un contexte de réel recul de la démocratie tant combattu par les témoins de la liberté au lendemain de l’alternance, il n’est nullement possible d’espérer une vie meilleure. L’ASCOSEN ayant senti le peuple envoyer à un péril, en sa qualité d’organisme de défense des intérêts des consommateurs et voulant être « la bouche de ceux qui n’ont point de bouche », a été rudement pliée sous la torture.  
Face à la cherté de la vie, après qu’il s’est senti pousser jusqu’à ses derniers retranchements, le peuple, ayant cru avoir droit à une marche du genre à montrer son ras-le-bol, se voit, impuissamment, maltraiter et humilier par l’Etat via sa force répressive. Et cela, nous pousse à nous rendre à l’évidence qu’il faut, sous ce régime bleu, des tombereaux de sang et des siècles d’histoire pour espérer aboutir à une modification imperceptible de la condition misérable des « ngor-ngorlous ». Cela est autant plus vrai que l’Etat, ajoutant certainement avec plaisir l’insulte à la douleur, nous semble n’avoir pas cure de la vie actuellement menée au ralenti par les populations partout dans le pays.  
En effet, l’Etat s’inscrit depuis toujours dans une perspective chronique de mal gouvernance aux conséquences désastreuses sur le niveau de vie des populations condamnées, malheureusement, à avoir le pied levé sur l’abîme qu’est la pauvreté. Ils se comptent par des centaines de milliers, les gens qui vivent des minima sociaux à chaque coin de rue à telle enseigne qu’il n’est pas besoin de mettre la misère sur la lame du microscope pour ensuite savoir combien souffre le peuple.  
Ainsi, il est aisé de comprendre que le plus beau triomphe de l’Etat Sénégalais ne serait ni la soi-disant réussite de l’Oci, ni le soutien financier qu’il apporte aux familles religieuses sans y croire, encore moins les dix milliards destinés au monde affamé dont il se vante, mais l’assouvissement des estomacs qui se plient quotidiennement aux ordres de la faim.  
Cependant, l’on est tenté de croire que, dans un pays où l’on ne veut entendre que les vérités tournant à son côté, où il faut choisir d’être victime ou bourreau, les hommes, n’offrant aucune résistance, sont toujours les proies faciles des autres. Dans ce cas précis, le monde rural au secours duquel le gouvernement refuse de partir, baignant entre nostalgie du passé et rêves utopiques du chef de l’Etat, est aspiré dans un engrenage de mal-être. Ainsi, force lui est, le monde rural, d’accepter les comportements compromettants d’un Etat agissant à l’encontre de ses intérêts et pour ensuite en souffrir et mourir dans sa dignité sans crier la douleur.  
Le contexte actuel devrait prédisposer le gouvernement à adopter des stratégies de sortie de crise vidées de tout enjeu politique de nature à briser le cycle infernal de la misère des populations en synergie avec l’ensemble des partis politiques, la société civile et les syndicats. Ça suffit, nous ne voulons plus de ces hommes aussi malades de volonté, aussi limités d’intelligence et sensibles aux flatteries ! Jusqu’au pied de l’échafaud, le monde rural dira que vous, les tenants du pouvoir, êtes les hommes auxquels sont imputables toutes ses souffrances.  
Flagorneurs, épargnez-nous ! 
Il me semble avoir déjà vu le monarque, tel Rouland*, jouer le rôle d’un impresario grotesque et fanfaron, faisant le polichinelle avec un zèle et un flot de bas comique pour vanter son prince.  
Que je ne le confonde alors avec le Président Wade faisant des mérites de son fils Karim un sous-thème lors d’une séance hebdomadaire du Conseil des ministres. Je redoute, d’ailleurs, de le (re)voir donner le la des flagorneries post sommets de l’Oci. Et nous voici alors repartis, hélas, pour un nouveau cycle où les caudataires en tout genre de la famille du pouvoir vont saluer l’amphitryon pour assurer encore et encore leur soupe du soir.  
J’ai encore en tête cette série de séances «d’exorcisme des démons de l’échec» pour ne pas nommer ces séances de prières et récitations du Coran qui ont précédé la conférence au sommet de la Ummah islamique à Dakar. On ne sait même plus si Dieu répond plus à la qualité et la sincérité des prières qu’à la quantité des invocations, tant le phénomène était devenu une foire au récital. Il doit bien avoir du mérite, celui qui a inventé cette façon de se faire remarquer par Karim et compagnie. En tous les cas, les vulgaires plagiaires qui n’ont ni honte, ni ressentiment ont bien dépouillé son action de tout son sens. Mais, l’essentiel pour eux était de pouvoir justifier d’avoir réuni quelques “réciteurs” du Saint Coran pour la réussite du sommet ?  
Il me semble aussi avoir déjà vu une dame au teint décapé et dépigmenté à souhait, au milieu d’un cercle de stupides panégyristes . . . Que je ne la confonde avec la ministre de la Femme et de l’Entrepreneuriat féminin du haut de cette tribune du rassemblement d’avant sommet de l’Oci en banlieue dakaroise . . . rassemblement à la gloire de qui, Madame Awa Ndiaye promet «un accompagnement des femmes jusqu’où tu (le prince) voudras aller (sic)». Dieu fasse qu’il ne les mène alors tout droit en enfer !  
Il me semble avoir déjà vu Macky Sall, président de l’Assemblée nationale, faire contre mauvaise fortune bon cœur après avoir échappé (du moins pour l’instant) au sabre du prince tenu par le roi-père en engageant l’institution qu’il dirige à signer une motion de soutien à Karim et compagnies, maîtres d’œuvres des préparatifs du sommet. Et çà, ce n’est rien !  
Il me semble, également, avoir vu Pape Diop, président du Sénat, la deuxième institution du pays, se cacher derrière un conglomérat de mazettes pompeusement appelé Associations des femmes du Sénat, pour «descendre» le Coran (au propre comme au figuré) pour la réussite du sommet.  
J’en ai vu et revu des pleutres en tout genre qui embarquent leur fédération libérale dans cette piètre imitation de la façon de s’offrir à Karim. Ces cérémonies où coquins et faquins tiennent le beau rôle, lâches et bravaches, ils s’essaient à tromper leur monde avec billets de banque contre sourates à décliner. . . On ne sait même plus, entre politicien et Imam, qui est voleur et qui est menteur, tant les histoires d’argent ont perturbé la sérénité dans nombre de séances de récitation du Coran.  
Je ne saurais être exhaustif, tant j’en ai vu d’esbroufeurs, de tartuffes, de bonisseurs qui font de l’éloquence sur leurs épaules . . . et j’en ai vu bien d’autres en si peu de temps. Je ne veux surtout pas donner ici plus d’écho aux courbettes et plates servilités de Landing et ce qu’il lui reste de camarades à Aj, Pads. Et pour cause ! Voilà quatre ans que l’avant-sommet a perturbé le quotidien de l’Etat, de l’Administration centrale, des commis, des collectivités, des communautés . . . Bref, le quotidien des Sénégalais tout court !  
Dieu, qu’on ne fasse pas débat de l’après-sommet ! Puisque, de toutes façons, il ne faut même pas s’attendre à ce que l’on nous présente un quitus pour certifier de la bonne tenue des comptes. La nouvelle parade est de dire : «Ce n’est pas nous, nous n’avons pas géré l’argent.» Et c’est le Directeur exécutif qui est chargé depuis peu de répandre la parole de son président de conseil. Quel jocrisse !  
Mais de qui se moque-t-on ? Au nom de quoi c’est à des «bienfaiteurs» étrangers qu’on va demander de justifier les dépenses faites sur leur «aumône» à l’Anoci ? Et pourtant sur tous les plateaux de télévisions, dans tous les studios de radios, dans toutes les colonnes de journaux, le prétexte de ces interventions qui ont fini de saouler est de tirer le bilan du sommet. Au bout du compte, point de bilan ! Que de rappel et de répétition de ce que l’on a déjà tellement entendu. J’aimerais juste lui opposer ce proverbe arabe : «Le trop de quelque chose est un manque de quelque chose.» Rapporter ici, puisqu’à eux, il faut tout expliquer, cela donne, «le trop de bilan est un manque de bilan».  
Leur réclamer encore un bilan, c’est peut-être, d’ailleurs, trop demander à tous ces couards ! Et sur la ligne de front, je les vois déjà, ces bougres de saligauds, tous ces politiciens obséquieux qui veulent tenir le rôle de l’indispensable, se broyer la cervelle pour inventer la façon la plus originale de féliciter Karim pour «le succès du sommet». Au fond, ils s’en fichent que le sommet ait été un succès ou pas, ce qui les intéresse, c’est d’être distingués parmi ceux qui auront l’occasion de manifester leur satisfaction pour ne pas dire soutien au maître d’œuvre. Oui, chez eux, ça rapporte au décompte final de pouvoir se targuer, à propos et même hors de propos, d’être le premier moutardier du prince. Au secours, Godiche !  
Bien sûr qu’il faut féliciter Karim . . . et les autres, si vraiment le sommet a été une réussite ! Mais justement, dans un pays normal, un simple bravo aurait suffit pour passer à autre chose. On imagine qu’il soit difficile pour lui de devoir exister à présent sur du néant, quand on a occupé l’espace pendant si longtemps avec la très «familière» et future défunte Anoci. Faudrait-il peut-être commencer à nous habituer à Jafza et à la Zes (le projet de la Zone économique spéciale préférée à la Plate-forme de Diamniadio) plus que probable point de chute de Karim. Il faudra juste que les communicants du cercle qui mènent au sommet, s’égrugent encore la dure-mère pour que le z-é-zaiement des nouveaux arrivants os-c-ille comme avant pour atteindre le sommet des massifs de Diass.  
Au fait, que devient la promesse de livrer l’aéroport international Blaise Diagne de Diass en 36 mois de travaux ? Tient-elle toujours ?  
C’était il y a exactement 11 mois et 2 semaines maintenant… autant dire bientôt 12 mois et il ne leur restera alors que 24 «longs» mois. Ça promet ! Mais quand on voit ce que sont devenues les promesses de livrer des mois avant échéance, les chantiers ouverts à Dakar pour le sommet de l’Oci, et qu’en fin de compte, les premières délégations arrivées à Dakar pour le dit sommet assistent à la livraison de certains chantiers, dont le plus gros ouvrage, celui qui fouette leur fierté, le «canal», pardon, le tunnel de Soumbédioune qui, semble-t-il, laisse encore déborder des torrents d’eau même après inauguration. C’est limite si ces gens-là ne nous font pas battre les breloques !  
C’est pour toutes ces raisons, (qui vous parle de ratées ?), qu’il faut garder balle à terre, savoir raison garder. Il n’y a rien d’inédit dans l’œuvre de Karim, l’autre aurait dit qu’il n’y a rien d’extraordinaire, que n’importe qui, placé dans les mêmes conditions de mobilisation de toute l’énergie de l’Etat, de l’administration et de mises à dispositions de ressources financières à souhait, aurait réussi à faire autant, sinon plus. Pas évident tout de même, mais çà, c’est une autre histoire.  
Il serait, en tout cas, très dommage pour le pays que l’on perde encore du temps sur l’après-sommet. Les premiers échos qui nous proviennent des différents sites du conclave ne donnent guère plus d’espoir qu’on lèvera le camp de sitôt.  
Le Msc Musica devrait commencer par lever l’ancre plutôt que de servir de lieu de bal de débutant. Je ne serais, d’ailleurs, pas surpris par . . . qui vous savez, s’il décidait d’y improviser la tenue du Conseil des ministres ou d’une réunion du genre «Conseil présidentiel». Malheureusement, on peut déjà voir que l’après-sommet est parti pour durer. Ils ont tiré le bilan au Méridien, cela ne leur suffit pas !  
Ils ont fait bonne chère sur le bateau Msc Musica, ils ne sont pas rassasiés du bilan. Ils ont gueuletonné en privé et en petits comités, Rien n’y fait : le bilan ne «remplit» toujours pas leurs yeux. D’ailleurs, la comparaison qu’ils tiennent depuis quelques temps avec le 1er sommet de l’Oci à Dakar en 1991, il y a 17 ans, est assez symptomatique de leur manque d’ambition pour l’avenir.  
De là à ce que tous les Arlequins nous épargnent leur spectacle de jouer les zouaves, il ne faut même pas rêver. Je demeure convaincu qu’ils feront leur spectacle, feront tout pour entretenir le débat autour de la personne de Karim et de l’Anoci, je demeure tout aussi convaincu que sans spectateur, le spectacle ne va pas durer. Et si, justement, on les dispensait de nous présenter un bilan, car de toutes façons, ils ne le feront pas.  
La solution, c’est de faire la sourde oreille, accorder très peu, voire pas du tout d’importance aux cérémonies de remerciements et de congratulations qu’ils préparent pour Karim & Co. Ils ont besoin qu’on les regarde, qu’on les voie, qu’on les entende, sinon ils n’existent pas.  
Le temps de la fanfaronnade doit passer maintenant. De grâce, épargnez-nous !  
Note : *Rouland Gustave - Ministre français de l’Instruction (Justice) et des Cultes sous Napoléon III et qui ne supportait pas les libertés de ton, prises par l’église à l’époque vis-à-vis de l’Empereur. Rouland poussa la malveillance vis-à-vis du Clergé jusqu’à laisser éclater au grand jour les procès de droit commun dans lesquels des prêtres étaient inculpés. Ainsi Mgr Dupanloup put dénoncer “la guerre, cachée quelquefois sous des apparences de légalité, mais cependant vive et manifeste jusqu’à la maladresse, parfois jusqu’au scandale. Cette guerre se révèle par une suite de mesures hostiles, de tracasseries vexatoires, de circulaires profondément blessantes où l’intention d’humilier, d’entraver l’Eglise et de maltraiter le clergé est aussi visible qu’impolitique. Assurément, si on veut de parti pris aliéner au gouvernement tout l’épiscopat, on ne saurait mieux faire”.  
Abdoulaye CISSE - Journaliste-Paris / layecisse@gmail.com  
Le peuple déprime, la République défile à Sira Vision 
Samedi 29 mars 2008, Place du Souvenir sur la Corniche ouest ! Il est 00h45 à ma montre ! Et ça continue toujours sur la 2Stv ! Pour ceux qui ont la mémoire peu fertile, rappelons que la Place du Souvenir a ainsi été baptisée aux lendemains de la tragédie du Joola, en souvenir des milliers de personnes qui avait été engloutis dans l’Océan. Eh oui ! Place du Souvenir nous avait-on dit, pour commémorer nos morts ! Pour nous rappeler d’eux ! Place du Souvenir où un certain ministre de la Culture s’est vu défénestré quelques jours après la cérémonie des funérailles des victimes du Joola pour avoir commis le péché d’un discours laudatif, en «oubliant» nos morts, ceux-là mêmes pour qui la Place a été érigée.  
Tout le gratin de l’Etat est là présent, à commencer par son plus haut représentant, son chef ainsi que son épouse. Le Premier ministre, le ministre de la Culture, d’autres ministres bien sûr, des écrivains, de hauts responsables du Parti libéral, dans une insouciance éclairée par les spots tout autour de la place disposés, pour assister au défilé.  
Je crois me tromper de pays, mais hélas ! Je suis bien au Sénégal, où les dernières 48 heures ont été sacrément difficiles pour se procurer du carburant à travers la capitale.  
Le Sénégal, où le prix du riz a connu dans les dernières 48 heures une hausse conséquente. Le Sénégal, où les prix des denrées de première nécessité affolent tous les compteurs. Le Sénégal, où la crise scolaire est à son paroxysme. Le Sénégal, où le dialogue politique est dans l’impasse la plus absolue entre les acteurs politiques. Le Sénégal, où la situation du monde rural en appelle à présent à des vivres de soudure. Le Sénégal où toute une jeunesse attend des propositions de sortie de crise après avoir vécu le désespoir d’une émigration abyssale. Le Sénégal qui s’apprêterait à envoyer 1 400 personnes à la Mecque au frais du Prince, pour service rendus à l’Oci. Le Sénégal, où son gouvernement libéral n’a plus de solutions face aux problèmes socio-économiques que vivent les Sénégalais.  
Gouvernement qui, par conséquent, devrait démissionner après cet aveu d’impuissance né d’une série de politiques incompétentes et incohérentes.  
Mais que nenni ! Pendant ce temps, l’on défile à la Place du Souvenir sans guère se soucier de ce que demain sera fait. Oui, les Sénégalais appréhendent avec incertitude et inquiétude leurs lendemains face aux dérives de ce pouvoir dont le mépris a franchi le seuil de l’intolérable.  
Il est 1h 15 du matin ! C’est l’heure du buffet, annonce-t-on ! Le gratin de la République va prendre congé. Les Sénégalais, qui attendront l’horizon 2015 pour l’autosuffisance alimentaire, dixit le ministre du Commerce, sont dans les bras de Morphée, seul moment où sûrement leur bonheur est comble. Car le réveil et le quotidien seront à nouveau impitoyables.  
La République repart avec son trophée d’or de Sira Vision. Oui Messieurs de la République, «cette place n’est pas une place comme les autres», mais «cette place n’est plus la même place», devrait-on dire.  
Ce ne sera pas le seul lapsus d’ailleurs, Messieurs de la République, car Mme Sow est Collé et non Colette. La faute sûrement à l’allusion faite au Président Senghor, qui, dans un tel contexte de marasme, se priverait certainement de telles mondanités.  
Je suis en colère. J’ai peur pour le Sénégal.  
Ahmadou Moctar TALL / ahmadoutall303@hotmail.com  
 
RECRUDESCENCE - Répression de toute velléité de manifestation : Des spécialistes s’indignent et s’inquiètent de la tendance des jeunes à la révolte 
Suite à la répression de la marche organisée par l’Ascosen, des spécialistes se sont exprimés pour d’emblée marquer leur indignation face à ce qu’ils appellent «la dérive des pouvoirs publics». Joints au téléphone, ils n’ont pas manqué de qualificatifs pour fustiger «les agressions» dont le peuple souverain fait l’objet. Alors que, précisent-ils, la Constitution dans son article 8 reconnaît bien le droit à la manifestation. «La République du Sénégal garantit à tous les citoyens (…) les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation», lit-on dans le document, plébiscité par les Sénégalais au lendemain de l’Alternance survenue en 2000. «L’interdiction répétée des marches n’est rien qu’une forme de confiscation des libertés», estime Me Demba Ciré Bathily. Pour cet ancien responsable de la section sénégalaise d’Amnesty international, contrairement à ce que d’aucuns avancent : «La marche n’est pas soumise à un régime d’autorisation», puisqu’elle fait partie du droit de manifester qui est une forme d’extérioration de la liberté.  
Malheureusement, s’offusque Me Bathily, «au Sénégal, on a l’impression de manière systématique, que toutes les demandes allant dans ce sens (celui de la marche) sont rejetées sans que l’autorité administrative ne puisse invoquer un sérieux motif de risque de troubles à l’ordre public et de menace sur la sécurité des personnes et des biens». Selon encore l’ancien président de la section sénégalaise d’Ai, les évènements survenus dimanche dernier à Khar Yalla traduisent une forme de confiscation de cette liberté démocratique. Et à partir de ce moment, commente-t-il encore «ça devient un problème politique».  
Quid de la tendance des manifestants d’en découdre avec forces de l’ordre ? Me Demba Ciré Bathily fait remarquer que la Constitution du Sénégal se réfère à la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1789, qui «considère que la résistance à l’oppression est un droit d’estime». Avant de poursuivre : «Un peuple défend ses libertés, les arrache et les préserve.» Me Bathily de faire encore remarquer que l’évolution graduelle de la situation peut bien susciter des inquiétudes. Car, antérieurement, «les gens se pliaient à la décision de l’autorité administrative d’interdire les marches, ensuite ils ont commencé à braver l’interdiction, maintenant, ils n’hésitent pas à affronter les forces de l’ordre». De l’avis de Me Bathily, si l’autorité administrative ne comprend pas l’évolution de la situation et se dire qu’il vaut mieux autoriser les marches et les encadrer au lieu de les réprimer, c’est sûr qu’elle aura la responsabilité dans tout trouble de nature sociale qui pourra découler de cela. Notre interlocuteur d’affirmer encore qu’il y a «une gestion politique de la liberté d’expression».  
Sur les images diffusées, dimanche dernier, par la télévision privée Walf Tv et qui dénudent la violence avec laquelle les forces de l’ordre font montre en cas de manifestation interdite, Me Bathily concède à la Police le fait d’être aux ordres, mais estime que quand un policier arrête une personne qui aurait commis une infraction, il doit la remettre à l’autorité judiciaire. Et qu’il n’a pas le droit de commettre des actes de «barbarie» sur elle. «Vous croyez que dans un pays démocratique qui se respecte, cet agent de police qu’on a vu tenter de donner un coup de tête à quelqu’un, serait encore en liberté», s’interroge Me Bathily, qui s’empresse d’ajouter : «C’est quelque chose d’inacceptable.» «Tout le monde a été révolté de voir ces images qui sont totalement inutiles et disproportionnées», fulmine Me Bathily.  
Joint tard dans la soirée d’hier alors qu’il était encore au niveau de la Dic «pour marquer (sa) solidarité aux familles de M. Ndao (Momar Ndao, président de l’Ascosen) et Jean Pierre Dieng (Ndlr : président de l’Uncs)», Pr Malick Ndiaye a déversé sa bile sur les pouvoirs politiques du pays. Pour lui, c’est vrai que les forces de l’ordre ont fait preuve d’un excès de zèle qui était «inopportun», mais, à son avis, ce sont les forces politiques de l’opposition, qui se sont introduites dans la marche, qui ont suscité la «panique d’un régime», qui a opté «pour la violence et non le respect de la légalité». Pr Ndiaye s’est inquiété de la situation sociale difficile du pays qui mène les gens à la révolte et s’inquiète de la tendance des jeunes à s’opposer «courageusement» aux forces de l’ordre. «Ces jeunes qu’on a vu braver l’océan -parce qu’ils n’ont plus aucun espoir- n’ont pas peur de la violence des forces de l’ordre», assure-t-il.  
Aly FALL  
WADE, UN FIN DRAMATURGE : 
CE QUE SERONT LES ELECTIONS AVANT 2012. 
Par | | mardi 1er avril 2008  
Dans un article paru le 27 mars 2008, à la page 4 du numéro 765 du quotidien L’As, et intitulé ‘‘ Karim Wade en tournée !’’, après avoir évoqué le projet de tournée du fils du Président dans la banlieue et à l’intérieur du pays pour finir de jeter son masque et de s’engager dans la voie qui le mènera à la succession de son père, le journaliste Cheikh Mbacké GUISSE, auteur dudit article faisait la chute suivante : « Ce ‘‘programme’’ de Karim arrive à un moment où des rumeurs insistantes circulent dans les couloirs de la Présidence de la République concernant la date de 2009. C’est en effet en mars de cette année que seront organisées les élections locales. Des informations persistantes font état d’une probable organisation durant cette même année des élections générales ». 
Des rumeurs ? Osons croire à ces rumeurs d’autant plus qu’au Sénégal, les rumeurs sont rarement fausses, le pouvoir donnant toujours aux citoyens la preuve de leur quintessence. En tout cas, moi j’y crois fermement. En effet, lorsque fut prise la décision de reporter les élections locales, j’ai écrit un article, ‘‘ Le report des élections locales, une énième aberration du pouvoir libéral’’, que certains journaux de la place ont publié et j’ai dit à la suite de cela, à des camarades, qu’en plus du fait que le PDS a une peur bleue d’aller le 18 mars 2008 en rangs plus dispersés que dans les autres formations et dans l’Opposition, Monsieur le Président de la République, tous ce qui croient en lui et tous ceux qui font semblant de lui être fidèles, renonçant à l’idée de l’imposer comme Président du Sénégal, veulent donner véritablement à Karim le temps de descendre dans l’arène politique et d’y avoir les coudées franches aux fins de sa participation aux prochaines élections que je me garde pour l’instant de dire de mars 2009. Tout ce temps-là, au Sénégal et pour préparer ces élections constituent une règle du Wadisme, celle des trois unités que sont respectivement l’unité de temps, l’unité de lieu et l’unité d’action. A la fois dramaturge hors pair de la scène politique nationale et metteur en scène doué, Wade a déjà écrit toute sa pièce qu’il n’est pas exagéré de considérer comme une adaptation d’une partie du roman Le vote des bêtes sauvages d’Ahmadou KOUROUMA. Entouré d’un personnel bien entraîné aux faux gestes et paroles, à couvrir le faux de l’illusion du vrai sur toute l’étendue du territoire national, il maîtrise bien l’intelligence d’ensemble de sa pièce : il sait d’où il vient, où il en est, où il va et comment il y va. 
Voici en substance comment se présente la charpente de cette pièce où chacun de nous peut constater que certains personnages / acteurs y jouent plus d’une fonction : Dieu (destinateur) envoie les chevaliers de la Table ronde (sujets) à la recherche de l’objet Graal, à l’intention du destinataire Humanité ; les sujets bénéficient de l’aide des anges (adjuvants), et sont confrontés aux obstacles que leur préparent les démons (opposants). 
Cherchez au sein de la classe politique sénégalaise et vous y trouverez sans difficulté tous ces personnages / acteurs. En termes clairs, Wade lâche son fils Karim à la recherche du pouvoir, à sa propre intention et à celle de sa famille ; Karim bénéficie du soutien de ses propres amis de la Génération du Concret et de l’étranger et de celui des amis de son père au sein du PDS, mais se trouve confronté à l’opposition des opposants naturels de son père. 
Aujourd’hui, nous avons fini de vivre la scène d’exposition : elle a consisté à confier la présidence de l’ANOCI à un citoyen « pas n’importe lequel » (comme on le pense au sein de la CAP 21) et à lui donner tous les moyens d’être visible, de se faire voir comme acteur principal et de décliner ses ambitions à partir d’une fenêtre, en se cachant derrière un masque. Nous vivons présentement le noeud de l’action : il est ouvert par le report des locales. Il se poursuivra par une série de péripéties, de coups de théâtre qui vont faire couler beaucoup de salive. 
Et le dénouement commencera avec le lancement de la campagne électorale pour se terminer à l’annonce des résultats. 
Sa stratégie est donc trop simple et c’est en cela qu’il est donné à tout un chacun, même aux fous, de croire aux rumeurs que nous véhiculons. Nous sommes en mars 2008. D’ici 2009 en effet, le GIE dit du Concret finira de submerger le PDS, voire de l’absorber sinon de le vider de son contenu et d’exister en parallèle avec lui dans l’adversité pour ne pas dire dans l’animosité. Ce résultat est d’autant perceptible qu’il n’y a aucun doute qu’il est en bonne place dans la planification de la famille Wade qui n’a désormais cure de la charrette l’ayant portée depuis la borne N° 1974 jusqu’à la borne N° 2000, c’est-à-dire dans sa course de 26 km. 
Ainsi, le fils étendra ses tentacules. Ne le suivront que les sénégalais qui, étant sûrs de ne pas voter pour lui, croient tout de même à la valeur de ses poches, et non à la sienne. Ils sont nombreux aujourd’hui dans notre pays. Pendant qu’il se mettra à étendre ses tentacules, son père et ses acolytes amélioreront en sa faveur le système de fraude aussi bien dans le fichier électoral que dans le système de remontée des procès-verbaux. Le moment venu, mars 2009, les institutions telles que l’Assemblée Nationale et le Sénat seront près de boucler deux ans d’exercice. Le premier coup de théâtre le plus poignant qu’introduira le pouvoir sera la prise d’une autre mesure de report des élections à une date qui donnera auxdites institutions le temps de boucler réellement deux ans d’exercice. Alors, c’est en ce moment-là seulement qu’il sera constitutionnellement possible au père de dissoudre l’Assemblée et le Sénat et d’inviter les citoyens à des élections générales anticipées à cette date qui sera retenue. 
Je parle bien d’élections générales ; élections générales que le GIE du concret remportera haut les manches. Si l’on sait que les manches cachent les bras, on n’a pas besoin de chercher de midi à 14 h pour comprendre que c’est d’une mascarade que je parle. Parce que tout simplement la majorité des sénégalais qui ne savent rien ou ne savent pas assez de la chose électorale ne comprendront point qu’il en soit ainsi dans un pays dont les dirigeants d’aujourd’hui n’ont d’éthique que (excusez-moi le terme) l’anti-culture des valeurs, la lutte contre le triomphe de la démocratie et de la vérité, contre le développement des secteurs clés de l’économie nationale, la lutte pour la famine, la soif et l’ignorance, pour la maladie, l’exclusion, l’isolement et l’éloignement. 
Ce qui se passera, c’est que le pouvoir transformera « les animaux sauvages de la brousse en électeurs ». Il transformera aussi les étrangers en citoyens. Et tous iront « voter ». C’est cela le vote des bêtes sauvages que j’expliquerai le moment venu. 
Et voilà donc que le prince, ce citoyen particulier qui est au-dessus de la loi, que personne n’a le droit de contrôler, héritera du fauteuil de son père que lorgnent les autres. Il l’héritera avec beaucoup plus de pouvoirs entre les mains que son père, parce qu’il aura avec lui et le palais, et l’Assemblée Nationale, et le Sénat pour diriger, pour gouverner, pour coloniser le pays avec ses partenaires. 
Le scénario est donc là. Le décor sera constitué de cars rapides, Ndiaga-Ndiaye, DDD et Tata remplis de sardines humaines que l’on déversera dans les lieux de meetings. Ce sera un public constitué de sénégalais, d’étrangers et d’observateurs nationaux et internationaux assistant inertes aux méga spectacles et au scrutin lui-même, parce qu’on prendra les dispositions pour les empêcher de jouer leur théâtre-forum. Les sons seront imperceptibles et les lumières sombres pour tromper la vigilance du public. 
Mais ce sera peine perdue. Tous les sénégalais sont des opprimés. Et ces opprimés comprenant bien ce qui se passe réellement ont commencé déjà à manifester. Ce théâtre de l’opprimé, contre-pied de la dramaturgie wadienne, apporte et apportera au peuple la lumière, la vérité et lui montrera la voie à suivre pour se libérer du joug de l’Alternance que ne cessent honteusement de nous présenter ses griots. Que Tanor ait mis à genoux ce pays, comme le croit un certain troubadour de l’Alternance, a été la cause de la sanction qu’on a infligée au PS en 2000. On a élu les libéraux pour que changent les choses dans le bon sens. On doit cesser alors, surtout celui-là, de nous tympaniser avec le nom de Tanor, chaque fois que ce pays est en ébullition. Ils ne se gênent point à produire leurs discours pour voiler le vrai sens de la dramaturgie de leur roi. Mais nous autres, je l’ai déjà dit, écrirons les vraies pages de l’Alternance et nous en jouerons le vrai théâtre pour les générations futures. 
Je lance encore cet appel à l’unité de l’opposition. L’unité de l’opposition ne signifie pas forcément que tous les opposants se retrouvent dans le Front Siggil Sénégal. Il est bien possible aux autres opposants, non membres de ce front et que les Bathily, Niasse et Dansokho n’ont peut-être pas le courage, devant Tanor, d’inviter à intégrer leurs rangs, de constituer un deuxième pool qui va tirer dans le même sens afin de conduire les choses à un dénouement heureux pour les opprimés ; je dis bien pour les opprimés. C’est ce pool qui portera les espoirs du peuple, s’il s’organise bien avant les élections. Parmi ces opposants, un certain Robert SAGNA, leader du Rassemblement pour le Socialisme et la Démocratie / Takku Defaraat Sénégal (RSD / TDS), avait déjà averti lors de sa Conférence du 28 novembre 2007 à l’Hôtel Indépendance, qu’au rythme où les choses se gèrent au Sénégal, dans un contexte mondial défavorable aux pays où se gère mal la cité, il sera impossible à Wade de remettre Sunugal sur son cours normal. Il n’a pas tort, lui qui a une expérience bien soutenue de la gestion du pays, une connaissance parfaite de l’évolution des situations dans le monde, faisant de la consultance pour la Banque Mondiale et pour plusieurs pays d’Afrique et du Monde, et une maîtrise des mécanismes de leur gestion : ce que nous vivons aujourd’hui lui donne raison. 
Certes il est impossible de soigner le Sénégal de tous ses maux, surtout dans l’état où l’a mis aujourd’hui le pouvoir libéral. Mais il est bien possible d’y amortir les problèmes. Le bon amortisseur de la situation mondiale dans notre pays, c’est un programme de gouvernement qui ne privilégie pas le gaspillage, qui ne préfère pas l’accessoire à l’essentiel, qui met les intérêts de la famille sénégalaise (le développement devant être senti par chaque famille) au-dessus de ceux d’une seule famille. Et moi, si j’étais de la famille Wade, la meilleure occasion qu’il m’était donnée cette année de rendre le meilleur service aux sénégalais serait de leur faire bénéficier de l’argent de l’OCI : au lieu de tout le mettre dans la corniche, une partie serait investie dans les régions ou utilisée pour subventionner le pétrole et les denrées, sinon pour relancer la riziculture dans la vallée du fleuve, dans le cadre d’une sérieuse politique d’autosuffisance alimentaire, voire de sécurité alimentaire. Ceci serait un acte de solidarité, le meilleur, que n’importe quel pays da la Ouma Islamique n’oserait critiquer. C’est cela l’essentiel. 
• Daouda DIEDHIOU -*daouda1966@yahoo.fr 
 
 
Nettali : Mardi 1 Avr 2008 
REAMENAGEMENT GOUVERNEMENTAL - REACTIONS - MOHAMMED MBODJ : « Plus qu’un remaniement, il faut parler avec le peuple » 
NETTALI - Réaménager un gouvernement n’est pas la solution aux difficultés et à la crise profonde qui traversent le pays de part en part, parce que le gouvernement a montré ses limites face aux préoccupations des Sénégalais. Tel est le sentiment de Mohammed Mbodj, Coordonnateur du Forum civil, au micro de Sud Fm. 
"Ce remaniement ne prend pas en compte la spécificité de la situation actuelle qui est très tendue, où les populations sont très mécontentes de leurs conditions de vie", soutient M. Mbodj. Selon le Coordonnateur du Forum civil, "il faut plus qu’un remaniement, il faut parler avec le peuple. Et je crois aussi que le discours de jeudi soir (Ndlr, veille de la fête de l’indépendance) ne règlera pas la question". Mohammed Mbodj se dit convaincu que la seule solution, c’est d’aller "vers une véritable concertation nationale. Il faut que tout le monde se parle dans ce pays", professe-t-il. 
Le Coordonnateur du Forum civil est d’autant plus convaincu de la nécessité du dialogue entre les acteurs de la nation que même le gouvernement admet les problèmes : « Le gouvernement reconnaît qu’il n’a pas les solutions entre les mains et il invoque tout le temps la situation internationale. D’autres Sénégalais pensent qu’il y a des solutions locales. Donc il faut qu’on se parle. Et comme on ne peut pas les faire partir avant que leur mandat ne soit terminé, ils sont obligés de rechercher les solutions qu’ils n’ont pas probablement vers d’autre acteurs socioéconomiques et politiques du pays » ; dit-il. 
Le Coordonnateur du Forum civil soupçonne par ailleurs, un lobbying de marabouts derrière la nomination d’un ministre comme Oumou Khaïry Guèye Seck. "Pour le cas Oumou Khaïry Seck, on a entendu un marabout à la Télévision nationale revendiquer son retour. Et si c’est ça la raison principale, ce serait quand même choquant que ce soit des considérations de cet ordre. Ce qui serait un gros problème si chaque marabout voulait avoir son ministre dans le gouvernement, et y compris l’Eglise. Parce qu’on a entendu le marabout de Ndiassane demander cela", regrette-t-il Mohammed Mbodj. 
LeQuotidien : Mardi 1 Avr 2008 
Tractations secrètes au sommet : Wade- Idy, les nouveaux chantiers  
La sortie, dimanche dernier dans l’émission Grand Jury de la Rfm, de Me Ousmane Sèye, l’avocat de l’Etat dans l’affaire des chantiers de Thiès, est, à bien des endroits, révélatrice d’une météo politique annonçant un climat relationnel plus doux entre le président de la République et son ancien Premier ministre et ex-n°2 du Parti démocratique sénégalais (Pds), Idrissa Seck. Ce dernier court tout droit vers un non-lieu total à l’issue de sa prochaine convocation devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Et cerise sur le gâteau du «père adoptif» et de son «fils d’emprunt», les discussions entre les deux hommes n’ont pas éludé un prochain jeu de chaises musicales au niveau de l’attelage gouvernemental, à la faveur du retour de Idrissa Seck.  
Des spécialistes de la météo politique, branchés sur le Palais, évoquent dans quelques salons feutrés de Dakar que le Président Wade prépare un remaniement ministériel qui, en partie, entre en droite ligne avec les discussions qu’il a échangées avec son ancien Premier ministre et actuel maire de Thiès, Idrissa Seck. C’est ainsi qu’il faut saisir la réactivation du dossier relatif aux chantiers de Thiès avec la convocation de Idrissa Seck devant la Commission d’instruction de la Haute cour de justice, le 15 avril prochain, sans doute pour rendre un non-lieu définitif dans l’affaire des chantiers de Thiès. Une éventualité que n’exclut, d’ailleurs, pas une des voix autorisées dans ce dossier, l’avocat de l’Etat, Me Ousmane Sèye, qui évoque, pour motiver cette issue pour Idrissa Seck, «la jurisprudence Salif Bâ». Ce dernier, ancien ministre de l’Habitat, de la Construction et du Patrimoine bâti de l’Etat, avait été blanchi le 14 janvier 2008, sur l’affaire des chantiers, accusé qu’il était de complicité. Or, ce serait une incohérence que d’accorder un non-lieu pour Salif Bâ, en tant que complice et le refuser à Idrissa Seck, principal accusé dans l’affaire des chantiers de Thiès. D’ailleurs, l’avocat de l’Etat a sorti un détail qui vaut son pesant de béton dans cette affaire des chantiers de Thiès, surtout dans le contexte actuel, marqué par des inquiétudes dans l’entourage présidentiel face au soufre social. Mieux, l’avocat de l’Etat a reconnu, une fois encore, le caractère politique de ce dossier qui, pour cette raison, aura aussi une solution politique. Et sa «proposition» de dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République pour l’organisation d’élections législatives couplées avec les Locales est loin d’être innocente. Si elle rencontre une oreille attentive du locataire du Palais Léopold Sédar Senghor, Wade aura participé à «venger» son «fils d’emprunt» et en même temps à liquider le contentieux différé entre lui et Macky Sall, le président de l’Assemblée, avec qui les nuages ne sont pas complètement dissipés. Faut-il voir à travers le prisme de la sortie de Me Sèye, les échos sortis des «discussions devenues fréquentes entre Wade et Idy» ? En tout cas, aucun démenti ne s’est élevé quand la presse a révélé l’existence de discussions assidues entre le Président Wade et son ancien directeur de cabinet. Des confidences dans les deux camps croient savoir, d’ailleurs, que ces discussions ont récemment porté, entre autres, sur le retour de Idrissa Seck dans la proximité présidentielle. L’ancien Premier ministre, au regard de la posture qu’il a affichée depuis l’annonce de ses retrouvailles avec Wade, ne cracherait pas sur le principe de retourner auprès du «Vieux». Cependant, disent nos météorologues politiques, M. Seck a posé une condition relative au départ du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, de la place Washington. Il reprocherait à ce dernier d’avoir joué un rôle important dans le traitement du dossier des chantiers de Thiès avec des allures d’une «vengeance personnelle».  
CONSULTATIONS SECRETES  
En perspective du prochain jeu de chaises musicales, des confidences renseignent que le «président de la République a commencé déjà à consulter secrètement des personnalités». Au milieu de la semaine écoulée, Me Wade a rencontré une personnalité bien introduite dans le secteur bancaire pour lui proposer le poste de ministre de l’Economie et des Finances. Cette personnalité a décliné l’offre pour ce poste. Tout comme elle a décliné une seconde proposition présidentielle d’occuper le poste de ministre du Commerce. Abdoulaye Diop, l’actuel argentier de l’Etat, aurait-il renoncé à continuer à diriger cette station ministérielle, lui à qui on prête d’avoir voulu débarrasser le plancher, après sept ans de présence ? Une palme de longévité dans les gouvernements de Wade que seul Cheikh Tidiane Gadio, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, a réussi à lui ravir. «Si le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances est resté si longtemps à ce poste, c’est parce que les bailleurs de fonds l’avaient retenu pour sa compétence et sa crédibilité. Il avait manifesté plusieurs fois son désir de se libérer», confie un conseiller au ministère des Finances. L’homme a pu, pendant tout ce temps, faire dans un jeu d’équilibre entre le Président Wade et les institutions financières internationales qui apprécient ses qualités à manager le Trésor public. Abdoulaye Diop va-t-il quitter le ministère de l’Economie et des Finances, pour monnayer son savoir-faire à la Banque islamique de développement (Bid) ? En tout cas, des rumeurs persistantes «l’envoient» dans cette structure bancaire.  
Cette fois-ci, le Président Wade envisage-t-il de libérer son ministre de l’Economie et des Finances ? On avance même le nom de l’actuel ministre-délégué au Budget, Ibrahima Sar, pour garder l’argent des Sénégalais. Mais, les institutions financières internationales qui sont très regardantes sur le profil de l’argentier de l’Etat, ne semblent pas très emballées pour le cas de M. Sar. Dans les salons douillets de Dakar, on dessine le profil d’une personnalité en poste dans une institution financière internationale à Washington. Vrai ou faux, on parle des compétences de cette personnalité et de sa proximité avec Karim Wade, le fils du président de la République.  
Quel sera l’avenir de l’actuel Premier ministre, dans l’éventualité d’un remaniement ministériel ? Hadjibou Soumaré va-t-il subir les «destins tragiques» de ses prédécesseurs à la station primatorale, Moustapha Niasse, Mame Madior Boye, Idrissa Seck et Macky Sall ? Nos météorologues politiques sont encore dans le brouillard par rapport à cette question.  
Lobservateur : Mardi 1 Avr 2008 
DÉFENSE DU STADE ASSANE DIOUF ET CONTRE LA CHERTÉ DU COÛT DE LA VIE : Le Front Siggil Sénégal va redescendre dans la rue  
La rue serait-elle devenue plus payante que les fauteuils du salon de Dansokho ? En tout cas, le Front Siggil Sénégal vient de décider de s’engager sur deux fronts : la défense du Stade Assane Diouf et la lutte contre la cherté du coût de la vie. La révélation a été faite, hier, par le Pr Abdoulaye Bathily, porte-parole du jour de la réunion hebdomadaire de cette coalition de l’opposition.  
L’été au Sénégal promet d’être chaud. Pour cause, le Front Siggil Sénégal a décidé de prendre en charge les préoccupations des Sénégalais. Et à l’arrivée, personne ne se demandera plus où se trouve l’opposition sénégalaise. C’est en tout cas ce que veut la bande à Dansokho. Hier, lors de leur réunion hebdomadaire tenue au domicile du leader du Pit, le Front Siggil Sénégal a reçu la visite du collectif pour la défense du stade Assane Diouf. À l’issue de la rencontre, cette alliance de partis de l’opposition a décidé de s’engager dans la lutte pour la défense du stade. Le Pr Abdoulaye Bathily, porte-parole du jour, a laissé entendre que le «Front Siggil Sénégal sera solidaire de toutes les actions qui seront engagées dans ce cadre». Car, à leurs yeux, le stade est indispensable pour Dakar Plateau, pour Rebeuss et même pour la Médina. Et participer à ce combat est un acte de «solidarité nationale». Revenant sur le sit-in de l’Ascosen réprimé par les forces de l’ordre, le Pr Bathily n’a pas manqué de préciser que c’est la société civile qui a initié cette manifestation. Mais le Front Siggil Sénégal a décidé de prendre en charge la lutte pour la diminution de la cherté du coût de la vie au Sénégal. Et à ce titre un programme d’activités est prévu avec un chronogramme bien défini. Mais pour l’instant, les leaders préfèrent ne pas communiquer sur le chronogramme. Pour ce qui est de la sortie de Me Ousmane Sèye, proposant une dissolution de l’Assemblée nationale et une organisation couplée des élections législatives et locales, le Pr Bhatily a apporté une réponse claire et nette. Le Jallarbiste estime qu’ils ne sont pas concernés par ce que propose Me Sèye. Que présentement, le Front Siggil Sénégal s’occupe de la lutte contre la cherté de la vie. Mais contre «les actes antidémocratiques et autres violations de la Constitution». Et compte organiser sérieusement les Assises nationales pour trouver la voie de sortie de crise du Sénégal dans cette situation.  
WalFadjri : Mardi 1 Avr 2008 
Après les émeutes de la faim : Le sac de riz baisse de 50 % 
Fortement secoué par la dernière manifestation des consommateurs, le gouvernement a, tard dans la soirée, d’hier, décidé de revoir, à la baisse, les prix des produits de consommation courante. La plus spectaculaire étant la baisse de 50 % sur le prix du sac de riz de 50 kilogrammes. Ce sac s’échangeait hier seulement à 18 mille francs. D’autres mesures qui vont soulager la poche trouée du consommateur sont annoncées allant de l’huile au sucre en passant par l’eau, l’électricité et le loyer. Ces mesures interviennent au lendemain d’une manifestation des consuméristes appuyée par les partis d’opposition. Une manifestation qui a été sévèrement réprimée et qui s’est soldée par l’arrestation de Momar Ndao et Jean-Pierre Dieng, respectivement, responsables de l’Ascosen et de l’Uncs. 
SudQuotidien : Mardi 1 Avr 2008 
BLANCHIMENT D’ARGENT AU SENEGAL : 88 milliards en dossiers sales  
Le blanchiment d’argent prend une ampleur considérable au Sénégal. La Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (Centif) du Sénégal révèle que les valeurs relatives aux dossiers transmis s’établissent à un peu plus de 88 milliards FCfa dont seulement 459 millions ont fait l’objet d’une opposition par ladite cellule et confirmée par le Juge d’instruction. Ce qui nécessite davantage de collaboration des acteurs non financiers comme les avocats qui sont invités à déposer une déclaration de soupçon.  
Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (Giaba), en partenariat avec l’Association des barreaux de l’Afrique de l’Ouest, a ouvert, ce lundi 31 mars à Dakar, un séminaire de deux jours à l’endroit des avocats. Une rencontre qui entre dans le cadre d’un Plan commun de formation et de sensibilisation des membres des barreaux de l’Afrique de l’Ouest sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’ouverture de ces assises a été une opportunité pour les acteurs non financiers de s’impliquer davantage dans la lutte contre ce fléau qui représente une véritable menace pour l’économie convalescente des pays de la sous-région. 
Ils sont généralement membres des professions juridiques, indépendantes. Ils représentent ou assistent leurs clients en dehors de toute procédure judiciaire. Dans l’exercice de leur fonction, ils peuvent être appelés à réaliser, contrôler, conseiller sur des opérations entraînant des mouvements de capitaux. Ils sont avocats, notaires, commissaires aux comptes dont la responsabilité n’est pas moins importante que celle des assujettis non financiers dans la lutte contre le blanchiment d’argent. 
L’atelier d’hier organisé par le Giaba a permis de constater que les membres des barreaux occupent une place à la première loge de ce combat du moment que, à en croire la Chargée de Programme du Giaba, Mme Stella Attakpa, « les valeurs relatives aux dossiers transmis s’établissent à un peu plus de 88 milliards FCfa dont 459 millions ont fait l’objet d’une opposition par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (Centif) et confirmée par le Juge d’instruction ». Lors de l’atelier de sensibilisation des journalistes, tenu le 15 février 2008 à l’Unesco Breda sur la question, la Chargée de Programme du Giaba, avait fait savoir que la Centif a pour mission de recueillir et de traiter les informations financières transmises par les assujettis sous forme de déclarations de soupçon. 
Avant de faire savoir que du 1er mars au 31 décembre 2005, onze (11) déclarations de soupçon, émanant exclusivement du système bancaire, ont été reçues par la Centif. Selon Mme Stella Attakpa en 2006, soixante (60) déclarations de soupçon ont été reçues. En 2007, a-t-elle ajouté, soixante douze (72) déclarations de soupçon ont été reçues. Pour ce qui est de 2005, trois (3) dossiers examinés par la Commission après enquête, ont été transmis au Procureur de la République près le Tribunal Régional Hors Classe de Dakar ; 8 en 2006 ; et 11 en 2007. 
Dans cet ordre d’idée, le directeur général adjoint du Giaba, Dr Ndèye Élizabeth Diaw de rappeler que les avocats, à l’image des assujettis non financiers, doivent faire face à une obligation de vigilance et diligence, une obligation de déclaration de soupçon, une de conservation et de communication des documents et une obligation de mise en place d’un système de contrôle interne. Concernant ce dernier cas de figure, le directeur général adjoint de Giaba l’adresse aux établissements financiers. Selon elle, les établissements financiers doivent se doter d’une organisation et de procédure internes et obligation de former le personnel ciblé en charge de ces dossiers. 
Le juge El Hadj Mansour Tall, représentant la Cour de Justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à cette rencontre, a fait remarquer que : il peut arriver qu’il y ait des transactions douteuses dont les avocats ignorent l’origine criminelle avec les proportions qu’a prises la mondialisation. Ne voulant pas être trop affirmatif, El Hadj Mansour Tall, pense que : « en Afrique de l’Ouest, l’éthique des avocats fait que ces derniers ne peuvent pas être complice avec leurs clients dans le cadre de transactions de capitaux blanchis ». 
Par ailleurs, la directrice général du Giaba, Dr Ndèye Élizabeth Diaw qui n’écarte pas totalement cette éventualité, pense qu’il peut bel et bien y avoir complicité. Avant de faire connaître, par contre, que des peines lourdes sont prévues par la loi si le cas de figure se présentait. Pour couper court à d’éventuelles pratiques déviantes, Dr Diaw appelle les avocats à respecter les obligations en faisant des déclarations de soupçon. Ce qui, à son avis, les rendra moins attentistes et plus attentifs. 
Censure de Walf tv et violences policières contre des journalistes : ‘Reporters sans frontières’ dénonce  
Dans un communiqué diffusé hier, ‘Reporters sans frontières’ a dénoncé les violences de la police contre des journalistes et la censure de Walf Tv lors de la répression d ‘une manifestation contre la vie chère, initiée par les organisations consuméristes.  
 
Pour Reporters sans frontières, ‘les forces de sécurité se sont comportées de manière indigne de la démocratie sénégalaise. Effacer les images d'affrontements et empêcher leur diffusion à la télévision est une mauvaise méthode, qui n'est d'aucune efficacité dans le maintien de l'ordre. Au lieu de montrer ses muscles et de pousser l'opposition à se radicaliser davantage, le gouvernement ferait mieux de prendre des mesures pour que la population soit informée librement de ce qui se déroule dans la capitale’, lit-on dans le communiqué de l'organisation de défense des journalistes. Et la même source de faire remarquer que le 30 mars, vers 16 h, le Groupement mobile d'intervention (Gmi) de la police sénégalaise a violemment dispersé un rassemblement organisé par l'Association des consommateurs sénégalais (Ascosen), visant à protester contre l'augmentation des prix des denrées de première nécessité.  
Lors de la dispersion de la marche, plusieurs journalistes ont été agressés par la police, selon ‘Reporters sans frontières’. Il s’agit d’’Ousmane Mangane de Walf Tv qui a été neutralisé à l'aide d'une matraque électrique alors qu'il s'approchait d'une députée malmenée par la police. Les forces de l'ordre ont également contraint Serigne Diagne, du site d'information Senactu, à effacer les photographies qu'il avait prises des affrontements. Macoumba Mbodj, de la station privée Radio Futur Média (Rfm), a été agressé et ses documents de travail détruits. La caméra d'un journaliste de la chaîne privée Canal Info a été jetée à terre’.  
Ne se limitant pas à ces entraves à la liberté d’exercer des journalistes, vers 19 h, des agents de la Division des investigations criminelles (Dic) ont fait irruption au siège de la chaîne privée Walf Tv, alors que des images de la répression de la manifestation étaient diffusées. Les policiers ont exigé l'arrêt de la diffusion des reportages sur les affrontements et demandé que leur soient remis les supports originaux.  
M. SARR  
Cherté de la vie-manifestations réprimées : La Raddho condamne ‘fermement’ et exige une ‘enquête’ 
La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) a ‘fermement condamné (les) actes inqualifiables’ de la police qui ont émaillé le sit-in organisé dimanche après-midi par des associations de consommateurs devant les locaux du groupe Walf TV à Castors, à Dakar. 
 
La manifestation, interdite par le préfet de Dakar, a dégénéré quand les organisateurs soutenus par l’opposition ont voulu passer outre pour exprimer leur ras-le-bol face à la hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité. La police a chargé à coup de grenades lacrymogènes les manifestants pourchassés dans les rues, et a arrêté notamment Momar Ndao de l’Ascosen (Association des consommateurs du Sénégal), ainsi que Talla Sylla, président du parti Jëf Jël.  
Dans un communiqué daté du 30 mars 2008, la Raddho qui dit avoir été sur le terrain et a pu ‘constater les arrestations et bastonnades avec des matraques décharges électriques de membres de la société civile, de militants de partis et de simple citoyen(ennes)’. L’organisation dirigée par Alioune Tine rappelle que cela est ‘assimilé à de la torture par la communauté internationale’.  
Pour la Raddho, c’est là la manifestation du ‘réflexe autoritaire d’un pouvoir dont la seule réponse semble être le mépris et la répression face à la demande sociale de plus en plus pressante’. A en croire l’organisation de défense des droits l’homme, ‘force est de constater que de tels actes sont loin de constituer des gages de confiance et de bonne volonté pour amener toutes les parties à la table de négociation dans la sérénité’.  
La Raddho invite le gouvernement à la retenue, au respect des libertés constitutionnelles, et exige qu’une enquête soit ouverte sur ‘tous les actes de violence et de mauvais traitements subis par les manifestants (et) que les responsables soient arrêtés et punis’.  
(Nettali.com)  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 2.04.2008
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