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quelle pertinenc
l’irresponsabili
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que force reste
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leurrer le peuple avec précision et minutie

Nettali : Dimanche 1 Fév 2009  
APRES S’ETRE ILLUSTRE DE LA MANIERE LA PLUS PITEUSE : Revoilà Farba !  
NETTALI.NET - Revoilà « l’élément hors du commun » ! Revenir sur la scène politique est devenue une obsession chez lui. Il cherche à se frayer un chemin pour exister à nouveau. Mais ce n’est pas si simple que cela après toutes ses frasques. La presse veut le voir jugé. 
Et pourtant celui qu’on nomme le « fou du village » était bien parti, allant jusqu’à se croire, un temps, « premier ministrable ». Mais, il a été son propre ennemi. Il se sera presque attaqué à tout le monde, à ses pairs ministres, dont le plus illustre est Sourang, auquel, il a voulu se « substituer ». Sa guerre épique avec l’Asecna, on s’en rappelle aussi, versant même dans l’excès. Farba n’a presque épargné personne. Mais son malheur viendra réellement de sa guerre avec la presse, cette corporation de personnes « armées » de plumes et de mots. 
Son erreur de trop, ça a été d’avoir tenté de museler cette presse. Il aura beau demandé de lui couper les vivres, en la privant de publicité, cette dernière n’en a pas pourtant survécu. La goutte d’eau qui fera déborder le vase, c’est sans doute ce commando envoyé saccager les rédactions des journaux L’As et 24 Heures Chrono et casser du journaliste. 
Mais Farba aurait pu saisir cette opportunité qui lui est offerte, c’est-à-dire d’être devenu miraculeusement ministre parce que membre du clan Wade, et « fils » pour Viviane Wade. Sous un autre régime, il ne serait jamais devenu ministre puisque n’ayant ni la carrure, ni le bagage et ni même la retenue attachée à la fonction. Cohérent, diplomate, intelligent, Farba ne l’est pas ; excessif, il l’est. Diplômé en Italie comme il aime le prétendre, Farba n’est devenu ministre que par la grâce de Wade, celui avec qui il a cheminé pendant longtemps durant les époques de braises et qu’il a toujours servi avec dévouement. Conscient de son manque d’atout, il aurait pu se tenir tranquille et savoir qu’il est devenu ministre, non pas par mérite, mais bien parce qu’il était serviable et qu’il faisait quelque part partie de la famille. Viviane l’aime en effet comme un fils. 
Mais sa folie l’a emporté dans son élan bien trop fort. Parce qu’il fait partie de cette race de gens incapables de gérer le succès et la promotion sociale. Il aura fait tout son possible pour davantage plaire au Prince, ne mesurant presque jamais ses actes et propos. Il aura joué avec le feu, il s’est consumé avec, lui et son excès de zèle. 
On le croyait pourtant « éteint » après cette incroyable expédition guerrière, inédite dans les annales politiques du Sénégal. Farba qui veut avoir sept vies comme les chats, réapparaît doucement sur la scène politique et à la télévision comme si de rien n’était. Alors que ses sbires sont condamnés à 5, 6 ans de prison, le voilà libre comme l’air et qui continue ses frasques, osant même porter plainte contre des adversaires politiques. 
Le 02 décembre 2008, il représente Viviane au 7ème anniversaire du décès de Léopold Sédar Senghor, au cimetière de Bel-Air. Il a même pris la parole. 
Lors du dépôt des listes des élections locales de Dakar, il aura brutalement arraché, le dictaphone d’une reporter de Nettali qui ne voulait point lui parler. Il n’a rien à dire d’intéressant. Il reprendra même les hostilités avec des jeunes du plateau, proches de son adversaire et maire de plateau, Fadel Gaye. Ironie du sort, ces jeunes seront même convoqués par la police, puis libérés. 
Surprise, il y a quelques jours, il est invité sur la 2STV, et on lui donne l’occasion de défendre Karim Wade et de « descendre » Idrissa Seck, alors que des rédactions ont été saccagées. Il fait feu de tout bois. Se payant même le luxe au passage comme s’il voulait narguer tout le monde de s’en prendre au procureur de la République, au chef de la Sûreté urbaine et à un ministre en exercice. Dire que c’est lui qui se dit républicain et qui veut donner la leçon à tout son monde. Hé oui, il a même l’outrecuidance de demander à ce qu’on laisse la justice faire son travail sans aucune pression sur l’affaire Idrissa Seck. Cependant, lui peut exercer des pressions sur la justice quant au dossier le concernant. De qui se moque Farba Senghor ? 
Ce qu’on constate, c’est qu’il refait doucement surface sans que personne ne trouve à y redire, sauf le Comité pour la Défense et la Protection des Journalistes qui cherche par tous les moyens à ce que justice soit rendue. 
Au vu de tout cela, on est sans doute en droit de se demander si Farba est voué à l’impunité ; ou s’il existe des citoyens de seconde zone, justiciables, et d’autres, dont le destin est de toujours d’échapper à la justice. El Malick Seck, victime de cette expédition, est en prison pour un délit pour lequel, il est reconnu coupable. Personne n’a trouvé à redire. La presse a accepté. Et Farba ? Les arguments juridiques brandis jusqu’ici et visant à le faire juger par la Haute cour de justice, ne sont en fait que du dilatoire. Ne chercherait-on pas à déclarer cette cour incompétente afin de recommencer la procédure en se tournant du côté des tribunaux de droit commun. On ose croire le contraire. Et le Cdpj doit refuser et tenir bon bout, et utiliser toutes les voies de recours et armes légales à sa disposition. Ceux qui protègent Farba ne comptent que sur l’usure du temps et un essoufflement du mouvement pour définitivement enterrer cette affaire. 
Auteur: Nettali  
 
 
Ce garçon ne doit pas être le successeur immédiat de son père  
Karim Wade et ses camarades de ce « machin » ont enfin osé pointer le bout du nez dehors : ils sont investis sur les listes de la « Coalition Sopi 2009 » pour les prochaines élections locales. Karim, en particulier, l’a été sur la liste proportionnelle pour la ville de Dakar, en bonne place à côté de Papa Diop qui, dit-on, en cas de victoire de la « Coalition », s’effacera en sa faveur. Ainsi, après la nébuleuse Anoci, c’est un autre gâteau qu’on s’apprête à lui offrir sur un plateau d’or, un second raccourci qu’on va lui aménager, en le plaçant à la tète de l’importante mairie de la capitale du Sénégal.  
A quel titre le Pds et Me Wade vont-ils aussi facilement offrir cette nouvelle « station » à Karim Wade ? Où sont les nombreux militants du Pds qui ont blanchi sous le harnais et ont tout donné à ce Parti ? Je vois venir les courtisans du prince, prêts à me rétorquer, comme son père de président, qu’il a un DESS en ingénierie financière, que c’est un négociateur hors pair et que, enfin, c’est un citoyen comme les autres, qui a fait ses preuves à la tête de l’Anoci.  
Un diplôme d’ingénierie financière ! Rien que ça ? Le Ministre sénégalais de l’Éducation, le Pr Moustapha Sourang, invité le vendredi 8 février 2 008 à l’Émission « Grand débat » de la télévision nationale déclarait, que pour le recrutement de 60 postes d’assistants pour les nouvelles universités de Thiès et de Ziguinchor, 600 titulaires de doctorats divers se sont présentés. Le Sénégal manque donc de tout, sauf de diplômés de très hauts niveaux et dans toutes les disciplines. Les diplômes y sont comme des cacas de chien. Le seul DESS de Karim ne nous impressionne donc pas. Pas plus d’ailleurs que par sa compétence supposée et ses qualités de « négociateur hors pair ». Admettons qu’il soit effectivement compétent ! Pourquoi sa compétence et ses qualités de négociateur ne sont-elles déployées qu’en direction des monarchies pétrolières du Golfe ? Que ne met-il pas en branle son talent et ses capacités infaillibles de persuasion à Paris, à Londres, à Berlin, à Washington, à Ottawa, à Tokyo, etc, pour décrocher de gros investissements ? Il est vrai que les procédures sont infiniment plus « souples » dans les premiers que dans les seconds pays, où on n’est pas prompt à donner.des chèques ou des valises bourrées de fric, qu’on s’empresse d’aller verser dans des fonds politiques ou planquer dans de lointains paradis fiscaux. 
Karim, citoyen sénégalais comme tous les autres ! Je répondrai là aussi, comme je le fais dans tous mes écrits, qu’il s’agit d’une monstrueuse contrevérité. Karim Wade est certainement un citoyen sénégalais, mais – et c’est important à signaler – c’est le fils d’un chef d’Etat africain, qui s’appelle de surcroît Abdoulaye Wade, que nous voyons à l’œuvre depuis neuf longues années. Un président spécial ne se gargarisant d’aucun principe et se comportant comme monarque, un monarque qui se permet tout et nous en administre la preuve tous les jours. Nous n’inventons rien : c’est lui-même qui prononçait, sans état d’âme, les propos qui suivent, s’adressant aux fils du khalife général des mourides, venu lui faire une visite de courtoisie au palais de la République: « Quand je venais faire acte d’allégeance devant votre père, je n’avais besoin de rien : j’étais déjà président de la République. Je détiens aujourd’hui tous les leviers du pouvoir et décide de ce que je veux. » C’était le 19 juillet 2008. Mobutu Sese Seko, Jean Bédel Bokassa et Idi Amin Dada sont-ils allés plus loin dans l’excès ? Quelques mois plus tard, le 12 novembre 2008, à l’occasion de l’inauguration de la centrale électrique de Affé, dans la banlieue de Mbacké, notre homme nous en fera voir d’une autre couleur en déclarant ceci : « Tous les pouvoirs sont à ma disposition. J’en donne à qui je veux. » Je pourrais continuer de donner à loisir des exemples de déclarations qui attestent bien que Me Wade, pour paraphraser Me Ousmane Ngom, « parle en démocrate, mais agit en monarque ». De surcroît, c’est un chef d’Etat qui, dans sa gouvernance meurtrie, accumule scandale sur scandale, des scandales dont le moins grave lui vaudrait au moins la destitution pour forfaiture dans quelque autre grande démocratie que ce soit.  
C’est cet homme-là, qui détient tous les leviers du pouvoir, et dont il use et abuse, qui est le père du « citoyen de luxe » Karim, à qui tout est offert sur un plateau d’or. C’est ce même homme, vraiment toujours le même, qui n’était pas le moins du monde gêné de donner ce conseil particulièrement chargé à Faure Eyadema, fils d’un autre dictateur africain : "Ecoute, il est hors de question que nous te reconnaissions tant que tu ne seras pas soumis aux suffrages des Togolais. Tu as l’appareil d’Etat avec toi, tu as l’armée, le Parti et l’argent. Va organiser des élections, gagne-les et le problème de ta légitimité ne se posera plus". Voilà qui est clair ! Me Wade n’étant sûrement pas homme à conseiller le bain et à ne pas se jeter lui-même au bain, nous saisissons parfaitement la portée et la signification de ce conseil machiavélique. Karim Wade peut donc d’ores et déjà compter sur trois atouts majeurs pour un candidat à une compétition électorale : l’appareil d’Etat, le Parti (Pds), l’argent à gogo. Le quatrième atout, l’armée, est plus compliqué : en disposera-t-il le moment venu ? Je n’en sais rien. 
Les Wade et leurs courtisans avancent un autre argument aussi fallacieux que les autres. « Ecoutez, répond en particulier Me Wade au journaliste Ulysse Gosset de France 24, dont il était l’invité de l’émission mensuelle ″Talk de Paris″ en début décembre 2007, « il (Karim) ne serait pas le premier fils de président à être président, comme le président Bush et tant d’autres ». Cet argument ne tient vraiment pas la route : le cas Karim Wade n’est pas du tout comparable à celui de Bush fils et Me Wade le sait parfaitement. Bush Jr a succédé à Bill Clinton huit ans après que son père a quitté le pouvoir. Ce dernier ne pouvait donc rien pour son fils, même quand il était au pouvoir d’ailleurs. Il convient de rappeler, en outre, que Bush fils avait déjà fait ses classes politiques avant d’être élu président des Usa : il était gouverneur de l’important Etat du Texas. Rien ne lui a été donné donc sur un plateau d’or, comme cela est en train d’être fait dans cette République bananière que notre pauvre pays devient progressivement. Les seuls exemples comparables à celui de Karim sont ceux des Jean Claude Duvalier, Joseph Kabila et Faure Eyadema, qui ont immédiatement succédé à leurs pères de dictateurs. Mouhamar Khadafi, Macias Nguema, Hosni Moubarack, Oumar Bongo, etc, se préparent aussi, dit-on, à laisser le pouvoir à leurs fils, comme s’y emploie sans état d’âme Me Wade. Ces derniers chefs d’Etat ne sont malheureusement pas des modèles à importer. C’est donc une énorme reculade démocratique, une véritable honte pour notre pays, qu’on y envisage un seul instant que Karim Wade succède immédiatement à son père.  
J’ajouterai, pour en terminer avec cet argument éculé que Karim est un citoyen comme les autres, qu’il n’en est rien. Il en est vraiment très loin. C’est un conseiller spécial qui a des conseillers spéciaux sur toute l’étendue du territoire ; un conseiller dont se réclament sans état d’âme des ministres et des ministres d’Etat qui le représentent dans des cérémonies officielles ; un conseiller voyageant en jets privés suivi comme son ombre par la télévision de son père, qui rend compte de ses moindres faits et gestes ; un conseiller enfin, pesant lourdement sur les décisions les plus importantes qui engagent l’avenir de tout notre pays. Ce Karim-là n’est donc en aucun cas un citoyen comme les autres. En outre, il ne peut se prévaloir d’aucune compétence, d’aucune expérience, d’aucun mérite particulier. Comme le fait remarquer si bien Abdou Latif Coulibaly, « il n’a ni la compétence, ni l’étoffe, encore moins la rigueur et le profil d’un homme d’Etat. Rien dans son histoire et dans son expérience personnelle ne le prépare à de telles charges (de président de la République, ndla), sauf de faire valoir le fait que son père est le président de la République »1. Le politologue Abdou Aziz Diop disait également de lui, un peu plus d’un mois auparavant, que « c’est le plus paresseux d’entre nous »2.  
Karim n’était rien, presque rien, avant le 19 mars 2000. Et si, pour une raison ou pour une autre, son père de président venait à perdre précipitamment le pouvoir, on le retrouverait vite, s’il n’est pas arrêté, à Paris, à Londres, à Besançon, à Genève, à Andorre, ou dans une autre ville tranquille du monde. Le seul « trophée de guerre » dont il peut se faire prévaloir aujourd’hui, et que ses courtisans portent en bandoulière, c’est sa gestion de l’Anoci. Or, celle-ci ne serait pas, selon nos techniciens les plus crédibles, y compris Jean Charles Tall du Forum civil, un modèle de réussite technique et financière3. Cette structure a géré des dizaines de milliards (140, 200, 300, qui sait ?) de francs Cfa et les Sénégalais attendent avec impatience un audit (indépendant) de cette véritable caverne d’Ali Baba. En particulier, nous avons besoin d’être édifiés sur le véritable coût de ce fameux tunnel dont la pertinence est contestée par nombre de techniciens. Nous avons aussi besoin de savoir combien exactement nous a coûté ce bateau-hôtel de grand luxe, et si c’était vraiment utile de dépenser autant d’argent pour deux ou trois jours, alors que des milliers de chambres d’hôtels étaient réquisitionnées et le Méridien-Président réfectionné à coûts de milliards. Ce serait vraiment trop facile que Karim Wade passe aussi facilement de la rampe de l’Anoci à celle de la mairie de Dakar, sans donner des réponses précises aux nombreuses questions que nous nous posons sur sa gestion jusqu’ici opaque de la première structure. 
Il est également temps qu’il sorte vraiment de l’ombre, des fourrés, de la posture confortable où il s’est jusqu’ici réfugié, pour prendre personnellement en charge son projet politique, au lieu de s’abriter derrière des seconds couteaux, même si parmi eux, il y a des talents qui, malheureusement, se mouillent et se rouillent. Avec sa présence et celles de ses camarades sur les listes d’investitures aux élections locales du 22 mars 2009, il n’a fait que pointer le nez dehors. Qu’il ait le courage de sortir carrément de son trou et d’affronter les nombreux compatriotes qui ne sont pas prêts à plier aussi facilement devant le fait accompli que son père de président et lui-même nous préparent. 
Pour ce qui me concerne, je crie haut et fort ici ma farouche opposition, même si nous n’en sommes pas encore là, à la candidature de ce garçon à l’élection présidentielle de 2012. Cette candidature est indécente, insoutenable, dans tous les cas antidémocratique. Mes compatriotes s’imaginent-ils un seul instant un Karim Wade, candidat à la magistrature suprême en campagne électorale, pendant que Me Wade que nous connaissons désormais si bien, est encore président de la République du Sénégal ? Ce serait quand même un scénario inédit : il n’existe, à ma connaissance, dans aucun pays démocratique, dans aucun pays tout court. J’interpelle surtout nos magistrats, nos hauts gradés des forces de sécurité, les organisations de la Société civile et principalement les organisations des droits de l’homme. Ils ont d’ores et déjà le devoir de réfléchir sur cette question, et de se déterminer par rapport à elle, si leur statut le leur permet. Et il devrait le leur permettre pour ce cas exceptionnel, puisque c’est l’avenir de tout notre pays qui est dangereusement en jeu. 
En tous les cas, que les Wade ne se fassent pas d’illusion : nous ne sommes pas dupes ; nous savons parfaitement que l’objectif de leur projet est de couvrir, pour de longues années, les scandales gravissimes de toutes sortes qui jalonnent la nauséabonde gouvernance libérale. Wade père a une peur bleue de devoir un jour rendre compte de sa gestion catastrophique. Avec cette toute récente affaire de blanchiment d’argent, il nous ouvre un nouveau feuilleton politico-judiciaire, peut-être pour éliminer définitivement son ancien Premier ministre et baliser ainsi le chemin à son fils. Je ne m’attarde pas sur l’accusation qui pèse sur Macky Sall. Est-elle fondée ? Ne l’est-elle pas ? Je n’en sais rien. Ce dont je suis sûr, par contre, c’est que nombreux, très nombreux seraient les Libéraux et leurs alliés qui iraient directement en prison, si on fouillait sans complaisance dans leur gestion, à commencer par le niveau le plus élevé. Il existe de grosses niches de malversations dans ce pays. Nous avons besoin, un jour, de savoir ce qui se cache de mauvaise gestion derrière ces niches-là. Avec Karim Wade comme président, nous ne saurons jamais rien. Ce garçon et son père dont il est le portrait craché4, veulent organiser une véritable omerta autour de l’immonde gouvernance libérale. Nous ne devons, en aucun cas, les laisser faire. Ce serait une faute grave, très grave, que les générations futures ne nous pardonneraient jamais.  
modyniang@arc.sn  
 
Auteur: MODY NIANG  
 
 
Ferloo.com : Dimanche 1 Fév 2009 
« Contre l’arbitraire et l’injustice que vivent Macky Sall et ses amis » : L’Apr marche à Paris et sort un manifeste  
« Contre l’arbitraire et l’injustice de vivent Macky Sall et ses amis », l’Apr marche à Paris et sort un manifeste. Selon Amadou Diallo dit Diallo Beauvais : "En deux jours, nous avons réussi à mobiliser 500 personnes environ (Paris, Etampes, Le Havre, Elboeuf, Mantes-La-Jolie, Les Mureaux, Cergy, Bruxelles, Beauvais, Compiègne, Creil, Trappes, Evreux, Lyon...). Mais, Madame l’ambassadrice du Sénégal en France n’a pas jugé nécessaire de nous recevoir arguant que le week-end, elle ne travaille et n’est donc pas sensée recevoir ses compatriotes". Ferloo.com vous propose en intégralité et en exclusivité leur manifeste. 
« Considérant que le peuple du Sénégal souverain affirme son adhésion dans le préambule de sa constitution du 07 janvier 2001 : 
à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 
à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 
aux instruments internationaux adoptés par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité Africaine, 
son attachement à la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques ainsi qu’aux principes de bonne gouvernance. 
Considérant les dispositions de la constitution en ses articles : 
Article 7 : La personne humaine est sacrée. Elle est inviolable. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger. 
Article 8 : La république du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales notamment ; les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, d’expression, de la presse, d’association, de réunion, de déplacement, de manifestation. 
article 14 : Tous les citoyens de la République ont le droit de se déplacer et de s’établir librement aussi bien sur toute l’étendue du territoire national qu’à l’étranger. 
Considérant que depuis la réélection du président Abdoulaye Wade le 27 février 2007, le pouvoir libéral gouverne par la terreur et l’oppression afin de substituer l’Etat républicain par une monarchie dévouée au propre fils du président en l’occurrence Monsieur Karim Wade. Cette volonté du président de la République d’imposer son propre fils au peuple sénégalais se manifeste par la confiscation du pouvoir, par la perversion des institutions, l’élimination de tout adversaire politique, l’utilisation des moyens et de la puissance de l’Etat, la restriction des liberté individuelles et politiques. 
Considérant que la convocation de Monsieur Macky Sall, président de l’Apr, de ses amis et collaborateurs par la Sûreté Urbaine, tout comme l’arrestation arbitraire de Monsieur Abdoulaye Sally Sall, citoyen sénégalais coordonnateur de la Délégation Apr du Gabon, et la confiscation de ses biens (véhicules, matériel informatique), participe dans le schéma de dévolution du pouvoir. 
Considérant que les accusations mensongères portées sur ces citoyens sénégalais n’ont trouvé aucun début de preuves. Que ces graves accusations qui ont porté suspicion sur d’éminents présidents africains, peuvent conduire l’Etat sénégalais à de sérieux incidents diplomatiques. 
Considérant que l’exclusion des députés Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lô du seul fait de leur proximité avec le président Macky Sall, président de l’Apr, par le bureau de l’assemblée nationale est une atteinte à la loi fondamentale. C’est aussi une manifestation concrète de la volonté du pouvoir exécutif à réduire le parlement en une boîte d’enregistrement. 
Considérant ce discours tenu par l’opposant Abdoulaye Wade : 
« Je pense que les institutions sont une chose et les hommes sont autre chose. Les institutions sont aussi ce que sont les hommes. Si vous avez de bonnes institutions avec un dictateur, vous ferez exactement la même chose que dans une dictature. Il y a un problème d’hommes, d’esprit de démocratie. Il faut que les gens qui sont là veillent à construire la démocratie. Autrement, la perversion d’un système est facile. Par exemple, des lois scélérates, on les présente à une assemblée nationale qui les vote selon les formes requises, mais ce sont quand même des lois scélérates. Un système judiciaire peut être bien fait, on fabrique une sorte de tribunal qui respectera toutes les formes du théâtre judiciaire, alors qu’en réalité tout le monde sait que le juge obéit à des ordres. ... Un démocrate, c’est quelqu’un qui considère qu’il n’est pas le Messie, qu’il a une part dans la chose publique, mais d’autres également, que sa parole n’est pas une parole d’évangile, qu’on peut se tromper, qu’il faut consulter les gens, accepter les procédures de consultation et décision ». 
La Diaspora sénégalaise si présente en ce jour 31 janvier 2009 sous la conduite de la Délégation Apr de France. Diaspora sans laquelle, la population sénégalaise serait descendue dans les rues pour réclamer le pain ou la mort. 
Condamne fermement la convocation du président Macky Sall président de l’Apr et ses amis, l’arrestation du citoyen Abdoulaye Sally Sall, coordonnateur de la délégation Apr du Gabon, par la Sûreté Urbaine. 
Exige que leur passeport soit immédiatement rendu, que cessent les poursuites judiciaires engagées contre eux, que toutes leurs libertés civiles et politiques soient rétablies. 
Condamne l’agression des journalistes dans l’exercice de leur fonction par les forces de l’ordre. 
Dénonce vigoureusement l’exclusion des députés Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lô par le bureau de l’assemblée nationale. 
Réclame la traduction immédiate du ministre Farba Senghor commanditaire d’actes criminels et dont les complices croupissent en prison. 
Réclame la radiation de sa candidature à la Mairie de Dakar Plateau pour incapacité. 
Affirme son soutien indéfectible au Président Macky Sall, président de l’Alliance pour la République (l’Apr). Et appelle le peuple sénégalais à faire preuve de courage afin de reprendre sa souveraineté confisquée ». 
Fait à Paris le 31 janvier 2009 
 
L’OBSERVATEUR : 
LA COALITION SOPI ÉPINGLÉE POUR FRAUDES PRÉ-ELECTORALES À DIOURBEL La Ceda met en demeure les sous-préfets de Ndoulo et Ndindy  
 
Article Par Latir MANE ,  
Paru le Samedi 31 Jan 2009 
 
Elections riment avec contentieux au Sénégal. Ces derniers ont commencé d’ailleurs. Après la publication des listes de candidatures aux élections locales déclarées recevables, la Céda a noté des manquements à Ndindy et à Ndoulo, et a décidé de mettre en demeure les sous-préfets de ces localités. Et si rien n’est fait c’est le tribunal de Diourbel qui va être saisi. Ça commence bien !  
Les fraudes pré-électorales ont commencé ! C’est en tout cas, le constat fait par la Commission électorale départementale autonome (Céda) de Diourbel. Après tout le bruit qui a été fait sur la forclusion de la liste de la coalition Sopi dans certaines localités de Diourbel, les gens ont été surpris de constater le contraire hier après la publication des listes des candidats déclarées recevables. Une situation qui a fait réagir les membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Dans un communiqué, ils expliquent avoir décelé des manquements sur les listes de candidats publiées. Raison pour laquelle, la Céda de Diourbel a pris la décision d’une «mise en demeure immédiate aux sous-préfets de Ndoulo et de Ndindy pour des mesures correctives immédiates nécessaires». C’est-à-dire pour que ces autorités rectifient le tir dans les plus brefs délais. La Céda prévient, qu’en «cas d'inexécution de ces derniers dans les 48 heures, elle va saisir sans délai le tribunal départemental de Diourbel aux fins d’invalidation de la liste de la coalition Sopi dans les arrondissements de Ndindy et Ndoulo». Et pour finir, la Céda écrit que si d’aventure, «elle n’obtenait pas satisfaction après toutes ces procédures, elle avisera de la conduite qu’elle tiendra. Aucune hypothèse ne sera exclue».  
Revenant sur les faits, la Céda a rappelé qu’aux «termes des opérations des commissions de réception des dépôts de candidatures supervisées par la Céda de Diourbel, des récépissés dûment signés par les autorités administratives déjà citées et visés par les contrôleurs de la Ceda ont été scellés. Il ne résulte nulle part de ces récépissés que la coalition Sopi a déposé ses listes dans les arrondissements de Ndoulo et de Ndindy. Ainsi, il a été constaté de façon unanime la forclusion de la coalition Sopi. La Céda constate en conséquence une violation flagrante de la loi électorale par les sous-préfets des arrondissements de Ndoulo et de Ndindy et entend adopter ,conformément à l'article 10 de la loi portant création de la Céna, les mesures citées plus haut.  
 
MACKY SALL RISQUE DE RATER UN TETE-A- TETE AVEC OBAMA Le Parquet snobe Macky Sall 
 
Article Par Mamadou SECK,  
Paru le Samedi 31 Jan 2009 
 
Il y a une forte probabilité que l’ex-Président de l’Assemblée nationale, Macky Sall, ne foule pas le sol du pays d’Obama. La requête introduite par ses avocats pour la restitution de son passeport confisqué par la Sûreté urbaine n’a pas connu une suite favorable. Alors qu’il doit prendre l’avion demain à destination de l’Amérique. Ses avocats ont tenu, hier, une conférence de presse pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « cabale, de mascarade et d’atteinte à la liberté d’aller et de revenir ».  
L’ex-Premier Ministre, Macky Sall risque de ne pas faire le déplacement aux Usa. Car son passeport ordinaire est toujours entre les mains de la Sûreté urbaine. Il s’y ajoute que la requête adressée au Procureur de la république par ses conseils pour la restitution du document de voyage n’a pas connu une suite favorable. Alors qu’il devait prendre l’avion dans la nuit du dimanche au lundi prochain. Le pire dans cette affaire,c’est qu’ aucun délai n’est prévu pour la restitution du passeport. « Il s’agit d’agression grave contre Macky Sall et Abdoulaye Sall. Nous sommes dans une procédure inconnue notre procédure pénale » ; constate Me Clédor Ly. Car, constate Me Ly, « le commissaire de police en tant qu’officier de police judiciaire dépend de la hiérarchie judiciaire. Il est habilité en tant qu’officier de police judiciaire à procéder, « à des vérifications d’identité ou le délai ne dépasse pas 24 heures. En cas de flagrant délit 48 heures avec possibilité de prolongation de 48 heures et passé ce délai, il est déféré avec pièces et actes ». Mais, en tant que fonctionnaire, il dépend du ministère de l’Intérieur. Pour Me Ly, «la requête introduite au Parquet leur permettra de savoir si le commissaire de police obéit à une autorité administrative ou à une autorité judiciaire ». Me Ly, note que toute la procédure diligentée contre Macky Sall, « est une cabale, une mascarade qui a pris naissance à partir du communiqué du ministère de l’Intérieur ». « Le commissaire de police est dans une grande nébuleuse. Car, c’est dans une parfaite illégalité que les deux passeports ont été retenus de même que les voitures d’ Abdoulaye Sall », tempête Me Ly. Son collègue Demba Ciré Bathily souligne que, « la rétention du passeport de Macky Sall est un moyen pour porter atteinte à sa liberté d’aller et de revenir. C’est une décision arbitraire prise par une personne tapie dans l’ombre». N’empêche Me Moustapha Diop, tête de file du collectif des avocats « espère récupérer le passeport aujourd’hui(Ndlr : hier nuit) ». La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme(Raddho) représentée par Me Amadou Aly Kane s’indigne « du traitement réservé à Macky Sall ancien Premier ministre et ex-Président de l’Assemblée nationale et les harcèlements dirigés contre ses proches Abdoulaye Sall et Farba Ngom ». « Nous dénonçons l’instrumentalisation de l’administration et en l’espèce l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire. Nous sommes manifestement au cœur de règlements de comptes politiques. L’administration est utilisée à des fins qui ne sont pas dans l’intérêt général », constate Me Amadou Aly Kane. Ainsi , Le collectif des avocats constitués pour la défense de l’ex-président de l’Assemblée nationale a sorti, hier, un quatrième communiqué quatre jours après son audition devant le commissaire de la Sûreté urbaine. Les « robes noires » demandent dans ledit communiqué, également, la restitution « des deux véhicules de monsieur Abdoulaye Sall, de celui de son épouse, des deux ordinateurs de ses enfants, de ses portables, chéquiers et passeports, emportés par les enquêteurs, lors de leur visite à son domicile le lundi 26 janvier 2009 ». Ils(les avocats) constatent aussi toujours dans ledit communiqué que « malgré le caractère farfelu de l’accusation de blanchiment d’argent à l’encontre de monsieur Macky Sall, les convocations et tracasseries se multiplient à l’endroit de ses proches ». Pour illustrer leurs propos, les avocats soulignent qu’après « son conseiller en communication Abdou Abel Thiam, son beau-frère Iba Faye, c’était hier, le tour de son « griot » Farba Ngom et aujourd’hui(Ndlr : hier) celui de son beau frère, Mansour Faye ». Dès demain ironise le collectif des avocats, « ce sera peut-être le tour de son chat « Diokel ». Il s’indigne enfin « de l’irresponsabilité du communiqué du ministère de l’Intérieur qui pour des raisons purement politiciennes n’a pas hésité à indexer un Chef d’Etat étranger ».  
 
LE QUOTIDIEN : 
Rétention de son passeport, interdiction de voyage, pressions sur son entourage. 
 
31-01-2009  
-Macky Sall, otage de la police 
-Le dossier de l’ancien Premier ministre inexistant au Parquet 
-A la recherche de… 16 milliards, les limiers tombent sur… 15 000 francs dans le compte personnel de son beau-frère 
Le président de l’Apr/Yaakaar qui devait se rendre, ce week-end, aux Etats-Unis devra attendre. Son passeport est toujours entre les mains de la Police et le procureur sur qui comptent ses avocats en attendant que la police boucle son enquête.  
Par Cheikh Fadel BARRO 
 
Malheureux qui comme Macky Sall ne fera pas ce beau voyage au pays de l’oncle Sam. Lui, qui se voyait déjà en tête-à-tête avec le nouveau fiancé du monde, Barak Obama, là où son mentor d’hier et bourreau du jour a échoué, après avoir secoué les lobbyistes les plus perspicaces. Ce bourreau ne saurait supporter qu’un autre Sénégalais réussisse là où il a perdu. En effet, le collectif d’avocats pour la défense de l’ex-président de l’Assemblée nationale a révélé, lors de sa conférence de presser d’hier, que le passeport de leur client est toujours entre les mains de la Police, en dépit de leur requête déposée auprès du procureur de la République. «Quatre jours après son passage devant le commissaire chef de la Sûreté urbaine au commissariat central de Dakar, M. Sall n’est toujours pas en possession de son passeport», se désole Me Clédor Ciré Ly. Les avocats informent, en même temps, que le procureur de la République n’a toujours pas répondu à leur correspondance en date du 29 janvier 2009 dans laquelle il exige la restitution des documents saisis. Mais les avocats devront envisager d’autres recours. D’après les informations glanées auprès de sources judiciaires, le Parquet n’est pas dans les dispositions de réagir favorablement à l’injonction de la défense. En fait, le procureur n’est même pas tenu de se fier à la requête du collectif de défense. En effet, apprend-on, pour ce dossier, «le procureur est en position d’attente». Ces sources judiciaires renseignent que, «selon le Code de procédure pénale, tant que le procureur ne reçoit pas une enquête de Police bouclée avec l’original des procès-verbaux et les objets saisis, il ne peut rien faire». En clair, même si les avocats de Macky Sall ont informé le parquet, ce dernier attend que la police boucle son enquête pour réagir.  
Pourtant, les avocats de Macky Sall attendent beaucoup la réaction du procureur. Lors de leur conférence de presse, Me Clédor Ciré Ly disait que de cette réaction dépendait l’orientation de leur action pour obtenir la restitution du passeport du président de l’Apr.  
De toutes les façons, c’est le voyage de Macky Sall aux Etats-Unis, officiellement prévu pour ce week-end qui se trouve plombé. D’après ses avocats, il semble que des «personnes tapies dans l’ombre» cherchent, par tous les moyens, à empêcher ce déplacement de M. Sall. Ce que Me Demba Ciré Bathily de la défense considère comme une atteinte à la liberté de circuler et de voyager. Une liberté fondamentale garantie par la Constitution, fait-il remarquer.  
 
 
delfa@lequotidien.sn  
 
 
 
BLANCHIMENT - Le Sénégal cite «un chef d’Etat africain» dans le dossier. 
31-01-2009  
Intense activité diplomatique entre Dakar et Libreville Le ministre gabonais des Affaires étrangères était, en début de semaine, à Dakar. Le ministre sénégalais de l’Information vient, lui, de se rendre à Libreville où il a déclaré que rien ne pouvait entacher ce qui unit les Présidents Wade et Bongo. Ces deux visites interviennent au moment où le ministère de l’Intérieur sénégalais a accusé conjointement l’ancien Premier ministre, Macky Sall, et «un chef d’Etat africain» non identifié, d’être liés dans une opération de blanchiment d’argent. Coïncidence ou opération de déminage diplomatique ? 
Dans un communiqué diffusé lundi dernier, le ministère sénégalais de l’Intérieur a accusé l’ancien président de l’Assemblée, Macky Sall, de blanchiment d’argent. L’affaire, qui fait grand bruit au Sénégal, a son pendant diplomatique : dans ce même communiqué, le ministère a indiqué que des correspondances avaient été interceptées avec un chef d’Etat africain, «tendant à avaliser l’idée que les fonds incriminés proviendraient de ce dernier». Le texte ne disait rien de l’identité de ce chef d’Etat, il expliquait simplement qu’un Sénégalais résidant au Gabon, Abdoulaye Sall, était lui aussi en cause.  
Dans une interview accordée à la chaîne privée Walf TV, Macky Sall a révélé ces derniers jours que la correspondance incriminée était en fait constituée de deux lettres qu’il avait adressées au Président gabonais, Omar Bongo. Il affirme cependant qu’à aucun moment, il n’a parlé dans ces lettres de demande d’argent. Macky Sall explique qu’après s’être séparé de Abdoulaye Wade, après avoir créé son propre parti, il avait demandé une audience au président gabonais en indiquant qu’il souhaitait bénéficier de ses conseils et de son soutien. «Je n’ai jamais, ajoute-t-il, reçu un franc du Président Bongo.»  
S’agit-il d’une simple coïncidence ou d’une opération de déminage diplomatique, après le communiqué du ministère sénégalais de l’Intérieur ? On a en tout cas pu constater depuis le début de la semaine un va-et-vient entre Dakar et Libreville. C’est d’abord le ministre gabonais des affaires étrangères, Paul Toungui qui a effectué une visite éclair à Dakar, au cours de laquelle il a rencontré le Président Abdoulaye Wade. Et hier, le ministre sénégalais de l’Information, Aziz Sow, était à Libreville, où il a été reçu par le Président Bongo. «Ce qui lie le Président Wade au Président Bongo, a-t-il dit à sa sortie d’audience, rien, nul ne peut l’entacher.» «Nous sommes vraiment au beau fixe», a également déclaré le ministre sénégalais, après avoir rencontré le chef de l’Etat gabonais. 
Rfi.fr  
 
 
La honte ! 
Si ce pays tombe un jour dans une guerre civile où des milices de toutes obédiences tiendraient la vedette, ce ne serait pas un scénario immérité. La faute incomberait à ceux qui, dans le silence de leurs noirs desseins, complotent jour et nuit pour asseoir leur pouvoir au détriment de la cohésion nationale. Contre tout. Contre tous. La facilité phénoménale avec laquelle les autorités d’Etat instrumentalisent la Police à des fins répressives injustifiées contre des citoyens, est écœurante. Macky Sall en est le dernier avatar. Le procédé utilisé pour combattre celui qui, quand même, a été tour à tour ministre d’Etat, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, est une honte pour la démocratie et pour l’image du Sénégal. Lui confisquer son passeport ordinaire (juste) pour l’empêcher (?) d’aller côtoyer l’homme le plus puissant de la planète est un acte minable qui renseigne sur la nature véritable de ceux qui ont pris cette décision bête et contre-productive. Traquer ses proches à la recherche de preuves ou d’indices visant à le confondre est une démarche malsaine qui n’a que des inconvénients et jamais d’avantages.  
Soyons clairs sur un fait incontestable : sous ce régime, les dérives isolées n’existent pas, on en est au stade de la Méthode. Celle qui accuse gravement et qui va, par la suite, chercher des preuves. Celle qui fait toujours des morts et des blessés partout où les populations expriment leurs déceptions. Celle qui force les lois à l’Assemblée nationale. Celle qui détruit le calendrier électoral et en établit un ersatz qui convient à l’agenda du prince. Celle qui déstructure le Trésor avant d’appeler le monde au secours. Celle qui intervertit les priorités nationales au profit du grand affairisme. Celle qui sert la cupidité des copains au-dessus des intérêts supérieurs de la collectivité nationale. Celle qui fait gémir des milliers de paysans assommés par un sabotage violent de la filière de l’arachide…  
C’est une honte de mettre ainsi à l’épreuve, sans aucune sorte de justification, un homme et sa famille que des secteurs entiers du pouvoir d’Etat vénéraient, hier seulement. Aujourd’hui, beaucoup d’entre ces personnes se sont terrées, incapables de prendre ouvertement position sur une question de principe qui interpelle la dignité de tous les acteurs politiques et sociaux. Faut-il désespérer de la capacité critique des Sénégalais ? Dans un pays normal, ceux qui ont déclenché la furia contre Macky Sall seraient aujourd’hui des hommes déchus, condamnés à la retraite politique anticipée où envoyés en service dans les zones les plus périphériques du territoire national.  
L’on peut, sans doute, étaler un chapelet de reproches contre l’ex-maire de Fatick qui, dans les hautes fonctions qu’il a exercées depuis l’alternance, n’a jamais été irréprochable. Mais, est-ce une raison que l’appareil d’Etat tombe si bas dans les méthodes en voulant quasiment éliminer un supposé concurrent potentiel au fils du petit père du peuple ? Il y a quelque chose d’insupportable dans la pseudo-affaire (jusqu’à présentation des preuves) qu’on lui a collée, on lui dénie aujourd’hui la possibilité de mener le combat politique pour lequel il se destine en toute légitimité. C’est un combat mafieux qu’on veut lui imposer. Alors, il faut se poser cette question : ne sommes-nous pas dans une illusion de démocratie, comme celle que Mobutu Sese Seko avait conçue sous la houlette du Mouvement populaire pour la révolution (Mpr), son parti ? A voire…  
Par Momar DIENG / momar@lequotidien.sn 
 
NIAYES-Estimations erronées des surfaces cultivées : Manobi propose le Passport taux horticulteurs. 
31-01-2009  
Des erreurs d’estimations des superficies agricoles ont été relevées par l’organisation Manobi, dans la zone des Niayes. La plupart des agriculteurs surestime la superficie de leur champ. D’autres les sous-estiment. Pour amortir les terribles conséquences relevées, cette structure qui est partenaire des agriculteurs et leurs associations, leur propose un service dénommé Passport Fft. Par Safiétou KANE 
 
Une étude réalisée par Manobi a montré que les agriculteurs surestiment généralement la taille de leurs exploitations agricoles, en moyenne de plus de la moitié d’un ha. Cette surestimation, qui concerne près de 65% des agriculteurs du Sénégal, se retrouve principalement chez les petits agriculteurs qui exploitent 2 ha ou moins. D’une manière générale, l’erreur ainsi commise par l’ensemble de la population des agriculteurs est de 40% supérieure à la superficie globale mesurée. Ces chiffres ont été fournis mercredi dernier, par le directeur de Manobi, M. Daniel Annerose, au cours d’une conférence de presse.  
M. Annerose a énuméré les conséquences de ces erreurs d’estimations. Pour lui, ces conséquences portent sur l’endettement excessif du producteur surestimant sa superficie, sur le coût exagéré de la production, lié à la surestimation des besoins en intrants, le faible niveau des rendements calculés, sur l’impact sur la santé, avec des produits sur-dosés en intrants et en produits phytosanitaires, sur l’environnement avec les excès d’intrants utilisés dans ces conditions. Cette étude a porté sur 310 producteurs, 373 exploitants agricoles de la zone des Niayes, la plupart des horticulteurs. 
M. Annerose, donnant un exemple sur les conséquences des crédits et financements, cite l’exemple de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) qui alloue 12 milliards de crédits par an. 4,75 milliards sont alloués du fait de la non-conformité des superficies par an. Et 23, 5 milliards mal alloués tous les cinq ans. Pour la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), il y a eu en environ 210 milliards alloués pour les engrais et les produits phytosanitaires. Mais de ce montant, 82 milliards auraient pu être mieux alloués. «Sans maîtrise de la superficie, nous surestimons le financement de l’agriculture. Si nous continuons à travailler sur une agriculture sans maîtriser nos surfaces, nous risquons de perdre des milliards.» Il y a donc un besoin économique de connaître les superficies. C’est ainsi que Manobi a commencé à travailler dans ce domaine avec ses partenaires afin de proposer des solutions simples et abordables pour saisir ces opportunités. Il a proposé son nouveau service, le Passport Fft. Ce service commence à se déployer auprès des agriculteurs et des exportateurs de plus en plus désireux de moderniser leurs pratiques en maîtrisant mieux leurs espaces.  
Ce travail d’étude a été évolué par des acteurs des associations agricoles, comme celui de l’union des associations des maraîchers des Niayes. Leur président, Mamadou Ndiaye, soutient que l’étude faite par Manobi «vient en complément parce qu’il y n’a pas de statistiques horticoles. On ne pouvait pas déterminer la quantité d’oignons et de tomates cultivées dans les Niayes, parce que le coût de production et l’unité de mesure sont des problèmes, les producteurs sont des analphabètes qui mesurent leurs productions avec des sacs». Il ajoute : «Cette étude va nous permettre de connaître ce que les paysans font et quand ils le font.» 
Le président de l’organisation des producteurs de fruits et légumes, M. Cheikh Ngagne pense que «la situation est grave et problématique. On surévalue ou sous-évalue et les fondamentaux qui sont la compétitivité et la productivité sont faussés. C’est très grave».  
Les organisations militent pour une étude approfondie, mais aussi faire une cartographie de la superficie de la filière agricole en général. 
sakane@lequotidien.sn 
 
 
DIOURBEL - La coalition Sopi présente sur les listes des dix communautés rurales : Aminata Tall. 
31-01-2009  
Aminata Tall ne siégera pas au Conseil régional et municipal de Diourbel où elle a imposé, avec la complicité de Wade, ses partisans dans les instances des Collectivités locales. L’administration a aussi appliqué à la lettre les consignes du chef de l’Etat, secrétaire général du Pds qui avait donné des ordres pour l’inscription des listes de la Coalition Sopi 2009, forclose dans les dix communautés rurales. Cela a été fait contre le gré de la Commission électorale départementale autonome (Ceda) qui rue sur les brancards et menace de saisir les juridictions compétentes. Boucar Aliou DIALLO 
La publication des listes électorales pour les élections du 22 mars prochain vient confirmer une information relatée par Le Quotidien du week-end dernier. Wade a imposé à l’administration le rajout des noms des partisans de Aminata Tall. Ainsi, pour le scrutin majoritaire du Conseil régional, ils raflent les sept sièges alloués au département de Diourbel. Abdou Khadim Guèye, député et ancien 1er vice-président du défunt Conseil régional, dissout le 26 décembre 2005, ne siégera pas, sauf cas de force majeure dans la future institution, car, il a été placé à la 7e position sur la liste des suppléants. Son collègue Serigne Sidy Mactar Mbacké ne figure même pas sur la liste.  
Pour le département de Bambey, c’est la 4e vice-présidente de l’Assemblée nationale qui est à la tête de la liste majoritaire avec quatre de ses partisans sur les huit de Bambey. En ce qui concerne Mbacké, à l’exception des députés Thierno Ibrahima Sy et Aïda Gaye, des sénateurs Moustapha Diop et Serigne Bara Dolly, tous les responsables du Pds, figurent sur la liste des 20 conseillers. Cette coalition Sopi aura en face d’elle And Ligguey Senegaal, Dekkal Ngor et Benno Siggil Senegaal conduites, respectivement par Papa Diouf, Moustapha Cissé Lô et Cheikh Seck pour le scrutin proportionnel. Pour les municipales, au niveau de Diourbel, c’est encore le camp de Aminata Tall qui se taille la part du lion avec 20 conseillers sur les 35 qui composent la liste majoritaire. Moustapha Aïdara de cette sensibilité conduit cette liste. Pour la proportionnelle, même cas de figure. A Mbacké et Bambey, Aïda Mbodji et Iba Guèye sont à la tête des listes de la coalition Sopi.  
Au niveau du département, le fait majeur est l’apparition de la Coalition Sopi 2009 sur les listes des dix communautés rurales où sa forclusion a été constatée par les contrôleurs de la Ceda et attestée par un constat d’huissier commis par Benno Siggil Senegaal. Dans un communiqué, on peut lire : «Suite à la publication par les sous-préfets des arrondissements de Ndindy et de Ndoulo des arrêtés portant listes de candidatures des partis ou coalitions de partis pour les élections locales du 22 mars 2009 et qui font références aux listes de la Coalition Sopi, la Ceda de Diourbel informe l’opinion nationale qu’aux termes des opérations des commissions de réception des dépôts de candidatures supervisées par la Ceda de Diourbel des récépissés dûment signés par les autorités administratives précitées et visés par les contrôleurs de la Ceda ont été scellés. Il ne résulte nulle part de ces récépissés que la Coalition Sopi a déposé ses listes dans les arrondissements de Ndoulo et de Ndindy. Il a été constaté ainsi de façon unanime la forclusion de la Coalition Sopi.» Et l’organe de contrôle de constater «en conséquence une violation flagrante de la loi électorale par les sous-préfets des arrondissements de Ndoulo et de Ndindy». Elle «entend adopter conformément à l’article 10 de la loi portant création de la Cena, les mesures suivantes : mise en demeure immédiate aux sous-préfets de Ndoulo et de Ndindy pour des mesures correctives immédiates, nécessaires. En cas d’inexécution de ces derniers dans les 48h, saisine sans délai du tribunal départemental de Diourbel aux fins d’invalidation de la liste de la coalition Sopi dans les arrondissements de Ndindy et Ndoulo. Si d’aventure, la Ceda n’obtenait pas satisfaction après toutes ces procédures, elle avisera de la conduite qu’elle tiendra. Aucune hypothèse ne sera exclue.» 
Pour la communauté rurale de Touba Mosquée, le fait majeur est la présence de Galass Kaltom, fils du Khalife général des Mourides. De sources dignes de foi, et sauf surprise de dernière minute, il sera le prochain président du Conseil rural. 
Correspondant. 
 
SUD QUOTIDIEN : 
DIOURBEL, LA COALTION SOPI PASSE La Ceda met les Sous-préfets en demeure  
par Pape Fall | SUD QUOTIDIEN , samedi 31 janvier 2009 
Les Sous-préfets de Ndindy et Ndoulo défient la Commission électorale départementale autonome (Ceda) de Diourbel en publiant des listes où figurent les candidats de la coalition Sopi-2009. La coalition Sopi est forclose dans les deux arrondissements, selon le constat de la Ceda lors du dépôt des listes le 21 janvier dernier. 
« Au terme des opérations des commissions de réception des dépôts de candidatures supervisées par la commission électorale départementale autonome Diourbel des récépissés dûment signés par les autorités administratives des arrondissements de Ndindy et Ndoulo et visés par les contrôleurs de la Ceda ont été scellés. Il ne résulte nulle part de ces récépissés que la coalition Sopi-2009 a déposé ses listes dans les arrondissements de Ndindy et Ndoulo. 
Il a été constaté ainsi de façon unanime la forclusion de la coalition Sopi, la Ceda constate en conséquence une violation flagrante de la loi électorale par les sous préfets des arrondissements de Ndoulo et Ndindy et entend adopter conformément à l’article 10 de la loi portant création de la Cena, les mesures suivantes : - Mise en demeure immédiate aux sous préfets de Ndoulo et Ndindy pour des mesures correctives immédiates nécessaires. 
En cas d’inexécution de ces derniers dans les quarante-huit heures, saisine sans délai du tribunal de départemental de Diourbel aux fins d’invalidation de la liste de la coalition Sopi dans les arrondissements de Ndindy et Ndoulo. Si d’aventure, la Ceda n’obtenait pas satisfaction après toutes ces procédures, elle avisera de la conduite à tenir. Aucune hypothèse ne sera à exclure ». 
Le communiqué de la Commission électorale départementale autonome de Diourbel est clair et net. Pour la coalition « Benno siggil Sénégal », « tout sera mis en œuvre pour que la forfaiture ne passe pas ». C’est le début d’un long combat selon Moustapha Sylla porte parole de « Benno siggil Sénégal ». « Nous ne laisserons pas faire », a-t-il martelé. 
La liste de la coalition Sopi dans la commune de Diourbel surprend également car on y trouve des noms du camp de Aminata Tall. Astou Samb, l’une des proches de la mairesse de Diourbel qui, a déclaré à l’occasion d’un point de presse que la coalition Sopi était forclose dans la commune de Diourbel et mieux leur liste n’avait pas été déposée. 
Des voix s’élèvent dans les camps des députes libéraux Khadim Gueye et Sidy Matar pour dénoncer les tripatouillages des listes par le mandataire Moussa Sakho qui a donné, selon eux, la part belle aux partisans de Aminata Tall absente cependant des listes. 
 
LE MAIRE ROBERT SAGNA SE PRONONCE SUR LES ELECTIONS LOCALES, LE CAS MACKY SALL ET L’AGRICULTURE « L’Etat crée tous les ingrédients pour une crise sociale ». 
par Denise Diminga ZAROUR | SUD QUOTIDIEN , samedi 31 janvier 2009  
Selon le maire de la commune de Ziguinchor, Robert Sagna, le parti au pouvoir ne peut plus remporter les élections locales au Sénégal à moins qu’elles soient truquées. Le premier magistrat de ville a tenu ses déclarations en marge de la rencontre entre ladite mairie et l’Union Européenne pour le démarrage des travaux de la voirie. La Grande offensive pour l’alimentation la nourriture et l’abondance (Goana) ainsi que le procès de Macky Sall ont été à l’ordre du jour. 
Le Parti démocratique Sénégalais (Pds) ne peut pas remporter les élections locales. C’est l’avis du maire de la commune de Ziguinchor, Robert Sagna, candidat à sa propre succession. Selon le premier magistrat de la ville, « le parti au pouvoir a fini de montrer ses limites » et de poursuivre « si les élections sont transparentes, le Pds ne peut pas gagner. Les Sénégalais ont compris et vont sanctionner les erreurs patentes qu’a commises le régime en place ». 
Sur la tenue des élections locales pour le mois de mars, le Maire de Ziguinchor se dit prêt, mais reconnaît que toutes les conditions ne sont pas réunies pour aller aux urnes. « L’essentiel est fait pour aller aux élections et nous irons le moment venu. Nous de l’opposition nous n’avons pas d’inquiétude seulement nous resterons vigilants sur le nouveau fichier électoral. Nous sommes disposés depuis longtemps pour la joute ». 
Robert Sagna défend Macky Sall 
L’ancien Premier ministre du Sénégal et par ailleurs ex président de l’Assemblée nationale, Macky Sall a fait l’actualité cette semaine. Ce dernier a été entendu par les éléments de la division des investigations criminelles (DIC) sur un problème de blanchiment d’argent. Le maire de Ziguinchor, Robert Sagna déplore l’acte du gouvernement du Sénégal « c’est regrettable ce qui arrive au Sénégal. Je ne comprends pas ces dérives de l’Etat, ses dérapages pour un pays qui se dit démocratique. Le gouvernement du Sénégal est en train de créer tous les ingrédients nécessaires pour une exposition sociale. Situation que nous ne souhaitons pas ». 
Robert et la campagne agricole 
« La production agricole est très en deçà des prévisions de l’Etat ». C’est l’avis du maire de la commune de Ziguinchor. Toutefois soutient-il « il y a eu une amélioration dans la filière de l’arachide. La grande offensive pour l’alimentation la nourriture et l’abondance (GOANA) lancée par le chef de l’Etat est une bonne chose. Il contribue à améliorer l’agriculture. Toutefois, le programme nécessite des dispositions en amont et en aval. Et le gouvernement n’a pas pu gérer ses paramètres. Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal est incapable d’acheter les 100 tonnes d’arachides produites dans la région. Il n’y a pas eu de financement organisé et la Sunéor est en carence de matières premières ». 
 
Président, rassurez-nous… sommes-nous en République de droit ou en monarchie ? samedi 31 janvier 2009 
« Nous aurions beaucoup trop à faire si nous devions perdre notre temps en procès. Je ne peux pas compter sur ces messieurs les juristes. Il est quand même beaucoup plus pratique d’arrêter les gens… sans faire intervenir ces pinailleurs… Ce droit, je me le donne. Je suis mon propre ministre de la Justice. » Ainsi s’exprimait Hitler en 1933 en visitant les Caves de l’hôtel Prinz Albert où étaient entassés des centaines de détenus communistes qu’il qualifiait d’ « Irréductibles ». Et les gardiens SS les torturaient atrocement en disant : « On s’amuse bien ! » Certes, ce comportement tyrannique n’est pas une exclusivité de Hitler ni de son époque, mais, au troisième millénaire, c’est malheureux de constater que notre pays, depuis l’Alternance, vogue sur les eaux troubles de l’arbitraire. C’est un drame qu’il vit au quotidien. Il nous faut le sortir du pétrin dans lequel ce Parti Etat l’a plongé. 
Ceux qui en doutaient doivent maintenant en avoir le cœur net ; nos scénaristes de l’Alternance ne savent que ça : nous produire des fictions politiciennes tragiques. Hier c’était avec le patron de Rewmi, aujourd’hui c’est avec celui d’APR Yakaar. Nous n’avons pas fini de suivre la première série qu’ils nous en servent encore une nouvelle le lendemain de la perte douloureuse du grand Maodo Mamadou DIA. Le président Amadou Makhtar Mbow interpellait, il y’a quelques heures seulement, ses compatriotes sur RFM sur la nécessité de revenir à des valeurs d’éthique, de responsabilité, de droiture et de transparence… de s’inspirer de l’exemple du président Mamadou DIA qui mettait toujours l’intérêt national au dessus de l’intérêt personnel ou partisan. Au lieu d’imposer une pose à l’avalanche de leurs bêtises politiques, pour rendre au défunt Maodo ce qu’ils lui doivent en matière de prières et de travailler à faire connaître son œuvre à la génération actuelle d’hommes politiques pour qu’elle s’en inspire, les voilà qui font encore dans le cinéma de politique politicienne de mauvais goût : accuser leur ancien ministre de l’intérieur, ancien premier ministre et ancien président de l’Assemblée Nationale. 
Deux anciens premiers ministres accusés chacun de prévarication en l’espace de quatre ans par le même régime, deux anciens compagnons de lutte du patron de ce régime… cela pose un sérieux problème d’éthique et de morale… nous plaignons notre cher pays… il ne mérite pas cette image qu’on cherche à présenter de lui au monde extérieur. A défaut de pouvoir régler les problèmes récurrents du peuple tels que le coût élevé de la vie, les pénuries comme celle du gaz, le chômage, les difficultés de l’école et de la santé, la justice à géométrie variable, la campagne agricole, la mort programmée de la démocratie, notre économie charcutée par un pléthore de ministères, d’agences, de ministres conseillers, de conseillers du président, de contrats spéciaux, de représentations diplomatiques, de sénateurs inutiles, de voyages présidentiels coûteux, de gestions nébuleuses comme celles de l’Anoci et des milliards taïwanais, de dépassement budgétaires non autorisés… on s’adonne à son sport favori : la diversion. Ce qui est écoeurant dans cette diversion c’est qu’on s’attaque à la dignité des citoyens, on les traîne dans la boue en leur faisant perdre du temps sans aucune raison valable. Souvenons de l’Affaire Bara Tall… Au moment où les esprits se demandent pourquoi un nouveau procès n’a pas réhabilité le président Mamadou Dia injustement embastillé en 62 à Kédougou par Senghor, on joue à régler encore des différents politiciens par une injustice flagrante qui a commencée par le débarquement arbitraire de Macky SALL de son fauteuil de président de l’Assemblée. 
Nous disions dans notre dernier article que chez nos amis d’en face c’est le cafouillage, la désillusion, la peur… depuis que l’opposition a fini de concrétiser son unité. Partout, des franges de ce qui reste du parti au pouvoir montre leur désaccord concernant la composition des listes pour les élections locales. Beaucoup de menaces de votes sanctions planent sous son ciel concernant les compétitions en vue. Macky et son parti saignent le PDS à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Pour palier à cette situation troublante, n’ayant aucun moyen de reculer les élections pour l’avoir fait à deux reprises de façon injustifiée, la seule arme qui reste est celle consistant à intimider les « Irréductibles » par des menaces à peine voilées d’emprisonnement, ou les perturber afin qu’ils passent leur temps non plus à la mobilisation de militants mais à des allers-retours incessants entre leur demeure et les appareils judiciaires du pays. Une façon aussi de tenter de détourner les médias de l’actualité des compétitions à venir et des maux sérieux du pays. Ces feuilletons politico judiciaires postélectoraux dirigés contre des candidats aux élections locales de mars 2009 doivent cesser, qu’il s’agisse de Macky SALL, Ousseynou Faye, Maître Alioune Badara Cissé ou autres… 
Oseront-ils aller jusqu’au bout de leur logique dans cette nouvelle affaire Macky SALL ? Auront-ils l’imprudence de nous nommer officiellement le « président » avec qui Macky aurait eu des relations de blanchiment d’argent sale ? Mon vieux ! Quelle farce horrible ! Les membres de ce régime se chamaillent toujours autours de questions d’argent... On mettra certainement ses intellectuels profiteurs à contribution sous peu, ces derniers vont s’époumoner dans les médias pour nous expliquer qu’on doit laisser la justice faire son travail, que nous sommes dans un pays de droit… Ils ne nous diront pas comment on peut décider du limogeage d’élus locaux et de l’exclusion de députés sans un respect des lois et règlements en vigueur. Ils éviteront sans gène dans leur sketch de nous expliquer pourquoi cette justice tarde à se déterminer sur l’affaire Kambel et Kara, l’AS et 24h Chrono (Farba est toujours dans ses aises), l’assassinat de Syna Sidibé, les morts enregistrés dans les brigades comme celle de Dominique Lopy entre autres, l’agression sauvage de Talla SYLLA etc. Nous saluons le cri du cœur lancé par ce dernier, Alioune Tine, Maître Assane Dioma Ndiaye, Amath Dansokho… pour un arrêt immédiat de ces poursuites insensées. Nous interpellons les guides religieux responsables, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’ONU, les organisations de droits de l’Homme, les représentations diplomatiques au Sénégal, la communauté internationale, l’ensemble des sénégalais à remédier aux dérives politiques, économiques, institutionnelles… de ce régime en place avant qu’il ne soit trop tard. Parlez au président Wade ! Les prémices d’un chaos sont en train de s’installer. Et nous ne voulons pas d’un médecin après la mort. 
Nous en revenons à ces intellectuels profiteurs du régime. Ces porte-voix de l’injustice font la honte du pays. Ils essaient à chaque fois de justifier par leur qualité de démagogue l’injustifiable et, certainement, nous rit sous cape une fois de retour dans les bras de leur dulcinée. Les malheurs du peuple, ils s’en tamponnent l’œil. L’image du pays et de son président, ils s’en fichent royalement. Seul leur plan de carrière les intéresse. Il revient aux médias d’être très vigilants, d’être un rempart du peuple contre « le mensonge à cheveux blanc » et « le mensonge sérieux et grave ». Tendre son micro à un escroc du verbe, un pur voleur de confiance et de conscience, c’est participé indirectement à endormir le peuple. Aucun souci du traitement équilibré de l’information ne peut justifier de tels actes. La mobilisation contre les auteurs du mal vivre de notre peuple doit être à tous les niveaux. Elle nous incombe à tous. Aujourd’hui, tous les patriotes doivent se mobiliser pour faire face aux velléités monarchiques de ce groupe d’incompétents. Sensibilisons sur notre désapprobation face à cette entreprise de fragilisation antidémocratique des leaders d’opinion de ce pays ! Cette négation du droit et des libertés du régime libéral n’a que trop durée. 
• Tafsir Ndické DIEYE  
• Auteur de polar et de poésie dont :  
• Odeur de sang (polar) et Silence on s’aime (poésie)  
• Editions le Manuscrit Paris mars 2008  
• Mail : ndickedieye@yahoo.fr 
A ceux qui sont partis !  
par Théodora SY SAMBOU | SUD QUOTIDIEN , samedi 31 janvier 2009 
Il arrive que les images, incisives, se donnent avec une telle violence qu’elles ne nous laissent pas le choix. Car elles ont le don de bouleverser notre être, l’entraînant malgré lui à d’ultimes abandons, incapable de se contenir dans la tourmente, cédant sans volonté à un trouble sans appel. 
L’on écrase même quelques larmes rebelles… Il en est ainsi de cette rencontre sans intermédiaire, là-bas dans le gouffre de l’émigration clandestine, loin derrière les caméras et autres projecteurs, loin derrière ce que l’on dit, sans la voix de la rumeur. 
Car pour les photographes espagnols unis dans un même combat, l’objectif de leurs appareils, en quête de vérité, devait suffire à créer le déclic, entretenir le choc inhibiteur, dissuader ceux se laisseraient tenter par l’aventure. 
Difficile de se voiler la face lorsque la vérité des faits se donne avec une telle violence : parce qu’elle est si grande la distance qu’il y a entre ce que l’on imagine et ce que l’on voit, convaincu que l’on est si souvent que les mots sont allés un peu trop loin, comme portés par les circonstances. 
Suffisant pour donner à l’émigration clandestine un arrière-goût de ces tragédies remâchées et ressassées, un peu comme tous ces feux instrumentalisés qui ne s’éteignent qu’à demi et que l’on rallume à loisir, à la faveur des jours. Mais il n’en est rien, et le péril n’est pas mort. Car parallèlement à l’expo, les familles déchirées par l’émigration clandestine organisaient un symposium étendu aux habitants de Thiaroye-sur-Mer, sorte d’exutoire (le ndëpp collectif ?) à leur commune détresse. 
Dans l’esprit des uns et des autres, on ne se fait aucune illusion : ceux qui n’ont plus d’espoir ne craignent pas même la mort. Ceux d’entre eux qui sont partis n’en pouvaient plus de l’inconfortable posture des éternels assistés. Nombreuses sont les mères de famille qui avouent avec regrets avoir aidé leurs enfants mâles à prendre le départ vers l’inconnu. Il en est qui ne sont jamais revenus, d’autres ont sombré dans la folie, d’autres encore luttent contre les souvenirs et les fantômes. 
Dans le cœur de quelques jeunes femmes, la voix étranglée par les sanglots, l’on attend et espère sans trop y croire le retour d’un époux parti un jour lointain…Il rêvait d’ailleurs. 
L’OFFICE : 
Jungle… 
Les investitures pour les locales du 22 mars 2009, continuent de faire des vagues. Mais cette effervescence politique n’emballe pas Goorgoorlu, préoccupé, par ce qu’André Malraux appelait « l’humaine condition ». Les promesses, ou décisions, sur les denrées de première nécessité et autres produits jetés à la mer par les commerçants, décrédibilisent aujourd’hui le gouvernement de l’alternoce. Plus d’actes, et moins de paroles ; c’est ce que le peuple exige. Mais malheureusement, on a l’impression que ceux qui nous dirigent ont perdu le gouvernail. Et le pays ressemble, comme un frère, à une véritable jungle. 
( Mor Todjangué )  
WALF FADJRI : 
Il est temps...  
 
 
2012 est à l'horizon - cette ligne imaginaire qui semble s'éloigner au fur et à mesure qu'on s'en approche. Chers compatriotes, La résistance c'est aujourd'hui en 2009, 2012 en est trop éloigné. Chassons du pouvoir ces faux-soi, toujours prêts à installer une pseudo-sensibilité temporaire pour briller et pour paraître très semblable et très humanisé et qui n'ont aucune ambition que de leurrer le peuple sénégalais à des niveaux de précision et de minutie supérieurs.  
Assez, on a en marre ! Chassons-les, car ils ne partiront pas d’eux-mêmes tellement les délices du pouvoir sont d'un goût hyper agréable qu'ils veulent s'éterniser à la station. Ne nous laissons pas faire, car tous ont fait tomber leur masque et montrer leur vrai soi, perturbé et chaotique. Et pourtant, ils disent souvent qu'ils n'ont pas d'alter ego dans ce pays. Quels pervers, quels schizophrènes.  
Moi je dirai qu'aucun pays digne qui prétend se prévaloir d'une véritable et réelle démocratie, n'a sûrement pas besoin de tels fils dont les pulsions mortifères arrivent régulièrement à infiltrer leur personnalité chroniquement soit, sous forme de micro symptômes ou soit sous forme de ruptus macro-symptomatique bruyant, cosmétique et épisodique qui transperce par intermittence leur moi. En d'autres termes, il est temps de mettre fin aux agissements des hommes et des femmes que l'alternance politique tant attendue a placés au sommet de notre pays. Ces hommes et ces femmes n'ont d'autres ambitions que de feuilletoniser les vrais problèmes de notre société. Dehors !  
Assane FALL Médecin en formation à l'Institut de psychanalyse appliquée et à l'Institut de Sciences criminelles Fac de Droit, Montpellier  
Après l’audition de ses amis et beaux-frères : Le beau-père de Macky Sall passe à la trappe  
Après l’ami résidant au Gabon, son griot et ses beaux-frères, le parti au pouvoir s’attaque à un autre proche de Macky Sall. Il s’agit de son beau-père Abdourahmane Seck dit Homère. Il perd ainsi son poste de président du Conseil d’administration de la Saed pour sa proximité avec l’ex-président de l’Assemblée nationale.  
 
Homère Seck, membre fondateur de l’ex-Cdp/Garab gui, beau-père de Macky Sall, a été démis de ses fonctions de président du Conseil d’administration de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta (Saed). L’annonce de la nouvelle a fait grand bruit dans la vieille ville de Rufisque d’autant qu’il semble avoir été victime de sa proximité avec l’ancien président de l’Assemblée nationale. En effet, militant de la première heure de la Cdp/Garab gui, Homère Seck a rejoint le parti de Macky Sall dès sa création. Il a tenu plusieurs rencontres avec ses nouveaux camarades dans la commune pour les élections locales. Il a même réussi à arrimer l’Apr à la coalition Benno Siggil Sénégal. Investi sur la liste de l’opposition contre le Parti démocratique sénégalais, il était, dès lors, dans l’œil du cyclone. Les libéraux ne lui ont jamais pardonné son engagement pour l’Apr.  
Il fut des temps où Homère Seck animait une tendance libérale qui se battait pour conquérir la mairie de ville. Son ardeur s’est atténuée quand ses camarades ont compris son ambition et sa proximité avec l’ex-numéro 2 du Pds. Très vite, il fait un repli stratégique pour observer de loin la scène politique locale, tout en maintenant sa base politique intacte. Il mettra finalement son électorat à la faveur de l’opposition le 22 mars prochain. Pour sa sortie du Pds, Abdourahmane Seck dit Homère avoue qu’il quitte le parti de Me Wade à cause de ‘l’ostracisme, de l’impunité, de l’injustice… érigée en règle’. Selon le beau-père de Macky Sall, des responsables politiques comme Ndiawar Touré ont précipité son départ du Parti démocratique sénégalais. Homère Seck a atterri à l’Apr, mais les problèmes sont loin d’être réglés. En effet, il réclame la paternité de la direction du parti au niveau départemental avec Abdou Salam Guèye, le turfiste, un ami de Macky Sall. Tous deux se déclarent responsable départemental de l’Apr.  
Najib SAGNA  
 
 
Qui était Mamadou Dia ? 
 
 
Le Grand Maodo, Mamadou Dia, nous a quittés ce dimanche 25 janvier 2009. Il est parti par la grande porte sous le feu éblouissant de témoignages venus de tous les horizons et qui continueront de s’exprimer pendant encore longtemps. Venant même de ceux qui, comme a eu à le relever le succulent billet ‘Bonjour’ du journal Me Matin que je lis avec plaisir chaque matin, ‘le fuyaient à cause de ses prises de position et versent à l’occasion des larmes de circonstance’. Cette unanimité ne fait que confirmer avec éclat la justesse de la réponse qu’il a eue lors d’une interview en 1986 en tenant ces propos : ‘Personnellement, je me considère comme un homme chanceux. Dans cette affaire, c’est le pays qui a perdu.’  
Parmi ces nombreux témoignages, un a particulièrement retenu mon attention ; celui de Cheikh Tidiane DIA, son fils aîné publié à la page 2 du journal Wal Fadjri du lundi 26 janvier 2009. Plus précisément la révélation qu’il y a faite en tenant ces propos sur Senghor : ‘A chaque fois, il me disait ‘alors et votre parti’. Je lui répondais que nous voulions l’indépendance immédiate. Il me répondait ’tu sais, s’il y a quelqu’un qui n’aime pas les Français et qui est obligé de marcher avec, c’est bien ton père.’ Ces propos de Senghor confirment éloquemment le fond de l’étude que j’ai faite sur les relations de Mamadou Dia avec la gauche publiée en janvier 2008 et que je lui ai remise main à main à l’occasion d’une audience qu’il avait bien voulu accorder à une délégation de l’Ordc qui était composée d’Abdoul Aziz Diagne, Mamadou Faye, Charles Guèye et moi-même. C’est un extrait de cette étude que je livre à l’opinion pour un éclairage sur la vie de cet homme exemplaire qui est, comme le dit très justement Abdou Latif Coulibaly, une ‘source d’inspiration inépuisable’.  
En réalité, le Pai avait son Sun Yat Sen, son José Marti, son Simon Bolivar en la personne de Mamadou Dia. Mais la spécificité de cette situation était marquée du sceau de la contemporanéité doublée de celui de l’ignorance. Le Pai et Mamadou Dia évoluaient sur le même terrain et à la même époque, mais ignoraient qu’ils devaient nécessairement nouer une alliance tactique et stratégique pour pouvoir l’emporter sur leur ennemi commun qu’était le pouvoir néocolonial. C’est quelques années plus tard que cette alliance allait se concrétiser dans l’aventure de And Sopi qui allait mobiliser le Pai et les socialistes autogestionnaires regroupés autour de Mamadou Dia (1977-1981) Mamadou Dia était le vice-président du Conseil de gouvernement issu de la Loi-cadre. Il était donc au cœur de l’appareil d’Etat et se faisait l’honneur de défendre ce qu’il croyait être l’incarnation de la nation sénégalaise et que le Pai, de son côté, considérait comme un jalon posé par la puissance coloniale dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie tendant à l’installation d’un Etat néocolonial pour assurer la sauvegarde de ses intérêts. Les deux parties, qui étaient pourtant investies de la même mission historique, ont cependant fini par se comporter en ennemis et s’affronter sans se faire de cadeau. Pour le Pai, Mamadou Dia était un homme du pouvoir qui réprimait les forces progressistes et démocratiques. Pour Mamadou Dia, le Pai était la seule force politique organisée qui pouvait constituer un obstacle majeur à la réalisation de sa politique.  
Mamadou Dia s’était égaré dans un milieu qui n’était pas le sien. Il était un nationaliste fourvoyé qui croyait pouvoir atteindre ses objectifs de l’intérieur de l’appareil néocolonial, en raison du niveau de responsabilité qu’il y occupait. Mais, il se trompait lourdement. S’était-il posé la question de savoir qui il était ? Les intérêts de quelle classe il défendait ? Et les intérêts de quelle autre classe il combattait ? Qui étaient ses alliés et qui étaient ses ennemis ? Et quelle phase de la révolution nationale traversait-il ? Apparemment, ses faits et gestes montraient bien qu’il ne s’était pas posé toutes ces questions. A sa droite, il agressait les intérêts de la France et à sa gauche, il sévissait contre les forces populaires. Toute sa pratique l’isolait et l’exposait à la revanche des forces réactionnaires. Et de tout cela, il n’en avait pas conscience, contrairement à Sun Yat Sen, José Marti, Simon de Bolivar. Il n’a pas cherché à mettre en place une organisation politique capable de prendre en charge ses ambitions et n’a pas cherché, non plus, à identifier, pour s’en approcher, ses alliés réels qui pouvaient lui permettre d’opposer une force capable de mettre en échec les manœuvres sournoises de ses ennemis. Très tôt, ses ennemis colonialistes l’avaient à l’œil et le surveillaient comme le lait sur le feu.  
Les hostilités avaient démarré dès décembre 1957. En effet, le Haut commissaire de la République en Aof (gouverneur général) avait pris la décision d’interdire la diffusion sur les ondes de Radio Dakar de son discours tenu le 20 décembre 1957, à l’occasion de la première session budgétaire de l’Assemblée territoriale parce qu’il avait jugé dépassés le contenu et l’esprit de la loi-cadre. Dans une lettre datée du 26 décembre adressée au Haut Commissaire, en réaction à l’interdiction de diffusion, Mamadou Dia riposta vigoureusement en déclarant : ‘Profondément conscient d’être en cela l’interprète du peuple sénégalais, et de défendre son avenir avec honneur, je tiens à affirmer qu’aucun article de notre programme ne peut être mis à prix, et que nous ne vendrons pas notre droit à la liberté d’expression’. En conclusion de sa lettre de protestation, il ajoutait : ‘Les textes et notamment l’article 17 du décret 57-459 du 4 avril 1957 vous donnent la possibilité de demander, au Conseil des ministres, de me démettre, après avis de l’Assemblée territoriale, et de demander la levée de mon immunité parlementaire. Je ne comprends pas que, dans une telle conjoncture, vous ne preniez pas publiquement les responsabilités qui sont les vôtres, comme j’ai pris et prendrai toutes celles que je tiens du suffrage universel.’ Nous étions en décembre 1957.  
Le pouvoir colonial avait encore besoin de lui et l’heure de demander la levée de son immunité parlementaire pour le démettre de ses fonctions n’avait pas encore sonné. L’orange était encore juteuse et tout le jus qu’elle contenait, restait à être sucé avant d’en jeter la peau. Ses ennemis réussirent à lui faire prendre les mesures les plus impopulaires à l’époque, tout en se donnant le temps de la réflexion et de l’adoption de nouveaux textes, les fondements juridiques de la mise en place de nouvelles institutions revêtant les traits d’un changement réel.  
Mamadou Dia a eu à croiser le fer avec les députés de son parti, à sévir contre les travailleurs lors de leurs mouvements de grève et à réprimer les forces progressistes et démocratiques qui engageaient la lutte pour la véritable indépendance. Il créait ainsi les conditions de son isolement du peuple et des forces vives porteuses des idées de progrès et d’indépendance. Face aux députés de son parti, il a eu à exiger le paiement des dettes qu’ils avaient contractées, à s’opposer au budget autonome qu’ils s’étaient octroyé et à l’augmentation de leurs salaires et à leur interdire de se consacrer à des activités lucratives. Au plan social, on peut noter les licenciements massifs de travailleurs, fonctionnaires, agents auxiliaires et contractuels pour fait de grève et les luttes mémorables qu’il avait engagées contre la prostitution, les salles de jeux et l’alcoolisme.  
Au même moment où il frappait à sa gauche, croyant fermement en la possibilité de changer le monstre de l’intérieur de ses entrailles, il menait parallèlement des pourparlers avec les Français pour la révision des accords. Et ses interlocuteurs ont réussi à lui faire croire qu’ils accueillaient favorablement ses requêtes comme il l’a laissé apparaître dans ces propos : ‘Je venais d’annoncer un certain nombre de mesures de radicalisation sur le plan économique, de décider, avec l’approbation du parti, la mise en œuvre de la 3e phase de la radicalisation et de la socialisation de l’économie agricole…, d’assainissement également des mœurs politiques en interdisant à la classe politique de s’occuper en même temps d’affaires. Et puis sur le plan de nos relations avec la France, révision des accords pour aller dans le sens d’une indépendance plus complète, notamment en matière monétaire ouest africaine où auraient pu entrer des pays comme la Guinée. J’avais, d’ailleurs, réussi à obtenir du gouvernement français des modifications substantielles au régime monétaire qui, si elles étaient appliquées, nous auraient certainement permis de constituer une zone monétaire ouest africaine où auraient pu entrer des pays comme la Guinée et dont la Mauritanie ne serait certainement pas sortie… Et aujourd’hui, des pays tels que la Guinée-Bissau, les îles du Cap Vert ne seraient pas tournés vers les ex-colonies portugaise lointaines (Angola, Mozambique) pour envisager la constitution d’une zone monétaire. Il est manifeste que la situation du Sénégal bloque quelque peu, la constitution d’une zone monétaire ouest africaine indépendante.’ Il poursuit : ‘Sur le plan des accords militaires, révision profonde également, qui devrait voir disparaître les bases militaires françaises, notamment la base de Dakar. Le gouvernement français en était d’accord. Il ne devrait plus y avoir de soldat français au Sénégal.’  
Le gouvernement français n’était d’accord sur rien, sauf sur la recherche d’une occasion pour éjecter Mamadou Dia de toutes les stations du pouvoir. Son départ de tout le champ du pouvoir était enfin programmé et on attendait la bonne occasion qui permettrait de mettre à exécution le plan concocté sans le moindre risque. Son voyage en Union Soviétique et les impressions qu’il en tira publiquement, à son retour, précipitèrent la mise en marche du plan qui aboutit à la crise de décembre 1962. L’occasion fut aussi donnée aux députés de se venger contre l’homme qui les empêchait de tourner en rond et, délibérant sur la base de l’article 52 de la Constitution, ils l’accusèrent du délit de tentative de coup d’Etat qui entraîna son arrestation en même temps que quelques-uns de ses partisans. Jugé, il fut condamné à la déportation perpétuelle dans une enceinte fortifiée et ses partisans Joseph Mbaye, Valdiodio Ndiaye et Ibrahima Sarr écopèrent 20 ans de réclusion criminelle.  
La démission de ses fonctions suite à la levée de son immunité parlementaire qu’il suggérait au Haut Commissaire de l’Aof dans sa lettre du 26 décembre 1957 n’est donc intervenue que le 17 décembre 1962 - soit cinq ans après - suite à une accusation du délit de tentative de coup d’Etat, accusation qui n’était qu’un prétexte car le colonel Jean Alfred Diallo, devenu général chef d’Etat major des forces armées, l’avait totalement blanchi dans une Interview en disant que ’ce qui est certain, c’est que le président Dia n’a jamais voulu faire un coup d’Etat.’ Opinion renforcée par les informations données par Abdou Latif Coulibaly dans son ouvrage (Le Sénégal à l’épreuve de la démocratie) quand il dit : ‘C’est la France elle-même qui a financé et organisé la prise du pouvoir par le camp de Senghor. En effet, dans la nuit du 14 décembre 1962, les députés Ousmane Ngom, président du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, opposant irréductible à Mamadou Dia, Khar Ndoffène Diouf et Théophile James entre autres tenaient une réunion secrète avec Henri Gallenca, alors président de la Chambre de commerce et Robert Delmas, député et homme d’affaires (…) Henri Gallenca disposait d’une enveloppe de plus d’une centaine de millions (… ) collectés auprès de l’A-ambassade de France à Dakar et des riches maisons de commerce bordelaises et marseillaises installées au Sénégal. Ils devaient servir à financer ‘l’achat’ de certains membres de la représentation parlementaire, au sein de laquelle Mamadou Dia comptait de nombreux soutiens.’  
Evincé du pouvoir, il fut envoyé à Kédougou, chef-lieu du département le plus éloigné de la capitale politique et administrative, Dakar. L’Ups et l’administration furent vidées sans ménagement de tous ceux qui pouvaient être assimilés à des diaistes. Une nouvelle ère s’ouvrit. L’ère de la remise du pouvoir entre des mains sures. C’est ce que fait observer Amadou Aly Dieng à travers ces propos : ‘Senghor était au service des Français. Il reprochait, comme les milieux d’affaires dirigés par Charles Gallenca, président de la Chambre de commerce de Dakar, à Mamadou Dia de mener une politique économique défavorable aux petits blancs et aux Libanais. Il reprochait à Mamadou Dia d’aller visiter les pays de l’Est et d’avoir refusé de rendre compte au Général De Gaule. Le parlementarisme a été sacrifié à l’autel des intérêts français au Sénégal.’ Ce que consacra la Constitution adoptée par voie de référendum le 3 mars 1963 instituant, depuis, le présidentialisme au Sénégal. Régime que Abdoulaye Ly a appelé ‘le présidentialisme néocolonial’ devenu depuis le 7 janvier 2001 ‘présidentialisme néolibéral’.  
La vérité est que l’Ups n’était pas le parti de Mamadou Dia. Il s’y était égaré. Son égarement l’avait empêché de penser à la création d’un parti national fort, capable d’engager la lutte pour l’indépendance dans l’intérêt de la bourgeoisie nationale. L’Ups était le parti de la bourgeoisie politico-bureaucratique installée au pouvoir par la France, pour veiller sur ses intérêts, sous la direction de Léopold Sédar Senghor qui présentait toutes les garanties.  
La lourdeur de la peine, les conditions de détention et l’éloignement du lieu de cette détention manifestaient clairement le fait que Senghor et ses maîtres s’étaient définitivement fait leur religion sur l’homme Mamadou Dia et sa nature de classe qui en faisait un ennemi irréductible. Pour eux, Mamadou Dia ne devait jamais revenir au pouvoir. Ainsi opposèrent-ils une fin de non-recevoir à toutes les interventions qui se sont manifestées pour obtenir son élargissement. Le poids de la valeur des personnalités qui sont intervenues, n’y fit rien. Elles se heurtèrent toutes à un refus catégorique permanent. A l’intérieur, des personnalités comme El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh, Serigne Abass Sall, le Cardinal Hyacinthe Thiandoum n’ont pas pu ébranler la position de Senghor et de ses maîtres. Il en a été de même face à l’intervention de personnalités de l’étranger comme le Pape Jean XXIII, le Père Louis Joseph Lebret, Rolland Colin et Jean Paul Sartre.  
Ainsi, le conflit Mamadou Dia - Senghor a révélé sa véritable nature. Il fut un conflit essentiellement politique, un conflit entre l’aile de la bourgeoisie nationale et celle de la bourgeoisie bureaucratique à la solde du néocolonialisme qui finit par l’emporter le 17 décembre 1962 pour installer enfin un pouvoir entièrement à la solde du néocolonialisme français. Et depuis, tous les gouvernements qui se sont succédé, n’ont œuvré que pour les intérêts de la France et non pour ceux du peuple sénégalais.  
Il a été le premier homme politique - et depuis, le dernier - à chercher à élaborer un plan cohérent de développement économique et social. Il a cherché à négocier la révision des accords qui avaient été conclus avec la France lors des négociations pour l’indépendance du Mali. Il nous le rappelle dans un de ses ouvrages en parlant de : ‘Mesures de radicalisation sur le plan économique’ ; ‘3e phase de radicalisation et de socialisation de l’économie agricole’ ; ‘révision des accords pour aller dans le sens d’une indépendance plus complète’ ; ‘révision des accords en matière monétaire et militaire’ ; ‘modifications substantielles au régime monétaire’ : ‘il ne devrait plus y avoir de soldat français au Sénégal’. Ce qu’on ne rencontre dans aucun des programmes des partis politiques d’aujourd’hui. Un plan de développement économique et social qu’il a accompagné de mesures concrètes par la création de services de développement comme le Service de la coopération, l’Office de commercialisation agricole, l’Animation rurale, les Centres d’expansion rurale, la Société nationale de développement et de vulgarisation agricole (Sodeva).  
Senghor était investi de la mission de la défense des intérêts de la France en Afrique, en général, et au Sénégal en particulier. Mamadou Dia incarnait les intérêts de la bourgeoisie nationale et était investi de la mission historique d’éduquer, d’organiser et de conduire la lutte de cette classe pour l’indépendance réelle et la construction d’un Etat démocratique bourgeois. Leur compagnonnage avait donc nécessairement une limite. Et Senghor a fini par l’emporter, aidé en cela par la France et l’Etat néocolonial nouvellement installé.  
Pourquoi Mamadou Dia a-t-il échoué ? Parce qu’il a cru qu’avec l’Ups et la position qui était la sienne dans l’appareil, il pourrait arriver à ses fins. Or ni l’Ups, ni le gouvernement néocolonial n’avaient pour objectif la réalisation de la révolution démocratique bourgeoise. Ce qui a malheureusement manqué à Mamadou Dia et ce sur quoi il n’a pas eu le temps de réfléchir à cause des lourdes et importantes responsabilités qui étaient les siennes, c’est la création d’un parti politique répondant à la nature de sa mission. Cette absence d’un parti bien organisé et bien structuré, ayant un programme clair, avec des dirigeants et des cadres conscients de tous les enjeux et déterminés à se battre pour la réalisation de ce programme, a été son talon d’Achille.  
Cette situation explique, dans une large mesure, la longueur de sa détention à Kédougou (12 ans). S’il avait laissé, après son arrestation, un parti de cette nature, même dans la clandestinité, celui-ci pourrait engager, en alliance avec d’autres forces progressistes et démocratiques, la bataille de mobilisation de masses capable, par de puissantes manifestations, de l’arracher de force des mains de ses geôliers. Les manifestations populaires sont une arme redoutable, la seule capable de faire reculer les dictateurs. Mais elles ne peuvent être organisées que par des partis forts et déterminés. Ce qui fait encore cruellement défaut chez nous et garantit de beaux jours à nos tyrans.  
Mamadou Dia et ses compagnons sont restés 12 ans dans l’enceinte fortifiée de Kédougou. Cela n’a été possible qu’à cause de l’absence d’une résistance et d’une riposte fermes de la part de l’opposition. L’état de faiblesse et d’inorganisation de l’opposition, qui a permis à l’ennemi d’en arriver à ces extrêmes qui perdurent et sur lequel s’appuient, encore aujourd’hui, les détenteurs du pouvoir pour snober l’opposition et la menacer en permanence des foudres de la répression, cet état doit absolument disparaître. La conscience de chaque patriote, de tous ceux qui se réclament de la gauche est interpellée.  
Les propos ci-après qu’il a tenus sur ses camarades de parti et sur ses relations avec l’opposition sont bien en phase avec tout ce qui vient d’être développé sur les méandres de son parcours de militant de la cause du peuple. Il l’illustre ainsi parfaitement en déclarant : ‘Mes adversaires, c’étaient mes camarades de parti, les autres n’étaient pas mes adversaires. Avec l’opposition, il y a eu méprise des deux côtés. J’ai fait mon autocritique sur ce plan. Mais l’opposition à l’époque n’a pas su faire une analyse correcte des composantes du parti au pouvoir. Ils l’ont considéré comme un bloc monolithique de réactionnaires, tous vendus au néocolonialisme.’  
En conséquence, les témoignages à eux seuls ne suffisent pas. Le combat qu’il incarnait étant loin d’être terminé, il convient de le continuer en tenant haut le flambeau et en allant à l’assaut de toutes les forces qui bloquent la marche en avant de notre pays. En ne comptant que sur nos propres forces avec la conviction ferme que le Sénégal ne sera développé ni par le Fmi, ni par la Bm, ni par l’Ue, ni par l’Oci, ni par le Brésil, ni par la Chine, ni par l’Inde, ni par le Japon, ni par la Russie, ni par Barack Obama, mais par nous-mêmes, par ses propres fils, par ses paysans, ses ouvriers, ses intellectuels, ses femmes et ses jeunes.  
Grand Maodo, nous te faisons le serment de continuer la lutte - ta lutte - jusqu’à la victoire finale.  
Alla KANE Kane_alla@yahoo.fr 
 
Zakaria SAMBAKHE, sociologue, coordonnateur de Rosa : ‘Les paysans sont encore nostalgiques de l’Oncad et de la Sodeva’  
Coup dur pour le président Wade ! L’Oncad dont il s’est plu à pourfendre pendant des années, durant le règne du président Senghor, est encore dans le cœur des paysans. C’est la conviction du sociologue Zakaria Sambakhé. Ce dernier est membre d’une association (Rosa) qui lutte contre l’insécurité alimentaire. Et il ne fait que restituer une étude commanditée par Rosa et réalisée dans le monde rural. C’est au cours du séminaire international du Cadre de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) tenu les 21, 22 et 23 janvier dernier que nous l’avons accroché.  
 
Wal Fadjri : L’association Rosa dont vous êtes membre, a commandité une enquête réalisée sur le monde rural. Pourquoi une telle enquête ?  
Zakaria Sambakhé : L’enquête est une initiative du Réseau des organisations de la société civile pour la sécurité agriculture (Rosa) qui regroupe, entre autres, plusieurs organisations de la société civile dont Action Aid, le Cncr et la Coalition des jeunes contre la faim qui s’occupent d’agriculture. La cible, c’étaient les organisations paysannes et les producteurs dans le monde rural de façon générale. Dans chaque filière, il s’agissait d’analyser les contraintes au plan économique, politique et socio-culturel. L’objectif était aussi de se faire une idée sur le plan de la sécurité alimentaire et ses conséquences sur les ménages urbains et ruraux.  
Wal Fadjri : Au cours de cette enquête, il a été découvert que la couverture céréalière est très faible…  
Zakaria Sambakhé : Effectivement ! On est arrivé à la conclusion que la couverture céréalière est très faible. Il y a même des zones où l’on n’arrivait pas à deux mois de couverture céréalière. Le reste de l’année, les populations se débrouillent pour vivre. Nous avons aussi noté la contrainte relative à la question foncière. Les femmes qui produisent 80 % de la nourriture, ne disposent que de 2 % des moyens de production, à savoir les terres, le crédit, les équipements agricoles, etc. Ces femmes sont laissées pour compte. Dans le monde rural, on aide certaines femmes à disposer de lopins de terre, ce qui ne leur permet pas de s’épanouir. L’autre contrainte est consécutive aux programmes qui ne répondent pas de manière efficace aux besoins en alimentation. Les Etats ont signé des engagements comme le Pacte international économique socio-culturel. Ce Pacte qui garantit l’accès à une alimentation équilibrée et disponible n’est pas respecté. On se demande même si l’agriculture est une priorité pour l’Etat. Car ce secteur n’est pas accompagné par des moyens techniques conséquents et le conseil susceptible d’augmenter les rendements.  
Wal Fadjri : En quoi, les paysans sont-ils nostalgiques des structures d’encadrement comme l’Oncad et la Sodeva ?  
Zakaria Sambakhé : C’est l’enquête qui a révélé que les paysans sont nostalgiques de l’Oncad et de la Sodeva. Ce que nous constatons sur le terrain, c’est que l’Agence nationale de conseil agricole rural (Ancar) et la Direction régionale du développement rural (Drdr) ne sont pas en mesure de couvrir les besoins. C’est en général un seul agent qui couvre toute une communauté pour des attentes multiples. Or, il faut, souvent, être sur place à temps pour cerner le problème posé. Ce sont les paysans eux-mêmes qui nous ont dit qu’à l’époque de l’Oncad, c’était bien. Ils nous ont dit qu’on leur donnait des semences, des moyens de production au moment opportun, on les formait à l’utilisation de l’engrais et des produits phytosanitaires. Aujourd’hui, tout cela a disparu.  
Wal Fadjri : Votre affirmation est étonnante, d’autant que l’Oncad a été considérée par le président Wade, alors dans l’opposition, comme un gouffre de d’argent sans aucune efficacité…  
Zakaria Sambakhé : C’est le procès qu’on a fait à ces structures d’encadrement. Mais, nous rapportons fidèlement les préoccupations des paysans qui ont exprimé leur nostalgie pour ces structures. Quelles que soient les défaillances de l’Oncad et de la Sodeva, il faut reconnaître qu’elles ont servi de déclic pour la production. Parce que le paysan pouvait, avec l’accompagnement technique nécessaire et le suivi de proximité, accroître son revenu, assurer à ses enfants une scolarité plus ou moins correcte et subvenir à ses besoins sans le concours de personne. Les structures d’encadrement en place n’ont pas les moyens pour aller suivre les communautés à la base. Ils n’ont pas les possibilités de porter le discours à la base pour que les paysans se l’approprient. Il y a tout un écart entre le discours des pouvoirs publics et les réalités sur le terrain.  
Wal Fadjri : Mais les paysans sont-ils vraiment ouverts et attentifs aux agents des structures d’encadrement comme l’Ancar ?  
Zakaria Sambakhé : Il ne faut pas perdre de vue que le monde rural est organisé. Les gens avaient des valeurs traditionnelles en matière d’utilisation de l’engrais et autres. Le travail des structures techniques était d’accompagner ce qui existe déjà. Or, à ce niveau, le problème, c’est qu’un seul agent est affecté dans une zone qu’il ne peut pas couvrir entièrement. Et puis, cet agent n’est pas parfois motivé. Il se pose des problèmes de carburant ou autres détails de ce genre qui font qu’on accède difficilement au paysan.  
Wal Fadjri : Votre enquête souligne des problèmes de terres…  
Zakaria Sambakhé : Bien sûr ! Nous avons constaté que la mise en place de programmes comme la Goana et le Plan Reva ont, quelque part, accentué la pression foncière. Beaucoup de paysans sont aujourd’hui expropriés. C’est le cas de la compagnie Azilia Gomme dans le Ferlo ou à Kédougou où 80 hectares sont attribués à un privé espagnol pour un projet touristique. Nous pensons que la terre est le premier capital. Si cette terre est expropriée, on viole des droits comme celui à l’alimentation.  
Wal Fadjri : Quelles solutions préconisez-vous pour triompher de l’insécurité alimentaire ?  
Zakaria Sambakhé : Dans une situation de crise, on pense à des alternatives, mais au niveau local. C’est ainsi que les paysans ont mis en place des activités de transformation, de diversification comme la culture de l’anacarde dans certaines zones. C’est le cas à Passy où nombre de personnes s’activent dans ce créneau de l’anacarde. Ça permet d’oublier les périodes de soudure et de crise. Les tendances aux cultures à cycle court (pastèque, haricot, etc.) sont de mise également.  
Wal Fadjri : Pourquoi cette enquête ?  
Zakaria Sambakhé : L’enquête découle de plusieurs constats, notamment celui relatif à la baisse de la couverture céréalière. C’est le cas durant la campagne agricole 2007-2008. Et cette baisse a eu des répercussions néfastes dans la vie des paysans. Nous avons constaté que les discours politiques sont en déphasage avec la réalité sur le terrain. Il y a des programmes qui existent comme celui sur le maïs, le manioc ou le bissap. Ce sont de bonnes initiatives, mais on constate que les paysans ne sont pas consultés ou associés. Cette étude nous a permis de bâtir un plaidoyer sur la question foncière, les moyens de production, la gestion des ressources naturelles et le respect des engagements.  
Wal Fadjri : Quelle crédibilité peut-on accorder à votre enquête ?  
Zakaria Sambakhé : Il souvent difficile d’affirmer qu’une enquête est crédible. Ce que nous cherchons, c’est de susciter le débat autour de l’agriculture parce que nous pensons qu’un pays qui dépend d’un autre pour vivre, est en danger.  
Propos recueillis par Hamidou SAGNA  
 
Casse-tête pour Me Moustapha Diop et cie :Qui a donné l’ordre de confisquer le passeport de l’ex-Pm ?  
Quelle est la main invisible qui actionne le commissaire de la sûreté urbaine, le poussant jusqu’à la confiscation des passeports de Macky Sall et de Abdoulaye Sall sans qu’aucune décision de justice ne soit encore prononcée ? C’est la question à laquelle le collectif des avocats de Macky Sall veut une réponse. La réplique à la lettre adressée jeudi au procureur sera, selon eux, un début de réponse à la question.  
 
Le pool d’avocats commis pour la défense de Macky Sall ont dénoncé hier la violation ‘grave des libertés individuelles’ contre leur client dont le passeport a été confisqué par la police suite à son audition à la sûreté urbaine. En conférence de presse, Me Moustapha Diop et ses collègues ont affirmé être face à ‘une procédure inconnue du Code pénal’. En effet, explique Me Ciré Clédoy Ly, ‘le commissaire qui a entendu Macky Sall est sous la tutelle de deux hiérarchies : La hiérarchie judiciaire et administrative’.  
Seulement, indique l’avocat, on ne sait pas sur quels ordres le commissaire de la sûreté urbaine a confisqué le passeport de Macky Sall. ‘Car, s’il s’agissait d’une simple vérification d’identité, cela ne devrait pas nécessiter que le document soit retenu’. Et au cas où le commissaire agirait sur les ordres du procureur de la République, donc du ministère de la Justice, Me Ly relève qu’il s’agit là d’une ‘violation extrêmement grave’, car Macky Sall et Abdoulaye Sall ‘ne font l’objet d’aucune décision de justice pouvant expliquer la confiscation de leurs passeports et de leurs biens (deux véhicules, deux ordinateurs portables et des chéquiers appartenant à Abdoulaye Sall ont été confisqués par la police).’ Et de l’avis des avocats de l’ancien Premier ministre, ‘ce qui se passe actuellement mène à une situation de non droit, de violation des libertés individuelles. C’est en parfaite illégalité que les passeports et biens de Macky Sall et Abdoulaye Sall ont été confisqués’. Ce qui les pousse à affirmer que le commissaire est au centre d’une nébuleuse’.  
Pour apporter la lumière, les avocats disent avoir adressé une lettre au procureur de la République pour exiger la restitution des passeports et des biens saisis. ‘Le procureur ne nous a pas encore répondu. Sa réponse nous permettra d’identifier la main invisible qui actionne le commissaire de police. Car on n’ose pas croire que cet officier de police en arrive à décider tout seul de la confiscation des passeports et des biens en l’absence d’une décision de justice. Il s’agirait alors d’une décision arbitraire’. Et les avocats annoncent qu’ils sont en train de voir comment contraindre les autorités à faire cesser cette illégalité en vue de la restitution des passeports et des biens saisis. Surtout que Macky Sall doit voyager dans la nuit du 1er au 2 février prochain.  
Le collectif des avocats s’est, par ailleurs, indigné de la convocation tous azimuts des proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale. ‘Malgré le caractère farfelu de l’accusation de blanchiment d’argent à l’encontre de M. Macky Sall, les convocations et tracasseries se multiplient à l’endroit de ses proches. C’est ainsi qu’après son conseiller en communication, M. Abou Abel Thiam, son beau-frère Iba Faye, c’était hier (jeudi, Ndlr) le tour de son griot Farba Ngom et aujourd’hui (hier, Ndlr) celui de son second beau-frère Mansour Faye’, font remarquer Mes Moustapha Diop, Ciré Clédor Ly, Antoine Mbengue, Amadou Aly Kane, Babacar Diallo, Leïty Ndiaye et Demba Ciré Bathily qui, pour ironiser, souligne que demain, ce sera peut-être le tour de ‘Diockel’, le chat de Macky Sall. Le collectif qui s’insurge contre ‘ce harcèlement totalement aux antipodes des règles de droits’, dénonce ‘l’irresponsabilité du communiqué du ministre de l’Intérieur qui, pour des raisons purement politiciennes, n’a pas hésité à indexer un chef d’Etat étranger’. Une occasion pour le collectif de préciser à l’endroit de l’opinion nationale et internationale ‘que cette affaire est une affaire purement sénégalaise qui n’implique aucun Etat étranger’.  
Georges Nesta DIOP  
 
Fraude sur les listes Sopi dans le Baol : La Ceda accuse deux sous-préfets de forfaiture  
 
 
DIOURBEL - Les listes de candidats investis pour les élections locales de mars 2009 ont été publiées hier sur l'ensemble du territoire de la région de Diourbel. Si, dans les départements de Bambey et Mbacké, il n'y a aucune contestation majeure, par contre, à Diourbel, la publication de la liste de la coalition Sopi a été une surprise pour la Commission électorale départementale autonome (Ceda) et l'opposition. En effet, alors qu’on s’attendait à ce que la coalition Sopi soit forclose dans les dix communautés rurales des arrondissements de Ndindy et Ndoulo, la voilà en compétition partout. Et on se demande encore comment les libéraux se sont débrouillés pour déposer ces listes en dehors des délais requis ? D’ailleurs, la réaction de la Commission électorale départementale autonome ne s'est pas fait attendre. Dans un communiqué de presse paru dès après la publication des listes, elle dénonce la violation flagrante de la loi électorale par les sous-préfets de Ndoulo et Ndindy et entend, conformément à l'article 10 de la loi portant création de la Cena, adresser une mise en demeure immédiate aux deux sous-préfets. Et, en cas d'inexécution de ces derniers dans les 48 heures, elle saisira sans délai le tribunal départemental de Dioubel aux fins d'invalidation de la liste de la coalition Sopi dans les arrondissements de Ndindy et de Ndoulo. Si elle n'obtient pas satisfaction, elle avisera de la conduite à tenir, aucune hypothèse n’étant exclue.  
Autre surprise vécue cette fois aussi bien par les libéraux et leurs alliés que par l’opposition, ceux nombreux parmi eux qui s’attendaient à ce que les partisans de l'édile de la ville de Diourbel ne figurent pas sur la liste de la coalition Sopi dans cette commune ou que celle-ci soit forclose peuvent déchanter. Car, à la surprise générale, ce sont les partisans du maire de Diourbel qui sont majoritaires sur les listes proportionnelle et majoritaire et ils se payent même le luxe de les diriger. Mieux encore, Khadim Guèye qui était monté sur ses grands chevaux pour accuser Aminata Tall d’avoir poignardé dans le dos le secrétaire général national du Pds, parce que la soupçonnant de n’avoir pas déposé les listes en temps opportun, risque de ne pas siéger au conseil régional, car il se trouve sur la liste des suppléants où il occupe la septième place. Ainsi, au finish, c’est la dame de fer du Baol qui est sortie vainqueur de son duel avec l’ancien Dg de l’ex-Sonacos.  
Babacar MBODJ  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 1.02.2009
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